L’humiliation des catholiques en Chine se poursuit
Le 23 juillet 1921 est la date de la fondation du Parti communiste chinois. L’événement s’est produit à Shanghai dans ce qui était autrefois la concession française. Cent ans après cette date, en 2021, les catholiques de Chine organiseront un colloque “en mémoire du centenaire de la fondation du Parti communiste chinois” et approfondiront leur compréhension des “événements émouvants de la période de la longue marche “, qui a jeté les bases de la victoire définitive de Mao Zedong sur Chiang Kai Shek.
L’information est rapportée dans un article publié dans le magazine d’État catholique “L’Église en Chine”, par un certain Hui Jing, citant une réunion préparatoire entre les évêques chinois et les dirigeants de l’Association patriotique, tenue début février.
Le colloque et l’étude de la longue marche ne sont que quelques-uns des événements qui caractériseront le programme d’engagements ecclésiaux élaboré par le Conseil des évêques et l’AP pour cette année. L’article énumère «des cours de formation en collaboration avec l’Institut central du socialisme»; cours préparatoires à la réunion nationale de la “Conférence consultative politique du peuple chinois” (tenue en mars); la “construction de l’Association patriotique”, et bien plus encore.
Les catholiques sont d’abord tenus d’approfondir «les orientations du 19e Congrès national du Parti communiste chinois et de la 5e session plénière du 19e Congrès national», ainsi que d’assimiler «la pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère », renforçant« notre conscience de la nécessité de maintenir l’intégrité politique, de penser en termes généraux, de suivre le cœur de la direction et de rester en ligne avec la direction centrale du Parti ».
2021 sera une période où l’Église catholique en Chine devra «assimiler» la vision d’une «Église d’État», soumise en tous points aux ordres de l’Association patriotique et à la vision du Parti. Et malgré l’accord provisoire entre la Chine et le Vatican, avec la soi-disant reconnaissance du Pape comme chef de l’Église, le principe de “l’Église indépendante et autonome” et de “gestion démocratique” est réaffirmé, ce qui signifie en fait la soumission des évêques à l’Association patriotique.
Un projet de loi de nature à criminaliser toute critique émise à l’encontre de l’idéologie du genre
Dans une pétition adressée au ministre de la Justice, l’Eglise catholique, rejointe dans son initiative par l’Alliance évangélique et l’église libre d’Ecosse, deux confessions protestantes, demande au gouvernement écossais de revoir le projet de loi en discussion intitulé Ordre public et crimes de haine. S’il était adopté en l’état, le projet serait de nature à criminaliser toute critique émise à l’encontre de la théorie du genre.
« Nous ne pouvons pas admettre qu’on interdise le fait d’avoir une position contraire à ceux qui affirment que l’identité sexuelle serait un critère soumis à l’évolution ».
Les responsables catholiques et protestants préviennent :
« un débat ouvert et honnête sur l’essence même de la personne humaine ne devrait jamais être étouffé. Nous estimons qu’il faut prévoir dans le projet de loi un espace de discussion et de critique des points de vue, sur ‘l’identité de genre’ sans crainte de sanctions pénales. »
Le caractère missionnaire de la liturgie traditionnelle
Dans sa dernière lettre, Paix Liturgique a interrogé le père Jean, un prêtre du Kenya qui termine sa thèse de Théologie en Europe. Il évoque notamment le caractère missionnaire de la liturgie traditionnelle, un aspect méconnu par certains de nos évêques :
Ce que je viens de vous dire en est la preuve. Lorsque les témoins de Jéhovah ou les évangélistes font du porte à porte, ils font beaucoup de bruit et agitent beaucoup d’argent, alors que la sainte liturgie ne fait pas de bruit mais fait du bien et aide à avancer vers le mieux et, qui sait ? un jour vers la sainteté. En cela cette liturgie est éminemment missionnaire et je pense que c’est elle qu’attendent des millions d’Africains qui sont autant désemparés que le sont les Européens d’aujourd’hui, car en rencontrant la liturgie traditionnelle c’est la paix et la sérénité qu’ils trouvent. Et cela va attirer de plus en plus d’Africains.
Le Professeur Delfraissy : chef des branquignols ou chef des rats qui quittent le navire ?
Il faut avouer que les occasions d’une franche rigolade fournies par la crise du covid sont assez rares. C’est donc l’occasion de saluer un article paru le 18 février dans l’éminente revue scientifique The Lancet [vous vous rappelez certainement la farce dite du Lancetgate à l’occasion de la publication d’un article laissant entendre une mortalité de 10% parmi les gens atteints du covid et soignés avec de l’hydroxychloroquine, article vite supprimé] et signé par cinq scientifiques forcément éminents puisque tous membres du macroneux Conseil scientifique [vous vous rappelez certainement aussi le soutien enthousiaste et durable apporté par certains membres de cette institution à l’usage du Remdesivir pour le traitement du covid] entraînés par son chef, le Professeur Delfraissy
Titre du papier : « Immune evasion means we need a new COVID-19 social contract”. Traduction libre (c’est l’intérêt de la langue anglaise d’enquiller bout à bout des mots auxquels, au final, chacun accorde le sens qu’il veut) : “La volatilité d’immunité implique un nouveau contrat social par temps de COVID-19 ». Précision fière apportée dans l’article par les signataires : « We are members of the French COVID-19 Scientific Council”, ce qui n’a pas besoin de traduction.
Qu’apprend-on dans ce papier (dont l’existence a été relevée opportunément par un tweet de Mme Martine Wonner, psychiatre et député) ?
Tout d’abord, le rappel que tout le monde s’est focalisé sur la recherche de l’immunité collective qui devrait être apportée tant par les contaminations que par les vaccinations. Mais les auteurs constatent cette immune evasion, a virological game changer, qui seraient pour partie liée à l’existence des variants, et qui donc bouleverse les plans : « Dealing with immune evasion will require a re-evaluation of public health strategies ». La fin de cette crise sanitaire globale, que l’on souhaitait fondée sur un bon niveau d’immunité collective risque donc d’être continuellement décalée si l’immunité est volatile (“The fervently awaited end of this global health crisis might be continually postponed »). Donc, une mauvaise nouvelle.
Qu’ajoutent alors ces éminentes personnalités de ce Conseil scientifique que le monde nous envie certainement ? Prenons juste le temps de rappeler d’abord que :
1) lors du premier confinement, ce conseil scientifique avait préannoncé « de 300 000 à 500 000 morts en France en l’absence de mesures d’endiguement ». Interrogé début avril 2020, M.Delfraissy expliquait en réponse à la question « Où en est-on après trois semaines de confinement ? Faut-il poursuivre l’effort? » : « Oui, poursuivons le confinement et soyons stricts sur ce confinement ». Et à l’approche du déconfinement, il avait souhaité devant le Sénat poursuivre l’obligation du confinement après le 11 mai pour les 18 millions de français les plus âgés, sans compter son hostilité à la réouverture des établissements scolaires.
2) dans la période ayant précédé le second confinement, M.Delfraissy avait trompetté que le gouvernement allait «être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles, dans les huit à dix jours maximum». Le président du Conseil scientifique a alors également exprimé le « regret» concernant la gestion de l’épidémie de «ne pas avoir poussé plus à un confinement de quelques jours avant, qui nous aurait fait gagner un peu de temps».
3) lors des débats à l’occasion d’un éventuel troisième confinement, le 24 janvier 2021 sur BFM TV, le superbe Professeur Delfraissy avait indiqué : « “Si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation difficile à la mi-mars ». Il invite alors à prendre exemple sur les voisins irlandais et britanniques qui ont choisi de reconfiner et qui commencent à obtenir des résultats. “Il faudra probablement aller vers un confinement“.
Et alors que disent-ils tous dans l’article, et c’est là que se déclenche l’hilarité promise ? Première chose : il est temps d’arrêter avec des approches fondées sur la peur et un confinement généralisé au petit bonheur la chance comme principale réponse (« It is time to abandon fear-based approaches based on seemingly haphazard stop-start generalised confinement as the main response to the pandemic »). Deuxième chose :
« L’impact du confinement général a été dévastateur pour toute l’économie, avec encore le pire à venir pour le niveau du chômage et de la dette nationale. Les conséquences sociales et sanitaires (y compris sur la santé mentale) sont aussi colossales, particulièrement pour les jeunes générations, alors même qu’elles étaient peu concernées par les risques de mortalité liée à l’épidémie » (« The impact of general confinement on entire economies has been devastating, with worse still to come in levels of unemployment and national debt. Social and health (including mental health) consequences are also colossal, in particular for the younger generations, despite them being at low risk in terms of morbidity and mortality from SARS-CoV-2 infection”).
Et donc, ces bonnes âmes d’appeler (au bout d’un an…) à une nouvelle approche fondée sur
un contrat social, clair et transparent, s’appuyant sur les données disponibles et appliqué avec précision selon les cibles générationnelles… Utiliser une approche de confinement général de type start/stop n’est plus faisable. (« Crucially, the new approach should be based on a social contract that is clear and transparent, rooted in available data, and applied with precision to its range of generational targets… Using stop-start general confinement as the main response to the COVID-19 pandemic is no longer feasible »).
Et cela se termine par une sorte d’auto-glorification : « Nous, scientifiques, devons avoir le courage d’informer les politiques” (« We scientists working against COVID-19 must have the courage to address those in power »).
Résumons : ces membres du Conseil scientifique (dont le Professeur Raoult dit dans son dernier livre tout juste paru Carnets de guerre COVID-19 « Un conseil scientifique fait de gens qui ne sont pas de très grands scientifiques ni de très grands praticiens au quotidien (p.112) ; ce conseil scientifique est un dérivé du conseil REACTing de l’INSERM, avec quelques représentants de l’Institut Pasteur qui ne représentent pas réellement les experts les plus performants dans le domaine des maladies transmissibles (p.151)), qui n’ont pas cessé d’inquiéter, se rendent compte maintenant du désastre annoncé par certains depuis le début des considérations sur le confinement général ; ils pondent un papier qui tient plutôt d’un bavardage vaguement socio-politique que du discours scientifique ; ils n’évoquent toujours pas, bien sûr, le déploiement de traitements ; et ils s’estiment en plus hautement courageux d’écrire ce papier ! Quant à un début de mea culpa, on repassera bien évidemment.
Finalement, il n’est pas interdit à des rats quittant le navire d’être en même temps des branquignols.
Ceci étant, gaudeamus : le spectre d’un nouveau confinement général s’éloigne peut-être un peu plus.
L’arrêté qui discrimine les lycéens des établissements libres
Créer son école s’est procuré le projet d’arrêté sur le bac 2021, dont l’article 5 exclut les écoles privées hors contrat et les élèves en instruction en famille du bénéfice du contrôle continu. Le Conseil Supérieur de l’Education s’est prononcé comme le Conseil d’Etat en section consultative.
Les avocats de Créer son école préparent le référé. Il est choquant que le gouvernement expose les élèves du hors-contrat à un risque sanitaire dont il juge nécessaire de préserver tous les autres élèves ? A noter que les parents envisagent de rechercher la responsabilité pénale des responsables politiques et administratifs auteurs de cette décision pour le cas où leur enfant contracterait le virus lors des examens.
Pour la session 2021, les diplômes du baccalauréat général et du baccalauréat technologique sont délivrés aux candidats scolarisés en classe de terminale pendant l’année scolaire 2020-2021 dans un établissement public ou dans un établissement privé sous contrat d’association avec l’Etat conformément aux dispositions des arrêtés susvisés, sous réserve des dispositions du présent arrêté.
Menus sans viande dans les cantines scolaires de Lyon : Les écolos se font les complices de l’islamisation de la France
C’est une des définitions de l’islamo-gauchisme. La polémique sur la suppression de la viande dans les cantines de la ville de Lyon décidée par le maire EELV de Lyon permet d’apprendre que 40% des familles y choisissent les menus sans viande car celle-ci ne serait pas halal !

L’origine des différentes lignées cellulaires humaines utilisées (HeLa, HEK 293, PER.C6)
D’Esther Louis pour Le Salon beige :
Trois lignées cellulaires humaines sont utilisées dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19 (A.L., courrier des Lecteurs de Science & Foi n°138) :
- La lignée cellulaires HeLa, utilisée par CureVac, a été développée à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte afro-américaine, Henrietta Lacks (d’où le nom de la lignée cellulaire), atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Ce prélèvement a été effectué sans son consentement (Jordan, 2013).
- La lignée cellulaire HEK 293, utilisée par AStraZeneca, a été développée, vers 1973, à partir de cellules embryonnaires humaines fœtales de rein. Si l’origine de cette lignée cellulaire n’est pas certaine, il semble cependant probable que cette lignée provienne d’un avortement volontaire et non d’une fausse couche ou d’une fécondation in-vitro (Wong, 2006).
- La lignée cellulaire PER.C6 a été développée à partir de cellules embryonnaires humaines rétiniennes, obtenues sur un fœtus âgé de 18 semaines. Cette lignée cellulaire provient d’un avortement volontaire réalisé en 1985 (Wong, 2006).
Une interview de Pamela Acker, biologiste, accordée à LifeSiteNews le 12/01/2021, donne quelques détails sur l’obtention des cellules embryonnaires :
- Les cellules embryonnaires proviennent en toute probabilité d’avortements volontaires, et non de fausses-couches, car le prélèvement des organes doit être réalisé très rapidement.
- Une méthode possible d’avortement est la suivante : le fœtus est extrait par césarienne (hystérotomie), puis découpé, parfois vivant et sans anesthésie.
- Pour obtenir ces lignées cellulaires il a fallu a priori plusieurs avortements (de l’ordre de quelques centaines peut-être). Par exemple, il a fallu 293 expérimentations (≠ avortements) pour obtenir la lignée HEK 293. Cela a en toute probabilité nécessité plusieurs avortements.
Pour plus de détails sur les expérimentations sur les fœtus, et la manière dont ceux-ci ont été avortés, dans les années 70, je recommande l’article :
- Reback, G.L., “Fetal Experimentation: Moral, Legal, and Medical Implications”, Stanford Law Review, 26, No. 5 (May, 1974), pp. 1191-1207 (17 pages). Disponible sur https://www.jstor.org/stable/1227696?seq=1.
Bibliographie
Acker, Pamela, interview réalisée par J.H. Westen, « The unborn babies used for vaccine development were alive at tissue extraction”, LifeSiteNews, 12/01/2021.
A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.
Jordan, B., « Chroniques génomiques – Henrietta Lacks et les cellules HeLa. Les leçons d’une histoire », Medecine Sciences(Paris), Volume 29, Numéro 11, Pages 1051-1053, Novembre 2013.
Wong, A., « The Ethics of HEK 293 », The National Catholics Bioethics Quarterly, Volume 6, Issue 3, Pages 4773-495, 2006.
C’est arrivé un 23 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 23 février 1130 : élection du pape Innocent II.
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le 23 février 1429 : Sainte Jeanne d’Arc quitte Vaucouleurs pour Blois, sa mission commence.
L’annonce de la défaite dite « Journée des Harengs » n’a pas été ans effets sur le seigneur de Beaudricourt. Voir la chronique du 12 février.
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le 23 février 1455 : première impression de la Bible de Gutenberg ?
Après plusieurs années de recherche et de travaux, Johannes Gutenberg parvient à imprimer en série le premier livre en Europe avec des caractères mobiles de métal : la bible. Elle se compose alors de pages comportant chacune 42 lignes. Il resterait aujourd’hui moins de 40 exemplaires de cette bible.
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le 23 février 1447 : décès du pape Eugène IV.
Eugène IV, né Gabriele Condulmer à Venise en 1383, est un moine bénédictin italien, qui devient pape le 3 mars 1431, il devient le 207èmepape de l’Église catholique. En 1439, il essaie de réaliser enfin l’union de Rome et des Églises d’Orient. Mais le concile de Ferrare s’enlise sur la version byzantine du Credo de Nicée. En 1440, une poussée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélèrent une rapide proclamation d’union entre les deux Églises. Cette union n’entra jamais réellement en vigueur, le patriarche russe Isidore étant arrêté à son retour à Moscou. Ainsi la dernière messe célébrée à Sainte-Sophie aura été une messe catholique en présence du légat du pape.
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le 23 février 1551 : saint Ignace de Loyola fonde le Collège Romain.
Le Collège romaina sert d’université aux Jésuites pour y apprendre gratuitement le latin, le grec, et l’hébreu. Saint Ignace de Loyola le crée pour y regrouper l’ensemble du savoir académique et scolastique. Il s’installe de façon définitive à Rome entre 1582 et 1584, dans un édifice réalisé par l’architecte Bartolomeo Ammannati, et prend le nom d’Université grégorienne en hommage au pape Grégoire XIII.
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le 23 février 1615 : clôture des états généraux.
Ils s’achèvent sur un constat d’échec. Après des années de guerre de Religion et l’assassinat d’Henri IV, la monarchie française est affaiblie. Le seul intérêt de ces états généraux est d’avoir révélé au grand jour un délégué du Poitou pour le Clergé : l’évêque Armand du Plessis, qui passera à l’histoire sous le nom de cardinal de Richelieu. C’est l’homme qui, au cours des prochaines années, poursuit l’œuvre de redressement de l’Etat et la France, commencée par Henri IV le grand et Sully. Nommé par la régente au Conseil un an plus tard, il se heurte à elle jusqu’à ce que la journée des dupes écarte définitivement la reine mère du pouvoir.
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le 23 février 1716 : la France professionnalise la lutte contre le feu.
Non, les pompiers de Paris ne datent pas de Napoléon ! Pourquoi oublier le premier corps de pompiers de Paris appelé alors, en 1716, « gardes-pompes », le Corps des Gardes Pompes du Roy ? C’est le premier corps de lutte contre l’incendie qui est créé avec trente-deux “Gardes pompes”, chargés d’assurer la manœuvre de seize engins, appelés “Pompes du Roy”.
L’introduction des pompes à Paris est donc faite par François du Périer Dumouriez. Leur existence date même de 1699. Une ordonnance royale réglemente l’entretien des pompes à eau à Paris et nomme un Directeur des pompes, chargé de l’organisation des secours en cas d’incendie. Jusqu’alors le soin de la lutte contre le feu était assuré par la population elle-même.
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le 23 février 1745 : mariage du Dauphin Louis de France avec Marie-Thérèse infante d’Espagne.
Le Dauphin Louis épouse l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne, au château de Versailles. Le Dauphin qui sera exemplaire toute sa vie perd sa femme très rapidement et épouse ensuite Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne qui lui donne 9 enfants dont 3 seront Rois de France.
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le 23 février 1766 : le duché de Lorraine est rattaché à la France.
L’ex-roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père du Roi Louis XV, parrain du Comte de Provence, futur Louis XVIII, meurt dans son château de Lunéville, la Lorraine devient un duché définitivement rattaché à la France, conformément à la Convention de Meudon (1736), signée et ratifiée après la Guerre de Succession de Pologne.
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le 23 février 1775 : première représentation du “Barbier de Séville”.
Pierre Augustin Caron de Beaumarchais présente sa pièce “le Barbier de Séville” pour la première fois à la Salle des Spectacles des Tuileries. Elle remporte un franc succès, et est suivi d’une suite avec “le Mariage de Figaro” et “la Mère coupable“.
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le 23 février 1793: la Convention décide la conscription de 300 000 hommes.
Après la défaite de Neerwinden et la perte de la Belgique, les Girondins décident donc de réagir en renforçant les effectifs de l’armée : 300 000 hommes devront rejoindre les rangs à partir du mois de mars. Toutes les provinces vont se soulever contre cette mesure, de Toulon à la Bretagne, en passant par Lyon et la Vendée. Car l’ouest n’est pas seul à rejeter la révolution.
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le 23 février 1858 : septième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.
Entourée de cent cinquante personnes, Bernadette se rend à la Grotte. La Vierge lui révèle un secret “rien que pour elle “.
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le 23 février 1955 : Koenig devient ministre de la Défense.
A cette époque les politiques français savaient encore faire confiance aux militaires pour leur confier ce ministère. Aujourd’hui, ils leur retirent même la « gestion administrative » des armées.
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le 23 février 1955 : mort de Paul Claudel, dramaturge et poète français.
Dramaturge, romancier et essayiste, né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l’Aisne, il fait ses études au Lycée Louis-le-Grand. Licencié en droit, il mène une carrière diplomatique comme consul de France à Prague, Francfort, Hambourg, Fuzhou, Shanghai et Tianjin, comme ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro et ambassadeur de France à Tokyo de 1921 à 1927, puis à Washington et à Bruxelles. Il est élu à l’Académie Française le 4 avril 1946.
Touché par le chant des Vêpres de Notre-Dame à Noël 1886, il se convertit à la religion catholique.Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été profondément heurté par la défaite de 1940, il soutient le Maréchal Pétain, mais combat les collaborationnistes. Après 1945, il se retire au château de Brangues. Outre celle qui est en en-tête des chroniques voici quelques citations cueillies au gré de lectures :
« Rien n’est aussi grand dans ma création que ces beaux jardins d’âmes, bien ordonnés comme en font les Français. Toutes les sauvageries du monde ne valent pas un beau jardin à la Française »(Les mystères de Jeanne d’Arc)
« Le bonheur de certains appartient, par un mystère de charité, à tout le monde. »
« Nous savons que le monde est en effet un texte, et qu’il nous parle, humblement et joyeusement, de sa propre absence, mais aussi de la présence éternelle de quelqu’un d’autre, à savoir son créateur. »(Le poète et le shamisen)
« C’est ce que vous ne comprenez pas qui est le plus beau. » (Le soulier de satin)
« Ce qui ouvre le cœur de Dieu, ce n’est point la lance, mais le cri d’un cœur affligé, car le royaume de Dieu souffre violence. »
« Nous sommes faibles, il est vrai, et de peu d’intelligence, nous sommes peu nombreux et l’erreur autour de nous est immense. Montrez-nous le père, dit Philippe et cela suffit. » (Poème sur St Philippe)
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le 23 février 2001 : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris valide la quasi-totalité de l’enquête sur un éventuel trafic d’armes vers l’Angola, dans laquelle Jean-Christophe Mitterrand est poursuivi.
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le 23 février 2005 : le Parlement français vote une loi portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.
Les programmes scolaires devront expliquer « le rôle positif de la présence française outre-mer et notamment en Afrique du Nord ».
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le 23 février 2009 : le procès de la catastrophe de l’usine AZF s’ouvre à Toulouse.
72h avec Mgr Raphaël Minassian, en Arménie
Partie 1/3 de la série sur l’Eglise Arménienne Catholique réalisée par Antoine Bordier :
Il fait 15°C ce jeudi 11 février, place de la République, à Erevan, la capitale de ce petit pays, qui se situe dans le Caucase. Sur l’application GG, le UBER arménien, il est possible de commander un chauffeur en 3 mn. Direction Kanaker, un quartier nord d’Erevan. A cette heure de l’après-midi (il est 17h00), et, en raison d’un service de transport en commun insuffisant, le réseau routier est surchargé. Une demi-heure après, la voiture se gare devant l’entrée de l’Archevêché de l’Eglise catholique arménienne. Nous suivrons Mgr Minassian pendant 72 heures. Et, nous rencontrerons son prédécesseur, Mgr Nechan Karakéhéyan, juste avant qu’il ne décède. Reportage sous la forme d’une série en triptyque.

Mgr Raphaël Minassian parle le français couramment. Il est, comme la plupart du clergé, polyglotte. Il fait partie de la diaspora. Son archevêché passerait inaperçu, s’il n’y avait ce petit oratoire dans l’enceinte, où les fidèles viennent se recueillir et brûler un cierge devant trois peintures sacrées représentants la Vierge Marie et deux saints. Au-delà de l’Arménie, il est au service de la communauté catholique arménienne de toute l’Europe de l’est et de l’ex-URSS. Il est le berger de plus de 600 000 fidèles. Avec la pandémie, raconte-t-il, « j’ai dû arrêter tous mes déplacements depuis un an ». Dans son bureau, une magnifique peinture mariale, un autel où il célèbre sa Messe, des ornements liturgiques, des photos. Au-dessus du petit canapé une horloge circulaire en bois où sont sculptées les églises qu’il a faites construire depuis qu’il est devenu archevêque, en 2013. Ce 11 février, l’Eglise fête Notre-Dame de Lourdes, et, c’est, aussi, la fête de saint Vartan. Nous retrouverons Mgr le we suivant autour de quelques gâteaux locaux, d’un café arménien (à ne pas confondre avec le café turc). Il répondra à nos questions, lors d’une longue interview.
Les saints martyrs, le visage de l’Arménie
Saint Minascio (ou Miniat) est un roi d’Arménie mort en 251 en Italie. Il sert dans l’armée romaine. C’est dans le cadre de ses services qu’il se rend à Rome. Là, il refuse d’adorer les idoles. Et, il se convertit. Il devient, ensuite, ermite. Persécuté, il meurt à Florence. L’Arménie a été très généreuse en martyrs. En 451, Vartan Mamikonian est à la tête de l’armée arménienne. Lors d’une nouvelle bataille contre les Perses, il est martyrisé avec toute son armée. Mgr connaît bien la vie de ces martyrs qui ont formé l’âme de l’Arménie. Il indique que « Dieu a choisi le peuple juif pour préparer la venue de Son Fils. Puis, il a choisi le peuple arménien pour témoigner de Sa venue. Il a, aussi, choisi le peuple français pour témoigner et défendre le peuple de Dieu ». Il parle de son peuple, de sa persécution perpétuelle. En 301, l’Arménie devient le premier peuple à se convertir au christianisme, sous l’impulsion de saint Grégoire l’Illuminateur. L’Eglise arménienne faisait partie de l’Eglise universelle jusqu’en 451. A partir de cette année, elle est devenue autonome (autocéphale monophysite) et se dénomme : Eglise Apostolique Arménienne, ou Eglise Grégorienne. Son histoire est parsemée de vie de martyrs. Pour Mgr, « c’est un honneur d’appartenir à un peuple martyr. C’est un privilège de partager la Croix avec le Christ. Lors des persécutions, la première bataille que nous avons perdue est celle de Vartanank en 451. Mais nous avons gagné la guerre. Les Perses sont partis, et, nous sommes restés chrétiens. » S’il y a une date à retenir, c’est celle-là : 451.

Au creuset de sa famille victime du génocide
Mgr raconte son histoire familiale, parle du génocide, de son père, Pedros, orphelin dès l’âge de 5 ans, qui a dû fuir la barbarie turque. Ce génocide de 1915-1920 avait déjà commencé quelques années auparavant. En 1909, ont lieu les massacres d’Adana, dans l’empire Ottoman, l’ancienne Cilicie. Ces massacres s’orchestrent à la suite d’une contre-révolution qui tend à remettre au pouvoir le sultan déchu, Abdülhamid II. Ce-dernier avait été à l’origine des massacres de 1896, qui avait déjà fait plus de 200 000 morts du côté des arméniens. 13 ans plus tard, ils sont près de 30 000 à tomber lors de pogroms sanguinaires. C’est dans ce contexte de fin de règne de l’Empire Ottoman et de massacres, qu’en 1915, le génocide arménien est déclenché. Il est de plus grande ampleur et provoquera la mort d’1,5 million personnes. La famille de l’archevêque, qui vit en Turquie, n’y échappe pas. « Mon père a été recueilli par les Salésiens de Turin. Avant le génocide, il vivait à Van, en Turquie. Il pensait avoir perdu toute sa famille. Mais, en 1943, en Syrie, il retrouve son frère Georges. » Son père aurait dû devenir salésien. Séminariste, il est envoyé par sa communauté à Jérusalem. Quand il retrouve son frère, ce-dernier lui propose de quitter les salésiens et de rencontrer celle qui deviendra son épouse, Rosa. « Mes parents se sont mariés en 1944 à Alep, en Syrie, en se faisant la promesse que leur premier enfant serait consacré à Dieu. Je suis né le 24 novembre 1946. A 12 ans, selon leurs vœux, je rentre au Petit-Séminaire des Arméniens Catholiques de Beyrouth. Je les revois, pour la première fois, en 1973. Je fais la connaissance de mes 3 petites sœurs que je ne connaissais pas. En tout, nous sommes 8. »
Une identité commune et deux églises
Mgr passe vite sur ses années d’études pour aborder un peu plus le sujet des deux poumons de l’Eglise qui font respirer l’âme arménienne. L’Arménie, petit pays de 29 000 km2, grande comme la Bretagne ou la Belgique, est composée entièrement de chrétiens. Sur 3 millions d’habitants, 90% sont apostoliques et 10% sont catholiques. Il y a, aussi, des protestants qui représentent moins de 1% de la population. « Cette division, explique-t-il, est liée à notre absence au Synode de Chalcédoine en 451. L’Eglise arménienne n’a pas pu y participer, en raison de la persécution des Perses (NDLR voir plus haut). Puis, elle a rejeté le synode suite à une mauvaise interprétation sur la Trinité. 20 ans plus tard, une partie de l’Eglise revient pour réparer cette division. Au final, nous avons la même foi, la même liturgie, les mêmes sacrements. Nous avons la même identité. Les apostoliques sont une Eglise qui ne dépend pas de Rome. L’Eglise Apostolique Arménienne est dirigée, actuellement, pas Sa Sainteté Karekin II. Et nous, nous dépendons de Rome. J’aime bien rappeler que nous avons une identité et une âme commune. Nous formons un seul corps avec deux poumons. Avec le pape François, nous parlons de continuité. »

Des papes en Arménie
Le pape François, après Jean-Paul II, est venu en Arménie du 24 au 26 juin 2016. Il a dénoncé le génocide. Avec Karekin II, il avait prononcé ces paroles qui en disent long sur cette identité : « Nous sommes spirituellement heureux de nous souvenir qu’en 2001, à l’occasion du 1700ème anniversaire de la proclamation du christianisme comme la religion de l’Arménie, saint Jean-Paul II a visité l’Arménie et a été témoin d’une nouvelle page dans les relations chaleureuses et fraternelles entre l’Église Apostolique Arménienne et l’Église Catholique. Nous sommes reconnaissants d’avoir eu la grâce d’être réunis lors de la liturgie solennelle dans la Basilique Saint Pierre à Rome le 12 avril 2015, où nous avons manifesté notre volonté de nous opposer à toute forme de discrimination et de violence, et où nous avons commémoré les victimes de ce dont la Déclaration Commune de sa Sainteté Jean-Paul II et de sa Sainteté Karekin II a parlé comme étant « l’extermination d’un million et demi de chrétiens arméniens, au cours de ce qui a traditionnellement été appelé le premier génocide du XXème siècle » (27 septembre 2001).Nous louons le Seigneur qu’aujourd’hui la foi chrétienne soit de nouveau une réalité vibrante en Arménie, et que l’Église Arménienne mène sa mission avec un esprit de collaboration fraternelle entre les Églises, en soutenant les fidèles dans la construction d’un monde de solidarité de justice et de paix. »
La famille et la France
L’âme arménienne est profondément marquée par la famille. La famille en Arménie pourrait être le cœur du pays. Plus de 30% de la population vivant dans une grande pauvreté (moins de 50 euros par mois), l’Arménie tient grâce à la famille. Ici, la famille reste sacrée. Vue de son archevêché, Mgr Minassian ne comprend pas ce qui se passe en France, « avec toutes ses lois qui facilitent l’avortement, l’euthanasie, le divorce, et, maintenant vous parlez de PMA et de GPA. La France a changé. Il y a une force de destruction contre la famille, contre la vie : nous en sommes nous-mêmes les responsables. Chez vous, les mariages ne sont pas assez préparés. Ce sont des mariages d’occasion. Chez nous, grâce à Dieu, il y a encore peu de divorces. Pour durer, il faut s’aimer, prier et faire des activités ensemble. » Mgr Minassian est devenu expert en préparation de mariage. Ordonné prêtre en 1973, il a vécu entre 1989 et 2004 en Californie : « J’y ai préparé des centaines de mariages. Et, ici, parfois on me rend visite, en me rappelant que c’est moi qui ai célébré leur mariage. Les époux se marient devant Dieu, et, devant les hommes. Ils mettent leurs deux mains dans la main de Dieu. Nous sommes faibles, et, nous tombons souvent. Mais, c’est Lui qui nous relève. Tous les jours, les époux doivent célébrer leur mariage, comme le prêtre qui célèbre la Messe. Tous les jours, ils doivent renouveler leur promesse, se redire oui, et, mettre leurs mains dans la main de Dieu. Ils doivent prier et aller à la Messe ensemble. C’est ça le mariage. » Mgr s’interrompt pour présenter un jeune volontaire de l’Oeuvre d’Orient, Simon, qui vient donner des cours de français aux jeunes du séminaire.

L’Arménie entre guerre et paix
Après la famille, nous évoquons la guerre dans le Haut-Karabakh. Ce conflit qui a duré 45 jours, et, qui a opposé l’Arménie en soutien de la République auto-proclamée de l’Artsakh, du Haut-Karabakh, attaquée par l’Azerbaïdjan, et son allié turc. Le visage ému et grave à la fois, lui qui s’occupait des pauvres, lorsqu’il était aux Etats-Unis, puis à Jérusalem (entre 2004 et 2011), et, maintenant, à Erevan, depuis 2011, a eu le cœur déchiré par cette nouvelle déflagration. Comme si l’Arménie n’avait pas assez souffert. Lui qui est né à Bethléem, dans la ville de David, et, du Roi des rois, en a vécu des guerres. La guerre civile du Liban l’a fortement marqué et endurci à la fois. En 2015, il parlait d’un nouveau « génocide pour les chrétiens du Moyen-Orient ». La guerre, il l’a connue au Liban où il a vécu entre 1973 et 1989. « Le génocide des chrétiens continue. Les médias disent que la guerre dans le Haut-Karabakh est une guerre politique, de territoires. Mais alors pourquoi massacrer à ce point les populations civiles, détruire les Eglises, et, nos vases sacrés ? Sous les yeux du monde entier, il y a eu des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés qui sont partie en exode. Avec l’Oeuvre d’Orient nous aidons plusieurs centaines de familles. Nous avons organisé pendant le conflit de nombreuses veillées de prières. Nous gardons l’espoir de jours meilleurs. Nous devons construire la paix. Comme dans les familles, les couples en difficulté, nous devons construire et consolider la paix. Moi qui suis un Arménien de Jérusalem, la paix n’est possible qu’avec Dieu. Il faut Le prier sans cesse. C’est, ce que je fais depuis l’âge de 9 ans ». Le chapelet à la main, Mgr Raphaël Minassian quitte son bureau. Il passe devant sa chapelle, simple et belle à la fois. Sur l’autel se trouve l’évangéliaire, le calice et le ciboire. Le Saint Sacrifice peut être célébré. Dieu est présent. Il part dîner avec son prédécesseur Mgr Nechan Karakéhéyan, 88 ans, qui décèdera le lendemain, à l’aurore (à lire dans la partie 2/3 de notre série sur l’Eglise catholique arménienne).

L’Etat veut mettre la main sur les 200 milliards d’euros épargnés par les Français
Faudra-t-il rembourser la dette contractée durant le Covid ? D’Esther Duflot (prix nobel d’économie) à Marine Le Pen, en passant par Bruno Le Maire, quasiment tout le monde pense qu’il faudra bien rembourser. Reste à savoir comment…
Le gouvernement avance qu’il n’y aura pas de hausse des impôts et “en même temps” un endettement illimité (“quoi qu’il en coûte”). On se demande par quelle baguette magique, l’Etat va régler le sujet… Depuis quelques jours, l’Etat a sorti cette baguette magique : c’est l’épargne des Français.
L’OFCE avaient déclaré en avril 2020 :
« Il faudra que les Français consomment leur épargne ».
L’épargne des Français vient d’atteindre les 200 milliards d’euros. Et cela attire l’Etat. D’après une information du journal Les Echos, une véritable bataille politique est en cours pour voir comment utiliser cet argent dormant sur les livrets des réglementés ou des comptes courants.
Depuis le 1er janvier 2016, selon une directive européenne transposée en France, les comptes clients dotés de plus de 100.000 euros de dépôts peuvent en effet être prélevés pour contribuer au sauvetage de leur banque.
Le risque de spoliation est donc réel. Ceux qui ont préféré choisir Macron en espérant garantir leurs économies risquent d’en avoir pour leur argent.
Menaces américaines et résistance allemande autour de Nord Stream 2
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Le gazoduc Nord Stream 2, en chantier depuis longtemps, est presque terminé mais les derniers kilomètres sont les plus difficiles.
Destinée à doubler Nord Stream 1 afin de multiplier par deux les livraisons de gaz à l’Allemagne, cette réalisation stratégique est l’occasion de rudes frictions entre la Russie, les États-Unis, l’Allemagne et la France.
Le premier acteur est bien sûr la Russie. C’est son poids lourd Gazprom qui pilote le projet. Le but de la Russie est triple : augmenter ses livraisons à l’Allemagne, contourner l’Ukraine avec qui les relations sont exécrables et renforcer sa position de premier partenaire gazier de l’Europe.
L’Allemagne rejoint volontiers le premier objectif et sait aussi que le passage par l’Ukraine complique les choses et renchérit les coûts. Elle ferme donc les yeux sur les tensions géopolitiques du Donbass dirigé de facto par des séparatistes pro-russes.
Les États-Unis sont vent debout contre ce projet qui contrecarre leurs ambitions exportatrices de gaz de schiste. Or, les Allemands ne veulent pas de ce gaz car il est beaucoup plus cher que le gaz russe et le coût d’un produit l’emporte souvent chez eux sur des considérations idéologiques.
Les Américains ont alors passé la vitesse supérieure et ont menacé de sanctions tous ceux qui participent à ce projet. Les entreprises, bien sûr, mais aussi les personnes physiques.
Le maire de la petite ville de Sassnitz (Allemagne) a ainsi reçu une lettre de menaces du Sénat américain parce qu’un bateau participant au chantier mouillait dans le port de la ville. Plusieurs responsables du port autonome ont reçu la même lettre : ils doivent cesser tout soutien au chantier sous peine d’être personnellement responsables, « juridiquement et économiquement ».
Ils ont décidé de ne pas se laisser intimider, comme le rapporte l’hebdomadaire Die Zeit, et ont conclu sobrement qu’ils n’iraient pas voyager aux États-Unis.
Il n’en n’a pas été de même pour la société suisse Allseas, dont le navire poseur de pipe-lines a quitté le chantier, entraînant, une fois de plus, son arrêt.
La France avait soutenu l’Allemagne l’an passé contre l’Amérique. Mais c’était l’Amérique de Trump. Maintenant qu’elle est dirigée par un honnête démocrate et qu’elle a rejoint le camp du bien, nos dirigeants trouvent que Nord Stream 2 n’est finalement pas une bonne idée. Et l’aimable Clément Beaune (secrétaire d’État aux Affaires européennes, comme chacun sait) a demandé à notre voisin de renoncer au gaz russe. Inutile de lui rappeler qu’une entreprise française, Engie, participe au chantier car, quand les principes sont en jeu…
Les Allemands ont été fort agacés par ce revirement français et le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas a rappelé que « la politique énergétique européenne doit être décidée en Europe et pas aux États-Unis ». C’est assez bien répondu et cela en dit long sur la solidité du couple franco-allemand que nos européistes les plus convaincus n’osent même plus évoquer. Les Français auraient pu rappeler aux Allemands que s’ils n’avaient pas imprudemment abandonné l’énergie nucléaire, ils ne seraient pas si dépendants du gaz russe. Mais comme nous risquons de prendre le même chemin un jour, l’argument ne fut pas utilisé.
La fin de ce chantier sera fort intéressante à suivre et s’il parvient à son terme, ce sera une belle victoire d’un couple inédit germano-russe.
Gérald Darmanin, le libertin pathétique
De Jean-Pierre Maugendre dans Renaissance catholique :
Gérald Darmanin est sur tous les fronts. Un jour, raide comme la justice, il édicte des consignes « d’une particulière fermeté » pour faire respecter le couvre-feu et les jauges dans les magasins (8 m2 par personne !) Un autre, après l’égorgement d’un cadre d’un centre d’accueil de migrants à Pau par un Soudanais présent depuis cinq ans sur notre territoire national, déjà plusieurs fois condamné et emprisonné, puis débouté du droit d’asile il affirme benoîtement, à propos du migrant « irascible » : « Il devait quitter le territoire national ».
Infatigable, l’ancien maire de Tourcoing alimente aussi la rubrique « faits divers » afin de déterminer si, lui, le Priape de Tourcoing est un digne émule de Don Juan ou simplement le Strauss-Kahn du pauvre. Enfin, spécialiste es-islam, ce que devrait faciliter son ascendance maternelle et son second prénom de Moussa, promoteur actif de la loi contre le séparatisme, il vient de donner à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles (No 4394 du 11 février 2021) un très long entretien qui mérite que l’on s’y arrête. Le sujet est clair et circonscrit : Darmanin au défi de l’Islam. Les questions sont pertinentes et directes. Le résultat…affligeant. Notre ministre apparaît ainsi comme un spécialiste des affirmations péremptoires, sans l’ombre d’une démonstration ni d’un raisonnement, et des pétitions de principe, sans lien avec la réalité.
D’étranges affirmations péremptoires
Ainsi : « Il n’y a évidemment pas de problème de compatibilité » (entre l’Islam et la République). Nous n’en saurons pas plus sur ces évidences si ce n’est que la solution réside dans « un long travail de gallicanisme, d’autorité et au fond d’intégration ». Voici Bossuet embarqué dans une bien étrange galère !
« Qu’importe le nombre (de musulmans en France), il n’y a que des Français ». Nous ne saurons malheureusement pas ce que signifie pour notre ministre être français. Que pense-t-il de l’affirmation de Didier Lemaire, le professeur de philosophie, démissionnaire de Trappes : « A Trappes nous ne sommes plus en France ». La démographie serait-elle pour rien dans ce constat ? M Darmanin croit-il vraiment que par une grâce républicaine, aussi agissante que mystérieuse, la détention de la Carte Nationale d’Identité ferait le Français comme le baptême fait le chrétien ?
Notre ministre est aussi théologien : « Il faut absolument que la lecture littérale du Coran devienne minoritaire, au profit de la lecture interprétative ». Est-il incongru de demander s’il est ainsi possible d’interpréter la « parole incréée de Dieu » et quelle autorité disposerait de ce pouvoir ? « Nous ne nous mêlons pas de théologie (ouf !). Ce n’est pas à la loi de dire si la Trinité existe (re ouf). » Notre ministre semble ignorer que toutes les religions ont une partie d’enseignement moral qui traite du comportement des personnes et donc de la vie en société. M Darmanin fait semblant de croire que les actes et les enseignements de la religion se limitent au culte. « Tous les cultes sont compatibles avec la République ». Ce qui lui a permis de déclarer, ailleurs : « On ne peut pas discuter avec des gens qui refusent d’écrire que la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ». Quel croyant ne croit pas cela ? Le ministre ne manifeste pas, ainsi un désaccord, il refuse, tout simplement, la discussion.
Enfin, comme un leitmotiv lancinant revient la déploration : « On ne parle pas assez des valeurs de la République ». L’occasion était belle de les définir. Ce sera, peut-être, pour une autre fois. La formule, cependant, claque : « La France aujourd’hui c’est la République ». C’est beau comme du cardinal Gerlier, le 19 novembre 1940 : « Pétain c’est la France et aujourd’hui la France c’est Pétain ! ».
Contre toute évidence le ministre, soutenant l’enseignement de l’arabe à l’école, nie tout lien entre le séparatisme et l’immigration : « Le séparatisme n’est pas le fruit de l’immigration » de même qu’il met en garde contre « d’autres dérives sectaires et religieuses dont nous savons à quel point elles peuvent toucher nos sociétés ». Là encore nous n’en saurons pas plus.
Une pensée bien confuse
Tous ces propos laissent le pénible sentiment d’être une succession d’éléments de langage, assez confus, n’ayant qu’un lien ténu avec la réalité. Un sommet est atteint lorsque ce petit-fils de harki nous affirme être un « fervent gaulliste ». Cette déclaration apparaît aussi cohérente que celle d’un mouton qui ferait la promotion du méchoui ! De même on s’interroge sur ce que peut bien vouloir signifier : « Il ne s’agit pas de faire cohabiter sur le même sol deux civilisations : en France, contrairement aux Anglo-saxons, nous ne contractualisons pas avec des communautés, mais avec des individus tous libres et égaux dans une même communauté nationale ». Est-ce à dire que cette communauté nationale serait en état d’apesanteur civilisationnelle ? La démonstration reste à faire. Fièrement, le plus algérien de nos ministres annonce que le taux des reconduites à la frontière a été augmenté de 50%. Comme il était officiellement à 15%, il serait donc à 22,5% ce qui inclinerait à un peu de modestie et confirme que le migrant soudanais, en situation irrégulière, de Pau n’avait, en réalité, qu’une « chance » sur cinq d’être effectivement expulsé. Alors que chaque jour se profile de manière de plus en plus prégnante le spectre hideux de la guerre civile qui vient, le ministre de l’Intérieur, que le monde nous envie, a trouvé la martingale qui devrait permettre de tout résoudre : « l’urbanisme qui permet la mixité sociale, l’éducation »…
Un discours indigent
Concrètement, le matamore- si je puis me permettre cette expression en l’occurrence bien décalée- de la place Beauvau est aujourd’hui attaché- c’est certainement la priorité pour lutter contre le séparatisme- à demander la dissolution de l’association Génération Identitaire dont on ne sache pas qu’elle ait à son passif la moindre condamnation pénale ou le moindre attentat. Il s’agit d’une décision uniquement politique. M Darmanin cherche tout simplement à faire éliminer, par la loi, des opposants déterminés à sa politique d’immigration. Il ne faut jamais oublier que depuis la « messe de sang » (Pierre Chaunu) de la Révolution française il y a toujours dans tout vrai républicain un terroriste qui sommeille, ce dont témoigne, par exemple, le fait qu’en dépit de toutes les alternances entre la gauche saumon et la droite caviar, au conseil régional des Hauts de France, le grand lycée d’Arras porte toujours le nom de Robespierre. Selon l’immortelle formule d’un de ses prédécesseurs à ce poste prestigieux- Charles Pasqua- les promesses et les engagements de M Darmanin n’engagent que ceux à qui elles sont faits. L’impression générale est que s’applique de manière particulièrement éminente au ministre de toutes nos polices la célèbre formule de l’homme politique et philosophe Louis de Bonald (1754-1840) : « L’ignorance des hommes politiques nous terrifie plus encore que leur corruption ne nous dégoûte ».
Islamo-gauchisme : même le secrétaire général de l’ONU
À l’occasion de la 46e session du Conseil des droits de l’homme, le secrétaire général de l’Onu, António Guterres, a tenu un discours visant à mettre en garde contre la résurgence du… « suprématisme blanc ». Il a notamment déclaré que
« les extrémistes — incluant les suprématistes blancs et néonazis — ont exploité la pandémie pour augmenter leur popularité au travers de la polarisation sociale, ainsi que de la manipulation culturelle et politique ».
Ces mouvements extrémistes constitueraient ainsi une « menace transnationale » à combattre puisque qu’elle serait « la première menace à la sécurité intérieure dans plusieurs pays ». António Guterres n’a pas souhaité préciser sa déclaration ni mentionner d’États pour étayer son discours. Reste que l’Onu semble terriblement inquiète du renouveau « nationaliste » que la pandémie aurait entraîné. Pour l’organisation internationale, ce sentiment aurait même pris la forme d’un « nationalisme vaccinal » à bannir. « À eux seuls, dix pays se sont partagé plus des trois quarts des doses de vaccin contre la Covid-19 administrées à ce jour », a déclaré le secrétaire général de l’Onu, fustigeant l’autoritarisme et le nationalisme. Pour lui,
« respecter les droits de l’homme en temps de crise permettra de construire des solutions plus efficaces et équitables en ce qui concerne l’urgence d’aujourd’hui ».
Ce sont les mêmes arguments que ceux utilisés par les islamo-gauchistes pour humilier l’Occident.
Décès du père Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration
Le 22 février 2021, le RP Bernard Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny, dans l’Indre), a rendu son âme à Dieu dans sa 88ème année.
Ordonné prêtre du diocèse de Paris en juin 1963 puis en paroisse dans le diocèse de Nanterre, l’abbé Lecareux avait obtenu de pouvoir s’installer dans le diocèse de Bourges même si les liens avec le diocèse se sont distendus en raison sa proximité avec la Fraternité Saint-Pie X, dont elle partage l’attachement à la liturgie et la doctrine . Depuis quelques années, la communauté a pour Supérieur le RP Jean-Marie.
La Fraternité de la Transfiguration, fondée par le R.P. Lecareux en 1970 à Mérigny (Indre), s’efforce de continuer son œuvre dont l’esprit se caractérise par : la vie de prière et d’adoration; la recherche de l’unité catholique pour ramener à l’unique Bercail, la sainte Eglise romaine, ceux qui s’en seraient éloignés : « Ut sint unum » (Jn 17, 21) ; le zèle missionnaire pour travailler à cette unité dans la vérité reçue de l’Eglise et dans la charité, selon l’Epître de l’apôtre st Paul aux Ephésiens (4, 15) : « Veritatem autem facientes in caritate ».
La Fraternité compte une vingtaine de membres (frères et prêtres) et une quinzaine de soeurs. Les prêtres desservent une douzaine d’apostolats paroissiaux ou écoles dans le centre et l’ouest de la France. Les membres reçoivent les ordres au Séminaire d’Ecône (FSSPX).
Les obsèques du Révérend Père Lecareux auront lieu le vendredi 26 février à 14 heures en l’église du Bois, Le Bois, 36220 Mérigny. R.I.P.
Le gouvernement veut la mort du hors-contrat : Philippe de Villiers porte plainte
Suite à la décision inique de Blanquer de soumettre les lycées dits «hors contrat» à un bac spécifique, plus difficile et contraignant, Philippe de Villiers annonce porter plainte contre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran pour mise en danger de la vie d’autrui et incite les parents à faire de même.
Extraits de l’interview accordé à Valeurs actuelles :
Que reprochez-vous à la décision du ministère de l’Education nationale, qui décide de créer un bac à deux vitesses entre les établissements ?
Cette année, le gouvernement a prévu deux baccalauréats. Il y aura d’un côté ce qu’on pourrait appeler le bac du cocon, le bac protégé, le bac distanciel fondé sur le contrôle continu pour les lycées publics. De l’autre, il y a celui exposé au Covid pour les écoles indépendantes et les candidats libres. Pour ceux qui ne rentrent pas dans la bétaillère. Il se trouve que les meilleurs élèves sont aujourd’hui dans les écoles hors contrat. On pénalise les meilleurs élèves pour garantir dans la durée la médiocrité de l’éducation nationale. C’est extraordinaire. Pour le premier bac, on évite le risque sanitaire, en disant aux gens de rester à la maison et en appliquant le principe du contrôle continu. Pour les autres, on prend le risque maximum. S’il y a le moindre cas de Covid pendant les épreuves de nos enfants, le ministre de l’Éducation nationale devra payer et avoir le poids des morts sur la conscience.
Comment allez-vous lutter contre ces mesures ?
J’ai décidé, en tant que parent, de déposer une plainte à titre conservatoire contre Jean Castex, Jean-Michel Blanquer et Olivier Véran pour mise en danger de la vie d’autrui. Et j’appelle tous les parents qui veulent donner à leurs enfants une éducation fondée sur la liberté de ne pas accepter l’inacceptable. Et donc de porter plainte devant la Cour de Justice de la République. J’ai des petits-enfants et je porte plainte en leur nom pour mise en danger de la vie de mes petits-enfants. J’ai eu le ministre de l’Éducation nationale ce matin. Face à mes interrogations, il m’a répondu que « c’était comme ça ». Jean-Michel Blanquer en a marre du hors contrat car c’est là que sont les meilleurs élèves. Sous la pression des syndicats et des apparatchiks Moloch, il veut en finir avec le hors contrat. Il espère qu’en rendant l’épreuve plus difficile, il va décourager les familles d’inscrire leurs enfants dans ces établissements. Voici la manœuvre de l’Éducation nationale. Je le tiens de la bouche du cheval.
(…) Ce qui se passe est très grave. C’est une honte. Le gouvernement pactise en sous-main avec l’islam, parce qu’il en a peur. Ses membres s’acharnent sur ce qu’ils considèrent comme le vrai séparatisme : celui de notre civilisation. Il traque la vieille civilisation chrétienne qui se trouve chez elle, chez nous.
Mgr Aillet : “La loi de Dieu est supérieure à la République”
Merci à Mgr Aillet d’avoir le courage de dire les choses avec discernement et vérité. Ce n’est parce que l’islam confond spirituel et temporel et veut imposer, non pas une loi religieuse mais une loi politique, que les catholiques doivent se coucher devant ce diktat laïciste.
Un catholique peut très bien contester moralement une loi contraire à sa foi sans pour autant devenir hors-la-loi. Extraits de l’interview paru dans France-Catholique :
Interrogé au sujet du respect de « la charte des principes de l’islam de France », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?
Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la « charia », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.
Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.
Considérer la loi de la République comme « supérieure » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?
La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable « déesse » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.
La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.
Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une « erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).
“Elle garde en mémoire, toujours dans un coin de la tête, l’âge qu’aurait ce bébé garçon avorté”
Le magazine Elle publie un article sur l’avortement et ses conséquences intitulé : “Douloureux ou anodin : l’avortement par celles qui l’ont vécu“. L’article adopte bien évidemment un ton pro-avortement essayant d’équilibrer les témoignages. Mais quand il s’agit de supprimer une vie à naître, certaines vérités sont difficiles à cacher :
(…) Pudiques et gênés, ses parents avaient prestement organisé son IVG à l’hôpital. Dès la sortie, son père dit : « Nous n’en parlerons plus. » Elle leur en a longtemps voulu, avant de comprendre, dans ce livre où elle leur donne aussi la parole, qu’ils avaient maladroitement cherché à la préserver. Mais elle a aussi réalisé autre chose : plus que l’acte en lui-même, c’est ce « putain de silence » qui avait pesé sur ses épaules. De cet « événement », elle garde en mémoire, toujours dans un coin de la tête, l’âge qu’aurait ce bébé garçon avorté (…)
Lila, par exemple. Elle a 18 ans, et une gynéco glaciale la prend par surprise lors de l’échographie : « Vous voulez le voir ? » Plus tard, au moment de l’expulsion, elle est prise de panique, seule sous la douche : personne n’avait pris soin de lui préciser combien ce moment peut être parfois éprouvant (…)
Ludivine, 42 ans, a avorté cinq fois. La première « vers 20 ans », la dernière à 36 ans. Aucun doute, pas de douleur, zéro remords, fin de l’histoire (…)
Et puis il y a Delphine (…) 35 ans. Elle traîne une « tristesse insondable » depuis qu’elle a avorté à regret, découvrant que le père, cet homme qu’elle aime et déjà père de leur fille de 5 ans, ne voulait pas de cet enfant.
Sophie l’a fait à 36 ans. Même si elle vivait avec un musicien avec lequel elle savait ne rien pouvoir construire, elle en garde le souvenir « du jour le plus triste de sa vie ». Comme d’autres, elle a conservé les clichés de l’échographie (…)
Et puis il y a encore Rachel, 39 ans, deux enfants, et un mec dont elle est très amoureuse. Elle tombe enceinte par accident en plein retour de couche, lessivée par la reprise d’un boulot éprouvant. Et avorte en automate, sans vraiment l’avoir décidé. Depuis, la blessure ne se referme pas. « C’était un garçon et il a un prénom. Quand je regarde mon fils et ma fille assis sur un canapé, il est là, à côté d’eux. » (…)
Laurent Wauquiez : la nouvelle bête à abattre pour le PS et EELV ?
Laurent Wauquiez se concentrait sur la gestion de la région Auvergne-Rhône-Alpes et préférait rester discret au plan national. Donné gagnant des futures régionales dans toutes les configurations dans un sondage de novembre 2020, la donne semble évoluer avec un début de campagne très agressif de la part du PS et des khmers rouges d’EELV, qui vient de s’offrir un sondage que l’on pourrait qualifier de bidon pour sa propre autopromotion.
Il ne faut pas oublier que Laurent Wauquiez reste, à tord ou à raison, le symbole de la frange droitière au sein de LR (ce qui est de plus en plus rare). Récemment, il confirmait son soutien à la Manif pour Tous assurant que ses convictions n’avaient pas changé. Il aurait même rencontré Eric Zemmour très récemment :
Quelques jours plus tôt, fin janvier, un autre homme ouvre la porte de ce même appartement. C’est Laurent Wauquiez. Devant lui, toujours Eric Zemmour. En sortant, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ancien patron des Républicains (LR), se dit qu’il n’a pas assisté à une simple conversation politique de comptoir. « C’était une conversation de haut niveau », raconte un proche de Wauquiez, qui précise, au cas où : « Eric Zemmour n’a pas essayé d’enrôler Laurent, et vice-versa. »
Certains lui donnent donc des ambitions nationales avec deux axes politiques majeurs : la lutte contre l’islamisme et l’arrêt de l’écologie punitive :
Un ministre prédit que dans six mois, “l’homme fort à droite, ce sera Laurent Wauquiez. Il peut revenir très fort, avec deux axes : l’anti-islamisme, et l’anti-écologie punitive.”
Tout cela est donc de trop pour la gauche sectaire version Parti socialiste et les khmers rouges d’EELV. L’objectif devient donc d’abattre Laurent Wauquiez et de prendre la région, ce qui n’est pas aisé tellement la gauche est divisée entre une liste PS qui serait menée par Najat Vallaud-Belkacem, qui ferait son grand retour, une liste EELV menée par Fabienne Grebert et une liste LFI-communistes en cours de discussion… Et tous les coups sont permis :
Najat Vallaud-Belkacem traite Laurent Wauquiez de mini-Trump :
« La question essentielle, c’est de mettre fin à la mandature d’un mini-Trump, Laurent Wauquiez », assène-t-elle, torpillant un président de région qui « vomit l’écologie » et pratique « une laïcité à géométrie variable ».
Quand à EELV, ils rêvent d’un duel entre Laurent Wauquiez et la liste EELV :
Fabienne Grebert, prendrait presque comme un hommage : “Il nous considère comme ses adversaires les plus sérieux et il a raison : nous allons le battre. Je serai la prochaine présidente de Région.” Les écologistes “sont les seuls qui peuvent espérer le battre”, juge un proche du président de Région, qui poursuit : “La campagne va se résumer à un duel entre Wauquiez et les écolo-gauchos. Le but est de montrer ce qui nous différencie d’eux.”
C’est pourquoi les écologistes viennent de lancer leur stratégie préférée : celle du pourrissement de projets de développement économique au nom d’une écologie érigée en dogme. Tout à coup les articles fleurissent et les recours pleuvent à quelques mois des régionales contre un projet de contournement de route en Haute-Loire, le département de Laurent Wauquiez. Et avec tous les mots pour attendrir :
Finie la tranquillité de ce coin de prairies et de bosquets, où ne se trouvent que deux maisons : celle de son grand-père, et la sienne. Une nouvelle portion de la route nationale 88 doit passer à quelques dizaines de mètres des bâtiments de la ferme familiale (…)
Francis Collet, adhérent France Nature Environnement (FNE), affirme : « Il était clairement dit que l’abattage ne devait pas se faire lorsque les températures nocturnes étaient inférieures à 5 degrés parce que la petite faune est complètement paralysée. En abattant à ce moment-là, il n’y a aucune possibilité de fuite pour elle ».
Et avec les recours qui suivent :
En Haute-Loire, les travaux de mise à 2X2 voies de la RN 88 entre Saint-Hostien et Le Pertuis viennent de démarrer. Mais 4 associations de défense de l’environnement demandent leur suspension. Elles ont saisi le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. Une audience aura lieu le mardi 23 février (…)
La bonne nouvelle, c’est que Laurent Wauquiez reste très haut dans les sondages avec plus de 30% et que c’est le RN qui serait derrière avec 20%. Mais l’union des droites est une autre histoire…
Vers une belle union des droites en Occitanie pour les régionales ?
L’ex-député UMP et soutien de François Fillon, Jean-Paul Garraud a été désigné comme tête de liste RN pour les régionales en Occitanie où il aura la difficile mission de détrôner l’intolérante Carole Delga (PS). Cette désignation s’est faite au détriment du très courageux maire RN de Beaucaire, Julien Sanchez, mais elle permet d’envisager un soutien très fort de Robert Ménard, ce que souhaitait vivement Louis Aliot.
Tous les espoirs sont donc permis pour que la droite emporte cette région, à condition que LR ne laisse pas la gauche gagner :
Une figure d’ouverture préférée à un élu canal historique. Pressenti pour mener la liste du Rassemblement national aux élections régionales en Occitanie, l’ex-député UMP Jean-Paul Garraud a été confirmé ce mardi 23 février (…)
Ancien soutien de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle 2017, l’eurodéputé a été préféré au maire de Beaucaire (Gard) Julien Sanchez, qui n’a pourtant jamais manqué une occasion de monter au créneau contre l’actuelle présidente socialiste Carole Delga. Le transfuge de la droite a notamment reçu le soutien du maire de Perpignan Louis Aliot, pour lequel il s’était mobilisé lors des municipales, avec l’objectif de faire campagne au-delà de la seule étiquette RN. “Son avis compte”, selon un haut cadre du parti lepéniste cité par l’AFP.
Ancien magistrat, Jean-Paul Garraud est l’auteur principal de la contre-proposition du RN sur le séparatisme. Il a été aussi rapporteur de la loi de 2010 qui interdit la dissimulation du visage dans l’espace public, comme avec le voile intégral. Cette candidature permet notamment de rallier le maire de Béziers Robert Ménard, fervent partisan de “l’union des droites”, qui avait songé à se présenter (…)
Bac : Le mépris de Blanquer pour les lycées indépendants
Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’école, publie une tribune dans Le Figarovox :
En choisissant de soumettre les lycées des établissements indépendants, dits «hors contrat» à un bac spécifique, plus difficile et contraignant que celui qu’auront à passer les élèves du public ou du privé sous contrat, Jean-Michel Banquer ne rend pas justice au travail des enseignants et des élèves de ces lycées.
En outre, sa décision est contre-productive pour les établissements d’enseignement supérieurs qui savent la qualité académique de la très grande majorité des élèves qui sortent des lycées indépendants ; ils devront probablement patienter pour identifier ces élèves et leurs établissements d’origine (tant que cela est encore possible…) dans le cadre de Parcoursup.
Après un rendez-vous avec le Ministère le jeudi 18 février, les craintes de la Fondation pour l’école se confirment effectivement pour le bac 2021 de ces élèves.
Bien qu’ils soient, comme les autres, touchés de plein fouet par la crise sanitaire, le bénéfice du contrôle continu leur est refusé contrairement à leurs homologues de l’enseignement public ou privé sous contrat. Ils devraient apprendre seulement dans les prochains jours de manière officielle que les épreuves de spécialité, qu’ils devaient passer à la mi-mars, sont finalement annulées. Annulées? Oui et non, car elles seront en fait reportées pour la mi-juin!
Pour mémoire, ces mêmes épreuves de spécialité ont été annulées pour les élèves du public et du sous-contrat. Eux en ont été informés il y a plusieurs semaines. Mais surtout, pour eux et seulement pour eux, ces épreuves ne sont pas reportées mais remplacées par les moyennes de leurs bulletins scolaires !
Pourquoi? Pour «permettre aux élèves et aux professeurs de préparer sereinement les épreuves de juin et la suite de leurs études supérieures et de disposer d’une plus grande prévisibilité sur la deuxième moitié de l’année scolaire dans un contexte sanitaire incertain.»(extrait du site du Ministère de l’éducation nationale).
À ce jour les élèves du hors-contrat, scolarisés dans des établissements scolaires indépendants régulièrement déclarés et contrôlés, se sont inscrits en début d’année pour obtenir, comme les autres, le diplôme national du baccalauréat. Contrairement aux autres candidats qui sont scolarisés en établissements public ou privé sous contrat, ils n’auront cependant droit ni à la sérénité, ni à la prévisibilité. Le seul droit qu’on leur reconnaîtrait aujourd’hui serait-il celui de garder leurs incertitudes liées à la crise sanitaire?
Cette discrimination est-elle acceptable? Cette inégalité de traitement est-elle seulement audible? Pense-t-on réellement que les élèves des lycées indépendants bénéficieraient d’une immunité collective face au virus? Ou plutôt considère-t-on que la liberté de l’enseignement doit se payer au prix fort: au prix de la santé tant physique que morale d’une catégorie d’élèves qui semble oubliée voire méprisée en l’espèce?
Pendant que les élèves de terminale du public et du privé sous-contrat auront, pour obtenir leur baccalauréat général ou technologique, à réviser les seules épreuves du grand oral et de philosophie, qui seront donc leurs seuls examens de toute l’année scolaire 2020-2021, les élèves de terminale du privé hors-contrat auront, quant à eux, à réviser, en plus du grand oral et de la philosophie, l’histoire-géographie (programmes de première et terminale!), l’enseignement scientifique ou les mathématiques (programmes de première et terminale!), leurs deux langues vivantes (programmes de première et terminale!) ainsi que leurs deux épreuves de spécialité.
Et d’ailleurs, qui les corrigera? Des enseignants du public et du privé sous contrat qui apprécieront moyennement ce travail qui leur sera demandé en plus alors qu’ils n’auront pas été mobilisés pour leurs propres élèves…
Ces mêmes élèves du hors-contrat n’auront pas leurs matières optionnelles à réviser. Mais ce n’est pas une bonne nouvelle. En effet, là encore, pour ces seuls élèves, qu’ils suivent des cours de maths experts, de musique ou de langues anciennes, aucune de leurs options ne sera prise en compte pour l’obtention de leur bac: une discrimination de plus à leur égard.
Ainsi, pour obtenir leur baccalauréat cette année, les élèves de terminale du hors-contrat devront donc présenter 8 épreuves (dont la moitié recouvrent les programmes de première et de terminale) à passer entre mai et juin tandis que les élèves du sous contrat et du public n’en auront que 2! En termes de coefficients, le bac 2021 des uns s’obtiendra avec 85 % d’épreuves tandis que le bac des autres s’obtiendra quasi exclusivement sur la base de leurs bulletins scolaires de terminale avec 82 % de contrôle continu!
Ce diplôme du baccalauréat, pourtant national, tel qu’il se profile aujourd’hui aurait donc deux visages bien différents pour des candidats, pourtant tous issus d’établissements scolaires déclarés et reconnus.
Pour le ministre, ce choix d’un traitement discriminatoire serait motivé par des défaillances constatées dans une petite minorité de lycées hors contrat. Pourtant, tous les dossiers d’élèves issus des établissements indépendants sont analysés par les jurys académiques ; ne peut-on leur faire confiance pour apprécier le réel niveau académique des élèves à l’aune de l’établissement dont ils proviennent?
Pour le bac 2020 post confinement, le contrôle continu des lycées des établissements indépendants avait été pris en compte ; les choses s’étaient bien passées et les jurys avaient même rehaussé les notes (issues du contrôle continu) des élèves à l’aune des excellents résultats du bac de l’année précédente. Pourquoi donc revenir, cette année, sur une mesure qui a été appliquée de façon satisfaisante l’année dernière?
À l’heure où le respect des principes républicains est sur toutes les lèvres, qu’en est-il de l’égalité des chances devant un examen national? Comment ces élèves de la République pourront-ils comprendre et accepter une telle discrimination, qui plus est dans ce contexte sanitaire particulièrement hostile? Liberté, égalité, fraternité?
Utilisation des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre du développement de vaccins contre la Covid-19
D’Esther Louis pour Le Salon beige :
Tiré de A.L., courrier des lecteurs de Science & Foi n°138, avec l’aimable autorisation de l’auteur et de la rédaction.
Un article publié récemment par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021) fait le point sur l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (Figure 1) dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19.

Figure 1 : Obtention de lignées cellulaires à partir d’un fœtus avorté. Ici il s’agit de lignées cellulaires issues du rein de ce fœtus. Reproduction d’une image publiée sur un rapport « Fact sheet : COVID vaccines and Fetal cell lines » du Charlotte Lozier Institute.
De telles lignées cellulaires peuvent, rappelle cet article, être utilisées à trois étapes clés de l’élaboration des vaccins :
- L’étape Design & Développement : conceptualisation, expériences préparatoires, spécification du vaccin.
- L’étape Production : industrialisation et fabrication des vaccins.
- L’étape Tests de confirmation du produit en laboratoire : tests d’analyse de la qualité, des acides nucléiques ou séquences protéiques, de réaction des anticorps, sur le produit fini.
Le Tableau 1 est un résumé du tableau publié par le Charlotte Lozier Institute (Prentice, 2021), concernant l’utilisation de ce type de lignées cellulaires dans les différentes étapes d’élaboration des 6 vaccins commandés par l’Union Européenne (European Commission Decision, 15/12/2020). Le vaccin Spoutnik 5 du Gamaleya Research Institute a été ajouté également à cette liste. Le signe « x » indique l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés à l’étape désignée (pour les tests de confirmation en laboratoires sur produits finis, cela implique qu’au moins certains tests ont été menés sur de telles lignées cellulaires). Le signe « v » indique qu’il n’y a pas eu utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés. Le signe « ? » indique une absence de données fiables ou publiées sur la question. Lorsque cela était possible, les sources bibliographiques ont été indiquées. Les sources de certaines données publiées par le Charlotte Lozier Institute n’ont pas été retrouvées.
| Vaccin | Design & Développement | Production | Tests de confirmation | Sources |
| AstraZeneca | X
(HEK 293) |
X
(HEK 293) |
X
|
Van Doremalen et al. (2020) |
| Sanofi Pasteur & Glaxosmithkline Biologicals | V | V
(Cellules d’insectes Sf9) |
? | – |
| Janssen Pharmaceutica | X
(PER.C6) |
X
(PER.C6) |
X
|
Tostanoski et al. (2020)
Mercado et al.(2020) |
| Pfizer & BioNTech Manufacturing | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules) |
X
(Tests protéiques et pseudovirus sur HEK 293) |
Vogel et al.(2020) |
| CureVac | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules) |
V
(Test protéiques lysats de réticulocytes, lignée cellulaire humaine HeLa) |
Rauch et al.(2020) |
| Moderna Switzerland | V
(Séquence définie par ordinateur) |
V
(Pas d’utilisation de cellules)
|
X
(Tests protéiques et pseudovirus sur HEK 293) |
Corbett et al.(2020) |
| Gamaleya Research Institute
(Spoutnik 5) |
X
(HEK 293) |
X
(HEK 293) |
X | – |
Tableau 1 : Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés lors de l’élaboration des 6 vaccins commandés par L’Union Européenne. Données issues de l’étude de Prentice (2021).
Il est donc clair, d’après ce tableau, que sur les six vaccins commandés par l’Union Européenne, quatre d’entre eux utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin. C’est également le cas du vaccin russe Spoutnik 5. Pour le vaccin Sanofi/GSK, certaines données sont manquantes et il n’est donc pas possible de conclure ou non sur l’utilisation de telles lignées cellulaires. Le vaccin CureVac n’utilise à aucune étape des lignées cellulaires issues de fœtus avortés. Il utilise en revanche des lignées cellulaires développées à partir d’un prélèvement de métastase d’une patiente adulte atteinte d’un cancer du col de l’utérus. Tout comme les vaccins Moderna et Pfizer, le vaccin CureVac est un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme.
Bibliographie
A.L., Courrier des lecteurs paru dans Science & Foi, n°138, Janvier 2021.
Charlotte Lozier Institute, « Fact Sheet: COVID Vaccines & Fetal Cell Lines », téléchargé 24/01/2021.
Corbett et al., « SARS-CoV-2 mRNA vaccine design enabled by prototype pathogen preparedness », Nature, Volume 586, Pages 567–571, 05/08/2020.
European Commission, « COMMISSION DECISION of 15.12.2020 on implementing Advance Purchase Agreements on COVID-19 vaccines », Brussels, C(2020) 9309 final, 15/12/2020.
Mercado et al., « Single-shot Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 583–588, 2020.
Prentice, D., « Update: COVID-19 Vaccine Candidates and Abortion-Derived Cell Lines », updated 04/01/2021.
Prentice, D., Sander Lee, T., « A Visual Aid to Viral Infection and Vaccine Production », Charlotte Lozier Institute, 15/06/2020.
Rauch et al., « mRNA based SARS-CoV-2 vaccine candidate CVnCoV induces high levels of virus neutralizing antibodies and mediates protection in rodents », bioRχiv, 23/10/2020.
Tostanoski et al., « Ad26 vaccine protects against SARS-CoV-2 severe clinical disease in hamsters », Nature Medicine, Volume 26, Pages 1694–1700, 2020.
Van Doremalen et al., « ChAdOx1 nCoV-19 vaccine prevents SARS-CoV-2 pneumonia in rhesus macaques », Nature, Volume 586, Pages 578–582, 30/07/2020.
Vogel et al., « A prefusion SARS-CoV-2 spike RNA vaccine is highly immunogenic and 2 prevents lung infection in non-human primates », bioRχiv, 08/09/2020.
C’est arrivé un 22 février…
- le 22 février : saints catholiques du jour.
Isabelle de France (1225-1270), Française, vierge, sœur du roi saint Louis, fondatrice d’un monastère de Clarisses à Longchamp, près de Paris. C’est le neuvième enfant de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, elle est instruite dans une très forte foi chrétienne, marquée par la prière, l’obéissance et la Charité.
Sa biographie nous est parvenue grâce à Agnès d’Harcourt, qui fut l’une de ses dames d’honneurs et qui rédigea la vie d’Isabelle à la demande de Charles d’Anjou, frère de Saint Louis.
Isabelle préféra vouer sa vie à Dieu. Le Pape Innocent IV l’approuva et l’autorisa à se placer sous la tutelle de religieux franciscains. Elle demanda ensuite la permission de faire bâtir une maison dans la forêt de Rouvray (Bois de Boulogne) qui fonctionnerait selon la règle des Religieuses Clarisses. Ce fut Saint Bonaventure, grand religieux franciscain de son temps, qui rédigea la règle de la nouvelle communauté qui deviendra après un second remaniement, la règle des Clarisses Urbanistes.
Le Monastère de Long-champs fut bâti grâce au soutien de Saint Louis.
Elle a été béatifiée en 1521 par Léon X.
- le 22 février 1198 : élection d’Innocent III comme 174ème
À la mort de Célestin III, il est élu, à l’âge de 37 ans. Il sera le plus puissant des papes du Moyen Âge, proclamant l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il développe une importante administration ecclésiastique et fait progresser la fiscalité pontificale. Il encourage la conquête et la christianisation des régions d’Occident restées aux mains des Infidèles (Espagne) ou des païens (Prusse). Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome. À noter qu’un antipape portait aussi le nom d’Innocent III.
- le 22 février 1281 : le cardinal français Simon de Brion est élu 187e pape, il choisit le nom de Martin IV.
- le 22 février 1288 : élection de Nicolas IV, 189ème pape.
- le 22 février 1358 : Etienne Marcel fait assassiner les conseillers du Roi.
Les émeutiers parisiens, sous la conduite d’Étienne Marcel, le prévôt des marchands, pénètrent dans la chambre du dauphin Charles, futur Charles V, qui gère le Royaume en l’absence de son père, Jean II le Bon, captif en Angleterre. Les conseillers du prince, Jean de Conflans et Robert de Clermont, sont égorgés sous ses yeux au Palais de la Cité.
En l’absence du Roi Jean II, prisonnier des anglais depuis septembre 1356, le dauphin, futur Charles V, se soumet aux exigences d’Etienne Marcel, qui sera lui-même assassiné par les parisiens en aout de la même année.
- le 22 février 1403 : naissance de Charles VII, Roi de France.
Charles VII de France, dit Charles le Victorieux ou encore Charles le Bien Servi, né à Paris le 22 février 1403 et mort à Mehun-sur-Yèvre le 22 juillet 1461, est Roi de France de 1422 à 1461.
Son nom reste principalement attaché à l’épopée de Jeanne d’Arc qui délivre Orléans et conduit Charles, non sans réticences ou hésitations de sa part, à la cérémonie du sacre à Reims. Charles VII fut souvent critiqué par la postérité pour avoir ralenti la reconquête de la France initiée par Jeanne et pour l’avoir abandonnée à son sort après sa capture à Compiègne (1430). Néanmoins, il la fit aussi réhabiliter solennellement en 1456 et laver de toute accusation d’hérésie. En 1453, il met fin à la guerre de Cent Ans sur une victoire française.
- le 22 février 1495 : entrée de Charles VIII dans Naples.
Le Roi de France, Charles VIII, entre dans Naples sans bataille. C’est le terme de la campagne qu’il a menée depuis l’année précédente en Italie pour faire reconnaître ses droits sur le royaume de Naples, fondés sur la cession faite à son père, le Roi Louis XI, par Charles d’Anjou, héritier de son oncle René, roi de Naples et de Sicile. La première Guerre d’Italie (1494-1495) qu’il a lui-même déclenchée s’achève, Charles VIII se proclame Roi de Naples et de Jérusalem. Les murailles du Château Neuf et de celui de l’Œuf n’ont pas résisté longtemps à la supériorité de l’artillerie française. Le roi Ferdinand II d’Aragon, s’est enfui deux jours plus tôt.
- le 22 février 1550 : élection de Jules III comme 219éme pape.
- le 22 février 1619: évasion de Blois de la reine-mère Marie de Médicis.
Marie de Médicis s’évade du château de Blois et gagne Loches où l’attend le duc d’Epernon accompagné d’une escorte. Ils fuient vers Angoulême. La nouvelle parvient rapidement à la Cour, semant la consternation. Louis XIII est furieux. En avril, Louis XIII trouvera un compromis avec sa mère en signant le traité d’Angoulême. Marie de Médicis obtiendra le gouvernement de l’Anjou en échange de la Normandie, mais ne sera pas autorisée à revenir au Conseil
- le 22 février 1652: Condé remporte une victoire à Miradoux.
- le 22 février 1652, encore : Turenne accepte sa nomination au poste de commandant en chef de l’armée royale.
- le 22 février 1680 : Catherine Deshayes, veuve Montvoisin, dite La Voisin, mêlée à l’affaire des poisons, est brûlée en Place de Grève.
Catherine Deshayes, une avorteuse, devineresse et sorcière surnommée “la Voisin”, est brûlée vive en place de Grève à Paris. Elle fut mêlée à l’affaire des poisons
- le 22 février 1698: Bossuet publie “Divers écrits ou mémoires sur le livre intitulé Explication des maximes des saints” de Fénelon.
- le 22 février 1744: fin de la bataille de Toulon.
La bataille du cap Sicié, ou bataille de Toulon, est une victoire navale franco-espagnole sur la marine britannique. Elle présente la particularité d’avoir été livrée avant la déclaration de guerre officielle entre la France et la Grande-Bretagne.
- le 22 février 1759 : les Français abandonnent le siège de Madras, en Inde, à l’arrivée de la flotte anglaise.
- le 22 février 1775 : élection de Pie VI comme 248ème pape.
Le cardinal Braschi devient pape sous le nom de Pie VI.
- le 22 février 1797 : les troupes françaises débarquent en Grande-Bretagne, mais doivent capituler deux jours plus tard.
- le 22 février 1821: création de l’école des chartes.
L’Ecole des chartes est créée par une ordonnance de Louis XVIII, pour former des jeunes gens capables d’organiser les dépôts de documents issus des confiscations révolutionnaires et de renouveler l’histoire nationale.
- le 22 février 1848 : Paris se soulève contre la Monarchie de Juillet.
Le roi des Français, Louis-Philippe, est renversé et abdique le 24 février.Une gigantesque manifestation où se retrouvent des gens comme Odilon Barrot, Louis Blancou Lamartine part de la Madeleine au Palais-Bourbon et finit par des incidents en fin d’après-midi. Un manifestant est tué. La Garde nationale n’obéit plus aux ordres du roi et se joint au peuple le lendemain. Louis-Philippe abdique le 24 en faveur de son petit-fils, le comte de Paris. Mais l’insurrection se poursuit jusqu’à l’entrée des insurgés dans le Palais-Bourbon et la proclamation de la République par Lamartine, qui s’est déshonoré le lendemain en refusant de proclamer roi le jeune comte de Paris sous la régence de sa mère, au cours d’une séance où il s’est montré particulièrement ignoble.
- le 22 février 1945 : le général De Gaulle institue par ordonnance les comités d’entreprise.
- le 22 février 1954: les Français évacuent Hoa Binh.
Afin de défendre le Delta, le général Salan dégage des unités d’élites encore basées au nord de l’Indochine. L’opération, commencée par des manœuvres de diversion le 1 février, s’achève le 24. Le 24 février la 13eme DBLE, en arrière garde, se fraie un passage et traverse la Ligne de Lattre à Xuan Mai. Bien qu’aucunes des actions eurent pour résultat des pertes insupportables, les pertes continuelles de l’offensive sur Hoa Binh s’avèrent aussi coûteuse que l’opération le long de la ligne de crêtes de Cao Bang en 1950. Les Français eurent 436 tués, 2060 blessés et 458 disparus, tandis que le Viet Minh afficha 3500 tués, de 7500 à 8000 blessés et 307 prisonniers. Cette manœuvre de désengagement, qui est la plus délicate, fut un réel succès français.
- le 22 février 1980 : une fusée française Ariane 1 lance le satellite suédois de recherches scientifiques Viking.
- le 22 février 1987: le Préfet de la Congrégation de la Foi, le cardinal Ratzinger, publie l’instruction “Donum vitae” qui condamne toute forme de procréation médicalement assistée.
- le 22 février 1996 : mise en place de l’armée de métier.
Et face au terrorisme, chaque geste compte aussi ?
Avec la complicité involontaire de l’en-tête du compte Twitter de M.Macron :

Le président fait “en même temps” la guerre à un virus, une guerre pour laquelle “chaque geste compte”, et ne fait pas la guerre au terrorisme…
Gérard Larcher prêt à soutenir Jean-Frédéric Poisson ?
Gérard Larcher, le président du Sénat, ne voit « aucun problème » à un candidat de la droite qui ne serait pas un membre de son parti à l’élection présidentielle de 2022.
Xavier Bertrand n’étant pas de droite, il ne reste plus grand monde.
Eric Zemmour et Marine Le Pen ont toute leur chance. Mais surtout Jean-Frédéric Poisson, qui lui avait succédé à à la mairie de Rambouillet.
Le nouveau maire de Lyon impose le carême sans viande à tous les élèves !
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a décidé d’instaurer dans la ville un menu unique et sans viande, dans les cantines des 200 écoles. La mairie explique qu’à la demande de l’Éducation nationale, une distanciation de deux mètres doit être respectée entre les enfants à la cantine, ce qui revient à faire manger moins d’élèves en même temps. Le recours au menu unique vise à fluidifier le service afin que tous les repas puissent être servis durant le temps du déjeuner.
Sans viande mais avec oeufs et poisson, ce menu “reste équilibré” et permet “de n’exclure aucun enfant“, affirme l’adjointe à l’Éducation, Stéphanie Léger. “C’est tout simplement du bon sens pratique“, justifie le maire EELV, Grégory Doucet.
Cette mesure de menu unique est prise pour des raisons sanitaires.
On ne vous a d’ailleurs pas entendu tenir ces propos à Gérard Collomb, membre de votre famille politique et qui avait pris exactement la même mesure lors de la première vague.
— Grégory Doucet (@Gregorydoucet) February 21, 2021
Soumission au halal ? Véganisme ? La vérité est ailleurs selon ce blog, qui ironise tout en trichant avec le calendrier (le carême a commencé le 17 et non le 15) :
La période chrétienne du Carême a débuté le mercredi des Cendres 15 février, le jour même de l’annonce municipale. Les quarante journées d’abstinence et de prières durent jusqu’à Pâques, dimanche 4 avril. Justement, la mairie a prévu que les repas sans viande seront servis jusqu’aux vacances de Pâques… qui débuteront le samedi 3 avril.
Le maire n’avait pas voulu participer au traditionnel vœu des échevins en septembre mais maintenant les coïncidences sont trop évidentes : il se soumet à l’Eglise. Pourquoi les associations laïques ne protestent-elles pas ?
Nous nous attendons à ce que M. Doucet souhaite de bonnes Pâques à ses concitoyens le 4 avril. Il est dommage qu’il ait oublié, comme d’ailleurs le président de la République et de nombreux maires, de saluer l’entrée en Carême le 15 février. Mais nous n’avons aucune crainte qu’il oublie le début du ramadan.
