« Great reset »
A la veille de l’élection présidentielle américaine, et au moment où la pandémie du covid a permis l’imposition de mesures liberticides qui auraient été impensables il y a encore quelques mois, l’ex-nonce à Washington Mgr Vigano écrit à Donald Trump pour dénoncer le « Great reset » contre Dieu et l’homme dont les différentes formes de confinement en cours sont les prémisses sous les yeux de tous.
Traduction par Benoît-et-moi :
Monsieur le Président,
permettez-moi de m’adresser à vous, en cette heure où le sort du monde entier est menacé par une conspiration mondiale contre Dieu et l’humanité. Je vous écris en tant qu’archevêque, en tant que successeur des apôtres, en tant qu’ancien nonce apostolique aux États-Unis d’Amérique. Je vous écris dans le silence des autorités civiles et religieuses: puissiez-vous accueillir mes paroles comme la « voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1, 23).
Comme j’ai eu l’occasion de vous l’écrire dans ma Lettre en juin dernier, ce moment historique voit les forces du Mal déployées dans une bataille sans merci contre les forces du Bien; des forces du Mal qui semblent puissantes et organisées face aux enfants de la Lumière, désorientés et désorganisés, abandonnés par leurs chefs temporels et spirituels.
Nous entendons se multiplier les attaques de ceux qui veulent démolir les fondements mêmes de la société: la famille naturelle, le respect de la vie humaine, l’amour de la patrie, la liberté d’éducation et d’entreprise. Nous voyons les dirigeants des nations et les chefs religieux soutenir ce suicide de la culture occidentale et de son âme chrétienne, tandis que les citoyens et les croyants sont privés de leurs droits fondamentaux, au nom d’une urgence sanitaire qui se révèle de plus en plus une instrumentalisation pour l’instauration d’une tyrannie inhumaine sans visage.
Un plan global, appelé Great Reset, est en voie de réalisation. Les artisans en sont une élite qui veut soumettre l’ensemble de l’humanité, en imposant des mesures coercitives qui limitent drastiquement les libertés des personnes et des peuples. Dans certains pays, ce projet a déjà été approuvé et financé ; dans d’autres, il en est encore à ses débuts. Derrière les dirigeants mondiaux, les complices et les exécutants de ce projet infernal, il y a des gens sans scrupules qui financent le World Economic Forum et l’Event 201 [ndt: exercice de simulation de pandémie, mené en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates et le Forum économique mondial, qui a eu lieu en octobre 2019, Source] , en faisant la promotion de son programme.
Le but du Great Reset est l’imposition d’une dictature sanitaire visant à imposer des mesures liberticides, cachées derrière des promesses attrayantes d’assurer un revenu universel et d’annuler la dette des individus. Le prix de ces concessions du Fonds monétaire international devrait être la renonciation à la propriété privée et l’adhésion à un programme de vaccination contre les infections Covid-19 et Covid-21 promu par Bill Gates avec la collaboration de grands groupes pharmaceutiques. Au-delà des énormes intérêts économiques qui animent les promoteurs du Great Reset, l’imposition de la vaccination sera accompagnée de l’obligation d’un passeport sanitaire et d’une carte d’identité numérique, avec pour conséquence le suivi des contacts de toute la population mondiale. Toute personne qui n’accepte pas de se soumettre à ces mesures sera confinée dans des camps de détention ou assignée à résidence, et tous ses biens seront confisqués.
Monsieur le Président, j’imagine que cette nouvelle vous est déjà connue : dans certains pays, le Great Reset devrait être activé entre la fin de cette année et le premier trimestre de 2021. À cette fin, d’autres mesures de confinement sont prévues, officiellement justifiées par une deuxième et une troisième vague présumées de la pandémie. Vous savez quels moyens ont été déployés pour semer la panique et légitimer des restrictions draconiennes des libertés individuelles, provoquant habilement une crise économique mondiale. Dans les intentions de ses créateurs, cette crise sert à rendre irréversible le recours des États au Great Reset, donnant le coup de grâce à un monde dont on veut effacer complètement l’existence et la mémoire. Mais ce monde, Monsieur le Président, porte avec lui personnes, affections, institutions, foi, culture, traditions, idéaux : des personnes et des valeurs qui n’agissent pas comme des automates, qui n’obéissent pas comme des machines, parce qu’elles ont une âme et un cœur, parce qu’elles sont liées entre elles par un lien spirituel qui tire sa force d’en haut, de ce Dieu que nos adversaires veulent défier, comme Lucifer l’a fait au début des temps avec son « non serviam« .
Beaucoup – nous le savons bien – considèrent avec agacement cet appel au choc entre le Bien et le Mal, l’utilisation de tons « apocalyptiques », qui selon eux exaspèrent les âmes et aiguisent les divisions. Il n’est pas surprenant que l’ennemi se sente découvert au moment même où il croit avoir atteint sans être dérangé la citadelle à conquérir. Il est toutefois surprenant qu’il n’y ait personne pour tirer la sonnette d’alarme. La réaction du Deep State à ceux qui dénoncent son plan est incohérente, mais compréhensible. Juste au moment où la complicité des médias mainstream a réussi à rendre la transition vers le nouvel ordre mondial presque indolore et inaperçue, des tromperies, des scandales et des crimes sont mis au jour.
Jusqu’à il y a quelques mois, il était facile de réduire au rang de « conspirationnistes » ceux qui dénonçaient ces terribles plans, que nous voyons maintenant réalisés dans les moindres détails. Personne, jusqu’en février dernier, n’aurait jamais pensé qu’on en viendrait, dans toutes nos villes, à arrêter des citoyens pour le seul fait de vouloir marcher dans la rue, de respirer, de vouloir garder son négoce ouvert, d’aller à la messe le dimanche. Pourtant, cela se passe partout dans le monde, même dans cette Italie de carte postale que beaucoup d’Américains considèrent comme un petit pays enchanté, avec ses monuments anciens, ses églises, ses villes enchanteresses, ses villages caractéristiques. Et tandis que les politiciens sont barricadés dans leurs palais pour promulguer des décrets comme les satrapes persans, les activités font faillite, les magasins ferment, les gens sont empêchés de vivre, de se déplacer, de travailler, de prier. Les conséquences psychologiques désastreuses de cette opération sont déjà visibles, à commencer par les suicides d’entrepreneurs désespérés, et par nos enfants, séparés de leurs amis et de leurs camarades pour suivre leurs cours devant un ordinateur.
Dans l’Écriture Sainte, saint Paul nous parle de « celui qui s’oppose » à la manifestation du mystère d’iniquité, le kathèkon(2Th 2,6-7). Dans le domaine religieux, cet obstacle est l’Église et en particulier la papauté; dans le domaine politique, c’est lui qui empêche l’établissement du Nouvel Ordre Mondial.
Comme c’est désormais évident, celui qui occupe le siège de Pierre a, dès le début, trahi son propre rôle, pour défendre et promouvoir l’idéologie mondialiste, en suivant l’agenda de la Deep Church, qui l’a choisi dans son sein.
Monsieur le Président, vous avez clairement déclaré que vous vouliez défendre la nation – One Nation under God -, les libertés fondamentales, les valeurs non négociables qui sont niées et combattues aujourd’hui. C’est vous, cher Président, « celui qui s’oppose » au Deep State, à l’assaut final des enfants des ténèbres.
C’est pourquoi toutes les personnes de bonne volonté doivent être persuadées de l’importance capitale des prochaines élections : non pas tant à cause de tel ou tel point du programme politique, mais plutôt parce que c’est l’inspiration générale de votre action qui incarne le mieux – dans ce contexte historique particulier – ce monde, notre monde, que l’on voudrait effacer par le lockdown. Votre adversaire est aussi le nôtre: il est l’Ennemi de l’humanité, celui qui est « meurtrier dès le commencement » (Jn 8, 44).
Autour de vous se rassemblent avec confiance et courage ceux qui vous considèrent comme l’ultime garnison contre la dictature mondiale. L’alternative est de voter pour un personnage manipulé par le Deep State, gravement compromis dans les scandales et la corruption, qui fera aux États-Unis ce que Jorge Mario Bergoglio fait à l’Église, le Premier ministre Conte à l’Italie, le président Macron à la France, le Premier ministre Sanchez à l’Espagne, etc. La possibilité de faire chanter Joe Biden – comme les prélats du « cercle magique » vatican – permettra de l’utiliser sans scrupules, consentant à des pouvoirs illégitimes de s’immiscer dans la politique intérieure et les équilibres internationaux. Il est clair que ceux qui le manœuvrent ont déjà quelqu’un de pire que lui prêt à le remplacer dès que l’occasion se présente.
Pourtant, dans ce tableau désolant, dans cette avancée apparemment inexorable de « l’Ennemi invisible », un élément d’espoir émerge. L’adversaire ne sait pas aimer, et ne comprend pas qu’il ne suffit pas d’assurer un revenu universel ou d’annuler les hypothèques pour assujettir les masses et les convaincre de se faire marquer comme du bétail. Ce peuple, qui a trop longtemps subi les abus d’un pouvoir haineux et tyrannique, redécouvre qu’il a une âme; il comprend qu’il n’est pas disposé à troquer sa liberté contre l’uniformisation et l’effacement de son identité; il commence à comprendre la valeur des liens familiaux et sociaux, des liens de foi et de culture qui unissent les honnêtes gens. Ce Great Reset est voué à l’échec parce que ceux qui l’ont planifié ne comprennent pas qu’il y a encore des gens qui sont prêts à descendre dans la rue pour défendre leurs droits, protéger leurs proches, donner un avenir à leurs enfants. L’inhumanité nivelante du projet mondialiste sera misérablement brisée face à l’opposition ferme et courageuse des enfants de la Lumière. L’ennemi a Satan à ses côtés, qui ne sait que haïr. Nous avons à nos côtés le Seigneur tout-puissant, le Dieu des armées déployées dans la bataille, et la Très Sainte Vierge, qui écrasera la tête de l’ancien Serpent. « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rm 8, 31).
Monsieur le Président, vous savez parfaitement combien les États-Unis d’Amérique, en cette heure cruciale, sont considérés comme le rempart contre lequel s’est déchaînée la guerre déclarée par les partisans du mondialisme. Mettez votre confiance dans le Seigneur, renforcé par les paroles de l’Apôtre : « Je peux tout en celui qui me donne la force » (Ph 4, 13). Être un instrument de la divine Providence est une grande responsabilité, à laquelle correspondront certainement les grâces d’état nécessaires, ardemment implorées par les nombreux qui vous soutiennent par leurs prières.
Avec ce souhait céleste et l’assurance de ma prière pour vous, pour la Première Dame et pour vos collaborateurs, de tout cœur je vous adresse ma bénédiction
God bless the United States of America!
Pour en savoir plus sur ce Great Reset : le World Economic Forum, le dossier du Time…
En Italie, Mgr Giovanni D’Ercole a annoncé sa démission comme évêque d’Ascoli Piceno. Sa faute? Défendre la liberté de l’Église pendant le confinement.
Anne-Gabrielle Caron et Carlo Acutis : tous saints
Article d’Antoine Bordier :
Anne-Gabrielle Caron a été déclarée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, « servante de Dieu », le 12 septembre 2020. Un mois après, le 12 octobre, la première Messe en l’honneur du bienheureux Carlo Acutis était célébrée à Assise, par Mgr Domenico Sorrentino, archevêque du lieu. Faut-il y voir un signe des temps pour notre monde en crise, à l’heure du Covid-19 et au moment où l’Eglise fête la Toussaint ? Eclairage sur deux enfants qui ne se connaissaient pas et qui pourtant ont de nombreux points communs.

Ce samedi 12 septembre 2020, dans la paroisse Saint-François de Paule, à Toulon, où avait l’habitude de se rendre Anne-Gabrielle et sa maman, Marie-Dauphine, Mgr Dominique Rey ouvre officiellement le procès de béatification d’Anne-Gabrielle. Au cours de la cérémonie, il la déclare « servante de Dieu ». Marie-Dauphine et son mari, Alexandre, l’ont accompagnée jusqu’à son dernier souffle. « Elle est partie à 23h50, le 23 juillet 2010, dans sa petite chambre de La Timone, à Marseille. Avec mon mari, nous étions juste à côté. Elle avait 8 ans. Elle est partie frappée par la tumeur d’Ewing, un cancer osseux métastatique », raconte-t-elle. Plus loin, en Italie, ce samedi 10 octobre 2020, dans la Basilique Saint-François d’Assise, le cardinal Agostino Vallini, légat pontifical et représentant du Pape François, célèbre la cérémonie officielle de béatification du jeune Carlo Acutis, qui est mort à l’âge de 15 ans, foudroyé en 6 jours par une leucémie. C’était en 2006. Anne-Gabrielle avait 4 ans.
L’enfance spirituelle, premier point commun
Dans la Basilique, Mgr Domenico Sorrentino s’avance et demande au cardinal d’accueillir le vénérable serviteur de Dieu Carlo Acutis comme bienheureux. Le cardinal acquiesce en lisant la lettre du Pape, datée du 10 septembre 2020. Dans sa lettre, le Pape souligne « l’enthousiasme de la jeunesse, la culture de l’amitié avec le Seigneur Jésus, de Carlo Acutis, qui mettait l’Eucharistie, et, le témoignage par la charité, au centre de sa propre vie ». Qui sait ? Dans quelques années, le Pape prononcerait, peut-être, cette même phrase en changeant quelques mots. Anne-Gabrielle et Carlo ont ce point commun de l’enfance spirituelle, qui s’exprime par une pureté de vie, par une innocence, par une vie de foi et de prières intenses, par un regard profond, un sourire généreux. Ils auraient, certainement, été les meilleurs amis du monde. Pour bien comprendre ce qu’est l’enfance spirituelle, il faut se pencher sur la vie des saints. Qu’ils soient laïcs, comme Pier Giorgio Frassati, Maria Goretti, Francisco Marto, ou Anne de Guigné. Qu’ils soient pères ou mères de famille, comme Sergio Bernardini, comme les époux Martin, ou comme Gianna Beretta Molla. Qu’ils soient religieux, ou religieuses, ou prêtres, comme Padre Pio, André Bessette, ou comme sœur Faustine. Qu’ils soient martyrs, comme Marcel Callo. Qu’ils soient Pape, comme Jean-Paul II. Les saints du XXè et du XXIè siècle fleurissent l’Eglise pour éclairer la vie des baptisés.
La petite Thérèse, Jean le disciple, et François le pauvre
Anne-Gabrielle a découvert très tôt, grâce à sa maman, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. De son côté, Carlo a marché sur les pas de saint François d’Assise. Les mots qui reviennent le plus chez ces deux grands saints sont : l’abandon, l’amour, la confiance, la fraternité, l’offrande, le pardon et le sacrifice. Marie-Dauphine nous rappelle que l’enfance spirituelle, « c’est l’abandon à Dieu ». Un jour, Anne-Gabrielle dit à sa maman (avant que sa maladie ne se déclenche) : « Moi, je veux être une grande sainte, comme sainte Thérèse ». Carlo, de son côté, aimait saint Jean. Comme en écho à Anne-Gabrielle, il disait : « Et moi, je veux suivre l’exemple du disciple Jean, le disciple bien aimé. Chacun de nous peut devenir un disciple bien-aimé de Jésus, comme Jean l’a été. » Il était, aussi, tombé amoureux d’Assise, et du « poverello », de saint François. Sa maman, Antonia Salzano Acutis, se souvient l’avoir entendu dire, alors qu’il rentrait et qu’il montait dans sa chambre, au dernier étage de leur maison d’Assise : « je veux être comme saint François ». Un jour, raconte sa maman, « il a donné ses chaussures à un pauvre. Et, plus tard il a refusé que je lui achète une nouvelle paire. »

Lourdes et Fatima
Il faut, aussi, regarder du côté de Lourdes et de Fatima, pour bien apprécier leurs points communs. A Lourdes, Anne-Gabrielle s’était rendue, en famille. A Fatima, Carlo s’y rendra plusieurs fois. Deux sanctuaires mariaux où la Vierge Marie est apparue, en 1858 pour le premier, et, en 1917 pour le second. A Lourdes, Marie apparaît à une enfant, Bernadette, âgée de 12 ans. A Fatima, la Vierge apparaît juste avant le basculement de la Russie vers le bolchévisme. Carlo était tombé amoureux de ce sanctuaire, et, surtout de l’histoire des trois voyants, Jacinta (7 ans), Francisco (9 ans) et Lucia (10 ans). Anne-Gabrielle et Carlo sont des amoureux de la Vierge Marie. Ils prient quasiment tous les jours le chapelet. Ils aiment Marie comme leur maman. Ils n’ont pas le même âge, mais vivent à la même époque : celle du 3è millénaire qui voit se développer les nouvelles technologies de l’information et de la communication à une vitesse fulgurante. Ils vivent aussi l’époque de la déchristianisation d’une partie de l’Europe. Epoque où il est rare de rencontrer des enfants de cet âge qui vont à la Messe tous les jours, aiment autant l’eucharistie, le sacrement de pénitence et le chapelet.
« Je vis déjà mon purgatoire »
Les deux mamans ont conscience de ces grâces qui inondent leurs enfants bien avant la maladie. Marie-Dauphine ne s’en cache pas :
« On est des privilégiés du Bon Dieu. Notre famille, Anne-Gabrielle est le fruit d’une génération qui a une vie intérieure très forte. »
Pour Antonia et sa famille, c’est différent. Même si les générations précédentes étaient catholiques, et, très engagées, elle et son mari sont de leur « époque ». Elle ne s’en cache pas :
« quand j’étais jeune fille, je ne pratiquais plus. J’ai commencé mon parcours vers 1994. Carlo est né en 1991. Il m’a inspiré. Normalement, c’est la famille, ce sont les parents qui transmettent la foi. Carlo, avec toutes ses questions, avec sa vie de prières, m’a transmis la foi. Il a aidé, aussi, beaucoup de personnes, beaucoup de jeunes, des prêtres et des séminaristes à cheminer, et, à pratiquer ».
La maladie de Carlo est arrivée, soudaine. Antonia raconte :
« nous pensions qu’il avait une simple otite. Puis, cela s’est aggravé. Nous étions début octobre 2006. Et, le 8 nous l’emmenons à la clinique. Là, les médecins nous disent que Carlo est atteint d’une leucémie. C’était une leucémie aiguë. Nous étions bouleversés. Il est mort dans la matinée du 12 octobre, vers 7h00. »
L’une de ses dernières phrases :
« Papa, maman, je vis déjà mon purgatoire, je veux aller au Ciel ».
Une agonie christique
3 ans plus tard, en 2009, Anne-Gabrielle entre à son tour sur le chemin de la douleur, de la maladie et de la souffrance. La tumeur d’Ewing qui vit en elle depuis quelques mois a fait des ravages, comme le raconte Marie-Dauphine, qui a longtemps culpabilisé, avec son mari, de ne pas avoir décelé au plus tôt son cancer des os. « Oui, je m’en suis voulu, car nous aurions pu peut-être la guérir. Les médecins nous ont dit : ‶ c’est le propre de cette tumeur d’être indétectable au départ ″. Anne-Gabrielle est rentrée à l’hôpital de La Timone de Marseille, où ils traitent les cas graves. De chimio en chimio, son calvaire a duré 18 mois. Et, son agonie plusieurs heures. Nous l’avons accompagnée jusqu’à la fin. Nous étions-là quand elle est partie, à 23h50, le 23 juillet 2010. » Les dernières phrases d’Anne-Gabrielle sont teintées d’héroïsme, ou plutôt d’une maturité hors-du commun, comme si son « agonie » l’avait propulsée, bien avant son départ, vers le Ciel. Sa maman s’en souvient encore, 10 ans après. Elles sont marquées au fer-rouge dans son cœur :
« Maman, vous n’imaginez pas à quel point je vous aime. Je ferai tout pour vous faire plaisir… »
« Mon autoroute vers le Ciel »
Tous les deux ont reçu les derniers sacrements avant leur départ vers le Ciel. Et, ce qui fait leur communion, c’est justement leur vie de famille tournée vers les sacrements. Au cœur même de leur famille, la sainteté est présente. Marie-Dauphine et Alexandre, quand ils se sont mariés le 7 octobre 2000 ont voulu « fonder un foyer chrétien pour que notre famille soit ancrée en Dieu ». Anne-Gabrielle a fait sa Première Communion, juste après une aplasie (effet secondaire de la chimiothérapie où la mort peut intervenir dans les heures qui suivent) en 2009. Elle avait fait aussi sa Confirmation. Sur les photos publiées dans le livre biographique Là où meurt l’espoir, brille l’Espérance, qu’a écrit sa maman, le sourire et la profondeur du regard d’Anne-Gabrielle, qui porte un joli foulard sur la tête, interpelle. Que veut-il dire ce regard ? « Tu as du prix à mes yeux » ? Et, ce sourire ? « J’ai confiance en Toi » ? Chez Carlo, son regard est, aussi, profond. Et, son sourire est angélique. Il ressemble à l’ange au sourire de la cathédrale de Reims. Sa vie quotidienne sacramentelle, avec la prière du chapelet, l’entraîne vers le Ciel. Il dira : « L’Eucharistie est mon autoroute vers le Ciel ».
Tous saints ?

Le procédure (lire notre encadré) de béatification d’Anne-Gabrielle est en-cours. Ses parents, tout le cercle familial et amical sont de plus en plus tenu au secret. Pascal Barthélemy a accepté d’être le postulateur diocésain. Son rôle consiste, en toute indépendance, à enquêter sur sa sainteté, c’est-à-dire sur « la pratique héroïque des vertus chrétiennes ». Il doit, aussi, identifier toutes les personnes témoins de cette sainteté, des grâces reçues, des guérisons et miracles obtenus par son intercession. « Les témoins ne doivent pas échanger entre-eux, ni se contacter », explique Marie-Dauphine, qui va de plus en plus s’imposer le silence. Comme a commencé à le faire, le père Benoît Arnauld, oncle de la petite, qui selon sa maman, « était pour Anne-Gabrielle un exemple à suivre ». Il était présent le 23 juillet, et, lui a prodigué les derniers sacrements. Le procès de béatification de Carlo s’est, quant à lui, conclu le 10 octobre dernier. S’ouvre celui de sa canonisation. Le 10 octobre, alors que la nuit est tombée sur Assise, Antonia sort de la Basilique et parle de la canonisation prochaine de son fils :
« il y a eu tellement de miracles depuis la mort de Carlo, comme cette femme qui a été guérie d’un cancer du sein. Une autre femme, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, a prié Carlo. Et, un mois après, à 44 ans, elle était enceinte. Il fait beaucoup de miracles. On parle de plus en plus de sa canonisation. Je l’attends avec impatience. »
Impatients, Anne-Gabrielle et Carlo l’étaient, également. « Ils voudraient, certainement, que tous nous soyons saints », confie Mgr Rey.

La procédure de béatification et de canonisation
Il s’agit en fait d’une seule et même procédure, avec plusieurs étapes. Il y a, d’abord, une étape locale ou diocésaine qui peut durer plusieurs années. Cette étape consiste à nommer un acteur (dans le cas d’Anne-Gabrielle, il s’agit du curé de la paroisse Saint-François de Paule, l’abbé Fabrice Loiseau, lire l’interview), puis, un postulateur, une commission historique, un juge délégué, et, un promoteur de justice. Le travail consiste à réunir tous les éléments, faits, matériels et témoignages qui attestent de « la pratique héroïque des vertus chrétiennes ». Cela peut durer plusieurs années. Une fois clôturé et validé, le dossier diocésain est envoyé à la Congrégation pour les Causes des Saints, à Rome. Toute la procédure et tous les documents du diocèse sont alors audités, et, validés ou rejetés. Ensuite, la Congrégation approfondit, théologiquement parlant, les travaux sur la sainteté du candidat. Enfin, le dossier est présenté au Pape. Celui-ci pourra, dans un premier temps déclarer Anne-Gabrielle « vénérable ». La dernière étape, si un ou des miracles sont attestés et reconnus valides, le Pape proclamera Anne-Gabrielle bienheureuse lors d’une cérémonie officielle, comme celle de Carlo. Pour ce-dernier, un second miracle est nécessaire pour qu’il soit déclaré saint.

3 questions à Monsieur l’abbé Fabrice Loiseau
Comment avez-vous connu Anne-Gabrielle ?
Je ne me souviens pas très bien des dates, mais ce devait être en 2004. La famille d’Anne-Gabrielle était très assidue à la vie de la paroisse. Elle devait avoir 6 ans quand je l’ai connue. Elle allait au catéchisme. Anne-Gabrielle m’a beaucoup marqué. C’est l’une des enfants les plus rayonnantes que je connaisse. J’ai conscience que toute la communauté a bénéficié d’une grâce particulière : celle du rayonnement de sa foi dans la grande épreuve de sa maladie.
Qu’est-ce qui vous a marqué exactement, et, pourquoi serait-elle une sainte ?
Plusieurs choses, plusieurs faits m’ont marqué, et, m’ont éclairé sur sa sainteté. Même si je suis prudent. Tout d’abord, sa manière d’être, de vous regarder, d’avoir tout le temps le sourire. Je suis persuadé qu’elle a voulu prendre la souffrance pour l’offrir à Jésus. Lors de sa Première Communion, elle a été très forte, très mature. Elle a surpassé ses douleurs pour être présente. Sa dévotion mariale m’a aussi marqué. De plus, elle avait voulu s’engager dans le scoutisme. Le 10 juillet 2010, je suis allé la voir chez ses parents, avec Mgr Rey. Encore une fois, elle était très rayonnante. Ce rayonnement était surnaturel. C’est pour cela que l’on pourrait parler de sa sainteté.
Vous parlez de son rayonnement, est-ce vraiment suffisant pour devenir sainte ?
Ce n’est pas à moi de le dire. Mais regardez, déjà, des témoignages affluent auprès de la famille. C’est sans doute l’effet des réseaux sociaux. Mais les gens, le monde, nous-mêmes sommes en recherche de cet esprit d’enfance qui consiste à être émerveillé devant le beau, à s’extasier devant la tendresse, le regard, le sourire d’Anne-Gabrielle. Que ce soit Carlo Acutis qui vient d’être béatifié ou Anne-Gabrielle qui le serait, nous avons besoin de ces étoiles qui nous invitent à regarder vers le Ciel. Ces jeunes nous apprennent à avoir une véritable espérance. Ils nous parlent de la vie éternelle. Nous avons besoin de témoins, et, de retrouver cet esprit d’enfance. On le voit bien, notre monde, nous en manquons cruellement. Notre monde est devenu tellement matérialiste. Face au Covid-19, il est devenu hystérique. Il doit retrouver le chemin de Dieu, celui de la sainteté. Et, Anne-Gabrielle et Carlo peuvent nous aider.
Texte réalisé par Antoine BORDIER
Photos Droits Réservés aux auteurs
En Syrie, l’aviation russe détruit un camp islamiste sous contrôle turc
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Cette fois, la Russie a bougé. Alors que l’on s’inquiétait de son attentisme dans la guerre du Haut-Karabagh, elle a frappé un grand coup.
L’aviation russe a, en effet, attaqué et détruit un camp d’entraînement islamiste en Syrie, relate Le Monde. Dans ce camp s’entraînaient des volontaires islamistes de la milice Faylak al-Cham contrôlée par la Turquie. Le bilan est lourd : 78 morts et plus d’une centaine de blessés, dont beaucoup très grièvement atteints. Il s’agit d’un des raids les plus meurtriers contre les islamistes depuis le début de la guerre.
Cette cible a été soigneusement choisie : situé dans le chaudron islamiste de la province d’Idleb, à proximité de la frontière turque, le camp est en effet une plaque tournante de la rotation des islamistes pro-turcs en partance vers l’Azerbaïdjan. Peu avant l’attaque surprise russe, ces volontaires avaient, selon l’agence russe ANNA, citée par L’Orient-Le Jour, reçu leur diplôme de formation préalable à leur envoi sur le front du Haut-Karabagh.
C’est un rude coup pour la crédibilité turque. En effet, les Russes viennent de démontrer qu’ils peuvent frapper où ils veulent en Syrie et les volontaires islamistes qui affluaient vers ce camp (et d’autres, d’ailleurs) pourraient hésiter, se disant qu’ils peuvent être anéantis à tout moment.
Peut-être le moment va-t-il venir de reconquérir une fois pour toutes cette province d’Idleb où milices pro-turques et Hayat Tahrir al-Cham (l’ex Front Al-Nosra) cohabitent en bonne intelligence, contrairement aux engagements d’Erdoğan qui avait promis à Poutine de réduire cette milice particulièrement sanguinaire ?
Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a d’ailleurs déclaré, courant septembre, que « le travail devait être bientôt achevé » à Idleb.
En attendant, les combats se poursuivent dans le Haut-Karabagh, où le front s’est stabilisé. Les forces azéries ont conquis le sud de l’enclave, située en plaine, profitant de leur supériorité aérienne. Le terrain est maintenant plus accidenté, permettant aux forces arméniennes de résister.
Cet avertissement sans frais de Poutine à Erdoğan est le bienvenu, après un mois passé à tenter d’imposer un cessez-le-feu, sans succès. Seule une démonstration de force est susceptible d’arrêter le sultan. L’armée russe a également construit une nouvelle base militaire en Arménie, non loin du Haut-Karabagh. C’est un gage important et l’on sait bien que la Russie ne tolérera jamais une invasion de l’Arménie. Mais en est-il de même du Haut-Karabagh ?
L’attentisme russe qui prévaut depuis l’offensive azérie déclenchée le 27 septembre est largement lié au fait que Poutine ne veut pas se couper définitivement de l’Azerbaïdjan qui est tout de même un pays voisin : ce serait la jeter dans les bras d’Ankara et Erdoğan n’attend que cela.
Ce premier avertissement russe vaut son poids et les prochains jours seront décisifs.
Un prêtre met la République face à ses responsabilités
Le Père Michel Viot dénonce les provocations et l’irréligiosité de la République qui fait le creuset du terrorisme islamiste. Née dans le terrorisme, elle ne peut qu’engendrer le terrorisme si elle n’apprend pas à respecter les religions et en premier lieu la religion historique qui a fait la France, le catholicisme.
Grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès du référé et au droit d’assister à la messe
Chers amis,
L’actualité française a atteint un point inouï de désolation.
Les autorités démontrent chaque jour leur incompétence et leur impuissance.
Une fois encore, le gouvernement démontre son mépris pour ce qui est pourtant le plus essentiel pour l’homme : rendre un culte à Dieu.
Pousser un caddie le dimanche, oui, prier, non. C’est inacceptable.
Un référé-liberté vient donc à nouveau d’être déposé auprès du Conseil d’Etat, lequel avait rappelé en mai dernier l’importance de la liberté de culte.
Le Salon Beige vous propose de vous associer à un grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès de ce référé et au droit d’avoir des Messes. Il n’y a pas de prière spécifique proposée.
Cette initiative est soutenue par Renaissance catholique, Notre-Dame de Chrétienté, ICHTUS, l’Agrif, Politique Magazine, Présent, l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.
Ces prières seront aussi dédiées aux victimes du terrorisme islamique, en particulier celles des assassinats de Nice, et pour leurs familles.
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Covid : les médecins toucheront jusqu’à 76 euros en cas de patient positif
Lu dans Le Quotidien du Médecin :
Un arrêté paru au « Journal officiel » ce mercredi 28 octobre vient préciser les « conditions de facturation et de prise en charge » des tests de dépistage antigéniques du Covid pour les professionnels de santé libéraux qui les réaliseront (médecins, pharmaciens et infirmiers). Il vient compléter un précédent arrêté (du 16 octobre), autorisant le dépistage individuel par tests antigéniques de patients symptomatiques par les médecins, pharmaciens ou infirmiers, et le remboursement par la Sécu de ces tests.
Ces derniers seront délivrés gratuitement par les pharmacies d’officine aux médecins et infirmiers libéraux, sur présentation d’un justificatif professionnel. Ils seront facturés directement à l’Assurance-maladie par le pharmacien, au prix maximum de 8,05 euros HT par unité.
Pour les médecins libéraux ou en centre de santé, la phase de « prélèvement et d’analyse » réalisée lors d’une consultation sera valorisée à hauteur de deux consultations (C2, soit 46 euros), ou alors de deux visites (V2, soit 46 euros également) si le médecin intervient à domicile. Les résultats positifs devront ensuite être enregistrés dans le Système d’information de dépistage (SIDEP).
Ces cotations pourront être cumulées uniquement avec la consultation MIS de 30 euros (pour l’information et la mise en place d’une stratégie thérapeutique), dans le cas où le patient est positif. « Dans ce cas, cela fera donc une rémunération de 76 euros, résume le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France, satisfait des dispositions de l’arrêté. À charge ensuite au médecin d’échanger avec les autres professionnels de santé de son territoire pour réaliser ses tests, soit au fil de l’eau dans son cabinet, soit par demi-journée dédiées aux tests ou dans le cadre d’un centre de prélèvement, par exemple. »
[…]
Jean-Marie Le Chevallier, RIP
Jean-Marie Le Chevallier est décédé hier soir en Vendée.
Né le 22 novembre 1936, il fut ancien maire de Toulon, député européen pendant 14 ans et député FN en 1998.
Fin du “padamalgam” ? De nombreux musulmans modérés ont glissé chez les fondamentalistes
Selon les services de renseignement :
Le renseignement français s’intéresserait particulièrement à trois groupes, dont la porosité est “plus importante que jamais”, selon une source haut placée. Il s’agit des musulmans modérés, des fondamentalistes (les salafistes et les frères musulmans) ainsi que des islamistes, prêts à passer à l’action violente. Selon cette source, de nombreux musulmans modérés ont glissé chez les fondamentalistes. Et un nombre important de fondamentalistes, qui n’étaient pas prêts à passer à l’action terroriste il y a encore quelques semaines, ont basculé chez les islamistes.
Exemple avec l’imam Otamne Aissaoui, imam de la mosquée de l’Ariane à Nice, présenté dans les médias comme représentant les musulmans “modérés” :
🔴Depuis hier, des médias donnent la parole à l’imam Otamne Aissaoui de #Nice06, patron de la branche locale de l’UOIF.
Voici, en 14 tweets, la démonstration de ses affinités islamistes.
On commence par une vidéo où il fait œuvre éducative auprès des enfants… 1/14 pic.twitter.com/nMWClPdt0Q
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
L’UMAM, filiale locale de l’UOIF, dirigée par l’imam Aissaoui a aussi invité plusieurs fois Hani Ramadan, désormais interdit de territoire, pour qui la lapidation des femmes est “aussi une forme de purification”. 3/14 pic.twitter.com/dJI0ricWmO
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
Sur le Facebook de la mosquée de l’imam Aissaoui, on pouvait aussi trouver des messages enflammés pour soutenir le leader des Frères musulmans en Égypte, Mohamed Morsi, déclarant “Le Coran est notre Constitution”. 4/14 pic.twitter.com/kqu4WKLclK
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
Toujours sur le Facebook de la mosquée de l’imam Aissaoui, on se référait aussi à l’ignoble Qaradawi pour qui Hitler a été envoyé par Allah pour punir les Juifs, et qui justifie des attentats suicides en Israël. 6/14 pic.twitter.com/wdwYb7kEPM
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
L’UMAM-UOIF et l’imam Aissaoui ont aussi fait venir à #Nice06 le vice-président du parti des islamistes tunisiens Ennahdha. 8/14 pic.twitter.com/DA8CddOwBq
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
Autre “invité sympa” : l’UMAM-UOIF, dirigée par l’imam Aissaoui, a aussi reçu Hassan Iquioussen, qui qualifiait les juifs d’”avares et usuriers”/”le top de la trahison et de la félonie” dans une conférence révélée par l’Humanité. 9/14 pic.twitter.com/bqoqTvaUB3
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
La mosquée d’Aissaoui (à l’Ariane, #Nice06) a aussi organisé un séminaire avec Fouad Alaoui, ex-président de l’UOIF qui avait déclaré “Il est hors de question que l’islam se sépare de la politique”. 10/14 pic.twitter.com/ZpTTcfWvtD
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
Autre ex-président de l’UOIF invité par l’imam Aissaoui à #Nice06, Ahmed Jaballah avait déclaré à L’Express : “L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique.” 11/14 pic.twitter.com/pehMK9pa7M
— Philippe Vardon (@P_Vardon) October 30, 2020
Plus de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, atterrés par les discours de la peur
Leur tribune est intéressante :
C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.
Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « Du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.
Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »
C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. À ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.
Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.
Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5%) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09%) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.
On dit alors : « Oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède. Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ? Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?
La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.
La vie sociale amputée, la démocratie en péril
La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.
Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché. Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraîne déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?
Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement. Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ? Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ? Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ? Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ? Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?
Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle.
Mgr Ginoux : “Envahissez les églises aux heures des messes”
De même que des maires bravent le confinement en autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires dans leur ville, les évêques peuvent, de leur propre chef, soutenir leurs prêtres dans la célébration publique des messes.
Mgr Ginoux, évêque de Montauban, appelle les fidèles à être nombreux dans les églises :
@liberteduculte. C’est facile de demander aux évêques d’avancer s’il n’y a personne derrière eux. Envahissez les églises aux heures des messes, demandez la messe et évêques et prêtres viendront la célébrer..Des actes pas des mots !
— Bernard Ginoux (@mgrginoux) October 29, 2020
Vous aussi, demandez à votre évêque, si possible avec copie à Mgr De Moulins-Beaufort (Président de la conférence des évêques de France – 58 Avenue de Breteuil – 75007 Paris) pour les encourager à permettre la célébration publique des messes. Un prêtre a même rédigé un modèle :
Monseigneur,
Je viens de prendre connaissance des dispositions pour le culte en fonction des dernières déclarations gouvernementales.
Je pense que l’interdiction des messes par le gouvernement est illégale. En effet, en permettant que les églises restent ouvertes, le gouvernement reconnaît que la présence en elles d’un certain nombre de personnes n’est pas dangereuse. On ne voit pas pourquoi cela deviendrait dangereux si l’une de ces personnes est un prêtre en train de dire la messe. L’interdiction de dire la messe n’est donc pas une mesure nécessaire à la protection de la santé publique et est donc contraire à la convention européenne, qui stipule en son article 9 :
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
On doit donc maintenant fixer un seuil de dangerosité pour chaque édifice religieux (par exemple 25 % de la capacité maximale) et permettre le culte quand ce seuil n’est pas dépassé. En effet il était ridicule de fixer pour les enterrements un nombre de vingt personnes, identique pour une église de village qui peut contenir cent cinquante personnes et une cathédrale qui peut en contenir plus de mille.
Dans ce même esprit, on n’a pas besoin de demander au gouvernement l’autorisation de faire le catéchisme, puisque les écoles restent ouvertes.Une opposition frontale au gouvernement peut être jugée par certains non opportune. Cependant une chose est de subir la dictature de lois injustes, autre chose est de ne pas la dénoncer.
Et quand la loi nous donne des possibilités de faire valoir nos droits religieux, il est du devoir des pasteurs d’utiliser ces possibilités, et a fortiori de ne pas critiquer les laïcs qui les utilisent, mais plutôt de les remercier. Dans cette affaire on a pu remarquer que ceux qui ont interpelé l’Etat n’ont fait qu’appliquer Dignitatis Humanae (cf DH nos 3 et 4), que pour la plupart ils réfutent, tandis que ceux qui prétendent adhérer à Vatican II ne l’ont pas mis en œuvre.
Et il faut être déterminé à aller jusque devant les juridictions européennes, si nécessaire : il est probable que cette simple perspective fera plier le gouvernement.En tout cas on a manqué là l’occasion d’une catéchèse sur la messe. Lorsqu’après le 11 mai les ministres protestants, juifs et musulmans ont déclaré qu’ils ne comprenaient pas la hâte des évêques catholiques, qui avaient très opportunément proposé un plan de sortie du confinement religieux, ils ont peut-être voulu manifester qu’ils étaient les bons élèves de la classe où la république se sent autorisée à enseigner aux religions ce qu’elles doivent être : ce faisant, ils ont paru manifester qu’ils ne sont pas vraiment assurés que leurs religions viennent bien de Dieu, ou alors qu’ils ignorent qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Et surtout ils ont montré que leurs rassemblements n’ont pas pour but exprès un acte communautaire, mais une juxtaposition d’actes individuels, tandis que nous catholiques, nous offrons, tous ensemble prêtres et laïcs, chacun à sa façon propre, le sacrifice du Christ. Oui, il fallait le rappeler : la messe est le sacrifice du Christ et pour y participer il faut y être physiquement présent : l’image d’un sacrement n’est pas le sacrement.
En outre je ne vous cache pas que j’ai été très mal impressionné par les injonctions faites il y a quelques mois de reporter sine die baptêmes et mariages. Dans la pastorale commune, beaucoup de prêtres s’efforcent de faire comprendre, à des fidèles pour qui ce n’est pas évident, que c’est le sacrement qui est important, bien plus que la fête sociale qui suit avec parents et amis. C’était cette fête qu’il fallait dire aux gens de reporter, non le sacrement. Si dans une église quelques fidèles viennent, à savoir les parents et l’enfant qui doit être baptisé ainsi que ses frères et sœurs, parrain et marraine, et si un prêtre verse de l’eau sur le front de l’enfant en disant la formule requise, il n’y a pas de menace pour la santé publique : pourquoi donc n’a-t-on pas évoqué l’ondoiement dans ces circonstances ? S’il y a eu des enfants morts sans baptême durant le confinement, qui auraient été baptisés si on avait parlé d’ondoiement, les pasteurs qui n’ont pas fait leur travail en répondront devant Dieu. Et si vraiment la pression des impies est telle que même l’ondoiement ne puisse se faire à l’église, alors il faut indiquer aux parents, en le mettant sur le site diocésain, comment baptiser eux-mêmes leur enfant, en filmant la cérémonie pour pouvoir en faire constater la validité.
De même pour le mariage : si les mariés sont à l’église avec leurs témoins et un prêtre, où est le danger sanitaire ? Vous le savez, et un évêque a su le rappeler opportunément, la loi a changé. Autrefois un ministre du culte encourait une condamnation s’il célébrait, ne fût-ce qu’une fois, le mariage de deux personnes qui ne seraient pas d’abord passées à la mairie ; maintenant il n’encourt cette condamnation que s’il le fait de façon habituelle, et il est facile de faire valoir que le confinement n’est pas, justement, une circonstance habituelle : la fermeture des mairies ne justifiait donc nullement le report, par l’autorité ecclésiastique, de la célébration des mariages. De plus on avait là une occasion extraordinaire de remettre en cause cette disposition légale de l’obligation du passage en mairie : elle est considérée comme vexatoire par un grand nombre de couples, qui s’insurgent contre la république qui s’immisce ainsi dans leur amour et dans leur foi. Cette disposition est d’ailleurs contraire aux paragraphes de la convention européenne cités plus haut ; elle est en outre contraire aux fondements mêmes de la laïcité : de quel droit une république laïque impose-t-elle de demander une permission avant de faire une prière ? Et pour beaucoup de prêtres, il est difficile de dire que la loi morale est différente de la loi républicaine tout en disant aux fiancés qu’ils ne peuvent se marier à l’église sans une autorisation de la république. En tout cas, si des concubins sont morts durant le confinement sans avoir pu régulariser leur situation à cause des dispositions pastorales, les pasteurs en question en répondront devant Dieu.En tout cela on a manifesté qu’on a oublié ce principe que les sacrements causent la grâce – mais cela, on l’avait déjà manifesté quand on a reporté l’âge de la confirmation, de l’enfance à l’adolescence : très peu de pasteurs s’y sont opposés, comme ce fut le cas par exemple de Mgr Brincart ou Mgr Minnerath, et surtout du Cardinal Ratzinger.
Je souhaite ardemment, aussi, qu’on cesse d’accréditer l’idée que la santé du corps serait plus importante que celle de l’âme, et que par conséquent il faut obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu.
Je souhaite, enfin, que le dégoût du peuple envers la classe politique ne s’étende pas aux évêques : nous n’avons rien à gagner à nous aligner systématiquement sur des gouvernants qui non seulement ne se cachent plus de mentir, mais vont jusqu’à le revendiquer. Et cela au moment où ils répandent la peur pour mieux restreindre la liberté scolaire, alourdir la culture de mort, et en définitive soumettre même la pensée au contrôle de l’Etat. Le Cardinal Etchegarray a dit jadis qu’il nous fallait aujourd’hui des Athanase ; à présent il nous faut des Stépinac, des Wyszyński, des Mindszenty.Je sais la difficulté de votre tâche, et sans doute je n’en perçois qu’une petite partie. Et je rends hommage à tous les évêques qui, comme vous, font de leur mieux.
Cependant il fallait que vous sachiez ces sentiments et que vous connaissiez ces arguments, car ils sont ceux d’un grand nombre de fidèles pratiquants, qui, ayant été marginalisés au cours de ces dernières décennies en raison de leur attachement à l’enseignement des saints papes, n’ont pas les moyens de vous les faire connaître.
Vous priez et nous prions pour vous : la grâce ne vous fera pas défaut. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! »Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de tous mes sentiments filiaux.
Des leçons d’anglais à distance à Chavagnes
Le confinement a aussi du bon, en nous rapprochant de nos familles et en nous épargnant un instant le vacarme du monde. Cependant, pour certains, il peut aussi ralentir la pratique et l’apprentissage de l’anglais, une langue dont la connaissance est difficilement contournable.
C’est à partir de ce constat que le Collège International de Chavagnes, en Vendée, d’éducation traditionnelle, catholique et britannique depuis 2002 a décidé de proposer des leçons en ligne à 10 euros de l’heure. Les leçons sont bien sûr dispensées par des locuteurs de langue anglaise maternelle, et pour les chanceux, par des diplômés de Cambridge ou Oxford. Elles viseront principalement les classes d’âge habituelles : 11-18 ans. Cependant, le Collège envisage aussi de les adresser à un public de jeunes adultes, ou moins jeune si demande il y a.
Avant l’épidémie, on y proposait des stages de plusieurs semaines, jusqu’à un trimestre pour ceux qui souhaitaient s’immerger dans un environnement de langue et de culture anglaise, le plus souvent l’été. Toutefois, cette année, les familles n’ont pas pu avoir accès à ces stages, à cause du confinement. C’est notamment pour substituer à ses stages d’anglais que les cours que prodiguent les professeurs du Collège International sont désormais accessibles en ligne. Les classes en ligne se feront par petit groupe, de 1 à 8, de manière à garantir un suivi de qualité. Pour l’instant, les créneaux prévus seront le mercredi et le samedi, de 10h à 12h ou de 14h à 16h.
Chavagnes est fameuse pour accueillir le seul pensionnat catholique de garçons, où, de surcroit, on éduque à l’anglaise des garçons de multiples origines, le tout au cœur de la Vendée. Cette année, malgré la pandémie, le collège accueille de jeunes Anglo-Canadiens, Franco-Américains, Russo-Espagnols et, naturellement, moult Vendéens.
Le Collège se situe dans un petit séminaire, de 1802, bâti dans cette région de foi fervente qu’est la Vendée, au lendemain de la répression républicaine qui avait, consciencieusement, martyrisé, rasé et calciné tout le Bas Poitou (la Vendée). Le petit séminaire fut le premier reconnu officiellement en France à la faveur du concordat accordé à l’Église par Napoléon Ier. Depuis 2002, Chavagnes, repris par un directeur et une équipe britannique, accueille chaque année un petit contingent d’élèves, venus du monde entier, et qui finissent plus tard à Cambridge, Oxford, Saint Cyr, Navale, McGill ou, dans le cas de l’auteur, à l’ESCP.
Pour plus d’informations, visitez les sites www.chavagnes.org et stages d’anglais, et écrivez, à [email protected] pour avoir un échange avec notre président-directeur, M. McDermott.
Confinement : des maires se rebellent
Des maires courageux ont pris des arrêtés municipaux pour autoriser l’ouverture des commerces non-alimentaires :
Reconfinement : à Perpignan, Louis Aliot prend un arrêté autorisant les commerces non-alimentaires à rouvrirhttps://t.co/3NZbXwJFDs via France Bleu
— Louis Aliot (@louis_aliot) October 30, 2020
Le maire de Villeneuve-Loubet prend un arrêté pour maintenir les commerces du centre-ville ouverts pendant le confinement https://t.co/IXVbmHaRNN pic.twitter.com/KdvUE3qQ9U
— Nice-Matin (@Nice_Matin) October 30, 2020
C'est au tour de la ville Montauban de rouvrir les commerces non-alimentaires ! Et cette fois, la maire @BrigitteBareges fait une vidéo pour en parler! c'est du jamais vu qu'autant de maires contestent les décisions des autorités. #ConfinementActe2 #confinement pic.twitter.com/gkRZEQcc1k
— Le Général 💎 (@LE_GENERAL_OFF) October 30, 2020
Je viens de signer un arrêté municipal pour autoriser les commerces de @lesherbiers à rouvrir leurs portes. Les rayons non-alimentaires et non-essentiels des supermarchés sont ouverts. Aucune raison que nos commerces de proximité soient fermés. Il s'agit d'un arrêté de Justice. pic.twitter.com/DsfFHs4fZ8
— Véronique Besse (@veroniquebesse) October 30, 2020
J'ai pris un arrêté municipal autorisant l'ouverture des commerces non-alimentaires à #Béziers. Tous les commerces de la ville sont autorisés à reprendre leur activité dès ce samedi 31 octobre pic.twitter.com/U0GMtS3sYP
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) October 30, 2020
Migennes (7000 habitants, Yonne). Le maire autorise, par arrêté, les commerces non alimentaires à rester ouverts.
Motif: l'inégalité de traitement, alors que les zones commerciales continuent à vendre des produits "non essentiels".
La France peut cesser de tuer ses villes. pic.twitter.com/iCqzcnpICl— Olivier Razemon (@OlivierRazemon) October 30, 2020
Ecoutez les maires. #LaissezNousVivre #confinementSaison2 #confinement #confinement2 pic.twitter.com/jHvcVGjm5g
— Machard Christophe (@machardch) October 30, 2020
Mgr Le Gall rejette le droit au blasphème
Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, n’est pas Charlie. Comme Mgr Cattenoz (voir ici), il explique pourquoi il est contre ce pseudo “droit de blasphémer” :
Ces questions des caricatures, je les trouve dangereuses, parce qu’on met de l’huile sur le feu. Il faudrait apaiser tout cela. Parce que ces caricatures sont contre les musulmans, mais contre la foi chrétienne aussi.On en voit les conséquences, c’est une escalade de violence.
La liberté d’expression a des limites, comme toutes les libertés humaines (…) Non je ne suis pas pour [le droit de blasphémer] On ne se moque impunément des religions. Regardez le résultat que cela donne. La liberté d’être ensemble, de parler ensemble, la liberté d’être des frères ensemble mais pas de s’invectiver
Mgr Le Gall s’est également prononcé pour le maintien des églises ouvertes :
“La religion est essentielle, c’est une dimension humaine (…) Il faut ouvrir au maximum les églises avec prudence ; plus que jamais, on a besoin d’espace de paix, de prière et de recueillement”.
Bien évidemment, tout les bien-pensant laïcards l’ont critiqué vivement sans chercher à comprendre sa position, qui est sans doute celle de nombreux Français, catholiques comme musulmans.
Référé pour la liberté de culte
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
L’AGRIF dépose ce jour avec d’autres associations et instituts religieux une requête en référé-liberté devant le Conseil d’État contre le décret du 29 octobre confinant drastiquement et totalement le culte à compter du 3 novembre, alors que les catholiques ont manifesté le respect le plus discipliné des mesures sanitaires décidées par le gouvernement. Aucun foyer de contamination n’a ainsi été trouvé dans les églises.
Alors que dans le même temps sont ouvertes les écoles, et que fonctionnent les transports dans lesquels aucune distanciation sociale n’est respectée, il est incompréhensible que la liberté fondamentale du culte – dont le Conseil d’Etat avait pourtant rappelé le 18 mai l’importance essentielle de la possibilité de se rassembler lors des célébrations cultuelles – soit malmenée d’une manière aussi disproportionnée et qu’il soit interdit aux croyants de se déconfiner 2h aller-retour le dimanche dûment munis d’une attestation, pour assister à la messe et recevoir les sacrements dans le respect scrupuleux des mesures sanitaires.

Groupe de fidèles attachés à la forme extraordinaire de la Liturgie de l’Eglise constituant un groupe stable au sens du Motu Proprio du Souverain Pontife BENOIT XVI du 7 juillet 2007, accueilli à la Paroisse Saint-Bernard à Metz-Plantières
Communiqué de presse
Plusieurs fidèles attachés à la forme extraordinaire de la Liturgie de l’Eglise et constituant un groupe stable au sens du Motu Proprio du Souverain Pontife BENOIT XVI du 7 juillet 2007 pour lequel la messe est desservie à l’Eglise Saint-Bernard à Metz-Plantières par des chapelains diocésains et membres de la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, ont à nouveau décidé de manifester judiciairement leur opposition à la violation de leurs libertés fondamentales résultant de l’interdiction réitérée de l’exercice public du culte divin et de la pratique de la vie sacramentelle.
L’ordonnance du Conseil d’Etat du 18 mai 2020 statuant en référé-liberté n’a absolument pas été prise en considération dans le cadre de l’adoption du décret du 2020-1310 du 29 octobre 2020 puisque les dispositions interdisant de facto l’exercice public du culte divin sont rigoureusement identiques à celles qui avaient été prises dans le décret 2020-548 du 11 mai 2020 et qui ont été censurées.
Fait rarissime, le Conseil d’Etat avait pris la peine d’assortir son ordonnance d’un communiqué de presse en précisant :
Le Conseil d’Etat « juge que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière.
En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de « déconfinement », pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte ».
Nous considérons que :
– En ne limitant pas dans le temps l’interdiction de rassemblement public dans les lieux de culte,
– En ne réservant absolument aucune dérogation à la pratique publique du culte comme cela était le cas dans le décret 2020-1262 du 16 octobre 2020,
– En ne réservant la décision ni à la compétence ni même à l’avis d’un représentant de l’Etat chargé de l’administration d’un territoire donné,
Le Premier Ministre a une nouvelle fois violé les droits et libertés des catholiques de participer publiquement au culte divin et y recevoir le sacrement de l’eucharistie dans des circonstances que nous considérons contraires, d’une part à l’exigence de proportionnalité, et d’autre part à l’obligation d’adaptation temporelle et locale, telles que ces conditions ont été posées par le juge de la liberté du Conseil d’Etat dans son ordonnance précitée de principe du 18 mai 2020.
Cette atteinte absolue sera par conséquent soumise à sa juridiction dès ce jour en référé-liberté.
Metz, le 30 octobre 2020
Pour le groupe de fidèles
Renseignements : [email protected]
📢 COMMUNIQUÉ DE PRESSE – Je dépose avec @via_officiel un référé-liberté contre la suspension des célébrations religieuses. #ConfinementActe2 #LiberteDeCulte pic.twitter.com/butofrkeWh
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) October 30, 2020
Liberté Politique s’associe au référé-liberté.

La mort, passage obligé vers la Vie
Un article d’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
La mort est un sujet de plus en plus tabou dans nos sociétés modernes en voie de déchristianisation avancée. Elle reste cependant d’actualité à l’approche du 2 novembre. Le lendemain de la fête de la Toussaint, traditionnellement, toutes les familles de France se penchent sur leurs défunts et vont refleurir leurs tombes. Reportage à Toulon, où le Service Catholique des Funérailles organise des parcours de réflexions pour se « réconcilier avec la mort ».

Ils sont une vingtaine de participants, du diocèse de Fréjus-Toulon, venus faire le point sur leur rapport avec la mort, sur leur préparation à cet instant fatidique, qui n’épargne personne depuis le péché originel. Parler de la mort sans parler de la vie éternelle, serait réducteur. D’autant plus que certains des participants accompagnent en tant que laïcs des familles endeuillées. C’est le cas d’Albert, au service de la Communion Saint Lazare (lire notre encadré), spécialisée dans la célébration des funérailles. Joëlle fait partie de la diaconie du Var. Jérôme Bertrand, directeur du Service Catholique des Funérailles de Toulon, est à l’initiative de cette journée. Il explique que
« notre société est très paradoxale : elle repousse de plus en plus la réflexion sur la mort alors même qu’elle y est en permanence confrontée dans les médias : avec la pandémie, le terrorisme, la fin de vie, et, les catastrophes. Nous avons tous besoin de nous réconcilier avec la mort. Ce besoin de s’arrêter pour faire un point personnel sur cette question concerne, en particulier, ceux qui accompagnent des personnes confrontées à un deuil. »
Jérôme lance la journée, animée par Laure Leslé, qui vient spécialement de Marseille, et, qui en est à sa neuvième session.
« Auparavant, dit-elle, j’ai vécu 10 ans au Québec, où je me suis formée auprès de Jean Monbourquette, psychologue et prêtre ».
Le déni de la mort
Christian de Cacqueray est le fondateur et le directeur national du Service Catholique des Funérailles. Il parle, dans une vidéo introduite par Laure, du déni de la mort. Il explique que
« les rites se sont effondrés et avec eux notre rapport à la mort. La mission des chrétiens, notre mission, est de choisir la vie plutôt que la mort. Le parcours funéraire est à la fois un parcours anthropologique, psychologique et spirituel. »
Il rappelle, notamment, que « l’individualisme a pris le pas sur le collectif ». De fait, une distance intergénérationnelle semble s’être dressée, depuis une trentaine d’années. Et, la question « qui était ce défunt pour moi ? » est de plus en plus posée, indiquant que le curseur de la distanciation et de l’indifférence est au plus haut. Mauricette, veuve depuis 10 ans, qui a 4 enfants et 7 petits-enfants, ne vit pas dans le déni. « Je suis prête, dit-elle, le Seigneur peut venir me chercher. » Didier et Josette sont mariés depuis 50 ans, pour eux l’accompagnement est très important : « les gens ont besoin de compassion ». Ils expliquent que « notre société est très contradictoire : elle diffuse une culture de mort, et, elle se veut immortelle ». Joëlle a vécu 12 ans en Lituanie, et, elle se souvient que « la mort n’y est pas du tout tabou, les familles ne sont pas éclatées comme en France. Les rites funéraires permettent même de prendre le mort en photo, avec toute sa famille. »

Bien vivre son deuil
Une deuxième vidéo présente Laure qui parle du deuil, et, de la façon de le vivre. Elle élargit le sujet, et, explique que
« chacune de nos vies est jalonnée de multiples pertes et renoncement : la mort d’êtres chers, mais, également, la perte d’un emploi, une séparation conjugale, un divorce, etc. Etymologiquement, faire son deuil signifie : faire son temps de douleur. C’est un processus naturel, qui requiert de la lenteur et du temps, ce que la société actuelle n’accorde plus aux endeuillés. »
Laure a étudié de près, avec le père Jean Monbourquette, le processus du deuil. Elle explique qu’il y a huit étapes à respecter pour bien vivre son deuil :
les premières étapes sont psychologiques. Il s’agit du choc et du déni. Puis, les émotions prennent, légitimement, le pas. Ensuite, il y a les étapes du « faire », en réalisant les promesses du défunt. Puis, les étapes spirituelles. L’avant-dernière étape est celle du laisser partir. Et, la dernière étape est celle de l’héritage spirituel. »
Des participants témoignent. Thérèse parle de la mort de ses parents. Très émue, elle se souvient encore de sa mère qui lui a demandé pardon à la mort de son père. Josée a vécu un traumatisme lors de la mort subite de ses parents. « Je n’ai pas pu faire le deuil de ma mère. Et, mon père est mort à l’hôpital devant moi. » Jeune, Albert a perdu ses parents. Il s’est engagé, plus tard, dans la Communion Saint Lazare.
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie »
La dernière partie de la session est spirituelle et très thérèsienne. Introduite par le père Laurent Stalla-Bourdillon, du diocèse de Paris, qui pose d’emblée la question :
« quel est le sens de la vie, reçue comme un don gratuit, dès lors que la mort vient en ternir la beauté ? »
Puis, il fait cheminer son auditoire, en parlant de la mort du Christ. Il parle, aussi, de la Genèse, du péché originel. Il parle de la dernière parole du Christ, « Père entre tes mains, je remets mon esprit ». Il élève le regard, et parle de la résurrection.
« La mort vient engloutir le pouvoir de la vie. Mais, lorsque nous aurons notre corps de ressuscités, nous verrons combien Dieu nous aime. L’Amour et la Vie sont en fait une seule et même chose. »
Et, il termine en empruntant cette phrase, remplie d’espérance : « Je ne meurs pas, dit Thérèse, j’entre dans la Vie ». Cette dernière phrase soulève d’émotions l’ensemble des participants, comme si le processus de cette journée les faisait passer de l’humain au divin, de la mort à la vie. Cette phrase de la petite Thérèse de Lisieux les rejoint. Perrine la complète en disant : « je suis un enfant chéri et attendu du Bon Dieu » Albert et Elisabeth sont unanimes : « je la vis cette espérance. Je bénis le Seigneur. Je glorifie Dieu à travers toutes ces personnes endeuillées. »
La Communion Saint Lazare
Cette association publique de fidèles a été fondée le 12 avril 1998, à Pâques, par Mgr Joseph Madec, évêque de Fréjus-Toulon. Elle regroupe des dizaines de laïcs qui souhaitent se mettre au service des familles, dans le cadre du deuil et des funérailles. Il l’a chargée de mettre en œuvre les orientations diocésaines relatives à la pastorale du deuil et des funérailles. Mgr Dominique Rey a poursuivi, dès 2000, en ce sens. Il souligne l’importance à donner à
« la diversité des situations pastorales. L’objectif est d’accompagner la famille du défunt, de prier pour elle, et, de l’aider dans la préparation des obsèques. »
Albert, qui officie, témoigne que ce service
« le rend heureux. Je prie souvent pour toutes ces familles endeuillées. Tous ces morts que j’accompagne jusqu’à la demeure éternelle. Dans la Communion Saint Lazare, on se rapproche du cœur, et, de l’âme des autres ».
La Communion Saint Lazare célèbre chaque année des milliers de rites funéraires dans le diocèse.
Texte et photos réalisés par Antoine Bordier
Le terroriste de Nice est un migrant tunisien entré illégalement en France
Le terroriste de Nice est un migrant tunisien entré illégalement en France via Lampedusa.
Depuis plus de 5 ans, le Salon beige alerte sur le risque avéré de présence de terroristes islamistes parmi les migrants/réfugiés qui arrivent massivement en Europe et en France avec la complicité coupable de nos dirigeants politiques. Philippe de Villiers le dénonçait en 2016 :
Ce qui est certain c’est que ces générations politiques, Sarkozy, Hollande et depuis Giscard en fait, pour moi, elles ont du sang sur les mains (…) d’abord parce qu’ils ont désarmé les frontières et que malgré les avertissements des attentats ils ont maintenu Schengen” (…) deuxièmement parce qu’ils ont installés au coeur de notre nation, une super nation qui s’appelle l’oumma, c’est à dire la communauté des croyants de l’islam et que maintenant nous sommes devant la contre société islamique”.
Florilège des articles publiés depuis 2015:
50 jihadistes tunisiens cachés parmi les migrants
Mgr Schick rappelle que « certains migrants » sont des terroristes
Immigration : le moralisme assassin
La majorité des terroristes est arrivée en Europe parmi les réfugiés
410 cas possibles de terrorisme parmi les réfugiés en Allemagne
De nombreux terroristes parmi les réfugiés immigrés
Des partisans d’organisations terroristes se sont infiltrés parmi les migrants
Encore des “migrants” terroristes
Des terroristes dans des centres de réfugiés
Encore un terroriste qui s’était fait passer pour un migrant
Encore un terroriste découvert parmi les migrants
Au moins 4 terroristes de l’Etat islamique sont entrés en Europe en profitant du flux migratoire
Au moins 2 des terroristes du Stade de France s’étaient fait passer pour des migrants
France Inter tente d’intimider Le Salon Beige
Des milliers de djihadistes sont entrés clandestinement en Europe : “Attendez simplement” !
Le lien entre les réfugiés et le terrorisme
Au moins 3 terroristes seraient arrivés en tant que « réfugiés »
Un des terroristes est entré en Europe comme “réfugié”
Selon l’Autriche, des combattants de l’EI parmi les immigrants
La Hongrie dit avoir arrêté un terroriste parmi les immigrants
Migrants : le pape évoque le risque d’infiltrations terroristes
Le poids du lobby LGBT dans le prochain conclave se fera beaucoup sentir.
Lu sur le site Benoit et moi à propos des récentes nominations de 13 nouveaux cardinaux :
“Au moins trois d’entre eux (sur 13) sont clairement favorables non seulement à la reconnaissance juridique des unions civiles, mais aussi à la normalisation complète de l’homosexualité ; et surtout ils se dépensent largement pour la cause LGBT dans l’Église.
Le plus important d’entre eux est certainement l’Italien Marcello Semeraro, qui a fait d’Albano la capitale italienne du mouvement catho-gay. Il accueille chaque année le « Forum des chrétiens LGBT italiens », dont le but est précisément de faire accepter pleinement l’homosexualité – et non les personnes à tendance homosexuelle – dans l’Église, avec un changement du catéchisme et une relecture de la Sainte Écriture à la sauce arc-en-ciel. Il n’est donc pas étonnant que, dès qu’il a reçu la nomination à la pourpre, Semeraro ait soutenu, en se référant à l’interview du Pape, les raisons des unions civiles (…) De plus, déjà à l’occasion de la Journée de la famille en janvier 2016, Semeraro a ouvertement soutenu la reconnaissance des unions civiles, tout en excluant les adoptions pour les couples homosexuels (…)
Sur la même longueur d’onde se trouve l’archevêque de Washington, Wilton Gregory, le premier évêque afro-américain des États-Unis, qui a affirmé il y a tout juste un an – en réponse à une interview – que « les catholiques transsexuels appartiennent au cœur de l’Église ». Auparavant, en tant qu’évêque d’Atlanta, Gregory avait ouvert la cathédrale à des rencontres avec des familles comptant des membres LGBT et avait exprimé son soutien total au père James Martin et à Monseigneur Henry Gracz, tous deux très actifs dans la promotion de l’agenda LGBT dans l’Eglise. En 2014, Mgr Gregory a également nommé un diacre comme assistant spirituel de la communauté LGBT diocésaine, et a fait une sévère autocritique de l’Église à l’égard des personnes LGBT.
Le troisième néo-cardinal ouvertement gay-friendly est le Maltais Mario Grech, dont l’activisme pro-gay est apparu clairement lors du premier Synode sur la famille en 2014, lorsqu’il a invité les autres pères de synode à utiliser un langage plus sensible envers les gays et les lesbiennes. Grech s’est également prononcé publiquement en faveur des unions civiles et des couples de même sexe ; dans une interview accordée en 2015, il a déclaré qu’ “outre le mariage”, il existe « différentes formes de relations ».
Peut-être n’ont-ils pas été choisis comme cardinaux exclusivement pour leur activisme pro-gay, mais il est certain qu’une présence aussi lourde en matière d’homosexualité ne pouvait pas passer inaperçue. Tout comme il est certain que la présence homosexuelle catholique au sein du Sacré Collège est considérablement renforcée. Le site web américain New Ways Ministry, point de référence de la lutte catho-gay, félicitant le pape pour le choix des trois mentionnés ci-dessus, liste les noms de 11 autres cardinaux considérés comme pro-Lgbt au sein du Sacré Collège, tous nommés par le pape François : Blase Cupich, Joseph Tobin, Kevin Farrell, Jozef de Kesel, Vincent Nichols, Matteo Zuppi, Jean-Claude Hollerich, José Tolentino Medonca, John Atcherly Dew, Dominique Mamberti et le père Michael Czerny, SJ.
Il faut dire que si ces derniers ont depuis longtemps pris des positions publiques sur la question de l’homosexualité et des unions civiles, il est probable qu’au sein du Collège des Cardinaux il y ait d’autres « sympathisants », qui sont restés jusqu’à présent dans l’ombre : cela signifie que le poids du lobby gay dans le prochain conclave se fera beaucoup sentir.
Il ne reste plus aux fidèles qu’à prier pour que le Christ reprenne rapidement le contrôle de la barque.”
Messes interdites après le 2 novembre : la réaction des évêques…
…entre soumission et refus.
Mgr Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Lyon, semble complètement résigné et ce n’est pas bon signe :
Le mercredi 28 octobre, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a rencontré dans la soirée les représentants des cultes. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé que le nouveau confinement national prendrait effet dès le jeudi 29 octobre à minuit, les célébrations religieuses pourront encore se tenir jusqu’au 1er novembre inclus. Les fidèles catholiques pourront donc se rendre à la messe pour la fête de la Toussaint. Mais dès le lendemain, lundi 2 novembre, jour de la commémoration des fidèles défunts, le culte ne pourra plus se faire en présence de l’assemblée.
“Je ne suis pas médecin ni épidémiologue, donc je ne peux pas juger de la pertinence, a réagi Mgr Michel Dubost au micro de Clotilde Dumay, c’est une souffrance qui nous est imposée et qu’il va falloir porter courageusement et s’entraider pour la supporter.” (…) “Pour le moment nous allons être sevrés de messes pendant un certain temps, conclut Mgr Dubost, il faudra réinventer les systèmes que nous avions utilisés ou peut-être en utiliser d’autres.
Heureusement, d’autres évêques ont compris que la messe à la télévision n’est pas suffisante. L’Eucharistie est une nécessité pour les catholiques :
Plus que jamais les fidèles catholiques doivent venir participer à la messe pour s’unir au sacrifice rédempteur du Christ. C’est un devoir de conscience. Seigneur, prends pitié. https://t.co/No6fFiWAAQ
— Bernard Ginoux (@mgrginoux) October 29, 2020
La liberté de culte n’est pas négociable. Si commerces et écoles restent ouverts, les catholiques doivent avoir le droit d’assister à la messe. #confinement
— Mgr Dominique Rey (@MgrDominiqueRey) October 29, 2020
Le Président n’a rien dit sur les lieux de culte, mais Mgr de Moulins Beaufort lui a écrit hier pour lui demander qu’en cas de confinement, les célébrations cultuelles demeurent. Il en va, me semble-t-il, de la liberté de culte, d’autant que les écoles restent ouvertes.
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) October 28, 2020
Des églises ont-elles été fermées pour contamination?Non.Y a-t-il eu des cas recensés dans nos assemblées?Non. L’interdiction des messes, quand nous respectons strictement les précautions sanitaires pour participer à l’effort national, est une atteinte grave à la liberté du culte
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) October 29, 2020
Marion Maréchal réagit aux attentats : “Nous sommes en guerre mais pas contre un virus”
Clair et limpide. Très bonne analyse sur la notion d’Etat de droit :
Une candidate de Secret Story (TF1) contrainte d’avorter
Les féministes et les pro-avortement nient pourtant que certains avortements sont le produit d’une contrainte morale sur des femmes. Voici une preuve terrible :
Benjamin Castaldi est mieux placé pour parler des coulisses de Secret Story (…) Comme l’a révélé ce dernier, une candidate enceinte lors du tournage de ce programme avait été persuadée par certains membres de l’équipe production d’avorter (…)
Une candidate avait été contrainte par certains membres de l’équipe de production à éliminer sa grossesse via la consommation d’une pilule abortive (…) le présentateur de C8 a donc fait allusion à une affaire d’avortement forcé dans Secret Story. Même si Benjamin Castaldi semblait n’avoir pas souvenance de cet événement, il a néanmoins dit avoir été contre le fait de faire avaler une pilule abortive à une candidate de cette émission.
Non, il n’existe pas de droit au blasphème!
Un rappel bienvenu de Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon:
Une question me travaille depuis des semaines : le blasphème est-il vraiment un droit en démocratie ? Les caricatures blasphématoires sont-elles un droit en démocratie ? Malgré les affirmations du président de la République, je réponds non à cette question et je voudrais argumenter ma réponse.
En terre d’Islam radical, le blasphème contre le prophète ou le Coran est passible de la peine de mort et dans certains cas par décapitation. Dans l’Église catholique, quand un tabernacle ou un ciboire contenant la présence réelle du Seigneur est profané, les chrétiens célèbrent des messes de réparations et de demande de pardon pour de tels actes de profanation.
Après les attentats de “Charlie Hebdo”, tout le monde était “Charlie” ! Personnellement, j’ai toujours affirmé : “Je ne suis pas Charlie”, tout en condamnant avec force les auteurs de cet attentat barbare et odieux. Il était fondamental de condamner l’attentat, mais il était tout aussi fondamental de me dissocier d’un journal qui fait sa une de caricatures aussi blasphématoires les unes que les autres.
Lorsque “Charlie” a pu reparaître des mois plus tard, la une était toujours scandaleuse et m’a profondément blessé. Elle représentait le pape Benoît XVI sodomisé par le prophète ! Et la presse s’est réjouie de voir ce “journal” renaître de ses cendres. Quelques temps après, j’ai eu l’occasion, lors d’un repas à la préfecture d’Avignon avec le ministre de l’Intérieur de l’époque, et les représentants des cultes de poser au ministre la question suivante : le blasphème semble faire partie des gènes de “Charlie Hebdo”, mais ne pensez-vous pas que la liberté de publier blasphème et caricatures s’arrête là où je blesse gravement mes frères ? Et je lui ai dit combien j’avais été profondément bouleversé de voir ainsi bafouer le pape Benoît et même de voir bafouer le prophète à travers cette caricature. Il m’avait répondu à l’époque qu’au gouvernement, il y avait eu un débat, car un certain nombre de ministres condamnaient une telle caricature au nom même d’une limite à la liberté dans un monde où nous sommes invités à vivre en frères.
Je dois avouer que j’avais pleuré devant une telle caricature qui blessait ma sensibilité de chrétien. Comment des journalistes peuvent-ils agir ainsi au nom d’un pseudo droit à une liberté totale et sans limites de caricaturer jusqu’à l’extrême et de s’en glorifier ? La démocratie ou le laïcisme n’ont rien à voir en cela.
Je croyais – naïvement peut-être – que l’homme était fait pour vivre en société et que la République avait cru bon d’emprunter aux chrétiens le symbole de la “Fraternité” comme emblème de la République ! Si nous sommes appelés à vivre ensemble en frères, la liberté de chacun s’arrête là où je blesse mon frère. Je peux certes entamer le dialogue avec un frère qui ne partage pas mon point de vue, et user de tout mon pouvoir de persuasion, mais déclarer d’emblée que le blasphème et les caricatures, quelles qu’elles soient sont un droit en démocratie, cela n’est pas juste, cela n’est pas vrai.
En même temps, cela ne justifie en aucune façon la décapitation d’un professeur d’histoire qui voulait réfléchir avec ses élèves sur la portée de telles caricatures et sur un tel blasphème remis au goût du jour dans une presse à scandale.
Je dois avouer combien je suis resté sans voix devant les déclarations du président de la République, qui plus est parlant depuis le Liban, face à un tel acte. Il a justifié au nom même de la démocratie la liberté de dire et de publier tout et n’importe quoi, la liberté au blasphème sous toutes ses formes. Je croyais rêver !
Je comprends qu’il soit de bon ton aujourd’hui de se moquer des religions et de les traîner dans la boue, mais les auteurs de tels comportements se rendent-ils compte qu’ils bafouent la liberté dans son vrai sens, son sens profond et authentique ?
Au nom même de la fraternité, base de toute vie en société, je ne peux que redire : la liberté de chacun s’arrête là où je blesse gravement mon frère ! Il s’agit là d’une vérité fondement même de toute vie en société ou alors nous allons vers une dérive totalitaire qui ne dit pas son nom. En même temps, il nous faut condamner avec force les actes de violences et de barbarie qui prétendent répondre à cette conception erronée de la liberté.
+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon
“Etre ou ne pas être Charlie. Que reste-t-il de notre liberté d’expression ?”
Pour la première conférence de l’année, organisée par l’ISSEP, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune répondent aux questions de Marion Maréchal sur le sujet suivant : “Etre ou ne pas être Charlie. Que reste-t-il de notre liberté d’expression ?”
lI y a dans l’Église d’Allemagne un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église
Le cardinal Müller a été interrogé dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau. Il s’exprime notamment sur l’épiscopat allemand :
Aujourd’hui, des évêques et des laïcs en Allemagne veulent donner une nouvelle définition aux dogmes et à la pastorale. Ils souhaitent distinguer la théorie de la pratique. Ils doivent apprendre à regarder de nouveau la réalité. Ils doivent comprendre que, pour la foi catholique, le dogme n’existe pas comme théorie. Le dogme est seulement l’affirmation d’une réalité, du Verbe incarné. Pour ces évêques, la pastorale est seulement un passe-partout pour s’accommoder au monde d’aujourd’hui. Il y a dans l’Église d’Allemagne, qui est riche matériellement, un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église. Certains ont une vie maritale en dehors des liens sacramentels du mariage. Ils aimeraient garder leur travail et unifier leur vie avec la théorie catholique sans se convertir ni changer leur vie. La seule réforme de l’Église possible est un approfondissement de la vie en Jésus. Comme le dit la Vulgate dans la Lettre aux Romains, il faut changer notre intelligence selon la volonté de Dieu et non selon la volonté du monde (Rm 12).
Est-ce que la situation allemande vous inquiète ?
Cette idéologie progressiste en Allemagne est portée par des hommes occupant des postes d’influence, notamment dans la communication au sein des organisations des assemblées épiscopales. Mais il existe des millions de catholiques qui veulent continuer à l’être selon la définition officielle de l’Église. Le pape François a critiqué ce chemin, non de l’Église d’Allemagne, mais de ce groupe de fonctionnaires qui occupe l’opinion publique en Allemagne. Il est vrai qu’il existe une certaine superbe allemande, une fierté de l’âme qui pousse les Allemands à se prendre pour les professeurs du monde. Ce qui est un peu ridicule. L’Église catholique est une communauté de tous les peuples avec des échanges selon les charismes et les dons propres.
Non, la France n’est pas un pays musulman!
Voici quelques jours, l’ambassadeur de France en Suède a osé déclarer à la télévision locale que la France était un pays musulman. En partenariat avec le parti VIA – La voie du peuple (ancien PCD, le parti présidé par Jean-Frédéric Poisson), nous lançons une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour qu’il désavoue ces propos contradictoires avec l’apparente fermeté du moment. Vous pouvez la signer ci-dessous (et n’hésitez pas à la diffuser largement autour de vous: il serait scandaleux que ces propos demeurent sans réponse!):
Monsieur le Président,
L’ambassadeur de France en Suède, Etienne de Gonneville, interrogé lundi 26 octobre 2020 par une chaîne de télévision suédoise, a osé déclarer (en anglais, pour faire bonne mesure !) : « La France est un pays musulman ».Ces propos scandaleux qui ne peuvent que susciter encore davantage “d’appétit” de la part des djihadistes ayant déclaré la guerre à notre pays qu’ils voient tomber comme un fruit mûr, doivent être immédiatement dénoncés.Ils sont de nature à ruiner tous les propos de fermeté que vous avez tenus ces derniers jours, notamment à l’occasion de l’odieux assassinat de Samuel Paty ou encore des agressions verbales du président turc.Nous vous prions donc instamment de bien vouloir déclarer clairement et sans détour que la France, dont l’âme, l’unité et le « corpus » public ont été forgés par une histoire pétrie d’héritage judéo-chrétien, n’est pas et ne peut pas être, sauf à changer ses fondements historiques et culturels, un pays musulman. Et de démettre cet ambassadeur de ses fonctions – le corps diplomatique ne méritant pas de devoir assumer cette ineptie, injurieuse envers notre pays qu’il est censé représenter.Dans l’attente de constater que votre fermeté saura s’appliquer, là aussi et en cohérence avec vos déclarations récentes, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre vigilante attention.
Amy Coney Barrett a été confirmée comme juge à la Cour suprême
Si cela est sans doute une victoire pour Donald Trump, cela représente surtout une magnifique victoire du conservatisme et des valeurs chrétiennes. Le quotidien le Monde ne s’en remet pas et note qu’il s’agit de la première juge élue “depuis 1869 à ne pas avoir obtenu une seule voix du parti adverse”. Le Sénat a confirmé ce choix par 52 voix contre 48 :
A huit jours de la présidentielle, Donald Trump a enregistré une immense victoire avec la confirmation de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême des Etats-Unis, désormais ancrée durablement et solidement à droite. Malgré l’opposition des démocrates face à un processus jugé “illégitime” si près du scrutin, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté lundi soir pour la candidate du président. “C’est un jour historique pour l’Amérique”, a jubilé Donald Trump lors de la prestation de serment de la magistrate, organisée dans la foulée à la Maison Blanche. Le président-candidat, tout sourire, a loué “les qualifications impeccables”, “la générosité dans la foi” et “le caractère en or” de cette fervente catholique de 48 ans, mère de sept enfants et opposée à l’avortement. Elle a pour sa part promis de tenir ses convictions personnelles à l’écart de son travail de juge. Le contraire “serait un manquement au devoir”, a-t-elle estimé.
Vaincre l’isolement et la solitude : le Béguinage Solidaire, un nouvel habitat pour la retraite
A l’heure où le vieillissement est un véritable défi pour notre société, des initiatives se lancent afin d’apporter des réponses concrètes et adaptées à une demande croissante. A mi-chemin entre la retraite à la maison et la maison de retraite, le béguinage solidaire, concept découvert en Belgique et en Allemagne, est un modèle d’habitat, véritable lieu de vie basé sur l’entraide, la solidarité et la bienveillance. Plus précisément, Il s’agit d’un ensemble de maisons ou d’appartements, entre 20 et 30 (28 logements ici à Valognes) pour garder une certaine intimité, regroupés autour d’une maison commune, d’un jardin-potager et d’un atelier de bricolage ouverts sur le voisinage. Une « personne bienveillante », salariée, présente au quotidien joue un rôle central de facilitateur, relais et de soutien.
Dans le cadre d’une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale, ce projet voit le jour notamment dans le Cotentin, à Valognes, avec le soutien enthousiaste des collectivités locales et des populations cibles.
Vous pouvez être acteur de son développement en suivant l’offre d’investissement proposé par CredoLending, marque de la société CredoFunding. En ces temps où les rendements sont faibles et les solutions de placement restent opaques sur leur destination, CredoLending donne la possibilité d’allier SENS & RENTABILITE en circuit court. Les personnes physiques et les personnes morales peuvent y contribuer.
Pour aller plus loin et investir : https://www.credofunding.fr/fr/beguinage-solidaire
Pour toute information, vous pouvez contacter Edouard Vieilfault : [email protected]
