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Joe Biden, pantin des banquiers et des voyous de Black Lives Matter

De Christian Daisug dans Présent :

[…] Depuis le 3, on s’est aperçu à la lecture de certains jugements que peu de juges de districts ou de cours d’appel osent avouer leur certitude qu’une fraude sournoise et efficace a transféré la victoire de Trump à Biden. Tout est là. Les avocats du président auront beau étaler devant la justice des preuves irréfutables que les urnes ont été bourrées, que des morts ont voté par milliers, que des non-inscrits sont parvenus à glisser un bulletin dans l’urne, s’ils ne déclenchent pas dans les esprits le ferment du doute, leurs efforts seront anéantis. Ce qui a manqué à Trump, en raison de la complicité unanime des gros médias et de la censure inouïe des réseaux sociaux, c’est la psychose d’une fraude massive. On est resté dans le pointillisme, l’occasionnel, l’accessoire. Oui, on a peut-être fraudé en Pennsylvanie, au Michigan et en Arizona, mais pas plus que les autres années. Les vociférations de Trump ne sont que les sanglots d’un perdant.

Car il y a eu un double piège. Le premier a enfermé Trump dans une spirale d’irrégularités qui l’ont empêché de riposter efficacement. Le second l’a condamné à l’attitude du mauvais perdant en ne réclamant qu’une chose : le compte des votes légaux. Ce simple bon sens a été perverti par la propagande ennemie. Biden, pantin jusqu’au bout de ses ficelles, en a profité le premier. Il poursuit, sous couvert de son prétendument officiel « bureau du président élu » (une invention d’Obama en 2008), le ficelage de sa transition vers une ère gaucho-globaliste. Mais déjà frappent à sa porte deux de ses anciens complices qui exigent des rôles actifs dans l’éventuelle perspective d’un nouveau régime : les banquiers de Wall Street – ils s’empressent de se réserver des places de choix dans les ministères clés de l’Economie, du Commerce et du Trésor –, et les dirigeants déchaînés de Black Lives Matter. Eux n’hésitent pas à clamer que « l’éviction de Trump n’aurait jamais eu lieu » sans leur concours et qu’une bonne dose de leur programme devra être injectée dans l’administration démocrate. Biden flanqué du capitalisme vagabond et du radicalisme révolutionnaire : le spectre d’une 46e présidence.

De chez vous, priez, chantez et rencontrez l’Académie Musicale de Liesse

Quoi de plus décourageant pour un chœur que l’annulation répétée de ses concerts ? Malgré cette immense déception, les 73 élèves de l’Académie Musicale de Liesse ont décidé de ne pas se laisser abattre. Ils continuent de travailler avec ardeur pour offrir au monde leur Foi et leur Joie à travers le chant.

Plus que jamais ils ont besoin de votre soutien et vous proposent trois actions simples à faire depuis chez vous :

  1. Priez les vêpres avec eux via la retransmission en direct depuis leur page Facebook du lundi au jeudi à 18h30
  2. Participez à l’équipement matériel de l’Académie
  3. Si vous connaissez des garçons entre 8 et 16 ans, proposez leur de participer aux Journées Fenêtres Ouvertes du samedi 28 novembre 2020

Confinement : comment maintenir l’instruction religieuse et la catéchèse ?

Par Grégor Puppinck :

Le 29 octobre 2020, le Premier ministre a pris un décret n° 2020-1310 « prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ». Celui-ci interdit les réunions et rassemblements de plus de six personnes, y compris dans les lieux de culte, mais maintient « l’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement ».

Qu’en est-il alors de l’enseignement religieux des élèves, le décret étant silencieux sur ce point ? En pratique, il apparaît que la situation varie considérablement selon les établissements, les paroisses et les diocèses. Nous avons donc essayé de faire le point sur ce qu’il est permis de faire, afin, autant que possible, de ne pas priver inutilement les enfants l’enseignement religieux dont ils ont besoin et auquel ils ont droit (CEC § 2037).

À titre préalable, il convient de souligner que le droit de recevoir un enseignement religieux et de le dispenser à ses enfants fait partie intégrante de la liberté de religion garantie par les droits de l’homme, notamment par la Convention européenne des droits de l’homme (article 9 et article 2 du 1er protocole additionnel). Au plan mondial, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966) précise que les États

« s’engagent à respecter la liberté des parents […] de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions » (article 13, § 3).

En France, l’instruction religieuse dans l’enseignement public est gouvernée par la règle générale énoncée à l’article L. 141-2, deuxième alinéa, du code de l’éducation, suivant laquelle

« L’État prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse ».

Cette règle suit immédiatement une autre règle, figurant à l’article L. 141-2, qui prévoit que,

« [s]uivant les principes définis par la Constitution, l’État assure aux enfants et adolescents dans les établissements publics d’enseignement la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances ».

Ce renvoi à la Constitution fait référence à l’article 1er de la Constitution selon lequel « la République […] respecte toutes les croyances ». Cette règle découle également de la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur la liberté de conscience (C. const., 23 novembre 1977). Ces règles inscrites à l’article L. 141-2 découlent donc d’un principe constitutionnel dont on peut se prévaloir et qui trouve à s’appliquer spécifiquement à l’enseignement religieux délivré dans les établissements publics et privés d’enseignement.

S’agissant de l’application de ces règles, il convient de distinguer entre établissements privés et publics, et entre les écoles élémentaires et le secondaire :

S’agissant des établissements privés confessionnels, la question de savoir si le décret du 29 octobre 2020 a une incidence sur l’enseignement religieux qui y est délivré ne se pose pas. En effet, un tel enseignement fait partie intégrante de leur projet éducatif et est assuré au même titre que les autres enseignements.

S’agissant de l’enseignement public, l’enseignement religieux demeure assuré en Alsace et en Moselle, par les personnels enseignants dans le cadre scolaire normal, conformément au droit local.

Dans le reste de la France, la règle rappelée ci-dessus, selon laquelle « l’État prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse » (art. L. 141-2, deuxième alinéa, du code de l’éducation) est mise en œuvre de manière différente selon que l’instruction religieuse est donnée dans une école élémentaire publique ou dans un établissement public d’enseignement secondaire.

Dans le premier cas de l’école élémentaire publique, l’article L. 141-3 du code de l’éducation prévoit qu’un jour de la semaine, en plus du dimanche, est laissé libre « afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires ». Comme le précise l’article R. 141-1 de ce code, l’instruction religieuse est ainsi donnée, si les parents le désirent, à l’extérieur des locaux et en dehors des heures de classe, soit directement par les parents, soit dans les paroisses et autres lieux de cultes. Deux cas de figure sont alors possibles :

Soit la paroisse dispose d’un patronage, ou bénéficie du statut de centre d’accueil de loisirs ou de jeunes[1], elle peut alors à ce titre continuer à accueillir les élèves de façon périscolaire, c’est-à-dire en semaine, avant ou après l’école, et le mercredi, et assurer à cette occasion les temps de catéchèse.

Soit la paroisse n’a pas d’entité disposant d’un tel statut, elle doit alors assurer les cours par petits groupes, suivant les règles s’appliquant aux lieux de culte, à savoir en évitant « tout regroupement avec des personnes ne partageant pas leur domicile », selon la précision apportée au considérant 16 de l’ordonnance du Conseil d’État n° 445825 et autres du 7 novembre 2020. Un regroupement étant caractérisé au-delà de six personnes selon le III de l’article 3 du décret du 29 octobre 2020, celui-ci peut être lu comme interdisant toute réunion de plus de six personnes ne partageant pas le même domicile, y compris l’aumônier. Cet enseignement peut être assuré en tout lieu de culte. Il n’a pas à être autorisé, car il fait partie intégrante de l’exercice de la liberté de culte. Une autre possibilité consiste à se rapprocher d’une école, afin que l’instruction religieuse y soit éventuellement assurée dans le cadre scolaire ou périscolaire.

Dans le second cas des établissements publics d’enseignement secondaire, à savoir les collèges et les lycées, le décret n° 85-924 du 30 août 1985 dispose que « l’enseignement religieux prend place dans le cadre du temps scolaire normal de l’établissement dont les principes sont fixés par le conseil d’administration ». Il peut être assuré à l’extérieur de l’établissement, ou à l’intérieur, en particulier « si la sécurité ou la santé des élèves le justifie » (art. R141-4 du Code de l’éducation).

Lorsque l’enseignement religieux est dispensé à l’intérieur de l’établissement, aucune raison ne justifie qu’il soit supprimé dès lors qu’il obéit aux règles sanitaires en vigueur dans l’établissement.

Lorsque l’enseignement religieux est dispensé à l’extérieur de l’établissement, il peut être maintenu soit par petits groupes (culte privé), soit dans le cadre d’un patronage (centre d’accueil). L’aumônier peut aussi demander, pour la santé des élèves, à être accueilli à l’intérieur de l’établissement public, en invoquant la disposition déjà citée (R141-4). La circulaire n° 88-112 du 22 avril 1988 prévoit à cet égard que les conditions de fonctionnement de l’aumônerie sont décidées en concertation entre le chef d’établissement et l’aumônier, en particulier en cas de modification de l’organisation du temps scolaire.

Note rédigée par Gaspard Dassonville et Grégor Puppinck, avec la contribution de juristes français magistrats et enseignants.

[1] L’article 32 du décret du 20 octobre 2020 permet à deux types de structures de continuer un accueil périscolaire (avant et après l’école et le mercredi ; le samedi si l’élève a école le matin) : 1° les accueils de loisirs déclarés ou non dans les conditions définies par le 1° du II de l’article R227-1 du CASF 2° les accueils de jeunes (+ de 14 ans) déclarés à la DDCS définies par le 2° du II de l’article R227-1 du CASF, dans le respects des conditions sanitaires rappelées au II de l’article 36 du décret du 20 octobre 2020 propres à l’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement.

A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie

Note du Salon Beige : cette tribune a été publiée en mars lors du premier confinement, il nous a paru utile de la présenter, légèrement modifiée, une nouvelle fois.

A la lueur de la bougie : pistes pour discerner sa voie

Il n’est pas dit que le Covid 19 soit l’unique objet de ces temps troublés. Le temps de confinement que nous vivons est aussi une épreuve décapante pour les étudiants et les célibataires appelés à rester plus ou moins enfermés chez eux. C’est sans doute aussi une incroyable opportunité permise par la Providence pour continuer un discernement vocationnel.

Oui, comment mettre à profit ce temps très mystérieux, pas forcément facile à gérer, pour se mettre à l’écoute du Saint-Esprit qui, dans le silence du cœur à cœur, forme doucement notre âme et l’unit chaque jour davantage à Dieu ?

Pour aider ceux qui le souhaitent, il existe une petite neuvaine qui fait du bien : Discerner sa vocation avec Marie. Pour se la procurer cliquer ici.

Rien de grand ici-bas n’a été réalisé sans un certain retrait, une certaine solitude. Affronter les questions existentielles c’est nécessairement se trouver seul. A la naissance nous affrontons cette donnée nouvelle de la vie extra-utérine, à la mort nous vivrons le grand passage, nous rencontrerons le Père miséricordieux et juste en même temps. Et nous serons seuls. Il n’y aura pas d’échappatoire possible.

Marié ou moine, l’homme vit toujours la solitude d’une manière ou d’une autre. Attention, cette solitude n’est jamais totale. Elle est un appel à la communion fraternelle, visible ou invisible. Les moines vivent tous en communauté. Même les chartreux. La solitude avec Dieu a besoin de la vie fraternelle, toujours.

Aujourd’hui, le temps de solitude plus radical que certains sont appelés à vivre est sans doute l’occasion de toucher du doigt quelle est la définition de la bonne solitude. « Je ne suis jamais moins seul que lorsque je suis seul » disent les moines. Le mot moine lui-même vient du grec « monos ». Un autre adage dit « monos pros monon », c’est-à-dire seul vers le Seul. Seul avec Dieu.

Cette découverte de la solitude n’est pas toujours facile à vivre lorsqu’on est seul face à soi-même. Certains penseront : je suis chez moi et soumis à des restrictions de déplacement qui m’empêchent de rencontrer un prêtre, un ami, pour m’aider à progresser « intelligemment » dans cette réflexion, ce discernement. Comment alors réfléchir plus profondément, de manière plus experte ? Tout d’abord, ce n’est pas nous, ni un prêtre qui forme notre âme, c’est l’Esprit-Saint. Lui et lui seul. Certes il est indispensable d’être accompagné, dirigé, d’avoir un confesseur, pour avancer avec un esprit de fils.

Ce temps de confinement manifeste très clairement que la vie chrétienne n’est pas un à côté de notre vie habituelle, quelque chose que l’on gère le dimanche matin ou de manière anecdotique. La vie chrétienne, c’est le cœur de notre vie.

On dit que beaucoup de mariages sont nés des JMJ. Dira-t-on que des vocations monastiques se sont révélées lors de ce confinement 2020 ? Si les JMJ sont des moments privilégiés pour grandir dans l’amitié authentique et plus si affinité, il semble évident que le silence et la solitude vécus par certains en ce moment est une occasion privilégiée d’entendre monter des profondeurs de leur cœur un attrait pour la vie des moines et des moniales.

Demandez à ceux qui ont choisi cette vie, ils vous le diront, c’est une vie heureuse, où la joie est sensible.

Plus encore, pourquoi ne pas aller au culot et carrément profiter de ce confinement pour téléphoner à une abbaye et demander un entretien téléphonique avec le maître ou la maîtresse des novices ? Il ne s’agit pas de prendre la panique et de se dire si j’entre en relation avec le Père Untel ou la Mère Unetelle, je m’engage un peu et cela me donne le vertige… Non ! C’est tout simplement une occasion privilégiée d’entendre une parole qui va aider, soutenir et même consoler. En bref, apprendre à vivre ce temps de solitude comme une opportunité pour grandir.

Il y a d’autres moyens pour apaiser la soif de paix intérieure et de joie, d’unité profonde, qui nous animent. En voici quelques-uns :

  • Tout d’abord profiter du petit matin pour se mettre à genoux, dans le silence, et adorer notre Dieu. Il est l’auteur de toute vraie joie, de toute vraie paix. Il est la source qui rafraîchit, le pain qui nous nourrit. S’il se cache parfois, c’est pour que se creuse en nous cette soif de le chercher non pas pour notre satisfaction émotionnelle, mais pour que nous l’aimions pour ce qu’Il est, éternellement. Que nous l’adorions… dans le silence. Et là, dans ce cœur à cœur, goutte-à-goutte discret, le murmure d’une source creuse en moi la soif de Dieu… « comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme vous cherche, ô mon Dieu… » dit le psalmiste. « Il n’y a qu’un chemin pour trouver Dieu, c’est la prière. Si on vous dit autre chose, on vous trompe », dit aussi sainte Thérèse d’Avila… Alors, faisons de notre vie une oraison continuelle… et ici-bas nous serons déjà au Ciel.
  • La consécration à la Très Sainte Vierge. Cette consécration est essentielle car elle enveloppe notre âme, notre personne et notre vie d’un manteau de paix. Plus encore, elle nous indique que nous n’avons rien à craindre des « sentiers raboteux » et des serpents du chemin car Marie nous porte dans ses bras. Nous avons besoin de Notre-Dame pour lutter contre les tentations que le démon nous suggère pour nous empêcher de connaître la vraie paix, la vraie joie. Elle nous éduque et nous apprend à persévérer dans nos efforts, elle nous enseigne à demeurer auprès de Jésus, dans le confinement, qui ressemble étonnamment à la vie cachée de Nazareth. Oui, pour ressembler à Jésus, il faut accepter et même choisir le confinement, c’est d’une certaine manière la condition de notre joie. Un enfant pour naître et découvrir la lumière n’a-t-il pas besoin de passer par un sentier resserré ? On dit que tant de choses se passent, même au plan psychologique, lorsque le tout-petit passe de la vie intra-utérine au monde extérieur. De la même façon, l’épreuve d’une certaine solitude est l’occasion de nous rendre plus intérieurs, plus unifiés, c’est-à-dire uns avec Celui qui est l’Un par excellence. Le chapelet est une aide précieuse qui fait entrer avec Marie dans les mystères de Jésus. C’est aussi une école de prière silencieuse, d’oraison.
  • La Sainte Liturgie nous entraîne vers la seule fécondité : tout ce qui n’est pas offert est mortifère. S’unir au Christ qui s’offre à son Père, malgré la souffrance, physique et morale, plus encore accepter toute souffrance comme une marche qui me rapproche du Père plein d’amour. Quels fruits pour nos communions eucharistiques !
  • Ce qui nous amène à la méditation de la doctrine catholique ; oui, méditation. Le Catéchisme ne se lit pas, il se médite car il nourrit l’âme. Il nous enseigne comment comprendre l’Ecriture Sainte et entrer avec amour dans le mystère de l’Eglise.
  • Autre point : la charité fraternelle. Ne puis-je téléphoner, écrire un mail à une (ou des) personne seule que je connais, faire cet effort régulièrement ? Au passage, attention au zapping sur internet, au porno, à ce qui est dangereux pour ma communion avec Dieu, et donc mon salut éternel. Implorer Marie, crier vers Elle quand la tentation survient, ou encore contempler l’image du Christ crucifié. Pour aller plus loin.
  • Enfin, terminer sur la contemplation du grand don de la Miséricorde qu’est la révélation de l’amour de Jésus pour chacun d’entre nous, de son Sacré-Cœur, tellement uni au Cœur Immaculé de Marie. Quelles grâces nous sont données par les sacrements de l’Eglise qui sont tous, chacun à sa façon, un merveilleux signe de la divine miséricorde.

Voilà quelques lignes pour aider à faire de ce confinement, au contraire d’une privation de liberté, l’occasion d’un envol intérieur vers les réalités d’En-hautEt peut-être aussi pour certains, l’opportunité de dire au Seigneur, oui mon Dieu je vous aime, je vous aime tellement que je veux tout vous donner. Je ne veux rien garder pour moi pour être tout à vous, un avec vous, seul vers le Seul, offrir ma vie pour le salut des pécheurs, dans le silence du cloître. Et par là trouver la joie.

Que la Très Sainte Vierge accompagne chacun, prions les uns pour les autres à cette intention. Et unissons-nous aux moines et moniales qui prient aussi pour nous.

Guillaume d’Alançon

Manifestations pour la messe : déplacée à Nantes, interdite à Poitiers

Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :

Le collectif Pour la Messe-Nantes prend note aujourd’hui de la décision de la préfecture de Loire-Atlantique d’interdire la prochaine manifestation qui devait se tenir le dimanche 15 novembre prochain sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.

Une manifestation aura bien lieu à Nantes malgré tout.

Le choix de ce lieu était hautement symbolique, car il est l’endroit par excellence du rassemblement chrétien. La suspension du culte public engendre beaucoup de souffrances et d’incompréhensiosn parmi les fidèles. Ils se voient maintenant refuser de venir manifester sur le parvis de la Cathédrale pour des « raisons de sécurité ». Le Collectif s’est vu proposer de manifester place Graslin, place n’abritant aucun édifice religieux.

Si cette manifestation a pour but premier de réclamer le retour des messes, elle se veut également être une manifestation de soutien à la démarche des évêques de la Conférence des Évêques de France qui devraient négocier lundi prochain avec le gouvernement pour demander le rétablissement du culte.

Le collectif se doit de maintenir la manifestation place Graslin bien qu’il dénonce une mesure abusive et arbitraire de la préfecture.

Un lecteur m’informe aussi que la préfecture de Poitiers interdit aussi la manifestation de dimanche 15h devant la cathédrale. Comme à Grenoble.

La manifestation pour la messe à Grenoble est interdite par le préfet

Par décision préfectorale (voir fichier joint), la manifestation de dimanche sur le parvis Notre-Dame de Grenoble est interdite.

Parmi les motifs invoqués :
1. La prière, interdite dans les lieux publics… « mais justement, nous n’avons pas le droit de prier dans l’Eglise et nous manifestions pour ce droit… ! »
2. Une incitation à des attentats islamistes, contre-manifestation et appels à porter atteinte aux intérêts de citoyens français en provenance d’autres pays

Voilà un préfet qui a sans doute voulu comprendre les propos de son ministre…

Toutes les manifestations, mentionnées dans cet article, ont été déclarées et sont donc légales. Henri de Beauregard, avocat au barreau de Paris, déclare dans Le Figaro :

Les propos du ministre de l’Intérieur sont difficiles à comprendre. Ignore-t-il que, pour ce que j’en sais, les rassemblements auxquels faisaient allusion les journalistes font l’objet d’une déclaration en préfecture? Gérald Darmanin a évoqué «un acte répété et qui est manifestement contraire aux lois de la République» mais ce n’est pas le cas des rassemblements que certains croyants projettent d’organiser ce week-end, s’ils sont déclarés. En définitive, c’est tout le contraire, en déclarant ces rassemblements, ceux qui en ont l’initiative montrent un respect scrupuleux de la loi. Plus généralement, les catholiques, pourtant blessés par l’interdiction des cultes au moment où ils pansent les plaies de Nice, font preuve d’une volonté de conciliation et d’un respect scrupuleux des règles qui devrait leur valoir autre chose que du mépris ou des rodomontades.

Ces rassemblements sont donc autorisés?

Le décret du 29 octobre 2020 autorise en effet sous certaines conditions la tenue de manifestations pendant le confinement, en précisant notamment le protocole sanitaire qui doit être respecté par les organisateurs (port du masque, distanciation sociale, distribution de gel hydroalcoolique…). Le code de la Sécurité Intérieure inclut dans les «manifestations» toutes sortes de «regroupements de personnes».

Pourtant il semble qu’en plusieurs lieux les préfectures aient opposé qu’une manifestation ne pouvait se tenir qu’à la condition d’être «revendicative», ce qui exclurait les rassemblements incluant une ou plusieurs prières. En résumé, les croyants auraient le droit de réclamer la reprise des messes sur la voie publique, mais pas en sortant un chapelet de leur poche. C’est politiquement paradoxal: le pouvoir préfère-t-il vraiment des rassemblements plus contestataires? plus hostiles? C’est surtout juridiquement fragile pour ne pas dire franchement discriminatoire: on peut donc sortir manifester dans la rue pour dire «à bas Macron», mais pas «vive Dieu»? Et surtout, de la part d’une République qui ne reconnaît pas les cultes, c’est surréaliste: comment les policiers vont-ils s’assurer du respect de cette injonction préfectorale? Si les croyants se mettent à genoux ou chantent ensemble des prières, cela se voit, mais s’ils prient en silence, «in pectore» comme on dit, chaque policier ira-t-il interroger les manifestants un à un pour leur demander les yeux dans les yeux si par hasard ils ne seraient pas en train de réciter une prière au fond de leur conscience? C’est grotesque.

Une première manifestation s’est bien déroulée ce soir à Paris, devant Saint-Sulpice, avec quelques centaines de participants.

A noter la nouvelle religion officielle : si les messes publiques sont interdites, les gens peuvent venir à Saint-Sulpice pour faire un test COVID :

Sous les fallacieux prétextes de combattre l’épidémie, des mesures de racisme anticatholique

L’AGRIF réagit aux propos du ministre de l’Intérieur :

En digne continuateur de Manuel Valls faisant jadis gazer les paisibles manifestants contre la dénaturation du mariage, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, se campe dans une sublime posture d’Artaban pour annoncer son héroïque détermination à faire disperser les dangereux catholiques qui, manifestant devant les églises pour exiger le respect de la fondamentale liberté du culte, menaceraient la République.

Ce méchant ouistiti rejoint ainsi son prédécesseur le blaireau Castaner et tous les autres de cette ribambelle ministérielle, plus aptes à persécuter les catholiques qu’à empêcher en France les massacres de l’islam jihadiste.

Sous le couvert de la lutte contre le coronavirus, menée avec des méthodes d’efficacité discutable, ce ne sont pas seulement les fielleuses mesures de leur racisme antichrétien qu’ils entendent imposer. Comment n’ont-ils pas honte de mobiliser des effectifs d’une police surchargée pour interdire, illégalement, à des chrétiens pacifiques et respectueux des mesures sanitaires, d’user de leur droit constitutionnel de manifestion ?

M. Macron, ce micro-Néron orgueilleux, entend-il rivaliser ainsi avec les mesures d’éradication définitive des libertés imposées à Hong Kong par le dictateur chinois Xi Jinping ?

Quant à Castex, son inénarrable premier ministre à la stature de « grand dépendeur d’andouille » comme on disait jadis en Gascogne, quelle fatuité !

Ce grand escogriffe jacobin primaire prétend en effet ne pas de sitôt « lâcher bride » aux Français. Comme l’a très judicieusement exprimé le cher Éric Zemmour, « Pour qui nous prend-il ? On n’est pas des chevaux ! ».

L’AGRIF appelle tous ses adhérents et amis à développer partout la résistance la plus opiniâtre contre un État de plus en plus totalitaire et moralement illégitime.

La grande réinitialisation

Le Forum économique mondial a fait sien le livre du Professeur Klaus Schwab et de Thierry Malleret: COVID-19: La Grande Réinitialisation.

A peine six mois après le début de la pandémie, le monde n’est plus celui que nous connaissions. Dans ce court laps de temps, la COVID-19 a à la fois déclenché des change­ments considérables et amplifié les divisions qui assaillent déjà nos économies et nos sociétés. Des inégalités croissantes, un sentiment d’injustice généralisé, l’approfondissement des clivag­es géopolitiques, la polarisation politique, des déficits publics croissants et des niveaux d’endettement élevés, une gouvernance mondiale inefficace ou inexistante, une financiarisation exces­sive, la dégradation de l’environnement : tels sont quelques-uns des défis majeurs qui existaient avant la pandémie. La crise du coronavirus les a tous exacerbés.

La débâcle de la COVID-19 pourrait-elle être l’éclair avant le tonnerre ? Aurait-elle la force de déclencher une série de changements profonds ?

Nous ne pouvons pas savoir à quoi ressemblera le monde dans dix mois, encore moins dans dix ans, mais ce que nous savons, c’est que si nous ne faisons rien pour réinitialiser le monde d’aujourd’hui, celui de demain sera profondément touché. Dans la Chronique d’une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez, un village en­tier prévoit une catastrophe imminente, et pourtant aucun des villageois ne semble capable ou désireux d’agir pour l’empêcher, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Nous ne voulons pas être ce vil­lage.

Pour éviter d’en arriver là, nous devons sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation. Ce n’est pas un « bonus » mais une nécessité absolue. Ne pas traiter et réparer les maux profondément enracinés de nos sociétés et de nos économies pourrait accroître le risque, comme tout au long de l’histoire, d’une réinitialisation finalement imposée par des chocs violents comme des conflits et même des révolutions. Il nous incombe de prendre le taureau par les cornes. La pandémie nous donne cette chance : elle « représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour réfléchir, réimaginer et réinitialiser notre monde. »

La crise profonde provoquée par la pandémie nous a donné de nombreuses occasions de réfléchir à la manière dont nos écon­omies et nos sociétés fonctionnent et aux impasses qu’elles ren­contrent. Le verdict semble clair : nous devons changer. Mais en sommes-nous capables ? Allons-nous tirer les leçons des erreurs que nous avons commises dans le passé ? La pandémie ouvri­ra-t-elle la porte à un avenir meilleur ? Allons-nous mettre de l’ordre dans notre grande maison, le monde ? En termes simples, allons-nous mettre en oeuvre la Grande réinitialisation ? Cette réinitialisation est une tâche ambitieuse, peut-être trop ambi­tieuse, mais nous n’avons pas d’autre choix que de faire tout notre possible pour l’accomplir.

Il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclu­sif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivi­ons à l’ère pré-pandémique. Ne rien faire, ou trop peu, revient à avancer aveuglément vers toujours plus d’inégalités sociales, de déséquilibres économiques, d’injustice et de dégradation de l’environnement. Ne pas agir équivaudrait à laisser notre monde devenir plus méchant, plus divisé, plus dangereux, plus égoïste et tout simplement insupportable pour de larges segments de la population mondiale. Ne rien faire n’est pas une option viable.

La Grande réinitialisation est loin d’être une affaire conclue cependant. Certains pourraient rejeter la nécessité de suivre cette voie, craignant l’ampleur de la tâche et espérant que le sentiment d’urgence s’estompera et que la situation reviendra bientôt à la « normale ».

L’argument en faveur de la passivité est le suivant : nous avons déjà traversé des chocs similaires – des pandémies, des récessions brutales, des divisions géopolitiques et des ten­sions sociales – et nous les traverserons à nouveau. Comme tou­jours, les sociétés vont se reconstruire, et nos économies aussi. La vie continue ! Les arguments allant à l’encontre de la réinitiali­sation sont également fondés sur la conviction que le monde ne va pas si mal et que régler quelques détails suffira à l’améliorer.

Il est vrai que l’état du monde est en moyenne bien meilleur aujourd’hui que par le passé. Il faut l’admettre, en tant qu’êtres humains, nous n’avons jamais eu une telle chance. Presque tous les indicateurs clés qui mesurent notre bien-être collectif (com­me le nombre de personnes en situation de pauvreté ou mourant en raison de conflits, le PIB par habitant, l’espérance de vie ou le taux d’alphabétisation, et même le nombre de décès causés par des pandémies) n’ont cessé de s’améliorer au cours des siècles passés, et ce de manière impressionnante au cours des dernières décennies.

Mais ces améliorations ne concernent que la moy­enne – une réalité statistique qui n’a aucun sens pour ceux qui se sentent (et sont si souvent) exclus. Par conséquent, la conviction que le monde d’aujourd’hui est meilleur qu’il ne l’a jamais été, bien qu’elle soit correcte, ne peut servir d’excuse pour se con­tenter du statu quo et ne pas remédier aux nombreux maux qui continuent à affliger notre monde.

Nous sommes maintenant à la croisée des chemins. Une seule voie nous mènera vers un monde meilleur : plus inclusif, plus équitable et plus respectueux de Mère Nature. L’autre nous conduira dans un monde semblable à celui que nous venons de laisser derrière nous – mais en pire et constamment jalonné de mauvaises sur­prises. Nous devons donc faire les choses correctement. Les défis qui se profilent à l’horizon pourraient être plus conséquents que ce que nous avons choisi d’imaginer jusqu’à présent, mais notre aptitude à repartir de zéro pourrait également être meilleure que ce que nous avions osé espérer auparavant.

Faits et Documents a consacré 3 numéro, en septembre-octobre, à ce Great Reset :

Quelques extraits :

“Nous avons eu l’église encerclée par les forces de police avec un bus à chaque porte et des policiers qui filtraient”

Sermon de l’abbé Denis Puga (FSSPX) prononcé le lundi 9 novembre en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris :

Vous voilà donc réduits de nouveau à ne pouvoir suivre les offices que derrière un écran. C’est une forme de persécution car il ne faut pas croire que c’est une intention bonne qu’il y a derrière tout cela. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la cathédrale Saint-Jean-de-Latran à Rome, qui est la cathédrale du pape. Toutes les églises du monde dépendent de cette église, toutes les églises sont consacrées et donc appartiennent à Dieu et au culte de Dieu. L’on n’a pas le droit de priver les catholiques de leurs édifices car ils leur appartiennent. La liberté de culte des catholiques est un droit fondamental. A une époque où l’on nous parle tellement des droits de l’homme, voilà un droit de l’homme fondamental, c’est celui de pratiquer publiquement, socialement, la vraie religion. Et ce droit est inaliénable, personne ne peut nous l’arracher. Il n’y a pas une bonne intention derrière ces interdictions. Qui nous aurait dit au début de cette année 2020, quand nous nous sommes souhaités la bonne année, que ce serait une année où nous serions privés de la messe, privés du sacrifice de la messe. On aurait dit, si on nous l’avait annoncé : « Non, vous exagérez, nous ne sommes pas dans un pays communiste, nous ne sommes pas dans la Chine de Mao Tsé Toung ou dans l’URSS de Staline ! » Et pourtant, voici encore un mois supplémentaire où nous sommes privés de la messe, oui… Les fidèles ne peuvent plus y participer par décision de l’État, qui se met à la place de Dieu finalement.

Un faux prétexte de santé

Ce n’est pas une intention juste, qu’on ne nous amène pas le prétexte de la santé parce que ce n’est pas un prétexte de santé. La preuve, mes bien chers frères, c’est que ce confinement qui était censé être un confinement plus « soft » comme on dit maintenant aujourd’hui, ce confinement ferme les églises, c’est-à-dire interdit le culte aux fidèles. Or il se trouve que c’est bien une décision du gouvernement puisque le fameux Conseil scientifique dont nous avons souvent à nous plaindre, dans ses recommandations d’il y a peine un mois avait dit qu’en cas de reconfinement il ne serait pas nécessaire de fermer des églises ni même d’interdire, d’arrêter le culte public. Alors, quelle est l’intention ? Pourquoi le gouvernement est allé outre cette décision ? Vous savez que le Conseil d’État a débouté les associations qui, comme au premier semestre avaient fait un recours, elles avaient gagné ce recours où le Conseil d’État avait rappelé ce droit fondamental de la liberté de culte public. Le Conseil d’État, cette fois-ci, a débouté ces associations qui avaient demandé ce recours à la suite de Civitas et d’autres associations, la Fraternité Saint-Pie X s’était liée à eux. Voilà un bon combat, combat pour la liberté de la messe, honneur à Civitas et aux autres. Il y a peut-être même certains évêques qui commencent à se réveiller, il en faut beaucoup pour les réveiller mais certains commencent à se réveiller.

Hypocrisie et dissimulation

Ce n’est pas l’intention de la santé qui est derrière tout cela, c’est très mystérieux, c’est mondial. Je vous donne un exemple, c’est presque risible, cela ne se passe pas chez nous, cela se passe en Angleterre, vous savez qu’eux aussi ont un confinement et parmi les mesures de ce confinement il est interdit, sauf motif grave, de quitter le pays, d’aller dans d’autres pays. A la Chambre des Communes, la semaine dernière, très sérieusement, le ministre de la Santé de la Grande-Bretagne a exprimé, suite à la question d’un député, que le fait de vouloir voyager pour aller pouvoir recevoir une assistance au suicide était un motif suffisant pour permettre le passage des frontières. Voilà, motif suffisant… la santé, le désir de sauver des vies humaines. Et pourtant la loi interdit en Angleterre l’assistance au suicide, pour le moment.

Je vous ai déjà dit ce qu’il en était pour l’avortement aujourd’hui où tout doucement, pendant que tout le monde s’inquiète de ce confinement, les lois permissives se multiplient, on va passer à quatorze semaines pour l’avortement, on va supprimer la clause de conscience pour les médecins qui existait depuis 1974. Non, non, ce n’est pas la santé qui est derrière tout cela. Et si de fait il y a des victimes de cette maladie, il ne faut pas le nier, on n’est pas face à la peste. Par contre, combien de commerces vont mourir… nous connaissons des gens qui ont été malades, peut-être même quelques-uns qui sont morts, personnellement je n’en connais pas beaucoup, en revanche nous connaissons tous des personnes qui perdent leur travail, qui vont se retrouver dans des situations économiques dramatiques : c’est une autre forme de mort. On sait bien que quand il y a eu la crise de 1929 avec tous ces chômages en pagaille, il y a eu une augmentation considérable des suicides, pensez à ces pères de famille qui se retrouvent à devoir nourrir une famille et qui s’inquiètent de leur travail. Oh, on promet des tas de choses, mais viendront-elles pour les secourir ?

Une époque de persécution

C’est une époque de persécution, on ne l’attendait pas venir par cela mais elle vient et on sait qui est derrière tout cela : ceux qui luttent contre l’Église catholique, contre toute forme de religion, contre tout culte rendu à Dieu, parce qu’ils ne le supportent pas. Hier, bien chers frères, nous avons eu l’église encerclée par les forces de police avec un bus à chaque porte et des policiers qui filtraient, qui empêchaient d’entrer ou de sortir. Qu’est-ce que nous avions fait ? Les voisins du quartier, se sont sans doute demandé : « il doit y avoir un attentat terroriste dans l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet pour qu’il y ait tant de policiers ! » S’ils nous avaient posé des questions on leur aurait dit : « non, non, ce n’est pas cela, c’est beaucoup plus grave, beaucoup plus grave, nous avons osé célébrer la messe ! » Voilà… Vous voyez où l’on en est. Bien sûr, comme vous le savez, ce sont des voisins, de gentils voisins, qui prennent un malin plaisir à nous dénoncer à la préfecture ou aux médias, prions pour eux, tant pis pour eux. Nous n’avons pas peur de notre foi, je pense que ce sont sans doute les dignes successeurs de ceux qui de 1940 à 1945 dénonçaient les juifs de leur quartier.

Il faut défendre nos églises

On nous parle d’un confinement qui va durer, l’état d’urgence sanitaire va durer au moins jusqu’au mois de février et les médecins qui envahissent les plateaux de télévision en rajoutent pour en réclamer toujours davantage, comme si c’était leur compétence. Il faut donc se préparer à une période dure, une période longue, une période de résistance, mes frères, c’est peut-être un deuxième combat pour la messe qui s’ouvre maintenant parce que des catholiques ne doivent pas être des moutons. Il faut défendre nos églises, il faut défendre ce droit de dire la messe publiquement. Ces jours-ci il y a des initiatives, des gens qui sont allés spontanément prier devant les cathédrales qui étaient fermées, c’est une très bonne chose, il faut continuer dans ce sens sinon l’Église meurt. L’Église meurt non pas de la persécution des ennemis, mais de la faiblesse des chrétiens.

Allons prier dans nos églises ouvertes

Oui, c’est un deuxième combat et peut-être le plus important, ne nous décourageons pas, tenons à nos églises. Quand elles sont ouvertes, sachez que vous avez toujours la possibilité d’y entrer, même au cours de vos déplacements professionnels, pour les courses, pour vos déplacements médicaux, si vous passez devant une église vous pouvez y entrer pour prier. Profitez-en, mes bien chers frères, il y a des grâces particulières qui sont liées à la prière dans un lieu consacré, parce que le jour de la consécration de l’église l’évêque fait des prières particulières pour ceux qui viendront se sanctifier par la prière dans ces églises. Ne laissons pas échapper ces grâces, n’écoutons pas ceux qui jusque dans le gouvernement disent : « de toute façon les chrétiens ont la possibilité de prier n’importe où. » Non, nous tenons à nos églises, même si elles ont été volées par la Révolution de telle sorte que nous n’en avons plus que l’usage et non plus la propriété, ces églises qui pourtant ont été construites avec l’argent des chrétiens et non pas l’argent de L’État. Ces églises nous y tenons et nous ne les abandonnerons pas.

Ceux qui mèneront le combat seront bénis

La consécration de la cathédrale Saint-Jean-de-Latran, première cathédrale du monde, juste avant Constantin, par le pape Sylvestre, a été le signe du triomphe de la royauté sociale de Notre-seigneur Jésus-Christ. Toutes les églises comme celle-ci, Saint-Nicolas qui est consacrée aussi, manifestent la royauté de notre-Seigneur Jésus-Christ, par leur existence, par leur vie. Alors ne les abandonnons pas et battons-nous pour qu’elles soient non pas profanées mais toujours utilisées pour le vrai culte à rendre à Dieu. Ceux qui mènerons ce combat seront bénis : laïcs, prêtres, peu importe. Tous les catholiques qui mèneront ce combat auront à souffrir car on souffre toujours quand on veut défendre la messe, parce que c’est la Croix et que le catholique est un croisé mais vous n’imaginez pas les bénédictions de Dieu qui descendront sur eux, sur leur famille. Demandons cela à la Vierge Marie qui a été le premier édifice consacré à Jésus, puisque c’est en son sein que Jésus s’est incarné et c’est pour cela que Dieu l’a faite si sainte, si pure, sans tâche, sans le péché originel. Demandons-lui d’avoir cet amour de l’Église, cet amour de nos églises, et de nous battre pour cela. Oui, il faut se lancer dans un grand mouvement de résistance, fidèle selon les lois de Dieu, selon les lois de l’Église, mais un vrai combat.

Censuré, le documentaire Hold-up est désormais en accès libre

Censuré par la plateforme de vidéos Vimeo, suite aux nombreuses critiques unanimes de la presse commerciale, le documentaire Hold Up est désormais en accès libre

Encore une fois, ce documentaire est sans doute critiquable par bien des aspects, mais au pays des “droits au blasphème” et des droits aux publications immondes, je ne vois pas pourquoi les internautes, déjà privés d’un nombre certain de leurs libertés, ne seraient pas capables de se faire une idée par eux-mêmes. Surtout après les mensonges récurrents de nos gouvernants concernant la pandémie (la petite dernière sur les chiffres qui font peur), intox que nous avons relayé abondamment ici (voir notamment ici et ).

Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

Le premier ministre Jean Castex peut mâlement déclarer que la liberté de culte est “une liberté fondamentale avec laquelle la République ne transige pas” et “en même temps” interdire la célébration publique de la messe et limiter, par décret, le nombre de personnes pouvant assister à des mariages ou à des enterrements.

Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais. C’est aujourd’hui l’Etat qui décide combien de personnes peuvent assister aux cérémonies religieuses.

Face à ces décisions, dignes de la Terreur révolutionnaire, sans doute n’est-il pas inutile de rappeler que “Jésus-Christ n’est pas facultatif” et qu’au-delà de son aspect communautaire la messe est aussi, et surtout, le culte que les fidèles rendent à Dieu. Mais que peut comprendre à cela un esprit laïc?

Devant le silence quasi général des autorités épiscopales de nombreuses initiatives de laïc essayent de rappeler aux autorité politiques que la liberté de culte n’est pas moins importante que celle de promener son animal de compagnie.

Liberté de culte : les catholiques de France manifestent [Liste à jour de la quarantaine de manifestations prévues ce week-end]

Nous apportons notre soutien à toutes ces initiatives motivées par le souci de la gloire de Dieu et du salut des âmes.

Darmanin : “Je ne souhaite pas envoyer des policiers verbaliser des croyants devant une église mais s’il s’agit d’un acte répété, je le ferai”

Toutes les manifestations annoncées ces jours-ci et recensées ici sont déclarées en préfecture. De quoi parle donc le ministre de l’Intérieur (et des cultes) ?

Ce gouvernement navigue à vue en surfant sur les peurs

Exemple avec la déclaration d’Emmanuel Macron du 28 octobre annonçant le confinement :

Au 12 novembre, 4899 personnes en réanimation.

La présidente des Associations Familiales Catholiques écrit au président de la République

Pascale Morinière, présidente des AFC, a écrit au président de la République mercredi 4 novembre pour porter la voix des familles. De nombreuses mesures fragilisent davantage la société : bioéthique, IVG, IMG, interdiction de l’instruction à domicile, restriction des libertés de culte…

Elle a sollicité un entretien avec lui afin d’envisager rapidement des solutions pour protéger et fortifier les familles, cellules de base de la société.

Voici la lettre de Pascale Morinière à Emmanuel Macron :

Monsieur le Président de la République,

Ces derniers mois ont été douloureux pour notre pays. Epidémie de coronavirus, crise économique et sociale, lassitude des Français face aux restrictions de leurs libertés et montée de l’angoisse liée à l’insécurité et au risque terroriste islamiste. Ces circonstances génèrent pour les familles un sentiment de perte de confiance et de dépression devant l’avenir commun qui attend notre pays.

Il me semble néanmoins crucial de souligner que les événements que nous traversons sont aussi l’occasion de décisions qui aggravent les déchirures au sein de la société et que les familles s’alarment de ces orientations néfastes qui ne répondent pas du tout aux difficultés qu’elles rencontrent.

  • Le projet de loi de bioéthique est un texte sans lien avec les urgences du moment, visant surtout à satisfaire politiquement une minorité influente et les intérêts financiers des laboratoires et des cliniques qui les pratiquent.
  • La proposition de loi pour allonger le délai du recours à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse est une mesure mortifère qui ne fera pas diminuer le nombre d’avortements hors délais. Elle scandalise d’autant plus que l’IMG au motif d’une « détresse psycho sociale », introduite dans le projet de loi de bioéthique vient confirmer cette dérive.
  • Sur le même sujet, la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales est un détournement du PLFSS pour promouvoir une mesure de plus dans la fuite en avant vers le « tout IVG » alors que notre pays enregistre un taux particulièrement élevé d’IVG parmi les pays européens (1 IVG pour 3 naissances) et que notre taux de fécondité est en baisse chaque année depuis 5 ans.
  • La suppression de « l’école à la maison » annoncée sans nuance, quelles que soient les familles, est une mesure liberticide pour les dizaines de milliers de parents qui y ont recours sans arrière-pensée séparatiste. Un nombre encore plus élevé de parents, sans la mettre en œuvre, sont très attachés à cette liberté de l’enseignement parce qu’il s’agit d’un droit qui reconnait implicitement leur primauté éducative auprès de leurs enfants.
  • Enfin, l’impossibilité de se rassembler pour exercer son culte contrevient à la liberté religieuse, liberté fondamentale garantie par la Constitution. Comment le justifier alors même que des Catholiques sont tués en raison de leur foi ?

Nous avons manifesté en très grand nombre le 6 octobre 2019, le 19 janvier et le 10 octobre 2020, contre le projet de loi de bioéthique.  Ces mobilisations calmes et pacifiques ont été sans effet aucun alors que les participants ne réclamaient rien pour eux-mêmes mais témoignaient du scandale d’un texte transgressif. Seuls ceux qui utilisent la violence physique et verbale, hors des règles du droit, seraient-ils entendus dans notre pays ?

Le 9 avril 2018, au Collège des Bernardins, vous nous avez dit que vous considériez comme de votre « responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique et des politiques. » Aujourd’hui, des voix s’élèvent de toutes parts pour alerter sur des dérives idéologiques que vous semblez légitimer. La satisfaction des revendications communautaristes de minorités aggrave les fractures sociales et la perte de confiance dans celles et ceux qui nous gouvernent.

La famille est ce qui persiste quand tout vacille ; elle n’est pas une minorité parmi d’autres mais la manière dont chaque Française et Français est enraciné dans une généalogie, et relié par des amours et des liens de solidarités qui lui donnent des raisons de vivre et d’espérer. A cause de tout cela, elle constitue la cellule vitale de notre société.

Alors que la crise ne fait que commencer et que les familles -dont bon nombre ont été séduites par votre candidature en 2017- ne se reconnaissent plus dans la politique que vous menez, je sollicite un entretien avec vous afin de vous soumettre nos propositions pour préserver et soutenir la famille.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma haute considération.

Pascale Morinière

La vie quotidienne des moines de Fontgombault

Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois évoque le nouveau livre de Nicolas Doat, Le grand bonheur : Vie des moines, consacré à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Extrait :

[…] Cet écrivain a obtenu du père abbé du monastère bénédictin de Fontgombault, situé dans le bas Berry, le rare privilège de pouvoir s’immerger, carnet de notes à la main, au cœur de cette communauté de 60 moines. Il a pu en interviewer, sur le fond, une trentaine. Un an durant, il a suivi leur vie de prière nocturne et diurne. Entendre leurs joies, leurs combats aussi. Marcher avec eux lors de leur promenade quotidienne. Goûter la même soupe. Visiter les lieux les plus inattendus de cette société miniature, totalement autonome puisqu’elle dispose d’une centrale électrique sur la Creuse. Le monastère est posé au bord de cette rivière depuis le XIe siècle… L’auteur a senti les odeurs de la ferme, de l’atelier de cuir, des fleurs du jardin, des vieilles reliures de la bibliothèque sans oublier les fientes du poulailler – il n’y a pas de mystique désincarnée. De cette cité de Dieu, rien n’a échappé à la curiosité de l’homme de plume.

Il en ressort un livre rare, profondément humain, très réaliste, concret et profondément spirituel, plein de foi, d’espérance et de charité, vertus chrétiennes à l’apparence dépassées qui sont toutefois le ciment de la vie communautaire des moines. Certes, Nicolas Diat n’aborde pas le fait que le criminel Jean-Claude Romand vive là depuis sa sortie de prison – c’est la tradition monastique de l’accueil de tous – mais ce livre, et c’est toute sa force, n’est précisément pas une enquête sur l’abbaye de Fontgombault. Il est une plongée unique dans la vie méconnue de moines cloîtrés au sein de l’une des plus florissantes abbayes de France. Le livre est bienveillant sans être un livre de bons sentiments ou un ouvrage pieux. C’est un livre vrai. […]

Autre chapitre passionnant, la gouvernance de l’abbaye. Où l’on saisit que le sage management pensé par saint Benoît (480-547), il y a quinze siècles et éprouvé depuis par de multiples expériences monastiques bénédictines partout dans le monde, n’a pas pris une ride. Les moines doivent obéissance au père abbé, mais il n’a pas un pouvoir absolu. Un moine qui trouverait une décision injuste peut légitimement s’en ouvrir à un autre responsable. Les décisions du père abbé sont encadrées par un «conseil» de cinq membres, dont deux sont désignés par lui-même mais trois sont élus par la communauté, et par un autre conseil, plus élargi, le «chapitre». Il s’agit de «prévenir des abus de pouvoir» écrit Diat. De même toutes les charges, appelées «obédiences», correspondant à des responsabilités de travail, doivent être transmises tous les trois ans, quitte à être confirmées, car «aucun moine n’est propriétaire de sa charge» . Elles portent parfois des noms truculents: chambrier, père zélateur (adjoint du maître des novices), réglementaire (responsable des cloches), réfectorier (en charge de mettre le couvert), confiseur (en charge de la confection des confitures et pâtes de fruits), etc. […]

Mais pourquoi ces hommes du silence ont-ils accepté de se livrer? dom Jean Pateau, l’actuel père abbé confie au Figaro : «Oui, pourquoi avoir accepté… le moine ne doit-il pas vivre caché? Dans la ligne du discours aux Bernardins, où Benoît XVI a réussi à faire aimer les moines qui, il y a plusieurs siècles, vivaient en les murs de ce couvent, il m’a semblé possible à travers les lignes d’un livre de faire connaître et aimer un visage particulier de l’Église qu’est la vie monastique. Ce livre doit aussi être compris comme une réponse, à notre mesure, à l’invitation du pape François à être en sortie… et nous pouvons le faire sans pour autant sortir. Ces pages visent aussi à faire aimer Dieu, à montrer que la relation avec lui se tisse non pas dans les méandres des cogitations mais dans la simplicité de la vie et à travers des caractères aussi différents que les vies qui ont mené au choix du monastère.» En attendant, ce choix de Dieu est un bonheur à lire.

Erdogan à la conquête de l’Europe

L’hebdomadaire Valeurs Actuelles consacre cette semaine un dossier à la Turquie d’Erdogan. Dans un portrait consacré à Erdogan, Raphaël Stainville écrit :

[…] il ne prend plus la peine de taire ses rêves de califat. Si Erdogan a souvent écrit droit avec des lignes courbes, le président de la Turquie se veut désormais l’architecte d’un véritable État islamique dont il serait le leader. Il s’est fait construire à Ankara un palais de plus de 1 000 pièces, qui illustre à merveille la folie des grandeurs du nouveau sultan. Ses déboires électoraux récents n’entament en rien sa volonté et ne font que souligner le projet qui l’a toujours animé. « La démocratie, c’est comme un tramway, une fois arrivé au terminus on en descend », prévenait-il, il y a plus de vingt ans, sans que personne ne le prenne au sérieux.

Il se révèle désormais tel qu’en lui-même, autocrate, tyrannique. Les Turcs se détournent de lui, mais une grande partie du monde musulman l’a pris pour modèle. Le cheik qatari Youssouf al-Qaradawi, qui ne dissimule pas les objectifs de conquête et d’islamisation de l’Occident, invite depuis des années les Frères musulmans à soutenir le président turc néo-ottoman : « Vous avez le devoir de le soutenir, de lui prêter allégeance. » Ses diatribes contre la France, Macron, sont reprises comme autant de fatwas jusqu’en Indonésie et au Pakistan.

Nicolas Clément se penche sur le Conseil des musulmans d’Europe, officine frériste implantée sur le sol français, épargnée par la riposte gouvernementale :

[…] Hors des radars élyséens, cette énième “association” pourrait bien être une des forces motrices du “séparatisme” en Occident. Jadis nommée Union des organisations islamiques d’Europe (UOIE), le douteux groupuscule s’est enraciné dans le vieux continent à partir des années 80. Bien qu’officiellement non-affilié à une mouvance politique, le cénacle a en fait été fondé en sous-main par les très radicaux Frères musulmans, ainsi que le confirme dans L’Express Vincent Geisser, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman.

Située au sommet de la hiérarchie du réseau frériste, l’UOIE s’avère être le centre de coordination de multiples associations communautaires musulmanes à travers toute l’Europe. Muslim association of Britain, Musulmans de France, Dutch Islamic society, Spanish Muslim league… Ces dernières associations, ainsi qu’une quarantaine d’autres, sont toutes membres ou partenaires de l’omnipotent cartel. […]

A la tête de l’association controversée trône Bassil Mareei, un secrétaire général au profil particulièrement inquiétant. D’origine palestinienne, le ponte islamiste a vu le jour à Damas, en Syrie, mais passé la majorité de son existence en Ukraine, dans la ville de Kiev, où il a obtenu un doctorat en génie civil. D’abord bombardé assistant du président de la Fédération des organisations islamiques d’Europe (ex-UOIE) en 2013, Mareei a été ensuite promu au poste de secrétaire général.

Passé au crible par Tanya Klein dans un billet de blog sur Mediapart, le haut fonctionnaire du séparatisme s’avère être un admirateur zélé de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans, ainsi que du prédicateur antisémite et pro-terroriste Yusuf al-Qaradwi, dont les paroles résument clairement la véritable vocation de la confrérie : « L’islam retournera un jour en Europe comme un conquérant. Ce ne sera pas une conquête par l’épée mais par la prédication et la diffusion. »

Au-delà de ses errances idéologiques, ce titulaire de la nationalité ukrainienne se distingue aussi par ses engagements politiques radicaux. « Il soutient ouvertement la branche la plus radicale du Hamas, note Klein, En juillet 2014, sur Twitter et Facebook, il a salué les attaques terroristes perpétrées par ce groupe palestinien. » […]

La Commission européenne veut que soient inscrits dans le traité européen les crimes et délits contre les LGBT

A l’heure du terrorisme planétaire, la Commission européenne estime que les crimes LGBT sont les seuls dignes d’être inscrits dans le traité :

La Commission européenne a présenté un plan de lutte contre les discriminations et la haine à l’encontre des personnes LGBT+ et de renforcement des droits des couples soi-disant homoparentaux.

Il y a des progrès dans les Etats membres, dit la commissaire kapo Jourova (« beaucoup ont reconnu légalement les couples de même sexe », c’est le progrès de la décadence et de la perte des repères naturels) mais il y a aussi « des tendances inquiétantes » (en Pologne et en Hongrie, évidemment ; car il est inquiétant de respecter l’ordre naturel).

Or donc, la Commission européenne veut que soient inscrits dans le traité européen les crimes et délits LGBT, qui sont des crimes et délits tout à fait à part des autres, les seuls dignes d’être inscrits dans le traité. En fait donc les seuls vrais crimes et délits dont on doive vraiment s’occuper… Ça paraît peut-être un peu bizarre, mais c’est parce que « tous les Etats membres ne s’attaquent pas au problème de la haine croissante contre les personnes LGBT dans leur code pénal ». Donc si on le met dans le traité, les Etats membres seront obligés de les punir…

Or donc, la Commission européenne, qui se fout de la famille normale, qui considère l’avortement comme un droit fondamental, va proposer une reconnaissance mutuelle entre Etats membres des droits parentaux des couples de même sexe… Parce que « ce n’est pas acceptable », dit la commissaire kapo Jourova, « que votre enfant arrête d’être votre enfant quand vous traversez la frontière ». Même si ce n’est votre enfant que dans vos fantasmes et une législation aberrante…

Bien sûr, tout ça, c’est du baratin, de la propagande : la Commission n’est pas toute-puissante, il faut l’unanimité des 27 pour modifier le traité et, par définition, pour une reconnaissance mutuelle entre Etats membres. Mais c’est une occasion, parmi toutes les autres, obsessionnelles, de faire avancer dans les têtes le programme idéologique LGBT.

Pauvreté et destruction de la famille

Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 12 novembre son rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2020. Constats et analyses sur la précarité issus de l’observation sur l’ensemble du territoire national de plus de 55 400 situations (sur les 1 393 000 personnes accueillies en 2019).

Pour son rapport 2020 qui alerte sur la dégradation du niveau de vie des plus pauvres, l’association a complété son étude d’une enquête approfondie sur leur budget, pointant les privations quotidiennes et les arbitrages impossibles auxquels ils sont confrontés : chauffer le logement ou se nourrir, acheter un habit pour la rentrée ou payer la facture d’électricité.

La part des mères isolées reste trois fois plus importante dans les accueils du Secours Catholique que dans la population générale. Elles sont souvent jeunes, avec des enfants en bas âge, et ont des ressources insuffisantes pour faire face aux dépenses de la vie courante : 42 % sont au chômage, non indemnisé dans six cas sur dix et de longue durée dans les trois quarts des situations.

Réunion en début de semaine prochaine entre l’Etat et les représentants des cultes

Suite à une question du sénateur LR Pierre Cuypers, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du Gouvernement a annoncé qu’une réunion se tiendra lundi 16 novembre entre l’Etat et les cultes au ministère de l’Intérieur afin de décider les conditions d’assistance au culte.

La liste des lieux de manifestations pour la messe, qui grossit chaque jour, a été mise à jour et est accessible ici.

Menace sur le sanctuaire Notre-Dame du Perpétuel Secours à Blauberg à Sarreguemines (57)

Un lecteur m’écrit :

Voilà 9 mois que la messe de 10h00 du dimanche a été supprimée arbitrairement et sans concertation pour la déplacer à 18h30.

Voilà 7 mois, depuis le 15 mars que l’église est fermée de la même manière, sans concertation, pour raison de crise sanitaire au vu de l’affiche apposée sur la porte.

L’église est fermée, il n’y a plus aucune activité, aucun rassemblement de fidèles.

Les fidèles et pèlerins se posent des questions et attendent des nouvelles qui ne viennent pas car le mutisme est de rigueur et on ne communique pas.

Je crains que s’il y a des nouvelles, celles-ci ne seront pas réconfortantes et que l’on nous annoncera l’église n’ouvrira plus en raison du manque de prêtres et de l’absence d’une réelle volonté des autorités ecclésiales de maintenir ce lieu de pèlerinage qui accueillait des pèlerins de toute la région et au-delà.

Même les journées de pèlerinage ont été annulées alors que l’activité a repris dans les paroisses de l’archiprêtre.

Le sanctuaire du Blauberg a complètement disparu de la feuille d’informations paroissiales de la communauté de paroisses de Sarreguemines.

Voilà 8 mois que nous recherchons une solution pour redonner vie au sanctuaire ND du Perpétuel Secours, nous ne l’avons pas encore trouvée parce que les discussions en cours n’ont pas encore abouti, nous manquons de prêtres, mais le temps presse. Nous sommes actuellement en discussion avec une communauté, mais ça n’a pas l’air d’être du goût de tout le monde…

Le délai fixé par les propriétaires (Association Caritas des Rédemptoristes) qui nous proposent le rachat du domaine a été fixé au 31 décembre 2020.

Si d’ici là aucune solution n’est trouvée, l’église sera désacralisée et certainement détruite comme cela s’est passé avec l’église St Gérard à Haguenau.

Un élément important de notre patrimoine chrétien et cultuel disparaîtra alors et tous les sacrifices consentis par nos parents et grand-parents partiront en fumée comme un feu de paille. Devons-nous ou pouvons-nous accepter cela et laisser faire sans réagir ?

 La vocation du Blauberg a toujours été évangélique, elle doit le rester parce que nous avons besoin d’endroits où l’on prie et où l’on pratique la charité.

Dans la conclusion de sa visite pastorale dans l’archiprêtré de Sarreguemines en février 2012, Monseigneur Raffin écrivait:

sur tes remparts, Jérusalem, j’ai posté des veilleurs”, dit le prophète Isaïe(62,6). Sur les hauteurs du Blauberg, des priants veillent sur la ville: La communauté des sœurs dominicaines et celle des pères Rédemptoristes, les personnes âgées de la maison de retraite Notre Dame, les pèlerins qui fréquentent la chapelle… Ce haut-lieu est précieux et je me réjouis de ce que l’on se préoccupe de son animation pastorale et spirituelle, grâce à la vigilance de son recteur, M. l’abbé Gérard Dittgen.

Le Blauberg est un lieu où se vit l’apostolat des laïcs qui, selon le pape François, font partie du peuple saint de Dieu et par conséquent sont les protagonistes de l’église et du monde, il appelle pasteurs à les servir et non pas à être servis par eux.

Pendant 80 ans les pères et frères missionnaires Rédemptoristes ont évangélisé nos régions. Ils l’ont marquée de leur empreinte en prêchant des missions dans tous les villages de cette région mosellane et au-delà des frontières dans la proche Allemagne en rapprochant les peuples après une guerre fratricide.

En 2009 à leur départ de SARREGUEMINES pour rejoindre leur maison-mère les Trois Épis, ce sont des laïcs, sous l’impulsion de l’évêque de l’époque, qui ont pris le relais et ont continué leur mission en s’engageant à gérer et à animer cette chapelle construite dans les années 1930 et dédiée à ND du Perpétuel Secours. Ces laïcs l’ont fait avec ardeur et beaucoup de réussite pendant plus d’ une dizaine d’années, l’église était pleine tous les dimanches et les journées de pèlerinage aux fêtes mariales tout au long de l’année étaient très suivies. […]

Le président de l’association Notre Dame du perpétuel secours du Blauberg lance un appel à mobilisation :

Face au terrorisme musulman, il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent

Nicolas Bay (député RN au Parlement européen) montre la différence entre les gouvernements français et autrichien :

Un attentat islamiste sur son sol, un seul, aura suffi au gouvernement autrichien pour lancer immédiatement un plan de combat contre le terrorisme et le terreau politico-religieux dans lequel il se forme.

Outre la simplification des modalités pour fermer des mosquées, retirer les aides sociales ou le permis de conduire des individus suspects d’islamisme radical, ce plan va mettre en place la possibilité d’une détention préventive pour les djihadistes identifiés. Les déchéances de nationalité seront facilitées pour les binationaux.

Mais, surtout, le gouvernement autrichien en décidant de créer le délit pénal “d’islam politique” porte le fer au cœur même de la nébuleuse islamiste. En lançant cette semaine, soixante perquisitions de cibles en lien avec le Hamas ou les Frères musulmans, l’Autriche n’a pas la main qui tremble.

Quel contraste avec notre pays ! Voilà déjà 40 jours, Emmanuel Macron présentait en grandes pompes médiatiques un projet de loi contre le “séparatisme”. Une semaine plus tard, exit le “séparatisme”, place à une loi visant à “renforcer la laïcité”. Recul sémantique. Reddition intellectuelle. Qui peut croire qu’une énième charte de la laïcité sera efficace ?

Au lendemain de la mort de Samuel Paty, Gérald Darmanin, avait annoncé 231 expulsions de “radicalisés”. A cette heure, on est loin d’avoir atteint cet objectif. Un objectif qui ne représente d’ailleurs que 5% des étrangers fichés en France pour radicalisme ! C’est dire combien il s’agissait d’une annonce purement médiatique au lendemain d’un monstrueux attentat.

L’Autriche appartient à l’Union européenne et subit donc les mêmes contraintes juridiques supranationales que la France. Pourquoi ce qui est décidé à Vienne ne pourrait l’être à Paris ? La différence tient en deux mots : courage et volonté.

La famille est le coeur de la relance post-pandémie

La FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe) a tenu mardi son Conseil de Présidence biannuel, rassemblant des représentants d’associations membres de toute l’Europe.

Partageant la même préoccupation pour l’avenir de l’Europe après la pandémie, les membres de la FAFCE ont adopté une résolution sur “La famille est le cœur de la reprise post-pandémique“, réitérant leur appel à adopter “un nouveau paradigme pour mettre la famille et les associations familiales au centre des politiques de long-terme en Europe“. Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, a déclaré que

“cette résolution pourrait être un Manifeste de ce temps. Nous poursuivrons notre travail pour convaincre les institutions européennes et les gouvernements nationaux de la nécessité d’utiliser le plan de relance et le budget de l’UE pour des politiques démographiques et familiales“.

De fait, cette résolution ne pouvait pas tomber à un meilleur moment, puisque plus tôt dans la journée le Conseil de l’UE venait tout juste de trouver un accord avec le Parlement européen sur le prochain budget à long terme de l’UE et l’instrument de relance “Next Generation EU”.

La résolution du Conseil de Présidence souligne que “les politiques d’urgence sont cruciales pour éviter l’appauvrissement des familles et constituent la juste reconnaissance de leur engagement durant la pandémie“. De même, les membres de la FAFCE ont spécifiquement appelé

“tous les États membres de l’Union européenne à d’urgence inclure des politiques démographiques et familiales dans le fonds de relance de l’UE afin de garantir un avenir durable pour l’Europe”.

Vincenzo Bassi a déclaré :

“Par cette résolution, nous souhaitons également adresser un message aux institutions européennes, au moment même où celles-ci annoncent leur accord sur le budget de l’UE et sur le « Next Generation UE » : nous souhaitons que ces fonds soient utilisés comme un investissement pour une Europe résiliente. Cela signifie investir dans des politiques démographiques pour assurer un équilibre intergénérationnel. Sinon il s’agira d’une dette supplémentaire sur les épaules de nos enfants. Nous devons investir pour la prochaine génération, et non à ses dépens. Il est temps de donner confiance aux familles et de reconnaître leur rôle fondamental pour nos communautés”.

Lors de ce Conseil de Présidence, qui s’est déroulé en ligne en raison des restrictions sanitaires dans plusieurs pays européens, la Fédération a eu le plaisir d’échanger sur ses activités et d’accueillir deux nouveaux membres observateurs, le Human Dignity Center (Hongrie) et la Life Network Foundation (Malte).

Etat-providence et despotisme sanitaire

Dans l’Incorrect, Thibaud Collin dénonce le caractère disproportionné et injuste de l’interdiction des cultes publics :

L’État moderne trouve grâce à Thomas Hobbes (1588-1679) sa justification dans l’impérieux désir des individus de se soustraire à la peur de la mort violente, inhérente à l’état de nature pré-social (« la guerre de tous contre tous »). Ils sacrifient leur liberté naturelle à l’État souverain afin qu’en retour celui-ci garantisse leur sécurité. Hobbes fonde ainsi la science politique moderne sur une condition nécessaire et égale pour tous : la fuite du mal absolu qu’est la mort. Tel est, considère-t-il, le seul moyen de sortir des divisions sociales engendrées par la poursuite du bien ultime. L’unité de la société politique ne tient plus à une quête illusoire du bien commun mais à la peur, bien réelle, d’un mal commun mettant ainsi  « tout le monde d’accord ». La mort devient la nouvelle figure de l’absolu disqualifiant la question surnaturelle du salut et de la damnation. L’État est cet artifice par lequel les hommes s’assurent une société paisible, jouissant dans leur vie privée des libertés individuelles que celui-ci, ce « dieu mortel », leur garantit.

Ce dispositif va se compléter progressivement au XXème siècle par ce que l’on a nommé « l’État-providence » qui devient également garant de la santé. Celle-ci étant redéfinie en 1946 par l’OMS comme « un état de complet bien être physique, mental et social », l’État contemporain devient de facto responsable du bonheur des citoyens. De même que la sécurité ne peut être obtenue que par le sacrifice des libertés naturelles, de même la santé exigera parfois d’abandonner la jouissance de certaines libertés individuelles, y compris celles que le Conseil d’État nomme « fondamentales ». Nous y sommes !

Ainsi le culte public rendu à Dieu, identifié à l’exercice d’une liberté individuelle régie par le droit commun, est logiquement supprimé au nom d’un impératif de santé publique. La pandémie est l’occasion que se révèle, par une telle décision politique et judiciaire, l’esprit animant notre société. Les catholiques sont donc au pied du mur (les protestants, les juifs et les musulmans ont un rapport au culte et  au politique fort différent, manifesté aujourd’hui par leur acceptation) ; car il y a bien, dans cette affaire, une singularité catholique.

De deux choses l’une, soit ils acceptent une telle décision et par là ils valident la primauté de la santé sur le devoir de rendre un culte à Dieu, ce qui est une contradiction pratique et un contre témoignage révélateur de l’altération de la foi catholique. Soit ils contestent une telle interdiction comme symptôme d’un despotisme sanitaire et ils font preuve d’une liberté radicale et créative s’incarnant dans de nombreuses initiatives.

Cette suppression sanitaire des cultes publics est aussi l’occasion pour nombre de fidèles de réaliser à quel point le catholicisme contemporain a fini par intérioriser le laïcisme républicain pour lequel les cultes sont réductibles à des convictions individuelles et à ce titre ne peuvent rivaliser avec la loi politique les transcendant. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que le pouvoir politique, pour diverses raisons, conteste le droit fondamental des hommes à honorer Dieu. Le cardinal Ratzinger rappelle dans L’Esprit de la liturgie (2000) que l’une des deux raisons de la sortie du peuple hébreu d’Égypte est de rendre un culte à Dieu dans le désert. « Ce bras de fer prolongé entre Pharaon et Moïse, dit-il, fait apparaître que la manière dont le culte doit être rendu n’est pas matière à compromis : la liturgie tire sa mesure et son ordonnance de Dieu même et de sa révélation » (p. 15). L’Eucharistie n’est pas, en effet, une simple réunion d’individus ; elle est ce par quoi vit cette cité nommée l’Église (ecclesia, terme désignant l’assemblée des citoyens dans la Grèce antique). Impossible donc d’identifier la participation à la messe dominicale à une activité au sein d’un club sportif ou d’une quelconque association de droit privé.

L’interdiction de l’assistance à la messe dominicale est une expérience cruciale pour les catholiques. La méditation de l’histoire de l’Église doit les soutenir dans leur détermination. Saint Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Dies Domini (1998) rappelle « l’héroïsme authentique avec lequel prêtres et fidèles ont obéi à cette obligation dans de nombreuses situations de dangers et de restrictions à la liberté religieuse, comme on peut le constater depuis les premiers siècles de l’Église jusqu’à notre époque ». Et le pape polonais de citer le témoignage des premiers chrétiens, prêts à tout pour être fidèles à la messe dominicale :

« Au cours de la persécution de Dioclétien, lorsque leurs assemblées furent interdites avec la plus grande sévérité, les chrétiens courageux furent nombreux à défier l’édit impérial et ils acceptèrent la mort plutôt que de manquer l’Eucharistie dominicale. C’est le cas des martyrs d’Abithina, en Afrique proconsulaire, qui répondirent à leurs accusateurs: ‘’C’est sans crainte aucune que nous avons célébré la Cène du Seigneur, parce qu’on ne peut y renoncer; c’est notre loi’’; ‘’ Nous ne pouvons pas vivre sans la Cène du Seigneur’’ » (n°46).

La participation à la messe dominicale est un devoir des fidèles envers Dieu, c’est donc un droit imprescriptible dont l’État ne peut suspendre l’exercice. Certes le « sanitarisme » maternant se présente et se présentera toujours « pour notre bien ». Refusons avec résolution et calme ce « despotisme doux » que Tocqueville entrevoyait comme un devenir possible des sociétés modernes. Les catholiques seront alors, une nouvelle fois, les hérauts de la liberté de l’esprit, pour le plus grand bénéfice de tous leurs concitoyens.

Le “en même temps” macronien porte en lui quelque chose de diabolique

L’abbé Danziec écrit dans Valeurs Actuelles :

Les bras en croix, agonisant sous l’effet de la torture, dans un dernier souffle, la fin du film oscarisé Braveheart montre le chef de l’insurrection écossaise, William Wallace, pousser avec rage un cri testamentaire : « Liberté ! » La réalisation cinématographique impressionne et saisit. Face à l’oppression anglaise, un coeur ardent résiste. Jusqu’au bout.

Dimanche dernier, il y avait du Mel Gibson dans la masse des catholiques de conviction. Le même appétit féroce de liberté résonnait dans l’âme des messalisants. La veille, le Conseil d’État venait de rejeter, de façon inique et honteuse, le référé-liberté réclamant le droit des célébrations publiques de la messe dans les églises. Passé la consternation, c’est la colère qui domine. Une sainte colère qui prend racine dans une liberté fondamentale bafouée.

Alors que le Conseil scientifique avait noté, dès septembre, que les lieux de culte n’étaient pas recensés dans les vecteurs de l’épidémie, alors qu’il n’y a jamais eu de cluster dans les églises, alors que les écoles sont ouvertes et les rames de métro bondées, la décision du Conseil d’État interroge. Surtout, elle formalise le mépris latent d’une société consumériste quant aux biens essentiels de l’âme. Selon l’historien Jean Sévillia, difficile d’y voir autre chose qu’une sorte de relent républicain au « vieux fond anticlérical ». En postmodernité, consommer des gâteaux apéritif a fini par devenir plus essentiel que communier dans un sanctuaire. Pis : l’un est autorisé quand l’autre se trouve interdit. Et comme s’il était question d’enfoncer le clou, la décision dudit Conseil tombait, comble de l’ironie, le jour de l’hommage national rendu aux trois victimes, décapitée, égorgée ou poignardée par un islamiste, dans la basilique Notre-Dame de Nice ! Lors de son discours, le Premier ministre pouvait plastronner : « Sur la liberté de culte, la République ne transige pas » , l’enfumage n’a pas le parfum de l’encens. Il faut le dire : le “en même temps” macronien porte en lui quelque chose de diabolique. Au sens littéral du terme, il confond, trompe et désunit.

Qu’on ne se méprenne pas, l’exaspération des croyants ne provient pas du dogmatisme ambivalent de la lutte anti-Covid, avec ses mesures barrières souvent non adaptées, parfois exagérées. Les chrétiens ne cherchent pas à s’exonérer de suivre les lois civiles. Avec saint Paul, ils savent que, par amour du bien commun, la foi leur demande d’obéir à l’autorité légitime. Mais cette obéissance ne saurait se satisfaire d’une irritante confusion des genres ! Les lecteurs de l’Évangile n’oublient pas le lieu propre des compétences de chacun… et qu’il importe de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » . De même qu’il ne me viendrait pas à l’idée, en tant que prêtre, de décider l’ordonnancement des séances à l’Assemblée, j’entends bien aussi que le gouvernement ne légifère pas sur les cérémonies liturgiques que je déploie dans mon église. Des injonctions prudentielles à une forme de dictature sanitaire, la frontière, on l’a vu, est vite franchie. D’une Église libre d’exercer son culte à l’Église populaire de Castex, il n’y a qu’un pas, hélas aussi.

Saint-Etienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ? Petite théologie incorrecte et comparative

Le site vigilance hallal est précis :

Bien sûr, ce sont des hommes qui ont été tués dans ces trois lieux et pas des animaux.

Pour le reste, les victimes ont bien été égorgées ; très largement pour certaines d’entre elles ; elles étaient conscientes au moment de leur égorgement ; ces égorgements ont bien été accomplis aux cris  de Allahou Akbar. Il y a encore indécision quant au fait de l’orientation vers la Mecque.

Titre légèrement dérangeant voire provocateur, en réaction à un certain nombre de commentaires récurrents :

  • Il y a de la violence dans la Bible comme dans le Coran
  • Ce ne sont pas des musulmans qui ont fait ça…
  • « Nous devons mettre en valeur les aspects les plus représentatifs et les plus structurants de l’œuvre du prophète et de son message de Paix, d’Amour et de Miséricorde» (message du Conseil français du culte musulman au lendemain de l’assassinat de S.Paty).
  • « L’ennemi, nous le connaissons, non seulement il est identifié, mais il a un nom, c’est l’islamisme radical, une idéologie politique qui défigure la religion musulmane en détournant ses textes, ses dogmes et ses commandements pour imposer sa domination par l’obscurantisme et la haine » (M.Castex, à Nice le 7 novembre)
  • Ou encore ce message du site domes_minarets.com qui est selon son descriptif le « Journal des mosquées de France : actualité, islamophobie, événements,histoire, chroniques, éducation, spiritualité»  : « L’islam est innocent de ces agissements ».

Nous voudrions souligner trois points de la religion musulmane dans une sorte de petite théologie comparative avec le christianisme :

  • Qui est mon frère ?
  • Violence de la Bible, violence du Coran ?
  • Martyr en islam, martyr chrétien

QUI EST MON FRERE ? Sujet déjà traité par Le Salon Beige. Il y est démontré que, pour un musulman, la fraternité s’exprime en islam (au sein de l’oumma, communauté des croyants) et entre les croyants eux-mêmes (c’est-à-dire les musulmans). C’est donc la foi qui détermine le degré de fraternité.

L’article du Salon beige rappelait que l’islam est une religion classificatoire. Cette classification est parfaitement exprimée par Hani Ramadan (frère de Tariq Ramadan et petit-fils de Hassan al-Banna, le fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, adepte de la Charia et nostalgique du califat) dans un sermon sur « Les sens de la fraternité en islam » :

« Ce mot fraternité a en Islam des significations qui ne sont pas toutes d’égale valeur ».

Et Hani Ramadan de distinguer au niveau le plus bas ceux qui sont proches (pouvant englober l’ensemble de l’humanité) :

«  C’est ainsi que l’Islam nous a recommandé de tisser les meilleurs liens de fraternité avec l’ensemble des hommes, tant qu’ils se comportent en hommes, et tant qu’ils ne nous agressent pas ou ne nous livrent pas de guerres ».

Il y a ensuite « le lien qui t’unit au peuple au milieu duquel tu vis, les gens de ton pays ou de ta patrie ».  Il y a enfin « le lien le plus fort qui puisse exister entre deux frères : c’est celui qui repose sur la foi ». Mais même pour ce qui concerne la fraternité qui repose sur la foi, il y a deux degrés :

-Le premier degré est d’avoir un cœur sain, qui n’est habité par aucun mauvais sentiment vis-à-vis de notre frère, comme la haine, la rancœur, la jalousie et le fait de penser du mal de lui. Le second degré est d’aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, comme l’a dit notre Prophète : « Aucun de vous n’est parfaitement croyant, jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » ».

Et d’ailleurs, toutes ces catégories sont rappelées encore plus clairement par M.Sifaoui citant Hassan Al-Banna dans son livre Taqiyya ! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France publié en 2019 :

« Aux yeux du frère sincère, les gens appartiennent à l’une des six catégories suivantes : les musulmans qui luttent, les musulmans passifs, les musulmans pécheurs, les dhimmis liés par un pacte, les non-musulmans pacifistes et les non-musulmans belliqueux. Chacune de ces catégories a un statut spécifique au regard  de l’islam. Dans les limites de ces catégories, on jauge les individus et les institutions » (p.276).

La fraternité musulmane n’a donc rien à voir ni avec la fraternité chrétienne (Rappel : Quand un docteur de la Loi pose au Christ la question : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? », Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt, 22, 36-40)) ni même avec la fraternité de la devise républicaine française. Et l’islam n’est une religion de tolérance et de paix… qu’une fois les conditions de sa domination mises en place et assurées.

L’assassinat du professeur Paty a donné une illustration parfaite de cet écart donné au sens de fraternité. Beaucoup ont été frappés par la ferveur de l’appel de l’imam Chalghoumi à prier pour M.Paty dans toutes les mosquées le vendredi suivant. M.Chalghoumi, déjà souvent menacé, aurait reçu à nouveau des milliers de menaces de mort. [Tiens, des menaces de mort ? Mais de qui ? Des musulmans qui n’auraient rien à voir avec l’islam ?] Et de toutes façons, la doxa musulmane a été sèchement rappelée (avec un zeste de vulgarité) par un tweet émis sur un site dont le nom est évocateur : islametlumières.com (salat voulant dire prière) :

L’islam des Lumières, ce serait donc : S.Paty était un pervers.

Autre exemple de fraternité classificatoire selon la foi, le verset 4 de la sourate 60 du coran :

Dernier petit exemple bien emblématique, à propos du covid. Le cas fait l’objet de demandes théologiques :

« Comment le musulman doit-il se comporter en ces jours difficiles  qui connaissent la propagation du coronavirus? Si Allah décide que le coronavirus emporte quelqu’un, peut-on le considérer comme un martyr?». Réponse d’un savant musulman :

« on espère que celui/celle qui meurt du coronavirus sera un martyr. Nous demandons à Allah de faire disparaitre cette pandémie et d’en épargner les musulmans. »

Et les autres ???

VIOLENCE DE LA BIBLE, VIOLENCE DU CORAN ? On s’est habitué à écrire, après des événements comme la publication des Versets sataniques, ou celle des caricatures de Charlie Hebdo, ou encore d’une exégèse de Benoit XVI à Ratisbonne sur les liens entre foi et raison : « le monde musulman s’enflamme », comme si le fait d’être musulman vous rendait inflammable comme de l’amadou et représentait un état normal.

Comparons : à Nice, après les assassinat, l’évêque du lieu appelle à ce “que l’esprit de pardon du Christ prévale face à ces actes barbares”. ; le chanoine de la basilique Sainte Marie s’aventurant même à dire “Le risque, c’est la mise en cause du fondement du dialogue interreligieux et il s’agira de réagir de la manière la plus adaptée pour le faire avancer encore davantage”, ce qui est peut-être pousser le bouchon un peu trop loin….

Pour ce qui concerne les textes sacrés, une comparaison entre violence dans la Bible et violence dans le Coran a déjà été esquissée dans un autre article du Salon beige.

Dans la Bible, la violence est en général le fait de Dieu. C’est lui qui, in tuitu personae en quelque sorte, fait périr et parfois à foison : « Alors l’Eternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et sur Gomorrhe. Cela venait du ciel, de la part de l’Eternel. Et quand des hommes tuent (livre de Josué), il s’agit toujours d’un récit, d’une histoire. Aucun impact sur le quotidien du non-croyant. Aucune consigne de violence donnée au fidèle juif ou chrétien.

Dans le Coran, c’est l’exact opposé : l’exercice de la violence est défini comme une obligation toujours actuelle faite par Dieu aux musulmans. Un ordre.  Chaque musulman est donc un guerrier potentiel (« et sachez qu’Allah est avec les pieux »…) comme souligné ci-dessous dans divers versets extraits de trois sourates différentes  :

Un autre exemple est dans la fameuse sourate 5 dont on retient en général l’extrait de verset 32 « Nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes », censé démontrer cet esprit de paix islamique (il a encore été rappelé le 22 octobre par le CFCM). On oublie en général la suite immédiate (verset 33) et qui tempère un enthousiasme précipité :

Comparer la violence dans la Bible et les appels à la violence dans le Coran, c’est un peu comme si on disait que Salman Rushdie, Zineb El Rhazoui, Philippe Val, Riss, la jeune lycéenne Mila et tant d’autres couraient autant de risques en visionnant sur DVD le film Les Dix commandements de Cecil B. DeMille qu’en sortant se promener en public sans protection policière.

Notons encore cet art de l’euphémisation pratiquée par Adrien Candiard, pourtant frère dominicain et islamologue, lors d’un entretien récent au Figaro portant sur le fanatisme :

« Les textes et surtout l’imaginaire de l’islam des origines me paraissent effectivement offrir plus de disponibilité à un usage violent que les textes et l’imaginaire du christianisme primitif ».

Peut-on faire plus ouaté et plus délicat ?

MARTYR EN ISLAM, MARTYR CHRETIEN : Pour ce qui concerne l’islam, un article intitulé « Comment expliquer que la notion de « shahid » ait assumé tant d’importance, alors qu’elle ne figure guère dans le Coran ? »  souligne que « le mot shahîd correspond étymologiquement au mot grec martys qui signifie « témoin ». Il est cité 55 fois dans le Coran, en général dans le sens juridique d’un témoin (on se rappelle que le coran est aussi une législation), et dans trois cas seulement au sens de martyr.

Mais de nombreux savants musulmans ont cherché et trouvé dans le Coran d’autres versets qui encouragent les guerriers à donner leur vie sur le chemin de Dieu et amènent la communauté musulmane à développer une spiritualité du martyre basée sur la mort volontaire pour combattre l’ennemi. A ces théologiens s’ajoutent les paroles attribuées au prophète de l’islam, les hadiths. Il y en a plusieurs qui promettent le paradis à ces mêmes guerriers, comme par exemple : « 1357. Abou Hourayra rapporte : « Un homme vint trouver le Prophète et lui demanda : « Ô Prophète de Dieu, que dois-je faire si quelqu’un venait à prendre mon argent ? » – « Ne le lui donne pas, répondit le Prophète. » – « Et s’il me combat ? » – « Alors combats-le ! » – « Et s’il me tuait ? » – « Tu serais alors martyr. » – « Et si moi, je le tuais ? » – « Il irait en Enfer, s’exclama le Prophète ».

Le site islamophile.org (« ressources islamiques en langue française ») accorde un développement sur le thème « Le martyre et l’expiation des péchés » et rapporte que

« Tout Musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu, qui ne s’est pas rendu coupable d’apostasie (en raillant un élément de la foi, en reniant une obligation, en considérant licite un interdit péremptoire ou en méprisant un point consensuel de la Législation [la Charia] ) – s’il est tué dans la bataille qui oppose les Musulmans aux Juifs impies – est un martyr musulman à part entière…. Ad-Dârimî rapporte, d’après le Sulamîte `Utbah Ibn `Abd : « Un Croyant qui a commis de bonnes actions et de mauvaises actions, qui lutte avec sa personne et avec ses biens dans le Sentier de Dieu et qui, lorsqu’il rencontre l’ennemi, le combat jusqu’à être tué. Le Prophète – paix et bénédiction sur lui – dit à son sujet : Une expiation purificatrice effacera ses péchés et ses fautes – l’épée efface les fautes – et il entrera au Paradis par la porte qu’il aura choisie ».

 « Combattre, « Ennemi »,  « Tuer », « Bataille », « Lutte », « Epée » : voilà qui n’est là encore guère un vocabulaire fraternel et empreint de douceur.

Tout à l’opposé, le Christ enseigne, ayant gravi la montagne (Mt 5, 3-12) :

« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage…/…
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ».

Rappelons aussi qu’au moment de son arrestation, « un des compagnons de Jésus dégaina, frappa de l’épée un serviteur du grand prêtre, lui tranchant l’oreille. Jésus lui dit alors : « Rengaine ton épée : tous ceux qui useront de l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 51-52).

Et le martyrologue chrétien est long de figures louant Dieu et mortes pour leur foi. A commencer par Etienne, diacre, lapidé à Jérusalem « Tandis qu’ils le lapidaient, Etienne priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Il tomba à genoux et s’écria d’une voix forte « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ». A ces mots, il expira » (Ac, 7, 59-60).

Au final, on arrive inévitablement à la question de la distinction souvent faite entre islam et islamisme.  Là aussi, essayons d’éviter la langue de bois. Rémi Brague, dans un article récent du Figaro explique :

« Des chefs d’État, M. Erdogan en tête, poussent en ce moment à la haine contre M. Macron, et contre la France, parce que celui-ci s’en est pris à l’islamisme. Selon eux, il y aurait là des attaques contre l’islam, et même contre les musulmans. Ils montrent par là que refuser l’amalgame est un souci intellectuel et moral qui est de notre seul fait, alors qu’eux-mêmes n’hésitent pas à le pratiquer à grande échelle. L’islamisme et l’islam sont en effet différents, mais j’y vois une différence de degré plus que de nature. L’islamisme est l’islam pressé, bruyant, brouillon ; l’islam est un islamisme patient, discret, méthodique. L’islam a pour but avoué, dès le début, non pas la conversion du monde entier, mais sa conquête ».

Mme Marie-Thérèse Urvoy, islamologue, précise aussi dans un article du 29 octobre dans l’Homme nouveau (Islamistes ? Des musulmans fidèles à leurs fondamentaux) :

« Les musulmans sont « islamistes » lorsqu’ils obéissent à l’intégralité de leurs fondamentaux, lesquels sont les mêmes pour tous » ; puis, à propos de « la conviction qui habite la conscience religieuse de tout membre pieux de la Umma. Tous ses membres ne sont pas fondamentalistes mais il demeurera toujours ce sentiment d’appartenance à cette élite sacralisée. Il en est de même pour tout musulman croyant ; la différence sera dans l’intensité, non dans la nature. La formule de Yadh Benachour est intemporelle : « Chaque musulman en cache un autre, plus musulman encore » ».

D’ailleurs, le Figaro lui-même hésite entre les deux termes, comme le montrent ses titres en Une et en page 4 du même journal du 26 octobre :

Un musulman extrémiste  est vu comme un assassin potentiel. Un chrétien extrémiste, c’est François d’Assise, le Père de Foucauld ou Mère Teresa. Pas vraiment le même registre.

Alors, pour conclure,  nous recommandons de se reporter à un très bel article d’Aurélien Marq, paru dans Causeur le 16 septembre 2020 et intitulé « En France, on peut choisir de croire (ou pas) »

Face au padamalgam, il ose poser la question de la responsabilité du musulman face au contenu de sa religion, en partant du principe qu’

« il y a dans cette volonté de déresponsabilisation des musulmans un terrible mépris. Comme s’ils étaient ontologiquement incapables d’exercer leur liberté de conscience, incapables de choisir une religion, seulement bons à se plier passivement à celle qu’ils ont héritée de leurs parents ».

« Seuls les hypocrites se diront surpris. Ce que je dois relever, c’est l’attitude dangereuse de ceux qui croient défendre Mila en disant « elle a critiqué une religion, pas des croyants, elle a critiqué l’islam, pas les musulmans. » De même qu’on entend maintenant, au sujet d’une jeune femme voilée faisant du prosélytisme sous couvert de conseils culinaires : « on peut critiquer le voile, mais pas celles qui le portent. » D’où viennent ces absurdités ? D’où vient cette condescendance ? Les musulmans ne seraient-ils pas responsables du choix de leur religion, et les femmes voilées de leur choix de porter le voile ? Ne seraient-ils tous que des enfants, incapables de prendre des décisions qui les engagent et de les assumer ? ». Et de rappeler aussi que « Être musulman, choisir d’être musulman, c’est donc choisir consciemment d’adhérer à la seule religion au monde au nom de laquelle l’apostasie, l’athéisme, le blasphème et l’homosexualité soient légalement punis de mort. Être musulman en France, c’est choisir en toute connaissance de cause d’adhérer à la seule religion au nom de laquelle une de nos concitoyennes est soumise à des dizaines de milliers de menaces de viol et de mort. Interroger ce choix, critiquer ce choix et critiquer ceux qui le font ne doivent pas être des tabous ».

Il en appelle donc aux musulmans et leur rappelle que

« Faire aujourd’hui le choix de l’islam oblige au minimum à lutter contre tout ce qui dans cette religion en fait un danger pour le reste du monde : poison de la tentation théocratique et totalitaire, mais aussi poison plus insidieux de cette autre tentation que sont la fuite et le déni. Le « cépaçalislam » qui, mêlé à une forme de solidarité clanique, permet si facilement aux fanatiques de s’abriter au sein de l’Oumma. Dans la situation actuelle, le silence de la majorité silencieuse est un silence complice, et ce n’est plus acceptable ».

La liberté d’instruction n’est pas négociable

Communiqué de presse commun des associations et des représentants de l’IEF, des écoles libres hors contrat et des défenseurs de la liberté :

Suite à l’annonce présidentielle de rendre obligatoire l’école (en lieu et place de l’instruction) pour tous les enfants de 3 à 16 ans, une réunion de présentation du projet de loi pour le renforcement des valeurs de la République (initialement « projet de loi sur “les séparatismes” ») a été organisée par le ministère de l’Éducation nationale le mardi 10 novembre et dirigée par Richard Senghor, conseiller spécial de Jean-Michel Blanquer, avec la participation de la DGESCO, de la DAJ et de la DAF.

Le projet de loi prévoit l’interdiction de l’instruction en famille (IEF) sauf « impossibilité de scolariser l’enfant en raison de sa situation ou de celle de sa famille ». Il donne en outre à l’administration, sans la garantie offerte par l’intervention d’un juge, le pouvoir de décider seule de la fermeture des écoles libres hors contrat.

Les organisations et représentants de la société civile ont exprimé leur profonde détermination et ont manifesté leur plus vive opposition aux dispositions qui leur ont été présentées.

L’objectif de ce projet de loi est illisible ; il se traduit par une violation inquiétante de la liberté d’enseignement, alors qu’elle est manifestement de rang constitutionnel.

Le gouvernement a été dans l’incapacité de fournir des statistiques ou des preuves d’un lien autre qu’anecdotique entre les phénomènes de radicalisation et l’existence de la pratique réglementée et encadrée de l’instruction en famille. Il n’a pu que renvoyer aux chiffres à venir (!) de l’étude d’impact du projet de loi. Il n’a pu expliquer en quoi l’interdiction de l’IEF pourrait apporter une réponse à l’existence de formes clandestines d’« éducation » hors de tout contrôle de l’État.

L’État met-il seulement en œuvre les moyens légaux déjà à sa disposition pour démanteler les écoles de fait ou mettant les enfants ou la collectivité en danger ? En quoi cette loi accroîtra-t-elle l’efficacité de l’État en la matière ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions de bon sens.

Sauf à se constituer en école libre hors contrat, il ne sera donc plus possible de mettre en œuvre une autre pédagogie que celle de l’Éducation nationale. Le gouvernement prive ainsi les parents de la liberté fondamentale de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants : cette dérive autoritaire va à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (art. 26-3) et de la Constitution de notre pays, d’autant que le ministère a indiqué qu’il ne ferait rien pour faciliter les créations de nouvelles écoles libres ou l’extension des écoles privées sous contrat existantes.

Ce projet de loi introduit par ailleurs une rupture d’égalité : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers d’inscrire leur(s) enfant(s) dans des écoles privées hors contrat qui correspondraient plus à leur orientation pédagogique ; toutes les familles ne bénéficient pas d’un accès géographique égalitaire aux écoles. Dans l’intérêt de l’enfant, tous les Français et Françaises doivent pouvoir avoir recours ponctuellement à l’IEF : harcèlement scolaire, racket, phobie… Le choix de l’IEF n’est certainement pas une forme d’évitement ou de refus de la République et de ses institutions. Assimiler les familles pratiquant l’IEF en toute légalité à des « ennemis de la République ou de l’ordre public » constitue une atteinte calomnieuse inacceptable.

Les associations et représentants de l’IEF et des écoles hors contrat lutteront contre ce projet liberticide, avec l’aide des parlementaires attachés à la liberté d’enseignement, à la liberté personnelle et aux libertés fondamentales qui sont aussi attaquées dans ce projet de loi. Elles demandent au Conseil d’État et au Conseil constitutionnel de rappeler avec toute la solennité requise le caractère constitutionnel de la liberté de choisir le type d’instruction à donner à ses enfants et de sanctionner le caractère manifestement disproportionné des atteintes portées à cette liberté par le projet de loi.

Elles invitent les parlementaires responsables à voter contre ce projet de loi, qui fait honte à la République française.

Signataires :

  • Choisir d’Instruire Son Enfant (CISE)
  • Collectif L’Ecole est la maison
  • Collect’ IEF
  • Cours Pi
  • Créer son école
  • Educ’France
  • Enfance Libre
  • FELICIA Fédération pour la Liberté du Choix de l’Instruction et des Apprentissages
  • Les Enfants D’Abord (LED’A)
  • Libres d’Apprendre et d’Instruire Autrement (LAIA)
  • Parents Instructeurs Enfants Épanouis (PIEE) Métropole et Île de La Réunion
  • Union Nationale pour l’Instruction et l’Épanouissement (UNIE)

De son côté, la Fondation pour l’école appelle à un vrai débat de fond :

Dans le cadre des travaux préparatoires relatifs au projet de loi visant à renforcer la laïcité et conforter les principes républicains (projet de loi d’ores et déjà soumis pour avis au Conseil d’État avant sa présentation en Conseil des ministres le 9 décembre 2020), le Cabinet du ministre a organisé hier une réunion en visio-conférence autour du conseiller spécial Monsieur Richard Senghor, réunissant plusieurs directeurs d’administration du Ministère (DGESCO, DAF, DAJ) et de nombreux acteurs représentant l’instruction en famille (IEF), l’enseignement à distance et l’enseignement privé hors contrat et sous contrat. La Fondation pour l’école avait été conviée et y était présente.

La Fondation pour l’école remercie le Ministère pour cette réunion préparatoire, dont le contenu a consisté en une série d’annonces techniques concernant le futur projet de loi, dans le prolongement des annonces orales du Président Emmanuel Macron.

S’agissant des écoles indépendantes, dites hors contrat, la Fondation pour l’école retient les points suivants :

  1. La procédure de fermeture d’une école hors contrat serait facilitée : le préfet pourrait, sur proposition ou avis du recteur en cas de non-respect de l’instruction obligatoire, décider de la fermeture administrative d’une école hors contrat. Le but serait de permettre des fermetures effectives plus rapides le cas échéant ; cette décision de fermeture pourrait alors être contestée devant le juge administratif. En réponse à une question de la Fondation pour l’école, il a été précisé qu’il n’était pas prévu de nouveaux motifs de fermeture par rapport à ceux déjà existants (cf. motifs permettant aujourd’hui à l’autorité administrative d’enjoindre aux parents d’une école défaillante d’inscrire leurs enfants dans d’autres établissements). Il a aussi été précisé qu’il y aurait une mise en demeure préalable à la fermeture, permettant à l’établissement de faire valoir ses observations.
  2. Tous les membres des personnels des écoles hors contrat devraient être déclarés auprès des académies, y compris les non-enseignants, afin de vérifier notamment qu’ils ne figurent pas sur les fichiers de prévention de la délinquance. Demandé par la Fondation pour l’école depuis trois ans, l’accès direct par les établissements hors contrat au référent justice, voire aux renseignements judicaires déjà consultables par les « accueils collectifs de mineurs », est à l’étude et devrait faire prochainement l’objet d’un projet de décret.
  3. Les modalités de financement d’une école hors contrat pourraient être contrôlées en cours de fonctionnement et non plus seulement lors de la déclaration d’ouverture de l’établissement. Les modalités du contrôle financier seraient les mêmes qu’à l’ouverture (mêmes pièces). La Fondation pour l’école rappelle que l’État dispose déjà de plusieurs moyens de contrôle des financements des établissements scolaires. Elle perçoit difficilement l’intérêt de ces nouvelles règles au regard de celles déjà existantes.
  4. 100% des nouvelles écoles indépendantes seraient contrôlées lors de leur première année d’existence (contre 80% actuellement).
  5. Le Ministre invite les écoles hors contrat et sous contrat à développer leur offre afin d’accueillir les élèves issus de l’Instruction en famille (IEF).

S’agissant de l’IEF, dont l’interdiction de principe a de nouveau été évoquée lors de cette visio-conférence, la Fondation pour l’école souligne une fois encore le caractère anticonstitutionnel d’une telle mesure. Elle tentera de convaincre le législateur de renoncer à cette interdiction et salue le travail déjà effectué auprès du Conseil d’État par divers organismes de l’IEF dont elle soutient les actions.

Elle s’étonne par ailleurs que les familles ayant des enfants inscrits à des cours par correspondance soient également concernées par l’interdiction précitée alors que :

  • les cours par correspondance sont des établissements d’enseignement à part entière, déclarés et contrôlés comme tels ;
  • leurs activités tendent à se développer utilement, en particulier lors de ces épisodes de crise sanitaire et du fait de la scolarisation obligatoire dès l’âge de trois ans.

La Fondation pour l’école souligne le paradoxe manifeste résultant de la suppression de l’IEF d’une part, et de l’invitation lancée ce 10 novembre par le Ministère aux écoles hors contrat pour développer leur offre afin d’accueillir les élèves issus de l’IEF d’autre part, sans leur en donner par ailleurs les moyens nécessaires.

Au-delà des annonces techniques, la Fondation pour l’école appelle à un véritable débat de fond, afin que le projet de loi à venir soit l’occasion de redéfinir l’offre éducative française dans son ensemble, en préservant les libertés individuelles et en donnant les moyens aux différents acteurs de l’éducation de pouvoir répondre à la variété des besoins.

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