En bref
Près d’Arles, le monastère bénédictin de Bouchaud vit une vocation particulière : accueillir des moines porteurs de handicaps physiques ou psychiques. Accompagner chaque moine fragile demande une organisation particulière : personnel médical proche, aménagement des espaces de vie, etc.
Le handicap est au cœur du paradoxe de la communauté : la fragilité des moines impose une adaptation constante, tout en rapprochant les frères bénédictins du Christ, selon le mot de l’épître : “Ma grâce te suffit, car Ma puissance s’accomplit dans ta faiblesse” (2 Co 12:9)
Aujourd’hui, les moines de Bouchaud font face à de nouveaux enjeux : pour pouvoir continuer à accueillir chaque frère fragile, il faut transformer profondément le monastère. Cette mutation pèse lourd sur les épaules de la communauté.
La congrégation Notre-Dame d’Espérance
Fondée le 1er octobre 1966 par le Père Henri Guilluy, moine de l’Abbaye de Wisques, la congrégation bénédictine Notre-Dame d’Espérance est aujourd’hui déployée sur six sites en France.
Née de l’intuition que vie contemplative et fragilité peuvent se rejoindre, la congrégation accueille des moines porteurs de handicaps physiques ou mentaux. Elle répond ainsi à un appel unique : laisser la Grâce de Dieu transformer la faiblesse en force.
Comment accueillir le handicap au monastère ?
Bien que la congrégation compte déjà six monastères et 60 ans d’existence, accueillir des moines porteurs de handicap reste un défi à relever. Le vieillissement des moines a ajouté une difficulté supplémentaire, et il est devenu urgent de repenser l’organisation des monastères. L’objectif : continuer à accompagner dignement chaque frère, et lui permettre de vivre sa vocation jusqu’au bout sans devoir quitter sa communauté.
Le modèle de Rennes
Le monastère de Rennes, l’un des sites de la congrégation, a montré l’exemple en installant une structure médico-sociale robuste pour accompagner les quinze moines avec dignité et pragmatisme.
Aujourd’hui, c’est celui de Bouchaud, près d’Arles, qui s’apprête à lui emboîter le pas, ce qui nécessite la mise en place de travaux importants.
Des travaux pour un bâtiment historique
Dans le magnifique mas provençal du XVIIè siècle où vivent les moines de Bouchaud, la transformation des lieux répond à plusieurs enjeux.
- Construire 5 ensembles chambre-salle de bain médicalisées pour que les frères puissent rester au monastère et accueillir 20 moines en tout.
- Sauver les bâtiments historiques : électricité, isolation, rénovation.
- Continuer à accueillir les retraitants et les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, puisque le monastère est une étape de la célèbre voie d’Arles.
Un grand appel à dons
Séparés en plusieurs phases répondant à chacun de ces enjeux, les travaux pèsent lourd sur les épaules de la communauté. Les moines de Bouchaud lance donc un appel aux dons pour financer les cellules médicalisées des moines fragiles.
Les premiers dons ont déjà permis d’atteindre le deuxième palier de la campagne de financement participatif. Chaque don (défiscalisé) permet très concrètement aux moines porteurs de handicap de rester là où Dieu les a placé : avec leurs frères, au monastère.
Pour en savoir plus et soutenir la campagne : https://www.credofunding.fr/fr/monastere-de-bouchaud
