Manifestations pour la messe à Compiègne et Senlis
Communiqué :
Les catholiques de l’Oise ont eu la possibilité de se réunir deux fois ce WE pour manifester. Le samedi à Senlis et le dimanche à Compiègne.
Ces manifestations, déclarées en préfecture, avaient comme mot d’ordre le retour de la Messe.
A l’initiative notamment des AFC et soutenu par leur évêque, 250 à 300 catholiques de Compiègne et de ses environs ont pu chanter des cantiques, se recueillir et manifester leur mécontentement face à l’interdiction du gouvernement de se réunir pour la Sainte Eucharistie.
Ce Sacrement n’est pas une simple réunion cultuelle. Il est la clef de voute de la vie spirituelle de tout catholique. Le Christ Ressuscité est présent à chacune des messes célébrées par un prêtre catholique.
Les catholiques ne comprennent donc pas que les écoles, collèges, lycées, transports en commun, supermarchés et magasins de bricolages restent ouverts alors que les messes ne peuvent pas être célébrées. Les églises sont grandes, spacieuses et aérées. Les gestes barrières peuvent être autant respectés que dans ces autres lieux. Cette interdiction incohérente est donc ressentie comme une injustice par tous les croyants.
En cette période de début d’année liturgique (1er dimanche de l’avent), les catholiques craignent de devoir passer Noël dans les mêmes conditions que la fête de Pâques qui a eu lieu pendant le premier confinement : sans Eucharistie.

Plus de 300 personnes rassemblées pour la messe à Toulon
Rassemblement pour la messe organisé devant la cathédrale de Toulon hier soir par l’AFC de Toulon et le Collectif pour la messe de Toulon.
Plus de 300 personnes réunies dans le recueillement pour écouter des extraits de textes de Martin Steffens, Benoît XVI, et Maître Triomphe.
Un plaidoyer pour la liberté de culte et rappel de la place fondamentale du sacrement de l’Eucharistie dans notre vie.


Manifestation pour la messe à Bayonne, rejointe par Mgr Aillet
Ce dimanche 22 octobre, une manifestation pour le retour à la messe a eu lieu devant la Cathédrale de Bayonne avec près de 200 personnes.
Les manifestants ont été rejoints par Monseigneur Marc Aillet qui soutient cette démarche.
Les manifestants ont pu prier, chanter et réciter le chapelet.


Manifestation pour la messe à Sainte-Anne d’Auray
A Sainte-Anne-d’Auray, environ 140 personnes se sont rassemblées sur le parvis de la basilique pour redire leur volonté de retrouver des messes !
Quelques manifestants bravent l’interdiction à Grenoble
A Grenoble, ils étaient 7 devant la cathédrale Notre Dame de Grenoble. Le préfet avait interdit la manifestation pour la messe.
Une voiture des forces de l’ordre est passée au départ mais rien ensuite. Un heure pour prier, avec deux religieuses ursulines polonaises notamment.
Le rassemblement n’était pas déclaré, chaque personne est venue de son plein gré en respectant les mesures sanitaires.
On veut la messe!
A Draguignan, un médecin témoigne : Ne pas opposer messe et service des malades

A Draguignan, les manifestants pour la messe publique ont pu entendre le discours d’un médecin généraliste, qui montre que la messe n’est pas un luxe mais une nécessité dans sa vie de soignant. Ne pas opposer messe et service des malades :

[…]

Puis le discours d’un responsable AFC sur l’engagement des chrétiens au dela de nos manifestations. L’homme providentiel c’est …nous!
Aujourd’hui je ne veux pas apostropher ou invectiver ceux qui nous gouvernent (désolé), mais je m’adresse directement à vous, catholiques dracénois…
Tout d’abord pour vous remercier d’être ici, féliciter votre engagement, et rendre hommage à votre implication dans les sujets de religion comme ceux de société ! Bravo !
J’aimerais ensuite vous faire passer, en guise d’appel à l’action temporelle de chrétiens dans la Cité, 3 messages ; certes moins agréables, mais pleins d’Espérance.
Le premier, c’est que nous sommes en guerre, et que la guerre va durer. Et nous devons la conduire, car elle est juste !
La messe, on nous la rendra, dans quelques jours ou quelques semaines. Très bien ! Mais pas vraiment parce qu’on aura gagné une bataille.
Retournant dans nos églises, allons-nous revenir à la normalité d’une persécution ordinaire, douce et silencieuse, à la normalité du grignotage de nos droits et valeurs, allons-nous laisser à nouveau se produire et s’aggraver les vexations normales, les moqueries normales, les discriminations normales, les spoliations normales, ou les lois iniques normales ?
Cette suppression de la messe doit agir comme un électrochoc pour nous sortir de notre torpeur, et nous ouvrir les yeux…
Beaucoup sont dans le déni aujourd’hui, les adeptes du « c’est pas si pire »… D’autres sont dans la colère, et c’est probablement le cas de ceux qui se pressent sur les parvis dans toute la France… Il nous faut aller jusqu’à l’acceptation afin de réagir convenablement.
Quand nous aurons accepté que nos valeurs sont devenues subversives, en raison du renversement opéré en occident, alors nous trouverons des moyens d’action.
Quand nous aurons accepté que nous sommes en guerre, alors nous arrêterons de perdre toutes nos batailles. Les guerres perdues sont celles que l’on n’a pas menées.
Mon second message, c’est de bien comprendre contre QUI nous nous battons.
Certes des ennemis nous haïssent et nous persécutent pour ce que nous sommes, ou ce que nous défendons. Vous avez sûrement des idées…
Mais je crois que nous avons 4 adversaires, et les voici dans l’ordre d’importance et de priorité :
- Notre premier et principal adversaire est individuel… c’est nous-mêmes ! Nos défauts, notre peur, notre amour du confort, notre tiédeur, notre mondanité, nos bonnes excuses… J’y reviens dans mon 3ème message.
- Notre deuxième adversaire est collectif, ce sont… nos amis, nos communautés et groupes, leur inertie, leur superficialité. Ce sont surtout nos dissensions internes, nos guerres de chapelles… Divisés ou dispersés nous sommes faibles, et nous n’avons presque pas besoin d’ennemis… Nous rassembler et nous unir ne fera pas qu’additionner nos forces, mais les multipliera.
- Notre troisième adversaire, ce sont ceux qui pensent le prêt-à-penser ; ils nous aiment si on leur dit de nous aimer, ils nous haïssent si on leur dit de nous haïr ; ce sont les plus nombreux ; aujourd’hui ils sont peut-être du côté des ennemis, seulement parce que nous sommes inaudibles, timorés, repentants, désunis… Mais si nous avons réellement vaincu les 2 premiers adversaires, alors ça changera.
- Enfin, notre dernier adversaire ce sont nos vrais ennemis, ceux qui veulent nous abattre, qui nous haïssent… Ils ne sont pas si nombreux. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les plus faciles à vaincre, si et seulement si nous avons vaincu les autres adversaires ; ils tomberont naturellement, car ils ne sont puissants que parce que nous sommes faibles, ils ne prospèrent que parce que nous régressons, ils ne règnent que parce que nous sommes résignés. Nous les vaincrons donc aisément, car la vérité balaye le mensonge, et la lumière dissipe les ténèbres…
Mais ne nous trompons pas d’ordre, s’attaquer à nos ennemis sans s’être vaincu soi-même, sans avoir réussi à nous unir, est voué à l’échec.
La lutte contre nous-mêmes et notre inertie est donc la plus importante, elle est fondatrice de notre action, voilà mon 3ème message.
Je ne veux évidemment pas minimiser les nombreuses actions que vous menez déjà, vos efforts, vos renoncements… Vous êtes ici aujourd’hui, donc vous êtes déjà combattants, et vous agissez déjà… Nous avons à Draguignan une paroisse très vivante, de bonnes écoles, des communautés, etc., tout ceci grâce à vous, et nous pouvons en être extrêmement fiers. Ne sous-estimons pas tout ça… Mais il faut se rendre à l’évidence, nos actions collectives sont insuffisantes ou inadaptées, puisque nous ne sommes jamais parvenus à changer le cours des choses… Nous devons donc passer à la vitesse supérieure !
Personnellement, j’ai longuement attendu l’homme providentiel, fort, charismatique, qui renverse les obstacles avec superbe, que nous pourrions suivre tous comme un seul homme… Mais j’ai réalisé que l’homme (ou la femme) providentiel n’existait pas, et qu’il ne viendrait pas… Il n’y aura PAS d’homme providentiel, l’homme providentiel, c’est chacun de nous, l’homme (ou la femme) providentiel, c’est VOUS !
Se vaincre soi-même, je crois que c’est, au moins en partie, arrêter d’attendre que son voisin bouge d’abord, et bouger le premier. Ne pas croire qu’il est mieux placé ou plus fort que nous ; c’est peut-être vrai, mais qu’importe, il faut briser l’immobilisme collectif : nous aboyons beaucoup, mais nous sommes des chiens de faïence. Lançons-nous, ouvrons une voie, ça fera des émules, et nous pourrons nous regarder dans la glace, regarder nos enfants, et dire « j’ai tenté quelque chose ». Qu’avons-nous à perdre ?
A nos amis qui refont le monde autour d’un verre, qui pestent et qui protestent, nous dirons : « ça c’est très bien, j’aime beaucoup ce que vous dites, mais concrètement, vous, vous FAITES quoi ?! »
Pour conclure, un petit collectif de laïcs est en train de s’organiser, ici, pour agir (d’abord) localement… Très modeste, et sans autre prétention que d’amorcer un mouvement où l’on franchirait un cap dans l’action et le combat.
Car tout comme notre salut ne viendra pas d’un homme providentiel, il ne viendra pas non plus d’un collectif parisien providentiel qui aurait de meilleures idées que nous…
Je n’ai pas le temps de dire un mot sur ce que peut être l’action, j’en suis désolé… Mais n’ayons pas peur, c’est à la portée de tous, vraiment, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice ! Joignez-vous à nous, nous en discuterons : des personnes vont circuler et vous proposer de donner vos coordonnées pour rester en contact (c’est gratuit, et ça n’engage à rien !).
Je termine avec ceci :
La victoire viendra de nous, ou ne viendra pas. La victoire viendra de Draguignan ou ne viendra pas.
Penser autrement, c’est déjà perdre la guerre ; attendre, c’est déserter !
Et plus nous serons nombreux à nous mobiliser, plus nous nous mobiliserons tôt, moins l’action nous demandera d’efforts et de sacrifices.
Alors, Dracénois, réveillons le dragon qui sommeille en nous ! Nous serons victorieux, avec toute la force de la prière, et toutes nos forces dans l’action !
A Saint-Sulpice, les manifestants ont pu prier
Bien que cela en indispose certains, des journalistes au préfet de police…
Nouvelle prière de rue en cours face à l’Eglise Saint-Sulpice à Paris. pic.twitter.com/OfJB8d3Jk6
— Remy Buisine (@RemyBuisine) November 22, 2020


Plus de 200 manifestants au Mans pour la messe : “Notre devoir, c’est notre Espérance”

Voici le discours prononcé à l’occasion :
Chers amis,
Partout de toutes les places de France, au pied de nos églises, les catholiques se rassemblent pour témoigner de leur attachement à la Messe, rejoindre les plus fragiles qui ne peuvent venir ; pour demander ce que Dieu nous a donné.
Voilà l’essentiel de notre présence, de notre Espérance.
Alors, oui les églises sont désormais ouvertes et nous pouvons y retrouver Notre Seigneur dans sa maison
Et pourtant, et pourtant… nous ne pouvons assister à la Messe.
Pourquoi l’assistance à la Messe ? Car c’est « une aspiration légitime, une nécessité vitale et même un devoir » nous le savons tous. Cette assistance est catholique et voulue par tous les catholiques sans exception. Tous nous la voulons. Ce temps de la Messe publique ne peut donc être vu que dans son exception oh combien légitime, oh combien vitale.
Aujourd’hui nous sommes dans l’attente, dans la privation devons-nous y rester, ne rien faire ? La rue, nos places sont notre monde. Or, le lieu premier de l’apostolat des laïcs est le monde : « C’est là qu’ils sont appelés » nous rappelle la constitution sur l’Eglise Lumen Gentium (LG31), c’est pour cela que nous sommes ici rassemblés. Notre présence aujourd’hui est donc nécessaire et légitime.
Nous sommes là pour montrer notre enthousiasme pour la Messe Publique, et l’enthousiasme, c’est l’inspiration divine par son origine grecque, et l’enthousiasme, c’est l’audace joyeuse dans la vie de l’Eglise par Saint Paul et Saint Thomas d’Aquin.
Mais quelle est donc cette importance, cette vitalité de la Messe Publique ?
Viennent à notre mémoire cet appel prophétique du Cardinal Sarah aux familles en mai 2019 à Lourdes, et aujourd’hui plus que jamais d’actualité.
Que nous dit-il, écoutons le préfet du Culte Divin:
« Pour les époux chrétiens, la sainte Messe, celle à laquelle ils participent au mois chaque dimanche en famille, et donc la Communion eucharistique, est la source de leur vie conjugale et donc de la vie familiale. En particulier, la prière conjugale et donc familiale des époux chrétiens et de leurs enfants s’enracine profondément dans l’Eucharistie célébrée, reçue et adorée »
« Ou bien si vous préférez cette expression plus lapidaire : « pas de vie conjugale animée par la prière chrétienne»(…) «Pas de vie conjugale authentique sans la Messe, sans la sainte Eucharistie ».
Celle-ci (la Messe, la sainte Eucharistie, nda) irradie la vie conjugale et familiale, et donc la prière des époux, la prière de la famille chrétienne réunie chaque soir pour louer le Seigneur, comme le soleil, qui est à l’origine de la lumière du jour, nous permet de voir dans la clarté la merveilleuse création qui nous entoure ».
« L’Eucharistie est le face à face terrifiant de l’homme avec Dieu, la rencontre entre Dieu trois fois Saint et l’homme pécheur ».
« Cette rencontre doit être pour les époux (pour les familles, nos enfants, chacun d’entre nous nda) un moment structurant et de grande fécondité spirituelle ».
Chers amis, vivrions-nous sans le soleil pour éclairer nos journées ? Non bien sûr. Nous ne pouvons donc pas vivre sans l’assistance à la Messe, nos couples, nos familles, nos enfants ne le peuvent pas. Nous ne le pouvons pas.
Notre devoir, c’est notre Espérance.
Nous sommes ici pour que notre Espérance se retrouve dans notre indignation, nous voulons bouger, ne pas être dans le « à quoi bon »
Et ainsi trouver la force de nous mettre aux services des plus pauvres, car comme l’a dit le Saint Pape Jean-Paul II en 2004, rappelant son encyclique de 2003 l’Eglise vit de l’Eucharistie « notre participation à la messe est l’exercice premier à toute charité envers les plus pauvres »
Comme hier et aujourd’hui nous pouvons crier :
Notre-Dame Montjoie !
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !
Environ 250 personnes manifestent à Chartres pour la messe
L’évêque, Mgr Christory, sorti de la cathédrale, est venu prier et discuter.
Manifestation pour la messe à Strasbourg




interventions de :
-Grégor Puppinck, directeur du European Centre for Law and Justice (ECLJ) ;
-Jean-Daniel Peter, pasteur évangélique, représentant Christian Solidarity International (CSI) ;
-Yves Parrend, pasteur luthérien et ancien secrétaire général de la Fédération protestante de France ;
-Aude Tampé, mère de famille, représentant les Associations familiales catholiques (AFC) ;
-Abbé Frédéric Martin, prêtre du diocèse de Strasbourg, intervenu avec l’autorisation de l’archevêché.
Mgr Dollmann présent parmi les manifestants à Cambrai
Mgr Vincent Dollmann, archevêque de Cambrai, est venu à la fin de la manifestation pour la messe, ce matin à Cambrai. Il a remercié les quelques 70 personnes présentes avant de les bénir.


Auparavant un manifestant a prononcé ce discours :
Bonjour à tous,
Merci d’être venus!
Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour rappeler à notre gouvernement que la liberté est un droit fondamental de l’homme et que la liberté de culte est un droit, un besoin impérieux, mais aussi un devoir pour nous tous chrétiens.
Il est temps de laisser de côté notre tiédeur pour affirmer publiquement et devant tous que nous sommes chrétiens et que notre religion n’est pas un loisir ni un commerce. Soyez fiers d’être chrétiens. Soyers fiers d’aller à la messe le dimanche pour rendre à Dieu ce temps qui Lui appartient.
Gouvernement, ne négligez pas vos citoyens croyants et laissez-les prendre soin de leur âme de la même façon que vous leur imposez de prendre soin de leur corps.
L’homme est fait pour connaître, aimer et servir le Bon Dieu.
Aujourd’hui on nous parle en permanence des droits de l’homme, mais on oublie les devoirs de l’homme. Le premier des devoirs de l’homme est de rendre un culte à Dieu. C’est pour cela qu’Il a tiré son peuple d’Egypte et toute l’histoire de l’antique Israël raconte la fidélité ou, hélas les infidélités, de son Peuple.
Le Christ est venu pour nous sauver et fonder l’Eglise par son sacrifice sur la croix qui se renouvelle à chaque messe. L’Eglise vit de l’Eucharistie.
On nous parle à longueur de journée de liberté. Il est curieux que souvent plus on parle d’une chose, moins on la pratique… La première des libertés ne serait-elle pas de pouvoir accomplir notre devoir ? c’est-à-dire ce que nous devons faire en raison même de notre nature humaine, ce qui est notre bien suprême, notre destinée. Voilà la vraie liberté. Le Christ en mourant sur la croix nous a libérés. Il nous a rendus capable d’accomplir ce pour quoi nous étions faits : connaître, aimer et servir le Bon Dieu et donc Lui rendre un culte véridique, dès ici-bas.
Par le baptême, nous avons été libérés, c’est-à-dire que nous avons été rendus capables d’accomplir ce devoir impérieux de notre nature humaine. C’est pourquoi, nous devons et c’est un devoir grave, car c’est un besoin impérieux, assister au saint sacrifice de la messe le jour du Seigneur, le dimanche.
Aujourd’hui, dans notre pays ce devoir premier de l’homme n’est plus reconnu. C’est une occasion de tristesse, de prières de réparation, et d’actions de résistance.
Cette manifestation est déclarée en préfecture. Les organisateurs demandent de bien respecter les normes sanitaires (port du masque et distanciation).
Aujourd’hui, nous terminons l’année liturgique. La semaine prochaine en débutera une nouvelle avec l’Avent.
Ce matin, à la messe, nous avons médité le jugement dernier à la fin des temps qui ouvrira le triomphe définitif de l’Eglise dans l’éternité. N’hésitons pas à faire des examens de conscience sur notre organisation du temps, notre participation aux œuvres de miséricordes, l’exercice de la charité envers tous, notre confiance en Dieu, notre engagement au service du règne du Christ et de l’Eglise, notre participation au culte de Dieu, notre vie de prières, notre défense de la vérité dans l’ordre social et politique, etc… De tout ce que nous sommes, de tout ce que nous faisons, de tout ce que nous avons reçu, nous aurons des comptes à rendre à Celui qui est mort pour nous.
Puis un autre manifestant a prononcé celui-là :
Je m’adresse aujourd’hui à vous en tant que légitimiste. Pourquoi ? Alors que j’aurais pu le faire en simple catholique !
Parce que hasard du calendrier liturgique ordinaire, nous fêtons aujourd’hui la fête du Christ-Roi !
Christ-Roi de l’Eglise, Roi des âmes et des anges, Roi de l’univers, Roi d’un Royaume qui n’est pas de ce monde ;
Mais, tout de même… L’Histoire nous l’apprend, sainte Jeanne d’Arc l’a manifesté par la triple donation, le Christ est Roy de France ! Et celui qu’on appelle Roy de France n’est en réalité que le lieutenant du Christ-Roy, comme le Pape est vicaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. D’ailleurs les chouans ne s’élançaient-ils pas au cri de Dieu le Roy !
Pourquoi rappeler tout ça aujourd’hui, à l’occasion d’un rassemblement pour réclamer la messe et les sacrements ?
Parce qu’en France, depuis 200 ans, le Christ-Roy a été détrôné, guillotiné, et qu’il ne faut pas s’étonner depuis toutes les lois funestes, scélérates, mortifères qui n’ont de cesse de détruire les fondements de notre civilisation chrétienne.
La légitimité, c’est avec les lois fondamentales du Royaume le cœur de la France ! La légitimité c’est depuis le baptême de Clovis l’Alliance du Trône et de l’Autel ! Un merveilleux équilibre entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, entre « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; Mais un équilibre dont le Maître est Jésus-Christ !
La république, ça n’est pas la France. La république ce sont toutes les lois, toutes les dispositions qui ne cessent de ravager notre patrie et la foi de nos pères. Pour remonter dans le temps :
- Constitution civile du clergé !
- Spoliation et vole des biens d’Eglise et des églises elles-mêmes !
- Loi sur le divorce !
- Séparation de l’Eglise et de l’Etat (est-il bon de rappeler que sous l’ancien régime, l’Eglise était absolument indépendante et non subordonnée à la monarchie !) !
- Avortement !
- Contraception !
- Le projet de loi Savary de 1984, visant à intégrer les écoles privées à un « grand service public » pour déposséder les parents du choix d’instruction de leurs enfants !
- Recherches embryonnaires sous couvert de bébés éprouvettes !
- Mariage homosexuel, avec en creux le droit à la filiation et à l’assistance médicale !
Aujourd’hui :
- Projet de lois « bioéthiques » incluant les chimères sous couvert sentimental de PMA !
- Lois sur le séparatisme !
Est-ce une interdiction de critique du régime républicain et de ses fautes !? Est-ce le moyen d’interdire l’école à la maison et les écoles hors-contrat catholiques ?
- Et aujourd’hui, sous couvert d’une pandémie dont d’aucuns doutent de la gravité, l’Etat se permet d’interdire les messes publiques et l’accès aux sacrements !?
- Demain, ce sera l’euthanasie, ou déjà aujourd’hui pour les vieux, sous couvert de sédatif Rivotril ?
C’est certain, la France, parce qu’elle est chrétienne, est anesthésiée à doses homéopathiques, sédatives, mais l’issue recherchée est fatale : c’est l’euthanasie !
Combien sommes-nous aujourd’hui, ici-même, pour défendre les droits de Dieu, et rappeler les devoirs des hommes envers Dieu !?
Les calamités ont toujours été le moyen de Dieu pour pousser les hommes à la conversion :
Et on nous interdit la messe et les sacrements ? On nous interdit la nourriture et les moyens de Dieu qui soignent les corps, adoucissent les cœurs, et sauvent les âmes !? Est-ce un hasard ?
Combien sommes-nous dans nos grandes églises, le dimanche, pour déranger qui que ce soit !?
Mes amis, nos églises sont souvent vides, parce que nous sommes depuis longtemps sédatés, étouffés, mais doucement et sûrement euthanasiés.
Chers amis, ne vous leurrez pas, depuis 200 ans la révolution s’est dressée contre Dieu sous l’égide du « non serviam » et œuvre patiemment contre la France, parce que la France est chrétienne, parce que Jésus-Christ est notre Roy, et qu’ils veulent l’arracher de nos cœurs !
Mon développement est sombre, mais réaliste.
Il n’est pas hors de propos, mais il rappelle que ce qui nous arrive est le prolongement d’une œuvre de destruction dont nous sommes les victimes. Et il ne faudrait rien dire, et rester patiemment chez soi pour attendre ce qui sera réservé à notre sort !
« Lorsque le Fils de l’Homme reviendra sur la terre, y trouvera-t-il la foi. »
Mais souvenez-vous que le Bon Dieu renouvelle toute chose, et que le Bon Dieu s’est souvent servi du petit reste d’Israël. Nous sommes le petit reste d’Israël.
L’apostasie est générale, notre pays est progressivement dépecé, colonisé, et on nous interdit notre Nourriture Sacrée !
Mgr Schneider déclarait, il y a peu, qu’il nous fallait reprendre le chemin des catacombes.
Préparez-vous, ne perdez plus de temps, les années qui s’annoncent sont des années de combat pour la survie de la foi, et de combat pour le pays de nos pères, le pays de nos mères, le pays de nos enfants.
Pour la messe !
Vive Dieu, Vive le Roy !

A Saint-Germain-en-Laye, les manifestants revendiquent : « Mon Dieu nous manifestons afin que Votre nom soit sanctifié ! »
Le saint cardinal Newmann disait que « la messe est la plus belle chose de ce côté-ci du paradis ».
Dimanche 22 novembre à 15h00, les habitants de Saint-Germain-en-Laye et des environs ont répondu présent une nouvelle fois en nombre pour manifester publiquement leur attachement à la messe et pour exprimer clairement et fermement que pour un catholique l’éternité est plus importante que la vie.
En se retrouvant nombreux ils ont revendiqué haut et clair auprès de ceux dont le pouvoir vient de Dieu (quoi qu’ils en pensent et quoi qu’ils puissent malheureusement faire de ce pouvoir), ils ont revendiqué auprès des hommes politiques français le droit de rendre publiquement à leur Créateur le culte qui lui est dû.
Peut-être ce droit est-il un droit de l’Homme, sans doute ce droit est-il un droit constitutionnel, mais ce droit c’est d’abord et avant tout un droit naturel voulu par Dieu lui-même ! Les pouvoirs publics peuvent utiliser la contrainte et la force et la ruse, les simple fidèles catholiques savent bien quel est leur devoir !
Dimanche dernier ils ont revendiqué cette liberté. Une semaine après, puisque rien n’a changé, que les églises, comme sous la Révolution française, sont interdites au culte, ils ont renouvelé très logiquement leur rassemblement.
Et puisque on les somme d’organiser un rassemblement « revendicatif » ils ont revendiqué comme leur Père le leur a enseigné :
« Mon Dieu nous manifestons afin que Votre nom soit sanctifié ! Pour que Votre règne arrive ! Pour que Votre volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au Ciel ! »
Ils ont rappellé aux pouvoirs publics cette mise en garde adressée à Napoléon III par le très pugnace cardinal Pie, mémorable évêque de Poitiers, magistrale figure de Pasteur du troupeau : «Si l’heure n’est pas venue pour Jésus-Christ de régner (disait-il), alors l’heure n’est pas non plus venue pour les gouvernements de durer !»
A Paris en 2008, le pape Benoît XVI disait aux Français de sa douce et bonne voix que :
« Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l’Eglise ! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde ! »
Les Saints-Germanois n’oublient pas les paroles du Saint Père, leur présence en ce jour a voulu en témoigner.

Manifestation pour la messe à Limoges : “Nous sommes là parce que nous avons faim”

Il a été demandé un texte exposant les motifs de la manifestation devant la cathédrale de Limoges. Lettre à mes enfants :
Mes chers enfants,
Quand le sujet de la tenue d’une manifestation ce dimanche est venu autour de la table du repas familial, rapidement les doigts se sont levés pour y participer. Mais pourquoi sommes-nous là ce matin ? Avons-nous trouvé un motif – valable – de sortie à plus de 1 km de chez nous ? Avions-nous envie d’apercevoir – de loin – quelques bons copains ?… Non !
Nous sommes là parce que nous avons faim.
Nous sommes là parce que la messe nous manque.
Nous sommes là parce que, nous le croyons, la messe manque à notre Seigneur.
Nous sommes là parce que nous voulons soutenir nos prêtres et notre évêque.
Nous sommes là… parce qu’on nous a privés de messe sans raison vraiment valable. Et que c’est (presque) une première dans l’histoire de France.
En tant qu’élève, on apprend à connaître aussi les sombres épisodes de l’histoire de notre pays : les invasions des Vikings, les guerres de religion, les ravages de la peste, les bombardements des nazis… et un tas d’autres batailles sanglantes ou épidémies. Mais jamais, en ces temps si différents, jamais la messe n’a été interdite. Même durant la Terreur révolutionnaire, la liberté de culte, sérieusement compromise, n’a pas été abolie ; seuls les prêtres qui refusaient la Constitution civile du clergé, la réforme de l’Église de France votée par l’Assemblée nationale en juillet 1790, seuls ces prêtres ont été persécutés et massacrés. Mais même là, même dans cette période douloureuse pour l’Eglise, la messe n’était pas interdite partout et pour tous.
La liberté de culte est essentielle. Les régimes politiques qui ont suivi depuis deux siècles n’ont jamais pu l’abolir. Notre Premier Ministre, Jean castex, l’a très justement rappelé le 7 novembre dernier, lors de l’hommage aux catholiques assassinés à Nice :
« La République ne transige pas avec la liberté de culte. C’est une liberté fondamentale. »
C’était il y a tout juste deux semaines…
Alors pourquoi sommes-nous là ce matin ? Nous sommes-là, parce que le soir-même de l’intervention du Premier Ministre, le Conseil d’Etat faisait goûter aux prêtres et catholiques la puissance de l’Etat en confirmant l’interdiction de célébrer des messes. Une interdiction réclamée par le Président de la République pour ce nouveau confinement.
Pour la deuxième fois en quelques mois, le gouvernement nous prive de messe. La première fois, au printemps, nous l’avions (un peu) mieux accepté, même si, souvenez-vous, il avait été douloureux de ne pas fêter Pâques. Cette première fois, nous l’avions un peu mieux acceptée parce que nous étions privés de presque tout :
– les écoles, collèges et lycées étaient fermés,
– la plupart des magasins étaient interdits,
– la plupart des entreprises étaient à l’arrêt,
– la plupart des trains et bus ne circulaient pas.
Et surtout il n’existait de protocole sanitaire nulle part. Rappelez-vous, c’était l’époque où le port du masque était… inutile !
Mais cette fois, mes chers enfants, les choses sont complètement différentes. Cette fois, les écoles, les collèges, les lycées sont ouverts.
Cette fois, nombre de magasins trouvent un moyen d’ouvrir.
Cette fois, les entreprises doivent continuer à tourner.
Cette fois, il est possible de s’entasser dans un bus de ville.
Mais, cette fois, les messes demeurent interdites. Vous le savez, pourtant, le port du masque et les règles sanitaires sont la norme depuis des mois dans nos églises. Mais rien n’y a fait : le gouvernement a considéré qu’il était plus risqué de de se trouver à 30 dans une vaste église pour célébrer la messe que de s’entasser à 50 dans un bus. Oui, c’est absurde.
En passant en ville, hier, vous auriez pu entendre au moins deux autres manifestations : pour la liberté de la presse, pour la liberté d’instruction. Nous ne sommes pas les seuls à manifester pour défendre la liberté. Parce que, oui, les libertés sont menacées chaque jour un peu plus dans notre beau pays. La liberté de culte n’y fait pas exception. Nous sommes là ce matin pour le rappeler.
Alors bien sûr, vous l’entendrez aussi : “Se priver de messe c’est un geste solidaire pour protéger les autres du Coronavirus.” Mais a-t-on pointé du doigt les églises comme étant des foyers de contamination ? Non.
Au contraire, les scientifiques qui conseillent le Président de la République ont bien noté dans leur rapport que “les églises n’étaient pas retrouvées parmi les lieux à risque d’infection.” Alors pourquoi nous interdire d’y aller pour la messe alors même que les écoles qui sont ouvertes représentaient, elles, dès septembre, le principal lieu de circulation du virus ?
Je sais que vous pouvez également entendre des amis vous dire : “Et puis après tout, pourquoi réclamer la messe en vrai, il y en a tant à la télévision ou sur l’Internet ? C’est finalement pas si mal… et en plus on n’a pas à sortir ! ”
Y croyez-vous ?
Un joli reportage sur le Puy du Fou… remplace-t-il un séjour en famille dans le parc ? Non !
Une émission de cuisine… remplace-t-elle le bon moelleux au chocolat de Maman ? Bien sûr que non !
La vidéo d’un nouveau-né à la maternité… remplace-t-elle un premier câlin avec ce petit frère ? Là encore, c’est non !
Eh bien, une messe à la télévision, n’en déplaise au gouvernement, ne remplacera jamais une messe vécue !
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de nous entasser dans des bus, des salles de classe, des queues de supermarché… tout en étant privés de se réunir à quelques-uns dans une église, pour la messe !
Pour finir, je vous félicite, mes chers enfants, d’avoir tenu à être là ce matin, d’avoir tenu à manifester que la messe vous manque, que nos prêtres vous manquent, que notre évêque vous manque. Vous avez raison de vous faire entendre. Le Pape François vous y encourageait d’ailleurs il y a quelques années. Je me permets de lui laisser la conclusion de ce mot :
“Mettez le bordel ! Mettez le feu dans les diocèses ! Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue. Je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas.”
“Nous ne voulons pas de jeunes mauviettes. Nous ne voulons pas de jeunes qui se fatiguent vite, qui vivent leur vie épuisés avec l’ennui sur leur visage. Nous voulons des jeunes avec de l’espoir et de la force.”
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 5

5e jour : 22 novembre : Dans la lumière de la venue de saint Jean-Paul II en France
Saint Jean-Paul II est venu en France le 22 septembre 1996, à Reims, pour commémorer le baptême de Clovis, de ses soldats et de la France, Fille aînée de l’Église… Précédemment, au Bourget, en 1980, il avait interpelé la France de manière mémorable : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle (Jésus-Christ) ? »
Marie dira à Catherine le 27 novembre en décrivant la Médaille : « Ce globe représente le monde entier, particulièrement la France… »
Outre le fait que Catherine demanda la régularité de la vie spirituelle et liturgique dans les deux familles (Filles de la Charité et la Congrégation de la Mission), elle soutint (notamment à Enghien, Val-d’Oise) l’association des « Enfants de Marie » demandée par la Vierge pour, à son école et à celle de saint Joseph en union avec Jésus (le premier « Enfant de Marie »…), apprendre à connaître, aimer et servir Dieu, notre Père, dans la prière et le service… Et à l’aimer en chacun, particulièrement dans les pauvres et les petits.
Marie ajoute aussi le 27 novembre : « Ce globe représente… chaque personne en particulier. »
Prions :
Pour que tous les enfants de Dieu par la Création puissent connaître Jésus-Christ et devenir Enfants de Dieu par l’œuvre de sa Rédemption sur la Croix et en son Église via le baptême. Jésus-Christ, notre Rédempteur, tu nous rachètes tous en espérant tous nous sauver… Prions pour que, devenant tes frères et sœurs, nous comprenions que nous sommes avec toi, « Enfants de Marie et de saint Joseph ». À ton école, Enfant Jésus, nous voulons ainsi nous offrir nous-mêmes, la France et le monde à Dieu le Père chaque matin en union avec toutes les saintes messes.
+ Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Résolution :
Offrons-nous nous-mêmes à Dieu dès le matin ainsi que le monde entier et la France qui a pour vocation spécifique d’éduquer les peuples.
Chant : Reprenons 2 couplets de : Ô Vierge Marie conçue sans péché
Ô Vierge Marie conçue sans péché, priez pour nous, pour vos enfants
Ô Vierge Marie conçue sans péché… Pour vos enfants qui ont recours à vous !
4/ « Venez au pied de cet autel
Là les grâces seront répandues
Sur tous ceux qui les demanderont
Avec confiance. » La Sainte Vierge nous attend !
5/ Vierge puissante, tu offres au Père :
Le monde, la France, chacun de nous.
Unis à la Croix de Ton Fils.
Unissons-nous, la Sainte Vierge nous attend !
Manifestation pour la messe à Rouen
Environ 250 personnes ont manifesté aujourd’hui à Rouen pour défendre la liberté de culte

Manifestation pour la messe à Angers avec l’intervention de Guillaume Bernard
La manifestation se déroulait ce dimanche après-midi :


Voici le discours de Guillaume Bernard :
Après être intervenu à Paris et Luçon, respectivement les 13 et 15 novembre derniers, l’universitaire Guillaume Bernard (historien du droit) a de nouveau participé, dimanche 22 novembre, à Angers, à une manifestation pour la défense de la liberté de culte et le retour des messes publiques. Voici le discours qu’il a prononcé, à titre personnel, à cette occasion, devant une assemblée d’environ quatre-cent personnes.
Chers amis, je suis venu vous porter l’amicale salutation de la Vendée. Chers amis, merci. Oui, merci de ne pas vous être laissés impressionner par les menaces de certains. Merci de ne pas vous être laissés démoraliser par les lâchetés d’autres. À l’initiative du peuple catholique, il y a, aujourd’hui, partout en France, plus de manifestations qu’il n’y en a eu la semaine dernière. Parce que les Français, parce que les catholiques ne sont pas des chevaux dont on tient la bride courte. Ce sont des hommes libres. Nous sommes des hommes de France, des hommes francs, des hommes libres. Dieu nous laisse libre d’accueillir ou non sa parole et son amour. Ce ne sont donc pas des politiciens professionnels qui vont nous dicter ce que doivent être nos paroles publiques et à qui nous devons donner notre amour. Bravo à vous tous qui résistez à la réduction matérialiste de la vie et à l’autoritarisme grandissant de l’État.
N’est-il pas sidérant de voir des politiciens adeptes de la culture de mort et de la dénaturation de l’humanité se draper dans une posture de défenseurs de la vie ? Le mensonge est prodigieux. Car, en fait, leurs mesures liberticides détruisent tant la vie présente que la vie à venir : la vie économique et la vie culturelle, la vie sociale et la vie amicale, la vie à naître et la vie finissante, la vie psychologique et la vie spirituelle. Contrairement à ce qu’il prétend, l’État ne fait pas preuve de prudence ; il instrumentalise le principe de précaution qui étouffe la vie. Sous prétexte de sauver des vies, l’État emprisonne la vie : il l’enferme physiquement et juridiquement ; il « artificialise », si vous me permettez ce néologisme, la vie en la canalisant – et donc en ayant les moyens de la surveiller – par le numérique.
Personne ne nie la maladie et le fait qu’elle puisse être grave pour les plus fragiles. Mais, l’État n’hésite pas à propager la peur pour paralyser la contestation. Or, les catholiques n’ont pas peur. Car ils savent que la peur n’évite pas de mourir ; elle empêche seulement de vivre et de se battre. Les catholiques n’ont pas peur, car ils savent que la mort fait inéluctablement partie de la vie. Les catholiques n’ont pas peur, car ils espèrent en une vie bien plus longue et bien plus satisfaisante que celle d’ici-bas. En entretenant la peur, l’État rend comme un culte au Covid, un culte à la mort, un culte de mort. Et, dans le même mouvement, comme par enchantement ou par ensorcellement si j’ose dire, il interdit aux catholiques de rendre le culte à Celui qui a vaincu la mort. Que l’État cesse de cultiver la mort, qu’il nous laisse vivre et nous rende la messe !
Ne nous cachons cependant pas derrière notre petit doigt. Il est des prières de rue qui choquent l’opinion publique lorsqu’elles se font dans un esprit de conquête – et non de résistance comme les nôtres – et sans respect dû à l’ordre et à la tranquillité publiques quand, par exemple, elles portent atteinte de manière répétée et prolongée à la libre circulation. Mais, ce n’est évidemment pas le cas des manifestations catholiques. Que les politiciens cessent donc leur hypocrisie et abandonnent leur obsession égalitariste mettant tout le monde dans le même sac. Le catholicisme est consubstantiel à la France. Rendez à la France sa liberté religieuse, rendez-nous la messe !
Contrairement à ce que certains semblent penser en nous accusant, à demi-mot, de manque de compassion pour les malades voire tout bonnement d’orgueil, c’est parce que, malheureusement, nous savons ne pas être (encore…) des saints que nous avons vitalement besoin des sacrements, en particulier de la confession et de l’eucharistie. Ce dont les malades ont, eux aussi, grandement besoin. L’assistance à la messe est essentielle pour un catholique parce que la messe – renouvellement non-sanglant du sacrifice du Christ – est l’essence même du catholicisme. Laissez les malades et les bien-portants, laissez les nouveau-nés et les croyants accéder aux sacrements. Laissez-les vivre, laissez-nous vivre. Depuis le baptême jusqu’à l’extrême onction, rendez-nous l’entière liberté des sacrements !
Bien sûr, les représentants du Gouvernement dans les départements pourront toujours chercher à interdire nos rassemblements au nom du maintien de l’ordre et en raison de supposés risques sanitaires. Comme si ceux-ci étaient plus grands à l’occasion du culte que dans les supermarchés ou les transports en commun. Mais alors, la tyrannie sécuritaire et hygiéniste révèlera son vrai visage quand elle prétendra que la messe porterait, en elle-même atteinte à l’ordre public et qu’elle serait, par nature, plus « sanitairement » dangereuse qu’une manif lambda. Le laïcisme se dévoilera, à nouveau, au grand jour, pour ce qu’il est : non pas une neutralité garantissant les libertés de conscience, d’opinion et de culte, mai une religion de substitution et, avant tout, un antichristianisme.
Ici, à Angers, j’ose lancer un appel. Face à l’adversité, j’appelle à l’unité et à la solidarité de tous les catholiques, quelles que soient leurs sensibilités, en particulier liturgiques. Il faudrait que dimanche prochain et, s’il le faut dans les semaines qui viennent, dans chaque département, dans chaque diocèse, des messes soient dites à l’occasion de nos manifestations, que ce soit en forme ordinaire ou en forme extraordinaire. Idéalement, dans les deux formes. Qu’importe qui les diront : des évêques, bien sûr, des prêtres diocésains ou issus d’une communauté quelconque, d’une fraternité ceci ou d’un institut cela. Tous ensemble, fraternellement, nous devons rejeter loin de nous les facteurs de division et les petites combines qui dissimulent – si mal – des intérêts de boutique sous les oripeaux flatteurs de la supposée « bonne » stratégie ou de l’impérieuse obéissance mais complètement travestie. Seul comptent les sacrements et le saint sacrifice de la messe !
Dans la forme ordinaire de la liturgie, nous sommes le dimanche du Christ-Roi. Oui : « Nous voulons Dieu, / C’est notre père. / Nous voulons Dieu, / C’est notre Roi. » Personne n’est obligé de croire ; on ne force pas le for interne. Mais, que l’État cesse d’empiéter sur le domaine qui n’est pas le sien. Qu’il nous laisse exercer notre légitime liberté. Qu’il nous laisse rendre à Dieu le culte qui lui est dû. Qu’il ne nous persécute à nouveau comme il l’a fait par le passé. Nous ne nous laisserons pas faire. Qu’il se rappelle que c’est l’atteinte à la liberté de culte qui a soulevé la Vendée. La justice, c’est rendre à chacun ce qui lui revient. Alors, rendez-nous la liberté de culte, rendez-nous la messe !
« Parle, commande, règne. / Nous sommes tous à Toi. / Jésus étend ton règne. / De l’univers soit Roi. » Vive le Roi : vive le Christ-Roi!
Manifestation pour la messe à Montpellier
Dimanche 22 novembre matin, les catholiques montpelliérains ont manifesté à nouveau leur désir de messe.
Ils étaient plus de 150 à nouveau, souvent en familles ou entre amis, beaucoup de jeunes, rassemblés sur le parvis de la cathédrale.
Les organisateurs ont lu le discours de circonstance de Soljenitsyne (Harvard, 1978) relatif au déclin du courage, un beau texte de Benoit XVI sur ce qu’est la messe, ainsi qu’un article récent du journal Valeurs Actuelles sur les revendications légitimes des catholiques privés de messe.
Des applaudissements nourris, des mots d’ordres « rendez-nous la messe ! » et un Ave Maria ont donné un bon fond sonore à une action digne et symbolique type « Sentinelles ».
Rendez vous est pris pour dimanche prochain car l’action sera renouvelée jusqu’à la reprise effective des messes. « L’Homme ne vit pas que de pain » et seule la messe offre le pain spirituel indispensable à tout catholique fervent.
Plusieurs centaines de personnes manifestent à Nantes
Ce dimanche matin :

Intervention de Me Jérôme Triomphe au rassemblement pour la messe à Saint-Maur, suivi de Saïd Oujibou
C’était ce matin.
Puis Saïd, musulman converti au protestantisme, a témoigné :
A St Maur des Fossés, nous étions plus de 300 personnes pour écouter le témoignage de Saïb Oudjibou, converti. #PourLaMesse #LiberteDeCulte
pic.twitter.com/HM1urxMMQe— Fédération AFC du 94 (& 93) #MarchonsEnfants (@AFCdu94) November 22, 2020
Voici le discours de Jérôme Triomphe :
Chers amis,
Dimanche dernier, plus de 40 manifestations se sont tenues.
Aujourd’hui, il y en a plus de 60 !
Dimanche dernier, des milliers de catholiques ont bravé fièrement l’interdiction totalitaire de prier dans la rue.
Des hommes résolus ont défié ce gouvernement indigne.
Ils sont restés debout devant les hommes et se sont agenouillés devant Dieu !
La colère gronde et sourd dans tout le pays de France et ce gouvernement va bien devoir reculer !
La semaine dernière, le préfet Lallement interdisait une manifestation devant Saint Sulpice après avoir prétendu interdire tout signe religieux apparent !
Pour ce dimanche, dans sa grande mansuétude, il a décidé de ne plus interdire au motif que les organisateurs avaient respecté son interdiction avec discipline !
Ces gens donnent des récompenses à ceux qui leur obéissent !
Et ils continuent à nous interdire de prier. Cet arbitraire est trop grossier et des décisions ont commencé à tomber !
Le préfet Lallement a été désavoué par le juge du référé-liberté de Paris hier soir !
A Clermont-Ferrand, le tribunal a désavoué le Préfet du Puy-de-Dôme et rappelé qu’aucune autorité ne pouvait interdire de prier dans une manifestation.
Hélas, ils méprisent tellement le droit et la liberté que le même préfet reprenait 2h plus tard trois nouveaux arrêtés d’interdiction des trois manifestations de Clermont-Ferrand en comptant sur le fait qu’aucun référé-liberté ne pourrait être déposé à temps. Ils ont été déposés hier soir et dans la nuit et certains d’entre nous ont travaillé tard.
Hélas, le même juge qui avait invalidé les interdictions du préfet du matin a validé les interdictions du préfet de l’après-midi !
¨ Mais je ne vous aurais pas tout dit si, cédant à une crainte révérencielle, je ne disais pas la tristesse et l’indignation qu’ont provoqué dans le peuple catholique qui souffre l’attitude et les propos de certains de nos pasteurs
Si nous sommes soutenus par de nombreux évêques, d’autres ont cru pouvoir condamner nos manifestations ou s’en désolidariser comme si nous avions la peste ou pire, le covid !
Il y a même ceux qui ont osé écrire à certains d’entre nous que manifester pouvait … indisposer le gouvernement.
Mais c’est le but !
Qu’on le déplore ou non, le rapport de force s’est toujours passé dans la rue !
Savez-vous ce que disait le Pape François le 29 juillet 2013 aux JMJ de Rio : “Mettez le bazar ! Mettez le feu dans les diocèses. Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue” ! “Je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas.” !
Et bien nous protestons car nous sommes la jeunesse de France !
¨ Et, comment le celer, l’un d’entre nos pasteurs a cru pouvoir accuser certaines de ses ouailles en donnant ainsi raison au gouvernement laïciste qui méprise la religion et la liberté.
Non Monseigneur, la messe n’est pas pour nous un « business » !
Pour les journalistes, préfets et ministres incultes, pour ceux qui n’ont pas la chance et le bonheur d’avoir la foi ou ceux qui donnent l’impression de l’avoir perdue,
La messe est le plus grand trésor que Jésus ait laissé à l’humanité rachetée comme témoignage de Sa tendresse et de Son amour infini pour nous.
Car devant la chute de l’humanité, ce Dieu infini S’est abaissé sur cette misère et S’est fait homme.
Il a voulu naître pauvre, dans le froid et dans la paille.
Il a voulu nous racheter en souffrant ce qu’aucun homme ne peut souffrir.
Il a déchiré le voile du temple en mourant nu sur le bois d’une croix d’infamie.
Il a ouvert la porte du Paradis à tous les hommes à la tête desquels un criminel repentant.
Et il nous a laissé Son Eglise, avec ses hommes si imparfaits et parfois si lâches comme l’a été St Pierre.
Il nous a donné Sa propre mère comme tendre mère de tous les hommes.
Nous étions fils de Dieu et ce Dieu S’est fait notre frère.
Dieu le Père nous a ainsi envoyé Son Fils Bien-aimé pour venir ramener à lui l’humanité déchue et vautrée dans le péché, par le sacrifice consommé et infini de la Croix qui répare l’infinité des péchés des hommes repentants.
Et à chaque messe, cette messe que nous revendiquons, cette messe que nous réclamons, c’est ce sacrifice de la Croix qui est à chaque fois renouvelé sur l’autel.
A chaque messe, notre doux Sauveur offre ce sacrifice renouvelé à Dieu le Père pour le rachat des hommes qui chutent en permanence pour les ramener au Père.
La messe, c’est la supplication même du Christ au Père de pardonner à l’humanité pécheresse et repentante.
Voilà pourquoi il s’agit du trésor de l’Eglise.
Voilà pourquoi sans elle, nous ne pouvons pas être sauvés.
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous en passer.
L’immense Michael Lonsdale qui vient de mourir nous a laissé un dernier enregistrement sur l’Eucharistie comme un testament bouleversant dans ce temps de souffrance.
“Il n’y a pas de plus grand don à protéger” que ce sacrement, disait-il.
« Le grand miracle, c’est le miracle de l’Eucharistie. » « Il était inimaginable pour l’homme, que le Seigneur se donne dans ce pain qui devient Sa chair… et dans ce vin, qui devient Son sang. C’est le plus grand des dons, c’est le plus grand trésor que Dieu puisse vous faire. Il n’y a pas de plus grand don à protéger que ce don-là ». « Demandez au Seigneur Jésus cette grâce d’avoir faim de Son Eucharistie. Demandez à son fils bien-aimé cette grâce d’avoir faim de Sa présence réelle ».
A chaque communion eucharistique, c’est ce doux sauveur, réellement présent avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, plein de tendresse et de bonté, qui vient nourrir notre âme pour faire grandir en nous la vie trinitaire qui préfigure la vision béatifique du Paradis à laquelle nous aspirons tous.
Il est notre besoin et sans Lui nous ne pouvons pas vivre.
Il est notre nourriture et sans Lui nous dépérissons.
La communion est si importante que c’est elle qui accompagne nos mourants dans le Saint Viatique au moment même de paraître devant le Sauveur.
Que ce soit caché dans le tabernacle ou dans la communion, notre Seigneur Jésus est là à chaque instant pour nous et il nous attend.
Et nous ne lui répondons souvent que par notre indifférence pressée.
Mais Il est tellement plus grand que nous qu’Il se contente de nos misères, de notre faiblesse et des bribes de ce trop peu d’amour que nous arrivons à Lui rendre.
Voilà pour quel mystère impérieux des martyrs ont préféré être déchiquetés par des lions que de brûler 3 grains d’encens à des idoles quand le Christ nous offre la tendresse infinie du Père.
Voilà pourquoi un Cristero de 14 ans comme Saint José Sanchez del Rio peut encore au XXème siècle préférer mourir sous les balles gouvernementales que de vivre dans la nuit du désespoir et de la honte pour avoir trahi Celui qui nous as tout donné.
Le peuple catholique souffre. Alors quel est ce père qui, à des enfants qui lui demandent du pain, leur donne des pierres ?
¨ Mais si nous avons besoin du Christ, de Son amour et de Sa lumière, nous avons aussi besoin de Son Eglise qu’Il nous a laissée, et de nos Pasteurs qu’Il a nous a donnés pour paître ses brebis.
Voilà pourquoi nous nous permettons cette respectueuse interpellation.
Quand la Révolution s’est attaquée à la religion catholique, les Vendéens se sont dressés et sont allés chercher leurs chefs pour les conjurer de se mettre à leur tête et de les guider.
De ce peuple vendéen, on a retenu la geste héroïque et l’épopée sublime et tragique.
Mais c’est de leurs chefs que l’histoire a retenu les noms.
Pasteurs, soyez nos chefs, nos défenseurs et nos guides !
Ne laissez pas ce peuple catholique dépérir, privé de la messe et de la communion que vous, vous avez tous les jours !
Pasteurs de l’Eglise du Christ, vous êtes les débiteurs insolvables de ces biens spirituels que vous avez le devoir de défendre contre les impies et les ignorants qui nous les volent parce qu’ils les méprisent !
Ne cédez pas aux injonctions de ceux qui prétendent vous déposséder du devoir de défendre publiquement et avec force, non seulement le culte et le peuple de Dieu mais également la vérité et la morale chrétiennes.
Soyez ces colonnes de vérité qui affermissent leurs frères dans la foi
Soyez les pasteurs de vos brebis face aux morsures cuisantes des loups laïcistes !
Face à cet Etat totalitaire, soyez des réfractaires !
Ne leur négociez pas ce qui n’est pas négociable !
Défendez les droits imprescriptibles des catholiques sur cette terre de France arrosée du sang des martyres.
Car nous avons besoin de vous comme de la vie sacramentelle !
¨ Oui, ce à quoi s’attaque ce gouvernement, c’est cette foi incarnée qui nous constitue et nous vivifie.
La harangue du Général de Charrette a traversé les siècles ! Ecoutez-le !
« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… ».
Voilà comme parlait Charrette il y a plus de 200 ans !
Alors oui, catholiques de France, cette créance de l’homme intérieur est imprescriptible et nous ne cesserons pas de la réclamer !
On n’arrête pas le vent avec les mains pas plus qu’on n’arrête le souffle de la liberté avec des arrêtés arbitraires.
On n’étouffe pas le cri de révolte de milliers de poitrines ardentes et généreuses !
Rendez-nous notre bien !
Rendez-nous ce qui nous est du !
Rendez-nous la messe !
“Fête du Christ-Roi : le vrai pouvoir est-il spirituel ?”, dans En Quête d’Esprit
Avec Franck Ferrand, l’abbé de Tanoüarn et Véronique Jacquier :
Manifestation à Orange pour la messe
C’était samedi, , avec une centaine de personnes, en présence du curé d’Orange, du député Marie-France Lorho et de plusieurs élus dont les maires d’Orange et de Camaret. Discours de Yann Baly :

Annoncer l’évangile de la vie
Dans le cadre des 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie, dans le cadre du confinement, prenons du recul et transmettons notre expérience pour des paroisses qui voudraient se lancer aussi dans l’annonce de l’évangile de la Vie…
=> Envoyez le kit idéal via l’onglet de téléchargement ici.
Ce kit idéal pourrait contenir, en tout ou partie :
1) une trame détaillée pour l’animation de veillées pour la vie dans les paroisses, pour les groupes de catéchisme de primaire, collégiens ou lycéens…
2) Une affiche générale à compléter pour annoncer ces évènements dans les futures paroisses,
3) des méditations,
4) des témoignages porteur d’espérance,
5) des vidéos qui parlent de la beauté de la vie,
5) Tout ce qui peut contribuer à l’annonce de l’évangile de la vie dans une paroisse…
Pour les documents contenant du texte (méditation, trame de veillée, etc.), il faut privilégier des documents word : tout doit être réutilisable et modifiable, personnalisable par les futures paroisses qui viendront s’en inspirer.
Ce concours est récompensé par une médaille de baptême de la Maison Laudate, par un bijoux de la Maison Au nom du Père et par des DVD, des livres… Alors n’hésitez pas ! Qui ne tente rien n’a rien…
Le 28 novembre, ce sont les veillées pour la vie naissante
Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants ! “
St Jean-Paul II Evangelium Vitae n° 95 & 100
Chers amis,
Samedi 28 novembre, à l’occasion de l’entrée dans le temps de l’Avent, une veillée de « prière pour la vie naissante », devait être organisée à Saint-Raphaël à la basilique Notre Dame de la Victoire.
En raison du confinement, il a été décidé que celle-ci aurait lieu en live. Ce moyen permettra finalement à de nombreuses personnes, de toutes régions de France, de pouvoir assister à cette veillée.
Nous vous proposons ainsi de prier ce SAMEDI 28 NOVEMBRE à 20H30, pour le respect de toute vie humaine, pour tous les couples, les femmes qui ont des difficultés à accueillir la vie et pour toutes les souffrances liées à l’avortement, à la maternité.
Nous vous remercions par avance de diffuser au maximum cette information et de vous associer à cette veillée en vous connectant
– ou à la chaîne YouTube de la paroisse
-ou à sa page Facebook
Vous pouvez déposer également vos intentions qui seront mises au pied de l’autel, à l’adresse suivante : [email protected]

Confinés … mais bien accompagnés
Depuis quelques semaines, et même quelques mois, nos emplois du temps ont bien changé ; activités suspendues, télétravail, moindre déplacements et sorties… Puisque nos habitudes sont forcément chamboulées, avec le confinement, ne serait-ce pas l’occasion d’en instaurer de nouvelles ? En faisant, pourquoi pas, un peu plus de place à la prière …
“Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.” (Jean 15 : 7)
Voici quelques suggestions pour instaurer une nouvelle petite routine :
- Un “café Bon Dieu” : Commencer la journée en nous tournant vers le Père, avec un petit temps de prière. Un moment simple et chaleureux, dans lequel on salue le Seigneur et on lui offre sa journée avec une simple prière courte.
- Quelques “pauses Souffle de vie” dans la journée : Penser à deux ou trois moments de la journée à remercier Dieu pour ses bienfaits, à rendre grâce. Cela nous aidera à voir ce qui est beau et bon dans nos vies, pendant ces temps troublés où il peut être difficile de garder l’espérance.
- Un déjeuner avec le Seigneur. Avant de commencer notre repas, que nous le partagions ou non avec d’autres, demander à Dieu – à travers un bénédicité – de le bénir et de nourrir ceux qui ont faim.
- Un temps de la Parole: Trouver un petit moment dans la journée pour la Parole de Dieu, en lisant l’Evangile du jour ou tout simplement en gardant un verset dans notre cœur. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Psaume 26), “Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Matthieu 28:20)
- Un moment de partage pour mes frères : Porter dans nos prières les souffrances de nos frères en ce temps de pandémie, avec des prières pour les malades, les soignants et tous ceux qui souffrent économiquement et psychologiquement de cette période.
Crédit Photo : Cathopic – Angélica Mendoza
Solesmes, ou la grâce de la Lumière
Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…
Solesmes ressemble au Mont Saint-Michel. En surplomb au-dessus de la Sarthe, rivière contemplative qui ne sort de son lit que pour se rapprocher davantage des murs qui enserrent l’abbaye, Solesmes apparaît. La brume matinale repose encore sur la campagne, déjà le soleil levant illumine la forteresse de prière. Entre ciel et terre.
Assise sur une crypte millénaire qui contient le corps de Dom Guéranger, restaurateur de la vie bénédictine en France après la Révolution Française, l’abbatiale résonne sept fois le jour des harmonies grégoriennes. Quelqu’un disait un jour au détour d’une conversation, « Solesmes, c’est le temple du grégorien ». Non, Solesmes est un temple pour Dieu, un haut-lieu d’adoration, et le grégorien la voie royale de la prière chantée de l’Eglise.
N’entre pas qui veut dans l’enceinte monastique. Une grande porte ferme l’accès aux abords de l’abbatiale comme pour nous dire qu’on ne pénètre ici que pour répondre à un appel. « C’est Dieu qui a mis en moi le désir de le chercher » écrivait le bienheureux Guillaume de Saint Thierry, abbé cistercien au XIIème siècle.
Dans le silence du parc des moines sommeillent les trépassés. Le prince Xavier de Bourbon-Parme repose ici depuis une quarantaine d’années. Ses sœurs aussi avaient un faible pour Solesmes. Trois d’entre elles sont entrées chez les moniales à quelques centaines de mètres de là. La quatrième, l’impératrice Zita, y séjourna pendant de longues périodes, jusqu’au début des années 80.
Un ancien maître des novices a écrit un petit et maître ouvrage accessible à tous, Seigneur que veux-tu que je fasse ?
En appui, les moines et les moniales de Solesmes organisent des mini-sessions pour les jeunes hommes et jeunes femmes. Contact : [email protected]
Même les couples s’y sentent mieux : en l’église paroissiale du bourg la belle statue de Marie qui guérit les couples veille sur eux et les attends pour une session régénératrice. Ils peuvent s’y préparer avec la neuvaine dédiée que l’on peut (s’) offrir ici.
Oui, ceux qui en ont fait l’expérience le savent, la citadelle de prière, au soleil couchant, se perd dans la lumière…



