Haut-Karabagh : la Russie reprend la main et impose un cessez-le-feu douloureux pour les Arméniens
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
La Russie a tranché. Elle prend acte de la défaite militaire des Arméniens, accorde à l’Azerbaïdjan de reprendre ses territoires reconquis, mais aussi une partie du Haut-Karabagh, et oblige tout le monde à cesser les combats.
Il s’agit clairement d’une reprise en main après des semaines de discussions stériles, de cessez-le-feu non respectés, d’observation, voire de passivité. La Russie a choisi de ne pas aider son allié arménien, avec qui elle a pourtant un accord de défense, et de laisser la situation militaire se décanter. La chute de la ville stratégique de Chouchi, ouvrant la voie vers la capitale Stepanakert, a sonné le glas des espoirs arméniens.
Contrairement aux autres, ce cessez-le-feu sera respecté car, aussitôt après son annonce, deux mille soldats russes accompagnées de blindés ont pénétré dans le Haut-Karabagh pour garantir les termes de l’accord signé dans la nuit du 9 au 10. C’est Poutine lui-même qui a annoncé la signature de l’accord :
« Le président de l’Azerbaïdjan Aliev, le Premier ministre de l’Arménie Pachinian et le président de la Fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires. »
L’accord est encore flou sur de nombreux points, en particulier le statut du Haut-Karabagh. Mais il est certain que les Azéris ont obtenu ce qu’ils étaient venus chercher : la reconquête (probablement définitive) des territoires entourant le sud et l’ouest du Haut-Karabagh que l’Arménie lui avait enlevés en 1994 et la création d’un corridor reliant le Nakhitchevan (territoire autonome azéri situé au sud de l’Arménie) à l’Azerbaïdjan. Un deuxième corridor est créé par l’accord et permettra de relier l’Arménie au Haut-Karabagh. L’armée russe est déjà sur place pour sécuriser ces deux corridors.
Les médias et les diplomates soulignent dans l’ensemble le retour en force de la Russie qui a repris la main et s’est à nouveau imposée comme l’unique arbitre de ce conflit si proche de ses frontières. C’est exact et, forte de ses succès militaires, l’armée azérie était prête à poursuivre l’offensive et aurait sans doute conquis la capitale si Moscou ne l’avait pas obligée à s’arrêter net. Poutine a été paradoxalement aidé par la destruction d’un hélicoptère russe par l’Azerbaïdjan : cet hélicoptère survolait l’Arménie et accompagnait des blindés russes, hors du champ de bataille. Terrifié par cette erreur, le président Aliev s’est platement excusé, sachant que la riposte russe pouvait être terrible et remettre en cause tous ses succès militaires. Poutine a eu alors beau jeu de passer l’éponge et d’obliger Aliev à cesser les combats.
Mais gardons-nous de penser qu’il s’agit d’un triomphe russe. L’intrusion turque dans ce conflit gagné grâce à ses drones (bourrés de composants américains et européens, rappelons-le) et ses avions (américains) fait d’Erdoğan un vainqueur partiel : il a montré que, contrairement à la Russie, son allié avait bénéficié de son soutien total. Certes, les Russes ne sont pas ennemis de l’Azerbaïdjan, et c’est pour cela que la situation était très délicate pour eux, mais c’est tout de même la première fois que la Turquie s’aventure dans cette région et elle y gagne, grâce au corridor du Nakhitchevan, un accès direct à l’Azerbaïdjan et, donc, à la mer Caspienne : c’est tout de même beaucoup.
Quant à la France, très liée à l’Arménie, elle a été inexistante, mais qui s’en étonnera ?
Hold-up avec le coronavirus
Le Salon beige a plusieurs fois évoqué les films de Pierre Barnérias notamment son film sur le secret de Fatima.
Son nouveau film dénonce les absences de liberté mises en place par le gouvernement, au prétexte de la pandémie. France Soir a publié un long entretien avec le producteur Christophe Cossé.
Le film fait polémique en raison de sa tendance au complotisme. Il faut dire que la restriction drastique de nos libertés ne peut manquer de susciter des réactions. Si ce documentaire pouvait au moins faire prendre conscience à nos contemporains, lobotomisés par les journaux télévisés (dénoncés dans ce documentaire), que nos libertés sont menacées dans la durée et que la santé ne justifie pas tout, ce serait cela de gagné. Parmi les sujets abordés : Bill Gates, Rockefeller, le Great Reset, les dangers du masque, l’hydroxychloroquine et Didier Raoult, létalité et origine de la covid19, arme biochimique, 5G, réduction volontaire de la population… Il y a sans doute des excès et des erreurs dans ce documentaire, mais quand on voit qu’un éditorialiste comme Christophe Barbier propose d’obliger la population à se faire vacciner, par contrainte sur nos libertés, on se demande où est l’excès :
Faut-il rendre la vaccination contre la Covid obligatoire ? Essayons d’être plus malins que brutaux! Mon édito vidéo du jour. pic.twitter.com/UWWJVj6Xqk
— Christophe Barbier (@C_Barbier) November 10, 2020
Le documentaire dure près de 3h et je n’ai pas encore pris le temps de le voir. Mais pour le regarder, c’est par ici.
L’homme ne vit pas seulement de pain, ni même de soins
D’Arnaud Bouthéon, cofondateur du Congrès Mission, dans Le FigaroVox, à propos de l’interdiction des messes publiques :
[…] Les chrétiens ne sont pas là pour convaincre ou se convaincre intimement mais pour être, pour annoncer et pour faire.
Le christianisme n’est pas une gnose intimiste ; il est une affaire de lien, de relation, de corps et même de chair. De tout temps, il est la religion de l’incarnation, du lien et du risque ; il n’a jamais été la religion de la conviction privée, ni une philosophie du «care» hygiéniste. À la communication de crise par écrans interposés, les chrétiens préfèreront toujours la communion du geste humain offert et exposé.
Pour cimenter l’unité d’un pays tétanisé par le confinement et la barbarie islamiste, dans ces moments de crise, en particulier face au surgissement de la mort, le besoin de consolation humaine et spirituelle semble immense. Ce besoin convoque des ressources que la République laïque ne peut offrir. Peut-elle humblement le reconnaître? Peut-elle admettre qu’en ces temps difficiles, des corps intermédiaires comme les paroisses peuvent offrir en leurs murs, ce supplément d’âme et d’espérance, qu’une société aseptisée lui refuse?
En ce temps de perte de pouvoir d’achat et d’angoisse du lendemain, ne faut-il pas s’insurger d’entendre en sourdine ce refrain oppressant d’une chanson de Benjamin Biolay, toujours inspiré: «ferme ta gueule, et passe à la caisse» ?
L’homme ne vit pas seulement de pain, ni même de soins. Il vit de sa vie parce qu’il mourra de sa mort.
Parce qu’ils vivent avec la mort et l’échec, ce besoin de vie et de liberté est souvent exprimé par ceux qui créent, entreprennent et s’engagent, refusant l’évitement et l’externalisation du risque.
Cette crise sanitaire affaiblit le corps social en menaçant le corps de nos concitoyens.
Dans cette urgence, elle convoque aussi leur intelligence, leur volonté et leur force d’âme. Et face au mystère de notre finitude mortelle, l’état laïque achoppe et verrouille, alors que les médecins du corps devraient être rejoints par les médecins de l’âme.
La récente décision d’interdire la célébration publique des messes vient encore fragiliser l’unité du pays et celle du corps ecclésial en prolongeant ce travail lent d’atomisation des communautés au profit de l’individualisme et de la solitude, de l’aigreur et du ressentiment. Entre les «corona sceptiques» et les «corona stressés», la peur divise et règne.
Finalement, l’alternative est entre l’eucharistie et l’euthanasie.
[…]
Fusion entre le Bulletin d’André Noël et Les 4 Vérités
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Depuis quelques semaines, nous avons la joie d’accueillir parmi les lecteurs des «4 Vérités» les abonnés du «Bulletin d’André Noël».
Cet excellent bulletin fut créé en 1949 par André Noël, administrateur de la France coloniale, résistant, puis député du Puy-de-Dôme, élu sous l’étiquette MRP. André Noël s’opposa à l’abandon de l’Algérie française et fut même inquiété au moment du putsch de 1961. Et il trouva la mort en 1964 dans un accident de voiture en revenant du Portugal où il était allé rencontrer Georges Bidault, qui s’y trouvait alors en exil et dont le parcours politique avait été si semblable au sien.
La famille d’André Noël a repris le flambeau avec courage et constance.
Le «Bulletin d’André Noël» et les «4 Vérités» partageant l’essentiel de leurs convictions, Jean-Louis Noël m’a demandé, voici quelques semaines, si j’accepterais d’assurer la permanence du «Bulletin» en le fusionnant avec notre propre hebdomadaire.
Inutile de dire que j’ai accepté avec joie. C’est un honneur pour moi de relever à mon tour ce titre si courageux de la presse amie – et je me réjouis de contribuer ainsi à ce qu’il ne meure pas comme tant d’autres.
Je souhaite donc la bienvenue à ces nouveaux lecteurs. Et j’en profite pour expliquer un peu la ligne éditoriale de notre hebdomadaire.
Aux «4 Vérités», nous sommes attachés aux convictions de la droite traditionnelle (et peu convaincus de la fin du fameux clivage droite-gauche, aussi artificiel que ce clivage issu de la Révolution puisse être): défense de la grandeur et de l’identité de la France, de nos libertés et de notre civilisation issue d’Athènes, Rome et Jérusalem.
Mais nous défendons ces convictions d’une façon qui peut étonner : en laissant une large place au débat entre les lecteurs et donc entre les différentes droites françaises.
Pour ma part, je suis un indécrottable royaliste et militant catholique (et, plus notre malheureux pays s’éloigne de ces racines catholiques et royales, plus l’actualité me donne de raisons de tenir à ces convictions!), mais je tiens à ce que d’autres puissent défendre ici d’autres points de vue.
Je précise aussi que les «4 Vérités» font partie d’un petit groupe de presse, dont l’essentiel des titres est sur internet (Salon beige, Nouvelles de France, Observatoire de la christianophobie, parmi bien d’autres) – où nous touchons environ 2,5 millions de personnes différentes par mois.
Nous tenons beaucoup à notre indépendance à l’égard des partis et il ne faut pas compter sur nous pour être inconditionnels de tel parti ou de tel candidat. Et nous nous autorisons à être d’accord avec un tel sur un sujet et en désaccord sur un autre.
Le soutien inconditionnel, si volontiers exigé par les politiciens de droite, me semble précisément la raison de leur «gauchisation» et, finalement, la raison du désamour des électeurs et des succès de la gauche.
Voilà, en quelques mots, nos principes et nos convictions.
J’ajoute, pour finir, que je réfléchis en ce moment à ajouter un supplément mensuel aux «4 Vérités» pour que le «Bulletin d’André Noël» continue à vivre comme titre «autonome» et vos avis sur ce sujet seront les bienvenus.
Dans le mariage, la mère est une femme et le père est un homme
Voilà une réalité naturelle qui mérite d’être défendue face au lobby LGBT. Le gouvernement hongrois, voyant la dérive de quelques Etats comme la France, a déposé au Parlement un projet d’amendement constitutionnel indiquant que « la base des relations de la famille est le mariage », où « la mère est une femme, le père est un homme ». Le texte stipule que la Hongrie « protège le droit des enfants à l’identité sexuelle qui est celle de leur naissance », et à une éducation « basée sur les valeurs découlant de l’identité constitutionnelle de la Hongrie et de la culture chrétienne ».
Un amendement précédent spécifiait déjà que le mariage est entre un homme et une femme.
J’ai évoqué il y a quelques jours cette agence de Philadelphie, persécutée par le lobby LGBT pour oser refuser le placement d’enfants chez des personnes de même sexe. L’agnce fait actuellement un recours auprès de la Cour Suprême, qui examine la question de savoir si Philadelphie pouvait imposer une exigence de non-discrimination à une organisation religieuse qui s’oppose au mariage homosexuel.
J’apprends aujourd’hui que cette agence catholique est la cible, outre des invertis, du père James Martin, jésuite américain membre du Dicastère pour la communication du Saint-Siège. Voilà à quoi mènent les déclarations ubuesques du pape François sur les unions homosexuelles.
11 novembre : des Orléanais ont rendu un hommage public à nos soldats sur le parvis de la cathédrale
11 novembre : alors que les cérémonies officielles de l’Armistice sont annulées ou confidentielles, des Orléanais ont rendu ce matin un hommage public à nos soldats sur le parvis de la cathédrale.
Des membres du Choeur de l’Oriflamme et de France Souveraineté ont entonné des chants patriotiques, faisant mémoire du sacrifice de nos poilus, à l’image de Charles Péguy, natif d’Orléans et mort au front le 5 septembre 1914.
La cérémonie s’est poursuivie au carré militaire du cimetière d’Orléans.
11 Novembre 2020 – La cantate à l’étendard par l’Académie Musicale de Liesse
En souvenir de l’héroïsme des soldats tombés pour la France lors de la Grande Guerre, les élèves de l’Académie Musicale de LIesse vous offrent cet hommage à Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France.
La cantate à l’étendard est un chant plein de sens en ces temps troublés. Les Académiciens sont heureux de pouvoir le partager avec vous alors qu’ils ne peuvent plus se produire en concerts.
“Par cet hymne et cette vidéo, ce sont tous les élèves qui souhaitent vous partager leur Foi et leur Espérance dans l’avenir et leur pays” nous confie Clarisse Voutier, Directeur des Études de l’Académie Musicale de Liesse.
D’un anniversaire à l’autre : 10 novembre 1942 , en AFN l’armée de l’armistice rentre en guerre aux côtés des alliés
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Le 8 novembre 1942 les Anglo-américains débarquent au Maroc et en Algérie .Pour garantir le secret , les autorités françaises n’ont pas été averties, bien que cet évènement attendu ait été maintes fois évoqué dans des échanges plus ou moins officiels .
On prête au général Weygand cette déclaration ancienne : « Si vous débarquez avec 5 divisions, je vous rejette à la mer ; si vous arrivez avec 50 divisions je vous ouvre les bras. » Le général Giraud, de son côté, pressenti pour prendre le commandement des troupes françaises, souhaitait simultanément l’établissement d’une tête de pont alliée en zone libre. Mais, le 8 novembre 1942, les alliés ne sont pas prêts à affronter la « Forteresse Europe ». Il faudra attendre 1 an 4 mois et 28 jours avant que Eisenhower, qui commande déjà les forces alliées en cours de débarquement en AFN, déclenche l’opération « Overlord » le 6 juin 1944.
Quoi qu’il en soit, après une période inévitable de flottement et malheureusement des morts de part et d’autre, l’Amiral Darlan , après avoir reçu secrètement le dernier message du Maréchal Pétain « Vous avez toute ma confiance. Faîtes au mieux. Je vous confie les intérêts de l’Empire » ( R. Aron, Histoire de Vichy, p.560) conclut le 10 novembre un accord avec les Anglo-américains. Les forces armées françaises préservées par l’armistice de juin 1940 et stationnées en AFN reprennent le combat contre l’Allemagne et son alliée l’Italie.
Cet accord apporte un renfort très appréciable aux alliés en cours de débarquement. Les forces françaises se déploient rapidement pour faire face, malgré leur insuffisance de moyens, aux forces allemandes et italiennes qui commencent à arriver en Tunisie dès le 14 novembre. Certes, à cette date, 110.000 Anglo-américains sont à terre, mais de nombreuses unités nécessitent impérativement une période d’instruction complémentaire et ne pourront être engagées successivement qu’à partir de la fin novembre.
La revanche de l’armée d’Afrique
L’armée d’Afrique, préservée par l’armistice, a été dynamisée par le général Weygand. Après le rappel de ce dernier exigé par l’Allemagne, le général Juin a poursuivi cette préparation de la revanche. Elle va faire ses preuves au cours de la campagne de Tunisie qui commence de sa combativité.
« En un mois l’Armée d’Afrique s’est montrée capable de mettre en ligne 4 petites divisions ( environ 60.000 Français ) alors que nos alliés en sont encore à la valeur de 2 ( 30.000 combattants ). » ( L.C. Michelet / La revanche de l’Armée d’Afrique 1940-1944, Editions G. de Bouillon, page 411)
« Jusqu’à la fin décembre ( 1942 ) l’essentiel de la couverture face à l’Est reposera sur les soldats de Juin. » (P. Montagnon, L’Armée d’Afrique, Editions Pygmalion, page 321)
Epilogue de la campagne de Tunisie, le 13 mai 1943, 150.000 combattants de l’Axe sont faits prisonniers. « Les forces françaises qui y ont participé sont des unités de l’armée d’Afrique, sous réserve de la présence tardive de la 1ère DFL et des combats glorieux de la colonne Leclerc à Ksar Rhilane. » (P. Montagnon, op. cit.)
Cette revanche de l’armée d’Afrique sera amplifiée par les hauts faits du CEF (Corps Expéditionnaire Français) commandé par Juin au cours de la campagne d’Italie et poursuivie par la 1ère Armée Française commandée par de Lattre. Le noyau initial a été renforcé par la mobilisation de 26 classes de « pieds-noirs », soit environ 250.000 hommes, d’un nombre équivalent d’«indigènes « puis de dizaines de milliers d’«évadés « et, à partir de la fin de 1944, des métropolitains.
Prenant congé du CEF, le général Juin déclare : » Ma pensée reconnaissante va au Général Weygand qui a constitué le CEF à Alger en lui forgeant une âme et me l’a légué au moment de l’employer. L’Armée d’Afrique venue combattre en Italie a marqué la renaissance des armes françaises.»
L’inquiétude grandit chez les partisans de Joe Biden
Laurence Haïm est une journaliste (il faut le dire vite) franco-américano-israélienne. Ancienne correspondante du groupe Canal+ et de l’agence CAPA (agence qui avait réalisé le montage grossier “Les Infiltrés” à Bordeaux) à Washington de 1992 à 2017, elle fait partie des quelques journalistes français à avoir été accrédités aux conférences de presse de la Maison-Blanche.
En janvier 2017, elle a rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron, en tant que porte-parole. Elle quitte ses fonctions au sein de LREM le 12 juillet 2017 pour retourner aux Etats-Unis. Fanatique de Joe Biden, elle se fait remarquer par ses tweets d’une grande recherche journalistique :

Donald Trump depuis ce matin a déjà tweeté 12 fois.
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
Autant dire qu’elle n’a absolument aucune information sur ce que fait, dit, écrit, pense l’équipe Trump… En revanche, elle a des informations sur l’équipe Biden. Et ses derniers tweets sont intéressants :
De plus en plus d inquietude des democrates et des medias americains.L’histoire n’est pas terminee. Je ne cesse de le repeter a cette heure
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
En Caroline du Nord le Senateur republicain Hills est en tete pour la bataille du senat contre le democrate Cal Cunningham. Important aussi
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
A la Masion blanche en ce moment l’equipe Trump prepare une offensive juridique sur le Michigan et Detroit
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
18h37 . Le directeur de la campagne Trump répète : ” l’élection n’ est pas terminée.Joe Biden a en fait 259 grands électeurs. Des morts ont marché dans des bureaux de vote et voté. Nous gagnerons ” pic.twitter.com/9IrLo8uZ5U
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
La campagne Trump va commencer un procès ce soir dans le Michigan dans la ville sensible de Détroit pour fraude fiscale.
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
Au-delà de l’élection présidentielle, le Parti démocrate a remporté 218 sièges à la Chambre des représentants, soit la majorité absolue dans sa plus simple expression. Dans le Congrès sortant, les démocrates détenaient 232 sièges. C’est donc un résultat en baisse pour le clan démocrate.
Au Sénat, les Républicains semblent pouvoir conserver leur majorité. Les électeurs américains devaient renouveler 35 des 100 sièges de sénateurs. Dans le Sénat sortant, 53 sont Républicains contre 47 pour l’opposition démocrate et indépendante. Sur les 35 sièges en jeu, 23 étaient détenus par des républicains, laissant aux démocrates l’espoir de menacer la courte majorité de Donald Trump.
- En Caroline du Nord, le républicain Thom Tillis a assuré sa réélection, son adversaire démocrate Cal Cunningham ayant reconnu sa défaite mardi. Sa victoire apporte un 49e siège au Parti républicain, contre 48 acquis pour les démocrates.
- En Alaska, l’issue n’a pas encore été proclamée mais le républicain Dan Sullivan semblent bien parti pour l’emporter, avec 62 % des suffrages après dépouillement de 61 % des bulletins de vote.
- Il restera alors les deux sièges en jeu en Géorgie, où, particularité locale, un second tour sera nécessaire le 5 janvier. Pour l’un des deux sièges, la sénatrice républicaine sortante Kelly Loeffler affrontera le démocrate Raphael Warnock : pour l’autre, le sortant républicain David Perdue sera défié par le démocrate Jon Ossoff. Si les deux démocrates l’emportent, le Sénat se retrouvera à égalité parfaite entre les deux camps, la voix prépondérante revenant alors au futur vice-président. À l’inverse, un seul succès en Georgie suffirait aux républicains pour conserver leur majorité.
« L’homme ne vit pas seulement de pain »
D’Antoine Bordier :
Le dimanche 8 novembre n’est pas le 1er dimanche de l’Avent, c’est le 1er dimanche du reconfinement, et, de l’interdiction pour l’Eglise de célébrer la messe dominicale. Alors que les grandes surfaces, comme les petites, restent ouvertes et que le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a laissé entendre qu’il pourrait autoriser la réouverture d’autres commerces non-essentiels le dimanche, l’Eglise de France doit faire profil bas. Son service n’est pas essentiel, pour Emmanuel Macron.
Dans le diocèse de Fréjus-Toulon, à Hyères, une cité balnéaire bordée par la Méditerranée, où résida la reine Victoria, et, où de nombreux écrivains passèrent, comme Edith Warton, André Gide, les églises du secteur sont presque vides ce dimanche matin. Dans l’église Saint-Louis, qui se situe place de la République, des prêtres ont revêtu leurs chasubles de couleur liturgique verte. Ils s’apprêtent à célébrer la messe, sans fidèle. Ils sont masqués et officient devant une caméra qui retransmet en direct la célébration. Etonnamment, les fidèles qui sont, habituellement, près de 300, seront plus de 1200 à visionner cette messe sur la chaîne YouTube de la paroisse. A quelques kilomètres de là, au même moment, Mgr Dominique Rey, l’évêque du diocèse, célèbre dans les mêmes conditions. Il se trouve à Solliès-Pont, avec le curé de la paroisse, le père Ludovic-Marie Margot. La messe est animée par une nouvelle communauté, la Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres. Dans son homélie du jour, Mgr Rey rappelle que la messe est célébrée pour tous les saints du diocèse. Une semaine après la Toussaint, il invite tout le monde à « devenir saint. Cette sainteté se définit comme une union à Dieu. Il s’agit d’une communion d’amour qui saisit toute notre humanité. » Il ne dira pas un mot sur le reconfinement, ni sur la décision du Conseil d’Etat de refuser les messes publiques. La messe n’est pas le lieu de joutes politiques. Le Conseil d’Etat, dans son prononcé, a renvoyé l’Eglise et le gouvernement face-à-face, avec l’obligation pour le gouvernement de se concerter avec les représentants du culte, avant le 16 novembre. Mgr Rey est cependant « confiant » sur l’issue de cette concertation avec le gouvernement. Il espère que les messes reprendront après, « avec la mise en place d’un nouveau protocole plus stricte ».

Cinq évêques motivés par l’Essentiel
Ils sont éloignés les uns des autres, par des milliers de kilomètres. Ils ont leurs soucis, leur diocèse, leurs prêtres, leurs séminaristes, leurs fidèles à guider et à servir. Ils se retrouvent unis et marchent presque comme un seul homme pour réclamer la liberté de culte. Mgr Ginoux, évêque de Montauban a initié le mouvement. Il avait invité les fidèles dans l’un de ses tweets, le 29 octobre, à « envahir les églises aux heures des messes ». Mgr Aillet, évêque de Bayonne, n’accepte toujours pas
« une telle restriction quand les écoles, les collèges, les lycées, les grandes surfaces, et les services publics, les transports en communs restent ouverts. »
Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon, n’est plus en retrait, comme au printemps dernier. « C’est suite à notre recours devant le Conseil d’Etat, explique-t-il, que toute la Conférence des Evêques de France a déposé le sien ». En Martinique, Mgr Macaire, qui célébrait sa messe devant un parterre de bancs vides, à Fort-de-France,
« pense à ses milliers de prêtres, qui célèbrent la messe seuls, et, je pense à la tristesse de ces familles qui ne pourront pas accomplir cet acte essentiel de leur vie, que de venir à l’Eucharistie, à la messe. Ils ne pourront pas voir leurs frères et recevoir le Corps et le Sang du Christ. Nous sommes dans l’attente. C’est pour cela que je porte un scapulaire violet. Le psaume que nous allons chanter nous dit : ‶Mon âme a soif de toi.″ »
L’avent a déjà commencé cette année. Le désir, l’attente, tel est le sens du mot avent. » Mgr Rey renforce cette « task force » inédite, dont l’objectif initial est de « rendre la liberté de culte au peuple chrétien », tout en explicitant que « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Sur le terrain, les premiers effets de ces recours se font sentir : ce dimanche 8 novembre, des milliers de fidèles se sont rassemblés devant des cathédrales de France, comme à Bayonne, Montauban, Nantes, Lyon, Toulon pour prier et réclamer la messe.
Une Eglise en mouvement
L’Eglise semble de plus en plus motivée à se mettre en mouvement, à revendiquer, à faire de la résistance, tout en respectant le vieil adage, prononcé par le Christ lui-même : « rendez à César, ce qui est à César, et, à Dieu, ce qui est à Dieu ». Mieux, elle est condamnée à exister, si elle veut survivre. Faute de quoi, certains diocèses risquent de payer un lourd tribu, et, tomber dans un engrenage mortifère. A la suite du premier confinement, il a été constaté par endroit « la perte de 10 à 30 % de pratiquants à nos messes régulières », explique un prêtre, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce qui va avoir des conséquences négatives importantes sur la gestion économique et financière des diocèses qui sont déjà dans le rouge.
A Hyères, dans l’après-midi de ce 8 novembre, toutes les églises du secteur paroissial sont ouvertes. A Saint-Louis, l’Eucharistie est exposée à l’adoration d’une vingtaine de fidèles. Chaque fidèle porte un masque. Et, la distanciation dépasse les 3 mètres. Dans une chapelle latérale le père Christian Pradeau, le curé de la paroisse, propose la communion eucharistique. De l’autre côté une personne se confesse à un autre prêtre. Une mère de famille avec ses 3 jeunes enfants vient de rentrer dans l’église. Sur la question, la messe est-elle essentielle ? Marie répond :
« je ne comprends pas l’Etat français qui honore lors d’une cérémonie officielle les trois martyrs de Nice, qui loue la laïcité, et, la pratique religieuse, et, en même temps nous l’interdit. Mes enfants voulaient aller à la messe. Ils ne comprennent pas. Joseph, notre petit dernier, qui a fait sa première communion l’année dernière, a faim de Jésus. Oui, la messe est essentielle. »
Toute la famille se dirige vers le petit oratoire, où « Jésus caché » repose, dans le tabernacle. Ils ne pourront pas communier. Le curé est, déjà, reparti visiter des personnes âgées seules et en grande souffrance. Il leur apporte l’Eucharistie.
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Porteur de la trisomie 21, il termine un triathlon en Floride
Chris Nikic, 21 ans, est entré dans l’histoire en devenant le premier homme porteur de trisomie 21 à conclure un Ironman, samedi en Floride : 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et 42,195 kilomètres de course à pied de l’Ironman Florida (Panama Beach City) en 16 heures, 46 minutes et 9 secondes, soit 14 minutes avec l’heure limite.
Seeing @ChrisNikic become the first person with Down syndrome to complete an IRONMAN is so heartwarming ❤️ pic.twitter.com/CV92yXRdP4
— ESPN (@espn) November 9, 2020
🚨 IL L’A FAIT ! En bouclant l’IRONMAN Florida en 16H & 46 min, Chris Nikic 🇺🇸 devient le premier #triathlète trisomique de l’histoire à terminer un #IRONMAN ! 💪💪
🏊♂️ 3,8 km en 1H54
🚴♂️ 180,2 km en 8H12
🏃🏼♂️ Marathon en 6H18#RESPECT ! 👏👏👏#Triathlon #Trisomie21 @nicobecker pic.twitter.com/YD2prVRsbd— Coeur Handisport (@CoeurHandisport) November 8, 2020
En France, la politique eugéniste met en oeuvre un plan d’extermination des bébés porteurs de la trisomie 21.
En Pologne, le Tribunal constitutionnel a déclaré qu’il n’était pas conforme à la Constitution de tuer un fœtus sous prétexte qu’il est trisomique, provoquant des violences de la part des militants de l’avortement.
Pourquoi est-il toujours inexact de dire que Joe Biden a été élu président des Etats-Unis ?
Les médias français (mais pas seulement) ont vraiment une attitude étrange. Lorsqu’un terroriste assassine et qu’il est arrêté en flagrant délit, ils parlent de “principal suspect“. Lorsqu’un homme politique est accusé de corruption ou de malversation, il est très important pour eux de souligner qu’il bénéficie de la “présomption d’innocence“. Sans doute ont-ils raison déontologiquement.
Mais alors, pourquoi ne sont-ils pas aussi prudents pour l’élection présidentielle américaine ? Pourquoi ne pas faire confiance au processus démocratique qui livrera le nom du vainqueur après que les grands électeurs auront voté le 14 décembre prochain ?
Voici encore trois raisons de rester prudent :
- La directrice des services généraux de l’administration américaine refuse pour l’instant de signer l’ordre organisant la transition entre les équipes de Trump et de Biden [source]
C’est «la femme la plus puissante de Washington (pour le moment)». Selon le média Politico, Emily Murphy, la directrice des services généraux de l’administration américaine (General Services Administration, GSA en anglais), tient entre ses mains le pouvoir de reconnaître l’élection de Joe Biden. Et pour l’instant, elle ne semble pas prête à sauter le pas. Elle refuse de signer une lettre autorisant les équipes du démocrate à commencer à travailler à la passation de pouvoirs. Sans cela, impossible d’obtenir les financements fédéraux nécessaires pour mettre sur pied la nouvelle administration gouvernementale ni faire un point sur les sujets confidentiels avec les agents en place (…)
«Aucun vainqueur n’a été clairement déclaré», a temporisé Pamela Pennington, la porte-parole des GSA. En effet, tant que le collège électoral ne s’est pas réuni pour voter, ce qu’il fera le 14 décembre, le president-elect n’est annoncé «que» par les médias. Lors des élections précédentes, cette annonce suffisait pourtant aux GSA pour enclencher le processus de transition.
2) Le Brésil, la Russie, la Chine et le Mexique n’ont pas reconnu officiellement le résultat annoncé par les médias et préfèrent attendre que tout cela soit officiel [source]
Le président du Mexique Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) a ainsi déclaré le 9 novembre qu’il attendait toujours le résultat officiel de l’élection aux Etats-Unis avant de féliciter le vainqueur. «Le fait que nous attendions ne signifie pas que nous pensons qu’il y a eu une fraude», a-t-il fait savoir lors de sa conférence matinale quotidienne. Il a ensuite précisé que la victoire annoncée du démocrate Joe Biden devait «être validée par l’autorité compétente ou les juges aux Etats-Unis». «Nous n’interviendrons pas tant que les Américains n’auront pas réglé leurs affaires», a-t-il ajouté AMLO, avant d’insister : «Nous voulons agir avec prudence. Attendons que les autorités se prononcent, puis nous ferons une déclaration.»
De son côté, le vice-président brésilien Hamilton Mourao a déclaré le même jour que Jair Bolsonaro, proche allié de Donald Trump, félicitera «en temps voulu» le candidat «qui aura été élu» président des Etats-Unis, sans mentionner le nom de Joe Biden. «Je crois que le président [Jair Bolsonaro] attend la fin de cet imbroglio, de la discussion sur des votes frauduleux […] avant de se prononcer», a expliqué Hamilton Mourao. Et de poursuivre : «Il est évident qu’en temps voulu, il félicitera celui qui sera élu.»
La Chine avait, elle, expliqué le 9 novembre que le résultat final du scrutin n’était pas encore connu. «Nous avons pris note que Joe Biden a déclaré être le vainqueur de l’élection», a déclaré devant la presse un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin. Avant d’ajouter : «A notre connaissance, le résultat de l’élection sera déterminé par les lois et les procédures en vigueur aux Etats-Unis.»
Le Kremlin a indiqué le 9 novembre que le président russe Vladimir Poutine attendait l’annonce du résultat officiel de la présidentielle américaine pour féliciter le vainqueur. «Nous estimons qu’il est correct d’attendre les résultats officiels des élections qui ont eu lieu. Je tiens à rappeler que le président Poutine a plusieurs fois dit qu’il respecterait le choix du peuple américain quel qu’il soit», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
3) Le procureur général des Etats-Unis autorise l’ouverture d’enquêtes sur la présidentielle [source]
Le procureur général des Etats-Unis Bill Barr a donné son feu vert le 9 novembre pour l’ouverture d’enquêtes sur d’éventuelles irrégularités lors de la présidentielle du 3 novembre, dont Donald Trump assure qu’elle a été entachée de fraudes. Bill Barr a écrit dans son courrier aux procureurs fédéraux du pays : «Je vous autorise à enquêter sur des allégations substantielles d’irrégularités concernant les votes ou le comptage de bulletins avant la certification des élections dans vos juridictions, dans certains cas.» Et d’ajouter : «De telles enquêtes peuvent être menées s’il existe des allégations claires et potentiellement crédibles d’irrégularités qui, si elles étaient avérées, pourraient potentiellement avoir un impact sur le résultat d’une élection fédérale dans un Etat.»
Par ailleurs, voici un point de situation état par état du dépouillement en cours et des recours engagés. Ce point de situation publié sur Polémia permet de se rendre compte des enjeux :
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Wisconsin avec 10 Grands Électeurs : Le matin du 4 novembre Donald Trump menait par 1 514 750 voix contre 1 396 865. Ce résultat prenait en compte le vote préalable (les personnes qui votent plus tôt) et le vote en personne (le jour du scrutin). Pas le vote par correspondance. Aujourd’hui, alors que le décompte est clos, Joe Biden l’a emporté par 1 630 570 voix contre 1 610 030, ce qui veut dire que le vote par correspondance a été de 72% en faveur de Joe Biden. C’était attendu et reste crédible. Maintenant l’écart est tellement faible qu’il ouvre la porte à des contestations.
- Arizona avec 11 Grands Électeurs : Avec 98% des suffrages comptés, Joe Biden mène par 1 648 642 voix contre 1 633 896. Donald Trump n’a donc plus que 14 746 voix de retard avec encore 66 000 bulletins à dépouiller venant essentiellement de « comtés » majoritairement républicains. Le résultat final devrait être extrêmement serré, et l’Arizona peut encore basculer chez les Républicains.
- Caroline du Nord avec 15 Grands Électeurs : Avec 99% des suffrages comptés Donald Trump mène par 2 734 525 voix contre 2 659 706. Les derniers bulletins semblent se partager équitablement et proportionnellement entre les deux candidats. Les 15 Grands Électeurs devraient aller à Donald Trump.
- Géorgie avec 16 Grands Électeurs : Avec 99% des suffrages comptabilisés Joe Biden mène par 2 468 003 voix contre 2 456 590 à Donald Trump. Ce qui veut dire que 89% des suffrages par correspondance ont été en sa faveur, ce qui fait quand même statistiquement beaucoup. Particulièrement dans un État ou vivent beaucoup de militaires qui votent par correspondance (en opération à l’étranger) et majoritairement Républicain. 18 000 sont encore arrivés avant le week-end, et 7 000 depuis. Le responsable des élections a expliqué l’ensemble des problèmes qui ont eu lieu, et le Secrétaire Général du Gouverneur a annoncé que l’État de Géorgie va être contraint de lancer un recomptage complet des votes.
- Michigan avec 16 Grands Électeurs : Avec 99% des suffrages comptabilisés Joe Biden mène par 2 790 648 voix contre 2 644 525. L’écart est donc de 146 123. Il semble qu’il y ait de nombreux exemple de problèmes de software fourni par la firme Dominion. Là aussi, Donald Trump a demandé via ses avocats un recomptage complet des votes.
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Pennsylvanie avec 20 Grands Électeurs : Avec 100% des suffrages comptés Joe Biden mène par 3 365 846 voix contre 3 320 510. Il a donc reçu 1 078 981suffrages par correspondance (76%), pendant que Donald Trump n’en recevait que 355 657 soit 24%. C’est statistiquement possible, mais lourd. D’autant que la Pennsylvanie est l’État ou les suspicions de fraudes sont les plus grandes, et sur lequel les Républicains concentrent l’essentiel de leurs efforts. Ainsi Rudy Giuliani, ancien procureur de New York et le maire qui a restauré la sécurité dans cette ville, et accessoirement, l’avocat personnel de Donald Trump a déposé plainte lundi dernier pour obtenir une annulation d’une partie des votes par correspondances. Ce que les Républicains appellent les votes « illégaux ». Il est intéressant de noter que le « Justice » Alito de la Cour Suprême a ordonné vendredi dernier que les bulletins par correspondances soient séparés des bulletins déposés en personne le 3 novembre. Les juges de la Cour Suprême savent-ils déjà que la question de la validité de certains suffrages finira par arriver sur leurs bureaux ?
Outre le fait que les votes par correspondance oscillent entre 76 et 89% pour Joe Biden, quatre états n’ont donc toujours pas officiellement donné leurs résultats (Alaska, Caroline du Nord, Géorgie et Arizona). Les résultats sont consultables sur le site de CNN.

Et pour terminer, ces deux titres du Monde à 4 ans d’intervalle. Deux résultats différents, deux attitudes différentes face aux soupçons de fraude :

Liberté de culte : les catholiques de France manifestent
Notre-Dame de Chrétienté appelle les pèlerins de Chartres à la mobilisation :
Chers pèlerins,
Un grand mouvement se lève en France pour rappeler que nous ne sommes pas que des consommateurs : nous sommes âme et corps !
Selon la loi actuelle, il est aujourd’hui possible de faire ses courses, mais pas de participer à ce qui est le coeur et le sommet de la vie du chrétien : la Messe et l’Eucharistie.
C’est profondément inacceptable.
Notre-Dame de Chrétienté rappelle depuis sa création que la vie est harmonie entre le spirituel et le naturel. Nous appelons donc tous les pèlerins de Chartres à participer aux nombreuses initiatives lancées dans notre pays.
‘Jésus-Christ n’est pas facultatif‘ !
L’association Pour la messe met à votre disposition un kit détaillant toutes les informations qui pourraient vous être utiles pour organiser un rassemblement près de chez vous.
Depuis dimanche dernier à Nantes, les appels à manifester se multiplient. Voici les prochains rassemblements signalés :






La manifestation, à la demande de la préfecture, est déplacée place Bellecour à 17h

INTERDITE
Manifestation interdite !













Lisieux, dimanche à 16h devant la cathédrale Saint Pierre







Dimanche à 18h devant la cathédrale de TOULON
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- Draguignan : parvis de l’église Saint-Michel, dimanche 15 novembre à 16h.
- Fontainebleau : Place de la République, dimanche 15 novembre à 16h, Rassemblement déclaré en préfecture.
- La Roche-sur-Yon : Place Napoléon, dimanche 15 novembre à 10h45.
- Lescar : Parvis de la cathédrale Notre-Dame, dimanche 15 novembre à 10h30.
- Marseille : Parvis de la Major, dimanche 18h
- Nantes : place Graslin, dimanche 15 novembre à 10h30.
- Orléans : dimanche 15 novembre à 17h devant la cathédrale
- Poitiers : Manifestation (déclarée en préfecture) dimanche prochain à 15h devant la cathédrale.
- Sens : Parvis de la cathédrale St-Etienne, dimanche 15 novembre à 10h30.
- Tours : parvis de la cathédrale Saint-Gatien, dimanche 15 novembre à 16h30.
- Reims : dimanche 15 à 16h30, sur le parvis de la cathédrale de Reims
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Coup d’Etat aux Etats-Unis
Dans Les 4 Vérités, Guy Millière dénonce le coup d’Etat en cours :
[…] Le coup d’État vient de loin. La gauche américaine a tenté de prendre le pouvoir dans les années 1945-1950 sous le visage du parti communiste. Elle a échoué. Ses agents ont été démasqués et condamnés. Pendant une décennie aux États-Unis, être communiste a été une marque d’infamie. Se dire socialiste impliquait de se trouver marginalisé.
La gauche américaine a alors décidé d’utiliser une stratégie plus sournoise, empruntée au communiste italien Antonio Gramsci, mais jamais affichée comme communiste: l’infiltration et la prise de contrôle graduelle des institutions infiltrées. Cela a remarquablement fonctionné. La gauche américaine a pris les universités, le secteur de l’enseignement, et depuis ce secteur crucial, la culture, les postes les plus importants de très grandes entreprises, les grands médias, puis le parti démocrate.
Elle a, pour avancer, utilisé les tactiques définies par un homme qui est resté jusqu’à ce jour son maître à penser, Saul Alinsky.
Elle a réussi à s’emparer de la présidence du pays avec l’élection de Barack Obama. Celui-ci a nommé des gens dévoués à la cause dans toutes les institutions du pays, et ces gens constituent ce qu’on appelle aux États-Unis l’État profond. Hillary Clinton devait continuer ce qu’a fait Barack Obama. Donald Trump a été élu en promettant de démanteler l’État profond et de briser l’ infiltration.
Il est devenu l’ennemi à abattre. Les tentatives incessantes de le faire tomber depuis le 8 novembre 2016 ont toutes échoué, jusqu’à l’élection du 3 novembre dernier.
La gauche américaine savait que Donald Trump allait être réélu. Elle a jeté toutes ses forces dans la bataille, et utilisé tous les moyens pour que l’élection soit une imposture et que son candidat l’emporte. Elle a quasiment réussi.
Elle a recouru à la fraude massive, oui, et cela en deux temps. Le premier temps a été l’envoi dans tous les États démocrates de millions de bulletins de vote par correspondance qui, pour nombre d’entre eux, ont été récupérés par des militants démocrates qui en ont fait des bulletins pour le candidat de la gauche.
Cela aurait pu être suffisant, mais pour être sûre de parvenir à ses fins, la gauche américaine a mis en réserve des centaines de milliers de bulletins à utiliser au dernier moment en cas de besoin.
Quand il est apparu que Donald Trump avait gagné, tard le soir le 3 novembre, elle a demandé l’arrêt du comptage des voix dans plusieurs États clés, et ajouté le nombre de bulletins nécessaires pour que Donald Trump perde.
Avant que la gauche américaine tienne les grands médias américains, tout cela aurait été dénoncé, mais la gauche américaine tient aujourd’hui les grands médias américains. Donald Trump se bat, disais-je. Il se bat pour sauver la démocratie américaine, pour la liberté, pour la civilisation occidentale. Il n’est pas sûr de gagner tant la gauche américaine tient d’institutions.
S’ il tombe, les conséquences pour le monde seront effroyables, oui. La civilisation occidentale glissera vers un crépuscule accéléré, oui. Les grands médias français mentent et ne disent pas ce qui doit l’être, non. Ils se conduisent par conséquent en complices du coup d’État.
Evelyne Joslain décrit l’opération :
[…] La nuit du 3novembre, Trump remportait haut la main l’élection. Il avait bien eu sa « vague rouge», les électeurs républicains s’étant déplacés, bravant tous les risques, pour lui assurer une victoire au-delà des marges de contestation possible: dans les votes légaux, 71 millions comptés pour Trump!
Mais, coup de théâtre, vers 3 heures du matin, plusieurs États, simultanément, déclarent «bloquer le comptage», alors même que celui-ci n’était pas terminé. Sous des prétextes louches, plusieurs comtés annoncent « avoir besoin de plus de temps ». On renvoie les assesseurs républicains, mais ceux qui restent malgré tout voient des sacs entiers de votes postaux déferler. Les comptes reprennent et, ô miracle, tous les sacs parvenus, se traduisent en centaines de milliers de votes pour Biden. On nargue cyniquement Trump parce que « bien malin celui qui arrivera à prouver quoi que ce soit ». « Coupable comme l’enfer, libre comme un oiseau », se vantait le terroriste Bill Ayers, auteur du livre qui a fait Obama. Mais les preuves que le camp républicain est censé devoir fournir abondent.
Accepter de s’effacer avec courtoisie devant les malfaiteurs? Hors de question. Le peuple américain attend autre chose de Trump. […]
Quel que soit le résultat, l’Amérique est au bord de la guerre civile. Le monde occidental est divisé entre ceux qui veulent sa disparition, avec la masse impressionnante des idiots utiles, et ceux qui refusent le monde dystopique qu’on leur impose. Même si Trump parvenait à renverser la situation, les concepteurs du « Grand Reset » et tous les gros intérêts rassemblés ont montré leur puissance. Les auteurs de cette escroquerie électorale sont les faussaires de la grosse machine «démocrate » bien sûr, mais aussi leurs complices: les GAFA, les médias, Hollywood, Wall Street, les puissants groupes de pression, le «marécage» qu’est l’État profond, les multinationales américaines et étrangères, les organismes internationaux UE, FMI, ONG, Chine, Iran et jusqu’au Vatican! L’État de droit n’est plus. Une gouvernance mondiale maintenant ou dans quatre ans, après tout, quelle différence?
Dans Valeurs Actuelles, Pierre Rehov ajoute :
d’un côté, les Démocrates, tout en magouillant à un niveau qui dépasse de loin les limites de l’indécence, ont créé, avec BLM et Antifa, un monstre de Frankenstein qui risque de leur échapper, et, de l’autre, la partie du peuple américain qui soutient le président Trump est excédé et près à se battre pour ses droits. J’en déduis que, si le Président Trump démontre la fraude et reste au pouvoir, les Démocrates vont s’arranger pour que la violence explose et si les Démocrates parviennent à voler l’élection il risque d’y avoir du sang. Oui, je crois, hélas, à l’hypothèse d’une guerre civile.
Un drôle de paroissien pour la béatification d’Edmond Michelet
Cinquantenaire de la mort d’Edmond Michelet : tous les chemins mènent à Rome. À condition de passer par Genève et une banque suisse.
1980, le septennat de Valéry Giscard d’Estaing est en phase terminale. L’élection de François Mitterrand se profile. Les nantis craignent pour leur fortune.
Qu’à cela ne tienne ! La banque B conseille à ses clients argentés et même dorés sur tranche de placer leurs valeurs dans sa filiale en Suisse. La direction de la gestion privée est chargée d’allécher les clients en leur facilitant l’opération, ceci moyennant une commission confortable.
R, sous-directeur des relations avec la clientèle, est la cheville ouvrière de ces transferts, aidé de A et de F.
À l’été, un scénario digne de Michel Audiard se met en place. R se rend à Toulouse avec A. À Ramonville Saint-Agne, le propriétaire du château les accueille discrètement. Les trois comparses se dirigent vers la salle de bal. Ils déplacent un meuble, s’agenouillent, soulèvent quelques lames de parquet et sortent un à un 34 sacs de six kilogrammes. À part les trois protagonistes, personne n’a rien vu. Les 34 sacs – plus de 200 kilogrammes – sont répartis dans les coffres de leurs véhicules. Cela prend du temps mais tout se passe bien. Transportés de nuit, les sacs se retrouvent dans les coffres des sous-sols de l’agence de Toulouse de la banque B. Que contiennent-ils ? 35.000 pièces d’or d’une valeur de 29 millions de francs, soit 12 millions d’euros de 2020.
Le magot emprunte ensuite la filière combinée par la banque B : en convoi sécurisé jusqu’à l’aéroport de Blagnac, par avion jusqu’à Paris puis, via Luxembourg et Francfort, dans une banque à Edmonton au Canada. Les pièces d’or sont maintenant en lieu sûr, loin d’une France bientôt dirigée par les socialistes. Au passage, la banque B a prélevé 3 millions de francs. Il n’y a pas de petits bénéfices.
Le 10 novembre 1981, la gauche est au pouvoir, Fabius est au budget. Quatre dirigeants de la banque, dont R, sont inculpés d’infraction à la législation sur les douanes et sur les changes.
Le 19 décembre, F, le fondé de pouvoir, s’estimant déshonoré, lui l’ancien de la division Leclerc, se donne la mort.
Le procès débute le 5 décembre 1983 devant la 11e chambre correctionnelle. R comparaît en tant que « complice, par instructions données et fourniture de moyens, de contrebande de marchandises prohibées, exportation d’or sans autorisation et non-rapatriement de revenus touchés à l’étranger ». Le 24 avril 1983, R est condamné à 15 mois de prison avec sursis. Le président du tribunal n’a pas apprécié que les inculpés présents aient « chargé » le malheureux F qui, suicidé, n’a pu se défendre.
Que pensez-vous qu’il advint de R ? Après les chemins de Genève, de Luxembourg, de Francfort et d’Edmonton, il a, semble-t-il, trouvé le chemin de Damas et même celui de Rome. À la présidence de l’Institut Culturel Catholique Corrézien, il s’efforce d’obtenir du Vatican la béatification d’Edmond Michelet.
Les voies du Seigneur sont impénétrables.
Mgr Jacques Habert, nommé évêque de Bayeux-Lisieux
Le pape François a nommé ce mardi 10 novembre, Monseigneur Jacques Habert, évêque de Bayeux-Lisieux, suite à l’acceptation de la démission par le pape François de Monseigneur Jean-Claude Boulanger pour raison d’âge. Monseigneur Habert était jusqu’à présent évêque de Séez.
L’Au-Delà et le Salut : la révélation de Notre-Seigneur
Du père Edouard-Marie Gallez :
La foi chrétienne est la foi en Quelqu’un qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». La Vérité est l’un des trois aspects de son mystère qui se dévoile à nous, et adhérer à la Vérité ne se réduit pas à répéter formellement un catalogue de vérités exprimées dans des formules. Les formules, très prisées par l’esprit latin, ne font qu’indiquer, comme un poteau indicateur montre dans quelle direction il faut aller. On n’oubliera pas que, dans le passé, l’Occident a traité d’hérétiques tous les chrétiens d’Orient parce que leurs diverses manières de parler ne correspondent pas exactement aux formules des catalogues latins de vérités à croire. Ce faisant, on a perdu de vue qu’une hérésie n’est pas d’abord une non-conformité à un catalogue des vérités (auxquelles il est facile de faire semblant de se conformer), mais la volonté d’utiliser la Révélation (et la figure de Jésus) en la contrefaisant en fonction d’intérêts ou d’objectifs contraires à la Tradition apostolique et au bien de l’Eglise et du monde. En fait, les critères de la vraie foi ont déjà été donnés par le Nouveau Testament, non seulement parce que Jésus lui-même en a parlé à l’avance, mais parce que les apôtres Pierre, Jean et Jacques, et bien sûr Paul aussi, ont été confrontés aux premières dérives de la foi ‒ et qu’en fait, ce sont toujours les mêmes.
Le danger des formules est particulièrement évident à propos des choses de l’Au-delà, qu’aucune parole humaine ne peut dire adéquatement : nos mots ou nos représentations picturales sont très imparfaits face à ces réalités indicibles. Seules des images peuvent évoquer l’Au-delà, avec toute la prudence nécessaire. Des formules (surtout quand elles sont prises univoquement) n’aboutissent ici qu’à ôter toute crédibilité à la Révélation relative à l’Au-delà, ou pire encore, à des absurdités ou à des affirmations qui détruisent la foi ‒ on va le voir.
Comment donc aborder la Révélation de Notre Seigneur concernant l’Au-delà ?
Si l’on part de l’amalgame entre conversion et positionnement définitif de l’âme, tout est bloqué. On crée cet amalgame en refusant qu’il se passe quelque chose dans l’Au-delà. Dès lors, le sort éternel de tout homme serait fixé sur terre, en particulier lors de son dernier soupir, au moment « t » ‒ d’où la terreur de la dernière pensée qui pourrait anéantir toute une vie de conversion. Puis au moment « t+1 », le défunt se retrouverait instantanément dans l’une des salles de l’Au-Delà : le Ciel éternel pour les Saints, l’Enfer éternel pour les damnés, et le Purgatoire temporaire pour les ni saints ni damnés. Comment donc fonctionne ce transfert supposé instantané ? Des auteurs renommés ont produit autrefois des montagnes de doctes écrits pour le rendre plausible, en faisant appel aux mérites ayant supposément été gagnés (ou non) par le défunt, tout en disant que le salut ne peut être dû qu’à la Grâce ‒ il faut être très docte en effet pour démontrer une chose et son contraire, et faire croire qu’on a tout expliqué. Vu que le peuple chrétien a l’habitude d’être enfumé, il n’est pas difficile de faire appel ensuite à son bon cœur : Dieu est-il si méchant qu’il réserve son salut aux seuls baptisés ? Non, bien sûr, Dieu trouve certainement des moyens de glisser subrepticement un billet pour le Ciel dans la poche de braves musulmans ou de bouddhistes « méritants » ou d’autres encore ‒ un billet équivalant quasiment au baptême chrétien. Nous sommes dans l’hypothèse où il ne se passerait rien dans l’Au-delà.
En fait, trois incompréhensions fondamentales vicient cette hypothèse et ses raisonnements.
- D’abord concernant le temps (« t » et « t+1 »). De quoi parle-t-on ? Mise en lumière il y a pourtant plus d’un siècle déjà, la relativité du temps terrestre n’est toujours pas prise en compte par les théologiens : ou bien ils projettent le temps terrestre dans l’Au-delà[1], ou bien ils imaginent que l’âme humaine, sortie instantanément du temps (au temps « t »), se retrouve tout à coup dans le non-temps (« t+1 ») mais qu’en même temps (si l’on peut dire), il y aurait quand même un temps à passer au purgatoire (sinon il serait éternel). Comme c’est contradictoire, on dit maintenant qu’il n’y a plus de purgatoire (ni d’Enfer, d’ailleurs) ; le défunt qu’on enterre est envoyé au Ciel, cela évite tous les problèmes et ça fait plaisir à la famille ‒ sauf à ceux qui savent que le défunt était une belle canaille.
- Ensuite concernant la Rencontre (de Jésus). Comment un positionnement définitif pourrait-il être pris sinon devant Jésus ? Si Dieu donne des billets pour le Ciel à beaucoup durant leur vie terrestre sans qu’ils aient rencontré Jésus, à quoi celui-ci sert-il ? Ceci fait rugir les convertis qui, eux, disent précisément avoir rencontré Jésus, et que cette Rencontre a changé leur vie ! Ils sont embêtants ces convertis : on a beau leur dire que cela ne sert à rien d’être chrétien et que les sacrements sont seulement des occasions de montrer qu’on appartient au club « Eglise », le club des chrétiens conscients de l’être (les autres hommes étant des « chrétiens anonymes », explique Karl Rahner) ; ils croient quand même.
A la vérité, la théologie occidentale ne sait pas ce qu’est la Rencontre. - Enfin concernant le « jugement » dans l’Au-delà, qui n’en est justement pas un.
Nous parlons ici du concept de « jugement particulier», une expression absente du Nouveau-Testament et créée par la théologie scolastique. Dans le N-T, Jésus ne se présente jamais comme le Juge des personnes particulières ; en revanche, quand il évoque le terme du temps actuel, il parle de lui-même comme du Fils de l’Homme (selon l’expression du Prophète Daniel) qui se manifestera au monde comme Juge, après la manifestation de l’Anti-christ (d’où la nécessité du Jugement). Il ne faut pas tout mélanger. Dans le mystère de la rencontre personnelle avec Jésus, il y a non un jugement mais une confrontation avec la Lumière. La Lumière révèle tout, en particulier le péché (Jn 3, 19-21). Elle est le Christ. On l’accepte ou non. Si on suit le Christ, on passera par lui vers le Père ; si on fuit la Lumière, c’est pour toujours. Ce positionnement commence déjà sur terre un peu ‒ parmi les chrétiens et en marge si l’on peut dire. En effet, une rencontre peut aussi se passer mal, ou commencer bien et finir mal (Jésus a évoqué un « péché contre l’Esprit »). Avant de devenir sataniste, le jeune Karl Marx avait écrit des poèmes chrétiens. En mettant en contact avec Jésus, l’évangélisation entraîne le positionnement. La question : « que deviennent la plupart des hommes qui n’auront pas eu, durant leur vie, la possibilité d’être évangélisés et de se convertir ?[2] » s’en trouve éclairée. La Rencontre qui n’aura pas pu advenir sur la terre prend tout son sens dans l’Au-delà où elle sera plénière : c’est particulièrement pour eux que Jésus est « descendu » « évangéliser » aux « enfers » c’est-à-dire dans le devenir du mystère de la mort (1P 3,19). On comprend alors non seulement 1Jn 3,19-21 (qui affirme que tout homme sera confronté à la Lumière ‒ ce qui n’est possiblement universel que dans l’Au-delà) mais aussi la finale de Marc (16,16) : « Celui qui aura cru et aura été baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné »[3] ; le baptême renvoie à ce qui advient sur terre, mais non la seconde partie de la phrase, où il n’est plus question de baptême (en l’occurrence non reçu). La vie sur terre prépare la Rencontre plénière qui se situe nécessairement dans le mystère de la mort, et le baptême l’anticipe déjà en ce monde.
Ces trois fondements traversent tout l’enseignement du Pape Benoît XVI, réalisant ce qu’il avait demandé lui-même en l’an 2000 dans la déclaration Dominus Iesus, lorsqu’il invitait à “parcourir de nouvelles pistes d’investigation… La présente Déclaration intervient dans cette recherche pour rappeler… certains contenus doctrinaux essentiels, qui puissent aider la réflexion théologique à découvrir peu à peu des solutions conformes aux données de la foi et aptes à répondre aux défis de la culture contemporaine” (§3). En fait, dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique (paru en 1992 déjà), il avait exposé de telles solutions qui rejoignent ce que les mystiques ont toujours affirmé et que les NDE ou expériences aux frontières de la mort nous donnent à percevoir de l’Au-delà. Il s’agit en particulier des n° 634 et 635 rédigés par lui-même (ce n’est pas le cas d’autres numéros[4]). Rappelant d’abord que Jésus lui-même est descendu dans le “mystère de la mort” et que par lui “l’évangile a été également annoncé aux morts” (1P 3,19 ; 4,6), le n° 634 constitue, avec le n° 635, le cœur de la section du CEC consacrée à la « Descente aux enfers » :
“La Descente aux enfers est l’accomplissement, jusqu’à la plénitude, de l’annonce évangélique du salut. Elle est la phase ultime de la mission messianique de Jésus, phase condensée dans le temps mais immensément vaste dans sa signification réelle d’extension de l’œuvre rédemptrice à tous les hommes de tous les temps et de tous les lieux, car tous ceux qui sont sauvés ont été rendus participants de la Rédemption” (n° 634).
De nombreux termes sont à relever. D’abord, c’est le lieu où l’annonce du salut se fait en plénitude. Même si cette annonce de salut a été répandue sur la terre, elle ne touche qu’une minorité, on l’a vu (et elle a même disparu de certains pays). Or, le texte affirme que la descente aux enfers “accomplit” cette plénitude au bénéfice des hommes de “tous les lieux et tous les temps”, donc de tous, et cela dans leur mort ; cet accomplissement est même présenté en rapport avec la “mission messianique de Jésus”. La totalité des hommes de “tous les lieux et tous les temps” est donc touchée par la “mission messianique de Jésus” dans le mystère de sa Descente : en d’autres mots, le vécu divin de sa mort rejoint – ou plus exactement précède – leur propre vécu. Un tel mystère se situe dans un temps autre que le nôtre, ce que le n° 635 appelle la “profondeur du mystère de la mort” :
“Le Christ est donc descendu dans la profondeur de la mort (cf. Mt 12, 24 ; Rm 10,7 ; Ep 4,9) afin que “les morts entendent la voix du Fils de Dieu et que ceux qui l’auront entendue vivent” (Jn 5,25). Jésus, “le Prince de la vie” (Ac 3,15), a “réduit à l’impuissance, par sa mort, celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable, et a affranchi tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort” (He 2,14-15). Désormais le Christ ressuscité “détient la clef de la mort et de l’Hadès” (Ap 1,18) et “au nom de Jésus tout genou fléchit au ciel, sur terre et aux enfers” (Ph 2,10)” (n° 635).
Toutes les citations importantes du Nouveau Testament y sont, sauf Jn 3,19-21 qui a été oubliée ‒ mais toutes sont reprises dans Bonne Nouvelle aux défunts, de Françoise Breynaert (préface de Mgr Minnerath, Archevêque de Dijon). Dans le texte préliminaire du CEC (1989) qu’un vent favorable nous a apporté, la seconde phrase de résumé (« En bref ») disait clairement : “Dans sa mort, le Christ a rejoint mystérieusement tout homme qui meurt, même ceux qui n’ont pas pu croire en lui (cf. 1P 3,18-20 ; 4,6)”. C’est en plus simple et en résumé ce que disent les n° 634 et 635.
Quoi de si difficile à comprendre puisque le vécu de Jésus en son âme « entre » sa mort et sa résurrection possède évidemment une dimension capitale qui ne relève pas de notre chronologie terrestre ? A la suite de la tradition apostolique, toutes les Eglises d’Orient fêtent cette dimension universelle du salut le Samedi Saint (et parfois tous les samedis aussi), et elle est fêtée comme une victoire.
Tandis que chez nous, ce Samedi est un jour vide. Il y a vraiment quelque chose de très gros que notre intellectualisme occidental n’a pas compris ou a oublié.
Pour terminer, il faut souligner combien le refus de prendre en compte la Rencontre de tout homme par Jésus dans l’Au-delà a des conséquences funestes, en particulier dans deux directions.
La première, la « théologie des religions », est un des objets du livre Le malentendu islamo-chrétien (2012), qui aurait pu s’intituler : Pourquoi l’Eglise catholique latine ne comprend-t-elle rien à l’islam ? Comme on l’a vu plus haut, l’idée absurde que Dieu distribuerait son salut un peu partout indépendamment de l’Evangile et des sacrements (donc à l’inverse des paroles de Jésus en Mt 18,18 ou de la finale de Marc déjà citée) conduit nécessairement à dire que Dieu doit utiliser des moyens pour glisser le billet pour le Ciel dans la poche des méritants supposés. Donc, Dieu récompense les valeurs supposément vécues dans l’hindouisme, dans l’islam, dans le bouddhisme, et pourquoi pas dans le satanisme. Ceci veut dire que ces religions seraient aussi des voies de salut. Certes, la « théologie des religions » va tenter de démontrer, par moultes circonvolutions et élucubrations, que ces dons du salut passent quand même par une espèce de Christ. Mais en fin de compte, même si l’on dit (pour paraître encore chrétien) qu’il y a « plus » de salut dans le christianisme qu’ailleurs, « toutes les religions se valent », c’est la conclusion. Au demeurant, l’idée qu’il pourrait exister des demi-saluts est de l’enfumage. Ces enseignements destructeurs désolaient le Cardinal Ratzinger devenu Benoît XVI.
L’autre grande conséquence funeste concerne les parents chrétiens qui ont perdu un enfant en bas âge, avant qu’il ait pu recevoir le baptême. La théologie intellectualiste occidentale (élaborée à partir du Moyen-Âge) leur disait que leur enfant, ils ne le reverront jamais dans l’Au-delà (c’est-à-dire ni au Purgatoire, ni au Ciel). Comment a-t-on pu en arriver à une telle conclusion ? Il s’agit de la question des Limbes dans lesquelles la théologie a décidé de placer les enfants morts sans le baptême avant l’âge de sept ans (à sept ans et un jour, cela ne vaut plus). Comme cette théologie n’a pas osé faire des Limbes une salle à part entière en plus du Purgatoire, elle les a rattachées à l’Enfer, mais à la limite supérieure de celui-ci (d’où le nom de limbae, limites en latin). Qu’est-ce que ces enfants y font ? Vu que, sur terre, ils sont supposés avoir vécu trop peu de temps pour mériter un billet pour le Ciel (mais qu’ils ne méritent pas non plus les souffrances de l’Enfer), ils se retrouvent en quelque sorte sur le toit de la maison « Enfer », occupés à vivre une « béatitude naturelle » (assez ennuyeuse au demeurant). Heureusement, les démons ne montent jamais voir ce qui se passe en haut, car ils sont trop occupés à alimenter la chaudière de la cave qui consume les damnés. Bref, les enfants sont tranquilles. Belle consolation pour les parents…
Toutes ces dérives théologiques qui détruisent ou ridiculisent la foi, Benoît XVI a essayé d’y remédier ; peu l’ont écouté parmi les gens en place, mais les gens simples, eux, ont vu clair. A l’heure où Rome sombre dans les déboires en tout genre, il faut plus que jamais être en communion avec le Pape retiré dans le silence de Castel Gondolfo et qui porte l’Eglise dans sa prière.
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[1] « Le Christ est descendu aux enfers » ‒ ces mots font appel à des images, le verbe descendre suggérant un lieu souterrain et le substantif enfers venant du latin signifiant lieu inférieur. Si on ne les prend pas au pied de la lettre, que signifient-ils alors réellement ? Quel est le genre de « temps » qui caractérise cette « descente » ? Si l’on y projette notre temps à nous, Jésus est mort durant un jour et demi (il « se relève » le troisième jour), mais il ne peut pas monter au Ciel avant l’Ascension, 40 jours après. Donc, il est allé dans la salle d’attente nommée « enfers » d’abord en son âme puis, après la résurrection, avec son corps glorieux et y reste au total 2+40 jours avant d’emmener les élus au Ciel (lors de l’Ascension). Comment Jésus a-t-il passé ce « temps », sans puis avec son corps ? A-t-il joué aux cartes avec les élus ‒ mais pas avec les autres, car, toujours suivant la théologie scolastique, il ne s’est pas adressé aux déméritants destinés à l’Enfer. Mais comment ceux-ci peuvent-ils avoir été jugés déméritants déjà, sans avoir rencontré Jésus ? Qui d’autre que Jésus les aurait jugés et comment ? Ensuite, toujours suivant la théologie scolastique, cette salle d’attente aurait été fermée ou à moitié fermée ‒ disent certains ‒, selon que seuls des justes (c’est-à-dire des méritants), ou tous les justes, ou tous ses résidents méritants et déméritants l’auraient quittée. Mais ceci ne concerne pas les enfants morts en bas âge sans le baptême, qui eux sont supposés n’être ni méritants, ni déméritants ; pour eux, la scolastique a prévu un lieu à part, non pas une salle d’attente mais un lieu définitif (voir plus loin). Doit-on croire tout cela ?
[2] Les causes de cette impossibilité sont multiples : en premier lieu la volonté de ne pas évangéliser de la part de nombreux chrétiens ou de responsables, les obstacles terribles que sont les contrefaçons du christianisme, et enfin des facteurs aléatoires autres, indépendants de la volonté humaine.
[3] On notera que certains imaginent pour eux une salle d’attente afin de reporter le problème du « comment » du salut à plus tard ‒ ce qui est aussi inutile qu’absurde.
[4] Le CEC, dont la première version (1992) était en langue française puisque ce gros travail avait été rédigé en français, était le fruit de plusieurs équipes inégales en qualité, ce qui explique la présence de contradictions et d’imprécisions ; de ces dernières, certaines ont été (mal) corrigées dans les éditions postérieures, d’autres sont restées inchangées. Nous n’ignorons pas que des pinailleurs iront chercher tel numéro pour contredire le Pape Benoît, mais nous considérons que celui-ci est vraiment un guide sûr, à l’inverse d’autres théologiens (dont certains ne croient même pas en la résurrection corporelle de Notre Seigneur).
Addendum : Un lecteur me signale la thèse de doctorat d’un bénédictin de Flavigny à la catho de Toulouse, le père Pius Mary Noonan, L’option finale dans la mort : Réalité ou mythe ? (Téqui, 2016), qui conteste l’étude ci-dessus.
Il n’est pas rare de nos jours d’entendre parler de la mort comme d’un moment de rencontre avec le Christ. Traditionnellement, cette rencontre est présentée comme une comparution devant le Christ-juge dans le contexte du jugement particulier. Cependant, aujourd’hui, on la présente parfois comme un moment d’illumination et de réévaluation de sa vie en vue de prendre une option ultime en faveur de Dieu. Des modèles variés d’une telle hypothèse sont proposés, mais tous éprouvent une difficulté à expliquer quand aurait lieu une telle rencontre. Pour les uns, elle aurait lieu entre la mort clinique et la mort réelle, donc en réalité avant la mort ; pour d’autres, elle serait possible en un « moment d’intensité » qui ne serait ni avant, ni après, mais dans la mort ; enfin, certains pensent qu’elle se passerait dans l’au-delà, après la mort.
Nous estimons que la première solution, même si elle mérite considération, est un domaine fermé à toute investigation rationnelle. Pour la deuxième, nous nous efforçons dans ces pages de démontrer que l’expression dans la mort signifie ni plus ni moins que : après la mort. Quant à la troisième — et donc à la deuxième aussi —, nous voulons montrer qu’elle se trouve en défaut par rapport à l’enseignement de l’Église sur la mort comme fin du status viae, et sur le jugement particulier qui advient in morte.
A lire aussi cet article de l’abbé Pagès.
Une Messe pour dimanche prochain ?
Voici une proposition rédigée par des gens sérieux et validée par des magistrats :
Le décret 2020-1310 du 29 octobre 2020 interdit “tout rassemblement ou réunion” au sein des établissements de culte, “à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes” (art. 47, I).
Mais le décret prévoit explicitement la possibilité de déclarer en préfecture les manifestations sur la voie publique relevant de l’article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure qui vise « tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d’une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique ». Le décret exige seulement dans ce cas le respect des règles sanitaires, masques et distanciation (art. 3, I).
Dès lors, il est possible de déclarer un rassemblement sur la voie publique à l’occasion duquel une Messe pourrait être célébrée. Pour simplifier l’organisation et sécuriser la célébration de la Messe, la configuration suivante est recommandée :
- Le prêtre célèbre sa Messe dans une église VIDE
- Les portes de l’église donnant sur le parvis sont grandes ouvertes, avec un bandeau rouge et blanc de travaux qui en interdit l’accès
- Les laïcs déclarent un rassemblement sur la voie publique sur la place devant l’église (une telle place devant l’église existe dans de nombreuses lieux)
- Les fidèles assistent ainsi à la Messe de loin.
Cela n’empêche en rien de filmer et diffuser la Messe sur internet pour les personnes qui préfèrent rester chez elles, ce qui permettra aux personnes présentes sur la place dehors de suivre la Messe sur leur téléphone et d’avoir ainsi le son.
Demander à votre curé. Il faut donc commencer par demander à un prêtre de dire la Messe dans les conditions décrites. Lui-même n’a besoin d’aucune autorisation puisque les ministres du culte ont le droit de dire la Messe dans leur église, sans public.
Déclaration de la manifestation. Ensuite, trois personnes (un seul signataire) déclarent la « manifestation » prévue sur la place au préfet de département (et au maire dans les communes sans police d’État). Attention de bien indiquer les mesures concrètes prévues pour garantir le respect des exigences sanitaires. La déclaration est à faire au minimum 3 jours francs avant la date choisie (le mercredi pour le dimanche, attention cette semaine mardi en raison du 11 novembre).
La préfecture délivre le récépissé de déclaration et :
- soit elle notifie immédiatement au déclarant l’interdiction de la manifestation pour des motifs d’ordre public (possibilité de contester l’arrêté devant le tribunal administratif)
- soit elle ne dit rien et la manifestation peut alors se tenir en toute légalité.
Attestation. Pour ceux qui sont dans un kilomètre du lieu de la messe, le motif « activité physique » devrait fonctionner, dans le respect d’une heure. Pour tous, rédiger une attestation indiquant le fait de se rendre à une manifestation déclarée dès lors que celle-ci est prévue par le décret.
Remarque. La procédure décrite ci-dessus vise le cas précis d’une manifestation déclarée. De façon générale, le Conseil d’État a dit clairement qu’il est autorisé de se déplacer pour aller prier dans une église et/ou y rencontrer un prêtre, en cochant sur l’attestation la case « motif familial impérieux » (ordonnance du 7 novembre 2020). Il est encore possible de rédiger une attestation indiquant « visite d’un établissement de culte ».
La faillite de l’Education nationale
La faute d’accord d’Emmanuel Macron hier au mémorial de Colombey-les-deux-églises :

Élections américaines : tromperie sur l’un des deux candidats à désigner
De Bernard Antony :
À écouter les commentaires et lire les journaux, on saisit vite aujourd’hui que ce n’est pas exactement l’élection de Joe Biden que visaient les « démocrates » et « progressistes » de la planète mondialiste.
Car il n’y en a, surtout et partout, que pour Kamala Harris, sa vice-présidente.
Dans l’état actuel des choses, c’est d’abord elle, bien plus que Joe, qui a été élue.
Et Joe ne devrait être qu’un président « potiche ». Kamala Harris, nous dit-on, a été élue parce que femme et parce que « noire ». Mais on précise partout : « pour lutter pour les droits des femmes ». Il faut surtout comprendre par là : les droits des femmes selon l’idéologie abortophile et LGBT, et non les droits des femmes à être aidées pour élever leurs enfants.
Le vieux Joe sait bien sûr que ce que l’on attend désormais de lui, c’est qu’il dégage au plus vite de la présidence (s’il y est confirmé) pour que Kamala Harris lui succède. Ce sera la revanche d’Obama. Pas sûr que ce soit bon pour le peuple américain, blancs ou noirs.
Pour mémoire, Kamala Harris est une fanatique de la culture de mort.
Pour l’exécutif, la liberté de culte ne serait plus qu’un aspect de la liberté de réunion et vaudrait moins que la liberté de manifestation
Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), analyse, dans Valeurs Actuelles, l’ordonnance du Conseil d’État, contre la pleine liberté de culte, rejetant ainsi le recours introduit par la conférence des évêques, des congrégations et des fidèles catholiques :
Un premier constat s’impose : le recul de la connaissance du catholicisme par les autorités publiques, et le choix historique qui en résulte pour les évêques d’attaquer le gouvernement en justice pour défendre leurs libertés. C’est un changement culturel.
Pour le gouvernement, le commerce compte plus que la religion ; et à aucun moment le Conseil d’Etat n’a remis en cause cet axiome. La liberté de culte ne serait plus qu’un aspect de la liberté de réunion et vaudrait moins que la liberté de manifestation qui, elle, demeure autorisée. C’est là une chute considérable car jamais les rédacteurs de la loi de 1905 n’avaient imaginé rabaisser ainsi la liberté de culte. Le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel ». Etonnamment, le juge a volontairement ignoré cette disposition du Pacte international sur les droits civils et politiques.
Le juge n’a pas davantage relevé l’excès de pouvoir commis par le gouvernement en décidant quelles cérémonies religieuses peuvent être célébrées dans une église (mariage et enterrement avec 6 et 30 personnes respectivement), à l’exclusion des autres (baptêmes, confirmations, ordinations, etc.), ce qui viole manifestement la loi de 1905. La République est censée ignorer les pratiques religieuses.
On peut toutefois savoir gré au Conseil d’Etat d’avoir apporté plusieurs précisions utiles :
Les fidèles peuvent se rendre dans les lieux de culte situés à plus d’un kilomètre et pour une durée supérieure à une heure, en cochant la case « motif familial impérieux ». A cet égard, le juge des référés invite le Gouvernement à corriger le formulaire pour y « expliciter » cette faculté.
Les ministres du culte peuvent recevoir individuellement les fidèles, se rendre à leur domicile et dans les établissements dont ils sont aumôniers pour y exercer leur ministère. Les prêtres catholiques peuvent donc administrer les sacrements à l’église, chez les particuliers, ainsi que dans les écoles, prisons ou hôpitaux, sans être soumis à la limite des six personnes constitutives d’un regroupement lorsque celle-ci ne s’y applique pas.
Les fidèles peuvent aussi se rendre dans les lieux de culte pendant que le prêtre y célèbre la messe à condition d’y éviter « tout regroupement avec des personnes ne partageant pas leur domicile ». Sur ce dernier point, le flou demeure quant aux critères du regroupement. Comme le gouvernement l’a reconnu à l’audience, on peut être plus de six personnes dans une grande église sans créer de regroupement… tout dépend de la taille du lieu de culte. Il est regrettable à cet égard que la France n’ait pas adopté un critère objectif de densité des fidèles par mètre carré, à l’instar de nombreux pays.
Il convient enfin de relativiser la portée de cette décision.
Comme tout référé-liberté, il s’agit d’une décision prise à juge unique, dans l’urgence. Elle n’est pas définitive et ne vaut que « en l’état de l’instruction et à la date de la présente ordonnance ». Ainsi, le juge pourra être ressaisi en référé dès que de nouvelles circonstances pourront être invoquées au soutien de la libération du culte. A cet égard, le juge a souligné que la prorogation de l’état d’urgence sanitaire « suppose l’engagement à bref délai d’une concertation avec l’ensemble des représentants des principaux cultes, destinée à préciser les conditions dans lesquelles ces restrictions pourraient évoluer ». Ce faisant, le juge soutient discrètement la demande des représentants des cultes à être entendus.
Enfin, tout fidèle peut encore saisir le Conseil d’Etat d’un recours en excès de pouvoir contre le décret du 29 octobre 2020 afin que les juges, siégeant cette fois-ci de façon collégiale, tranchent cette question sur le fond. Une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pourrait même se greffer à la procédure. Mais cette procédure prendra plusieurs mois.
En attendant, il demeure possible de déclarer à la préfecture la tenue de manifestations sur les places publiques, pour y réclamer la pleine liberté de culte tout en y célébrant la messe. Les prêtres peuvent aussi célébrer chaque jour des messes de requiem avec trente fidèles, même en l’absence de corps, comme le décret les y autorise.
Les manifestations pour la messe se multiplient
Hier soir, des catholiques se sont réunis devant la cathédrale d’Orléans pour prier.
“Nous sommes des fidèles qui nous disons que ce n’est pas possible que l’accès aux messes publiques soit interdit alors que tant de choses sont autorisées par ailleurs”.
“Cette liberté de culte est importante pour nous, fidèles catholiques. Elle est d’ailleurs inscrite dans la loi de 1905. Pour nous, l’accès à la messe, au sacrement de l’Église, est quelque chose de très important. En tout cas, dans les églises, les règles de distanciation sont respectées. Je ne sais pas s’il y a un endroit où elles sont mieux respectées.”
Outre les rassemblements déjà annoncés à Paris, Bois-Colombes, Bordeaux, Saint-Malo, de nouvelles manifestations sont prévues à




Abandonnée, l’Arménie capitule face à l’Azerbaïdjan
L’Azerbaïdjan et l’Arménie ont signé lundi sous l’égide de la Russie un accord de fin des hostilités dans le conflit du Nagorny Karabakh. Vladimir Poutine a annoncé :
« Le 9 novembre, le président de l’Azerbaïdjan [Ilham] Aliev, le Premier ministre de l’Arménie [Nikol] Pachinian et le président de la Fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires dans la zone du conflit ».
Les belligérants gardent au terme de l’accord, « les positions qu’ils occupent ». La Russie déploye 1.960 soldats et 90 blindés pour assurer le respect du texte, qui prévoit notamment que l’Azerbaïdjan reprenne le contrôle de plusieurs districts qui lui échappaient, et le maintien d’un corridor terrestre reliant les territoires encore sous contrôle séparatiste et l’Arménie.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’est félicité d’une « capitulation » de l’Arménie.
« J’avais dit qu’on chasserait [les Arméniens] de nos terres comme des chiens, et nous l’avons fait ».
Dans un communiqué posté sur sa page Facebook, Nikol Pachinian a pour sa part indiqué que sa décision avait été « incroyablement douloureuse pour moi et pour notre peuple ». Peu après, une foule de milliers de manifestants en colère s’est rassemblée aux abords du siège du gouvernement arménien, des centaines d’entre eux pénétrant dans les locaux, brisant des vitres et saccageant des bureaux, notamment une salle de Conseil des ministres. Le siège du Parlement a subi le même sort. « Nikol est un traître », ont scandé les manifestants.
Bernard Antony résume la situation :
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L’Azerbaïdjan musulman voulant militairement s’emparer du Nagorny-Karabakh, disposant d’un budget militaire sept fois plus important que celui de l’Arménie. L’Azerbaïdjan est une nation principalement turcophone et de religion chiite, étroitement liée à la Turquie qui lui fournit notamment l’appui de son armée de l’air et de ses pilotes. Jusqu’ici, l’Azerbaïdjan, quoique chiite, n’était pas soutenu par l’Iran, qui trouvait plus d’intérêts dans de bons liens avec l’Arménie. Mais l’Iran a rompu avec cette position et, au nom de la solidarité islamique, soutient désormais l’Azerbaïdjan.
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La Turquie, toujours membre de l’OTAN, a constamment bénéficié du soutien des États-Unis. Rien ne laisse présager que cela pourrait changer. Il en est de même avec l’Allemagne.
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Israël, on le sait, voit en l’Iran son ennemi majeur. Il n’a pourtant pas, hélas, de scrupules à vendre ses drones meurtriers à cet Azerbaïdjan allié de la Turquie et de l’Iran. Le fait que le peuple arménien ait été, comme le peuple juif, victime d’un terrible génocide n’a pas dissuadé les dirigeants hébreux de procéder à ces ventes. Il est vrai aussi qu’Israël achète à Bakou une grande partie de son pétrole… En regard de cela, les grands principes de solidarité morale qui devraient unir deux nations victimes d’un semblable génocide n’ont pas pesé très lourd.
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La Russie : quoique l’Arménie ait été une république soviétique et qu’elle demeure dans la sphère russe, y achetant notamment ses armes à ce jour, Vladimir Poutine n’a pas jugé bon de contrebalancer par un soutien militaire aux défenseurs arméniens du Haut-Karabakh l’engagement turc aux côtés de l’Azerbaïdjan.
Pour l’heure donc, le néo-sultan ottoman, le frère musulman Hitlerdogan n’a pas trop à s’en faire ! Il peut continuer, un siècle après, à parachever le génocide arménien. Les solidarités de chrétienté que l’on attendrait ne se manifestent pas pour la première nation christianisée de l’histoire. L’islam se porte bien.
Avortement et COVID 19 : la liste des victimes s’allonge
Communiqué de la Marche pour la vie :
Olivier Véran récidive : le ministre de la santé vient de prendre un nouvel arrêté pour améliorer l’accès à l’avortement pendant la seconde vague de l’épidémie. Les femmes enceintes pourront désormais se faire prescrire à distance une IVG médicamenteuse avec une extension dérogatoire du délai à 7 semaines de grossesse (contre 5 prévues par la loi.)
La Marche pour la Vie implore le gouvernement en pleine guerre contre le covid 19 de résister au virus de la folie. Contre le climat anxiogène de la maladie et de la mort, elle demande au Ministre de la santé de se concentrer sur sa lutte contre le Covid 19 qui produit le même résultat que l’IVG: l’Interruption d’une Vie Gênante, comme l’a dénommé le professeur Jérôme Lejeune.
Face à cette offensive idéologique de grande ampleur, la Marche pour la Vie prépare une mobilisation inédite dont les contours seront précisés dans quelques jours. Elle donne rendez-vous aux français le 17 janvier 2021.
Ils ne pensent qu’à l’avortement
Comme lors du premier confinement, le ministère de Santé autorise, par un arrêté publié au « Journal officiel » ce 8 novembre, l’allongement du délai d’accès à l’avortement.
Les pharmacies peuvent aussi dispenser pour trois mois, des contraceptifs oraux à une femme dont l’ordonnance est expirée depuis plus d’un an, lorsqu’elle ne peut consulter son médecin ou sa sage-femme.
L’arrêté assouplit, comme au printemps, les modalités de réalisation de l’avortement en ville, par des médecins et sages-femmes. Il permet que la première prise des médicaments soit effectuée dans le cadre d’une téléconsultation avec le soignant ; la femme va chercher, sans frais et anonymement, les médicaments auprès d’une pharmacie, à qui aura été envoyée la prescription. Ces IVG médicamenteuses sont autorisées par dérogation jusqu’à la septième semaine de grossesse (9 semaines d’aménorrhée).
Parallèlement, 79 parlementaires appellent, dans une tribune, “le gouvernement à accélérer l’adoption de la proposition de loi sur l’avortement“, votée en 1ère lecture en octobre et allongeant le délai légal de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse. Cette proposition de loi est bloquée, n’étant pas inscrite à l’ordre du jour au Sénat.
Parmi les parlementaires, essentiellement issus de la gauche PCF, LFI, PS, EELV, LREM, on trouve Erwan Balanant (MoDem) et Stéphane Viry (LR).
Il est interdit d’avoir la messe dans les églises, mais il est possible de manifester en plein air…
Une note, rédigée par plusieurs juristes, circule actuellement pour proposer plusieurs pistes pour assister à la messe sans contrevenir à la loi. Le texte est sur le site de l’Homme Nouveau. Nicolas Bauer a également publié une analyse sur le site de La Nef.
Pour résumer, la déclaration de manifestation étant autorisée (comme à Nantes dimanche matin), on peut imaginer la célébration de messes sur la voie publique déclarées à la préfecture du lieu, en tant que manifestation.
De nombreuses manifestations sont déjà programmées dans les jours à venir. Il reste à trouver des prêtres pour venir y célébrer une messe :

Et bientôt Versailles, Nantes, Meaux, Orléans…
Addendum : une manifestation pour la libération de la messe aura lieu dimanche 15 novembre à 15h30 place de la cathédrale à ST Malo. La manifestation est déclarée. Port du masque et respect des gestes barrière obligatoire.
