Commission mixte paritaire sur la loi “bioéthique” le 17 février
À l’initiative de Patrick Hetzel, député LR du Bas-Rhin, les présidents des groupes LR à l’Assemblée et au Sénat, Damien Abad et Bruno Retailleau, ainsi que 77 autres parlementaires LR, ont signé une tribune dans Le Figaro Vox concernant la la loi bioéthique :
Les 2 et 3 février derniers, en seconde lecture, le Sénat a profondément amendé le projet de loi bioéthique tel qu’il avait été voté par l’Assemblée nationale l’été dernier. Une commission mixte paritaire (réunissant sept députés et sept sénateurs s’efforçant de parvenir à un compromis sur les dispositions du texte où un désaccord persiste entre les deux assemblées, NDLR) a aussitôt été convoquée par le premier ministre ; elle devrait se tenir le mercredi 17 février.
Dans ce contexte, les Français ont le droit de savoir que le projet voté par l’Assemblée nationale ne porte pas simplement sur une question technique liée à la PMA, mais qu’il réalise aussi une réforme générale de la filiation.
En effet, le projet de l’Assemblée crée un nouveau mode d’établissement de la filiation fondé sur une déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant notaire. Cette démarche, qui vaut reconnaissance de l’enfant qui sera conçu par PMA avec donneur de sperme, permet aux déclarantes d’être inscrites comme mères sur l’acte de naissance de l’enfant.
Pour éviter de toucher ainsi à la filiation de droit commun, les sénateurs avaient modifié le texte de l’Assemblée et placé la question de la filiation de l’enfant à l’égard de la seconde femme sur le terrain de l’adoption: la femme ayant mis l’enfant au monde était reconnue comme mère en raison de l’accouchement, suivant l’adage «Mater semper certa est», sa conjointe pouvant adopter l’enfant.
L’Assemblée nationale n’ayant pas tenu compte en seconde lecture de ces corrections de sagesse apportées par la Haute Chambre, le Sénat a revu l’article 4 du projet de loi en seconde lecture, réitérant ainsi son refus d’une réforme de la filiation qui n’était ni justifiée ni connue des Français.
Les Français ont, en outre, le droit de savoir que, sur les questions proprement bioéthiques, le projet envisage la création d’embryons génétiquement modifiés, de chimères homme-animal et de gamètes artificiels. La disposition actuelle de notre droit selon laquelle «la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite» est tout simplement supprimée.
Certes, à ce stade, le projet ne prévoit pas la possibilité d’implanter in utero des embryons humains génétiquement modifiés et donc de transmettre un patrimoine génétique modifié à la descendance des intéressés. Mais, une fois ouverte la phase d’expérimentation et d’apprentissage, la suite serait nécessairement la naissance d’êtres humains modifiés en vue de faire naître des enfants indemnes des maladies visées. Les deux petites jumelles chinoises, génétiquement modifiées à l’état embryonnaire en vue de les rendre résistantes au VIH, nées en 2018, témoignent tristement de cette issue fatale.
Les embryons chimères, eux, seraient autorisés sous la forme animal-homme: la loi autoriserait l’adjonction de cellules embryonnaires humaines à l’embryon animal, sous prétexte de parvenir à développer des organes humains dans l’embryon puis le fœtus animal. Mais à quel prix? Quel monde voulons-nous pour demain? Jusqu’où irons-nous après-demain?
Quant aux gamètes, des scientifiques voudraient pouvoir en fabriquer à partir de cellules iPS, c’est-à-dire de cellules reprogrammées. Ils pourraient par exemple utiliser des cellules de peau et les «reprogrammer».
L’humanité découvre chaque jour un peu plus l’appauvrissement de la biodiversité causé par le recours sans discernement à toutes les techniques disponibles sur le seul critère de leur rentabilité. Alors que le principe de précaution s’applique constitutionnellement à la santé, n’est-il pas grand temps de le mettre en œuvre aussi pour l’être humain afin que les mêmes erreurs n’aient pas les mêmes effets, cette fois-ci sur l’espèce humaine?
La loi grand âge et autonomie, la réforme des retraites et bien d’autres textes ont été reportés à la fin de l’état d’urgence sanitaire: comme l’a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ces deux réformes, retraites et grand âge, «restent évidemment à l’agenda de ce quinquennat dès lors que la situation sanitaire nous permettra de les reprendre. Je pense que les Français comprennent bien que, aujourd’hui notre boussole, c’est évidemment la gestion de cette crise sanitaire» (compte rendu du Conseil des ministres du 13 janvier 2021).
Comment les Français pourraient-ils dès lors comprendre que le Parlement trouve encore le moyen de continuer à débattre du projet de loi bioéthique, jusqu’à réunir une commission mixte paritaire en raison des divergences majeures entre les deux chambres?
Nous, députés et sénateurs de la République française, demandons en conséquence au gouvernement le report de la commission mixte paritaire à la fin de l’état d’urgence sanitaire.
Une telle réforme ne peut être imposée dans les conditions actuelles, alors que les Français ne sont pas suffisamment informés et que l’ensemble du texte suscite une vive opposition entre les chambres du Parlement.
Islam-islamisme : les réponses affligeantes de Darmanin
Bernard Antony commente l’entretien donné par le ministre de l’Intérieur dans Valeurs Actuelles :
Je n’ai pas l’humeur de commenter ici le face à face de Marine Le Pen et de Gérald Darmanin de vendredi dernier ; à l’évidence par trop biaisé par des calculs de « marketing » politicien et sans qu’aient été abordées vraiment les questions de fond sur l’islam en France.
En revanche j’ai lu avec attention le long entretien dans Valeurs Actuelles de trois journalistes de cet hebdomadaire avec le ministre et titré « Darmanin au défi de l’islam ». Les questions sont pertinentes, les réponses au mieux décevantes et même, pour une question essentielle, accablante.
Darmanin formule globalement des lieux communs de « l’islamiquement correct » et des considérations politiciennes sur l’immigration sans proposer des solutions crédibles.
Mais l‘accablant, c’est que, manifestement, soit il ne comprend pas, soit il fait semblant de ne pas comprendre la question fondamentale sur la loi morale naturelle, l’autre nom de la loi de Dieu – ou des dieux. Manifestement, la tragédie d’Antigone, un des legs de la culture grecque, n’a pas nourri sa réflexion, pas plus que la phrase du Christ sur ce qu’il faut rendre à César et ce qu’il faut rendre à Dieu. Darmanin se place en effet dans la continuité de l’affligeante réflexion chiraquienne selon laquelle « il ne peut y avoir de lois au-dessus des lois de la République ».
Ce qui est l’affirmation commune à tous les régimes totalitaires pour la justification de lois de circonstances ne respectant pas la loi morale naturelle (à ne pas confondre avec les lois particulières des religions).
Ainsi, les nombreux préceptes de la charia islamique ne sont-ils pas tous en harmonie avec la loi naturelle et sont-ils même souvent en opposition. Ainsi des châtiments et des lois du mariage.
En revanche, les lois républicaines (les lois de « César ») de banalisation de l’avortement sont-elles en rupture avec la loi de Dieu, avec la loi de la conscience morale naturelle du « tu ne tueras pas ».
C’est Antigone qui respecte la loi morale et divine inscrite en sa conscience en voulant donner une sépulture digne à son frère. C’est le tyran Créon qui viole la loi morale en édictant une loi d’interdiction.
Le Procureur Christophe Amunzateguy explose le point Godwin
Christophe Amunzateguy est Procureur de la République au tribunal judiciaire de Saint-Gaudens. Auteur d’une thèse sur la “proximité en droit judiciaire” soutenue en 2007 à l’université de Nantes, ce docteur en droit fait ses premiers pas à l’école de la magistrature à Bordeaux…
En 2009, il débute sa carrière en tant que substitut du procureur à Chalons en Champagne suivi d’une promotion à Lille en 2011. Nommé secrétaire général du parquet à Lille, il poursuit sa carrière à Nancy en 2016, il est promu le 18 mars 2020 à Saint-Gaudens.
Hier, il a annoncé, dans le cadre de l’enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » ouverte après l’opération de Génération identitaire dans les Pyrénées :
« J’ai saisi la division de lutte contre les crimes de haine de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) qui travaillera en cosaisine avec la brigade de recherche de gendarmerie de Saint-Gaudens ».
Un nouveau tremblement de terre en Arménie
De notre envoyé spécial Antoine BORDIER :
Souvenez-vous, une grande partie de la diaspora s’était rendue au chevet de l’Arménie frappée en plein cœur par un séisme de magnitude 6,9. Dans le nord du pays, la région de Spitak était dévastée. C’était le 7 décembre 1988. Samedi dernier, il est 15h30 lorsqu’un nouveau séisme de moindre importance frappe Erevan, la capitale.
Cette fois-ci les dégâts sont peu nombreux. Et, surtout, il n’y a pas eu de victimes répertoriées, selon le ministère arménien de la Santé. Le ministère a rapporté que trois personnes ont été légèrement blessées « en raison de la panique provoquée par le tremblement de terre ». En 1988, plus de 25 000 victimes avaient été dénombrées. Le tremblement de terre a eu, cette fois-ci, une magnitude de 4,7 et « son épicentre est situé à 8 kilomètres au sud-est de la capitale », a expliqué l’agence nationale de protection sismique. Elle a indiqué que des secousses ont également été ressenties dans cinq des dix provinces du pays. Le ministère des situations d’urgence a déclaré avoir enregistré 46 répliques et a demandé à la population de rester dehors. Dans une autre déclaration publiée dans la soirée, le ministère a invité la population à rentrer chez elle. Pour lui, « la probabilité d’un puissant tremblement de terre est faible ». Dans la capitale, autour de la place de la République, près de l’ambassade de France, rien ne semble indiquer la présence de dégâts matériels. Le séisme ne semble avoir causé aucun dommage matériel grave. Dans le nord, Simon, un jeune volontaire français de l’Oeuvre d’Orient a ressenti la secousse : « cela m’a fait peur, car, elle était très forte et très bruyante. Je suis sorti tout de suite. C’est la première fois que je suis confronté à un séisme. »
Le 7 décembre 1988
L’Arménie qui se situe en Asie Mineure, dans le Caucase, avec au nord la Georgie, au sud l’Iran, à l’ouest la Turquie et à l’est l’Azerbaïdjan, est située dans une zone sismique active et les tremblements de terre y sont quasi-quotidiens. Le 7 décembre 1988, il est 11h41 lorsqu’en moins de 10 secondes, dans le nord-ouest du pays, à Spitak, une faille d’une vingtaine de km s’ouvre. En 30 secondes la ville de 17 000 habitants est détruite, ainsi qu’une soixantaine de villages. Plus de 300 villages des environs seront touchés. Officiellement, ce séisme de magnitude 6,9 sur l’échelle de Richter, a fait entre 25 000 et 30 000 morts, plus de 15 000 blessés et plus de 500 000 sans-abris. Une grande partie de la diaspora arménienne se rend alors à son chevet, accompagnée des ONG humanitaires. En France, c’est Charles Aznavour qui entraîne la diaspora francophone. Avec d’autres artistes, il enregistre la chanson Pour toi Arménie. Il s’y rendra plus tard, le 4 février 1989. Près de 33 ans plus tard, de nouveaux séismes importants de terre frappent l’Arménie. En moins d’un mois, c’est le troisième tremblement de terre d’importance, qui dépasse la magnitude de 4. Selon le ministère 80% du territoire arménien est concerné par le risque sismique. Ce petit pays martyr frappé par les séismes, les guerres et le génocide, ilot chrétien entouré par la Turquie et l’Azerbaïdjan, reste debout, malgré tout.
Zemmour : “La dissolution de Génération Identitaire est un scandale politique. On veut criminaliser la critique de l’immigration.”
Eric Zemmour revient sur la déclaration de la défenseur des droits, qui propose qu’il y ait des zones sans contrôle d’identité. Il s’agit de zones de non-droit, où nous ne sommes plus en France.
Puis il aborde le projet de dissolution de Génération Identitaire.
C’est arrivé un 15 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 15 février: saints du jour français ou en France.
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Ste Géorgie, vierge en Auvergne († Ve ou VIe s.)
- St Quinide, évêque à Vaison-la-Romaine († v. 578)
- St Claude La Colombière, prêtre s.j. (1641-1682)
Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d’Ozon dans le Dauphiné.
Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.
Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d’observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.
En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal : « Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ». Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.
Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage.
Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.
Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.
La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII instituera la fête du Sacré-Cœur.
Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :
- Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
- Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
- Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
- Lettres spirituelles, Lyon, 1715.
Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :
- Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
- Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
- Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection ‘Christus’, Paris, 1962
Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II.
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le 15 février 1113 : l’ordre des Hospitaliers est reconnu.
Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, l’ordre est reconnu en tant que tel par le Pape Pascal II sous l’appellation de : «Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ». Il le place sous la protection du Saint-Siège.
À l’origine, ce n’est qu’un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait la gestion de l’établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Les chevaliers occupent, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse près de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l’ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s’empareront de l’île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de “chevaliers de Rhodes”. Lorsque Charles Quint leur fera don de l’île de Malte, ils prendront le nom qu’on leur donne aujourd’hui de “chevaliers de Malte”.
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le 15 février 1145 : décès du pape Lucius II.
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le 15 février 1288 : élection du pape Nicolas IV.
Nicolas IV, Girolamo Masci, naît à Lisciano vers 1230, il est élu pape, de 1288 à 1292, suite à un conclave qui dure 12 mois, ce qui en fait le quatrième plus long à avoir été tenu.
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le 15 février 1575 : mariage, dans la cathédrale de Reims, du Roi de France Henri III et de Louise de Lorraine.
Le Roi Henri III épouse Louise de Vaudémont, issue d’une branche cadette de la maison de Lorraine, à Reims.
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le 15 février 1625 : Champlain est confirmé comme lieutenant du vice-roi de Nouvelle-France, Lévis, avec son beau-frère comme second, Boullé.
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le 15 février 1682 : décès terrestre et naissance au Ciel de Saint Claude de La Colombière.
Claude La Colombière entre dans la Compagnie de Jésus en 1658. Après son ordination, en 1669, il se consacre à l’enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aide efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur.
En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.
« Mon fidèle serviteur et parfait ami ».
C’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :
«Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs».
Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d’York, à la suite de diverses calomnies, il y est condamné à la prison et à l’exil. Il meurt à l’âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial. Béatifié par Pie XI en 1929, Jean-Paul II le canonise le 31 mai 1992. Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682, il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.
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le 15 février 1710 : naissance de Louis XV.
Troisième fils du duc Louis de Bourgogne et de Marie-Adélaïde de Savoie, Louis de France, voit le jour à Versailles. Arrière-petit-fils de Louis XIV, il monte sur le trône de France à l’âge de 5 ans. La régence est alors assurée jusqu’en 1723 par Philippe d’Orléans.
Conformément à la coutume, il est élevé jusqu’à ses sept ans par une femme, la gouvernante des Enfants de France, qui est, depuis 1704, la duchesse de Ventadour. Le 14 avril 1711, il perd son grand-père, le Grand Dauphin, puis en février 1712, ses deux parents, sa mère et le Petit Dauphin son père. En mars 1712, son frère, le duc de Bretagne, maintenant Dauphin en titre, et lui contractent la même maladie, une forme de rougeole. Les médecins s’acharnent sur le frère aîné, il meurt le 8 mars. Le duc d’Anjou est sauvé par sa gouvernante. À deux ans, le duc d’Anjou devient le nouveau Dauphin. A la mort du Duc de Berry, l’oncle de Louis XV victime d’un accident de cheval, le 5 mai 1714, le vieux Roi Louis XIV, encore patriarche d’une nombreuse lignée prometteuse, peu de temps avant, soupire :
“Voilà tout ce qu’il me reste de ma famille”.
C’est-à-dire son arrière-petit fils ! Louis XV est sacré le 25 octobre 1722. Voir la chronique du 1er septembre.
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le 15 février 1714 : Louis XIV force le Parlement à enregistrer la bulle Unigenitus.
Le Roi entend lutter contre les hérésies qui sortent des écrits jansénistes. Cette bulle condamne 101 propositions tirées du livre du père Pasquier Quesnel paru en 1708 : Réflexions morales sur le Nouveau Testament, livre qui trouve un écho favorable dans une église de France très touchée par les erreurs gallicanes et jansénistes. Le cardinal de Fleury devra déposer, en 1727, monseigneur Soanen, évêque de Senez pour imposer l’autorité du Pape. Cette sanction calmera le cardinal de Noailles, évêque de Paris, entre autres princes de l’Eglise, acquis aux erreurs jansénistes. En 1730 une déclaration royale fait de cette bulle papale une loi d’Eglise et d’Etat.
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le 15 février 1723 : Louis XV est déclaré majeur, fin de la régence.
Le 1er septembre 1715 meurt Louis XIV ; 6 mois après la majorité de Louis XV, le cardinal Dubois, premier ministre meurt, suivi par le Régent, le duc d’Orléans et neveu de Louis XIV peu de temps après. Le jeune Roi commence donc son règne dans des conditions très particulières.
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le 15 février 1775 : début du pontificat de Pie VI.
Giannangelo Braschi est élu pape à l’âge de 58 ans sous le nom de Pie VI. Au cours de son pontificat, il doit faire face à la politique anticléricale autrichienne et surtout à la haine anti catholique de la révolution française avec :
– la nationalisation des biens du clergé.
– l’abolition arbitraire par l’assemblée constituante des ordres monastiques (loi du 13 février 1790) et la suppression des ordres réguliers, (mise à l’écart de 100000 religieux soit les deux tiers du clergé de l’époque en France).
– la constitution civile du clergé, adoptée par la constituante le 12 juillet 1790, et le schisme qu’elle provoque de facto pour les prêtres et les évêques « constitutionnels, ou jureurs ».
– la perte du pouvoir temporel de l’Eglise dont les possessions sont annexées par l’empire.
Capturé, il est emprisonné à Valence par la république Française. Il y meurt épuisé le 29 août 1799.
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le 15 février 1793 : Monaco est réuni à la France sous le nom de Fort Hercule et les richesses du Palais sont dispersées.
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le 15 février 1794 : adoption du drapeau aux trois couleurs verticales.
La Convention, sur une proposition du pasteur André Jeanbon, adopte un pavillon national dessiné par le peintre Louis David. C’est ce dessin qui, en 1812, sera adopté pour tous les drapeaux bleu blanc rouge.
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le 15 février 1798 : la République est proclamée à Rome.
Après la prise de la ville par les Français; le pape Pie VI, qui refuse de renoncer à son pouvoir temporel, est placé par les Français en résidence surveillée à Valence dans la Drôme.
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le 15 février 1804 : arrestation du général Moreau.
Le général Moreau est arrêté à la suite de la découverte d’un complot royaliste organisé par Georges Cadoudal et destiné à abattre le Premier consul. Le général Pichegru, autre comploteur, est arrêté le 28 février et Cadoudal le 9 mars. Moreau sera banni, Pichegru retrouvé étranglé dans sa cellule le 6 avril et Cadoudal exécuté le 28 juin.
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le 15 février 1806 : l’armée française occupe Naples.
Napoléon met son frère, Joseph sur le trône de Naples. Ce dernier n’abandonne pas ses droits au trône de France ; mais, restant “prince français” il devient vassal de Napoléon.
Le même jour, Napoléon oblige le Prussien Haugwitz à signer à Paris un traité durcissant celui de Schönbrunn : la Prusse doit fermer ses ports aux Anglais et rompre avec eux.
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le 15 février 1810 : après le rétablissement de la censure le 5 février, le nombre des imprimeries autorisées est limité par décret.
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Nuit du 14-15 février 1876 : première apparition de la Sainte Vierge à Estelle Faguette de Pellevoisin.
La Vierge lui annonce qu’elle a été touchée par ses prières et qu’elle va guérir. Un ex voto doit être placé à Pellevoisin sur lequel doit être écrit :
“J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son fils ma guérison entière.”
En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, prénom qui signifie étoile, atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions, de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Elle lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Dès 1877, l’Archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Estelle Faguette décède à l’âge de 86 ans, et repose dans le cimetière de Pellevoisin, non loin de la tombe de Georges Bernanos : sur sa tombe, deux mots : «Sois simple». Cf. chroniques du 19 février, et des 9 et 15 septembre.
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le 15 février 1954 : les Français Houot et Vilmont descendent à 4 050 m de profondeur à bord de leur bathyscaphe.
Le bathyscaphe FNRS III emmène le commandant Georges Houot et l’ingénieur Pierre Willm à 4 050 mètres de profondeur au large de Dakar. Les deux hommes atteignent la plaque de l’océan Atlantique. Avec le “Trieste” qui atteindra plus de 10 000 mètres de profondeur le 23 janvier 1960, le “FNRS III” est un des fleurons de l’exploration sous-marine française.
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le 15 février 1963 : trois officiers accusés d’avoir monté le dixième complot contre le général De Gaulle sont arrêtés.
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le 15 février 2000 : la Commission européenne lève l’immunité d’Édith Cresson.
Les autorités judiciaires belges sont donc autorisées à interroger l’ancienne commissaire dans le cadre de l’affaire « Berthelot ».
L’acquittement de Trump : une bonne chose
De Bernard Antony :
Certes, il était très improbable que Donald Trump ne soit pas acquitté ce 13 février à l’issue du procès en destitution qui lui était incroyablement intenté devant le Sénat américain.
Néanmoins, étant donné les immenses forces liguées contre lui et leurs moyens de pression sur les sénateurs, on pouvait craindre le pire. Car le pire, c’était évidemment que soit prononcée une destitution l’empêchant de pouvoir se représenter éventuellement mais qui aurait surtout pour effet de très lourdement handicaper psychologiquement et politiquement la droite américaine conservatrice des valeurs du respect de la vie et de la liberté.
Je n’ai pas été pour ma part un inconditionnel de Trump. Mais le déferlement de la haine croissante impulsée contre lui par toutes les forces de décomposition génocidaire de l’Amérique et de l’occident en général m’avait amené à exprimer ici le profond souhait de sa réélection.
Comme je l’avais écrit également, non seulement j’espérais mais je croyais en sa possibilité d’être réélu. Il ne l’a pas été du fait de ce qui semble tout de même bien avoir été un scrutin entaché en maints endroits de nombreuses et grosses irrégularités.
La démocratie américaine n’est pas en tous points exemplaires même dans l’organisation des votes.
L’enjeu du procès dépassait bien largement la question de l’avenir politique personnel de Trump.
Il s’agissait en fait de l’application d’une volonté de vengeance de la confédération des puissances capitalistes aux visées de domination mondialiste et des forces révolutionnaires de la convergence LGBT et du racisme antiblanc de l’antiracisme.
Faire de Trump le premier président de l’Union dans l’histoire américaine interdit de réélection, c’était pour les dirigeants de cette confédération le frapper d’un sceau d’ infamie marquant de même toute la droite nationale et chrétienne des États-Unis.
Faut-il le redire ? Imputer à Trump et à ses partisans, certes indignés devant les résultats du scrutin mais totalement désarmés, l’intention de perpétrer un coup d’État, cela relevait d’une massive désinformation surréaliste. Jamais on n’a vu dans l’histoire un tel décalage entre la réalité des faits et la boursouflure des récits qui en furent donnés sur tous les médias euros-américains.
Comme s’il s’était agi de scènes de massacres, de pillages, d‘incendies, bref d’une conquête révolutionnaire telle que la sanglante prise des Tuileries à Paris, les incendies gigantesques perpétrés, toujours à Paris, par les communards, la prise du palais d’Hiver par les bolcheviques à Saint-Pétersbourg.
La vérité, c’est sans doute que, d’une part la classe politique capitalistique et gauchiste américaine a eu une énorme frousse, de l’autre que la coalition des gigantesques entreprises (GAFA et autres…) du conditionnement médiatique de près des deux tiers de l’humanité a vu dans cette affaire l’occasion de manifester l’étendue de sa puissance de conditionnement des peuples et des pouvoirs. Pas absolue, pas totale pourtant. Et si la condamnation de Trump aurait sonné comme un coup dur pour la continuation de la résistance du « pays libre » américain, sa non-condamnation va au contraire très vite peser pour ses 74 millions d’électeurs comme une raison de ne pas désespérer et de se retrouver encore plus dynamiquement autour de la devise « Make America great again ». (MAGA).
Somme toute, voici l’Amérique politiquement divisée entre les forces financiaro-idéologiques des GAFA (groupes « antifas » !) et celles de la résistance nationale et chrétienne du peuple « MAGA » !
« Vous savez que vous êtes très beaux sans vos masques, et vous êtes très moches avec ! »
Extrait d’une homélie du curé de Saint-André de l’Europe :
Islamisme/immigration : les responsables sont…Didier Lemaire et Génération identitaire
Yvan Rioufol, excellent comme d’habitude :
En France, le terrorisme intellectuel se porte comme un charme. A gauche, voici un professeur de philosophie, Didier Lemaire, qui se fait traiter de “menteur” et d’ “irresponsable” par ceux – y compris le préfet des Yvelines – qui ne veulent pas entendre ses alertes sur l’islamisation de Trappes et son basculement civilisationnel (…). A droite, c’est le mouvement Génération Identitaire qui est, depuis vendredi soir, menacé de dissolution par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.
La faute de Génération Identitaire : dénoncer, par des actions ponctuelles et non violentes, la montée de l’islamisme en France ainsi que l’immigration de masse et incontrôlée. Alors que le discours médiatique se félicite avec raison de la “libération de la parole” quand il s’agit d’entendre les victimes de pédophilie ou d’inceste, il persiste à cautionner l’omerta sur les bouleversements sociétaux et culturels que connaît la nation depuis près d’un demi-siècle (…)
La criminalisation de la pensée dissidente est un procédé qui ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie avancée. Or, rares sont ceux qui protestent contre la chape de plomb qui interdit encore d’aborder sereinement les sujets liés à l’islam et à l’immigration. En voulant dissoudre Génération Identitaire, Darmanin veut faire taire des voix dissonantes en instruisant un procès en racisme. L’arme est d’autant plus malhonnête intellectuellement que le ministre de l’Intérieur n’ose désigner l’islam politique comme le véritable danger : il soutient que le séparatisme, qu’il dit vouloir combattre, est également le fait des “survivalistes”, des “suprémacistes blancs” et de “l’ultragauche”. Surtout, le censeur de Génération Identitaire participe à l’opacité sur l’immigration de masse. Face à Marine Le Pen, jeudi soir sur France 2, Darmamin a soutenu que la part des étrangers en France était sable (6,8% en 1982, 7,4% actuellement), en omettant de rappeler les naturalisations massives d’immigrés qui parfois ne se reconnaissent pas comme Français. Il avait tenu ce même raisonnement biaisé en expliquant, le 1 er février dernier (France Inter) : “Notre ennemi ne relève pas de l’immigration car trois-quarts des attentats sur notre sol ont été commis par des Français”. Des Français, oui, mais issus très majoritairement d’une immigration qui ne s’intègre plus. Il est temps de faire place à une vérité que Darmanin cherche visiblement à manipuler.
Bioéthique : l’obstination de l’Exécutif désavouée par les Français
Au lendemain de la suppression de l’extension de la PMA du projet de loi ni bio ni éthique par les sénateurs et à l’approche de la commission mixte paritaire, un sondage Ifop révèle que moins d’un tiers des Français souhaite la poursuite de l’examen du texte dans son intégralité. Le message des Français est clair : ils sont opposés au passage en force du Président de la République et de son gouvernement sur un sujet clivant qui fracture la société et les élus.
70% des Français sont opposés au maintien du texte du gouvernement
L’analyse du sondage Ifop souligne une nette opposition à la poursuite du processus législatif. 37% des Français souhaitent que l’examen du texte soit suspendu compte tenu de l’absence de consensus et de l’opposition forte qui s’est manifestée entre les députés et les sénateurs. Et 33% des Français sont prêts à accepter la poursuite de l’examen du texte à la condition que les mesures qui divisent les parlementaires soient supprimées. Cela signifierait une poursuite de l’examen sans les articles relatifs à la PMA sans père, facilitant le recours à la GPA à l’étranger, créant une filiation invraisemblable, autorisant la création d’embryons transgéniques et de chimères… Enfin, seuls 30% des Français, c’est-à-dire moins d’un tiers, souhaitent que l’examen se poursuive sur la globalité du texte. « En choisissant cette option, le Président de la République et son gouvernement font le choix de l’obstination en allant à l’encontre de la volonté des Français. Ce serait un passage en force choquant et fondé uniquement sur des motifs idéologiques » dénonce Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
7 Français sur 10 appellent le Gouvernement à ne pas faire fi de l’état d’urgence sanitaire
L’autre enseignement de ce sondage Ifop est le souhait d’une écrasante majorité de Français de voir le gouvernement prendre en compte la situation sanitaire. Concrètement, 69% d’entre eux veulent que « les projets de lois pour lesquels il n’y a pas de consensus parmi les parlementaires (comme le projet de loi bioéthique par exemple) soit suspendus jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire ». La tendance est très nette dans l’ensemble de la population, y compris chez les électeurs d’Emmanuel Macron qui sont près de 6 sur 10 (58%) à demander cette suspension du projet de loi bioéthique et des autres textes ne faisant pas consensus. « En ce moment, les Français attendent du gouvernement, qu’il s’active en priorité sur la gestion de la crise et estiment qu’il n’est pas utile de rajouter tensions et conflits dans une atmosphère déjà électrique. Le message serait : “Essayons de panser nos plaies plutôt que de nous disperser sur des dossiers connexes ” » analyse Jérôme Fourquet, Directeur du département opinion de l’Ifop dans les colonnes du quotidien La Croix qui publie ce sondage en exclusivité.
Ludovine de La Rochèrerésume :
« Quelques jours à peine après l’examen du texte au Sénat qui a marqué un coup d’arrêt surprise pour la PMA sans père, le gouvernement envisage encore de passer en force sur ce texte en poussant à la convocation d’une commission mixte paritaire. Il ferait mieux d’écouter les Français et de laisser de côté l’idéologie qui anime une poignée de membres de la majorité et qui veut imposer des mesures controversées auxquelles les Français sont clairement opposés. Ce n’est pas le chemin pour faire grandir la démocratie qui est déjà dégradée et même confinée par les conséquences de la crise sanitaire. En politique, on gagne toujours à respecter la démocratie et à se remettre en question ! ».
Albéric Dumont, Vice-Président de La Manif Pour Tous, ajoute :
« Si le Gouvernement s’entête, il nous trouvera une nouvelle fois sur sa route pour faire entendre la voix des familles et des enfants. Faire délibérément des orphelins de père est l’exact contraire du progrès. Ce serait une injustice intolérable. Les parlementaires et les Français en prennent davantage conscience chaque jour. L’opposition à ce projet de loi qui n’est nio bio ni éthique est de plus en plus importante au fil des mois, que ce soit au Parlement ou dans l’opinion. Le vote du Sénat il y a quelques jours, différent du début de l’année 2020, et les derniers sondages en attestent ».
Que dit le Coran ?
Comment croire qu’Allah a parlé, que cette parole est le Coran, et ne pas lire le Coran ? Mais comment comprendre la parole d’Allah, car chaque être vivant a son propre langage : les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, et Dieu seul parle le langage de Dieu. Et puisqu’à la différence des chrétiens, les musulmans n’ont pas reçu l’Esprit de Dieu, ils n’ont que leur intelligence humaine pour comprendre la Parole de Dieu … S’ils prétendent la comprendre, cela signifie que les musulmans sont Dieu, car seul Dieu parle le langage de Dieu. Et s’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas Dieu, alors ils doivent aussi reconnaître qu’ils ne peuvent pas comprendre le Coran … Et pourtant, il y a des musulmans pour expliquer comment lire le Coran ! Par exemple, M. Tarek Oubrou, qui, le 7 mai 2016, était interrogé par Anne Sinclair sur Europe 1.
Pour gagner, Marine Le Pen devrait être sans concession sur les idées et non compter à nouveau sur une stratégie électoraliste foireuse
Comme en 2017, c’est un piège qui se dessine et qui risque fort de créer de nombreuses désillusions au sein du RN et de l’électorat de droite.
Souvenez-vous, en 2017, Emmanuel Macron avait subtilement laisser entendre qu’il quitterait le débat de l’entre-deux tous si Marine Le Pen était trop agressive ou incorrecte. Il ne s’en était pas fallu de plus pour que les “glorieux” conseillers de la candidate du RN ne la pousse à faire craquer Emmanuel Macron, stratégie d’attaque et de harcèlement qui a conduit au fiasco mémorable qui collera à cette dernière comme le sparadrap du capitaine Haddock…
Aujourd’hui, Emmanuel Macron lui tend à un autre piège par l’intermédiaire de Gérald Darmanin, en service commandé et non en franc-tireur, qui lui reproche d’être “molle”. Une partie de LREM s’en offusque (hypocritement?) :
⚡SUIVI – La macronie “plus dure” que le RN… La stratégie du min. de l’Intérieur interroge chez #EnMarche. “Ns avons clairement un problème pour 2022. Les électeurs de gauche risquent de nous faire défaut au second tour…” s’inquiète un marcheur historique interrogé par Libé.
— Brèves de presse (@Brevesdepresse) February 15, 2021
…et la gauche Libération s’étrangle:
Car comment continuer à coller à Le Pen l’étiquette d’«extrême droite» quand on a dans ses rangs un ministre fier d’être «plus dur» qu’elle sur les questions d’islam et d’immigration ? Comment appeler dans quelques mois au «front» ou «désistements républicains» afin d’empêcher le RN d’empocher une ou deux régions (Paca, Bourgogne-Franche-Comté) ? Comment appeler en renfort des électeurs de gauche à «faire barrage» contre le RN au second tour de la présidentielle en 2022 en cas de nouveau duel Macron-Le Pen ?
L’idée est donc que la gauche n’ira pas voter pour Emmanuel Macron au 2ème tour et que Marine Le Pen pourrait donc compter sur l’abstention pour gagner. Quelle bêtise et quelle naïveté de croire que la dédiabolisation fonctionnerait de manière aussi simple. La dédiabolisation est un piège dans lequel le RN est tombé (voir les analyses de Gilbert Collard, de Carl Lang, de Bruno Gollnisch ou cet article)
Jean-Yves Le Gallou a tout de suite vu le piège :
Croire que #MLP échappera à la diabolisation grâce à sa pasteurisation, c’est ne rien comprendre à la diabolisation. Ce n’est pas le diabolisé qui en est la cause mais le diabolisateur. Si MLP avait quelques chances de gagner elle subirait une campagne de diabolisation 😈 massive https://t.co/bBBs39rLQD
— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 13, 2021
Et ce dernier montre que les pièges sont nombreux. Dans ce contexte, jusqu’où ira le courage de Marine Le Pen pour défendre Génération identitaire (voir communiqué du RN ici) ?
Après avoir baladé #MLP lors de leur débat, #Darmanin lui tend le piège de la dissolution de GI:
-soit elle défend les libertés publiques et sera rediabolisée
-soit elle se tait et il faudra purger les rares cadres de valeur qui restent. @LEXPRESS va mettre du sel sur la plaie https://t.co/IUVrvEOGr1— Jean-Yves Le Gallou (@jylgallou) February 13, 2021
Frédéric Signant signe une analyse très intéressante dans Boulevard Voltaire que les conseillers de Marine Le Pen devraient s’empresser de lire :
On nous révèle donc que Marine Le Pen aurait fait du training avec un groupe d’énarques pour éviter tout soupçon d’incompétence. Mais le même article [du Figaro, NDPC] lève aussi le voile sur la stratégie de la candidate pour l’emporter face à Macron au second tour. La candidate et son staff compteraient sur un rejet tellement fort d’Emmanuel Macron qu’il entraînerait une très forte abstention, notamment à gauche, et permettrait l’élection de Marine Le Pen. D’après Le Figaro, son théorème serait le suivant : « En 2022, l’abstention sera militante contre Emmanuel Macron. » Décliné par l’un de ses proches : « Nous avons plus de chances que Macron perde plutôt que Marine ne gagne. » Ainsi, Marine Le Pen aurait théorisé une élection par défaut, jusqu’au bout (…)
Ne compter que sur le rejet d’Emmanuel Macron serait une lourde erreur stratégique (…) D’autant plus lourde que l’impopularité d’Emmanuel Macron et l’abstention qui en découlerait sont elles-mêmes très incertaines et toutes relatives. Malgré les crises et la situation exceptionnelle que traverse le pays, son impopularité n’a jamais retrouvé les points bas de la période « gilets jaunes » et les sondages montrent qu’il est moins impopulaire à ce moment de son mandat qu’un Sarkozy ou qu’un Hollande (…)
De plus, la stratégie fondée sur l’abstention de la gauche ne correspond pas à sa tradition électorale. C’est un fait que l’électeur de gauche est toujours beaucoup plus civique que l’électeur de droite. Beaucoup plus légitimiste et docile aux consignes, aussi.
Enfin, le pari de l’abstention reste hasardeux car il peut se retourner contre le RN : à trop dévitaliser cette élection avec un casting déjà fait, Marine Le Pen risque d’apparaître comme la partenaire d’Emmanuel Macron dans ce « duo » que dénonce Christian Jacob. Sa stratégie de dédiabolisation qu’elle a poursuivie dans le débat de jeudi sous le regard d’un Gérald Darmanin ironisant sur sa « mollesse » risque de décourager certains de ses électeurs potentiels. Si, en plus, elle n’a pas réussi à convaincre la partie de la droite qui, pourtant sur une ligne très proche de la sienne, ne se reconnaît pas en elle, comme le montrent le départ de Jean Messiha ou l’intérêt que suscite la candidature d’Éric Zemmour, on voit mal comment elle parviendrait à faire le plein de ces voix qui lui seront indispensables.
Le sondage miraculeux plaçant Marine Le Pen à 48 % lui a peut-être donné des ailes, ainsi qu’à son entourage. Il ne leur a, en tout cas, pas rendu service en termes de réflexion stratégique.
Addendum. Voici le communiqué du RN en soutien à Génération Identitaire :
Le Rassemblement National alerte nos concitoyens attachés aux libertés fondamentales que sont les libertés de conscience, d’expression et d’association. Ces dernières sont en effet dangereusement remises en cause par la décision prise hier par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, d’enclencher la procédure de dissolution de l’association Génération identitaire.
Force est de constater que les fondements de cette procédure de dissolution ne sont pas juridiques mais politiques.
Peut-on ainsi considérer que dénoncer la politique d’immigration, défendre la priorité nationale, être attaché à la nationalité française pour les fonctionnaires ou s’opposer au droit de vote des étrangers rendent possible une dissolution ?
C’est pourtant sur la base de la « discrimination en vertu de la non-appartenance à la nation française que se fonde la demande de dissolution.
Doit-on admettre que l’on ne puisse plus faire un lien entre immigration massive et insécurité ? Or, la demande de dissolution reproche de présenter l’immigration comme un danger pour les Français.
Le RN rappelle que l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».
Par ailleurs, une telle dissolution serait également contraire à la jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme selon laquelle « la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et vaut même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent ».
Sur la base des arguments politiques et d’opportunité avancés par le ministre de l’Intérieur, ce sont de grands partis politiques français, d’autres associations, et au-delà tout lanceur d’alerte, qui demain pourraient être visés par de telles procédures arbitraires.
Le Rassemblement National ne partage pas toutes les opinions exprimées par l’association menacée par le ministre de l’Intérieur, pas plus qu’il n’approuve toutes ses actions et ses modes d’expression, mais une association n’a pas à plaire ou déplaire à l’opposition, pas plus qu’au gouvernement.
Une association et de façon générale tout citoyen, se doivent de respecter la loi et le cas échéant, d’être protégés par cette dernière.
C’est au nom de ce principe démocratique et protecteur que le Rassemblement National dénonce cette décision du ministre de l’Intérieur et alerte nos concitoyens.
Transhumanisme et islamisation : les naïvetés confondantes du Dr Laurent Alexandre
M.Laurent Alexandre était, le 9 février, l’invité de l’émission matinale de CNews, l’Heure des Pros.
Le Dr Laurent Alexandre, déjà intervenu à de nombreuses reprises sur différents écrans à propos de la crise sanitaire liée au covid, est assez bien connu pour son amour de la technologie et de la science et sa dilection pour le mouvement dit transhumaniste (mouvement ayant pour objectif l’amélioration de la condition biologique et sociale de l’humain, notamment en allongeant radicalement la durée de vie en bonne santé).
Dans une conférence de 2012, il affirme par exemple que « l’homme qui vivra mille ans est déjà né ».
Sa liste de publications est longue et évocatrice : Google Démocratie ( 2011) ; La Mort de la mort : comment la technomédecine va bouleverser l’humanité (2011) ; La Défaite du cancer (2014) ; Les robots font-ils l’amour ? : le transhumanisme en 12 questions (2016) ; La Guerre des intelligences : intelligence artificielle versus intelligence humaine (2017) ; Jouissez jeunesse ! (2020) ; ce dernier titre et sa date de parution semblant quand même marquer comme un hiatus étonnant avec la réalité covidienne. Comme quoi, le futur est dur à prévoir…
Et voilà pour terminer sa présentation son en-tête twitter :

Le 9 février, M.Alexandre est intervenu sur deux sujets : la fin de la mort ; le communautarisme (en lien avec l’actualité secouant, ce jour-là, Trappes et le Trappistan).
Ses propos sur le futur transhumaniste sont décoiffants :
« Je pense qu’à partir de 2050, les nanotechnologies, la génétique, la science du cerveau vont nous permettre de franchir un nouveau seuil [NDLR : dans l’espérance de vie]. Alors, est-ce que Calico, la filiale de Google qui a été créée pour euthanasier la mort, pour nous rendre immortels, est-ce qu’elle va réussir ? Est-ce que les dirigeants de Google, est-ce que les milliardaires de la Silicon Valley vont vraiment nous rendre immortels au 21ème siècle ? Mon intuition scientifique, c’est qu’on va faire des progrès dans l’espérance de vie mais plutôt après 2050. Je suis du mauvais côté, sans espoir de vivre la mort de la mort que la Silicon Valley nous promet» (à partir de 33’).
Et, à 51’, il ajoute encore :
« Si vous prenez Amazon, le budget de recherche d’Amazon est de 30 milliards par an. Huit fois le budget du CNRS. Et 30 milliards, ça n’inclut pas le budget de recherche spatiale, puisque Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde, a un programme spatial pour installer des stations dans l’espace. Il pense qu’il faut envoyer 1000 milliards d’astronautes dans l’espace, dans des gigantesques stations orbitales avec des montagnes, des fleuves, des glaciers, des grandes villes, qu’on mettrait dans l’espace pour coloniser l’espace, et il estime effectivement qu’il faudra que nous soyons 1000 milliards dans l’espace dans les siècles qui viennent ». [Honnêtement, on pense qu’il a fumé la moquette. Mais il précise] « 1000 milliards d’astronautes, c’est-à-dire 120 fois le nombre de terriens sur terre ».
Puis il est passé à la communautarisation musulmane (à partir de 1h16’30’’) :
« Le problème de l’immigration, de l’islam radical est un problème compliqué. Je pense qu’il est intéressant de regarder une ville qui est un laboratoire, là où je vis, Bruxelles. Bruxelles est un laboratoire extrêmement intéressant pour les Français. Bruxelles va être la première capitale européenne à être majoritairement musulmane et donc, c’est un lieu d’expérimentation du communautarisme. Aller à Molenbeck est très intéressant, ça montre le Paris de 2040 et donc je crois que pour juger et sortir des anathèmes, il est intéressant de voir ce qu’est le laboratoire bruxellois et ce que devient Bruxelles parce que ça permet de voir ce que Paris sera demain, et de voir in situ la réalité de la communautarisation. On a une communautarisation galopante avec deux Bruxelles, une Bruxelles non musulmane et une Bruxelles musulmane [NDLR : symptomatique de voir que le critère de différenciation en Belgique n’est même plus la belgitude (on serait plus ou moins belge) mais l’islam (on est plus ou moins musulman)], qui sont séparés par une ligne assez étanche. Aller vendre du porc à Molenbeck serait assez mal vu. On a une segmentation et la communautarisation est assez automatique et s’aggrave avec le temps. Le laboratoire bruxellois est intéressant car elle note que si on ne combat pas la communautarisation –si on est contre- elle est quasi-automatique ».
C’est beau un scientifique : les hypothèses les plus folles ne le rebutent pas, comme vaincre la mort ou envisager une population de 1000 milliards de terriens envoyés sur orbite sur des planètes artificielles (le tout parfaitement éco-compatible et durable bien sûr). Enfin, Bruxelles islamisée, ce n’est qu’un laboratoire, une expérience pouvant éventuellement être reproduite (comme tout phénomène scientifique) ailleurs. Pour le reste, rien à dire (sauf, à peine, à propos de la viande hallal) ; on attend avec presqu’impatience. C’est beau le Progrès !
Et après, on se rappelle que le nec plus ultra macronien pour la gestion de la crise sanitaire a été un conseil… scientifique. Scientisation et islamisation, deux périls pour la société française.
Pierre Guillaume de Roux, RIP
Ecrivain et éditeur éclectique, Pierre Guillaume de Roux est décédé ce 11 février à 58 ans des suites d’une longue maladie.
Fils de l’auteur-éditeur Dominique de Roux, Pierre-Guillaume de Roux avait commencé sa carrière chez Christian Bourgois éditeur en 1982 avant de devenir producteur à France Culture tant en écrivant dans diverses publications (Arthus, Contrepoint, la Revue des deux mondes, Latitudes, Le Quotidien de Paris, L’Appel, Magazine hebdo, etc.). Il a continué sa carrière en 1984 éditions de la Table ronde, participe à la création des éditions Critérion en 1990, passe en 1992 chez Julliard et aux éditions Bartillat dont il devient directeur général en 1995. Nommé directeur littéraire des éditions du Rocher de 2001 à 2006, puis directeur éditorial jusqu’en octobre 2008. Il quitte cette maison en désaccord avec sa politique éditoriale et se met à son compte en 2010, tout en restant jusqu’en 2014 membre du comité éditorial de la collection Bouquins chez Robert Laffont.
Tout au long de sa carrière, il aura édité, entre autres, Pierre Boutang, Christopher Gérard, Gilles Lapouge, Philippe Le Guillou, Richard Millet, Charles Beigbeder, Robert Redecker, Boris Pahor, Alain de Benoist, Dominique Venner, Ivan Rioufol, Paul-François Paoli, Robert Ménard, ainsi que Benoît Rayski, contributeur régulier d’Atlantico.
Il revendiquait être « un éditeur de droite » dans un portrait du Monde qui en faisait « l’éditeur des proscrits ». A la revue du Crieur, il expliquait « Dès lors qu’il y a du talent, je serais prêt à publier mon pire ennemi ». Il a notamment publié Le christianisme n’est pas un humanisme, de Laurent Fourquet (2018) ou en 2017 la toute première traduction en français des textes du jésuite argentin proscrit Leonardo Castellani, rebelle qui brocardait la lâcheté du clergé, érudit appelé « curé fou » par ses ennemis.
Les Bénédictins de l’Immaculée
Du P. Jehan de Belleville, prieur des Bénédictins de l’Immaculée, à Taggia (Italie), pour le Salon beige.
Le monastère bénédictin Sainte-Catherine-de-Sienne a été fondé le 2 juillet 2008 par deux moines français issus de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et accueillis par Mgr Mario Oliveri au diocèse d’Albenga-Imperia situé en Ligurie italienne à une heure de Nice sur la côte méditerranéenne. Le monastère a été érigé en Institut de vie consacrée de droit diocésain le 21 mars 2017. Transféré à Taggia en août 2019 à une demi-heure de Menton et de la frontière française, il compte actuellement 7 membres dont 3 profès perpétuels, 3 novices et 1 oblat régulier.

Le Père Jehan de Belleville, prieur de cette fondation, a été le premier novice de Dom Gérard à Bedoin en 1970. Il a exercé la fonction de maître des novices durant une vingtaine d’années ainsi que celle de cellérier durant laquelle il a été chargé de l’implantation, de l’élaboration des plans et de la construction de l’abbaye du Barroux en son début. Son départ de l’abbaye fut une rupture douloureuse de part et d’autre, mais le temps qui cicatrise les blessures a permis de retrouver des rapports paisibles et fraternels. Grâce à Dieu, le temps de la rupture est derrière nous. Nous n’avons qu’un souhait et qu’une prière, celui de voir nos deux communautés conserver et développer le trésor de la paix et de la charité selon le commandement de l’Apôtre: “Recherchez activement la paix avec tous, et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur.”

Les voies de Dieu sont impénétrables et réservent toujours des grâces de choix, surtout dans les moments d’épreuve. En effet, à peine sorti du Barroux le Père Jehan a été accueilli à Rome chez les Franciscains de l’Immaculée où il a trouvé, une communauté exemplaire, d’esprit traditionnel où régnait une atmosphère d’humilité et de charité, (malgré une liturgie détestable). Ces deux grandes vertus inséparables n’étaient pas le lot de l’un ou l’autre des frères mais un climat général qui se dégageait des relations fraternelles et que le Père Jehan n’avait jamais rencontré nulle part ailleurs. Il y avait là un secret à découvrir : ce fut celui de leur consécration totale à la Vierge, établie dans leurs Constitutions.
Nos fondateurs, depuis le Père Muard, Dom Romain Banquet et Mère Marie Cronier, jusqu’à Dom Gérard lui-même, ont imprimé dans nos communautés issues d’En-Calcat, une forte dévotion au Cœur Immaculé de Marie. À l’exemple des franciscains de l’Immaculée, le Père Jehan a cru déceler un appel de la grâce pour que notre consécration et dévotion mariale s’exprime plus fortement et de manière communautaire, et cela, en l’inscrivant dans nos Constitutions et en adoptant le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » :
« Les Bénédictins de l’Immaculée, veulent joindre à la fidélité à cet héritage irremplaçable (de nos fondateurs) une entière consécration au Cœur Immaculé de Marie, « parce que les vertus qui doivent constituer l’essentiel de notre société, disait le P. Muard, sont les vertus par excellence du Cœur de Jésus et de celui de sa sainte Mère ». Dans le droit fil de cet héritage monastique, le 22 août 1986, Dom Gérard renouvelait solennellement et irrévocablement la consécration de la communauté et de tous ses membres au Cœur Immaculé de Marie considéré comme l’idéal parfait à imiter : « Nous faisons nôtre pour toujours le désir de nos fondateurs de considérer comme notre modèle votre Cœur Immaculé, “car il est le type achevé des deux caractères de l’Œuvre : vie intérieure et immolation” ». En vue de rendre plus manifeste et efficace cette consécration mariale par laquelle ils deviennent la “propriété absolue” de Marie, les moines de Villatalla veulent adopter le nom de « Bénédictins de l’Immaculée » et faire en sorte que leur vie de prière, de lecture et de travail manuel soit imprégnée de son esprit, au point que seule Elle vive en eux.
Vie monastique consacrée entièrement au Cœur Immaculé de Marie, vécue selon la Règle de saint Benoît et les coutumes léguées par nos anciens, office divin et liturgie de la messe, célébrée comme son rite propre tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du monastère, selon la forme extraordinaire plus que millénaire et « jamais abrogée » de la Sainte Église Romaine, dans sa langue latine et son chant grégorien : telles sont donc les sources qui ont donné naissance à la communauté de Villatalla et constituent sa raison d’exister. »
La communauté, installée depuis 2008 dans le presbytère de Villatalla, village haut perché de l’arrière-pays d’Imperia, manquait cependant d’un cadre monastique où la clôture était inexistante et l’église paroissiale partagée avec le curé. Lors d’un pèlerinage Summorum Pontificum à Rome, nous avons pu rencontrer le Père Général des Capucins qui nous a offert son aide pour trouver un lieu plus conforme à notre Règle monastique. C’est alors que le Provincial de Gènes pour la Ligurie nous a proposé le couvent de Taggia situé plus au nord à une demi-heure de la frontière française. Ce monastère de quatre cents ans a été honoré et sanctifié par la présence de plusieurs saints, dont en 1614, saint Laurent de Brindisi, et plus tard saint Léonard de Port-Maurice. C’est dire que les murs ici respirent, la prière, le sacrifice et la sainteté. Quelle grâce mais aussi quelle exigence ! Le couvent entouré d’un mur de clôture de 3 mètres de haut comporte une grande église avec trois chapelles latérales, un cloître, un réfectoire vouté, une douzaine de cellules, une hôtellerie et de nombreux jardins à l’entour, avec une hôtellerie extérieure pour recevoir familles et retraitantes.
L’accueil de la population, des autorités civiles, du clergé et de l’évêque, Mgr Antonio Suetta, fut unanime et se concrétisa lors de la messe du 22 août 2019 où l’évêque prononça ces paroles pas moins surprenantes qu’émouvantes: « Comme j’ai eu de nombreuses fois à le dire, j’accueille vraiment avec joie et gratitude comme un don du Seigneur cette communauté dans notre diocèse… Je crois que leur présence (des moines bénédictins) dans notre diocèse, avec leur caractéristique d’être gardiens et témoins de la Tradition la plus antique de l’Église, pourra faire du bien à tout le peuple de Dieu ». Vidéo de l’événement.

Le couvent, ce petit monument de quatre siècles, a besoin, vous vous en doutez, de réparations et de restaurations. Notre hôtellerie, composée de 5 cellules, d’une grande salle de séjour avec toilettes et douches, est envahie par les courants d’air qui en ce moment sont glacés. La température du couloir ne dépasse pas actuellement les 11° et, la nuit, elle tombe parfois à 6° ! À présent, un seul hôte résiste courageusement. Il faut changer portes et fenêtres vétustes et délabrées, puis isoler les plafonds sous le toit, les quelques radiateurs existant ne pouvant compenser le froid de partout. Malheureusement ces travaux demandent des finances pour lesquelles nous vous lançons un appel pressant. À titre d’exemple, 13 fenêtres doivent être changées et chacune coûte 550 euros. Le devis pour l’isolation s’élève à 2000 euros. Dans l’immédiat nous aurions donc besoin d’un secours d’environ dix mille euros.
Nous vous remercions de tout cœur pour l’aide, petite ou grande, que chacun de vous pourra nous apporter. À cette charité matérielle nous voulons répondre par celle de notre prière, particulièrement au Saint Sacrifice de la Messe quand nous tenons le Bon Dieu entre nos mains consacrées. Qu’il vous inspire d’être pour nous l’instrument de sa Providence. « Donnez, et il vous sera donné, dit le Seigneur: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde. » (Lc 6, 38). Dieu vous bénisse !
Site des bénédictins de l’Immaculée où vous trouverez un peu de notre histoire : https://www.benedictins-de-immaculee.com/
Coordonnées bancaires :
Fonds de dotation « Les amis des bénédictins de l’Immaculée »
IBAN FR76 1027 8073 0100 0210 4880 178
BIC CMCIFR2A
Nous pouvons vous faire parvenir un REÇU FISCAL pour obtenir une réduction d’impôt de 66 % de la valeur de votre don.
Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs
L’ancien directeur de Saint-Jean de Passy (dont l’établissement est encore dans la tourmente) publie un ouvrage sur l’éducation intégrale. Il a été interrogé dans le nouveau numéro de l’Appel de Chartres. Extrait :
[…] Il y a certes des difficultés liées à l’état du monde et à l’idéologie régnante, mais le premier obstacle, et le plus important, est interne : c’est l’absence de détermination pour la cause éducative au sein même de l’Église. Cela peut paraitre étonnant, mais nous avons perdu l’élan missionnaire de Jean-Baptiste de la Salle, de Don Bosco, de Marcellin Champagnat et de tant d’autres. Cet élan missionnaire pour l’éducation est pourtant dans l’ADN caritatif de l’Église. On a entendu en janvier dernier un député affirmer que si l’Église a eu des œuvres de charité dans l’éducation, la culture ou la santé c’était pour endoctriner les masses. Il est regrettable qu’un seul évêque, et auxiliaire, ait réagi médiatiquement pour rappeler le sens de ces œuvres sociales. La véritable éducation catholique est intégrale, elle constitue une œuvre missionnaire car elle a pour ambition la vie éternelle. Et là il convient de se souvenir que les plus belles œuvres dans l’Église ne sont pas venues du haut mais du bas. Je m’explique. Il ne faut pas attendre des hiérarchies diocésaines qu’elles organisent ce qui dépend de l’initiative personnelle des clercs ou des laïcs là où ils sont. En l’occurrence, la création d’écoles, ou la reprise en main de la mission catholique d’éducation dans l’école de nos enfants, est de notre ressort. C‘est à nous d’œuvrer pour restaurer une véritable culture chrétienne là où nous sommes. Il faut arrêter de lever les yeux vers l’Ordinaire pour lui demander d’intervenir, il convient de s’engager là où nous sommes pour servir la vérité dans la charité.
[…]
Quel projet visez-vous à moyen et long terme en publiant votre ouvrage aujourd’hui ?
Ce livre est à la fois un aboutissement et un point de départ. Mon départ éprouvant et bruyant de Saint-Jean de Passy sonne ma rupture avec l’Enseignement catholique, mais en aucun cas avec l’Église que je servirai fidèlement et de tout mon cœur toute ma vie. C’est pourquoi je souhaite que ce livre puisse servir à former l’intelligence et le cœur des éducateurs chrétiens, des prêtres, des évêques, des chefs d’établissement et de tous ceux qui œuvrent pour éduquer la jeunesse. Par ailleurs, depuis plusieurs mois je prépare le lancement d’un grand réseau d’établissements fondés sur les principes de l’éducation intégrale. Grâce à plusieurs investisseurs qui veulent mettre leurs moyens au service du Bien commun, je m’apprête à incarner mes idées, ou plutôt celles de la véritable éducation chrétienne. La Providence et saint Joseph ont œuvré de manière magnifique pour me permettre de rencontrer des personnes du monde politique, économique, universitaire, médiatique et éducatif qui ont à cœur de créer une véritable alternative éducative en France. Ce livre en sera la première pierre.
Colonel Francis Hamilton, RIP
Lu dans Présent :
Nous apprenons le décès, ce samedi 6 février, du colonel Francis Hamilton, né en 1933, qui consacra sa vie et sa santé à la cause harkie et fut fidèle à de nombreux engagements : cause de l’Algérie française, SOS Tout Petits avec le regretté Dr Dor, pèlerinage de Chartres qu’il faisait parfois seul.
Ses obsèques auront en l’église Notre-dame des Armées à Versailles, le mardi 16 février à 11h.
Loi “Bioéthique” : une loi de malédiction nationale
La réalité crue d’une avortement à 14 semaines et d’un fœticide à 9 mois:
A propos du projet gouvernemental de dissolution de Génération identitaire : M.Dupond-Moretti ou le confus mental
Relevé en bandeau de bas d’écran, sur LCI, ce 14 février après-midi, les incrustations suivantes et successives extrayant les points saillants d’un entretien du jour avec M.Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la Justice :
- « Politique » : Génération identitaire, ce sont des gens qui n’ont pas une envie folle du vivre-ensemble
- « Trappes » : Les dissolutions d’association qui ont des visées séparatistes me paraît une bonne chose
- « Trappes » : La République doit protéger ceux qui s’expriment même si nous ne sommes pas d’accord.
Et il paraît que c’est un poids lourd du gouvernement macronien !
C’est arrivé un 14 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 14 février 842 : union de Charles le Chauve et Louis le Germanique, par les Serments de Strasbourg.
Charles le Chauve et Louis le Germanique se rencontrent à Strasbourg pour se prêter assistance contre leur frère Lothaire, aîné frustré, parce qu’il doit partager le royaume de son père avec ses frères. Après avoir vécu plusieurs attaques et poursuites, Charles et Louis concluent donc un pacte d’alliance à Strasbourg. Chacun des deux jure un serment, Louis en roman (français), Charles en langue tudesque, l’ancêtre de l’allemand. Ce serment d’assistance mutuelle, prêté le 14 février 842, entre deux des petits-fils de Charlemagne est la première preuve de l’existence d’une langue parlée en France clairement séparée du latin, la romana lingua ou roman, ancêtre du français. Les deux frères alliés battent Lothaire à Fontenay-en-Puisaye, dans l’actuelle Bourgogne, le 25 juin 842.
Ces serments constituent le plus ancien texte officiel en français conservé.
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le 14 février 1130 : élection du pape Innocent II, et de l’antipape Anaclet II.
Innocent II est élu par la majorité des cardinaux mais, quelques heures plus tard, certains cardinaux portent au trône pontifical le cardinal Pietro Pierleoni, connu sous le nom d’Anaclet II (antipape). Le schisme commence. Innocent II est soutenu par l’Empire germanique tandis que Anaclet II est soutenu par les Normands de Sicile du roi Roger II de Sicile. Il fut souligner le grand rôle joué par saint Bernard de Clairvaux dans la reconnaissance d’Innocent II, avec le soutien massif des cisterciens, du Roi de France, et de Pierre le Vénérable, dernier “grand abbé” de Cluny ; et c’est finalement, en 1138, après la défaite par l’armée impériale du roi Roger II de Sicile, le plus sûr soutien militaire du schisme, qu’Innocent II, peut rentrer à Rome, et recevoir la soumission des prélats schismatiques.
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le 14 février 1367: le pape Urbain V dédicace l’église St-Germain de Montpellier dont il consacre le maître-autel à Notre-Dame, à Notre-Seigneur et à St-Benoît.
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le 14 février 1663 : le Canada devient une province du Royaume de France.
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le 14 février 1747 : fondation de l’École nationale des ponts et chaussées.
Un arrêt royal du Roi Louis XV décide la mise en place d’une formation spécifique au corps des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Perronet est nommé directeur du Bureau des dessinateurs du Roi.
Elle est alors appelée École Royale des Ponts et Chaussées, et s’appelle aujourd’hui l’École Nationale des Ponts-et-Chaussées Paris Tech.
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le 14 février 1778 : première rencontre entre les marines française et américaine.
Elle a lieu en rade de Quiberon : le Ranger (Jones), faisant route vers Nantes pour escorter un convoi de matériel de guerre, est salué par le “Robuste” de la Royale.
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le 14 février 1794 : Turreau écrit au ministre de la guerre.
« Depuis que je suis entré en Vendée, voilà plus de douze mille brigands qui sont exterminés. »
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le 14 février 1800 : Georges Cadoudal dépose les armes.
Suite à la bataille du pont du Loc’h, le 14 février 1800, au château de Beauregard à Saint-Avé (Morbihan), George Cadoudal signe une convention de paix avec le général Brune, sur l’insistance du Premier Consul.
Georges Cadoudal se voit proposer la paix et des postes à prendre dans l’armée républicaine. Georges accepte de déposer les armes en échange de garanties. Pour montrer ses bonnes dispositions Napoléon fait annoncer par le général Brune que Georges sera reçu aux Tuileries.
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le 14 février 1814 : à Vauchamps quatrième succès consécutif de Napoléon sur Blücher depuis le 10 à Champaubert.
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En 4 jours 40 000 Prussiens ont été mis hors de combat, mais les Autrichiens ne sont pas loin de Paris.
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14 février 1841: le discours de Lacordaire sur la vocation de la nation française.
Ce discours est prononcé pour l’inauguration de l’ordre des frères prêcheurs en France.
« C’est Dieu qui a fait les peuples et leur a partagé la terre, et c’est aussi lui qui a fondé au milieu d’eux une société universelle et indivisible ; c’est lui qui a fait la France, et qui a fondé l’Eglise. De telle sorte que nous appartenons tous à deux cités, que nous sommes soumis à deux puissances et que nous avons deux patries : la cité éternelle et la cité terrestre, la puissance spirituelle la puissance temporelle, la patrie du sang et la patrie de la foi. Et ces deux patries quoique distinctes ne sont pas ennemies l’une de l’autre ; bien loin de là elles fraternisent comme l’âme et le corps sont unis ; et de même que l’âme aime le corps bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne corresponde pas constamment à son amour. Mais il peut arriver que la cité humaine se dévoue à la cité divine, qu’un peuple s’honore d’une alliance particulière avec l’Eglise : alors l’amour de l’Eglise et l’amour de la patrie semblent n’avoir plus qu’un même objet ; le premier élève et sanctifie le second, et il se forme de tous deux une sorte de patriotisme surnaturel… »
[…] Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d’autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu, et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : «Doux Sicambre, lui dit saint Remy, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré». Ce Dieu, Messieurs, c’était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c’était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à Son Église. Ce n’est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c’est la papauté, à qui il a plu, par justice, d’appeler nos rois les fils aînés de l’Église. De même que Dieu a dit à Son Fils de toute éternité : Tu es Mon premier né, la papauté a dit à la France : Tu es ma fille aînée. Elle a fait plus, s’il est possible ; afin d’exprimer plus énergiquement ce qu’elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le Royaume christianissime, – Christianissimum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation. […]
L’Église a couru trois périls suprêmes : l’arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l’erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu’il se trompe contre Dieu. […]
Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l’esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L’arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l’éternité. […]
Comme tous les peuples, la France avait été appelée : la France, nous l’avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, Messieurs, j’ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j’ai dit le bien ; je blâmerai, comme j’ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.
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le 14 février 1858 : deuxième apparition de la Vierge Marie à Sainte Bernadette.
Ses parents lui interdisent de retourner à la grotte. Elle insiste, ils cèdent. Sur place, elle récite des chapelets et voit apparaître la dame. Elle lui jette de l’eau bénite. La dame sourit, incline la tête et disparaît.
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le 14 février 1879 : la Marseillaise redevient l’hymne national de la France.
La chambre des députés adopte “La Marseillaise” comme hymne national français. Composée pour l’armée du Rhin en 1792 par l’officier Claude Rouget de Lisle, l’air était déjà devenu “chant national” en 1795 (26 messidor an III), mais ce texte n’avait jamais été officialisé.
Rappelons qu’elle a été précédée par le « Domine, salvum fac regem, Grand Dieu sauve le Roi » écrit en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr sur une musique de Jean-Baptiste Lully, et qui sert d’hymne royal français jusqu’en 1792. En voici les paroles :
Grand Dieu sauve le Roi !
Longs jours à notre Roi !
Vive le Roi
À lui la victoire
Bonheur et gloire
Qu’il ait un règne heureux
Et l’appui des Cieux
Que Dieu sauve le Roi
Que Dieu venge le Roi
Vive le Roi !
Que toujours Glorieux
Louis Victorieux
Voye ses ennemis
Toujours soumis
Que Dieu sauve le Roi !
Que Dieu venge le Roi !
Vive le Roi
En 1785, Antoine charpentier en fera une adaptation de “Grand Dieu sauve le Roy” pour Louis XVI : « Dieu sauve le Roi», sur la même musique, et dont les paroles sont:
« De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,
Dieu bienfaisant !
Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant
Signale son pouvoir ; c’est l’effroi du méchant.
C’est le fils de Louis, c’est le sang de Henri,
Ce sang chéri
Que ces titres sacrés t’intéressent pour lui,
Dieu juste, des bons Rois tu dois être l’appui.
Il est infortuné ce jeune et faible Roi,
Tu sais pourquoi
Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,
Protège un tel enfant, venge-le, venge-toi.
Grand Dieu, du haut des Cieux , écoute tes sujets,
Les vrais Français,
Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits
Sauve le Roi, la France et leur donne la paix. »
Ces deux hymnes sont ensuite adaptés et repris par les Anglais pour devenir le “God save the queen /king »;par la Russie (“God save the tsar”) et l’Allemagne (“Gott erhalte Franz den Kaiser”, “Dieu sauve l’Empereur Franz”, adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l’empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale “Gott, schütze Unser Kaiser !”, que du Roi de Prusse, ou de l’Empereur d’Autriche-Hongrie, pays où il est chanté dans toutes les écoles jusqu’en 1918..
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le 14 février 1885 : combat de Shipu.
Dans la nuit du 14 au 15 février 1885, l’amiral Courbet bat la flotte chinoise à Shipu. Courbet ; cela fait suite à la destruction d’une grande partie des navires chinois lors de la bataille de Fuzhou. La France s’empare du Ningho, et des îles Pescadores, au large de Taïwan. La guerre ne prend fin qu’avec le traité de Tianjin, en juin.
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le 14 février 1916 : naissance de Marcel Bigeard, général français, héros de Diên Biên Phu et de la guerre d’Algérie.
Marcel Bigeard naît à Toul en Meurthe-et-Moselle. Six mois après avoir effectué son service militaire, il est rappelé à l’occasion de la Seconde Guerre mondiale. Il participe à tout le conflit ainsi qu’aux guerres d’Indochine et d’Algérie. A la fin des années 70, il entame une carrière politique avant de se retirer pour écrire sur sa carrière militaire et politique. Il décède à Toul le 18 juin 2010. Il est pendant de nombreuses années le plus décoré des militaires français vivants.
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le 14 février 1933 : Inauguration à Paris du premier service d’horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien français.
La première horloge parlante du monde est mise en service à Paris. 140 000 personnes téléphonent le premier jour, mais seulement 20 000 appels peuvent être pris en compte: les 20 lignes mises en place sont donc très rapidement saturées.
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le 14 février 1945 : lettre du général de Lattre de Tassigny au pape Pie XII
Le commandant en chef de la 1ère armée française y supplie le Saint Père « d’autoriser l’érection d’un temple destiné à la célébration de la messe perpétuelle et d’en fixer les Assises près de sn pays natale, à Loublande, sur les coteaux de Rinfillières ».
Le général reprend mot pour mots la demandes du Sacré Cœur à Claire Ferchaud. Voir les chroniques des 1er, 16 et 29 janvier, du 21 mars, des 1er et 5 mai.
Tiré de Pour l’honneur de Claire , de Claude Mouton, édition Résiac, page 34.
Le Carême pour les nuls
Aymeric Pourbaix reçoit Père Geoffroy de Marsac, prêtre du diocèse de Nanterre et curé de paroisse, Nicolas Prévost, enseignant et historien ainsi que Veronique Jacquier sur le thème du Carême :
L’abbé Montarien : l’apostolat fécond d’un prêtre “placardisé”
« Terres de mission » reçoit, par téléphone, l’historien Jean-François Chemain, auteur d’une biographie sur l’abbé Guy Montarien. Ce dernier, prêtre du diocèse de Paris, « placardisé » comme beaucoup de ses confrères « trop orthodoxes », exerça un apostolat fécond notamment auprès des jeunes et suscita d’abondantes vocations, dans la fidélité à la fois à Rome et à la Tradition.
Puis l’abbé Matthieu Raffray, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur et professeur de philosophie, évoque avec nous la crise de l’Eglise et notamment ses racines doctrinales.
Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques pistes de lecture pour ces temps de confinement.
Carême : Un temps tourné vers le Père
Le temps du Carême est un temps privilégié pour développer notre pratique de la prière. Comme le Christ au désert après son baptême, nous sommes invités à lui offrir une place plus grande dans notre quotidien durant ces quarante jours préparatoires à la fête de la Résurrection.
Le carême commence le mercredi des Cendres. Lors de la célébration, et de l’imposition des Cendres sur le front, le prêtre nous rappelle un de ces deux versets bibliques :
- « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Mc 1,15). Le carême est une période de conversion et qu’est ce qui peut mieux nous aider à travailler en profondeur notre cœur que la Parole de Dieu ? Le carême peut alors être l’occasion de lire et prier plus souvent avec notre Bible. Nous pouvons commencer notre journée en lisant l’Evangile du jour et en mémoriser un verset pour le garder dans notre cœur tout au long de la journée. Nous pouvons aussi nous lancer dans la pratique de la lectio divina, cette forme de lecture priante et méditative des textes saints..
- « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » (Gn 3,19). La Carême est un temps de dépouillement et d’humilité qui nous appelle à nous abandonner encore davantage à Dieu. Cela peut être l’occasion pour nous de faire repentance et de tester la force et la grâce de l’abandon à Dieu, comme nous y invite la belle prière de Charles de Foucauld : Mon père, je m’abandonne à toi.
Sur Hozana, retrouvez différentes propositions pour vivre ce temps de Carême, et notamment une retraite en ligne à la lumière de l’Evangile ou un parcours d’humilité sur les traces de saint Joseph !
Un candidat de The Voice crée une forte émotion avec un slam sur le thème de l’avortement
Magnifique prestation de ce jeune homme qui a interprété avec beaucoup de vérité la détresse psychologique d’une femme qui a dû avorter :
Grand moment d’émotion sur le plateau de #TheVoice grâce à Tarik et son phrasé frissonnant. Quelle claque ! ✨ pic.twitter.com/OxGNCz1etk
— Rino Gallo (@AppellemoiRino) February 13, 2021
Un membre du jury, Vianney, a même fondu en larmes. Qui osera continuer à affirmer que l’avortement est un acte “médical” quelconque ?
Les auditions à l’aveugle continuent. Samedi 13 février 2021, les coachs de la dixième saison de The Voice ont découvert de nouveaux talents venus tenter leur chance (…)
À 21 ans, Tarik a surpris les quatre coachs en étant le premier slameur de l’histoire de The Voice France en reprenant Chemin de Traverse de Grand Corps Malade. Si sa prestation a été vivement saluée, c’est le texte qu’il a écrit sur l’avortement qui a bouleversé Vianney. À la demande Marc Lavoine et Amel Bent, il a dévoilé “un petit bout” de son slam intitulé Mon chéri : “Mon fils je te regarde, mais doucement tu disparais, alors je m’accroche à toi et au rêve que tu étais, car oui tu n’es pas né et je ne te verrais jamais, mon fils ne m’en veut pas, mais je vais devoir t’avorter“.
Face à ces paroles, Vianney n’a pu contenir son émotion. Fondant en larmes, l’interprète de Beau-papa, Je m’en vais et Dumba, s’est caché derrière ses mains. Étranglant un sanglot, il a lancé : “J’y arrive plus. Je vais pas arriver à parler. Désolé”. Une réaction qui a touché Tarik, mais aussi ses camarades. Si Marc Lavoine a tenté de le réconforter, il a très vite demandé à ce qu’une “petite pause” soit faite pour que Vianney puisse retrouver ses esprits.
Émue, Amel Bent a expliqué au jeune homme : “C’était très fort ce que tu as fait, ça nous a procuré beaucoup d’émotions à nous tous et à Vianney notamment”. Avec son texte, Tarik a réussi à partager un message fort qui a touché les coachs, mais aussi les internautes qui ont salué sa prestation, mais aussi la sensibilité du coach. “Tellement touché par votre émotion ce soir…” et “Vianney m’a aussi touché… ça fait du bien de voir un coach si appliqué dans les chansons et Tarik quel talent…”, peut-on lire parmi les nombreux tweets.
Saint Valentin : en couple ou célibataire, on a tous une raison de célébrer l’amour
La saint Valentin, c’est la fête des amoureux ; pour autant, ce n’est pas une fête que pour les amoureux !
Un jour dans l’année, à l’occasion de la fête de ce saint thaumaturge, nous sommes invités à rendre grâce pour le sentiment amoureux que Dieu fait souffler sur notre monde depuis la nuit des temps. Directement ou indirectement, aucun de nous n’est étranger à cette force de vie qui fait participer l’homme au dessein de Dieu et que chacun de nous est appelé à célébrer !
- A la saint Valentin, remercions Dieu pour les amours passés et leur fécondité :
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- Ceux que nous avons connus, qui – malgré peut-être les souffrances et les épreuves d’une séparation ou d’un deuil – nous ont fait avancer, ont modelé nos cœurs à la dimension d’un autre, nous ont appris à nous donner.
- Ceux dont nous sommes le fruit : Les couples d’amoureux dont nous descendons (parents, grands-parents) mais aussi les autres qui nous ont accompagné, guidé, façonné,…
- A la saint Valentin, prions le Seigneur pour l’amour à venir et ses promesses ; celui que, célibataire, nous espérons peut-être rencontrer. Profitons de cette fête, pour prier le Seigneur d’ouvrir nos cœurs à la rencontre, de nous guider vers la personne qu’il imagine pour nous. Nous pouvons, en plus de saint Valentin, demander l’intercession de très bons entremetteurs : sainte Anne ou saint Antoine de Padoue !
- A la saint Valentin, rendons grâce à Dieu pour les couples d’amoureux, source de joie !
- Celui que nous avons peut-être la chance de former. Profitons-en pour confier notre valentin ou notre valentine à Dieu et lui demander de le bénir, et de venir habiter notre couple.
- Mais aussi, plus largement, pour tous ces couples d’amoureux que nous croisons, les jeunes et les moins jeunes ; ceux qui, par leurs regards, leurs baisers échangés, leurs mains enlacées laissent, dans leur sillon, un parfum de tendresse, de joie, d’espérance … Une trace de la présence de Dieu au milieu de nous !
En Marche vers la dictature : L’avocat Gilles-William Goldnadel assurera la défense de Génération Identitaire
C’est une véritable dérive autoritaire dans laquelle vient de se lancer Gérald Darmanin en initiant une procédure de dissolution de génération identitaire. Il joue très gros dans cette opération contre la liberté d’expression et contre la démocratie. Veut-il faire oublier qu’il a qualifiée Marine Le Pen de “molle” par rapport à lui et à sa petite loi contre l’islamisme?
Où sont les journalistes et politiciens si prompts à dénoncer Poutine ? Génération identitaire a été relaxé des deux principales poursuites en justice qu’ils avaient subies (mosquée de Poitiers et Defend Europ). La procédure de dissolution, comme le procès de Marine Le Pen et de Gilbert Collard, sera une formidable tribune pour la défense de la liberté d’expression mais aussi pour dénoncer la dérive totalitaire du pouvoir macronien. Honneur à Gilles-William Goldanel qui a accepté de les défendre :
C’est bien par ce que je me refuse à accepter ce déni de démocratie que je vous annonce avoir accepté de défendre Génération Identitaire dans cette procédure inacceptable de dissolution. C’est mon honneur d’avocat. https://t.co/jVgar456re
— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) February 13, 2021
Acquitté, Donald Trump déclare : “Notre mouvement ne fait que commencer”
Après un procès en destitution dont l’issue ne faisait pas le moindre doute, Donald Trump a donc été acquitté. Si tous les sénateurs démocrates ont logiquement voté pour la culpabilité, seuls 7 sénateurs républicains ont voté pour. Il en fallait 17…
Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer. Dans les mois à venir, j’aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l’Amérique (…) Aucun président n’a jamais été traité de la sorte”
Donald Trump conserve en effet une grande influence sur le parti républicain :
Donald Trump a reçu jeudi 28 janvier le chef des républicains à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, dans sa luxueuse résidence en Floride, signe de l’influence persistante de l’ex-président américain dans son camp malgré les vives critiques pour son rôle dans l’assaut meurtrier du Capitole. «Aujourd’hui, le président Trump s’est engagé à aider les républicains de la Chambre et du Sénat en 2022, lors des prochaines élections, a écrit Kevin McCarthy dans un communiqué. Un mouvement conservateur uni renforcera les liens entre nos citoyens et défendra les valeurs fondatrices de notre pays.»
L’influence de Trump dans le Parti républicain est plus forte que jamais. Les fidèles de Trump s’organisent et laissent éclater au grand jour leur colère contre ceux qui ont abandonné le parrain. Partout à travers les États-Unis, des associations républicaines font voter des motions de blâme contre les 10 représentants et les 5 sénateurs républicains qui n’ont pas soutenu Trump. Ces élus républicains ne seront jamais choisis à nouveau comme candidats républicains. En votant suivant leur conscience, ils ont signé leur arrêt de mort politique.
Le revenu universel : “Une révolution anthropologique, dont il faut dénoncer les fondements idéologiques et le caractère irréaliste”
Parmi les sujets qui reviennent régulièrement dans le débat politique, il y a le revenu universel. Défendu surtout à gauche (Benoit Hamon) mais aussi à droite (Aurélien Pradé, Jean-Frédéric Poisson en 2016), le revenu universel (ainsi que la réduction du temps de travail) a même été défendu par le pape François dans son livre Un temps pour changer :
“Reconnaître la valeur pour la société du travail des personnes non salariée est un élément essentiel de notre réflexion dans le monde post-Covid. C’est pourquoi je pense qu’il est temps d’explorer des concepts tels que le revenu de base universelle (RBU), également connu sous le nom d’impôt négatif sur le revenu (INE) : un paiement forfaitaire inconditionnel à tous les citoyens, qui pourrait être versé par le biais du système fiscal (…) Avec ce même objectif, il est peut-être temps d’envisager une réduction du temps de travail avec des salaires adaptés, ce qui peut paradoxalement augmenter la productivité. Travailler moins pour que plus de personnes puissent accéder au marché du travail est un aspect du type de réflexion que nous devons explorer avec urgence.”
Dans le cadre de son Centre d’Analyse et de Prospective (CAP) de l’ISSEP, Marion Maréchal propose une étude détaillée sur le revenu universel qui est selon elle “une révolution anthropologique, dont il faut dénoncer à la fois les fondements idéologiques, et le caractère irréaliste en pratique. Extraits :
Tout d’abord, toutes les propositions de revenu universel s’appuient une anthropologie individualiste, c’est-à-dire sur l’idée que l’individu est supérieur au collectif. Dans ce contexte, la « liberté » est avant tout celle de faire des « choix » indépendamment de toute considération pour l’intérêt collectif, ou de toute autre contrainte sociale. Il ne faut donc pas s’étonner que le revenu universel trouve des partisans au sein de mouvements en apparence très divers, des libéraux aux écologiques : tous partagent la même anthropologie individualiste. Tous ne veulent maximiser que la capacité pour l’individu de s’affranchir de la société. Dans le cas précis du revenu universel, la « liberté » est pensée comme la déconnexion entre le fait de gagner un revenu et l’exercice d’un travail marchand (…)
Le revenu universel, par son caractère individuel et inconditionnel, est donc le revenu d’une société qui vient à refuser toute conception du bien commun, toute hiérarchie de valeurs partagées structurant l’espace social. Du point de vue de l’État qui accorde un revenu universel, tous les comportements se valent : celui qui travaille et celui qui reste derrière son écran. En donnant les moyens matériels de ces « choix », le revenu universel marquerait donc un pas en avant dans la mise à niveau de toutes les valeurs. En outre, le caractère inconditionnel du revenu universel crée un droit auquel ne sont assortis aucune contrepartie, aucun devoir. La vision de l’ordre social portée par le revenu universel rompt avec l’idée classique selon laquelle on appartient au corps social par un système de relations, de droits et de devoirs réciproques. Les partisans du revenu universel ont donc raison d’y voir un changement profond de paradigme, une refondation de la société dans sa totalité (…)
Considéré du point de vue politique, le revenu universel marquerait aussi un tournant majeur : le refus du politique de donner toute forme à la société, de prendre toute décision visant à organiser l’espace social selon des fins communes. Dans cette nouvelle ère anthropologique, le politique renoncerait à favoriser des comportements ou des structures considérés comme bénéfiques pour la société pour s’effacer devant le libre choix de l’individu (…)
Nous l’avons vu, la promesse centrale faite par les partisans du revenu universel est celle qui consiste à déconnecter travail marchand et revenu. Mais cette déconnexion, bien réelle du point de vue du bénéficiaire, ne peut pas exister dès que l’on se tourne vers le financement de ce revenu : les taxes et impôts nécessaires au financement du revenu universel ne peuvent être prélevés que sur l’activité économique marchande (…)
Étant donné le poids déjà considérable des budgets sociaux dans le produit intérieur brut (PIB) des grands pays développés, un revenu de base conséquent qui viendrait s’ajouter purement et simplement aux transferts existants serait impossible à financer. Aucune proposition crédible n’a jamais été faite en ce sens : même une très forte hausse des taux d’imposition ne permettrait pas d’atteindre ce but car, passé un certain seuil, les incitations à s’expatrier fiscalement ou à réduire le nombre d’heures travaillées deviendraient trop importantes et ne permettraient plus d’augmenter les recettes fiscales (…)
De même, nombre de défenseurs du revenu universel entendent redonner du sens à l’activité économique, tant au travail qu’à la consommation. Cette question du sens est essentielle et, à nos yeux, ne peut pas être résolue par de seuls moyens matériels mis au service de l’individu. L’Homme ne donne du sens à son activité que s’il se situe par rapport à des repères qui le dépassent. Ces repères sont nécessairement collectifs, politiques, ancrés dans une vision du bien commun – tout ce que les partisans du revenu universel rejettent au nom de la seule liberté de l’individu.
En région Occitanie, le groupe LR vote une subvention à SOS Méditerranée
Sans commentaire :
Le groupe des élus @lesRepublicains du conseil régional d’Occitanie vient d’approuver aujourd’hui une subvention à SOS Méditerranée. Voilà pourquoi leurs électeurs votent et voteront de plus en plus pour le @RNational_off ! Comment expliquer de tels votes communs avec la gauche ? pic.twitter.com/FY3LdBHDMp
— Julien Sanchez (@jsanchez_rn) February 12, 2021


