Nous sommes déjà dans un « soft totalitarisme »
Rod Dreher a été interrogé dans le numéro de juin de La Nef. Extrait :
Nous sommes déjà dans ce que j’appelle un « soft totalitarisme ». Je l’appelle soft ou doux pour plusieurs raisons. Premièrement, comme il ne ressemble pas à la version soviétique, avec les goulags, il est plus difficile à détecter. Deuxièmement, il fait croire qu’il est plein de compassion envers les victimes. Pourtant, c’est toujours du totalitarisme ! Il y a vingt ans, René Girard l’a compris. Il disait : « Le processus actuel de démagogie spirituelle et de surenchère rhétorique a transformé le souci des victimes en un commandement totalitaire et une inquisition permanente. »
Un ordre totalitaire est un ordre dans lequel il n’y a qu’un seul point de vue politique acceptable, un ordre dans lequel toute la vie est politisée. Cet ordre est en train de conquérir les institutions de la vie dans l’Anglosphère à une vitesse stupéfiante. Ce qui est doux aujourd’hui va devenir dur.
Soljénitsyne a dit que le communisme a conquis la Russie parce que « les hommes ont oublié Dieu ». C’est vrai pour nous aussi, à notre époque et dans notre pays. Nous avons tourné le dos à Dieu et constatons qu’il est impossible de construire une civilisation vivifiante sans Lui. Michel Houellebecq est un grand diagnosticien du malaise fatal de l’Occident. Lorsque la dimension transcendante de la vie a été oubliée, ou qu’elle est niée, les gens tentent de combler le vide de Dieu en eux par le sexe, le shopping et l’hédonisme. Et lorsque cela ne fonctionne pas, ils se tournent vers une pseudo-religion politique.
Le livre de Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme (1951), étudie la façon dont l’Allemagne et la Russie sont tombées dans le totalitarisme. Tous les signes majeurs identifiés par Arendt sont présents aujourd’hui, en particulier notre profond sentiment d’atomisation sociale, notre amour de la transgression et notre mépris de la vérité. […]
Je crois que les choses vont devenir plus claires avec les moins de quarante ans. Ils sont beaucoup plus anxieux que les générations précédentes. Beaucoup d’entre eux renonceront volontiers à leurs libertés politiques en échange d’une garantie de plaisir personnel et de sécurité. Ils n’accepteront pas seulement un totalitarisme mou, mais l’exigeront. Un professeur m’a raconté qu’il avait cessé d’enseigner le roman d’Aldous Huxley, Le meilleur des mondes (1932), parce qu’aucun de ses étudiants ne reconnaissait qu’il s’agissait d’une dystopie ; ils trouvaient tous que cela ressemblait à un paradis.
Catholiques attaqués : les accusations du Père Michel Viot contre le préfet
Le Père Michel Viot était à la procession agressée samedi à Paris. Dans « Morandini Live », il a directement mis en cause le préfet de Paris, et même le président de la République.
Et le service public :
Certains médias, particulièrement le service public qui est aussi financé par des catholiques, ne sont pas « sensibles » à l’agression perpétrée par l’extrême gauche contre des catholiques … ? pic.twitter.com/IXLRRnpivX
— Charlotte d’Ornellas (@ChdOrnellas) June 1, 2021
La procession de la Fête-Dieu autorisée à Compiègne
Le tribunal administratif d’Amiens a suspendu l’arrêté de la préfecture de l’Oise interdisant une procession du Saint-Sacrement, après un référé liberté.
La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X de Compiègne a obtenu du tribunal administratif d’Amiens la possibilité d’organiser une procession pour la fête Dieu. La représentante de l’État avait motivé son refus par le Covid. Le tribunal a finalement suspendu cette décision.
La procession débutera juste après la messe dominicale, soit vers 11h15 / 11h30, et s’achèvera vers 12h30. Les forces de l’ordre seront présentes.
« Console-toi, tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais trouvé » (Pascal)
Alexia Vidot, journaliste pour l’hebdomadaire La Vie, vient de publier un ouvrage-témoignage, Comme des cœurs brûlants, L’extraordinaire témoignage des convertis, dans lequel elle raconte sa conversion, à l’âge de 20 ans, à l’occasion de son passage dans un couvent. Malgré le caractère foudroyant de sa conversion, et de celle des récits qui suivent, l’auteur souligne :
L’on ne devient pas chrétien du jour au lendemain, à la faveur d’un déclic qui viendrait de nulle part. Il existe des préalables à la rencontre avec Dieu, un terreau favorable qu’il appartient, à l’homme aussi, s’il le veut, de labourer. Avant le Christ, il y a Jean le Baptiste. Le prophète crie sans relâche dans le désert de nos âmes. Sa voix est tonitruante et décapante. Encore faut-il prêter l’oreille, et accepter de se laisser décaper
Comment s’est-elle retrouvée dans un monastère alors qu’elle n’était même pas baptisée ?
Deux bonnes amies de lycée – de pétillantes catholiques – m’avaient simplement vendu un « bon-plan-vacances-à-la-montagne » en m’assurant que la messe n’était pas obligatoire et que personne, à commencer par les religieuses, ne viendrait m’embêter. J’étais plus en mode « ours sauvage » affamé de silence que « chercheur de sens ». D’ailleurs, quand j’ai appelé la communauté pour leur demander l’hospitalité, au bout du fil la petite soeur m’a demandé si je venais pour prier. « Non, surtout pas. Je ne suis même pas baptisée ! », me suis-je empressée de rectifier. « Viens vite, nous t’attendons. »
A la suite de son histoire, Alexia Vidot dresse le portrait de sept hommes et femmes du XXe siècle, également convertis : la caricaturiste française Marcelle Gallois, le couple rwandais Daphrose et Cyprien Rugamba, la journaliste américaine Dorothy Day, l’aristocrate européen Alex-Ceslas Rzewuski, le jeune sbire du KGB Sergei Kourdakov, le médecin japonais Takashi Nagaï et le fondamentaliste romain Bruno Cornacchiola.
Incroyable mais vrai : l’Etat fait un hors-sujet en Maths pour le bac de Première des élèves hors contrat
Anne Coffinier nous informe que, lundi 31 mai, les élèves de Première inscrits dans un établissement scolaire hors contrat ont passé l’épreuve de mathématiques en contrôle terminal. Il y avait deux sujets au choix, la question 3 de l’exercice 3 du 1er sujet portait sur la loi binomiale. Cette notion est au programme de Terminale et non à celui de Première.
L’association Créer son école a demandé à la DGESCO et au cabinet du Ministre de neutraliser les points relatifs à la question 3 de l’exercice 3 du sujet 1. Par ailleurs, elle a demandé au Ministère de faire preuve de clémence dans la correction de l’épreuve car certains élèves ont été assez déstabilisés après avoir été confrontés à cette question hors sujet.
Il convient de noter que la situation est tout de même cocasse. Le Ministère est apparemment réservé à l’égard des notations au contrôle continu données par les établissements hors contrat sous prétexte qu’ils ne respecteraient pas nécessairement le programme (alors qu’en pratique, en 1ère-Terminale, tous les établissements respectent le programme dès lors qu’ils préparent leurs élèves au bac). Pourtant, ce que l’on voit dans le cas d’espèce, c’est que ce sont les services académiques qui ont du mal à les respecter puisqu’ils ont posé une question hors sujet dans les énoncés !
A propos de liberté scolaire, un projet de rapport du Conseil d’État, auquel Le Figaro a eu accès, concluait à l’inconstitutionnalité de l’article controversé du projet de loi «séparatisme» supprimant l’instruction en famille. La version définitive a été sensiblement modifiée. Un revirement qui interroge les défenseurs de l’école à domicile. Le gouvernement avait commandé un rapport au Conseil d’État, afin de vérifier la constitutionnalité de son projet de loi. Ce premier «projet d’avis», voté le 3 décembre 2020 à la section de l’administration du Conseil d’État, concluait à l’inconstitutionnalité de cet article 21 et préconisait même sa suppression. Or, ce passage a été réécrit dans la nuit du 3 au 4 décembre. Cette fois, il n’est plus question d’inconstitutionnalité, mais bien de donner des pistes au gouvernement pour rendre cet article constitutionnel.
Syrie/Irak 2 ans après Daesh : Quelle est la situation des chrétiens ?
Que deviennent la Syrie et l’Irak deux ans après la chute de l’État islamique ? Entre les crises humanitaire et économique de ces pays, quel est le sort des chrétiens et des autres minorités encore sur place ? Benjamin Blanchard, directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient, donne des nouvelles de ceux dont on ne parlent plus beaucoup.
La traite arabo-musulmane est volontairement occultée dans les mémoires de l’esclavage
Faut-il vraiment les insultes d’un Algérien proférée à l’encontre d’Africains et revendiquant la politique esclavagiste des arabo-musulmans à l’égard de l’Afrique noire pour que le grand public découvre cette vérité dérangeante que Christiane Taubira a voulu cacher en son temps ? Ben sûr que non ! Ceux qui veulent s’informer le peuvent et le Salon beige a maintes fois relayé des articles sur ce sujet (ici, ici ou encore ici).
Le Figaro a récemment publié une tribune de Marie-Claude Barbier Mosimann, maître de conférences honoraire à l’ENS Paris-Saclay, à ce sujet. Extraits :
En 2004, l’ouvrage de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, intitulé Les traites négrières, suscita bien des controverses. Il y montrait en effet qu’il existait non pas une mais trois types de traites négrières : la traite atlantique, la traite arabo-musulmane et la traite interafricaine qui alimentait les deux autres traites. Or ce livre sortait trois ans après le vote de la loi Taubira de 2001, qui reconnaît comme crimes contre l’humanité, la seule traite négrière occidentale, faisant des «blancs» les seuls coupables. Comme on ne pouvait pas en nier l’existence, Pétré-Grenouilleau fut accusé de hiérarchiser les traites pour minimiser la responsabilité occidentale puisque les chiffres donnés (respectivement 11, 17 et 14 millions) montraient que la traite transatlantique avait été la moins meurtrière.
La polémique s’intensifia quand, en 2005, il déclara au Monde qu’au «poncif raciste blanc – l’Occident civilisé face aux sauvages noirs – a succédé l’image tout aussi déformée de bourreaux uniquement blancs face à des Noirs uniquement victimes». Il fit, de ce fait, l’objet d’une plainte pour «diffamation publique raciale» et un collectif de Guyanais, Réunionnais, Mahonnais et Antillais l’attaqua au civil devant le tribunal de grande instance de Paris. Un collectif de 600 historiens se forma pour défendre la liberté des chercheurs, soulignant le sérieux du travail et mettant en garde contre une lecture sélective du passé. La plainte fut abandonnée. Notons que la polémique portait sur l’implication des Africains dans le processus de traite puisque plusieurs ethnies servaient de pourvoyeurs aux négriers.
En 2005, Jacques Chirac décida que le 10 mai, jour de l’adoption de la loi Taubira, serait désormais célébré comme «la journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition». Ce singulier amnésique ramenait la culpabilité sur le seul Blanc. Un an plus tard, à la veille de la célébration, interrogée par un journaliste de l’Express sur son silence concernant la traite orientale, Christiane Taubira déclara qu’il était préférable de ne pas évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes». Autrement dit, outre le mépris infantilisant de cette remarque, les enjeux du présent autorisent l’amnésie mémorielle.
Or, si la traite occidentale a duré 3 siècles, la traite arabo-musulmane, elle, s’est étendue sur 13 siècles. Dès les débuts de l’Islam, au 7e siècle, elle s’est répandue dans tout le Maghreb d’où partaient des caravanes qui traversaient le Sahara pour ramener des esclaves noirs de la côte subsaharienne. Tombouctou fut une plaque tournante de cette traite qui déclina au plus fort de la traite occidentale, avant de reprendre de plus belle après les abolitions en Europe. Avec l’extension de l’Empire ottoman en Afrique du Nord, traite et esclavage restèrent florissants et des villes comme Alger, Tunis ou Tripoli, offrant de grands marchés d’esclaves, alimentés par des raids terrestres et également maritimes puisque d’elles partaient les pirates barbaresques pour razzier des esclaves chrétiens sur les rives nord de la Méditerranée. La traite arabo-musulmane a concerné pratiquement tout le territoire africain au nord du Zambèze, se divisant en plusieurs volets : transsaharien, sahélien, nilotique, et le moins connu, la traite zanzibarite qui saigna à blanc toute la région des lacs à partir de Zanzibar (…)
Le bilan que l’on peut tirer de tous ces témoignages (ici très résumés), c’est la progression inexorable des traitants arabo-musulmans à l’intérieur de l’Afrique de l’Est à partir de 1850 avec, en corollaire, le dépeuplement des régions parcourues. Ils illustrent bien le constat de Pétré-Grenouilleau : «Au 19e siècle, alors que la traite atlantique disparaissait progressivement, les traites orientales prirent une ampleur considérable, drainant entre 4,5 et 6,2 millions de personnes hors de l’Afrique noire continentale. Pour répondre à la demande croissante, les traitants arabes, Swahilis ou Africains islamisés, non seulement ouvraient des routes vers l’intérieur, mais, de plus, ils créaient des stations, fixes ou temporaires à l’intérieur du pays, pour y entreposer et y accumuler un maximum de « prises », avant de les ramener vers la côte […] Ce scénario eut pour résultat la mise à sac de régions entières, jusqu’aux Grands Lacs d’abord, puis bien au-delà, le fleuve Congo constituant une des grandes voies de pénétration » (…)
Il ne s’agit nullement de dédouaner l’Occidental mais de montrer qu’il n’y a pas de raison historique d’en faire le bouc émissaire des malheurs de l’Afrique. La traite occidentale, partie émergée de l’iceberg, a duré moins de 3 siècles : elle a commencé à la fin du 15e siècle pour les Portugais, mais beaucoup plus tardivement pour la France puisque le premier bateau négrier, l’Union, partit de Nantes en 1707. Elle s’est terminée un siècle plus tard pour la France, qui, comme la plupart des autres nations européennes, a aboli la traite à la suite du congrès de Vienne de 1815.
La traite négrière arabo-musulmane en Afrique a duré, elle, 13 siècles. Elle a été qualifiée de «génocide voilé» par l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diane qui écrit : «Bien qu’il n’existe pas de degré dans l’horreur ni de monopole de la cruauté, on peut soutenir […] que le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans furent, pour l’Afrique noire et tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite atlantique» (…) »
C’est arrivé un 1er juin…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 1er juin : saints du jour français ou en France.
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St Flour († Vème siècle, incertain)
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On ne sait rien de bien précis sur ce saint patron du diocèse de Saint-Flour (Cantal – France), hormis son nom et ses reliques conservées à la cathédrale. Son culte est attesté à partir du Xe siècle. Mais la tradition le rattache aux origines de l’évangélisation de cette région, sans doute vers le Ve siècle. La légende médiévale en a fait l’un des soixante-douze disciples du Christ : il aurait été envoyé par saint Pierre d’abord à Lodève dont il serait devenu le premier évêque.
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St Ronan, évêque et ermite († VIIe ou VIIIe s.)
En Bretagne, au VIIe ou VIIIe siècle, saint Ronan, évêque, qui vint d’Irlande et mena dans les bois une vie d’ermite
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le 1er juin 1540 : Edit de Fontainebleau.
Cet édit n’est signé que le 1er juin 1540 par le Roi de France, François 1er. C’est le premier édit de proscription contre les protestants qui ferait suite à l’affaire des placards. Celle-ci date de la nuit du 17 au 18 octobre 1534 ! C’est vite oublier que le Roi a toujours été favorable aux protestants et n’a sévi contre eux que contraint et forcé par l’énormité de leurs crimes et l’exaspération des Français qui ne comprenaient pas l’inaction royale.
Depuis des années, François 1er, sa mère, Louise de Savoie, mènent une politique favorable aux hérétiques. Ces derniers, encouragés par la bienveillance royale multiplient les agressions les sacrilèges, les violences et les insultes contre l’Eglise, la foi et le peuple. Le Roi est finalement obligé de sévir.
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le 1er juin·1670 : Traité de Douvres.
Le traité de Douvres est un accord secret entre l’Angleterre et la France contre les Provinces-Unies. Charles II d’Angleterre, qui admire beaucoup Louis XIV, s’engage à collaborer avec lui, contre les Hollandais. Il s’engage aussi à adhérer à la religion catholique dès que la situation intérieure de l’Angleterre le permettra (la grande majorité du Parlement anglais est antipapiste et francophobe). Louis XIV lui promet lorsque ces conditions seront remplies une aide financière et militaire.
Ce traité est appliqué deux années plus tard, pour la troisième guerre anglo-néerlandaise. Pomponne, ministre de Louis XIV, est chargé de gagner la neutralité des Suédois et des Allemands, afin que la France ait le champ libre pour mener à bien le conflit, la France se chargeant des opérations terrestres, l’Angleterre, des opérations navales. En échange de son aide, l’Angleterre annexerait les territoires à l’embouchure de l’Escaut.
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le 1er juin 1794 : bataille du 13 prairial an II, également connue sous le nom de Troisième Bataille d’Ouessant.
La bataille du 13 prairial an II oppose l’armée française à l’armée anglaise. La flotte française est chargée de ramener un chargement de grains venant d’Amérique. Les Anglais cherchent alors à intercepter le convoi et attaquent la flotte française après plusieurs jours de poursuite au large d’Ouessant. Finalement, le 1er juin, les Français ramènent le chargement à bon port et les deux armées rivales revendiquent la victoire.
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le 1er juin 1823 : mort du Maréchal Louis-Nicolas Davout, duc d’Auerstaedt et Prince d’Eckmühl.
Louis Nicolas Davout naît le 10 mai 1770 dans la commune d’Annoux dans l’Yonne, fils aîné de Jean-François d’Avout et de Françoise Adélaïde Minard de Velars. Sous-lieutenant au Régiment Royal-Champagne-Cavalerie avant la révolution ; il fait partie de l’Expédition d’Égypte. En 1802, il commande les Grenadiers de la Garde Consulaire. Élevé à la dignité de Maréchal d’Empire, le 19 mai 1804, lors de la remise en place de cette distinction et ce, avec la première promotion. Il participe aux batailles d’Ulm, d’Austerlitz, remporte le 14 octobre 1806, la bataille d’Auerstaedt, aux conséquences plus grandes que la victoire simultanée de l’Empereur à Iéna. Nommé de 1807 à 1809, gouverneur du Grand Duché de Varsovie, alors reconstitué par Napoléon, il réorganise l’Armée Polonaise. Il organise le « Corps d’Observation de l’Elbe » embryon de la Grande Armée avant la campagne de Russie.
Blessé à la Moskowa, il réussit à empêcher son Ier Corps de se faire écraser par les troupes de Mikhaïl Il. Koutouzov et les Cosaques de Mikhaïl An. Milodarovitch. Lors de la campagne d’Allemagne de 1813, Davout tient victorieusement le siège de Hambourg face à 80 000 coalisés Prussiens, Russes et Suédois.
Napoléon le nomme ministre de la Guerre lors des 100 jours, en vue de préparer la campagne de Belgique, son absence se fait sentir sur le terrain. Le 2 juillet 1815, il signe la Convention de Paris à Saint-Cloud, stipulant que l’Armée Française doit se retirer derrière la Loire. Ensuite, Davout se retire. Il ne paraît qu’une fois pour défendre le Maréchal Ney à son procès. Davout se rallie à la Restauration et entre à la Chambre des Pairs. C’est un des rares maréchaux invaincus, et le seul qui ne soit pas franc maçon. Duc d’Auerstaedt et prince d’Eckmühl, il figure parmi les plus grands chefs militaires de l’empire. Il a participé à une douzaine de batailles, reçu plusieurs distinctions comme le Grand-Aigle de la Légion d’honneur. Il décède le 1er juin 1823 à l’âge de 53 ans et est enterré au Cimetière du Père Lachaise.
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le 1er juin 1846 : décès du pape Grégoire XVI.
Voir la chronique du 2 février.
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le 1er juin 1879 : décès du prince Napoléon, fils de Napoléon III, tué en Afrique par les Zoulous.
Après la destitution de Napoléon III, en 1870, la famille s’exile en Angleterre, et Eugène-Louis intègre l’armée britannique.
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le 1er juin 1940 : le Général Weygand, commandant en chef des armées françaises questionne le général De Gaulle sur l’utilisation des blindés.
Dans son, Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles Editions Latines, pages 32 et 33) l’amiral Auphan souligne que : »le général De Gaulle, spécialiste de l’arme blindé qui était encore à la tête de sa division n’avait répondu que par un plan d’organisation à long terme qui ne pouvait être d’aucun effet sur les opérations en cours dans la métropole. De Gaulle parlait de divisons cuirassées quand les rapports rendaient compte de moins de deux cents en état de marche et que les Allemands étaient sur la Somme.
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le 1er juin 1958 : l’assemblée nationale vote l’investiture du général De Gaulle et lui confie les pleins pouvoirs pour 6 mois.
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le 1er juin 1980 : voyage du Pape Jean Paul II en France.
Lors de sa visite à Lisieux et Paris, le Saint Père pose cette question :
« Permettez-moi de poser la question […] France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, fille de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à ton alliance avec la sagesse éternelle ? »
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le 1er juin 1999 : création de la banque centrale européenne à Bruxelles pour définir et exécuter la politique monétaire de l’Union européenne.
Abandon d’un pan supplémentaire de la souveraineté nationale : la souveraineté monétaire de la France, sans que la nation ait été consultée, une fois de plus.
30 mai 2021 à 22h24 : Xavier Bertrand s’est déjà rallié à Macron pour le deuxième tour
François Fillon avait déjà fait preuve d’une rapidité excessive en appelant à voter Emmanuel Macron dès 20h05 le soir du premier tour en 2017. Record battu par Xavier Bertrand qui se rallie à Macron en appelant à voter LREM un an avant le premier tour, le 30 mai 2021 à 22h24 . Cela va être dur pour lui de ne pas accepter le soutien de LREM au 2ème tour des régionales.
À l’issue du premier tour des législatives partielles dans le Pas-de-Calais, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a appelé à faire barrage au Rassemblement national, soutenant ainsi la candidate de la majorité présidentielle, la ministre LREM Brigitte Bourguignon arrivée en tête avec 35%.
Félicitations aux candidats de la droite républicaine lors des 4 #legislativespartielles de ce dimanche @Faustine_Maliar et @fmdidier. Soutien à @SMetadier et #VictorHabertDassault pour le 2e tour. Dans la 6e du Pas-de-Calais, aucune hésitation : barrage au FN.
— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) May 30, 2021
Qui fera mieux en termes de soumission ? Et c’est cet homme que LR veut envoyer aux présidentielles pour représenter la droite ?
Père Michel Viot : « Ce pouvoir n’aime pas les catholiques »
Dans « Morandini Live » sur CNews, le père Michel Viot a commenté la violente agression qui a eu lieu samedi dernier à Paris contre la procession organisée par le diocèse. Il met clairement en cause la préfecture de police et le gouvernement :
J’ai été choqué de voir qu’il y avait si peu de policiers sur place alors que ces révolutionnaires qui nous ont attaqués étaient extrêmement nombreux. La police le savait parce qu’ils ont manifesté avant nous. Nous, nous étions 300 et protégés par un seul policier. C’est inadmissible ! (…)
Le trajet que nous avons fait est un trajet qui est très bien connu de la police parce qu’on sait très bien qu’il y a des rendez-vous d’anarchistes, de révolutionnaires. Si le préfet de police de Paris avait pris en compte le fait qu’il ait autorisé cette procession, il aurait envoyé plus de policiers (…) visiblement, c’est le pouvoir à son plus haut niveau qui a manqué ses devoirs et qui n’a pas fait son travail (…)
Les quelques policiers qui étaient là, je leur tire mon chapeau pour leur courage, je les remercie. Il est honteux dans un état de droit, avec les démarches que nous avons faites, qu’on ne nous ait pas permis de faire cette procession. Ça montre une haine du catholicisme. Je mets en cause le préfet de police de Paris et même le président de la République (…)
Compte tenu du nombre de gens qui étaient là, qui s’étaient mis sur les terrasses du parcours (…) La police le savait, elle savait que ce parcours était dangereux. Ce pouvoir n’aime pas les catholiques ! »
De l’intérêt de soulever le capot de l’islam, considéré comme boîte noire
On connaît par cœur la facilité qui consiste à dire à tout propos (et en particulier lors d’un attentat mahométan) : « ce n’est pas l’islam, c’est l’islamisme », ce qui permet illico presto d’évacuer l’islam comme sujet d’étude.
Il faut bien au contraire aller dans le détail de ce qu’est l’islam. Il faut mener des comparaisons théologiques fondées. Qui d’ailleurs ne doivent pas exclure la prudence. La fable Le Loup et l’Agneau nous rappelle que, quelle que soit la qualité de l’argumentation, la raison du plus fort est toujours la meilleure quand l’Etat refuse l’exercice de son pouvoir.
Et la comparaison théologique comme travail de discernement (et non comme modalité d’un soi-disant vivre-ensemble) démontre à jet continu que le dialogue théologique entre christianisme et islam n’a simplement aucun sens.

C’est pour contribuer à cette comparaison théologique qu’il a paru intéressant de relever un élément central d’un article intitulé « Avons-nous le même Dieu que les musulmans ? » de l’hebdomadaire France Catholique (28 mai 2021). C’est le questionnement sur le sens du mot miséricorde, élément central d’un aveuglement assez général chez les évêques de France :
« La miséricorde que le Coran attribue à Dieu n’a de commun que le nom avec la miséricorde évangélique… L’Amour de Dieu, révélé par Jésus-Christ, est universel et sans condition : « Dieu est amour. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4, 8-10)… Dieu n’aime pas le péché, mais il aime les pécheurs, les impies, Dieu aime ses ennemis et veut changer leurs cœurs (Mat 5, 43-48). Selon le Coran, au contraire, Dieu n’aime pas les pécheurs : « Allah est l’ennemi des infidèles (2, 98) ; « Allah n’aime pas le mécréant pécheur » (2, 276), « Allah n’aime pas les transgresseurs » (5,87). Soyons clairs : le Coran ne cesse de répéter qu’Allah déteste tous les gens dont l’Evangile dit que Dieu les aime tellement qu’il a envoyé son Fils pour les sauver. ».
Il faudrait peut-être lancer une souscription pour l’abonnement à FC du Père Matthieu de Joigny…
150 ans de la Commune : faut-il choisir son camp entre les bourgeois versaillais et les ouvriers communards
Dans son dernier numéro, L’Homme nouveau consacre dossier à la Commune de Paris, 72 jours de chaos, de sang… et de martyrs. Introduction :
À l’occasion des 150 ans de la Commune, faut-il choisir son camp entre les bourgeois versaillais et les ouvriers communards ? L’Homme Nouveau propose une voie supplémentaire, celle des martyrs. Victimes de la politique et de l’anticléricalisme, ils sont 23, clercs et religieux, à être tombés parce que catholiques pendant la Semaine sanglante. Le 28 mars 1871, la révolution effectue son grand retour dans Paris. Devant la fuite du gouvernement Thiers à Versailles, une partie de la population parisienne, majoritairement ouvrière, exaspérée par la défaite face à la Prusse, prend le pouvoir. Plus qu’un fond d’idéologie libertaire, c’est le rejet de la société traditionnelle qui anime les insurgés. Dans un pays où le catholicisme est, de par le Concordat de 1801, « la religion de la majorité des Français », le renversement politique amorcé passe par la séparation de l’Église et l’État (publiée au Journal officiel le 3 avril). Les révolutionnaires ne s’arrêtent pas là. La confiscation des biens des communautés religieuses est votée, l’Église est calomniée, des clercs et des religieux sont faits prisonniers afin de servir de protection. Quand les troupes régulières reprennent le contrôle de la capitale, ces monnaies d’échange seront éliminées. Ouverte en 1897, la cause de béatification des martyrs n’a toujours pas abouti. Les congrégations auxquels certains appartenaient espèrent pourtant un dénouement heureux proche.
Si vous voulez savoir ce qui se passe en France regardez la TV polonaise
L’attaque contre la procession de catholiques à Paris, fait la une du JT de la 1ère chaine, pas en France, mais en Pologne …
Si vous voulez savoir ce qui se passe en France regardez la TV polonaise❗️
L’attaque contre la procession de catholiques à Paris, fait la une du JT de la 1ère chaine, pas en France, mais en #Pologne … En France c’est le silence total sur le service public de la désinformation. pic.twitter.com/b8EqUn5kT8— Patrick Edery (@patrick_edery) May 31, 2021
Suite à l’agression, on compte :
- 0 arrestation
- 0 dissolution de groupuscule
- 0 indignation du show-biz subventionné
- …
Vers un nouveau groupe au Parlement européen ?
Suite à la volonté affichée des groupes Verts/PS/EM/LR au Parlement européen de valider le futur plan d’immigration massive, les conservateurs polonais & hongrois (ECR) envisagent sérieusement de s’allier au Rassemblement National.
Le PiS (parti au pouvoir en Pologne) serait en train de construire un nouveau groupe au Parlement européen, qui pourrait rassembler les partis de Viktor Orban (Hongrie), Salvini (Italie), Vox (Espagne), Fratelli d’Italia, ainsi que le parti du Premier ministre slovène et le RN. Le Premier ministre polonais aurait discuté avec Marine Le Pen, Viktor Orban et Matteo Salvini de la création d’un groupe au Parlement.
Vendredi à Varsovie, une réunion s’est tenue entre le président du PiS Jarosław Kaczyński et les dirigeants des partis qui font partie du groupe des conservateurs et réformistes européens – l’italien Fratelli d’Itallia et l’espagnol Vox. Il est prévu prochainement de publier une déclaration, qui définira une communauté d’objectifs et de valeurs reliant diverses formations politiques en Europe. Sur la base de cette déclaration, des négociations avec divers partenaires en Europe sera lancée, dans le but de s’unir et d’accroître ainsi leur présence politique au Parlement européen. Cette déclaration devrait évoquer la défense du modèle familial traditionnel, une approche différente de la politique migratoire, le droit souverain à l’autodétermination des nations ou la violation par les institutions européennes des dispositions fondamentales des traités dans le processus de prise de décision.
Il y aurait 6 millions d’Algériens en France… Combien comme lui ?
C’est une histoire de livraison de repas que la police devrait démêler : comme indiqué par M.Messiha dans un tweet, cela fait froid dans le dos tellement les propos sont odieux, même si la femme qui filme garde un calme étonnant

Verbatim :
« Espèce de négresse, espèce de sale noire. Personne te touche, même avec un bâton. Espèce de salope [quelque chose avec Allah]. Même avec un doigt de pied, je te touche pas. Grosse chienne. Tu pues la pisse, tu pues la merde. Pendant 800 ans, on vous a vendus comme du bétail, bande de putes, de merdes. Nous les algériens, on vous a vendus comme du bétail, comme du maïs. Nique ta mère. Je suis algérien, je te nique ta mère ».
Un logicien pourrait s’étonner qu’on veuille niquer la mère mais ne pas vouloir toucher à la fille ; un historien remarquerait que la durée de la mise en esclavage de populations noires par les arabo-musulmans (et quelques turcs) aura duré plus longtemps que 800 ans ; un psychanalyste parlerait sans doute de retour du refoulé comme il est pareillement constaté dans l’antijudaïsme maghrébin ; un séide de M.Mélenchon aurait soudainement quelque pudeur à souligner que le soi-disant algérien a de fortes chances [ !] d’avoir une carte d’identité française.
Mais comme l’écrit M.Macron, tout vient si clairement des difficultés économiques et sociales… ! On mettra un peu de mixité sociale pour gagner le combat… Comment il dit déjà ? Ah oui, par la fraternité. Après tout, l’immigration n’est-elle pas une chance pour la France ?

N’en déplaise à Macron, c’était mieux au Moyen-Age
La récente sortie du président de la République sur les temps moyenâgeux que nous traverserions de nouveau donne l’occasion au Père Danziec de démonter dans Valeurs Actuelles les poncifs au sujet de la période médiévale. L’ensauvagement et le délitement actuels n’invitent-ils pas à davantage d’humilité quant aux temps, supposés obscurs, du passé ?
Au début de l’année 1993, lorsque Les Visiteurs s’affichaient dans les salles de cinéma et faisaient rire la France entière, Emmanuel Macron avait tout juste 15 ans. L’adolescent qu’il était a-t-il pris au pied de la lettre les clichés forcés sur cette période historique et qui participaient à la drôlerie du film ? Au regard de l’interview fleuve que vient d’accorder au trimestriel Zadig celui qui est devenu depuis le Président de la République, il semble que oui. Selon le chef de l’Exécutif :
« On revit des temps au fond très moyenâgeux : les grandes jacqueries, les grandes épidémies, les grandes peurs »…
Jacquouille la fripouille, sors de ce corps !
« L’adjectif péjoratif « moyenâgeux renvoie à une vision très datée du Moyen Âge, à une historiographie impressionniste et périmée »
Dans le FigaroVox, Hubert Heckmann, maître de Conférences en littérature médiévale à l’Université de Rouen, ne manque pas de souligner que la comparaison historique est un exercice éminemment rhétorique qui en dit davantage sur les intentions de celui qui s’y livre que sur les époques que l’on met en balance.
« Son propos n’est pas historique, mais polémique : plutôt que le terme « médiéval », qui est neutre et qu’utilisent les historiens, il emploie l’adjectif péjoratif « moyenâgeux ». Ce tableau renvoie à une vision très datée du Moyen Âge, à une historiographie impressionniste et périmée ».
Cette représentation caricaturale du Moyen-Âge laisse entendre que le monde était alors rempli d’ignorants, dont la vie était dure, le quotidien sale, traversé par une violence sans nom et un droit de cuissage généralisé. Régine Pernoud et d’autres médiévistes à sa suite ont consacré leur vie à démonter ces poncifs, plus grossiers les uns que les autres, et qui, pourtant, sont repris par celui-là même qui se trouve au sommet de l’Etat.
Des Très Riches Heures du Duc de Berry à l’écriture inclusive
Dans le sillage du bandeau du dernier livre de Patrick Buisson « La fin d’un monde », l’actualité nationale tendrait plutôt à nous faire murmurer : « Ah, si seulement nous pouvions revivre au Moyen-Age ! ». Car aux antipodes des propos de Macron, dans quelle situation nous trouvons-nous en comparaison du temps des chevaliers et des ménestrels ? La période moyenâgeuse correspondrait-elle à une époque d’ignorance ? Du blanc manteau d’églises à l’émulation intellectuelle entre les monastères, comment croire sérieusement que les hommes du quotidien médiéval, pétris de sacré, de silences, de vie des champs ou de mélodies grégoriennes soient plus abrutis que la génération TikTok ou des Marseillais à Dubaï ? Nous avons l’écriture inclusive, ils avaient les Très Riches Heures du Duc de Berry. Ils pèlerinaient vers le Mont-Saint-Michel, se recueillaient devant le tympan de l’abbatiale de Conques, s’émerveillaient face aux vitraux de Notre-Dame de Paris ou de Chartres. Le monde de la culture et du savoir nous offre désormais le centre Beaubourg, le plug anal de la place Vendôme ou les rails de coke de l’eurovision.
Hygiène et amour courtois face à #saccageparis et #MeToo
L’hygiène du Moyen-Âge était-elle si détestable ? Lorsque l’on est confronté à la rudesse de la vie, on ne peut ignorer qu’une bonne santé se trouve en partie liée à la propreté domestique. Nombre de travaux universitaires ont permis de constater la grande ingéniosité du monde médiéval qui, de l’usage des plantes à celui de la cendre, n’était pas sans recours pour faire face aux défis de la santé. Une coupure, une brûlure, une piqûre : chacun connaissait les remèdes courants ou les gestes usuels à pratiquer. Aujourd’hui, la saturation des services des urgences hospitalières pour des problèmes bénins témoigne du degré d’infantilisation qui règne chez nos contemporains dans la gestion de leurs maux. Le rythme de vie sain, fixé aux heures du soleil, et lié au labeur de la terre, avait sa rudesse mais ne déshumanisait pas pour autant le travail des hommes comme peut le faire la société marchande d’aujourd’hui. Et si l’absence d’égouts pouvaient avoir des conséquences dramatiques dans les zones urbaines du Moyen-Âge, le hashtag #saccageparis prouve que les moyens modernes et considérables dont dispose la Mairie de Paris ne peuvent rien contre une gestion calamiteuse de la salubrité publique par la majorité municipale en place…
Pour ce qui est de la violence, le climat du Moyen-Âge était-il si préoccupant que le laissent entendre ses contempteurs ? Dans la chevalerie, le preux défendait la veuve et l’orphelin, il mettait sa force au service du bien et exposait au grand jour une douceur mariée à la noblesse. La justice féodale, fut-elle virile, n’en restait pas moins imprégnée des idéaux de l’Evangile. Devrait-elle se mettre à genoux devant la façon dont est rendue celle d’aujourd’hui ? Le délitement de la magistrature comme les incohérences des procédures nous offrent ces dernières semaines une incroyable série noire qui appelle ceux qui ricanent du passé à un peu plus d’humilité.
Quant à la condition de la femme, on ne redira jamais assez l’extraordinaire pouvoir dont purent jouir les gentes dames à l’heure de la féodalité. Comme l’ont révélé les secousses du mouvement #MeToo, l’amour était bien plus courtois au temps des châteaux et des cathédrales que dans les alcôves du festival de Cannes ou les coulisses d’Hollywood. Aliénor d’Aquitaine comme Blanche de Castille eurent bien plus d’influence sur leur siècle qu’Edith Cresson avec ses pauvres dix mois à Matignon. Seule femme nommée Premier Ministre sous la République Française, cette dernière confiait récemment au micro de France Info avoir subi durant sa prise de fonction « un déluge d’agressions de la part de la presse » et essuyé, à la tête du gouvernement, de graves réserves venant du sein même de son parti, le Parti Socialiste.
Emmanuel Macron, en cherchant à relier dans son entretien au trimestriel Zadig « la période que nous vivons à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance », reprend à son compte les vieilles idées reçues sur le monde médiéval. Libre à lui de laisser entendre que le progressisme représente l’espoir au bout du tunnel, une sorte de nouvelle Renaissance qui suivrait la fin des âges obscurs, une « Renaissance » idyllique, faite d’ouvertures et d’amalgame de différentes cultures… Ce serait oublier cependant, comme le signifiait Eric Zemmour lors de son récent débat face à Manuel Valls sur CNews, que la Renaissance dans l’Hexagone eut cette particularité : en s’appuyant sur les artistes italiens, les Rois de France eurent soin de les assimiler dans le but de constituer un art proprement français, le fameux classicisme. Pas sûr que l’acceptation de Youssoupha comme interprète de l’hymne des bleus ou l’échange avec les youtubeurs McFly et Carlito soit de cet ordre. Avec de telles postures, la Renaissance de la France semble devoir attendre encore un peu. Doit-on s’en étonner ?
Grâce à la famille et à l’école, des enfants heureux, libres et responsables
François-Xavier Clément, professeur de philosophie, ancien directeur général du lycée Saint Jean de Passy à Paris, Fondateur de Saint Joseph Education, auteur du livre « La voie de l’éducation intégrale », est interrogé par Les Eveilleurs.
Dans un contexte éducatif difficile dans lequel l’école publique ne remplit plus son rôle, l’autorité y étant souvent bafouée et le rôle éducateur des parents ignoré, François-Xavier Clément propose la voie de l’éducation intégrale pour former, grâce à la famille et à l’école, des enfants heureux, libres et responsables.
Au travers de cet entretien, nous essayons de mieux comprendre ce qui fonde ce principe « d’éducation intégrale », d’éducation chrétienne. Comment est-il applicable dans le système scolaire des écoles sous-contrat et des écoles libres ? Comment remettre l’école au cœur de l’éducation pour faire de nos enfants des hommes debout dans le monde qui les attend ?
Fort d’une expérience de directeur d’établissement sous contrat, notre invité dresse des constats forts et propose des pistes pragmatiques pour remettre les parents, l’enfant et les enseignants au cœur d’un projet éducatif solide.
12ème cérémonie des Bobards d’Or, le lundi 14 juin
Il faudra choisir les 3 plus grands crus issus de 3 cépages remarquables : les Biden bobards , les Bobards black lives matter, les bobid-19. La présélection se fait en ligne ici.
Mention spéciale pour le Bobard Pascal :
Le dimanche 12 avril 2020, Le Point annonçait triomphalement une messe clandestine à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Immédiatement, la machine médiatique s’emballait, menée par l’Agence France-Presse. Sauf que la messe était autorisée et que les vidéos en direct de l’office montraient une église qui semblait déserte hormis les officiants.
Le dimanche 12 avril 2020, Jérôme Béglé, directeur adjoint de la rédaction du Point, tweetait triomphalement en reprenant un article signé Aziz Zemouri :

Immédiatement, la machine médiatique s’est mise en branle. Avec, à la baguette, l’Agence France-Presse qui diffuse l’information, reprise sans nuance par l’ensemble des médias, trop heureux de pouvoir pointer du doigt les vilains « traditionalistes » !

L’illustration du tweet de l’AFP était évidemment totalement mensongère.
D’ailleurs, au-delà du bobard par l’image, les informations journalistiques sont floues…
Jugez plutôt sur pièce avec cet article de LCI qui évoque la présence d’« environ plusieurs personnes » !

On touche au sublime !
Alors, la messe était-elle clandestine ? Y avait-il foule ?
Loin de là !
Premièrement, la messe n’était nullement clandestine puisqu’elle était annoncée sur les réseaux de la paroisse et qu’elle était retransmise sur YouTube !
Le ministère de l’Intérieur autorise bien les offices célébrés pour être retransmis comme le notent les journalistes de 20 Minutes qui, après avoir diffusé le bobard, ont décidé de s’interroger.
D’ailleurs, dans le communiqué de la paroisse qui a suivi cet énorme bobard, les responsables ont bien spécifié qu’ils avaient pu communiquer aux policiers un décret les autorisant à célébrer leur messe !

Quant aux fidèles non officiants présents, ils auraient été une poignée à peine. Sur la vidéo de l’office, on voit clairement que l’église est vide. On aperçoit quatre ou cinq personnes à quelques moments de la vidéo mais il se pourrait qu’ils fassent partie de l’équipe technique de diffusion.
Quoi qu’il en soit, on est très loin de l’image utilisée par l’AFP.
Mais ce bobard aura été largement instrumentalisé par de nombreuses personnalités, trop heureuses de taper sur les catholiques.
“Nous, les Algériens, on vous a vendu comme du bétail pendant 800 ans”
Les propos d’un livreur à Cergy, diffusés sur les réseaux, ont provoqué un scandale. L’homme, qui s’affirme Algérien, s’en prend à une habitante, noire, en lui rappelant que les arabes ont réduit les noirs en esclavage… Le racisme en France ne vient pas des Français de souche…
Jean Messiha résume l’affaire de racisme :
« Depuis ce matin, toute la gauche et les progressistes sont pris d’un malaise apoplectique, car évidemment c’est pas exactement les coupables qu’ils attendent »
L’homme a été identifié à tort (il est d’un livreur Uber Eats) comme un employé du restaurant Brasco à Cergy de Cergy, où le gérant a ensuite été menacé de mort sur les réseaux sociaux. La Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA) s’est emparée de l’affaire.
Tous a brasco à 14h30 !!! pic.twitter.com/X7H8iv5f1r
— LDNA (@LdnaMedia) May 31, 2021
3 personnes ont débarqué dans le restaurant Brasco, trois noirs : « On va lui défoncer sa mère ». « Il faut qu’on règle ça, on ne peut pas laisser passer ça ».
Ça parle français au Brasco #Cergy #brasco pic.twitter.com/ZxWara1sGV
— 🍓 (@djeiknt) May 31, 2021
Le restaurant a été fermé, suite à la pression de la LDNA :
Ça y est c’est officiel, fermeture du Brasco #Cergy pic.twitter.com/HlETZ00fA6
— 🍓 (@djeiknt) May 31, 2021
L’immigration a engendré une société multiculturelle et multiconflictuelle. La guerre ethnique, la guerre des gangs se manifeste tous les jours sous nos yeux. La société plurielle ne fonctionne pas.
Éoliennes: du rêve aux réalités
Recueillant près de 80% d’opinion favorable, les éoliennes sont en quelques années devenues le symbole de la transition énergétique. Quels enseignements politiques, sociaux, économiques et environnementaux peut-on tirer de leur multiplication ? Le rêve est-il en phase avec la réalité ? Professionnels, experts et riverains nous dévoilent les envers du décor.
Charles Thimon a réalisé ce reportage de synthèse réunissant 14 experts et spécialistes de l’énergie dont d’anciens dirigeants d’EDF. Cette plongée dans l’univers des éoliennes a été l’occasion de réunir quelques-uns des plus éminents experts de l’énergie, parmi lesquels :
- Jean-Marc Jancovici : ingénieur et directeur du Shift Project
- Hervé Machenaud : ancien directeur de la production d’EDF
- Jacques Percebois : directeur du centre de recherche en économie et droit de l’énergie
- Henri Proglio (ancien président directeur général d’EDF)
- Dominique Finon (directeur de Recherche honoraire au CNRS)
- Antoine Waechter (candidat des Verts à l’élection présidentielle de 1988)
Le documentaire est porté par une association loi 1901, Documentaire et Vérité, dont l’objectif est le financement participatif de documentaires basés sur des faits vérifiables et des experts reconnus, accessibles gratuitement et diffusés en ligne. Destiné à être diffusé gratuitement au plus grand nombre, ce projet d’envergure a été exclusivement financé par des citoyens par le biais d’une campagne de crowdfunding organisée sur le site de l’association. Ce financement participatif a récolté plus de 100.000€ de la part de près de 1.000 contributeurs, révélant une fois de plus l’importance du sujet éolien en France.
SOMMAIRE :
- 09:30 Stockage et intermittence
- 18:15 Le modèle allemand
- 22:45 Système européen
- 31:09 Toujours du vent quelque part ?
- 33:19 Du vent dans le gaz
- 39:28 Oil, GAFA & black-out
- 45:12 Pour une sortie du nucléaire ?
- 52:00 Quand le vent se transforme en or
- 58:58 L’installation d’un parc
- 1:05:43 Une chance pour l’emploi ?
- 1:11:41 Une énergie bon marché ?
- 1:19:37 Une fabrication verte ?
- 1:26:40 Éoliennes mon amour ?
- 1:37:01 Dénis démocratiques
- 1:47:29 Le salut par l’offshore ?
Zemmour et la la tolérance LGBT : « J’ai l’impression que l’on veut placer tous les hommes blancs, hétérosexuels dans un immense camp de rééducation »
Dans Face à l’info, Eric Zemmour est revenu sur la propagande LGBT, avant d’aborder l’anniversaire du NON à la Constituion européenne, vote violé par le gouvernement Fillon-Sarkozy, avec le soutien du PS, qui paient aujourd’hui leur mépris du peuple français.
La Manif Pour Tous appelle à manifester les 7 et 8 juin aux abords de l’Assemblée nationale
A l’approche de la nouvelle lecture du projet de loi dit de « bioéthique », La Manif Pour Tous appelle à manifester les 7 et 8 juin aux abords de l’Assemblée nationale pour défendre l’égalité des droits pour tous les enfants, à commencer par celui d’avoir un père et une mère. Elle dénonce la tentative de passage en force du Gouvernement sur un texte qui divise profondément la société et le Parlement avec ses mesures clivantes sur la PMA sans père et la GPA.
Plus le processus législatif avance, plus l’opposition au projet de loi bioéthique se renforce. Lors de la seconde lecture au Sénat, les sages ont réécrit le texte de fond en comble, supprimant notamment la PMA pour les femmes seules puis pour les couples de femmes. Hélas, le mépris du Gouvernement vis-à-vis de la chambre haute se confirme puisque la majorité entend profiter d’une nouvelle lecture du texte à l’Assemblée nationale pour revenir à la version d’origine du texte et effacer toutes les améliorations apportées par les sénateurs. Après un examen en commission spéciale du 1er au 3 juin, les députés examineront le texte en séance publique à partir du 7 juin. Signe de l’opposition à ce texte qui ne fait pas du tout consensus, plus d’un millier d’amendement a déjà été déposé en commission spéciale.
A l’heure où les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire se font cruellement sentir, ce passage en force interroge et met en évidence le décalage entre les dérives idéologiques du Gouvernement et les aspirations des Français. La famille et la filiation sont des piliers de notre société. Premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérable, la famille a été un amortisseur irremplaçable depuis le début de la crise du Covid. Pourtant, le Gouvernement s’acharne à légiférer coûte que coûte sur la PMA sans père, la GPA, les embryons chimères et transgéniques, l’autoconservation des ovocytes… Ces mesures ouvrent à la marchandisation de l’Humain, synonyme d’un grave retour en arrière.
Loin des revendications toujours plus radicales pour aller vers la GPA et le sordide business de la procréation, La Manif Pour Tous réaffirme l’importance de l’amour au cœur de la famille qui commence par le respect de l’autre.
« L’égalité des droits, c’est dès la naissance » : tel est le message qui sera porté par les manifestants les 7 et 8 juin devant l’Assemblée nationale où rendez-vous est donné à 19h.
Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :
« Refuser et dénoncer ce projet de loi, c’est dire oui à l’égalité des droits. Ceux qui prétendent l’inverse sont dans le mensonge et la manipulation. Il est urgent d’appliquer en France la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui rappelle, tout simplement, qu’un enfant doit être élevé par ses parents, c’est-à-dire son père et sa mère. C’est ce que nous voulons continuer à expliquer aux parlementaires ».
C’est arrivé un 31 mai…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 31 mai : fête de la Visitation de la Vierge Marie.
La Mère de Dieu ne peut contenir la joie de l’annonce qui lui a été faite. Elle ne peut pas encore la partager avec Joseph. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation. L’icône de la visitation, ci-dessus, montre Marie en face d’Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant.
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31 mai : fête de sainte Pétronille, patronne des Rois de France.
Sainte Petronille est la première sainte patronne de la France. Elle descend de Titus Flavius Petro, grand-père de Vespasien. Saint Pierre l’amène à la foi et la baptise. Elle était d’une beauté extraordinaire, mais elle souffrait de paralysie. Elle est morte en vierge et martyre à Rome.
C’est sous Charlemagne qu’elle devient patronne des Rois de France. Le sarcophage qui conservait les restes de la sainte est transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul 1er en 757. Elle est aussi la patronne des dauphins de France car un dauphin aurait été trouvé gravé sur son sarcophage[]. Les liens de la France avec la sainte perdurent. Par exemple, Louis XI a une grande vénération pour elle, il lui adresse de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Une fois ce dernier guéri, le Roi fait embellir la chapelle de Sainte Pétronille.
Dans la basilique Saint-Pierre un autel lui est dédié. Et cet autel, construit sous le règne de Louis XII, est toujours considéré comme territoire Français. Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte Pétronille, une messe est dite dans la chapelle pour la France et tous les français de Rome y sont invités. Sainte Pétronille est représentée avec la palme du martyre, souvent en compagnie de Saint Pierre. On l’invoque pour guérir les fièvres ».
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le 31 mai 1578 : le Roi Henri III pose la première pierre du Pont Neuf à Paris.
La première pierre du Pont-Neuf, sur la Seine, à Paris, est posée par le Roi Henri III, accompagné de Catherine de Médicis, de sa femme la reine Louise, et des principaux magistrats du royaume et de la ville.
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le 31 mai 1653 : bulle « Cum Occasione » du pape Innocent X.
Le pape Innocent X condamne cinq propositions du livre de Jansénius, dans sa bulle « Cum Occasione ». Le jansénisme est alors un mouvement religieux très influent mais hérétique, puisqu’il remet en cause certains grands principes de la religion catholique et tend à influer sur la vie politique.
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le 31 mai 1809 : mort du Maréchal Jean Lannes suite à la bataille d’Essling.
Né à Lectoure le 10 avril 1769, fils d’un petit marchand, il rejoint la Garde Nationaleen 1792. Il est promu sous-lieutenant la même année. De 1793 à 1795, il combat avec vaillance les Espagnols dans le Roussillon.
En 1796, il participe à la première campagne d’Italie comme simple soldat. Il se distingue à Dego (15 avril 1796) où le Général Bonaparte le remarque et le promeut… Général de Brigade. Il participer au Coup d’Etat du 18 Brumaire. En 1800, il participe à la Seconde Campagne d’Italie, s’empare d’Aoste et bat les Autrichiens du Général Peter-Carl Ott à Montebello le 9 juin. Puis il commande la Garde Consulaire. De 1802 à 1804, Jean Lannes est nommé à l’Ambassade de France où son manque de diplomatie oblige Bonaparte à le rappeler.
En 1804, l’empereur l’élève à la dignité de Maréchal d’Empire, puis lui donne le titre de Duc de Montebello quatre ans plus tard, en 1808. Le 22 mai 1809, Lannes est blessé d’un boulet de canon. Malgré les soins prodigués par Larrey, chirurgien personnel de l’Empereur, Lannes meurt le 31 mai 1809 à l’âge de quarante ans.
L’Empereur alors écrit une lettre de condoléances à la seconde épouse de Lannes, Louise Guéhéneux, dans laquelle il dit :
« Le Maréchal est mort ce matin des blessures qu’il a reçues au champ d’honneur. Ma peine égale la vôtre. Je perds le Général le plus distingué de mes armées, mon compagnon d’armes depuis seize ans, celui que je considérais comme mon meilleur ami […] ».
Avec Davout et Suchet, il est l’un des seuls Maréchaux d’Empire resté invaincu de la Grande Armée. Le Maréchal Jean Lannes est inhumé au Panthéon. La promotion Saint-Cyr de 1993-1996 portait son nom.
- le 31 mai 1868 : première course cycliste.
C’est au parc de Saint-Cloud à Paris qu’a lieu la première course de vélo.
- le 31 mai 1857 : naissance de Pie XI.
Naissance d’Ambrogio Damiano Achille Ratti, futur pape Pie XI (voir les chroniques du 6 et du 10 février).
- le 31 mai 1866 : Napoléon III annonce le retrait des troupes françaises du Mexique.
Nouvelle menace sur l’objection de conscience des médecins
L’Association Médicale Mondiale (AMM) est en train d’actualiser le Code International d’Ethique Médicale (ICoME). Le projet est téléchargeable sur le site de l’AMM[1]. Le principal changement porte sur l’objection de conscience : le renvoi vers un confrère deviendrait obligatoire pour un médecin exerçant sa clause de conscience.
Le code actuel précise que :
« les médecins ont l’obligation éthique de minimiser la perturbation des soins aux patients. L’objection de conscience ne doit être envisagée que (…) si la continuité des soins est assurée sans délai ».
La nouvelle version proposée par l’AMM ajouterait :
« [(…) si la continuité des soins est assurée] par un transfert efficace et rapide vers un autre médecin qualifié ».
Cet ajout obligerait les médecins opposés à l’avortement et à l’euthanasie à orienter leurs patients vers un autre professionnel pratiquant ces actes.
Cette mesure serait « profondément problématique » explique le professeur David Albert Jones, du Centre de bioéthique Anscombe d’Oxford :
« Si un médecin s’oppose en conscience à la participation à la torture ou à la peine capitale ou à l’alimentation forcée d’un prisonnier en grève de la faim, il serait peu scrupuleux de sa part de trouver quelqu’un ayant moins de scrupules pour le faire à sa place. Exiger d’un objecteur de conscience qu’il facilite l’exécution de la procédure à laquelle il s’oppose constitue une attaque directe contre sa conscience et son intégrité morale, et donc un grave préjudice pour lui. Il vaudrait beaucoup mieux ne rien dire au sujet de l’objection de conscience que de la miner en imposant une exigence de ‘transfert efficace et rapide’ ».
Cette atteinte à l’objection de conscience vise à faciliter encore plus l’avortement. Jeanne Smits nous informe que l’organisation pro-vie catholique Human Life International appelle en ce 31 mai, fête de la Visitation dans le nouveau calendrier (et celle de Marie, Reine, dans le calendrier traditionnel) à participer à une Journée internationale de prière de réparation pour le meurtre et l’exploitation des enfants à naître par l’avortement et l’utilisation de leur corps pour diverses industries, en particulier l’industrie pharmaceutique.

Catholiques agressés à Paris : quel dispositif le ministère avait-il prévu ?
Suite à l’attaque d’une procession catholique à Paris par l’extrême-gauche, le ministre de l’Intérieur a fait part de ses… pensées :
Hier, à Paris, des catholiques ont été pris à partie par des individus violents en marge d’une procession. La liberté de culte doit pouvoir s’exercer en toute sérénité dans notre pays. Pensées pour les catholiques de France.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) May 30, 2021
Comme l’écrit Jean Sévillia, c’est bien aimable. Mais si les pensées étaient suivies de faits, ce serait mieux.
A l’Assemblée nationale, le député Emmanuelle Ménard a interrogé le ministre de l’Intérieur :
En effet, cette procession, organisée à l’appel de cinq paroisses du XXe arrondissement et du diocèse de Paris pour rendre hommage à la mémoire des victimes catholiques de la Commune de Paris, a été attaquée sur son parcours par un groupe d’une trentaine d’individus. Les quelques 300 catholiques, dont des religieux, personnes âgées et enfants ont été pris à partie – verbalement dans un premier temps – par des militants d’extrême gauche qui les ont traités notamment de “fachos” avant que certains ne s’en prennent physiquement à plusieurs des participants. Un manifestant catholique a même dû être hospitalisé après avoir été blessé lors de ces actes. Les actions violentes d’une partie de l’extrême gauche ne cessent d’augmenter depuis plusieurs années et sont devenues quasi-systématiques à l’encontre de toutes les personnes qui ne pensent pas comme elle. Lors de cette procession, plusieurs sources évoquent la quasi-absence de forces de sécurité pour protéger le parcours qui auraient pourtant permis d’éviter ces violences. Mme Emmanuelle Ménard demande donc à Monsieur le ministre de l’Intérieur quel dispositif avait été préalablement mis en place pour sécuriser le parcours, quelle a été l’action de la Préfecture de police de Paris dès le début des agressions pour protéger les participants et quels mesures et moyens il entend prendre pour répondre de manière efficace et concrète à ces actes répétés de violences de la part de ces militants d’extrême gauche parfaitement intolérables dans notre démocratie.
Quand à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (1 préfet et 14 M€ de budget), elle brille par son silence.
Voici l’éditorial de Pascal Praud aujourd’hui :
« Une procession catholique attaquée à Paris », l’édito de @PascalPraud dans #HDPros pic.twitter.com/AkOtfItZNi
— CNEWS (@CNEWS) May 31, 2021
Dans la partie occupée de Chypre, plus de 500 églises et monastères ont été pillés, détruits, vandalisés…
Dans la partie occupée de Chypre, deouis 1974, au moins une église dans chaque village a été convertie en mosquée. Ioannis Eliades, directeur du musée byzantin de la Fondation de l’archevêque Makarios III, à Nicosie, la capitale de Chypre, explique qu’une telle conversion ne nécessite pas de changements substantiels:
«ils murent le côté sud, puis ils y ajoutent le mikrab [la niche orientée vers la Mecque, où se tourner pour prier]. Et une fois qu’une église est devenue une mosquée, elle n’est plus rendue à ses propriétaires légitimes. »
«La politique des Ottomans est la même au fil des siècles: convertir les églises en mosquées sans aucun respect».
Mais il y a aussi des églises à Chypre qui ont connu la destruction, comme à Mossoul. En fait, plus de 500 églises et monastères ont été pillés, détruits, vandalisés ou convertis à d’autres fins: plus de 15000 icônes de saints, d’innombrables vases liturgiques sacrés, évangiles et autres objets de grande valeur ont disparu. Dans de nombreux cas, l’effondrement des églises ne résulte que d’avoir été négligé pendant plus de quatre décennies, après le pillage des portes, des fenêtres, des toits, des planchers, etc. Le monastère de la Vierge Marie Avgasida à Milia, Famagouste a été démoli et les cellules du monastère sont utilisées comme étables pour animaux. De nombreuses églises ont été transformées en entrepôts pour divers matériaux: pneus (Saint-Georges à Askeia et Saint-Artémon à Afanteia), pommes de terre des fermes voisines (Saint-Antoine à Leonarison), matériaux de construction (Saint-Eirine à Kyrenia). Parmi les différentes utilisations des églises converties, on trouve des musées et des théâtres, et même une morgue (église de la Transfiguration du Sauveur à Chryseliou) et un musée de propagande turque (église Saint-Romanos maronite à Vouni).
De nombreuses églises, après avoir été pillées, ont été louées ou vendues à des particuliers et transformées en entreprises commerciales telles que des hôtels (le monastère de Sainte-Anastasie à Lapethos), des bains ottomans (l’église médiévale de Saint-Georges des Latins), des résidences (l’église de la Vierge Marie à Engomi), une ancienne réparation de meubles (Saint-Luc à Lefkosia), un atelier de peinture (l’église byzantine de la Vierge Chrysotrimithiotissa à Trimithi). Il y a même une boîte de nuit (St. John’s Knight à Famagouste), un parking (St. Andronikos à Kazafani), un refuge pour chiens (l’église catholique St. Anthony à Kontea), etc.
Chypre subit aussi une opération de grand remplacement : aujourd’hui, parmi la population du nord de Chypre, les colons transplantés de Turquie sont plus du double de ceux originaires de Chypre. Le nord de Chypre est devenu l’une des régions les plus militarisées du monde, accueillant environ 45 000 soldats turcs. Pour les abriter, des églises (Prophète Elias à Marathovounos, Saint George à Kythrea, Sainte Barbara à Kyrenia), des monastères (Acheiropoietos à Lampousa, Saint Panteleimon à Myrtou, Saint Euphémianos à Lysi, Saint Spyridon à Tremetousia, St . John Chrysostom à Koutsoventis) ou même des villages grecs et maronites entiers (Pyroi, Voni, Askeia, Marko, Tympou, Asomatos, Agia Marina Skylloura, Kontemenos, Loutros) ont été transformés et utilisés comme casernes.
Le seul fait de prier pour les martyrs constitue pour les communistes et autres groupuscules de l’ultra-gauche une provocation
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Ainsi, une procession de fidèles chrétiens sans protection, commémorant par la prière le souvenir des martyrs catholiques mis à mort par la Commune de Paris a-t-elle été agressée ce dernier samedi par toute une camarilla d’ultra-gauche, communistes et « antifas ».
Sur la finalité de la procession, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, a déclaré au Figaro : « L’objectif était purement religieux, il n’y avait aucune revendication politique dans notre démarche ».
Mgr Jachiet semble manifestement ne pas bien saisir que c’est la haine de la religion catholique, de ses valeurs spirituelles et morales qui a toujours suffi pour motiver les agressions de l’extrême-gauche athée.
Celle-ci n’a pas besoin d’un positionnement politique des catholiques pour les détester.
La haine de « la religion, opium du peuple » est toujours dans l’ADN des marxistes-léninistes et des révolutionnaires en général, jacobins, Jeunes-Turcs, nazis et communistes. Mais tous ceux-là ont certes mené dans des dizaines de pays leurs exterminations des chrétiens sous le prétexte de la nocivité de leur politique.
Il ne sert donc à rien de vouloir se disculper de pareille accusation. Le seul fait de prier pour les martyrs des révolutions d’hier ou d’aujourd’hui constitue pour les communistes et autres groupuscules de l’ultra-gauche une provocation nécessitant une réponse de violence liberticide.
On peut toujours comprendre cela sous l’éclairage de la fable du Loup et de l’agneau.
Les agresseurs communistes et gauchistes de la procession de Ménilmontant ont apporté une fois encore la preuve de la nécessité d’un ordre politique protecteur de la liberté publique d’exercice de la religion.
Et si on parlait de châtiment divin ?
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- Yann de Cacqueray, chef d’établissement depuis 40 ans dans le privé sous contrat, premier et second degré.
