Xavier Bertrand va-t-il devoir s’entendre avec Eric Dupond-Moretti pour battre le RN ?
Après avoir créé un psychodrame au sein de la direction de LR avec la PACA, Emmanuel Macron envisage d’envoyer Eric Dupond-Moretti comme tête de liste dans les Hauts-de-France pour affronter Xavier Bertrand et surtout pour mettre celui-ci devant ses contradictions au deuxième tour [source] :
Des discussions sont engagées au sein de la majorité et du gouvernement pour que le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti remplace Laurent Pietraszewski comme tête de liste LREM pour les régionales dans les Hauts-de-France (…)
Une source gouvernementale a confirmé cette hypothèse, dévoilée par Politico : « Ce serait le bon candidat pour faire un meilleur score que Pietraszewski et forcer Xavier Bertrand en vue de la triangulaire (voire quadrangulaire) du second tour » (…)
Selon une source proche de la campagne, « on est à 95 % de chances qu’il prenne la tête », et « cela va changer la configuration de la campagne » : « s’il est envoyé par le président, il représente le président, qui a une bonne cote de popularité, alors que Pietra est plus vu comme le ministre des retraites, du chômage », et « il va cogner plus fort ; pas sûr que Bertrand fasse le poids » (…)
Reste qu’après l’épisode de l’alliance LR/LREM en Provence-Alpes-Côte d’Azur, « pas question d’alliance », et Xavier Bertrand est « très clair : même liste même projet aux premier et deuxième tours, pas de fusion »
La Justice a tranché : La tribune des militaires ne contient ni provocation à commettre des infractions, ni appel à la haine, à la discrimination ou à la violence
Afin de détourner l’attention de l’opinion publique de l’attentat islamiste de Rambouillet et surtout de l’intérêt que portait le meurtrier aux réseaux sociaux des élus de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon avait crié au « putsch » et qualifié les auteurs de « factieux »puis avait dénoncé au procureur de la république la tribune des militaires (signée par 57 généraux) afin qu’une suite judiciaire soit donnée.
Le procureur de Paris Rémy Heitz a rejeté la demande, arguant qu’il n’y avait pas d’infraction pénale.
Le parquet de Paris a confirmé mercredi à l’AFP que Rémy Heitz avait « classé sans suite le signalement effectué notamment par M. Mélenchon, faute d’infraction caractérisée » dans cette tribune dénonçant le « délitement » de la France, diffusée dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles le 21 avril (…)
Pour le procureur de la République (…) « ce texte ne recèle en effet pas en lui-même de provocations à commettre des infractions pas plus qu’il ne contient d’appel à la haine, à la discrimination ou à la violence« .
« Le crime de provocation à des rassemblements d’insurgés et le délit de provocation à la désobéissance des militaires ou des assujettis à toute forme du service national, prévus par le code pénal, ne paraissent pas davantage pouvoir trouver à s’appliquer aux développements figurant dans cette tribune« , ajoute Rémy Heitz.
« Si l’appréciation d’une éventuelle qualification disciplinaire des propos concernés, au regard du Code de la défense, relève des autorités compétentes, il doit être constaté qu’aucune suite judiciaire ou pénale ne peut en l’état être réservée à ceux-ci », écrit encore le procureur de Paris.
Quant au devoir de réserve des militaires, Jean-Luc Mélenchon ne semblait pas s’en offusquer en 2015 lorsque le colonel (er) Michel Goya et le général 2S Jérôme Pellistrandi (rédacteur en chef de la revue « Défense nationale » et colonel d’active à l’époque) intervenaient à ses côtés lors d’une réunion thématique du Parti de Gauche (ancêtre de LFI). Et ce n’est pas un hasard non plus si ces deux militaires s’en sont pris de manière virulente à la tribune des militaires…

Pendant que LR et LREM s’entretuent, le RN engrange des ralliements
Certes ce ne sont pas des personnalités de premier plan mais c’est le signe que d’autres pourraient suivre.
Dans le Grand-Est, l’ancien député UMP et suppléant de Nadine Morano, Philippe Morenvillier, passé par DLF, vient de rejoindre le Rassemblement National et la liste de Laurent Jacobelli.
Évènement assez rare, le journaliste de LCI Thierry Balland vient de rejoindre le RN comme tête de liste à Paris et déclare même, avec courage, avoir toujours voté FN même à l’époque de Jean-Marie Le Pen. De quoi faire hurler les bien-pensants :
Une quarantaine d’années passées derrière l’écran et l’envie de «prendre son risque» dans la bataille électorale. Journaliste historique de LCI, la chaîne du groupe TF1 lancée en 1994, Philippe Ballard a été désigné tête de liste du Rassemblement national à Paris pour les élections régionales de juin prochain, comme le rapporte le Figaro, ce mardi. Il mènera campagne aux côtés du député européen et vice-président du RN, Jordan Bardella. «C’est avec un immense honneur que je serai tête de liste du Rassemblement national à Paris pour les régionales 2021», s’est réjoui l’intéressé sur Twitter.
En Occitanie, un délégué LR rejoint la liste RN de Jean-Paul Garraud :
Cédric Delapierre, 45 ans, a même été élu délégué Les Républicains de la 7e circonscription de l’Hérault au début du mois dernier. En mai, cet élu municipal de Sète, discret secrétaire général du groupe LR-UDI à la région Occitanie depuis 2016, envoie tout valser pour faire ce qu’il lui plaît : rejoindre le parti de Marine Le Pen.
Sa démission est tombée mardi soir, à la fois de ses fonctions internes à LR et de son emploi au groupe. Il figurera en numéro 3 sur la liste RN de l’Hérault pour les régionales et sera candidat aux départementales sur le canton de Mèze, en binôme avec la responsable locale du RN
Cédric Delapierre vient de signer une tribune dans Valeurs actuelles :
« (…) Depuis plusieurs décennies, j’ai servi avec conviction l’UMP puis Les Républicains. J’acte aujourd’hui ma rupture avec les états-majors parisiens, certainement pas avec les militants et les électeurs, encore moins avec mes idées. Au fond, ce sont Les Républicains qui ont trahi nos idées, nos valeurs et notre engagement militant (…) Il est temps de sortir du piège dans lequel François Mitterrand a enfermé la droite, de ne plus se laisser dicter notre conduite par ceux qui ont précipité notre pays dans les crises. Cette union régionale autour de Jean-Paul Garraud est un signe des temps (…)
En Auvergne-Rhône-Alpes, Stéphane Blanchon, secrétaire général de l’UNSA Santé Cohésion Sociale et élu au Conseil technique ministériel auprès d’Olivier Véran, ministre de la Santé, vient de rejoindre le RN et sera tête de liste dans le département de la Drôme :
Le secrétaire général de l’Unsa a annoncé l’exclusion « de fait » d’un responsable du syndicat après l’annonce mercredi matin de sa présence sur la liste du Rassemblement national aux prochaines élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes (…) « On ne va pas laisser le RN laisser contaminer le syndicalisme et encore moins l’Unsa. Je vais redire que chacun doit être très vigilant », a expliqué Laurent Escure à l’AFP, en dénonçant « un mélange d’opportunisme, de stratégie de camouflage et d’entrisme ».
La semaine dernière, Le Canard enchaîné avait révélé la candidature aux départementales sous l’étiquette RN de Luc Doumont, secrétaire général de l’Unsa Finances, Industrie et Services du Premier ministre.
Dans le Morbihan, Florent de Kersauson, le célèbre entrepreneur breton, 71 ans, un des fondateurs de la Route du Rhum, devrait être présenté officiellement jeudi, par Marine Le Pen comme tête de liste départementale, ce qui ne plait pas du tout à sa fille…engagée à l’extrême gauche chez EELV :
C’est un secret de plus en plus mal gardé qu’un communiqué du Rassemblement national a achevé de déflorer, lundi. L’annonce de la venue de Marine Le Pen à La Trinité-sur-Mer, jeudi 6 mai, en soutien de Gilles Pennelle, candidat du RN aux régionales, a été accompagnée d’une promesse : « le ralliement d’une personnalité bretonne », tête de liste RN dans le Morbihan, dont l’identité sera dévoilée jeudi. Habitant La Trinité-sur-Mer depuis toujours, ami de longue date de la famille Le Pen – dont la commune morbihannaise est aussi l’un des fiefs – Florent de Kersauson, homme d’affaires bien ancré à droite, coche toutes les cases. Contacté, l’intéressé ne confirme rien et respecte le plan de communication d’un parti qu’il apprécie mais auquel il n’a jamais adhéré (…)
Enfin, cette candidature officieuse fait également réagir au sein de la famille Kersauson, dont le nom est connu dans tout le pays. Florent, qui est l’un des créateurs de la Route du Rhum, est notamment le frère d’Olivier, ancien skipper et figure médiatique bien connue. La fille de Florent de Kersauson, Mannaïg, candidate écologiste aux élections régionales en Auvergne Rhône-Alpes (11e position dans l’Allier), s’inquiète ouvertement de ce scénario politique. « On a essayé de l’en dissuader avec mes frères et sœurs mais il sait trouver des arguments pour être convaincant. On aurait vraiment préféré que ce soit sous un autre parti (…) »
En Occitanie encore, c’est un ancien bras droit de…Georges Frêche qui pourrait franchir le pas :
« (…) Frédéric Bort, qui fut le bras droit de Georges Frêche, avant d’être séduit par l’idéal que pouvait représenter Emmanuel Macron dans l’effacement du clivage gauche-droite, n’a pas éludé la question : « J’ai effectivement été approché et des propositions m’ont été faites, confirme le viticulteur qui a été approché par le Rassemblement national dans l’optique des prochaines élections régionales. Ma décision n’est pas prise, je réfléchis. »
Pour celui qui se dit « très libre et indépendant d’esprit », ce n’est pas « complètement hallucinant que Jean-Paul Garraud (…) ou Louis Aliot se disent qu’au vu de mon parcours, ils pourraient raisonner avec quelqu’un comme moi. Ma culture politique et mon expérience sont celles d’un homme qui se bat contre le système et le politiquement correct, comme le faisait Georges Frêche. Et je me demande ce que lui ferait dans ma situation. Mais je n’ai rien tranché pour l’instant. »
Quant à Eric Ciotti (LR) qui s’est opposé hier soir à la décision de la direction de LR de soutenir Renaud Muselier et à qui Thierry Mariani fait des appels du pied, que va-t-il faire maintenant que le Canard enchaîné a révélé qu’il aurait bénéficié d’un arrangement avec le RN en 2017 pour conserver son siège de député ?

C’est arrivé un 5 mai…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 5 mai : fête de Saint Hilaire d’Arles, évêque d’Arles.
Hilaire d’Arles, (401 – 5 mai 449) est des moines-évêques qui, à la suite de saint Martin, répandent la foi catholique en Gaule. Il est archevêque d’Arles de 430 à sa mort. Moine au monastère de Lérins, il est élu de force évêque, à 29 ans. Ce qu’il refuse en disant qu’il ne se soumettra que si Dieu lui montre de manière évidente que telle est Sa volonté. Une colombe blanche comme neige vient alors se poser sur sa tête, et elle ne s’envole qu’après qu’il eut donné son assentiment. Arles est à l’époque une métropole dont la juridiction englobe plus de 25 évêchés de Provence. Hilaire tombe malade à l’âge de 48 ans et, après avoir désigné son successeur, il remet son âme à Dieu, le 5 mai 449.
le 5 mai 614 : les Perses de Chosroès II prennent Jérusalem.
Ils emmènent non seulement le patriarche et la population en captivité (35 000 habitants vendus comme esclaves, mais ils s’emparent de la Vraie Croix, trophée de leur triomphe sur l’empire byzantin. Les églises sont détruites. C’est en 630, que l’empereur byzantin Héraclius Ier, vainqueur des Perses à Ninive en 627, ramène la Vraie Croix à Jérusalem. La ville tombe ensuite aux mains des musulmans en 638.
le 5 mai 877 : consécration de la Collégiale Sainte-Marie.
Construite par Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne à Compiègne, dont il voulait faire la capitale de l’Empire d’occident elle est devenue depuis l’abbaye Saint-Corneille. La Révolution met fin à son histoire presque millénaire. L’abbaye royale, alors riche et célèbre, Panthéon de Compiègne, est profanée, pillée et laissée à l’abandon, en 1793. Les derniers bâtiments de l’abbaye sont bombardés en 1940 par l’aviation nazie.
le 5 mai 1308: ouverture des états généraux à Tours.
Les États généraux du royaume de France, convoqués par Philippe IV le Bel le 25 mars 1308, au sujet de la mise en jugement et de la condamnation des Templiers. Ils se réunissent entre le 5 et le 15 mai 1308 à Tours et approuvent la condamnation de l’ordre.
le 5 mai 1561 : Charles IX est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.
Voir les chroniques du 30 mai du 27 juin et du 24 aout.
le 5 mai 1672 : d’Artagnan prend ses fonctions de gouverneur de Lille.
N’aspirant qu’à retrouver les champs de bataille d’Artagnan est un piètre gouverneur. Les tensions avec Vauban et son inaptitude à gouverner une grande ville de 50 000 habitants, au rôle stratégique majeur expliquent qu’il soit relevé en décembre 1672. Le Roi utilise de nouveau cet homme, en qui il a une totale confiance, là où il est le plus efficace : sur les champs de batailles.
le 5 mai 1789 : ouverture des États généraux à Versailles.
Le Roi Louis XVI a convoqué les états généraux à Versailles pour résoudre le problème du déficit du budget. Les réformes fiscales royales ayant échoué à cause de la noblesse, les finances de la France sont dans un état déplorable. Les loges qui travaillent les élites de la nation depuis près d’un siècle vont saisir l’occasion pour détruire le principe monarchique, qui trouve son fondement dans le baptême de Clovis à Reims. Il est surprenant de voir que 481 ans après, jour pour jours, les Etats généraux après avoir donné un vernis de légalité aux décisions du Roi Philippe IV le Bel, sont l’instrument de la chute de la monarchie française.
le 5 mai 1793 : les troupes républicaines Quétineau capitulent à Thouars devant les Vendéens.
Voir la chronique du 2 mai.
le 5 mai 1821 : mort de Napoléon Ier, empereur des Français, en exil à l’île de Sainte-Hélène.
Napoléon Bonaparte meurt en exil à l’île Sainte-Hélène, a priori d’un cancer de l’estomac, selon le rapport d’autopsie fait par le médecin anglais de l’ile d’Elbe. La thèse est contestée par certains qui parlent d’empoisonnement à l’arsenic.
le 5 mai 1862 : première bataille de Puebla.
Les soldats français commandés par Charles de Lorencez échouent devant Puebla. La ville est un point clé à tenir sur la route de Mexico. Les Français perdent près de 500 hommes et la moitié de leurs munitions d’artillerie employées au bombardement. Les Mexicains ne comptent que 83 morts et 132 blessés. Les Français reviennent l’année suivante en faire de nouveau le siège. Depuis cette date, le 5 mai est un jour de fête nationale au Mexique.
le 5 mai 1917 : le général Estienne engage les premiers chars dans un combat, à Laffaux dans l’Aisne.
Inventé par les Français, ce sont les Allemands qui sauront tirer le meilleur parti de ce nouvel outil de combat en 1940.
le 5 mai 1998 : signature des accords de Nouméa.
le 5 mai 2002 : Jacques Chirac est élu président contre Jean Marie Le Pen.
Les élections régionales, un tremplin pour 2022
Pour Bruno Larebière dans L’Incorrect, les enjeux des élections régionales sont nationales. Extrait :

[…]

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Liberté d’instruire en famille menacée : les associations saisissent le CESE
Une Pétion pour la liberté d’instruction en famille a dépassé les 150 000 signatures. Par conséquent les associations saisissent le CESE (celui qui met les pétitions à la poubelle) :
En France, l’instruction est obligatoire, pas la scolarisation en établissement. En 2021, environ 62 000 enfants (0,5 % des enfants âgés de 3 à 16 ans) apprennent en famille, de manière adaptée à leurs éventuelles particularités, à leur rythme, en ayant la possibilité d’approfondir leurs intérêts (1).
En raison d’un amalgame infondé entre instruction en famille (IEF) et « radicalisation », le libre choix de l’instruction en famille est menacé par l’article 21 du projet de loi confortant le respect des principes de la République (2).
Mobilisation massive : notre pétition a dépassé le seuil des 150 000 signatures
Initiée par les associations et collectifs représentant l’instruction en famille, la pétition « Pour le maintien des droits à l’Instruction en Famille » compte plus de 153 000 signataires à la date du 5 mai 2021.
Cette mobilisation révèle l’attachement des citoyens français à la liberté d’instruire en famille. Chaque enfant peut avoir besoin de faire une pause (harcèlement ou phobie scolaires, maladie ou accident de la vie) ou simplement d’apprendre et de s’épanouir autrement qu’à l’école, grâce à des apprentissages davantage personnalisés. La diversité éducative est indispensable à la richesse de notre démocratie, tout comme la reconnaissance de la capacité des citoyens à choisir le mode d’instruction répondant au mieux aux besoins de leurs enfants.
Saisine du Conseil économique, social et environnemental (CESE)
L’étude d’impact fournie par le gouvernement pour justifier son projet de loi étant particulièrement lacunaire en ce qui concerne l’instruction en famille (3), nos associations viennent de saisir le Conseil économique, social et environnemental (CESE) par voie de pétition. Nous appelons le CESE à diligenter une analyse de controverse et des études complémentaires afin d’émettre un avis permettant d’éclairer le processus de décision de manière rationnelle (4).
Un article 21 dont la constitutionnalité est particulièrement controversée
Malgré les amendements adoptés en première lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat, le gouvernement risque d’insister pour remplacer le régime déclaratif actuellement en vigueur par un régime d’autorisation administrative (5).
Si un tel régime d’autorisation administrative – y compris déguisé sous forme de « déclaration renforcée » (6) – devait être réintroduit en Commission mixte paritaire ou lors d’un retour du texte devant l’Assemblée nationale,nous comptons sur les parlementaires pour saisir le Conseil constitutionnel.
La liberté d’enseignement – dont l’instruction en famille est un des piliers – étant constitutionnellement protégée, elle ne peut ni ne doit être soumise à l’arbitraire administratif.
Alliance LR-LREM : la décision ne satisfait personne chez LR
Le psychodrame politique se poursuit chez LR.
Les Républicains ont décidé de ne pas investir aux départementales le maire (LR) de Colmar Eric Straumann qui se présente en binôme avec Brigitte Klinkert, ex-LR et tête de liste LREM dans le Grand Est. Mais LR ne présentera personne face à eux.
Le maire LR de Toulon, Hubert Falco, proche de Renaud Muselier et Christian Estrosi, a décidé de quitter le parti Les Républicains. Pour Hubert Falco, la journée de mardi a acté le divorce entre deux lignes stratégiques et politiques.
«Condamner sans équivoque tout soutien dans une région politiquement aussi sensible que la région Provence Alpes Côte d’Azur est irresponsable!» «Ne pas être favorable à l’union alors que la menace de l’arrivée au pouvoir du Rassemblement National n’a jamais été aussi forte, revient à faire son jeu».
Ces derniers mois, Hubert Falco a déjeuné à deux reprises avec le chef de l’État.
Quant à François-Xavier Bellamy, il a publié ce qu’il avait exprimé en commission d’investiture :
Par souci de cohérence, je ne pouvais que voter contre le soutien qui nous était proposé. Comment investir un candidat qui, le jour même, remerciait pour son appui un premier ministre dont la politique est si contraire à ce que nous défendons – quand celui-ci décrivait lui-même le retrait de la liste LREM comme le début d’une recomposition nationale ? Chaque jour qui passe montre que le gouvernement qu’il dirige n’a résolu aucun des problèmes majeurs que la France traverse : c’est la raison pour laquelle nous travaillons sans relâche à combattre, avec respect mais sans concession, les erreurs de cette majorité, pour construire une alternative avec nos amis parlementaires et tant de Français restés fidèles aux engagements de notre famille politique. Comme eux, j’attendais la seule clarification nécessaire, celle qui aurait consisté à décliner ce soutien annoncé par des adversaires, à indiquer qu’il ne pouvait pas avoir été sollicité, et à le dénoncer comme une manœuvre de plus pour détruire notre famille politique et la transparence du débat démocratique.
La vie politique suppose que chacun assume une ligne claire, pour que les électeurs puissent faire un vrai choix. Le deuxième tour perpétuel qu’on cherche à imposer à la France est dévastateur, pas seulement pour les partis politiques, dont LREM n’aura finalement gardé que les pires travers, mais pour notre démocratie et pour notre pays. Le scénario des derniers jours ne sert que la tactique à courte vue d’Emmanuel Macron, prêt à tous les calculs pour s’imposer en unique recours l’an prochain ; aucune alliance contre nature ne conduira à une victoire de la droite, dans cette élection régionale en premier lieu. Le premier bénéficiaire du soutien annoncé par Jean Castex à Renaud Muselier est Thierry Mariani, vers qui se tourneront probablement de trop nombreux électeurs opposés à LREM et écoeurés par ces manoeuvres – ce qui me révolte, car j’ai pu mesurer, encore dans des débats très récents au Parlement européen, le cynisme de ce candidat qui prétend incarner un renouveau.
Tout cela est bien sûr désolant, et inquiétant. Une décision a été prise hier, je ne m’exprimerai plus sur cette élection en région PACA. Je ne peux cependant que pressentir que la suite des événements sera difficile. Comme Eric Ciotti et Bruno Retailleau, j’ai alerté sur le risque existentiel que les derniers événements représentaient pour notre famille politique. Je suis bien placé pour mesurer ce que les compromissions, les reniements et les trahisons de certains ont coûté de confiance à la droite au cours des dernières années. Et si je me soucie de l’avenir de la droite, c’est que je reste convaincu qu’elle a aujourd’hui le devoir de reconquérir sa place dans le débat public, non pour elle-même, mais pour la France, qui a plus que jamais besoin d’une alternative solide et crédible. Cela ne pourra se faire sans clarté, sans constance, et sans le courage de la fidélité.
Les Rosés Caritatis : deux étoiles dans le ciel de Provence
Présentation par les moines du Barroux des Rosés Caritatis qui brillent, telles deux étoiles, dans le ciel de Provence :
Après avoir cessé d’utiliser le vaccin AstraZeneca, le Danemark renonce au Johnson&Johnson
Premier pays en Europe à abandonner le vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 en avril, le Danemark a annoncé lundi 3 mai renoncer également à celui de Johnson & Johnson à cause de possibles effets secondaires graves.
“L’autorité nationale de santé danoise a conclu que les avantages de l’utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson ne l’emportent pas sur le risque de provoquer un éventuel effet indésirable, le VITT (un type très rare de thrombose lié à l’injection du sérum), chez les personnes qui reçoivent le vaccin. Par conséquent, (elle) poursuivra le programme danois de vaccination de masse contre le Covid-19 sans le vaccin de Johnson & Johnson”.
L’éolien présente plus d’inconvénients que d’avantages
Lancée fin 2020 par des jeunes entre 20 et 30 ans, l’association Action Ecologie, rassemble des Français soucieux de préserver « nos libertés, nos traditions et nos paysages ». Cette association, qui s’oppose ainsi frontalement aux écologistes politiques, vient de publier une étude choc sur les éoliennes qualifiées de « désastre économique et écologique ».
Conclusion de cette étude de 15 pages :
Finalement, l’éolien présente plus d’inconvénients que d’avantages. De nombreux problèmes écologiques sont liés aux éoliennes pendant leur construction, leur fonctionnement et leur recyclage. La population et la faune subissent des effets négatifs de par leur présence.
Tout aussi problématique est le fait que le développement de cette énergie est entièrement corrélé aux aides publiques et au soutien de l’État et donc indirectement de l’argent des contribuables. De plus, la mise en place des installations éoliennes présentent de sérieux risques pour des secteurs économiques qui sont liés aux territoires concernés par ces centrales.
Le développement d’énergies renouvelables doit ainsi se tourner vers d’autres solutions qui offrent un meilleur ratio coût/bénéfice. La baisse de subventions aux éoliennes, décidée en Allemagne en 20161, avec un soutien bipartisan de la CDU et des sociaux-démocrates, montre d’ailleurs une volonté du gouvernement d’Outre-Rhin de mettre fin à un surinvestissement envers une énergie qui n’est pas suffisamment productive.
Un nouveau débat sur l’avortement au Parlement européen
Le 25 mars, le député croate Perdrag Matic a présenté un projet de résolution sur la situation de la santé et des droits sexuels et génésiques dans l’Union européenne. Alors même que ce domaine relève de la seule compétence des États membres, ce projet tente d’introduire la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » en parallèle d’une suppression de l’objection de conscience, en contradiction avec le droit européen. Agathe Villain analyse pour l’ECLJ :
[…] En premier lieu, ce projet de résolution affirme l’existence d’un « droit à l’avortement » et tente de le fonder en droit international, notamment en le faisant découler du droit à la santé et plus particulièrement de la santé sexuelle et reproductive. Pourtant, il n’existe en droit international aucun traité reconnaissant un « droit à l’avortement » et l’incluant dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive. Au contraire, l’association entre ces deux notions est exclue. Tout d’abord, on ne trouve qu’un seul traité international mentionnant les « droits sexuels et reproductifs » mais l’avortement n’en fait pas partie[7]. De même, la Déclaration du Caire de 1994 rejette l’avortement du champ d’application de ces droits. Au contraire, elle prévoit que l’avortement ne doit pas être considéré comme un moyen légitime de planification familiale[8] et les États prennent l’engagement de réduire le nombre d’avortements. Cette position a été solennellement réaffirmé en 2014, dans la Déclaration et le programme d’action de Beijing de l’Organisation des Nations unies[9]. En 2020, dans la Déclaration de consensus de Genève, 35 États des Nations unies réaffirment que l’avortement n’est pas inclus dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive[10].
L’existence d’un « droit à l’avortement » ne peut non plus se fonder sur les différents instruments européens de protection des droits de l’homme (Convention européenne des droits de l’homme et Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne). Notamment, la Cour européenne des droits de l’homme a affirmé que le droit à la vie privée de la mère[11] ne pouvait pas être interprété comme contenant un droit à l’avortement. La Cour a rappelé à plusieurs reprises que la vie privée de la femme enceinte était étroitement liée à celle de l’enfant à naitre, et que leurs intérêts respectifs doivent être conciliés[12]. La prise en compte de l’intérêt de l’enfant à naitre détermine également les décisions de la Cour de justice de l’Union européenne. En 2011, elle a reconnu la dignité humaine des embryons humains[13]. La protection de ce principe suprême a conduit la Cour à refuser la brevabilité d’un projet conduisant à leur destruction. Le projet de résolution méconnait totalement la dignité des enfants à naitre notamment lorsqu’il « invite » les États à légaliser l’avortement tout au long de la grossesse. De la même manière que l’avortement conduit à la destruction d’embryons humains et de fœtus et affecte le principe de dignité humaine, il doit impérativement être limité. Ou la dignité de l’enfant à naitre serait-elle moins digne d’être protégée lorsqu’il s’agit de pratiquer un avortement ?
Un projet de résolution contre la liberté de conscience
Selon le projet de résolution, la réalisation du « droit à l’avortement » exigerait la suppression de tous les obstacles à sa pratique et notamment celui de l’objection de conscience. Selon le projet de résolution, la possibilité reconnue au personnel médical de refuser une activité considérée comme incompatible avec leurs convictions religieuses, morales, philosophiques ou éthiques devrait être interdite. Le projet de résolution considère même que cette attitude devrait être traitée comme un refus de prise en charge médicale.
Pourtant, le droit à la liberté de conscience est expressément garanti par le droit international et européen respectivement à l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le caractère fondamental de cette liberté n’est plus à démontrer, elle est même qualifiée par la Cour européenne d’assise de la société démocratique[14]. A fortiori, l’objection de conscience doit être protégée et la jurisprudence de la Cour confirme cette exigence[15]. Suivant cette position, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne a expressément consacré le droit à l’objection de conscience, sans le limiter au service militaire[16]. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a rappelé l’importance du droit à l’objection de conscience dans le domaine médical dans sa résolution 1928 du 24 avril 2013, dans laquelle elle appelle les États à « garantir le droit à une objection de conscience en rapport avec des questions sensibles du point de vue éthique comme les services liés aux soins de santé ». Les États ont simplement l’obligation positive de concilier les droits des personnes et cela a été affirmé par la Cour européenne des droits de l’homme[17].
La présentation douteuse de ce projet de résolution
L’illégalité des propositions du projet de résolution se constate de manière évidente et à plusieurs égards ; cette dernière semble être confirmée par les références abusives faites à des sources juridiques faibles dans son visa. Tentant de faire reposer le projet de résolution sur des directives européennes largement détournées de leur domaine d’action initial[18] n’ayant aucune valeur juridique. Conscients de cette faiblesse, les promoteurs de ce projet de résolution ont entrepris d’écarter toute potentielle opposition.
Une attaque a ainsi été organisée contre les organisations pro-vie, et c’est précisément dans ce cadre que s’est tenu le 25 mars 2021, une audition au Parlement européen. Cette dernière présentait les organisations pro-vie comme partie à complot chrétien-conservateur agissant contre les valeurs de l’Union européenne. Cette mise en scène visait à décrédibiliser les organisations pro-vie, à remettre en cause leur légitimité pour les exclure du débat démocratique. Cette tentative semble pourtant bien hypocrite, particulièrement si l’on se penche sur les liens existants entre les différents intervenants à cette audition avec des organisations étrangères. Tous font partie d’un large réseau mondial de militants pour l’avortement, richement financé par des organisations telles que la Fédération International du Planning Familial, l’Open Society ou encore la fondation Gates[19]. L’ironie de cette argumentation se constate également du caractère totalement unilatéral de cette audition. C’est une réelle manœuvre idéologique qui est mise en place par les promoteurs de l’avortement, afin par la suite, d’imposer sans obstacle leur vision des droits humains.
Madrid : Le parti populaire (PP) triomphe et noue une coalition Vox (extrême-droite)
Dommage que cela n’inspire pas davantage LR en France et il faut noter que l’électorat a également été mobilisé car la candidate du PP, Isabel Díaz Ayuso, a refusé d’imposer une dictature sanitaire à ses administrés :
Isabel Díaz Ayuso, présidente sortante de la région et membre du Parti Populaire (PP), a doublé son score du dernier scrutin régional, datant de mai 2019, en remportant 64 sièges sur 136 au parlement régional et totalisant plus de 43% des voix.
Le PP ne disposant pas de la majorité absolue, fixée à 69 sièges, il sera contraint de nouer une alliance avec le parti d’extrême droite Vox (13 sièges), qui soutenait déjà Isabel Díaz Ayuso depuis deux ans.
Avec 25 sièges et près de 18% des voix, le Parti socialiste de Pedro Sánchez, qui a tenté de mobiliser l’électorat de gauche en brandissant la menace de l’extrême droite, subit une déroute et perd douze députés régionaux (…)
Ce scrutin avait été provoqué par la décision surprise de Isabel Díaz Ayuso de mettre fin à son alliance avec le parti de centre droit Ciudadanos, qui a lui subi un revers historique et ne compte plus aucun député régional (…)
Cette victoire à Madrid est avant tout celle d’Isabel Díaz Ayuso, 42 ans, qui avait fait de Pedro Sánchez son unique adversaire et avait pour slogan «Liberté». Malgré les pressions du gouvernement central, cette tenante d’une ligne très droitière et populiste a toujours refusé d’imposer des restrictions strictes contre la pandémie afin de protéger les entreprises, notamment les bars et les restaurants, qui sont restés ouverts.
Affaire des photos de Daesh : Marine Le Pen et Gilbert Collard relaxés, victoire de la liberté d’expression !
Il aura fallu six années de procédure judiciaire déclenchée par le ministre socialiste de l’intérieur, Bruno Cazeneuve, et un procès ubuesque pour aboutir à ce qui était logique : la victoire de la liberté d’expression.
Ce mardi, le tribunal a considéré que la diffusion de ces images constituait une réponse «cohérente» de Marine Le Pen à «une attaque polémique».
Par ailleurs, le tribunal a jugé que la diffusion ne revêtait «aucun caractère prosélyte dès lors que les images étaient accompagnées des commentaires» rédigés par les élus, qui n’ont ainsi pas «banalisé (ou) présenté sous un jour favorable la violence». La 14e chambre correctionnelle a reconnu «une vocation informative» dans la diffusion de ces images, laquelle «s’inscrit dans une démarche de protestation politique». La diffusion «contribue au débat public» dès lors qu’elle ne «banalise pas» la violence.[source]
A l’origine de cette folie, il ne fait pas oublier qu’il y a le petit commissaire du peuple, Jean-Jacques Bourdin, qui avait osé faire une comparaison honteuse entre Daesh et le FN.
Réaction de Gilbert Collard pour Boulevard Voltaire :
Oui, c’est une bien belle chose lorsque la Justice est indépendante. Il faut quand même rappeler que pour arriver à cette décision de relaxe, au point que les revues juridiques s’y intéressent, il a fallu passer par deux demandes de levées d’immunité parlementaire. La première a été refusée par une commission à majorité socialiste. La seconde acceptée par une majorité à composante de La République en marche et des Républicains, passée par un juge d’instruction qui n’a pas eu le courage de rendre une ordonnance de non-lieu. Et se retrouver, après plusieurs années, devant un tribunal. Tout cela pour des faits qui n’auraient jamais dû faire l’objet de poursuites. On a la preuve qu’il y a une mécanique politique de répression judiciaire qui fatigue et qui porte atteinte à l’honneur, et une mécanique de décisions de justice qui, lorsqu’elle est indépendante, fait la leçon à toute cette mécanique de poursuite.
C’est un coup monté par les hommes de main de M. Hollande, tant au Parlement qu’au ministère de l’Intérieur. Cette affaire a été montée de toutes pièces pour nous faire du tort.
Un procureur nous a fait convoquer par la police et par un juge d’instruction, tout cela pour un jugement qui est remarquablement motivé et qui nous ramène, finalement, au départ. Jamais nous aurions dû être poursuivis. Il va falloir, un jour, que l’heure sonne des responsabilités.
PACA : La direction de LR soutiendra donc une liste intégrant des membres de LREM…
Lorsque nous titrions hier « Ralliement de Muselier (LR) à LREM : la direction de LR ne recule que pour mieux sauter« , nous ne pensions pas au scénario qui vient de se dérouler et qui atteint les sommets de l’hypocrisie et du renoncement politique. Non seulement Renaud Muselier ne sera pas exclu de LR, mais la direction de LR vient de le confirmer comme tête de liste en PACA avec l’étiquette LR. La condition imposée est qu’il n’y ait pas de ministre ou de parlementaire LREM dans la liste…
Régionales en Paca : Les Républicains contraints à une alliance implicite avec LREM
Un compromis a été trouvé, mardi 4 mai 2021 au soir, entre Renaud Muselier (LR) et son parti : les candidats LREM qui figureront sur sa liste ne seront ni ministres ni parlementaires.[source]

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, ainsi que Sylvain Maillard, député LREM de Paris, viennent tous les deux de confirmer qu’il y aura « bien sûr » des candidats et élus sur la liste de Renaud Muselier en PACA.
Ce qu’a annoncé le Premier ministre dimanche, c’est que nous soutenions la candidature de Renaud Muselier et que des personnes issues de la liste qui avait été conduite par Sophie Cluzel participeraient à ce projet régional [Gabriel Attal]
Seuls 5 responsables de LR ont voté contre cette lâcheté : Bruno Retailleau, Eric Ciotti et François-Xavier Bellamy :
J’ai voté contre le soutien des Républicains à Renaud Muselier en PACA Je prends acte de la décision de ma famille politique mais je considère que les conditions de la clarté et de la confiance ne sont pas réunies [Eric Ciotti]
Parmi les mécontents à la sortie de la commission d’investiture de LR, Pierre Charon a déclaré
« Être cocu c’est une chose, payer la chambre, c’est pire encore »
« Prendre par la main, n’est pas un geste anodin »
Le chanoine Pinoteau, prêtre de l’Institut du Christ-Roi à Lille, raconte ses maraudes à la rencontre des sans domiciles fixes. Voici sa dernière chronique :
« Chassez le naturel, il revient au galop ! ». Les pavés de mai 68, jetés dans la « marre de la morale » n’ont fait que la paver de bonnes intentions. La morale chrétienne n’aurait jamais osé aller aussi loin que la nouvelle éthique citoyenne promue par les soixante-huitards. Le théâtre de la comédie humaine est toujours le même. Certes les mots sont plus alléchants, mais les concepts de « péché mortel » et « d’excommunication » ont seulement changé de déguisements et d’acteurs. Alors qu’on promeut la responsabilité, les nouveaux slogans de la nouvelle morale sont : interdits et interdire. Thibon leur disait: » faites en un paradis, vous en ferez un enfer! »
Comme on aime bien faire référence aux grandes pandémies médiévales qui ont dévasté notre Europe, les gestes barrières ne peuvent m’empêcher de réveiller les belles histoires qui éveillent l’imagination d’un petit garçon. Bah oui, qu’aurait dit le fils Bernadone devant son lépreux ? Dans « Belles histoires, belles vies », je le vois encore descendre de son cheval pour embrasser ce qui le dégoûte le plus au monde. Cette anecdote n’a pas seulement transformé la vie du saint le plus populaire, mais c’est devenu un geste symbolique dans la spiritualité franciscaine. Dans « Les franciscains du Bronx », les braves moines insistent en disant que la sainte touche est un geste qui justement brise les barrières.
Ce n’est pas pour braver la loi ou défier un gouvernement que les maraudeurs savent bien, au nom de la responsabilité et de la civilité, qu’il faut parfois, pour lever les barrières imiter la geste franciscaine.
Bah oui, parce que les jolis mots, souvent dans la rue, ça ne suffit pas.
Hier soir, une équipe est arrivée à la prière avec Dylan, bon, pas besoin de se creuser la tête pour trouver des mots, il répondait à notre place. Par contre Philippe, que S. nous a ramené, lui était transi, la cinquantaine. Il n’arrivait pas à parler. Il ne faisait que répéter « j’ai froid ». Quand le cœur est glacé, les jolis mots ne font rien fondre. On a appelé le 115, mais apparemment, toujours le même refrain, « pas de place à l’hôtellerie ». Nous lui avons donné une couverture. Je n’ai pas su quoi lui dire tellement il me faisait de la peine. Alors c’est lui qui est venu me chercher. Pendant la prière, il a posé sa couverture à côté de moi, comme s’il pouvait ainsi capter plus d’ondes mystérieuses. Au début, il pleurait simplement, puis comme un enfant, il est venu me prendre la main. Je ne sais pas si c’est le chapelet au poignet qui l’a intrigué, mais une fois qu’il avait mis la main dans le collet, c’est la Sainte Vierge qui s’en est occupé. Prendre par la main, n’est pas un geste anodin, il faut le répéter bien souvent à la jeunesse. C’est s’engager, c’est faire confiance. Ce n’est pas un jeu et Philippe ne jouait pas pour m’attendrir. C’est le cœur de Marie qu’il cherchait, vers lequel il voulait que ma main le guide. C’est elle qu’il a retrouvé quand il s’est uni à notre chœur pour chanter à pleine voix l’immortel AVE.
Les maraudeurs n’oublieront pas, et moi non plus. Il y a des gestes barrières, il y a des gestes qui lèvent les barrières, parfois ce sont les mêmes, allez comprendre, mais je suis sûr que Castex me pardonnera.
Tentative d’incendie dans l’église d’Aytré (17)
L’église Saint-Étienne d’Aytré date du Xe siècle mais elle a subi de nombreuses transformations. En 1850, l’église est surélevée pour revoûter la nef et le clocher est construit pour être achevé en 1853.
Ces derniers mois, des ampoules avaient disparu tandis que des vases et des fleurs de l’église avaient été renversés. Le 23 avril, un extincteur vidé a été retrouvé dans une rue voisine de l’église. Des napperons brûlés jonchaient le sol de l’édifice, où une boîte d’allumettes a aussi été retrouvée.
Dernières chroniques du Docteur Dor
Médecin et spécialiste d’embryologie, Xavier Dor savait s’émerveiller de la Création et, tout spécialement, de la création de l’homme.
Cet émerveillement et cet amour de la vie l’ont conduit à fonder l’association SOS Tout-Petits et à lutter sans trêve contre l’avortement – sans violence, mais sans faux-semblant (ce qui lui valut d’être poursuivi pour avoir montré ses fameux « chaussons » à la taille d’un petit pied de fœtus).
Ce recueil de chroniques, qu’il avait commencé à mettre en ordre, paraît aux Presses de la Délivrance un an après son rappel à Dieu – pour lui rendre hommage et assurer sa relève.
C’est arrivé un 4 mai…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
le 4 mai 1008 (date incertaine) : naissance d’Henri Ier, Roi de France.
Le règne d’Henri 1er est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais. C’est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu.
le 4 mai 1097 : la première croisade.
Godefroy de Bouillon, à la tête des premiers croisés quittent Nicomédie et se dirigent sur Nicée (actuelle İznik), capitale du sultanat seldjoukide de Roum, leur premier objectif militaire. Le siège commence le 14 mai.
le 4 mai 1493 : le pape Alexandre VI fulmine la bulle Inter cætera qui partage le Nouveau-Monde entre l’Espagne et le Portugal.
Le pape décrète par la bulle Inter cætera que les nouvelles terres découvertes situées à l’ouest d’un méridien à 100 lieues des îles du Cap-Vert reviennent à l’Espagne, celles à l’est revenant au Portugal ; la bulle exclut toute terre connue déjà sous le contrôle d’un État chrétien. La bulle est renforcée cette même année par un accord entre les Espagnols et les Portugais connu sous le nom de traité de Tordesillas.
le 4 mai 1600 : Controverse de Fontainebleau.
A Fontainebleau, devant Henri IV, a lieu une joute théologique entre catholiques et protestants. Le Roi donne raison au cardinal Du Perron et à ses collaborateurs, parmi lesquels le futur cardinal Pierre de Bérulle et tort à Duplessis-Mornay et aux protestants. Monseigneur Du Perron affirme que toutes les citations bibliques contenues dans le livre de Duplessis-Mornay sont fausses. Il met donc au défi l’auteur d’apporter la preuve de la véracité de ces citations. La conférence se tient publiquement devant 200 personnes en présence du Roi. Du Perron relève 500 passages dans le livre de Duplessis-Mornay se référant à la Bible. Duplessis-Mornay se révèle incapable de relever le « défi ». Il est donc abreuvé des sarcasmes du Roi.
le 4 mai 1714 : le duc de Berry Charles meurt lors d’un accident de chasse.
Il y fait une chute de cheval et meurt brutalement 10 jours plus tard. C’est le troisième petit-fils de Louis XIV.
le 4 mai 1794 : la colonne infernale Dutruy est au Perrier.
le 4 mai 1814 : Napoléon arrive à l’île d’Elbe en exil.
L’arrivée de Napoléon à l’île d’Elbe ; Gravure de Marc Sandelli, extraite de La Petite Armée de G. Daddi
Il y séjourne jusqu’à son retour en France, le 26 février 1815 (Cf. la chronique du jour). L’île, conquise en 1802 par les Français, devient partie intégrante de l’Italie en 1860.
le 4 mai 1877 : le frère 3 points Gambetta à la Chambre.
« Le catholicisme, voilà l’ennemi »
Note François Marie Algoud dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et des mœurs. (Edition de Chiré, pages 126).
le 4 mai 1945 : le général Leclerc prend Berchtesgaden.
le 4 mai 2008 : les apparitions du Laus sont reconnues.
Concernant le message donné au Laus, la sainte Vierge dit à Benoite Rencurel :
« J’ai demandé le Laus à mon Fils pour la conversion des pécheurs et Il me l’a donné ». Elle a également demandé la construction d’une grande église et de faire un pèlerinage. Ensuite, Benoite reçoit de la sainte Vierge une longue formation, en vue de sa mission : œuvrer pour faire connaître la Miséricorde de Dieu, spécialement dans le Sacrement de Pénitence. La Vierge attire également l’attention des pèlerins sur l’Eucharistie en multipliant les miracles par l’utilisation de l’huile de la lampe du Tabernacle.
Encore une théorie du complot qui se réalise
L’idée selon laquelle le coronavirus a été créé au sein d’un laboratoire chinois à Wuhan a été dénoncé comme une théorie du complot en avril 2020 :
Une théorie du complot de plus, dans un contexte anxiogène alors que la fulgurante contagion se répand à travers les continents, au grand dam de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Elle devient réelle en mai 2021 :
Longtemps écartée par l’OMS qui la jugeait «hautement improbable», étouffée par les autorités chinoises qui ont tenté de réécrire l’histoire de la pandémie, desservie, voir décrédibilisée par le fait qu’elle a été défendue par l’Administration Trump, l’hypothèse d’un accident de laboratoire refait surface. La France est d’autant plus concernée que c’est elle qui a exporté le P4 de Wuhan, un laboratoire de très haute sécurité biologique, destiné à l’étude des virus pathogènes les plus dangereux. Un joyau de la technologie française, qu’on réserve d’ordinaire à ses amis.
Finalement être complotiste c’est avoir raison trop tôt.
Guillaume Peltier serait-il passé à gauche ?
Et ce sont des économistes de gauche qui posent la question dans une tribune parue dans le Monde :
Nous avons été surpris de constater que le parti Les Républicains (LR) reprenait à son compte notre proposition de taxer tous les paiements électroniques (…). Mais ce qui était dans notre livre un mini-péage au taux de 0,2 % permettant de financer la transition écologique est devenu pour Guillaume Peltier, vice-président délégué LR interviewé par le JDD le 17 avril, un véritable impôt au taux de 2 %.
Il est surprenant que cette proposition émane de LR. En effet, une telle taxe pèserait essentiellement sur ceux qui multiplient les allers-retours entre leurs comptes bancaires, c’est-à-dire les ménages aisés et l’industrie financière, qui font partie des soutiens habituels de ce parti. Guillaume Peltier serait-il passé à gauche ? (…) »
Guillaume Peltier de gauche, c’est la suite logique de son parcours politique : adhérent du FN puis du MNR de Bruno Mégret, tendance catho en 1999 puis n°2 de Philippe de Villiers en 2007 puis sarkosyste puis filloniste, il est actuellement un soutien actif de Xavier Bertrand.
Dans le JDD, dimanche, Peltier a toutefois écarté toute candidature, n’envisageant que de se mettre «au service» du futur candidat de son camp… en «première ligne», de préférence. L’élu en fait à peine mystère : c’est le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui a sa préférence. Il manque rarement une occasion de s’en déclarer très proche, quitte à agacer dans l’entourage de ce candidat déclaré à 2022.
Vaccin à ARN COVID-19 : Consentement éclairé préparé par une femme médecin
Voilà le texte rédigé par une femme médecin travaillant en Suisse romande afin d’alerter ses patients avant qu’ils acceptent de se faire vacciner contre le Covid-19.
Quelques vérités à accepter avant que je vous injecte le vaccin :
1. Je comprends que je reçois un vaccin expérimental, entièrement nouveau, avec des ingrédients inédits qui n’ont jamais été administrés en masse avant l’été 2020.
2. Je consens à participer à une expérience internationale menée par des entreprises pharmaceutiques et des politiciens qui n’assument aucune responsabilité pour tout dommage causé.
3. Je suis d’accord de fournir mes données médicales personnelles pendant la durée de deux ans, au cours de cette étude post-autorisation de phase 3 puis 4.
4. Je comprends que les vaccins sont encore en phase expérimentale et que les essais cliniques de phase 3 sont en cours – leurs achèvements prévus en octobre 2022 pour Moderna et en janvier 2023 pour Pfizer-BioNTech Comirnaty.
5. Je suis au courant que les résultats définitifs de la sécurité et de l’efficacité de ces vaccins expérimentaux sont inconnus à ce jour.
6. Je prends conscience que ce vaccin expérimental est un produit de génie génétique 100% synthétique – c’est un OGM, un organisme génétiquement modifié, qui sera injecté dans mon corps.
7. Je comprends que ce vaccin expérimental peut :
- ne pas me protéger de la maladie Covid-19 (ne protégerait potentiellement que des formes graves)
- ni prévenir la transmission du virus SRAS-CoV-2
8. Je reconnais que l’analyse du ratio bénéfice-risque de ce vaccin expérimental est fondée sur des risques inconnus et minimisés, et des avantages surestimés et présumés. Les risques potentiels incluent l’atteinte à la fertilité, troubles de la coagulation et troubles neurologiques.
9. J’accepte l’idée fausse selon laquelle être humain signifie être toujours un contaminant potentiel et un vecteur de maladie, idée faite pour susciter la peur.
10. Je comprends qu’avec le vaccin, je dois garder les mesures barrières : règles de distanciation sociale, du port du masque, PCR et quarantaine si je suis testé(e) positif(ve) à l’avenir.
11. Je reconnais qu’à ce jour, des milliers de décès ont été signalés à la suite de cette campagne de vaccination expérimentale, ainsi que des centaines de milliers de blessés souffrant de troubles neurologiques, d’inflammations sévères et d’effets indésirables cardiovasculaires (thromboses, AVC, infarctus)
12. Je comprends que la maladie de Covid n’est à haut risque que pour les personnes âgées et les immunodéprimés, et que pour que plus de 99.7% de la population le décès n’est pas un risque : 99.7% de survie !
13. J’ai pris connaissance des politiques et accords en Suisse concernant l’indemnisation et les compensations (maximum payé= CHF 70’000) : je comprends qu’il pourrait s’avérer impossible de poursuivre le fabriquant de cette injection contre le Covid-19 au cas où elle serait responsable d’un dommage sur ma santé, ou d’un décès.
14. Je comprends et j’ai lu la liste des effets indésirables significatifs signalés en lien avec les injections contre le Covid-19. Les effets indésirables connus comprennent : l’infection au Covid-19, l’anaphylaxie, des problèmes neurologiques, troubles cardio-vasculaires graves, maladies auto-immunes, affections chroniques, la cécité et la surdité, problèmes de fertilité, dommages sur les fœtus, fausse-couches, mort-nés et décès.
15. Je suis informé que la probabilité statistique de décès par Covid-19 est de 0,003% pour les jeunes (entre 0 et 19 ans), 0,02% entre 20 et 49 ans, 0,5% pour des individus âgés de 50 à 69 ans, 5,4% pour les seniors âgés de 70 ans et plus quand non soignés (tel qu’il a été fortement recommandé de le faire : »restez chez vous ! »)
16. J’ai pris connaissance que bien que vendues sous le nom de « vaccins », ces injections Covid-19 ARNm sont des thérapies géniques expérimentales.
Les fabricants de vaccin décrivent officiellement l’approche ARNm, jamais autorisée auparavant, comme un moyen de « programmer les cellules d’un individu » ou, en usant de la terminologie de la société Moderna, comme le déploiement d’un nouveau « logiciel ».
Dans la recherche passée, les injections de ARNm ont montré qu’elles avaient un élément inflammatoire intrinsèque, ce qui rend difficile la détermination d’une balance bénéfice/risque « acceptable ».
17. En tant que cobaye, je suis bien conscient.e que, contrairement à tout autre essai thérapeutique de médicament, je ne serai pas payé.e/défrayé.e par le laboratoire pour cet essai de phase 3 dans la population générale.
J’ai bien lu et compris, je donne mon consentement éclairé et j’accepte de me faire vacciner en toute liberté avec le vaccin expérimental Moerna/Pfizer et décharge entièrement mon médecin de toute responsabilité civile et pénale concernant cette injection et ses possibles conséquences.
Fait à
Le signature du patient/de la patiente
« Serons-nous encore Français dans 30 ans ? »
Dans une enquête démographique publiée par Le Figaro en octobre 1985, menée par Jean Raspail avec la collaboration de Jean-François Dumont, les journalistes posaient cette question :
« Serons-nous encore Français dans 30 ans ? »
Vous pouvez retrouver ce dossier de 14 pages du Figaro Magazine du 26 octobre 1985 ici.
Les auteurs avaient pris en compte la différence de fécondité des immigrées et des Françaises, les flux d’immigration et ont montré que le grand remplacement est à l’oeuvre.
Evidemment, les chiffres après 30 années ne sont pas identiques à la réalité, mais les tendances de fond sont correctes : l’immigration massive et continue est réelle; la ségrégation, la loi coranique, les enclaves étrangères en France sont désormais connues.
L’étude s’est trompée sur :
- la fécondité des immigrées, trop importante, et qui, en fait, rejoint en quelques années, celles des natifs de souche;
- la fécondité des Françaises, trop faible ;
- l’allongement de la durée de la vie, qui n’est plus comparable à celle de 1985
- les flux d’immigration, trop faibles, qui montent à plusieurs centaines de milliers de personnes par an au lieu de… 60 000.
L’étude de 1985
Les effectifs globaux
| En millions d’individus | 1985 | 2015 est | 2015 réalisé |
| Français | 51,4 | 46,2 | |
| Etrangers non européens (ENE) | 2,6 | 7,9 | |
| Total | 54 | 54,1 | 66,5 M |
| En milliers | 1985 | 2015 est | 2015 réalisé |
| Français | 660000 | 373000 | |
| Etrangers non européens (ENE) | 67000 | 218000 | |
| Total | 727000 | 591000 | 760421 |
Les Suisses s’opposent à l’état d’urgence permanent
En juin, le peuple suisse sera face à son destin pour une votation visant à refuser la loi d’urgence (loi COVID), déclarée le 13 mars 2020, prolongée jusqu’en décembre 2021. Le référendum sur la loi Covid-19, réunissant plus de 90 000 signatures a été soumis à la Chancellerie le mardi 12 janvier 2021. Le vote est prévu le 13 juin.
La progression des partis nationalistes et populistes auprès des classes populaires
Voilà une étude qui va réjouir notre ami Guillaume Bernard, qui défend l’idée d’un mouvement dextrogyre. Dans « Clivages politiques et Inégalités sociales », dirigé par Amory Gethin, Clara Martinez-Toledano et Thomas Piketty, une vingtaine de chercheurs se sont penchés sur la progression des partis nationalistes et des leaders populistes auprès des classes populaires. Alors que les partis de gauche prônent plus de redistribution, ils ne profitent-ils pas électoralement de la forte montée des inégalités que connaissent, depuis quarante ans, les pays démocratiques. Cette lecture du vote politique invite à croiser clivages socio-économiques et clivages identitaires pour mieux comprendre l’évolution politique. Alors que, dans les démocraties occidentales, la gauche sociale-démocrate a délaissé le thème de la redistribution au profit de l’émancipation des minorités, la droite s’est engouffrée dans la demande de sécurité.
Ces chercheurs ont examiné les panels des sondages post-électoraux dans cinquante pays de 1948 à 2020, concernant 500 élections au total. Les informations recueillies sur les personnes interrogées sur leur vote (âge, sexe, revenu, catégorie socioprofessionnelle, diplôme, origine, religion…) permettent de déterminer les facteurs socio-économiques et les facteurs identitaires dans le choix politique.
Jusque dans les années 1980, les électeurs de faible niveau d’éducation et de revenus votaient majoritairement à gauche tandis ceux de haut niveau d’éducation et de revenus votaient à droite. Mais ce clivage s’est modifié progressivement : les personnes à haut niveau d’éducation votent de plus en plus à gauche, et les personnes à haut niveau de revenu ou de patrimoine continuent de voter à droite.
Si le vote à gauche des personnes à bas revenus reste à peu près stable, celui des personnes à revenu faible ou moyen s’oriente de plus en plus à droite, sauf lorsque ces derniers appartiennent à des minorités ethniques ou raciales.
En France ont voté à gauche lors des dernières élections les trois quarts des personnes dont les grands-parents étaient des étrangers originaires de pays non européens, la moitié de celles dont les grands-parents provenaient d’autres pays européens, et un peu plus d’un tiers de celles dont les grands-parents étaient français. On comprend pourquoi l’immigration est une chance… pour les partis au pouvoir ! Selon les chercheurs, l’Occident s’ethnicise et se tribalise au moment où d’autres démocraties se classisent.
A partir des années 1980 et des premiers effets de la mondialisation, la gauche « éduquée » acceptait, au nom de l’ouverture, la perte de souveraineté des Etats sur les flux marchands, financiers et humains, tandis que les ouvriers et les employés, subissant crises financières, chômage et délocalisations, ont perçu l’importance des frontières.
Dissolution de Génération Identitaire : le Conseil d’Etat entérine le délit d’opinion
Lundi 3 mai, le Conseil d’Etat a validé en référé la dissolution de Génération Identitaire. Cette décision est une atteinte à la liberté d’expression en France, en plus d’être d’une indigence incroyable, selon l’avocat Pierre Gentillet, qui explique
Si la décision fait 7 pages, l’argumentation du juge pour valider la dissolution tient tout entier sur cette page (6) :

A noter la décision ne porte que sur le recours en référé. La décision est courte car le Conseil d’Etat (C.E.) valide simplement que les conditions sont réunies.
Premier motif de dissolution posé par l’article L 212-1 du Code de la Sécurité Intérieure: l’incitation à la haine. Selon le C.E, elle serait établie via certains slogans du mouvement tel que : «Immigration, racaille, islamisation, reconquête » ou encore une occupation du toit de la CAF avec une banderole intitulée « de l’argent pour les Français, pas pour les étrangers ».
Où est le droit ici ? Le délit d’opinion est total. On a (encore) le droit d’avoir un avis critique de l’immigration, de l’islam, ou de défendre la préférence nationale ! Il s’agit là d’une OPINION et non d’un DELIT. On entre clairement dans un volet très dangereux car ce qui est sous-jacent c’est l’idée que toute critique de l’immigration ou de l’islam par une organisation pourra tomber sous le couperet de la dissolution désormais. Sur ce fondement le RN ou DLF peuvent être dissous demain. On peut aussi dissoudre le ministère de l’Intérieur car selon ses propres chiffres 2019 : 63% des violences sexuelles commises en Ile-de-France l’ont été par des étrangers. Question que je repose donc : Gérald Darmanin faut-il dissoudre le Ministère de l’Intérieur? Ridicule.

Plus loin, encore plus hallucinant, le Conseil d’Etat soutient que la dissolution pour incitation à la haine tient la route car certains membres ou « d’individus s’en réclamant » (????!!!) ont été poursuivis ou condamnés.
De plus, comme l’Association ne s’est pas désolidarisée publiquement d’eux donc elle est donc coupable. Aussi, deux observations :
- Un membre d’une association (qui en compte des milliers) n’est pas un dirigeant et l’association n’est PAS responsable des faits de ses membres.
- A fortiori, une association est ENCORE MOINS RESPONSABLE des propos tenus par ses NON-MEMBRES. Par conséquent, elle n’est en RIEN tenue de s’excuser de leurs agissements criminels (le juge fait sans doute référence au tueur de ChristChurch qui avait fait un don en ligne à G.I)

Deuxième motif posé par l’article L 212-1 du CSI : la constitution d’un groupe de combat ou milice privé. Je crois qu’ici on touche le sommet du scandale et de l’indigence. La justification du juge tient en 5 lignes (contre probablement 5-6 pages pour l’avocat sur ce seul sujet).
Pour mémoire, la jurisprudence exige classiquement plusieurs conditions pour identifier une milice privée :
- Présence de grades, uniformes et discipline
- développement de stratégies paramilitaires,
- détention ou l’accès à des armes
- Trouble causé à l’ordre public
Selon le juge administratif l’association a utilisé le slogan « entrer en guerre ». Donc on serait face à un groupe de combat. Oké dakor. Le sens figuré c’est vraiment un truc d’intello en fait.
Et puis G.I doit être vraiment le seul mouvement à utiliser ce genre de vocable. A gauche ? Non, non vraiment pas #Revolution #PoingLevé #Mortauxpatrons
Le juge se base aussi sur les camps d’été organisés qui participeraient de l’image guerrière de l’association au cours desquels des sports de combat sont proposés. En réalité, ce que le C.E se garde bien de dire c’est que ces sports de combat sont ACCESSOIRES à l’activité de GI.
Enfin le Conseil d’Etat assimile les vêtements bleus portés par G.I à des uniformes. Ou est la dimension militaire/guerrière à porter des doudounes bleues ??? Il s’agit de vêtements propres au mouvement (comme GreenPeace a les siens par exemple).
Voilà, le deuxième motif est validé, ça tient en une phrase, bien expédié, au revoir. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être avocat pour éprouver un certain malaise à la lecture d’une décision si peu justifiée…
Conclusion de cette décision : dorénavant, tout mouvement politique qui déciderait de critiquer l’immigration massive, l’islam ou organiserait de l’agit-prop sur ces sujets pourra se voir dissoudre, sans crainte pour l’Etat d’être invalidée par le juge. Et c’est gravissime.
Eric Zemmour : « La droite paie les erreurs tragiques de Chirac, d’il y a 35 ans»
Eric Zemmour revient sur l’affaire Muselier en PACA :
« La droite paie les erreurs tragiques de Chirac, d’il y a 35 ans. En 1986, le FN représente 10% et Pasqua dit à Chirac: « il faut nous allier au FN »… Chirac refuse. Pasqua lui dit qu’il fait une erreur tragique : « Plus tard, nous courrons après eux »…»
Eric Zemmour commente aussi la liste « Les amis d’Eric Zemmour » montée en PACA par Jacques Bompard:
« J’ai bcp de sympathie pour Jacques Bompard. Je ne suis pas à l’origine de cette liste, je ne soutiens pas cette liste. «
Emmanuel Macron pire que Léon Blum
Aujourd’hui, je relis des pages de Léon Blum, chef du parti socialiste (adversaire politique du nationaliste Maurice Barrès mais lié à ce dernier par une admiration réciproque !), personnage culturellement non négligeable mais politiquement catastrophique pour son irréalisme pacifiste et ses longs dénis des réalités du communisme et du nazisme.
Voilà ce qu’écrivait ce Français fortement marqué par son origine juive :
« Je suis né en France, dans le cœur même de Paris. J’ai été élevé en Français, dans les écoles françaises. Mes camarades sont français et les fonctions que j’ai remplies l’ont été au service de la France. La civilisation française fait partie intégrante de ma personnalité. Je possède le français entièrement, sans le moindre soupçon d’accent étranger. Jusqu’aux traits de mon visage qui n’ont aucun trait caractérisé de ma race d’origine. J’ai le droit de me considérer comme parfaitement assimilé. Je sens nettement qu’aucun élément de l’esprit français ne m’est étranger, ni de l’honneur français, ni de la culture française, si raffinée soit-elle ».
Macron, lui, a déclaré : « La culture française, ça n’existe pas » et il a annoncé sur la chaîne américaine CBS son projet de « déconstruire l’histoire de France».
Quel que soit le jugement, très sévère, que l’on peut porter sur la détestable politique de Blum, du moins on ne peut lui reprocher de piétiner la civilisation, la culture, l’esprit de la France comme le fait le déconstructeur Macron.
« Rappelons ici brièvement que Mussolini massa des troupes en 1935 sur le col du Brenner après l’assassinat par les SS autrichiens de son ami le chancelier autrichien Dollfuss. Si la France et l’Angleterre s’étaient alors ralliées à son projet d’en finir avec l’Allemagne nazie, on imagine aisément que le cours de l’histoire n’aurait pas été le même : ni défaite de 1940, ni écrasement de la Pologne, ni extermination des Juifs. Certes demeurait son effroyable compère Staline, mais Hitler en moins, cela eut déjà été une très bonne chose.
Mais Blum, de toutes ses forces, s’opposait à la guerre contre l’Allemagne. Son ennemi, c’était le catholique social Dollfuss. Il le détestait bien plus qu’Hitler ! »
La naissance d’un enfant handicapé ne peut faire l’objet de poursuites judiciaires
Au Kansas :
Vendredi, la Cour suprême du Kansas s’est prononcée contre la requête de parents, impliqués dans des poursuites judiciaires contre les médecins après la naissance de leur fille handicapée : ils auraient « opté pour un avortement » si le handicap avait été connu avant la naissance.
Dans cet Etat, la même Cour suprême avait soutenu la position inverse en 1990. Toutefois les parlementaires avaient adopté en 2013 une loi interdisant les poursuites pour « naissance injustifiée », actions dites de « wrongful birth ». Par sa décision de vendredi, la Cour suprême confirme la loi votée en 2013.
« La naissance d’un enfant devrait être un motif de célébration, et non une occasion pour la loi d’accorder des dommages-intérêts parce que l’enfant est né ‘à tort’ », a déclaré le procureur général Derek Schmidt. De son côté le juge Caleb Stegall, a expliqué que même si la décision de 1990 excluait les poursuites après la naissance d’enfants en bonne santé, elle favorisait une « discrimination répréhensible » en les autorisant lorsqu’un enfant présentait des « malformations graves ».
Une douzaine d’autres États en dehors du Kansas ont adopté des lois similaires, selon le Guttmacher Institute.
La commission européenne subventionne une organisation islamique, classée terroriste en Israël
La Commission européenne a certifié Islamic Relief Deutschland comme partenaire humanitaire, alors que cette association a des liens avec les Frères musulmans.
Islamic Relief Worldwide a été classé comme une organisation terroriste en Israël, y compris ses principales branches, car elle fait partie de l’appareil de financement du Hamas, a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien.
Les Émirats arabes unis ont classé Islamic Relief Worldwide comme faisant partie des Frères musulmans en 2014.
En 2019, la Commission européenne a octroyé à Islamic Relief Deutschland la somme de 712.000 euros.
En août 2020, le conseil d’administration de cette organisation a démissionné après qu’il a été révélé que son nouveau directeur a qualifié Israël d’ « ennemi sioniste » et fait les louanges du Hamas. Le directeur précédent s’était aussi fait remarquer en déclarant que les Juifs étaient, comme l’exprime un verset du coran, des « petits-enfants de singes et de porcs ». Il avait qualifié le président égyptien de « proxénète sioniste », de « cochon sioniste », de « traître sioniste » et de « criminel sioniste ». Il a également qualifié le Hamas, de « mouvement de résistance le plus pur de l’histoire moderne ».
Traumatisée à 7 ans… Voilà pourquoi il n’y a plus de Pierre dans ces écoles
Une histoire comme il en existe bien d’autres similaires dans la France d’aujourd’hui. Encore une chronique du délitement :
En novembre, Noémie, 7 ans, a été agressée par un enfant de sa classe. Traumatisée depuis, elle ne suit plus une scolarité normale. Ses parents se battent pour qu’elle puisse retourner sereinement en classe.
Ce mardi 27 avril, Noémie n’a pas fait sa rentrée à la même heure que ses camarades de CE2 à l’école Jean Jaurès de Pantin (Seine-Saint-Denis). Le matin, son père, Nicolas Calzas, lui a fait la classe. L’après-midi, il l’a déposée au portail de l’établissement, au 4 rue Barbara. La fillette s’y rend seulement trois après-midi par semaine, et ça depuis février. Avant et depuis le 6 novembre 2020, elle n’y allait plus.
Le 5 novembre 2020, Moussa, un élève de 9 ans dans sa classe, l’a poursuivie, une paire de grands ciseaux pointus à la main. Pour le maîtriser, les enseignantes s’y sont mises à trois. L’une d’elles s’est même assise sur lui, en vain : il s’est extirpé. Noémie se cachait sous des bureaux, passant d’une classe à une autre avec la complicité des élèves et d’une enseignante.
Un pédopsychiatre et un psychiatre diagnostiquent tous deux un traumatisme durable.
L’Education nationale n’aidera pas les parents. L’inspectrice de la circonscription de Pantin refuse d’aider Noémie au détriment de Moussa, qui mérite lui aussi de suivre une scolarité normale. Elle propose de demander à une équipe éducative « d’accompagner Noémie sur sa phobie d’aller à l’école ». Un conseiller d’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap demande qu’on cesse d’appeler Moussa « l’agresseur » car « désigner un enfant de 10 ans comme un agresseur, ce n’est pas dans les textes de l’Éducation nationale. » Lesparents repartent avec 2 propositions : soit ils aident leur fille à dépasser sa peur, soit ils la changent d’école.
