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Totalitarisme

Le gouvernement lance la procédure de dissolution de Génération Identitaire

Communiqué de Génération Identitaire :

Ce vendredi 12 février, 4 policiers ont officiellement notifié au président de Génération Identitaire l’intention du gouvernement d’engager la dissolution de notre association.

Cette annonce scandaleuse ne repose sur aucun fait sérieux. Il nous est d’abord reproché de former une « milice privée ». Le ministre de l’Intérieur critique ainsi notre action « Defend Europe » dans les Alpes, alors même que nous avons été intégralement relaxés, et celle dans les Pyrénées qui n’a provoqué « aucun trouble à l’ordre public » selon le préfet de Région.

Gérald Darmanin nous accuse également « d’inciter à la haine », concept flou qui ne vise qu’à criminaliser toute opposition à l’invasion migratoire et pour lequel nous n’avons jamais été condamnés.

Nous allons bien entendu utiliser toutes les voies légales pour invalider cette décision inique qui bafoue nos libertés élémentaires.

Vous pouvez compter sur nous. On ne lâchera rien et on se battra jusqu’au bout.

Plus que jamais, nous avons besoin de vous.

Aidez-nous en signant maintenant cette pétition et en la diffusant au maximum autour de vous.

C’est arrivé un 13 février…

« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, “Gesta Dei per Francos”. » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 13 février 721 : décès de Chilpéric II, Roi des Francs et de Neustrie.
  • le 13 février 1514 : les funérailles d’Anne de Bretagne sont célébrées à la collégiale St-Sauveur, où son corps est transporté.

La reine est inhumée dans la basilique et nécropole royale de Saint-Denis. Les cérémonies servent ensuite d’exemple pour toutes les funérailles royales jusqu’au XVIIIe siècle.

Son cœur est placé dans un reliquaire en or et en émail, et transporté à Nantes en grande pompe pour être déposé, le 19 mars 1514, en la chapelle des Carmes, dans le tombeau de François II de Bretagne, qu’elle a fait réaliser pour ses parents dans la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

  • le 13 février 1575 : sacre d’Henri III, Roi de France.

En montant sur le trône de France, Henri III, le quatrième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, hérite d’un Royaume divisé, où son autorité n’est que partiellement reconnue. Roi de Pologne, il est à Cracovie, quand il apprend la mort de son frère, le Roi Charles IX, le 30 mai 1574. Son voyage de retour vers la France dure cinq mois, pendant lesquels sa mère assure la régence. Elle l’exerce en favorisant les Protestants ; sa politique, similaire à celle des « Libéraux » modernes, consiste à mettre l’erreur et la Vérité sur un pied d’égalité. Impressionné d’avoir reçu les couronnes de Pologne et de France le jour de la Pentecôte, il crée, le 31 décembre 1578, l’ordre du Saint Esprit, pour remplacer l’ordre de Saint Michel de Louis XI, qui était déconsidéré.

Son règne est marqué par de très graves problèmes religieux, politiques et économiques. Henri III doit lutter contre des partis soutenus par des puissances étrangères, qui finissent par venir à bout de son autorité, le parti des Malcontents, le parti des protestants et pour finir, celui de la Sainte Ligue qui parvient à le faire assassiner. Il meurt à Saint-Cloud le 1er août 1589, sous les coups de couteau d’un moine ligueur, Jacques Clément.

Responsable de plusieurs assassinats, du duc Henri de Guise et de son frère le cardinal Louis de Lorraine à Blois, sa mémoire est flétrie par les débauches auxquelles il s’adonne avec ses mignons. Bien qu’ayant été excommunié et déposé par le pape le 26 mai 1589 pour ces fautes, Henri III, se confessant avant de mourir, affirme que c’est en fils aîné de l’Eglise qu’il souhaite ou mourir ou vivre, si Dieu lui prête vie. Avec Henri III, s’éteint la branche des Valois. Une nouvelle fois le testament de Saint REMY se réalise :

« Que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté! » (Voir la chronique du 13 janvier).

« Cette fois il n’y a de châtiment que pour la dynastie car la nation a fait son devoir. Si le Roi oublie le sien, les Catholiques, moins veules que de nos jours, ont constitué la Ligue et défendent les droits imprescriptibles du « Roy du Ciel qui est Roy de France !»

Voici leur magnifique serment : chaque ligueur s’engage :

«A maintenir la double et inséparable unité catholique et monarchique du « Saint Royaume de France », telle qu’elle fut fondée miraculeusement au baptistère de Reims par Saint REMY ; telle qu’elle fut restaurée miraculeusement, par Jeanne d’Arc ; telle qu’elle est inscrite dans la loi Salique. 

A faire, dans ce but, le sacrifice de leurs biens et de leur vie ; à défendre jusqu’à la mort les ligueurs assermentés, à poursuivre jusqu’à la mort leur ennemis. »(*)

(*) La mission divine de la France du marquis de la Franquerie, éditions Saint Rémi, page 173.

Dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (page 51) François Marie Algoud note à cette date :

Sur son lit de mort, le Roi déclare après avoir désigné son successeur :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d’un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l’Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

  • le 13 février 1651 : Mazarin arrive au Havre, libère lui-même les princes frondeurs Condé, Conti et Longueville, puis part en exil.
  • le 13 février 1790 : la France supprime et interdit les vœux monastiques.

Un décret prohibe les vœux monastiques et supprime les congrégations régulières.

  • le 13 février1806 : Napoléon rompt avec Pie VII.

A la suite des réserves énoncées par le pape à propos du « catéchisme impérial » qui sera proclamé le 4 avril et qui fait de Napoléon Ier « un ministre de Dieu sur terre », Napoléon écrit à Pie VII : “Votre Sainteté est souveraine de Rome, mais j’en suis l’empereur”.

  • le 13 février1806 : Napoléon écrit à Fesch :

“Vous ne montrez aucune fermeté pour mon service. Vous voudrez bien requérir l’expulsion des Etats du pape, de tous les Anglais, Russes, Suédois et […] Exigez aussi l’interdiction des ports aux navires de ces puissances”.

  • le 13 février 1813 : Napoléon fait proclamer le concordat de Fontainebleau, loi d’Empire.
  • le 13 février1820 : assassinat du duc de Berry, héritier présomptif du trône de France.

ans la nuit du 13 au 14, un ouvrier sellier Louis-Pierre Louvel poignarde le duc de Berry, alors qu’il sort de l’opéra avec son épouse. Fils du comte d’Artois et neveu du Roi Louis XVIII, le duc de Berry est le seul prince royal susceptible d’hériter du trône, si l’on considère Louis XVII mort au Temple. Le prince meurt à 6 heures du matin. Cet assassinat est inutile puisque la femme du duc, la duchesse de Berry est enceinte et qu’elle donne naissance au duc de Bordeaux quelques mois plus tard. Ce dernier assure la continuité de la dynastie en devenant comte de Chambord. Louvel, de son côté est condamné à mort et guillotiné.

  • le 13 février 1895 : les frères Lumière déposent le brevet du cinématographe.

Louis et Auguste Lumière déposent le brevet de leur caméra qui enregistre et projette des images, des photographies, dont la succession créent l’illusion du mouvement: le “cinématographe”. L’appareil fonctionne avec une manivelle et peut entraîner le film à environ 20 images par seconde. Il est présenté, le 22 mars, à la Société d’encouragement à l’industrie nationale, et, le 17 avril, à la Sorbonne.

Louis et Auguste Lumière n’imagent pas alors le développement que connaîtra le cinématographe. Mais les frères Lumière vont multiplier les projections privées. Le 28 décembre 1895, ils organisent à Paris la première séance publique payante en diffusant dix petits films dont “L’Arroseur arrosé“.

  • le 13 février 1917 : arrestation de Mata-Hari par le contre-espionnage français.

La danseuse mondialement connue Mata-Hari est arrêtée par la police française. Elle sera reconnue coupable d’espionnage et fusillée le 15 octobre suivant.

le 13 février 1941 : le chef de l’Etat, le maréchal Pétain rencontre le caudillo espagnol, le général Franco à Montpellier.

  • le 13 février 1960 : premier essai nucléaire français à Reggane dans le désert de Tanezrouft en Algérie

Gerboise bleue, une bombe A de 70 kilotonnes de puissance, est testée par l’armée française dans le désert du Tanezrouft en Algérie. “Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière“, s’enthousiasme le général De Gaulle, président de la République. Les Etats du Maghreb réagissent violemment contre ces tests : deux jours plus tard, le Maroc rappelle son ambassadeur à Paris.

  • le 13 février 2005 : décès de sœur Lucie.

Religieuse portugaise, sœur Lucie est la dernière des trois enfants à avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie en 1917 au Portugal. Elle meurt au couvent des Carmélites à Coimbra, au nord de Lisbonne à l’âge de 97 ans alors qu’elle est malade depuis trois mois.

La Vierge Marie leur est apparue une fois par mois et a prédit plusieurs événements, dont les guerres mondiales, la résurgence du christianisme en Russie et la tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II en 1981. Les apparitions avaient lieu le 13 de chaque mois, à Fatima. Commencée en mai 1917, la série d’apparitions a cessé en octobre de la même année.

Gérald Darmanin les collectionne

Je suis désolé d’en rajouter sur le ministre de l’Intérieur, à qui plusieurs articles ont récemment été consacrés, mais il cumule les bourdes.

La dernière en date concerne l’élection des responsables religieux. Interrogé à l’Assemblée nationale sur l’organisation interne du culte musulman (le député Lagarde propose de faire évoluer les conditions d’élection des membres du CFCM, afin de faire dépendre les voix d’une mosquée du nombre de ses fidèles, et non de sa superficie comme prévu à l’heure actuelle, ce qui pousse à faire pousser les mosquées comme des champignons…), Gérald Darmanin prend, une fois de plus, l’exemple de l’Eglise catholique. Pour indiquer que les cultes s’organisent comme ils l’entendent, même lorsque ça n’est pas démocratique, comme l’Eglise catholique

“Il n’y a pas même d’élection pour élire leurs dirigeants cultuels.”

Sic.

Cet ignorant ne connaît pas l’existence du Conclave, cette plus vieille élection, qui permet de désigner le pape, Souverain Pontife de l’Eglise catholique. S’il pense à la nomination des évêques, nommés par le pape, après avis du nonce apostolique, basé sur les conseils des évêques locaux (qui proposent des noms), et sélection de la Congrégation des évêques, elle est certainement plus démocratique que la nomination des ministres et des préfets…

La guerre contre le coronavirus, menée par le Pr Raoult

Le professeur Raoult publie un nouveau livre, “Carnets de guerre”, aux éditions Michel Lafon. Il répond, avec le punch dont il est coutumier, aux questions de Richard Boutry sur France Soir.

Pas de dépistage général – Un confinement où les patients ” positifs ” contaminent leurs proches indemnes et attendent de ne plus pouvoir respirer pour qu’on les emmène en réanimation – Interdiction d’un médicament sans danger prescrit depuis des décennies mais bon marché donc pas rentable au profit d’un produit à la toxicité connue mais très cher et qui a généré des fortunes, et de prestigieux journaux scientifiques qui, dans cette guerre, ont gravement dérapé… Voilà ce qui a poussé le Pr Raoult de porter à la connaissance du public le verbatim des communications hebdomadaires à l’IHU Méditerranée Infection de Marseille – le plus grand centre français consacré aux maladies infectieuses, – ainsi que ses interventions au Sénat et à l’Assemblée nationale. Le lecteur ne manquera pas d’en conclure qu’il est urgent de revoir totalement la politique sanitaire française.

Le Pr Raoult montre notamment que l’augmentation de la mortalité, basée sur les chiffres de l’INSEE, est invisible jusqu’à l’âge de 75 ans. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de surmortalité en-dessous de cet âge. L’hystérie collective au sein de la population est injustifiée : le Pr dénonce la crise de nerfs qui s’est emparée de la population, avec la complicité des politiques et des médias.

YouTube censure LifeSiteNews

LifeSiteNews, premier site anglophone pro-vie au monde, a vu toutes ses vidéos supprimées sur sa chaine Youtube, suivie par 300 000 internautes. Heureusement les vidéos sont sauvegardées ailleurs, mais les centaines de milliers d’abonnés n’y ont plus accès.

LifeSiteNews a une chaîne alternative sur Rumble : https://rumble.com/user/LifeSiteNews

Des responsables de YouTube justifient leur censure ainsi :

« Conformément à notre système d’avertissements bien établi, nous avons fermé la chaîne LifeSite News Media pour avoir violé à plusieurs reprises notre politique de désinformation COVID-19, qui interdit tout contenu promouvant des méthodes de prévention qui contredisent les autorités sanitaires locales ou l’OMS [Organisation mondiale de la santé].

« Toute chaîne qui enfreint notre politique de désinformation COVID-19 fera l’objet d’un avertissement, qui a pour effet de restreindre temporairement le téléchargement ou la diffusion en direct. Les chaînes qui recevront trois avertissements au cours d’une même période de 90 jours seront définitivement supprimées de YouTube. »

Le COVID est devenu un prétexte aux mesures liberticides dans tous les pays. A ce sujet, Jeanne Smits a traduit intégralement la transcription de l’entretien réalisé par John-Henry Westen de LifeSiteNews avec Pamela Acker, spécialiste des questions vaccinales. Nous avions évoqué brièvement cet entretien glaçant (Les bébés non-nés utilisés pour le développement de vaccins étaient en vie lors de l’extraction de tissus), mais l’intégralité est à lire. Cette jeune femme apporte des réponses claires et pertinentes sur la dangerosité et les risques de différents vaccins COVID, de leur mode d’élaboration et de leurs effets secondaires insuffisamment connus sur la durée. On comprend que ce genre d’informations gêne le lobby pharmaceutique soutenu par la maffia des GAFA auquel Google/Youtube appartient.

Un ex-musulman converti au christianisme témoigne avoir fuit le Maroc pour être baptisé

Doctorant en droit en France, l’invité de l’ECLJ sur RCF est un Marocain converti de l’islam au christianisme qui a dû quitter son pays pour pouvoir vivre sa foi. Il parle de la liberté religieuse au Maroc et de ce qu’il a vécu depuis en France.

Colombey-les-Deux-Mosquées

Dans l’éditorial du Figaro Histoire de décembre-janvier consacré à l’Algérie française de la conquête à la rébellion, Michel de Jaeghere écrit :

La président algérien Abdelmadjid Tebboune a estimé le 4 juillet dernier le nombre d’Algériens vivant en France à 6 millions (interview à France 24). C’est le double de ce qu’ils étaient en 1830 sur le territoire algérien. Une estimation plus modérée du Pew Research Center, un think tank américain, parvient à un chiffre analogue pour l’ensemble des musulmans présents sur notre sol. En donnant son indépendance à l’Algérie dans les pires conditions, De Gaulle avait, confia-t-il à Alain Peyrefitte, voulu éviter que son village s’appelle un jour Colombey-les-Deux-Mosquées. Il y a aujourd’hui deux mosquées à proximité immédiate de Colombey-les-Deux-Eglises : à Bar-sur-Aube et à Chaumont.

Interrogé sur l’islamisme, Gérald Darmanin fait un déni sur l’immigration

Les journalistes de Valeurs Actuelles ont longuement interrogé le ministre de l’Intérieur sur le projet de loi confortant les principes républicains, et donc sur l’islam, l’islamisme et l’immigration. Il en ressort globalement que le terrorisme et le séparatisme ne sont pas liés à l’immigration… C’est affligeant de voir comment Gérald Darmanin sombre dans le déni de réalité, malgré les multiples relances des journalistes. Extraits :

Pourquoi refusez-vous de voir qu’il s’agit d’une conséquence de l’immigration ?

D’abord, s’il suffisait d’arrêter l’immigration pour régler le problème, pourquoi personne ne l’a-t-il fait avant ? Peut-être qu’il faut commencer par détailler le propos : vous ne parlez pas d’immigration, mais d’immigration de personnes musulmanes.

C’est très majoritairement le cas ! Vous dites vous-même que c’est une question nouvelle. Donc l’islam, qui est le terreau de l’islamisme, est bien une conséquence de l’immigration ?

L’islamisme ne frappe pas que la France. Il a touché beaucoup de pays musulmans : Soudan, Algérie, Afghanistan, Syrie, Irak, d’autres pays occidentaux, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les États-Unis… Ces mouvements sont nés dans les années 1920 et ont prospéré. Il y a une distinction entre islam et islamisme. Il ne faut pas tout confondre.

Il y a des histoires individuelles, et même des musulmans qui ont embrassé la France jusqu’à lui donner leur vie, c’est une évidence historique. Posons la question différemment : la question de l’islam est-elle nouvelle en France en raison du nombre de musulmans et de la communauté importante qu’ils représentent désormais ?

Je vois ce que vous voulez dire, mais dans les années 1950, des travailleurs immigrés étaient déjà présents sur notre sol. Ils y vivaient sans tentation islamiste. À l’inverse, il y a plusieurs petits-fils de harkis parmi les gens radicalisés dont j’ai étudié le profil, parce que leur histoire n’a jamais été réglée.

Nous parlions de séparatisme et non plus de terrorisme…

Le problème, c’est que vous occultez deux sujets historiques qui démontrent que le terrorisme a davantage à voir avec la géopolitique qu’avec l’immigration. Qui peut ignorer que les premiers attentats islamistes sur notre sol, en 1995, étaient liés à la “décennie noire” en Algérie ? Pendant cette période, ce sont bien 200 000 à 300 000 personnes qui sont mortes dans ce pays du fait des islamistes… Quant à l’exportation des attentats terroristes en Occident, elle débute avec les attentats du World Trade Center, aux États-Unis, et se propage un peu partout : Madrid, Londres, etc. Jacques Chirac n’avait pas tort dans son constat : l’interventionnisme doublé de l’impérialisme occidental dans des pays du Proche et Moyen-Orient a favorisé l’expansion de l’islamisme.

Vous voulez parler des États-Unis ? Mais la France a récemment suivi leur ligne…

J’évoquais le monde anglo-saxon. Il est nécessaire de faire le détour par ces complexités historiques et géopolitiques parce qu’elles existent et que l’on ignore parfois les conséquences des décisions géopolitiques que l’on prend. Mais pour revenir à votre question initiale, voilà pourquoi je ne fais pas de lien direct entre l’immigration des années 1970, l’islamisme puis le terrorisme.

Aurions-nous eu des attentats en France sans immigration ?

Tout le monde sait que la menace est diffuse, que nous avons eu et nous aurions pu avoir d’autres attentats projetés.

Même si les deux sont des conséquences factuelles de l’immigration.

Pour moi, le séparatisme n’est pas le fruit de l’immigration, mais le fruit d’une immigration non accompagnée par des mesures telles que l’urbanisme qui permet la mixité sociale, l’éducation… Personne ne peut dire que la politique de la France contre le séparatisme doit se résumer à une politique de barricade aux frontières. […]

Les habituelles recettes inefficaces de la gauche : déverser des dizaines de milliards dans la politique de la ville et dans l’éducation pour tenter d’intégrer des musulmans qui ne veulent pas s’intégrer.

Bras de fer Navalny-Poutine : une intox médiatique

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Navalny a une indéniable qualité : le sens de la mise en scène. Ce blogueur professionnel a réussi à devenir l’opposant le plus médiatique de Vladimir Poutine, mais certainement pas le plus crédible.

Portées par les médias américains et européens, ses spectaculaires initiatives n’ont, disons-le clairement, aucune chance de menacer le pouvoir russe actuel. C’est ce qu’on appelle une construction médiatique. En effet, l’unanimité des voix occidentales ne saurait cacher la popularité marginale de Navalny dans son propre pays.

Les prétendues grandes manifestations pro-Navalny à Moscou ou dans les grandes villes russes n’ont, en réalité, rassemblé que quelques dizaines de milliers de personnes, bien moins que les gilets jaunes de la première époque à Paris avant que celles-ci ne soient récupérées par l’extrême gauche avec l’active complicité du pouvoir macronien. Leur répression ne fut guère plus sévère que chez nous (en tout cas, moins de manifestants en sont revenus avec un œil en moins) et les milliers de gardes à vue qui ont suivi correspondent aux critères habituels des manifestations non autorisées.

Le plus intéressant, dans cette histoire qui ne menace nullement Poutine, est la lucidité de nos mêmes médias sur l’absence d’alternative crédible que constitue Navalny.

Même le journal Le Monde (la bonne conscience de gauche), qui exhale sa haine en évoquant, dans son édition du 27 janvier, « le ricanement du poutinisme vieillissant », reconnaît que « les capitales occidentales ne doivent pas considérer l’opposant comme alternative éventuelle à Vladimir Poutine ». On se demande d’ailleurs pourquoi, mais on le saura une autre fois. Le Figaro (la bonne conscience de droite) confirme cette analyse le 28 janvier : « L’opposant empoisonné a vu croître sa notoriété, sans incarner une alternative crédible à ce stade. » On ne sait pas à quel stade il le deviendra, mais patience. Le journal semble toutefois un peu dérouté par son champion dont il reconnaît que « le positionnement et la vision politiques ne sont pas toujours clairs ». Fichtre ! C’était bien la peine.

Certes, Navalny a été victime d’une tentative d’empoisonnement. Mais rien ne vient accréditer la thèse d’un ordre du Kremlin, dont on ne voit pas bien l’intérêt dans l’affaire. Le poison utilisé est russe mais il est disponible dans tout le pays sans la moindre difficulté. Le spécialiste Éric Dénécé, du Centre français de recherche sur le renseignement, l’a récemment rappelé dans un entretien à TV5 Monde.

Et puis, si le Kremlin avait donné l’ordre, pourquoi a-t-il laissé un avion médical, financé par ses amis, emmener Navalny en Allemagne pour se faire soigner ? L’incohérence est totale.

Tout cela sent bon la manipulation, arme de guerre redoutable qui a fait ses preuves pour tenter (et souvent réussir) des opérations de déstabilisation. On l’a vu au Kosovo, en Irak et, plus récemment, en Syrie. Dans ce conflit récent, il était très intéressant d’observer que les attaques chimiques imputées à l’armée syrienne se produisaient alors qu’elle était en passe de remporter une importante victoire.

De la même façon, on peut observer que le bras de fer américano-russe autour du très important gazoduc Nord Stream 2 est en phase active puisqu’il est presque achevé et que ses travaux, interrompus suite aux menaces américaines contre les entreprises européennes qui y travaillent, viennent de reprendre.

Cerise sur le gâteau : la France, invoquant l’affaire Navalny, vient de demander à l’Allemagne de renoncer à Nord Stream 2.

Un séparatisme « républicain » contre ses ennemis idéologiques

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

Le trop fameux et pathétique projet de loi « confortant le respect des principes de la République » n’en finit pas de révéler chaque jour un peu plus son vrai visage. Ce qui devait être le fer de lance d’une politique tant attendue et enfin ferme de réponse à l’islam conquérant est définitivement en train de se muer en une arme de guerre contre nos libertés et nos convictions les plus intimes.

Pouvons-nous en être surpris ? Non, bien sûr. Il fallait être bien naïf pour imaginer que, par une sorte de miracle, nos élites corrompues et habituées depuis des années à tous les accommodements et à tous les renoncements à l’égard de l’islam, feraient tout d’un coup le choix de la fermeté et de la défense de notre civilisation. Mais le fruit de leurs élucubrations dépasse indéniablement tout ce que nous pouvions redouter. Il est impressionnant de réaliser que la décapitation de Samuel Paty ou le martyre de Nice ait pu donner naissance à une loi qui non contente de manquer son objet, à savoir lutter contre les ravages de l’islam et le séparatisme, entérine de profondes et graves divisions au sein de notre société.

Les discussions autour du projet de loi révèlent une multitude de tiroirs qui renferment nombre de surprises toutes aussi dangereuses les unes que les autres.

Le projet macronien prévoit la remise en cause du statut des associations cultuelles, longuement négocié à la suite de la loi de 1905. Elles seront désormais soumises à un renouvellement renégocié tous les cinq ans. Elles devront également se conformer à un « contrat d’engagement républicain », dont nous savons qu’il prônera des valeurs contraires à la foi, en particulier sur les questions d’identité sexuelle et de morale : une nouvelle constitution civile du clergé. Derrière ces dispositions, une vision gravissime de la place de la religion, car la loi, dans l’esprit de ses concepteurs, nie l’existence même d’un ordre supérieur à l’ordre de l’Etat : c’est Antigone qu’on assassine.

Plus largement, au-delà des seules associations cultuelles, la loi prévoit une remise en cause des déductions fiscales jusque là accordées aux associations d’intérêt général, en prévoyant qu’elles doivent se conformer aux « valeurs de la République ». Il s’agit ni plus ni moins d’instaurer un contrôle idéologique sur les associations. Toutes nos structures attachées à un discours alternatif de vérité sur notre identité, sur la morale ou sur la vie, soyons lucides, seront les premières à en faire les frais. A la faveur des amendements a par exemple ressurgi spécifiquement la question du délit d’entrave à l’avortement, faisant de ce dernier un principe « républicain » à défendre avec un soin particulier.

Il ne faut pas non plus oublier la terrible offensive contenue dans la loi contre l’instruction en famille, l’école à la maison. La liberté éducative, pourtant garantie par notre constitution, est profondément attaquée, en étant soumise à un régime d’autorisation, et non plus à un régime de déclaration, stigmatisant les milliers de familles qui ont fait le choix libre d’éduquer leurs enfants comme elles le souhaitent pour le bien de leur enfant, et non en fonction des canons uniformes du régime. Une disposition d’une inutilité totale : il faut marteler et rappeler sans fin que tous les terroristes qui ont agi sur notre sol ces dernières années et qui ont fait leur scolarité en France fréquentaient des écoles publiques « de la République », qui a été bien incapable de les empêcher de passer à l’acte.

Que penser, enfin, du grotesque amendement du député El Guerrab, bien connu pour asséner des coups de casque de moto à ses contradicteurs, mais qui veut obliger les chaînes de télévision, par exemple, à faire défiler un bandeau pour rappeler quand un journaliste (il aurait aussi bien pu écrire : Eric Zemmour, c’eût été plus clair) a fait l’objet d’une condamnation pour « incitation à la haine » ?

Bref : le projet devient un véritable fourre-tout, fait flèche de tout bois pour pouvoir attaquer toute forme de dissidence politique. Et dans ce bazar liberticide, on cherchera en vain, en revanche, de véritables réponses à l’islamisation galopante de notre pays. L’amendement prévoyant d’interdire le voile pour les fillettes a été rejeté, rien n’est pensé pour contrecarrer la montée galopante des revendications communautaristes dans la fonction publique comme dans les entreprises privées. Les mosquées salafistes ne seront pas fermées, les clandestins ne seront pas expulsés. Nous le savons : sans volonté politique, la nouvelle loi ne changera pas la donne, et les assassins qui prolifèrent sur le sol de notre pays, les militants d’un ordre politico-religieux qui le défigurent, ne seront pas inquiétés.

Nous entrons véritablement dans une phase de pré-campagne présidentielle. Les discussions en cours nous invitent à nous poser sérieusement et profondément la question du choix politique et civilisationnel que nous voulons faire à cette occasion : voulons-nous d’une nouvelle présidence qui lutte contre l’islamisme, ou qui permette au séparatisme musulman de prospérer, tout en instituant un séparatisme « républicain » contre ses ennemis idéologiques ?

Pédophilie, inceste, pornographie… L’Eglise peut-elle en parler ?

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé de l’abbé Benoît, le Père Viot et Jeanne Smits abordent à travers les scandales récents de pédophilie et d’inceste dans la société civile, la question de la sexualité : l’Eglise peut-elle en parler ?

Nouvelle résolution pro-avortement au Parlement européen

Le Parlement européen a adopté hier, par 505 voix contre 109 et 76 abstentions, une résolution intitulée

« 25 ans après la déclaration et le programme d’action de Beijing : les défis en perspective pour les droits des femmes ».

Cette résolution souligne notamment la nécessité de défendre et de promouvoir les « droits sexuels et génésiques » des femmes en Europe et dans le monde. « Génésique » veut dire droit à l’avortement. Le seul pays dénoncé nommément est la Pologne :

9.  déplore que les tendances au retour en arrière s’exprimant dans certains pays par la remise en question de la convention d’Istanbul, le recul de la santé et des droits en matière de sexualité et de procréation des femmes et les enjeux liés à l’autonomie physique et au contrôle de la fertilité se soient exacerbées ces dernières années; condamne fermement l’adoption par le Tribunal constitutionnel polonais d’une décision mettant en œuvre une interdiction de facto de l’avortement et le recul qui en a résulté pour la santé et droits en matière de sexualité et de procréation des femmes en Pologne, ainsi que les restrictions excessives injustifiées à l’accès à l’avortement;

Les irréductibles de SOS TOUT-PETITS sont toujours là

Les irréductibles de SOS TOUT-PETITS, toujours là, même sous une pluie battante, pour demander pardon à Dieu des péchés d’avortement, et la conversion des pécheurs. On demande des renforts.

photo prise le 6 février

Pourquoi ne pas organiser, là où vous vivez, résistants et prophètes, un semblable groupe de prières publiques ?

Prochaine manifestation le 6 mars.

Pour toute information pour la marche à suivre : [email protected]

09 70 40 80 90

“Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps.”

L’interdiction de l’instruction en famille votée par 78 députés

L’Assemblée nationale a adopté l’article 21 du projet de loi sur les principes républicains, qui interdit désormais l’instruction en famille (avec certes une période de transition) par 78 voix pour contre 25.

Le détail du scrutin est ici.

L’examen de la suite du texte se poursuit.

C’est arrivé un 12 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Rappelons-nous:

  • le 12 février: saints du jour français ou en France.
    • Bse Ombeline, moniale cistercienne († 1136)

Au monastère de Juilly dans le diocèse de Troyes, en 1136, la bienheureuse Ombeline, prieure de ce couvent, que son frère saint Bernard, abbé de Clairvaux, avait heureusement détournée des plaisirs du monde, et qui s’était donnée, avec le consentement de son époux, à la vie monastique.

  • St Ludan, pèlerin venu d’Écosse († 1202)

À Hipsheim en Alsace, l’an 1202, saint Ludan, pèlerin venu d’Écosse, qui faisait route vers les tombes des Apôtres et s’en alla en ce lieu vers le Seigneur.

  • Bx Réginald de Saint Gilles, prêtre dominicain o.p. († 1220)

Commémoration : Martyrologium Romanum le 01 février (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 février.

Réginald naît à St-Gilles du Gard entre 1180 et 1183.

À 18 ans il va à Paris où il fait de brillantes études et enseigne le droit canon de 1206 à 1211, puis il est nommé doyen de la collégiale Saint-Aignan d’Orléans. Les intérêts considérables du Chapitre de Saint-Aignan réclamaient à cette époque un homme expert dans l’art de la procédure. Réginald fut élu prévôt du Chapitre, mais rêvait de devenir pauvre et libre.

En 1216, l’évêque d’Orléans, ayant fait vœu d’aller en pèlerinage aux Lieux Saints, le prend comme compagnon de voyage. À Rome, Réginald rencontra saint Dominique (c’est l’époque où celui-ci est auprès du pape Honorius III pour faire approuver son Ordre), et fut saisi par sa parole. Le plan du pauvre de Dieu, son zèle, son affranchissement vis-à-vis de toutes choses humaines, sa liberté pour l’œuvre de Dieu, son intelligence des besoins du temps et spécialement des milieux qu’avait fréquentés l’ancien professeur, c’était le rêve secret de Réginald réalisé. Du coup, il se met à l’entière disposition de St Dominique.

Mais voilà que Réginald tombe gravement malade. Dans la nuit la Vierge Marie lui apparaît, avec Ste Catherine et Ste Cécile. « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai », dit la Vierge. Réginald s’en remet à son bon plaisir. La Vierge fit des onctions sur ses membres malades, puis, des mains de Catherine prenant le scapulaire, elle dit à Réginald : « Voici l’habit de ton Ordre. » La Vierge disparut, Réginald se trouva guéri. Il fut aussitôt mis par St Dominique à la tête du couvent de Bologne. A peine arrivé, il prêche et Bologne accourt.

Diana degli Andalò (1201-1236 – béatifiée an 1888), future fondatrice du monastère dominicain Sainte-Agnès de Bologne, est aussi retournée. Elle deviendra sa fille spirituelle et aidera à la mise en place du couvent des frères. En huit jours, par sa parole, Réginald a conquis la ville. L’université entame ses activités ; les maîtres et les étudiants s’empressent autour de sa chaire, plusieurs demandent l’habit de l’Ordre.

En 1219, après trois ans en Espagne, St Dominique retrouvait une communauté nombreuse et vivante, là même où quelques frères languissaient auparavant. Il envoie Réginald à Paris à l’automne de cette même année, mais Réginald dut renoncer à toute prédication. Il eut juste le temps de décider Jourdain de Saxe à entrer dans l’Ordre avant de mourir.

Jourdain le raconte dans son Libellus : « Frère Réginald, de sainte mémoire, s’en vint donc à Paris et se mit à prêcher avec une ferveur spirituelle infatigable, par la parole et par l’exemple, le Christ Jésus et Jésus crucifié. Mais le Seigneur l’enleva bientôt de la terre. Parvenu vite à son achèvement, il traversa en peu de temps une longue carrière. Enfin, il tomba bientôt malade et, arrivant aux portes de la mort charnelle, s’endormit dans le Seigneur et s’en alla vers les richesses de gloire de la maison de Dieu, lui qui, durant sa vie, s’était manifesté l’amant résolu de la pauvreté et de l’abaissement. Il fut enseveli dans l’église de Notre-Dame-des-Champs, car les frères n’avaient pas encore de lieu de sépulture.
La nuit même où l’esprit de ce saint homme s’envola vers le Seigneur, j’eus une vision. Je n’étais pas encore un frère selon l’habit, mais j’avais déjà émis ma profession entre ses mains. Je voyais donc les frères portés par un navire à travers les eaux. Puis le navire qui les portait coula ; mais les frères sortirent indemnes des eaux. J’estime que ce navire est frère Réginald lui-même, que les frères de ce temps, vraiment, considéraient comme le nourricier qui les portait. » Jourdain se souvient de ces paroles de Réginald qui ont valeur de testament dans l’Ordre : « Je crois n’avoir aucun mérite à vivre dans cet ordre, car j’y ai toujours trouvé trop de joie. »

Réginald meurt le 12 février 1220 en odeur de sainteté. Son tombeau à Notre-Dame-des-Champs s’illustra de miracles et c’est là que commença son culte, qui fut confirmé, en 1875, par le Bx Pie IX.

  • le 12 février 881 : sacre du Roi de Francie Charles « Le Gros » comme empereur d’Occident.
  • le 12 février 1049 : élection du pape saint Léon IX.

Bruno d’Eguisheim-Dagsburg, né à Eguishem en Alsace, est élu pape, devenant le 152e pape de l’Église catholique, sous le nom de Léon IX.

Cousin de l’empereur Henri III, qui l’a imposé comme pape à la diète de Worms en décembre 1048, Léon IX veut être régulièrement élu et reçoit, ce jour, les insignes de sa charge. Actif réformateur, il rend sa dignité au pouvoir pontifical. Sa fin de pontificat est marquée par le schisme d’Orient, rupture totale entre Rome et l’Église orthodoxe.

  • le 12 février 1420 : attentat de Champtoceaux, les comtes de Penthièvre enlèvent le duc de Bretagne.
    • le 12 février 1429 :« Journée des Harengs ».

Les Anglais ne pouvant tirer des vivres d’un pays ruiné, en font venir de Paris sous escorte.

Les assiégés emmenés par les capitaines Français attaquent, près de Rouvray-Saint Denis, petite ville de Beauce, un convoi de 300 chariots de ravitaillement de harengs séchés que les assiégeants transportent. Entre Charles de Bourbon, John Stuart avec un bataillon d’écossais, Louis de Culan, et un Gascon qui s’appelle Jean La Hire l’entente est difficile. A cause de l’impétuosité écossaise, qui a fait déjà perdre la bataille de Verneuil, ce qui devait être une victoire facile, se termine par une terrible défaite. Le découragement des Français est à son comble, Orléans semble perdu.

A Vaucouleurs, la jeune Jeanne affirme avec conviction au seigneur de Beaudricourt : «En nom Dieu, vous tardez trop à m’envoyer car aujourd’hui, le gentil Dauphin a eu près d’Orléans un bien grand dommage. »

La nouvelle de la défaite arrive quelques jours plus tard et décide Beaudricourt à mener Jeanne auprès du Dauphin. Le départ est fixé au 23 février.

  • le 12 février 1552 : la France d’Henri II déclare la guerre à l’empereur Charles Quint.

Les hostilités s’ouvrent dans l’Est.

  • le 12 février 1606 : Sully devient, par la volonté d’Henri IV, duc de Sully et Pair de France.
  • le 12 février 1664 : par le traité de Pise, Louis XIV rend Avignon au pape Alexandre VII.
  • le 12 février 1689 : la Diète allemande déclare la guerre à la France après la Campagne du Palatinat.

Cela fait suite au sac du Palatinat par les armées françaises l’année précédente pour couvrir les frontières de l’est face au Saint-Empire qui a déclaré la guerre à la France en décembre. Sac à ne pas confondre avec celui de Turenne de 1674.

  • le 12 février 1772 : Yves Joseph de Kerguelen de Trémarec aperçoit les îles qui portent son nom.

Le 12 février 1772, dans le sud de l’océan Indien, il aperçoit une terre qu’il pense être le continent austral, et lui donne le nom de France australe. Il s’agit en fait des îles Kerguelen. Le mauvais temps empêche tout débarquement jusqu’au 14 février, jour où un enseigne peut débarquer et prendre possession du territoire au nom du Roi.

  • le 12 février 1794 : Momoro, membre du club des Cordeliers dénonce le «modérantisme» à la Convention, pas assez sanguinaire à ses yeux.

Pendant ce temps, les “Colonnes infernales” de Turreau tuent plus de quatre cents personnes sans défense et qui ne se battent pas, près de Port-Saint-Père.

  • le 12 février 1866 : ultimatum américain à Napoléon III pour le retrait des troupes françaises du Mexique.

C’est l’application de la doctrine Monroe, l’Amérique aux Américains. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de créer une armée nationale. L’expédition française a commencé en 1862, quand l’empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l’empereur d’Autriche, Maximilien. Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, Napoléon III rappelle ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

  • le 12 février 1910 : une loi pour la retraite à soixante-cinq ans est votée en France.
  • le 12 février 1931 : débuts de Radio Vatican.

La radio est inaugurée par le pape Pie XI, suivant le désir du pape après l’instauration de l’État du Vatican; son premier émetteur est équipé par Guglielmo Marconi, l’inventeur de la radio. Il est installé dans une tour au sommet des Jardins du Vatican. Radio Vatican se veut être la voix du Pape.

  • le 12 février 1934 : grève générale en France après les manifestations du 6 février.
  • le 12 février 1961 : la France lance sa première fusée : Véronique. Elle atteindra 140 km d’altitude.
  • le 12 février 2002 : arrestation de René Teulade.

L’ancien ministre socialiste français aux Affaires Sociales René Teulade est interpellé dans le cadre d’une enquête sur la mutuelle de retraite de la fonction publique.

  • le 12 février 2016 : rencontre historique entre le Pape François 1er et le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe Kirill.

La rencontre préparée dans le détail a lieu à Cuba, en « terrain neutre ». Un rapprochement des Catholiques et des Orthodoxes semble se dessiner.

Les Eglises catholiques et orthodoxes sont séparées depuis le schisme de 1054. Aujourd’hui, il y a environ 1,2 milliard de catholiques dans le monde et plus de 250 millions d’orthodoxes, dont les deux-tiers sont orthodoxes russes. Si le patriarche œcuménique de Constantinople est le chef officiel de l’orthodoxie, l’église russe a souvent affirmé son autonomie.

Il faut rappeler que Nicodème, le métropolite de Leningrad et de Minsk russe meurt d’une attaque cardiaque en 1978, lors d’une entrevue avec le nouveau pape Jean-Paul Ier au Vatican. Il a le temps de lui avouer qu’il est catholique. Voir la chronique du 5 septembre.

Macron n’a pas souhaité joyeux Noël aux Français mais souhaite le nouvel an lunaire placé sous le signe du buffle

Quel mépris ! Cet homme n’a aucune culture ni française, ni chrétienne. Encore une vidéo des plus ridicules associée à pas moins de 5 tweet sur le sujet rédigés en langues étrangères. Quel manque de respect pour les Français :

 

Islam et islamisme : Darmanin pérore et Moussa ment

Le 1er février, M.Darmanin, ministre de l’Intérieur, ouvrait à l’Assemblée nationale le débat sur le projet de loi confortant le respect des principes de la République (nos 3649 rectifié, 3797). Et il pérorait : « Notre pays est malade. Il est malade d’un séparatisme dont le premier, le séparatisme islamiste, gangrène l’unité nationale. Après s’être attaqué au terrorisme, le Président de la République a souhaité diriger l’action de l’État et des pouvoirs publics contre ce qui en est le terreau. Quand on est malade, il faut savoir nommer sa maladie, identifier ses caractéristiques et étudier ses variants… ». Une exigence de clairvoyance et de vérité en quelque sorte. Parfait.

Il faut reconnaître que notre état d’esprit était pourtant légèrement dubitatif. Nous nous rappelions son fameux :

« Au regard de l’histoire, s’il y a une religion qui a moins de difficulté à travailler avec la République, c’est l’islam… un dialogue plus facile, une discussion plus spontanée qu’avec les autres cultes »

énoncé devant d’éminentes personnalités musulmanes à la grande mosquée de Paris le 18 septembre 2020.

Et voilà M.Darmanin qui twitte trois jours après son superbe exorde  du 1er février : « L’islamisme que nous combattons n’a pas de religion ».

Et on est bien obligé d’accorder de l’attention à sa déclaration troublante. Parce qu’il est en charge des cultes et aussi parce que, comme vous savez, son second prénom est Moussa : en effet, pour donner de la crédibilité à ses analyses dans ce domaine, M. Darmanin aime à rappeler la mémoire de l’un de ses grand-pères, musulman, et qu’il honore par ce second prénom [comme quoi d’ailleurs, il vient conforter l’affirmation de M.Zemmour sur les étrangers –on parle là de sa mère- qui s’assimilent aussi en donnant des prénoms français, quitte à garder l’inscription d’une origine particulière dans un autre prénom].  Gérald Moussa Darmanin se pare en quelque sorte d’un brevet de musulmanitude (comme eût dit Ségolène). Il l’avait encore fait lors de son passage à l’Heure des Pros sur CNews le 2 février,  en citant même pour l’occasion les prénoms de deux de ses tantes, Fatima et Salah. Respect.

Nous ne sommes malheureusement pas sûrs que la lignée suffise à la compétence.

Après tout, dans un tweet (déjà) du 16 janvier, M.Darmanin se félicitait d’une condamnation de l’islam politique par le culte musulman français. Mais l’islam politique n’aurait rien à voir avec l’islam ?

Après tout, dans le même discours introductif du 1er février, M.Darmanin disait aussi :

« Lorsque l’État doit prendre la décision forte de fermer des lieux de culte, il doit le faire sans avoir la main qui tremble. C’est ainsi qu’il a prononcé la fermeture de la mosquée de Pantin ».

Si l’on comprend bien, il entend lutter contre l’islamisme, et pour cela parle de fermer des mosquées, mais l’islamisme n’aurait rien à voir avec l’islam ?

Après tout, M.Darmanin explique aussi à l’animateur Pascal Praud (qui lui dit que pour lui, « le voile est la preuve du séparatisme, c’est ce qui montre l’islamisation de la France ») :

« Vous ne devez pas faire basculer du côté de l’islamisme tous les musulmans qui nous écoutent et qui se disent « ces gens ne veulent pas de nous ». Et si vous vous battez trop, vous allez faire basculer des millions de personnes du côté de l’islamisme » (à 40’20’’ de l’enregistrement).

Autrement dit, il craint le basculement potentiel de millions de musulmans en France du côté de l’islamisme, pourvu qu’ils soient mécontents, mais l’islamisme n’aurait rien à voir avec l’islam ?

D’ailleurs, l’islamisme existe-t-il seulement ? Dans Valeurs actuelles en décembre 2020, Wafa Sultan psychiatre née dans une famille musulmane en Syrie, vivant maintenant aux Etats-Unis et qui se bat contre l’étau islamique expliquait en réponse à la question « Faites-vous une différence entre les islamistes et les musulmans ? » :

« Je vous confirme sans aucune hésitation qu’il n’y en a pas et qu’il n’y en aura jamais. Au cours de mes trente premières années passées en Syrie, je n’avais jamais entendu l’expression « islamistes ». Je suis profondément persuadée que ce sont les mouvements gauchistes en Occident qui ont inventé ce qualificatif dans le cadre de ce qu’ils appellent le « politiquement correct ». Ils se sont voilés la face et ont voilé l’islam d’une couverture avenante mais fragile et sans aucune valeur. Sont-ils capables de trouver la moindre trace de cette expression dans la charia, les livres sacrés ou les références islamiques ? Bien sûr que non ! ».

Dans le même journal, Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy, témoignait après l’assassinat de M.Sauel Paty dans un grand entretien au long duquel on sent avec bonheur l’amour de la France :

« Tant que nous n’aurons pas le bon constat, nous n’aurons pas le bon remède. L’islamisme fait partie de l’islam et c’est aux musulmans de le combattre ».

On citera enfin pour un dossier qui pourrait avoir l’épaisseur du dictionnaire, les remarques du linguiste Philippe Barthelet toujours dans Valeurs actuelles (17/12/2020), précisant que pour la lignée française des lexicographes, il y avait une parfaite synonymie entre islam et islamisme, encore donnée par Littré, Pierre Larousse et le Grand Robert (édition de 2001) et concluant :

« Les nuances que l’on veut à tout prix introduire entre les deux mots sont-elles autre chose que les restrictions mentales que nous impose notre confort intellectuel ? Si l’on comprend bien, il y aurait pour nous de l’islamisme à l’islam la même différence qu’entre la chaux vive et la chaux éteinte. Artefact sémantique, cette distinction de pure convenance en dit moins long sur la réalité que sur notre courage à la regarder en face ».

Pour ajouter alors au ridicule, toujours lors de son passage sur CNews, Gérald Moussa Darmanin expliquait à propos des influences étrangères portant au séparatisme (vers 11’) :

« Il n’y a pas que l’islam qui est concerné. Les Evangéliques est [sic !] un problème très important. Alors, pas de même nature évidemment que l’islamisme, qui commet des attentats, qui donne [resic] des meurtres, mais enfin, il y a du softpower de pays étrangers »

(et on s’est rappelé l’attention déjà portée par Mme Schiappa, collaboratrice proche de Moussa, qui s’inquiétait de l’extension de la pratique de l’excision chez… ces mêmes évangéliques). Cela signifierait-il alors que, quand la même Mme Schiappa déclare sur BFM TV le 7 février : « Nous avons instauré des cellules locales de lutte contre l’islamisme. Cela a permis de fermer des lieux de culte », les lieux de culte visés pourraient être des églises évangéliques ?

Certains croiront peut-être que Moussa est naïf. Jean Giraudoux écrivait que « c’est avec les naïfs qu’on fait les monstres ». Non pas que le naïf devienne monstre, mais parce que le naïf laisse les monstres se déployer. Moussa, naïf ou menteur ? Manque de clairvoyance ou manque de vérité ? Comme Darmanin est ministre de la République (et ministre de l’Intérieur), on pariera sans grand risque de se tromper pour Moussa menteur. Ce qui permet au demeurant au monstre de l’islam radical de se déployer tout aussi bien.

Le droit de vote pour la femme au synode : une réponse à l’éclipse du féminin ?

De Gabrielle Vialla :

La baisse dramatique des vocations sacerdotales inquiète fortement l’institution. Tout le monde le sait et explique telle ou telle décision concernant les fidèles laïcs hommes ou femmes à l’aune de ce constat.

Mais il est un autre problème de fond qui lui, reste très largement sous-estimé : qu’en est-il de la disparition des signes de ce qui est spécifiquement féminin, chez les catholiques occidentaux ? Qui s’alarme aujourd’hui de l’effacement du féminin, bien réel, et mal compensé par un discours sur la « place des femmes » ? Un petit et rapide bilan s’impose.

Tout d’abord, il faut rappeler que l’un des premiers facteurs de l’éclipse du féminin est le recours généralisé à la contraception hormonale, voire à l’avortement. Aujourd’hui, le cycle féminin est ainsi gommé chez une majorité de femmes pratiquantes. Les répercussions relationnelles et spirituelles de cet état de fait, pourtant prophétisées par Paul VI dans Humanae vitae, n’ont été que rarement mises en lumière. Premièrement, le recours massif aux hormones par la majorité des femmes efface chez elles la richesse (psychologique, physiologique, spirituelle) induite par les variations naturelles du cycle[1], et qui fait leur spécificité par rapport à l’homme. Deuxièmement, et c’est en partie un corollaire du premier point, la baisse de la natalité entraîne dans la majorité des paroisses occidentales une démographie vieillissante, avec une disparition des signes visibles de la maternité que sont la grossesse, et l’allaitement.

Ensuite, il suffit de se replonger dans un bon film avec Louis de Funès, ou de regarder les photos « d’époque » dans les sanctuaires mariaux : ces témoignages d’un passé qui n’est pourtant pas si lointain nous rappellent cruellement le départ des religieuses en habit. Une simple réplique du gendarme à St Tropez illustre encore le poids éducatif et social des fameuses « sœurs » dans les années soixante : « Vous priez mon fils ? – Ben non… euh… oui… que Dieu nous ait en sa sainte protection ! »

Il est important de rappeler ces vérités, car en regard, d’autres réalités peuvent nous donner le sentiment exactement inverse, à savoir que les femmes sont bien présentes, voire trop présentes. Aujourd’hui, les assemblées dominicales sont davantage composées de femmes que d’hommes. Les conseils paroissiaux sont majoritairement féminins. Les services dans les paroisses sont le plus souvent assurés par les femmes. Les contributions et la participation effectives des femmes sont, au moins, aussi importantes que dans les années soixante. Certains y voient une féminisation. Mais cette situation n’est pas exempte de tensions. Le besoin de reconnaissance des dames s’en trouve augmenté. Beaucoup de pasteurs souffrent de ne travailler pratiquement qu’avec des femmes. Un cercle vicieux s’installe, entre revendication et aigreur du côté féminin, rejet silencieux et culpabilité du côté masculin ecclésial. Non seulement, cela ne corrige en rien la perte du féminin que nous évoquions plus haut, mais cela empêche la prise de conscience. Il faut pourtant le dire clairement : il n’y a rien de spécifiquement « féminin » dans ces engagements paroissiaux ; rien d’autre que le fait que c’est, basiquement, une femme qui exécute tel ou tel rôle ou fonction. Que les paroisses comptent de très nombreuses femmes qui tiennent des postes n’aide pas tout-un-chacun à comprendre que peu de femmes reçoivent leur vocation et leur place non seulement comme une grâce et un don insigne – ce qui est déjà beaucoup – mais aussi comme spécifique et irremplaçable. En particulier par la gratuité d’une féminité et d’une maternité plus chronophage et énergivore que ne le sont les efficaces masculinité et paternité. Ce qui dans la vocation de la femme est unique et indispensable pour la vitalité de la foi, s’amenuise, s’évanouit, en bien des endroits[2].

Quelques réactions au manifeste sur la vocation du féminin m’ont rappelé à quel point les femmes, dans l’institution catholique, s’estiment peu. Certaines se sentent même humiliées. Quelques-unes m’ont parlé de corvées, de nécessaire rééquilibrage entre hommes et femmes. On m’a montré à quel point il fallait valoriser les contributions des femmes, aussi douées que les hommes. Dans ma naïveté, je présumais que la dignité de la femme était égale à celle de l’homme, que la contribution indéfectible de la femme dans la propagation de la foi, au sein de l’Église, depuis l’Évangile était une lapalissade. Que nenni. Dire que la femme contribue, participe : voilà l’urgence.

Dans ce contexte, le droit de vote de l’une d’entre elles au synode est énoncé comme la nouvelle « bonne nouvelle ». On découvre que la femme est capable. Le fait qu’on y voit une évolution nécessaire, presque une « révélation », est significatif du malaise. Jusque pour l’intéressée elle-même. Sr Nathalie Becquart déclare, ainsi, immédiatement après sa nomination comme sous-secrétaire au synode : « Cela tombe sur moi mais je le reçois aussi comme un signe de confiance pour les femmes dans l’Église. » Le sous-entendu est terriblement méprisant pour l’institution. Cela consonne avec les autres déclarations lues ici ou là qui vantent une porte ouverte, un progrès. J’y vois, pour ma part, un consensus pour répondre à la supposée misogynie passée de l’institution. C’est peut-être davantage l’aveu d’une humiliante condescendance actuelle. En effet, s’il fallait, comme certaines l’exigent, que les femmes soient représentées par une femme, que serait une voix face à des centaines d’autres voix ? Mais bien plus grave, une grande confusion entache la foi elle-même. Rappelons que le Père Céleste a fait tellement confiance à la femme, qu’Il lui a confié son propre Fils à l’état de première cellule et que le Ciel et notre Salut furent suspendus au oui d’une jeune fille. On peut continuer longuement avec l’Évangile, puis l’histoire de l’Église… jusqu’au pape François lui-même qui a institué la fête de Marie, mère de l’Église, réaffirmant ainsi ce que la hiérarchie ecclésiale masculine doit à la femme. On pourra faire tous les aggiornamentos que l’on voudra, il restera pour nos contemporains un point d’achoppement : Dieu a choisi d’envoyer son propre Fils, un homme, pour sauver la femme (et l’homme certes).

Notre époque est profondément ébranlée par son rejet de l’anthropologie biblique. L’Église, à l’instar de la famille (église domestique), souffre des profondes fragilités relationnelles entre les hommes et les femmes. Les pasteurs comme les fidèles laïcs recherchent confusément une altérité constructive et une effective complémentarité de l’homme et de la femme. Oui l’éclipse du féminin est cruelle. On tâche d’y remédier, mais dans une grande méprise du réel besoin.

De même qu’à la faveur de la covid 19, nous prenons conscience que la vie nue n’est pas la plénitude de la vie, ni le désir d’une personne unifiée corps-âme-esprit, de même nous avons à découvrir que la complémentarité de l’homme et de la femme, si elle suppose la différence physiologique, ne s’y réduit pas. Promouvoir une femme, parce que femme, ne garantit pas la fécondité intellectuelle, spirituelle liée au féminin. C’est à partir de l’intériorité, de l’intime de l’être seulement, que les répercussions de la complémentarité effective entre féminin et masculin s’intègrent, en vue d’une admirable fécondité. Cela n’a rien d’automatique[3]. Il nous faut choisir d’être avant de faire, de se recevoir de Dieu pour se donner. Les participations des femmes ne compenseront jamais la perte du sens du féminin dans la foi. Ceci fut admirablement décrit par le Cardinal Ratzinger : « La figure de la femme est indispensable à la cohérence de la foi biblique[4] ». Il convient de recevoir dans cette phrase lumineuse que c’est bien la figure de la femme (et non les contributions des femmes) qui est indispensable.

Notre époque ne laisse aux catholiques qu’une seule alternative : ou nous serons à la remorque des démocraties modernes paritaires, ou nous serons prophétiques. Nous pouvons nous perdre dans la confusion de l’autoréférence des choix individuels, jusqu’à l’apostasie, ou bien choisir d’entrer dans une plus grande gratitude de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu pour une vie en plénitude !

Gabrielle Vialla


[1] On peut lire mon ouvrage Bien Vivre le Cycle Féminin, éd. Artège, 2020.

[2] Sur la place de la femme dans la société et dans l’Église, on peut lire mon ouvrage Recevoir le Féminin, éd. Fécondité, 2018

[3] Voilà le travail de la chasteté. J’ai écrit un livre sur ce sujet : la Chasteté, éd. Artège, 2020.

[4] Cardinal Joseph Ratzinger, La fille de Sion, éd. Parole et Silence, 2002, p. 43.

Tout le monde n’a pas la chance d’être un amphibien ou un reptile

On aimerait que les petits de mammifères, assez répandus sur la terre, soient aussi bien protégés, avant comme après leur naissance, que les amphibiens et reptiles visés par l’arrêté du 8 janvier 2021 paru le 11 février au Journal Officiel.

Une période de transition vers l’interdiction de l’instruction en famille

Face à la fronde contre l’interdiction de l’instruction à la maison, le gouvernement a déposé jeudi matin un amendement proposant une période de transition jusqu’en 2024. Le dispositif a été adopté en fin de soirée par 118 voix contre 4.

Les débats d’hier, que vous pouvez retrouver ici, ont été animés.

Pour les familles qui pratiquent déjà l’instruction à domicile (IEF), il n’y aura pas de demande d’autorisation avant trois ans, sous réserve de contrôle.

Seuls les nouveaux entrants des nouvelles demandes d’IEF seraient concernés par la réforme, applicable à la rentrée 2022. En cas de refus, les députés prévoient la création d’une “cellule rectorale” qui pourra être saisie pour un recours. Elle sera chargée d’harmoniser les réponses aux demandes d’autorisations.

Les autorisations seront accordées pour un an et devront donc être renouvelées chaque année.

Charles de Courson a rappelé que l’instruction en famille avait été supprimée par le régime nazi en Allemagne en 1938.

Le président du groupe communiste André Chassaigne a soutenu les amendements réclamant la suppression de l’article, estimant que l’encadrement de l’instruction à domicile était une « erreur ».

Le sujet a été abordé en même temps sur France, lors du débat entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin. La présidente du RN a dénoncé cette mesure liberticide :

I-Média – Trappes : conquête islamique, silence médiatique

L’image de la semaine

Les appétits médiatiques de Vincent Bolloré agitent le petit monde des journalistes.

Trappes : conquête islamique, silence médiatique

Face à ce professeur menacé de mort par des islamistes qui fait la Une de l’actualité avec ses propos sur Trappes… les médias politiquement corrects hésitent entre l’occultation et les attaques vicieuses.

Revue de presse

Covid-19 : la propagande catastrophiste des médias
Retour sur la désinformation catastrophiste des médias quant à la crise du Covid-19.

Squatteurs : « Les crucifix de ma grand-mère ont tous été brisés»

Michel Pradeilles a retrouvé le logement de sa grand-mère défunte au début du mois de janvier, complètement saccagé. Cette dernière avait été placée sous tutelle en maison de retraite à Béziers. Sans contact avec la disparue de 98 ans, il en a été déclaré seul héritier.

En pénétrant l’habitation, le petit-fils est écœuré :

« C’est dégueulasse, ça pue et ils ont tout cassé ».

« J’ai retrouvé sur place des avis d’obligation de quitter le territoire national émanant de la préfecture de l’Hérault ».

« Les crucifix de ma grand-mère ont tous été brisés, c’est dégueulasse. »

Des chances pour la France.

Chronique des cinglés

Intervention lunaire du député LREM de Charente-Maritime Raphaël Gérard “très investi sur les sujets LGBT”, selon sa fiche Wikipedia :

C’est arrivé un 11 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • en 778 : Baptême du Sarrazin Mirât ; la Vierge Marie rentre chez Elle (voir la fin de la chronique).

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirât occupant la citadelle de Mirambel (l’actuelle citadelle de Lourdes) s’apprête à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, compagnon de Charlemagne, a une inspiration et obtient l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé. Il propose à Mirât de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plaît au chef Maure qui dépose ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et se fait baptiser. Le jour de son baptême, Mirât prent le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes.

Lors de la reddition il est écrit que Mirât : « ne connaît aucun mortel au-dessus de lui et préfère la mort à la honte de la capitulation ; qu’il rend les armes au serviteur de Notre-Dame, et est prêt à recevoir le baptême, à condition que son comté ne relève jamais, soit pour lui soit pour ses descendants que d’Elle seule. » Charlemagne signe l’accord. Le 11 février 1858, Notre Dame apparaît à Sainte Bernadette et demande à être vénérée à Lourdes.

Tiré de La Vierge Marie dans l’histoire de France du Marquis de la Franquerie, (Editions Résiac page 36 à 38)

Voir la chronique du 18 janvier.

  • le 11 février 731 : décès du pape saint Grégoire II.
  • le 11 février 824 : décès du pape saint Pascal Ier.

98e pape, après Saint Pierre, Pascal Ier est Souverain Pontife du 25 janvier 817 au 11 février 824. Né à Rome, il est auparavant abbé du monastère Saint-Étienne à Rome. Il reçoit en don de la part de Louis le Débonnaire, Roi de France et empereur d’Occident, la Corse et la Sardaigne. Il couronne Lothaire Ier empereur en 823, et accueille à Rome les Grecs persécutés par les iconoclastes.

  • le 11 février 1302 : Philippe le Bel fait brûler la bulle Ausculta Fili.

« Ausculta, fili », en latin, « Écoute, mon fils », est l’incipit, l’en tête, le titre donné à cette bulle du pape Boniface VIII adressée au Roi Philippe IV le Bel. Elle rappelle, entre autre, la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel.

Les caractères du Roi et du pape étaient aussi violents qu’autoritaires. Le conflit est rapidement devenu une lutte ouverte publique et sans merci. Le pape, au lieu de rester sur les questions d’impôts et de désignation des évêques, émet des prétentions énormes dans la direction temporelle des peuples et sur la couronne de France.

De son côté, Philippe porte atteinte physiquement à la personne du pape, en 1303. Le Fils Aîné de l’Eglise s’est rebellé contre sa mère. Comme dans l’Ancien Testament, ses trois fils se succèderont sur le Trône sans descendance.

Philippe IV, pour donner un semblant de justification à ces décisions convoque pour la première fois les Etats-généraux, ceux-là mêmes qui seront une des causes de la chute de la monarchie 500 ans plus tard. Le Marquis de la Franquerie note que la faute est royale et nationale. La sanction royale est la fin des capétiens directs. La sanction pour le pays est la guerre de 100 ans qui approche.

  • le11 février 1511 : mort de Charles II d’Amboise de Chaumont.

Fils aîné de Charles Ier d’Amboise, gouverneur de Champagne et de Bourgogne, favori de Louis XI et de Catherine de Chauvigny (1450-1485), dame de Ravel il est un homme politique et militaire français. Il a tout au long de sa vie différentes fonctions politiques et est successivement grand-maître, maréchal et amiral de France en 1502, 1504 et 1508 et vice-roi de Lombardie 1510. Grand admirateur de Léonard de Vinci, il lui commande de nombreux tableaux et divers travaux d’aménagement pour son palais.

Charles II d’Amboise réprime la révolte des Génois en 1507 ; commande l’avant-garde de l’armée du Roi à la bataille d’Agnadel le 14 mai 1509 et prend la même année plusieurs places aux Vénitiens. Il meurt à Correggio en Lombardie, à l’âge de 38 ans et est inhumé en la chapelle des Cordeliers d’Amboise.

« Mort le prit un peu bien tôt, écrit un chroniqueur “Jean d’Authon”, car il fut homme de bien toute sa vie ; un sage, vertueux et avisé seigneur de grande vigilance et bien entendant les affaires. »

  • le 11 février 1536 : Philippe Chabot, amiral de France, occupe la Bresse et la Savoie

La mort du duc de Milan, François II Sforza, provoque la huitième guerre d’Italie, dans laquelle François 1er et l’empereur Charles Quint, se disputent le duché de Lombardie. Le Roi de France prendra possession de la Savoie et du Piémont mais renoncera finalement à Milan.

  • le 11 février 1543 : le roi Henri VIII d’Angleterre signe une alliance avec Charles Quint contre la France.

Une invasion de la France est planifiée. Henri VIII prévoit de plus d’unifier par la force l’Ecosse à l’Angleterre. En riposte, le parlement écossais renouvelle en décembre de cette même année son alliance avec la France.

  • le 11 février 1650 : mort de René Descartes, philosophe et mathématicien français

René Descartes est né le 31 mars 1596 en France. C’est un philosophe et un scientifique de l’époque moderne. Il peut être considéré comme un des pères de toutes les grandes erreurs modernes. Sa devise était : « Larvatus prodeo » (L’esprit profond s’avance caché).

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs affirme :

« La « Bête » s’est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les Loges maçonniques, les sociétés de pensées sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme… jusqu’au féminisme avorteur d’aujourd’hui. »(*)

Il poursuit plus loin :

« La foi, la grande doctrine de vérité à la quelle les sociétés chrétiennes ont alimenté pendant des siècles leur énergie, leur activité, leur puissance créatrice, a reçu son premier « coup d’arrêt » d’un savoir qui prétendit «  changer le monde », et qui effectivement l’a changé. Ce n’est pas par hasard que Descartes appelait sa philosophie son Monde. A dater de Descartes, nous n’assistons à rien de moins qu’à une transformation du monde, et l’on peut dire que le « monde moderne » a eu René Descartes pour démiurge et pour créateur. C’est lui qui a semé presque tous les germes dont l’Homme faustien n’a cessé depuis trois siècles, de récolter les fruits.

Que la Science établisse donc son règne (c’est une affaire de deux ou trois siècles disait Descartes), et la Béatitude est au bout. »(**)

Paul Valéry pensait que : « Descartes est certainement l’un des hommes les plus responsables de l’allure et de la physionomie de l’ère moderne que l’on peut particulièrement   caractériser par ce que je nommerais la quantification de la vie. En substituant le nombre à la qualité, en excluant tout ce qui n’est pas mathématiquement évident ou censé tel, cette matérialisation de la science est au principe et à l’origine de la profonde inhumanité de la science moderne. » (***)

(*)Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs aux éditions de Chiré page 21

(**) Idem page 53

(***) Idem page 54

Descartes rencontre Jansénius en 1620 à Poitiers ; et les gens de Port Royal à l’origine d’une des deux grandes erreurs qui auront raison des lois fondamentales du Royaume, le Jansénisme, prendront parti pour Descartes.

  • le 11 février 1744 : une bataille navale s’engage entre une flotte anglaise et une flotte franco-espagnole devant Toulon.

Cette bataille, aussi appelée bataille du cap Sicié, s’achève le 22 février par la victoire franco-espagnole.

  • le 11 février 1798 : les troupes françaises entrent dans la ville et proclament la République romaine.

Le pape, qui avait décidé en décembre 1796 de reprendre les armes contre la France, est fait prisonnier par les révolutionnaires et est exilé à Florence puis Sienne pour mourir à Valence.

  • le 11 février 1809 : Napoléon écrit à Roederer.

“Je n’ai qu’une passion, qu’une maîtresse; c’est la France; je couche avec elle… Je jure que je ne fais rien que pour la France; je n’ai en vue que son utilité. Je jure, que si je ne lui donne pas plus de liberté, c’est que je ne le crois pas utile pour elle”.

  • le 11 février 1814 : victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail.

Avec deux fois moins d’effectifs, Napoléon écrase les Russes et les Prussiens à Montmirail, alors qu’il vient de détruire le corps russe du général Olsouviev à Champaubert.

  • le 11 février 1858 : première apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, 14 ans dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. Il y en aura 18.

Avec sa sœur Marie, dite Toinette, et Jeanne Abadie, une amie, Bernadette se rend le long du Gave pour ramasser des os et du bois mort. Du fait de sa santé précaire, elle hésite à traverser le Gave, gelée, comme sa sœur et son amie. Elle est alors surprise par un bruit et lève la tête vers la grotte de Massabielle :

«J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied ».

Pour en savoir plus:
http://fr.lourdes-france.org/approfondir/bernadette-soubirous

En 1862, l’église reconnaît l’existence des apparitions à Lourdes, qui devient l’un des lieux de pèlerinage les plus connus au monde. Le 4 juillet 1866, Bernadette quitte Lourdes pour Nevers et prend l’habit des Sœurs de la Charité de Nevers, sous le nom de Sœur Marie-Bernard. Le 30 octobre 1867, elle fait sa profession religieuse dans la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers. Bernadette décède le 16 avril 1879, le mercredi de Pâques. Elle est béatifiée le 14 juin 1925, et canonisée le 8 décembre 1933 par Pie XI à Saint-Pierre de Rome.

  • le 11 février 1868 : mort du physicien et astronome français Léon Foucault.

On lui doit l’invention du gyroscope et ses travaux sur la vitesse de la lumière. Mais il est surtout célèbre pour avoir déterminé, au cours d’une expérience menée en 1851, la rotation quotidienne de la Terre autour de son axe, au moyen d’un pendule d’une longueur de 67 m. Ce « pendule de Foucault » est visible au Panthéon.

  • le 11 février 1868 : discours de Jaurès à la Chambre des députés.

Il est possible de lire dans le N°1439 de l’Homme Nouveau un texte sidérant et complètement oublié. Il s’agit d’un extrait d’une intervention de Jean Jaurès à la Chambre des députés, le 11 février 1895 (cf. le Journal Officiel de la République Française du 12 février, pages 265 à 281) :

«C’est que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; c’est que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge; c’est que jusque dans les adhésions que nous donnons, notre sens critique doit rester toujours en éveil et qu’une révolte secrète doit se mêler à toutes nos affirmations et à toutes nos pensées ; c’est que si l’idée même de Dieu prenait une forme palpable, et Dieu lui-même se dressait, visible, sur les multitudes, le premier devoir de l’homme serait de refuser l’obéissance et de le traiter comme l’égal avec qui l’on discute, mais non comme le maître que l’on subit…. »

Voilà ce qu’affirmait celui que la république considère comme un des grands hommes de la nation. De Descartes à Jaurès la filiation intellectuelle est évidente. La république française a été fondée pour lutter contre la foi catholique et la détruire ; elle a été baptisée dans le sang des martyrs catholiques de la révolution. Aujourd’hui cette lutte à mort continue.

  • le 11 février 1922 : naissance d’Hélie Denoix de Saint Marc, militaire français.

Officier français qui commande le 1er REP, lors du putsch d’Alger, emprisonné par De Gaulle. C’est un homme d’honneur comme on en trouve peu de nos jours.

  • le 11 février 1929 : signature des accords du Latran.

Mussolini, chef du gouvernement italien, et le cardinal Pietro Gasparri signent au palais du Latran à Rome un traité qui fixe définitivement le cadre des relations entre la papauté et le royaume italien. Depuis 1870, le pape se considérait comme prisonnier au Vatican. La Cité du Vatican est créée et le pape Pie XI en est le souverain. Le Vatican est indemnisé de 750 millions de lires pour la perte des Etats de l’église entre 1860 et 1870. Les accords, consultables ici :

http://mjp.univ-perp.fr/traites/1929latran.htm

Il est doublé d’un concordat qui instaure le catholicisme comme la “seule religion de l’Etat Italien”. L’enseignement religieux devient obligatoire et le divorce civil est interdit. De son côté, le pape reconnaît la souveraineté de Victor Emmanuel III sur l’Italie, et Rome comme capitale du pays.

  • le 11 février 1950 : mise en place du SMIG.

Le Salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG entre en vigueur en France. A partir de 1952, le SMIG est indexé sur les prix. Le 21 janvier 1970, il est remplacé par le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

  • le 11 février 2013 : le Pape Benoit XVI annonce qu’il renonce à ses fonctions à partir du 28 février.

Réchauffement climatique entre Robert Ménard et Marine le Pen ?

Est-ce l’ombre d’une candidature Zemmour en 2022 ou le sondage mettant Marine Le Pen à 48% qui provoque ce rapprochement entre ces deux ténors de la droite nationale ? En tous cas, c’est plutôt une bonne nouvelle pour l’union des droites :

“(…) Les sondages y aident. Celui de Harris Interactive, qui place Marine Le Pen au coude-à-coude avec Emmanuel Macron (48 % contre 52 % pour le chef de l’Etat) au second tour de la présidentielle, « ravit » Robert Ménard. « Je ne donnais pas cher de sa peau. Mais je dois admettre qu’elle rejoue les premiers rôles, elle fait preuve d’une certaine résilience », admet l’élu qui continue toutefois à penser que la présidente du RN « aura le plus grand mal à réunir une majorité de Français ». « Il faut qu’elle accepte d’avoir des alliés qui ne lui soient pas inféodés », ajoute le même (…)

Et si les rapprochements commençaient aux régionales ? Là encore, les regards se tournent vers les sondages. Mi-janvier une enquête de l’Ifop pour Sud Radio donnait à une hypothétique liste de Robert Ménard et de son amie Brigitte Barèges, maire LR de Montauban, 14 % en Occitanie. Soit deux points à peine derrière une liste RN conduite par l’eurodéputé Jean-Paul Garraud (la présidente PS de la région Carole Delga mène la course en tête à 25 %).

« J’ai été sidéré par ce sondage alors que nous n’avons même pas lancé une liste », se sent pousser des ailes Robert Ménard qui a depuis déjeuné une fois avec Jean-Paul Garraud, un ex-UMP qui a les faveurs de Marine Le Pen pour mener la liste RN. « Avec Jean-Paul, on pense la même chose donc on pourrait faire un bout de chemin ensemble », glisse le maire de Béziers qui assure que d’autres élus, venus de LR ou de l’UDI, pourraient s’y associer.

« On prône tous le rassemblement. Donc commençons par donner l’exemple », réagit Jean-Paul Garraud qui reconnaît qu’il n’a « pas intérêt ni envie de faire liste à part ». Mais le chemin est encore escarpé avant d’aboutir à un accord. « Je ne souhaite pas forcément diriger la liste mais c’est un peu con, je suis plus connu que Jean-Paul (NDLR : Garraud) et Brigitte (NDLR : Barèges) », observe Robert Ménard.

« Le dialogue est amorcé, chacun a intérêt à l’apaisement. Mais Robert Ménard est une personnalité dans tous les sens du terme », réagit-on avec prudence à la direction du RN. Mercredi dernier, Marine Le Pen a échangé avec son épouse, la députée Emmanuelle Ménard, à l’Assemblée nationale. « Un certain nombre de malentendus méritaient d’être dissipés », glisse la parlementaire dont les relations avec la présidente du RN sont notoirement fraîches. Une « discussion courtoise et productive » de près d’une heure au cours de laquelle toutes les échéances électorales à venir ont été évoquées (…)”

L’hypothèse d’une candidature de Brigitte Barèges, maire de Montauban depuis 20 ans, vient de s’envoler avec la lourde condamnation qu’elle vient de subir et qu’elle dénonce comme un “assassinat politique“. Quoi qu’on pense de cette condamnation qui semble très sévère pour avoir fait écrire quelques articles dans un journal local, il n’en demeure pas moins qu’un ticket Robert Ménard-Jean-Paul Garraud aurait du panache et serait sans doute en capacité de ravir la région à la gauche sectaire qui la dirige…

Et si la relaxe de Renaud Camus faisait tomber l’imposture du business antiraciste?

Un fois n’est pas coutume, malgré la “gauchisation de la magistrature“, il existe de bonnes nouvelles sur le front de la liberté d’expression. Après les relaxes successives d’Eric Zemmour (ici, ici, ici, ici, ici), c’est au tour de Renaud Camus d’obtenir une relaxe suite à une poursuite pour injures raciales pour le tweet suivant dit “tweet banquise” :

“Une boîte de préservatifs offerte en Afrique c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la Caf, deux cellules de prison libérées et trois centimètres de banquise préservés”

Au-delà de ce que chacun peut penser de l’humour revendiqué par Renaud Camus, les débats de ce procès sont très intéressant car l’avocat de la défense a notamment attaqué frontalement la dérive des mouvements soi-disant antiracistes qui chassent en meute en se portant partie civile à plusieurs pour obtenir des subsides financières qui les font vivre depuis des années, meute à laquelle s’était joint le gouvernement à travers la la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH).

A ce titre, le compte-rendu des débats de l’époque (procès de novembre 2020) est passionnant à lire de manière à comprendre en quoi ce jugement pourrait faire jurisprudence :

“(…) Il n’y a personne, sauf la clique des parties civiles, pas moins de six, toutes mobilisées contre Renaud Camus : la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse… ! Action internationale pour la justice (AIPJ), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) – la meute des chiens de garde et des chasseurs de prime (…)

Nous ne sommes que deux « journalistes », le merveilleux Jean-Yves [Le Gallou] et moi. Les autres journaleux, absents. Pas un pour sauver l’autre. La honte, quoi ! La liberté d’expression, la liberté d’expression, ressassent-ils jusqu’à asséchement des glandes salivaires, mais la liberté d’expression, c’est comme les champignons, le cholestérol et les potirons : il y a la bonne et la mauvaise. Charlie Hebdo c’est bon, Renaud Camus c’est mauvais, toxique même (…)

La mauvaise surprise du jour, c’est que la présidente du tribunal n’est rien d’autre que Sophie Combes qui fut secrétaire nationale du Syndicat de la magistrature à l’époque du « mur des cons ». Une anti-conne donc, expressément tapageuse, dont on ne doute pas de l’impartialité ! [Comme quoi, il ne faut pas désespérer, NDPC] (…)

Me Rimokh a été de bout en bout splendide. Il a survolé les débats. Le fond et la forme, la littérature et le droit – la classe, dans les deux sens du mot : avoir la classe et faire la classe de droit à ses confrères. Franchement, les avocats des parties civiles, il les a broyés. Pfuit ! Il a peut-être même démoli leur fonds de commerce, si cela se pouvait. Car si jamais le premier point soulevé par lui, technique, procédural, devait faire jurisprudence, la liberté d’expression retrouverait peut-être en France droit de cité.

Qu’a-t-il pointé ? L’inflation des parties civiles : six, autant de métastases, autant d’abus de pouvoir, représentées par quatre avocats médiocres, des nullités du barreau inconnues et destinées à le rester. Me Rimokh a été chercher sa réfutation dans les débats parlementaires de 1972, quand la loi Pleven fut votée. Certes, le législateur a alors délibérément voulu donner un droit d’agir aux associations contre le racisme, convient Rimokh, mais sous réserve qu’elles ne se multiplient pas et qu’elles agissent à bon escient, faute de quoi il y aurait abus du droit d’action, abus en tant que tel sanctionnable. Ce qui autorise Me Rimokh a demander au tribunal d’en débouter au moins cinq, moyennant des dommages et intérêts pour son client.

De fait, que vient faire l’UEJF dans ce procès ? Sa présidente, une certaine Noémie Madar, est même venue sangloter à la barre. Mais que fait-elle là ? À quel titre ? Renaud Camus s’est-il adressé dans son tweet aux étudiants juifs de France ? (…)

Au sortir de l’audience, Rimokh nous a avoué que, si jamais ses conclusions étaient retenues, c’est tout un système d’extorsion de dommages et intérêts qui menacerait de tomber. « C’est leur business. Ce sont des fonctionnaires du droit qui produisent, quelles que soient les circonstances et les acteurs, les mêmes plaidoiries standardisées. »”

Mais ce n’est visiblement ce point de a défense qui a retenu l’attention du juge :

“Pour le tribunal en charge de l’affaire, si le style et les images de l’écrivain peuvent manquer «d’empathie» et «choquer et heurter la délicatesse», ils «relèvent du choix du mode humoristique pour traiter par l’absurde d’un sujet politique, et dramatique, dans le cadre d’un tweet propice à une concentration du propos autour de formules choc». Avec cette «critique satirique d’un système de croissance et de certaines de ses conséquences», Renaud Camus n’a pas dépassé les «limites admissibles» du libre-exercice de la liberté d’expression, selon le tribunal

L’autorité judiciaire considère également que le propos incriminé «s’insère dans un débat d’intérêt général relatif à la décroissance démographique» et qu’il s’intègre en outre «dans une récurrence de tweets» postés par Renaud Camus entre 2015 et 2020, «prenant position de manière générale pour un contrôle des naissances sur l’ensemble de la planète y compris en Europe».”

La dictature médiatique, c’est ça !

FDesouche a retranscrit de manière détaillée les débats du procès ubuesque que le parquet a déclenché trois heures après l’intervention de Bernard Cazeneuve à l’assemblée nationale contre Marine Le Pen et Gilbert Collard. Ces derniers avaient voulu dénoncé l ‘odieuse comparaison que le “procureur médiatique”, Jean-Jacques Bourdin, avait faite en parlant de “communauté d’esprit” entre Daesh et le FN :

L’audience est ouverte.

La présidente : “je vais appeler à la barre Mme Marine Le Pen et Me Gilbert Collard. Vous pouvez prendre place devant vos conseils ou devant la presse.”

Me Collard : “devant nos conseils”.

La présidente indique, séparée de ses assesseures par des panneaux transparents : “on a fait ce qu’on pouvait dans le respect des consignes sanitaires et dans l’espoir d’un débat ouvert et libre”.

La présidente : “Mme Le Pen, pouvez-vous venir à la barre, s’il vous plait ? Vous vous appelez Marion Le Pen.

La prévenue acquiesce.

“Vous êtes née en 1970 à Saint-Cloud.”

  • Non, en 1968 à Neuilly.
  • Ah ben, voilà, ça commence.

Le présidente rappelle les faits pour lesquels Marine Le Pen et Gilbert Collard sont jugés aujourd’hui : pour avoir diffusés sur les réseaux sociaux des images d’exactions de l’état islamique, images susceptibles d’être vues par des mineurs.

La présidente entame son résumé des faits et s’interrompt très vite : “S’il vous plaît, monsieur Collard”. Celui-ci était en train de discuter avec son avocat. “Je vais vous expliquer, il y a un problème d’acoustique et je vous entend plus que le retour de ma propre voix”.

La présidente rappelle que Marine Le Pen a diffusé sur son compte Twitter trois photos “issues de propagande de l’état islamique” accompagnée de la légende : “Daech, c’est ça”.

Ces trois photographies représentaient : le journaliste américain James Foley décapité, le pilote jordanien brûlé vif dans une cage ainsi que celle d’un soldat syrien écrasé vivant par un char.

Au sujet de Gilbert Collard, il s’agit de la publication d’une photographie “d’une personne “défigurée, au crâne enfoncé et les mains liées derrière le dos”, rappelle la présidente “accompagnée du commentaire “Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots, le choc des bobos”.

Marine Le Pen s’avance à la barre pour répondre aux questions de la présidente.

  • Vous êtes bien la personne qui a diffusé les trois photographies qui sont l’objet de notre débat ?
  • Parfaitement.

Présidente : “vous avez une idée du nombre d’abonnés de votre compte Twitter à l’époque ?”

Marine Le Pen : “j’en fait assez peu cas. Peut-être un million.”

Marine Le Pen : “ce jour-là, je regarde une émission entre Jean-Jacques Bourdin et Gilles Kepel. Et monsieur Bourdin fait un parallèle entre le front national et Daech. Il indique, je reprends ses mots, qu’il y a “une communauté d’esprit”. “

Marine Le Pen : “qu’un petit marquis médiatique puisse commettre une telle comparaison m’a indiquée au plus profond de moi-même. Je suis aussi une mère de trois jeunes adolescents à l’époque, susceptibles d’entendre un journaliste faire une comparaison entre leur mère et Daech.”

Marine Le Pen : “je regarde sur Google “assassinat Daech” et demande à mon community manager de faire un tweet avec trois photos et écrire “Daech c’est ça”. Présidente : vous n’avez pas choisi vous-même ces photos?

  • Non, mais c’est tout comme. J’en assume la responsabilité.

Présidente : vous n’avez pas envisagé de les accompagner d’un commentaire éducatif ?

Marine Le Pen : “Daech c’est ça”, je crois que c’est un commentaire éducatif. Cela montre ce qu’est Daech c’est à dire une structure terroriste qui torture, qui tue, qui viole.

Présidente : “est-ce que vous considérez que ces photos peuvent porter atteinte à la dignité humaine ?”

Marine Le Pen : “mais Mme, c’est le crime qui porte atteinte à la dignité humaine. Et c’est le parallèle avec Daech qui porte atteinte à la dignité de mon mouvement.”

Présidente : “je reprends ma question car je ne crois pas que vous y ayez vraiment répondu : est-ce que ces photos portent atteinte à la dignité humaine?”

Marine Le Pen : “non, madame, car c’est de l’information.”

Présidente : pourquoi avez-vous retiré la photo de James Foley ? “

Marine Le Pen : “je l’ai retirée à partir du moment où la famille m’a demandé de la retirer, j’ai pensé que cette photo était susceptible de leur faire de la peine. Mais les autres étaient des victimes anonymes.”

Marine Le Pen : “le principe de la liberté d’expression c’est de laisser la liberté à la personne de décider des moyens dont elle en use.”

Marine Le Pen : “je trouve si grave la minoration des crimes de Daech qui consiste entre le parallèle entre un mouvement républicain et un groupe terroriste que je viens d’écrire un projet de loi. Et si ma loi est votée un jour, c’est monsieur Bourdin qui serait à ma place ici.”

Marine Le Pen : “ces photos sont libres de droit et visibles en tapant sur n’importe quel moteur de recherche qui existe en France. Et, chaque jour dans les journaux sont publiés des images qui pourraient faire l’objet de poursuite de votre parquet, monsieur le procureur.”

Marine Le Pen : “si un photo de la mort était une atteinte la dignité humaine, alors la photo du petit Aylan était le summum de l’atteinte à la dignité humaine. Et cette photo d’un petit garçon de deux ans mort sur une plage a été diffusée dans l’intégralité des médias français”.

Procureur : “quelle différence entre la photo du petit Aylan et celles que vous avez diffusées, attentatoires à la dignité humaine?”

Marine Le Pen : “c’est à vous de m’expliquer. C’est vous qui avez décider de me poursuivre moi et pas ceux qui ont diffusé la photo d’Aylan.”

Gilbert Collard est à son tour invité à s’avancer à la barre.

La présidente précise d’emblée : “je vais vous poser les mêmes questions en essayant de temps en temps d’arriver à couper le flot de parole qui je n’en doute pas sera le vôtre. “

Alors que la présidente entame l’interrogatoire de Gilbert Collard, Marine Le Pen quitte la salle.

La présidente la rappelle à l’ordre : “Mme Le Pen, veuillez regagner la salle.”

  • je voudrais m’entretenir avec mes avocats.
  • il est d’usage d’en informer le tribunal.

Présidente : “il faudrait qu’on s’entende sur le sens du commentaire “le poids des mots, le choc des bobos”. Il s’agit du gamin qui tombe et s’écorche?”

Gilbert Collard : “ah non, les bourgeois-bohème !”

Gilbert Collard : “si jamais j’avais conscience madame que j’ai commis une infraction, je vous le dirais. Mais franchement, j’ai pas eu le sentiment d’avoir perverti la jeunesse ce jour-là.”

La présidente rappelle Marine Le Pen à la barre : “vous n’avez jamais eu peur que la diffusion de ces photographies puisse inciter certains jeunes à dire “c’est ça que je veux”.

Marine Le Pen : “pour moi ces photos sont choquantes. Elles provoquent le rejet et pas l’adhésion.”

Marine Le Pen : “moi qui suis protégée par la police contre Daech depuis six ans, partout où je vais, je n’aurais jamais imaginé que ces photos puissent susciter l’adhésion.”

Marine Le Pen : “les jeunes qui veulent rejoindre Daech ne vont pas sur le compte Twitter de Marine Le Pen, compte tenu que depuis 20 ans, je suis l’une de celles qui lutte avec le plus d’énergie contre Daech. D’ailleurs je suis protégée depuis 6 ans dès que je sors de chez moi.”

Gilbert Collard : “nous sommes en première ligne contre l’état islamique. On est menacés, vous ne pouvez pas savoir ce qu’on vit ! Mes gosses, elles sortent pas seules. On est à fleur de peau sur ces questions là. Donc quand on voit Bourdin nous comparer à l’état islamique           “

Gilbert Collard : “si demain je suis devant un individu qui nie la Shoah, je suis capable de lui sortir une photo de camp de concentration ! Et sur les violences faites aux femmes, on ne peut pas montrer de photos ? “

La présidente rappelle que le casier judiciaire de Gilbert Collard comprend une condamnation pour diffamation envers un particulier.

Gilbert Collard : “il y a un pourvoi.”

  • pour moi, une décision qui est inscrite au casier est définitive.

Présidente : “quels sont vos revenus et vos enfants à charge ?”

Gilbert Collard : “c’est ma femme qui s’occupe de tout mais je crois que je perçois 7000 euros/ mois.

  • J’ai une fille à charge. Et une autre fille.
  • 2 filles à charge?
  • Elles ne devraient plus l’être, mais bon.

Marine Le Pen tient a ajouter quelque chose. Elle souhaite s’expliquer sur son refus de se soumettre à une expertise psychiatrique : “l’humiliation qui nous est faite est objectivement et parfaitement inutile.”

Gilbert Collard : “moi, je me serais volontiers soumis à une expertise car ça ne peut pas faire de mal. Mais quand j’ai vu que l’expert était spécialisé dans les troubles de la transsexualité, j’ai préféré ne pas y aller.”

Présidente : “Mme Le Pen, vous êtes une ancienne avocate, je crois. Peut-être l’êtes vous encore. Vous n’ignorez pas que nous devons individualiser nos décisions. Votre refus met le tribunal devant une impossibilité majeure s’il devait entrer en voie de condamnation.”

Place aux réquisitions du procureur. “Chacun des deux prévenus a reconnu être à l’origine de ces diffusions. Et tous les deux on mis en avant le désir d’information, ce qui ressort clairement du commentaire de Marine Le Pen “Daech, c’est ça”.”

Le procureur dans son réquisitoire : “Twitter et Facebook sont accessibles à partir de 13 ans. Ce qui veut dire qu’entre 13 et 18 ans, ce sont des mineurs qui peuvent accéder à ce type de messages”.

Le procureur : “dans ce cas, il y avait un trouble à l’ordre public généré par ces tweets. Mais ayez bien à l’esprit qu’on ne pourrait pas ne pas poursuivre parce qu’on ne poursuit pas tout le monde. Car dans ce cas, on ne poursuivrait plus personne.”

Procureur : “quand on recherche sur Google avec les mots clés “assassinats et Daech”, il me semble que les photos qu’on recherche sont forcément attentatoire à la dignité humaine”.

Procureur : “on le dit et on va vous le répéter, la défense est persuadée qu’il y a eu, dans cette affaire, un détournement de procédure par le parquet. On vous dit que le parquet aurait préféré poursuivre dans le cadre du droit de la presse.”

Procureur : “c’est notre grande fierté tous les jours d’examiner des procédures pour vérifier qu’elle ne font pas l’objet de détournement ou de garde à vue illégale et de remettre en liberté des personnes qui auraient été poursuivies sur de mauvais fondements”.

Procureur : “Madame Le Pen et monsieur Collard avaient parfaitement le droit de diffuser ces images. Ce n’est pas là le problème. Le problème c’est de s’assurer avant la diffusion qu’aucun mineur n’est susceptible de voir ce message.”

Procureur : “Madame Le Pen comme monsieur Collard ont tous deux admis qu’ils n’avaient pas fait diligence pour éviter qu’un mineur ne voit ces messages. Madame Le Pen a même ajouté que c’était impossible à faire sur Twitter, rejetant ainsi la responsabilité sur Twitter.”

Procureur : “j’ai un peu de mal à comprendre comment il peut y avoir une différence entre la photo du petit Aylan mort sur la plage et la photo de James Foley. Je n’arrive pas trop à voir où est le curseur entre les deux, mais il doit y en avoir un.”

Procureur : “La photo [publiée sur le compte Twitter de Gilbert Collard ndlr] est parfaitement attentatoire à la dignité humaine. Le commentaire ne peut avoir pour vocation d’ôter ce caractère attentatoire à la dignité humaine.”

Procureur : “moi, je n’ai pas vu de dimension pédagogique personnellement. Ce que j’ai vu c’était la volonté de faire très rapidement un droit de réponse à Jean-Jacques Bourdin. C’était ça l’objectif poursuivi.”

Procureur : “je vous demande de considérer les deux prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés et je vous demande de prononcer à l’encontre de chacun d’eux une peine de 5000 euros d’amende.”

Me Rodolphe Bosselut pour la défense de Marine Le Pen, rappelle que l’infraction pour laquelle elle est jugée s’inscrit dans “un texte spécial qui concerne les mineurs : le délit qu’on lui reproche est lié à une déviance pédophilique. Il y a un détournement de la procédure!”

Me Bosselut : “quelle modalité technologique je n’ai pas rempli ? Est-ce qu’il y avait un bouton rouge “spécial mineur” à appuyer? Cela pose un problème car cela rend impossible l’exercice des droits de la défense.”

Me Bosselut : “c’est à l’accusation de prouver que le mineur aurait pu voir. On a montré récemment sur Netflix un sujet sur un serial killer américain, il y a des photos tirées de l’enquête et il n’y a même pas une interdiction aux moins de 16 ans.”

Me Bosselut cite l’un des signalements à la plateforme Pharos qui a été à l’origine de l’enquête : “personnalité politique fasciste qui poste des photos de gens décapités. Je demande la suspension de Marine Le Pen et tout ira bien”. “Voilà, madame la présidente.”

Me Bosselut : “imaginons que monsieur Bourdin ait osé comparer le parti socialiste avec les nazis. Et imaginons qu’en réaction, Mme Le Pen ait diffusé les photos des américains à la libération des camps ? Quelle aurait été la suite ? Rien, madame la présidente.”

Me Bosselut : “cette poursuite, ma cliente ne la supporte pas. Et moi qui ne suit pas politique mais juriste, je ne la comprends pas.”

Me Bosselut : “je vous demande respectueusement de considérer que le seul moyen de mettre un terme à cet affaire est de prononcer la relaxe de Marine Le Pen.”

Place à la plaidoirie de Me David Dassa-Le Deist, également pour la défense de Marine Le Pen.

Me Dassa-Le Deist évoque les propos de Jean-Jacques Bourdin comme “particulièrement infamants”. “Et cela justifie qu’on se défende avec les moyens modernes.”

Me Dassa-Le Deist : “on est ici dans un dossier qui nous dépasse car la liberté d’expression est fondamentale. Mais on est dans l’ordre du symbole. Et la liberté d’information c’est ça : ce sont les images les plus symboliques, les plus emblématiques.”

Me Dassa-Le Deist : “c’est facile dans des salons confortablement installés, avec vue sur l’arc de triomphe de faire des comparaisons stupides. Mais il faut parfois revenir sur la réalité, les pieds dans la glaise.”

Me Dassa-Le Deist : “le mensuel Choc sort un numéro spécial sur les horreurs de Daech. De 68 pages ! Je n’ai pas vu, monsieur le procureur, que vous aviez engagé des poursuites contre le mensuel Choc.”

Me Dassa- Le Deist : “aujourd’hui, la violence est transversale, accessible à tous les publics. Le passage à tabac du jeune Youriy, était sur tous les réseaux sociaux et tous les députés se sont passés la vidéo. Que fait le parquet de Nanterre? Alors oui, c’est de la censure !”

Me Dassa-Le Deist : “S’il n’y a pas de garde fou, BFM-TV et toutes les chaînes peuvent être poursuivies. Car il n’y a pas de messages de prévention quand elles diffusent tous les jours des scènes de guerre, d’accident.”

Me Dassa-Le Deist : “Je suis presque toutes les semaines devant des chambres de presse. Et c’est inédit. Avec fermeté, je demande à votre tribunal de refuser de se faire tirer par la manche par le parquet car vous ouvririez une boîte de pandore contre la liberté d’expression.”

L’audience est suspendue. La décision est mise en délibéré au 4 mai prochain.

 

Projet de loi sur les principes républicains : menace sur la liberté d’expression ?

Ce projet de loi sur les principes républicains ressemble de plus en plus à une loi d’exception permettant l’instauration d’une dictature de la pensée unique. Après la remise en cause des dons aux associations “idéologiques”, le risque pour les associations “cultuelles” des diocèses et l’école à la maison, l’introduction de l’idéologie du genre ou de l’avortement comme “principes républicains”, voici un amendement visant directement Eric Zemmour (mais pas que) pour mieux museler et discréditer ceux qui s’opposeraient à l’avenir à la doxa républicaine de la bien-pensance :

L’intervention de M’jid El Guerrab a suscité une vague de réactions, aussi bien sur les bancs de l’Assemblée nationale que sur les réseaux sociaux. Mercredi 10 février, à l’occasion du débat sur le projet de loi contre le séparatisme, le député centriste s’est en pris à Eric Zemmour, mais sans toutefois le citer directement, en proposant « un amendement Zemmour ». « Par cet amendement, le groupe Agir Ensemble souhaite permettre aux juges de prononcer à titre de peine complémentaire une obligation de diffusion de la condamnation de la personne ayant été condamnée pour des faits de provocation », explique le député membre du groupe Agir ensemble.

Et d’ajouter : « Il s’agit, notamment, de permettre à titre de peine complémentaire aux juges de prononcer cette obligation pour incitation à la haine sur les chaines de télévision qui emploieront ou inviteront une personne condamnée. Et ce, jusqu’à deux mois après la condamnation. » M’jid El Guerrab a déploré qu’ « à un an de l’élection présidentielle d’avoir chaque jour, à la radio ou à la télévision, des personnalités ayant été condamnées et trainées à plusieurs reprises devant les tribunaux pour incitation à la haine les laisser impunément s’exprimer ».

Immédiatement, cette sortie a été vivement critiquée par Eric Ciotti. « Si cet amendement était voté, ce serait une ignominie démocratique », s’est indigné le conseiller départemental des Alpes Maritimes prenant la défense d’Eric Zemmour, « un journaliste qui a des convictions ». Le député du Gard Nicolas Meizonnet (RN) a pour sa part condamné « une dérive grave et complètement délirante ! »

Et cet amendement, qui a été rejeté, a été déposé par un député (ex-PS, ex-LREM), M’jid El Guerrab, qui est devenu “célèbre” en 2017 pour avoir frappé à coup de casque de moto le premier secrétaire de la fédération PS des Français de l’étranger, agression pour lequel le parquet a demandé un procès pour « violences avec arme par destination ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours »…

Régis de Castelnau : “La gauchisation du haut clergé judiciaire est impressionnante”

Le procès ubuesque intenté contre Marine Le Pen et Gilbert Collard illustre parfaitement cet entretien accordé par Valeurs actuelles par Régis de Castelnau, ancien avocat du Parti communiste et de la CGT et homme de gauche à propos de la “gauchisation” de la magistrature. Extraits :

“(…) L’affaire du “mur des cons” a été la démonstration que la justice c’est-à-dire en fait le corps des magistrats, ceux qui rendent cette justice et la fabriquent avait renoncé à l’impartialité, qui est pourtant sa raison d’être. C’est paradoxal. La magistrature s’est émancipée du pouvoir politique en réclamant son indépendance, mais en oubliant que cette indépendance n’est que le moyen de l’impartialité. Le juge doit être impartial. Or, aujourd’hui, cette justice est devenue partiale et l’affaire du “mur des cons” révèle que cette partialité est revendiquée. En cela, cette affaire est déjà extraordinaire (…)

La magistrature a choisi Emmanuel Macron. Elle l’a protégé et a tapé à bras raccourcis sur les “gilets jaunes” quand il le lui demandait. Le président pouvait légitimement se penser tranquille et libre de nommer Éric Dupond-Moretti. Mauvaise pioche. La magistrature se cabre, se rebelle. Elle n’était pas soumise à Emmanuel Macron, elle s’était mise à son service, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et là, elle lui envoie un message : “Monsieur le président, vous avez deux solutions, soit vous vous débarrassez d’Éric Dupond-Moretti, soit vous le gardez, et là, Monsieur le président, on va vous mettre la misère. ”

Que Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, soit visé dernièrement par une enquête du Parquet national financier (PNF), que Didier Lallement, le préfet de police de Paris, soit poursuivi pour faux témoignage, ce sont autant de petits messages adressés au chef de l’État. Les magistrats ont tout ce qu’il leur faut. Ajoutez à cela Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, soupçonné de prises illégales d’intérêt, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, mis en examen, tout comme François Bayrou, Sylvie Goulard, Alexandre Benalla… Toutes ces affaires dorment paisiblement. Jean-Paul Delevoye est sous le coup d’une enquête préliminaire. Le pénal est à tous les étages, mais il ne se passe rien. Les magistrats ont en magasin tout ce qu’il faut et ils ont prouvé par le passé qu’ils étaient tout à fait prêts à s’en servir (…) La situation est d’autant plus extraordinaire que nous sommes en année préélectorale. Il y a deux candidats déjà déclarés Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sous le coup de procédures pénales qui végètent. Est-ce que la magistrature ne va pas avoir la tentation dans cette situation de réintervenir, comme elle l’a fait pour l’affaire Fillon ? (…)

Le corps des magistrats est sociologiquement typé. Il est plutôt gauche moyenne, plutôt culturellement lecteur de Télérama, Libération, ils sont plutôt de cette espèce de centre gauche. Très habilement, la gauche va se servir de cette situation. Lorsqu’il y a alternance, lorsqu’un courant arrive au pouvoir, il a besoin de compétences. Il s’empresse de piocher au Conseil d’État des conseillers d’État de gauche si on est de gauche, de droite si on est de droite. Il en est de même dans la magistrature. Le problème, c’est que la droite, dans la magistrature, n’est pas organisée. Si bien que les organisations syndicales de magistrats et le Syndicat de la magistrature en particulier deviennent des fournisseurs de compétences à la gauche. Lorsqu’il y a alternance, ces gens-là vont dans la politique. Ils deviennent maire de Reims pour Madame Hazan, député puis sénateur pour Jean-Pierre Michel, le premier président du Syndicat de la magistrature. On les retrouve dans le champ de la politique active (…) On se retrouve avec une magistrature qui, dans la haute fonction judiciaire, voit une surreprésentation du Parti socialiste. Je pèse mes mots. Ils ne sont pas membres du Parti socialiste, mais ils en sont proches. Il y a des connivences. Si bien qu’on assiste à une gauchisation impressionnante du haut clergé judiciaire (…)

Sous François Hollande justement, on assiste à une sorte d’accélération de cette instrumentalisation de la justice…

L’affaire Cahuzac allait offrir une formidable opportunité à François Hollande de parachever le système. En prétendant mettre en place les outils pour imposer à la classe politique une morale publique irréprochable, le président d’alors, qui se sait élu par défaut Nicolas Sarkozy a été battu plus que François Hollande n’a été élu, se dote, avec notamment la création du Parquet national financier et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, d’un dispositif national complet, facile à contrôler, à qui l’on va confier une mission directement politique de protection d’un pouvoir impopulaire et minoritaire… L’outil global est formidable. Il permet tout autant la disqualification de François Fillon que la protection des amis. Qui se souvient que Kader Arif, ancien ministre démissionnaire de François Hollande, a été l’objet d’une enquête, il y a sept ans. Son dossier dort paisiblement entre le PNF et le pôle d’instruction financier. Je trouve ça assez savoureux. On le voit : la justice instrumentalise pour poursuivre et instrumentalise pour protéger. Emmanuel Macron va compléter le dispositif en se débrouillant pour faire nommer Rémy Heitz à la tête du Parquet de Paris, au terme d’un processus inédit.”

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