Manifestations pour la messe : Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) à la tribune publiée par l’abbé Marcel Metzger
Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) à la tribune publiée par l’abbé Marcel Metzger, dans les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), principal quotidien régional d’Alsace. L’abbé Metzger est prêtre du diocèse de Strasbourg et professeur émérite de la faculté de théologie catholique de Strasbourg. Sa tribune est à charge contre les chrétiens demandant la restauration du culte public.
Tribune de l’abbé Metzger :

Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) :
Les DNA nous avaient fait l’honneur de publier une dizaine d’articles objectifs sur les manifestations pour la liberté de culte, par exemple :
- « En Alsace, les chrétiens demandent le retour de la messe » (15/11) ;
- « « En nous privant de messe, vous nous privez de l’essentiel » » (22/11) ;
- « Décision du Conseil d’État : « Cette victoire est à vous ! » » (29/11).
D’autres médias, comme France 3 ou BFMTV, avaient aussi été très objectifs.
Il est bien dommage que ce soit un catholique, prêtre et théologien, qui ait attaqué dans ce journal les manifestations chrétiennes en Alsace. En tant qu’organisateur de la première manifestation de Strasbourg et au nom des organisateurs des suivantes, il m’est important de rétablir quelques vérités.
Plus de 300 chrétiens se sont rassemblés trois dimanches de suite place Kléber à Strasbourg. Plusieurs discours se sont enchaînés : un philosophe (Martin Steffens), un historien (Benoît Schmitz), un avocat (Jean Paillot), un prêtre catholique, deux pasteurs protestants ou encore des représentants d’associations. Tous ces discours sont accessibles sur ce lien. Les manifestants demandaient au gouvernement de prendre en compte non seulement la vie et la santé biologiques, mais aussi la vie de l’âme, la santé spirituelle. Comme le rappelle Jésus dans l’Évangile,
« l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
Dans l’ordre chrétien, le salut éternel, c’est-à-dire l’accès au paradis céleste après la mort, prime la santé physique dans ce monde. Pour les chrétiens, la vie est éternelle, au paradis ou en enfer, et ils espèrent de tout leur cœur que Jésus, le Sauveur, leur ouvre la porte du paradis après leur mort. Si nous assistons à la messe, c’est pour participer, dès ce monde, à un avant-goût de ce paradis. À la messe, Jésus est en effet réellement présent et Il s’unit aux chrétiens. Il a accepté de mourir crucifié pour nous il y a 2000 ans et c’est chaque dimanche qu’Il s’offre encore pour nous en sacrifice.
La messe est ainsi ce sommet d’où nous contemplons Dieu. C’est aussi la source dans laquelle les chrétiens puisent la force de vivre selon la Charité. Des personnalités comme Mère Teresa, Madeleine Delbrêl ou Jérôme Lejeune en ont témoigné.
Tous les Français n’adhèrent pas à la conception chrétienne de la vie et nous ne souhaitons forcer personne à devenir chrétien. Nous demandons simplement la reconnaissance des libertés indispensables pour vivre chrétiennement.
François-Xavier Bellamy : “je n’ai jamais cru au discours des Bernardins d’Emmanuel Macron”
Dans un entretien à Famille chrétienne, le député français au Parlement européen fustige l’incompétence et l’idéologie du gouvernement concernant la liberté de culte et ajoute :
A titre personnel, je dois dire que je n’ai jamais cru au discours des Bernardins d’Emmanuel Macron… Cette tentative de séduction avait dès le départ quelque chose de grossier, et de communautariste : ce discours témoignait d’une vision très anglo-saxonne, qui ne correspond pas à notre tradition française. D’une manière générale, il faut se méfier des excès d’honneur, qui préparent toujours des excès d’indignité ! C’est justement ce qui est arrivé dans ce quinquennat. Malgré ce discours des Bernardins, ceux qui ont pris le risque d’exprimer leurs convictions sur la révision des lois bioéthiques n’ont pas été entendus. A l’heure de la France archipel – selon l’expression de Jérôme Fourquet – il est pourtant fondamental de rappeler que le christianisme a une place essentielle dans les racines de la France et de l’Europe.
Le Conseil d’Etat contesterait l’interdiction de l’école à la maison
Dans son projet d’avis, les juristes du Conseil d’Etat soulignent :
« cette suppression n’est pas appuyée par des éléments fiables et documentés sur les raisons, les conditions et les résultats de la pratique de l’enseignement au sein de la famille ; il n’est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d’un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d’interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné ».
« Le Conseil d’Etat, par suite, écarte du projet les dispositions relatives à l’instruction au sein de la famille. »
L’assemblée plénière générale du Conseil d’Etat doit décider aujourd’hui d’adopter ou d’amender ce projet d’avis. Puis il sera transmis au gouvernement, lequel n’est pas obligé d’en suivre les recommandations. Il prend toutefois le risque d’être censuré par le conseil constitutionnel une fois la loi adoptée.
Selon Le Parisien, le ministère de l’Education nationale a discrètement sondé cette semaine le Conseil d’Etat sur une piste de scolarisation obligatoire à 6 ans, plutôt qu’à 3 ans.
Encore un cas de harcèlement LGBT dans une école catholique
Faire intervenir un travesti qui se prostitue dans une classe de CM1, c’est bien.
Mais une brochure éditée par les éditions des Béatitudes, inspirée du catéchisme de l’Eglise catholique, distribuée dans un lycée catholique, c’est mal.
Sous la pression du lobby LGBT, le chef d’établissement s’est excusé sur Facebook et a estimé que cette publication est cousue «d’approximations » et « d’affirmations caricaturales »
C’est une revue de 72 pages était laissée à la disposition des élèves du lycée catholique Notre-Dame de Kerbertrand de Quimperlé, dans le Finistère. On peut notamment y lire que
« l’homosexualité résulte souvent d’une évolution psychique marquée par l’influence excessive ou insuffisante du père ou de la mère dans l’enfance ; ou suite à des perversions d’adultes qui ont provoqué une attirance pour le même sexe, ou une peur de l’autre sexe ».
Ces extraits ont été publiés sur Twitter par le compte Le coin des LGBT+ .
Cet ouvrage intitulé Pour réussir ta vie sentimentale et sexuelle a été écrit par le père Jean-Benoît Casterman et publié pour la première fois en 2006.
Décès de Valéry Giscard d’Estaing, le président de l’avortement et du regroupement familial
L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing est mort à l’âge de 94 ans.
S’il avait récemment exprimé quelques regrets sur le regroupement familial, instauré en 1976, il n’a, à ma connaissance, jamais formulé de regret sur la loi concernant l’avortement (ni même sur son évolution) instaurée en 1975 :
«L’idée en soi était juste et généreuse (…) Mais elle a été mal appliquée, et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application ; j’en ai donc la responsabilité (…) Nous visions le noyau familial tel que nous le connaissons et nous avons vu arriver des noyaux familiaux totalement différents.»
C’est également lui qui a fragilisé l’institution familiale, cellule de base de la société, avec la loi du 11 juillet 1975 instaurant le divorce « par consentement mutuel » ou « pour rupture de la vie commune ».
Il fut également le rédacteur de la Constitution européenne, adoptée au mépris des peuples sous l’appellation “Traité de Lisbonne”, consacrant l’hégémonie de l’Union européenne sur la souveraineté des nations.
Il a en quelque sorte présidé au grand remplacement : celui de la jeunesse française par une jeunesse immigrée et celui de la souveraineté nationale par des structures supranationales.
Que Dieu ait son âme.
La nouvelle jauge dans les églises, jusqu’au 15 décembre

Dimanche dernier, la Fraternité Saint-Pie X a organisé plusieurs messes en plein air, notamment à Paris et à Bordeaux, pour pouvoir accueillir tout le monde. La messe célébrée à Bordeaux ayant créé quelques émois au sein de la mairie socialiste, un communiqué a été publié :

Liberté du culte: en Belgique aussi
Nos amis belges ne sont pas beaucoup mieux gouvernés que nous. Et leurs gouvernants y ont la même aversion pour le catholicisme et pour les libertés que chez nous. En conséquence de quoi, alors que les commerces rouvrent, les églises restent largement interdites au culte. Mais, dans cette terre de modération et de consensus, le mépris des chrétiens donne des résultats surprenants. Une pétition commence à se répandre. Un ami belge me dit qu’elle va même être relayée par la “Libre Belgique”, principal quotidien francophone de centre-droit. On peut la juger un peu tiède. En particulier, je ne vois pas bien l’intérêt de dire que l’Eglise ne veut “pas plus que les autres” (si nous croyons que l’Eglise a été fondée par le vrai Dieu, il n’y aurait rien de scandaleux à ce qu’elle soit traitée différemment des sectes les plus évidemment erronées). Mais, peu importe. L’enjeu, de l’autre côté de la frontière comme ici, c’est la vie sacramentelle des fidèles et, pour cet enjeu, nous pouvons sans difficulté taire nos divergences.
N’hésitez donc pas à signer et à faire signer cette lettre ouverte. Non la messe n’a rien d’accessoire dans notre vie!
Pour signer, c’est ici (la version française est en bas de la page). Vous pouvez suivre le combat sur cette page Facebook. Et vous pouvez participer au sondage sur la liberté de culte mis en ligne par la Libre Belgique.
Guillaume de Thieulloy
NB: l’image ne vient pas de Belgique, mais le combat pour la messe est le même des deux côtés de la frontière!
La Commission européenne exhorterait les pays européens de « ne pas permettre la célébration des messes » de Noël
Lu dans Famille chrétienne :
La Commission européenne ne veut pas de nouvelle vague de contaminations à Noël. Et pour cela, elle est prête à exiger de sérieux sacrifices en cette période de fin d’année marquée par les vacances et les fêtes. Dans ses recommandations pour « Rester en sécurité » cet hiver, qui doivent être publiées ce mercredi 2 décembre, elle exhorterait tous les pays européens de « ne pas permettre la célébration des messes » de Noël, rapporte le journal italien Il Tempo. Dans ses recommandations, la Commission européenne enjoindrait à remplacer les cérémonies religieuses par des « initiatives en ligne, à la télévision ou à la radio », rapporte encore le Corriere della sera.
Antonio Tajani, président de la Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen et vice-président de Forza Italia, a réagi :
« La Commission européenne invite-t-elle à ne pas faire célébrer les messes pendant les fêtes de Noël? J’espère que c’est un fake ». « Je demande à Ursula Von der Leyen d’exclure cette hypothèse qui n’a rien à voir avec la lutte au COVID19 »
Chère @vonderleyen , cher @TimmermansEU à Noël j’irai à la Messe !
— Antonio Tajani (@Antonio_Tajani) November 30, 2020
Addendum : Voici le document en question, qui indique en page 6 :
En cas de cérémonies, envisager d’éviter les assistances nombreuses ou de recourir à la diffusion en ligne, en télévision ou en radio, d’attribuer des places spécifiques où les membres d’une même famille (les «bulles domestiques») peuvent s’asseoir ensemble, et d’interdire le chant choral.
Micro-Néron garde-frontières : pas de vaccin face à l’épidémie de folie
De Bernard Antony :
Il est toujours difficile de dire qu’il s’agit du dernier coup de « dinguerie » en date tant se succèdent de plus en plus les « gags » de nous gouvernants, et d’abord du président de la République lui-même.
Le regard de plus en plus allumé, notre Micro Néron élyséen, qui veut s’occuper de tous et de tout « en même temps », a donc annoncé qu’il s’emploierait à prendre « des mesures restrictives » et en même temps « dissuasives » pour empêcher les Français d’aller skier à Noël à l’étranger, notamment en Suisse (et en Andorre aussi, mais cette principauté dont il est « co-prince » serait-elle désormais tenue pour étrangère ?)
Voici donc ce Macron jusqu’il y a peu acharné ennemi mondialiste des frontières, décidé à désormais s’employer précisément dans la charge de « garde-frontières ». Lui qui professait il y a moins d’un an que « les virus n’ont pas de frontières » entend donc maintenant les confiner selon le principe que « chaque virus doit demeurer chez lui ». Pourquoi pas d’ailleurs ? Mais est-ce bien du rôle du chef de l’Etat de s’occuper en personne de cette assignation à résidence pour les virus susceptibles de se prendre d’affection pour de téméraires skieurs ?
Simultanément, comme nous l’avons vu hier, Micro Néron n’entend pas, semble-t-il, revenir sur son ukase de fermeture des bars et des restaurants sur tout le territoire.
Au moment où j’écris, après le désaveu du Conseil d’Etat à la « limitation par 30 », on ne sait toujours pas non plus la teneur du nouveau décret gouvernemental sur la liberté des cultes dans les édifices catholiques.
On m’a rapporté que, vrai de vrai, Castex et Darmanin avaient cru que le chiffre de « trente » ne pouvait que plaire aux catholiques puisque conforme à un concile fondé sur ce chiffre ! (sic)
Dans la ville italienne de Trente, où s’ouvrit le 15 mai 1542 le célèbre concile, grand moment de la Réforme catholique (dite de la « Contre Réforme ») en réaction à la réforme protestante, on a charitablement souri de cette crasse ignorance…
Mais on apprend que dans la même veine des mesures macronomiques et de celles de Castex (« dura Castex sed lex !») la Commission de Bruxelles, devrait publier aujourd’hui « des recommandations sanitaires très restrictives ». Sans doute y pense-t-on, sans qu’il soit besoin de le préciser, qu’elles seront aussi « dissuasives ».
Les inénarrables bureaucrates de l’athéocratie soviétoïde bruxelloise qui ont à peu près la culture religieuse des alligators voudraient en effet que l’Eglise Catholique favorise des Messes de Noël « digitales » (sic), sans participation réelle et en évitant les chorales.
On le voit, le « meilleur des mondes » bruxellois ne cesse de s’améliorer ! On veut espérer qu’il n’y aura pas beaucoup d’évêques pour adopter cette réforme « digitale » de la Messe.
Cependant, voici que l’on nous annonce pour la France la mise sur le marché des vaccins anticovid « première génération » (resic).
Pour ma part, je ne suis pas sur une ligne d’hostilité de principe à tout vaccin. Il y en a eu de très utiles. Et notamment, un des tout premiers, le vaccin « contre la rage ». Je crois d’ailleurs qu’il serait utile de faire des campagnes de piqûres de rappel sur certaines populations qui en ont manifestement besoin : « antifas », « black-blocs », « islamo-jihadistes » !
J’ai été pour ma part, dès mon école primaire (laïque) dans mon village de Bazet vacciné par mes instituteurs tous plus ou moins communiste contre le marxisme-léninisme.
Pour ce qui est de celui de « première génération » contre le covid, je veux être exceptionnellement à la pointe du progrès: je conseille donc de ne pas se précipiter et d’attendre au moins le vaccin de la « 5G » et même de la 6 ou de la 7G, non sans l’espoir que, d’ici-là, le coronavirus se sera enlisé quelque part dans le désert de Gobi !
Réforme de l’adoption : au profit du lobby LGBT ?
L’Assemblée nationale examine aujourd’hui une proposition de loi visant à réformer l’adoption, présentée par le député Monique Limon (photo). L’objectif affiché est de favoriser l’adoption d’enfants aujourd’hui maintenus en foyers ou familles d’accueil alors que leur intérêt serait d’être adoptés.
Mais alors pourquoi le texte supprime-t-il l’activité en France des organismes autorisés pour l’adoption (OAA), alors que, depuis des années, ils ont permis à des milliers d’enfants confiés à l’adoption de trouver leur famille? Les OAA sont des associations autorisées qui recueillent en France des enfants en vue de leur adoption, et/ou servent d’intermédiaires entre les familles ayant l’agrément et les départements, en particulier pour trouver des familles pour les enfants à particularité (fratries, enfants plus âgés, malades ou handicapés). Le texte maintient l’activité d’intermédiaire des OAA en vue de l’adoption à l’international, mais supprime cette activité en France sans explication et de façon très dommageable. Certains parents, le plus souvent des femmes enceintes, ne souhaitent pas confier leur enfant à l’ASE car elles ont été elles-mêmes pupilles de l’État et ne veulent pas que leur enfant suive le même parcours qu’elles. Pour l’enfant, être confié à un OAA n’emporte aucun préjudice, mais constitue au contraire une chance puisque 100 % des enfants concernés sont aussitôt adoptés, y compris les enfants malades ou handicapés.
Par ailleurs, la suppression de l’exigence actuelle que le couple d’adoptants soit marié est contraire à l’intérêt de l’enfant car le statut du mariage est plus protecteur que le concubinage ou le pacs. Selon l’exposé des motifs, le but est de mettre fin à une différence de traitement face à l’adoption entre couples mariés et couples non mariés. Mais en quoi l’intérêt de l’enfant est-il concerné par l’égalité entre les couples mariés ou non mariés ? Des personnes qui n’ont pris aucun engagement l’une envers l’autre offrent moins à l’enfant les garanties de stabilité dont il a besoin.
Juristes pour l’enfance s’étonne que la commission des lois a supprimé la référence à l’intérêt supérieur de l’enfant, pour la remplacer par la notion d’intérêt de l’enfant.
L’association Tombée du nid alerte les députés sur la suppression de l’activité en France des OAA. La moitié des pupilles de l’État (49% en 2019 selon Adrien Taquet), sont privés d’adoption en raison de la communication difficile entre départements et de la difficulté pour les départements de trouver des familles pour les enfants à particularité (fratries, enfants âgés, enfants handicapés ou malades). Or, les OAA sont là pour pallier cette carence et mettre en relation les familles et les départements. Comment la proposition de loi peut-elle balayer le travail remarquable accompli depuis tant d’années par les OAA en France ?
Dans un entretien au journal LGBT Tenu, Monique Limon déclare sans ambiguïté :
Nous voulons faciliter l’adoption des homoparents. On souhaite que les Conseils de famille soient composés d’une personne dont l’expertise est liée à l’éthique et la lutte contre les discriminations. Cela permettra d’avoir toutes les qualités autour de la table. On demande aux membres des Conseils de famille d’avoir une formation obligatoire pour que chacun ait une culture des discriminations. Mais c’est un changement de société, il se fera, mais pas du jour au lendemain.
Les États-Unis à nouveau « prêts à guider le monde », dit Biden, qui n’en a plus les moyens
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le futur président des États-Unis, élu dans des conditions douteuses mais qui seront sans doute validées, nage dans l’euphorie. Il se croit revenu au temps de la domination écrasante de son pays sur le monde, de « la destinée manifeste » que l’Amérique s’est auto-attribuée pour guider l’humanité et assurer son bonheur.
Sa déclaration, faite le 24 novembre à l’occasion de la présentation de sa future équipe, en dit long sur l’état d’esprit des démocrates, ivres de haine et de revanche après quatre ans d’humiliations trumpistes.
Mais la situation ne le permettra sans doute pas. Tout d’abord, le raz de marée électoral annoncé dans le cadre d’une désinformation de grande ampleur n’a pas eu lieu. Les républicains conserveront probablement la majorité au Sénat, et la majorité démocrate à la Chambre des représentants s’est rétrécie. Et puis il faudra bien tenir compte du nombre de voix très élevé obtenu par Trump, démontrant la solidité de son socle électoral qui n’a en rien diminué, au contraire.
Car si l’électeur américain a élu Trump en 2016 et a failli le réélire en 2020, c’est notamment parce qu’il veut que son pays s’occupe de lui sans chercher à « guider le monde ». Il l’a, en outre, fort mal guidé et, du bourbier afghan à 1.000 milliards de dollars aux mensonges sur l’Irak en passant par le désastre libyen (sans même remonter jusqu’à l’agression contre la Serbie), le bilan est accablant. À qui cela a-t-il rendu service, hormis à l’appareil militaro-industriel américain ? En tout cas pas à la classe moyenne des États-Unis qui s’appauvrit depuis plusieurs décennies.
En outre, le monde a changé. La Russie existe à nouveau (d’où la haine inégalée développée contre Poutine) et la Chine menace la suprématie économique américaine. L’Europe pourrait émerger dans ce contexte, mais elle a choisi la paralysie, la lâcheté et la subversion migratoire, la condamnant au néant. L’Angleterre l’a bien compris.
L’Histoire rendra justice à Trump de n’avoir déclaré aucune guerre en quatre ans. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Même Obama, le gentil prix Nobel de la paix (quand cessera cette grotesque mascarade ?), a participé à la destruction de la Libye, semant le chaos. Il est vrai qu’il était réticent et qu’il a cédé aux pressions de Sarkozy (qu’il insulte, aujourd’hui, dans son livre) et de Hillary Clinton. La défaite de cette dernière en 2016 fut une réelle bénédiction, car avec elle, les islamistes seraient au pouvoir en Syrie.
Bien sûr, il n’était pas nécessaire d’occuper le tiers de la Syrie pour lui voler son pétrole, de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran, construisant ainsi un boulevard pour les mollahs les plus islamistes du régime, ou de désavouer la France face à Erdoğan. Mais on pouvait craindre tellement pire.
Le pire, avec Biden, n’arrivera sans doute pas en politique étrangère, faute de consensus. C’est à l’intérieur que « l’État profond », tant dénoncé par Trump, tentera de prendre sa revanche. Mais il trouvera en face de lui la moitié de l’Amérique.
Comme en Europe, les fractures identitaires vont s’élargir, pour le plus grand bonheur de la Chine, qui ne se pose pas tant de questions. C’est le corollaire du déclin de l’Occident.
Blanche neige et Halluciné : danger, nouvelles bouffées délirantes
Le nain Joyeux (le Professeur Salomon, le morbide des décomptes ; pas celui qui veut que Brigitte mange sa part de bûche de Noël à la cuisine pendant qu’Emmanuel mangerait la sienne à la salle à manger) l’avait annoncé :
« Nous devons tous être sensibilisés aux conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur la santé mentale de la population »
Confirmation avec une nouvelle épidémie de bouffées délirantes, hier 1er décembre, chez Blanche-Neige-Macron et sa bande de nains.
Blanche-Neige venait d’obtenir un succès diplomatique majeur lors de sa rencontre avec le Premier ministre du Royaume de Belgique ; il avait obtenu que les téléskis belges restent à l’arrêt pendant les vacances de Noël. Mais ayant appris que l’Autriche et la Suisse garderaient les leurs en activité, Blanche-Neige a sorti le grand jeu sanitaire : pas question qu’on aille là-bas pour choper le virus !
« S’il y a des pays de l’UE ou hors UE qui maintiennent leurs stations ouvertes, nous aurons des mesures en effet de contrôle pour d’abord dissuader plutôt nos concitoyens d’aller dans des zones où on considère qu’il y a des risques d’infection, et pour ne pas aussi créer une situation, si je puis dire, de déséquilibre avec une situation en France… Oui, nous aurons des mesures restrictives et dissuasives, je vous le confirme, et elles seront affinées dans les prochains jours ».
Vlan ! Et nous qui avions compris que, n’est-ce-pas, le virus n’avait pas de frontière et que le protectionnisme, c’est vilain…
Le chef des nains, Halluciné, n’a pas voulu être en reste. Il a, lui, déclaré à l‘Assemblée nationale ce même 1er décembre :
« Nous avons été conduits à prendre, en France comme ailleurs en Europe, après la flambée épidémique grave qui a caractérisé l’ensemble de notre continent à la fin du mois d’octobre, des mesures difficiles, qui ont été critiquées à l’envi. Ces mesures étaient nécessaires, et la meilleure preuve en est leur résultat et non l’opinion que peuvent en avoir les uns ou les autres. Vous avez raison de le rappeler mais il faut le dire avec prudence et humilité, notamment à l’endroit de celles et ceux qui donnent beaucoup de leçons avec une grande assurance et en permanence, les résultats enregistrés par la France sont actuellement les plus favorables en Europe. Et pour la première fois nous avons de meilleurs résultats que l’Allemagne ».
En réalité, nous avons appris depuis qu’en effet, Halluciné avait décidé de terminer l’année à la première place européenne tant pour la baisse du PIB que pour le nombre de morts par habitant et le nombre de personnes soignées pour troubles de dépression. Une triple couronne dont on aurait dit en début d’année qu’elle était totalement hors d’atteinte du pays ayant le meilleur-système-de-soins-que-le-monde-nous-envie. Mais grâce aux efforts continus et acharnés de Blanche-Neige et sa bande de nains, la France est effectivement maintenant en pole position.
Quant à Grincheux (M.Véran), cela fait longtemps qu’il est étrangement silencieux. D’aucuns ont cru qu’il avait attrapé le covid et se faisait soigner secrètement à l’IHM. En réalité, Grincheux travaille très dur pour faciliter l’acceptation du vaccin contre le coronavirus par la population. Sa dernière idée ? Une dose de vaccin donnerait droit à une dose de remdesivir gratuite. Que voulez-vous, il y en a tellement sur étagères…
L’égalitarisme mortifère du jacobinisme
De Bernard Antony :
Nous ne savons toujours pas, ce mardi après-midi, ce que le gouvernement, sommé de prendre sous trois jours de nouvelles dispositions, concoctera comme nouveau diktat après l’arrêt du Conseil d’Etat cassant l’aberrante mesure de ne pas tolérer une assistance à la Messe de plus de trente personnes; que ce soit dans les plus petites églises ou dans les vastes cathédrales.
On verra donc très vite si le nouveau décret sera ou non celui d’une indéniable haine anticatholique.
Mais ce n’est évidemment pas cette haine qui peut expliquer la décision à conséquence catastrophique économiquement et socialement de maintenir fermés partout, jusqu’au 20 janvier, tous les bars et restaurants.
A supposer que la circulation du virus soit réellement facilitée en ces établissements, il est évidemment complètement fou de les maintenir fermés dans la trentaine de départements dans lesquels le taux général de mortalité est inférieur ou égal à celui de 2019.
Mais, c’est le principe d’égalité territoriale qui est étatiquement invoqué pour justifier pareille absurdité.
On mesure une fois de plus, combien est nuisible l’exigence, de nature véritablement totalitaire, d’une égalité dévoyée en égalitarisme.
On vérifie encore en cette occurrence combien le jacobinisme bureaucratique est mortifère: que crèvent donc dix mille bars et restaurants à travers tout le pays pourvu qu’il n’y en ait aucun à ouvrir ! Egalité, égalité par-dessus tout !
Cela dit, on nous parle dans les médias d’un regain de popularité de l’actuel président de la République.
Si cela était vrai, ce serait alors bien affligeant !
Jean Castex propose une jauge de 6m² par fidèle [ADD.]
Le premier ministre a visiblement beaucoup de mal à reconnaître l’énorme confusion du gouvernement entre 30 fidèles et 30% :
Mais selon le Canard enchaîné, la mesure prise par le gouvernement n’a pas été décidée seulement pour des mesures sanitaires, mais est au final le fruit d’une « confusion burlesque ». Le Premier ministre aurait mal compris ou malentendu les demandes de la hiérarchie ecclésiastique et « a cru qu’elle réclamait une jauge de 30 personnes par lieu de culte, alors qu’il s’agissait de 30% » (…)
Pire, selon nos confères, Jean Castex semble en faire une affaire personnelle, puisque relancé sur le sujet par Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté, lors d’une réunion, il l’a renvoyée dans les cordes. « Je ne veux plus qu’on parle de ça ! On a décidé 30 personnes. Le Président l’a annoncé hier. On en reste là », sermonne Jean Castex. Visiblement agacée par l’attitude de son interlocuteur, Marlène Schiappa lui aurait répondu sèchement, affirme le Canard enchaîné. « Monsieur le Premier ministre, vous me demandez un compte rendu, je vous fais un compte rendu. C’est vous qui arbitrez […] Je ne suis pas un punching-ball », lance-t-elle avant de quitter la réunion.
Il semblerait que l’on s’oriente vers une jauge de 6m² par fidèle pour éviter de revenir sur 30% de l’espace :
Invité sur BFMTV-RMC ce mercredi matin, le Premier ministre Jean Castex a annoncé réfléchir à une nouvelle limite.
“J’ai proposé de passer d’une limite quantitative de 30 personnes à une jauge à 6m² carrés par fidèle jusqu’au 15 décembre“, a-t-il déclaré à notre micro.
Cette mesure n’est pas actée pour autant. “Nous sommes en discussions avec le ministre de l’Intérieur avec les différents cultes. J’espère que nous arriverons à un accord.”
Addendum : Finalement la jauge est fixée à une rangée sur deux laissée libre et deux places libres entre chaque fidèle ou entité familiale
Randol, terre de silence et de beauté
Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…

La création est splendide en ces lieux que la main de l’homme ne fait qu’effleurer. Accrochée à la montagne, l’abbaye bénédictine de Notre-Dame de Randol illustre bien l’attitude de l’âme chrétienne appelée à être fixée en Dieu. En cette terre auvergnate, volcanique s’il en est, la pesanteur n’est en rien ennemie de la grâce : plus on a les pieds sur terre, plus le cœur est en Dieu. C’est en tout cas ce que l’on découvre en s’arrêtant dans ce lieu fondé par l’abbaye de Fontgombault il y a 50 ans tout juste.
A l’origine, les pères fondateurs pensaient s’implanter dans l’un de ces illustres et antiques couvents accablés par la Révolution. La splendeur de la Chaise-Dieu, haut-lieu de la foi en l’an mil et quelques, -le pape Clément VI y sera enterré plus tard – ne retint pas les suffrages de Dom Roy qui préféra les gorges sauvages de la Monne.
La Monne, une coulée de feu l’automne, et l’hiver un trait de neige ; le printemps révèle un val fleuri, l’été un canal de fraîcheur. En surplomb, le monastère offre un point de vue exceptionnel sur cette terre de silence et de beauté.
Le nature est si généreuse, le visiteur s’interroge : qu’y a-t-il encore à attendre, les sens ne sont-ils pas comblés ?
Et le moine de répondre : en cherchant le Royaume de Dieu et sa justice, tout le reste sera donné par surcroît…
Vraiment ? Mais cette harmonie des parfums, couleurs et sons ne signale-t-elle pas que le Créateur est passé par ces bois et les a parés de sa beauté, comme le dit saint Jean de la Croix ?
Oui ! répond le moine, car au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu, avant la création du monde. C’est pour cela que nous sommes ici, frères et fils, à l’école de Saint Benoît, car nous avons trouvé Dieu, nous avons trouvé le bonheur de vivre en Lui.
Même la route qui conduit à l’abbaye le dit : on va à Randol, il n’y a pas d’autre destination au bout du chemin goudronné qui se perd en territoire monastique. Ceci comme pour signifier qu’une fois arrivé, le voyage ne fait que commencer. Un voyage intérieur. Et Dieu se fait tout en tous, il se révèle à chacun, dans la liturgie célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain. Le grégorien est ici la langue de l’âme.

Dans la neuvaine « discerner sa vocation avec Marie », il est écrit :
« O Marie, je vous confie ce désir qui m’habite de vivre dans une paix profonde, par-delà les tracasseries du quotidien. Peut-être faut-il que je mette l’accent sur certains moyens à prendre pour être disponible intérieurement et renforcer mon sens de l’effort pour résister avec courage face à des tentations qui me guetteraient particulièrement. »
Adressée à Notre-Dame, la méditation rejoint le quotidien :
« Une activité manuelle, régulière, effectuée avec concentration, est sans doute une manière privilégiée de m’écarter de l’idéalisme et d’accueillir humblement la réalité qui m’entoure. Avec simplicité et esprit de pauvreté, comme vous à Nazareth, je choisis de m’astreindre à certaines tâches que je pourrais pourtant déléguer à d’autres ou laisser de côté… »
(On peut se procurer la neuvaine ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie)
Une des particularités de l’abbaye de Randol c’est d’être discrète et besogneuse. Les moines y tiennent beaucoup. C’est la condition selon eux de leur rayonnement… en profondeur. Ora et labora, prie et travaille.
Dans la chambre qu’occupe le visiteur à l’hôtellerie, quelques livres sont proposés ; parmi eux, le fascicule « Contempler l’invisible » de Dom Delatte, troisième abbé de Solesmes.
C’est le message de Randol.
Guillaume d’Alançon
Pour tout contact/retraite s’adresser ici : [email protected]
Hiver démographique
Un article de l’Opinion évoque l’hiver démographique italien, aggravé par la pandémie. En perdant environ 700 000 résidents au cours des cinq dernières années, l’Italie est passée sous les 60 millions d’habitants pour la première fois depuis 2013. La pandémie a rendu la situation démographique italienne encore plus difficile, dans ce pays où le taux de fécondité est de 1,3 enfant par femme.
Certains ont pu penser que le confinement provoquerait une hausse des natalités… mais, des chercheurs américains affirment dans une étude que, rien qu’aux Etats-Unis, 500.000 enfants pourraient ne pas voir le jour l’année prochaine en raison de l’épidémie. Laurent Chalard explique sur Atlantico :
Ces chercheurs américains, qui sont des économistes et non des démographes, ne s’appuient pas sur des données statistiques réelles, puisque, par définition, les enfants conçus depuis la crise sanitaire de la Covid-19 ne sont pas encore nés, mais sur des modèles statistiques. Ces derniers reposent sur le postulat de base que l’évolution de la natalité post-Covid-19 aux Etats-Unis sera identique à ce qui s’est constaté dans ce même pays lors de la précédente crise économique de 2007-2009 et lors de la précédente grande crise sanitaire, la grippe espagnole en 1918, qui avaient chacune conduit à une réduction de la natalité. En gros, concernant l’impact économique, l’hypothèse est que la baisse des revenus conduit mécaniquement certains ménages à retarder la venue d’un enfant, d’où une diminution de la natalité. Concernant la crise sanitaire à proprement parler, l’hypothèse apparaît différente car, cette fois-ci, elle repose sur le fait que les pics de mortalité sont pour la population une source d’incertitude et d’anxiété face au futur, dans un contexte temporaire de distanciation sociale, défavorable au projet de maternité. Si l’argumentation semble tenir la route, il n’en demeure pas moins qu’elle relève essentiellement d’un exercice intellectuel car les auteurs font des comparaisons hasardeuses, la Covid-19 n’ayant qu’une mortalité très limitée par rapport à la grippe espagnole et ne concernant quasiment pas les personnes en âge de procréer. De même, concernant le lien entre évolution économique et natalité, il n’est pas aussi systématique que cela, les cycles de la fécondité dans les pays développés paraissant déconnectés des cycles économiques. Finalement, les conclusions de ces chercheurs reposent sur un déterminisme économique certain, s’apparentant à des « prophéties vendeuses » médiatiquement, mais dont on peut raisonnablement douter de leur réalisation, même s’il est vraisemblable que la tendance structurelle à la diminution de la natalité aux Etats-Unis devrait se poursuivre en 2021.
Traditionnellement, on dit que des épisodes comme les blackouts (pannes massives de courant) favorisent une petite hausse de la natalité. Avec un confinement qui a forcé à l’intimité mais a durement éprouvé les couples au niveau psychologique, doit-on s’attendre à une variation de la natalité dans les mois qui viennent, dans un sens où dans l’autre ?
Les confinements qu’ont connu la France en 2020, par leur durée (3 mois de restriction de circulation très importante dans une même année) et leur impact psychologique (dont des questionnements existentiels à la clé), ne peuvent être comparés à des blackout, qui n’ont d’ailleurs aucun impact sur la natalité, contrairement à une idée reçue. Concernant les conséquences éventuelles de ces confinements sur la natalité hexagonale, interrogation parfaitement légitime sur le plan scientifique, étant donné leur caractère inédit, deux hypothèses sont possibles. La première est que les couples se retrouvant seuls sans occupation ont eu beaucoup plus de temps de se consacrer à la conception d’un enfant, stimulant donc temporairement la natalité (pendant 3 mois), d’autant que, pour un certain nombre de nos concitoyens, le confinement a été l’occasion d’une réflexion profonde sur le sens de leur vie et d’un processus de ralentissement de leur rythme de vie et de déconnexion par rapport au travail, éléments plutôt favorables à de nouveaux projets, dont celui de la conception d’un premier ou d’un nouvel enfant. La seconde hypothèse, qui se rapproche de celle avancée par les chercheurs américains aux Etats-Unis, serait que face à la peur de lendemains qui déchantent et de la sévère crise économique annoncée, un certain nombre de couples aient préféré ajourner la conception d’un enfant cette année, conduisant à une réduction de la natalité l’année prochaine. Dans les faits, le rapport à la maternité a probablement été très variable selon les couples, ne permettant pas de déterminer à l’avance quelle tendance l’aura emporté ! Nous aurons un début de réponse au printemps 2021, lorsque l’Insee publiera les premières données provisoires sur la natalité en janvier 2021. […]
La Beauté du monde, un film en hommage aux soldats blessés
Cheyenne Carron prépare un nouveau film dont le thème sera les blessés de guerre.
Elle a reçu un énième refus du Centre National du Cinéma, pour ce film en hommage aux soldats blessés en Opex.
Par conséquent, elle organise les pré-ventes du DVD du film à venir, pour permettre de récolter les fonds minimum pour faire ce film. Ce film sera fait bénévolement, mais elle doit louer le matériel, payer les repas et les déplacements de son équipe.
“La Beauté du monde” racontera le parcourt d’un jeune blessé de guerre qui grâce à la confiance de son capitaine et son aide, se remettra de sa blessure psychologique.
Reconnu tardivement, le stress post-traumatique chez les militaires est rarement traité dans la fiction française, souvent concentrée sur la guerre mais pas sur les guerriers eux-mêmes. Ayant déjà évoqué l’engagement militaire et les épouses de soldats dans de précédents films, Cheyenne Carron revient sur ce sujet avec un personnage d’ex-soldat montré dans sa vie d’après-guerre, entre souvenirs, retour à la vie civile et blessures enfouies.
Pour traiter ce sujet de la façon la plus véridique possible, j’ai consulté (durant mon écriture) des médecins, des psychiatres, mais aussi des soldats souffrants de syndrome post traumatique, ainsi que leur famille.
De véritables soldats en rémission, participeront au film, ainsi que des comédiens. Je souhaite faire un film juste, loin des clichés trop souvent véhiculés au cinéma. Mon film mettra en lumière le parcours d’un homme affaiblit qui s’en sort grâce au lien fort qu’il porte à son capitaine. Dans ce film je souhaite montrer qu’un homme peut être sauvé par un autre, par la confiance qu’il accepte de donner et de recevoir.
Dans cette veine, j’ai déjà réalisé le film Jeunesse aux cœurs ardents, un hommage aux anciens d’Indochine et d’Algérie, puis le film Le Soleil reviendra, en hommage aux épouses de soldats.
Mes films sont réalisés dans des conditions très modestes. Pour financer La beauté du monde, je suis en recherche de soutiens pour mener à bien un projet qui touche la communauté militaire et ses familles.
Le ministère de l’Education nationale refuse de communiquer ses données sur la radicalisation islamiste des enfants instruits à la maison
Communiqué de la Fondation pour l’Ecole :
La Fondation pour l’école était une nouvelle fois présente lors de la deuxième visioconférence organisée le 27 novembre par Monsieur Richard Senghor, Conseiller spécial de Monsieur Jean-Michel BLANQUER, pour répondre aux questions relatives au projet de loi confortant les principes républicains (anciennement dénommé projet de loi « séparatisme »).
L’Instruction en famille (IEF)
Concernant l’IEF, le ministère de l’éducation n’a malheureusement pas souhaité produire de chiffres pour justifier l’utilité de sa suppression. Le Ministère a de nouveau renvoyé à l’étude d’impact qui n’est toujours pas connue à ce jour et qui, en amont, n’a donné lieu à aucun échange avec les associations de défense de l’IEF.
Ces dernières et leurs partenaires restent donc légitimement persuadés que l’IEF reste un bouc-émissaire et que son interdiction de principe porterait gravement atteinte à la liberté d’enseignement, constitutionnellement protégée, sans pour autant régler la question de la dérive radicale de certaines familles.
Les cours d’enseignement à distance et par correspondance
Alors que les cours d’enseignement à distance (ou par correspondance) sont bien assimilés à des établissements d’enseignement et déclarés comme tels, la Fondation pour l’école déplore qu’ils ne soient considérés que comme de simples supports pédagogiques pour l’IEF.
Si le Ministère considère qu’ils pourront conserver leur activité au profit des seuls enfants scolarisés en famille pour des raisons de santé et de handicap, c’est en fait tout le modèle économique de ces cours qui serait remis en cause par l’interdiction de principe de l’IEF.
Ces cours ont pourtant acquis une très solide expertise en matière de scolarisation à distance, sur laquelle il serait possible de s’appuyer pour favoriser l’éclosion d’acteurs français majeurs en matière de homeschooling.
Les écoles indépendantes
La Fondation pour l’école a pu obtenir confirmation que les fermetures administratives des établissements hors contrat pourraient faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative, dans le cadre de la procédure d’urgence du « référé liberté », ce qui devrait permettre la réouverture rapide des écoles fermées de manière abusive.
Répondant à l’interrogation de la Fondation pour l’école sur la nécessaire prise en compte d’enfants qui n’auraient connu que l’IEF et seraient scolarisés du jour au lendemain dans un collège ou lycée qu’ils n’auront souvent pas pu choisir, le Ministère a indiqué que des mesures transitoires seraient prévues pour ces élèves.
Or la Fondation pour l’école s’inquiète des tracasseries administratives d’ores et déjà rencontrées par des familles désirant choisir l’IEF auprès d’académies qui semblent vouloir appliquer dès à présent une interdiction qui n’a même pas encore été discutée devant le Parlement…
Enfin, la Fondation a demandé s’il était envisagé d’élargir les conditions pour pouvoir diriger un établissement scolaire indépendant, de nombreux parents, ne pouvant plus instruire leurs enfants à domicile, seront en effet nécessairement amenés à créer des écoles indépendantes.
Dans certains territoires la création d’écoles pourrait même s’avérer être la seule alternative possible. Mais quid si les conditions pour diriger une école restent inchangées ?
Au regard des conséquences qu’entrainerait immanquablement la suppression de l’IEF, il est plus que jamais nécessaire d’élargir le champ d’expérience actuellement requis pour être directeur d’école indépendante.
La Fondation pour l’école va mener ce nouveau combat pour permettre l’accès à la fonction de directeur d’établissement à des personnes pouvant se prévaloir d’une solide expérience professionnelle par ailleurs.
Communiqué des associations et des représentants de l’ief (instruction en famille), des professionnels de l’enseignement à distance, et des écoles libres hors contrat :
Non, l’interdiction de l’IEF ne réglera pas le problème de la radicalisation !
Oui à l’affirmation des libertés fondamentales comme bouclier démocratique !Depuis l’annonce du président de la République de rendre l’école obligatoire pour tous les enfants de 3 à 16 ans, nous, organisations, professionnels et représentants de la société civile,
n’avons eu de cesse d’affirmer l’absence de corrélation entre radicalisme et liberté de l’enseignement.La réponse du ministère de l’Éducation nationale, à l’occasion du second volet de la présentation du projet de loi pour le renforcement des principes républicains, est claire et ne souffre d’aucune ambiguïté : « Ce serait simple si la restriction de l’IEF permettait de régler les problèmes de radicalisation. Nous en serions ravis, ce n’est pas du tout le sujet. Ce n’est pas du tout le problème. »
Pourquoi alors parmi tous « les outils divers et variés » qu’a envisagés le gouvernement pour lutter contre les séparatismes a-t-il choisi le seul qui ne permettra pas de régler cette problématique ? Par ailleurs, celui-ci nous refuse l’accès à l’étude d’impact – qui justifierait le lien entre séparatisme et IEF – et ce, malgré nos demandes insistantes.Nous nous interrogeons également sur l’aspect éminemment anticonstitutionnel de cette mesure qui ne concerne pas seulement l’IEF mais aussi les écoles hors contrat en présentiel ou à distance. À l’approche de l’Assemblée générale du Conseil d’État, nous attendons1 de celui-ci qu’il réaffirme le principe constitutionnel de la liberté de l’enseignement comme il l’a fait en 2017 et avant lui, le Conseil constitutionnel en 1977.
Nous posons donc la question de la véritable finalité d’une telle interdiction qui aurait pour conséquence de contraindre des milliers d’enfants à subir un mode d’instruction qui ne correspond ni à leur choix ni à celui de leurs parents. Elle pénaliserait toutes les familles qui pourraient avoir recours à ce mode d’instruction pour répondre momentanément à des problématiques particulières liées à la scolarisation (phobie, harcèlement…).
Pour le Président de la République, en France, « un enfant va à l’école ».
Et seulement à l’école de la République ?La réponse du cabinet du ministère de l’Éducation nationale est sans équivoque sur l’intention du gouvernement de ne pas faciliter l’ouverture des écoles libres. Les changements que le gouvernement entend apporter dans les modalités de fermeture des établissements mettent en place des dispositions et un niveau de sanctions pénales si dissuasifs qu’ils corsètent la liberté de l’enseignement de manière disproportionnée, et ont de quoi dissuader les directeurs d’assumer encore la responsabilité de diriger une école libre déclarée. Ils se traduiront mécaniquement par l’explosion des formes clandestines d’instruction, ce qui est le contraire du but recherché.
Ce projet de loi étend, en violation du principe de la séparation des pouvoirs, la prépotence du ministère de l’Éducation nationale qui se substituerait à la juridiction administrative pour fermer une école, alors qu’à l’heure actuelle une école déclarée ou non peut déjà être vidée de ses élèves du jour au lendemain.
Depuis des années, et en particulier depuis 2017, il est devenu quasi impossible pour un établissement privé qui le souhaite de passer sous contrat.
De plus, l’Éducation nationale refuse aux Établissements à distance le statut d’école alors qu’ils sont des « acteurs importants de l’éducation » comme le reconnaît paradoxalement le ministère. De ce fait, il entérine la disparition à venir de professionnels d’expérience, œuvrant et concourant pourtant à ses côtés, à la réussite et au bien-être des enfants.
Nous regrettons l’annonce de telles mesures, inutiles et contre-productives, qui viennent s’ajouter à une longue série de mesures liberticides depuis l’adoption en 1998 de la loi sur le renforcement de l’obligation scolaire et qui réduisent la liberté de l’enseignement à sa portion la plus congrue, la logique scolaire étatique.
Plutôt que de mobiliser et d’associer tous les acteurs de l’Éducation, plutôt que de favoriser le débat démocratique, valoriser les partages d’expériences et la pluralité éducative, le gouvernement a fait le choix de la restriction des libertés, de l’autoritarisme, de l’unilatéralité. Il se prive ainsi de la contribution d’une partie de la société civile dont l’engagement en faveur de la démocratie et de nos droits pleins et entiers n’est pas près de faiblir.
Amnesty International accuse Facebook et Google de faciliter la censure de l’opposition et à entraver les libertés politiques
Amnesty International parle du cas vietnamien.
Un jour, Amnesty International s’intéressera à la censure en Occident…
Facebook et Google deviennent des «zones sans droits de l’homme» au Vietnam, a averti Amnesty International mardi. L’organisation a accusé les géants de la technologie d’aider à censurer l’opposition pacifique et la liberté politique dans le pays.
Amnesty a averti que, bien qu’elles aient été «autrefois le grand espoir pour l’essor de la liberté d’expression dans le pays, les plateformes des réseaux sociaux sont en train de devenir rapidement des zones sans droits de l’homme».
Le ministre de l’Information Nguyen Manh Hung a indiqué le mois dernier que les entreprises de technologie se conformaient aux demandes de retrait «des mauvaises informations, de la propagande contre le Parti et l’État», à un rythme plus élevé que jamais, d’après un média d’État. Le même article précise que cette année Facebook s’est conformé à 95% des demandes du gouvernement et YouTube, 90%.
Le Vietnam communiste a longtemps emprisonné ses dissidents, mais a été critiqué ces dernières années pour avoir ciblé les utilisateurs de Facebook. Le réseau social est populaire auprès des activistes du pays où les médias indépendants sont interdits.
Le réseau social a admis plus tôt cette année qu’il bloquait des contenus jugés illégaux par les autorités. Son dernier rapport de transparence révèle une augmentation en six mois de près de 1000% de contenus censurés sur ordre du gouvernement.
Eric Zemmour donne un coup de pied dans la fourmilière de l’amalgame
Mais comment fait M.Zemmour pour être très souvent aussi incisif ?
Hier encore 30 novembre, dans Face à l’info, il a fait un rapprochement éclairant :
« Qu’est-ce que c’est les violences policières ? Ce sont des policiers qui commettent des violences disproportionnées. On peut dire qu’il y a des violences de policiers. Mais si on dit qu’il y a des violences policières, ça veut dire qu’on prend la partie pour le tout. Et donc, on généralise et on amalgame.
Comme quand un homme bat sa femme, on va dire : les violences masculines.
Mais si jamais, après la mort de Samuel Paty, vous dîtes : des violences musulmanes, là on vous dit : pas d’amalgame et on vous traîne devant le tribunal pour incitation à la haine ».
Un trentain pour Daniel Hamiche
Les obsèques de Daniel Hamiche seront célébrées samedi à Paris. L’Homme Nouveau, dont Daniel fut collaborateur et membre du conseil d’administration, propose de vous associer à la célébration d’un trentain et la célébration de messes pour Daniel Hamiche. Plus de détails ici.
Le trentain grégorien remonte à la fin du VIe siècle. Avant d’être pape, Grégoire le Grand était abbé de l’abbaye de St André à Rome. Or il a découvert que l’un de ses moines qui venait de mourir possédait des pièces d’or. L’abbé jeta le corps et les pièces dans une décharge publique mais plein de miséricorde, il fit célébrer la messe durant trente jours pour la délivrance du moine. Au terme du trentain, le moine apparut à l’un de ses frères et annonça qu’il était délivré du Purgatoire grâce à ces messes. (sources : diocèse d’Avignon)
Extrait de l’hommage de Philippe Maxence :
[…] C’est à Radio Courtoisie que j’ai rencontré Daniel alors qu’il m’avait invité après la publication de mon premier livre, Petit voyage politique en Balzacie chez DMM (1999). La chaleur de son accueil, sa facétie, son entrain avait de quoi conquérir un jeune auteur qui n’en menait pas large, d’autant qu’il fallait soutenir également l’échange littéraire avec le cher abbé Chanut, complice en catholicisme, en royalisme et en radio de Daniel. À partir de ce moment, je fis quelques apparitions rue Didot à Paris, dans les bureaux où il abritait son travail militant et professionnel.
Peu après mon arrivée à L’Homme Nouveau, mes visites se firent plus fréquentes encore, facilitées par le fait que Daniel avait le génie des rencontres et réunissait autour de lui, dans des déjeuners mémorables, des amis venus de tous les bords ou presque. Avec générosité, il aimait mettre les personnes en relation les unes avec les autres. Ces dernières années, il s’était ainsi dévoué à réunir des « patrons de presse cathos » lors de déjeuners épisodiques qu’il animait avec sa verve et sa bonne humeur habituelle. Lui-même, d’ailleurs, continuait à se dépenser sans relâche pour les sites et les blogs créés ou repris par son ami Guillaume de Thieulloy, Riposte catholique, L’Observatoire de la christianophobie, etc., après avoir lancé lui-même un blog réputé sur le catholicisme américain : Americatho.
Quand a-t-il rejoint exactement L’Homme Nouveau ? Il venait de publier La “Passion” de Mel Gibson de A à Z (Sicre, 2004, 169 pages), un film qui l’avait enthousiasmé et pour lequel il dépensa une énergie folle, y engouffrant le peu d’argent qui lui restait. Avec Jean-Baptiste Chaumeil, décédé le 12 octobre dernier, ils avaient parcouru le pays pour défendre cette œuvre et son message.
Épuisé, sans argent – contrairement à ce que certains croyaient jamais Daniel ne reçut un dollar du cinéaste –, il avait dû fermer sa boutique de la rue Didot et arrêter son travail éditorial. Je ne m’imaginais pas le laisser seul et je lui proposais de nous rejoindre à L’Homme Nouveau, comme invité permanent. Il fit d’abord escale au sous-sol, puis dans mon bureau avant que nous puissions lui en donner un. C’est de ce bureau qu’il écrivait quasiment tous les articles qu’il a publiés pour les journaux, revues, blogs, magazines auxquels il a collaboré. C’est de là qu’il a lancé son blog Americatho.
Jusqu’à il y a un an ou deux, il venait toute la journée, puis seulement l’après-midi. Sa présence transforma l’ambiance de L’Homme Nouveau. Son arrivée quotidienne était un signe de bonne humeur et de gaîté assurées. Après avoir salué la secrétaire générale de la rédaction ou la relectrice d’un « bonjour mon petit cœur », il venait dans mon bureau pour un tour de l’actualité, des échanges sur des projets ou, plus simplement, pour me raconter ses difficultés. Les stagiaires étaient toujours surpris par sa capacité à les saluer comme s’il les connaissait depuis toujours et sa proximité naturelle et jamais affectée. Il m’a aussi très souvent remonté le moral, m’a soutenu, m’a aidé à repartir, m’a empêché de prendre de mauvaises décisions, emporté par l’impatience ou la colère. En l’accueillant dans les locaux de L’Homme Nouveau, nous pensions l’aider ; c’est lui qui nous a sauvés.
Très vite, il s’est impliqué dans nos projets. Avec Denis Sureau, il participa au lancement des éditions de livres, apportant des idées et effectuant des mises en page. Sans en avoir le titre, il était un conseiller permanent de la rédaction et ses avis pesaient lourd. Tout naturellement, je lui avais proposé de rejoindre le Conseil d’administration des Éditions de L’Homme Nouveau où il apporta ses compétences et… son humour. Ouvrier discret, de l’ombre, Daniel Hamiche ne fut pas, comme on l’écrit ici ou là, un collaborateur parmi d’autres de L’Homme Nouveau au même titre que pour d’autres publications. Très impliqué au sein du Conseil d’administration, organe de gouvernement de la société, il en était aussi finalement l’âme joyeuse et rayonnante, une présence indispensable à tous.
Au sein de Radio Courtoisie, où je l’avais rejoint, je devais créer Le Club des Hommes en noir. Un club d’ecclésiastiques, à la parole franche et sans langue de buis, d’une profonde culture. Je voulais y associer un laïc. Ce fut naturellement Daniel. Pour sa culture, sa capacité à parler, à improviser et pour… ses vêtements noirs. Il avait adopté ce style permanent, « l’empruntant » à Thierry Ardisson, avec lequel il avait milité pour la cause de Louis de Bourbon. Il défendait ce style en affirmant qu’il n’avait pas ainsi à réfléchir chaque matin pour assortir des vêtements de couleurs différentes.
Daniel fut donc un des fondateurs du Club avec le regretté abbé Chanut, l’abbé Barthe, l’abbé Célier, et l’abbé de Tanoüarn. Quand nous quittâmes ensemble, avec Guillaume de Thieulloy, Radio Courtoisie, il insista pour que je relance le Club des Hommes en noir. Je le transportais à L’Homme Nouveau, en le proposant désormais en format vidéo. La fatigue et la maladie seules ont fait que Daniel a dû interrompre sa participation. Le Club continue, mais il est désormais terriblement orphelin. […]
Et Jeanne Smits :
Daniel, c’était une bonne personne. Une très bonne personne. Que de là-haut, il me pardonne de lui emprunter l’expression qu’il utilisait souvent et volontiers, Daniel si bienveillant, pour évoquer son prochain. Cela ne l’empêchait pas d’être intraitable avec les démolisseurs de la foi, les destructeurs de l’innocence, les ennemis de Dieu, les malfaisants qui pullulent hélas sur la face de cette terre, à qui il réservait des « ils me dégoûtent » d’anthologie.
Daniel Hamiche n’est plus. C’est un combattant qui est parti, un confrère, un homme de talent, mais surtout un frère d’armes et de cœur. Il faisait partie de ces gens avec qui il faisait bon « être », tout simplement. Drôle, cultivé, profondément croyant et animé par sa foi : chaque rencontre avec lui était une fête. Sa gravité était légère. Il vous enveloppait de son affection et de sa générosité. Il laisse un vide immense.
Je l’ai connu dans sa petite boutique légitimiste, quelque part dans Paris : ça débordait des livres que Daniel éditait, toujours fidèle à la cause royaliste, cultivant la culture : la sienne et celle de ses auteurs. L’aventure ne dura pas. D’autres aventures l’appelaient…
Daniel l’anglophone a beaucoup œuvré pour exploser le mythe du rapport Kinsey (sur lequel reposent bien des aberrations morales aujourd’hui), pour faire connaître La Passion du Christ, ce film de Mel Gibson que les distributeurs français snobaient du haut de leur idéologie dans Dieu, pour répandre la prière contre l’avortement à travers les « Quarante jours pour la vie ». Et j’en passe. De l’Amérique, en quelque sorte, il importait le meilleur.
Puis ce fut, jusqu’à la fin, « l’Observatoire de la christianophobie », une mine d’informations et un outil d’action et de réaction en ligne. […]
Général de Villiers : le recours ?
Du général (2S) Dubois dans Les 4 Vérités :
J’ai pris connaissance du contenu de l’interview du général de Villiers parue dans le journal «Valeurs Actuelles » n° 4382.
La page de garde titre: « La peur doit changer de camp », puis « les remèdes chocs du général Pierre de Villiers pour stopper le déclin français ».
Après une ouverture aussi tonitruante et martiale, on s’attend donc, après les considérations générales et l’état des lieux expliquant, justifiant ce qui suit, au minimum à une ébauche de programme défini dans ses grandes lignes – presque à un ordre d’opération.
Or, après une description assez générale de la situation et des malheurs vers lesquels glisse notre pauvre pays – description à laquelle on ne peut que sous- crire pour l’essentiel –, pas de « mesures choc ». Aucune chance donc que la peur change de camp. Je retiens surtout l’expression d’une ambition intellectuelle à l’objectif très distant («Apprendre aux petits Français à aimer la France», ce qui est l’affaire d’une génération au moins), ou assez angélique (« Je cherche à réconcilier les Françaises et les Français »). Mais quels sont les Français qui posent problème?
Il veut paraître modéré, équilibré, homme de consensus dans une situation clivante, déséquilibrée, où il faut prendre parti parce que l’urgence est là. Certaines phrases sont ambiguës: il souhaite un retour à la souveraineté nationale mais aussi plus d’Europe (?). D’autres ne sont pas très claires.
À son crédit je mettrai qu’il admet que l’« état de droit » n’est pas intouchable et que les ingérences des multiples cours de justice, nationales et européennes, plombent au départ toute action.
À son débit, les allusions à l’ islam et au problème majeur de l’ immigration sont rares et à peine évoquées.
Je sais que les conditions d’une interview ne permettent pas une organisation satisfaisante du discours qu’on veut tenir, mais l’impression générale est une grande mollesse et on ne voit pas clairement l’ossature de sa pensée.
Cela manque de vigueur. Aucune esquisse de mesures concrètes. Cela viendra-t-il plus tard? Pas sûr, s’il confirme son inappétence pour la vie politique.
Le général de Villiers m’avait impressionné en 2017 par sa réaction à l’humiliation publique que lui avait infligée (et donc à toute l’armée française) le président Macron. Depuis il me déçoit. Son discours conciliant conviendrait bien à un prêtre prêchant devant un auditoire de fidèles acquis – pas à un futur chef d’un pays divisé, agressé et en pleine crise.
Macron va (enfin) rétablir le contrôle aux frontières…
…pour interdire aux Français d’aller skier à l’étranger. Mais les terroristes et les immigrés clandestins pourront toujours entrer en masse dans l’autre sens !

Le général Pierre de Villiers ou l’eau tiède réinventée ?
Les avis sont très partagés sur l’éventualité d’une candidature de Pierre de Villiers. Parmi ceux qui, au sein de la droite hors-les-murs cherchent une alternative à Marine Le Pen, il semblerait que l‘assemblage entre l’ancien militaire et le frère de Philippe de Villiers les séduise. Il en faudra un peu plus pour être convaincant.
En effet, Polémia publie une longue tribune sous la plume de Maxime Jacob qui risque de décevoir les éternels enthousiastes en quête de l’homme providentiel. Extraits :
“(…) L’ouvrage de Villiers, c’est, tout le long de ses 332 pages, de la mollesse, un vieux fond de morale chrétienne avec du pardon (qui se transforme en à-plat-ventrisme), sans oublier des propositions éculées depuis 40 ans.
Certains voient en lui le nouveau général de Gaulle. Ceux qui pensent qu’il faudrait un militaire, un homme à poigne, pour redresser le pays, l’imaginent en sauveur de la patrie. Et il faut bien le reconnaître, ses constats peuvent être les bons sur de nombreux sujets. Il fait une démonstration juste, me semble-t-il, de ce qui oppose les Français des campagnes à ceux des villes, et à ceux des banlieues. Il annonce la révolution numérique et les grands chamboulements qui vont suivre en ce qui concerne l’emploi. Se plaint de la disparition des petits commerces et du tout Amazon. Pointe le niveau scolaire qui fléchit, la culture de la repentance, la baisse de la valeur des diplômes scolaires. Mais aussi les problèmes de délinquance, des dépenses publiques trop importantes, de l’insécurité, du chômage… Oui, Villiers soulève de vraies questions. Cependant, rien de nouveau, la chute du niveau scolaire ne date pas d’aujourd’hui, tout comme l’insupportable pression fiscale. Son inventaire à la Prévert des problèmes français, nous l’avons déjà tous lu. Mais il n’y a pas lieu de lui reprocher ces constats (…) car, avant de proposer une solution, il faut d’abord décrire les problèmes (…)
Il n’y a pas de solution proposée aux problèmes qu’il décrit ou alors elles sont éculées depuis des décennies. Et c’est là ce qu’on doit reprocher au général de Villiers : il ne propose rien. Des phrases creuses à profusion. Sur l’école, par exemple : il faut « réformer notre système scolaire en lui donnant plus de flexibilité et de souplesse ». Vous y mettrez ce que vous voulez derrière. Sur le commerce et l’arrivée du géant Amazon, la digitalisation de l’économie : « il faut penser l’économie autrement ». Il propose aussi de « transformer la pensée complexe en ligne claire », et « face à la crise globale il faut se reconcentrer sur nos valeurs ». De la langue de bois en somme (…)
À plusieurs reprises, il vante la République et son universalisme. Pour lui, « l’armée est au service de la République » (p. 105) et non pas de la France. Face au problème des jeunes musulmans de banlieues sortis du système scolaire, tel un républicain du XIXe siècle, il affirme que c’est à « la République » d’aller les chercher pour les intégrer dans le SNU (dispositif voulu par Macron d’un service militaire allégé) et en faire des Français. Toujours selon lui, les problèmes liés à l’immigration se résoudront par l’école et avec de l’autorité (…) À la page 204 on peut lire : « pacifier les banlieues nécessite des investissements », il faut « réinsérer les jeunes en difficulté » ; et il se désole que le président Macron ait abandonné le plan Borloo qui consistait à déverser 40 milliards d’euros pour sauver les banlieues de l’immigration. Il ajoute un peu plus loin : « la réconciliation entre les cités et la République » passe « par la destruction des tours » (p. 254). Le problème, ce ne serait donc pas les habitants de ces quartiers mais l’habitat. Il ose aussi parler de « reconquête républicaine de certains quartiers » (p. 247), avec des « cours de langue française et des activités culturelles », ou en y envoyant des diplômés des grandes écoles… Pour Villiers, la délinquance en banlieue est due à la pauvreté, au manque d’autorité et aux immeubles. Il faudrait donc, selon lui, encore plus de moyens financiers (et policiers) pour arriver à faire des habitants de Seine-Saint-Denis des Français. Qui peut encore croire à un tel discours ?
(…) Son diagnostic est le suivant : « La France manque de cohésion parce qu’elle manque de stratégie dans le temps long » (p. 66). Son universalisme le rend fou. La cohésion manque à notre patrie car cohabitent sur une même terre des Européens présents depuis des millénaires et des populations nombreuses venues d’ailleurs. Nous savons que nous ne sommes pas les mêmes. Il ne peut y avoir de « cohésion » entre eux et nous. Nous ne faisons que partager un même territoire.
Pour Villiers, tous les hommes sont les mêmes. Il est parfaitement conforme à la pensée universaliste de la République. Il croit pouvoir assimiler l’immigration d’où qu’elle vienne : « il est possible de réunir des jeunes Français de tous milieux, de toutes confessions, de toutes origines » (p. 18), il faut seulement, selon lui, de la discipline et un « horizon commun ». Mais il ne s’arrête pas là, il ajoute que « la France est riche de sa diversité » (p. 21), que « la diversité [est] source de richesse » (p. 49), que les cent nationalités qui cohabitent aux Mureaux sont « une richesse », même s’il pointe les problèmes de communautarisme qui en découlent ; il faut bien accepter ceci pour bénéficier de « l’enrichissement multiculturel » (p. 100). À la page 64, il dit regretter le service national qui permettait « de réaliser un brassage des populations les plus diverses, constituant le creuset national ». Il faudrait, selon lui, donner une instruction militaire aux extra-Européens des banlieues de l’immigration et les mélanger avec des petits Français pour les assimiler. Brillante idée, n’est-ce pas ? (…)
Prenons un autre exemple : quand il aborde la question de l’école, il pointe notamment la baisse du niveau scolaire et les professeurs qui se font agresser. Juste constat. Mais il ne dit pas que la baisse du niveau scolaire pourrait s’expliquer par l’importation massive de jeunes immigrés dont les parents ne parlent pas le français et au QI moyen inférieur à celui des Européens. En ce qui concerne les professeurs agressés, il ne dit pas qui les agresse, ni où ils sont agressés. Il déplore seulement qu’on envoie les jeunes professeurs dans les « classes difficiles », sans expliquer quelles sont les caractéristiques des élèves de ces classes. Villiers nie que le problème principal de l’école est le fait de l’immigration extra-européenne. En refusant de faire ce constat, il s’empêche de sauver l’école.
C’est la même chose en ce qui concerne les prisons. Dans les paragraphes abordant ce sujet, il se soucie de la surpopulation carcérale. Sa solution pour y remédier ? Ne plus envoyer les courtes peines en prison et privilégier les peines alternatives. Il n’ose même pas demander l’expulsion des détenus étrangers qui encombrent nos prisons (un quart des détenus, tout de même). Villiers ne s’aventure pas non plus à décrire la population carcérale (composée en grande majorité d’étrangers ou d’extra-Européens), il se contente de parler de « jeunes délinquants ». Surtout pas de vague !
Le général de Villiers croit voir des « moments de communion nationale », lors de la victoire de la Coupe du monde de football en 2018, lors de la mort de Johnny Hallyday, lors de l’incendie de la cathédrale de Paris ou lors des attentats. Or, il n’y a pas de « communion nationale » dans ces moments. L’équipe de France de football n’a (presque) rien de français, pourquoi se réjouir de cette victoire ? L’enterrement de Johnny, c’était la France des Gilets jaunes, la France des campagnes abandonnées par le pouvoir qui pleurait le chanteur et pas les habitants des banlieues de l’immigration ou les bobos mondialisés des métropoles. L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris ce n’était pas non plus la concorde nationale. Ce fut la concorde des Français des villes et des campagnes attristés par la perte de leur patrimoine alors que dans le même temps des musulmans inondaient les réseaux sociaux de réactions moqueuses (…). Il en est de même après chaque attentat. Quand les Français se recueillent et pleurent les leurs, des musulmans qui vivent parmi nous se félicitent de l’attaque des locaux de Charlie, de la décapitation de Samuel Paty… car ces Français avaient « blasphémé ». Tout ceci, le général de Villiers ne le dit pas, il l’occulte même volontairement, tentant de nous faire croire que de grands événements peuvent rassembler les Français et les « Français » issus de l’immigration (…)
Le général de Villiers nous rappelle la phrase du ministre socialiste de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui annonçait la guerre civile en France. Conscient de ce risque, lui croit en la réconciliation nationale. En faisant jouer au foot les jeunes de banlieue, avec un peu plus d’autorité et en « dialoguant » avec l’islam, nous nous épargnons ce risque. Eh bien, moi, je crois que cet homme est fou (…) il se félicite qu’on mélange cent nationalités aux Mureaux en croyant que la paix est possible en France. En réalité, il choisit la soumission. Je suis de ceux qui pensent que, pour nous éviter la guerre en France, il faudra la séparation, sans cela nous courons à la catastrophe (…)
Empêtrée dans des décennies de mensonge sur le respect de la Vie, la France va-t-elle pouvoir dire la vérité sur le” pseudo-vaccin” contre le covid 19 ?
Communiqué de Laissez les Vivre Sos Futures Mères :
Non, ce n’est pas un vaccin mais une thérapie de modification de l’A.D.N. Le professeur Alexandra Henrion-Caude vient de lâcher le mot devant le professeur Grimaldi qui s’attendait juste à un débat sur les effets secondaires dudit vaccin auquel il aurait opposé un discours tout prêt sur la théorie bénéfice-risque. Merci au Salon Beige d’avoir immédiatement retransmis cette révélation divulguée sur Cnews. La généticienne a osé, elle a lâché l’explication donc, maintenant, normalement, personne de bonne foi ne pourra plus parler de vaccin. Elle a merveilleusement expliqué en une minute, avec sa simplicité et sa fraîcheur de femme, ce que l’avocat Robert Francis Kennedy avait démontré hier en plusieurs pages, qui restent néanmoins fort pertinentes. Oui, ce traitement est dangereux et, en aucun cas, il ne faut le nommer vaccin.
Mais, alors, ce vaccin miracle qu’on attendait comme le sauveur au point que bizarrement c’est deux jours après la proclamation médiatique de l’élection de Joe Biden, que sa mise au point aurait été révélée n’en est pas un. Pfizer, Sanofi, Moderna, AstraZeneca, Sputnik, nous auraient donc tous menti et, après eux, tous les média, soit, le plus souvent pour promouvoir le pseudo-vaccin soit parfois, à leur insu, pour s’y opposer. Le vaccin n’existe donc pas. Les hommes politiques nationaux, régionaux qui organisent des plans de vaccination devraient donc évoquer des programmes de changement de patrimoine génétique. Ca risque d’être plus difficile à faire passer.
Le problème est le suivant : dans un pays qui a toujours menti sur les appellations pour faire accepter la politique de mort, cela risque d’être plus dur d’imposer un langage de vérité. Quand l’avortement est rebaptisé I.V.G depuis 50 ans, l’avortement tardif I.M.G, l’euthanasie D.M.D (droit de mourir dans la dignité), le recours aux mères porteuses G.P.A, le clonage cellulaire transposition nucléaire, il devient difficile de mettre une réalité sur chaque concept. Obscurcissement sémantique préparé par les loges depuis des décennies ! Si on parvient à obtenir la vérité terminologique, il va être beaucoup plus difficile de présenter l’acte aux patients qui ne voudront peut-être pas être de vrais cobayes.
“Non aux O.G.M mais aussi non aux E.G.M.” (embryons génétiquement modifiés) scandait-on lors des manifestations contre les premières lois bioéthiques, sans pouvoir prévoir l’horreur du scénario qui se profile actuellement,. Aujourd’hui, nous ne pouvons que que dire de toutes nos forces : “Mon Dieu, préservez-nous d’une H.G.M” (Humanité génétiquement modifiée).

