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Mgr Vahan Hovhanessian, une parole libre

Un article d’Antoine Bordier :

Primat du diocèse arménien apostolique de France, depuis 2014, Mgr Vahan Hovhanessian évoque ses années vécues à Bagdad, New York, Londres et Paris. Il parle, également, de l’Arménie et du conflit dans le Haut-Kharabakh avec l’Azerbaïdjan. Il reste « impressionné par la foi de Poutine ». Eclairage sur un homme libre qui parle, également, de la laïcité et de la pandémie.

A Paris, sous la grisaille hivernale, située à quelques centaines de mètres de l’avenue des Champs-Elysées, se trouve la cathédrale Saint Jean Baptiste. C’est là, dans ses bureaux, que nous reçoit Mgr Vahan Hovhanessian. Né à Bagdad, en 1963, il fait partie de la diaspora arménienne. Il a un frère et deux sœurs. Son père, Avedis, et sa maman, Seta, sont nés, également, à Bagdad. Il explique que la communauté arménienne est présente en Irak depuis le 8è siècle. Du côté maternel, l’histoire du génocide est omniprésente. Il raconte :

« mes grands-parents ont été déportés lors du génocide. Le village de ma grand-mère s’appelle Malatia, il se trouve depuis en Turquie. Si vous vous y rendez, vous pourrez voir qu’il existe, encore, des maisons arméniennes. A l’âge de 12 ans, ma grand-mère est partie avec toute sa famille à pied de Malatia. Ils ont mis plusieurs semaines pour rejoindre le nord de l’Irak. Ils risquaient leur vie tous les jours. Le génocide est le résultat d’un monde qui va à sa perdition. Car les Turcs et les Arméniens vivaient en harmonie, il n’y avait aucun problème. Le génocide est, principalement, dû à des intérêts politiques et financiers contre les Arméniens. »

Le massacre des Arméniens dans l’Artsakh

Dans l’Artsakh, le Haut-Kharabakh, de nombreux conflits ont opposé l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Ce territoire de 11 435 km2 (équivalent à 2 départements français) s’est auto-proclamé en République en septembre 1991. 20 ans plus tard, lors d’une guerre-éclair, en 45 jours, les soldats arméniens sont laminés. La population est chassée de ses terres ancestrales. Cette guerre a été gagnée grâce à l’utilisation massive de drones, à l’appui de la Turquie, aux renforts de mercenaires et à l’action d’Israël. Mgr Vahan explique que

« la géopolitique est très complexe dans la région du Caucase. La Russie et l’Iran sont proches de l’Arménie, alors qu’Israël soutient l’Azerbaïdjan. De plus, je reste choqué par une certaine apathie des gouvernements occidentaux. Ils n’ont pas bougé le petit doigt. Le seul à avoir bougé est Vladimir Poutine. Mais, il est intervenu tardivement. La France, l’Allemagne, l’Angleterre n’ont rien fait. Ils sont restés attentistes. Il y a eu quand même plusieurs milliers de morts, et, de nombreuses exactions. Des enfants, des familles, des villages entiers ont été bombardés. Nos églises ont été pillées. Après le 1er génocide, celui de 1915, la même barbarie se répète encore aujourd’hui. De plus, on utilise la religion comme bouc-émissaire. On veut opposer les chrétiens aux musulmans. »

Le primat qui a de nombreux amis musulmans en Irak, s’étonne encore que les médias résument ces conflits à des guerres de religion.

« Il s’agit d’une manipulation des religions. Mais l’objectif est de conquérir des territoires et d’unifier l’Azerbaïdjan et la Turquie. »

L’Arménie, l’Irak, les Etats-Unis, l’Angleterre, et la France

Mgr Vahan Hovhanessian connaît ces pays par cœur. A Bagdad, alors qu’il n’a pas encore la vocation, il continue ses études à la Faculté d’Electrotechnique de l’Université de Bagdad. Il en sort avec un diplôme d’ingénieur en poche. Ses années d’études lui ont permis de faire germer sa vocation. En 1986, il quitte l’Irak pour les Etats-Unis. Il rentre au Séminaire Saint-Nersèss de New-York et commence un master en théologie à l’Institut saint Vladimir. En 1989, il rentre à Bagdad. Il est ordonné les 2 et 3 juillet 1990 dans la cathédrale Saint-Grégoire l’Illuminateur. Son rêve ? Fonder une communauté monastique. Après son ordination, il retourne à New-York et commence une nouvelle thèse de doctorat en théologie, après avoir soutenu celle sur l’Eglise arménienne. En 1999, il devient doyen du Séminaire saint Nersèss, et, recteur de la paroisse des Saints Martyrs de New-York. En 2009, il est élu primat d’Angleterre. Puis, en 2014 primat de France. Il aime comparer ces pays sur le sujet de la laïcité.

« En Angleterre, il n’y a pas de laïcité. Il n’y a pas de séparation entre l’Etat et l’Eglise anglicane. En même temps le pouvoir religieux influence peu sur la vie politique, même si des évêques siègent à la Chambre des Lords. Aux Etats-Unis, il y a une laïcité. La séparation est très claire. Cependant, les politiciens sont très impliqués dans les églises. Et, par ce biais, il existe une vraie influence du religieux, notamment, sur les questions d’avortement. En France, la laïcité est plus dogmatique, idéologique. La religion est strictement limitée à la vie privée. Et, les responsables religieux n’ont pas le droit de parler, de s’exprimer, d’influencer sur la vie politique. En Arménie, la religion est omniprésente, même si l’Etat est laïque. Les deux vivent en harmonie ».

« Je suis impressionné par la foi de Poutine »

Homme visionnaire, il comprend, aussi, les enjeux géopolitiques. Il reparle du conflit.

« Je suis impressionné par la foi de Poutine, même s’il a ménagé l’Azerbaïdjan, il a permis un cessez-le-feu. Il respecte les religions et l’orthodoxie. Il y a un an, en novembre 2019, il a rencontré le patriarche de Jérusalem, Théophile III, et le patriarche de Moscou, Cyrille. Je ne sais pas si nous pouvons parler de conversion. Mais, il est clair qu’il souhaite garder une véritable proximité avec la religion orthodoxe. Je ne pense pas qu’il souhaite que la Turquie et l’Azerbaïdjan se réunissent lors d’une prochaine guerre-éclair. Face à cette expansion possible, l’Arménie reste le verrou qu’il tient fermé. »

Mgr Hovhanessian nous fait visiter sa cathédrale. Nous prions ensemble, c’est la semaine de l’unité entre les chrétiens. Il conclut nos échanges en parlant de la pandémie :

« Le virus a tout séparé. Dans notre communauté, dans les familles, dans la société nous ne nous embrassons plus. La charité et la vie fraternelle sont figées. C’est un signe de notre temps qui touche le monde entier et que nous devons prendre en compte. Le Seigneur est toujours-là. Il frappe de nouveau à notre porte. Nous nous pensions à l’abri de tout danger. Et, pourtant nous sommes vulnérables. Nous avons besoin de revenir à la source. En France, il existe une réelle déchristianisation. Nos mœurs émancipées nous ont détourné de Dieu, de nos frères et sœurs. Nos familles sont éclatées, les couples se déchirent et ne prient plus. Nos églises se vident au rythme de nos divisions, de nos reniements, de nos trahisons. Nous devons revenir à Dieu de tout notre cœur. Lui seul peut nous sauver. Il est la vie. Et, Il nous demande de la transmettre avec foi, dans la vérité, en étant charitable. »

Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER

Que pensez vous du passeport vaccinal ?

Le CESE, cet organisme qui ne sert à rien, sinon à remplir les poubelles avec les requêtes des Français, a été saisi par le Premier ministre afin d’accompagner la mise en œuvre de la campagne vaccinale. Il s’interroge notamment sur la mise en place d’un passeport vaccinal, ce nouvel “Ausweis” qui nous permettra de vivre après avoir reçu la piqûre de BigPharma.

Pour participer c’est ici.

Au mois de décembre, Emmanuel Macron a estimé contre-productif de rendre obligatoire la vaccination. Mais la girouette tourne… et les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Dans un article publié en anglais sur LifeSiteNews, Jeanne Smits révèle que l’État de la Cité du Vatican a publié le 8 février un décret (en italien ici) qui inclut la vaccination contre le COVID-19 parmi les mesures que les autorités peuvent utiliser pour lutter contre l’actuelle «urgence de santé publique». Bien que le décret ne rende pas explicitement la prise d’un vaccin COVID-19 obligatoire au Vatican, il suggère que les personnes employées par le Saint-Siège ou la Curie romaine pourraient perdre leur emploi… Ainsi, l’article 6 indique qu’un travailleur qui refuse le vaccin pour «des raisons de santé avérées» peut être réaffecté à une tâche dans laquelle il ne posera pas de risque pour la santé d’autrui. Mais le texte précise également que les travailleurs qui refusent le vaccin sans «raisons de santé avérées» et qui sont en mesure de présenter un risque pour d’autres perdraient leur emploi et leurs revenus. 

Le carême avec le bienheureux Charles de Foucauld

Les vidéos quotidiennes de ce carême des Missionnaires de la Miséricorde divine durent environ 5 mn chacune.

La confession de Charles :

La fureur de vivre :

S’il est possible de dissoudre un groupe qui n’a jamais enfreint la loi, alors c’est la liberté d’expression qui est visée

Dans un communiqué, l’Action française apporte son soutien à Génération Identitaire :

Certes, notre conception de la nationalité diffère de celle de Génération identitaire. L’AF n’est pas obsédée par le critère ethnique en la matière et, surtout, n’adhère pas à l’idée d’identité européenne. Toutefois, nous partageons avec cette formation politique (et non ce « groupuscule d’ultra-droite » comme le chantent en chœur les médias, plus pressés de répéter les éléments de langage du gouvernement que de suivre une neutralité déontologique), mais aussi avec la grande majorité des Français, la volonté de défendre la France contre l’immigration massive qui menace de la submerger, de détruire sa civilisation et de rendre impossible toute assimilation des populations d’origine étrangère qui seraient encore désireuses de s’y intégrer.

Les jours qui viennent nous diront si le ministre de l’Intérieur, aussi inutile et inefficace que ses prédécesseurs, placé là pour donner les apparences de la fermeté alors que nos frontières demeurent les passoires que l’on sait, parviendra à ses fins contre Génération identitaire.

Mais l’issue de cette affaire ne sera pas sans conséquences et elle intéresse tous les opposants au pouvoir en place. En effet, s’il est possible de dissoudre un groupe qui n’a jamais enfreint la loi, qui a gagné tous les procès qui lui ont été intentés, au seul motif qu’il dénonce le péril migratoire, alors c’est la liberté d’expression et la possibilité même d’une opposition à la Macronie qui se trouveront dissoutes.

Pour défendre cette liberté, Génération Identitaire organise une manifestation, autorisée par la préfecture, à Paris, Place Denfert-Rochereau à 14h ce samedi. Plusieurs personnalités ont annoncé leur participation, parmi lesquelles Jean-Frédéric Poisson :

4 avocats travaillent une réponse à la lettre envoyée par le ministère de l’Intérieur. Clément Martin, porte-parole de GI, dénonce une lettre « pleine d’inexactitudes, d’erreurs factuelles, de mensonges et d’un tas d’éléments qui n’ont pas leur place dans une procédure de dissolution ».

« Un exemple parmi tant d’autres, ils nous ont reproché d’avoir constitué une milice, et pour justifier le fait que nous avons été une milice, il mettent en avant l’action que nous avons faites dans les alpes en 2018. Action pour laquelle, au Col de l’Echelle, nous avions symboliquement recréé une frontière. Action pour laquelle nous avons été intégralement relaxés par la justice. Cette même action sert aujourd’hui de prétexte à notre dissolution. C’est absurde ».

L’abominable inhumanité du projet de loi macro-néronien sur la « bioéthique »

De Bernard Antony :

Alors que par ailleurs les processus de désintégration de la France s’accélèrent, les débats sur le projet de loi de « bioéthique » pourraient aboutir au vote par l’Assemblée nationale des pires textes de la culture de mort produits dans notre pays.

Ainsi, alors que l’on commente ce jour même sur France-Inter l’exploit médical ayant permis la naissance dans un utérus greffé d’un bébé après seulement 32 semaines de gestation, voilà que nombre de parlementaires veulent légaliser la pratique de l’I.M.G (Interruption Médicale de Grossesse) jusqu’au neuvième mois.

Autrement dit, après celle de l’acte de mort de l’avortement, la légalisation de l’infanticide !

Le projet de loi prévoit aussi la légalisation de la PMA (Procréation Médicalement Assisté) pour des…couples de femmes.

Autrement dit, une manipulation de la vie à une fin contraire à l’ordre naturel du couple humain constitué d’un homme et d’une femme.

Ainsi, la révolution sociétale permettrait un acharnement dans la mort, et simultanément, une dénaturation de la famille.

Mais la loi ferait aussi que deviendrait désormais possible la fabrication « d’embryons chimères animal-homme » afin de permettre le développement d’organes humains dans des embryons d’animaux.

Comment ne pas voir que cela signifiera la porte ouverte à toutes les monstruosités ? Ce sera une grande victoire du docteur Frankenstein.

Ainsi, la République en marche macronéronienne veut-elle nous conduire vers le pire « meilleur des mondes ».

On vérifie là que non seulement elle favorise les racismes antifrançais et antichrétien mais de plus en plus, par le mépris de la dignité humaine, un véritable racisme antihumain.

C’est arrivé un 17 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 février: saints du jour français ou en France.
    • St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)

À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules.

  • St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)

À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins.

  • le 17 février 1332 : Philippe VI émancipe son fils, Jean, héritier du trône, et le fait duc de Normandie.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l’avenir surtout que le roi d’Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

  • le 17 février 1454 : le « Vœu du faisan ».

L’année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l’empereur appellent à une nouvelle croisade. C’est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l’occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu’on lui apporte à manger, lors d’un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

  • le 17 février 1563 : naissance du duc François de Guise.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 17 février 1596 : le duc de Guise empêche la prise de Marseille par les Espagnols.
  • le 17 février 1670 : la France signe une alliance défensive avec la Bavière pour une action concertée à la mort de l’un des monarques, Léopold Ier d’Allemagne ou Charles d’Espagne.
  • le 17 février 1673 : mort de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d’un malaise sur scène, alors qu’il joue le rôle du “Malade imaginaire“. Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu’il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n’ont d’ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l’église Saint-Eustache sans service solennel.

 

  • le 17 février 1781 : naissance de René Laennec, médecin français.

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l’hôpital Necker de Paris. Il est l’inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le “Traité d’auscultation médiate” et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

  • le 17 février 1795 : Traité de la Jaunaye.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l’ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l’alternative: « être tué, ou tuer ». L’hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu’ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu’ils n’auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l’annonce du débarquement du comte d’Artois après l’annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l’abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l’importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l’Histoire, qu’un régime d’oppression, s’appuyant sur la Terreur, ne peut s’établir durablement lorsqu’on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

  • le 17 février 1798 : Berthier transmet au pape Pie VI l’ordre du Directoire de quitter Rome dans les 3 jours.
  • le 17 février 1800 : Bonaparte crée les fonctions de préfets et de sous-préfets.
  • le 17 février 1810 : les Etats pontificaux sont annexés à l’Empire et transformés en deux départements.

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l’Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l’Empire. Le pape peut s’installer ou à Rome ou à Paris. L’héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

  • le 17 février 1852 : contrôle de la presse renforcé.

Par un décret le 17 février, alors qu’elle avait été suspendue au lendemain du coup d’Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d’obligations et de sanctions prévues.

  • le 17 février 1859 : les Français prennent Saigon.

Une flotte française, commandée par l’amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l’appel à l’aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s’est allié avec l’un d’eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l’Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

  • le 17 février 1863 : création de la Croix-Rouge.
  • le 17 février 1871 : Denfert-Rochereau évacue Belfort.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

  • le 17 février 1914 : le projet d’impôt sur le revenu de Joseph Caillaux est rejeté par le Sénat car “contraire aux mœurs”.
  • le 17 février 1916 : les troupes françaises et britanniques occupent la colonie allemande du Cameroun.
  • le 17 février 1950 : déclaration de J-P Warburg devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l’époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

  • le 17 février 1966 : mission accomplie pour Diapason.

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

  • le 17 février 1966 : déclaration de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l’interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d’excommunication, de s’inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s’agit, la discipline canonique n’a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l’excommunication ni les autres peines prévues n’ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l’interprétation du canon dont il s’agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d’interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d’un lieu. L’intention de la S. Congrégation n’était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

  • le 17 février 1986 : à Versailles commence le 1er Sommet international de la francophonie.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d’habitants, y prennent part.

  • le 17 février 2001 : une intuition de Jean Raspail se réalise…

Un cargo, « l’East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s’échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l’époque !

  • le 17 février 2002 : fin du cours légal du franc français après 641 ans d’existence.

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l’épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs »

  • le 17 février 2004 : au Portugal, 17 personnes sont acquittées des charges d’avortement au terme d’un procès très médiatique qui relance le débat sur un assouplissement de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse.

Et voilà l’Union des travailleurs et paysans bolchéviques (à Paris 16e)

Le Journal Officiel du 16 février nous apprend la création de l’Union des travailleurs et paysans bolchéviques.

C’est assez lunaire de constater qu’en 2021, malgré les quelques 100 millions de morts (fourchette basse) du communisme en 2020, des marxistes y croient encore.

Ce nouveau parti a pour objet de

produire, diffuser et promouvoir au niveau national et à l’international, des idées, des solutions pratiques, juridiques et politiques visant à améliorer la vie quotidienne et les conditions de vie des travailleurs et paysans agriculteurs, de lutter avec tous les moyens de droit contre l’exploitation et les atteintes aux droits et aux intérêts légitimes des travailleurs et paysans agriculteurs

Détail cocasse : ce parti qui veut défendre les travailleurs et paysans agriculteurs a son siège dans le 16e arrondissement parisien.

Une histoire inédite de la France en 100 cartes

Les Eveilleurs reçoivent Jean Sevillia, historien, journaliste et essayiste de renom, à l’occasion de la sortie de son dernier livre :  Une histoire inédite de la France en 100 cartes.

Dans cet entretien fleuve, Jean Sevillia revient sur la grande construction du territoire français, en évoquant Clovis, le projet capétien, puis la suppression des provinces et le découpage de l’hexagone en départements, la création des réseaux routiers et ferroviaires et la révolution des modes de vie. Occasion aussi de revenir brièvement sur la cartographie de l’actualité, restituée dans son ouvrage, qui redessine le visage français avec l’explosion du chômage, la montée des violences urbaines, la crise migratoire et bien sûr récemment la pandémie de coronavirus.

Si l’histoire passe, la terre demeure : Jean Sevillia nous invite à ouvrir un œil nouveau sur la réalité charnelle de notre pays, porteur de siècles d’histoires, qui se trouve aujourd’hui face à une recomposition qui reste à écrire.

Le ministre de l’enseignement supérieur charge le CNRS de mener une enquête sur « l’islamo-gauchisme » à l’université

Elle a annoncé sur Cnews le 14 février puis précisé le 16 février à l’Assemblée nationale :

« Le principe de l’université, c’est l’évaluation par les pairs, alors, allons-y. Il faut être extrêmement ferme, que l’université se réveille. » « Ce qu’on peut observer, c’est qu’il y a des gens qui peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont. Ils sont minoritaires et certains le font pour porter des idées radicales ou militantes. En regardant toujours tout par le prisme de leur volonté de diviser, de fracturer, de désigner l’ennemi. »

Indigné, l’islamo-gauchiste Thomas Piketty n’a trouvé comme seul contre-feu que d’accuser le ministre d’être d’extrême-droite…

Une enquête, c’est comme une mission, une commission, un rapport parlementaire : c’est faire croire que l’on traite le sujet tout en l’enterrant… Mais avec le débat entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin, on constate l’existence d’une stratégie gouvernementale coordonnée pour reprendre des voix à droite.

Nouvelle action de La Manif Pour Tous pour retirer le projet de loi sur la bioéthique

Après le coup d’arrêt surprise sur le projet de loi ni bio ni éthique, grâce aux sénateurs, la jeunesse maintient la pression à l’occasion de la commission mixte paritaire qui se tient ce mercredi 17 février à l’Assemblée nationale. Mobilisés depuis des mois, les jeunes rappellent à Emmanuel Macron son engagement de conditionner cette loi à l’existence d’un large consensus. Ce fameux consensus n’existe pas aujourd’hui. C’est incontestable. L’opposition à ce projet de loi qui n’est ni bio ni éthique est de plus en plus importante au fil des mois, que ce soit au Parlement ou dans l’opinion. Le vote du Sénat il y a quelques jours, différent du début de l’année 2020, et les derniers sondages en attestent.

Compte tenu de la situation sanitaire, l’organisation d’une manifestation en fin de journée que les Français quittent leur travail est impossible en raison du couvre-feu. Les équipes de La Manif Pour Tous continuent à faire preuve d’ingéniosité :

En cas d’échec de la Commission Mixte Paritaire aujourd’hui, il y aura une nouvelle lecture, à l’Assemblée nationale puis au Sénat. Puis viendra une 2e Commission Mixte Paritaire. Si elle échoue, alors l’Assemblée nationale pourra avoir le dernier mot. La route est donc encore longue avant l’éventuelle adoption de ce Projet de loi. Nous vous invitons donc à redoubler vos prières. Il n’est pas dit que LREM l’emporte, en raison du calendrier et de la crise sanitaire. Ne lâchons rien !

Addendum : l’échec de la CMP est confirmé : les élus n’ont pas trouvé d’accord. Le texte va repartir pour une 3e lecture par les deux chambres. A moins que le gouvernement ne retire ce texte.

Adendum 2 – Communiqué de La Manif Pour Tous :

L’échec de la CMP acte l’absence de consensus

Le Président de la République avait fait de l’obtention d’un consensus une condition sine qua non pour le projet de loi bioéthique. Avec l’échec de la commission mixte paritaire (CMP) qui avait été convoquée par le Premier ministre ce jour, cette fracturation de la société sur un sujet qui divise se révèle plus forte que jamais. Le gouvernement doit en tirer les conséquences en suspendant l’examen du projet de loi ou en retirant du texte les mesures qui ne font pas consensus : PMA sans père, reconnaissance des GPA réalisées à l’étranger, autoconservation des ovocytes sans motif médical, création d’embryons transgéniques et chimériques, interruption de grossesse jusqu’à 9 mois pour « détresse psycho-sociale ».

« SOS consensus » : l’opération menée par La Manif Pour Tous aux abords de l’Assemblée nationale à l’heure où se réunissait la commission mixte paritaire avait pour objectif de dénoncer l’absence évidente de consensus sur un projet de loi qui divise inutilement la société. Inutilement parce que le Conseil d’Etat a clairement rappelé dans un avis du 28 septembre 2018 que l’encadrement actuel de l’accès à la PMA n’est pas discriminatoire et ne constitue aucunement une rupture d’égalité entre les citoyens, contrairement à ce qu’affirment certains. « la différence de traitement […] entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe […] n’est pas contraire au principe d’égalité ». « Rien n’oblige à modifier les conditions d’accès à la PMA » soulignait-il encore.

Devant des bébés géants recouverts de symboles de l’euro et de codes barre pour dénoncer la marchandisation humaine inhérente à la PMA sans père et à la GPA, une dizaine de jeunes femmes habillées en Marianne ont rappelé que la République est une et indivisible et qu’elle est là pour protéger tous ses enfants, notamment de la volonté de certains de les priver volontairement de père. « L’amour d’un père est irremplaçable. Tous, nous avons 2 parents : un père et une mère. C’est ainsi. Et ce qui nous donne des grands-parents paternels et maternels, des oncles, des tantes, des cousins, une histoire, des racines… C’est le plus souvent un trésor irremplaçable » selon l’une d’elles.

Plusieurs députés, dont Patrick Hetzel, membre de la commission mixte paritaire, sont venus apporter leur soutien à l’opération et partager le constat de l’absence de consensus. Pour eux, cet échec de la commission mixte paritaire doit conduire le gouvernement à faire un choix : soit poursuivre le processus législatif en supprimant les mesures qui ne font pas consensus au sein de la société et du Parlement, soit suspendre l’examen et prendre le temps nécessaire, après la fin de l’état d’urgence sanitaire, à élaborer un projet de loi de bioéthique respectueux de l’humain et de l’éthique et qui rassemble les Français.

« En politique, il faut toujours éviter la surenchère et le passage en force, surtout sur des questions sensibles comme les sujets sociétaux telles que la bioéthique, la PMA sans père ou la GPA. Il faut aussi respecter ses engagements. Lorsque le consensus est présenté comme une condition sine qua non et qu’il n’est pas présent, il faut savoir le reconnaître. Le fait est que plus les débats avancent, plus l’opposition au projet de loi bioéthique se renforce » observe Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « S’entêter, s’obstiner, essayer de passer en force d’un côté ou respecter la démocratie de l’autre : la balle est dans le camp du gouvernement qui a l’occasion de prouver qu’il sait être à l’écoute du Parlement et des Français. A 15 mois à peine d’échéances électorales majeures, la raison devrait pouvoir l’emporter sur les passions d’une poignée de militants radicaux » conclue-t-elle.

Éthiopie : répression dans le sang et destruction d’un monastère du VIème siècle

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Le monastère de Debre Damos, vieux de plus de mille cinq cents ans, a été détruit par des bandes armées, l’un des moines aurait été assassiné. Les troupes fédérales Éthiopiennes ont combiné leurs forces avec leurs anciens ennemis Érythréens, devenus leurs nouveaux alliés, pour réprimer la volonté des habitants du Tigré, région du Nord de l’Ethiopie, de s’émanciper en partie du pouvoir central Ethiopien. Depuis trois mois, des troupes Érythréennes payées par le gouvernement éthiopien assassinent, pillent et violent la population du Tigré. 

C’est au Nord-Ouest d’Adigrat que le monastère de Debre Damos, datant du VIème siècle, a été bombardé par les forces Érythréennes qui seraient ensuite montées sur le plateau, sur lequel le monastère a été construit, pour le piller, s’emparer de ses trésors et de ses archives. Dans la ville d’Adigrat ce sont des bandits qui ont profité de la confusion régnante pour piller la mission des Missionnaires d’Afrique avec lesquels SOS Chrétiens d’Orient travaille depuis deux ans, après avoir lynché le garde et ligoté les plus vieux prêtres qui n’étaient pas parvenus à s’enfuir.  

Un des prêtres orthodoxes de la communauté des Missionnaires d’Afrique a rapporté qu’au moins un moine de Debre Damos aurait été assassiné. Il est cependant possible que l’ancienne église du monastère ait survécu aux bombardements, d’après cette même source.  

Depuis 2018, année durant laquelle les Tigréens ont perdu les rênes du pouvoir central d’Ethiopie au profit de l’Oromo Abiy Ahmed, cette ethnie se sent marginalisée par le nouveau gouvernement en place. Au mois de septembre 2020, des élections régionales ont été organisées de manière illégale par les autorités du Tigré, non pour créer un nouvel état séparatiste mais en réaction aux actions du président Abiy Ahmed qui consistaient à écarter les Tigréens du pouvoir central.  

C’est à la suite de cette action protestataire que l’armée érythréenne, dont les troupes sont payées par le gouvernement éthiopien, a marché sur les villes d’Adigrat, d’Adwa, de Wukro, où ils ont ouvert un camp militaire, et de Shire.  

Mercredi dernier, lors de manifestations dans ces villes du Tigré, vingt jeunes ont été exécutés par les forces gouvernementales éthiopiennes et érythréennes à Adwa et 10 autres ont connu le même sort à Shire, tandis qu’à Adigrat ce sont le manque de médicaments et la famine qui provoquent la mort de nombreux citadins.  

Le peuple de Tigré n’est pas au bout de ses souffrances et SOS Chrétiens d’Orient invite à prier pour que la paix et l’unité reviennent en Ethiopie. L’association poursuit son aide au travers des communautés encore présentes sur place, et sera présente dès le mois prochain dans le pays afin d’aller à la rencontre de ces chrétiens en souffrance et leur apporter le soutien nécessaire.    

Un carême à l’école de saint Joseph

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault. (Fontgombault, le 17 février 2021)

Ubi est thesaurus tuus, ibi est et cor tuum.
Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur.
Mt 6,21

Chers Frères et Sœurs,

Mes très chers Fils,

Les temps de l’Avent et du Carême, en tant que préparations aux fêtes de Noël et de Pâques, sont des temps de pénitence, il est indéniable que le Carême revêt, par rapport à l’Avent, un caractère d’austérité très particulier. Quarante jours à la fois redoutés et désirés qui débouchent dans la lumière du matin de Pâques.

Le Carême de cette année pourrait prendre une couleur particulière si nous décidions de nous mettre à l’école de saint Joseph. Le 19 mars, jour de sa fête, tombe en effet toujours en Carême, même si, parfois, la semaine sainte empêche sa célébration liturgique à cette date.

Le 8 décembre dernier, en la fête de l’Immaculée Conception, commémorant les 150 ans de la décision du bienheureux Pie IX d’invoquer saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, le Pape François a adressé aux fidèles une lettre apostolique intitulée Patris corde : Avec un cœur de père. Ce cœur de Père, c’est le cœur de saint Joseph.

« Le but de cette Lettre Apostolique, écrit le Pape, est de faire grandir l’amour envers ce grand saint, pour être poussés à implorer son intercession et pour imiter ses vertus et son élan. » (Fin de la lettre)

Alors que l’Évangile de la Messe de ce matin invite à fuir les airs hypocrites, « nous pouvons tous trouver en saint Joseph, assure le Saint-Père, l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. » Soyons assurés qu’il nous accompagnera en ces jours de pénitence. Parcourons donc cette lettre consacrée à la paternité de saint Joseph, que le Saint-Père a divisée en sept points : Père aimé, Père dans la tendresse, Père dans l’obéissance, Père dans l’accueil, Père au courage créatif, Père travailleur, Père dans l’ombre. Ces points offrent les bases pour un bon Carême.

Saint Joseph a su faire de sa vie « un service, un sacrifice au mystère de l’incarnation et à la mission rédemptrice… un don total de soi, de sa vie, de son travail. » Pour cela, il fut un père aimé. Notre vie est-elle un don de soi ?

« Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu. »

« Le Malin, poursuit le Saint-Père, nous pousse à regarder notre fragilité avec un jugement négatif. Au contraire, l’Esprit la met en lumière avec tendresse. La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Le fait de montrer du doigt et le jugement que nous utilisons à l’encontre des autres sont souvent un signe de l’incapacité à accueillir en nous notre propre faiblesse, notre propre fragilité. Seule la tendresse nous sauvera de l’œuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation, en faisant une expérience de vérité et de tendresse. » En ce temps du Carême cette dernière invitation se fait pressante.

« Joseph, ajoute le Saint-Père, nous enseigne […] qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. Parfois, nous voudrions tout contrôler, mais lui regarde toujours plus loin… » Alors que nous débutons ce temps du Carême, nous nous trouvons bien petits. Dans quelques jours, nous nous recommanderons aux secours des saints Anges. Laissons-nous conduire aussi par les trésors de la liturgie. « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » (Jo 2,12)

« Dans chaque circonstance de sa vie, écrit encore le Pape, Joseph a su prononcer son fiat, tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani… Dans la vie cachée de Nazareth, Jésus a appris à faire la volonté du Père à l’école de Joseph… » C’est le témoignage de l’obéissance, de la fidélité à la parole donnée. Où en sommes-nous de la mise en œuvre des promesses de notre baptême, de nos promesses et de nos professions ? L’accueil du plan de Dieu, quel qu’il soit, est manifeste alors que saint Joseph apprend que sa fiancée est enceinte. Le Saint-Père nous dit qu’il « accueille Marie sans fixer de conditions préalables. […] Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant, parce que nous resterons toujours otages de nos
attentes et des déceptions qui en découlent. La vie spirituelle que Joseph nous montre n’est pas un chemin qui explique, mais un chemin qui accueille… »

Comme il serait important de nous réconcilier en ces jours avec notre propre histoire ! Tant de blessures dans nos familles et nos communautés demandent à être guéries.

« Joseph, poursuit la Lettre apostolique, est l’homme [au courage créatif] par qui Dieu prend soin des commencements de l’histoire de la rédemption […]. La “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut… »

Saint Joseph offre le témoignage d’une indéfectible espérance. Alors que le monde traverse une crise sanitaire, sociale et religieuse sans précédent, il est bon de nous souvenir que tout demeure dans la main de Dieu. Sommes-nous les témoins convaincus que l’Évangile est une bonne nouvelle à offrir aussi à notre temps ? Dépensons aux affaires de Dieu notre temps et nos forces, pour proposer l’Évangile au monde.

Contemplons saint Joseph. « Son silence persistant ne contient pas de plaintes, mais toujours des gestes concrets de confiance… » Joseph apparaît comme « une ombre de l’unique Père céleste qui “ fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ˮ (Mt 5,45) ; et une ombre qui suit le Fils. »

Où était le cœur de saint Joseph ? Là où était son trésor, et son trésor, c’était le Christ, l’Enfant de la crèche devenu l’adolescent de Nazareth, le fils du charpentier ; c’était aussi Marie. En ce temps du Carême, demeurons, nous aussi, dans la proximité du Christ et de sa Mère.

Par l’aumône, le jeûne et la prière, ouvrons nos cœurs à l’attente et à la lumière du Christ ressuscité, dans une foi, une espérance et une charité renouvelées à l’école de saint Joseph.

Saint et joyeux Carême. Amen.

L’islam et la France

Les codes culturels de l’islam sont-ils en train de triompher en Europe ? Y a-t-il un sens à parler de liberté religieuse avec l’islam ? L’islam est-il en crise chez les croyants ? La conversion des musulmans est-elle possible ? Des questions stimulantes et des réponses exigeantes !

Avec les interventions de :

  • François Billot de Lochner 1’40
  • Pierre Cassen 22’30
  • Guillaume de Thieulloy 41’57
  • Abbé Guy Pagès 55’42
  • Odon Lafontaine 1.17’37

Modération : Constance Prazel

SOS Calvaires cherche des soutiens

L’association SOS Calvaires a lancé sa première levée de fonds sur la plateforme CREDOFUNDING.

L’objectif est de collecter 15 000 € pour financer leur propre atelier. Ce dernier servira à :

  • Produire des croix en grande quantité ;
  • Se constituer un stock de croix suffisant pour répondre aux demandes de restauration croissantes reçues de toute la France ;
  • Disposer d’un atelier de peinture pour restaurer les croix en fer et autres.

Quelque soit votre participation à ce beau projet, sachez que les membres de l’association prient pour tous leurs membres et bienfaiteurs après chaque pose.

Un Macron, ça ne ment jamais. La disponibilité universelle des vaccins

M.Macron a depuis longtemps, avec emphase car il aime à s’auto-conférer une aura de leader mondial, pris un positionnement humaniste pour ce qui concerne les vaccins contre le covid : ils doivent être considérés comme des biens universels, accessibles à tous.

M.Clément Beaune, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, nous a néanmoins appris  (Cnews, face à Eric Zemmour, le 5 février 2021) que

« l’Union européenne représente 4% de la population mondiale et 25% des commandes de doses de vaccin ».

Humaniste, d’accord, mais quand même, n’exagérons rien…

2 propositions de loi sur l’euthanasie au programme de l’Assemblée et du Sénat

Eric Vermeer, infirmier en soins palliatifs en Belgique depuis 30 ans, président d’un comité d’éthique et enseignant dans une école d’infirmière revient sur l’affaire Jacqueline Jencquel, cette femme qui avait annoncé son suicide assisté sur les médias pour janvier 2020, et qui a fait marche arrière. Au coeur de la problématique, dans un pays, la Belgique, où l’euthanasie est même autorisée pour les mineurs, il livre son diagnostic sur le phénomène.

Nouvelle baisse des ordinations sacerdotales

La crise n’en finit plus, comme le constate Jean-Pierre Maugendre pour Renaissance Catholique :

L’année 2020 marque un point bas jamais atteint du nombre des ordinations sacerdotales en France avec 91 prêtres français ordonnés. C’est sans doute un des renseignements les plus précieux que nous livre le site, très documenté : La Vérité des Chiffreshttp://www.laveritedeschiffres.net/. Ces 91 prêtres se répartissent entre 46 prêtres pour les diocèses et 45 rattachés à des ordres religieux ou à des fraternités sacerdotales. A ces prêtres il convient d’ajouter les 31 prêtres étrangers ordonnés en France et destinés à y rester. Soit un total de 122 prêtres ordonnés pour exercer leur apostolat en France. La méthode de calcul ici adoptée est sensiblement différente de celle utilisée par la Conférence des Evêques de France qui arrive à un total de 126 ordinations, en comptant les prêtres étrangers ordonnés en France mais destinés à retourner dans leur pays d’origine et en excluant les prêtres français ordonnés à l’étranger en particulier dans des Instituts où se célèbre la messe traditionnelle (Ecône, Gricigliano,etc.) Dans le même temps il meurt de l’ordre de 800 prêtres par an.

Pour mémoire en 1901, il y avait eu 1733 ordinations pour le clergé diocésain, et encore 646 en 1965- date de clôture du concile, à donc mettre en regard des 46 ordinations ci-dessus mentionnées. Plus que d’une crise il s’agit là d’un véritable effondrement, concrétisé par la fermeture, en 2019, des séminaires de Lille et Bordeaux. Les ordinations diaconales de 2020 permettent d’anticiper les ordinations sacerdotales de 2021 soit : 36 diocésains français- dont 10 pour Paris et Versailles- et 54 autres français dont 27 à la communauté Saint Martin et 12 selon la Forme Extraordinaire du Rite Romain.

Vers une Eglise sans prêtres ?

Affinant son analyse La vérité des Chiffres explore la situation diocèse par diocèse. Logiquement, en fonction des chiffres précédents, de nombreux diocèses doivent se préparer à une quasi extinction de leur presbyterium, cela d’autant plus que le nombre déjà faible d’ordinations est concentré sur très peu de diocèses. Essentiellement Paris, Versailles et Toulon. Cependant les situations de ces trois diocèses sont très différentes. En effet il convient de distinguer le nombre des vocations originaires d’un diocèse, qui reflètent surtout la vitalité chrétienne des familles, et le nombre d’ordinations diocésaines, qui manifestent plutôt l’attractivité de l’évêque et de son presbyterium. Ainsi sur la période 2010- 2021 les diocèses de Paris et de Versailles ont perdu, respectivement, 64 prêtres sur 147 ordinations et 84 prêtres sur 137 ordinations alors que le diocèse de Toulon dégageait un solde positif de 14 prêtres ordonnés pour le diocèse mais non originaires du diocèse.

En d’autres termes, et de manière plus directe, de nombreuses vocations issues des diocèses de Paris et Versailles fuient leur diocèse d’origine alors que certains diocèses comme Toulon ou Bayonne accueillent largement des vocations extérieures. Il est à noter que les prêtres de la communauté Saint Martin sont issus, dans l’ordre décroissant des diocèses de Paris, Versailles, Lyon, etc. Incontestablement une partie des vocations issues des familles chrétiennes de ces diocèses ne rejoignent pas le presbyterium diocésain mais la communauté Saint Martin. Enfin les ordinations selon la FERR représentent régulièrement de l’ordre de 20% des ordinations de prêtres français : 19 sur 91 en 2020.

Quel avenir ?

La Vérité des Chiffres observe ensuite que l’année 2021 devrait marquer une nouvelle baisse historique des ordinations diocésaines (36) et une année record d’ordinations pour la communauté Saint Martin (27). Ce dernier chiffre, exceptionnel, devant décroître dans les années suivantes pour se stabiliser à une dizaine d’ordinations annuelles, pour une quarantaine d’ordinations diocésaines.

Ensuite, et c’est encourageant, il apparaît de manière évidente que rien n’est écrit, que les situations ne sont jamais désespérées. Les évêques de Toulon (Mgr Rey) et Bayonne (Mgr Aillet) ont su revivifier leurs séminaires diocésains et attirer de nouvelles vocations. Ainsi Mgr Aillet a ordonné 3 prêtres français sur la période 2010-2014 et 12 sur la période 2017-2021, ayant relancé son séminaire diocésain en 2009.

Le rédacteur du site insiste, chiffres en mains sur deux éléments clés de la pédagogie vocationnelle : la vie sacramentelle des familles avec en particulier une confirmation précoce vers 6-7 ans et la reconnaissance la plus étendue possible de la célébration de la Forme Extraordinaire du Rite Romain.

Conclusion

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, aucune remise en cause majeure des principes qui ont conduit à la situation présente ne se dessinant, les tendances actuelles semblent devoir être prolongées. Soit : diminution accélérée du nombre de prêtres diocésains actifs, stagnation à un niveau très bas des ordinations diocésaines, montée en puissance et en nombre d’un jeune clergé conservateur (communauté Saint Martin, communauté de l’Emmanuel) ou traditionnel (Fraternité saint Pierre, Fraternité saint Pie X, Institut du Christ-Roi, etc.). Notons enfin qu’il ne semble pas qu’un quelconque « effet François » ait été observé dans les entrées au séminaire. Se posera demain, inéluctablement, la question de maintenir des diocèses qui ne seront plus que des structures administratives sans vie sacramentelle, par manque de prêtres et quasiment sans familles chrétiennes par défaut de sacrements. Cependant l’avenir n’appartient qu’à Dieu. Dès 1976 Paul Vigneron dans son ouvrage de référence : Les crises du clergé contemporain avait appelé, face au désastre en cours, les évêques à « essayer tout simplement et loyalement ces méthodes d’apostolat et de spiritualité que nous avions rejetées, peut-être avec témérité, voici une trentaine d’années ». Pour cela il faudrait, notait-il, « avouer enfin que nous nous sommes trompés ». Tache quasiment impossible pour de nombreux évêques tant le sacrifice de sonamour-propre-reconnaître publiquement avoir fait fausse route- répugne à la nature humaine, fut-elle surélevée par la grâce de l’épiscopat.

Les squatteurs de Toulouse et la faillite de l’Etat

De François Billot de Lochner :

Le temps médiatique file si vite que nombre d’entre nous ont peut-être déjà oublié l’affaire de squat survenue dans la petite station balnéaire de Théoule-sur-Mer, en octobre dernier. Deux retraités lyonnais s’étaient vu interdire l’accès à leur résidence secondaire par un couple de squatteurs, qui a fini par être expulsé après un tapage médiatique substantiel.

A la suite de cette affaire, qui venait après de nombreux autres cas du même genre, le gouvernement nous l’avait promis : la peur devait changer de camp, la loi devait changer, car il n’était pas possible que perdure la situation ubuesque des squatteurs tout-puissants ayant le droit pour eux. En effet, si le squat n’est pas prouvé dans les 48 heures, les occupants illicites deviennent impossibles à déloger. Il y a eu des débats à l’Assemblée, une prétendue amélioration de la loi. En fait rien n’a changé, et la loi française reste fondamentalement du côté des squatteurs toujours aussi difficilement expulsables. Le Conseil constitutionnel s’est même mis de la partie pour alléger les peines qu’ils risquaient d’encourir à la faveur du nouveau projet de loi.

Mais l’actualité n’en finit pas de rebondir, et l’affaire de Roland, 88 ans, à Toulouse, est venue en apporter la cruelle démonstration. Ce retraité souhaite vendre sa maison pour rejoindre sa femme partie en EHPAD, mais le même scénario infernal se reproduit : les squatteurs sont là, et bien là, et impossibles à déloger, car la trêve hivernale joue pour eux, et elle a été prolongée, covid oblige, jusqu’en juin. On assiste à des scènes ubuesques, où la police en est réduite à faire le guet devant la maison de Roland pour « protéger les squatteurs » et garantir la pérennité de leur installation… tandis que des groupuscules d’extrême-gauche soutiennent les squatteurs et bafouent, en toute bonne conscience, l’ordre public et piétinent la propriété privée.

Cette fois, l’affaire s’est soldée d’une bien curieuse manière : des habitants du quartier alentour se sont ligués pour mettre la pression sur les squatteurs et les forcer à lever le camp. Ils ont haussé le ton, posé leurs conditions, et de ce fait ont réussi à créer la peur, obligeant les coupables à battre en retraite. Un résultat que ni la police, ni la justice n’ont été en mesure d’obtenir, parce les autorités n’ont strictement aucun levier d’intervention dans ce type d’affaires. Pas de volonté politique, ce qui signifie, concrètement, pas de capacité d’action sur le terrain.
Devant la faillite des autorités légales, nous assistons à la mise en place d’un ordre parallèle bien décidé à se faire justice lui-même. Le phénomène n’est pas nouveau : à Sevran, il y a quelques semaines, des riverains s’organisaient pour régler leur compte aux dealers et faire respecter l’ordre pour leur famille, car la police ne se déplace plus.

Les robins des bois de Toulouse, quelles que soient leurs motivations exactes, aimeraient exporter leur expérience au-delà des frontières de l’agglomération toulousaine. Inverser la tendance, montrer qu’il est possible de faire respecter la bonne foi de gens qui ne demandent qu’à avoir la jouissance paisible de leur bien. Quelques-uns d’entre eux ont payé chèrement leur acte d’entraide, en se faisant gazer et matraquer par des individus cagoulés désireux de leur faire payer l’expulsion réussie des squatteurs.

A la suite de cet épisode ubuesque, une conclusion s’impose, sans appel : l’Etat n’a plus le monopole de la violence légitime. Il est incapable, impuissant… mais il persiste dans ses erreurs, et refuse de l’admettre. L’affaire autour de la dissolution de Génération Identitaire en est la plus belle expression. Gérald Darmanin ne supporte pas l’idée qu’une association lui rappelle ses devoirs : protéger notre pays, défendre nos frontières, comme nous l’avons toujours fait et comme nous le faisons depuis des centaines et des centaines d’années. La propriété, la sécurité et la défense du territoire sont, faut-il le rappeler, les premières conditions du « vivre-ensemble ». Tout le reste n’est que littérature ! Manifestement, les Français en ont de plus en plus conscience, et vont multiplier les opérations légitimes que la police ne veut plus effectuer.

Vie intérieure et combat spirituel

“Vie intérieure et combat spirituel” est la première vidéo de CARÊME 40, le programme de 40 jours pour réussir votre carême. Pour recevoir chaque jour du carême une vidéo sur le combat spirituel, inscrivez-vous sur www.careme40.org.

CARÊME 40 est une proposition gratuite de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier.

Première vidéo avec le père de Blignières, fondateur et supérieur de la FSVF :

C’est arrivé un 16 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l’abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l’absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L’histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l’Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu’on s’y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d’Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu’à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l’Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l’image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d’une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

« Aie confiance, j’ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d’un trésor incomparable, par toi, elle recevra d’innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L’évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s’arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire “Joie” tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d’Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d’Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l’Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l’Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l’Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l’an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d’Avignon, le 28 mai 1384 dit que “dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde”. Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d’après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d’Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

    “J’ai demandé à Notre Dame de Liesse qu’il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer.”

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d’Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplia Notre Dame de Liesse :

    “O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d’Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l’angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l’avez retrouvé, ayez pitié de moi.”

    Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l’habillait toujours en blanc en l’honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l’amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l’illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l’Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d’Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l’un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d’Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L’Eglise l’a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l’épargnait, d’aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l’âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D’auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d’un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d’être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l’Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l’Anglais envahisseur. Jeanne d’Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d’une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d’Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire “un navire d’argent pesant six vingt dix marcs”.
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d’où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l’enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s’épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d’immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue…
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L’année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l’assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l’un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l’armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l’élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d’arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d’entrer au Carmel.

«Monsieur l’Archevêque, chère fille, m’ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c’est pour Dieu seul, je ne puis m’opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n’est pas possible, partout ailleurs c’est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m’occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J’ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n’y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu’il vient de mettre au point : la décomposition de l’eau en oxygène et en hydrogène.

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s’entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d’Etat.

“Il n’y aura pas d’Etat politique fixe s’il n’y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu’on n’apprendra pas dès l’enfance s’il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l’Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines […] et sera constamment exposé aux désordres […]”.

  • le 16 février 1808 : l’armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d’un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 19 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l’encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L’offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l’allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n’est d’abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu’importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l’affaire Péchiney pour “recel de délit d’initié”.

Prière et jeûne pour la CMP sur la loi dite par dérision de “bioéthique”

Chers amis,

Demain est bien sûr le mercredi des Cendres, mais c’est aussi le jour de la commission mixte paritaire sur la loi ni bio, ni éthique. Si vous pouvez jeûner et prier à cette intention, ce serait fort utile (je rappelle que les bonnes nouvelles inattendues que nous avons reçues du sénat nous sont venues après l’invitation des évêques de France à jeûner 4 vendredi d suite). Le diable se déchaîne, ces jours-ci, mais le jeûne et la prière sont souverains pour toucher le Coeur de Notre-Seigneur.

Guillaume de Thieulloy

Vote électronique et vote anticipé : ça a bien fonctionné pour Joe Biden, Macron veut tenter sa chance !

Vous avez aimé les présidentielles américaines en 2020, vous adorerez les présidentielles en France en 2022. Plus c’est gros, plus ça passe.

Heureusement que les sénateurs LR s’en sont rendus compte :

Le projet de loi organique relatif à l’élection du président de la République est en discussion au Sénat cette semaine. Un texte essentiellement technique qui vise à actualiser la loi du 6 novembre 1962 qui fixe les règles du scrutin présidentiel.

Mais un amendement ce mardi matin semble inquiéter en particulier les élus du groupe Les Républicains. Il s’agit selon le sénateur du Gard Laurent Burgoa de l’instauration d’un vote électronique dans chaque chef-lieu de département le mercredi avant le 1er tour. “Ce projet de loi était en deuxième lecture et ne posait jusque là aucun problème particulier. Sauf que ce matin, on nous présente un amendement du Gouvernement qui prévoit un vote électronique mais en plus, un vote anticipé de quelques jours par rapport au vote dit classique le dimanche. Ce n’est pas acceptable.”

Selon le Gardois, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre de l’exécutif pour encourager le vote de l’électorat naturel d’Emmanuel Macron. “Les actifs situés dans les zones urbaines qui ont une bonne maîtrise des outils numériques. C’est encore une fois au détriment de la ruralité. On est vent debout et les débats s’annoncent animés dans les prochaines heures”, complète le militant Les Républicains.

 

La loi de bioéthique en Commission Mixte Paritaire

La Commission mixte paritaire sur le projet de loi bioéthique est convoquée demain mercredi 17 février.

Juristes pour l’enfance s’étonne que le Parlement ait dégagé le temps pour l’inscription d’une commission mixte paritaire (CMP) à son agenda alors que :

  • l’examen de nombreux textes, importants, a été reporté par le gouvernement à la fin de la crise sanitaire. Parmi eux, la réforme des retraites et la loi Grand âge et autonomie.
  • Le vote du Sénat a révélé des oppositions importantes et persistantes entre les chambres, tant sur la PMA et la filiation de l’enfant issu de la PMA que sur les expérimentations sur le vivant comme les embryons transgéniques et les chimères.
  • 70% des Français estiment que “le projet de loi bioéthique doit être suspendu” ou “maintenu en supprimant les mesures qui divisent le plus les élus” (sondage IFOP 9 et 10 février 2021).
    Le porte-parole du Gouvernement Gabriel Attal a été clair: les réformes retraites et Grand âge « restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire » (compte-rendu du Conseil des ministres 13 janvier 2021).

Juristes pour l’enfance s’unit en conséquence aux voix qui demandent au gouvernement le report qui s’impose de la Commission mixte paritaire.

Les AFC demeurent mobilisées et déterminées pour alerter les parlementaires :

  • Une tribune publiée dans La Croix le 5 février sur les chimères et leurs dangers, a été signée avec d’autres associations et personnalités.
  • Un courrier a été envoyé à chaque député et chaque sénateur pour les appeler à s’allier pour lancer un Référendum d’Initiative Partagée afin que le grave sujet des chimères animal-homme soit décidé par les Français eux-mêmes.
  • Un texte de proposition de loi leur a même été proposé.

Le processus législatif n’est pas encore terminé. En effet, les dispositions exclues par le Sénat comme l’extension de la PMA, l’autoconservation des ovocytes, le critère subjectif de “détresse psychosociale” qui aurait permis des avortements jusqu’à la naissance et l’interdiction de la création de chimères et d’embryons transgéniques, pourraient tout à fait être réintégrées par la CMP.

Si la Commission Mixte Paritaire n’arrive pas à s’entendre, le dernier mot reviendra à l’Assemblée nationale.

En ce mercredi des Cendres, nous vous invitons à jeûner et prier pour le respect de la vie.

La proposition de loi Gaillot sur l’avortement retirée de l’ordre du jour

La proposition de loi (PPL) Gaillot, qui devait passer en seconde lecture à l’Assemblée nationale jeudi 18 février, a été retirée de l’ordre du jour.

Cette PPL permettait

  • de faire passer de 12 à 14 semaines la possibilité d’avorter,
  • de supprimer la double clause de conscience
  • de faire les avortements par les sages-femmes

Les députés LR avaient déposé 470 amendements. Cette PPL devait être examinée dans le cadre d’une niche PS. Ils avaient prévu au départ l’examen de 10 propositions de loi, en commençant par celle sur l’avortement. Avec 470 amendements et des députés bien décidé à débattre, l’Assemblée allait y passer la journée et les autres propositions de loi seraient passées à la trappe. C’est pourquoi cette PPL a été retirée de l’ordre du jour.

Les députés de gauche sont furieux.

Addendum : Aurore Bergé annonce que cette PPL sera inscrite dans une niche LREM.

Après Génération Identitaire, Gérald Darmanin envisage-t-il de dissoudre le RN ?

“Quand ils ont dissous Génération identitaire, je n’ai rien dit, je n’étais pas adhérent”…

En apprenti sorcier macronien, Gérald Darmanin s’engage déjà dans une voie très dangereuse en voulant dissoudre Génération identitaire pour des raisons politiques et voilà que, désormais, il considère Marine Le Pen comme une “‘ennemie de la république“, utilisant ainsi le même terme que les islamistes :

“J’ai combattu le Front national tout au long de ma vie politique. C’est vrai qu’elle n’est pas gentille, c’est vrai que c’est une ennemie de la République, mais ça ne suffit pas ”

Soi-disant présentés comme opposés l’un à l’autre, Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti se retrouvent donc lorsqu’il s’agit de faire reculer la démocratie. voici ce que disait le garde des sceaux en 2015 :

Avec le retour des hirondelles, c’est désespérant. Marine a découvert, savez-vous quoi, que son père est un affreux raciste. On se fout de la gueule du monde. Il est raciste depuis toujours. C’est une petite entreprise qui fonctionne pas mal. Lui s’est occupé des juifs, elle s’occupe des musulmans. C’est un parti qui n’est pas républicain, il a été condamné 19 fois (…) je pense qu’il faut l’interdire, oui. Mais c’est compliqué parce qu’après, il y a reconstitution de ligue dissoute, vous savez…

Nous conseillons donc à ceux qui doutent de la dictature en marche de lire ce célèbre poème écrit par un pasteur interné à Dachau

 

La stratégie de langage d’Emmanuel Macron

Arnaud Upinsky, auteur du livre 2+2=5: De nouvelles mathématiques pour une nouvelle société, répond aux questions de Richard Boutry sur France Soir. Il décrypte la stratégie d’action d’Emmanuel Macron et donne des pistes de combat en s’attaquant directement à Macron (et pas au virus) et à sa stratégie de langage (pratique systématique du mensonge comme communication politique).

La Francophonie auprès de la jeunesse d’Erevan

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER :

De l’ambassadeur de France, au recteur de l’université Française en Arménie et au proviseur du lycée Anatole France, en passant par l’archevêque de l’Eglise catholique arménienne, la Francophonie est bien présente dans cette capitale peuplée d’un million d’habitants. Dans un pays martyr sorti tout juste de la guerre contre l’Azerbaïdjan, la Francophonie y joue un rôle clef.

Comme chaque année, au mois de mars, la saison de la Francophonie s’ouvre en Arménie. Elle devrait s’étaler sur plusieurs jours. Ce n’est pas seulement la langue française qui y sera célébrée, c’est, aussi, les arts et la culture, les projets francophones qui vont rayonner. Dans ce petit pays de 3 millions d’habitants, à majorité chrétienne, le drapeau bleu-blanc-rouge flotte à côté du rouge-bleu-jaune arménien (de haut en bas). Montagneux, il est situé dans le Caucase, en Asie Mineure, entre la Turquie à l’ouest et l’Azerbaïdjan à l’est, la Georgie, au nord, et, l’Iran au sud. A Erevan, sa capitale, non loin de la place de la République se situe l’Ambassade de France. Sur cette place, pendant quelques semaines, des milliers de manifestants s’étaient donnés rendez-vous, le soir même de l’annonce du cessez-le-feu définitif, le 10 novembre dernier, pour dénoncer la « lâcheté du gouvernement et sa capitulation », comme nous le confie Tigran, un jeune étudiant qui déplore la mort de ses amis tombés au champ d’honneur, près de Souchi, en Artsakh, la République auto-proclamée du Haut-Karabakh. Dans son joli salon aux décorations épurées, Jonathan Lacôte représente les intérêts de la France en Arménie. Nommé ambassadeur de France en Arménie, en octobre 2017, il est très aguerri sur les sujets de la francophonie, et, suit au plus près, en allant sur le terrain, les enjeux stratégiques et diplomatiques. Il était présent lors du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Erevan en octobre 2018.

Le 17è Sommet de la Francophonie

Il se souvient comme si c’était hier de ce sommet qui a vu, pour la première fois, défiler en Arménie près de 80 délégations étrangères.

« Une partie de l’Afrique était là. C’est la première fois que l’on pouvait voir le pavillon du Rwanda, celui de la Côte d’Ivoire, du Sénégal. Il y a un vrai potentiel autour de la Francophonie. Nous n’avons pas les chiffres exacts, mais il n’est pas faux de dire qu’il y a entre 7 et 10% de la population qui est francophone. La France va, d’ailleurs, multiplier ses appuis autour de la Francophonie en Arménie. Il n’y a pas encore de centre culturel français en Arménie, mais nos services y travaillent. »

Jonathan Lacôte rappelle une réalité que l’on tendance à oublier :

« L’Arménie n’a obtenu son indépendance qu’en septembre 1991. Avec la chute de l’Union Soviétique, le pays était livré à lui-même. Et, il y a eu pendant une trentaine d’années beaucoup de corruption. Pendant cette période, le pays a perdu près d’1/3, un million de sa population. »

Depuis sa révolution de velours de 2018, l’Arménie semble revivre. Elle revit grâce à la Francophonie, une langue et une culture partagées par plus de 80 pays. Lors de ce sommet, Emmanuel Macron avait fait le déplacement et avait rendu hommage à Charles Aznavour, qui s’était éteint quelques jours avant, et, dont il avait célébré les obsèques nationales aux Invalides. A l’adresse de la jeunesse, il avait déclaré :

« la Francophonie doit reconquérir la jeunesse. Elle doit redevenir un projet d’avenir plein et entier. Oui, notre organisation doit s’adresser d’abord à la jeunesse. On nous a parfois reprochés d’être trop institutionnels. C’est souvent injuste, mais pas toujours infondé. Notre organisation doit renouer avec nos populations, s’adresser à elles, faire la preuve auprès d’elles de ce qu’elle apporte. La population de l’espace francophone est jeune, ne l’oublions pas, de lui proposer un avenir par l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, l’engagement dans la cité, la culture, c’est notre défi principal. »

Le lycée Anatole France

Entouré du drapeau arménien et français, Adel Chekir travaille sur un dossier qui lui tient à cœur, et, qui va contribuer à cette « reconquête » de la jeunesse : les plans du nouvel établissement du lycée Anatole France d’Erevan, ouvert depuis 2007. Situé près d’anciens entrepôts délabrés, l’établissement actuel dénote. Il fait penser à ces écoles du Bronx, aux Etats-Unis, où l’on n’ose pas s’aventurer. Pourtant l’endroit y est paisible A l’intérieur, de part et d’autre d’un couloir de près de 150 mètres sont organisées les classes des 250 élèves. Passionné par son métier, il fait visiter l’ensemble des classes qui regroupent aussi bien des élèves du primaire, que du collège et du lycée. Il faut dire que ce proviseur qui porte un costume bleu avec cravate sur fond de chemise blanche est un « ambassadeur de l’Education Nationale », comme certains le dénomme.

« Avec mon épouse, Nathalie, nous avons commencé notre carrière dans l’Education Nationale. J’étais professeur des écoles, puis, j’ai accédé, rapidement, aux fonctions de directeur d’école primaire, et, depuis 10 ans, aux fonctions de direction d’établissement du second degré. »

Il s’arrête dans une classe de maternelle et s’assoit au milieu d’une dizaine d’enfants, en entonnant une chansonnette. Les enfants rient aux éclats. Il est comme un poisson dans l’eau. A 56 ans, sa carrière est incroyable.

« J’ai dirigé les écoles des lycées français du Koweït et de Roumanie, et un lycée à Casablanca. J’ai accepté de venir en Arménie pour développer un établissement scolaire qui propose tous les enseignements (de la maternelle à la classe de terminale). J’aime ce que je fais, j’aime les gens. 50% de nos élèves sont arméniens, 30% sont français et le reste représente 13 nationalités différentes. Pour moi, la Francophonie, c’est, d’abord, aimer la langue et la culture française. Je suis arrivé, ici, en 2019. A ma petite échelle, j’y représente modestement la France et sa richesse dans l’enseignement. »

Enthousiaste, il ne cache pas que la fin d’année 2020 a été difficile :

« Avec nos 55 collaborateurs, nous avons affronté l’épreuve de la guerre dans le Haut-Karabakh et la crise sanitaire. Nous sommes, d’ailleurs, passé d’une situation déprimante à une situation dynamique et positive. Nous avons proposé d’accueillir gratuitement 13 enfants de familles déplacées. Pour moi, c’est cela, aussi, la Francophonie : développer le sens de l’accueil. »

L’UFAR

L’Université Française en Arménie est, également, un acteur important et incontournable de la réussite de la Francophonie en Arménie. Comme l’explique son nouveau recteur, Bertrand Venard, arrivé en septembre dernier.

« Je suis arrivé juste avant le conflit. Cette guerre a été un véritable carnage. 20 étudiants de l’université se sont portés volontaires pour défendre l’Artsakh, et, 9 sont morts. Nous avons, aussi, à déplorer la disparition de l’un d’entre-eux. »

Entier, il est en pleine rénovation de son établissement, qui accueille toutes années confondues près de 1500 étudiants. Une centaine de collaborateurs y travaillent. Il est conscient de son rôle :

« nous sommes un établissement de droit arménien, et, nous sommes classés parmi les 3 premières universités. Auparavant, je vivais en Grande-Bretagne, à Oxford. Venir ici, dans ce pays martyr, est un projet éthique. Je suis arrivé avec une vision très positive. Les Arméniens ont une vraie force intérieure, ils ne se plaignent pas. Il y a, ici, beaucoup de résilience. »

Au sujet de la Francophonie, il a été agréablement surpris :

« Notre université produit en quelque sorte de la Francophonie. Puisque 92% des étudiants qui s’inscrivent ne parlent pas le français. Ils l’apprennent en même temps et suivent leurs cours de mathématiques, d’informatique, de droit, de marketing ou de finance. »

Ce qui est inédit, c’est qu’ici à Erevan, à 5h00 de vol de Paris, la professionnalisation tant décriée en France est très appréciée. « Nous sommes très forts dans le domaine de la professionnalisation, confie-t-il ». Catholique, Bertrand Venard résume sa mission en quelques mots : « faire rayonner l’excellence française, et, la Francophonie, par le don de soi ». Il quitte son bureau et présente ému les portraits des étudiants-soldats morts sur le front de l’Arsakh. Il fait visiter le futur amphithéâtre en pleins travaux. Il parle du plan de réintégration des étudiants-soldats survivants et traumatisés par la guerre. Ce plan leur offre la possibilité de continuer gratuitement leurs études et d’être accompagnés par des psychologues pour soigner leurs traumatismes. Il est totalement financé par une entreprise franco-arménienne : AMUNDI-ACBA, ACBA Banque, l’UGAB, et le bienfaiteur franco-arménien Monsieur Raymond Yezeguelian. C’est cela, aussi, la Francophonie.

Mgr Raphaël Minassian, l’histoire et la religion

Pour l’archevêque des Arméniens catholiques d’Europe de l’est,

« la Francophonie en Arménie est liée à la longue amitié entre nos pays. Lorsque nous sommes devenus chrétiens en 301, il y a eu beaucoup de martyrs. Et, à un moment nos deux pays se sont rapprochés. Nous n’avions rien de commun, nos pays étant si éloignés géographiquement, mais nous avions la même foi. Le sang des martyrs coulait sur nos deux terres. Notre amitié s’est renforcée à plusieurs moments dans l’histoire. »

Dès le 6è siècle, l’évêque Grégoire de Tours raconte qu’un évêque arménien, Siméon, lui a demandé l’hospitalité, pourchassé par les Perses. Plus tard, lors des Croisades, les alliances se multiplient. Dans la Basilique de Saint-Denis, proche de Paris, il est possible de voir la tombe du dernier roi français d’Arménie, Léon V de Lusignan. Louis XIV, à son tour, renforcera les liens avec l’Arménie, sur le plan culturel cette fois. Lors de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens se battent auprès des Français. Puis, le génocide de 1915-1920 va irrémédiablement souder les deux peuples. La France sera la première à dénoncer le génocide.

« Lorsque le pape François est venu en pèlerin, en juin 2016, raconte Mgr Minassian, il a dénoncé le génocide. Avec la guerre pour sauver l’Artsakh, en 2020, le génocide continue. »

En repartant, il croise des jeunes volontaires de l’Oeuvre d’Orient et de SOS Chrétiens d’Orient. Certains donnent gratuitement des cours de Français. C’est cela aussi la Francophonie !

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

De moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement : alors ils veulent les forcer

Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur de l’ECLJ et auteur d’Objection de conscience et droits de l’homme, (Téqui, 2020), dénonce dans Valeurs Actuelles la suppression de la clause de conscience par une proposition de loi qui revient le 18 février à l’Assemblée nationale :

Quelques députés écologistes et socialistes, engagés au soutien de l’avortement, ont entrepris de supprimer la clause de conscience à l’IVG. La proposition de loi sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 18 février, après avoir été rejetée par le Sénat le 20 janvier. Depuis la loi Veil, cette clause garantit aux médecins, sages-femmes, infirmiers et auxiliaires médicaux, le droit de refuser de concourir à une interruption de grossesse. Elle bénéficie aussi aux établissements de santé privés, sauf lorsqu’ils sont associés au service public hospitalier.

Ce projet rencontre l’opposition des médecins, en particulier du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui ont chacun rappelé leur attachement au maintien de cette clause de conscience. De même, dans son avis du 8 décembre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a estimé que « la clause de conscience spécifique souligne la singularité de l’acte médical que représente l’IVG. » et se déclare favorable à son maintien.

Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend donc à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.

La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.

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A l’appui de la demande de suppression de la clause de conscience, les députés invoquent l’existence d’une « clause de conscience générale », de droit commun, dont bénéficierait déjà tous les médecins. Il ne s’agirait donc, selon ces députés, que de supprimer un doublon de cette clause, doublon inutile et stigmatisant, car il n’existerait que pour l’avortement.

Une telle affirmation est fausse à plusieurs égards. D’abord parce que les pratiques de la stérilisation contraceptive et de la recherche sur l’embryon humain bénéficient aussi d’une telle clause de conscience expresse. En outre, il ne faut pas être naïf : la suppression de la clause de conscience a pour but de réduire le droit à l’objection.

Ce que les députés désignent de « clause de conscience générale » vise en fait le droit, pour un médecin, une sage-femme et un infirmier, « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles », « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité ». De tels refus de soin résultent en général d’une impossibilité matérielle pour le praticien de réaliser l’acte demandé, en raison par exemple de son manque de temps, de matériel ou de qualification. C’est là un aspect du caractère libéral de l’exercice de la médecine.

Certes, un médecin objecteur pourrait invoquer son droit au refus de soins pour ne pas pratiquer un avortement, mais ce refus n’aurait plus la force de la clause de conscience, et exposerait potentiellement les praticiens à des poursuites.

En effet, le refus de soins constitue moins un droit qu’une exception à une obligation de soins, car il n’est possible qu’en présence « d’une exigence personnelle ou professionnelle essentielle et déterminante de la qualité, de la sécurité ou de l’efficacité des soins » (article L.1110-3 du code de la santé publique). À défaut de remplir ces conditions, le praticien peut être condamné pour « discrimination dans l’accès à la prévention ou aux soins ». Nous sommes loin d’un droit à l’objection. Les objecteurs devront donc se justifier, au cas par cas, et s’exposeront à des poursuites disciplinaires et judiciaires dont les modalités ont d’ailleurs déjà été facilitées par la loi du 26 janvier 2016 qui prévoit l’intervention dans ce contentieux des associations d’usagers, du Défenseur des droits, de la Fédération des acteurs de santé ou encore des Autorités régionales de santé (ARS). Autant dire que les praticiens objecteurs risquent fort d’être harcelés.

La sénatrice Laurence Rossignol explique d’ailleurs, dans son rapport au nom de la commission des affaires sociales, qu’un « professionnel de santé qui refuse la délivrance d’un contraceptif en urgence » – c’est-à-dire d’une pilule du lendemain potentiellement abortive – « méconnaît ses obligations professionnelles et peut être sanctionné à ce titre dans le cadre du dispositif de sanction des refus de soins. » On ne voit pas pourquoi, dès lors, le refus de soin serait acceptable s’agissant des avortements médicamenteux. Il y a, dans l’argumentation des initiateurs de cette proposition, une grande hypocrisie.

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Webinaire du mardi 16 février sur “Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?”

Le webinaire du mardi 16 février, prévu de 20h à 20h45, portera sur le thème

“Embryons chimériques et transgéniques, gamètes artificiels : un avenir radieux pour l’humanité ?”

et sera assuré par Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus.

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