Pour une fois, si Caroline Fourest pouvait avoir raison…
Caroline Fourest s’est interrogée sur le plateau de C à vous, le 19 février :
Moi je ne sais pas si on aura pas un second tour Eric Zemmour – Marine Le Pen
Je n’en sais rien au jour d’aujourd’hui.
Je préfère penser à tout, moi, franchement
Selon Caroline Fourest, la crise économique que l’on risque de vivre l’année à venir, ajoutée aux attentats passés et à la fatigue post-pandémie pourraient faciliter un tel scénario.
Ce serait amusant.
L’islamo-gauchiste Saïd Bouamama, sociologue à Lille
A notre connaissance, ni Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale, ni Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur n’ont encore réagi à propos de l’islamo-gauchisme dans la « recherche », sur le cas très emblématique de Saïd Bouamama mentor d’Houria Bouteldja qu’avec l’Agrif nous n’avons cessé de mettre en évidence.
Alors voici les questions que les enquêteurs d’un organisme sans doute autre que le CNRS pourraient poser:
– Mr Saïd Bouamama, le principal rédacteur de l’ouvrage « Nique la France », présenté comme « l’expression d’un Devoir d’insolence », est-il toujours ce « sociologue, docteur en socio-économie, militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France; directeur de recherche à l’IFAR (Institut de Formation d’Animateurs de Recherche) à Villeneuve-d’Ascq (université de Lille) » ?
-Par quel organisme Mr Bouamama est-il payé ?
-Sur la couverture est la photo d’Houria Bouteldja faisant un « doigt d’honneur » illustrant l’appel « Nique la France ». Au long du texte sont de même celles de plusieurs dizaines de personnages dans la même posture. En pages centrales, l’un d’eux est revêtu d’une chemise portant l’inscription «Solidarité avec les militants d’Action Directe » or ces « militants » sont des terroristes emprisonnés pour assassinats.
L’ouvrage est édité par Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) et par « Darna édition ».
De quel organisme dépend Z.E.P ? Darna Edition ?
D’où Z.E.P tire t-elle son budget ?
Quels sont les liens entre Z.E.P, Darna et l’IFAR ?
-Le service de contrôle de gestion du ministère de l’enseignement supérieur a-t-il vérifié sur quelle ligne budgétaire a été payé « Nique la France » ?
Bref, le brulot islamo-gauchiste « Nique la France » du « chercheur » Saïd Bouamama, comportant en outre un CD du rappeur Saïdou a-t-il été financé par les ventes au prix indiqué de 12 euros ?
Si oui, sur quelle comptabilité cela figure t-il ?
Celle de Z.E.P, celle de Darna édition, celle de l’IFAR ?
-Enfin, à combien d’ « animateurs de recherche », le sociologue militant engagé Bouamama a-t-il dispensé son enseignement ?
Déni d’idéologie : après le gender, l’islamo-gauchisme
Souvenez-vous : quand nous dénoncions l’idéologie du genre, le lobby LGBT et ses alliés nous riaient au nez, estimant qu’il s’agissait d’une invention. Nous leur avions mis sous les yeux toutes les preuves de leur délire : les livres pour enfants répandus dans les bibliothèques municipales, les spectacles, loisirs, tribunes, articles… Aujourd’hui, l’ONU et ses officines promeuvent les droits LGBT et proposent de dénoncer et ficher les opposants à la théorie du genre et aux droits LGBT… Un article du Monde publié hier estime même que l’écriture inclusive est héritée de la théologie protestante.
Aujourd’hui, ils nous jouent le même cinéma avec l’islamo-gauchisme, pourtant bien présent à l’université. De fait, il y a un lien entre l’idéologie du genre et l’islamo-gauchisme. C’est le nouveau racisme : le racisme anti-blanc, anti-chrétien, anti-français, dénoncé par l’Agrif.
Nicolas Beytout, le directeur du journal “L’Opinion”, estime que le ministre a raison de persévérer :
[…] Sa faute ? Avoir dit tout haut ce que nombre de témoignages affirment déjà depuis des mois : dans les facs françaises, la liberté de pensée est menacée. Et elle l’est par ceux-là mêmes qui vocifèrent contre la ministre. A l’université, un courant de plus en plus puissant propose de regarder tout l’enseignement sous l’angle de la remise en cause du colonialisme, avec un prisme de races, auquel s‘ajoute la question du genre. L’intersectionnalité fait des ravages…
L’intersectionnalité ?
Oui, c’est le fait d’analyser le monde et toutes les matières par le biais de la race, du genre et de la classe sociale. Ca donne un regard très partial sur les sciences et sur l’enseignement. C’est ce que dénonce Frédérique Vidal et c’est ce qu’elle veut analyser. Sauf que la Conférence des présidents d’université l’a mal pris : elle rappelle “que la recherche n’est pas responsable des maux de la société, mais qu’elle doit les analyser”.
Ce qui est parfaitement exact. Mais à condition que ceux qui enseignent les théories du genre ou de la race n’empêchent pas les autres enseignants et chercheurs de continuer à voir le monde comme ils l’entendent. Or c’est là toute la question : des facs sont en train de passer sous contrôle de ces prophètes de l’exclusion, qui commencent à interdire toute expression divergente de la leur. C’est d’ailleurs un clivage très politique, très tranché gauche-droite. La gauche, en particulier l’extrême-gauche, est souvent islamo-gauchiste : elle voit l’islam comme la religion d’une minorité opprimée par la classe et la religion dominantes. Et elle pactise souvent, sur le plan électoral, avec leurs représentants. On voit beaucoup ça chez certains maires, comme à Trappes, par exemple. […]
Questions de genre et de race : “On voit une nouvelle génération de jeunes chercheurs, fascinés par ces thèmes de recherche” même s’ils offrent “très peu de débouchés professionnels”, juge le politologue Olivier Roy #le79Inter pic.twitter.com/9ZJcvyUhvE
— France Inter (@franceinter) February 22, 2021
Marion Maréchal et Jordan Bardella censurés par Facebook, locaux de Génération identitaire vandalisés…
Circulez, il n’y a rien à voir. Aucune personnalité politique ne semble préoccupée par ces dérives totalitaires :
Le vice-président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella et la directrice de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) Marion Maréchal se sont fait bloquer leurs pages Facebook après avoir soutenu Génération identitaire que le gouvernement envisage de dissoudre.
«Suite à mon message de soutien à Génération identitaire, Facebook a bloqué ma page, je ne peux plus publier. Les GAFAM sont dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire», a écrit Mme Maréchal sur Twitter (…)
Situation identique pour Jordan Bardella. «Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement! Jusqu’à la censure pure et simple de ma page sans recours possible?», s’est-il interrogé, lui aussi sur Twitter (…)
Selon Le Figaro, M.Bardella avait relayé sur Facebook le communiqué de son parti en réaction à la procédure de dissolution du mouvement, dénonçant une «dérive liberticide du gouvernement». «Je n’ai rien publié qui pouvait prêter à la polémique», a-t-il déclaré au Figaro. «Les réseaux sociaux se sont octroyé le droit de contrôler la parole publique. Après avoir censuré le Président des États-Unis, ils n’ont plus de limite. Nous entrons dans un climat de mise sous tutelle des libertés d’expression. C’est très inquiétant!»
Marion Maréchal a ensuite indiqué que sa page avait été débloquée «alors que les restrictions étaient prévues pour plusieurs jours. Les censeurs se rendraient-ils compte qu’ils vont trop loin?»
Et il n’y a rien de complotiste à souligner que le directeur général de Facebook France est Laurent Solly et qu’il est marié à Caroline Roux, journaliste bien connue du service public pour son conformisme et son adhésion au système :
Laurent Solly (…) est un haut fonctionnaire et un dirigeant de l’audiovisuel français. Après avoir fait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy notamment en tant que directeur adjoint de sa campagne présidentielle en 2007, il entre à TF1 puis à Facebook France où il devient directeur général (…) Il est marié avec Caroline Roux, journaliste politique à France 5 (…)
Et pendant ce temps-là, des voyous peuvent saccager les locaux de Génération identitaire à Lyon sans que cela n’émeuve le moins du monde notre cher ministre de l’intérieur :
La façade du bar associatif La Traboule Maison de l’identité qui héberge les locaux lyonnais du mouvement Génération identitaire a été une nouvelle fois pris pour cible par un groupe d’antifascistes. Les tags et détériorations sur la porte ont été commis durant la manifestation parisienne contre la dissolution du mouvement.
On pouvait notamment lire sur les murs du numéro 5 de la Montée du Change à Lyon 5 : « Fachos hors de nos villes ». « Cela montre une nouvelle fois le vrai visage de violence et de haine de ces groupes fascistes qui prônent le droit d’expression et qui veulent nous faire taire, nous nuire », réagit Arnaud Payre, membre du bureau politique de Génération identitaire.
Le local est régulièrement visé au grand regret du voisinage. « Nous allons une fois de plus porter plainte et comme d’habitude, il ne se passera rien », ajoute Arnaud Payre qui était encore, ce dimanche matin, dans la capitale avec une cinquantaine de Lyonnais montés à Paris défendre leur mouvement.
Communisme et démocratie libérale : des idéologies parallèles
Professeur de philosophie, ancien ministre de l’éducation, le polonais Ryszard legutko est député européen et président du groupe des conservateurs et réformistes européens. Son ouvrage Le Diable dans la démocratie, tentations totalitaires au coeur des sociétés libres, a rencontré un grand succès et a été traduit en plusieurs langues.
L’auteur, qui a vécu une partie de son existence dans la Pologne communiste, fut stupéfait, après la chute du Mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, de voir les ex-communistes s’adapter bien mieux que les anciens dissidents à la démocratie libérale et aux affaires. Il voulut comprendre les raisons de cette étonnante compatibilité. En étudiant dans les détails les évolutions récentes de la démocratie libérale, il a découvert qu’elle partage en fait de nombreux traits inquiétants avec le communisme : Culte du « progrès », « sens de l’Histoire », volonté de transformer la société en luttant contre les adversaires de « l’émancipation et de l’égalité », soumission du suffrage populaire à des instances non élues, et incapacité à tolérer aucune opinion contraire…
Le rapprochement qu’il fait entre l’idéologie marxiste et l’idéologie libérale ne surprendra que ceux qui ignorent que ces deux systèmes sont issus de la même modernité. Cette modernité qui refuse par principe la transcendance et place son espérance dans le matérialisme. Dans l’avant-propos de l’ouvrage, John O’Sullivan, éditeur à la National Review, montre les ressemblances entre le communisme et la démocratie libérale :
Les deux systèmes sont sortis du moule de l’utopie et aspirent à atteindre une “fin de l’histoire” qui verrait leurs constructions l’emporter pour forger un état de stase permanent. Les deux régimes adoptent une approche historiciste et martèlent que l’histoire avance inéluctablement dans leur direction. Tous deux exigent par conséquent que l’ensemble des institutions sociales – la famille, les églises, les acteurs privés – se conforment aux règles dans leur fonctionnement interne. Et quand la réalité diverge des attentes, tous deux utilisent l’ingénierie sociale pour mener la transformation à son terme.
Et l’auteur souligne de son côté :
Le communisme et la démocratie libérale sont par conséquent perçus de l’intérieur comme n’ayant pas d’alternative. Le moindre changement ne signifierait pas une détérioration mineure, mais bien un désastre. Le communiste dirait : si le communisme est rejeté ou empêché, alors la société continuera à être soumise à l’exploitation de classe, au capitalisme, à l’impérialisme et au fascisme. Les démocrates libéraux diraient : si la démocratie libérale n’est pas acceptée, alors la société succombera à l’autoritarisme, au fascisme et à la théocratie. Dans les deux cas, la quête d’une solution alternative est, au mieux, dénuée de sens et en mérite même pas d’être considérée ; et au pire, un jeu profondément irresponsable et téméraire.
Au regard de l’histoire, il apparaît même que la complicité entre le système libéral et le communisme est dénué d’ambiguïté :
Au XXe siècle, ils flirtèrent pendant longtemps avec le socialisme, y compris dans sa version soviétique, sans doute du fait de constats communs. Même les plus libéraux des libéraux furent très compréhensifs vis-à-vis de de l’URSS et du communisme soviétique, défendant parfois même l’idée d’un désarmement unilatéral de l’Ouest – comme le faisaient les libértariens – au nom de la liberté. Les libéraux ont également fait preuve d’une certaine faiblesse contre le terrorisme et les dictatures de gauche dans le tiers-monde, mais beaucoup ont clairement dénoncé les activités anti-communistes de groupes à l’intérieur des pays du bloc soviétique.
Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le cadre de l’élaboration des vaccins contre la Covid-19
D’Esther Louis pour Le Salon beige :
“Les vaccins dérivés de cellules d’enfants non nés, cruellement tués, sont clairement de caractère apocalyptique et peuvent possiblement préfigurer la marque de la bête » (cf. Apocalypse 13 :16) (Lettre du 12/12/2020, signée par le cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland).
Alors qu’aux Etats-Unis la question morale de la vaccination contre la Covid-19 est un des grands sujets d’actualité, en France, en revanche, l’utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement de la plupart des vaccins reste très méconnue. L’objectif de cet article est donc de proposer un résumé des données concernant l’utilisation de telles lignées cellulaires dans l’élaboration de ces vaccins, l’origine de ces lignées, ainsi que la position de quelques évêques sur la question. Quelques réflexions viennent ensuite.
Utilisation de lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans le développement des vaccins contre la Covid-19 (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)
Aujourd’hui, parmi les 6 vaccins commandés par l’UE (European Commission Decision, 15/12/2020) :
- 4 (AstraZeneca, Janssen, Pfizer, Moderna) utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés, dans au moins une des phases de l’élaboration du vaccin (Design & développement, production, tests de confirmation sur produit fini) (cf. Prentice, 2021).
- 1 (Sanofi/GSK) : il n’existe pas suffisamment de données publiées pour conclure sur cette question (cf. Prentice, 2021). Ce vaccin ne sera pas sur le marché avant fin 2021.
- 1 (CureVac) n’utilise pas de lignées cellulaires issues de fœtus avortés (cf. Prentice, 2021). En revanche, il s’agit, tout comme pour les vaccins Moderna & Pfizer, d’un vaccin à ARN. Cette nouvelle technologie est utilisée pour la première fois chez l’homme. Il est possible que ce vaccin engendre des hybridations épigénétiques, qui pourraient alors potentiellement être transmissibles aux descendants (Henrion-Caude, 2020). Ce vaccin arrivera probablement sur le marché au 2e trimestre 2021.
Par ailleurs, le vaccin russe Spoutnik V, du Gamaleya Research Institute, auquel l’Europe s’est intéressée dernièrement, utilise des lignées cellulaires issues de fœtus avortés à toutes les phases de l’élaboration du vaccin (cf. Prentice, 2021).
Origine des lignées cellulaires (cf. courrier des lecteurs de Science & Foi n°138)
Les deux lignées cellulaires issues de fœtus avortés et utilisées dans le cadre du développement de certains des 6 vaccins contre la Covid-19 commandés par l’UE, et de celui développé par le Gamaleya Research Institute (Spoutnik 5) sont :
- La lignée cellulaire HEK 293, utilisée en particulier par AstraZeneca. Elle a été développée, vers 1973, à partir de cellules embryonnaires humaines fœtales de rein. Si l’origine de cette lignée cellulaire n’est pas certaine, il semble cependant probable que cette lignée provienne d’un avortement volontaire et non d’une fausse couche ou d’une fécondation in-vitro (Wong, 2006 ; Acker, 2021).
- La lignée cellulaire PER.C6, qui a été développée à partir de cellules embryonnaires humaines rétiniennes, obtenues sur un fœtus âgé de 18 semaines. Cette lignée cellulaire provient d’un avortement volontaire réalisé en 1985 (Wong, 2006).
Pour obtenir ces lignées cellulaires il a fallu a priori plusieurs avortements (de l’ordre de quelques centaines). Par exemple, il a fallu 293 expérimentations (≠ avortements) pour obtenir la lignée HEK 293, ce qui a en toute probabilité nécessité plusieurs avortements (Acker, 2021).
Une procédure possible d’avortement, permettant de prélever les organes du fœtus, est la suivante : les foetus sont extraits par une procédure semblable à une césarienne (hystérotomie), découpés, parfois vivants, et sans anesthésie (Acker, 2021).
Les positions de quelques prélats
Le cardinal Burke a été le Préfet du Tribunal suprême de la Signature Apostolique. Le cardinal Müller a été le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le cardinal Zen est un cardinal chinois, membre de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des Sacrements. Le cardinal Pujats est un cardinal letton, archevêque émérite de Riga. Mgr Vigano a été nonce apostolique pour le Saint-Siège (ambassadeur) auprès des Etats-Unis, et il a également occupé le poste de Secrétaire Général pour le gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican. Mgr Strickland est évêque du diocèse de Tyler (Etats-Unis). Mgr Peta est archevêque d’Astana (Kazakhstan). Mgr Schneider est évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Astana (Kazakhstan). Mgr Lenga est archevêque de l’Eglise catholique, aujourd’hui à la retraite.
- Mgr Strickland : « Je vous conjure de rejeter tout vaccin qui utilise les restes d’enfants avortés en recherche, test, développement ou production. », lettre « Stand for an ethical Covid-19 vaccine », 08/12/2020.
- Mgr Vigano, Cardinal Müller, Cardinal Zen, Cardinal Pujats, Mgr Schneider : ” Nous rappelons également, en tant que Pasteurs, que pour les Catholiques, il est moralement inacceptable de recevoir des vaccins dans lesquels du matériau provenant de fœtus avortés est utilisé. “, « Appel pour l’Eglise et pour le monde », 8 mai 2020.
- Cardinal Burke : “Il doit être clair que développer un vaccin en utilisant des lignées cellulaires issues de fœtus avortés n’est jamais moralement justifiable. […] La pensée d’introduire un tel vaccin dans son corps est particulièrement abominable.”, Rome Life Forum, mai 2020.
- Mgr Schneider (il est bien précisé qu’il s’agit d’une supposition mais qui lui paraît réaliste) : « C’est pour moi la dernière étape du satanisme: que Satan et le gouvernement mondial – en définitive le gouvernement maçonnique mondial – obligeront tout le monde, même l’Eglise, à accepter l’avortement de cette manière. Et donc nous devons résister très fortement à cela, si cela arrive. Nous devons même accepter de devenir martyrs. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
- Mgr Strickland : « Tout le positionnement politique sur les vaccins est réellement répugnant. Le fait demeure que TOUS les vaccins existants aujourd’hui impliquent l’utilisation d’enfants tués avant même leur naissance. Je renouvelle mon engagement. Je n’allongerai pas ma vie en UTILISANT des enfants tués. C’est mal. REVEILLEZ-VOUS ! », Tweeter, 22/01/2021.
- Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Nous avons ici une double violation de l’ordre saint voulu par Dieu : d’une part via l’avortement en lui-même, et d’autre part via le business abominable de traite et vente d’enfants avortés. Cependant, ce double mépris de l’Ordre divin de la Création ne peut jamais être justifié, même dans l’objectif de préserver la santé d’une personne ou d’une société au travers de tels vaccins », lettre du 12/12/2020.
- Cardinal Pujats et Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Le Seigneur a dit qu’à la fin des temps, même les élus seraient séduits (cf. Marc 13 :22). Aujourd’hui L’Eglise entière et tous les fidèles catholiques doivent chercher de manière urgente à se solidifier dans la doctrine et la pratique de la Foi. Face au mal de l’avortement, les catholiques doivent plus que jamais « s’abstenir de toute espèce de mal » (1 Thessaloniciens 5 :22). La santé du corps n’est pas une valeur absolue. Il faut donner la suprématie à l’obéissance à la loi divine et au salut éternel des âmes. », lettre du 12/12/2020.
Pour des réponses très complètes sur un certain nombre de sujets, je conseille : « Bishop Schneider explains why Christians must never take abortion-tainted COVID vaccine », interview vidéo de Mgr Schneider réalisée par J.H. Westen (en anglais), LifeSiteNews, 21/12/2020.
Réponses à quelques questions
- Le bébé n’a pas été avorté dans le but de faire des vaccins.
Sans doute vrai pour l’avortement en lui-même. En revanche, la méthode d’avortement a possiblement été modifiée, avec une souffrance accrue pour le bébé. Par exemple, le bébé a pu être extrait et découpé vivant pour prélever ses organes (Acker, 2021).
- Le principe de coopération morale ou matérielle
Réponse de Mgr Schneider : certains bons évêques et prêtres « font une importante explication, qui, selon moi est un sophisme, du principe de coopération morale seulement, sans votre volonté et sans votre consentement. Mais pour moi il s’agit d’un sophisme, puisque c’est évident pour le simple bon sens commun, que quand vous savez cela – que le vaccin est fait à partir de bébés avortés – alors, vous ne pouvez pas appliquer ce principe moral, ou théorie, à ce cas concret. Et nous devons donc être très prudents à ne pas nous laisser induire en erreur à cause de cet argument sophistique, même s’il vient de bons prêtres traditionnels. C’est le danger et nous devons y résister », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « le principe théologique de coopération matérielle est certainement valide et peut-être appliqué à un certain nombre de cas (ex : payer ses impôts, utilisation de produits fabriqués par une main d’œuvre esclavagisée, etc). Cependant ce principe ne peut que difficilement être appliqué au cas de vaccins fait à partir de lignées cellulaires issues de fœtus, parce que ceux qui en connaissance de cause, et volontairement, reçoivent de tels vaccins, entrent dans une sorte de chaîne (concaténation), quoique de manière très éloignée, en lien avec l’industrie de l’avortement. Le crime de l’avortement est tellement monstrueux, que toute participation (concaténation) à ce crime, même très éloignée, est immorale et ne peut pas être acceptée, quelles que soient les circonstances, par un catholique, une fois qu’il en a pris pleinement conscience. Celui qui utilise le vaccin doit réaliser que son corps bénéficie des « fruits » (bien que de manière éloignée, à travers un certain nombre de procédés chimiques) de l’un des plus grands crimes de l’humanité », lettre du 12/12/2020.
- C’est arrivé il y a plusieurs dizaines d’années. C’est trop lointain.
“Je renouvelle mon appel à rejeter tout vaccin qui est développé en utilisant des enfants avortés. Même si cela est arrivé il y a des dizaines d’années, cela signifie tout de même qu’on a mis fin à la vie d’un enfant avant sa naissance, et que son corps a été utilisé comme pièces détachées. Nous ne mettrons jamais fin à l’avortement si nous ne nous mettons pas fin à ce mal.”, Mgr Strickland, Twitter, 1 août 2020.
« Nous pouvons nous convaincre que tout cela est arrivé il y a bien longtemps ou que c’est tellement lointain que cela n’a aucune conséquence, mais les faits ébranlent nos confortables déviances. Nous devons immédiatement demander l’arrêt de ces pratiques diaboliques. Dieu est l’auteur de la vie. », Mgr Strickland, Twitter, 13/01/2021.
- Il n’y a pas d’autre alternative.
Réponse du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « Argumenter que de tels vaccins sont moralement licites s’il n’y a pas d’autre alternative est en soi contradictoire et ne peut pas être acceptable pour les catholiques. (…) Nous devons résister au mythe selon lequel “il n’y a pas d’alternative”. Au contraire, nous devons avancer avec l’espoir et la conviction que des alternatives existent et que l’ingéniosité humaine, avec l’aide de Dieu, peut les découvrir. C’est le seul moyen de passer des ténèbres à la lumière et de la mort à la vie. (…) Certains hommes d’Eglise rassurent les fidèles en affirmant que recevoir un vaccin contre la Covid dérivé de cellules issues d’un fœtus avorté est moralement licite s’il n’y a pas d’alternative disponible. Ils justifient leur affirmation en se fondant sur le principe de « coopération matérielle éloignée » avec le mal. De telles affirmations sont extrêmement anti-pastorale et contreproductive, particulièrement lorsque l’on considère le caractère apocalyptique de l’industrie de l’avortement et la nature inhumaine de certaines recherches dans le biomédical et la technologie embryonnaire. Maintenant plus que jamais, les catholiques ne peuvent absolument pas encourager et promouvoir le péché d’avortement, même de manière infime, en acceptant ces vaccins. », lettre du 12/12/2020.
- Certains vaccins n’utilisent des lignées cellulaires issues de fœtus avortés qu’à l’étape de tests, et pas dans la production où dans la phase de Design & développement. Est-ce moins grave de recourir à ces vaccins ?
Réponse de Mgr Schneider : « C’est bien sûr, objectivement moins grave (…) Mais même si ce (les lignées cellulaires) n’est (utilisé) que pour les tests, nous ne pouvons pas du tout coopérer avec ces crimes horribles, même de manière lointaine. Même d’utiliser des cellules d’enfants avortés pour les tests, c’est déjà immoral. (…) Il y a une accumulation de crimes horribles. Le premier crime horrible est de tuer un enfant, ensuite développer ses cellules est aussi un crime, et ensuite faire des tests sur ces cellules, c’est un autre crime encore. Donc nous ne pouvons pas collaborer avec cette accumulation de crimes », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020.
Quelques méditations autour de déclarations d’évêques
- Mgr Vigano : « Par une inspection plus approfondie, il semble que les bébés innocents, avortés au troisième mois de grossesse, forment une sorte de sacrifice humain, destiné à se concilier les puissances infernales, dans une parodie terrifiante, que seuls les vicieux peuvent prétendre ne pas voir. », « Archbishop Vigano reacts to Pope Francis saying all must take the COVID vaccine », LifeSiteNews, 15/01/2021.
- Mgr Schneider : « J’ai peut-être tort, mais j’ai la suspicion que cette situation autour du COVID a été créée non seulement pour implémenter une nouvelle dictature et le contrôle de la population, mais dans un certain sens pour légaliser l’avortement mondialement. De telle manière à ce que la planète entière collabore au processus de meurtre de bébés, au travers du vaccin qui utilisera des parties de ces enfants avortés. », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020.
- Lettre du cardinal Pujats et de Mgr Schneider, Mgr Peta, Mgr Lenga, Mgr Strickland : « la recherche biomédicale qui exploite les bébés non nés, innocents, et utilise leur corps comme de la matière première pour des vaccins semble davantage comparable au cannibalisme qu’à la médecine », lettre du 12/12/2020.
- Mgr Schneider : « Mais j’espère que cela (nb :la vaccination forcée) n’arrivera pas à un niveau mondial. Si cela arrivait, nous entrerions alors dans le temps de l’Apocalypse. » Ou encore : « le vaccin sera (nb : Mgr Schneider précise qu’il s’agit de suppositions) imposé et obligatoire, de telle manière que vous ne pourrez pas travailler, voyager ou aller à l’école sans être vacciné ; ce qui obligera toute la population à recevoir le vaccin. » », interview écrite accordée à LifeSiteNews, 02/10/2020. « (…) accepter d’une certaine manière les fruits de l’avortement et tous ces horribles tests et la production de lignées cellulaires, c’est vraiment horrible, et ensuite, tous les peuples de la terre auront cette marque dans leur corps, qui, en fin de compte, est une marque de mort. Puisque sans le premier acte de mort, de meurtre de cet enfant, ils n’auraient pas cette marque dans leur corps, avec ce vaccin. Donc c’est une connexion à la mort. », interview vidéo accordée à LifeSiteNews, 21/12/2020. « Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol ! (…) Et YHWH mit un signe sur Caïn. » (Genèse 4 : 10-15). Pour rejoindre Mgr Schneider sur le temps de l’Apocalypse, la « marque sur leur main droite ou sur leur front » (Apocalypse 13:16) peut faire référence à la marque de Caïn (Genèse 4:15), marque du 1e meurtrier. Cette marque à la main ou front pourrait alors indiquer que toute la population coopère à un meurtre (ici avortement).
L’éducation sur En Quête d’esprit
« L’éducation chrétienne : un trésor pour aujourd’hui ? », avec l’ abbé Gordien, Jean-François Chemain, Philippe Vandercamère, du groupe scolaire Don Bosco, et Véronique Jacquier
Terres de mission : Annoncer l’Evangile au XXIe siècle
L’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et coordinateur d’un récent colloque sur la pastorale 50 ans après Vatican II, nous propose quelques réflexions sur la pastorale et l’annonce de l’Evangile dans un contexte profondément différent de l’optimisme qui avait marqué le concile.
Puis, nous nous entretenons par téléphone avec l’historien Jean-François Chemain qui évoque pour nous le mouvement des silencieux de l’Eglise et les terribles années 1970, au cours desquelles trop de prêtres et de laïcs se sont vus marginaliser pour leur fidélité à la foi de l’Eglise.
Enfin, Guillaume de Thieulloy présente quelques livres récents.
C’est arrivé un 21 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 21 février: saints du jour français ou en France.
-
Bx Noël Pinot, prêtre et martyr (1747-1794)
Né à Angers, seizième enfant d’une famille très croyante, Noël devint prêtre en 1771. Il en est l’archétype dans la campagne du Louroux où il officia.
Comme de nombreux saints prêtres, il refusa de prêter serment à la Constitution de 1789, rappelant que ses pouvoirs spirituels ne lui viennent que de Dieu et non d’une loi civile. Il fut arrêté dans la nuit du 8 février alors qu’il s’apprêtait à célébrer clandestinement la messe.
Condamné à mort, il fut guillotiné le 21 février 1794, encore vêtu de ses ornements de messe.
Il a été béatifié par Pie XI le 31 octobre 1926.
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le 21 février 1322 : Charles IV le Bel, est sacré Roi de France à Reims et devient également roi de Navarre.
Troisième et dernier fils de Philippe IV le bel à régner sur la France. Il ne répare pas les erreurs de son père et la lignée des Capétiens directs s’éteint. Selon le Testament de Saint REMI, le trône passe à un autre. Voir la chronique du 13 janvier.
Charles IV est sacré à Reims le 21 février 1322 par l’archevêque Robert de Courtenay. En tant qu’héritier de sa mère Jeanne de Navarre, il ajoute au titre de Roi de France celui de Roi de Navarre. Voir la chronique du 1er février, jour de sa mort en 1328.
Voir aussi la chronique du 18 juin.
- le 21 février 1513 : décès du pape Jules II.
Giuliano della Rovere, né le 5 décembre 1443, est élu pape de 1503 à 1513 sous le nom de Jules II. Il veut faire de l’État pontifical une grande puissance, ce qui lui vaut le surnom de Jules César II par ses admirateurs. Il rétablit son autorité sur les États de l’Église, oblige César Borgia à restituer ses forteresses, à se réfugier en France. Sous son pontificat, est convoqué le Ve concile du Latran, créée la Garde suisse en 1505, posée la première pierre de l’actuelle basilique Saint-Pierre de Rome, que commence Bramante. Le pape fait de Raphaël son peintre favori, mais apprécie également Michel-Ange, qui peint les grandes fresques de la Sixtine. (cf. la chronique du 18 avril).
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le 21 février 1574 : Henri Ier de Pologne, futur Henri III de France, monte sur le trône de Pologne.
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le 21 février 1578 : Louis II de Guise, archevêque-Duc de Reims depuis 1574, est créé cardinal par le Pape Grégoire XIII.
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le 21 février 1604 : arrêt du Parlement de Paris concernant des impôts.
Le Parlement de Paris rend un arrêt au profit des habitants des villes basses et faubourgs de Bar et bourg de Longueville faisant appel d’une décision du duc de Lorraine au sujet de l’imposition de certaines taxes, qui avaient été décidées par une assemblée du clergé et de la noblesse à laquelle le tiers-état n’avait pas été convoqué.
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le 21 février 1622 : Clérac est repris par les protestants.
Littré parle de Nérac dans son dictionnaire…
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le 21 février 1660 : Louis XIV grimpe le Mont Verdaille jusqu’au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Cotignac.
A l’âge de 22 ans, en présence de sa mère Anne d’Autriche le Roi se rend sur le lieu de l’apparition de NOTRE-DAME DE GRACES ; vocable d’une des trois neuvaines faites à la demande du Ciel pour sa venue au monde.
Cotignac, est aussi le seul lieu au monde, où St Joseph et la Ste Vierge ont apparu à des dates différentes : apparition de Notre-Dame et l’Enfant Jésus dans ses bras, qu’entourent Saint Bernard de Clairvaux, Sainte Catherine martyre, et l’Archange Saint Michel, le 10 aout 1519 à Jean de la Baume, bucheron provençal à qui elle dit :
« Je suis la Vierge Marie. Allez dire au clergé et aux Consuls de Cotignac de me bâtir ici même une église, sous le vocable de NOTRE-DAME DE GRACES: et qu’on y vienne en procession pour recevoir les dons que je veux y répandre ».
Et le 7 juin 1660, à Cotignac, sur le mont Besillon, un jeune berger assoiffé de 22 ans, Gaspard Ricard qui voit apparaître devant lui un homme d’imposante stature qui lui indique un rocher en disant :
« Je suis Joseph; enlève-le et tu boiras ».
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le 21 février 1717 : Jacques III, fils de Jacques II et prétendant au trône d’Angleterre, vient chercher refuge en France.
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le 21février 1730 : décès de Benoît XIII, 245ème pape.
Pietro Francesco Orsini nait le 2 février 1649, et devient pape le 29 mai 1724, sous le nom de Benoît XIII, alors qu’il est évêque de Césène.
Pieux simple et humble, il lutte pour les bonnes mœurs du clergé, les pouvoirs du Saint-Siège et contre le jansénisme.
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le 21 février 1793 : la Convention supprime la dignité de Maréchal de France.
Nivellement par le bas, même dans l’armée.
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le 21 février 1795 : la liberté des cultes est restaurée en France.
Première conséquence du Traité de La Jaunay. Nous devons notre liberté religieuse, au sang et au sacrifice de nos ancêtres de l’ouest de la France, entre autres.
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le 21 février 1858 : sixième apparition de Notre Dame à Lourdes.
Notre Dame se manifeste à Bernadette le matin de bonne heure. Une centaine de personnes l’accompagnent. Elle est ensuite interrogée par le commissaire de police Jacomet.
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le 21 février 1916 : début de la bataille de Verdun.
Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d’artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le début d’une bataille inhumaine, l’opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois. A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d’état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l’assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l’artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée “Côte 304” perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau.
Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l’arrivée du 1er en provenance de Vitry.
Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l’état-major est en pleine débandade. C’est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.
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le 21 février 1946 : la durée du travail est ramenée à 40 heures hebdomadaires, en France.
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le 21 février 1946, encore : De Gaulle écrit une lettre à son fils.
Il tire la morale de la crise qui l’a poussé à démissionner de la présidence :
« Il faut choisir, et l’on ne peut être à la fois l’homme des grandes tempêtes et celui des basses combinaisons ».
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le 21 février 1966 : la France annonce qu’elle quitte le commandement intégré de l’OTAN.
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le 21 février 1995 : Jeanne Calment fête ses 120 ans et devient la doyenne du monde.
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le 21 février 1998 : Simone Veil est nommée membre du Conseil constitutionnel par le président du Sénat René Monory.
2 petits livres pour accompagner vos soirées à partir de 18h
Proposés par l’abbé Lelièvre :

Pour recevoir ces deux ouvrages : à commander avec votre règement 20€ de AD-Evangile de la Vie 32 Cours de la République 84500 Bollène.
L’abbé Montarien, un prêtre fervent, zélé et joyeux
L’abbé Grégoire Celier, prêtre (FSSPX), ancien professeur de philosophie, a été interrogé par Anne Le Pape dans Présent à propos de la biographie de Jean-François Chemain consacrée à l’abbé Montarien. Extrait :
— J’ai commencé à servir la messe avec lui. La première fois, c’était dans son appartement, et j’ai fait tomber par terre le missel d’autel. Il s’agissait encore (mais je ne l’ai compris que plus tard) du rite traditionnel. Malgré le fiasco de ce premier essai, j’ai repris le service de messe à la Polo (la chapelle polonaise). C’était le nouveau rite (mais je ne l’ai compris aussi que plus tard), célébré en latin, face à Dieu, avec du grégorien et une bonne doctrine. Il faut comprendre qu’à l’époque la question liturgique me passait largement au-dessus de la tête.
— Pensez-vous que l’exemple de l’abbé a joué un rôle dans votre vocation ?
— Je dirais que son influence a surtout été indirecte, à travers le scoutisme, dont il a été le médiateur. Le scoutisme, d’ailleurs, n’a eu lui-même aussi qu’une influence indirecte. C’est en effet par le scoutisme que j’ai fait en février 1973 une retraite pendant laquelle le Seigneur m’a appelé à son service. C’est par le scoutisme que j’ai rejoint, le 1er mars 1977, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, « libérée » deux jours plus tôt, afin de participer à la « garde », et c’est à Saint-Nicolas que j’ai découvert au sens plénier la Tradition.
Si l’abbé Montarien a eu une influence directe, c’est, si je puis dire, a contrario. En 1977, alors que je découvrais chaque dimanche matin la liturgie traditionnelle, je continuais à servir la messe de l’abbé le dimanche soir. Comme je l’ai dit, c’était la plus pieuse, la plus fervente messe de Paul VI qu’on puisse imaginer. Quand donc j’ai choisi définitivement et exclusivement la liturgie traditionnelle, ou plutôt quand elle m’a fait la grâce de me choisir, ce n’était pas premièrement à cause de liturgies « foutoirs » ou scabreuses : c’était simplement la victoire incontestée et incontestable d’une liturgie venue des entrailles de la Tradition catholique, à l’encontre d’une liturgie bricolée à la hâte et fortement ambiguë.
Mais, évidemment, l’exemple du prêtre fervent, zélé et joyeux que fut l’abbé Montarien constitue pour moi, chaque jour, une ardente lumière dans ma propre vie sacerdotale. […]
Le Saint Suaire de Turin : un signe pour notre temps
Un lecteur me signale 3 vidéos sur le Saint-Suaire.
La première partie est une présentation qui se veut accessible à tous, des principales avancées scientifiques et historiques sur cet objet unique qu’est le Saint Suaire de Turin. Cette présentation s’appuie sur de multiples publications scientifiques :
- « Le Saint Suaire » de Pierre de RIEDMATTEN, fidélité, 2020
- « La Passion de N.S. Jésus Christ selon le chirurgien » de Perre BARBET, Mediaspaul 14ème édition en 2003
- « 101 Questions sur le Saint Suaire » de Pierluigi BAIMA BOLLONE, Saint-Augustin, 2001
- « Il Mistero della Sindone » de Giulio FANTI et Savero GAETA, Rizzoli, 2013
- « Apologie pour le Suaire de Turin par deux scientifiques non croyants » d’André CHERPILLOD etSerge MOURAVIEV, Mymekia, 1998
- « Geoffroy de Charny » de Philippe CONTAMINE, revue histoire et société, Université de Provence, 1992
- « Histoire d’Abgar et de Jésus » d’Alain DESREUMAUX, Brepols, 1993
- « Le Suaire de Jésus de Nazareth » de Barbara FRALE, BAYARD, 2011
- « Le Linceul de Jésus enfin authentifié ? » de Jean-Baptiste RINAUDO et Claude GAVACH, Guibert, 2010
- « La science à l’épreuve du Linceul… » d’Arnaud-Aaron UPINSKY, Guibert, 1996
- « Nouvelles découvertes sur le Suaire de Turin » d’André MARION et Anne-Laure COURAGE, Albin Michel, 1997
- « Neuf années d’études palynologiques sur le Linceul » de Max FREI, revue Shroud Spectrum n°3, 1982
- « Synthèse de l’affaire C14, vingt ans après le test de 1988 » de Pierre de RIEDMATTEN MNTV, 2010
- « Le Saint Suaire revisité » de Jean LEVEQUE et René PUGEAUT, Ed. du Jubilé, 2003
2 autre vidéos complètent cette présentation :
- Une contemplation (2ème partie) des meilleures photos du Saint Suaire qui s’appuie sur des textes et musiques sacrés
- Une méditation (3ème partie) autour des principales questions que ce signe nous inspire.
Présentation :
Contemplation :
Méditation :
Forme extraordinaire et vocations : le cas du Carmel d’Alançon
Les carmélites d’Alençon ont été interrogée dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau. Extrait :
Quelles sont les spécificités propres des carmélites d’Alençon ?
Sœur M-I : Nous faisons partie de ces carmels qui, après le concile Vatican II, alors que le décret Perfectæ caritatis demandait aux communautés de réviser leurs règles et constitutions, ont considéré qu’il n’y avait rien de désuet dans les dispositions écrites par sainte Thérèse d’Avila. Il fallait seulement un ajustement au nouveau Code du droit canonique publié en 1983. Mais pour le reste, nous pouvions continuer à vivre comme toujours.
Sœur A-M : Il s’agit véritablement d’un carmel traditionnel qui cherche à vivre le charisme thérésien de manière authentique.
En 2013, vous décidez de suivre la messe dans la forme extraordinaire du rite romain. Pourquoi ce changement ?
Sœur M-I : En fait, dès 2007, avec le Motu proprio de Benoît XVI, nous avons demandé à avoir la messe en forme extraordinaire. Nous trouvions que la dimension sacrificielle de la messe était peu exprimée dans la messe célébrée face au peuple, tandis que la forme extraordinaire exprime parfaitement la doctrine catholique. Il faut noter que la communauté a été unanime dans ce changement. Notre évêque, Mgr Habert qui a toujours été extrêmement bienveillant, n’y était pas du tout opposé. Pour garder une certaine cohésion dans son diocèse, il nous avait simplement demandé de le faire progressivement. Nous avons donc commencé par avoir la messe sous la forme extraordinaire grâce à la Fraternité Saint-Pierre. C’est à eux que nous devons d’avoir beaucoup de vocations. En effet, nous sommes l’un des seuls carmels en Europe à avoir complètement adopté la forme extraordinaire et nous nous sommes rendu compte que beaucoup de jeunes étaient en recherche de cet aspect.
Sœur A-M : Au début, nous avions pensé garder les offices tels quels, mais cela posait des problèmes de cohérence. Depuis quatre ans, nous avons donc repris l’office divin selon le calendrier de 1962.
Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Homme Nouveau ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
A quoi sert le Carême ? Le Club des Hommes en Noir
Le Carême : 40 jours de parcours diététique ou cheminement spirituel ? Mais à quoi servent ces 40 jours ? Philippe Maxence reçoit le Père Viot, l’abbé Benoît et Jeanne Smits pour en parler.
Assassinat de Pau : le Soudanais était entré illégalement en France quand Manuel Valls était Premier ministre
Manuel Valls, qui était Premier ministre lorsque que cet immigré a pénétré illégalement en France en 2015, a enfin réagi. Mais pas pour faire son mea culpa, ni pour dire que la protection des frontières n’était pas sa priorité pas plus que pour Gérald Darmanin :
J’ ai procédé en 2013 à la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. Je soutiens sans réserve la procédure engagée par @GDarmanin de dissolution de Génération Identitaire. Il faut être intransigeant avec ceux qui répandent la haine et la violence. https://t.co/69a6Ih6auW
— Manuel Valls (@manuelvalls) February 20, 2021
C’est un déchaînement de violence qui s’est produit, vendredi 19 février vers 11 heures, dans un centre d’accueil de la ville de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. “Un migrant soudanais de 38 ans est accusé de lui avoir porté une dizaine de coups de couteau“, (…) Ce migrant, entré en France en 2015, a d’abord eu l’autorisation de rester sur le territoire par la justice administrative. En 2017, il est sous le coup de deux condamnations pour des faits de violence, pour lesquelles il se voit dans l’obligation de quitter le territoire
C’est arrivé un 20 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 20 février 197 : fin de la Bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon.
Clodius Albinus s’enfuit et se donne la mort. Pour punir la ville de Lyon d’avoir pris son parti, Septimius met la ville à sac et massacre sa famille et des Chrétiens.
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le 20 février 1563 : Poltrot de Méré, l’assassin de François de Guise, réfugié dans une ferme, est arrêté.
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le 20 février 1720 : Paix de La Haye.
Cette paix met un terme à la guerre de la Quadruple-Alliance, commencée en 1717, entre l’Espagne de Philippe V, et l’Angleterre alliée à la France, à l’Autriche ainsi qu’aux Provinces Unies. Cette paix est aussi connue sous le nom de Traité de Den Haag. Les résultats de la guerre de succession d’Espagne sont confirmés.
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le 20 février 1799 : capitulation du fort d’El-Arich en Égypte devant les troupes de Bonaparte.
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le 20 février 1798 : l’armée révolutionnaire française fait prisonnier le Pape Pie VI.
Les Etats pontificaux sont mis à sac par les Français. La haine du Directoire envers la religion catholique se déchaine. Pie VI est traîné inhumainement de Rome à Sienne, puis à la chartreuse de Florence, déplacé à Parme, à Turin, et à Briançon, il arrive moribond à Valence, dans le Dauphiné. Il y meurt le quarantième jour de son emprisonnement, le 29 août 1799, à l’âge de quatre-vingt deux ans. Voir la chronique du jour
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le 20 février 1806 : un décret restitue le Panthéon au culte catholique qui reprend son nom d’église Sainte-Geneviève.
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le 20 février 1806 : Napoléon ordonne que la basilique de St-Denis serve à la sépulture de sa Maison.
Mais dès son simulacre de sacre Napoléon montre qu’il ne peut pas remplacer nos Rois car il ne reconnaît pas que « tout pouvoir vient de Dieu »
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le 20 février 1808 : Napoléon nomme Murat commandant en chef de l’armée d’Espagne et “lieutenant-général de l’empereur” en Espagne.
D’alliés il réussit par son incompétence à faire des Espagnols d’irréductibles adversaires. Les massacres qu’il ordonne le « dos de mayo » ont fait de ce jour, un jour d’unité nationale aux dépens des Français.
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Samedi 20 février 1858 : cinquième apparition de Notre Dame à Lourdes.
La Sainte Vierge lui a apprend une prière personnelle. A la fin de la vision, une grande tristesse envahit Bernadette.
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le 20 février 1878 : élection de Léon XIII.
Vincenzo Gioacchino Pecci, né le 2 mars 1810, devient pape sous le nom de Léon XIII. Il succède à Pie IX et règne jusqu’au 20 juillet 1903. De santé fragile, on ne se doutait pas qu’il allait régner 25 ans. Tenté de quitter Rome, où se déroulaient souvent des manifestations hostiles à l’Église, le cardinal Rampolla le convainc de rester au Vatican et de s’y considérer comme prisonnier. Léon XIII est le premier pape à être filmé, à sa demande. C’est un humaniste raffiné, et ses poèmes latins sont très remarquables. C’est le quatrième plus long pontificat de l’histoire, après saint Pierre, le bienheureux Pie IX et Jean-Paul II.
Léon XIII est essentiellement connu grâce à son encyclique Rerum Novarum, publiée en 1891, première encyclique sociale.
Au grand dam des monarchistes, il est l’initiateur du ralliement des catholiques français à la IIIe République, marqué par l’encyclique Au milieu des sollicitudes et le toast, prononcé à sa demande, à Alger, par le cardinal Lavigerie le 12 novembre 1890. Ce geste scandalise nombre de catholiques.
En avril 1884 il est l’auteur de l’encyclique Humanum Genus, une violente attaque contre la franc-maçonnerie qui récapitule les nombreuses condamnations de celle-ci par ses prédécesseurs, et se trouve être généralement considérée comme le manifeste contre-moderniste de l’Église.
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le 20 février 1888 : naissance de Georges Bernanos, écrivain français.
Georges Bernanos naît le 20 février 1888, à Paris, et passe sa jeunesse en Artois, dont il décrira les paysages pour planter le décor de ses différents romans. Blessé lors de la première guerre mondiale, son talent n’est reconnu qu’en 1926 avec l’ouvrage Sous le soleil de Satan. Le Grand prix du roman de l’Académie française récompense Le Journal d’un curé de campagne, en 1936. Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l’un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française. Explorant sans cesse le combat spirituel du Bien et du Mal, il décède à l’âge de 60 ans, le 5 juillet 1948.
Et voici quelques citations cueillies au grès des lectures :
« Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents. »
tirés de Les Grands Cimetières sous la lune
Lors d’un questionnaire en 1921, il répond à la question : « De quel site avez-vous gardé le souvenir Le plus agréable ? Bernanos répond :
« Tout dépend du compagnon féminin. »
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le 20 février 1907 : décès d’Henri Moissan, chimiste français.
Pharmacien français, il est connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux vont trouver de nombreuses d’applications dans l’industrie. Il reçoit le prix Nobel de chimie de 1906.
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le 20 février 1920 : décès de Jacinta Marto, à neuf ans.
Jacinta Marto, l’une des trois enfants auxquels la Vierge Marie est apparue en 1917 à Fatima, succombe à une pleurésie. Elle a été béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 13 mai 2000. Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C’était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d’elle :
« Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ».
Cependant, c’était une petite fille aimable et attirante. Une de ses qualités particulières était l’amour de la vérité.
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le 20 février 1934 : l’armée française engage des opérations contre les Berbères du Haut Atlas, au Maroc.
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le 20 février 1961 : De gaulle négocie secrètement avec le FLN.
Pompidou est envoyé secrètement par de Gaulle à Lucerne pour rencontrer des mandataires du gouvernement provisoire algérien.
Les Eveilleurs reçoivent Franck Ferrand
Les Éveilleurs interrogent Franck Ferrand, animateur de radio et de télévision, auteur de plus d’une dizaine d’essais historiques, et d’un sixième roman paru il y a quelques semaines seulement, “l’année de Jeanne”.
Conteur d’histoire talentueux, homme de culture et de réflexion, Franck Ferrand intervient, plus rarement, sur les ondes pour commenter l’actualité française, dévoilant une pensée qui s’inscrit à contre-courant des canons de l’époque.
Dans cet entretien, Franck Ferrand revient sur son enfance, ses racines, l’origine de sa passion pour l’histoire, les raisons de son amour pour la France, et décrypte pour les Éveilleurs l’actualité la plus récente, à la lumière de son dernier ouvrage qui met en scène une nouvelle Jeanne d’Arc qui surgirait quelques mois après la fin de la pandémie de Covid19.
Seconde procédure d’impeachment : empêcher Donald Trump de se représenter à une élection
Pour mieux comprendre ce qui s’est joué dans la procédure d’impeachment de Donald Trump, une note du CAP de l’ISSEP, rédigée par Anthony Lacoudre, fait le point :
L’impeachment de trop
Le 13 janvier 2021, alors qu’il ne restait plus que six jours avant la fin du mandat de Donald Trump en tant que président des Etats-Unis, la Chambre des Représentants votait le second impeachment de Donald Trump, un peu plus d’an après avoir voté le premier le 18 décembre 2019. Trump devenait alors le troisième président de l’histoire des Etats-Unis à faire l’objet de cette procédure particulière de mise en accusation par la chambre basse du Parlement et le premier président à être mis en accusation à deux reprises.
Le premier impeachment et l’acquittement du 5 février 2020
La première fois, il était reproché au Président de s’être entretenu au téléphone avec le nouveau président de l’Ukraine lors d’un appel téléphonique intervenu au mois d’août 2019, au sujet de potentiels agissements frauduleux en Ukraine de Joe Biden et de son fils Hunter.
Pour les Démocrates, Donald Trump avait franchi une ligne jaune : comment osait-il chercher à obtenir auprès d’un chef d’Etat étranger des informations concernant son opposant potentiel à la prochaine élection présidentielle ? A l’époque, on soulignera qu’il n’était pas du tout évident que Joe Biden emporte les primaires démocrates.
L’intégralité des députés démocrates (majoritaires) de la Chambre des Représentants avait alors voté en faveur de la mise en accusation de Donald Trump alors que l’ensemble des députés républicains votait contre.
Puis, en février 2020, le Sénat acquittait le Président, estimant que les charges d’abus de pouvoir et d’obstruction au Congrès étaient infondées. Seul le sénateur républicain Mitt Romney rejoignait le camp de la gauche en votant contre Trump, coupable selon lui d’abus de pouvoir.
Le second impeachment pour incitation à l’insurrection
Cette fois-ci, il était reproché au Président, à l’occasion de son discours prononcé devant la Maison Blanche (Save America speech), d’avoir incité à l’insurrection lors de la manifestation du 6 janvier 2021 à Washington DC, encourageant la foule à envahir le Capitole.
On se souvient des images choquantes des manifestants forçant les barrages de police et pénétrant dans les locaux du Capitole, interrompant les débats sur le vote des grands électeurs et sur la fraude électorale des élections présidentielles, qui avaient commencé une demi-heure auparavant dans le cadre de la session jointe du Congrès.
Une procédure de mise en accusation bâclée
A la différence de la procédure conduite en 2019, où l’enquête de la Chambre des Représentants avait duré plusieurs mois, aucune enquête n’a été diligentée cette fois-ci. Aucune preuve n’a été produite par l’accusation, personne n’a été appelé à témoigner, la procédure ayant été bâclée, sans que la Maison Blanche ne puisse même présenter ses observations. Cette absence d’enquête était d’autant plus surprenante que l’accusation était grave. En réalité, les Démocrates n’avaient pas le choix, ils se devaient d’adopter cette mise en accusation avant le départ de Donald Trump prévu le 20 janvier 2021.
Après seulement deux heures de débats à la Chambre dans l’après-midi du 13 janvier 2021, 232 députés ont voté en faveur de la mise en accusation, correspondant à l’intégralité des députés démocrates rejoints par dix députés républicains (dont Liz Cheney, la fille de l’ancien vice-président de George Bush Jr). 197 députés républicains votaient contre, 96 % des députés républicains s’opposant donc à cette procédure d’impeachment qu’ils jugeaient totalement infondée, inutile voire néfaste. Le sénateur Lindsey Graham précisait alors : « Aujourd’hui, le Président a été mis en accusation sans aucune preuve. C’est devenu la norme. Faites attention. C’est une attaque contre la présidence à perpétuité ».
De nombreuses questions sans réponses
La Chambre des Représentants ayant décidé de ne pas mener d’enquête, des questions importantes restaient sans réponse.
Par exemple, Donald Trump avait-il réellement eu l’intention de provoquer une insurrection en organisant cette manifestation ? D’ailleurs, quels bénéfices aurait-il pu en tirer ? Une manifestation pacifique n’aurait-elle pas été plus avantageuse pour lui dans l’espoir d’influencer le vote des membres du Congrès qui étaient en train de débattre des fraudes électorales ? Du reste, était-ce vraiment une insurrection armée comme le prétend la gauche ? La plupart des personnes qui ont écouté le discours ne sont pas allées au Capitole, et la plupart de ceux qui s’y sont rendus ne sont pas entrés dans le Capitole ; la plupart de ceux qui y sont entrés n’ont commis aucun crime une fois dans le Capitole, aucune destruction dans les salles et les bureaux, aucune attaque de personne. Les images montrent plutôt des personnes prenant des photos sur place. Qui plus est, seule la police a tiré des coups de feu. Parmi les cinq morts déplorés, trois manifestants ont été piétinés par la foule ou ont subi des crises cardiaques (en dehors du Capitole) et un policier est mort d’une crise cardiaque le lendemain de l’invasion (apparemment sans lien avec l’incident). Et la police a abattu de sang-froid d’une balle dans la gorge une ancienne militaire de 35 ans, qui n’était pas armée, alors qu’elle venait de pénétrer dans l’enceinte du Capitole. On ne sait pas d’ailleurs si une enquête contre le policier en question est en cours.
Les manifestants étaient-ils tous des supporters de Donald Trump, voire des terroristes blancs racistes (white supremacists) comme l’affirment les Démocrates ? Des agitateurs d’extrême-gauche n’avaient-ils pas infiltré les manifestants ? La police avait-elle bien anticipé les possibles débordements ? Pourquoi la maire de Washington DC a-t-elle décliné l’aide de l’armée (National Guard) que lui a pourtant proposée Donald Trump lui-même ? Et pourquoi le chef de la police du Capitole – qui a témoigné sur le fait que ses demandes de renforts sont restées lettres mortes – a-t-il démissionné depuis lors ? Les heurts avec la police du Capitole n’ont-ils pas débuté avant même que Donald Trump ne finisse son discours et alors même que le discours se tenait à plus de deux kilomètres de distance du Capitole ? L’attaque du Capitole n’a-t-elle pas été planifiée plusieurs jours avant le 6 janvier – comme l’a déclaré le FBI – auquel cas il est difficile de l’associer au contenu du discours de Donald Trump ? Et si Donald Trump avait vraiment voulu fomenter une insurrection, ne s’y serait-il pas pris autrement ? On aurait vraisemblablement vu des tanks placés autour du Capitole…
Donald Trump accusé de contester le résultat des élections
En réalité, ce qui était reproché au Président sortant par la Chambre des Représentants, c’était surtout de contester les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre 2020, de ne pas accepter l’élection de Joe Biden, le candidat le plus populaire de tous les temps. On rappellera qu’aucun candidat dans l’histoire du pays, y compris Barack Obama, n’a jamais reçu autant de voix que lui (81 millions de voix, contre 70 millions pour Barack Obama en 2008 et 66 millions de voix pour Hillary Clinton en 2016).
Donald Trump, en effet, s’est attardé sur les soupçons de fraude électorale commise à grande échelle dans plusieurs Etats, plus particulièrement en Arizona, en Géorgie, dans le Michigan, en Pennsylvanie ou encore dans le Wisconsin, ce qui a fortement déplu au camp adverse. « Remettre en cause la légitimité des élections les plus sûres de toute l’histoire de notre pays est extrêmement dangereux pour la démocratie et constitue un acte de sédition », ont répété en chœur les responsables démocrates.
Des Démocrates qui n’ont eu de cesse de contester le résultat des élections de 2016
Cet argument est surprenant venant de ceux-là mêmes qui n’ont cessé depuis quatre ans de contester la légitimité de l’élection de Donald Trump. Nancy Pelosi, la redoutable présidente de la Chambre des Représentants, a toujours clamé haut et fort que l’élection de 2016 avait été truquée (« hijacked election« ) et ce, sans produire aucune preuve. Hillary Clinton a constamment rappelé au cours de ces quatre dernières années que son élection lui a été volée et que Trump était un agent russe.
En raison de ces soupçons, le Sénat et la Chambre des Représentants ont mené des enquêtes pendant trois ans. Un procureur spécial a même été nommé pour enquêter sur la légitimité des élections de 2016, en la personne de l’ancien directeur du FBI, Robert Mueller. Tous ont conclu à l’absence de collusion entre Donald Trump et la Russie pour remporter l’élection de 2016. Les députés républicains opposés à l’impeachment du mois de janvier 2021 n’ont pas manqué de soulever l’incohérence ; Lauren Boebert (Colorado) soulignant que « la sédition, ce n’était ni la manifestation ni la contestation des résultats. La sédition, c’était les élections truquées ».
Le Sénat est-il compétent pour ce procès ?
La prochaine étape consistait pour le Sénat à ouvrir la phase du procès en destitution à proprement parler. Le leader des sénateurs démocrates, Charles Schumer, insista pour qu’un procès « express » se tienne immédiatement après la mise en accusation du 13 janvier afin d’obtenir un verdict de la part du Sénat avant le 20 janvier, c’est-à-dire alors que Donald Trump était toujours en fonction.
Toutefois, Mitch McConnell, le président républicain du Sénat, a habilement opposé une fin de non-recevoir à cette requête, en renvoyant le procès à une date postérieure à l’inauguration de Joe Biden (précisons que le Sénat n’était même pas en session entre le 14 et le 19 janvier 2021). « Il n’y avait simplement aucune possibilité qu’un procès juste et sérieux puisse aboutir en une semaine » déclara-t-il.
Autrement dit, le procès au Sénat allait se tenir alors même Donald Trump ne serait plus le président des Etats-Unis. Dans ces conditions, de nombreux experts en droit constitutionnel firent remarquer que ce procès ne serait pas valide, le Sénat étant incompétent pour décider de la destitution d’un président qui n’est plus en fonction et qui, par définition, ne peut donc pas être destitué. « Ce procès est stupide », réagissait le sénateur Marco Rubio. Le sénateur Lindsey Graham renchérissait quant à lui : « je pense que le procès au Sénat contre un président qui n’est plus en fonction viole la constitution ».
Objectif : empêcher Donald Trump de se représenter à une élection
Mais à quoi donc pouvait servir la destitution d’un président qui n’est déjà plus en fonction ? Tout simplement à empêcher Donald Trump de se représenter à n’importe quel mandat électif, qu’il s’agisse des élections législatives de 2022 ou de l’élection présidentielle en novembre 2024. Pour les Démocrates, il fallait à tout prix empêcher Donald Trump de se présenter par exemple dans une circonscription législative en Floride en 2022 et de devenir président de la Chambre des Représentants (speaker of the house), dans l’hypothèse où les Républicains regagneraient la majorité à la chambre basse.
En effet, la constitution prévoit que les seules sanctions que peut imposer le Sénat à l’issue du procès sont la destitution des fonctions (removal from office) et l’interdiction d’occuper de nouvelles fonctions publiques. On soulignera que ce n’est pas l’un ou l’autre, au choix des sénateurs, puisque ce n’est que si le Sénat a voté pour la destitution qu’il peut ensuite voter pour l’inéligibilité à vie.
L’objectif principal des Démocrates n’était donc pas de destituer l’ex-président (ce qui était impossible) mais de bannir Donald Trump de la scène politique américaine, de l’envoyer en exil politique, le fait de l’avoir réduit au silence ne suffisant pas. La gauche américaine est bien consciente qu’elle a remporté les élections présidentielles de novembre 2020 dans des conditions douteuses, craignant par-dessus tout un retour en fanfare de Donald Trump.
« C’est extraordinaire. Le speaker Nancy Pelosi est responsable de 50 % des impeachments présidentiels de l’histoire des Etats-Unis. Le fait qu’ils « impeachent » l’ex-président alors qu’il n’est plus au pouvoir est la démonstration que les Démocrates sont absolument terrifiés par Donald Trump » (David Flint, professeur de droit constitutionnel émérite).
La procédure débute par un sérieux revers pour la gauche
Techniquement, le procès devant le Sénat a débuté le lundi 25 janvier 2021, lorsque la chambre des représentants a formellement saisi le Sénat de la mise en accusation de l’ex-président. Les neuf députés démocrates de la Chambre des Représentants jouant le rôle de procureurs, appelés « managers de la chambre » (house managers) marchèrent en procession solennelle dans les couloirs du Capitole pour rejoindre les locaux du Sénat, transportant avec eux l’acte de mise en accusation (articles of impeachment).
Or, le même jour, le 25 janvier, il était annoncé que le président de la cour suprême, le chief justice Roberts ne présiderait pas le procès. La constitution prévoit en effet que lorsque l’accusé est le président de la république, le procès est obligatoirement présidé par le juge le plus haut et le plus indépendant de la nation, à savoir le président de la cour suprême, nommé à vie. Ce dernier ne peut d’ailleurs se désister. Bien évidemment, dans ce cas, le juge de la cour suprême ne participe pas au vote des sénateurs, son rôle étant de s’assurer que les deux parties ont bien eu l’occasion de présenter de façon équitable leurs arguments respectifs devant les 100 sénateurs, qui font office de jurés.
Or, l’accusé n’est plus président de la République. Si bien que le chief justice, en dépit des pressions des sénateurs démocrates, a tout simplement refusé de présider le procès. John Roberts déclara à cette occasion que lorsqu’il a pris ses fonctions à la Cour Suprême, il a juré de protéger la Constitution, ridiculisant par-là la procédure intentée contre Donald Trump… « Le Chief Justice ne préside pas. Ce n’est donc pas un procès en impeachment » (Jordan Sekulow, avocat de Donald Trump).
Un procès sans juge
Les Démocrates ont donc trouvé une solution de repli : après avoir hésité avec le vice-président Kamala Harris, il a été décidé finalement qu’il reviendra au sénateur démocrate (!) le plus âgé, Patrick Leahy (Vermont, 80 ans) de diriger le procès (de façon impartiale bien entendu !).
Les débats du procès ne sont donc pas conduits par un juge mais par l’un des jurés qui a voté en faveur du premier impeachment en février 2020 et qui a annoncé publiquement, à plusieurs reprises, qu’il voterait à nouveau en faveur de la condamnation de Donald Trump.
Patrick Leahy – qui est décrit par les sénateurs républicains comme étant une « lefty nasty brute » (une brute méchante de gauche), extrêmement partisan – va donc se retrouver dans la situation étrange où il devra à la fois présider le procès et voter en tant que juré…. « Cette ‘kangaroo court’ (tribunal autoproclamé, NDLR) est un travestissement de la justice, c’est de la vengeance politique, c’est honteux » réagissait alors le sénateur Rand Paul.
Le premier vote : seulement six sénateurs républicains souhaitent que le procès se poursuive
Les débats au Sénat débutèrent le 9 février 2021, pour traiter en premier lieu de la requête en classement sans suite (motion to dismiss) déposée par les avocats de l’ancien président, lesquels dénonçaient un abus de constitution, une procédure d’accusation illégale car menée sans enquête préalable, sans processus de discovery (c’est-à-dire sans recherche de preuves), sans délibération et ce, en violation du droit de leur client à avoir un procès équitable garanti par le V° amendement de la Constitution.
Surtout, les avocats de Donald Trump ont souligné que le Sénat était incompétent pour juger une « private person », c’est-à-dire une personne qui n’est plus en fonction. Le droit est clair à ce sujet, si Donald Trump a commis une infraction pénale alors qu’il était encore président, il relève désormais des tribunaux pénaux réguliers maintenant qu’il n’est plus en fonction, les lois contre l’insurrection ou la sédition existant en droit pénal (du reste, les sanctions prévues applicables par les juges sont autrement plus sévères que la simple interdiction de se représenter à un mandat électif). « Il n’appartient donc pas au Sénat de se substituer à ces tribunaux » plaidèrent les avocats de la défense. En l’occurrence, aucun tribunal n’a été saisi de cette affaire, aucun procureur n’a lancé d’enquête contre Donald Trump à ce sujet, et pour cause, aucune infraction pénale n’ayant été commise par l’intéressé.
Autrement dit, le Sénat avait-il « jurisdiction », selon l’expression juridique anglaise (latine), c’est-à-dire le Sénat pouvait-il dire (diction) le droit (juris) en l’espèce ? 44 sénateurs républicains répondirent par la négative à cette question au soir du premier jour des débats. Seulement six sénateurs républicains sur cinquante auront souhaité que la procédure se poursuive. Il n’en demeure pas moins qu’une majorité des sénateurs (cinquante-six sur cent) a voté pour que le procès ait lieu, la Cour Suprême ne pouvant pas intervenir à ce stade pour constater l’illégalité du procès. Seul l’accusé pourrait éventuellement saisir la Cour Suprême après avoir été condamné, pour contester la compétence du Sénat.
Trump mis en accusation pour délit d’opinion
Les débats sur le fond (merits) débutèrent le 10 février. Les avocats de Donald Trump soulignèrent que le procès était anticonstitutionnel car il revenait à remettre en cause le 1er amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression, leur client étant poursuivi en réalité pour délit d’opinion. Aux yeux des Démocrates, Donald Trump n’avait donc pas le droit d’exprimer son mécontentement face à la fraude électorale constatée. Selon eux, il n’avait donc pas le droit d’utiliser le slogan « stop the steal » (arrêter le vol – des élections) ou « fight to get back the country » (se battre pour récupérer le pays).
Or, le libre discours politique est défendu par la Constitution. Peu importe à vrai dire si les soupçons de fraude électorale sont avérés ou non. Le droit américain prévoit en effet qu’un homme politique ne peut pas être sanctionné pour professer des mensonges. « Un mensonge est autant protégé que la vérité », précise le professeur de droit constitutionnel Alan Derschowitz. « Dire qu’il y a eu de la fraude est une opinion et une opinion est protégée », précise-t-il.
« Ce faux impeachment constitue une sérieuse menace contre la liberté d’expression pour les responsables politiques des deux partis. Le Sénat devra faire extrêmement attention au précédent que peut représenter cette affaire », conclut Michael van der Veen, l’un des avocats de Donald Trump.
Les paroles du Président ont-elles incité à la violence ?
Le droit applicable s’agissant de l’infraction d’incitation à la violence ou à l’insurrection est strict. Il a certes été reconnu par la jurisprudence depuis 1950 que le fait de prononcer un discours peut constituer une incitation à la violence. Mais pour obtenir la condamnation de l’auteur du discours, il est impératif de démontrer que des instructions directes ont été données à son auditoire, l’invitant à adopter des comportements illégaux. Cette jurisprudence est cruciale car, à défaut, n’importe quel auteur de discours passionné pourrait être déclaré pénalement responsable des actions illégales d’autrui.
En l’occurrence, aucun des écrits (tweets reçus par 85 millions de followers) ou des paroles (discours) de Donald Trump n’a jamais incité à la violence préalablement ou au cours de cette journée du 6 janvier. Plus précisément, à la fin de son discours du 6 janvier, Donald Trump prit soin de recommander à la foule de marcher vers le Capitole « pacifiquement » et de façon patriotique, en respectant les hommes en uniforme, afin de « faire entendre votre voix », chacune de ces actions étant parfaitement légale. « Il est clair que le discours de Donald Trump ne correspond pas à la définition juridique de l’incitation » conclut l’avocat de la défense devant les sénateurs.
« Dans tous les cas, Trump est coupable »
Les procureurs étant dans l’incapacité de démontrer l’incitation expresse à l’insurrection dans les propos écrits ou oraux de Donald Trump, ils arguèrent que Donald Trump était bien conscient que ses propos pourraient néanmoins être perçus par son auditoire comme une invitation à l’insurrection (concept curieux de code words).
Plus particulièrement, avancèrent les Démocrates, quand le président dit à la foule de se rendre « pacifiquement » au Capitole, en réalité il voulait dire qu’il fallait tout détruire. « Avec ce genre d’argument, on ne peut pas gagner. Si vous dites « soyez violents », vous êtes coupable et si vous dites « soyez pacifiques », vous êtes coupable également », commenta Rudy Giuliani dans les médias.
Des procureurs amateurs aux mains vides
Les travaux des procureurs Démocrates surprirent par leur manque de rigueur et de crédibilité. « La présentation faite par les managers de la chambre était insultante et absurde », déclara le sénateur Lindsey Graham. « Les managers de la chambre ont manipulé les preuves. Devant un tribunal, ils seraient sanctionnés par le juge », déclara à la tribune David Schoen, l’un des avocats de Donald Trump.
« Ils insultent le Sénat en montrant des preuves qui n’auraient pas été admissibles devant un tribunal. C’est une présentation sélective de preuves qui n’aurait pas été acceptée par un juge, ce n’est pas un procès conduit de façon juste et équitable », renchérit le professeur de droit Harry Hutchison. Le professeur faisait référence notamment à la présentation d’articles de presse relatant de fausses informations (que les procureurs ont dû piteusement retirer de leur dossier en cours d’audience), à des modifications de date et du contenu de tweets présentés comme preuves à charge ou à des montages vidéos grossiers réalisés par une société de production d’Hollywood sans aucune valeur probatoire, présentés par les procureurs aux sénateurs.
Ainsi, le procureur démocrate Eric Swalwell fit l’erreur de mentionner comme preuve de la sédition de Donald Trump une conversation téléphonique qu’aurait eue Donald Trump avec le sénateur Mike Lee le 6 janvier au cours de laquelle le président aurait fait pression sur le sénateur pour qu’il conteste les votes des grands électeurs. Pas de chance pour le procureur, le sénateur en question faisait partie des jurés présents. Ce dernier interrompit la présentation du procureur, clamant que cette histoire n’était qu’un mensonge grossier inventé par les médias. Le procureur dut reconnaître qu’il s’était basé sur un article de presse, lui-même fondé sur une source anonyme… Cet incident révéla la légèreté des procureurs ; depuis quand en effet les articles de journaux constituent-ils des sources de preuves ? « C’est comme si vous aviez cherché vos preuves sur Google » rétorqua l’avocat de la défense.
Pas de chance non plus avec le tweet (retwitté par Donald Trump) de Jennifer Lynn Lawrence (organisatrice de la manifestation du 6 janvier) que les procureurs ont modifié avant de le présenter aux jurés comme preuve de conspiration, transformant le mot « calvaire » (calvary en anglais ») en « cavalerie » (cavalry en anglais) pour faire croire que des milices paramilitaires se préparaient à envahir le Capitole. La modification n’a pas échappé aux avocats de la défense, dénonçant une manœuvre grotesque. Rudy Giuliani résuma bien la situation en déclarant : « je pense que l’argument des Démocrates est de jouer sur l’émotion et d’espérer que les sénateurs sont stupides ».
Donald Trump n’a ni planifié ni incité l’invasion du Capitole
Les procureurs n’auront donc pas réussi à démontrer l’incitation, se contentant de constater que l’ex-président avait menti sur le vol des élections (ce qui n’est d’ailleurs pas démontré non plus, le sujet de la fraude électorale restant encore ouvert à ce stade, notamment devant les tribunaux) et que le Capitole fut le théâtre de violences inacceptables mais sans pouvoir établir de lien de causalité.
Certes, l’invasion du Capitole constitue une infraction pénale. Les personnes ayant pénétré dans l’enceinte de l’immeuble ont bel et bien été arrêtées (plus de 200 d’entre elles à ce jour). Elles sont en attente de leur procès et seront vraisemblablement condamnées à de lourdes peines de prison. Mais les procureurs n’auront pas démontré aux sénateurs que Donald Trump avait planifié ou organisé cette invasion du Capitole ou qu’il avait ordonné à la foule de commettre ces infractions.
Des Démocrates qui excusent et soutiennent les émeutiers
L’accusation d’incitation à l’insurrection à l’encontre de Donald Trump est d’autant plus surprenante provenant de la gauche américaine, qui a ouvertement soutenu les manifestants de l’année dernière, les Démocrates à la chambre des représentants ayant par exemple refusé d’adopter une résolution condamnant les émeutes raciales de l’été 2020.
Pour illustrer le propos, les avocats de Donald Trump montrèrent aux jurés d’innombrables vidéos de personnages politiques démocrates incitant à la violence dans le contexte des émeutes, à commencer par Nancy Pelosi (qui, on s’en souvient, a déchiré ostensiblement devant les caméras le discours de l’Union du président en février dernier), ayant déclaré : « je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus d’émeutes partout dans le pays, peut-être y en aura-t-il ». On rappellera que les émeutiers du printemps et de l’été derniers ont tué 25 Américains, dont plusieurs officiers de police. Mais pour le député Jerry Nadler, « la violence d’Antifa est un mythe ». Des médias classés à gauche en rajoutent, Chris Cuomo, le propre frère du gouverneur démocrate de New York, journaliste vedette de CNN, déclarant : « qui a dit que les manifestations devaient être pacifiques ? »
Le sénateur démocrate de New York Chuck Schumer a, quant à lui, annoncé à la télévision : « je suis fier de New York et je suis fier des émeutes ». Ou encore Kamala Harris, louant les émeutiers qui venaient de détruire un commissariat de police à Minneapolis au nom de « la justice sociale », déclarait en juin 2020 : « C’est un mouvement, je vous le dis. Faites attention, parce qu’ils ne vont pas arrêter. Ils ne vont pas arrêter jusqu’au jour de l’élection en novembre et ils ne s’arrêteront pas après l’élection. Et ils ne devraient pas s’arrêter… ». Cela ressemble à s’y méprendre à de l’incitation à l’insurrection. Imaginons un instant si ces paroles avaient été celles du président Trump lors de son discours du 6 janvier… Kamala Harris ne s’est d’ailleurs pas contentée de seules paroles puisqu’elle fut très active dans la levée de fonds pour permettre aux émeutiers de BLM et d’Antifa arrêtés par la police de payer leur caution afin de sortir de prison… Sans parler des innombrables caciques de gauche (maires, gouverneurs, députés sénateurs ainsi que Joe Biden et Kamala Harris eux-mêmes) qui ont appelé à diminuer drastiquement le financement de la police (defund the police).
Des démocrates qui incitent constamment à la violence contre les « déplorables »
Depuis l’élection de Donald Trump en 2016, la gauche américaine n’a fait preuve d’aucune retenue à l’égard des élus et des électeurs républicains (qualifiés de « basket of deplorables » – un « ramassis de gens lamentables » – par Hillary Clinton elle-même), relayés en cette entreprise par les médias. Par exemple, Don Lemon, journaliste vedette de CNN, recommandait récemment de « déprogrammer » les électeurs de Trump. Ainsi, le sénateur démocrate Chuck Schumer n’a pas hésité à menacer directement deux juges républicains de la Cour Suprême en hurlant, dans un micro lors d’une manifestation tenue devant la cour suprême : « Vous Gorsuch, vous Kavanaugh, vous allez payer pour ce que vous avez fait (ndlr à propos du droit à l’avortement). Vous n’avez pas idée de ce qui va vous frapper si vous poursuivez avec ces terribles décisions ».
La députée de gauche Maxim Waters a, quant à elle, été filmée en train d’haranguer une foule de partisans, les incitant à violenter les membres du gouvernement de Trump rencontrés dans l’espace public.
Sans oublier Joe Biden lui-même qui a déclaré fièrement à plusieurs reprises devant les caméras, en parlant de Donald Trump : « Si nous étions au collège, je le prendrais derrière la salle de gym et le tabasserais tant que je pourrai ».
Force est de constater que ces menaces à répétition contre les électeurs de Donald Trump finissent par avoir un impact très concret sur la population, à tel point qu’il est devenu impossible à un supporter de Donald Trump de s’afficher en public – en tout cas dans les villes démocrates des Etats-Unis – sous peine de subir immédiatement divers types de violence. On se souvient par exemple des scènes étonnantes de haine contre Rand Paul à la sortie de la Maison Blanche au soir de la convention républicaine en août dernier. « Ils hurlaient qu’ils allaient nous tuer. On ne peut plus aller dehors maintenant, c’est devenu trop dangereux pour nous » témoigna-t-il. « Un tel niveau de haine contre les républicains a des répercussions. Ce sont les Démocrates qui poussent les Américains à la guerre civile », remarque Mike Huckabee (ancien gouverneur de l’Arkansa).
Un procès sans témoin
Les procureurs sentant que leur affaire prenait une mauvaise tournure, tentèrent un coup de bluff au matin du dernier jour des débats en demandant aux sénateurs de les autoriser à appeler des témoins. Les sénateurs ayant voté à 55 contre 45 pour autoriser l’appel à témoins, les procureurs ont alors proposé d’auditionner Jaime Herrera Beutler, députée républicaine de la Chambre des Représentants (qui a voté en faveur de la mise en accusation de Donald Trump) car elle aurait entendu un appel téléphonique intervenu le 6 janvier dernier entre Donald Trump et un autre député républicain, Kevin McCarthy, au cours duquel le président lui aurait dit que la foule du 6 janvier était énervée en raison de la fraude électorale.
En réponse, la défense de Donald Trump menaça d’appeler à témoin une centaine de personnes (principalement parmi les personnes arrêtées, pour comprendre quelles furent leurs motivations réelles dans l’attaque du Capitole) ainsi que des personnages politiques comme Nancy Pelosi ou Kamala Harris. Il s’agissait par exemple d’interroger Nancy Pelosi, en tant que maire du Capitole, responsable ultime de la sécurité du Capitole, pour savoir si elle avait reçu des informations l’alertant avant le 6 janvier de possibles violences contre le Capitole préparées par les manifestants.
Ceci mit immédiatement fin aux velléités des Démocrates d’appeler des témoins, ouvrant la porte au vote final des sénateurs sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé.
Une majorité renforcée des 2/3 des sénateurs nécessaire
La Constitution prévoit qu’une majorité renforcée des deux tiers des 100 sénateurs en faveur de la destitution du président était nécessaire. Les cinquante sénateurs démocrates devaient donc être rejoints par au moins 17 des cinquante sénateurs républicains. Il faut reconnaître que la situation des sénateurs républicains n’était pas facile. Un vote en faveur de l’acquittement serait nécessairement exploité par la gauche lors des prochaines élections sénatoriales alors qu’un vote en faveur de la condamnation serait synonyme de répudiation par l’électorat dur de droite.
Donald Trump à nouveau acquitté
Finalement, au soir du 13 février 2021, l’ex-président fut acquitté, seulement 57 sénateurs votant en faveur de sa condamnation alors que 43 sénateurs votaient en faveur de son acquittement. La majorité des deux tiers n’était pas atteinte, dix voix manquant pour une condamnation. Donald Trump devint alors le premier président dans l’histoire des Etats-Unis à faire l’objet deux fois d’un impeachment et à être acquitté deux fois (en un an !).
Parmi les sept sénateurs républicains qui ont rejoint le camp démocrate, on compte deux sénateurs en fin de carrière qui ne se représenteront pas (Burr et Toomey, qui, paradoxalement, avaient reconnu au préalable par vote que le procès violait la Constitution) ainsi que l’éternel ennemi de Donald Trump, Mitt Romney, malheureux prétendant à la Maison Blanche en 2012 contre Barack Obama, qui avait déjà voté en faveur de la condamnation de Donald Trump en février 2020. Il n’est pas évident dans ces conditions que Romney soit réélu au Sénat lorsqu’il se représentera en 2024 dans l’Utah.
Quarante-trois sénateurs républicains (que Nancy Pelosi s’empressa d’insulter, les qualifiant de « sénateurs lâches ») ont donc constaté que Donald Trump ne pouvait pas être condamné car :
- Le Sénat était incompétent si bien que le procès était inconstitutionnel ;
- L’accusé n’avait pas eu le droit à un procès équitable ;
- Une condamnation violerait le droit d’expression protégé par la constitution ;
- Le Président n’avait commis aucune infraction.
Ces sénateurs n’auront donc pas été sensibles à l’argument final des procureurs selon lequel, dans le cadre d’un procès en destitution au Sénat, c’est la responsabilité orale de l’accusée qui est jugée et non sa responsabilité juridique et qu’ainsi « le droit et ce que prévoit la Constitution ne s’appliquent pas… ».
Donald Trump résumait bien la situation dans son message de remerciement suite à son acquittement :
« C’est un triste commentaire sur notre époque qu’un parti politique américain se voit accorder un laissez-passer gratuit pour dénigrer l’Etat de droit, diffamer les forces de l’ordre, excuser les émeutiers et transformer la justice en un outil de vengeance politique en persécutant, annulant et supprimant toutes les personnes et points de vue avec lesquels ils ne sont pas d’accord »
Vers un impeachment de Joe Biden et de Kamala Harris en 2022 ?
Les Démocrates ont donc établi un précédent historique en 2019 et en 2020 : il est désormais possible d’intenter un procès en destitution contre le président pour n’importe quel motif. Les Républicains, qui ont bien reçu le message, n’auront pas attendu longtemps pour réagir. Dès le lendemain de l’inauguration de Joe Biden, Marjorie Taylor Green, députée républicaine à la Chambre des Représentants déposa un projet de résolution prononçant l’impeachment de Joe Biden pour abus de pouvoir, faisant référence au trafic d’influence en Ukraine lorsqu’il était le vice-président de Barack Obama, en charge des relations avec l’Ukraine.
Bien évidemment, cette procédure ne pourra pas aboutir tant que la droite est minoritaire à la chambre. Mais un changement de majorité pourrait intervenir par exemple aux prochaines élections législatives de mi-mandat de novembre 2022. On imagine déjà la scène, Donald Trump, nouveau speaker of the house, responsable de la conduite de la procédure de destitution de Joe Biden, présenté pour l’occasion comme un criminel ayant volé l’élection… Qui plus est, il est désormais établi que la Chambre n’est même plus obligée de respecter les droits de la défense (et peut même recourir à des articles de presse comme preuves à charge…).
Qui plus est, les Républicains pourraient également intenter une procédure de destitution contre la vice-présidente de Kamala Harris pour incitation à l’insurrection, comme le précisa le sénateur Lindsey Graham le lendemain du verdict :
« Je pense que ce procès en destitution était anticonstitutionnel. Je condamne les événements du 6 janvier mais les procédés utilisés pour destituer le Président étaient un affront à la règle de droit. Nous avons ouvert la boîte de Pandore pour de futurs présidents. Si l’on utilise ce modèle, je ne sais pas comment Kamala Harris ne sera pas destituée si les Républicains reprennent la Chambre, car elle a fait sortir de prison des émeutiers et l’un d’entre eux est retourné manifester dans la rue et a fracassé la tête d’une personne ».
Vers un Impeachment de Barack Obama ?
Les Démocrates ont également montré avec ces deux précédents qu’il est désormais possible de conduire une procédure en destitution contre des anciens élus, c’est-à-dire contre des personnages politiques qui ne sont plus en fonction. A ce titre, les Républicains ne cachent pas qu’ils songent d’ores et déjà à intenter une action en destitution contre les anciens présidents démocrates, à commencer par Barack Obama, au titre de l’ensemble des scandales ayant marqué ses deux mandats. C’est ce qu’a proposé le sénateur républicain John Cornyn, le 23 janvier 2021, si son parti remporte la majorité à la fois à la Chambre des Représentants et au Sénat en 2022.
Le cardinal Sarah démissionne
Le pape François a accepté la démission du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2014.
Né le 15 juin 1945, archevêque de Conakry de 1979 à 2001, il avait été créé cardinal par Benoît XVI en 2010.
Le cardinal Angelo Comastri, né le 17 septembre 1943, président de la Fabrique de Saint-Pierre, vicaire général pour la Cité du Vatican et archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, a également remis sa démission. Il est remplacé par le cardinal Mauro Gambetti, né le 27 octobre 1965, membre de l’ordre des Frères mineurs conventuels depuis 1992, nommé cardinal en novembre 2020.
Le monastère de Sarrance (64) a besoin de dons pour sa restauration
Le Frère Pierre Moulia, prêtre Prémontré et responsable de la communauté de Sarrance, prêtre depuis le 23 décembre 1966, est devenu en 1980 membre de l’ordre des Prémontrés. En 2010, l’évêque de Bayonne lui demande de s’installer au monastère de Sarrance, monastère Prémontré jusqu’à la révolution française. L’association « Saint Norbert en Aspe » (appelée aujourd’hui « Les Amis du Monastère de Sarrance ») dont il est le président, est fondée dans le but de racheter le monastère, où il vit désormais avec d’autres frères, prêtres et laïcs.
Le lieu demeure extrêmement vétuste et sa restauration est une nécessité pressante : en particulier, les toitures de l’église et du monastère ainsi qu’une partie des charpentes. Ce projet est mené en union avec la Commune de Sarrance qui a la charge de l’Eglise.
Depuis 2018, le site est classé à l’inventaire des Monuments Historiques par les Bâtiments de France : les travaux seront donc menés suivant un cahier de charge rigoureux et réalisés par des artisans spécialisés dans ce domaine. Selon la dernière estimation, la rénovation des toitures coûterait 1 600 000 € environ. D’importantes subventions devraient être accordées mais, en tout état de cause, il faut trouver 20%, soit 320 000 €. Une fois cette somme récoltée, le dossier d’appel d’offres pourra être introduit et les travaux planifiés.
La délinquance naissante à l’école
Les « débats courts » sont une série d’émissions sur des sujets d’éducation touchant l’actualité, produites par le Cours des frères Montgolfier et présentées par son directeur, Albéric de Serrant.
Des invités viennent témoigner de leur expérience en tant qu’éducateurs, sous forme de débats conduits par Albéric de Serrant qui complète les propos échangés et livre son analyse personnelle.
Une nouvelle émission est mise en ligne toutes les deux semaines sur la chaîne YouTube d’Alberic de Serrant le vendredi à 18h15.
L’émission de cette semaine concerne la délinquance naissante à l’école, avec Yann de Cacqueray, Chef d’Etablissement du collège-lycée Saint-Michel de Saint-Mandé, Ouzdam Madzou, éducateur spécialisé à la Fondation d’Auteuil, Benoit Maisonneuve, fondateur de La Croix des Vents à Sées.
La Chine prévoit de nommer des évêques sans l’accord de Rome
Le nouveau directoire chinois publié par l’Administration d’État pour les affaires religieuses met toutes les religions sous le contrôle du Parti communiste. À l’article 52 du directoire, on trouve même que la réincarnation d’un lama bouddhiste doit être autorisée par le Parti communiste chinois…
L’article 16 est une gifle à l’égard du Saint-Siège. Il concerne la nomination des évêques catholiques et exclu le Vatican du processus.
Le 22 septembre 2018, le Saint-Siège et la Chine ont signé un accord provisoire et secret sur la nomination des évêques, renouvelé pour deux années supplémentaires le 22 octobre 2020. Dans son discours du 8 février de cette année au corps diplomatique, le pape François a défini cet accord comme « essentiellement pastoral », émettant le souhait
« que le chemin entrepris se poursuive, dans un esprit de respect et de confiance réciproque, pour contribuer davantage à la résolution des questions d’intérêt commun ».
Le directoire place les modalités de nomination des évêques entièrement dans les mains des autorités de Pékin, à travers l’Association patriotique des catholiques chinois et le collège épiscopal fantoche qu’est la Conférence des évêques catholiques chinois, non reconnue par Rome. La procédure se déroule en 4 temps :
- « élection démocratique » du nouvel évêque de la part de la « communauté catholique » du lieu,
- « approbation » de la nomination de la part de la pseudo-conférence épiscopale,
- « consécration » de la part d’un évêque aligné
- enregistrement officiel du nouvel élu dans la base de données qui le contrôlera jusqu’à la tombe.
Et le pape n’aura pas son mot à dire.
Voici ce que prévoit l’article 16 du directoire :
« Les évêques catholiques sont approuvés et consacrés par la Conférence des évêques catholiques chinois. L’Association patriotique des catholiques chinois et la Conférence des évêques catholiques chinois rempliront, dans les vingt jours après la consécration de l’évêque, le formulaire pour la classification d’un évêque catholique et le remettront pour enregistrement à l’Administration d’État pour les affaires religieuses, en fournissant les documents suivants :
- Une copie de la composition de ménage de l’évêque et une copie de sa carte d’identité.
- Une déclaration émise par la communauté catholique de la province, de la région autonome ou de la municipalité sous l’autorité directe du gouvernement central sur l’élection démocratique de l’évêque.
- Une lettre d’approbation de la Conférence des évêques catholiques chinois.
- Le certificat de la consécration de l’évêque signé par l’évêque consécrateur.
Le formulaire d’enregistrement des évêques catholiques sera exclusivement celui fourni par l’Administration d’État pour les affaires religieuses. »
Ce directoire entrera en vigueur le 1er mai.
Le prosélytisme est-il contraire aux droits de l’homme ?
En Grèce, un chrétien, M. Damavolitis, a été condamné pour délit de « prosélytisme ». Cette incrimination vague mène à des condamnations injustes et excessives.
La CEDH a déjà constaté à plusieurs reprises des violations de la liberté de religion du fait de cette loi. Avec l’affaire pendante Damavolitis c. Grèce, la CEDH sera amenée à se prononcer sur la loi elle-même.
L’ECLJ intervient à la Cour dans cette affaire et fait le point sur RCF.
Jean Messiha demande une protection policière, la police ouvre une enquête contre lui pour un tweet…
La priorité de Gérald Darmanin est évidente : abattre ceux qui s’opposent à l’immigration invasion.
J’ai été convoqué par la police.
Pourquoi ?
Pour un tweet qui a déplu au préfet des Yvelines.
La racaille qui voulait tuer des flics à #Poissy court toujours.
Le système antinational a ses priorités.
Histoire surréaliste que je vous raconte en vidéo.
Ici👇🏼https://t.co/WepHiWapxh https://t.co/pNm5MkDPPJ— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) February 19, 2021
Depuis plusieurs mois, je reçois des menaces de morts à l’encontre de mes enfants et moi même.
C’est la plateforme Pharos qui m’a alerté sur ce phénomène d’ampleur.J’ai demandé par courrier de l’aide au Ministre @GDarmanin au mois de décembre.
Aucune réponse à ce jour. pic.twitter.com/iqvjrPY9R5
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) February 16, 2021
Marine Le Pen n’aime pas les manifestations [Add.]
Après avoir boudé les grandes manifestations contre la dénaturation du mariage, Marine Le Pen demande aux cadres du RN de ne pas se rendre à la manifestation de soutien à Génération identitaire :
Le soutien du RN à Génération identitaire s’arrêtera donc à un simple communiqué. Menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le mouvement a annoncé la tenue d’une manifestation, samedi 20 février à Paris, par le biais de sa porte-parole Thaïs d’Escufon. Un rassemblement auquel ne participera pas le parti de Marine Le Pen, comme l’a révélé le journaliste du Figaro Charles Sapin sur Twitter. D’après lui, la direction du RN a en effet demandé à ses cadres de ne pas s’y rendre. « Notre présence n’est pas vraiment utile. Les manifestations, c’est pas notre truc. D’autant qu’on s’est déjà exprimé sur le sujet », a plaidé un cadre du parti.
Certes, il y a un risque de voir des nervis d’extrême gauche essayer de perturber ce rassemblement mais céder devant cette menace revient à laisser la rue aux adversaires et ennemis de la France. Au RN, la dédiabolisation passe donc également par la fin des manifestations de rue, qui faisaient la force du FN à une époque. Jean-Marie Le Pen appelle quant à lui à manifester, tout comme d’autres personnalités de droite :
La manifestation légitime de soutien à #GenerationIdentitaire demain samedi à Paris doit être significative de l’esprit de résistance face aux menées anti-françaises.
— Jean-Marie Le Pen (@lepenjm) February 19, 2021
Venez TOUS à Paris ce samedi ! Denfert Rochereau 14h ! Souveraineté et liberté ! Contre le #RegimeMacron https://t.co/BwRsZFG6Ox via @YouTube
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 19, 2021
Reculade face à d’éventuelles interventions de lagauche. Si qq cris d’assocs ”antiracistes” font peur au #RN avant 2022, on peut douter de sa détermination face à la gauche si @MLP_officiel était élue. Cela rappelle les renoncements successifs de la droite classique #LR
— Pascal Gannat (@PGannat) February 19, 2021
Lorsque Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti décideront de dissoudre le RN, il ne faudra pas demander à venir manifester…
Addendum : Jean-Marie Le Pen a fait savoir qu’il désapprouvait fortement la décision d’interdiction prise par sa fille pour le RN
Gérald Darmanin résume l’invasion migratoire de la France en deux minutes
Mais se rend-il seulement compte que ce qu’il dit à propos de cet immigré clandestin soudanais coupable d’un assassinat horrible donne entièrement raison à Génération identitaire dont la dernière action ne se situait pas très loin dans les Pyrénées ?
Gérald Darmanin sur le migrant auteur de l’agression mortelle à Pau : “Il devait quitter le territoire national” pic.twitter.com/mBZSRa4ZFI
— CNEWS (@CNEWS) February 19, 2021

Laurent Solly (…) est un haut fonctionnaire et un dirigeant de l’audiovisuel français. Après avoir fait partie de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy notamment en tant que directeur adjoint de sa campagne présidentielle en 2007, il entre à TF1 puis à Facebook France où il devient directeur général (…) Il est marié avec Caroline Roux, journaliste politique à France 5 (…)
On pouvait notamment lire sur les murs du numéro 5 de la Montée du Change à Lyon 5 : « Fachos hors de nos villes ». « Cela montre une nouvelle fois le vrai visage de violence et de haine de ces groupes fascistes qui prônent le droit d’expression et qui veulent nous faire taire, nous nuire », réagit Arnaud Payre, membre du bureau politique de Génération identitaire.

