Arménie : le pire est à craindre
Le président et le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient s’inquiètent pour l’avenir de la population chrétienne sommée de quitter la région suite à l’accord de cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ils écrivent dans Le Figarovox :
L’Arménie fut la première nation se convertissant au christianisme. En Cilicie, un brillant royaume arménien a éclos avec des liens forts avec la France et les États latins d’Orient et dont le dernier roi Lévon VI de Lusignan mourra en exil à Paris et aura son gisant dans la basilique de Saint-Denis. L’Arménie a donc des forts liens avec la France et le christianisme dans l’histoire longue.
45 jours. C’est le temps qu’ont résisté les Arméniens, face aux assauts répétés de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, des mercenaires djihadistes basés avant en Syrie et transférés par la Turquie et des drones israéliens.
Comment dès lors ne pas penser au magnifique livre de Franz Werfel, Les Quarante Jours de Musa Dagh qui décrit la résistance héroïque des Arméniens du Musa Dagh face au génocide organisé par les Jeunes-Turcs. De même, de quel sombre avenir est porteur la défaite finale de l’Artsakh malgré l’héroïsme de ses défenseurs?
L’accord de cessez-le-feu
L’Artsakh, avec le soutien arménien, avait réussi à conquérir en 1994 son autodétermination contre la dictature azerbaïdjanaise, à l’issue d’un conflit commencé par les pogroms d’Arméniens à Bakou, Sumgait et Kirobovad orchestrés par les Azerbaïdjanais. Ces derniers n’ayant pas accepté l’autodétermination, les tensions se sont envenimées et ont débouché sur la relance d’un conflit de haute intensité le 27 septembre 2020.
L’accord de cessez-le-feu du 10 novembre prévoit la restitution à l’Azerbaïdjan des territoires entourant l’Artsakh de même que le contrôle par l’Azerbaïdjan des territoires qu’il a envahis en Artsakh. Le corridor de Lachin qui relie l’Artsakh et l’Arménie restera sous contrôle de l’Arménie et une force d’interposition russe sera positionnée dans le Haut-Karabagh dont le statut est incertain tandis que les forces arméniennes se retireront.
Les pays occidentaux ont brillé par leur inaction ou par des condamnations verbales
Les réfugiés pourront revenir. La Russie a joué un rôle pour le moins ambigu en ne soutenant pas l’Arménie et l’Artsakh de même que la politique de la Russie tsariste lors des pogroms anti-Arméniens de 1905 et de la Russie bolchevique qui a laissé l’Artsakh et le Nakhitchevan entre les mains de l’Azerbaïdjan. Les pays occidentaux ont brillé par leur inaction ou par des condamnations verbales.
Que faire?
Tout d’abord cela a montré que les alliances purement géopolitiques restent fragiles. L’Arménie et l’Artsakh ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Cela a aussi montré l’importance de la démographie pour l’avenir d’une nation, l’Arménie ayant souffert de son déclin démographique en passant de 3,6 millions d’habitants à 3 millions d’habitants comparé à l’Azerbaïdjan passé de 7 à 10 millions d’habitants.
Pour ceux voulant aider l’Arménie et la liberté d’un peuple chrétien ayant souffert d’un génocide et réclamant son autodétermination sur une partie de ses terres historiques, l’aide doit actuellement être humanitaire pour accueillir les réfugiés, aider la société arménienne à surmonter le choc de la guerre et lutter contre le développement de la pandémie du nouveau coronavirus qui a eu lieu durant la guerre.
Mais l’aide doit aussi être économique pour aider l’Arménie à développer une autonomie militaire et technologique face aux pétrodollars de Bakou. Enfin, l’aide doit être politique pour créer un mouvement de solidarité avec l’Arménie qui soit effectif dans les coups durs. Elle doit voir qui est l’ennemi à savoir la logique expansionniste de la synthèse turcoislamique au pouvoir à Ankara et comment le combattre.
Dans l’immédiat, une solidarité politique devrait s’exercer entre les pays occidentaux pour qu’une pression soit effectuée par ceux-ci sur la Turquie et l’Azerbaïdjan, en ciblant les structures liées à Ankara et les économies turque et azerbaïdjanaise. En effet, plusieurs points doivent être garantis si possible: la possibilité pour l’Artsakh de garder une force d’autodéfense et ne pas être à la merci de l’Azerbaïdjan, la possibilité pour les Arméniens de rester à Shushi sous protection russe avec l’application du droit au retour des réfugiés pour les Arméniens et la protection du patrimoine culturel arménien dans les zones sous occupation azerbaïdjanaise.
Le pire étant à craindre de la dictature raciste et panturquiste d’Aliyev qui a récemment comparé les Arméniens à des chiens
Les médias et le mouvement de solidarité doivent documenter les éventuelles violations de droits humains après le cessez-le-feu, le pire étant à craindre de la dictature raciste et panturquiste d’Aliyev qui a récemment comparé les Arméniens à des chiens. Il est également nécessaire, et cela semble une évidence, de remettre en question la présence de la Turquie au sein de l’OTAN.
L’Arménie et la population arménienne d’Artsakh ont plus que jamais besoin de notre solidarité d’autant que rien n’est inéluctable historiquement.
Les mauvais jours finiront et le peuple arménien doit pouvoir vivre libre sur ses terres historiques.
Manifestation pour la messe à Vannes
Communiqué :
Suite à la mobilisation du dimanche 15 novembre devant la Cathédrale, les organisateurs du mouvement « Nous voulons la Messe » à Vannes ont décidé d’appeler à un nouveau rassemblement revendicatif devant la Cathédrale Saint Pierre à Vannes, le dimanche 22 novembre à 11h, dans le respect des normes sanitaires en vigeur.
En ce sens, une déclaration préalable a été déposée ce mardi 17 novembre matin auprès de la Préfecture du Morbihan. C’est un collectif de paroissiens de différentes paroisses de Vannes qui est à l’origine de ce mouvement et qui souhaite que les fidèles puissent retrouver la célébration du culte public en France.
Dans le contexte sanitaire que connaît notre pays et suite aux décisions gouvernementales du 29 octobre dernier, la célébration du culte public a été suspendue depuis le 3 novembre dernier, cela fait suite à une suspension de 2 mois et demi lors du premier confinement.
Lundi 16 novembre s’est tenue la réunion de concertation entre les cultes et le Gouvernement, sous l’égide du Premier Ministre. Il ressort de cette concertation une possible réouverture du culte aux fidèles à partir du 1er décembre prochain, soumis à l’évolution de la pandémie et suspendue au bon vouloir du Gouvernement.
Aussi les fidèles restent vigilants et souhaitent continuer à demander la célébration du culte en public car la célébration de la Messe pour les catholiques est « la source et le sommet de toute vie chrétienne » (Lumen Gentium (§11) – Concile Vatican II).
La manifestation sera revendicative et orchestrée autour de chants, de lectures de textes et de prises de paroles.
L’Eglise et les fidèles participent pleinement à l’effort collectif de notre pays pour lutter contre la propagation du virus dans le respect des normes et leur application vigilante comme cela a été démontré lors du premier déconfinement. Aussi, les fidèles ne comprennent pas les mesures actuelles qui sont attentatoires à la liberté de culte et s’interrogent sur une possible stratégie gouvernementale de vouloir réduire à néant toute vie spirituelle.
Tous sont invités à se joindre à la manifestation revandicative organisée à Vannes le dimanche 22 novembre à 11h devant la Cathédrale Saint Pierre.
Manifestation déclarée en Préfecture dans le respect des normes sanitaires en vigueur.
Port du masque obligatoire.
Adresse mail : [email protected]
Manifestation pour la messe, samedi à Orange
Un lecteur m’informe :
Une manifestation statique pour demander la liberté de culte dans nos paroisses se tiendra ce samedi 21 novembre à 16h00 à Orange, cours Aristide Briand sur le parvis du Théâtre municipal, à côté du monument aux Bienheureuses Martyres.
La manifestation est déclarée auprès des pouvoirs publics. Les distances convenables seront respectées. On peut porter un masque portant l’inscription : rendez-nous la messe.
Sur vos attestations de déplacement, ajoutez manuellement une ligne : « Participation à une manifestation revendicative déclarée auprès des pouvoirs publics ».
Merci par avance de votre mobilisation pour la défense de nos libertés.
Collectif de paroissiens d’Orange et de ses environs
Nouvelle manifestation à Strasbourg dimanche pour la messe
Après le succès de dimanche, les Strasbourgeois organisent un deuxième rassemblement dimanche 22 novembre à 15h place Kléber, pour la liberté de culte !
Plus d’informations sont à venir, sur l’événement facebook (voir ici). Ce rassemblement est déclaré à la préfecture.
Dimanche dernier, des juristes, un avocat, un philosophe et un historien se sont exprimés (vidéo à retrouver ici). Dimanche 22 novembre, des représentants de plusieurs confessions chrétiennes (pasteurs protestants, prêtres orthodoxes et catholiques etc.) interviendront.
Voici par ailleurs un court article de Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, sur l’illégalité de l’interdiction de « la prière même silencieuse ».
Manifestation pour la messe à Angers dimanche 22 novembre 15h place de la cathédrale
Parce que la Messe est la source et le sommet de la vie chrétienne et que nous ne pouvons pas y participer virtuellement ;
Parce que le gouvernement bafoue la liberté de culte et prétend régenter notre foi dans des dispositions où le mépris le dispute à l’ignorance ;
Alors que l’Eglise universelle fêtera dimanche prochain la solennité du Christ Roi ;
Nous, simples fidèles catholiques, appelons à une manifestation pour le rétablissement de la liberté de culte dans nos églises, dimanche 22 novembre à 15h place de la cathédrale à Angers.

Arrêtons d’avoir peur !
Le Dr Raoult dénonce l’anxiété que l’on développe en maniant la peur. Il faut se calmer.
Manifestation pour le retour de la messe à Nantes le 22 novembre
Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :
Le collectif Pour la Messe-Nantes est dans l’incompréhension la plus totale de la décision du gouvernement de persister dans sa remise en cause de la liberté de culte, liberté fondamentale. C’est la raison pour laquelle il a d’ores et déjà déposé une déclaration de manifestation pour le dimanche 22 novembre, Cours St Pierre, à 10h30, afin de réclamer le retour des messes.
La suspension du culte public engendre beaucoup de souffrances parmi les fidèles. Ils ont été, dès la fin du premier confinement, dans l’observance stricte des mesures sanitaires lors des célébrations. Cette observance a été efficace car aucun cluster n’a été signalé dans les édifices religieux à l’occasion des rassemblements dominicaux.
Le collectif rappelle qu’il est toujours possible d’intensifier les mesures sanitaires en définissant, par exemple, des jauges par célébration, des mesures de distanciation élargies, etc…comme cela n’est pas le cas dans les transports en commun, les supermarchés ou magasins de bricolage.
Si cette manifestation a pour but premier de réclamer le retour des messes, elle se veut également être une manifestation de soutien à la démarche des évêques de la Conférence des Évêques de France qui ont fait valoir une forte attente des fidèles , une grand impatience , et une déception devant cette privation.
Notre patrie, c’est nos villages
Patrick Delon vient de publier une biographie exhaustive et passionnée sur Jean de La Varende, mort il y a un peu plus de soixante ans. Pourquoi lire encore La Varende aujourd’hui ? L’auteur souligne :
Quand on est excédé par les tensions mondiales, le dérèglement climatique et, à plus ou moins long terme, la mort de la planète, quand on lit régulièrement les journaux où s’étalent des titres effrayants d’attentats, de crimes, de viols, de concussions, de mensonges, de forfaitures et de prévarications, quand on souffre de s’entasser chaque jour dans les RER ou les métros, quand on est harcelé quotidiennement par les taxes, les péages et les amendes, quand on ne sait comment remplir la dernière fiche envoyée par l’Administration, bref, quand on manque d’air pur, d’espace, de liberté et qu’on ne saurait accepter de devenir un robot, on se tourne alors vers l’oeuvre de La Varende qui est une oasis de force, d’idéal et de grandeur.
Ces mots de Charette, cités par l’auteur, s’appliquent parfaitement à Jean de La Varende, à l’heure où nos gouvernants n’ont que le mot “république” à la bouche :
Pour eux la Patrie est une idée, pour nous elle est une Terre ; ils l’ont dans le cerveau, nous l’avons sous les pieds.
Barack Obama : “Internet est la plus grande menace pour notre démocratie”
Dans un entretien entre l’ancien président américain et le rédacteur en chef du magazine Atlantic, Jeffrey Goldberg, Obama évoque le paysage médiatique dominé non seulement par Facebook mais aussi par Fox News qui permet aux Américains de choisir leur propre réalité. Ce qui signifie, dit-il, que nous n’avons plus de faits en commun. Et il déclare :
Maintenant, vous avez une situation dans laquelle de larges pans du pays croient vraiment que le Parti démocrate est une façade pour un réseau de pédophiles … Je parlais à un bénévole qui faisait du porte-à-porte à Philadelphie dans un pays à faible revenu. Communautés afro-américaines, et recevait des questions sur les théories du complot QAnon.
Goldberg: Cette nouvelle architecture d’information malveillante éloigne-t-elle l’arc moral de la justice?
Je pense que c’est la plus grande menace pour notre démocratie. Je pense que Donald Trump en est une créature, mais il ne l’a pas créé.
On reconnait l’idéologue de gauche qui souhaite qu’il n’y ait qu’une seule vérité : celle diffusée par le parti.
La dérive sectaire du New York Times
En juin, au plus fort des manifestations provoquées par la mort de George Floyd aux États-Unis, le sénateur républicain de l’Arkansas, Tom Cotton, publiait une tribune dans le New York Times appelant au déploiement des troupes fédérales dans les grandes villes américaines. Plus de 1 000 salariés du journal s’élevèrent contre l’article. Le rédacteur en chef des pages opinion, James Bennet, a démissionné. Un mois plus tard, sa subordonnée, Bari Weiss, dont les idées allaient souvent à l’encontre du consensus, quittait le journal. Elle s’est confiée en exclusivité au Point. Extrait :
[…] Pour moi, les pages opinion du New York Times devraient pouvoir être un lieu d’expression pour un élu républicain assez conventionnel. Or nous avons assisté à une sorte de panique morale. Une réaction qui ne se produit jamais face à certains points de vue extrêmes « de gauche » – par exemple une tribune qui blanchit quelqu’un comme Louis Farrakhan [un militant noir et musulman mais aussi un antisémite notoire, NDLR] ou une autre qui reproduit la propagande du Parti communiste chinois. Ou prenez, récemment, le premier titre qui a été donné à l’article racontant la décapitation de Samuel Paty : « La police française tire sur un homme et le tue après une attaque fatale au couteau dans la rue » [le titre est devenu in fine « Un homme décapite un enseignant dans la rue en France et est tué par la police », NDLR]. Et là, on se demande où est passée leur indignation !
Quand vous travailliez au New York Times, quels articles vous valaient la méfiance, voire l’animosité de vos collègues ?
J’aime me saisir des sujets que les autres ne traitent pas. Comme mes collègues, je n’aimais pas Donald Trump et j’aurais pu écrire un article sur lui par semaine, mais quelle en aurait été la valeur ajoutée ? Ce qui m’a rendue impopulaire a été sans aucun doute, en premier lieu, mon opinion favorable sur Israël. Ensuite, mes articles sur #MeToo, par exemple « The Limits of “Believe All Women” » (« Il y a des limites à “croire toutes les femmes” ») ou un papier devenu viral sur le fait que parfois une expérience désagréable est simplement un rendez-vous amoureux raté, ou encore mon portrait de l’« Intellectual Dark Web »[un groupe d’intellectuels anticonformistes, NDLR]. D’ailleurs, je trouve incroyable que le fait de critiquer #MeToo en estimant que le mouvement est allé trop loin soit une position controversée ! De même, il ne devrait pas être interdit de suggérer qu’il y a des différences réelles entre les hommes et les femmes. Dans mes articles, je ne faisais qu’écrire ce que les gens expriment chez eux ou entre amis. Mais ces opinions – et c’est cela qui est terrifiant – sont devenues indicibles.
Au fond, êtes-vous vraiment conservatrice ?
Je tiens fortement à un certain nombre de principes, comme la liberté d’expression. Si cela fait de moi une « conservatrice », qu’on m’appelle ainsi, je m’en fiche. Pour moi, la véritable division dans les médias d’aujourd’hui est ailleurs : elle sépare ceux qui rendent compte des faits, y compris quand la vérité est dérangeante, et ceux qui croient à ce qu’on appelle la « clarté morale » et donc promeuvent une certaine vision du monde. Dans un milieu comme celui du New York Times, la curiosité semble être à sens unique. Ce journal est fasciné par la désinformation venant de la droite mais n’a rien à dire sur l’envahissement des institutions par une certaine idéologie progressiste intolérante, l’un des phénomènes les plus importants du moment. […]
Comment expliquez-vous que ces revendications identitaires émergent au moment même où les États-Unis sont moins racistes et sexistes que jamais ?
Il existe plusieurs interprétations, même si aucune n’est entièrement satisfaisante. L’une, qu’on ne soulignera jamais assez, est la mort de la religion et la façon dont la politique a pris sa place. Comment expliquer autrement le désir zélé de purger le monde des hérétiques, de ruiner la carrière de quelqu’un à cause d’un mauvais tweet ? Une autre est ce que le critique Wesley Yang appelle la « conservation de la souffrance psychique » : les sociétés occidentales sont les plus libres et les plus progressistes de l’Histoire, et pourtant la réaction émotionnelle et psychologique vis-à-vis de l’adversité y semble toujours aussi intense qu’hier. Une autre encore est le « principe de Shirky » [de Clay Shirky, un commentateur spécialiste d’Internet, NDLR], selon lequel « les institutions tendent à préserver le problème dont elles sont la solution ». […]
Cérémonies et manifestations cultuelles sur la voie publique
Certaines préfectures exigent que les manifestations déclarées soient “revendicatives” et non “cultuelles”. Mais en ont-elles le droit ? Voici un article du mois de juin dernier :
Il n’existe pas de réglementation spécifique aux manifestations religieuses dans l’espace public où rien ne s’oppose aux processions, prières de rue et autres commémorations religieuses, à la condition que leur déclaration préalable ait été faite et que l’ordre public ne soit pas troublé. Quant au maire, lorsque qu’il use de ses pouvoirs de police pour les autoriser, il doit tenir compte des libertés de religion, de réunion et de manifester.
L’article 27 de la loi du 9 décembre 1905 prévoit que :
« Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte, sont réglées en conformité de l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales. ».
Un article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) qui rappelle les différents pouvoirs de police dévolus au maire qui doit assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique.
Ainsi, conformément au régime général réglementant les manifestations sur la voie publique, les manifestations religieuses sont en principe soumises à déclaration préalable. En sont dispensées les manifestations extérieures du culte conforme aux traditions et aux usages locaux [1]. Pour qu’un refus soit opposé aux manifestations religieuses [2], il faut que :
- l’ordre public soit menacé [3] ;
- les limitations à la liberté de réunion et de manifestation soient proportionnées aux risques d’atteinte à l’ordre public.
- le refus soit justifié par l’impossibilité d’encadrer par des mesures préventives les risques de débordement ;
Il est évidemment possible pour le maire d’imposer un itinéraire ou un espace à ces manifestations religieuses pour des raisons de sécurité ou de bon déroulement de la circulation (Conseil d’État, 21 janvier 1966, Sieur Legastebois, recueil p. 806).
[…]
Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), novembre 2017, les musulmans prient dans la rue pendant huit mois, pour protester contre la fermeture de la salle de la rue d’Estienne d’Orves. Le 10 novembre, à l’appel de Rémi Muzeau, le maire de l’époque, une centaine d’élus manifeste en écharpe pour protester contre les prières de rue hebdomadaires. Le 15, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb décide d’interdire les prières de rue pour « trouble à l’ordre public » et le 16 novembre 2017, lors de la réunion de médiation en marie de Clichy avec les associations, le préfet des Hauts-de-Seine leur notifie l’interdiction des prières de rue. Aujourd’hui, même s’il existe encore des prières de rue, le phénomène est devenu très minoritaire grâce à la construction de nouvelles mosquées, aujourd’hui plus de 2500 en France.
Cependant, il faut préciser qu’il n’existe aucune législation spécifique à la prière de rue. La Déclaration des droits de l’homme de 1789 rappelle que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public ». Au nom de la liberté de conscience, les croyants peuvent donc célébrer leur culte dans la rue sauf si le rassemblement occasionne l’obstruction non autorisée d’une voie de passage ou risque de provoquer des affrontements. Ce qui fut craint à Clichy. En revanche toute manifestation à caractère religieux sur la voie publique doit généralement être soumises à déclaration préalable en mairie ou en préfecture. Il en va ainsi des cérémonies et processions religieuses chrétiennes qui se tiendraient dans la rue (pas sur les parvis des églises, car ils sont souvent du domaine de la paroisse, l’affectataire). Pour ce qui concerne les mosquées et salles de prières qui manquent de place, peu le font. Mais pour autant, dans bien des cas cela ne rend pas le rassemblement illégal en lui-même. Le trouble doit être « caractérisé » pour déclencher un usage de la force publique. En revanche, le seul appel à la prière toléré en France dans l’espace public est celui des cloches qui est réglementé par l’article 27 de la loi de 1905. […]
[Photo : messe sur la voie publique à Paris, célébrée par la FSSPX lors de la clôture du pèlerinage de Pentecôte]
Le Club de la presse évolue
Quelques mois après le lancement du Club de la Presse, et plusieurs centaines d’abonnés plus tard, voici le temps de la version 2 :
plus riche en contenus :
- Le Nouveau Conservateur lancé par Paul-Marie Coûteaux rejoint les publications existantes.
- Des négociations avec d’autres magazines sont en cours… Affaire à suivre !
- Par ailleurs, les archives sont de plus en plus importantes.
plus agréable à consulter :
- La présentation est simplifiée et plus professionnelle, l’objectif étant de s’effacer le plus possible et de mettre en avant les revues
- Sur ordinateur, le lecteur est plus grand.
- La page à laquelle vous vous êtes arrêté est désormais automatiquement enregistrée. Elle vous est proposée d’office quand vous reprenez la lecture de la revue.
plus pratique :
- Désormais, outre les notifications “push”, vous pouvez être tenu au courant par courriel à chaque nouvelle parution de la publication (ou de plusieurs publications) de votre choix.
- Un abonnement annuel est désormais proposé
Pour rappel, Le Club de la Presse est un bouquet qui propose en exclusivité et à un prix imbattable une vingtaine de publications de grande qualité en version numérique : L’Incorrect, Présent, L’Homme Nouveau, Politique Magazine, Livr’Arbitres, Liberté Politique, L’Etudiant Libre, etc. L’abonnement mensuel est sans engagement.
Le (re)découvrir ici. Le tester là.

“Je ne suis pas non plus un journaliste de gauche : je ne dénonce jamais personne”
Cette citation de Guy Debord illustre parfaitement le comportement ignoble de cette “journaliste” de Quotidien, digne des-heures-les-plus-noires-de-notre-histoire. A l’époque de la persécution des chrétiens, elle aurait bien gagné sa vie en dénonçant les rassemblement des catacombes. A vomir :
Des manifestations de croyants, organisées en plein confinement : qu’est-ce qui est légal, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À quel moment on franchit la limite du rassemblement cultuel qui lui est interdit sur la voie publique ? 🤔@sophiedupontdel #Quotidien ⬇️ pic.twitter.com/iiwOW7yY2K
— Quotidien (@Qofficiel) November 16, 2020
Dernier jour pour s’inscrire à la neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse

C’est demain que commence notre neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse. N’hésitez pas à vous inscrire (et à inviter vos proches à s’inscrire) pour demander les grâces dont notre monde a tant besoin. C’est ici.
“Que Votre règne arrive” est bien une revendication
Voici le courrier envoyé le 13 novembre par Mgr de Moulins-Beaufort aux évêques :

Voici la réaction de Bernard Antony :
Catholiquement et citoyennement, pas d’accord, Monseigneur !
Alors que des dizaines de rassemblements totalement pacifiques et sanitairement très bien conduits allaient se tenir hier, ce dimanche 15 novembre devant des églises ou des cathédrales, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort publiait le 13 novembre une lettre aux évêques de France.
Il apparaît manifestement qu’il s’agissait de leur fournir très directement un argumentaire à opposer aux fidèles catholiques s’apprêtant à manifester. Il nous a paru nécessaire et légitime de commenter, à toutes fins utiles pour l’avenir, cette affligeante missive.
Le cardinal Ratzinger dans son « Entretien sur la foi » écrivait :
« les conférences épiscopales n’ont pas de fonction théologique, elles ne font pas partie de la structure irréfragable de l’Église telle que l’a voulue le Christ… »
Aussi faut-il rappeler qu’une conférence épiscopale, en tant que telle, n’a pas de fonction magistérielle. Il est sans doute bon de le rappeler alors que des medias souvent ignorants voient dans le président de la Conférence des évêques de France (CEF) le « patron » de l’Église de France. Or il ne saurait l’être que par un véritable détournement de mission par des effets de « dynamique des groupes » cléricale.
Et d’ailleurs, le Code de droit canonique ne prescrit-il pas :
« La compétence de chaque évêque diocésain demeure entière, et ni la conférence ni son président ne peuvent agir au nom de tous les évêques, à moins que tous et chacun des évêques n’aient donné leur consentement ». (CIC, can 455, 1 et 4)
Or, on l’a vérifié, il n’y a manifestement pas, et heureusement, unanimité des évêques dans un cléricalisme à fonction muselante d’aplatissement devant des décrets liberticides totalement étrangers à une recherche de bien commun. L’interdiction de la liberté de culte catholique n’a pas obéi en effet à une sérieuse exigence sanitaire alors qu’elle a été bien plus respectée dans les églises que dans les supermarchés ou autres lieux de travail.
Mais pouvoir interdire des messes, c’est toujours la source d’une ricanante joie pour certains adeptes d’un anticatholicisme étatique. Et même si ce ne peut pas durer, quelques semaines de mesures anticatholiques, c’est toujours bon à prendre !
Mgr de Moulins-Beaufort n’a guère réagi sur cela. Dans sa lettre, il préfère rapporter avec déférence que
« le Ministre de l’Intérieur a insisté auprès de lui sur l’inopportunité des prières de rue ».
Il ajoute :
« Il est de mon devoir de vous en avertir ; selon le Ministre, des prières de rue ne relèveraient pas seulement d’une contravention pour manquement au décret organisant la lutte contre l’épidémie, mais plus gravement d’une atteinte à la loi de Séparation ».
Et cette ineptie darmanesque, Monseigneur ne la relève pas !
Au contraire, il poursuit :
« Il y a une distinction à tenir entre une manifestation politique qui doit être déclarée à la préfecture et relève de la liberté des citoyens, l’ordre public étant sauf, et un acte religieux ou liturgique qui relève d’autres responsabilités ».
Comme si les décrets gouvernementaux d’interdiction n’étaient pas à la fois politiques et à conséquences religieuses !
Comme si des manifestations visant à réclamer l’abolition de décrets liberticides, fût-ce dans la liberté de réciter des prières, ne relevaient pas d’une légitime revendication dans l’ordre de la politique, puisque c’est de la loi qu’il s’agit !
Incroyablement, Mgr de Moulins-Beaufort ne s’exprime manifestement pas sous l’éclairage d’une doctrine sociale d’équilibre des rapports de l’État et de l’Église.
Il ne défend pas une conception de la citoyenneté respectueuse des libertés religieuses fondamentales. Sa doctrine ne semble pas être exactement celle du « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». À bien le lire, elle est celle d’un droit de « César » à ne pas respecter les droits de « Dieu » !
Il adhère manifestement, sans peut-être bien le mesurer, à une conception laïciste de l’interprétation de la loi de Séparation, une conception de relégation de la religion à la sphère privée telle qu’elle a été martelée dans les pires heures liberticides et terroristes de la Révolution Française, des persécutions de la III° République, et dans tous les régimes d’athéocratie communiste depuis 1917.
Il est en revanche évident qu’il obéit à une conception très archaïquement cléricale du rôle des laïques dans l’Église. Or le Christ n’a-t-il pas dit
« Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux». (Mathieu, 18 – 20)
Mgr de Moulins-Beaufort se tient hélas dans une triste complaisance d’acceptation de mesures illégitimes d’un pouvoir politique de plus en plus totalitaire, bafouant la loi naturelle, piétinant le respect de la vie innocente.
Tous les évêques ne sont pas de la trempe d’un Monseigneur Von Galen face à Hitler, ou d’un cardinal Mindszenty et du cardinal Wyszinski face au communisme.
Beaucoup d’évêques, de prêtres et de religieux furent en France héroïques, et souvent jusqu’au martyre, dans leur refus des lois révolutionnaires. Mais il est vrai qu’il y en eut aussi à être de tristes « jureurs ».
Du moins s’inclinaient-ils devant de lourdes menaces. Mais s’aplatir aujourd’hui devant une triade Macron-Castex-Darmanin, ce n’est vraiment pas glorieux !
Bernard Antony
A propos du Rivotril [Addendum avec l’avis du Dr Philippe de Labriolle]
La présidente de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs a diffusé ce texte, rédigé par un Professeur associé de Médecine Palliative, à propos du Rivotril, qui permettrait d’éliminer nos anciens dans les EHPAD. Je ne suis pas un spécialiste du sujet et je laisse les spécialistes le commenter :
Un décret autorisant la disponibilité transitoire en ville de certains médicaments (paracétamol injectable, Rivotril®…) a semé le trouble chez certains avec la crainte d’une « légalisation » de l’euthanasie qui ne dirait pas son nom en particulier dans les établissements pour personnes âgées (EHPAD).
Nous affirmons avec force que cette crainte n’est pas fondée.
L’infection par le Covid 19 provoque chez certains patients, en particulier les plus fragiles, des atteintes respiratoires graves pouvant parfois entraîner la mort par asphyxie.
La réanimation nécessaire à la prise en charge de ces troubles respiratoires est extrêmement lourde et ne peut être supportée par les patients les plus vulnérables. Pour lui éviter une obstination déraisonnable, une décision de non-réanimation peut être prise avec le patient s’il est en état d’exprimer sa volonté ; sinon, elle est prise de façon collégiale, c’est-à-dire après une réflexion associant ses médecins, son équipe soignante et chaque fois que possible l’avis d’une équipe de soins palliatifs ou une équipe gériatrique, en respectant ses directives anticipées ou, à défaut, après consultation de sa personne de confiance ou de sa famille (loi du 2/2/2016 sur la fin de vie).
Assurer à ces patients un accompagnement digne et le soulagement de leurs symptômes reste une priorité. Pour éviter la sensation d’étouffement une sédation (diminution de la conscience) peut être nécessaire et parfois en urgence car la dégradation peut être rapide.
Des propositions thérapeutiques graduées selon la gravité de la situation et indiquant dans quelles circonstances et comment manier ces médicaments ont été faites par la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs). Il s’agit d’aider les équipes à anticiper ces situations et à pouvoir réagir rapidement.
Il existe un grand nombre de médicaments à visée sédative dont le Rivotril® fait partie. Comme les autres (Valium®, Seresta®, Lysanxia®, Temesta®, Xanax®, Lexomil®…), selon les doses, il agit contre l’anxiété avec un effet amnésiant puis comme sédatif. Certains sont très difficilement disponibles actuellement en raison de nombre de patients à traiter. Il était donc utile de rendre le Rivotril® plus facilement accessible.
La crainte d’une intention d’euthanasie relayée par les réseaux sociaux n’est pas fondée. Restons tous responsables de nos propos. Il est difficile pour les soignants, infirmiers(ières) et médecins, de poser ce geste d’endormir un patient en asphyxie comme il est difficile pour les familles de ne pas pouvoir accompagner leur proche. A la souffrance, n’ajoutons pas la culpabilité.
Addendum. Voici l’avis du docteur Philippe de Labriolle, médecin psychiatre, praticien des hôpitaux depuis la fin des années 80 :
Ce texte lénifiant, et les tergiversations d’Alliance Vita n’y changent rien. L’argumentation est parfaitement accessible à l’honnête homme, comme suit:
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le Rivotril est une benzodiazépine (BZD, principale famille d’anxiolytiques) fortement anti-épileptique. Telle était l’AMM (autorisation de mise sur le marché) de sa prescription, qui a débuté dans les années 60. Le Vidal mentionne la première de ses contre-indications comme étant l’insuffisance respiratoire grave, proscription commune à toutes les BZD.
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le décret 2020-360 du 29 mars 2020 (voir ce texte) autorise la dispensation du Rivotril “hors AMM” dans le cadre du Covid-19. Ce décret est abrogé sur ce point le 12 mai 2020. Puis nouvelle autorisation dans la même indication (Covid-19) par le décret 2020-1262 du 16 octobre 2020, c’est à dire “hors AMM” et “par dérogation à l’art L5121-12-1” (voir ce texte). Elle est toujours en vigueur.
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Une prescription hors AMM consiste à donner un produit pour le profit espéré dans une autre pathologie que celle qui fait l’objet de l’AMM. Par exemple, l’indication d’un myorelaxant précis pour son action positive dans l’addiction à l’alcool. La prescription hors AMM exploite un effet collatéral d’un médicament, tel qu’il peut être observé comme un bénéfice inattendu, mais bienvenu, lors de sa prescription dans l’AMM. Autre exemple, l’effet anti-dépresseur de l’Isoniazide (Rimifon) chez les tuberculeux.
L’imposture gouvernementale, et celle de ceux qui la masquent est évidente: jamais une contre-indication ne peut être inclus dans un usage “hors AMM”, car l’ignorance ou le dédain d’une contre-indication n’est JAMAIS un soin. Or, quel est l’effet recherché par le recours au Rivotril (injectable qui plus est) chez un patient d’Ehpad en détresse respiratoire sinon d’atténuer l’agonie en accélérant le décès, alors que l’orientation salvatrice en Réa lui est abusivement refusée.
L’euthanasie est elle ici le terme adéquat? Quelle place est-elle faite à la volonté du patient et à sa personne de confiance? La qualification juridique la plus exacte me parait être “homicide volontaire par empoisonnement sur personne vulnérable excipant d’une incitation légale à rebours des dispositions du Code Pénal”
Quant à la faute médicale doublée d’un refus d’accès aux soins adéquats, on attend toujours la protestation ordinale formelle.
“La question fondamentale c’est est-ce que oui ou non on va pouvoir acheter des sapins à Noël.”
Julien de Normandie est ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation… Il va publier un décret pour autoriser la vente de sapins… Oui, nous en sommes là (qui a dit “ça sent le sapin” ?).
Ventes de sapins : “On va pouvoir acheter des sapins à #Noël“, insiste @J_Denormandie. Le décret est attendu “cette semaine” selon lui, et nécessite d’ultimes arbitrages. #AuditionPublique pic.twitter.com/Y3iuNk9UM1
— Public Sénat (@publicsenat) November 16, 2020
Et bientôt, un décret sur les guirlandes ?
Dans un pays où les gens sont contrôlés en train de faire leurs courses, et à qui on demande de prouver qu’ils font leurs courses en ayant rempli eux-mêmes une attestation, faut-il s’étonner ?


Le 12 novembre, l’hebdomadaire allemand Die Zeit a publié sur son site internet un article intitulé «Un Absurdistan autoritaire», dans lequel il critique les mesures prises par les autorités françaises. Des mesures inefficaces, prises de façons autoritaire et insensées. L’article s’en prend aux auto-attestations nécessaires pour quitter son domicile et à la limitation de déplacement dans un rayon d’un kilomètre, qui conduit les adeptes de course à pied à «se bousculer dans les rues» plutôt qu’à pratiquer dans la nature. L’auteur critique également l’ouverture partielle des magasins, des mesures infantilisantes et incompréhensibles. Au delà de la nature des mesures, l’article critique également la façon dont celles-ci ont été prises :
«La politique de Macron est quasi monarchique. Des décisions aux lourdes conséquences sont adoptées par un conseil de Défense qui comprend quelques ministres, des fonctionnaires et des officiers. Le Parlement n’a pas son mot à dire et ne peut entériner les décisions.»
Les ambassadeurs de Hongrie et de Pologne ont mis leur veto au projet de budget de l’UE pour sept ans
Face à la volonté de l’UE de mettre en place un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays de l’Union accusés de violer l’Etat de droit, la Hongrie et la Pologne bloquent le budget et le plan de relance européens.
Budapest et Varsovie ont mis leur veto pour s’opposer à la mise en place d’un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays de l’Union qui ne seraient pas dans la ligne idéologique (immigration, avortement, propagande LGBT…).
Les chefs de gouvernement hongrois Viktor Orban et polonais Mateusz Morawiecki ont écrit une lettre aux dirigeants de l’UE. Le critère de l’Etat de droit
“n’est qu’un prétexte, un beau mot qui sonne bien à l’oreille, mais il s’agit d’un asservissement institutionnel, politique, d’une limitation radicale de la souveraineté”. “Il s’agit de savoir si la Pologne sera une entité souveraine au sein de la communauté qu’est l’UE”.
Le ministre hongrois de la Justice Judit Varga précise :
“Ce n’est pas la Hongrie qui fait du chantage et met la pression sur Bruxelles (…) mais l’inverse”. “Quand il s’agit de l’avenir de nos enfants et petits-enfants, le peuple hongrois et la Hongrie ne font pas de compromis”.
Michael Clauss, l’ambassadeur allemand, est fou de rage :
« Nous avons déjà perdu beaucoup de temps, face à la deuxième vague de la pandémie et aux graves dégâts économiques engendrés ». « Il est crucial que le paquet tout entier soit adopté rapidement, sinon l’UE sera confrontée à une grave crise. »
Et donc, que compte-t-il faire ? Annexer la Hongrie et la Pologne ?
Le Grand Remplacement n’existe pas, mais le CSA l’estime à 25%
Delphine Ernotte, dirigeante de France Télévisions, déclare au Monde :
Nos publics revendiquent d’être mieux représentés, en matière de parité, de couleur de peau, de handicap, d’origine géographique et sociale. La distorsion entre la réalité et sa représentation à la télévision est trop grande. Nous allons donc évaluer la représentation à l’antenne afin de nous fixer des objectifs pour 2021. D’après le CSA, les personnes « perçues comme non blanches » représenteraient environ 25 % de la société française, contre 15 % à la télévision. On a un énorme rattrapage à faire. Ce sera le fil rouge de mon nouveau mandat.
“Même pendant la révolution française, ni le comité de salut public, ni la convention… Personne n’a jamais interdit la messe en France.”
De Pascal Praud dans l’émission les Auditeurs ont la parole du 16 novembre :
“Même pendant la révolution française, ni le comité de salut public, ni la convention… Personne n’a jamais interdit la messe en France.”
Merci @PascalPraud pour ces précisions 😅
Sur @RTLMidi@PourLaMesse#Messe #LibertesEnDanger #LiberteDeCulte #RendezNousLaMesse pic.twitter.com/vfAVmQoBhM— Paroisse de la Trinité en Beaujolais (@TrinitBeaujola1) November 16, 2020
Ils mettent leur gloire dans ce qui est leur honte
Lu dans Le Glaive de la colombe :
Bien sûr que la liberté de culte est très importante mais la vie est plus importante que tout et la vie c’est de lutter contre le Coronavirus (Gérald Darmanin, France Info, 13 novembre 2020)
Comme pour contredire immédiatement le Conseil d’Etat et rétablir chez les catholiques l’échelle authentique des priorités, la messe du 23e Dimanche après la Pentecôte (8 novembre) insistait sur les « grâces de contact » émanant de l’humanité du Christ [1] à laquelle nous communions aujourd’hui par les sacrements. Il y a quelques semaines, Notre-Seigneur manifestait sa puissance en guérissant le fils d’un officier de Capharnaüm sans même se déplacer [2]. Il reprochait même à ce père aux abois d’insister pour qu’Il l’accompagnât au chevet du mourant. Et voilà qu’à l’inverse, le Christ se rend chez Jaïre pour ramener à la vie la fille de celui-ci. De même se laisse-t-il toucher en chemin par l’hémoroïsse pour la guérir en récompense de sa foi ardente. Que doit-on y comprendre ? Que certes Dieu n’est pas lié par les sacrements et qu’Il communique sa grâce librement comme Il le veut, à qui Il le veut ; mais aussi que le moyen « ordinaire » qu’Il a institué pour cela et qu’Il a confié à l’Eglise, ce sont les sacrements, tous ordonnés au sommet d’entre eux, l’Eucharistie.
Là est une des spécificités essentielles du culte catholique (ou orthodoxe) découlant de sa dimension sacrificielle et interdisant son assimilation au protestantisme, au judaïsme rabbinique ou à l’islam, quoi qu’en pensent superficiellement Castaner et Darmanin [3]. Par la messe et la communion, les fidèles, à travers l’espace et le temps, participent à l’unique Sacrifice de la Victime parfaite et s’unissent intimement à Elle : le contact de l’hostie consacrée, véritable Corps du Christ, reçue dans de bonnes dispositions, les sanctifie corps et âme, jusqu’à ce que ce ne soit plus eux qui vivent mais le Christ qui vivent en eux [4].
Dès lors, quoi de plus compréhensible que des fidèles privés de ce Bien non seulement « essentiel » mais vital, sentent renaître en eux un esprit « réfractaire » qui n’a jamais cessé d’inquiéter la République ? Là encore, la messe du 8 novembre répondait très opportunément au désarroi du troupeau, dans son Epître
Quant à nous, notre vie est dans le ciel, d’où nous attendons comme sauveur notre Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps d’humiliation, en le rendant semblable à son corps glorieux, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. C’est pourquoi, mes frères très aimés et très désirés, qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés
et sa Communion [5]
En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous sera donné.
Le calendrier liturgique veut que cette année la messe du 23e dimanche après la Pentecôte soit reprise le dimanche suivant (15 novembre) dans l’Introït, le Graduel, l’Alleluia, l’Offertoire et la Communion, les oraisons (Collecte, Secrète, Postcommunion) et les lectures (Epitre et Evangile) étant empruntées au 6e dimanche après l’Epiphanie [6]. Ainsi l’exhortation à la prière confiante au lendemain de la décision du Conseil d’Etat était-elle confirmée alors que les fidèles revendiquaient courageusement leur droit imprescriptible à la messe, sans attendre heureusement le soutien de leurs pasteurs.
Ceux-ci se sont empressés de « prendre acte » de la résolution de l’Etat, trop heureux de montrer que les recours ne vaudraient jamais la « diplomatie ». En attendant que celle-ci obtienne quelques assouplissements déshonorants, les fidèles ont été priés de prendre leur mal en patience et surtout d’obéir aux autorités [7]. Ceux qui n’avaient pas complètement étouffé leur conscience ont tenté de se justifier [8] :
Nous nous battons pour vous mais nous ne pouvons pas entrer en guerre contre l’État. D’ailleurs ouvrez les yeux. Vous seriez peu nombreux à suivre et ce serait un échec.
C’était oublier que les saintes femmes n’ont pas attendu les apôtres pour suivre le Christ au Calvaire comme Celui-ci n’a attendu personne pour témoigner de la vérité jusqu’à la mort.
Les plus cyniques sont allés jusqu’à désavouer leurs propres ouailles [9] faisant porter sur la prétendue insubordination de celles-ci la responsabilité de leur échec face à l’Etat. Nouvelle illustration de cette Eglise mondaine minée par l’esprit managérial [10] au point de singer les puissants dans le mépris et la culpabilisation des humbles. Nul doute qu’ils figurent avec leurs semblables parmi « ceux qui marchent en ennemis de la Croix du Christ » que dénonce saint Paul dans la même épître du 23e Dimanche après la Pentecôte [11] :
Il y a en a beaucoup, dont je vous ai souvent parlé, et dont je vous parle encore maintenant avec larmes, qui marchent en ennemis de la croix du Christ. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui est leur honte, et leurs pensées sont pour la terre.
Il suffirait pourtant que les évêques, peut-être une poignée voire juste un seul, renoncent au confort des messes rediffusées pour revenir au contact du troupeau et le servir par les célébrations publiques qu’il réclame [12]. Alors nous verrions bien si le Ministre de l’Intérieur ose envoyer les forces de « l’ordre »… nous verbaliser ? Et après ? Nous arrêter ? Et après ? Il y aurait encore loin jusqu’à la fosse aux lions et à ce jeu-là, compte tenu de la colère qui gronde déjà, le gouvernement sombrerait avant Noël.
Quoi qu’il en soit, face aux tribulations présentes et à venir, les Postcommunions des deux derniers dimanches nous encouragent, toujours aussi opportunément, à puiser notre espérance et notre vie, n’en déplaise à M. Darmanin, aux sources du seul culte véritable [13] :
Nous vous supplions, ô Seigneur notre Dieu, de ne pas supporter que ceux auxquels vous accordez la joie de prendre part au divin banquet, succombent dans les périls qui menacent l’humanité.
Nourris de Celui qui fait les délices du ciel, nous vous en supplions, Seigneur, faites que nous ayons toujours faim de ce même aliment au moyen duquel nous vivons véritablement.
Torture
A la fin des années 50, le sociologue Albert Biderman écrivit un article décrivant les techniques de tortures utilisées par les interrogateurs chinois lors de la guerre de Corée. Si vous avez l’impression que cela correspond à ce que nous vivons depuis quelques mois, c’est normal : ce que nos gouvernements nous infligent est très exactement une torture physique et psychologique. Une forme aboutie de torture qui ne dit pas son nom et se drape dans la bonne conscience : « c’est pour votre bien. »
use
Prise d’habit au Couvent Saint-Thomas-d’Aquin
Dimanche dernier, Eric a reçu l’habit de la Fraternité Saint Vincent Ferrier. Priez pour lui et pour tous ceux qui veulent donner leur vie au Christ dans la vie religieuse !
On veut la messe publique : la mobilisation continue
Et c’est Saumur qui ouvre le bal des manifestations de dimanche prochain :

Lire ici le communiqué de la Conférence des évêques de France, qui précise
Le Premier Ministre a fermement redit que les conditions sanitaires ne permettaient pas aujourd’hui une reprise des célébrations publiques. Il a chargé le ministre de l’Intérieur de préparer sans tarder, en lien avec les représentants des cultes, les protocoles nécessaires à une reprise maîtrisée à partir du 1er décembre selon ce que les conditions sanitaires permettraient.
Rendez-nous la Messe ! La mobilisation doit continuer !
Alors que la réunion n’est même pas terminée, BFM TV annonce déjà que le retour des messe ne se fera qu’en même temps que la réouverture des commerces. Il faudrait déterminer un nouveau protocole sanitaire..comme si il n’existait pas.
Mais de qui se moque-t-on ?
🔴 Il n’y aura pas de reprise des célébrations religieuses avant la réouverture des commerces pic.twitter.com/9mKK8kUY2q
— BFMTV (@BFMTV) November 16, 2020
La tribune de Grégor Puppinck, publiée dans Valeurs actuelles, tombe donc à pic en prévision des futures manifestations qu’il faudra organiser :
Le gouvernement n’aime pas la prière publique. Il l’a prouvé une nouvelle fois en interdisant dimanche toute « manifestation pour la messe » comportant l’annonce d’une prière ou d’une messe publique. Aux organisateurs des manifestations non interdites, les préfectures ont donné l’ordre express et menaçant de ne pas prier, de ne pas s’agenouiller, de ne pas chanter de cantique, et même, à Strasbourg, de ne pas « prier en silence ». Évidemment, tous ces ordres sont illégaux, manifestement. Ils sont illégaux, car contraires aux lois de la République (en particulier à la loi de 1905), aux droits de l’homme (en particulier aux libertés d’expression et de religion), et, par-dessus tout, à la loi de Dieu (en particulier au premier commandement du décalogue).
En aucune manière le gouvernement n’a le pouvoir de dicter aux manifestants ce qu’ils ont le droit de dire, de faire, ou de penser, tant qu’ils respectent l’ordre public et les règles sanitaires. Le rôle de la République est de garantir la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, et non de les réprimer. Si la République est laïque, la France, elle, est profondément chrétienne ; on ne peut tolérer que le christianisme en soit exclu de l’espace public.
Par respect de la légalité et des libertés, c’est un devoir de résister à des ordres autant absurdes qu’illégaux, car y obéir, c’est accepter de leur donner force de loi… c’est y collaborer. En revanche, ne pas se conformer à ces ordres injustes, c’est rendre témoignage de la justice, la préserver, la restaurer. C’est donc par respect pour la loi des hommes et de Dieu que nous n’avons pas respecté, à Strasbourg, l’ordre inique et stupide ne pas prier en silence, de ne pas chanter de cantique, et de ne pas nous agenouiller. La police, qui se savait dans l’illégalité, ne nous a pas sanctionné. Le droit a donc été respecté.
🔴 ALERTE INFO. Il n’y aura pas de reprise des cérémonies religieuses avant la réouverture des commerces https://t.co/5S6WNH7o8O pic.twitter.com/WCwhfIFMwk
— BFMTV (@BFMTV) November 16, 2020
L’islam, religion de paix et de tolérance : la pantalonnade de la référence au verset 5-32 du Coran
La réflexion menée par le Salon beige sur certains assassinats par des musulmans exaltés conduit à aller un pas plus loin à propos d’un argument d’autorité avancé systématiquement pour décrire l’islam comme une religion de paix et de tolérance : l’usage du verset 32 de la sourate [chapitre] 5 du Coran.
Tout d’abord, trois exemples de cet usage (plus ou moins fidèle) :
- Une photo prise lors de la manifestation du 11 janvier 2015 quand nous étions paraît-il tous Charlie.

- Le début d’un article consacré à l’assassinat de Samuel Paty dans un des blogs hébergés par Mediapart.

- Un extrait du texte proposé le 22 octobre 2020 par le Conseil français du culte musulman aux imams de France pour le prêche du vendredi ayant suivi l’assassinat de M.Paty :
« Assassiner un Homme en prétendant défendre la dignité du prophète est une profanation du message prophétique, un affront à notre foi et à notre religion et une trahison de tout ce qui est sacré. Ne nous est-il pas rappelé dans le saint Coran, notre livre sacré, que « Quiconque tue un être humain non coupable de meurtre ou de sédition sur la Terre est considéré comme le meurtrier de l’humanité toute entière. Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ! » (Coran, S.5-V.32) ».
Il est sûr que ce n’est pas la carte des pays subissant des persécutions religieuses dans le monde qui va aider à faire croire que ceux à majorité musulmane sont tolérants :

Il est sûr aussi qu’un petit rappel de la religion professée par tous les terroristes assassins en France, malgré les souhaits du site Islam et Lumières, ne va pas aider à éviter un amalgame assez facile :

Non, pour exciper de ce titre de religion de paix et de tolérance, il faut trouver autre chose, du solide. D’où ce verset 32 de la sourate 5. L’arme fatale….
L’arme fatale a deux formes raccourcies et vendeuses : « Celui qui tue un homme tue toute l’humanité » (comme sur la photo) ; ou bien « Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ! ». C’est beau.
Avant d’étudier le verset en détail pour en apprécier le sens réel, faisons un petit détour par le christianisme et ce que l’Evangile nous donne comme référence d’un homme bon, sauvant un seul être humain : la parabole du bon samaritain (Luc 10.25-37) :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance. De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance. Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour ».
Dans cette parabole, non seulement le samaritain porte secours à et sauve un juif qui lui est totalement étranger, mais en plus il est le représentant d’une religion que les juifs tiennent pour impie. Mais le samaritain regarde l’homme et non pas sa carte d’identité religieuse. Voilà pour l’arrière-plan judéo-chrétien.
Revenons à notre sourate et à notre verset 32 :

On aura remarqué que la citation faite par le CFCM élimine la première partie du verset (« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël »), où le « Nous » est censé représenter Allah, parlant aux juifs. Ajoutons que certains exégètes pensent communément que ce verset n’est en fait que le décalque d’une règle du Talmud juif.
A partir de là, deux façons de comprendre à qui s’adresse la prescription : soit aux juifs seulement. Mais alors pourquoi les autorités musulmanes se glorifieraient-elles d’une prescription qui ne s’applique pas aux musulmans ? Soit à tout homme, ce qui lui donnerait cette allure universaliste sympathique au premier abord et justifiant d’un usage si fréquent.
Toujours est-il que, quelle que soit la bonne interprétation, le reste du verset est proprement stupéfiant.
Première énormité : La phrase « quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes » couvre-t-elle tous les meurtres ? Non, pas du tout, deux catégories ne sont pas concernées. La première, les meurtriers. OK, on voit ce que c’est. La deuxième, les « coupable de corruption sur la terre ». « Coupable d’une corruption sur la terre », ça veut dire quoi ?
Le début du verset qui suit, n°33, donne une première idée :

Les corrupteurs pourraient être associés à ceux qui « font la guerre contre Allah et son messager ». Le problème, c’est qu’on est vite classé dans cette catégorie comme le démontrent les quelques exemples ci-dessous :

De toutes façons, le verset 27 d’une autre sourate (la n°2), est encore plus explicite :

On comprend alors que les corrupteurs sont ceux qui ont rompu le pacte avec Allah, autrement dit les non-musulmans (le pacte primordial coranique, dans la pensée musulmane, étant celui par lequel tout homme naît par nature musulman). Et on comprend ainsi que, en utilisant astucieusement la phrase abrégée : « Celui qui tue un homme tue toute l’humanité », on enlève simplement la partie qui dit que ce n’est valable que si l’homme tué est musulman. Une paille.
Et la suite du verset est de la même farine : « Quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes »… à condition qu’il s’agisse d’un musulman (non coupable de meurtre).
Deuxième énormité : il faut préciser aussi les termes de l’alternative. Revenons à notre bon samaritain et à ceux qui l’ont précédé sur la route de Jérusalem à Jéricho : pour chacun d’entre eux, l’alternative était entre je passe sans faire attention, ou bien je m’occupe de mon prochain et lui sauve la vie. Dans ce verset 32, ce n’est pas du tout ça. Il s’agit là de choisir entre tuer quelqu’un et lui laisser la vie sauve. « Faire le don de la vie », ce n’est pas ici créer ni sauver : c’est juste décider de ne pas tuer.
Troisième énormité : c’est le verset 33 dont nous avons déjà évoqué la première partie, mais que nous citons maintenant entièrement :

C’est l’évocation des tourments qui sont promis aux fameux corrupteurs : mort, crucifixion, amputations diverses. Rien que du fraternel, en quelque sorte…
La dernière énormité, peut-être la plus grande encore si l’on y réfléchit bien : le fait que ceux qui soutiennent que l’islam est une religion de paix et de tolérance trouvent judicieux de citer à cet effet un verset (dans une forme souvent expurgée et donc à ce moment-là entièrement mensongère) qui démontre en réalité que le choix n’est donné qu’entre tuer et ne pas tuer, que ce n’est pas bien de tuer quand il s’agit d’un musulman et que pour les autres ce n’est sans doute pas aussi grave, et que d’ailleurs (le verset suivant) les non-musulmans s’exposent aux pires châtiments ! Faut-il que le reste du Coran soit pire ?
Pour conclure et tant qu’on est dans la pantalonnade, citons ce petit extrait du fameux Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signée en février 2019 par le Pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb :
« De même nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang ».
Ce serait drôle si ce n’était pas si triste.
La pornographie, pas chez moi ?
Ingénieur de formation, Joseph-Marie Rouvière est l’auteur d’un site de plus en plus visité (1500 téléchargements à ce jour) : https://ensortir.fr/les-filtres-qui-marchent.
Soutenu par l’association Stop au porno, il alerte sur la nécessité d’installer des protections efficaces sur les ordinateurs et smartphones… Il a été interrogé sur Notre-Dame de Chrétienté :
Monsieur Rouvière, qu’est-ce qui vous a lancé dans cette entreprise considérable, fruit de 3 années de travail ?
Un triple constat :
1) La pornographie est très largement répandue dans les milieux catholiques pratiquants, toutes tendances confondues…La moitié des jeunes catholiques pratiquants de 15 à 17 ans ont déjà surfé sur un site porno…Il y a encore un nombre étonnant de parents qui s’imaginent que « leur enfant n’est pas concerné ». Et contrairement aux idées reçues, la pornographie touche également de plus en plus de filles et de femmes. Les personnes qui sont le plus réservées à aborder ce sujet se révèlent bien souvent aussi atteintes que les autres, voire plus…
2) La plupart des parents de ces jeunes ont plus de 40 ans. Un père de 40 ans en 2020 avait 15 ans en 1995, et à cette époque, internet n’avait pas encore pénétré dans les foyers, et encore moins le smartphone…Ces parents ne sont donc pas conscients du surcroît de difficulté que rencontrent aujourd’hui leurs enfants pour rester purs – particulièrement les garçons…Ces parents ne savent pas ce que c’est que de traverser les difficultés propres à l’éclosion de la sexualité en ayant à disposition des millions de photos et vidéos pornographiques.
3) De plus en plus d’adultes, également fragilisés par la facilité d’accès à la pornographie, ont besoin de se protéger eux-mêmes en installant des applications fiables.
Que faire alors ?
Pour les adolescents, la première des protections est une éducation à la vie affective et sexuelle. De nombreux jeunes ne reçoivent toujours pas d’aide de leurs parents.
La deuxième protection concerne autant les adultes fragiles que les jeunes, elle est technique, et c’est l’objet de mon étude : quels filtres installer ?
Les parents ont le grave devoir d’installer des filtres. Peut-on laisser son enfant dormir dans une chambre où il y a des bandes dessinées pornographiques à côté d’autres B.D. innocentes ? Eh bien, si vous laissez à un jeune un smartphone sans filtre, ce n’est pas l’accès à quelques B.D., mais à des millions de photos et de video pornographiques…Si ça, ce n’est pas grave, qu’est-ce qui l’est ?
N’existe-t-il pas déjà des sites comparables au vôtre ?
De nombreux sites proposent des solutions, mais on voit que les testeurs n’ont pas fait leur travail sérieusement et la plupart des contrôles parentaux présentent des failles faciles à trouver pour un jeune d’aujourd’hui.
Par exemple, Qustodio, réputé un des meilleurs, est en fait très facile à faire sauter sur un smartphone, sans compter que sa proportion de sites pornographiques bloqués n’est pas pleinement satisfaisante…
Autre exemple : l’application 4teens, pourtant lancée à grand renfort de publicité dans les revues familiales, se révèle inopérante.
Certains disent en effet qu’aucun filtre n’est efficace à 100 % et que donc cela ne sert à rien de mettre des protections ?
C’est une fausse excuse qu’on se donne pour céder au laxisme suicidaire en la matière…et ce raisonnement ne prend pas en compte une donnée psychologique : si une personne fragile doit passer plusieurs minutes pour trouver un contournement possible au filtre, sa conscience peut la travailler pendant ce temps-là. Alors que s’il n’y a pas de protection, il suffit d’un instant d’acquiescement à la tentation, et d’un clic, pour arriver à des images qui, par leur aspect envoutant, lui rendront difficile le fait de s’arrêter et de faire marche arrière.
Y a-t-il donc des programmes efficaces ?
Après avoir testé nombre de programmes existants, je recommande sans hésiter Boomerang parental control sur les smartphones, et Forticlient sur les ordinateurs. On peut télécharger sur le site des fichiers pdf expliquant comment installer ces applications.
Un mot de conclusion ?
3 règles d’or :
1) l’ordinateur doit être dans un lieu public (salon…) où on est vu de tous. Eviter de prêter la tablette qui peut être emmenée en chambre. La meilleure protection reste le regard d’autrui…
2) Par un mot de passe d’accès à l’ordinateur/tablette, rendre impossible aux personnes fragiles d’aller sur internet sans personne à côté.
3) Si un adolescent a vraiment besoin d’un téléphone, lui en donner un à touches, et non un smartphone.
Addendum :
Stop au porno va publier prochainement un livre sur les filtres contre la pornographie, en partenariat avec ensortir.fr
Il y a 227 ans, la république noyait 90 prêtres à Nantes
Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, gens d’Église…), ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier.
Et tout cela a commencé avec des prêtres pour “tester” le procédé ignoble d’exécution. C’était le 16 novembre 1793 :
Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain » (…) Ces prêtres emprisonnés sont au nombre de 90. Pour certains, cela fait plusieurs mois qu’ils ont été arrêtés pour avoir refusé de prêter le serment de la constitution civile du clergé (…)
La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison (…)
S’attendant à être transférés, les prêtres ne s’alarment pas outre mesure en les voyant arriver. Ils obéissent sagement quand on leur demande de monter deux par deux sur le pont. Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Il n’y a que le curé de Machecoul qui s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ainsi font-ils (…)
L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours (…) Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire (…)
La méthode de la « déportation verticale » a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire.
Le quotidien La Croix a-t-il (encore) oublié sa vocation ?
Nous sommes malheureusement habitués. Ce quotidien semble gêné d’être catholique. Le lendemain de manifestations de milliers de fidèles catholiques réclamant le retour des messes, évènement assez unique dans l’histoire des catholiques en France, le quotidien préfère faire sa une sur la démographie mondiale…
@LaCroix fait sa une demain sur la démographie, alors que des milliers de catholiques se sont mobilisés ce week-end dans tout le pays #PourLaMesse 😳
C’est un peu comme si @lequipe faisait sa une sur le championnat de curling 🥌, le lendemain de la finale de Champions League 🤔 pic.twitter.com/NYilOAS2ga
— Tangodeo ن (@tangodeo) November 15, 2020
Isabelle de Gaulwyn, rédactrice en chef de La Croix, s’en est même pris sur twitter à ces catholiques qui manifestent, allant jusqu’à les opposer aux soignants. Faire ainsi le lien entre des catholiques qui manifestent dans le respect des gestes barrière et la problématique du tri des malades (qui n’existe pas à ce stade) est obscène de sa part. Prend-t-elle le métro pour aller travailler ou a-t-elle la chance de télétravailler ?
Certains se massent devant les églises pour demander la tenue de messes, d’autres en salle de réanimation se battent pour éviter de devoir trier les malades face à l’augmentation des contaminations https://t.co/dGuq2tY6Bm https://t.co/mlxHAwjXui
— isabelle de Gaulmyn (@idegaulmyn) November 13, 2020
Dans un article publié sur son blog, elle semble préférer pouvoir fêter Noël en famille (déguster du foie gras, c’est cela ?) plutôt que de communier, de recevoir l’Eucharistie chaque dimanche.
Nous souffrons tous de ne pas avoir accès à l’Eucharistie. Nous souffrons parce que nous avons des proches qui sont morts. Parce que nous ne pouvons plus voir aussi facilement nos aînés. Nous souffrons pour notre vieille voisine, qui s’est vu, du jour au lendemain, sans plus de possibilité de vie sociale. Nous souffrons pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, stagiaires, apprentis, demandeurs d’emploi à vingt ans, et qui font cette difficile expérience d’un monde qui ne répond pas à leurs sollicitations. Nous souffrons pour celui qui a perdu son job de serveur, ou de femme de ménage en hôtellerie. Nous souffrons aussi pour les soignants dans les services de réanimation, qui redoutent de devoir trier les patients, et regardent les manifestations pour la messe avec sans doute un peu d’amertume. Nous avons tous intérêt à ce que la circulation du virus diminue, que nous soyons ou nous catholiques, pratiquants ou non. Nous voulons pouvoir fêter Noël ensemble, et nous retrouver dans les églises. Alors, sachons raison garder.
Mais elle se garde bien de nous expliquer pourquoi les évêques ont attaqué le gouvernement au Conseil d’Etat et pourquoi ils vont rencontrer le ministre de l’intérieur aujourd’hui…
