Vivez un carême en 40 vidéos avec le bienheureux Charles de Foucauld
Pour ce carême 2021, les Missionnaires de la Miséricorde vous proposent chaque jour une vidéo de 5 minutes, dont les thèmes sont présentés ici, pour découvrir la spiritualité du bienheureux Charles de Foucauld, et se convertir à son école.
Charles de Foucauld est en effet une figure prophétique pour l’Eglise car il a centré sa vie sur ce qui semble particulièrement manquer à notre époque :
- le Sacré-Cœur de Jésus, dans un monde qui n’a plus confiance en Dieu
- l’Eucharistie, dans un monde qui ne sait plus adorer
- la primauté de la prière, dans un monde de suractivité
- la nécessité de la pauvreté, dans un monde de confort matériel
- l’annonce du Christ aux musulmans, dans un monde qui voit grandir ce défi.
Les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes
Dans La Grande déraison, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIème siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de «l’intersectionnalité». Il s’agit du militantisme woke, ce nouveau marxisme, qui estime que les “minorités” (immigrés, LGBT, femmes, trans) sont discriminées par nature.
Interrogé dans La Nef du mois de janvier, il explique la docilité de nos contemporains :
Principalement par la peur. S’il existait un mensonge, relativement insignifiant pour notre vie personnelle, qui aurait en outre le pouvoir de la détruire si nous le dénoncions, alors la grande majorité d’entre nous choisirait de garder le silence. C’est d’autant plus vrai si on ajoute à cette hypothèse une foule enragée de personnes dont la vie est dédiée à éliminer tous ceux qui « pensent mal ». Cela devient plus compliqué encore, notamment dans la relation entre les sexes, quand ces mensonges, loin d’être insignifiants, concernent directement la plupart des gens. Alors, logiquement, ceux-ci se disent qu’ils devraient oser en parler ouvertement. Mais ils réduisent la vérité au silence ou au cercle proche, par peur de perdre leur réputation et/ou leur emploi. […]
À la fin de La Grande Déraison, je nous encourage tous, surtout la jeune génération, à « dépolitiser » nos vies. Cette invitation sincère vise à empêcher les gens de gâcher leur vie en pensant que l’activisme politique leur apportera l’épanouissement et la satisfaction qu’ils recherchent. Ce plaidoyer est des plus contre-intuitifs d’une certaine manière. Je crois que la politique reste très importante. Je passe une grande partie de mon temps à jouer sur son terrain et à l’analyser. Mais je crois aussi que les nouveaux mouvements politiques – comme ceux fondés sur l’identité, aux États-Unis – sont essentiellement des sectes. Ils en ont toutes les caractéristiques. Ils encouragent les personnes à désavouer, dénoncer et s’éloigner de leurs familles, amis, ou partenaires si ceux-ci ne sont pas exactement alignés sur les croyances actuelles (inventées il y a peu) – concernant les questions de genre, de sexualité ou peu importe. Il y a dans ces parages des gens dangereux dont il faut se méfier. Et j’invite mes lecteurs à s’intéresser à la politique sans se laisser aller à croire qu’ils y trouveront une raison d’être. Voici une citation de Schiller que j’apprécie tout particulièrement : « Soyez acteur de votre siècle, mais n’en soyez pas sa créature. » Nous devrions agir par la politique mais ne surtout pas attendre d’elle qu’elle étanche notre soif de sens. Parce que la politique nous décevra à chaque fois. Le sens est à trouver ailleurs. Mais ça, c’est une autre question.
Mais ce courant nihiliste abreuve bien au-delà des milieux politiques. Dans l’ouvrage, Douglas Murray prend l’exemple des recrutements :
L’activisme en faveur de la justice sociale est supposé – à juste titre – être le paramètre par défaut de tous les employés des grandes entreprises et la plupart d’entre elles, y compris Google, font passer des tests aux candidats pour éliminer toute personne ayant des penchants idéologiques non conformes. Ceux qui ont passé ces tests confient avoir dû répondre à de multiples questions sur les problèmes liés à la diversité – sexuelle, raciale et culturelle – et témoignent que des réponses “correctes” à ces questions constituent la condition préalable à tout recrutement.
Le colonialisme de l’idéologie indigéniste
L’Observatoire du journalisme vient de publier une brochure sur L’affaire Obono – Valeurs Actuelles, retour sur un emballement médiatique.
Comment un pastiche, une fiction publiée par un hebdomadaire à la fin de l’été devient-elle une affaire d’Etat ? Comment une danse de Saint-Guy prend-elle à la fois médias, politiques, artistes ? Comment cette hystérie collective cache une offensive de style contre nos libertés ?
Extrait :
L’arbre Obono cache une forêt qui a pour ainsi dire colonie la plupart des centres de pouvoir intellectuels, à commencer par les universités où les théories décolonisées, post coloniales ou indigénistes ont droit de cité : elles sont souvent le coeur même de ce qui est enseigné aux étudiants, en particulier en sciences humaines. Le danger induit par l’association des théories décolonialistes, de l’islamo-gauchisme, de l’afro-féminisme et des communautarismes de type défense des théories du genre ou LGBT, est devenu à ce point prégnant que même l’exécutif a soulevé le problème après le meurtre par un islamiste du professeur Samuel Paty en octobre 2020. C’est comme une révélation : le monde libéral-libertaire de gauche et de droite découvre une étrange créature qu’il a lui-même couvée, adossée à la repentance, arc-boutée sur la culture de l’excuse et le reniement de l’identité française et européenne.
De l’islam au Christ : la persécution des convertis en France
En France, ceux qui quittent l’islam, plus encore pour se convertir, sont rejetés par leurs familles et entourages. Ils subissent des pressions, menaces et parfois même des violences pouvant aller jusqu’à l’assassinat, car l’apostasie est interdite dans l’islam, punie de mort sociale, voire physique.
C’est ce problème grave que l’ECLJ souhaite mettre en lumière, pour que la société prenne conscience de la nécessité de garantir – en France – la “liberté de changer de religion”, reconnue dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 18).
C’est pourquoi l’ECLJ rassemble des témoignages de personnes ayant quitté l’islam, en particulier pour suivre le Christ. Ces témoignages sont bouleversants et disent combien il est urgent d’agir, pour les soutenir. Si vous êtes vous-même issu d’un milieu musulman, ou si vous connaissez des personnes dans cette situation, nous vous invitons à témoigner. Contactez [email protected]
Voici un premier extrait de témoignages :
Zemmour : « L’idéologie décoloniale permet de détruire l’histoire de France résumée à une infamie coloniale éternelle»
Dans Face à l’info, Eric Zemmour a dénoncé l’idéologie décoloniale, ou indigéniste, qui a colonisé les milieux universitaires :
Quatre propositions pour le Carême sur Hozana
Cette année, Hozana propose quatre retraites très différentes à l’occasion du Carême, pour aider qui le souhaite à cheminer jusqu’à Pâques ! Des propositions uniques :
– Vivre le Carême 2021 à domicile : Chaque jour pendant le Carême, le priant reçoit un texte court, portant à la méditation et à la prière.
– Se mettre à l’école de saint Joseph ! Quotidiennement durant 40 jours, CN Média – en lien avec le sanctuaire de Cotignac et le diocèse de Fréjus-Toulon – partage une vidéo pour avancer vers la sainteté à l’école du Saint Patron de l’Eglise !
– Redécouvrir la joie du jeûne ! La Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres propose de redécouvrir le jeûne dans un parcours simple et accessible. Chaque jour de Carême, un verset, une méditation et une prièrepermettent de découvrir le jeûne dans tous ses états.
– Mettre la prière au cœur de sa vie de maman ! Chaque lundi de Carême, Famille Chrétienne propose une idée concrète pour faire de la prière le moteur de sa vie !
D’autres belles retraites sont proposées sur Hozana pour le Carême, portées notamment par les Carmes de Paris, l’abbaye de Mondaye, La Bible…
Le ministre de l’Intérieur montre ses muscles (suite)
Vous pouvez dormir tranquille, les dangereux délinquants sont sévèrement sanctionnés. Après les automobilistes coincés dans les embouteillages, les commerçants :


Add : illustration de Philippe Herlin.
Phobie collective
“Ceci n’est pas un complot, comment les médias racontent le Covid” est un documentaire réalisé par Bernard Crutzen, produit par Zistoires srl. Le film se concentre sur les médias belges francophones.
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 9
Au temps des grands choix, lorsque l’heure est venue de confier à Dieu nos attentes, nos projets et nos doutes, la Vierge Marie nous offre ses bras pour nous porter vers la Lumière.
Alors, laissons-nous conduire…
Pour acheter la neuvaine c’est ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie
Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Neuvième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, vous êtes la Mère de la Lumière, l’Immaculée. Avec vous je veux entrer dans la contemplation de Jésus pour, comme vous, lui ressembler. Emplissez mon cœur de l’esprit d’adoration. Que la sainte Eucharistie soit la nourriture la plus essentielle de mon être, comme l’astre du matin est indispensable au jour. Avec le Bienheureux Edouard Poppe je me dis qu’« une journée sans messe est bien une journée sans soleil ».
Pour vivre dans cette Lumière et laisser le Christ envahir ma vie, je veux répondre aux appels que vous nous lancez avec tant d’insistance : « Dites le chapelet tous les jours ! » En contemplant les mystères du Rosaire, je m’émerveille de la bonté de Dieu pour les hommes. Oui, je crois de tout mon cœur que Jésus est l’unique sauveur, que lui seul est mon rocher, mon salut. Et cette certitude atteint mon cœur parce qu’elle passe par le vôtre, blessé aux pieds de la Croix. O Marie, je crois parce que vous croyez et me portez dans vos bras à l’heure du doute. Tant de saints en ont fait l’expérience…
Oui, je ne désire vivre que pour aimer jusqu’à mourir d’amour et je fais mienne cette parole de Jésus : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».
Oui, je ne désire vivre que pour donner ma vie, à chaque instant, pas à pas, goutte à goutte, en union avec Lui.
Voilà toute ma joie. Alors j’en suis sûr, ma vocation je l’ai trouvée : vivre chaque minute qui passe comme un immense acte d’amour.
O Marie, Notre-Dame du don total, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Procès en destitution de Donald Trump : ils sont bien embêtés par cette mascarade maintenant…
Il va falloir se préparer à voir une photo similaire. Après avoir fait croire à la France entière que Donald Trump allait être destitué, les médias commencent à se rendre compte de la réalité, comme le décrit cet article du Monde :
Le second procès en destitution de Donald Trump, qui doit s’ouvrir au Sénat mardi 9 février, a toutes les chances de s’achever comme le premier, par un acquittement. Certes, contrairement à 2020, une majorité de sénateurs devrait juger l’ancien président coupable « d’incitation à l’insurrection » pour son rôle dans l’assaut donné par certains de ses partisans contre le Capitole, le 6 janvier, à Washington.
Mais cette majorité, composée des cinquante élus démocrates et d’une probable poignée de transfuges républicains, devrait s’avérer insuffisante compte tenu du seuil requis pour un impeachment (67 voix sur 100). Les élus républicains qui se sont exprimés dimanche dans des émissions politiques ont d’ailleurs dénoncé « une perte de temps » (Roger Wicker, Mississippi), « une farce » et « un risque pour l’unité du pays » (Rand Paul, Kentucky).
L’Obs traite même les Républicains de lâches :
Le procès en destitution de l’ancien président américain s’ouvre au Sénat mardi 9 février. Sauf coup de théâtre, les élus du Grand Old Party voteront son acquittement… sans se prononcer sur le fond. Une démonstration de lâcheté ? Ils sont devenus virtuoses en la matière.
Ou encore celui-ci :
Une nouvelle fois, le milliardaire républicain risque bien de s’en sortir indemne. Pour condamner Donald Trump, il faut rassembler les deux tiers des 100 sénateurs. Autrement dit, 17 républicains doivent se ranger du côté des 50 démocrates. Une situation peu probable puisque 45 sur les 50 sénateurs républicains soutiennent la défense de l’ex-président qui pointe l’inconstitutionnalité d’un procès visant un président hors fonction. Soulever un tel aspect juridique évite aux républicains de devoir se positionner sur le fond du dossier. Il serait en effet bien plus affligeant de ne pas condamner Trump dans ce cas-là (…)
L’influence de Donald Trump sur les républicains reste considérable et la procédure n’a que peu de chance d’aboutir. Aucun des deux camps ne souhaite toutefois s’y attarder. Ni les républicains, pour qui elle est une source de division, ni les démocrates qui ne souhaitent pas voir le procès Trump monopoliser les débats et bloquer de fait l’avancée législative de Joe Biden.
Vincent Bolloré sur le point de racheter Europe 1 ?
La gauche en tremble d’avance et hurle avant même d’avoir mal… Et pour cause : “Bolloré aurait en commun avec Zemmour une détestation de la bien-pensance, du conformisme, du socialisme”
Selon les rumeurs, Vincent Bolloré serait sur le point de racheter la célèbre radio Europe 1, en perte d’auditeurs, afin d’en faire le pendant de CNews :
Pourtant, de l’une à l’autre, ces derniers jours, le même chuchotis d’étage en étage, de bureau en bureau, de bouche à oreille : « C’est fait. » C’est une question d’heures, à peine de jours : de sources concordantes, Vincent Bolloré est sur le point de racheter Europe 1. L’idée : appuyer l’historique station du groupe Lagardère sur sa chaîne info. L’objectif : offrir soudain un sérieux haut-parleur radiophonique à la ligne éditoriale singulièrement à droite de CNews à un an de l’élection présidentielle.
Chez CNews, le « C’est fait » dépasse largement le bruit de couloir : « Ce n’est plus de l’ordre de la rumeur, là ; on en est à : “Combien de jours avant l’annonce ?” », témoigne un journaliste. Thomas Bauder, le directeur de l’information de la chaîne, a même évoqué publiquement la future alliance avec Europe 1 en conférence de rédaction en fin de semaine dernière.
L’avortement, ce “principe républicain”
Le délit d’entrave à l’avortement vient d’être ajouté, par amendement (n°44) à l’article 12 du projet de loi sur les principes républicains, à la liste des infractions incompatibles avec le bénéfice d’une dépense fiscale. Explications des signataires de cet amendement :
Le débat autour du droit à l’avortement connaît aujourd’hui un fort renouveau, nourrissant une forme de remise en cause de ce droit fondamental dans le monde avec une volonté, parfois clairement affichée, de certains groupes politisés, de restreindre drastiquement l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Le recours à l’avortement est considéré dans certaines sociétés comme révélateur d’une sexualité qui s’écarte des normes en vigueur ; la question de l’avortement est de ce fait profondément liée à celle des rôles sexués et des inégalités de genre. Des mouvements d’opposition à l’IVG également présents en France. Face à cette remise en cause d’un droit pourtant fondamental, l’Assemblée nationale, sous l’impulsion de la Délégation aux droits des femmes, a adopté en novembre 2014 une proposition de résolution visant à réaffirmer le droit à l’IVG. Le droit de disposer de son corps et celui de prendre librement des décisions autonomes pour sa santé, sans crainte de discriminations, de violences, de coercitions, sont des droits fondamentaux. C’est le sens de la loi du 27 janvier 1993 qui crée un délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse. Délit qu’il semble pertinent de renforcer à l’occasion d’un texte visant à conforter les principes de la République. C’est pourquoi cet amendement propose de l’ajouter à la liste des infractions incompatibles avec le bénéfice d’une dépense fiscale.
Bruno de Saint Chamas : Le libéralisme libertaire contre la vérité de l’Homme
Depuis la chute du bloc soviétique, les libéraux ont inventé une nouvelle anthropologie selon laquelle l’Homme est un projet en devenir, sans histoire, sans patrimoine… Ce qui compte maintenant, c’est de multiplier les opportunités de choix pour augmenter le profit en évacuant la question de la vérité en politique ou du bien en économie. Pour en parler, Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Bruno de Saint Chamas, ingénieur et ancien président d’Ichtus. L’invité de “Politique & Eco” évoque la perte de la valeur travail à travers les écrits de la philosophe Simone Weil et la volonté de l’Assemblée nationale de lancer d’un débat public sur la création d’un mécanisme de revenu universel appelé socle citoyen, destiné “à ceux pour qui il n’y a plus de travail” comme l’a déclaré Klaus Schwab, le président du Forum économique mondial.
Moines et vignerons
L’art de l’assemblage consiste à faire naître un vin qui soit esthétiquement plus beau que la simple addition des qualités des jus qui le composent. Il illustre ainsi la célèbre formule d’Aristote : « la totalité est plus que la somme des parties ».
L’assemblage ne consiste pas à mettre en œuvre une recette toute faite que l’on pourrait reproduire chaque année, mais à sublimer ce que la nature et le travail de l’homme ont produit à un moment donné. Mozart disait: « Je mets ensemble les notes qui s’aiment. » L’assembleur-vigneron ne fait pas autre chose. Il est un compositeur et sa démarche est créatrice.
L’écologie politique semble à la fois punitive, complètement inefficace et contre-productive sur le plan environnemental
Remarquable tribune de Jean-Loup Bonnamy, normalien, agrégé de philosophie et spécialiste de géopolitique et de philosophie politique :
Certains textes littéraires semblent parfois étrangement prophétiques (…) Il en va ainsi d’une brève nouvelle de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889), intitulée L’amour du naturel (…) Ce texte crucial nous permet de mieux comprendre les problématiques politiques liées à l’écologie (…)
On peut retenir plusieurs choses de cette nouvelle. Tout d’abord, on y voit que les pauvres sont chassés des villes. C’est exactement le phénomène que l’on constate aujourd’hui avec la gentrification des grandes villes, l’explosion du coût de l’immobilier dans les métropoles et la migration des classes populaires vers la France périphérique. Aujourd’hui, les riches sont à Paris et les classes populaires, comme Daphnis et Chloé, vivent en Seine-et-Marne, lieu où se déroule la nouvelle de Villiers (…). Ensuite, on pourrait croire qu’en vivant loin des grandes villes, les classes populaires seraient plus proches de la Nature.
Paradoxalement, comme l’a bien vu Villiers, ce n’est pas le cas. C’est même tout le contraire. Les pauvres n’ont jamais eu aussi peu accès à la nature. On peut habiter à 500 mètres d’une forêt sans jamais y avoir mis les pieds. Cette Nature, qui était auparavant omniprésente, universellement et immédiatement accessible, devient un produit de luxe. Villiers nous montre des pauvres privés de Nature. Or, c’est exactement ce que nous voyons aujourd’hui: des pauvres condamnés à une vie américanisée et artificialisée, à la dictature des zones commerciales et de la grande distribution, au hard discount, aux aliments hyper-transformés, à la malbouffe, au Made in China de mauvaise qualité… tout cela coûtant moins cher que des produits sains et locaux (…) Enfin, ce sont aujourd’hui les riches, qui, grâce à leur argent, confisquent à leur profit la Nature (produits bios inabordables, healthy food et jus de fuit detox, parcs et arbres dans les grandes villes…) (…) Mais cette confiscation de la Nature par l’argent n’implique nullement une meilleure connaissance de la Nature chez les classes aisées.
On notera au passage qu’il s’agit là d’un basculement historique et anthropologique majeur. Avant la Révolution industrielle, c’était les pauvres qui étaient proches de la Nature et les riches qui en étaient éloignés (…)
On notera aujourd’hui que ce sont principalement les élites, les habitants des grandes métropoles, les bobos, les gagnants de la mondialisation, les «anywhere» (…) qui portent le discours de l’écologie politique et les revendications écologistes. Pourtant, cette population aisée est la grande gagnante d’un système économique, la mondialisation, qui est à l’origine de l’essentiel de la pollution mondiale et qui est profondément anti-écologique. Et elle a souvent tendance à défendre des innovations sociétales, comme la GPA, qui enfreignent manifestement les lois et les limites de la Nature.
C’est cette population qui réclame davantage d’écologie et ne jure que par le bio alors que pourtant elle vit dans des grandes villes, ignore tout de la Nature réelle et concrète et serait bien en peine de différencier un hêtre d’un bouleau.
Paradoxalement, ce sont les riches qui ont accès au bio qui demandent davantage d’écologie. Tandis que les pauvres, condamnés à la malbouffe, se moquent de l’écologie politique. Pour eux, l’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, la sécurité, l’immigration, l’identité sont des priorités autrement plus importantes que la protection de l’environnement. Quand on peine à boucler ses fins de mois, le climat parait bien lointain. Pire, ils voient souvent dans l’écologie un discours de riche, méprisant, hautain et dont ils seront les premières victimes. Victimes en payant leur électricité et leur gaz plus cher. 14% des ménages sont déjà en situation de précarité énergique. Victimes en payant encore plus d’impôts. Victimes en voyant le recours à l’automobile encore davantage pénalisé.
Or quand on habite dans la France périphérique, la dépendance à l’automobile est un fait absolument fondamental. Victimes des éoliennes, qui se trouvent dans la France Périphérique et non au cœur des métropoles, avec leur bruit infernal, audible à plusieurs kilométres, et leur cortège de nuisances, nuisances qui font fuir les animaux (oiseaux, écureuils…) et rendent malades les humains (migraines, problèmes d’audition…). D’ailleurs, la présence d’éoliennes à proximité fait baisser la valeur d’une maison de 40 %. Ce sont les maisons des Gilets Jaunes, des Daphnis et Chloé modernes, qui vont perdre de la valeur à cause des éoliennes et non pas les appartements des électeurs d’Anne Hidalgo (…) Victimes d’une économie française plombée par les normes environnementales, normes qui vont détruire encore davantage d’emplois, nous faire perdre encore davantage en compétitivité, nous désindustrialiser encore plus (…)
Plus surprenant encore, l’écologie politique semble à la fois punitive et complètement inefficace et contre-productive sur le plan environnemental. Les exemples absurdes abondent. C’est, par exemple, le cas des éoliennes. Les partisans de l’écologie politique veulent à la fois réduire l’émission de gaz à effets de serre (ce qui est louable) et diminuer la part du nucléaire dans l’électricité française. Mais les deux objectifs sont contradictoires.
Miser sur l’éolien, c’est avoir une énergie moins fiable et plus coûteuse. Son développement amènera des coupures plus fréquentes (surtout en hiver), des factures plus chères qui pèseront sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité de notre économie. L’énergie abordable que nous offre le nucléaire, symbole de l’excellence française et gage de souveraineté, est l’un des derniers atouts d’une compétitivité industrielle française bien malade.
Surtout plus on remplacera le nucléaire par de l’éolien, plus nous émettrons de gaz à effet de serre, car l’intermittence du vent (le fait que le vent ne souffle pas tout le temps) nous pousse à recourir au gaz et au charbon, très polluant, alors que le nucléaire émet beaucoup moins de CO2.
Les centrales nucléaires émettent en moyenne 80 fois moins de CO2 par kilowattheure produit que les centrales à charbon et 45 fois moins que les centrales à gaz. La fermeture des réacteurs de Fessenheim se solde déjà par l’émission annuelle supplémentaire de 8 millions de tonnes de CO2 en Europe, soit l’équivalent de 15 % des émissions annuelles d’une région comme l’Île-de-France, et par un approvisionnement moins fiable. En abandonnant le nucléaire et en portant l’éolien au pinacle, Angela Merkel a considérablement développé le charbon, ce qui a fait exploser la pollution émise par l’Allemagne, au grand détriment de la qualité de l’air en Allemagne et dans le monde. L’Allemagne est aujourd’hui le sixième pollueur mondial, loin devant la France, émettant plus du double de CO2 par rapport à nous.
Une éolienne a des pâles de 50m qui s’appuient sur un mât de 100 mètres. Elle repose sur un socle en béton armé de 300m3. Il faut 1 500 tonnes de béton par éolienne, soit 30 millions de tonnes pour les 20 000 éoliennes qu’il est prévu d’installer (béton transportés par 1,2 million de voyages de camions-toupies, qui fonctionnent…à l’essence). Elle est bourrée de ferraille et de plastiques ainsi que d’huile de vidange qui risque à tout moment de polluer les nappes phréatiques. Sans compter les métaux rares nécessaires à sa fabrication et extraits à l’autre bout du monde de manière très polluante (pollution de l’air par émission de CO2, des sols et des eaux). Lorsque ses pâles sont gelées, il faut faire fondre la glace en pulvérisant par hélicoptère de l’eau à 60 degrés, chauffée dans un camion au fioul (…)
Pourquoi l’écologie politique est-elle aussi peu attentive à la réalité et à l’efficacité écologique? Tout simplement parce que l’écologie politique est avant tout une façon de se définir soi même, de renvoyer aux autres et surtout à soi même une certaine image sociale de soi (…) Aujourd’hui, une partie des classes moyennes supérieurs cherchent à se distinguer en adoptant un discours progressiste et écologiste. «Regardez nous sommes des gens bien! Nous sommes altruistes et gentils. Nous sommes intelligents et nous croyons la science, donc nous protégeons le climat. Nous ne sommes pas comme tous ces ploucs, ces climato-sceptiques admirateurs de Trump, ces Gilets Jaunes, ces beaufs racistes qui polluent et se moquent de la Nature». L’écologie politique n’est que la nouvelle forme d’un puissant narcissisme et d’un non moins puissant mépris de classe… (…)
Comme l’écrit Pierre Vermeren: «il est plus commode de s’en prendre aux chasseurs, aux corridas et aux cirques, pour se donner bonne conscience qu’aux vrais facteurs de l’extinction planétaire de la faune et de la flore.» Lorsqu’on vit dans une métropole, loin des éoliennes, et qu’on ne connait rien à la Nature, il est difficile de mesurer l’impact écologiquement négatif de certaines mesures que l’on défend pourtant au nom de l’écologie.
Le bobo peut mépriser le chasseur, mais le chasseur connaît infiniment mieux la nature que lui et participe activement à la régulation des espèces. Si l’écologie politique est un simple mode de distinction sociale et culturelle, elle n’a nulle besoin d’être efficace sur le plan environnemental. Une mode, un imaginaire (le vent et les petits oiseaux), une idéologie, parfois sectaire et fanatique, un moyen de distinction social n’ont pas besoin d’être rationnels ni de rechercher le bilan coûts-avantages. L’émotion prime. Le symbole suffit.
Cela veut-il dire qu’il faut abandonner toute préoccupation écologique en politique? Certainement pas. Au contraire, il est urgent de construire une autre écologie politique réaliste, alternative et crédible. Il doit s’agir d’une écologie populaire et patriote. Qu’on le veuille ou non, les faits sont les faits: l’urgence écologique est là et remet en question la pérennité de notre Nation et de nos modes de vies. Chaque année un à deux millions de personnes meurent en Chine à cause de la pollution. Idem en Inde. La pollution tue donc plus dans ces deux pays que le Covid-19 dans le monde entier. Et en France, la pollution menace notre santé.
Les patriotes, les gaullistes, les conservateurs, les populistes, les souverainistes (de gauche comme de droite), les défenseurs des identités et des traditions, bref tous les contempteurs d’une mondialisation devenue folle, doivent s’emparer de la question écologique pour ne pas en laisser le monopole aux Torquemada et aux Tartuffe de la bourgeoisie progressiste (…)
Cette nouvelle écologie politique doit reposer sur quelques principes simples.
Premier principe: Ne jamais prendre des mesures sur une base affective ou symbolique mais toujours rechercher l’efficacité, c’est-à-dire l’amélioration concrète de la situation environnementale. Pour cela, il faut se soucier des conséquences et procéder à des bilans coûts-avantages. Cela nous amènera probablement à revoir à la baisse nos ambitions en matière d’éolien.
Deuxième principe: être populaire, sociale et démocratique. Pour cela, elle doit être incitative et positive, et non pas négative et punitive. Elle doit encourager les initiatives, récompenser les bons comportements, se faire aimer en créant des emplois et de la croissance et en assurant une meilleure qualité de vie.
Troisième principe: Tout politique écologique crédible implique nécessairement un certain degré de démondialisation. Il n’y a pas d’écologie sans protectionnisme, sans souveraineté, sans frontières, sans patriotisme économique, sans réindustrialisation. Sans protectionnisme, l’écologie est un vain mot, qui ne peut que nuire à notre économie et à nos emplois. Cela ne sert à rien de s’imposer des normes écologiques si cela nous pénalise et nous conduit à importer, après un transport long et polluant, des produits fabriqués à l’autre bout du monde sans aucun respect des normes environnementales.
On ne peut pas avoir à la fois le libre-échange mondialisé et l’écologie. Certains pays polluent massivement et pratiquent un véritable dumping environnemental en faisant fi des normes que nous nous imposons à nous-mêmes. Dans une telle situation, il parait donc normal de protéger notre industrie, de relocaliser la production chez nous et de sanctionner ces pays par des taxes, des subventions aux entreprises qui produisent en France, des barrières douanières, des politiques de préférence nationale ou européenne et des quotas d’importation.
Quatrième principe: Privilégier les énergies renouvelables face aux énergies carbonées. Bien sûr, le nucléaire doit être considéré comme un renouvelable à part entière, et même comme le renouvelable par excellence. Notre filière nucléaire doit donc être sanctuarisée, développée, sans cesse améliorée (notamment sur les questions de sécurité et de gestion des déchets) et exportée (…)
Neuvième principe: Défendre la qualité, le petit commerce, l’artisanat, les petits paysans, l’art de vivre à la française, les circuits courts…(…)
Zemmour 2022 : Phantasme ou électro-choc pour LR et RN ?
Face à la nullité des propositions venant de LR, dont on se demande s’ils sont encore de droite, et le sentiment d’une routine électoraliste peu convaincante (à part sur l’immigration) venant du RN, l’hypothèse d’une candidature surprise d’Eric Zemmour aurait de quoi animer de manière vraiment intéressante le triste paysage politique de la droite française quasi inexistante ou de plus en plus soumise à l’européisme, à l’invasion migratoire, à l’islamisme, à la décadence des valeurs conservatrices et à l’écologie punitive :
Eric Zemmour envisagerait une candidature à l’élection présidentielle 2022, selon le premier volet d’une enquête de L’Express mise en ligne le 7 février. Si l’essayiste n’a rien confirmé à ce propos, l’hebdomadaire rapporte que plusieurs de ses proches ont noté un changement de ton de sa part au sujet de l’échéance électorale. «A ma place, que ferais-tu pour la présidentielle ?», aurait-il demandé à plusieurs d’entre eux. «On s’organiserait comment pour récolter les signatures d’élus ? Pour le financement ?», aurait-il également demandé au maire de Béziers Robert Ménard, toujours selon L’Express. Ce dernier, qui tente d’agréger des soutiens en vue d’une candidature de Zemmour, explique au magazine qu’ils échangent désormais une fois par mois, et qu’il ne l’a «jamais senti aussi près de franchir le pas qu’aujourd’hui» (…)
L’Express note que dans l’émission à laquelle il participe sur CNews, Face à l’info, l’essayiste développe déjà un début de programme politique : «préférence nationale pour les allocations familiales», «suppression du droit du sol», «aides ciblées sur les deuxième et troisième enfants». Robert Ménard aurait organisé en septembre 2020 un déjeuner avec Eric Zemmour en présence du maire d’Orange Jacques Bompard (qui préparerait un comité de soutien), et de son conseiller en communication, Joseph-Marie Joly. Ce dernier souhaiterait lancer en mars une pétition en ligne pour appuyer cette candidature : «Jesignepourzemmour.fr».
Dans tous les cas, selon l’hebdomadaire, l’essayiste attendrait que les régionales en juin prochain soient passées avant de se décider, et souhaiterait connaître le point de vue des figures de droite à savoir Marion Maréchal et Philippe de Villiers, dans l’optique d’un possible soutien de leur part.
Le “catholique” Biden veut promouvoir les “droits” LGBTQ…XYZ
Joe Biden a signé trois décrets sur l’immigration. Il prévoit notamment de rendre la naturalisation plus accessible aux neuf millions de personnes éligibles à la citoyenneté américaine. Les Démocrates préparent les prochaines élections en naturalisant leurs futurs électeurs…
Joe Biden veut particulièrement « protéger les demandeurs d’asile LGBTQ ». Il va donc relancer l’initiative de Barack Obama pour
« promouvoir les droits humains des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres, queer et intersexes à travers le monde ».
Il a donc demandé aux agences américaines présentes à l’étranger de produire dans les 180 jours un plan d’action pour en faire un axe fort de leurs interventions. Il a signé un memorandum dans ce sens et il va nommer un émissaire spécial pour renforcer encore l’attention sur ces questions…
Justifier les mesures de restriction les plus sévères pour « lutter contre le virus »
Die Welt, l’un des trois plus grands quotidiens allemands, a fait état hier dans son édition du dimanche (Welt am Sonntag) d’une correspondance électronique entre l’Institut Koch et le ministère allemand de l’Intérieur, en mars 2020, lors de la « première vague » de la « pandémie ». Yves Daoudal indique :
Dans le cadre d’un litige qui a duré des mois, un groupe d’avocats a eu connaissance de cet échange de courriels. On y voit que le gouvernement allemand demandait à l’Institut Robert Koch (mais aussi à d’autres institutions) de créer des modèles permettant de justifier les mesures de restriction les plus sévères pour « lutter contre le virus ». On y voit par exemple le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Markus Weber, demander aux chercheurs de développer un modèle sur la base duquel il pourra prendre « des mesures de nature préventive et répressive ». Sic. L’Institut Koch a immédiatement fourni au gouvernement un scénario selon lequel plus d’un million de personnes mourraient du coronavirus si l’on ne prenait pas des mesures drastiques. Le gouvernement distilla le scénario dans les médias et quatre jours plus tard étaient prises les mesures de confinement.
C’est arrivé un 8 février…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 8 février 590 : le pape Pélage II meurt de la peste.
Pélage II nait à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu’à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l’hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l’acclamation unanime du clergé et du peuple.
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le 8 février 1124 : décès d’Étienne de Muret, religieux français, fondateur de l’Ordre de Grandmont.
Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d’Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l’appel du Christ au jeune homme riche :
“Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! “.
Il enseigne une règle unique : suivre l’Evangile, base de la Règle de l’Ordre : “L’Évangile, tout l’Évangile, rien que l’Évangile”.
Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d’Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.
Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret
(Église de Roncherolles sur le Vivier)
La bienveillance des Rois de France et d’Angleterre vis à vis de l’Ordre de Grandmont est à l’origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.
La destruction de l’Ordre de Grandmont est l’œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d’Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l’opération.
L’extinction de l’Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n’est confirmée par Louis XVI qu’en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.
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le 8 au 11 février 1250 : défaite de l’armée française devant la Mansourah.
Arrivée devant la citadelle d’el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l’armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l’armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l’avant-garde, commandée par Robert d’Artois, frère du Roi, s’aventure imprudemment à l’intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.
Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coute cher à l’armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d’Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d’écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l’armée y est menacée par la famine et les épidémies.
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le 8 février 1486 : les Etats de Bretagne font serment de reconnaître Anne pour duchesse.
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le 8 février 1492 : Anne de Bretagne est sacrée reine de France, à Saint-Denis.
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le 8 février 1619 : Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères.
De Jean RESTOUT – Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères
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le 8 février 1649 : Condé assiège Paris avec 12 000 hommes défait les frondeurs à Charenton.
François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :
« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l’a bien vu, la Fronde et Port-Royal c’est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu’elle anima de son esprit. »
Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale, puis, il change d’attitude et se range du côté des Princes à cause d’une dispute avec le cardinal Mazarin. C’est à partir du 8 février 1649 jusqu’en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris avec la Fronde des Princes, se révoltant ainsi contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D’Autriche.
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le 8 février 1807 : bataille d’Eylau.
La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d’une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s’affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d’autre en cette bataille qui ne sert à rien.
Maitre du terrain, l’empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu’un “Te Deum” soit chanté pour la victoire et écrit le 12,
“un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire.”
Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:
« Cette boucherie passerait l’envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».
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le 8 février 1871 : élection d’une Assemblée nationale en France.
Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.
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le 8 février 1930 : réquisitoire du pape contre la persécution des chrétiens en Union soviétique.
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le 8 février 1937: Bergson et la foi catholique.
« Mes réflexions m’ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l’achèvement complet du judaïsme.
Je me serai converti, si je n’avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d’un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d’antisémitisme qui va déferler sur le monde. J’ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.
Mais j’espère qu’un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l’y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.
Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s’adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d’abord d’avoir des prières d’un prêtre catholique »
Henri Bergson dans Lectures françaises, N° 445, page 46.
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le 8 février 1944 : fin de la conférence de Brazzaville au Congo français.
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le 8 février 1962 : une manifestation anti-OAS au métro Charonne à Paris, fait 8 morts.
La menace turque
Jean-François Colosimo, qui vient de publier Le Sabre et le turban. Jusqu’où ira la Turquie ?, a été interrogé dans L’Incorrect du mois de février. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Incorrect ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.
Bella
Bella est diffusé par e-cinéma du 9 février, jusqu’au 28 février. Il est possible de s’inscrire sur ce lien. Chaque séance étant suivie d’un échange avec un intervenant.
New-York. Gloire du football à la carrière brisée suite à un drame, aujourd’hui cuisinier dans le restaurant mexicain de son frère Manny, José s’est retiré du monde. Nina, une jeune serveuse enceinte et en détresse, se fait licencier du restaurant pour être arrivée en retard. Délaissant sa cuisine, José décide de l’accompagner. Au cours d’une longue journée à New York, ils vont non seulement affronter leur passé, mais découvrir comment le pouvoir de guérison d’une famille peut les aider à embrasser l’avenir. Avec : Eduardo Verastegui (José), Tammy Blanchard (Nina), Manny Perez (Manny), Angelica Aragon (la mère de José, Manny et Eduardo), Jamie Tirelli (Le père), Ramon Rodriguez (Eduardo), Armando Riesco, Francisco, le manageur), Aly Landry Monteverde (Celia), Ewa Da Cruz (Veronica), Alexa Gerasimovich (Loochi), Herb Lovelle (le SDF), Tawny Cypress (Frannie), Doug DeBeech (Pieter), Michael Mosley (Kevin), DominicColon (Pepito), David Castro, Wade Mylius, Michael Chin, Marylin Torres, Jim Stanek, Teresa Yenque, Sara dawson, Jamie Schofield, Lukas Behnken, Melinda Peinado, Kola Ogundira, Hudson Cooper, Ana Wolfington, Anthony Ippolito, Willian Johnson, Maurice Carr, Yuichi Ida. Scénario : Alejandro Monteverde, Patrick Million, Leo Severino. Directeur de la photographie : Andrew Cadelago. Musique : Stephan Altman.
Récompenses : Prix du publicau Festival International de Toronto (2006), Grand Prix du Festival International du film de Heartland d’Indianapolis (2006), Legacy Award de la Smithsonian Institution.
Génèse…
Il parait intéressant de s’attarder quelque peu sur l’origine du projet de Bella. Lorsque le projet débute, nous sommes encore au début du mouvement cinématographique des « Faith Based Movies » qui nait outre-Atlantique après le succès rencontré par La Passion du Christ (2004) de Mel Gibson. Dans ce mouvement, un groupe de « latinos » va prendre une place particulière. De la rencontre en 2004 du réalisateur mexicain Alejandro Monteverde, de Leo Severino qui va quitter la 20th Century Fox, de Sean Wolfington et du comédien Eduardo Verastegui, nait la société de production cinématographique, Metanoïa films. Une raison sociale qui n’est pas neutre puisque ce mot grecque signifie en théologie la repentance ou la pénitence et que l’on peut aussi l’utiliser dans le sens de conversion. C’est qu’en effet les quatre mousquetaires installent la société Metanoïa films à Beverly Hills mais son objet est de produire des films dont les thèmes sont clairement chrétiens. Le seul parcours d’Eduardo Verastegui explique très bien la motivation des quatre associés. Acteur, mannequin et chanteur mexicain, Eduardo Verastegui redécouvre la foi catholique avec son professeur alors qu’il suit des cours de prononciation d’anglais. Il est alors résolu à changer de mode de vie et déclare qu’il est décidé à refuser les offres qu’il aurait de jouer des rôles dans des films en conflit avec sa foi catholique ou qui insulteraient ses frères latinos. Mieux encore, dans un entretien publié par Catholic Report, il explique qu’il est déterminé à assister à la messe quotidiennement, à réciter le chapelet et à se confesser au moins une fois par semaine. Ainsi, Bella devient la première réalisation initiée par Metanoïa Films.
Si tu as envie de faire rire Dieu, racontes-Lui tes projets !…
Le film aborde d’une manière très délicate la question de l’avortement et surtout qu’il est possible de l’éviter. L’essentiel du film, si on excepte l’introduction et la conclusion se déroule en une seule et longue journée qui va avoir un impact déterminant sur deux adultes puisqu’elle va leur permettre de surmonter un passé douloureux et de construire leur avenir. Concentré en une seule journée, ce mouvement de Metanoïa qui bouleverse ces deux vies, et qui donne tout son sens à la citation en voix off au début du film «Si tu as envie de faire rire Dieu, racontes-Lui tes projets ! », exige un travail scénaristique précis et une mise en scène très calculée qui sont au rendez-vous. Alejandro Monteverde et ses coscénaristes utilisent plusieurs moyens pour animer ce drame intimiste inspiré d’un fait réel et lui éviter de tomber un peu à plat. Tout d’abord, ils situent l’action dans le milieu Latino de New-York ce qui permet d’en faire une description très authentique et sympathique et de décrire les aspects positifs d’un milieu où la foi catholique est au centre de la vie. La famille qu’il nous est permis d’observer n’a en effet rien à voir avec celles, recomposées et/ou décomposés, qu’il nous est donné de voir dans tant de films… La joie simple, la charité qui émanent de cette famille latino donne au film une connotation un peu féérique. Précisons d’ailleurs que c’est cette particularité sociologique du film qui a valu aux scénaristes et au réalisateur de recevoir le « Legacy Award » de la Smithsonian Institition pour la contribution positive du film à l’art et à la culture latinos. « Ce film dépeint la culture mais également la transcende (…) Il a un attrait universel » (Pilar O’Leary, directeur exécutif du centre latino de la Smithsonian Institution). Ensuite sur le plan de la réalisation, Alejandro Monteverde utilise adroitement le montage alterné d’actions simultanées ce qui dynamise le récit et permet de traiter certains passages avec une grande délicatesse. Ainsi, le passage au centre de consultation pour l’avortement est traité en plusieurs fois car alterné avec d’autres actions, évitant de sombrer dans le mélodrame sans occulter la gravité et le côté dramatique de la situation. Enfin et surtout, avec une caméra très mobile et un montage assez nerveux, il filme au plus près les visages de ces êtres qui se métamorphosent doucement. Ce dernier point participe de façon déterminante à donner au film une tonalité spirituelle qui est essentielle. Et finalement, cette tonalité qui frise le conte de fée et celle plus spirituelle qui sourd, annoncent le petit chef d’œuvre que réalisera la même équipe neuf années plus tard, Little Boy, qui adoptera très clairement le mode du conte cinématographique. Tammy Blanchard (Raisons d’État de Robert De Niro en 2006, Blue Jasmine de Woody Allen en 2013) exprime avec beaucoup de justesse l’angoisse et le désarroi de la jeune femme pour laquelle l’avortement est à priori la seule solution envisageable à son problème. Quant à Eduardo Verastegui (Cristeros de Dean Wright en 2012, Son of God de Christopher Spencer en 2014, Little Boy d’Alejandro Monteverde en 2015), sa foi, ses convictions personnelles, ses choix drastiques et son regard profond et serein irradient toutes les scènes où il est présent et contribuent significativement à pousser le film vers le haut.
Un film qui évangélise…
Une anecdote concernant Eduardo Verastegui et le film mérite d’être racontée ici. Alors qu’il fait des recherches pour son rôle dans Bella et que, dans ce cadre professionnel, il se rend dans une clinique d’avortement, il commence durant le voyage à parler à un couple hispanique qui allait dans cette clinique pour un avortement. Ceux-ci le reconnaissant dans ses rôles à la télévision mexicaine, l’écoutent décrire l’intrigue de Bella et le rôle qu’il va tenir dans le film. Finalement, le couple se ravise et décide de rentrer chez lui. L’histoire déjà très belle ainsi ne s’arrête pas tout à fait là car immédiatement après la naissance de leur enfant, les nouveaux parents appellent Eduardo Verastegui pour lui annoncer la bonne nouvelle, le remercier et lui demander la permission de nommer l’enfant Eduardo en hommage et en souvenir de lui. Quelques semaines plus tard, Eduardo se fit un devoir de rendre visite au petit Eduardo. Cette histoire est sans doute le premier miracle du film qui devrait en faire d’autres… en plus de toucher au cœur le spectateur en raison d’une attachante sincérité et d’une délicate et émouvante bienveillance.
Bruno de Seguins Pazzis
Journée pour la vie en Italie : le pape s’inquiète de l’hiver démographique
A l’occasion de la Journée pour la vie, dimanche 7 février, le pape a abordé le problème démographique italien, après la prière de l’angélus de midi.
« Notre société doit être aidée à se guérir de toutes les attaques contre la vie, afin qu’elle soit protégée à chaque étape. »
« Permettez-moi d’ajouter une de mes préoccupations: l’hiver démographique italien. En Italie, les naissances ont chuté et l’avenir est en danger. »
« Assumons cette inquiétude et essayons de faire en sorte que cet hiver démographique prenne fin et qu’un nouveau printemps de petits garçons et de petites filles fleurisse ».
La population de l’Italie diminue. En l’absence de rebond de la natalité, la population de l’Italie devrait, selon certaines estimations, diminuer de 16 millions d’ici 2050 et elle pourrait passer de 61 à 31 millions d’habitants en 2100.
Et comme la nature a horreur du vide…
Le grand déballage se poursuit
Après l’acteur gauchiste Richard Berry accusé d’inceste par sa fille, c’est le père de la journaliste et adjointe à la mairie de Paris Audrey Pulvar, décédé en 2008, qui est accusé de pédocriminalité.
Dans un article, Libération défend Audrey Pulvar : l’ex-journaliste, candidate à l’élection régionale de juin en Ile-de-France, “n’a pourtant aucune responsabilité à porter.” Elle savait depuis vingt ans (donc bien avant que son père décède), mais ce n’était pas à elle de se substituer à la parole des victimes.
Plusieurs internautes ne se sont pas privés de rappeler à Libération que c‘est pourtant ce que ce même quotidien a reproché au cardinal Barbarin…
Le problème le plus immédiat pour l’Église, dans les démocraties modernes, est celui des lois tyranniques
De l’abbé Claude Barthe dans Res Novae :
La candidature du catholique Joe Biden à la présidence des États-Unis, alors qu’il défendait le droit à l’avortement, a divisé l’Église de ce pays : un prêtre lui a refusé la communion dans une église de Caroline du Sud ; le nouveau cardinal de Washington, le cardinal Wilton Gregory, a au contraire affirmé qu’il ne repousserait pas Biden de l’eucharistie ; et de son côté, Mgr Charles J. Chaput, archevêque émérite de Philadelphie, a publiquement estimé que les actes de Joe Biden démontraient qu’il n’était pas en communion avec l’Église.
Il est clair que le problème le plus immédiat pour l’Église, dans les démocraties modernes, est celui des lois tyranniques, qu’elles soient criminelles ou seulement injustes. Mais au-delà du refus des lois tyranniques se pose à elle et aux hommes de ce temps celui plus général de la vie au sein de la tyrannie. À ce propos, l’Église et l’Église seule peut aujourd’hui faire briller la vérité, « comme une lampe dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre » (2 P 1, 19).
La désastreuse intégration du positivisme juridique par les catholiques
La vulgate catholique d’aujourd’hui repose sur la séparation entre le domaine politique, censé moralement neutre, simplement positif, d’avec celui de la conscience individuelle, dichotomie qu’exprime par exemple le P. Alain Thomasset, professeur de théologie morale au Centre Sèvres à Paris :
« En tant que chrétien, un maire peut personnellement désapprouver la loi sur les mariages homosexuels, mais en tant qu’élu et officier public il a aussi des obligations par rapport à la loi qui s’impose à tous et dont il doit faire respecter l’application »[1].
On est à mille lieues de ce que disait, par exemple Pie XII :
« Le simple fait pour une loi d’être déclarée par le pouvoir législatif norme obligatoire dans l’État, fait considéré seul et par lui-même, ne suffit pas à créer un vrai droit. Le “critère du simple fait” vaut seulement pour Celui qui est l’auteur et la règle souveraine de tout droit : Dieu. L’appliquer indistinctement et définitivement au législateur humain, comme si sa loi était la règle suprême du droit, est l’erreur du positivisme juridique, au sens propre et technique du mot : erreur qui est à la base de l’absolutisme de l’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même »[2].
Car, comme le rappelait saint Thomas :
« Toute loi humaine instituée a valeur de loi dans la mesure où elle découle de la loi naturelle, mais si elle s’écarte de celle-ci en quelque chose, elle sera moins une loi qu’une corruption de la loi »[3].
D’où il résulte que « les lois injustes sont beaucoup plus des violences que des lois », et elles n’obligent pas[4].
Pour bien entendre ceci, il faut considérer les lois, à rebours des systèmes modernes, comme ce qu’elles doivent être, à savoir comme les instruments privilégiés de l’organisation juste de la cité, par lesquelles le gouvernant indique « la règle et la mesure » des actes posés par les citoyens. Elles organisent ainsi ce pourquoi la cité des hommes est faite : le bien vivre, le bien de la paix, le respect du juste, d’une vie honnête, dans l’harmonieux développement intellectuel et moral.
L’essence de la loi digne de ce nom repose en fait sur celle de la cité, dont l’existence est pour l’homme une exigence de la nature[5].
« Sans elle les hommes ne peuvent parvenir à leur fin, y compris dans ses aspects les plus élevés. Elle leur donne non seulement des biens matériels, mais aussi les moyens de développer leur vie intellectuelle jusqu’à la contemplation, jusqu’à la vérité ultime de Dieu, c’est pourquoi saint Thomas acquiesce à la constatation du Grec Aristote qui déclare que la politique est le plus divin des arts. La politique conduit l’homme à sa fin, d’abord dans l’amitié politique et même la vie religieuse, bien que les contemplatifs, en un certain sens, dépassent la vie de la cité. C’est à cette aide que la cité fournit à l’homme qu’il faut rapporter ce que dit saint Thomas des fonctions de la loi humaine »[6].
On a le plus grand mal à entendre ceci aujourd’hui, fût-ce théoriquement. L’homme par sa vie, qui est nécessairement une vie dans la cité, se trouve engagé dans un certain nombre de relations qui lui imposent des devoirs de justice, du fait de tout ce qu’il reçoit de cette cité, éducation, langue, biens de toute nature. À travers l’accomplissement de cette justice, il exerce ses vertus et parvient à sa fin. Les lois, par nature éducatrices, ne sont rien d’autre que des tuteurs, qui le contraignent à abandonner cet égoïsme auquel l’incline sa nature blessée par le péché. In fine, le but de la loi est de promouvoir le bien et de punir le mal :
« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute institution humaine: soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme envoyés par lui pour punir ceux qui font le mal et féliciter ceux qui font le bien » (1 P 2, 13-14) ;
ou encore :
« Car le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien, mais si tu fais le mal, crains, car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir » (Rm 13, 4-5).
La fin de l’appareil législatif est de créer un ordre moral¸ au sens non polémique et le plus profond du terme[7].
La subversion de la notion de bien commun
L’avalanche de lois tyranniques sapant les fondements de la famille naturelle (divorce, égalisation des filiations légitimes et hors mariage, autorisation de la contraception, légalisation de l’avortement, « mariage » homosexuel, divers procédés de conception artificielle ; etc.) enlève toute apparence de contenu au bien commun de la cité. Ce que l’on nomme la doctrine sociale de l’Église a été constamment attentive, à juste titre, depuis Rerum novarum, à la subversion du bien commun dans le domaine économique par l’individualisme moderne et le libéralisme économique. Or, il en va de même, et plus gravement encore, dans le domaine familial, sur un autre versant de l’individualisme et du libéralisme.
Pour citer à nouveau le pape de Rerum novarum :
« Dans l’ordre politique et civil, les lois ont pour but le bien commun, dictées non par la volonté et le jugement trompeur de la foule, mais par la vérité et la justice. L’autorité des princes revêt une sorte de caractère sacré plus qu’humain, et elle est contenue de manière à ne pas s’écarter de la justice, ni excéder son pouvoir. L’obéissance des sujets va de pair avec l’honneur et la dignité, parce qu’elle n’est pas un assujettissement d’homme à homme, mais une soumission à la volonté de Dieu régnant par des hommes »[8].
On est certes dans le domaine naturel, pas surnaturel, mais l’autorité y a un caractère sacré. D’ailleurs, la poursuite du bien commun, «fin et critère régulateur de la vie politique »[9], doit disposer les citoyens à accéder au salut de l’âme, que leur propose l’Église, Épouse du Christ.
Où chercher le bien commun naturel, bien ultime dans l’ordre des choses humaines, fin de la cité ou de la politique »[10], dans les présentes dispositions législatives de bioéthique, qui poursuivent l’interminable processus de transgression des lois précédentes ? Quel reste du « bien vivre » dont doivent bénéficier tous ceux qui sont organisés en une société politique donnée ?
« En effet, si les hommes s’assemblent, c’est pour mener une vie bonne, ce à quoi chacun isolément ne pourrait parvenir. Or, une vie bonne est une vie selon la vertu. La vie vertueuse est donc la fin du rassemblement des hommes en société »[11].
En quoi elle reste cependant infiniment inférieure à la vie surnaturelle confiée à l’Église. Cependant, les mauvaises lois entraînent les hommes à la perdition et obscurcissent la Révélation. Et parce que l’homme est esprit et corps, les biens du corps (santé, biens extérieurs nécessaires à l’entretien), mais aussi le patrimoine accumulé des valeurs humaines et culturelles, entrent dans ce bien général rationnel (moral) que dispense la communauté[12].
L’irremplaçable témoignage de l’Église enseignante
S’il est nécessaire que pasteurs de l’Église, pape et évêques, dénoncent les lois injustes, est-ce suffisant ? Cette dénonciation ne devrait-elle pas s’accompagner d’une critique plus radicale, au nom du rappel des principes généraux qui commandent la vie de la cité ? Plus personne, hors l’Église hiérarchique, n’est aujourd’hui en mesure de le faire efficacement.
Car aujourd’hui, du fait de la multiplication de lois tyranniques, on ne peut pas ne pas se poser la question de la tyrannie du gouvernement de la cité lui-même, que vicie l’absence de poursuite du bien commun. Saint Thomas traite des « tyrans » qui, au-delà de l’édiction d’une loi contraire au bien commun, le renversent radicalement en visant leur profit personnel[13]. Mais on est ici plus avant, dans l’ordre d’États de « droit nouveau » (dénomination que donne Léon XIII au système institutionnel moderne dans l’encyclique Immortale Dei), qui sont étrangers par nature à la reconnaissance de la transcendance de la loi naturelle, et dont il faudra reparler plus à fond sous l’aspect des rapports Église-État.
Il est vrai que ces États peuvent malgré tout intégrer dans leur législation un certain respect de l’ordre naturel, et ce en raison de l’état de l’opinion – lequel évolue de plus en plus vite, puisque le politique a cessé de l’éduquer. Ainsi le mariage républicain, en France, avait conservé le modèle du mariage naturel qu’il a progressivement dégradé[14]. Pie XII, dans le discours à la Rote cité plus haut, remarquait de même :
« Le XIXe siècle est le grand responsable du positivisme juridique. Si ses conséquences ont tardé à se faire sentir dans toute leur gravité dans la législation, c’est dû au fait que la culture était encore imprégnée du passé chrétien et que les représentants de la pensée chrétienne pouvaient encore presque partout faire entendre leur voix dans les assemblées législatives »[15].
Il s’agirait en somme pour les Successeurs des Apôtres d’expliciter et d’élargir les paroles de Jean-Paul II :
« Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois »[16].
Si ce « totalitarisme sournois » ne dispose pas de goulags, il fait vivre les chrétiens sous un despotisme conformant peut-être plus dangereux que le totalitarisme soviétique pour le salut des âmes. Qui d’autre que les représentants du Christ peut éduquer les chrétiens à survivre et à transmettre dans une telle situation d’oppression sociale d’une intensité croissante ?
Abbé Claude Barthe
[1] Site de La Croix, dans « Lexique » : « Désobéir à la loi parce qu’on est chrétien ? »
[2] Pie XII, Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949.
[3] Somme théologique, Ia IIæ, q. 95, a. 2.
[4] q. 96 a. 4.
[5] « L’être humain est par nature la partie d’une collectivité qui lui offre les moyens de vivre bien » (Aristote, Commentaire de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, leçon 1, n. 4). « Il est manifeste que la cité fait partie des choses naturelles, et que l’homme est par nature un animal politique » (Les Politiques, I, 2, 1252 a, Garnier-Flammarion, 1990, p. 90).
[6] Michel Bastit, Naissance de la loi moderne. La pensée de la loi de saint Thomas à Suarez, Puf, 1990, pp. 114-115.
[7] « Il faut que l’ordre juridique se sente de nouveau lié à l’ordre moral, sans se permettre d’en franchir les limites. Or, l’ordre moral est essentiellement fondé sur Dieu, sur sa volonté, sur sa sainteté, sur son être. Même la plus profonde ou la plus subtile science du droit ne saurait indiquer d’autre critère, pour distinguer les lois injustes des lois justes, le simple droit légal du vrai droit, que celui qui est déjà perçu par la seule lumière de la raison se basant sur la nature des choses et de l’homme, sur le critère de la loi inscrite par le Créateur dans le cœur de l’homme, et expressément confirmée par la révélation » (Pie XII, Discours au Tribunal de la Rote du 13 novembre 1949, cité plus haut).
[8] Immortale Dei, 1er novembre 1885.
[9] Jean-Paul II, Evangelium vitæ, n. 70.
[10] Saint Thomas, Commentaire des livres de la Politique d’Aristote, cité par François Daguet, Du politique chez Thomas d’Aquin, Vrin, 2015, p. 60.
[11] De Regno, livre 1, chapitre 14. Voir sur tout ceci : François Daguet, Du politique chez saint Thomas, Vrin, 2015, pp. 60-65.
[12] Voir Louis Lachance, L’humanisme politique de saint Thomas d’Aquin, Quentin Moreau, 2014, pp. 314-321.
[13] Voir par ex., De Regno, l. 1, c. 3
[14] Marc Guelfucci, Éléments pour une définition du mariage, Thèse Université Panthéon-Assas, 2008.
[15] 13 novembre 1949.
[16] Centesimus annus, 1er mai 1991, n . 46, et Veritatis splendor, 6 août 1993, n. 101.
Neuvaine “Discerner sa vocation avec Marie”, jour 8
Alors, laissons-nous conduire…
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Cette neuvaine a reçu l’imprimatur de Mgr Marc Aillet.
Huitième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, je vous confie ce désir qui m’habite de vivre dans une paix profonde, par-delà les tracasseries du quotidien. Peut-être faut-il que je mette l’accent sur certains moyens à prendre pour être disponible intérieurement et renforcer mon sens de l’effort pour résister avec courage face à des tentations qui me guetteraient particulièrement.
Une activité manuelle, régulière, effectuée avec concentration, est sans doute une manière privilégiée de m’écarter de l’idéalisme et d’accueillir humblement la réalité qui m’entoure. Avec simplicité et esprit de pauvreté, comme vous à Nazareth, je choisis de m’astreindre à certaines tâches que je pourrais pourtant déléguer à d’autres ou laisser de côté sous l’effet de la paresse.
Très Sainte Vierge Marie, vous qui avez tant marché sur les routes de votre pays natal et qui avez pu mesurer le bien-être procuré par un exercice physique effectué dans la durée, faites qu’à la mesure de mes possibilités je n’hésite pas à m’astreindre à ce type d’effort. Peut-être ai-je besoin de « reconfigurer » mon organisme par un pèlerinage au long cours (Compostelle…), ou tout simplement comme les moines qui, chaque semaine, effectuent une randonnée pédestre significative.
Soyez avec moi, ô ma Mère, pour qu’au réveil je choisisse la vertu plutôt que le vice. Libérez-moi de toute addiction (tabac, alcool, drogue, pornographie, impureté,… ) et faites que je m’entoure de bons amis, qui par leurs choix de vie, m’aideront à marcher… debout.
O Marie, Mère de la Vie, Notre-Dame de la Persévérance, priez pour nous.
Prière à Marie
O Marie, je vous consacre mes souhaits, mes passions, mes attraits.
Renouvelez mon désir ardent de marcher à la suite de Jésus,
Avec vous, j’aspire à discerner dans les événements de mon existence la Providence qui me conduit.
Donnez-moi d’être fidèle à l’instant présent, dans un esprit de silence et en union à Dieu.
Avec vous, je choisis d’inscrire au cœur de ma vie la prière, le service des pauvres et la persévérance dans l’effort.
Aidez-moi à fréquenter de bons et vrais amis.
Délivrez mon esprit des nœuds qui pourraient freiner ma capacité à m’engager, à prendre mes responsabilités.
O Marie, Notre-Dame qui donne la joie, priez pour nous.
Immigration : le président turc Erdogan infiltre la France
Lu dans le JDD :
Reçu en visite officielle à Paris, le 5 janvier 2018, le président Recep Tayyip Erdogan avait lancé aux dirigeants du Conseil français du culte musulman (CFCM) cette sentence provocatrice : “Les musulmans de France sont sous ma protection. Ceux qui vous touchent me touchent.” Trois ans plus tard, alors que les tensions se sont multipliées – jusqu’aux invectives publiques – entre le chef d’État ottoman et Emmanuel Macron autour de la politique française de lutte contre l’islamisme, les informations collectées par les services de renseignement attestent la réalité de l’activisme turc sur notre territoire.
Plusieurs rapports adressés à l’Élysée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) à la fin du mois d’octobre 2020 – et que le JDD a pu consulter – dévoilent l’ampleur, les formes et les objectifs d’une véritable stratégie d’infiltration impulsée depuis Ankara au moyen de réseaux animés par l’ambassade de Turquie et le MIT, le service d’espionnage turc. Ces “vecteurs d’influence” pointés par les experts français agissent principalement auprès de la population turque immigrée, mais aussi à travers les organisations musulmanes et même depuis peu dans la vie politique locale, par l’appui apporté à des élus inféodés.
Trappes est une ville perdue. On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère
Didier Lemaire est professeur de philosophie à Trappes depuis près de 20 ans. En 2018, il a écrit une lettre avec Jean-Pierre Obin (auteur de l’ouvrage Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école) au président de la République pour exhorter le gouvernement à agir pour protéger la jeunesse de l’influence des intégristes, et il a publié en novembre 2020 une lettre ouverte après la décapitation de Samuel Paty pour dénoncer le manque de stratégie de l’État face à l’islam politique. Aujourd’hui, après vingt années d’un engagement sans faille, Didier Lemaire jette l’éponge. Contraint de se rendre à son travail avec un dispositif de sécurisation, l’enseignant n’attend rien d’autre que son exfiltration de cet établissement et de cette ville où il n’est plus en sécurité. Il déclare au Point :
« Je suis sous escorte depuis le mois de novembre. Chaque fois que je monte en voiture, je vérifie que mes portières sont bien fermées, que je ne suis pas suivi. Je ne veux pas vivre dans la peur. Je n’attends plus qu’une chose : mon exfiltration. »
« Le maire colporte dans la ville des accusations mensongères et haineuses qui me désignent en tant que cible potentielle. Il m’a traité d’islamophobe et de raciste. Il a le droit de le penser. Mais cette pensée est une arme de guerre idéologique et c’est de la calomnie. C’est surtout un procédé dégueulasse, après ce qui est arrivé à Samuel Paty. Il me jette en pâture et me met en danger. C’est absolument irresponsable de la part d’un élu de la République. Je demande aux partis, communiste, Génération.s, La République en marche et Europe Écologie-Les Verts, de désavouer ses propos. »
Le maire Ali Rabeh a vu son élection annulée par la justice. Le maire a fait appel devant le conseil d’Etat.
« Il y a 20 ans, tout a commencé pour moi avec l’incendie de la synagogue en octobre 2000. Après ça, il n’y a plus eu de juifs à Trappes. Et finalement, plus d’inscriptions antisémites sur les murs de la ville. Maintenant, ce sont les athées et les musulmans modérés qui partent. Les intégristes sont en train de réussir leur processus de purification. C’est effrayant ! Tout s’accélère, en deux ans, j’ai vu plus de transformation chez les jeunes et dans l’espace public que ces dix-huit dernières années. Aujourd’hui, les atteintes à la laïcité sont collectives et très bien organisées. »
« On n’a plus beaucoup de temps avant que cela ne dégénère. Nombre de ces enfants sont élevés dans la haine de la France. Nous ne sommes pas loin d’un scénario à l’algérienne et nous ne sommes plus dans un état de paix. Il nous faut des lois d’exception qui visent l’ennemi et ne s’appliquent qu’à l’ennemi. »
Interrogé sur LCI, il ajoute :
“Il y a quelques années on avait des atteintes à la laïcité qui étaient des actes individuels de la part de certains élèves. Aujourd’hui ce sont des classes entières.”
“A Trappes les femmes maghrébines ou d’origine maghrébine ne peuvent pas entrer dans un café, ce n’est pas possible. C’est inimaginable.”
“L’assassinat de Samuel Paty est devenu un modèle à imiter pour beaucoup de jeunes. Ce sont des centaines de provocations y compris dans les écoles primaires. Ce sont les enfants dès le plus jeune âge.”
En Quête d’esprit : La vie consacrée, un choix à contre-courant
Pour traiter du thème de “La vie consacrée, un choix à contre-courant”, Aymeric Pourbaix reçoit Soeur Elise Marie de la Croix, le Père Emeric Colas des Francs ainsi que la journaliste Véronique Jacquier :
Mystérieux symptômes : l’école ferme. Le masque en cause ?
L’école Jean Moulin de Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse voit ses élèves présenter des symptômes tels que des endormissements soudains, des nausées, des céphalées ou encore des douleurs abdominales. Des analyses ont été réalisées dans les locaux sur les fluides (eau, air) ainsi que l’alimentation. À ce stade, les premières analyses n’ont révélé aucune anomalie et les contrôles se poursuivent…
Contacté par Le Figaro, le collectif «Parents Ventoux 84» a une thèse.
«La piste du port prolongé du masque, et de l’intoxication au CO2, doit être vérifiée absolument». «Le taux d’oxygène des élèves mesuré par le médecin scolaire par un oxymètre confirme un taux en dessous de la norme».
Voilà qui renvoie à cette décision du Conseil d’Etat en Italie, suite aux symptômes qu’avait un élève italien en raison du port du masque…
Quand le gouvernement fichait les officiers catholiques – Terres de Mission
Eglise universelle : La Conférence des Evêques de France et la Forme Extraordinaire du Rite Romain
En avril 2020, la Congrégation pour la doctrine de la foi a lancé une consultation auprès des évêques du monde entier à propos de l’application dans leurs diocèses du “Motu Proprio Summorum Pontificum” libérant la célébration de la messe traditionnelle. La CEF vient de publier une synthèse de ces réponses pour la France. Le père Jean-François Thomas (s.j.) analyse ce document aussi affligeant sur la forme que partial sur le fond.
Eglise en France : L’affaire des fiches
La revue “Lectures Françaises” a eu l’heureuse idée de consacrer plusieurs articles à l’affaire dite des fiches. Patrice Mores décrit le fonctionnement de ce système qui, grâce aux loges maçonniques locales, fichait tous les officiers français afin de faciliter l’avancement des “républicains” et bloquer celui des “cléricaux”. A l’automne 1904, le scandale éclate. Les événements s’enchaînent : interpellation à la chambre des députés du ministre de la guerre – le général André- par le député Guyot de Villeneuve devant une assemblée survoltée, gifle assénée au ministre par le député Syveton, opportun “suicide” de Syveton, juste avant son procès, curieuses réactions de l’entourage féminin de Syveton, etc. Plongée dans les bas-fonds de la IIIème République et ses actions contre l’Eglise.
Eglise en Marche : Odeia. Voyages. Séjours culturels et pèlerinages
Alors que le secteur du voyage et des activités culturelles est quasiment à l’arrêt Sophie Magerand, directrice de l’agence Odeia, fait le point sur les projets de cette agence pour l’été et présente les conférences en ligne qui permettent de poursuivre une activité culturelle en ces temps de confinement : “Aux fondements de notre civilisation” par Jacques Trémolet de Villers, “Histoire des traditions de Noël” par Jean-Michel Sanchez, “Quelle laïcité pour le XXIème siècle ?” par Jean-Pierre Maugendre, etc.
