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Quand TF1 rachète M6, Le Monde s’inquiète de… Cnews

Le Monde voit CNews comme FoxNews et s’inquiète de la « banalisation » du populisme, comme FoxNews l’a fait pour Donald Trump…

[…] Avec sa parole prétendument décomplexée, ses clashs et ses commentaires à l’emporte-pièce, CNews ne cesse de gagner du terrain. Entre le 3 et le 12 mai, elle a dépassé l’audience de BFM à quatre reprises. Un couronnement pour la chaîne de Vivendi, et son principal actionnaire, Vincent Bolloré.

Sa trajectoire rappelle celle de Fox News aux Etats-Unis. Quand il crée sa chaîne en 1996, Rupert Murdoch a l’ambition d’en faire un CNN de droite, un créneau laissé en jachère par les chaînes de télévision. Cinq ans après sa naissance, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le nouveau canal d’informations dépasse CNN.

« Les conservateurs, qui se sentaient opprimés sous Bill Clinton, ont trouvé dans Fox News un repaire où amplifier leur colère », analyse Alexis Pichard, auteur de Trump et les médias. L’illusion d’une guerre ? (VA Press, 2020). Pour lui, la chaîne a servi à « mettre en culture l’électorat de Donald Trump », élu en 2016.

« C’est de moins en moins une chaîne d’information », analyse Philippe Riutort, sociologue, spécialisé en communication politique. L’antenne a exploité ad nauseam la deuxième tribune anonyme supposément signée par les militaires d’active, alors même que Le Figaro, quotidien classé à droite, n’y consacrait qu’un bas de page tout en distance, pointant un « malaise au sein des armées ». « J’y reconnais des propos que, moi, je tiens. Il y a des phrases fantastiques ! », s’est réjoui, lundi 10 mai au soir, Eric Zemmour, polémiste réactionnaire, et phare de l’antenne.

Pascal Praud, qui connaît des succès d’audience avec son émission « L’heure des pros », saute sur toutes les occasions pour conspuer la supposée « bien-pensance » de gauche. […]

Et Le Monde s’interroge, à l’heure où le mastodonte TF1, qui fait la pluie et le beau temps de la pensée unique, vient de racheter M6 :

Quel rôle CNews tiendra-t-elle dans l’élection présidentielle de 2022 ? Difficile de mesurer l’impact d’une chaîne de télévision sur un scrutin. En 2005, alors que les médias prônaient le oui au référendum sur l’Europe, le non l’emportait dans les urnes. En attendant, CNews banalise les idées de l’extrême droite et les discours populistes en leur apposant un tampon « vu à la télé », encore gage de crédibilité. […]

Et quel rôle tiendront TF1 et M6 dans l’élection de 2022 ?

Chronique des cinglés : des « trans-identitaires de genre » dans les compétitions de rugby

Message de Serge Simon, Vice-président de la Fédération Française de Rugby, aux joueurs licenciés :

[…] la FFR a demandé à la Commission anti-discriminations et égalité de traitement (CADET) de travailler sur une proposition règlementaire pour que l’inclusion des trans-identitaires de genre dans les compétitions de la FFR se fasse équitablement et sans risque.

Ainsi sur proposition de la CADET et afin d’assurer un parfait équilibre civil et sportif, l’inclusion des trans-identitaires de genre dans les compétitions officielles se fera sous deux conditions :

  • Une reconnaissance administrative dans leur nouveau sexe par l’autorité civile
  • Un traitement hormonal de 12 mois minimum.

Pleinement conscient de la douleur de tous ceux qui se sentent laissés pour compte dans le sport, la FFR s’est appuyée sur la commission fédérale CADET afin d’amorcer un véritable changement pour l’intégration totale et sans condition de la communauté LGBT+ dans le rugby.  Considérant qu’il était temps que la pratique du rugby soit en cohérence avec la vie que l’on a choisie, et non celle qui nous a été assignée, la FFR a décidé que les trans-identitaires, transsexuels et transgenres puissent participer à toutes ses compétitions officielles. […]

Dans un rapport scandaleux, l’UNICEF doute de la nocivité de la pornographie pour les enfants

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) est une agence de l’Organisation des Nations Unies (ONU) consacrée à l’amélioration et à la promotion de la condition des enfants. C-Fam, le Center for Family and Human Rights, a mis en lumière un rapport publié par l’UNICEF. La problématique générale de ce rapport cherche à « apprécier les droits de l’enfant dans un environnement numérique ».

La section qui traite de la pornographie comporte des propositions proprement scandaleuses :

« Le terme “pornographie” a de nombreuses définitions juridiques dans différentes juridictions, de sorte qu’il n’est pas toujours évident d’utiliser des définitions cohérentes dans la littérature ».

« Les médias numériques d’éducation sexuelle les mieux classés dans le monde entier et auxquels les enfants ont accès (…) peuvent être classés comme “pornographie” dans certains contextes : s’ils étaient soumis à des restrictions d’âge, cela pourrait priver les enfants de l’accès à des supports d’éducation sexuelle essentiels. »

Si de pareils contenus peuvent être ainsi classés, il est difficile de concevoir comment les enfants pourraient en être « privés ». Mais le pire est à venir.

Le texte voudrait faire croire que l’exposition des enfants à ces contenus abominables n’est pas vraiment dangereux :

« Plusieurs types de risques et de préjudices ont été associés à l’exposition des enfants à la pornographie, mais il n’existe pas de consensus sur le degré de nocivité de la pornographie pour les enfants. »

« Les preuves sont contradictoires et il n’existe actuellement aucun accord universel sur la nature et l’étendue du préjudice causé aux enfants par la visualisation de contenus classés comme pornographiques. »

Le rapport n’est plus accessible sur le site de l’UNICEF, mais il peut être trouvé sur le site C-Fam (en anglais).

Fin du cycle de Mai 68 et retour du besoin d’ordre public

Face au délitement de la France, le Père Danziec appelle, dans Valeurs Actuelles, à redécouvrir les fondements de la Cité :

Certaines revanches exhalent un parfum de victoire. Lorsque Patrick Buisson affirme face à Apolline de Malherbe que la Tribune des Généraux signe la mort des idéaux de Mai 68, il y a de quoi jubiler. Quand on porte en bandoulière l’amour de son pays, et celui de la civilisation chrétienne qui l’a fait naître, quelle revanche ! Oui, quelle revanche pour tous ceux qui se sont vus calomniés, discrédités et rejetés au motif qu’ils se refusaient à hisser le drapeau rouge comme tout le monde. Quelle revanche lorsque les faits vous donnent raison, aujourd’hui, après avoir épinglé, hier, dès leurs origines, les lubies de la matrice marxiste. Selon l’artisan du virage à droite de Sarkozy en 2007, le texte des militaires

« est un événement considérable, et sidérant le sondage qui a suivi [58% des Français d’accord avec le fond du texte ; 49% des sondés favorables à une intervention de l’armée, même en dehors de toute consigne gouvernementale]. Cette tribune, et la réaction à cette tribune, marquent la fin d’un cycle, le cycle de Mai 68. On a enterré Cohn-Bendit la semaine dernière. Personne ne s’en est aperçu, mais on l’a enterré. »

Le mouvement dextrogyre est-il cependant véritablement arrivé à cet aboutissement heureux ? Il n’est pas interdit de laisser Patrick Buisson nous en convaincre.

« Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème »

Il faut dire que l’actualité récente offre une série noire sachant pianoter sur la gamme qui va de l’ensauvagement au terrorisme en passant par le délitement de la justice. Violences et tirs de mortier dans le XIXe arrondissement à Paris. Assassinat du policier Éric Masson en fin d’après-midi à Avignon. Egorgement d’une fonctionnaire à Rambouillet au cri d’Allah Akbar. Mère de famille brûlée vive en pleine rue à Mérignac par Mounir B., mari multirécidiviste. Devant un tel chaos, on mesure combien le logiciel de Mai 68 se trouve dans l’incapacité d’offrir des solutions. Pire, on distingue mieux encore combien cette révolte anti autoritaire, révolte contre le père et les repères, a pu conduire inexorablement la société aux graves difficultés actuelles. Aux dires de Simone Weil dans son ouvrage L’Enracinement, « le premier besoin de l’âme humaine, c’est celui de l’ordre ». Si nous devions nous persuader d’une telle vérité, il n’y aurait qu’à contempler l’aspiration profonde des français face à la décomposition : le retour d’une authentique discipline sociale conjointe à une autorité, légitime et exemplaire.

Cette aspiration à l’ordre relève non seulement du besoin, mais aussi du nécessaire. Parce que le social, par nature, contient toujours une part de décevant, l’ordre est nécessaire pour édifier ces fameux « espaces de paix et de sociabilité » selon l’expression charmante de l’historien Pierre Chaunu. La manière d’organiser la Cité ne consiste donc pas tant à bâtir le Paradis sur terre mais plutôt à travailler à ce que l’enfer déborde le moins possible. La Cité représente le terrain de jeu du moindre mal. Elle est, dans la pensée d’Aristote, l’horizon indépassable de la vie des hommes. Urbanité. Civilité. Politesse. On remarquera l’origine frappante de ces termes qui expriment une tendresse particulière. Cette tendresse des hommes entre eux, ce respect, cette discipline, cette éducation prennent racine au sein d’un univers protecteur que dessine l’urbs, la Cité, la polis. Telle est la condition humaine : pour se conserver, s’élever et se sublimer, les hommes ont besoin du secours mutuel les uns des autres. A cet égard, il ne fait aucun doute que la société compte pour la personne humaine parmi les trésors les plus précieux. Que de bienfaits matériels, moraux, culturels, éclos dans le berceau que forme la Cité, permettent l’épanouissement plénier de ses membres. Charles Maurras, avec la précision de l’analyste, observait ainsi :

« Si les saints peuvent prier en paix et les sages travailler avec fruit, c’est que l’épée guerrière, menée par le sceptre des rois, a déterminé autour d’eux la zone où ces occupations sublimes restent possibles. Quand Syracuse est prise, Archimède est égorgé et tant pis pour le théorème. »

Délitement de la Cité en présentiel, transmission du savoir en distanciel

L’ensauvagement témoigne, hélas avec force, d’une Cité dont les fondements se trouvent mis à l’envers. La vie théorétique, si chère aux philosophes grecs, est prise en sandwich, jusqu’à l’étouffement, entre « le pain et les jeux ». Comment favoriser la vie de l’esprit quand la jeunesse assiste en présentiel au délitement de la Cité et en distanciel à la transmission de son savoir ? Car de quel renversement parlons-nous ? Les zones de non droit n’en finissent plus de se reproduire. La violence remplace la force, l’arbitraire se substitue à la justice, les caïds font office de responsables. Comme remèdes à ce déclin, les conditions essentielles définies par Ernest Renan pour constituer un peuple n’ont pas la priorité. Au lieu de rappeler « nos gloires communes dans le passé » et d’affermir « une volonté commune dans le présent », les héritiers de 68 font le choix de déconstruire l’Histoire et de monnayer la tranquillité sociale au prix d’une vision aseptisée des rapports humains, le « vivre-ensemble ».

Il y a un peu plus de cinquante ans, le pape Pie XII rappelait que de la forme donnée à la société conforme ou non à l’Evangile, dépend et découle le bien ou le mal des âmes et des hommes. Partant de là, il insistait sur ce sentiment de responsabilité collective de tous pour tous qui incombe aux hommes de bonne volonté, et aux chrétiens en particulier. S’investir dans la Cité, travailler au Bien Commun, ce n’est pas seulement lutter contre la médiocrité générale des conditions publiques. C’est aussi prendre conscience que nous sommes des débiteurs insolvables. Depuis la parabole de l’enfant prodigue, on aurait compris qu’un héritage, cela ne se dilapide pas.

La piété filiale, remède contre la barbarie

Jean Ousset, dans son essai Les fondements de la Cité (DMM), s’est attaché à présenter les repères politiques solides sur lesquels peuvent s’appuyer ceux qui ont la noble tâche de l’organisation de la société. Déjà, l’auteur prévenait :

« Quelle déchéance menacerait les personnes des générations à venir si, dans la patrie, une tradition d’égoïsme, de lâcheté, de veulerie, de couardise, d’esprit de jouissance immédiate, venait à s’établir, au mépris du culte que l’on doit à la mémoire de ceux qui moururent pour la Cité. »

Cette piété filiale fonde au premier chef nos rapports humains en société et garantit l’intégration plénière de ceux qui s’y agrègent. Pourvu seulement qu’ils la partagent.

Une nouvelle petite ville africaine s’est installée en Europe, en une journée

Au moins 5000 immigrés ont atteint hier l’enclave Espagnole de Ceuta en une seule journée. Un record.

Ces arrivées d’immigrés depuis le Maroc à Ceuta interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Madrid et Rabat. Le Maroc a convoqué fin avril l’ambassadeur espagnol pour exprimer son « exaspération » à l’égard de l’accueil en Espagne du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali. Le conflit au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole classée « territoire non autonome » par les Nations unies en l’absence d’un règlement définitif, oppose depuis plus de 45 ans le Maroc au Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination.

L’immigration est une arme aux mains de la diplomatie…

« Les personnes qui ne se feront pas vacciner seront défavorisées »

Mais à part ça, la vaccination n’est pas obligatoire…

La Commission européenne veut porter l’âge du départ à la retraite à 70 ans

Le député européen belge de gauche Marc Botenga a déclaré :

« La Commission européenne dans un rapport propose de porter l’âge du départ à la retraite à 70 ans, 72 ans notamment en Lituanie, alors que l’espérance de vie en Lituanie est de 71, 5 ans. On est en train de détruire concrètement des acquis et face à cela on a un sommet qui énonce des grands principes qu’on peut partager ou pas, mais qui ancre surtout dans les consciences l’austérité. »

Chronique du délitement

La police a fait face à une émeute à Argenteuil : des voitures ont été incendiées et des tirs de mortiers d’artifice ont visé les forces de l’ordre. Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des véhicules en proie aux flammes, dont certains retournés sur le toit.

Thierry Clair, secrétaire général adjoint de l’UNSA police, déclare sur Cnews :

«Ces tirs de mortiers d’artifice sont de plus en plus récurrents, ils visent nos collègues (…) Les blessés dans nos rangs ne cessent d’augmenter»

Un policier a été agressé en raison de sa qualité, à proximité du commissariat de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dimanche midi, alors qu’il allait prendre son service. L’auteur est déjà connu des services de police. Il a été placé en garde à vue.

Un immigré soudanais a agressé une éducatrice et saccagé les locaux de l’Afpa à Pont-de-Claix (38), le 1er avril, en criant : « Mon nom est Allah, fuck la France » !

Un adolescent de 17 ans à scooter a refusé d’obtempérer aux policiers à deux reprises dans la nuit de dimanche à lundi, à Audincourt près de Montbéliard (Doubs). La seconde fois, il a chuté et s’est blessé après avoir heurté un fonctionnaire. Il est déjà connu des services de police.

L’Union des démocrates musulmans poursuit son implantation

L’Union des démocrates musulmans français présentera une liste aux élections régionales en Bretagne. Cette liste, baptisée « Tous unis contre l’islamophobie, agir pour ne pas subir » sera menée par Kamel Elahiar.

Ce mouvement politique, classé par les Préfets de « communautaire » aux municipales en 2020, a été créé en 2012 par Nagib Azergui.

En 2019, ce parti avait obtenu plus de 28000 voix sur le plan national soit 0,13% des suffrages, avec un record à Maubeuge.

L’honnêteté intellectuelle et morale d’Hélie de Saint-Marc, un exemple pour notre époque

Bernard Zeller vient de publier un ouvrage préfacé par le professeur Olivier Dard, dans lequel il présente et annonce le compte rendu intégral du procès du commandant de Saint Marc. Il a accepté de répondre aux questions du Salon beige :

Vous publiez un nouveau livre sur le commandant de Saint-Marc. Qu’apporte de nouveau cet ouvrage, notamment par rapport aux Champs de braise, les Mémoires d’Hélie de Saint Marc ?

Par rapport aux ouvrages d’Hélie de Saint Marc publiés à ce jour, le compte rendu de son procès et, plus spécialement, les dépositions des témoins apportent sur le commandant du 1er R.E.P. les appréciations de ses camarades de déportation comme celles de ses camarades de la Légion et de l’armée et aussi celles, plus inattendues, de grands reporters présents à Alger lors des quatre journées d’avril 1961. La question que pose le défenseur d’Hélie de Saint Marc à nombre de témoins est celle-ci : Pouvez-vous dire au tribunal ce que vous pensez du commandant de Saint Marc ? Et ils disent ce que celui-ci, par modestie, ne pouvait écrire.

De plus, les divers témoins fournissent des détails inédits sur l’investissement de la ville d’Alger dans la nuit du 21 au 22 avril 1961 ainsi que sur les évènements qui suivirent.

Le procès a une puissance dramatique que les récits ou les mémoires n’ont pas. C’est une pièce en plusieurs actes dont on ne connaît le dénouement qu’à la toute dernière minute.

Pourquoi revenir sur le procès de l’ancien commandant du 1er REP, alors qu’il a été réhabilité ?

Je ne sais si l’on peut parler au sens juridique de réhabilitation. Moralement, il est sûr que la Grand’Croix de la Légion d’honneur décernée en 2011 par le président de la République a été une distinction pouvant être assimilée à une réhabilitation. Mais le procès du commandant de Saint Marc est celui d’un homme qui a eu à choisir entre l’obéissance et l’honneur. Ce choix à faire est intemporel. C’est Antigone face à Créon. Nombreux sont ceux qui ne choisissent pas.

A l’heure où un certain nombre d’officiers, et notamment d’officiers généraux, sonnent publiquement le tocsin en raison du délitement de la France, que peut apporter l’exemple du Cdt de Saint-Marc ?

L’exemple d’une totale honnêteté intellectuelle et morale. Quand, à Buchenwald, court le bruit qu’il pourrait être proposé à certains détenus de choisir le statut infiniment plus favorable du S.T.O., Saint Marc réagit vivement malgré son état physique très dégradé : « Il n’en est pas question ! »

L’exemple aussi, bien entendu, du courage. Une vertu peu pratiquée de nos jours. Nous avons besoin aujourd’hui de courage et d’honnêteté. Sans cela, nous ne pouvons rien bâtir de solide.

Saint Marc a réfléchi et a choisi.

Si le pouvoir s’avère incapable de rétablir l’ordre public, faut-il espérer un putsch militaire ?

La fronde des généraux de 1961 n’était pas un putsch ; c’était une révolte. Un putsch est une prise du pouvoir politique par des militaires et cela se termine toujours mal, à court ou à long terme. En France, ce serait la guerre civile et il n’y a pas plus atroce qu’une guerre civile. Ce ne peut être en aucun cas la solution à apporter à une poursuite de la dégradation de la situation que connaît la France. La solution ne peut être que politique, résultant du choix des Français : la France veut-elle vivre ou accepte-t-elle de mourir ?

C’est arrivé un 17 mai…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mai 352 : élection du pape Libère.

Il est le premier à désigner Rome comme le siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaît dans un songe dans la nuit du 4 et du 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon l’histoire, il y a une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achève la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux années plus tard. Cette basilique majeure de Rome est appelée basilique libérienne. Il combat l’arianisme de l’empereur Constance qui l’exile de 355 à 358 à Beroia en Macédoine. Mais le peuple de Rome prend rapidement parti pour Libère.

Selon la tradition, ce serait Libère qui, en 354, fixe la fête de la naissance du Christ au 25 décembre. Il meurt le 24 septembre 365

  • le 17 mai 884 : élection du pape Adrien III.
  • le 17 mai 1410: élection de l’antipape Jean XXIII.

En 1408, quelques cardinaux opposés à Grégoire XII convoquent le Concile de Pise, où viennent près de 500 évêques et abbés. Ces derniers déposent Grégoire XII et Benoît XIII et élisent Alexandre V, lequel meurt peu de temps après. L’élection suivante nomme le cardinal de Cossa qui prend le nom de Jean XXIII.

Il convoque le Concile de Constance qui le dépose le 29 mai 1415 et le fait arrêter. Libéré en juin 1419, se soumet aussitôt à Martin V.

  • le 17 mai 1642 : Paul Chomedey de Maisonneuve débarque sur l’île de Montréal et fonde Ville-Marie, Montréal.

Paul Chomedey de Maisonneuve fonde Ville-Marie qui est aujourd’hui Montréal. Choisi pour fonder une colonie sur l’Île de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, arrive en Nouvelle-France en 1641 et commence à travailler à la construction d’une fortification et d’autres édifices de Ville-Marie le 17 mai 1642.

La ville de Montréal tient son nom de l’Île de Montréal, ainsi nommée en raison du mont Royal, la montagne au centre de l’Île. En effet, en 1535, l’explorateur Jacques Cartier avait nommé la montagne Mons realis (mont Royal). Elle est située à 1 500 kilomètres à l’intérieur des terres, au confluent du Saint-Laurent et de la rivière des Prairies. Elle deviendra bien plus tard la deuxième ville francophone du monde, après Paris.

La messe de fondation de Ville-Marie a lieu le lendemain, soit le dimanche 18 mai 1642. La première construction bâtie à Montréal est une clôture de palis située où s’élève actuellement la nouvelle douane.

  • le 17 mai 1765 : la Compagnie des Indes rétrocède au Roi de France les Iles de France et de Bourbon et le Port de Lorient.
  • le 17 mai 1809 : Napoléon publie de Schoenbrünn un décret réunissant à l’Empire le reste des États pontificaux.

Rome est déclarée « ville impériale et libre ».

C’est l’aboutissement d’une succession de crises entre Napoléon et les papes Pie VI et Pie VII, qui seront tous les deux ses prisonniers. L’empereur considère la religion comme un moyen de contrôler la nation et non comme un aspect intrinsèque de la nature de l’homme. Pour lui, le rôle du politique n’est pas de chercher le Bien commun et de créer les conditions de vie facilitant le Salut de chacun ; c’est à la religion de se mettre au service de l’Etat.

Alors qu’un Concordat a été signé entre la France et l’Eglise Catholique le 15 aout 1801, la promulgation unilatérale des « 77 articles organiques », le 18 avril 1802, tend à faire de l’Église de France une Église nationale, indépendante de Rome et soumise au pouvoir civil ; ce que le Saint Père ne peut accepter. Ces articles stipulent que le ministre des cultes doit donner son accord à la publication des bulles et des conciles papaux. La réunion des synodes diocésains, la création de séminaires sont également soumises à son aval. Enfin, le clergé devient un corps de fonctionnaires, les prêtres étant salariés par l’État.

C’est pour tenter d’obtenir l’abrogation des « 77 articles organiques », que Pie VII accepte, contre l’avis de la Curie romaine, de venir sacrer Napoléon Bonaparte empereur des Français à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il n’obtient rien en retour.

Les relations se détériorent encore lorsque le pape refuse de prononcer le divorce entre Jérôme Bonaparte et Elizabeth Patterson en 1805. Après Austerlitz, l’Empereur fait de son frère Joseph Bonaparte le nouveau monarque de la région, avec le titre de « Roi de Rome ». De plus, il inclut les États pontificaux dans son alliance continentale dirigée contre l’Angleterre : « Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j’en suis l’Empereur; tous mes ennemis doivent être les siens », écrit-il au pape le 13 février 1806 (cf. la chronique du jour). Mais le Souverain Pontife refuse d’adhérer au blocus continental.

Rome est occupée militairement le 2 février 1808; les États pontificaux sont annexés à l’Empire le 17 mai 1809; Pie VII répond, le 10 juin 1809, par une bulle d’excommunication Quum memoranda où il fustige les « voleurs du patrimoine de Pierre, usurpateurs, fauteurs, conseillants, exécutants », ce qui lui attire de nouvelles rigueurs. Dans la nuit du 5 au 6 juillet l’empereur capture le pape et le fait prisonnier en France…

Voici ce décret :

« Napoléon,

Empereur des Français, Roi d’Italie, Protecteur de la Confédération du Rhin, etc.

« Considérant que lorsque Charlemagne, empereur des Français et notre auguste prédécesseur, fit donation de plusieurs comtés aux évéques de Rome, il ne les leur donna qu’à titre de fiefs et pour le bien de ses États, et que par cette donation Rome ne cessa pas de faire partie de son Empire ;

« Que, depuis, ce mélange d’un pouvoir spirituel avec une autorité temporelle a été, comme il l’est encore, une source de discussions, et a porté trop souvent les pontifes à employer l’influence de l’un pour soutenir les prétentions de l’autre ; qu’ainsi les intérêts spirituels et les affaires du ciel, qui sont immuables, se sont trouvés mêlés aux affaires terrestres, qui par leur nature changent selon les circonstances et la politique des temps ;

« Que tout ce que nous avons proposé pour concilier la sûreté de nos armées, la tranquillité et le bien-être de nos peuples, la dignité et l’intégrité de notre Empire avec les

prétentions temporelles des papes^ n’a pu se réaliser, « Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :

« Article i. — Les États du pape sont réunis à l’Empire français.

« Art. 2. — La ville de Rome, si célèbre par les grands souvenirs dont elle est remplie, et premier siège de la Chrétienté, est déclarée ville impériale et libre. Le gouvernement et l’administration de la dite ville seront organisés par un statut spécial.

« Art. 3. — Les restes des monuments élevés par les Romains seront entretenus et conservés aux frais de notre trésor.

« Art. 4. — La dette publique est constituée dette impériale.

« Art. 5. — Les terres et domaines du pape seront augmentés jusqu’à concurrence d’un revenu net, annuel, de deux millions.

« Art. 6. — Les terres et domaines du pape ainsi que ses palais seront exempts de toute imposition, juridiction et visite, et ils jouiront d’immunités particulières.

« Art. 7. — Le premier juin de la présente année, une consulte extraordinaire prendra en notre nom, possession des États du pape, et fera les dispositions nécessaires pour que le régime constitutionnel soit organisé et puisse être mis en vigueur le 1er janvier 1810.

« Donné en notre camp impérial de Vienne, le 27 mai 1809.

Napoléon. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 85 et 86 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 17 mai 1824 : le Pape Léon XII rend le Collège romain à la Compagnie de Jésus, par le Bref « Cum multa in Urbe ».
  • le 17 mai 1871: la Commune de Paris décrète l’égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
  • le 17 mai 1917 : le général Pétain remplace le général Nivelle comme commandant en chef français.

Le gouvernement est mis au courant des premiers actes de désobéissances de la troupe. Cf. chronique du 16 avril.

  • le 17 mai 1925 : canonisation de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Déclarée sainte patronne des missions et « Patronne Secondaire de la France », avec sainte Jeanne d’Arc. Saint Jean-Paul II la proclamera en 1997 Docteur de l’Église. Voir les chroniques du 2 janvier, du 30 septembre et du 19 octobre.

  • le 17 mai 1940 : Rommel donne l’ordre de faire abattre le colonel Savare, Chef de Corps du 254e RI.

Ce dernier a refusé de se rendre après plusieurs sommations et continué le combat. Ce même jour Gamelin, généralissime des armées françaises, annonce au ministre de la guerre Daladier que les Allemands ont percé. Ce dernier prescrit la contre attaque. Gamelin avoue qu’il n’a plus de réserve ! Stupéfait Daladier lui répond : «  Non ! Ce que vous dites n’est pas possible ! Vous vous trompez, il faut attaquer aussitôt ! »

Cité par l’ouvrage collectif Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 211.

  • le 17 mai 1944 : bataille de Monte-Cassino.

Les tirailleurs marocains, dont beaucoup de Pieds-noirs, du général Juin réussissent à percer la ligne Gustav et à contourner la défense allemande. Cette manœuvre permet aux Polonais de prendre le Monte-Cassino le 19 mai, la route de Rome s’ouvre aux alliés. Ces derniers ont perdu 54 000 hommes dans la bataille. C’est un des principaux faits de gloire des soldats français pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • le 17 mai 1990 : l’OMS retire l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

Arménie : la population en danger face à de nouvelles intrusions de l’Azerbaïdjan

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

SOS Chrétiens d’Orient alerte sur la situation des habitants de la région du Syunik, en Arménie, suite à de nouvelles intrusions de l’armée azerbaïdjanaise depuis mercredi 12 mai. Malgré la sommation des autorités arméniennes et russes de se retirer, les troupes azerbaïdjanaises sont toujours présentes, et des renforts ont été positionnés dans le Nakhitchevan.  

Alors que les habitants de la région du Syunik, province du sud-est de l’Arménie frontalière avec les territoires d’Artsakh récemment annexés par l’Azerbaïdjan, font face à des intrusions en toute impunité de l’armée voisine, il y a tout lieu de s’inquiéter que cette population soit une fois de plus abandonnée à son sort. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur la reprise des hostilités en Israël et les autorités arméniennes sont monopolisées  par les élections présidentielles qui s’annoncent dans un climat tendu.   

Les équipes locales de SOS Chrétiens d’Orient sont particulièrement inquiètes pour la ville de Goris et les régions alentours, suite à l’occupation du lac Sev dans la nuit du 12 mai par 300 soldats azerbaïdjanais qui se sont infiltrés en toute illégalité sur le territoire arménien en franchissant la frontière avec l’Artsakh voisin, passés sous leur contrôle depuis la fin de la dernière guerre (septembre-novembre 2020), et au positionnement en parallèle de 15 000 soldats dans l’enclave azerbaïdjanaise du Nakitchevan, au sud du Syunik.   

De fausses cartes topographiques sont utilisées par les soldats azéris qui prétendent établir un tracé réel en annexant des territoires arméniens, notamment une patie de la région de Syunik. Ces données sont contraires à celles établies par les cartes soviétiques qui furent utilisées pour le tracé des frontières.  

A l’aune de ces derniers événements et de ces revendications territoriales controversées, qui sont autant de provocations émises par l’Azerbaïdjan pour tester l’impunité dont ils semblent bénéficier jusque là,  SOS Chrétiens d’Orient craint une résurgence du conflit et signale que si rien n’est fait pour secourir la population en danger, c’est encore une guerre impitoyable et meurtrière qui se profile pour l’Arménie, particulièrement démunie face à la double menace turco-azerbaïdjanaise. L’association salue la réaction du Président Emmanuel Macron qui a vivement condamné ces événements et demandé le retrait immédiat des troupes azerbaïdjanaises.  

Le curé de Tréguier contourne l’interdiction de la procession du pardon de saint Yves

La préfecture avait interdit la traditionnelle procession des reliques de saint Yves, pour des prétextes pseudo-sanitaires. Malgré l’arrêté préfectoral, l’abbé Guillaume Caous, curé de la paroisse Saint-Tugdual, a conduit, entouré de cinq prêtres, les reliques de Saint-Yves jusqu’à l’église de Minihy-Tréguier, sa ville natale. Il a été suivi sous les applaudissements, par plusieurs personnes qui l’ont accompagné, aux rythmes des cantiques et prières.

L’évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, Mgr Denis Moutel, n’avait pas caché sa déception regrettant que cet arrêté ait été pris si tardivement ​alors que toutes les règles sanitaires avaient été respectées en amont.

Bioéthique, retour en commission spéciale le 1er juin et examen en hémicycle courant juin

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Comme vous le savez le gouvernement a annoncé à la veille du pont de l’Ascension le retour du PJL bioéthique, d’abord en Commission Spéciale, le 1er juin, puis pour un examen en hémicycle courant juin.

De nombreuses questions se posent, techniquement et législativement, tout comme sur le fond.

Par exemple :

Qu’est-ce qu’une commission spéciale ?

Pour mémoire, tous les textes en discussion au Parlement passent dans des commissions qui préparent le travail en vue de l’examen en hémicycle. Pour certains textes, ce n’est pas une commission permanente mais une commission spéciale qui est constituée, ici commission spéciale bioéthique.

Comment va fonctionner ce retour du projet de loi ?

Puisque la Commission Mixte Paritaire n’a pas été conclusive, une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat va donc avoir lieu, mais après ? Que se passera-t-il en cas de désaccord persistant ? Si le projet de loi est adopté, il peut encore être examiné par le Conseil Constitutionnel, qui doit vérifier si la loi est conforme à la Constitution et qui validera ou non le texte.

Pourquoi ce projet et surtout cette façon brutale et masquée de revenir à la charge sont-ils indécents ?

Ce projet ne doit-il pas être reporté, notamment pour être entièrement revu à la lumière des enseignements de la crise, dont nous sommes loin d’être sortis ? En effet, la bataille juridique et éthique qui se déroule depuis plus de 18 mois autour de ce projet révèle l’absence de consensus dans la population et une divergence profonde et persistante entre les chambres du Parlement (cf. nombre de participants à la consultation nationale sur la bioéthique, nombre d’allers-retours Assemblée/Sénat, nombre d’amendements, nombre d’heures de débats, nombres de réunion de la commission spéciale, manifestations, pétitions, nombre de pages des différents rapports, …)

Ce calendrier et ce projet doivent-ils alors être respectés ?

  • Aberrant en pleine pandémie mondiale : elle n’est pas du tout terminée, bien au contraire ;
  • Indécent pour les familles, les malades, les soignants ;
  • Alarmant alors que des millions d’actifs sont dans une situation parfois dramatique ;
  • Stupéfiant alors que des pans entiers de l’économie méritent plus encore d’attention de la part de nos gouvernants et de nos législateurs…

Pourquoi vouloir à tout prix bouleverser des lois qui concernent tout le monde ?

Si les députés ne renoncent pas à l’effacement de la lignée paternelle des enfants issus de PMA, il n’est pas indispensable pour autant de bouleverser la filiation de tous : or l’Assemblée persiste à vouloir transformer la filiation pour tous, ce qu’a refusé le Sénat à chaque examen de la loi en privilégiant le moyen de l’adoption pour relier l’enfant à la seconde femme.

Les échéances électorales à venir (régionale, présidentielle, législative) vont être décapantes pour LREM, mais aussi mauvaises pour les écologistes, la Gauche, LR ou RN s’ils n’agissent pas fermement et fortement, parce que les Français s’agacent que l’on ne s’occupe pas des vrais problèmes : transports en commun, fracture numérique, soutien structurel à l’économie, protection raisonnée de la nature, école, respect de la fonction publique (police, enseignants), apaisement des conflits sociaux et communautaires, mondialisation, retraites, dette publique….

Les AFC, avec les associations partenaires de Marchons Enfants, nous invite à signer la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour demander à définir le sens du terme « parents » dans la filiation d’un enfant.

Les parents d’un enfant, c’est son père et sa mère : c’est évident, mais c’est encore mieux en le disant ! Signez la pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour l’inscrire dans la loi.

Le projet de loi « bioéthique », en cours d’examen au Parlement, vise à inventer des « parents » en inscrivant deux mères sur l’acte de naissance d’enfants nés de PMA et en effaçant sciemment leur père. Il est donc urgent de défendre l’enfant, la paternité et la maternité.

Si plus de 100.000 personnes signent la pétition pour expliciter dans la loi qui sont les parents d’un enfant, les députés devront revoir leur projet.

Parce que les enfants nés de PMA naissent d’un père et d’une mère qu’ils ont besoin et droit de connaître, dans la mesure du possible, comme tous les enfants du monde, merci d’avance de signer la pétition.

Et « en même temps », les pères d’enfants nés à partir du 1er juillet pourront bénéficier de 28 jours de congé contre 14 précédemment.

La Cour suprême entendra une affaire d’avortement dans le Mississippi pouvant remettre en cause l’arrêt Roe v. Wade

La Cour suprême des Etats-Unis a accepté lundi d’entendre une affaire d’interdiction de l’avortement dans le Mississippi, qui pourrait être une occasion de revenir sur l’arrêt Roe v. Wade libéralisant l’avortement.

L’affaire concerne une loi sur l’avortement du Mississippi adoptée en 2018 qui interdit l’avortement après 15 semaines avec des exceptions limitées. La loi a été bloquée par la 5ème Cour d’appel. En vertu de la jurisprudence de la Cour suprême, les États ne peuvent pas interdire les avortements qui se produisent avant la viabilité fœtale, généralement vers 22 semaines. Le Mississippi demande aux juges de réexaminer cette norme. L’État a fait valoir que la règle de viabilité empêchait les États de défendre adéquatement la santé maternelle et la vie potentielle. Lynn Fitch, le procureur général du Mississippi, a écrit dans un mémoire déposé auprès des juges :

«Il est plus que temps pour la Cour de revoir la sagesse de la règle de la ligne brillante de viabilité».

La clinique d’avortement du Mississippi qui a contesté la loi a exhorté le tribunal suprême à ne pas prendre l’affaire.

Une décision devrait être rendue d’ici juin 2022.

Overdose LGBT

Lu dans VA :

Homophobie, transphobie, biphobie et drapeau arc-en-ciel. Depuis hier, impossible de passer à côté. Ce lundi 17 mai marque la Journée mondiale contre l’homophobie. La célébration, progressivement installée dans les mœurs occidentales ces vingt dernières années, est censée « sensibiliser et prévenir », selon l’association SOS Homophobie. Avec une méthode simple et efficace : l’omniprésence. Les festivités n’ont pas attendu le lancement officiel de la campagne. Dimanche, lors de l’avant-dernière journée de Ligue 1, tous les joueurs ont porté leurs numéros aux couleurs du mouvement LGBT. Avant chaque match, ils posaient, tout sourire, devant une banderole au slogan risible :« Homos ou hétéros, on porte tous le même maillot. » Le football est devenu en l’espace de quelques années un terrain privilégié de la propagande LGBT : l’année dernière, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, annonçait son intention de voir des matchs s’arrêter en cas de chant jugé homophobe dans les stades. Évidemment, le monde médiatique n’est pas en reste : le Monde s’intéresse, ce lundi, à la famille, cet « espace de violences » pour les jeunes LGBT depuis le début de la pandémie. France 3 fait l’éloge des influenceurs et de leurs engagements qui seraient une « source d’inspiration pour les LGBT+ ». Sur les réseaux sociaux, une carte du monde un peu particulière fait un tabac : elle classe les pays en fonction de leur législation par rapport à « l’orientation sexuelle ». Les militants LGBT qui la partagent vous invitent à bien choisir votre prochaine destination de vacances. On aura tout vu.

Overdose jusqu’au RN :

En Espagne, Francisco José Contreras, député du parti Vox, a été privé de son compte Twitter pendant 12 heures :

“Le tweet haineux (que j’ai été obligé de supprimer) était un tweet qui disait : ′′Un homme ne peut pas tomber enceinte. Un homme n’a pas d’utérus ou d’ovaires””, a écrit Contreras. “Vous pouvez voir que c’est déjà de la biologie fasciste. La prochaine fois, j’essaierai 2 + 2 = 4.”

« L’avortement originel et la vaccination finale sont liés par une « chaîne du mal » à laquelle on ne doit absolument pas participer »

Le site internet « Le Glaive de la Colombe » réunit des chroniqueurs catholiques, laïcs, clercs et consacrés, souhaitant partager librement leurs réflexions, humeurs et intuitions, en vérité et simplicité. Son administrateur, qui signe sous le pseudonyme de « L’Abbé », est un prêtre catholique diocésain. Il a été interrogé par Le Media en 4-4-2. Extrait :

[…] Je vous propose d’évoquer les fameux « vaccins ». Dans une note publiée le 21 décembre, le Vatican explique qu’il est « moralement acceptable d’utiliser des vaccins contre le Covid-19 pour lesquels des lignées cellulaires provenant de fœtus avortés ont été utilisées dans le processus de recherche et de production ». Est-ce votre avis ?

N’étant ni théologien, ni moraliste et encore moins médecin, je me garderai ici d’une position définitive, mais, en l’occurrence, il semble s’agir moins de « vaccins » que d’expérimentations précipitées par des intérêts mercantiles et menaçant gravement notre capital génétique. Si nous étions face une maladie mortelle, dépourvus de traitement alternatif, la thérapie génique, pourvu qu’il s’agisse vraiment de thérapie, s’envisagerait peut-être mais ce n’est justement pas le cas. On peut donc légitimement considérer comme déraisonnable de recourir à des moyens si aléatoires pour un risque si minime. Quant au recours à des cellules de fœtus avortés, la récente contribution de Don Pietro Leone à ce sujet, publiée par Rorate Caeli et traduite par Jeanne Smits me semble pertinente : l’avortement originel et la vaccination finale sont liés par une « chaîne du mal » à laquelle on ne doit absolument pas participer et que l’on doit même combattre comme une des ces « structures de péché » dénoncées par Jean-Paul II. Malheureusement, ce combat s’étend bien au-delà des « vaccins »puisque l’industrie cosmétique et la chirurgie plastique notamment n’ont pas hésité à recourir aux mêmes « produits ».

Le virus qui circule le plus actuellement n’est sans doute pas le Covid mais celui de la peur. Il suffit d’allumer une chaîne d’info en continue pour être effrayé soit par cette « crise sanitaire », soit par l’impact des médias sur la santé mentale des Français. Quel rôle joue la foi et la croyance dans le fait de se persuader qu’on va tomber malade, ou au contraire que ce virus n’est pas si grave et qu’il n’y a aucune raison qu’il nous affecte ?

A l’image du choléra dans Le Hussard sur le Toit, la peur du Covid tue probablement davantage que le Covid lui-même. Dès le début de l’épidémie, le Pr Raoult déclarait redouter moins le virus que les mesures sanitaires inadéquates que l’administration ne manquerait pas de prendre. Nous n’avons pas été déçus du résultat d’autant plus pitoyable que le climat anxiogène savamment entretenu contribue à diminuer les défenses immunitaires comme la faculté de raisonnement des esclaves du système médiatique. « Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore » ; mais comme on n’enseigne plus Jules Romains, on se laisse mener par le premier Knock venu. Voilà pour la croyance. Quant à la foi, fondée sur la résurrection du Christ, promesse de la nôtre (« Si le Christ n’est pas ressuscité…vaine est votre foi », 1Corinthiens, XV, 14), elle devrait inciter les catholiques à ne pas craindre la maladie et même la mort, qui, vue surnaturellement, marque le moment béni du face à face avec Dieu. Qu’avons-nous finalement à faire de mourir plus tôt ou plus tard, puisque cette séparation du corps et l’âme, aussi douloureuse soit-elle, n’est que temporaire ? Ceci ne signifie pas s’exposer à la mort inconsidérément mais vivre chaque jour comme une grâce, dans l’abandon et la confiance en un Père tout-puissant et provident. Malheureusement, la prédication traditionnelle des fins dernières n’est plus guère entendue : il ne faut donc pas s’étonner que bien des catholiques en oublient le Ciel et l’excellence de leur filiation divine pour se conformer aux illusions mondaines d’aujourd’hui.

Quel(s) conseil(s) pouvez-vous donner à ceux qui nous liront et qui vivent mal moralement cette épreuve ?

Ce n’est pas au Média en 4-4-2 que j’apprendrai que la colère, ce surcroît d’énergie propre à la défense contre un mal présent, s’enracine dans l’amour : « Mme Marcel » défendant sa progéniture contre l’oppression sanitaire en est une excellente illustration. En fait, l’adversité nous donne l’occasion d’apprendre ou de réapprendre à aimer, à aimer ce qui mérite d’être défendu. « Il y a du bon en ce monde et il faut se battre pour cela », nous enseigne Sam Gamegie le Brave, qui tire sa force de l’amour de sa terre et de ses proches. Le Seigneur des Anneaux nous offre d’ailleurs une analogie assez juste de ce que l’on nous fait subir : s’étant laissé empoisonner le corps et l’esprit, le roi du Rohan est reclus, manipulé et rendu insensible aux malheurs de sa famille comme de son peuple. Théoden ne sortira de cette apathie morbide qu’au rappel providentiel de ce qu’il est, de sa gloire et de sa force. A son exemple, chassons de chez nous les intrigants à la solde de puissances apatrides, chérissons nos femmes et nos enfants, renouons des alliances véridiques car « voici venue l’heure de tirer l’épée ensemble ». Le Média en 4-4-2 y contribue comme chacun peut le faire, avec les moyens et les talents dont il dispose. Pour le reste, ce qui ne dépend pas de nous ou est hors de notre portée, abandonnons-nous à la Providence qui, dans l’histoire de l’humanité et particulièrement de la France, a si souvent pris le visage de la Sainte Vierge. « Belle comme la lune, resplendissante comme le Soleil, terrible comme une armée en bataille » (Cantique des Cantiques, VI, 9), Son amour maternel nourrit une détermination absolue contre tout ce qui porterait atteinte au bonheur de Ses enfants. […]

Le Conseil d’État vigilant pour garantir la liberté de l’obscénité blasphématoire

Bernard Antony communique :

« Jésus est pédé… » : la suite des paroles, qui n’est qu’une misérable continuité d’abjection blasphématoire, nous ne la citerons pas.

Le Conseil d’État a estimé que cette chanson du dénommé Frédéric Fromet contenant certes des « termes souvent obscènes et grossiers » et « malgré leur caractère outrancier »,  ne pouvait être considérée comme « excédant la liberté d’expression » puisque « s’inscrivant dans le cadre d’une séquence à vocation explicitement satirique ».

Autrement dit, selon nos plus hauts magistrats protecteurs des lois de la République, on peut y aller dans la grossièreté, le blasphème, l’obscène, la dérision, l’injure antichrétienne (celle qui ne fait courir aucun risque…) du moment qu’il s’agit d’une expression « à vocation explicitement satirique ». Ainsi l’intention satirique permet tout, excuse tout.

Rappelons donc, satiriquement, qu’il s’agissait en fait de « chanson » d’une vomissure exécratoire diffusée en 2020 dans l’émission de France-Inter intitulée « Par Jupiter » et présentée par la toujours gloussante gallinacée Charline Vanhoenacker, greluche si souvent en folie et quelquefois exhibant ses seins, déjà tristes, en pâmoison devant quelque salacerie de son goût au niveau (ou plutôt au caniveau) de celui des plus archaïques et grasseyants « rads-socs » franmacouillards des loges les plus obscurantistes et passéistes du Grand-Orient, « frangins » bouffeurs de lard le vendredi saint, en débiles agapes.

Il est à noter encore que le CSA, qui peut infliger d’énormes amendes à une chaîne de télévision pour diffusion de propos critiques de la politique d’immigration, n’avait pas jugé bon de sanctionner France-Inter.

Preuve, encore une fois, que le principe de la liberté d’expression souffre en notre République d’énormes exceptions, encadré qu’il est par le respect obligatoire du nouvel ordre moral de l’idéologie de l’antiracisme, ce racisme en sens contraire.

C’est ainsi que les citoyens français sont aujourd’hui souvent menacés, trop souvent frappés par certains magistrats idéologisés dans le sens d’une systématique inversion des valeurs et interprétation subjective et tendancieuse de la loi.

L’AGRIF n’accepte pas cet état de fait et entend œuvrer pour que la liberté d’expression ne soit pas dévaluée en liberté d’exécration, en liberté d’excrémentation contre les valeurs les plus sacrées pour les chrétiens.

Liberté d’expression : création de l’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte

Comme elle l’avait annoncé sur Le Salon beige, Thaïs d’Escufon, porte-parole du mouvement Génération identitaire, crée l’Association de Soutien aux Lanceurs d’Alerte (ASLA) pour la liberté d’expression sur Internet, menacée par les GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft) et des gouvernements :

Dictature des idéologues du gender : une étudiante sanctionnée pour avoir rappelé ce qu’est une femme

Une étudiante en droit de l’université Abertay de Dundee au Royaume-Uni fait l’objet de mesures disciplinaires pour avoir dit que les femmes ont des vagins et ne sont pas aussi fortes physiquement que les hommes. Ces mesures disciplinaires ont été prises à l’encontre de Lisa Keogh, 29 ans, pour des commentaires jugés “offensants” et “discriminatoires”. L’étudiante a été dénoncée par des camarades de classe, après avoir déclaré que les femmes étaient nées avec des organes génitaux féminins et que “la différence de force physique entre les hommes et les femmes est un fait”.

L’étudiante craint qu’une sanction l’empêche de devenir avocate spécialisée dans les droits de l’homme. Accusée d’avoir dit que les femmes étaient le “sexe faible” et que ses camarades de classe étaient des “féministes détestant les hommes” lorsqu’un étudiant a suggéré que tous les hommes étaient des violeurs et représentaient un danger pour les femmes, elle a expliqué :

“Je n’ai pas nié avoir dit ces choses et j’ai dit à l’université exactement pourquoi je l’ai fait”. “Je n’avais pas l’intention d’être offensante, mais j’ai pris part à un débat et j’ai exposé mes opinions sincères. J’ai été maltraitée et traitée de tous les noms par les autres étudiants, qui m’ont dit que j’étais une “fille blanche cis typique”. Vous devez être capable d’échanger librement des opinions différentes, sinon ce n’est pas un débat”.

“Je n’étais pas méchante, transphobe ou offensante. Je ne faisais qu’énoncer un fait biologique de base. Je travaillais auparavant comme mécanicien et lorsque j’étais dans l’atelier, il y avait des choses lourdes que je ne pouvais tout simplement pas soulever, mais des collègues masculins le pouvaient.”

Aujourd’hui, sous couvert de la journée de lutte contre « l’homophobie » une intense propagande LGBT a cours dans les médias. Cette propagande fait l’impasse sur le terrorisme intellectuel mené par le lobby LGBT…

Les Républicains ont un tel problème d’identité, qu’une majorité de Français estime ce parti inutile

Un sondage Ipsos/Sopra Steria réalisé pour France Info et Le Parisien et Aujourd’hui en France met en cause l’avenir du parti Les Républicains. Le psychodrame soulevé au sein de LR par l’alliance de Renaud Muselier avec LREM en région Paca, qui fait suite aux ralliements successifs de bon nombre d’élus LR depuis 2017, à commencer par Edouard Philippe mais aussi François Fillon appelant à voter Emmanuel Macron, quelques secondes après avoir été éliminé du premier tour, pose la question de l’utilité même de LR dans le système politique. Selon 64% des personnes sondées, le vieux parti gaulliste, au vu des idées de ses dirigeants, pourrait tout aussi bien rallier LREM ou le RN.

Un sympathisant LR sur trois (34 %) juge que son parti pourrait se fondre à sa gauche ou à sa droite ! La recomposition politique entamée en 2017 est encore à l’œuvre…

Ce que souligne ce sondage, c’est que cet affaiblissement des Républicains vient du brouillage de leur image et de leurs idées.

Selon Dominique Reynié, cette recomposition politique en France est une droitisation, constante depuis au moins 1988.

En 2022, la surprise ne viendrait plus de la présence mais de l’absence de Marine Le Pen au second tour.

Remis en liberté pour défaut d’interprète

Qu’en pense Eric Dupont-Moretti ?

Au tribunal de Perpignan, en l’absence d’interprète, personne n’a pu comprendre et communiquer avec un suspect néerlandais, rapporte L’Indépendant. L’homme, qui revenait d’Espagne, avait été contrôlé le 5 mai à un péage autoroutier avec 14 kilogrammes de cannabis cachés sous un siège de sa voiture. Il a été libéré.

Lors de son arrestation, le ressortissant néerlandais avait expliqué aux douaniers, avec l’aide d’un interprète, avoir acheté son véhicule Mercedes six mois auparavant et que la drogue présente sous un des sièges avait sans doute été oubliée par le vendeur. L’homme avait également dit revenir d’Espagne où il avait voulu revendre son véhicule, mais que la transaction ne s’était pas faite.

Ces explications ont été jugées peu convaincantes et l’homme devait être jugé en comparution immédiate, au tribunal de Perpignan. Problème : aucun interprète n’était présent lors de son procès, ce qui a permis à son avocat, maître Ouayot, d’obtenir la libération.

L’islamisme et le totalitarisme chinois mènent une guerre à la séparation du politique et du religieux

Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et qui a dirigé l’ouvrage collectif Le XXIe siècle du christianisme (Éditions du Cerf), a été interrogé dans Le Figaro. Extrait :

[…] Le christianisme est, en effet, l’une des sources majeures de l’idée démocratique. Celle-ci participe d’un entrelacs mêlant Jérusalem, Athènes et Rome, judaïsme, philosophie grecque et droit romain. L’idée d’une condition humaine universelle, d’une égale dignité naturelle, de droits humains fondamentaux, de questionnement critique ne serait pas sans le christianisme. De même la séparation de la religion et de l’État. Le christianisme est une religion propice à la sécularisation. Il faut toutefois distinguer le christianisme comme vision de l’humanité et l’Église comme institution.

Quel est alors le rôle de l’Église dans la démocratie?

En dépit de son histoire contrastée, oppressive et libératrice, l’Église est une source trop méconnue et pourtant déterminante de la civilisation électorale que nous connaissons, à côté du pouvoir communal. Pendant dix siècles, le millénaire médiéval, l’Église catholique et romaine est restée la seule institution où l’élection n’a pas disparu. Les notions d’unanimité, de majorité qualifiée, de pluralité et les techniques électorales qui les produisent et nous sont familières n’ont pas été catapultées jusqu’à nous depuis la démocratie antique. C’est ainsi que l’Église a fortement contribué au triomphe du principe fondamental selon lequel l’autorité ne saurait être légitime sans avoir obtenu le consentement des gouvernés.

Le rejet de la culture chrétienne est, dites-vous, une menace pour la démocratie. Le XXIe siècle sera-t-il celui des modèles autoritaires ou théologico-politiques?

Je soutiens, dans mon texte, que nous sommes aujourd’hui confrontés à deux modèles refusant la séparation du politique et du religieux: d’un côté, l’islamisme, qui porte un projet théologico-politique, y compris au cœur du monde occidental supposé sécularisé ; de l’autre côté, le régime chinois, où la religion est placée sous la direction du Parti communiste et soumise à la répression du pouvoir. Ces deux négations de la séparation menacent la religion autant que la démocratie. Cela s’illustre tragiquement par les persécutions dont sont victimes en Chine les Ouïgours et les chrétiens, mais aussi par celles dont souffrent les chrétiens dans le monde musulman.

Je rappelle dans le livre que, selon l’Index mondial de persécution des chrétiens – la source de référence -, le nombre de chrétiens tués en raison de leur foi a augmenté de 60 % entre 2019 et 2020, passant de 2983 à 4761 individus. La quasi-totalité (91 %) des chrétiens assassinés en 2020 l’ont été sur le continent africain. C’est l’une des conséquences du développement des groupes djihadistes en Afrique subsaharienne. L’islamisme et le totalitarisme chinois mènent à la fois une guerre à la séparation du politique et du religieux et une guerre à la démocratie. Si le christianisme est aujourd’hui la religion la plus persécutée dans le monde, c’est parce qu’elle est une religion de la séparation et, en tant que telle, l’une des conditions d’une société démocratique. Christianisme et démocratie ont destin lié. […]

Marion Maréchal : « Si on continue sur cette mécanique enclenchée, les Français de souche seront minoritaires autour de 2050.»

Marion Maréchal est interrogée par le Livre Noir. Dans cet entretien, elle évoque son parcours, ses idées, ses réflexions, son parcours, sa personnalité : son héritage, ses rencontres marquantes, l’ISSEP / Gramsci et le combat culturel, le Great Reset, le rôle des réseaux sociaux, l’avortement et la liberté de la femme, les grands défis de notre époque, l‘écologie, l‘union des droites…

C’est arrivé un 16 mai…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mai 1003 : élection du pape Jean XVII.
  • le 16 mai 1364 : bataille de Cocherel.

La bataille de Cocherel se déroule le 16 mai 1364, près d’Évreux. Elle oppose l’armée française aux ordres de Bertrand du Guesclin, et celle de Charles de Navarre commandée par le captal de Buch. Ce dernier fait le Blocus de Paris par l’ouest de la Seine. Il est appuyé par une armée anglo-gasconne de 6000 hommes, dépêchée par Édouard III d’Angleterre. Les Navarrais ont l’avantage du nombre et des positions (en hauteur).

La victoire de Cocherel est très importante pour le Royaume de France, à trois jours du sacre de Charles V le Sage. Elle permet au jeune Roi de marquer les esprits de ses sujets après le règne catastrophique de son père Jean II le Bon. Il va peu à peu reconquérir tous les territoires perdus. Défait, Charles le Mauvais est privé de ses possessions d’Île-de-France. Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.

  • le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
  • le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.

Voir la chronique du 28 janvier, où il est rappelé que Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en Extrême Orient ; et qu’il fait achever la basilique Saint-Pierre de Rome. C’est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée. Ce que l’on omet trop souvent de dire, c’est que ce dernier, tire des conclusions des travaux de Copernic (chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l’Eglise) ; ces conclusions des observations astronomiques sont théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d’utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui ont été condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C’est d’ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.

  • le 15 mai 1703 : décès de Charles Perrault, conteur et homme de lettres français.

Membre de l’Académie française, auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. Il est aussi un important collaborateur de Colbert. L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux : Histoires ou Contes du temps passé, ou Les Contes de ma mère l’Oye qui contiennent les huit contes en prose suivants :

  • La Belle au bois dormant
  • Le Petit Chaperon rouge
  • La Barbe bleue
  • Le Maître chat ou le Chat botté
  • Les Fées
  • Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre
  • Riquet à la houppe
  • Le Petit Poucet

 

  • le 16 mai 1770 : le Dauphin, futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d’Autriche.

Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l’empereur François Ier et de l’Archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Après la conclusion d’un traité de paix entre la France et l’Autriche, le mariage entre le Dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits et quitte Vienne et le 16 mai elle épouse le Dauphin à Versailles. Elle a 14 ans et Louis XVI, 15 ans.

  • le 16 mai 1795 : Traité de la Haye.

Le traité de La Haye met fin à la guerre entre la France et les Provinces-Unies. Les deux pays s’allient et la France place 25 000 soldats sur le sol batave afin de protéger le pays en cas d’attaque anglaise ou prussienne. En échange la république batave doit payer 100 millions de florins et céder Maastricht, Venlo et la Flandre zélandaise à la France.

  • le 16 mai 1811 : une armée anglo-hispano-portugaise bat l’armée française de Soult à La Albuera.
  • le 16 mai 1843 : le duc d’Aumale prend la smala d’Abd El-Kader.

Durant la conquête d’Algérie, le duc d’Aumale s’empare de la smala de l’émir Abd el-Kader. Il s’agit d’une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d’enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passe au Maroc continuer la guerre contre les Français, mais il se rend en 1847.

  • le 16 mai 1920 : canonisation de Jeanne d’Arc.

Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l’Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l’océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d’Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d’Arc comme Sainte :

« En l’honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la religion chrétienne, par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l’avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d’Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l’Église universelle. »

« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd’hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu’en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d’assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu’après avoir imité Jeanne d’Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l’héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d’Arc, priez pour votre patrie ! »

Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d’Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d’Arc seconde patronne de la France. C’est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l’Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d’Arc, l’illustre Pucelle d’Orléans, seconde patronne de la France.

Le général (2S) André Coustou porte plainte contre la ministresse Agnès Pannier-Runacher

Du général (2S) André Coustou, l’un des signataires de la première tribune des militaires:

La lettre ouverte rédigée par l’ancien capitaine de gendarmerie Jean-Pierre Fabre-Bernadac n’est ni une pétition, ni une tribune de généraux, ni un appel fantasmé à une quelconque rébellion mais seulement et simplement un SOS lancé au regard d’une situation unanimement reconnue grave. Il est d’ailleurs d’autant plus remarquable qu’elle ait été signée par 60 généraux, de nombreux officiers supérieurs et des milliers de militaires de tous grades.

Si cette lettre avait été rédigée par un des 27000 signataires à ce jour, nul doute que les mots n’eussent pas été les mêmes. Il n’empêche qu’ils ont signé, sans obligation et en toute responsabilité.

Ensuite, une lecture non partisane exclut toute ambiguïté. En effet, le terme « mission » indique bien que l’engagement des militaires d’active dans des conditions que prévoit notre constitution s’effectuerait sous les ordres du chef des armées qu’est le président de la république.

Aussi, les réactions diverses de la part de personnalités politiques et de médias que le bon goût et la fidélité au texte n’étouffent pas laissent froid.

En revanche, on peut déplorer les réactions de plusieurs membres du gouvernement dont la précipitation n’a d’égale que l’approximation, révélant ainsi que la « lettre » avait visé juste. Pourquoi un tel affolement ? Peut-être parce que ceux qui réagissent ainsi savent bien qu’ils ne sont pas étrangers aux causes, non de la lettre, mais de ce qui a motivé la lettre.

Le Premier ministre évoque, avec un sourire narquois « une affaire insignifiante ». Alors, pourquoi tout ce tapage contre-productif au sein de son gouvernement ?

Madame Florence Parly, ministre des armées, dénonce « des irresponsables qui ne représentent qu’eux-mêmes ». Cela fait quand même à ce jour beaucoup d’irresponsables : 27000 signataires dont 60 généraux, plus des militaires d’active qui soutiennent leurs anciens et des dizaines de milliers de civils qui soutiennent les deux déclarations maintenant. Mais, effectivement, chaque signataire n’engage que lui-même.

Le dimanche 2 mai à 9h, sur une radio d’information continue subventionnée par nos impôts, madame Marlène Schiappa, bras droit du ministre de l’Intérieur, évoquait la « tribune de 10 généraux en retraite », alors qu’au même moment, la lettre ouverte écrite par un capitaine avait déjà recueilli plus de 22000 signatures. Une telle énormité ne mérite aucun commentaire.

Et puis, en mal de publicité peut-être, madame Agnès Pannier-Runacher citait « un quarteron de généraux en charentaises ». Un bon mot qui aurait fait sourire les auditeurs des Grosses têtes dont vient sa collègue madame Roseline Bachelot qui peut ainsi lui donner l’adresse pour sa future reconversion. Si tout cela est méprisant, c’est aussi méprisable.

En revanche, ces personnalités politiques en postes de responsabilité ont trop l’habitude de considérer l’armée comme une grande muette disciplinée qu’on fait taire par ce sacro-saint devoir de réserve. Mais elles n’ont pas compris que, si les militaires ont l’obligation de sonner le tocsin, c’est parce qu’ils ont accepté de donner leur vie pour la France qu’ils voient si malmenée.

Aussi est-il inacceptable que quelqu’un qui n’a jamais pris le moindre risque pour sa propre personne se permette, ce qui est extrêmement grave, d’accuser les signataires de cette lettre d’une fallacieuse accusation de complot à l’égard du gouvernement. Ne pas comprendre ce SOS est un déni de réalité. Qu’un membre du gouvernement se conduise comme un quelconque opposant politique dont les extravagantes déclarations lui permettent d’exister est insupportable.

C’est pourquoi, les militaires n’étant pas ce qu’elle croit, le signataire de ces quelques lignes porte plainte pour diffamation à l’encontre de la ministresse Agnès Pannier-Runacher.

Trop, c’est trop!

Général (2S) André Coustou

L’Ascension et les fins dernières

Aymeric Pourbaix reçoit Don Paul Denizot, membre de la communauté Saint-Martin et recteur du sanctuaire Notre-Dame de Montligeon, Frédéric Guillaud, philosophe, ainsi que
Véronique Jacquier, pour évoquer l’Ascension.

Don Paul Denizot :

« La fête de l’Ascension est importante dans le calendrier chrétien car elle fait partie du mystère pascal dans lequel le Christ donne sa vie pour nous, ressuscite, et introduit par son Ascension l’humanité à Dieu. »

Frédéric Guillaud :

« L’enfer c’est un état de l’âme qui se recroqueville sur elle-même, refuse de reconnaître sa faute, sa dépendance à l’égard de Dieu et refuse d’être pardonnée. »

 

Saint Vincent de Paul: le visage de la charité

Aymeric Pourbaix et ses invités Véronique Jacquier et le Père Jean-François Thomas nous font (re)découvrir les grandes figures qui ont façonné la civilisation judéo-chrétienne. Aujourd’hui, saint Vincent de Paul :

 

Résistance spirituelle au nazisme – Terres de Mission

« Terres de mission » reçoit Emmanuel Rougier. Ce dernier a édité les souvenirs de sa grand-tante Madeleine Faucaunneau du Fresne, belle figure de la résistance spirituelle au nazisme. Durant l’Occupation, elle contribua à sauver des juifs – notamment son amie l’avocate Yvonne Netter. Elle fut arrêtée par les Allemands et internée, portant l’étoile blanche sur laquelle était inscrit « amie des juifs ».

Puis, le RP Jean-François Thomas, jésuite et auteur de récentes « Méditations sur le rosaire », parle de cette prière du rosaire et de la dévotion à la Vierge Marie dans l’histoire et à notre époque.

Enfin, Guillaume de Thieulloy propose quelques livres, CD et DVD pour ces temps de confinement.