Régis de Castelnau : “La gauchisation du haut clergé judiciaire est impressionnante”
Le procès ubuesque intenté contre Marine Le Pen et Gilbert Collard illustre parfaitement cet entretien accordé par Valeurs actuelles par Régis de Castelnau, ancien avocat du Parti communiste et de la CGT et homme de gauche à propos de la “gauchisation” de la magistrature. Extraits :
“(…) L’affaire du “mur des cons” a été la démonstration que la justice c’est-à-dire en fait le corps des magistrats, ceux qui rendent cette justice et la fabriquent avait renoncé à l’impartialité, qui est pourtant sa raison d’être. C’est paradoxal. La magistrature s’est émancipée du pouvoir politique en réclamant son indépendance, mais en oubliant que cette indépendance n’est que le moyen de l’impartialité. Le juge doit être impartial. Or, aujourd’hui, cette justice est devenue partiale et l’affaire du “mur des cons” révèle que cette partialité est revendiquée. En cela, cette affaire est déjà extraordinaire (…)
La magistrature a choisi Emmanuel Macron. Elle l’a protégé et a tapé à bras raccourcis sur les “gilets jaunes” quand il le lui demandait. Le président pouvait légitimement se penser tranquille et libre de nommer Éric Dupond-Moretti. Mauvaise pioche. La magistrature se cabre, se rebelle. Elle n’était pas soumise à Emmanuel Macron, elle s’était mise à son service, ce qui n’est pas du tout la même chose. Et là, elle lui envoie un message : “Monsieur le président, vous avez deux solutions, soit vous vous débarrassez d’Éric Dupond-Moretti, soit vous le gardez, et là, Monsieur le président, on va vous mettre la misère. ”
Que Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mer, soit visé dernièrement par une enquête du Parquet national financier (PNF), que Didier Lallement, le préfet de police de Paris, soit poursuivi pour faux témoignage, ce sont autant de petits messages adressés au chef de l’État. Les magistrats ont tout ce qu’il leur faut. Ajoutez à cela Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, soupçonné de prises illégales d’intérêt, Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, mis en examen, tout comme François Bayrou, Sylvie Goulard, Alexandre Benalla… Toutes ces affaires dorment paisiblement. Jean-Paul Delevoye est sous le coup d’une enquête préliminaire. Le pénal est à tous les étages, mais il ne se passe rien. Les magistrats ont en magasin tout ce qu’il faut et ils ont prouvé par le passé qu’ils étaient tout à fait prêts à s’en servir (…) La situation est d’autant plus extraordinaire que nous sommes en année préélectorale. Il y a deux candidats déjà déclarés Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sous le coup de procédures pénales qui végètent. Est-ce que la magistrature ne va pas avoir la tentation dans cette situation de réintervenir, comme elle l’a fait pour l’affaire Fillon ? (…)
Le corps des magistrats est sociologiquement typé. Il est plutôt gauche moyenne, plutôt culturellement lecteur de Télérama, Libération, ils sont plutôt de cette espèce de centre gauche. Très habilement, la gauche va se servir de cette situation. Lorsqu’il y a alternance, lorsqu’un courant arrive au pouvoir, il a besoin de compétences. Il s’empresse de piocher au Conseil d’État des conseillers d’État de gauche si on est de gauche, de droite si on est de droite. Il en est de même dans la magistrature. Le problème, c’est que la droite, dans la magistrature, n’est pas organisée. Si bien que les organisations syndicales de magistrats et le Syndicat de la magistrature en particulier deviennent des fournisseurs de compétences à la gauche. Lorsqu’il y a alternance, ces gens-là vont dans la politique. Ils deviennent maire de Reims pour Madame Hazan, député puis sénateur pour Jean-Pierre Michel, le premier président du Syndicat de la magistrature. On les retrouve dans le champ de la politique active (…) On se retrouve avec une magistrature qui, dans la haute fonction judiciaire, voit une surreprésentation du Parti socialiste. Je pèse mes mots. Ils ne sont pas membres du Parti socialiste, mais ils en sont proches. Il y a des connivences. Si bien qu’on assiste à une gauchisation impressionnante du haut clergé judiciaire (…)
Sous François Hollande justement, on assiste à une sorte d’accélération de cette instrumentalisation de la justice…
L’affaire Cahuzac allait offrir une formidable opportunité à François Hollande de parachever le système. En prétendant mettre en place les outils pour imposer à la classe politique une morale publique irréprochable, le président d’alors, qui se sait élu par défaut Nicolas Sarkozy a été battu plus que François Hollande n’a été élu, se dote, avec notamment la création du Parquet national financier et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, d’un dispositif national complet, facile à contrôler, à qui l’on va confier une mission directement politique de protection d’un pouvoir impopulaire et minoritaire… L’outil global est formidable. Il permet tout autant la disqualification de François Fillon que la protection des amis. Qui se souvient que Kader Arif, ancien ministre démissionnaire de François Hollande, a été l’objet d’une enquête, il y a sept ans. Son dossier dort paisiblement entre le PNF et le pôle d’instruction financier. Je trouve ça assez savoureux. On le voit : la justice instrumentalise pour poursuivre et instrumentalise pour protéger. Emmanuel Macron va compléter le dispositif en se débrouillant pour faire nommer Rémy Heitz à la tête du Parquet de Paris, au terme d’un processus inédit.”
Erdogan frappe de nouveau à la porte de l’Europe
D’Antoine de Lacoste dans Politique Magazine :
Erdogan ose tout et c’est bien à ça qu’on le reconnaît. Après avoir insulté et menacé pêle-mêle Grecs, Français, Allemands et les Européens en général tout au long de 2020, le voilà qui entame l’année 2021 tout sucre et tout miel.
Dans un discours prononcé le 12 janvier devant les ambassadeurs des pays européens à Ankara, il a affirmé sa volonté de « remettre sur les rails » ses relations avec l’Europe et ajouté sans rire : « Nous espérons que nos amis européens montreront la même volonté ». Tout le monde sera ravi d’apprendre qu’Erdogan compte les Européens au nombre de ses amis…
Mais au-delà de cette touchante et très récente vocation, il faut s’interroger sur les raisons qui poussent l’autocrate islamiste à ce revirement stratégique imprévu. Il semble qu’il y en ait deux principales : des raisons diplomatiques et des raisons économiques.
Diplomatiquement, la situation de la Turquie s’est dangereusement fragilisée ces dernières années. Les succès militaires évidents obtenus en Libye et dans le Haut-Karabagh ont pu aboutir en utilisant des moyens qui ont indisposé l’ensemble de la communauté internationale. Le transfert de milliers d’islamistes depuis la Syrie jusqu’en Libye tout d’abord puis sur le front du Haut-Karabagh quelques mois plus tard a ainsi été unanimement condamné. Tout d’abord ces islamistes ont fort mauvaise réputation. Leur passé en Syrie n’est qu’une longue litanie de meurtres, de viols et d’exactions en tout genre contre les Syriens loyalistes et contre les Kurdes. Certaines images de leurs exploits donnent la nausée.
En Libye, ce fut une promenade militaire face aux troupes disparates et peu motivées du Maréchal Haftar. Le retrait préalable des mercenaires russes du groupe Wagner avait d’ores et déjà clos le débat.
Ce fut autre chose face aux courageux Arméniens, et nos sympathiques islamistes perdirent plusieurs centaines d’hommes dans les combats acharnés d’octobre. Les vidéos de décapitation de cadavres arméniens, les saccages des cimetières et des églises furent surtout le fait de soldats azéris mais les mercenaires d’Erdogan ne furent pas en reste.
Au-delà de leur comportement, c’est bien sûr le principe même de leur utilisation qui est vigoureusement condamné. Les occidentaux ont beaucoup protesté en vain mais Poutine a été plus efficace en faisant bombarder le principal camp d’entraînement de ces islamistes dans la province d’Idleb en Syrie, tuant plus d’une centaine d’entre eux.
Isolement total
Ces efforts militaires apparemment couronnés de succès n’ont pourtant pas donné les résultats escomptés. En Libye, les Russes ont partagé avec Erdogan ce que les occidentaux leur avaient abandonné (après leur brillante intervention de 2011 qui détruisit l’État libyen), mais en gardant pour eux le plus important : le pétrole. Et dans le Caucase, c’est encore la Russie qui a mis fin à la guerre, convoqué à Moscou le Président azéri Aliev et le premier ministre arménien Pachinian puis organisé avec ses militaires la force de maintien de la paix.
Erdogan ne revient certes pas bredouille de son aventure azérie avec notamment la création d’un corridor dans le Nakhitchevan qui lui donnera un accès direct à l’Azerbaïdjan donc à la Mer Caspienne puis à l’Asie Centrale. Ce n’est pas rien mais il espérait bien participer à la force d’interposition dans le Haut-Karabagh : or Poutine a heureusement fermé la porte à cette éventualité.
Les résultats ne sont pas non plus si brillants en Méditerranée orientale. L’alliance avec le premier ministre libyen Sarraj et l’accord maritime entre les deux pays qui en a découlé a octroyé à la Turquie des droits maritimes imaginaires aux dépens de la Grèce. Les forages illégaux qu’Erdogan a ensuite ordonnés ont créé de fortes tensions avec les Grecs, les Chypriotes et même les Italiens. Elles font suite au grave incident naval ayant opposé la marine turque à la marine française, celle-ci tentant d’intervenir pour contrôler un probable trafic d’armes entre la Turquie et la Libye.
Si l’on ajoute qu’Israël, Chypre, l’Italie et la Grèce ont créé ensemble le projet de gazoduc Eastmed en écartant totalement la Turquie et que l’Égypte a vu d’un très mauvais ?il son intervention militaire en Libye, on constate que son isolement en Méditerranée est à peu près total.
Seuls les Américains la soutiennent indéfectiblement, ne voulant pas que ce membre de l’OTAN soit un jour tenté par d’autres alliances, avec la Russie par exemple. Et lorsque la France, ulcérée par l’agressivité militaire turque contre sa marine, a demandé à ses partenaires européens que des sanctions soient prises contre Ankara, Washington est très fermement intervenu auprès de ses alliés européens pour ne pas donner suite. Seuls huit pays ont ensuite soutenu Paris, ce qui en dit long sur l’inféodation européenne aux États-Unis. Ce ne fut toutefois que partie remise et un principe de sanctions a finalement été décidé en décembre. A minima, certes, mais c’était un premier pas.
Le front intérieur
Erdogan a des problèmes encore plus graves à l’intérieur même de son pays. La crise économique sévit durement en Turquie. Le taux de chômage est de 15%, les investissements extérieurs se sont effondrés, l’inflation s’envole et la récession s’est installée avant même la crise sanitaire. Tout cela n’est pas le fruit du hasard. L’islamisation brutale du pays a fait fuir nombre de partenaires occidentaux et l’économie turque est fondamentalement déséquilibrée. Le poids du secteur tertiaire est très excessif et sa dépendance au tourisme la rend plus fragile que jamais dans la conjoncture actuelle. De ce fait, et pour financer de surcroît le très coûteux effort militaire, l’endettement s’accroît inexorablement.
Dès lors, il n’est pas surprenant que la cote de popularité du sultan s’effondre. Les premiers sondages sur l’élection présidentielle de 2023 donnent Erdogan en seconde position avec 39 % des voix derrière Imamoglu, le nouveau maire d’Istanbul, qui recueillerait 42 % des suffrages.
Le temps presse donc pour le néo-sultan. Certes, son socle islamiste est solide et la transformation de la basilique Sainte-Sophie en mosquée a bien conforté les troupes proches des Frères musulmans. Mais pour gagner il faut tout de même élargir un peu, ce qu’Erdogan avait auparavant réussi grâce à ses réussites économiques. Celles-ci sont désormais un lointain souvenir et il sait bien que la fuite en avant militaire n’est pas de nature à soulever l’enthousiasme dans son pays.
Ses anciens fidèles le sentent bien et plusieurs ont quitté leur ombrageux patron devenu parfois encombrant. L’ancien premier ministre Davutoglou et l’ancien ministre de l’économie Babacan ont ainsi quitté le parti présidentiel AKP pour voler de leurs propres ailes. Depuis 2003 et sa première nomination au poste de premier ministre, Erdogan semble, pour la première fois, à bout de souffle. Tout ceci explique le revirement stratégique de l’orgueilleux islamiste à qui il a dû coûter beaucoup de faire volte-face et d’appeler « amis » ces Européens qu’il méprise.
Quelle sera l’attitude de l’Europe ? Le pire est toujours envisageable comme nous le savons trop bien. Ce serait pourtant le moment de se montrer ferme et d’exiger beaucoup sur la Méditerranée, la Libye, le Haut-Karabagh et la gestion des migrants utilisés comme chantage permanent pour extorquer des milliards à l’Union européenne, assez bête pour les distribuer sans contrepartie réelle. Erdogan est en grande difficulté, c’est le bon moment pour l’affaiblir définitivement.
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Privé de la présence de ses proches lors des derniers jours de son existence
Laurent Frémont, 29 ans, est orphelin de père à cause du Covid-19. Il dénonce dans Marianne l’irresponsabilité de l’administration et l’inhumanité des gestionnaires d’établissements de santé qui interdisent aux proches de visiter les patients, surtout dans les derniers jours de leur vie :
De longues heures d’isolement absolu. Des nuits de désespoir avec la solitude comme seule compagne. L’angoisse de la fin vécue sans oreille attentive ni geste consolateur. Voici quels auront été les derniers jours de mon père, 70 ans et en pleine santé, mais triplement condamné : par une prise en charge tardive, faute de lit de réanimation disponible ; par une infection contractée dans le service de réanimation qui devait le soigner ; par un règlement arbitraire l’ayant privé de la présence de ses proches lors des derniers jours de son existence.
Des tentatives désespérées pour apercevoir notre père, ne serait-ce que derrière une vitre. Des heures de patience vaine devant les portes désespérément closes du service. Des journées suspendues à notre téléphone, à guetter un appel qui n’arrivera que trop tard, pour annoncer que c’est fini. Voilà comment nous, sa famille, aurons vécu les deux dernières semaines de notre père ou époux.
Peu importe que mon père, désintubé et réveillé, ait été testé deux fois négatif au Covid ! Peu importe que nos demandes de visites aient été accompagnées de nos tests, également négatifs ! Peu importe que nous ayons prévu de venir l’entourer avec toutes les précautions nécessaires ! La règle doit s’appliquer, implacable et froide. Et quel choc que de s’entendre dire que les équipes ont « mieux à faire » que de tenir les proches informés, alors même que l’état de mon père se dégradait.
Il était donc seul quand il s’est réveillé du coma artificiel. Et toujours seul quand il est mort, une semaine plus tard. Inhumanité ultime, le médecin aura négligemment coché la case « mise en bière immédiate », nous privant du dernier hommage qui fait l’essence même de la civilisation.
Après de longues et déplorables négociations, et une indispensable pression extérieure, l’adieu de ma mère à son mari se fera en quelques minutes accordées avec dédain, dans la froideur d’une morgue en sous-sol. Pour s’assurer qu’elle ne s’approche pas trop, elle sera entourée de deux cerbères, son fils ayant été retenu de force à la porte. Peut-on faire plus sordide ?
Quel recul de civilisation ! Quelle société peut considérer le sens de la vie avec si peu de dignité ? Quel gouvernement peut se targuer de « sauver des vies » en maintenant un pays sous cloche, tout en méprisant à ce point-là la valeur de l’existence ?
Ce sinistre témoignage n’est hélas pas isolé. Il n’a pas été vécu seulement dans une clinique d’Aix-en-Provence, appartenant à un grand groupe privé. Il rejoint le cri silencieux de milliers de familles à travers la France qui subissent, sidérées, cette injustice profonde. Plus de 30.000 personnes se sont déjà jointes à la pétition initiée par Stéphanie Bataille pour retrouver un peu d’humanité en ces temps où les repères se brouillent.
Cette situation indigne est le fruit de la conjonction de deux maux qui frappent notre époque. D’une part, l’irresponsabilité des technocrates et politiques édictant des réglementations absurdes et inhumaines. D’autre part, la vision technicienne et matérialiste de l’homme qui empêche d’en voir les besoins fondamentaux. Couplée à la financiarisation de la santé, elle transforme les gestionnaires d’établissements en sinistres comptables qui ne voient que profits et rentabilité, et non soins et humanité. La clinique aura beau jeu de se cacher derrière les instructions officielles, celles-ci sont très claires : les visites sont par principe autorisées mais dépendent du bon vouloir du chef d’établissement.
Les autorités politiques et administratives doivent mettre en place sans tarder un « droit opposable » aux visites des proches. […]
Trappes, vitrine de l’islamisation de la France
Intéressante analyse de Marc Eynaud sur l’affaire Didier Lemaire, sur Boulevard Voltaire :
Fervent défenseur de la laïcité, le professeur de philosophie Didier Lemaire publie une lettre, le 1er novembre 2020, en soutien à son collègue Samuel Paty, assassiné quelques jours plus tôt. À titre de précaution et même si aucune menace n’a été clairement caractérisée, une surveillance de police « dynamique » – c’est le mot de la préfecture – a été organisée autour de son établissement. Quelques semaines plus tard, il intervient dans le reportage d’une équipe de télévision néerlandaise. Une des journalistes rapporte alors que des menaces auraient été proférées à son encontre dans la rue, mais là encore, le ou les auteurs ne sont pas identifiés. Face à cela, même si la surveillance policière a été renforcée autour de l’établissement, le professeur avoue avoir peur à chaque fois qu’il sort de chez lui, il se dit résigné à changer de métier. Déclarant avoir reçu le soutien du rectorat, mais pas celui de ses collègues ni de la mairie de Trappes, il a largement dénoncé l’attitude du maire de Trappes, Ali Rabeh. L’actuel édile, ancien adjoint du maire précédent, a pour sa part annoncé vouloir porter plainte contre Didier Lemaire, déclarant que « prévenu par la journaliste néerlandaise, [il] aurait lui-même alerté la préfecture ». De fait, d’aucuns s’accordent à lui reconnaître plus de volontarisme que le maire précédent dans le domaine de la lutte contre l’islamisme.
Mais il est apparenté au mouvement de Benoît Hamon, ce qui ne plaide pas pour lui. Benoît Hamon qui n’a, pour l’heure, pas communiqué.
Trappes, la vitrine de Benoît Hamon
L’ancien candidat PS aux présidentielles a, en effet, régulièrement des positions flirtant avec les communautarismes. Durant la primaire socialiste, l’entourage de Manuel Valls avait attaqué Hamon sur cette ligne : « Maintenant, il faut faire le choix entre les valeurs républicaines et le communautarisme », avait publié, sur Facebook, Sébastien Gros, l’ancien chef de cabinet de Matignon.
Lundi soir, c’est l’ancien député Malek Boutih qui estimait que « Benoît Hamon a peur de dire un certain nombre de vérités par rapport aux communautaristes ». En janvier 2017, Manuel Valls lui-même avait jugé, sur France Info, que « oui, il y a des ambiguïtés, il y a des risques d’accommodement de sa part » avec l’islamisme radical.
En cause une interview donnée par Benoît Hamon à l’époque du scandale des bars non mixtes de Sevran. Ce dernier avait éludé en… embrayant sur les cafés ouvriers « où on voyait peu de femmes ». Tout un programme pour celui qui a fait de Trappes sa vitrine politique. Quant au coordinateur national de Génération.s (étiquette politique de la mairie) Benjamin Lucas, il affiche son soutien au maire de Trappes en pointant du doigt le soutien du président du Printemps pépublicain Amine El Khatmi, l’accusant de « lancer la fachosphère et son cortège de haine et de menaces contre Ali Rabeh ».
La chape de plomb trappiste
Du côté de la préfecture, si l’on prend la situation au sérieux, on précise que, pour le moment, il n’y a pas de menace identifiée. Plutôt que de parler de « protection policière », comme Didier Lemaire, on évoque des rondes.
Didier Lemaire a-t-il surréagi ? En tout cas, l’épisode fait parler de Trappes, une ville française réputée gangrenée par l’islamisme. Il est vrai que Trappes est tristement célèbre pour son nombre de départs pour Daech, et les élections municipales s’y sont déroulées sur fond de tension communautaire. Le candidat malheureux de droite, Othman Nasrou, avait d’ailleurs déclaré, lors du premier conseil municipal entérinant l’élection du maire Ali Rabeh : « Des gens ont mélangé politique et religion, un tract m’a qualifié d’islamophobe. Je suis révolté, ces méthodes sont indignes et n’ont pas leur place dans un combat politique. » Le jeune élu, protégé de Valérie Pécresse,et vice-président à la région, avait par ailleurs déposé un recours qui a fonctionné, puisque le tribunal administratif a annulé l’élection du maire « Génération.s ».
Exclu : une autre affaire à Trappes ?
Et il suffit de fouiller pour trouver d’autres affaires analogues. Ainsi, un habitant de Trappes, Kamel L., au casier judiciaire déjà chargé, a dénoncé, sur Facebook, un cours de SVT où l’enseignante aurait illustré une séquence consacrée à l’évolution avec le rappeur Soprano entouré d’un chimpanzé et d’un homme préhistorique. Selon lui, le propos serait raciste et comparerait un Noir à un animal. Si les posts incriminés ont fait l’objet d’un mea culpa de l’intéressée, l’affaire a été tellement loin que la prof concernée ne souhaiterait plus reprendre ses cours dans l’établissement. Rappelons que l’affaire Paty a commencé avec une dénonciation sur Facebook. Si Kamel L. a admis s’être emporté sans raison et a lancé un appel au calme, les forces de l’ordre prendraient l’affaire au sérieux.
Une ville parmi d’autres
Les habitants de Trappes vivent mal la stigmatisation qui est faite depuis plusieurs semaines. Et, dans un sens, ils ont raison. Pourquoi mettre Trappes en avant ? Pourquoi pas Les Ulis, Aulnay, Argenteuil, Aubervilliers, Nantes, Grenoble, Dijon, Sevran ? Pourquoi pas la totalité des villes françaises gangrenées par les tensions islamistes, l’explosion des guerres de bandes et de l’insécurité ?
Trappes n’est pas une exception, Trappes est un symbole de ces villes françaises abandonnées depuis bien longtemps et soumises aux calculs électoraux laissant le communautarisme s’installer, villes aux édiles préférant « dealer » le calme à grand renfort de subventions d’associations plus ou moins réelles.
Est-ce que Didier Lemaire a exagéré le danger qui pèserait sur lui ? Le débat ne saurait se placer là. Le vrai scandale étant qu’un soutien à Samuel Paty exprimé publiquement est, aujourd’hui, comparé à une provocation. Depuis plus de 24 heures, les commentaires affluent comme si la plupart des politiques tombaient de leurs chaises en apprenant que certaines villes subissaient un séparatisme de facto. Une situation qui rend d’autant plus absurdes les envolées lyriques de certains députés LREM et LFI sur la communion, le voile de la mariée et le danger que représentent les « évangélistes ».
Destruction de la chapelle Saint-Joseph à Lille
Lundi 4 janvier, le tribunal administratif de Lille avait débouté l’association Urgences Patrimoine, qui lutte contre la destruction de la chapelle Saint-Joseph. La chapelle ne sera pas classée parmi les monuments historiques mais sera démolie pour laisser place à un campus étudiant. Mercredi 10 février, les pelleteuses sont arrivées pour entamer la démolition de l’édifice qui appartient à l’Université Catholique.
La démolition de la chapelle #SaintJoseph à #Lille a commencé.
👉🏼Soutenez @DefPatrimoine pour combattre les ennemis de notre héritage. pic.twitter.com/748PW2yjJH
— L’Étudiant Libre (@LEtudiant_Libre) February 10, 2021
Quelques mots de Jean-Paul II : la Vérité fera de vous des hommes libres
Le Christ lui-même lie d’une façon particulière la libération à la connaissance de la Vérité : « Vous connaîtrez la Vérité et la Vérité fera de vous des hommes libres. » (Jn 8, 32) Cette phrase atteste surtout le sens intime de la liberté que nous donne le Christ.
Libération signifie transformation intérieure de l’homme découlant de la connaissance de la Vérité. Cette transformation est donc un processus spirituel par lequel l’homme mûrit « dans la justice et la vraie sainteté » (Ep 4, 24).
L’homme qui est ainsi parvenu à la maturité intérieure devient représentant et porte-parole de cette justice et de cette vraie sainteté dans les différents milieux de la vie sociale.
La Vérité est importante non seulement pour faire grandir la conscience de l’homme en approfondissant ainsi sa vie intérieure, mais la Vérité a aussi un sens et une force prophétiques.
Elle constitue le contenu du témoignage et elle requiert un témoignage. Nous trouvons cette force prophétique de la Vérité dans l’enseignement du Christ. En tant que prophète, et témoin de la Vérité, le Christ s’oppose constamment à la non-Vérité. Il le fait avec beaucoup de force et de décision et, souvent, il n’hésite pas à blâmer la fausseté. En relisant attentivement l’Évangile, nous trouvons beaucoup d’expressions sévères comme « sépulcres blanchis » (Mt 23, 27), « guides aveugles » (Mt23, 16), « hypocrites » (Mt 23, versets, 13, 15, 23, 25, 27, 29) que le Christ prononce en ayant conscience des conséquences qui L’attendent.
Ce service de la Vérité en tant que participation au service prophétique du Christ est donc une tâche qui incombe à l’Église, et elle s’efforce de s’en acquitter dans les différents contextes historiques.
Il faut appeler par leur nom l’injustice, l’exploitation de l’homme par l’homme ou par l’État, les institutions, les mécanismes des systèmes économiques et des régimes parfois dépourvus de sensibilité. Il faut appeler par leur nom toutes les injustices sociales, les discriminations, les violences infligées à l’homme sur son corps, son esprit, sa conscience et ses convictions.
Le Christ nous enseigne une sensibilité particulière pour l’homme, pour la dignité de la personne humaine, la vie humaine, l’esprit et le corps humains. C’est cette sensibilité qui rend témoignage à la connaissance de « la Vérité qui rend libre » (Jn 3, 32).
Il n’est pas permis à l’homme de se cacher cette Vérité à lui-même. Il n’est pas permis de la falsifier. Il n’est pas permis de la mettre aux enchères. Il faut en parler clairement et simplement. Et non pour blâmer les hommes, mais pour servir la cause de l’homme.
La libération, également dans son sens social, commence par la connaissance de la Vérité.
Audience générale du 21 février 1979 ©Librairie éditrice vaticane
Le voeu de Louis XIII au menu de Face à l’info, sur CNews
Dans l’émission Face à l’info du 10 février, Marc Menant évoque la consécration de la France à Notre-Dame de l’Assomption le 10 février 1638. Même si le ton est léger, comme toujours avec Marc Menant, ce sujet à une heure de grande écoute mérite d’être signalé. Parmi les autres sujets, Eric Zemmour évoque la Russie puis la crise à Sciences Po :
Avortement : La proposition de loi Gaillot rejetée par le Sénat, a été adoptée par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale
La Marche pour la vie dénonce :
La proposition de loi Gaillot rejetée par le Sénat, a été adoptée par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale en seconde lecture le 10 février.
Cette proposition prévoit :
l’extension ignominieuse de l’avortement de 12 à 14 semaines, sévèrement dénoncée par le président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de France, qui amène à « couper un fœtus (12cm de la tête aux fesses) en morceaux et écraser sa tête ossifiée pour le sortir du ventre ».
La suppression de la clause de conscience spécifique pour le personnel soignant, qui constitue une restriction inique à une liberté fondamentale pour les soignants.
la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales, alors que les sages-femmes ont pour seule mission de donner la vie.
Nous dénonçons avec vigueur le vote par la Commission des Affaires Sociales de ce texte.
La Marche pour la Vie appelle solennellement le Gouvernement et les députés à se ressaisir pour stopper l’extension de la culture de mort. Ces propositions apportent toujours plus de violence dans notre société et de cruauté envers les enfants à naitre, alors qu’il est au contraire indispensable de mettre en place des politiques de prévention de l’avortement et favoriser l’accueil de la vie.
Menace sur les dons aux associations dans le projet de loi sur les principes républicains
Ce projet de loi est un festival de mesures liberticides. Dans un référé du 8 décembre adressé à Jean Castex, la Cour des Comptes constate que
Le nombre d’associations estimées actives en France est de plus de 1 500 000. L’effort budgétaire consenti par l’État en leur faveur est important, environ 7,2 Md€ de subventions, auxquelles s’ajoutent 21 avantages fiscaux pour un peu plus de 3,7 Md€ en 2018.
Bénéficiant à plus de 5,5 millions de ménages et 77 000 entreprises, le régime fiscal du mécénat s’avère particulièrement favorable. Pour assurer leur sécurité juridique, les associations peuvent solliciter auprès de l’administration fiscale un rescrit, une réponse formelle sur une situation ou l’interprétation d’un texte fiscal. Toutefois les associations qui estiment répondre aux critères peuvent, sous leur propre responsabilité, émettre des reçus fiscaux et permettre à leurs donateurs de bénéficier de réductions ou d’exonérations d’impôts. Les contrôles de l’administration fiscale envers les associations bénéficiaires ou les donateurs sont peu nombreux et peu approfondis et les amendes pour non respect du rescrit sont peu dissuasives.
La Cour demande donc un renforcement des moyens de contrôle et des obligations déclaratives, pour s’assurer du respect des valeurs de la République (celle-ci ?) par les associations qui bénéficient du régime du mécénat…
Et la Cour des Comptes propose :
Le projet de loi en cours de préparation destiné à renforcer la laïcité et consolider les principes républicains pourrait permettre de donner un fondement juridique plus assuré à l’examen, par l’administration fiscale, de la situation des associations à contenu idéologique.
Convergences nihilistes
De Bernard Antony :
Idéologie du genre et du dégenrement par les dérangé(e)s et les déjanté(e)s de l’écriture inclusive, féminocratie et déconstruction sexuelle, impérialisme L.G.B.T…
Antiracisme du racisme antiblanc, soumission des majorités non colorées aux minorités racisées; domination décoloniale, et révolutionnarisme « Woke », « Black Lives Matter », « Cancel Culture » …
Islamo-gauchisme et écolo-gauchisme…
Joseph de Maistre en son temps, constatant les ravages de la Révolution française, en disait: « elle ne s’est pas contentée de faire tomber des têtes, depuis, elles tournent ».
Et voici que, de surcroît, notre temps voit surgir la tentative d’un néo-totalitarisme sanitaire.
Les têtes tournent en effet et quasiment de la même façon dans tous les pays occidentaux, de Berlin, à San Francisco en attendant que les tsunamigrations-islamigrations ne les aient définitivement submergés.
Notons que chez nous (mais peut-on encore parler de « chez nous » ?) en France la plupart des partis rivalisent dans la soumission à cette sarabande des folies totalitaires entremêlées.
Le premier prix, à l’évidence va à celui appelé « la France insoumise ». Ses dirigeants et militants dits « insoumis » commettent en effet l’exploit d’être à peu près simultanément tous soumis à toutes les invasions des virus idéologiques génocidaires dont les antagonismes éclateront inéluctablement.
Il existe il est vrai, pour le moment, un principe d’unité à tous ces vecteurs de destruction sociale et de déconstruction sociétale (même s’ils trouvent hélas quelques linéaments de pénétration jusqu’au Vatican): l’antichristianisme.
Les jacobins et sans-culottes de la mélenchonnerie s’en donnent d’autant plus à cœur joie à l’Assemblée nationale qu’hormis Emmanuelle Ménard, et quelquefois deux ou trois autres ne disposant guère de temps de parole, il n’est presque personne pour leur répondre.
Mais l’antichristianisme fondamental est aussi la marque de la Macronnerie au pouvoir, illustrée notamment par ses deux fascinants ministres de l’intérieur successifs: les sieurs Castaner et Darmanin, dont le mini-corpus idéologique néo chiracoïdal tient en l’affirmation qu’il ne saurait y avoir de loi de Dieu c’est-à-dire de loi morale naturelle et universelle au dessus des lois de la République.
Point de vue partagé par tous les tyrans à l’image du personnage de Créon.
Mais n’allez tout de même pas demander à messieurs Castaner et Darmanin d’avoir lu l’ « Antigone » de Sophocle ou même celle d’Anouilh.
Grand déballage, suite
Le président du Centre national du cinéma et de l’image animée est accusé par son filleul de 22 ans. Le suspect conteste les faits. Dominique Boutonnat, président du Centre national du cinéma (Proche d’Emmanuel Macron, donateur pour sa campagne présidentielle), a été placé en garde à vue mercredi matin pour soupçons d’agression sexuelle et tentative de viol.
Toutes les Sciences Po de France sont concernées par les viols et agressions sexuelles. Dans la foulée de révélations d’agressions sexuelles dans différents Instituts d’étude politique (IEP) en France (Bordeaux, Toulouse, Grenoble…), celui de Lille est confronté depuis le début de la semaine à une vague d’accusations à caractère sexuel sur les réseaux sociaux.
Le Club des Cinq gagne contre la réécriture des romans
Nous avions déjà évoqué la réécriture des romans de jeunesse Le Club des Cinq. Par exemple, les éditions Hachette ont remplacé une scène où les enfants vont à la messe par une scène où ils vont au marché !
La bonne nouvelle c’est que cette réédition vérolée ne marche pas. Moins d’une dizaine d’années après, Hachette en France a décidé d’arrêter les versions abrégées du Club des Cinq revu et mal corrigé.
En Angleterre, pays d’origine de la romancière Enid Blyton, la directrice de collection des livres pour la jeunesse Hodder, qui avait déclaré «qu’une simplification de la langue permettrait aux enfants de mieux s’impliquer dans les enquêtes des Famous Five», a constaté au bout de trois ans d’expériences que le lissage grammatical et la simplification orthographique «n’avaient pas fonctionné».
C’est arrivé un 10 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 10 février: saints du jour français ou en France.
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St Trojan, évêque en Aquitaine († v. 550)
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À Saintes en Aquitaine, vers 550, meurt saint Trojan, évêque.
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St Prothade, évêque de Besançon († v. 624)
À Besançon, vers 624, meurt saint Prothade, évêque
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Ste Austreberte, vierge et abbesse († 704)
Au pays de Rouen, en 704, sainte Austreberte, vierge et abbesse, qui dirigea saintement le monastère de Pavilly, fondé peu auparavant par l’évêque saint Ouen.
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Bx Hugues de Fosses, abbé de Prémontré († 1163)
À Fosses, alors dans le diocèse de Liège, en 1163, le bienheureux Hugues, abbé. Premier disciple de saint Norbert, celui-ci, devenu évêque de Magdebourg, lui confia la direction du nouvel Ordre de Prémontré, qu’il gouverna avec la plus grande sagesse pendant trente-cinq ans, avec plus de cent fondations en divers pays.
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BBx Pierre Frémond et 5 compagnes, martyrs († 1794)
À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Frémond et cinq compagnes: les bienheureuses Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, soeurs – Louise Bessay de la Voûte – Marie-Anne Hachet du Bois – Louise Poirier, mariée, qui furent fusillés, sous la Révolution française, à cause de leur fidélité à l’Église catholique.
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le 10 février 856 : entrevue de Louvier.
Alors que le chef breton Erispoë bat le Roi franc, Charles II le Chauve, le 22 août 851 à Jengland-Beslé en Ille et Vilaine actuelle. A Louvier, un accord est conclu entre les deux chefs : la royauté bretonne est reconnue par les Francs. Le Roi Franc devient le suzerain d’Erispoë, auquel il doit donc protection. Cet accord est scellé par les fiançailles de son fils Louis avec une fille d’Erispoë, roi de Bretagne, auquel il concède le duché du Mans.
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le 10 févier 1162 : le roi de Jérusalem Baudouin III meurt à Beyrouth ; son frère Amaury lui succède.
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le 10 févier 1489 : Anne de Bretagne est couronné duchesse de Bretagne en la cathédrale de Rennes.
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le 10 févier 1638 : consécration de la France par le Roi Louis XIII.
«Regnum Galliae, Regnum Mariae, Le Royaume de France est le royaume de Marie », s’exclamait déjà Urbain II au XIè siècle.
C’est en 1636, que la Sainte Vierge apparaît et demande à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, que la France lui soit consacrée. L’année suivante, le Roi Louis XIII consacre sa personne et son Royaume à Marie, et avec la Reine, Anne d’Autriche ; par ailleurs le couple royal multiplie prières et pèlerinages pour obtenir un héritier.
La Mère de Dieu répond en apparaissant à un religieux de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondée par le Roi, reconnaissant pour ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère surnaturel des faits est rapidement reconnu et la Reine est prévenue. Le religieux, frère Fiacre, achève les trois neuvaines le 5 décembre et c’est neuf mois après, jour pour jour, que naît Louis Dieudonné futur XIV.
Le Frère Fiacre, religieux du couvent des Augustins de Montmartre, à Paris, alors qu’il priait à cette intention reçoit la révélation de la naissance future de Louis XIV, si 3 neuvaines sont célébrées à cet effet : « la première adressée à Notre Dame de Grâces, en Provence, la seconde à Notre Dame de Paris, la troisième à Notre Dame des Victoires. » Entre cette révélation et la possibilité pour le frère Fiacre de convaincre ses supérieurs 6 ans se passent. Le 3 novembre 1637, la Sainte Vierge lui apparaît en tenant un enfant :
« N’ayez pas peur, je suis la Mère de Dieu, et l’enfant que vous voyez est le dauphin que Dieu veut donner à la France. » Le 05 décembre 1637 le frère Fiacre termine les neuvaines qu’il n’a pu transmettre à la famille royale. Ce même jour Anne d’Autriche est déclarée enceinte.
La confiance du Roi en Notre Dame est telle qu’il consacre immédiatement la France à Marie, à l’annonce de l’attente de l’enfant, sans savoir si c’est un fils ou une fille. Le 10 février 1638, Louis XIII publie l’Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. En voici le texte :
Consécration de la France à la Sainte Vierge
« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.
Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté que d’accidents qui pouvaient nous perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligé, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de ” nous consacrer à la grandeur de Dieu ” par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu’après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu’à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d’autant qu’il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse longuement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »
Louis (*)
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Louis XIII meurt sans avoir pu mettre la main au monument qu’il avait projeté; mais Louis XIV se charge d’acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, n’est terminée qu’en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui a voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux Rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, sont déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l’Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.
(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l’escalade, page 258 à 263)
Autre lien possible:
http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/louis.html
Qu’attendons-nous pour demander à nos évêques d’accomplir l’ordre que le Roi donna aux évêques de France et à leurs successeurs ?
Quelques années plus tard, en 1643, Champaigne peignit Louis XIV, Anne d’Autriche et Philippe d’Orléans (alors duc d’Anjou) commémorant le vœu de Louis XIII :
Voir les chroniques du 14 mai, du 27 septembre et du 17 octobre.
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le 10 février 1763 : le traité de Paris marque la fin de la guerre de Sept Ans.
Ce traité de Paris met fin à 7 ans de guerre franco-anglaise ininterrompue. La France perd de nombreuses colonies : elle cède aux Anglais le Canada, la région à l’est du Mississippi, la Dominique, plusieurs îles antillaises, et le Sénégal. En revanche, elle garde ses cinq comptoirs indous : Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Yanaon et Karikal, ainsi que la Guadeloupe et la Martinique. Elle doit par contre renoncer à toute activité politique en Inde ce qui ruine tous les efforts diplomatiques précédents de Dupleix. Elle garde les îles de Saint-Pierre et Miquelon, et récupère Belle-Ile, la Martinique, la Guadeloupe et ses comptoirs d’Afrique. De son côté, l’Espagne récupère l’île de Cuba et reçoit la Louisiane des Français en échange de la Floride, donnée aux Anglais. Ce traité fait officiellement des habitants de la Nouvelle-France des citoyens de l’Empire britannique.
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le 10 février 1790 : Louis XVI et sa famille renouvellent le vœu de Louis XIII dans la chapelle des Irlandais à Paris.
Cf. Le répertoire générale des sources manuscrites de l’histoire de Paris pendant la révolution française, Tome 1, d’Alexandre Tutey (Gallica BNF)
« C’est au sorti de Notre Dame que Louis XVI se rendit, avec la Reine et le Dauphin à l’hôpital des enfants trouvés. V Le récit de cette visite dans le journal de Pari, N°44 page 176. »
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le 10 février 1817 : l’Angleterre, la Prusse, l’Autriche et la Russie acceptent une première réduction des forces d’occupation en France.
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le 10 février 1829 : décès du pape Léon XII.
Annibale Sermattei della Genga né le 22 août 1760, est le 252ème pape ; il prend le nom de Léon XII de 1823 à 1829.Les mesures prises par le Saint Père lors de son pontificat visent à ramener l’ordre dans les États pontificaux. Voir les chroniques du 22 aout et du 28 septembre.
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le 10 février 1842 : traité de Grand-Bassam entre le Grand-Bassam et la France.
Le roi du Grand-Bassam Attékéblé et le lieutenant de vaisseau Charles Philippe de Kerhallet signent le traité de Grand-Bassam, qui permet à la France de Louis-Philippe Ier de se réimplanter sur le sol africain. La France exerce son protectorat sur le Grand-Bassam (actuelle Côte d’Ivoire), y loue un fort contre une “coutume” annuelle de 4 000 francs jusqu’en 1915.
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le 10 février 1880 : le pape Léon XIII publie une encyclique sur le mariage chrétien, “Arcanum Divinæ”.
Extrait :
« Chaque fois que les Pontifes suprêmes ont résisté aux princes les plus puissants, qui demandaient avec menaces à l’Eglise, de ratifier le fait de leur divorce, ils ont certainement lutté, non seulement pour l’intégrité de la religion, mais aussi pour la civilisation de l’humanité. Tous les âges admireront l’invincible fermeté dont témoignent les décrets de Nicolas Ier contre Lothaire ; ceux d’Urbain II et de Paschal II contre Philippe Ier, Roi de France ; ceux de Célestin III et d’Innocent III contre Alphonse de Léon et Philippe II, Roi de France ; ceux de Clément VII et de Paul III contre Henri VIII, ceux enfin du très saint et intrépide Pie VII contre Napoléon Ier, enorgueilli de ses succès et de la grandeur de son empire. »
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le 10 février 1939 : décès du pape Pie XI.
Ambrogio Damiano Achille Ratti est élu pape sous le nom de Pie XI, le 6 février 1922. Doué d’une grande capacité de travail, il est également un grand sportif appréciant particulièrement l’alpinisme. Il signe avec l’Etat italien les accords de Latran, qui créent la Cité du Vatican, plus petit Etat du monde. Il accorde son appui à l’Action catholique et aux institutions de jeunesse comme la Jeunesse ouvrière chrétienne. Il insiste sur le rôle des laïcs :
« Tous les fidèles sont appelés à collaborer à l’apostolat, car tous peuvent travailler dans la vigne du Seigneur ».
En mai 1938, il s’absente ostensiblement du Vatican lors de la visite d’Hitler. Le 6 septembre 1938, prenant position contre la législation antisémite italienne, il déclare à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre :
« Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites. »
Il institue la fête du Christ-Roi et le culte au Sacré-Cœur. Il procède à de nombreuses canonisations, dont celle de Bernadette Soubirous, Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, ou encore Jean-Marie Vianney.
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le 10 février : 1998 : loi Aubry sur les 35h adoptée par l’assemblée nationale en première lecture.
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le 10 février 1998 : décès de Maurice Schumann, homme politique et académicien français
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le 10 février : 2004 : adoption de la loi sur la laïcité, qui interdit le port de signes religieux “ostensibles” dans les écoles, collèges et lycées publics à compter de la rentrée scolaire 2004.
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le 10 février : 2005 : adoption de la loi portant “reconnaissance de la Nation et contribution nationale” en faveur des rapatriés (pieds-noirs et harkis).
Pédophilie et pornographie : une relation incestueuse
Le scandale Duhamel continue de faire des vagues. Frédéric Mion, le directeur de Sciences Po Paris, a décidé de démissionner. Frédéric Mion avait fait part aux étudiants de sa «stupeur» d’apprendre ces «faits très graves» par «des articles de presse». Quelques jours plus tard, le journal Le Monde révélait que le directeur de l’établissement avait été mis au courant en 2019 par l’ancienne ministre et enseignante Aurélie Filippetti des rumeurs qui couraient à propos d’Olivier Duhamel.
Marc Guillaume, l’ancien secrétaire général du gouvernement sous Hollande puis Macron, et actuel préfet d’Île-de-France, a admis avoir été informé à deux reprises du cas Olivier Duhamel. D’abord en 2018, via le directeur de Sciences Po, puis en 2019, au club Le Siècle.
François Billot de Lochner écrit sur Liberté Politique :
Avec la régularité d’une horloge suisse, les affaires de pédophilie éclatent les unes après les autres, éclaboussant la petite caste politico-médiatique qui, en France, fait la pluie et le beau temps. Les Français assistent à ce grand déballage, jusqu’à en éprouver une nausée non maîtrisable. Car la pédophilie touche à ce qu’il y a de plus sacré : l’innocence et la pureté des plus petits d’entre nous, qui ne devraient en aucun cas être confrontés aux abjections perverses du monde adulte. […]
À l’évidence, la pornographie est un puissant moteur de la pédophilie. La pornographie est un système complexe de représentations, de communications, d’exhibitions ayant pour objectif de débrider les pulsions primaires sexuelles des personnes. Par sa violence et sa puissance, elle fait sauter les verrous moraux les plus élémentaires. Si elle a connu un fort développement depuis quelques siècles, elle est devenue depuis une cinquantaine d’années l’alpha et l’oméga de la pensée et de l’action d’une notable partie des élites politico-médiatiques de gauche. Il y a un demi-siècle ou presque, lorsque Cohn-Bendit explique doctement, sur une grande chaîne de télévision, ses perversités sexuelles avec des petites filles, ce qui d’ailleurs fait rire le plateau, il étale sous les yeux d’une France passive la pornographie en action : sa sexualité débridée et non maîtrisée est excitée par des petites filles de cinq ans, qui ne sont plus représentées par des photos ou des films, mais qui sont là, en chair et en os, transformées en matériel pornographique. Pour le pédophile, l’enfant n’est qu’un objet de consommation. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’un grand nombre de Français ne paraissent pas scandalisés par le fait que le ménage Macron se soit constitué, à l’origine, par les agissements de l’épouse actuelle du président de la République, agissements qui relevaient du Code pénal : le professeur qu’elle était à l’époque avait fait de son jeune élève mineur son amant.
Depuis un demi-siècle, dans la caste des élites dévoyées, la pornographie se vit dans les appartements, dans les maisons, dans les résidences de vacances : la nudité devient un mode de vie, la perversité sexuelle s’étale du plus jeune âge jusqu’aux personnes les plus âgées, l’amour devient bestial, la pédophilie est un art de vivre. Cette caste se repaît de lectures pornographiques, de films pornographiques, de revues pornographiques et peut se mettre en condition 24 heures sur 24 par le biais de la pornographie sur Internet, où les mots-clefs ayant trait à la pédophilie arrivent désormais dans les premières requêtes.
Les chrétiens savent, parce que le Christ lui-même l’a dit il y a 2000 ans, que ceux qui pervertissent les plus petits d’entre nous feraient mieux de ne pas être nés. Cela dit, nul besoin d’être chrétien pour savoir que toucher à l’enfance est une ignominie : la personne le sait intuitivement par ce que l’on appelle « la morale naturelle ». La pédophilie étant en quelque sorte la pornographie en action, Liberté politique comme Stop au porno ne pourront qu’accentuer leur combat quotidien contre le tsunami pornographique.
Instruction en famille : le régime d’autorisation doit absolument être écarté
Deux avocats, Bernard Rineau et Hubert Veauvy, analysent l’article 21 du projet de loi sur les principes républicains :
Le cadre actuel dans lequel s’inscrit l’instruction à domicile est celui de la déclaration qui présente l’avantage d’être souple tout en permettant des contrôles a posteriori.
Chaque famille doit faire l’objet d’une déclaration au maire et au rectorat et est soumis, dès la première année, et tous les deux ans, à une enquête municipale permettant de vérifier si l’instruction est compatible avec son état de santé et les conditions de vie familiale.
La loi exige désormais des inspections annuelles pour vérifier l’acquisition du socle commun de connaissance qui inclut « la maîtrise de la langue française », ainsi qu’une « culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ». Les connaissances acquises doivent correspondre à celles attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement.
Si le premier contrôle n’est pas concluant, un second contrôle est effectué, pouvant aboutir à une injonction de scolarisation dans un délai de 15 jours.
Ce régime est de surcroît un régime qui en permettant aux parents de choisir librement ce mode d’instruction est conforme au principe fondamental de liberté d’enseignement.
Ainsi que l’indiquait le Conseil d’Etat dans un arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2017, n°406150,
« Le principe de la liberté de l’enseignement, qui figure au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, implique […] le droit pour les parents de choisir, pour leurs enfants, des méthodes éducatives alternatives à celles proposées par le système scolaire public, y compris l’instruction au sein de la famille ».
En pratique, le régime de l’autorisation, outre qu’il violerait la liberté d’enseignement se révèlerait source d’une grande rigidité et d’une grande insécurité juridique pour les familles.
Tout d’abord, chaque année, pour chaque enfant, les familles seraient contraintes de déposer un dossier de demande d’autorisation en s’efforçant de rentrer « dans les cases » qui seraient prévues, à savoir, compte-tenu des modifications récemment apportées par la commission spéciale de l’assemblée nationale :
- L’état de santé d’un enfant ou son handicap : un dossier médical serait, à ce titre, nécessaire, accompagné très certainement, d’un avis de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) après une prise de rendez-vous et l’attente, pendant plusieurs mois, d’une ou plusieurs attestations de spécialistes. Les parents des enfants concernés s’inquiètent déjà des rigidités et des incertitudes générées : la dérogation serait-elle limitée aux seuls cas dans lesquels la scolarisation serait rendue impossibleou pourrait-elle s’appliquer dès que la scolarisation est plus compliquée ?
- La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives :des attestations devraient être fournies, avec le risque d’une appréciation aléatoire de l’adjectif « intensif » ou d’une pénalisation des enfants qui ne font que débuter une activité sportive ou artistique dans le but d’atteindre, potentiellement, un haut niveau.
- L’itinérance de la famille ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire : à nouveau, des incertitudes seront à craindre en fonction de la notion d’éloignement ou de la plus ou moins grande période d’itinérance géographique par rapport à l’année scolaire ;
- L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de leur capacité à assurer l’instruction en famille. Il faudrait, pour cette dérogation justifier d’une situation propre à l’enfant (en se demandant si elle peut bien être recevable). Ce premier critère dit improprement, de large portée serait inaccessible pour une grande partie des parents puisque détecter une « particularité » chez un enfant en difficulté dans le cadre scolaire peut prendre plusieurs années et nécessiter un budget important. Il faudrait encore rédiger une présentation écrite du projet éducatif (en se demandant s’il sera jugé conforme aux attentes de l’éducation nationale qui devient, par la même, inspecteur des choix éducatif des parents). Il faudrait enfin justifier de la capacité à assurer l’instruction en famille (en fonction de critères qui seront précisés et qui seront nécessairement discriminants).
Il est précisé dans l’actuel projet de loi que ne pourront pas être invoquées d’autres raisons que l’intérêt supérieur de l’enfant ce qui conduira, en vertu d’une conception étroite de cette notion, à soumettre à un risque de censure des demandes laissant apparaître une conviction ou un choix particulier des parents (vision éducative et pédagogique par exemple) ou bien une motivation sous-jacente liée au contexte et aux contraintes familiales.
Après les mois nécessaires à la constitution du dossier et le dépôt de l’autorisation, suivrait une phase nécessairement inconfortable, voire angoissante d’attente d’une réponse favorable ou défavorable de l’académie.
Cette période sera d’autant plus inconfortable que, dans le même laps de temps, les parents se retrouveraient placés face à un risque croissant de ne plus trouver de places dans les établissements scolaires susceptible d’accueillir le ou leurs enfants en cas de refus.
A l’issue du délai de deux mois, surgirait soit un silence valant acceptation, soit une décision expresse favorable ou défavorable de l’académie.
Du fait de ces délais, toute décision des parents de mettre un enfant en instruction en famille en cours d’année du fait, par exemple, d’un cas de harcèlement ou de phobie scolaire serait rendue impossible.
Dans le cas d’une décision défavorable, même parfaitement arbitraire et discriminatoire, les parents n’auraient pas d’autre choix que de se préparer à rescolariser leurs enfants pour l’année concernée.
En effet, sauf si la loi en dispose autrement, le recours gracieux puis contentieux devant le juge administratif est toujours non suspensif.
S’ils souhaitent contester, ces parents seraient contraints de déposer un recours pour excès de pouvoir devant le juge du fond contre la décision de refus et un référé suspension devant le juge des référés pour espérer, (si la condition d’urgence est considérée comme remplie), que cette décision de refus soit suspendue.
Mais, même dans le cas d’un succès du référé suspension, ces parents ne seront pas au bout de leurs peines : le juge des référés enjoindra à l’administration de réexaminer leur demande ce qui fera courir un nouveau délai alors même que, pendant ce temps, l’année scolaire continuera de s’achever… et l’ordonnance du juge des référés n’aura qu’un effet provisoire tant que le juge du fond n’a pas statué.
Il faudra attendre au moins deux ans avant que le juge administratif ne décide ou non d’annuler la décision de refus. Pendant ce temps, l’administration aura tout à fait la possibilité, lors des année scolaires suivantes, d’opposer de nouveaux refus qu’il faudra à nouveau attaquer, avec les honoraires d’avocat nécessaires.
C’est sans compter, bien entendu, sur la possibilité d’un appel formé par l’Etat, voire d’un pourvoi en Cassation devant le Conseil d’Etat.
Même, dans le cas d’une décision favorable, surtout si elle est implicite, les familles demeureront toujours confrontées à une insécurité juridique particulièrement lourde.
En effet, l’article L.242-1 du code des relations entre le public et l’administration permet à l’administration de retirer dans un délai de 4 mois une décision créatrice de droit qu’elle considère comme illégale.
Ainsi, si l’académie, débordée par le nombre des dossiers à traiter, a laissé passer le délai de 2 mois en laissant surgir une décision implicite d’acceptation, elle pourra tout à fait revenir sur cette décision implicite d’acceptation en jugeant qu’elle n’était pas légale, puis en procédant à son retrait.
L’administration pourrait également profiter d’une enquête sociale de la Mairie ou d’une inspection pour retirer une autorisation délivrée depuis moins de 4 mois.
Enfin, même après l’écoulement de ce nouveau délai de 4 mois, un risque de disparition de l’autorisation subsistera :
- Dans le cas où, par exemple, à l’occasion d’une inspection, l’académie estimerait que la condition qui avait permis la délivrance de l’autorisation n’est plus remplie, parce que la situation a évolué en cours d’année, l’Etat aurait la possibilité, en application de l’article L.242-2 du code des relations entre le public et l’administration, d’abroger, à tout moment, l’autorisation délivrée.
- A l’occasion d’une inspection, l’Etat pourrait tout à fait considérer qu’elle a été induite en erreur à l’occasion du dépôt de la demande d’autorisation par exemple à propos de la fameuse situation propre à l’enfant ou du projet éducatif ou de la capacité à assurer l’instruction en famille. Dans ce cas, conformément à l’article L.241-2 du code de relations entre le public et l’administration, une fraude pourrait être alléguée et l’autorisation pourrait être retirée à tout moment. Le projet de loi ajoute même que les personnes responsables de l’enfant recevraient alors une injonction de scolarisation dans un délai de 15 jours.
En résumé, le régime d’autorisation, outre qu’il hypothèque toute possibilité de choisir l’instruction en famille par simple choix et ou par simple conviction fait peser sur les familles et les enfants qui y auraient recours une perpétuelle épée de Damoclès.
L’état de santé d’un enfant, voir même son handicap, l’éloignement géographique, la situation propre à l’enfant, le projet éducatif, la capacité des parents telle qu’elle est entendue sont des critères éminemment subjectifs et susceptibles de varier à tout moment en cours d’année scolaire.
Dans ce contexte, toute enquête sociale ou toute inspection risquerait de remettre en cause les conditions initiales ayant donné lieu à la délivrance de l’autorisation.
Dans ce contexte, les inspections seraient vécues de manière particulièrement angoissante pour les familles.
Enfin, les parents seraient tenus d’être prêts, à tout moment, à rescolariser leurs enfants, le délai très court les privant de toute possibilité d’anticipation.
Le choix de l’instruction en famille est souvent un choix inscrit dans la durée. Le régime annuel d’autorisation remet radicalement en cause ce choix et fragilise les familles et notamment les enfants, en les exposant à des démarches lourdes de justification ou à des rescolarisations en cours d’année qui peuvent se révéler déstabilisantes pour les enfants.
C’est sans compter sur le caractère nécessairement traumatisant de décisions vécues comme arbitraires et de contentieux devant le juge administratif.
Au lieu de permettre une collaboration sereine, les relations entre les familles et l’éducation nationale se trouveraient plombées par un climat de défiance préjudiciable à tous et notamment aux enfants qui seraient les premiers à souffrir d’une telle intrusion dans leur vie privée.
Lors de son audition au Sénat du 18 juin 2020, dans une séance portant précisément sur la lutte contre la »radicalisation », le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer avait répondu au sénateur Jean-Marie Bockel qui lui demandait s’il fallait « aller jusqu’au bout, interdire ou conditionner davantage l’enseignement à domicile ? » : « La liberté d’instruction à domicile a un fondement constitutionnel puissant, qui doit cependant s’équilibrer avec d’autres principes […]. Je pense qu’il faut appliquer les règles que nous avons établies dans la loi de 2019. La mise en œuvre débute ; nous sommes en phase ascendante, mais l’objectif de 100% de contrôles réalisés n’est pas atteint . Il y a donc encore des progrès concrets à faire. Cependant, sur le plan juridique, je crois que nous sommes parvenus à un bon équilibre »
Quelques mois à peine après cette déclaration, l’annonce d’un régime de l’autorisation contraire à la liberté d’enseignement, impraticable et proprement inhumain rompt cet équilibre.
Pour ce motif, l’article 21 de l’actuel projet de loi doit être rejeté par les parlementaires si ceux-ci veulent continuer à se présenter comme les gardiens de nos libertés.
Bernard Rineau et Hubert Veauvy
A noter qu’une tribune signée par une vingtaine de députés de toute tendance, emmenés par Cédric Villani, réclame le retrait de l’article 21 qui restreint l’instruction en famille, une liberté fondamentale.
Civitas demande au Premier ministre de permettre aux fidèles d’assister aux cérémonies du Carême
Civitas vient de publier une lettre adressée au Premier Ministre, Jean Castex, dans laquelle il lui est demandé de laisser aux catholiques la possibilité d’assister aux cérémonies religieuses du Carême. Pour cela Civitas demande la possibilité d’utiliser la case dérogatoire « motif familial impérieux » afin de permettre à tous les catholiques d’assister aux cérémonies religieuses après leur journée de travail.


L’épiscopat s’inquiète de la nouvelle loi de séparation
Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » est une nouvelle loi de séparation, une loi liberticide pour les associations, les écoles, la liberté éducative des parents et l’Eglise. Dans Famille chrétienne, le père Hugues de Woillemont, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, déplore :
« Nous n’étions pas demandeurs de cette loi. Nous sommes dans une relation instituée avec l’État depuis 1905, qui nous convient bien, et nous ne voulons pas des contraintes supplémentaires que ce texte va nous imposer »
Mercredi 3 février, il était au Sénat avec Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la CEF, pour exposer les différents points de cette loi « répressive [qui] ne peut que donner cette impression » de méfiance envers tous les citoyens croyants.
La réserve principale de l’Église catholique porte sur l’article 27, concernant la déclaration de la qualité « cultuelle » des associations, qui leur permet de disposer de certains avantages fiscaux et toucher des subventions publiques. Chaque diocèse a pour cadre juridique une association cultuelle (dite « association diocésaine »). L’article 27 prévoit pour ces associations une déclaration de « qualité cultuelle » à renouveler tous les cinq ans.
L’autre réserve concerne l’établissement d’un « contrat d’engagement républicain », avec un contenu qui pourrait être clairement contraire à la morale (voir ici ou là), que les associations cultuelles devraient signer.
Ces menaces s’ajoutent à celle contre l’instruction en famille, faisant de cette loi sur les principes républicains, une nouvelle loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise.
Zemmour : « Au sein de l’OTAN, on a un allié qui est en train de devenir un ennemi : c’est la Turquie »
Dans Face à l’info, Eric Zemmour est revenu sur le rapport des Français à l’argent puis le déclin militaire de la France :
Les magnifiques voix de la famille Lefèvre
Les gagnants de La France a un Incroyable Talent n’ont pas seulement de magnifiques voix, mais aussi de belles personnalités qui forment une famille attachante. Entretien avec Valeurs Actuelles :
La liberté de culte doit être respectée, protégée et défendue
Dans son discours aux membres du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège le 8 février, le pape François a rappelé l’importance de la liberté de culte, tant à l’égard des menaces terroristes que de la crise sanitaire :
Par ailleurs, les objectifs de ces attaques [terroristes] sont souvent, précisément, les lieux de culte où les fidèles sont rassemblés en prière. A cet égard, je voudrais souligner que la protection des lieux de culte est une conséquence directe de la défense de la liberté de pensée, de conscience et de religion, et qu’elle est un devoir pour les Autorités civiles, indépendamment de la couleur politique et de l’appartenance religieuse.
[…]
Les exigences pour contenir la diffusion du virus ont aussi eu des conséquences sur diverses libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, en limitant le culte et les activités éducatives et caritatives des communautés de foi. Il ne faut pas négliger cependant le fait que la dimension religieuse constitue un aspect fondamental de la personnalité humaine et de la société, qui ne peut être effacé ; et que, alors que l’on cherche à protéger les vies humaines de la diffusion du virus, on ne peut considérer la dimension spirituelle et morale de la personne comme secondaire par rapport à la santé physique.
La liberté de culte n’est cependant pas un corollaire de la liberté de réunion mais dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse qui est le premier et plus fondamental droit humain. Il est donc nécessaire que celle-ci soit respectée, protégée et défendue par les Autorités civiles, comme la santé et l’intégrité physique. D’ailleurs, un bon soin du corps ne peut jamais faire abstraction du soin de l’âme.
L’idéologie du genre dans la nouvelle loi de séparation
Cette loi sur les principes républicains est un égout collecteur de toutes les idéologies. Au moins, cela permet de connaître ces fameuses valeurs républicaines invoquées à satiété.
L’article 8, qui révise les motifs de dissolution des associations accusées de troubler gravement l’ordre public ou porter atteinte à des droits et libertés fondamentaux, prend en compte de nouvelles formes d’agissements comme la provocation
”à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personne à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre”,
en plus des discriminations déjà prévues par la loi (origine, ethnie, race, religion…).
Lors du débat, le député LR Xavier Breton a interrogé :
Il serait important, monsieur le ministre, que vous précisiez ce que sont les identités de genre. On s’en est rendu compte lors de débats sur plusieurs textes en 2020, vos collègues ministres se trouvent embarrassés. Je me souviens de la discussion sur le projet de loi relatif à la bioéthique, avec le ministre des solidarités et de la santé, le garde des sceaux… Cette notion leur échappait complètement parce qu’elle n’est en fait pas juridique. C’est peut-être une notion sociologique, universitaire, mais, j’y insiste, elle n’a rien de juridique. Il est important que le droit soit intelligible et qu’à cette fin vous nous donniez une définition des identités de genre qui nous permette de nous y retrouver. Sinon, il faudrait voter nos amendements de suppression.
[…]
Vous ne pouvez pas vous contenter de pirouettes en disant que cette notion est dans le droit, ce qui vous dispenserait de la définir. Le problème est de savoir de quoi l’on parle. Si je vous demande, monsieur le ministre, combien il y a d’identités de genre, me direz-vous deux, trois, quatre, cinq… ? On sait que c’est beaucoup plus compliqué : vous avez ceux qui ont une identité de genre, ceux qui sont « bigenres », les « polygenres », les « agenres » qui n’ont aucun genre, les « neutres » avec un genre neutre, les genres fluides dont le genre fluctue dans le temps en fonction des circonstances… Tout cela, c’est de la poésie mais ce n’est pas du droit. Or vous avez, derrière, une théorie, la théorie du genre, qui cherche à s’imposer.
Une poignée de militants cherchent à l’imposer. Je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler, parce que je suis un homme, blanc, hétéro, et je pourrais ajouter bien d’autres défauts… On l’a entendu, l’autre jour avec notre collègue. Mais je prends la parole pour le dire car vous suivez, comme des ministres fantoches, ce qui est énoncé par certaines associations sans savoir à quoi cela correspond. L’identité de genre vise à remettre en cause l’organisation de la société. Il faut que le débat soit clair.
J’avais proposé en 2012, avec Mme Duby-Muller, la création d’une commission d’enquête sur l’introduction et la diffusion de la théorie du gender en France. À l’époque, vous qui êtes friand de références au mandat de 2007 à 2012, monsieur le ministre, vous aviez cosigné cette proposition de résolution, et je vous en remercie. On peut changer d’avis mais il faut au moins expliquer pourquoi, et pourquoi vous soutenez aujourd’hui l’introduction, dans le projet de loi, de cette théorie dont nous combattons la diffusion dans notre pays.
6 amendements, quatre provenant de députés Républicains et 2 du Rassemblement national, ont été présentés pour rayer la mention “identité de genre” du texte. Ils ont tous été refusés.
Marion Maréchal : « On ne peut pas mettre la société sous cloche éternellement. »
Invitée ce matin sur Cnews, Marion Maréchal a commenté l’actualité : crise sanitaire, insécurité, immigration, projet de loi liberticide sur les principes républicains…
Pour éviter de se faire voler son Carême 2021 : Conversio
La Justice en France en trois décisions : laxiste et antichrétienne
Ces trois décisions de justice n’ont rien à voir entre elles mais sont symptomatiques de ce qu’est devenue notre société : laxiste avec les délinquants et criminels et persécutrice de ceux qui veulent défendre notre culture et nos racines chrétiennes :
Gard : le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, condamné pour avoir installé une crèche dans sa mairie
L’État avait attaqué en justice, peu avant Noël, la Ville de Beaucaire après que la municipalité ait installé une “exposition culturelle et festive de crèche provençale de Noël”. Le jugement est tombé lundi 18 janvier.
Le juge des référés, Laurent Marcovici, de la Cour administrative d’appel de Marseille, condamne la commune à 5 000 € par jour à compter de cette semaine et jusqu’au démontage de la crèche. Le maire de Beaucaire, Julien Sanchez, s’exprimant en vidéo a annoncé saisir le Conseil d’État et attaquer parallèlement l’État pour discrimination.
Noisy-le-Grand : 10 kg de cannabis saisis et 3 policiers blessés, le suspect remis en liberté
Le mis en cause a tenté d’échapper deux fois aux forces de l’ordre et n’a pas hésité à être violent. A l’issue de sa garde à vue, il a été déféré puis finalement laissé libre jusqu’à son procès qui se tiendra début mai (…) Déféré ce samedi en vue d’un jugement en comparution immédiate, le prévenu qui est déjà connu des services de police, a finalement été remis en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant son procès qui aura finalement lieu le 3 mai prochain au tribunal correctionnel de Bobigny. « Une décision incompréhensible », estime un gradé de la préfecture de police. « Il y a trois policiers blessés, 10 kilos de drogue saisis, un homme qui a tenté de s’échapper par deux fois… Le signal envoyé n’est vraiment pas le bon ».
Montpellier : Colère d’un syndicat de police après la remise en liberté de 3 suspects accusés de 35 cambriolages
Trois suspects âgés de 18 à 32 ans, en situation irrégulière en France, sont accusés d’avoir commis pas moins de 35 cambriolages à Montpellier (Hérault) durant la nuit. Ils ont été remis en liberté en l’attente de leur procès qui se déroulera en avril prochain.
C’est arrivé un 9 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 févier 249 : décès de Sainte Apolline martyre chrétienne.
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le 9 févier 772 : élection du pape Adrien Ier, qui devient le 95e pape de l’Église catholique.
Il mit fin à la première crise iconoclaste. Il décède le 29 décembre 795.
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le 9 févier 1119 : début du pontificat de Calixte II.
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le 9 février 1350 : mariage de Jean II le Bon et de la veuve de Philippe de Bourgogne, Jeanne d’Auvergne
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le 9 févier 1621 : début du pontificat de Grégoire XV.
Alessandro Ludovisi, naît à Bologne en 1554 ; le souverain pontife choisit le nom de Grégoire XV. Pape de transition, son pontificat est assez riche, mais particulièrement court, puisqu’il décède en juillet 1623, un peu plus de deux après son élection.
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le 9 févier 1651 : Louis XIV prisonnier aux Tuileries.
La Fronde des princes bat son plein. Mazarin a déjà dû fuir la capitale. Le jeune Roi et sa mère ont tenté de fuir Paris la veille. Mais une émeute les a retenus avec la cour. Le futur cardinal de Retz mène les émeutiers ; il finira emprisonné un an plus tard. La milice bourgeoise de Paris se rend au Palais-Royal pour s’assurer de la présence du Roi Louis XIV. La famille royale est donc prisonnière, empêchée de rejoindre Mazarin à St-Germain.
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le 9 févier 1718 : des colons français débarquent en Louisiane.
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le 23 févier 1747 : le Dauphin Louis épouse Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne à Versailles.
Voir la chronique du 23 février.
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le 9 févier 1778 : le Mont-de-piété ouvre à Paris.
Il ouvre rue des Franc-bourgeois. Framboisier en est le directeur. Le Roi Louis XVI avait ordonné sa création pour soulager la misère à Paris.
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le 9 févier 1792 : le séquestre des biens des émigrés est prononcé, il sera réglementé le 29 mars.
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le 9 févier 1794 : les colonnes infernales poursuivent leurs massacres.
Le 9 février, alors que l’on destitue Carrier à Nantes, on fusille deux cents personnes à la Haie-aux-Bonshommes près d’Angers, et deux cents trente-cinq personnes près des redoutes de Bournand au sud de Saumur.
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le 9 févier 1801 : la paix de Lunéville marque la fin de la deuxième coalition.
La France et l’Autriche signent un traité de paix à Lunéville qui confirme et renforce les clauses du traité de Campoformio (le 17 octobre 1797). La rive gauche du Rhin revient définitivement à la France, ainsi que la Belgique. L’Autriche est évincée d’Italie. Elle ne conserve que la Vénétie tandis que le Piémont et Gênes sont soumis à l’influence française.
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le 9 févier 1818 : un jeune curé arrive dans sa paroisse, il se nomme Jean Marie Vianney et sera connu mondialement sous le nom de Saint Curé d’Ars.
Alors qu’il ne trouvait pas le chemin de sa future paroisse, il demande la bonne direction à un gamin qu’il croise. Il lui dit en le quittant :
« Tu m’as montré le chemin du village, je te montrerai celui du Ciel. »
Il y reste 41 ans, jusqu’à sa mort. Sa paroisse est à l’image de la France, déchristianisée et ravagée par 10 ans de persécutions sanglantes suivis de plus de 12 ans de guerres ininterrompues. Dans Ceux qui croyaient au Ciel, Geneviève Esquier, après avoir résumé sa vie et son apostolat paroissial note (page 314):
«En ce milieu du XIXe siècle, dans une France où montent un libéralisme et une morale laïque qui relèguent la vie théologale à une façon de vivre archaïque sur la palette pluraliste des opinions possibles, parce qu’il a cru à l’Amour et à la liberté donnée à chacun de lui dire « oui », parce qu’il a offert sa vie pour les pécheurs, le curé d’Ars a converti sa paroisse, redonné tout son sens au ministère sacerdotal, converti à travers les frontières et les âges, des générations, qui viennent encore aujourd’hui en pèlerinage demander son intercession, et maintenu en France l’histoire et la victoire invisibles de la Grâce, au cœur de l’une de nos plus grandes tourmentes politiques.
Pour cela, Satan lui a crié un jour : « s’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit. »
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le 9 févier 1849 : nouvelle République romaine de Mazzini.
L’abolition des États pontificaux est décrétée par une Assemblée constituante et la république romaine est proclamée. À sa tête est placé Giuseppe Mazzini. Toutefois, l’armée française de Louis Napoléon, commandée par Oudinot, met un terme à l’insurrection et rétablit le pape Pie IX dans ses pouvoirs. Celui-ci réintègrera Rome au cours du mois d’avril 1850.
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le 9 févier 1859 : Napoléon et l’Italie.
Dans une brochure intitulée Napoléon III et l’Italie, Louis de la Guéronnière (1816-1875) rend publiques les idées de l’empereur sur le problème italien. Véritable porte-parole de Napoléon III en matière de politique étrangère, il récidive le 22 décembre par une autre brochure : Le Pape et le Congrès.
A la Salette la Vierge dira aux voyants le 19 septembre 1846 :
« Que le vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife PIE IX, ne sorte plus de ROME après l’année 1859 ; mais qu’il soit ferme et généreux, qu’il combatte avec les armes de la foi et de l’amour ; je serai avec lui.
Qu’il se méfie de NAPOLÉON ; son cœur est double, et quand il voudra être à la fois Pape et empereur, bientôt DIEU se retirera de lui : il est cet aigle qui, voulant toujours s’élever, tombera sur l’épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à le faire élever. »
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le 9 févier 1893 : condamnation de Ferdinand de Lesseps.
Lesseps est condamné, avec son fils Charles, pour malversation à 5 ans de prison et 3000 Francs d’amende; Fontane à 2 ans et 3000 Francs, pour escroquerie, dans le procès de la Compagnie de Panama.
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le 9 févier 1909 : l’Allemagne reconnaît les intérêts spéciaux de la France au Maroc.
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le 9 févier 1930 : massacre de la garnison française, à Yen Bay en Indochine.
Dans la nuit du 9 au 10 février 1930, vers deux heures du matin, dans la garnison de Yen Bay, en plein cœur du Tonkin, 200 tirailleurs tonkinois, appuyés par une soixantaine d’insurgés venus de l’extérieur, s’emparent des armes, assassinent cinq officiers et sous-officiers français et en blessent six autres. Le 10 février, à 20 h 30, des hommes à bicyclette lancent des bombes dans différents endroits de Hanoï.
L’ennemi était donc au cœur même des troupes chargées de maintenir la sécurité. Six mois auparavant, en août 1929, le gouverneur général Pasquier assurait pourtant au ministre des Colonies que d’ici à un mois l’Annam et la Cochinchine seraient « épurés » des anarchistes et des communistes.
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le 9 févier 1934 : le maréchal Pétain est nommé ministre de la Guerre.
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le 9 févier 1942 : le paquebot français Normandie, réquisitionné et en cours de transformation en transport de troupes, brûle et chavire dans le port de New York.
Réquisitionné par les États-Unis en 1941, le fleuron des paquebots français, construit en 1935, a été rebaptisé le “La Fayette”. Il subit des travaux de réaménagement en vue d’en faire un transport de troupes quand, le feu se déclenche à bord, dû à l’imprudence d’un soudeur. Le “Normandie” brûle et chavire dans le port de New York. Le coût de remise en état étant estimé trop important par les américains qui le vendent pour la casse 1946.
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le 9 févier 1994 : affaire des HLM de Paris.
Le juge Eric Halphen se voit confier une affaire de fausses factures. C’est le début de l’affaire des HLM de Paris qui fera tomber la Mairie à gauche après 25 ans de direction par la droite.
Vivez un carême en 40 vidéos avec le bienheureux Charles de Foucauld
Pour ce carême 2021, les Missionnaires de la Miséricorde vous proposent chaque jour une vidéo de 5 minutes, dont les thèmes sont présentés ici, pour découvrir la spiritualité du bienheureux Charles de Foucauld, et se convertir à son école.
Charles de Foucauld est en effet une figure prophétique pour l’Eglise car il a centré sa vie sur ce qui semble particulièrement manquer à notre époque :
- le Sacré-Cœur de Jésus, dans un monde qui n’a plus confiance en Dieu
- l’Eucharistie, dans un monde qui ne sait plus adorer
- la primauté de la prière, dans un monde de suractivité
- la nécessité de la pauvreté, dans un monde de confort matériel
- l’annonce du Christ aux musulmans, dans un monde qui voit grandir ce défi.
Les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes
Dans La Grande déraison, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIème siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de «l’intersectionnalité». Il s’agit du militantisme woke, ce nouveau marxisme, qui estime que les “minorités” (immigrés, LGBT, femmes, trans) sont discriminées par nature.
Interrogé dans La Nef du mois de janvier, il explique la docilité de nos contemporains :
Principalement par la peur. S’il existait un mensonge, relativement insignifiant pour notre vie personnelle, qui aurait en outre le pouvoir de la détruire si nous le dénoncions, alors la grande majorité d’entre nous choisirait de garder le silence. C’est d’autant plus vrai si on ajoute à cette hypothèse une foule enragée de personnes dont la vie est dédiée à éliminer tous ceux qui « pensent mal ». Cela devient plus compliqué encore, notamment dans la relation entre les sexes, quand ces mensonges, loin d’être insignifiants, concernent directement la plupart des gens. Alors, logiquement, ceux-ci se disent qu’ils devraient oser en parler ouvertement. Mais ils réduisent la vérité au silence ou au cercle proche, par peur de perdre leur réputation et/ou leur emploi. […]
À la fin de La Grande Déraison, je nous encourage tous, surtout la jeune génération, à « dépolitiser » nos vies. Cette invitation sincère vise à empêcher les gens de gâcher leur vie en pensant que l’activisme politique leur apportera l’épanouissement et la satisfaction qu’ils recherchent. Ce plaidoyer est des plus contre-intuitifs d’une certaine manière. Je crois que la politique reste très importante. Je passe une grande partie de mon temps à jouer sur son terrain et à l’analyser. Mais je crois aussi que les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes. Ils en ont toutes les caractéristiques. Ils encouragent les personnes à désavouer, dénoncer et s’éloigner de leurs familles, amis, ou partenaires si ceux-ci ne sont pas exactement alignés sur les croyances actuelles (inventées il y a peu) – concernant les questions de genre, de sexualité ou peu importe. Il y a dans ces parages des gens dangereux dont il faut se méfier. Et j’invite mes lecteurs à s’intéresser à la politique sans se laisser aller à croire qu’ils y trouveront une raison d’être. Voici une citation de Schiller que j’apprécie tout particulièrement : « Soyez acteur de votre siècle, mais n’en soyez pas sa créature. » Nous devrions agir par la politique mais ne surtout pas attendre d’elle qu’elle étanche notre soif de sens. Parce que la politique nous décevra à chaque fois. Le sens est à trouver ailleurs. Mais ça, c’est une autre question.
Mais ce courant nihiliste abreuve bien au-delà des milieux politiques. Dans l’ouvrage, Douglas Murray prend l’exemple des recrutements :
L’activisme en faveur de la justice sociale est supposé – à juste titre – être le paramètre par défaut de tous les employés des grandes entreprises et la plupart d’entre elles, y compris Google, font passer des tests aux candidats pour éliminer toute personne ayant des penchants idéologiques non conformes. Ceux qui ont passé ces tests confient avoir dû répondre à de multiples questions sur les problèmes liés à la diversité – sexuelle, raciale et culturelle – et témoignent que des réponses “correctes” à ces questions constituent la condition préalable à tout recrutement.



