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Appel à la prière musulmane sur le Tower bridge de Londres, peu après la réélection de Sadiq Khan à la mairie

Ne manger que du tofu et des graines de quinoa en fumant des joints peut provoquer des politiques graves !

Il n’aura fallu que 4 minutes et 45 secondes à Stéphane Ravier (sénateur RN) pour résumer de la plus belle des manières la folie idéologique des khmers verts et la lâcheté démagogique du gouvernement en matière d’écologie :

 

La candidate LREM voilée proche des Frères musulmans

Suite à la médiatisation d’une candidate LREM portant le voile, Stanislas Guérini, délégué général de LREM, menace de retirer l’investiture si elle ne retire pas son voile.

Changer une photo ne change pas grand chose sur le fait que cette candidate est une islamiste. Sara Zemmahi a fondé et dirigé une association, Tabassam, qui diffuse la pensée des Frères musulmans. Elle partage régulièrement les interventions de prédicateurs islamiques comme Tariq Ramadan.

Le pape François a nommé Mgr François Bustillo évêque d’Ajaccio

Le pape François a nommé aujourd’hui le prêtre franciscain François Bustillo, né en Espagne, nouvel évêque de Corse, suite à la nomination de Mgr de Germay à Lyon.

Mouloud Achour se fait envoyer balader par une ancienne héroïne de la résistance

Clique est une émission de divertissement et d’actualité présentée par Mouloud Achour diffusée sur la chaîne Canal+.  Il a interrogé Colette Marin-Catherine, résistante française née en 1929, qui fut agent de reconnaissance puis infirmière après le débarquement de Normandie. Egalement résistant, son frère Jean-Pierre Catherine fut arrêté en 1943 et mourut au camp de concentration de Dora en 1945.

Mouloud Achour a voulu lui faire condamner le Rassemblement national et s’est fait envoyer promener. Mais il a eu l’honnêteté de ne pas couper la scène au montage :

Mexique : Tensions entre le gouvernement et l’Eglise à l’occasion des élections législatives

Mgr Hector Perez Villareal, évêque auxiliaire de Mexico, est intervenu dans la campagnes des élections législatives, qui doivent se tenir le 6 juin. En effet, le respect de la vie et le mariage sont menacés :

Pouvons-nous être libres en votant le 6 juin prochain ? Qui décidera de notre vote ? Les sondages, les campagnes médiatiques, les influenceurs ? Ceux qui en appellent au ‘vote utile’ ou au choix du ‘moins mauvais’ ne peuvent pas être de bons conseillers.

« Nous devons éviter d’être complices de ces campagnes de désinformation, de soutenir les candidats qui sont opposés à la vie et à l’institution du mariage.

Le lendemain de la déclaration de Mgr Villareal, le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué mettant clairement en garde les associations religieuses intervenant dans le débat politique. Le gouvernement exhorte

tous les acteurs religieux, en particulier les ministres du culte, à se conduire de manière à continuer de contribuer, dans la période actuelle de campagne électorale, à l’édification d’une société pleinement démocratique et respectueuse des préceptes constitutionnels, dans le cadre de la laïcité de l’Etat mexicain.

Prenez garde de ne pas vous engager dans la propagande ou le prosélytisme politique, que ce soit en faveur ou contre des candidats, des idéologies partisanes ou des partis politiques.

Au pays des Cristeros, le vote catholique apparaît comme essentiel, car 80 % de la population revendique son appartenance à l’Eglise.

Ces collectivités qui financent l’immigration-invasion

Il s’agit de municipalités, de conseils départementaux ou régionaux qui ont décidé de subventionner l’association immigrationniste SOS Méditerranée. Cette dernière organise de manière théâtrale l’entrée massive d’immigrés clandestins en France.

Et au-delà des financements, parfois modestes, parfois très importants, il y a une volonté idéologique de transformer les esprits, notamment des jeunes, pour les faire adhérer au grand remplacement:

Bordeaux, Bègles, et Floirac ont signé une charte d’adhésion à une plateforme participative pour aider l’association qui vient en aide aux migrants. Lancée en janvier, une soixantaine de collectivités y ont souscrit (…)

Lundi 3 mai, les Villes de Bordeaux Bègles et Floirac l’ont signée. «Pour nous c’est un droit inconditionnel, cela dépasse largement la sphère méditerranéenne », analyse Céline Papin, adjointe à la mairie de Bordeaux en charge de la coopération territoriale, européenne et internationale. « C’est une question d’humanité et de citoyenneté. Et ensuite, il faudra sensibiliser les Bordelais à la réalité des parcours migratoires dans un contexte de discours ambiant qui est axé sur la peur de l’autre » (…)

La ville de Floirac s’est engagée pour 2500 euros chaque année pendant trois ans. Bordeaux a proposé 5000 euros pour l’année 2021. « C’est une aide financière modeste de 5000 euros par an pour l’instant mais ensuite l’objectif est de décliner cela dans un partenariat avec des actions sur notre territoire », prévient Céline Papin. Le montant sera voté en juin lors en conseil municipal. Pareil à Bègles où le montant n’a pas encore été voté mais c’est sur la base de 1000 euros que la mairie s’est positionnée (…) A Bordeaux, l’élue s’engage « à mettre en place des projets de sensibilisation dans les groupes scolaires (…)

« Nous voulons leur donner l’accès à l’eau, à l’hygiène », annonce Céline Papin.  « Nous voulons les accompagner au mieux dans le cadre de nos compétences car cela reste une compétence de l’Etat. Dans le cadre du plan logement nous voulons agir dans plusieurs axes : inventorier ce qui est vacant et permette de mettre à l’abri un certain nombre de personnes. Nous avons déjà relogé une trentaine de familles comme cela. Après il faut aussi rénover, et programmer cela avec pour objectif que tout ce qui est vacant doit être réorienté vers un usage social notamment celui-là (…) A Floirac, la municipalité veut sensibiliser la jeunesse locale sur le sujet via les centres aérés, les écoles, lors de séjours en vacances(…)

La ville de Lyon (EELV-PS-PCF-LFI) a fait un chèque de 28 000 euros cette année. La Loire-Atlantique a versé 250 000 euros, et Paris 100 000 euros (…) A Floirac, le montant de cette participation financière a été voté il y a plus d’un mois en conseil municipal. Un conseiller municipal frontiste a voté contre cette subvention de 2500 euros par an. « La droite républicaine s’est abstenue » (…)

Lénine disait : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons ». Ces collectivités financent la tiers-mondisation de la France ainsi que son insécurité galopante, sans parler du risque terroriste associé. A l’approche des élections départementales et régionales, il faudra en tenir compte. Voici ceux qui financent l’immigration massive avec vos impôts :

Régions :

Région Occitanie – Région Bretagne – Région Centre Val de Loire –

Départements :

Loire-Atlantique – Hérault – Nièvre – Haute-Garonne – Pyrénées-Orientales – Ille et Vilaine – Finistère – Aude – Hautes Pyrénées

Française par les larmes versées : communautarisme, auto-ségrégation, indigénisme…

Début mars, Claire Koç, journaliste à France Télévisions, publiait un livre intitulé Claire, le prénom de la honte, dans lequel elle raconte son parcours pour devenir pleinement française. Née en Turquie, réfugiée en France, elle parle de son enfance dans une cité où le racisme anti-blanc est fréquent. Elle raconte la pression islamiste et communautariste :

« Dans la cour, je me faisais taper quand je faisais par le ramadan, on me traitait de ‘cochonou’, de ‘sale française’. J’étais vue comme une traître ».

« Quand je passais dans les rangs pour aller à ma place, on me faisait des croche-pieds, quand eux passaient devant ma table, ils me griffaient les mains ».

Son professeur, qui donnait des cours de religion sous couvert de cours de langue, refusait de lui distribuer des fournitures scolaires en début d’année, parce que ce n’était pas une bonne musulmane.

C’est en 2008 qu’elle s’émancipe définitivement : elle décide de changer son prénom, Çigdem, en Claire. Un geste qui marque une rupture avec sa famille.

Racisme LGBT : « Toute personne blanche qui essaiera de s’incruster dans ce cortège se fera cordialement (ou non) dégager »

Parlez-vous LGBT ? Le centre LGBTQIXYZ de Tours organise une manifestation le 15 mai, avec des consignes dignes de la chronique des cinglés.

Au sein de la tête de cortège il y aura également un cortège d’adelphes LGBTQIA+ racisé-es en non-mixité pour qu’iels puissent revendiquer leurs droits et leurs existences dans un espace safe pour elleux qui vivent le racisme ordinaire et systémique.

« Le peuple américain est pour sa plus grande part un peuple religieux »

Extrait d’un entretien du cardinal Burke dans Paix Liturgique :

Le peuple américain est pour sa plus grande part un peuple religieux. En Amérique en général il existe une grande ferveur religieuse et celle-ci se retrouve naturellement chez les catholiques où il existe une conscience très forte de l’appartenance à l’Église, qui se manifeste (ou du moins qui se manifestait jusqu’alors) par une véritable pratique hebdomadaire.

Pensez-vous qu’il existe un charisme particulier propre au Catholicisme américain ?

Les américains ont un vrai sens pratique et un talent pour l’organisation. Ces caractères se retrouvent chez les catholiques américains en général et chez ceux attachés à la forme extraordinaire en particulier. J’en ai pour preuve leur talent à faire avancer les choses alors que d’autres attendraient que les choses s’imposent d’elles-mêmes. Combien de fois ai-je vu des fidèles dont les pasteurs étaient réservés ou hostiles à leur demande s’ingénier à trouver des solutions parfois à des centaines de kilomètres de chez eux.

Le cardinal Caffarra m’a dit un jour sur la situation en Europe : « les catholiques américains sont encore prêts à se battre pour leur foi et leur Église, et pour la défense de la vie. Vous devez continuer à être comme cela pour nous donner des forces et du courage, et nous montrer que nous pourrions en faire autant ! ».

Le sondage que nous avons commandité nous indique que le nombre de catholiques américains pratiquants qui connaissent le motu proprio est supérieur à 72 % ce qui est très important

Je dirais qu’aux USA la conscience qu’il existe désormais deux formes du rite de la messe est assez élevée. Cela s’explique par le fait que lors de la publication du motu proprio Summorum Pontificum en 2007 ce document a été très largement présenté et commenté dans la presse. De plus, il existe aux États-Unis de nombreux blogs catholiques à l’audience très importante. Je pense à Rorate Cœli, au Father Z, ou à OnePeterFive. Ces blogs très actifs sont très favorables à la liturgie traditionnelle ce qui a eu une grande importance dans la popularisation de la liturgie ancienne même en dehors des cercles « traditionnalistes ». Dès lors je ne suis pas surpris que 72% des pratiquants connaissent l’existence du motu proprio Summorum Pontificum. […]

Face à la colère des policiers, le gouvernement tient le même discours qu’en 2015

Ilias A. et Ayoub A. ont été interpellés hier. Le premier est suspecté être l’assassin du policier à Avignon. Les deux hommes ont déjà été condamnés plusieurs fois, notamment par le tribunal des enfants, pour des faits de violences et des infractions à la législation sur les stupéfiants.

Suite au crime commis à Avignon contre un policier, Jean Castex a annoncé un durcissement des peines contre les agresseurs de policiers ou gendarmes. Dans un communiqué, le chef du gouvernement précise que la peine de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité, pour un crime commis contre un policier ou un gendarme, sera portée à trente ans, et promet une « limitation stricte » des possibilités de réduction des peines pour les agresseurs de membres des forces de l’ordre.

Qui peut le croire ?

Il y a 6 ans, en 2015, face à la colère des policiers faisant suite à une fusillade au cours de laquelle un policier avait été grièvement blessé par un malfaiteur qui avait bénéficié d’une permission de sortie, Manuels Valls voulait déjà limiter les sorties de détenus :

Alors que 7500 policiers ont manifesté ce mercredi sous les fenêtres du ministère de la Justice, le premier ministre a annoncé une série de mesures, notamment le durcissement des peines liées aux armes lourdes. La procédure pénale sera simplifiée, les peines liées aux armes lourdes durcies et les sorties ponctuelles de détenus limitées à celles vraiment nécessaires, a annoncé mercredi Manuel Valls, alors que des milliers de policiers manifestaient en France.

44 % des policiers et des militaires voteraient Marine Le Pen au 1er tour et plus de 60% au second tour

On comprend mieux la panique qui agite leurs ministres de tutelle, Gérald Darmanin et Florence Parly, à l’idée que Jupiter puisse leur reprocher de ne pas tenir leurs troupes :

Marine Le Pen s’enracine chez les forces de l’ordre. C’est la petite musique qui résonne plus fortement à chaque drame impliquant l’uniforme, et qui tétanise le pouvoir. Après le meurtre du brigadier Eric Masson à Avignon, Gérald Darmanin a appelé lundi à « la non-récupération politique », alors que la présidente du RN a annoncé dimanche que l’ensemble des cadres et élus de son parti se rendraient à la manifestation policière du 19 mai (…)

La petite musique reflète bien une réalité, comme en témoigne la dernière vague de l’enquête électorale française du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée par Ipsos du 9 au 15 avril 2021. Dans un volet de l’étude que l’Opinion dévoile en exclusivité, on découvre que policiers et militaires seraient 44 % à voter Marine Le Pen à la présidentielle de 2022, 24 % pour Xavier Bertrand et 20 % pour Emmanuel Macron. Au second tour de mai prochain, 60 % choisiraient Marine Le Pen face au Président sortant (…)

« C’est 60 % a minima », souligne Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS rattaché au Cevipof, responsable de l’analyse de ces données. Le chiffre est sans doute plus impressionnant encore dans les rangs : l’échantillon comprend des militaires, des policiers retraités et des gradés, ces trois catégories votant moins à l’extrême droite que les policiers de terrain. « Il existe une forte disparité car le vote est lié au niveau de diplôme et le milieu policier reste clivé entre les commissaires et les agents », relève Luc Rouban. De même, 51 % des policiers à la retraite voteraient Marine Le Pen face à Emmanuel Macron en 2022, mais 74 % des policiers actifs !

Si on n’a que le string à opposer au voile, alors nous sommes perdus; Si on n’a que Mila à opposer au tchador, alors nous sommes finis

Dans la revue Eléments, François Bousquet revient sur les propose tenus par Patrick Buisson dans Valeurs actuelles mais aussi sur BFM à propos de l’islam :

Le passage de Patrick Buisson chez Apolline de Malherbe, sur BFM, a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux, du moins deux phrases arrachées de leur contexte, qui ont pu susciter une certaine incompréhension parmi les gens qui ont lu et admiré La cause du peuple. « J’ai plus de respect pour une femme voilée que pour une lolita en string » et « J’ai plus de respect pour un musulman qui fait sa prière cinq fois par jour que pour les bobos écolos à trottinette ». Deux punchlines qui sont brutalement revenues en boomerang à leur envoyeur.

Des deux, la plus contestable est la première. Ce n’est pas parce qu’il y a hyper-sexualisation des corps adolescents qu’il faut leur préférer le voile islamique. Le voile est le symbole d’une préférence civilisationnelle qui nous est hostile. Généralisé dans les banlieues salafisées, c’est même une marque de conquête territoriale.

Notre problème n’est du reste pas que les musulmanes portent le voile, c’est qu’elles le portent ici, en France. C’est en tant qu’immigrées qu’elles nous posent problème, pas en tant que musulmanes. Rien ne leur interdit d’épouser ostentatoirement leur religion, mais en Dar al-Islam, pas en terre européenne.

Et disant cela, il ne s’agit pas de justifier la marchandisation des corps pubères ou prépubères. En montrant tout, ces corps montrent qu’il n’y a rien, surtout en ces âges immatures. Laissons-les à leurs jeux encore innocents (…)

La seconde assertion repose sur un malentendu. La lecture de La fin d’un monde, le dernier livre de Buisson, le lève très largement. Ceux qui attaquent Buisson devraient se donner la peine de le lire. Ils comprendraient ce qu’il a voulu dire. C’est qu’on ne fait pas société, qu’on ne fait pas communauté sans religion, fût-elle séculière, fût-elle politique, fût-elle civile. Pour recourir à une image qui est familière à Buisson, la religion, c’est les murs porteurs d’une civilisation. Retirez-les, c’est l’édifice qui s’effondre.

La question que Buisson nous adresse est double. D’un, pouvons-nous faire communauté sans sacré partagé ? Deux, que répondre à l’islam, qu’opposer à sa dynamique ? Sinon en réveillant en nous le feu sacré. Celui du dieu collectif, celui que cherchait Heidegger dans le génie du lieu, celui que cherche Buisson dans la religion historique des Européens.

C’était la question que soulevait Philippe Muray dans Chers djihadistes, un livre sorti après le 11 septembre 2001, où Muray comparait, avec le brio qui était le sien, notre monde et le leur ; et où il concluait que l’Occident terrasserait l’Islam, non pas parce que l’Occident était plus fort, mais parce qu’il était plus pourri. Buisson craint que l’inverse ne se produise. Mais qu’importe après tout le vainqueur qui sortira de cette lutte entre le pourri et le confit en dévotions, nous ne nous reconnaîtrons ni dans l’un ni dans l’autre.

C’est ici qu’il ne faut pas se tromper. Si on n’a que le string à opposer au voile, alors nous sommes perdus. Si on n’a que Houellebecq à opposer à l’islam, alors nous sommes moribonds. Si on n’a que Mila à opposer au tchador, alors nous sommes finis. Si on n’a que le nihilisme à opposer au salafisme, alors nous sommes morts.

Cette ligne est néanmoins défendue depuis 2001 par les néo-cons, autrement dit le camp des occidentalistes et des atlantistes, de Bush fils (pro-migrants) à Biden (pro-migrants) ou Valls (pro-migrants). Ces gens-là pensent que l’immigration n’est pas un problème, seul l’Islam en est un (…)

La vérité, c’est qu’on ne peut pas être contre l’Islam et pour l’immigration. L’Islam n’est pas la religion historique de l’Europe. Voilà tout. L’Europe l’a rejeté par le passé à plusieurs reprises. On peut penser que l’Islam est mauvais en soi, mais d’abord et avant tout ce n’est pas le problème des Européens. Le problème des Européens, c’est que l’Islam n’est pas européen. Sauf à penser bien sûr que l’homme est un (et la femme) pour peu qu’il se défasse de son irrationalité et de ses superstitions religieuses. Telle est la position des universalistes, qui pensent que les musulmans peuvent s’installer en Occident pour peu qu’ils deviennent des Occidentaux comme les autres. Le différentialiste raisonne différemment. Les musulmans sont ce qu’ils sont, mais qu’ils le soient chez eux, pas chez nous. Patrick Buisson ne dit pas autre chose dans son livre. Ce à quoi il nous invite, c’est à une réforme intellectuelle et morale : examiner les causes de notre effondrement, pour nous donner les moyens de le surmonter.

Le diocèse de Viviers est-il suffisamment clairvoyant vis-à-vis de l’islam ?

Nous posions récemment la question de savoir si nous pouvions espérer moins de soumission et plus de clairvoyance de la part des représentants de l’Eglise de France (voir ici) et nous relevions également qu’un diocèse avait contribué avec le denier du culte au financement d’une mosquée sans en avertir ses fidèles (voir ici).

Nous découvrons aujourd’hui la place importante que le diocèse de Viviers accorde au Ramadan et aux musulmans. Ainsi, nous trouvons un article intitulé « Comment se vit le Ramadan entre un chrétien et son épouse musulmane« . Naïvement, nous pensions qu’il s’agissait du témoignage d’un fidèle alors qu’il s’agit en réalité d’un article rédigé par un diacre permanant, délégué diocésain pour le dialogue avec les Musulmans, qui y décrit sa vie personnelle :

Cette période privilégiée permet à celle ou celui qui l’envisage une purification du corps et de l’âme, une élévation vers le Créateur de toutes choses, car « envisager », c’est deviner, pour caresser le visage du Maître de l’univers. Aussi, lorsque je regarde mon épouse, Fatima, entrer dans ce chemin de croissance, je suis heureux et je rends grâce car je constate que mon couple en récolte les fruits, gorgés de sucre (…)

L’amour est renforcé, car Dieu miséricordieux ne catalogue pas les hommes selon leur confession (…). Sans mon épouse, je sais que ma vision du « possible » serait amoindrie. Grâce à elle, à sa foi, à l’Islam qui est entré très tôt dans ma vie, j’accède un peu plus aux tréfonds de mon être, je creuse mon identité, je poursuis ma conversion, j’accomplis ma métamorphose pour que le sucre se change en miel …

Ces mots sont si beaux qu’ils pourraient avoir été écrits par Michel Houellebecq dans Soumission.

Mais ce n’est pas tout. Ce même diacre permanent est l’auteur d’un message adressé aux musulmans pour marquer le début du ramadan et qui se finit par un magnifique « Inch’Allah » !

Le diocèse s’est senti obligé d’envoyer un erratum pour souligner qu’il ne s’agissait pas d’un message de l’évêque :

Message du diacre, Olivier Lemaitre (et non Mgr Balsa comme annoncé par erreur dans la newsletter N°11), aux musulmans alors que s’ouvrait le mois du Ramadan

On constatera enfin que l’évêque a prévu de participer à la fête de l’Aïd musulman à Bourg St Andéol le mercredi 12 mai prochain…

AGENDA DE L’EVEQUE

Du 10 au 23 mai 2021

Mercredi 12/05 Bourg St Andéol Fête de l’Aïd musulman

Si nous ignorons finalement si l’évêque des lieux est suffisamment clairvoyant vis-à-vis de l’islam, nous constatons en revanche qu’il semble beaucoup plus méfiant avec une communauté religieuse établie dans son diocèse, la Famille Missionnaire de Notre-Dame (FMND), au point de s’opposer à la construction d’une église nécessaire à son développement spirituel et à la sécurité de ses pèlerinages :

Après plusieurs échanges avec la Famille Missionnaire de Notre Dame, concernant le projet de construction d’une chapelle à St Pierre de Colombier (diocèse de Viviers), après avoir mis en œuvre le processus demandé par le droit de l’Eglise (…) Mgr Jean-Louis BALSA, dans son discernement d’évêque, a pris un décret n’autorisant pas la construction d’une chapelle telle qu’elle a été conçue par la Famille Missionnaire de Notre Dame (…)

A l’heure où « une mosquée est érigée en France tous les 15 jours, tandis qu’un bâtiment chrétien est détruit au même rythme » (voir ici), nous ne pouvons que regretter cette situation ubuesque où un évêque s’oppose à un des seuls projets de construction d’une église en France, de surcroit au profit d’une communauté religieuse au charisme reconnu, jeune et dynamique et dont la mission est appréciée dans de nombreux diocèses (Bayonne, Fréjus-Toulon, Vannes, Lourdes, Lyon…).

Pour en savoir plus et aider au développement de ce projet, c’est ici. Pour en savoir plus sur l’opposition politique au projet, c’est ici.

Quel est le trait commun entre l’extrême gauche, les verts et les islamistes ? La christianophobie

De Sébastien Pacull, ancien président LR de l’Hérault et candidat aux élections départementales de Sète, soutenu par le RN :

À Sète lors de deux manifestations c’est une statue de la vierge Marie qui fut grimée et transportée partout en ville. Ils l’ont même renommée sainte G-rita Thunberg. Comble de cettee affaire, les deux candidats d’extrême gauche aux élections départementales, les biens nommés Calueba et Blasco, en font la promotion. Les imaginerait-on faire de même avec les symboles d’une autre religion ? Bien heureusement non, mais cela exprime leur haine envers le christianisme et les chrétiens. Chacun appréciera cette insulte et verra clairement qui propage la haine et la discrimination dans notre pays, qui a tant besoin d’être apaisé.

Du nouveau pour la messe à Saint-Germain-en-Laye ?

Lu dans Présent :

La messe traditionnelle sera célébrée comme chaque dimanche depuis quelque temps le jeudi de l’Ascension à 11 heures devant la chapelle de l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye, et tous les dimanches jusqu’à la fin du mois de juin. Les fidèles ont écrit à Mgr Crepy qui leur a promis de les recevoir pour entendre leurs doléances. En outre, le changement de curé à Saint-Germain (le père Faure va être remplacé par le père L’Hirondel, actuel curé de La Celle-Saint-Cloud) leur fait espérer de pouvoir enfin obtenir la célébration d’une messe traditionnelle chaque dimanche et fête à un horaire compatible avec la vie familiale dans une église inoccupée de la ville (Saint-Louis à l’hôpital ou les Franciscaines avenue Foch).

Eglise de la Ferrière-de-Flée : Mgr Delmas accepte le transfert de l’affectation cultuelle

Face à l’émoi suscité, suite à la révélation sur RCF Anjou de la destruction possible de l’église de la Ferrière-de-Flée sur la commune de Segré-en-Anjou-Bleu, l’évêque du diocèse d’Angers, Mgr Delmas a confirmé aujourd’hui dans un communiqué le transfert du culte dans un autre lieu à proximité.

L’avenir de l’église Sainte-Madeleine de la Ferrière-de-Flée est l’objet de débats dans les médias depuis plusieurs jours.

Cette église est fermée pour des raisons de sécurité depuis huit ans. Ainsi, pour permettre aux habitants et à la communauté paroissiale de disposer d’un lieu de culte, j’ai accepté le transfert de l’affectation cultuelle sur un bâtiment situé à proximité immédiate.

Le souci premier du diocèse d’Angers est bien sûr le maintien d’un un lieu de prière et de vie pour tous et les communautés paroissiales locales en particulier.

Dans le même temps, je reste très vigilant quant à l’avenir des églises en Anjou et demande que tout soit mis œuvre pour que ce patrimoine commun puisse perdurer.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Réponse du vicaire général du diocèse, le Père Pascal Batardière sur RCF :

Une pétition contre cette destruction est en ligne sur l’Observatoire de la christianophobie.

« Les propos de la nouvelle tribune des militaires sont durs. Ça me ravit, c’est ce que je diagnostique depuis des années.»

Après avoir traité du triste bilan laissé par François Mitterrand, Eric Zemmour aborde la tribune des militaires d’active

Des sociologues jugent les études de race et de genre médiocres et délirantes

Marianne montre que les idéologies du gender et du racialisme sont basées sur des fake news :

Souvent invoquées comme gages scientifiques à des propos militants, que valent vraiment les « gender studies » et les « racial studies » ? Au-delà des querelles de vocabulaire, c’est la rigueur de ces travaux se réclamant des sciences sociales qui est fréquemment remise en cause par des sociologues.

Tout à coup, en pleine discussion avec la militante Rokhaya Diallo, voilà le journaliste Daniel Schneidermann totalement largué. « Si vous me dites que moi, je suis racisé en tant que blanc, je suis perdu là », s’étonne le créateur d’Arrêt sur images dans un extrait vidéo qui a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. « La racialisation ne se fait pas que sur les personnes minoritaires, lui opposait Rokhaya Diallo. Les Blancs sont aussi racisés, à leur avantage ». Car, affirme-t-elle, « « racisé » en fait, c’est le fait d’un processus, c’est donc un statut sociologique. »

C’est devenu fréquent. Sur les plateaux TV, dans les pages des magazines, on aperçoit des militants féministes et antiracistes manier, l’air décidé, une rhétorique où ils invoquent la « sociologie » et les « sciences sociales ». Pourtant, leurs thèses et concepts sur le « genre » ou la « race » sont à mille lieues de faire consensus. « Quand Rokhaya Diallo explique que le terme “racisé” est un terme admis par l’ensemble des sciences humaines et sociales, son analyse est un peu trop catégorique, réplique ainsi Arnaud Saint-Martin, sociologue et chercheur au CNRS. Tout le vocabulaire sociologique est lieu de discussion, voire de controverse. Il n’y a pas de concepts qui soient invulnérables à la critique. »

De fait, en, France, plusieurs écoles de sociologie s’écharpent sur les racial studies ou les gender studies. Ces approches transdisciplinaires se proposent d’étudier, par exemple, les discriminations raciales ou les systèmes patriarcaux. « Faut-il brûler les studies ? » questionnait dès 2012 le journaliste et sociologue Xavier Molénat. Il insistait sur le duel qui se joue dans l’arène des sciences sociales entre, d’une part, ceux qui accusent ces travaux de « médiocrité militante » et ceux qui, d’autre part, soulignent les « avancées académiques » qu’ils ont permises. Quelles sont-elles, ces avancées, au juste ? Et ces travaux respectent-ils toujours les scrupuleuses règles de la méthode sociologique ?

Lutte contre le séparatisme façon LREM : une candidate porte le voile

La tête de liste Michaël Delafosse a présenté les candidats de la liste « Unis pour Montpellier », en précisant le mot d’ordre :

« Se mobiliser contre l’extrême droite. Les amis de M. Ménard sont très organisés et mobilisés pour cette élection. Il faut parler projets, mais aussi, bien identifier qui nous ne voulons pas voir gagner. »

Parmi les colistiers de « Unis pour Montpellier », on trouve de la gauche et de l’extrême gauche : Sébastien Christol (PS), Corinne Gournay Garcia (PCF), Jacqueline Markovic (EELV), Renaud Calvat (PS).

Rogations

Dans son ouvrage La Fin d’un monde, Patrick Buisson évoque notamment la disparition forcée des dévotions populaires. Plutôt qu’une déchristianisation, il parle d' »exchristianisation », puisque les catégories populaires ont été privées de leurs traditions liturgiques.

En cette époque de militantisme écologique, il est utile de revenir à cette dévotion :

A la suite de calamités publiques qui s’abattirent au Ve siècle sur le diocèse de Vienne, en Dauphiné, S. Mamert établit une procession solennelle de pénitence les trois jours qui précédaient la fête de l’Ascension. Par une prescription du concile d’Orléans de 511, cet usage se répandit dans le reste de la France. En 816, Léon III l’adopta pour Rome et il fut bientôt étendu à l’Église entière. Les litanies des Saints, les psaumes et oraisons que l’on y chante, sont des prières de supplication ; de là leur nom de Rogations. Sans cesser d’implorer les bénédictions de Dieu pour toute la vie de l’Église, les Rogations sont devenues principalement, à cette époque de l’année, une prière pour obtenir l’abondance des fruits de la terre. En signe de pénitence, on emploie la couleur violette et on n’allume pas le cierge pascal.

Dans son Année Liturgique, Dom Guéranger écrit :

[…] Si l’on compare le zèle de nos pères pour la sanctification de ces trois journées avec l’insouciance qui accompagne aujourd’hui, surtout dans les villes, la célébration des Rogations, on ne saurait manquer de reconnaître ici encore une des marques de l’affaiblissement du sens chrétien dans la société actuelle. Combien cependant sont importantes les fins que se propose la sainte Église dans ces Processions auxquelles devraient prendre part tant de fidèles qui ont des loisirs pieux, et qui, au lieu de les consacrer à servir Dieu par les œuvres de la vraie piété catholique, les consument dans des exercices privés qui ne sauraient ni attirer sur eux les mêmes grâces, ni apporter à la communauté chrétienne les mêmes secours d’édification !

[…]

En écrivant ces lignes destinées à expliquer aux fidèles les motifs d’une institution que l’Église a sanctionnée par ses ordonnances, il nous vient en mémoire que, dans ces dernières années, l’abaissement des mœurs chrétiennes est venu à tel point parmi nous, que plusieurs Évêques ont cru devoir solliciter du Siège apostolique la remise de l’abstinence en ces trois jours, après tant de siècles, et dans cette même France qui, par son exemple, avait imposé à toute la chrétienté la solennité des Rogations. C’est donc une expiation de moins, une intercession de moins, un secours de moins, en un siècle déjà si appauvri des moyens par lesquels la vie chrétienne se conserve, par lesquels le ciel est fléchi, les grâces de salut obtenues. Puissent les vrais fidèles en conclure que l’assistance aux Processions de ces trois jours est devenue plus opportune que jamais, et qu’il est urgent de compenser, en s’unissant à la prière liturgique, l’abolition d’une loi salutaire qui datait de si loin, et qui, dans ses exigences, pesait si légèrement sur notre mollesse !

Selon la discipline actuelle de l’Église, les Processions des Rogations, dont l’intention est d’implorer la miséricorde de Dieu offensé par les péchés des hommes, et d’obtenir la protection céleste sur les biens de la terre, sont accompagnées du chant des Litanies des Saints, et complétées par une Messe spéciale qui se célèbre soit dans l’église de la Station, soit dans l’église même d’où la Procession est partie, si elle ne doit pas s’arrêter dans quelque sanctuaire.

On ne saurait trop estimer les Litanies des Saints, à cause de leur puissance et de leur efficacité. L’Église y a recours dans toutes les grandes occasions, comme à un moyen de se rendre Dieu propice, en faisant un appel à la cour céleste tout entière. Si l’on ne pouvait prendre part aux Processions des Rogations, que l’on récite du moins ces Litanies en union avec la sainte Église : on aura part aux avantages d’une si sainte institution, et on contribuera à obtenir les grâces que la chrétienté sollicite de toutes parts en ces trois jours ; enfin on aura fait acte de catholique.

El-Azhar, Vatican de l’islam ?

D’Annie Laurent dans La Petite feuille verte :

Une tendance fréquente en Europe consiste à appliquer à l’islam les principes qui régissent le christianisme. Cela se vérifie non seulement pour la doctrine mais aussi pour l’organisation de la religion. Le regard porté sur l’Université-Mosquée d’El-Azhar, située au Caire, en est une illustration particulièrement éloquente. Cette institution n’est-elle pas perçue par bien des Européens, chrétiens ou pas, comme l’équivalent du Vatican ?

Il convient donc de clarifier ce qui apparaît comme une réelle confusion. Pour bien situer la question, nous commençons par une vue d’ensemble concernant la manière dont l’islam définit l’autorité magistérielle. Nous nous limitons ici à la version sunnite, en raison de sa primauté numérique au sein de l’Oumma (la communauté mondiale des musulmans), car c’est d’elle que relève El-Azhar. Le statut de cette dernière et son rôle dans le monde musulman d’aujourd’hui feront l’objet de la prochaine PFV.

LE CALIFE, LIEUTENANT D’ALLAH ?

L’histoire officielle de l’islam retient l’institution du califat comme organe chargé de gouverner l’Oumma. Toutefois, selon la tradition, de son vivant Mahomet n’a désigné aucun successeur et n’a créé aucune institution destinée à assurer la pérennité de sa mission, à veiller à l’élaboration du dogme de l’islam et à la fidélité aux enseignements du Coran. Ce dernier, bien qu’étant considéré comme émanant directement d’Allah, ne donne aucune indication à ce sujet, même si tout musulman est appelé à être khalifât Allah (« lieutenant de Dieu »).

Allah a promis à ceux d’entre vous qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes d’en faire ses lieutenants sur la terre, comme il le fit pour ceux qui vécurent avant eux. Il leur a promis aussi d’établir fermement leur religion qu’il lui a plu de leur donner et de changer, ensuite, leur inquiétude en sécurité (24, 55).

L’expérience califale

Ce sont les quatre premiers successeurs de Mahomet, choisis parmi ses parents et/ou compagnons (Abou Bakr, Omar, Othman et Ali), qui, de 632 à 661, auraient posé à Médine les fondements d’un pouvoir politico-religieux appelé califat, raison pour laquelle ils furent par la suite appelés les « califes bien guidés » (ou « dirigés »).

Ce fut une période troublée, ponctuée de trahisons et de violences, épisodes dont la réalité est assumée par la tradition islamique sous l’appellation « Grande Discorde » (Fitna el-Kubra) et sur lesquels l’universitaire tunisienne Hela Ouardi apporte des éléments historiques nouveaux et aggravants. Cf. Les derniers jours de Muhammad ; Les Califes maudits, t. 1 et 2 (Albin Michel, 2016 et 2019).

Historiquement, on ne peut en fait pas vraiment parler de califat avant 685, date de l’avènement d’Abd el-Malik, issu du clan omeyyade. Il est le premier dont on ait la preuve réelle qu’il a porté le titre de calife d’Allah, comme en témoignent ses monnaies.

Drachme frappée par Abd el-Malik vers 694-95 ; il figure, la main sur l’épée, avec la mention en arabe khalifat allah (calife de Dieu) et amir el-muminin (commandeur des croyants)

Les divisions et rivalités n’ont jamais cessé au cours de l’histoire. « La plus grande source de discorde au sein de l’Oumma est le califat. Jamais principe religieux n’a fait couler autant de sang en islam », remarquait au Xème siècle à Bagdad le juriste Abou el-Hassan el-Achari. Le politologue Nabil Mouline, chercheur au CNRS, a choisi cette citation pour introduire son livre Le Califat, histoire politique de l’islam (Flammarion, 2016), dans lequel il retrace ces péripéties qui ont engendré l’éclatement de l’Oumma en confessions antagonistes, le sunnisme et le(s) chiisme(s), auxquelles s’ajoutent les dissidences surgies au sein de ce dernier (kharijisme, alaouitisme, druzisme).

Suite à la période initiale, au fil des siècles, le siège califal a été occupé par des dynasties de diverses obédiences, le plus souvent sunnites (Omeyyade à Damas, Abbasside à Bagdad). A partir de 945, une dynastie chiite, les Fatimides, a dominé le califat au Caire jusqu’en 1055. Celui-ci est revenu au sunnisme avec la victoire de Saladin (1171), puis celle des Mamelouks égyptiens (1261). Il y eut parfois des titulaires concurrents (Bagdad, Cordoue, Le Caire). Enfin, les Turcs ottomans, après avoir conquis l’Égypte (1517), installèrent le califat à Istamboul où il restera jusqu’en 1924, date de son abolition par Atatürk, fondateur de la république turque. Plusieurs souverains (El-Hussein ibn Ali, émir de La Mecque, et Fouad 1er, roi d’Égypte) ont alors essayé de s’emparer de l’institution califale pour leur propre compte, mais sans succès. Cf. la frise chronologique ci-dessous.

Malgré ces échecs, une grande partie des musulmans sunnites se sentent comme orphelins du califat. Parmi eux, les islamistes actuels portent sur lui un regard idéalisé, voire mythifié dans sa supposée perfection originelle. Cela explique le succès de l’éphémère pseudo-califat établi en Irak et en Syrie en 2014 sous le nom d’Etat islamique (Daech) jusqu’à sa chute en 2019.

« Restaurer le califat bien dirigé demeure un rêve qui taraude les esprits de nombreux intellectuels et militants jusqu’à nos jours. La plupart des écrits religieux et littéraires – et maintenant les séries, les émissions, les documentaires et les films – continuent à affirmer que le califat bien dirigé est le meilleur des régimes bien qu’il n’ait jamais existé en réalité » (Mouline, op. cit., p. 145).

Mission et attributions du calife

Le calife est « le représentant et le délégué d’Allah » ; il est aussi le « commandeur des croyants », titre que le roi du Maroc, qui revendique son appartenance à la lignée généalogique de Mahomet, a emprunté au deuxième calife, Omar ibn el-Khattâb, et qu’il porte encore.

La tradition affirme que pour diriger les affaires temporelles et spirituelles des « croyants » le calife reçoit l’inspiration divine et un pouvoir surnaturel qui font de lui « un être exceptionnel, quasiment infaillible ». « Son statut est donc sacré, son pouvoir est absolu et sa puissance est universelle » (Mouline, op. cit., p. 61).

Il résulte de recherches récentes que le calife Abd el-Malik (685-705), évoqué ci-dessus, fut le premier à prendre le titre de khalîfat Allah (« lieutenant de Dieu »). C’est lui qui canonisa le Coran et imposa le mot « islam » (soumission à Allah), peu usité jusque-là, ainsi que la langue arabe, consacrant alors la religion préfigurée par Mahomet « comme la religion définitive qui efface et accomplit le judaïsme et le christianisme – autrement dit qui les rend caducs, aussi bien sur le plan de la foi que sur le plan de la loi » (Guillaume Dye, « Questions autour de sa canonisation », Le Coran des historiens, Cerf, 2019, t. 1, p. 904).

Après lui, malgré le pouvoir exorbitant revendiqué par les « lieutenants d’Allah », ses successeurs califes eurent très tôt à affronter la concurrence des oulémas, montre le jésuite Henri Lammens, historien et islamologue. Ces savants en sciences religieuses, « héritiers des prophètes » auxquels revient, selon un hadîth (propos attribué à Mahomet), « la mission de nouer et de dénouer », ont, dès les premiers siècles, servi de guides aux califes (L’Islam, croyances et institutions, Dar el-Machreq, Beyrouth, 1943, p. 125). Puis, ils les ont dépossédés de leurs prérogatives doctrinales et même de leurs titres religieux, remettant définitivement en cause les prétentions théocratiques du califat. A partir du Xème siècle, les califes « ne peuvent plus intervenir directement dans le processus de définition du dogme et de la Loi ». Il ne leur reste que la gestion des affaires temporelles (cf. Mouline, op. cit., p. 102-106).

L’ISLAM SANS MAGISTÈRE AUTHENTIQUE

Pour l’interprétation des textes sacrés, notamment ceux qui concernent le droit religieux, l’islam dispose du consensus (ijmâ) en vertu d’un propos (hadîth) attribué à Mahomet selon lequel « ma communauté ne s’accordera jamais dans l’erreur » (cité par Lammens, op. cit., p. 124). L’Oumma serait donc infaillible.

Un consensus impossible

Mais ce principe se heurte à plusieurs obstacles, explique Henri Lammens. D’abord, « quels en seraient les témoins, les interprètes qualifiés ? L’absence d’une hiérarchie dûment autorisée, placée au-dessus de toute contestation, n’a jamais permis de s’entendre pleinement sur cette matière » (op. cit., p. 125).

Ensuite, il s’agit d’un « phénomène spontané », « une manifestation de ce qu’on peut appeler l’instinct religieux du peuple croyant ». Lammens conteste l’idée selon laquelle « cette souplesse pouvait être utilisée pour adapter la charia aux besoins modernes » et qu’un consensus antérieur pourrait être modifié par un autre, comme le pensent des modernistes musulmans. L’accord doctrinal n’établit rien. On ne peut que constater son existence. Il regarde en arrière et non en avant, non pas l’avenir mais le passé. Quand il arrive aux docteurs de l’invoquer, c’est uniquement pour justifier et légitimer des innovations qui se sont imposées, pour les rattacher laborieusement à la “Sunna (Tradition) des pieux ancêtres”, c’est-à-dire à une législation considérée comme immuable et non pour contester la perpétuité de la Tradition. Il semble donc téméraire de vouloir envisager l’ijmâ comme un instrument éventuel de réformes à introduire dans la charia, en vue de l’adapter aux besoins du jour » (ibid., p. 128-129).

L’échec de la raison

Il y eut en outre la parenthèse du moutazilisme (de motazil, qui s’isole), ce courant de pensée apparu à Bagdad au IXème siècle, qui prônait le libre-arbitre et le recours à la raison dans le rapport au Coran. D’abord reconnu officiellement par le calife Abdallah el-Mamoun (813-833), il fut déclaré hors-la-loi par l’un de ses successeurs, Ala Ilah el-Moutawakkil (847-861), initiative qui préluda à la fermeture de la porte de l’ijtihâd (effort d’interprétation) décidée par le calife Bi Ilah el-Qadir (992-1031). Sur ce sujet, cf. A. Laurent, l’Islam pour tous ceux qui veulent en parler (Artège, 2017, p. 24-25).

« Il semble que le point doctrinal qui a attiré le plus le souverain vers ce courant soit l’affirmation que le Coran est une création de Dieu. Cela veut dire de manière schématique que ce texte reflète un moment historique bien déterminé. Par conséquent, il ne peut répondre aux besoins des croyants dans des réalités spatio-temporelles différentes. Le calife, en tant que guide inspiré qui pratique l’ijtihâd, peut jouer le rôle d’intermédiaire entre l’homme et Dieu » (N. Mouline, op. cit., p. 102).

Le dogme du Coran incréé a mis fin à cette ouverture. « Depuis lors, savants et fidèles sont tous réduits au taqlîd, la soumission aveugle et sans restriction aux décisions d’une des quatre écoles orthodoxes », remarque Lammens (op. cit., p. 129).

Disparité des écoles juridiques

Ces écoles sunnites (hanéfite, malékite, chaféite et hanbalite), dont les noms s’inspirent de leurs fondateurs, ont vu le jour au IXème siècle. Or, elles reposent sur la base de philosophies du droit différentes, voire divergentes, et elles ne s’accordent pas sur les références historiques pour parvenir à un consensus. La réalisation de ce dernier se heurterait d’ailleurs à l’autonomie de chacune des écoles, puisque celle-ci demeure en vigueur tout en se partageant l’aire islamique mondiale. Il en résulte que l’Oumma est tiraillée entre plusieurs autorités, aucune d’entre elles ne pouvant prétendre à une légitimité religieuse reconnue par l’ensemble des musulmans et apte à délivrer un enseignement réputé authentique. Ce phénomène concerne aussi les oulémas au sein d’un même pays et d’une même école.

« Chez les sunnites, l’ijmâ n’est pas, comme dans le christianisme, le résultat de réunions synodales et de décisions conciliaires. Il manque à l’islam une hiérarchie, ayant mission de veiller officiellement sur le dépôt de la révélation coranique […]. Ne pouvant s’appuyer que sur la doctrine d’une de ces écoles, les décisions prises en commun demeureraient sans valeur obligatoire pour les autres écoles » (Lammens, op. cit., p. 132).

Carte des écoles de jurisprudence musulmane sunnite et des courants chiites
(CC BY-SA 3.0)

Nulle institution ne peut donc revendiquer le privilège de l’ijtihâd absolu, y compris El-Azhar. « Quand ceux [les oulémas] de l’Université d’El-Azhar, au Caire – un des centres du chaféisme – émettent un avis collectif sur une question concernant tout l’islam, ils ont conscience – au besoin on se charge de le leur rappeler – qu’ils ne parlent qu’au nom des chaféites » (ibid., p. 133).

Pour Mouline, l’idéalisation des quatre premiers califes (cf. supra) n’apporte aucune solution à l’absence de magistère authentique : « Le mythe des califes bien dirigés, qui est davantage une fable de la mémoire qu’un fait de l’Histoire, exprime de manière claire la nostalgie de l’élite religieuse sunnite d’un âge archétypal, une sorte d’état de nature musulman […]. Rétablir ce paradis perdu deviendra le leitmotiv de la plupart des mouvements politico-religieux qui aspirent à s’emparer du pouvoir dans le monde musulman, et ce jusqu’à nos jours » (op. cit., p. 58).

POUR CONCLURE

Du côté sunnite (comme du côté chiite), il est donc impossible de conférer une origine divine au califat. Autrement dit, son titulaire n’est pas « le Pontife des musulmans » comme le laissait entendre une expression courante dans les écrits européens aux XVIIIème-XIXème siècles (cf. Mouline, op. cit., p. 172). Le Père Lammens regrette cette confusion, reprochant à des « orientalistes inventifs » d’avoir assimilé le califat ottoman au Pontificat romain. « Jamais l’orthodoxie sunnite n’a confondu le calife avec un simulacre de hiérarque chrétien : Pape ou Patriarche » (op. cit., p. 143).

En revanche, l’Église et la papauté ressortent d’une volonté explicite de Dieu comme en témoigne l’Évangile. S’adressant à celui qui allait être le premier pape, le Christ lui dit : « Simon fils de Jean, je te le déclare : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et la puissance de la mort n’aura pas de force contre elle » (Mt 16, 18). C’est également sur des paroles du Christ, citées dans les Évangiles, que reposent l’autorité, la structure hiérarchique et le magistère authentique de cette société. Cf. à ce sujet, P. Louis-Marie de Blignières, « Le Royaume de Dieu, c’est l’Église », Sedes Sapientiae, n° 153, sept. 2020, p. 3-12.

L’échec de l’expérience califale illustre l’incapacité du monde musulman à se doter d’une autorité revêtue d’un pouvoir magistériel engageant toute l’Oumma. Au fond, celle-ci se trouve dans une situation comparable à celle du protestantisme, qui est dépourvu de toute unité. Ce qui conduit Yadh Ben Achour, juriste tunisien, à considérer que « le malheur de l’islam a peut-être été de ne pas avoir eu son Église catholique » (La deuxième Fatihâ. L’islam et la pensée des droits de l’homme, PUF, 2011, p. 180).

Avortement : Discours radicaux des féministes au Parlement européen

Voici des extraits de débats au Parlement européen sur l’avortement. Ces débats en commission parlementaire du 25 mars ont préparé le vote sur un projet de résolution pro-IVG, qui a lieu en commission des droits des femmes les 10 et 11 mai et en plénière lors de la session du 23-24 juin.

 

C’est arrivé un 10 mai…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

le 10 mai 1537 : Jacques Cartier est en France.
En guise de dédommagement des frais engagés, Cartier reçoit l’Hermine, un navire de 110 tonneaux, avec tous les appareils et munitions qui restent du précédent voyage dont ses 12 canons.

le 10 mai 1696 : décès de Jean de La Bruyère, écrivain français.
Né à Paris le 17 août 1645, il devient célèbre en 1688 pour son seul ouvrage, « Les caractères ou les mœurs de ce siècle ». Jean de La Bruyère est alors parmi les derniers écrivains à privilégier le style littéraire. En 1693, il est enfin élu à l’Académie française, en remplacement de l’abbé Pierre de La Chambre. Il décède à Versailles suite à une crise d’apoplexie le 10 mai 1696.

le 10 mai 1755 : arrestation de Mandrin.
500 soldats français déguisés en paysans pénètrent en Savoie et arrêtent le brigand Mandrin à la ferme fortifiée de Rochefort-en-Novalaise. Il utilisait la Savoie comme base de repli entre deux expéditions en France.

le 10 mai 1774 : mort du Roi de France Louis XV.
Louis XV « le Bien-aimé » reçoit l’extrême onction à Versailles, administrée par l’évêque de Senlis, Armand. Il meurt de la petite vérole à l’âge de 65 ans, après une difficile mais très pieuse agonie. Si son début de règne est pacificateur et heureux, période où le Roi fait preuve d’une piété et d’une ferveur avec la Reine Maria Leczinska assez exceptionnelle, la seconde partie est marquée par la débauche de la cour qui suit l’exemple de son maître et par le développement des idées des philosophes qu’il laisse empoisonner l’opinion française.

le 10 mai 1794: la colonne infernale Dusirat incendie la forêt de Vezins et les stocks de grains et farine qu’il y trouve.
le 10 mai 1794 : Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI est guillotinée place de la Révolution à Paris.
De toute la famille royale, c’est la seule qui a toujours refusé de quitter le Roi et de fuir à l’étranger.

le 10 mai 1796 : Bonaparte remporte la bataille du Pont de Lodi, en Italie.
le 10 mai 1804 : Bonaparte reçoit le cardinal Caprara.
Il exprime le désir d’être sacré empereur par le pape, il a simplement besoin de la présence papale pour cautionner la cérémonie et singer les sacres des Rois de France. Mais son esprit embrumé par les théories des philosophes ne peut pas comprendre que la puissance du sacre donnée aux Rois vient de Dieu et de l’engagement royal à défendre la foi catholique et a lutter pour le vrai bonheur de leurs peuples. Le sacre des Rois est le Pacte de Reims renouvelé entre un Dieu, un peuple et une personne royale choisie par Dieu. Le sacre de Napoléon est sacrilège et grotesque. (cf. la chronique du 2 décembre).

le 10 mai 1871 : signature du traité de Francfort.
Le gouvernement provisoire de la république accepte de payer une indemnité de 5 milliards de franc-or, avec présence d’une armée d’occupation jusqu’au paiement de cette somme et surtout, la cession de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine. Guillaume 1er, roi de Prusse, a déclaré le 18 janvier 1870, à Versailles, lors de la proclamation de l’empire :

 » Je n’ai pas vaincu les Français, Dieu me les a livrés »

le 10 mai 1940 : l’Allemagne envahit les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la France.
C’est la fin de la «drôle de guerre ». L’exode commence. Les Pays-Bas capitulent le 15 ; le Luxembourg capitule le jour même, la Belgique le 27. En Angleterre Churchill devient premier ministre en affirmant :

« Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des larmes. »

Les troupes allemandes franchissent les Ardennes au grand dam des Français, évitant les fortifications de la ligne Maginot, que l’inconsistance des dirigeants français n’a pas prolongée sur toutes les frontières. La percée de Sedan est une opération décisive de la bataille de France qui commence.

le 10 mai 1954 : le recensement dénombre 43 millions de Français.
L’avortement n’assassinait pas encore plus de 200 000 Français par an, à cette époque. Il faut rappeler qu’en 1789 la France est le pays le plus peuplé au monde avec 28 millions d’habitants. En 1790, la Russie l’égale, puis la Dépasse. En 1795, l’Inde fait de même. En 1914, la France compte 40 million d’habitants, la Russie 160 millions, l’Allemagne 65 et l’Angleterre 43 millions ! Le suicide français est ancien et bien lié à la disparition de la monarchie française.

le 10 mai 1968 : la « nuit des barricades ».
Combats de rues, voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés, le pays se réveille stupéfait.

le 10 mai 1981 : F. Mitterrand est élu contre V. Giscard d’Estaing.

Patrick Buisson : En tant que catholique, je ne me scandalise pas qu’un croyant puisse mettre la loi naturelle au-dessus des lois de la République

Dans l’entretien à Valeurs Actuelles, Patrick Buisson évoque le problème de l’islamisation :

Comment demander aux musulmans de s’assimiler à une société qui n’est plus approvisionnée en religieux et en sacralité ? Dans les années soixante, l’assimilation était encore possible dans la mesure où subsistait, d’une part, une identité forte et attractive du patriotisme français comme religion séculière et, d’autre part, une proximité morale et symbolique entre l’islam et les valeurs chrétiennes. Ces creusets-là n’existent plus.

Certains affirment que les « valeurs de la République » pourraient jouer ce rôle…

De quelles valeurs parlez-vous ? Si ce sont celles du Comité de salut public qui a inventé, en 1793, le terrorisme d’État et servi de matrice à tous les totalitarismes du siècle dernier, alors, oui, il y a une continuité dans la barbarie et le fanatisme entre les adeptes du « rasoir national » et les sectateurs de Dae’ch, entre la décollation et la décapitation. Pour le reste, peut-il y avoir respublica, c’est-à-dire chose commune, lorsqu’il n’y a ni commun substantiel ni projet collectif entre les musulmans et les Français de souche ? Seulement un vague règlement de copropriété qu’on appelle « vivre-ensemble » et qu’au demeurant personne ne respecte. « On n’habite pas une séparation », a dit magistralement Pierre Manent.

À qui la faute ?

Un certain fondamentalisme républicain est incontestablement à l’origine du processus de radicalisation des musulmans de France. Parce que faute de ressources et d’appareil symbolique pour faire religion à la place de la religion, il s’enferme dans le déni du besoin anthropologique de religieux, dans le rejet de toute dimension sacrée de la vie humaine, le laïcisme n’est pas la solution mais une partie du problème. Sans compter la dérive libertaire, individualiste et hédoniste de la société française qui nourrit chez les musulmans un double sentiment explosif d’infériorité en termes de puissance et de supériorité en termes de civilisation. Comment, face à une société qu’ils jugent décadente et apostate, les musulmans ne se sentiraient-ils pas agressés dans leur être de croyant et leur identité profonde ? L’islam n’est au fond que le miroir qui nous renvoie l’image de tout ce que nous avons perdu, et notamment l’idée même du sacré qui nous est devenue complètement étrangère.

Vous les comprenez ?

Nous sommes le seul pays d’Europe où les signes religieux extérieurs sont pratiquement bannis de l’espace public alors que la pornographie de la marchandise et l’obscénité publicitaire s’étalent à tous les coins de rue et sur tous les écrans. J’ai plus de respect pour un musulman qui fait sa prière cinq fois par jour que pour un bobo écolo à trottinette. Plus de respect pour la pudeur d’une femme voilée que pour les lolitas de 13 ans en string. En tant que catholique, je ne me scandalise pas qu’un croyant puisse mettre la loi naturelle au-dessus des lois de la République.

Alors la guerre civile est inéluctable ?

Non. Le problème n’est pas tant l’islam que l’immigration. Faute d’assimilation possible, il faut prévenir les risques de conflit par une politique volontariste qui s’attache à réduire, par tous les moyens et de façon drastique, le poids démographique de l’islam en France, tout en laissant les musulmans parfaitement libres de pratiquer leur religion sur le territoire national.

Quel est pour vous l’ennemi principal ?

Ce n’est à coup sûr ni l’immigré ni le musulman. Mais bien plutôt la classe dirigeante qui, droite et gauche confondues, a créé, en toute impunité sinon en pleine conscience, les conditions de l’explosion qui nous menace aujourd’hui. Après un honteux déni du réel, on assiste, désormais, à l’émergence d’un nouveau politiquement correct à l’intérieur du politiquement incorrect. Il consiste à donner des gages sur les enjeux de société au progressisme libertaire (infanticide des enfants de neuf mois, euthanasie, PMA-GPA) pour mieux faire passer, sous couvert de lutte contre l’islamisme et l’immigration, un discours de classe contre tous les laissés-pour-compte, les réfractaires et les indésirables de la modernité. Comment ne pas mépriser ce monde de la délation, du lynchage et de la ratonnade médiatique ?

Nouvelle tribune de militaires d’active : Déjà 210 000 signatures et plus d’un million de vues [ADD.]

La Salon beige l’avait mise en ligne dès dimanche soir. Publiée sur Valeurs actuelles, cette tribune rédigée par des militaires d’active connait déjà un succès important.

Sur CNews, le rédacteur en chef adjoint de valeurs actuelles, Tugdual Denis, a déclaré qu’il communiquerait ultérieurement sur le nombre de militaires d’active qui la signeront. Valeurs actuelles met en place une plate-forme sécurisée pour recueillir les signatures des militaires d’active, sans qu’ils soient inquiétés, étant donné les sanctions qu’ils encourraient. Par ailleurs, chaque citoyen peut soutenir la tribune ici.

Ce texte, porté par plusieurs soldats « récemment entrés dans la carrière », est ouvert à la signature des citoyens français. Avec un succès certain : ce lundi matin, la tribune recueillait déjà quelque 74 000 soutiens et avait été lue plus d’un million de fois en quelques heures (…)

Dans ce texte, les militaires signataires appellent les responsables politiques à agir. « Il ne s’agit pas, cette fois, d’émotion sur commande, de formules toutes faites ou de médiatisation. Il ne s’agit pas de prolonger vos mandats ou d’en conquérir d’autres. Il s’agit de la survie de notre pays, de votre pays », écrivent-ils. « Hommes et femmes, militaires en activité », ces soldats ont combattu en Afghanistan, au Mali ou encore en Centrafrique. « Certains y ont laissé des camarades. Ils ont offert leur peau pour détruire l’islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol », dénoncent-ils.

Addendum : le titre sera mis à jour au fur et à mesure de la journée en fonction de l’évolution du nombre de signataires: 76 000, 80 000, 130 000, 145 000, 153 000, 163 000, 210 000…

La liberté libérale aboutit à l’esclavage

Dans L’Homme Nouveau, Thibaud Collin évoque l’ouvrage de Patrick J. Deneen, professeur de sciences politiques à l’université Notre-Dame (Indiana, USA), Pourquoi le libéralisme a échoué. Extrait :

Vous pouvez commander ou vous abonner à L’Homme Nouveau ici ou le retrouver chaque mois sur Le Club de la Presse.

Les corporations, une autre conception de l’économie

Guillaume Travers, Docteur en économie, est interrogé dans Le Bien Commun à propos des corporations. Extrait :

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