C’est arrivé un 2 janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
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le 2 janvier 533 : le pape Jean II est élu.
Mercurius, est né à Rome vers 470, il est pape du 2 janvier 533 au 8 mai 535 sous le nom de Jean II. Portant un nom païen, il inaugure l’usage pour les papes de prendre un nouveau nom à leur élection.
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le 2 janvier 876 : édification de la ville de Compiègne par Charles II le Chauve sur le modèle de Constantinople.
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le 2 janvier 1322 : décès de Philippe V le Long, Roi de France qui meurt de dysenterie.
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le 2 janvier 1364 : Jean II le Bon retourne à Londres et se constitue prisonnier.
L’exemple, le bon exemple, venait d’en haut à cette époque. Il est loin le temps où Charles de Gaulle payait ses factures d’eau et d’électricité à l’Elysée. Nous aurions bien besoin de chefs qui soient des hommes d’honneur. Ce serait déjà une première marque de compétence.
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le 2 janvier 1492 : entrée des Rois très Catholique dans Grenade.
Les Rois Catholiques Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille entrent dans Grenade. Ils mettent fin à l’Islam espagnol et achèvent la Reconquista, initiée en 718. Toute la péninsule est revenue chrétienne. Le siècle espagnol va commencer.
Le sultan Abû `AbdAllâh As-Saghîr, dit Boabdil, envoie son général Abû Al-Qâsim au campement des Rois Catholiques pour négocier secrètement la reddition. Les pourparlers durent plusieurs semaines, au terme desquelles les protagonistes signent la capitulation de Grenade. C’est le 25 novembre 1491.
Le traité comporte une soixantaine de clauses se résumant ainsi :
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Le Roi de Grenade s’engage à livrer la ville de Grenade aux Rois Catholiques dans un délai ne dépassant pas soixante jours à compter de la date de signature du traité.
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Tous les prisonniers, des deux camps, seront libérés sans rançon.
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Les Musulmans ne seront pas molestés dans leurs personnes, dans leurs biens ou dans leur honneur. Ils peuvent garder leur juridiction et leurs juges. Ils peuvent pratiquer librement leur culte.
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Les mosquées resteront inviolées. Aucun Chrétien ne pourra investir une mosquée ou la demeure d’un Musulman.
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Pendant trois ans, les Musulmans qui le souhaitent peuvent traverser librement vers l’Afrique dans des navires affrétés par le Roi Catholique Ferdinand.
Quelques semaines après la signature du traité, Grenade se rend. L’armée espagnole investit la ville et se dirige directement à l’Alhambra, le palais royal, édifié deux siècles et demi plus tôt par le fondateur du Royaume de Grenade, Ibn Al-Ahmar. On installe au sommet de la plus grande tour de l’Alhambra une imposante croix argentée, celle que portait le Roi Ferdinand lors de ses batailles contre les Maures. On annonce que Grenade appartient désormais aux Rois Catholiques. C’est le 2 janvier 1492. L’Histoire tourne définitivement la page de l’Espagne musulmane.
Le sultan, quittant l’Espagne, se retourne une dernière fois sur sa ville au dernier col dominant Grenade, appelé depuis le col du Maure, et se met à pleurer. Sa mère s’écrie :
« Tu pleures comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme »
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le 2 janvier 1590 : le Roi Henri IV, pour récompenser le Parlement de Bretagne de sa fidélité lui accorde un brevet confirmant ses privilèges.
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le 2 janvier 1604 : le Parlement enregistre l’édit de Rouen d’Henri IV qui rétablit la Compagnie de Jésus en France.
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le 2 janvier 1635 : le Cardinal Richelieu fonde l’Académie Française.
L’Académie française, fondée en 1635 sous le règne du Roi Louis XIII, par le Cardinal de Richelieu est l’une des plus anciennes institutions de France.
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le 2 janvier 1664 : Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, Arts et Manufactures.
Colbert est nommé surintendant des Bâtiments, des Arts et Manufactures le 2 janvier 1664. Ce poste consiste à créer de nouveaux palais, bâtiments, et entretenir ceux qui existent déjà. Cette fonction a été conçue sous le règne de François Ier. Ainsi de nombreuses personnalités de l’époque l’ont occupé, comme Androuet du Cerceau, Sully et Mazarin. Colbert reste à ce poste jusqu’en 1683.
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le 2 janvier 1647 : Corneille est élu à l’Académie française.
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le 2 janvier 1811: Napoléon ordonne au préfet Chabrol de resserrer sa surveillance autour du pape Pie VII.
Il interdit qu’on lui laisse voir quelqu’un, ordonne de lui enlever ses livres et ses documents, et ne lui laisser ni papier ni plume ni encre, etc.
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le 2 janvier 1817 : pour jouir de la personnalité civile, une congrégation doit être autorisée par loi, non par ordonnance.
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le 2 janvier 1873 : naissance de Thérèse de Lisieux, dite Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, religieuse française, docteur de l’Eglise.
Voir les chroniques du 17 mai, du 30 septembre et du 19 octobre.
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le 2 janvier 1964 : poursuite du voyage du pape Paul VI en Terre Sainte.
L’association participant à la rave party en Bretagne perçoit d’importantes subventions de la Ville de Paris
En 2019, l’association Techno Plus a reçu, sur proposition de Mme Anne Souyris, adjointe au maire de Paris, chargée de la santé publique, des relations avec l’AP-HP, de la santé environnementale et de la réduction des risques, 80 000 euros pour financer un “drug truck” :

Chaque année cette association touche des milliers d’euros de subventions de Paris, soit près de 200 000 € en 6 ans :

Dans un communiqué du 1er janvier, l’association Techno Plus s’honore d’accompagner la Rave party à Lieuron en Bretagne, où elle mène des actions de santé pour réduire les risques liés au Covid-19. Mais Techno Plus n’est pas seulement une association d’aide et de prévention. C’est aussi un organisme militant, soutenant des actions illégales. Elle avait ainsi ouvert un espace de consommation de drogues, héroïne comprise, au Teknival de 2013. En 2017, Techno Plus a ouvert à Paris, avec Aides et Asud, un éphémère magasin de vente de drogues.

Tout ceci explique-t-il l’inertie du régime à clore cette rave party ?
La “difficulté d’accès à l’avortement” : une obsession construite de toutes pièces
Une mesure, examinée le 25 novembre dernier dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé et adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, autorise les sages-femmes à pratiquer les avortements par aspiration jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Une sage-femme est interrogée dans L’Homme Nouveau. Extrait :
Les porteurs de la loi ont invoqué les difficultés d’accès à l’avortement dues à la Covid-19 pour justifier cette mesure. Qu’en pensez-vous ?
La Covid-19 n’est qu’un prétexte. En réalité, abonnée depuis un peu plus de cinq ans à la revue du Conseil de l’ordre, je ne pense pas exagérer en disant ne pas avoir reçu un seul numéro qui ne traitait pas de la difficulté d’accès à l’IVG. C’est une obsession, et si aujourd’hui certains parlent d’une revendication des sages-femmes, je pense qu’elle a été construite de toutes pièces depuis bien longtemps. Mes collègues, qui seraient les plus revendicatrices, ne le sont pas en raison d’un défaut d’accès à l’IVG, mais parce qu’elles constatent que les gynécologues consacrent bien peu de temps aux patientes qu’elles voudraient voir mieux accueillies et respectées. Si je ne suis évidemment pas d’accord sur le fond, je vois bien qu’est présente malgré tout cette volonté d’accompagner et d’écouter qui est la signature de notre profession.
Des incohérences majeures liées aux compétences attribuées à notre métier sont également révélatrices de la manipulation qui est à l’œuvre. Par exemple, je n’ai pas de droit de prescription pour les traitements oraux de la mycose mammaire alors que c’est une complication très fréquente de l’allaitement et que ces médicaments n’ont pas d’effets secondaires notables. En revanche, je peux prescrire et recommander chaleureusement l’usage de contraceptifs hormonaux ou, pire, des pilules abortives qui détruisent l’équilibre hormonal de l’organisme, avec des effets secondaires graves et reconnus. En outre, je ne suis pas habilitée à prescrire pour les hommes (ce qui semble normal), sauf des vaccins et des substituts nicotiniques. J’ai l’impression d’être directement au service de l’État.
Complotisme ? Les méthodes du gouvernement relèvent du phénomène sectaire
Le Dr Frédéric Badel, médecin-psychiatre spécialisé dans les stress post-traumatiques, écrit sur le Journal catalan à propos des pro et anti-vaccin contre le Covid:
[…] La manipulation a montré des limites qui étaient prévisibles et elle sera sans effets sur ceux qu’elle a tenté, en vain, de convaincre. Ces groupes se sont figés, leurs effectifs se sont immobilisés, et peu importe les arguments avancés, les scandales établis ou les preuves apportées, ceux-ci se noieront dans un récit national inaliénable impossible à dénoncer sauf à être traité de complotiste. Les mots se seront substitués à la réalité et, utilisés à contre-emploi, ils auront perdu de leur sens et véhiculeront des idées en rupture avec les faits.
Le pouvoir en place pourra même avouer ses mensonges, le peuple l’acclamera, incapable de le croire mal intentionné et persuadé qu’il est au-dessus des soupçons. Il n’est donc plus temps de publier des résultats d’études prouvant l’efficacité de tel produit, le mensonge sur tel autre, de produire des courbes démontrant le caractère infinitésimal du risque sanitaire et disproportionné des réactions de peur. Surdité et aveuglement règnent en maître chez les personnes qui, conditionnées, sont privées de jugement et incapables d’admettre que des faits objectifs puissent démentir la réalité qu’elles ont construite.
Organiser l’affrontement de ces deux groupes de la population est une possibilité – opportunité ? – désormais envisageable. Nos dirigeants devraient rapidement s’en saisir pour encourager une organisation sociale qui opposerait bons et mauvais citoyens, gens sains, dociles, responsables et vaccinés et gens toxiques, rebelles, inconséquents et non vaccinés. Ce système de bons citoyens est présent en Chine. Il repose sur la délation et l’obéissance à la règle.
Le bon usage par le gouvernement de la graduation dans la contrainte et la soumission du peuple conduisent à ce jour à l’acceptation d’une vaccination inutile dont la toxicité n’est pas évaluée et pour laquelle les laboratoires, compte tenu de la rapidité d’élaboration des produits, ont déjà négocié de ne pas être tenus responsables de potentiels effets secondaires, obtenant des États qu’ils répondent de telles conséquences. Et pourquoi pas en définitive puisque les politiques sont devenus médecins.
Nos gouvernants et nos parlementaires, de par leur pouvoir et leur influence, vont inciter toute une population à faire un geste dont l’intérêt n’est pas démontré et dont les conséquences ne sont pas mesurées, et se présenter ainsi en sauveurs.
Cela évoque les techniques sectaires et les suicides collectifs. Pour échapper à la fin du monde ou aux extra-terrestres – ici au virus mortel -, le sacrifice est présenté comme salvateur. La réalité ensevelie sous les messages quotidiens discordants, culpabilisants, a laissé la place au délire dans lequel les liens logiques se dissolvent.
Les sectes se servent de ces moyens : isoler les individus en les coupant de leurs liens sociaux et familiaux, rendre les gens dépendants en les privant de leurs moyens de subsistance, propager un discours univoque martelé dans des grand-messes permanentes, évincer toute pensée divergente, présenter les opposants comme des nuisibles qui ne comprennent ni leur propre intérêt, ni l’intérêt commun supérieur. « Nous contre les autres » est généralement la doctrine simple compréhensible par chacun car simpliste, et hélas adoptée.
Le cap est franchi. Maintenant que les lignes de partage qui clivent la population se précisent, ce gouvernement n’a plus la possibilité de revenir à des positions plus raisonnables et proportionnées. Il a fait tout son possible dans le domaine de la manipulation, il a mobilisé toutes les sphères d’influence tout en restant crédible auprès d’une partie importante de la population. Pour ceux qui, rebelles, refusent d’adhérer, d’autres méthodes plus coercitives encore s’imposent.
Les signes de cette dérive totalitaire se trouvent dans les techniques de lavage de cerveau employées, identiques à celles des sectes. Elles étaient là dès le départ, mais comment croire qu’un gouvernement démocratiquement élu puisse se retourner contre son peuple ?
Aujourd’hui, une partie de ce peuple est plongée dans la pauvreté, le désarroi, les « non-essentiels » commencent à se suicider, les troubles psychiatriques se multiplientet… le conseil scientifique continue d’assurer sa grand-messe à une armée de fidèles hallucinés.
Demain, n’importe quel virus, réel ou fictif, pourra de nouveau semer la terreur chez des populations prêtes à se faire vacciner pour conserver un peu de liberté. Elles y sont prêtes. Et si les tests actuels sont encore utilisés -contre toute logique-, même les populations vaccinées seront positives et resteront contagieuses. Les mesures de distanciation resteront la règle.
Signe supplémentaire de la supercherie, les hommes qui murmurent à l’oreille des virus prédisent déjà les vagues à venir et leurs dates d’apparition. Toute science a vraiment déserté nos sociétés. Les réseaux sociaux, « complotistes », ont donné des dates de confinement bien avant leur annonce officielle, montrant ainsi que toute préoccupation sanitaire était absente des décisions officielles.
Les conséquences humaines sont terribles. Tout lieu de convivialité a disparu, les gens sont plus isolés que jamais, ils souffrent de mesures iniques imposées par une poignée de dirigeants, sans aucune concertation, sous couvert d’assurer leur salut. Ce qui fait l’humain, sa capacité à tisser des liens, son besoin d’entrer en contact avec l’autre, est menacé. Le tissu social s’est dissout dans les mesures imposées par un régime devenu fou, hors de contrôle, déroulant une feuille de route établie de longue date en dépit de toute considération du réel. Les mesures prises altèrent la santé de la population et tuent. Elles sont anti-sanitaires. La dictature est en marche. […]
Complotisme ? C’est le nouveau mantra agité par le régime. Il remplace aisément les termes de ‘facho’, ‘extrême-droite’, etc. mais il a le même objectif : tuer l’adversaire sans répondre à ses arguments. Olivier Bonnassies décrypte :
« Faites-vous partie de ces 80% de français qui croient au moins à une théorie du complot ? » Appuyée sur un sondage IFOP, voilà la question absurde posée par la voix off dans les deux épisodes du documentaire « Complot : vérité ou mensonge » de Jean-Luc Genest, programmé récemment sur W9.
N’y aurait-il donc jamais de complots ? Et serait-il aberrant de croire qu’il peut y en avoir ?
Dernièrement, la sortie tumultueuse du film documentaire Hold up, les aventures de Trump et les confidences de Macron ont vu la presse et les médias reprendre comme un seul homme (y-a-t-il un titre qui ne l’ait utilisé ?) ce mot de « complotisme » qui a marqué l’année et qui permet de stigmatiser à peu de frais en évitant tout débat sur le fond, comme les bonnes vieilles accusations classiques (nazisme, fascisme, racisme, antisémite) ou nouvelles (homophobie, islamophobie, populisme).
Dans ce monde nouveau où ce sont maintenant les journalistes qui coupent les hommes politiques (avant c’était l’inverse !), les bisounours aux commandes voudraient nous faire croire que les complots – qu’on peut définir comme la coordination secrète d’un petit groupe de gens puissants planifiant et entreprenant dans leur intérêt une action affectant le cours des événements – n’existent pas.
Ah bon ?
Est-ce qu’il n’y a pas eu sans cesse dans l’Histoire des formes de complot pour acquérir du pouvoir, de l’argent, des soumissions, des relations, des postes, des études scientifiques, des contrats ou des avantages ? Est-ce que tout le monde est toujours transparent, honnête et est-ce que la corruption, les pots-de-vin, les sociétés secrètes, les révolutions, les coups d’Etat et les coups tordus n’existent pas ?
Non. Dans leur monde parallèle, Brutus a assassiné César sur un coup de tête, Kennedy s’est fait descendre par un tireur isolé, les ennuis fiscaux de Platini n’ont rien à voir avec son intention de briguer la FIFA, les charges retenues contre Carlos Ghosn n’ont rien à voir avec les problèmes de Renault-Nissan, l’élimination de François Fillon n’a rien à voir avec les intérêts de la campagne présidentielle, les ennuis judiciaires d’Alstom, Technip ou Alcatel qui ont permis de les racheter à peu de frais n’ont rien à voir avec la guerre économique et l’article « foireux » du Lancet n’a rien à voir avec la campagne des laboratoires contre l’hydroxychloroquine.
Selon cette vision qu’on voudrait nous imposer, ce n’est pas seulement impossible et de l’ordre du fantasme : c’est dangereux et il serait grave que certains osent penser autrement. Il est donc logique de censurer les terribles « complotistes » qui croient qu’il peut y avoir des méchants, des satanistes, des tordus, des idéologues, des personnes intéressées (et donc des conflits d’intérêt) …
Voilà où on en est !
Dans le passé, on faisait des enquêtes sur les comportements suspects et les événements qui changent le cours des choses. On se demandait : à qui profite le crime ? Est-ce qu’il y a un mobile ? Est-ce qu’il y a une possibilité d’action et un intérêt pour certain ? Est-ce qu’il y a des éléments factuels bizarres qui méritent d’être étudiés ? Et à partir de cela on réfléchissait.
Maintenant non : on censure et on voudrait disqualifier par principe, sans débat, alors que les complots existent à l’évidence, depuis la nuit de temps, et c’est normal parce que dans le monde réel, il y a souvent de la cupidité, de la convoitise et des intérêts divergents, à tous les niveaux !
– C’est vrai au niveau individuel : la Bible évoque par exemple les complots contre Naboth (1R 21,1-19) ou Suzanne (Dn 13,1-64) mais il y a eu, bien sûr, des multitudes de cas dans toute l’Histoire.
– C’est vrai au niveau des entreprises, des associations ou des institutions avec toutes les tentatives d’OPA, de prises de contrôles, de manœuvres de corruption ou de disqualification des adversaires qui sont aussi innombrables.
– C’est vrai au niveau des Etats de Néron (64) à l’incendie du Reichstag (1933) en passant par toutes les actions d’influence, les révolutions, les coups d’Etats qui sont aussi innombrables et très courants.
En conclusion, il existe certes, beaucoup de pensées complotistes absurdes qui ne reposent sur rien (il parait qu’une forte proportion de nos contemporains croit que la terre est plate !), qui extrapolent hors de toute rationalité, ou qui simplifient à outrance. Mais assimiler toute théorie du complot à une thèse paranoïaque comme le veut l’époque est une façon commode d’étouffer la dénonciation des scandales et les lectures politiques dissidentes, en renvoyant au rang de chimères ce qui ne se conforme pas à la vulgate officielle défendue par les gouvernants ou les médias.
Ridiculiser le complotisme ne sert en fait qu’à conforter la seule version autorisée de faits et dans le monde d’aujourd’hui, dans lequel il y a des acteurs privés très puissants, d’énormes conflits d’intérêts, des dérives autoritaires et de nombreux prétextes pour limiter les libertés individuelles (santé, terrorisme, islam, économie, écologie, etc.), cela pourrait se révéler dangereux.
Et dans un article du 31 décembre, le même souligne :
[…] on peut constater qu’un certain nombre de personnalités ou d’entités très puissantes et non démocratiques (type Forum de Davos, Bilderberg, GAFAM, Soros, etc.) ont effectivement des tentations de planification plus ou moins occultes, des agendas propres et des idées qui peuvent faire peur :
- Sentiment exprimé par beaucoup selon lequel les hommes sont trop nombreux sur Terre (7 milliards aujourd’hui) et qu’ils vivraient mieux s’ils n’étaient que 500 millions (cf. UNFPA, OPT, Planning familial, stèle Georgia Guidestones).
- Volonté de profiter de la crise (qualifiée d’« opportunité unique ») pour mettre en place un « Grand Reset » (cf. le texte de Davos sur « La Grande Réinitialisation » où des personnes privées très influentes énoncent un nouvel Évangile et expriment leur ferme volonté de mettre en œuvre un « Ordo ab chaos »).
- Volonté de supprimer l’argent liquide pour le remplacer par des transactions entièrement contrôlables et traçables par les autorités (au nom de la lutte contre la fraude).
- Volonté de mettre en place un contrôle sanitaire nominatif qui passe par l’imposition de normes mondiales et un contrôle des individus (vaccinations obligatoires, …).
- Volonté de mettre en place de plus en plus de contrôles stricts et mondialisés pour lutter contre des menaces plus ou moins réelles (salut de la planète, normes écologiques, protection contre le terrorisme, lutte contre l’évasion fiscale).
- Volonté de disposer de données massives de plus en plus précises sur l’ensemble de la population mondiale (GAFAM).
- Volonté affichée de mettre en place un gouvernement mondial (George Bush, Nicolas Sarkozy, Henry Kissinger, Jacques Attali, etc.) sans jamais préciser comment pourraient être contrôlés ceux qui le dirigeraient.
Est-ce que de telles choses peuvent être envisageables à court terme ?
Au-delà de ses erreurs, maladresses et excès évidents, c’est la question fondamentale que posait le film documentaire Hold up. Il est clair, en effet, que le contexte actuel de crise semble tout permettre et que les outils technologiques rendent potentiellement possible – pour la première fois dans l’Histoire – la mise en place d’une véritable dictature mondiale. Il convient donc d’être très vigilants et de rechercher les moyens de ne jamais rien céder sur nos libertés individuelles …
A propos de ce Great Reset, qui n’a rien d’un fantasme, Jeanne Smits souligne sur son blog :
[…] Le Great Reset sera lancé officiellement ce mois-ci, lors d’une conférence du 25 au 29 janvier à Singapour, sous le titre Davos Agenda : une « semaine entière de programmation globale ». Ce sommet préparera la rencontre annuelle spéciale qui se tiendra au printemps.
C’est à cette lumière qu’il faut comprendre ces autres engagements d’Emmanuel Macron pour 2021 : « La lutte pour la République et pour nos valeurs, la laïcité, la fraternité, pour plus de sécurité ; la poursuite de notre engagement pour le mérite, le travail, l’égalité des chances et la lutte contre toutes les inégalités et les discriminations. »
Laïcité, égalitarisme, lutte contre les discriminations… Traduisez : socialisme accru, athéisme d’Etat, promotion des nouveaux avatars de la lutte des classes au profit de toutes les minorités agréées, des non-Blancs aux LGBT.
Tout cela correspond fondamentalement aux objectifs du Great Reset tel qu’il se présente lui-même, notamment pour ce qui est de l’égalisation des revenus (ou absence de revenus) et de la promotion de l’idéologie du genre.
Une marche forcée vers le néant de l’interchangeable et de l’indéfini ?
« Chez TF1, on est engagés pour la GPA, tant dans notre politique interne que dans le choix de l’angle de nos reportages. »
L’hebdomadaire Marianne a réalisé une enquête sur les réseaux français de la location d’utérus (GPA). Des clients français, après avoir acheté un enfant conçu par mère porteuse, deviennent apporteurs d’affaires pour des cliniques étrangères. Mais le militantisme en faveur de la GPA ne se limite pas aux seuls clients. Des entreprises se montrent également très conciliantes, comme TF1 ou l’Oréal.
Depuis avril 2020, les employés de TF1 peuvent désormais bénéficier de congés parentaux après avoir fait appel à une mère porteuse à l’étranger – ils sont plusieurs dans ce cas.
Sophie Danis, « directrice communication RSE, business, innovation et digital » du groupe, explique sans complexe :
« C’est un engagement personnel de la part d’Arnaud Bosom [un des responsables RH] ». « Chez TF1, on est engagés pour la GPA, tant dans notre politique interne que dans le choix de l’angle de nos reportages. »
De même chez L’Oréal, qui a posté sur Facebook un message public de soutien et de félicitation à Adrien Koskas, le président de sa marque Garnier, pour ses jumelles nées par mère porteuse à l’étranger.
« Adrien a pris du temps off pour se consacrer à son rôle de papa. L’entreprise le soutient depuis le début de son parcours de gestation pour autrui. »
Et les autorités françaises laissent faire.
Participez à la manifestation des 30 et 31 janvier contre le projet de loi bioéthique et la vente d’enfants.
Emeutes du nouvel an : plus de 660 interpellations et 6600 verbalisations. Et une “rave party” toujours en cours
Malgré le couvre-feu, des émeutes ont éclaté un peu partout en France au cours de la nuit du 31 décembre : voitures, arrêts de bus, bureau de poste, poubelles brûlés… Un état des lieux est en ligne sur Fdesouche. 25 policiers et gendarmes ont été blessés, selon le ministre de l’Intérieur, 660 personnes ont été interpellées et 6600 verbalisées pour 45 400 contrôles. ministre. Quelque 100.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour faire respecter l’interdiction de sortie et de déplacement entre 20h et 6h.
L’impuissance de l’Etat se révèle criant avec une rave party qui a lieu en Bretagne, depuis le 31 décembre. Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a convoqué vendredi soir une réunion de crise afin d’évoquer cette affaire, qui était encore en cours dans la soirée en Bretagne. 2500 personnes sont réunies dans une rave party clandestine organisée à l’occasion du réveillon du Nouvel an à Lieuron en Ille-et-Vilaine. Au terme de cette réunion, Gérald Darmanin a indiqué que “toutes les sorties de véhicules” étaient désormais “contrôlées et systématiquement verbalisées”, précisant que “plus de 200 verbalisations” avaient déjà eu lieu. Si les lieux sont bloqués, la rave party se poursuit…
“Les contrôles gendarmerie aux abords du site se poursuivent. Verbalisation systématique de toutes les personnes quittant les lieux, plus de 200 PV déjà relevés”.
“Les lieux sont bloqués, les sorties font l’objet de verbalisations“, a ajouté Camille Chaize, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Depuis jeudi soir, un dispositif de gendarmerie est en place afin de sécuriser les abords du site et les axes de circulation mais les forces de l’ordre rencontrent des difficultés pour évacuer la zone. Trois gendarmes ont été blessés, et un véhicule de gendarmerie incendié.
C’est arrivé un 1er janvier…
“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum
Rappelons-nous :
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le 01 janvier : fête et Solennité de MARIE, Mère de Dieu.
1. Origine de la fête de Marie, mère de Dieu
C’est Pie XI en 1932 qui institue d’abord la fête de Marie mère de Dieu, le 11 octobre. Puis, la solennité de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, remplace la cérémonie de la circoncision de Jésus. La solennité de Marie mère de Dieu est introduite par la réforme liturgique suite au concile Vatican II. Sa date, depuis la réforme liturgique, est donc le premier janvier, huit jours après Noël. La date de la fête de Marie mère de Dieu a été déplacée pour la mettre en relation avec la naissance de Jésus à Noël. La nouvelle date de la célébration de la fête de Marie mère de Dieu, le 1er janvier, jour de l’an, met aussi en valeur la célébration de la Solennité.
2. Sens de la fête de Marie mère de Dieu et célébration de la solennité
Depuis le concile d’Ephèse en 431, l’Eglise vénère la vierge Marie sous le titre de mère de Dieu, Sancta Maria Dei Genitrix, en grec Théotokos. Cette solennité célèbre le mystère de l’Incarnation. C’est donc par la célébration de la solennité de Marie mère de Dieu que l’on commence la nouvelle année, le jour de l’octave de la Nativité qui est le 1er janvier. L’évangile de la messe est la venue des bergers à la crèche. Le pape Benoît XVI a fait au Vatican une célébration de la solennité de Marie mère de Dieu Reine de la paix.
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le 01janvier 1450 : reconquête de Harfleur par Charles VII tenue par les Anglais.
Le Roi de France Charles VII, suite à un siège, reprend la ville d’Harfleur, détenue depuis 1415 par les Anglais. Cette libération fait partie des victoires successives du Roi sur les Anglais dans la reconquête de la Bretagne, de la Normandie et de tout le territoire national ; ce qui met progressivement fin à la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.
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le 01 janvier 1452 : création de l’hospice de Beaune.
Le tout nouvel hôpital des Hospices de Beaune, l’Hôtel-Dieu, créé à l’initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, Philippe II le Bon, et de son épouse Guigone de Salins, accueille son premier patient.
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le 01 janvier 1515 : mort de Louis XII.
Alité depuis le début du mois de décembre, le Roi de France, Louis XII, meurt peu avant minuit à l’âge de 53 ans. Il est inhumé à Saint-Denis aux côtés de son épouse Anne de Bretagne. Mort sans héritier mâle, la loi Salique désigne son arrière-cousin qui est aussi son gendre, François de Valois comte d’Angoulême, issu de la branche des Valois-Angoulême qui devient François 1er.
En le 27 mai 1498, il est sacré Roi, succédant à Charles VIII, mort accidentellement sans enfant lui survivant. Louis XII administre avec intelligence son domaine. Il utilise les recettes des impôts pour le bien du pays en entretenant, entre autre, le réseau routier. Très populaire, il est appelé le “Père du Peuple“.
La Mort de Louis XII surnommé le Père du peuple de Merry-Joseph BLONDEL (Musée des Augustins de Toulouse)
Voir les chroniques du 8 janvier, du 29 avril, du 27 mai, du 27 juin et du 18 novembre.
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le 01 janvier 1560 : la mort du poète Joachim du Bellay.
Né en 1522 en Anjou, Joachim du Bellay meurt le 1er janvier 1560 à Paris. Il fonde la Pléiade avec son ami Ronsard. Il s’agit d’un groupe de sept poètes français. Son ouvrage le plus connu reste Les Regrets, un recueil de 191 sonnets composés au cours de l’un de ses voyages à Rome. Son vers le plus célèbre fait d’ailleurs référence à un antique voyageur. Il commence par : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… Travailleur infatigable, Joachim du Bellay succombe à une apoplexie, à sa table de travail, à l’âge de 37 ans.
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le 1er janvier 1562 : Ambroise Paré est nommé premier chirurgien du Roi à la place de Lavernot décédé.
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le 01 janvier 1564 : Charles IX, décrète à Roussillon-Château en Dauphiné, par un édit royal, l’Edit de Roussillon, que l’année commencera désormais le 1er janvier.
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le 01 janvier 1622 : Rome décrète que l’année commencera désormais le 1er janvier au lieu du 25 mars.
Chez les peuples usant d’un calendrier solaire, le début de l’année a toujours été fixé par pure convention. Au fil des siècles, l’année n’a pas commencé partout au 1er janvier, et son début a varié au gré des époques et des pays. Même avec le calendrier grégorien, dans lequel le premier jour de l’an a été aussi le 1er mars. Ce n’est qu’en 1622, que le 1er janvier est décrété par le Saint-Siège comme début de l’année partout dans le monde catholique. L’empereur Charles Quint et le Roi de France Charles IX avaient déjà mis en œuvre cette mesure dans leurs royaumes respectifs au cours du siècle précédent.
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le 01 janvier 1677 : première représentation de Phèdre.
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le 01 janvier 1743 : Pierre Gaultier de Varennes atteint les montagnes rocheuses.
L’explorateur français Pierre Gaultier de Varennes ainsi que ses fils Louis-Joseph et François remontent la partie haute du Missouri jusqu’à un de ses affluents, la rivière du Yellowstone. Lâchés par leurs guides aborigènes, ils s’arrêtent devant les montagnes Rocheuses, dans la partie occidentale du Wyoming. Leur exploration leur permet tout de même de revendiquer l’ouest américain au nom de la France. Un canton de vallée de la Matapédia porte le nom de la famille d’explorateurs.
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le 01 janvier 1771 : naissance de Georges Cadoudal, chef militaire breton.
Grande figure de la contre-révolution, il sera commandant de l’Armée catholique et royale de Bretagne. Charismatique, il est très apprécié du peuple. Georges Cadoudal nait le 1er janvier 1771 à Kerléano, petit village près d’Auray. Fils de meunier, il étudie au collège Saint Yves de Vannes.
En 1793, peu après l’exécution du Roi Louis XVI à Paris, la levée en masse est décrétée par la Convention pour défendre les frontières de l’Est contre l’Europe. Dans l’ouest, en Bretagne, en Vendée, les nouvelles lois sur la conscription sont mal acceptées par la population. Cadoudal comme beaucoup d’autres, refuse de se soumettre.
Il rejoint alors la grande armée catholique et royale de Vendée, et s’y fait rapidement remarquer par sa force et son intelligence, promu chef d’escadron, il se bat jusqu’à la défaite de l’armée vendéenne à Savenay, le 23 décembre 1793 (voir la chronique du jour). Il échappe au désastre et se replie en Bretagne, dans la Morbihan, pour y organiser la résistance.
En 1795, Georges Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan et refuse de se placer sous les ordres du Comte de Puisaye, ce dernier voulant réunir l’ensemble des chouans de la Bretagne sous son seul commandement. Au printemps 1795 Cadoudal rejette un cessez-le-feu conclu entre chefs royalistes et révolutionnaires à La Mabilais, et continue seul le combat.
En août, il est promu major-général et réunit sous son commandement l’armée chouanne et les troupes rescapées du désastreux débarquement de Quiberon. A la fin de l’année 1795, il reprend Sarzeau, puis Locminé en avril 1796, mais son armée est en infériorité numérique face à Hoche, La paix est signée le 16 juin 1796. Alors le chef chouan se consacre au relèvement du pays vannetais en désarmant les bandes armées incontrôlées.
Le 4 septembre 1797, le Directoire succède à la Convention Révolutionnaire (voir la chronique du jour sur ce coup d’Etat) ; Georges Cadoudal reprend le combat ; nommé commandant en chef de la Bretagne par le futur Louis XVIII, il est traqué par les bleus. Il reprend Sarzeau, mais alors qu’il s’apprête à rentrer dans Vannes, son action est stoppée par le coup d’état de Bonaparte, en novembre 1799.
Le Premier consul l’invite à Paris pour conclure une paix définitive ; Bonaparte désireux de voir Cadoudal se rallier à lui, lui promet grade, rente et distinctions, mais l’entrevue échoue et le chef chouan gagne l’Angleterre pour y poursuivre le combat. Il y est promu lieutenant général des armées du Roi. En août 1803, il revient en France pour organiser l’enlèvement de Bonaparte. Cadoudal qui avait refusé de s’associer aux conspirateurs est arrêté, et condamné à deux ans de prison. Le chef chouan ne renonce pas ; à nouveau arrêté le 25 mars 1804, il est cette fois condamné à mort le 10 juin. Voici le récit de sa mort :
Le 9 mars 1804, vers sept heures du soir, trahi par son logeur, il est repéré par un prévôt place du Panthéon et pris en chasse par une escouade de policiers. Une course poursuite effrénée commence dans les rues de Paris. L’inspecteur Buffet s’effondre, le fugitif blesse grièvement un deuxième homme. Il saute du cabriolet bien décidé à s’échapper. Cerné au carrefour l’Odéon, il est finalement maîtrisé.
Le jeune Breton, vigoureux, à la corpulence énorme et au regard clair, répond à ses juges d’une voix limpide et assurée :
« – Que veniez-vous faire à Paris ?- Attaquer le premier Consul
– Où avez-vous logé ?- Je ne veux pas le dire.
– Pourquoi ?- Parce que je ne veux pas augmenter le nombre des victimes.
– Quel était votre projet et celui de vos conjurés ?- De mettre un Bourbon à la place de Bonaparte.
– Quel était ce Bourbon ?- Louis XVIII.
– N’était-ce pas avec un poignard que vous vous proposiez d’assassiner le premier Consul ?
– Je ne suis pas un assassin. Je devais l’attaquer avec des armes pareilles à celles de sa garde ». (Extrait du premier interrogatoire de Georges Cadoudal, le 18 ventôse de l’an 12 – 9 mars 1804, reporté par Adolphe Thiers dans Histoire du Consulat et de l’Empire, T3, 1845).
Au juge qui lui reproche d’avoir tué un père de famille, il répond avec un aplomb désarmant :
« La prochaine fois faites-moi arrêter par des célibataires ! ».
Cadoudal est-il responsable de la « conspiration de la machinerie infernale » du 24 décembre 1800, premier attentat à la voiture piégée de l’histoire ? Le chouan reconnaît avoir eu vent du projet, mais ignorer les moyens terroristes mis en œuvre par son lieutenant, Saint-Régeant. Aucune charge concernant cet attentat manqué contre Bonaparte, qui a fait vingt-deux morts et une centaine de blessés rue Saint-Nicaise, n’est finalement retenue contre lui.
Napoléon Bonaparte offre de gracier le lieutenant général des armées du Roi à plusieurs reprises en échange de sa soumission, celui-ci refuse avec obstination : « Ce bougre-là ! Il n’est pas content de me couper la tête, il voudrait encore me déshonorer ». Il meurt avec ses amis. Néanmoins, il exprime une dernière volonté à l’exécuteur de Paris, son bourreau :
« Vous saurez que je veux être exécuté le premier. C’est à moi à donner à mes camarades l’exemple du courage et de la résignation ; d’ailleurs, je ne veux pas que l’un d’eux s’en aille de ce monde avec l’idée que je pourrais lui survivre ».
Ce désir lui est refusé. L’ordre d’exécution est fixé et sa tête tombera la dernière.
Le 25 juin 1804, Georges Cadoudal et onze de ses compagnons sont menés en place de Grève (Voir la chronique du jour). En quittant la Conciergerie, dans un dernier adieu, il professe inlassablement sa foi pour donner du courage à ses partisans condamnés : « Et maintenant, il s’agit de montrer aux Parisiens comment meurent des chrétiens, des royalistes et des Bretons ». D’un pas sûr et lent, la démarche fière et l’œil assuré, le colosse gravit les marches de l’échafaud et clame d’une voix retentissante : « Camarades, je vous rejoins. Vive le Roi ! ».
Héros populaire, anobli post mortem par Charles X, il est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France. A la Restauration, ses restes pieusement recueillis, sont rendus à la Bretagne et inhumé sur le lieu de sa naissance, dans un mausolée à Kerléano.
Tiré du bottin-mondain.fr
Voir les chroniques du 21 et 25 juin.
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le 01 janvier 1796 : création du ministère de la Police.
Le Directoire remplace les différents comités chargés de surveiller le territoire français par un ministère de la Police générale. Merlin de Douai démissionne de son poste de ministre de la Justice pour prendre en charge ce nouveau ministère. Cette Police générale a pour mission de démanteler les “entreprises subversives“… en clair toute tentative populaire de restaurer un ordre chrétien en France.
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le 01 janvier 1796 : assassinat d’un prêtre non jureur à Vannes
Le 1er janvier 1796, à 17 H, la république débute l’année, à Vannes, par l’exécution d’un prêtre dont le seul tort est de n’avoir pas prêté serment : le père Yves Le Manour.
Né le 7 mai 1748 au village de Kermérian en Remungol, de Mathurin et d’Yvonne Le Mer. Il est baptisé le lendemain.
Ordonné prêtre par Monseigneur Sébastien Michel Amelot le 4 avril 1778, à Vannes, il est nommé chapelain de Saint-Yvy de Moréac, durant douze ans, puis reçoit la cure de Languidic en 1790. L’abbé Le Manour refuse de prêter serment, de partir en exil et va mener la vie habituelle des réfractaires : caches, complicités des paroissiens, messes dans les bois ou dans les granges, les traques, les peurs, les trahisons, la faim. Rien ne le décourage, il accomplit son ministère sacré : confessions, messes, mariages, baptêmes, extrême-onction, funérailles. Il est capturé l’Île aux Moines, dans le Golfe du Morbihan le 5 décembre 1795, alors qu’il va visiter un malade, par des marins à la recherche de Chouans. Ils trouvent sur lui : un petit ciboire en argent, une boîte aux Saintes Huiles en plomb, un petit rituel, un martyrologe romain, un bréviaire avec des actes de mariages célébrés par lui.
Il est jugé coupable d’être réfractaire aux lois de la république, de ne pas être parti en déportation, d’avoir continué à exercer son ministère de prêtre catholique ; en conséquence il est condamné à mort à 48 ans.
Le 1er janvier 1796, Yves Le Manour est guillotiné à 5 heures de l’après-midi, sur la place de la Liberté, actuelle place Maurice Marchais (Hôtel de Ville), en face de la chapelle Saint Yves.
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le 01 janvier 1849 : mise en service du premier timbre-poste français.
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le 01 janvier 1860 : la ville de Paris est découpée en vingt arrondissements.
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le 01 janvier 1880 : lancement du projet de construction du canal de Panama.
Le projet de la construction du canal de Panama, qui relierait l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, est lancé le 1er janvier 1880 par Ferdinand de Lesseps. Les travaux ne débutent cependant qu’en 1882. Ce projet finit en scandale politico-financier majeur. Depuis 2007, des travaux d’élargissement sont effectués sur le canal, ils devraient s’achever en 2014.
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le 01 janvier 1916 : entrée en vigueur de l’impôt sur le revenu.
Un projet de loi a déjà été déposé en février 1907. Toutefois, la loi n’est votée par la Haute Assemblée que le 3 juillet 1914 suite à un désaccord entre le Sénat et la Chambre des députés. Elle est révisée dès 1917 afin de financer la Première Guerre mondiale. Des impôts équivalents existent déjà en place en Grande-Bretagne depuis 1842 ou en Prusse depuis 1893.
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le 01 janvier 1917 : Claire Ferchaud écrit au président français.
Elle lui demande en vain de soumettre au député l’injonction du Christ de graver l’emblème du Sacré-Cœur sur le drapeau français. Poincaré la reçoit le 21 mars.
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le 01 janvier 1925 : le général français Gouraud crée l’État de Syrie, composé de ceux d’Alep, de Damas et des Alaouites avec Damas comme capitale.
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le 01 janvier 1927 : début de la guerre des Cristeros au Mexique.
La guerre des Cristeros désigne la rébellion des paysans mexicains face à l’Etat, qui est alors anticatholique et maçonnique. Le 1er janvier, les rebelles sous le nom de « Cristeros », ce qui signifie partisans du Christ, ont pris les armes contre l’Etat. Le conflit s’est intensifié pendant deux ans, et a pris fin par des négociations diplomatiques où l’Amérique a joué un rôle important, par le biais de l’ambassadeur Dwight Whitney Morrow. Cependant il faudra l’intervention du Vatican pour arrêter cette guerre où les insurgés ont écrasé l’armée régulière.
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le 01 janvier 1938 : création de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).
Suite au protocole d’accord signé le 31 août 1937, entre l’Etat et les 5 grandes compagnies de chemin de fer, la Société Nationale de Chemin de Fer est officiellement constituée. L’Etat est actionnaire à 51% et les compagnies privées (Nord, Est, Paris-Orléans, Paris-Lyon-Méditerranée et Midi) à 49 %. Ces dernières ont pour mission d’apporter les lignes et le matériel nécessaires au réseau ferré.
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le 01 janvier 1945 : la France signe la déclaration de constitution des Nations unies.
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le 01 janvier 1994 : déclaration du pape Jean-Paul II.
Pour les Journées mondiales de la Paix le Saint Père affirme :
« Noyau premier de la société la famille a droit à tout soutien de l’Etat pour remplir entièrement sa mission propre. Les lois de l’Etat doivent donc être conçues de manière à promouvoir de bonnes conditions de vie pour la famille, en l’aidant à accomplir les tâches qui lui reviennent. Devant la tendance aujourd’hui plus forte à légitimer, comme substitut de l’union conjugale, des formes d’unions qui en raison de leur nature propre ou de leur caractère transitoire voulu, ne peuvent en aune manière exprimer le sens de la famille ni assurer son bien, c’est un des premiers devoirs de l’Etat d’encourager et de protéger l’institution familiale authentique, d’en respecter la physionomie naturelle ainsi que les droits innés et inaliénables.
Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)
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le 01 janvier 2002 : l’euro + les 35 heures.
La France et ses onze autres partenaires de la zone euro adoptent définitivement la monnaie unique en passant à l’euro, trois ans après son entrée en vigueur. En France, s’y ajoute l’entrée en vigueur théorique de la réduction du temps de travail hebdomadaire à trente-cinq heures pour les petites et moyennes entreprises de moins de vingt salariés.
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le 01 janvier 20 : la France est découpée en 12 régions.
Découpée en 21 régions en 1964, puis en 22 en métropole et 4 outre-mer ; à compter du 1er janvier 2016 il ne reste que 12 régions en métropole, plus la Corse qui exerce les compétences sans l’appellation et les 5 DOM et région d’outre-mer.
Christophe Guilluy : Une recomposition sociale par le bas est en train de s’effectuer
Christophe Guilluy est à l’origine du concept de « France périphérique » et ses essais sur les « fractures françaises » sont devenus des classiques incontournables. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Le temps des gens ordinaires, il est interrogé dans La Nef. Extrait :
Je travaille les questions des fractures de la société française depuis vingt ans et ce qui m’a frappé est l’émergence d’un phénomène nouveau, tout particulièrement avec la vague des populismes en Occident. Celle-ci est le fait des petites gens qui ne représentent pas une fraction de la société mais la majorité de la population, d’où l’idée des « gens ordinaires ». Une recomposition sociale par le bas est en train de s’effectuer. En France, l’exemple des Gilets jaunes est significatif: on n’a pas affaire à une catégorie spécifique du peuple, mais à la population tout entière, celle qui gagne moins de 2000 euros par mois, des ouvriers, des paysans, des indépendants, des salariés du privé comme du public, des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, bref, tout le contraire de l’atomisation de la société dont on nous parle sans arrêt et qui relève d’une vision technocratique ou même publicitaire.
Ces gens ordinaires ont été « invisibilisés » depuis les années 1980, ostracisés, et malgré tout ils se recomposent en un mouvement de fond puissant qui dépasse le champ politique pour atteindre celui de la culture – dans le domaine littéraire, par exemple, avec le Goncourt de Nicolas Mathieu en 2018 (Leurs enfants après eux). C’est en ce sens que je parle d’une autonomisation de ces populations. On est bien ici face à un moment particulier de recomposition par le bas avec des gens hier invisibles et qui sont devenus incontournables. Et cela se constate partout, en France mais aussi en Grande-Bretagne (avec le Brexit), aux États-Unis (le cas Trump), etc.
[…] les gens ordinaires n’étant représentés nulle part, ni dans la politique, les médias ou la culture, ils ont profité des espaces qu’ils pouvaient occuper et le populisme en est un. Loin d’être manipulés par les populistes, je pense au contraire que ce sont les gens ordinaires, nullement dupes, qui utilisent le populisme à leur fin, on en a eu un bon exemple avec le Brexit en Grande-Bretagne. Cela révèle une intelligence politique forte et tenace: les gens ordinaires ne changeront pas d’avis. […]
Grâce aux gens ordinaires, une renaissance s’est enclenchée qui se traduira politiquement et culturellement. Les grandes thématiques des gens ordinaires sont en effet très majoritaires: emploi, réindustrialisation, frontières et contrôle de l’immigration… cela ne peut pas ne pas basculer, même si l’offre politique est aujourd’hui confrontée à un blocage… mais cela peut aller très vite comme en Grande-Bretagne.
Ce mouvement ne s’arrêtera pas, notre modèle est arrivé à bout de course. Symboliquement, c’est intéressant de voir que 80 % des cadres parisiens veulent quitter la capitale et ne supportent plus le style de vie qui a été pourtant conçu pour eux, l’hyperconcentration, l’hypermobilité, le déracinement…
Un système politique et économique ne peut perdurer s’il ne profite pas au plus grand nombre. Ou nos élites refusent de le voir et basculent vers une forme de totalitarisme soft, ou les revendications des gens ordinaires sont enfin prises en compte.
Les Pommeret, un couple en mission
Un article d’Antoine Bordier :
A l’Ile-Bouchard, à 40 mn au sud de Tours, Eric et Casilda Pommeret viennent de poser leurs valises. Les peintures de leur nouvelle maison familiale sont encore fraîches, et, leur emménagement est tout récent. Après leurs années de mission pour les maisons d’accueil de Chézelles, ils ont décidé de vivre leur retraite à deux pas du lieu où est apparue la Vierge Marie avec l’archange Gabriel en décembre 1947. Entretiens avec un couple qui a choisi de mettre au cœur de sa vie le service de Dieu et des hommes.
Il fait un froid de canard, cette après-midi du 14 décembre 2020, quand nous arrivons à l’Ile-Bouchard. Ce petit village de 1500 âmes est situé en Indre-et-Loire. Selon une tradition locale, avant de rejoindre le roi Charles VII, à Chinon, le 6 mars 1429, Jeanne d’Arc y « a entendu la Messe » dans l’église Saint Gilles. Cette région est avant tout celle des pérégrinations de saint Martin, l’apôtre des Gaules. Et, c’est au 9è siècle que le nom de Bouchard apparaît. C’est celui du seigneur local, qui entreprend de ramener les reliques de saint Martin en Touraine. A son époque, saint Martin, seul, dans un premier temps, puis, avec ses moines et en tant qu’évêque de Tours, a évangélisé toute la région. Est-ce pour cela que la Vierge Marie a décidé d’apparaître en ce lieu, 6 fois, du 8 au 14 décembre 1947 ? La France, en pleine période pré-révolutionnaire, risque de voir le gouvernement tomber entièrement entre les mains des communistes, sous la tutelle de Staline.
Une histoire familiale reliée à l’Ile-Bouchard
Dans leur nouvelle maison, qui se situe à 10 mètres de l’église Saint Gilles, lieu des apparitions, Eric et Casilda se souviennent de cette aventure qui les a menés d’Annecy à l’Ile-Bouchard. Engagés au sein de la Communauté de l’Emmanuel depuis une trentaine d’années, ils racontent :
« On nous a demandé, il y a 7 ans, si nous accepterions de prendre la responsabilité de deux maisons d’accueil : celle de Chézelles et celle de Marigny situées à l’Ile-Bouchard. C’était deux ans avant ma retraite, explique Eric. Et nous avons dit oui. C’est une décision que nous avons prise en famille. Il n’était pas facile de quitter la région d’Annecy pour venir en Touraine. Nous y étions heureux. »
Eric plonge dans ses souvenirs, et, parle de son père, François-Xavier, né en 1904. Clin Dieu familial, « avant la Seconde Guerre Mondiale, il a remplacé le médecin de l’Ile-Bouchard, avec la perspective de lui succéder, par la suite. Puis, finalement, il s’installera à Saint-Malo. » C’est le seul lien qu’ils ont avec ce lieu. Les Pommeret, prennent, donc, la responsabilité de ces deux maisons d’accueil. Ils se rapprochent, à petits-pas, du sanctuaire. Si les apparitions n’y sont pas officiellement reconnues par l’Eglise, le 8 décembre 2001, à la suite d’une enquête, l’archevêque de Tours, Mgr André Vingt-Trois, futur cardinal de Paris, a autorisé les pèlerinages et le culte public. Depuis, le nombre de pèlerins ne cesse d’augmenter pour atteindre les 100 000 par an.

Des pèlerins en nombre à l’Ile-Bouchard
Casilda, qui a des origines en Espagne, explique qu’elle a été « heureuse pendant ces 5 ans d’accueillir de nombreux pèlerins. Nous avons accueilli beaucoup de familles avec leurs souffrances, et, leurs joies. Des familles en difficulté qui viennent faire ‶ l’opération de la dernière chance ″ pour sauver leur couple. Il y a, aussi, des couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfants. Ce qui m’a beaucoup touché, notamment, ce sont les pèlerins humbles. J’ai constaté l’expression de cette humilité chez des pèlerins qui venaient à l’Ile-Bouchard dans le cadre de leur paroisse. Ils venaient de toutes les régions de France. » Casilda est touchée, visiblement, par cette humilité, et, cette piété, qui transparaissent simplement. Cela lui rappelle les propos de la Vierge Marie, de 1947 : « Je suis venue, ici, parce qu’il y a des personnes pieuses. » Eric et Casilda arrivent dans la région en mars 2015. Eric continue à travailler pour son groupe industriel basé à Annecy. Il fait les trajets. En 2015, il est complétement libéré de ses obligations professionnelles. Ensemble le couple entreprend des travaux pour restaurer les vieilles demeures : le château de Chézelles, et la gentilhommière de Marigny. Ils rénovent la chapelle du château, et choisissent une iconographie religieuse épurée, qui invite à la prière et au recueillement.

« Marie apparaît comme à l’Annonciation »
Le 8 décembre 1947, Marie apparaît dans l’église paroissiale Saint Gilles, vers 13h00, à des enfants, Jacqueline Aubry, Jeanne, sa petite sœur, Laura Croizon et Nicole Robin. « C’est le miroir de Lourdes », explique Casilda, qui n’a pas fait d’études en théologie, mais qui relie les deux. « A Lourdes, la Vierge Marie apparaît le jour de l’Annonciation (NDLR : le 25 mars 1858) pour dire à Bernadette : “Que soy era l’immaculada Concepciou” (je suis l’Immaculée Conception). Et, ici, Marie apparaît comme à l’Annonciation. » Une nouvelle annonciation en ces temps très difficiles pour la France. Depuis avril 1947, la France vit, en effet, des heures très sombres. C’est la grève générale depuis plusieurs mois, avec son lot de sabotages et les dépôts de munitions tombés entre les mains des grévistes révolutionnaires. L’armée se mobilise. Staline a décidé de prendre le pouvoir politique dans toute l’Europe. La France est au plus mal. Ce 8 décembre 1947, la Vierge Marie confie ce message aux jeunes filles : : ‶ Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. ″ 4 jours plus tard la France est définitivement sauvée. Eric, avec son âme et ses talents de musicien relie ces évènements tragiques qui auraient pu faire de la France le premier satellite soviétique d’Europe de l’Ouest, à sa propre histoire, plus personnelle. Au fond du salon, on aperçoit son piano, qu’il pratique quotidiennement. Il parle de l’Annonciation et de cet instrument qu’il a inventé : le Psalme. Il l’a confié à la Communauté Monastique de Jérusalem, dans l’église Saint Gervais, à Paris. Le Psalme est un jeu d’orgue qui entre en harmonie avec une grande cithare, à travers un seul et même clavier. « Le thème de cet instrument était l’Annonciation, raconte-t-il. Et, notre premier appartement, lorsque nous nous sommes mariés, était rue de l’Annonciation à Paris ».
Leur nouvelle mission : le chapelet
Le mandat des Pommeret auprès des maisons d’accueil prend fin en septembre 2020. Leur mission a été accomplie. Au départ, ils n’avaient pas prévu de rester dans la région. Finalement, ils décident, après un petit temps de discernement et un concours de circonstances favorables, de rester sur place. Depuis leur installation dans leur nouvelle maison, ils ont pris la responsabilité du chapelet. Chaque jour, dans la petite église Saint Gilles deux chapelets sont priés. Le premier est prié le matin. Les Pommeret ont en charge le chapelet de 18h00, avec sa diffusion sur la chaîne YouTube du sanctuaire, pendant le confinement, notamment. Pour eux le chapelet est une « humble mission qui est au cœur de notre vie. C’est un cadeau, c’est une prière fondamentale. On repart de l’essentiel, de la simplicité. On parcourt toute la vie du Christ, et, nous méditons les mystères. Il y a une dimension de rayonnement qui nous dépasse. Notre nouvelle mission passe par le chapelet : être là et prier. » Dans leur salon, trône une copie de la Vierge Marie telle qu’elle est apparue. Toute blanche, elle mesure près d’un mètre. Le chapelet semble être de nouveau d’actualité sur ces terres mariales et martiniennes. Lors de son apparition, Marie apprend aux enfants à le prier. Celle qui est invoquée sous le vocable de Notre Dame de la Prière se transforme en pédagogue.

« Je donnerai du bonheur dans les familles »
Casilda et Eric témoignent de leur vie de couple, et, de leur vie familiale. Tous les matins, le couple prie ensemble devant leur belle statue blanche. « Jacqueline, l’une des voyantes (NDLR : décédée en 2016), a rappelé que Marie est venue, aussi, à l’Ile-Bouchard pour parler aux familles. Elle a dit cette phrase, qui à l’époque paraissait anodine parce que les familles étaient unies, et, on ne parlait pas du tout de divorce : “Je donnerai du bonheur dans les familles “. » Eric se souvient de son père veuf avec ses 5 enfants. Il se souvient de la fratrie, qui était authentique et joyeuse. « C’est le combat du siècle. La famille est attaquée. Quand on vient à l’Ile-Bouchard, on vient demander une grâce, comme en témoignent les ex-votos récents, dans la chapelle de l’apparition. Marie aime la famille. Elle vient la sauver. Dans les mystères joyeux du chapelet toute la vie de la famille est décrite, rappelle Eric. Il faut revenir à cette simplicité de la vie de la Sainte Famille, surtout en ce moment » A quelques heures du passage de l’année 2020 à la nouvelle année, impossible de ne pas évoquer la Covid-19. « La Covid-19 fait des dégâts. Cela nous rappelle que Marie, l’Immaculée, n’est pas touchée par le virus du péché. Le vaccin du péché, le Seigneur l’a donné à travers sa Croix et sa Résurrection. » Ils ont pu vivre Noël en famille, avec leurs 15 petits-enfants, dont une petite Faustine. Ils confient, très émus :
« Faustine est au Ciel. Nous la prions. Elle a vécu très peu de temps : 3 semaines. Elle a pu être baptisée et confirmée. Elle a vécu d’amour, et, a même évangélisé. A tel point, que notre dernier fils, qui travaillait à Bruxelles, a parlé d’elle à son manager, un musulman. Ce-dernier, quelques jours plus tard lui a montré une photo de sa salle de prière où l’on voit le nom de Faustine marqué sur une grande affiche. Tous ont prié pour elle. »
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Monastère de Bois-Salair : une jeune communauté de moniales orthodoxes en Mayenne
Situé dans le nord de la Mayenne, le monastère de Bois-Salair n’accueille une communauté orthodoxes que depuis 2014 ! Entre offices orthodoxes traditionnels et travail artisanal de produits pour la cosmétique et la maison, les sœurs de Bois-Salair vivent paisiblement ici depuis quelques années. Allez hop, Divine Box vous raconte tout sur leurs origines et leur situation actuelle !
L’origine de la communauté
Revenons quelques années en arrière, en 2002. Le monastère de Godoncourt, dans les Vosges, qui s’occupait de jeunes filles pauvres, est alors laissé à l’abandon. Et c’est ainsi en 2002 que l’Eglise orthodoxe de Serbie rachète les bâtiments et y envoie une petite communauté de sœurs. Au boulot, il faut tout rénover !
L’arrivée à Bois-Salair
Mais très vite, les sœurs se rendent à l’évidence : elles n’ont pas assez de moyens financiers, mais aussi humains, pour tout remettre à neuf ! Et certaines sœurs âgées de la communauté supportent mal le climat des Vosges sans chauffage… C’est là qu’un ange gardien survient dans l’histoire de la communauté : le propriétaire du château de Bois-Salair, en Mayenne, qui propose aux sœurs de s’y installer ! C’est ainsi que débute en 2014 la vie monastique à Bois-Salair !
Un lieu chargé d’histoire
Les habitants du village accueillent très bien les sœurs à leur arrivée, et leur donnent un sacré coup de main pour s’installer ! Il faut dire que la communauté hérite d’un petit paradis chargé d’histoire… Le château de style écossais fut construit à la toute fin du XIXe siècle par le chercheur Charles Weyher. Ce scientifique y faisait des expériences pour comprendre les trombes marines (ce sont des sortes de tourbillons marins) ! Et désormais ce château est donc habité par des moniales orthodoxes.

Les moniales orthodoxes de Bois-Salair sont très portées sur les produits naturels, et cultivent notamment des plantes à la main ©Divine Box
L’installation
Pour commencer, les sœurs ont installé une chapelle orthodoxe, c’est-à-dire avec beaucoup d’icônes et de couleurs. Une fois la chapelle terminée, les moniales se lancent dans l’agriculture : petit plus, il y a déjà des serres et des outils agricoles sur place ! Parmi leurs activités, elles développent un “jardin des simples” pour cultiver les plantes aromatiques qui leur servent à produire des produits cosmétiques. Elles proposent même du “woofing”, qui prend la forme de petits séjours au monastère de Bois-Salair pour qui veut découvrir la culture des plantes, et aider les soeurs dans le travail ! Il faut dire que les soeurs de Bois-Salair sont en train d’acquérir une vraie expertise en terme de produits naturels, un peu comme chez leurs soeurs du monastère de Solan. Alors autant en faire profiter le monde !
La vie des soeurs aujourd’hui
Aujourd’hui, les 7 soeurs représentent une petite communauté orthodoxe, et elles continuent de vivre selon les préceptes de saint Basile. Leurs journées sont rythmées par la prière, le travail intellectuel avec une importance particulière sur la connaissance de Dieu, et l’artisanat monastique. Elles confectionnent notamment des produits à base de plantes, des cierges, et même des savons ! Pour ces derniers, elles saponifient “à froid”, ne chauffant donc pas les huiles (ce qui est certes beaucoup plus long et manuel, mais aussi plus doux et nourrissant !). On vous recommande notamment leur savon au lait d’ânesse !

Les soeurs du monastère de Bois-Salair confectionnent des savons artisanaux ©Divine Box
Où trouver les produits des moniales de Bois-Salair ?
Pour se procurer les produits du monastère de Bois-Salair, vous pouvez aller directement sur place : Château de Bois Salair, 53100, Saint-Georges-Buttavent (attention aux éventuelles consignes liées au covid !) Vous pourrez en profiter pour rendre visite aux sœurs et découvrir cet endroit charmant !
Sinon, cliquez ici pour acheter en ligne les produits du monastère de Bois-Salair. Ou bien par là pour en savoir plus sur le monastère de Bois-Salair !
Veni Creator Spiritus
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui participe dévotement dans une église ou un oratoire au chant ou à la récitation de l’hymne “Veni Creator” le premier de l’an pour implorer l’aide divine pour tout le cours de l’année.
Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quæ tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Donum Dei altissimi,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Dextræ Dei tu digtus,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus ;
Ductore sic te prævio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium ;
Te utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula. Amen.
Viens, Esprit Créateur,
Visite l’âme de tes fidèles,
Emplis de la grâce d’En-Haut
Les cœurs que tu as créés.
Toi que l’on nomme le Conseiller,
Don du Dieu Très-Haut,
Source vive, feu, charité,
Invisible consecration.
Tu es l’Esprit aux sept dons,
Le doigt de la main du Père,
L’Esprit de vérité promis par le Père,
C’est toi qui inspires nos paroles.
Allume en nous ta lumière,
Emplis d’amour nos cœurs,
Affermis toujours de ta force
La faiblesse de notre corps.
Repousse l’ennemi loin de nous,
Donne-nous ta paix sans retard,
Pour que, sous ta conduite et ton conseil,
Nous évitions tout mal et toute erreur.
Fait-nous connaître le Père,
Révère-nous le Fils,
Et toi, leur commun Esprit,
Fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l’Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles. Amen
Te Deum laudamus
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui participe dévotement dans une église ou un oratoire au chant ou à la récitation de l’hymne “Te Deum” le dernier jour de l’année, en action de grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus au long de l’année.
Te Deum laudamus,
te Dominum confitemur.
Te aeternum Patrem,
omnis terra veneratur.
Tibi omnes angeli,
tibi caeli et universae potestates,
tibi cherubim et seraphim,
incessabili voce proclamant :
« Sanctus, Sanctus, Sanctus
Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt caeli et terra
maiestatis gloriae tuae. »
Te gloriosus Apostolorum chorus,
te prophetarum laudabilis numerus,
te martyrum candidatus laudat exercitus.
Te per orbem terrarum
sancta confitetur Ecclesia,
Patrem immensae maiestatis;
venerandum tuum verum et unicum Filium ;
Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.
Tu rex gloriae, Christe.
Tu Patris sempiternus es Filius.
Tu, ad liberandum suscepturus hominem,
non horruisti Virginis uterum.
Tu, devicto mortis aculeo,
aperuisti credentibus regna caelorum.
Tu ad dexteram Dei sedes,
in gloria Patris.
Iudex crederis esse venturus.
Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni,
Quos pretioso sanguine redemisti
Aeterna fac cum sanctis tuis
in gloria numerari.
Salvum fac populum tuum, Domine,
et benedic hereditati tuae.
Et rege eos
et extolle illos usque in aeternum.
Per singulos dies benedicimus te ;
et laudamus nomen tuum in saeculum,
et in saeculum saeculi.
Dignare, Domine, die isto
sine peccato nos custodire.
Miserere nostri, Domine,
miserere nostri.
Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
quemadmodum speravimus in te.
In te, Domine, speravi :
non confundar in aeternum.
Nous vous louons, ô Dieu !
Nous vous bénissons, Seigneur.
Toute la terre vous adore,
ô Père éternel !
Tous les Anges,
les Cieux et toutes les Puissances.
Les Chérubins et les Séraphins
s’écrient sans cesse devant vous :
Saint, Saint, Saint est le Seigneur,
le Dieu des armées.
Les cieux et la terre,
sont plein de la majesté de votre gloire.
L’illustre chœur des Apôtres,
La vénérable multitude des Prophètes,
L’éclatante armée des Martyrs,
célèbrent vos louanges.
L’Église sainte publie vos grandeurs,
dans toute l’étendue de l’univers,
Ô Père dont la majesté est infinie !
Elle adore également votre Fils unique et véritable ;
Et le Saint-Esprit consolateur.
Ô Christ ! Vous êtes le Roi de gloire.
Vous êtes le Fils éternel du Père.
Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.
Vous avez brisé l’aiguillon de la mort,
vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Vous êtes assis à la droite de Dieu
dans la gloire du Père.
Nous croyons que vous viendrez juger le monde.
Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs,
rachetés de votre Sang précieux.
Mettez-nous au nombre de vos Saints,
pour jouir avec eux de la gloire éternelle.
Sauvez votre peuple, Seigneur,
et versez vos bénédictions sur votre héritage.
Conduisez vos enfants
et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.
Chaque jour nous vous bénissons ;
Nous louons votre nom à jamais,
et nous le louerons dans les siècles des siècles.
Daignez, Seigneur, en ce jour,
nous préserver du péché.
Ayez pitié de nous, Seigneur,
ayez pitié de nous.
Que votre miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,
selon l’espérance que nous avons mise en vous.
C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré,
je ne serai pas confondu à jamais.
La santé du pape François en question
D’Antoine Bordier :
Il a fallu l’annonce de son empêchement, due à une sciatique, à présider les célébrations de la Saint-Sylvestre et la Messe du Nouvel An, pour que la question de sa santé soit posée. Le pape François est-il en bonne santé ? Dans la continuité du lancement récent de l’année de Saint Joseph, et, de l’année de la famille, il semblait terminer l’année 2020 en forme. Il aurait été préservé de la pandémie de Covid-19. Immersion-flash dans la vie du pape François, marquée par quelques maladies.

Vers l’âge de 21 ans, en 1957, le pape François, qui est alors étudiant à Buenos Aires, en Argentine, dans une école industrielle où il obtiendra son diplôme de technicien en chimie, subit une opération aux poumons à la suite d’une pneumonie aiguë. Depuis, sa santé est réputée fragile. En 2015, des journalistes italiens s’interrogeaient et écrivaient qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau. Le Vatican avait alors, très fermement, démenti.
Une santé fragile ?
Ces-derniers mois la plupart des observateurs l’avaient vu « boîtant », se tenant la hanche, et, montant péniblement les quelques marches qui le séparaient du maître-autel où il célébrait la Messe. C’était en octobre 2015, et, plus récemment, à plusieurs reprises en 2019 et 2020. Il y a quelques jours, lors de la célébration de la Messe de Minuit, le pape est apparu très fatigué et lent. Le père Lombardi, qui est le porte-parole du Vatican, a toujours démenti que « sa santé était un sujet ». Avec le souffle court, dû à l’ablation d’un poumon, avec son problème de hanche et ses séances de physiothérapie, le pape ne peut pas courir le 100 m comme tout le monde. Et, encore moins à l’âge de 84 ans. D’ailleurs ne l’avait-il pas déjà annoncé lui-même ? Lors de son élection, en mars 2013, il y faisait déjà allusion, en disant qu’il ne serait pas éternel. Mais peut-être qu’il faudrait regarder de plus près dans l’annulation de ses visites et de ses voyages. Chaque année, dans un agenda surchargé, le pape annule des rendez-vous. En 2014, il avait annulé une visite pourtant simple : celle de l’hôpital Gemelli de Rome, qui fêtait ses 50 ans. C’est dans cet hôpital que saint Jean-Paul II avait été soigné et sauvé en 1981, après l’attentat d’Ali Agça, qui a lieu le 13 mai, Place Saint-Pierre. Par la suite, le pape avait, d’ailleurs, annulé toutes ses audiences générales du mois de juillet. La raison évoquée était une « indisposition imprévue ». En juillet et en août 2017, il avait annulé son voyage en République Démocratique du Congo. La raison évoquée, cette fois-ci, était l’instabilité politique du pays. Le 27 février dernier, le pape a annulé sa présence à la Messe pénitentielle de Saint-Jean-de-Latran à Rome. « En raison d’une légère indisposition, il a préféré rester dans les environs de Sainte-Marthe » sa résidence au Vatican, avait expliqué le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni.
Une année 2021 surchargée
Nous l’avons vu trébucher, blême. Mais le père Federico Lombardi reste confiant. Lors d’une conférence de presse il s’était exprimé ainsi : « Il a quelques problèmes aux jambes, mais la tête me semble fonctionner absolument parfaitement ». Aujourd’hui, après l’annonce d’annulation de la Messe de la Saint-Sylvestre, et, de celle du Nouvel An, où il prononce, habituellement, une bénédiction et un discours de paix attendu dans le monde entier, l’année 2021 semble se dessiner avec quelques craintes. Ce qui est certain, c’est qu’elle sera très chargée. Le pape va accélérer ses réformes, nommer de nouveaux cardinaux, rajeunir sa base. Il va continuer sa réforme de la Banque du Vatican (l’IOR) mise à mal lors des derniers scandales de 2018 et 2019. En mars 2021, il se rendra en Irak. C’est un voyage à haut-risque. Il a profité de l’année 2020 où il était confiné pour le préparer avec minutie. Mais l’instabilité règne partout. Ce sera, néanmoins, un voyage historique, car il sera le premier pape à poser les pieds sur cette « terre sainte » du Proche-Orient, devenue en quelques années « le Golgotha du 3è millénaire ». Rappelons que les chrétiens, qui y vivaient, étaient 1 300 000, au début de la guerre, et, qu’ils ne sont plus que 200 000. Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, est une des personnalités qui accueilleront le pape, début mars. Il attend beaucoup de cette venue :
« Comme chacun sait, notre Église chaldéenne irakienne et les autres Églises sœurs subissent différentes pressions et défis, politiques, économiques et sociaux, en raison des conflits, de l’extrémisme, de l’émigration, et, des conséquences de la pandémie du coronavirus. Nous devons faire de cette visite l’occasion d’un grand retournement, pour que la foi et l’espérance en nous deviennent un engagement. »
2021 : année de Saint Joseph et de la famille
Le pape devrait aussi se rendre dans d’autres pays, comme Malte et le Soudan. Mais, ce qui retient l’attention ce sont ses deux dernières annonces importantes : celle du 8 décembre et celle du 27 décembre. Du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, le pape François qui aime tout particulièrement Saint Joseph (son père s’appelait Mario José – Marie Joseph) a décrété une année spéciale en son honneur. Dans sa lettre apostolique du 8 décembre, il écrivait :
« Nous pouvons tous trouver en saint Joseph l’homme qui passe inaperçu, l’homme de la présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide dans les moments de difficultés. Saint Joseph nous rappelle que tous ceux qui, apparemment, sont cachés ou en “deuxième ligne” jouent un rôle inégalé dans l’histoire du salut. »
Lors de sa dernière rencontre avec Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, le pape avait exprimé son attachement pour le sanctuaire de Cotignac, dans le Var, où est apparu la Sainte Famille. Visiblement inspiré, il fait le lien, et, déclare le 27 décembre, lors de la fête de la Sainte Famille, l’Année de la Famille ! Il veut remettre la famille et le mariage au centre de l’Eglise. Elle commencera, après son voyage en Irak, le 19 mars en la fête de Saint Joseph. Et, se terminera le 26 juin 2022, lors de la 10è rencontre mondiale des familles à Rome. Dans son homélie, il rappelle que « dans une famille, il y a trois mots qu’il faut toujours chérir : s’il te plaît, merci, pardon ». En cette fin d’année, le pape qui a une santé fragile et qui marque le pas, serait en pleine forme en 2021. Souhaitons-lui nos meilleurs vœux de santé et de sainteté !
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
En Quête d’esprit spécial Noël
Voici l’émission spéciale d’En Quête d’Esprit, diffusée le jour de Noël, avec Aymeric Pourbaix qui recevait l’abbé Amar, prêtre du diocèse de Versailles, Me Jacques Trémolet de Villers, Firmin Grüss et Véronique Jacquier.
Le pire des médias en 2020
Pour cette fin d’année, retour sur quelques-uns des extraits les plus marquants des 48 numéros d’I-Média en 2020.
Sommaire :
02:32 – Face au courage de Mila, la soumission médiatique
06:23 – Débat Éric Zemmour contre Marlène Schiappa : le KO
10:09 – I-Média confiné
10:42 – Coronavirus : les médias coupables ?
12:08 – Michel Cymes : médecin ou porte-parole macroniste ?
15:06 – Coronavirus : les médias coupables ?
16:46 – Un discours de Macron encensé
21:15 – Les cités s’embrasent, les médias se taisent
26:10 – Éric Zemmour agressé
29:10 – USA. Émeutes raciales : ce que les médias nous cachent
33:14 – Chauffeur de bus tué à Bayonne : le silence des médias
34:51 – Égorgement Gare du Nord : la manipulation du Parisien
38:53 – USA : « La fraude électorale est certaine ! ».
Emmanuel Macron dans L’EXPRESS, ou le cloaque d’un ego à ciel ouvert
La pathologie de M.Macron la plus dangereuse pour la France n’aura bien évidemment pas été son covid [NDLR : dans ce monde de transparence qu’il nous a promis, aurons-nous la possibilité de connaître son traitement ?] mais sa diarrhée verbale. Et là, nous devons confesser une erreur : nous avons cru que son entretien sur le média BRUT en début décembre avait constitué une sorte d’horizon indépassable au moins jusqu’à la fin de l’année 2020. Eh bien, c’était mal connaître ses capacités : il y a eu une nouvelle giclée sphinctérienne, particulièrement abondante (neuf pages), dans le dernier numéro de l’Express, en date du 23 décembre 2020.
On y retrouve ce caractère soyeux qui, d’après Napoléon, caractérisait extérieurement si bien Talleyrand : cet art de la rhétorique et de la pose qui a tellement fasciné pendant tous les épisodes du Grand Monologue (qu’on repense seulement à cette séquence inouïe du 18 mars 2019, pendant laquelle M.Macron a tenu huit heures de rang d’« Echanges avec des intellectuels à l’occasion du Grand Débat National » et qui a semblé se terminer uniquement parce que la salle se vidait au fur et à mesure que l’heure passait, ne restant plus que quelques ministres d’astreinte et des rescapés muets), cet art d’enchaîner les formules, de paraître affronter les questions avec audace et de savoir traiter de tout de façon claire si l’on accepte de se laisser entraîner dans le tourbillon de l’hypnose à tendance psychologisante.
Dans ce nouvel entretien, remarquons tout d’abord que M.Macron se complaît à se référer à ses discours précédents, démontrant que pour lui, le discours vaut action :
- « Je crois à une politique de la reconnaissance [NDLR : des divers horizons culturels]… c’est pour cela que dans le discours des Mureaux, j’ai voulu insister sur la reconnaissance par la mémoire, par les diplômes… »
- « Nous avons occulté ces histoires… en oubliant la part d’Afrique dans le débarquement de Provence, ce que j’ai tenu à corriger le 15 aout 2019»
- « Quand je m’exprime sur la chaîne Al-Jazeera, quand j’écris au Financial Times pour défendre notre liberté d’expression, notre laïcité, c’est bien ce combat que j’assume, celui, séculaire, des Lumières».
- « Je crois que cette nation-idée dont parle Mona Ozouf peut s’incarner concrètement. En particulier en célébrant les héros passés et présents qui ont porté haut les valeurs françaises. C’est pour cela que j’ai tenu à panthéoniser Maurice Genevoix et tous ceux de 14… Pour cela aussi que je rends hommage aux héros contemporains»
Ceci étant dit, d’après la Une du journal, l’entretien était consacré à ce que M.Macron, président de la République, pense des Français. Cela lui permet tout d’abord de sortir les formules ciselées qu’il affectionne :
- « Nous avons renoué avec nos doutes ancestraux… Cela ne me rend pas pessimiste pour autant. Car je suis certain que ces doutes sont une énergie politique très rare».
- « Nous sommes à présent pris par notre volonté farouche, absolue, de reprendre le contrôle de notre vie, de notre vie intime et de la France comme nation».
- « Une société pour avancer a besoin de commun, que des principes d’autorité politique, académique, scientifique existent. Et ce commun, parce qu’aussi l’espace public est de plus en plus fragmenté, est de plus en plus difficile à produire»
- « Je suis persuadé que, dans tous les domaines, il nous faut renouer avec notre capacité à nous projeter dans l’avenir, à retrouver une confiance en nous et en chacun et la certitude que nous pouvons bâtir. Renouer avec l’esprit de conquête».
- « La capacité française à retrouver son destin passe par cette Europe, plus souveraine. Et donc [NDLR : on avoue avoir du mal à comprendre la relation causale entre ce qui précède et ce qui suit] ce « Nous, Français » ne se construira qu’en retrouvant le goût de l’avenir dans de monde si incertain Ce « Nous, Français » et un principe d’action, à la fois une identité narrative, historique, culturelle et une praxis pour aujourd’hui et pour demain» [ce sont les mots de fin de l’entretien].
Le tableau qui en ressort ne porte guère à l’optimisme. Ajoutons encore : « Un pays très politique, perclus de passions contraires » ; en réponse à une question sur le rapport à l’Etat : « Le traumatisme, c’est effectivement le rapport à l’Etat… nous sommes dans cet entre-deux permanent, c’est notre belle névrose » ; « ce doute existentiel, en nous… » ; « Le problème clef pour moi, c’est l’écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent, le sentiment que tout se vaut… C’est ce poison qui nous menace ». Et même ses fameux intellectuels ne sont pas épargnés : « Beaucoup d’intellectuels n’ont pas su penser un avenir français durant ces décennies de crise ».
Et d’ailleurs, qu’est-ce que c’est qu’être Français pour M.Macron ? C’est quand même inquiétant et symptomatique d’avoir à chaque fois besoin de redéfinir ce qui devrait nous être consubstantiel, évident, allant de soi ! Dans l’entretien à BRUT, M.Macron avait dit : « On tourne autour d’une question : qu’est-ce que c’est qu’être Français aujourd’hui ? D’abord, c’est participer à un projet et à une citoyenneté ». Pour l’Express, ça change un peu : « Il me semble qu’être Français, c’est d’abord habiter une langue et une histoire, c’est-à-dire s’inscrire dans un destin collectif. C’est pour cette raison que nous renforcerons les cours de français [NDLR : au même titre que les cours d’arabe ?] et nos exigences en histoire ». Il y a ainsi pour M.Macron un socle commun, qu’il définit avec des valeurs, comme l’égalité entre les femmes et les hommes, la laïcité. Par contre, M.Macron rejette la notion d’assimilation qui figure pourtant dans le Code civil [Livre 1er ; Des personnes. Titre 1er bis : De la nationalité française. Chapitre III : De l’acquisition de la nationalité française. Article 21-24 : « Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises »] :
« Dans notre Code civil figure encore cette notion très problématique d’assimilation. Elle ne correspond plus à ce que nous voulons faire. Nous devons miser sur l’intégration, permettre à chacun de rejoindre le cœur de ce modèle républicain mais en reconnaissant sa part d’altérité… Chacun doit pouvoir vivre entre plusieurs horizons culturels ».
L’Etat de droit serait ainsi à géométrie variable ?
Et avec tout ça, on fait quoi ? Parce que M.Macron explique bien aussi que le discours ne suffit pas, il faut de l’action. Que propose-t-il ? Deux catégories de propositions.
1.Des banalités tellement générales qu’elles dissolvent la nation française dans un universalisme forcément bienveillant:
« Je serai toujours l’allié, le combattant déterminé du respect des libertés individuelles dans notre pays, du respect des migrants, de la défense du droit d’asile, de la lutte contre ses détournements, de la protection des libertés individuelles de nos concitoyens. Je serai toujours du côté de l’ordre républicain mais je serai aussi le combattant de notre liberté d’expression qui ne cèdera rien à un relativisme contemporain ».
Et en réponse à la question « Qu’est-ce qu’un président français ? », M.Macron déclare :
« C’est un président qui se bat pour les valeurs qui sont les nôtres dans un monde en bascule. Présider notre pays, c’est porter ici et à l’international l’universalisme français, l’attachement au multilatéralisme, le combat contre les injustices, contre le dérèglement climatique, pour l’éducation, pour la santé. C’est aussi le combat pour tous les combattants de la liberté dans tous les pays du monde. Être président, c’est pour notre pays deux choses. Essayer de contribuer à révéler une idée : les raisons profondes que nous avons de vivre ensemble et retrouver le fil d’un destin français sous le signe de l’optimisme ».
Nous voilà bien avancés : nous avons élu un Président qui considère que son rôle est d’essayer [il n’est pas forcé de réussir] de contribuer à révéler une idée ! Macron, révélateur d’idée. On comprend pourquoi il confond parlote et action].
2. Trois actions concrètes qui répondent toutes les trois à une dénonciation par M.Macron contenue en filigrane tout au long de l’entretien d’un prétendu effacement des diasporas, comprendre les immigrés (ou enfants d’immigrés) d’Afrique noire ou maghrébine. Nous [Comprendre : nous les Français, en quelque sorte] n’aurions pas assez de reconnaissance à leur égard !
Il faut agir d’urgence. M.Macron a donc défini les trois actions suivantes :
- « Il faut enseigner le Code noir » [celui rédigé sous l’autorité de Colbert] ;
- « Je suis pour que les enfants ultramarins apprennent toute l’histoire de l’esclavagisme que la France a fait vivre à leurs aïeux » [on va partir du principe que tous les habitants des DOM/TOM sont noirs…] ;
- il cite le « travail de la commission que nous avons confiée à l’historien Pascal Blanchard et dont l’objectif est d’élaborer un carnet de noms qui sera ensuite mis à la disposition des maires et des associations [NDLR : pour de nouvelles statues et de nouveaux noms de rue] ».
Vous aurez certainement remarqué que ces trois « actions », qui impressionnent immédiatement par leur envergure, sont aussi associées à la notion d’histoire. L’entretien fait admirablement ressortir cette dilection macronienne pour l’histoire (le vocable « histoire » au singulier ou au pluriel est cité quand même vingt-cinq fois pendant l’entretien, c’est une obsession), souvent associée à la notion de mémoire :
- « Force est de constater que notre histoire n’a pas embrassé toutes les histoires»
- « Tous ces plis de notre histoire collective se retrouvent dans des histoires individuelles qui par conséquent sont mal à l’aise avec l’histoire officielle».
- « Voilà pourquoi nous devons faire un travail historique et mémoriel»
- « Le combat qui est le mien ne consiste pas à essayer de réconcilier en ayant des mots émollients, les Français savent que ce ne sont pas seulement des mots qui les réconcilieront, mais l’action. Il nous faut en particulier réconcilier nos mémoires, retrouver une fierté apaisée dans notre histoire». D’où le bouclage sur les trois actions rappelées plus haut. Et une totale cohérence, pour le coup, avec ce que M.Macron déclarait sur BRUT. Il y aurait peut-être là matière à quelque analyse psychanalytique.
Bien sûr, à force de vouloir faire des phrases, on arrive à s’emmêler un peu et à se répéter. Deux exemples :
- « Les Français ont réaffirmé leur volonté de reprendre leur destin en main, de reprendre possession de leur existence, de leur Nation » ressemble beaucoup à ce qui suit peu après : « Nous sommes à présent pris par notre volonté farouche, absolue, de reprendre le contrôle de notre vie, de notre vie intime et de la France comme nation».
- Et aussi : « Pour répondre à la défiance, il faut pour ce qui concerne les responsables mêler l’action, la cohérence et l’explication. Concrètement, quand une crise survient, nous devons savoir y répondre et agir. Expliquer ensuite la cohérence de l’action que l’on mène» doublonne un peu avec : « Pour recréer de la confiance, je crois qu’il faut une action qui ait une efficacité, un effet des mots aux choses »
Bien sûr, il y a aussi le lot habituel de facilités ou contrevérités qui ne gênent nullement le Grand dégoiseur :
- « Pendant la crise sanitaire, ce que nous avons fait n’est pas une privation de libertés. Nous avons librement et collectivement consenti à réduire certaines de nos capacités à faire, à interagir pour protéger les autres» (M.Macron avait pourtant déclaré sur BRUT : «Très sincèrement, en France, est-ce que les libertés sont réduites ? … On a décidé de les réduire pour faire face à l’épidémie. Ca oui, malheureusement pour nous tous et je suis le premier à le regretter »)
- « Nous sommes confrontés à une violence de rue parfois inouïe. Ont resurgi un mouvement d’extrême droite et plus encore dans notre pays un mouvement d’extrême gauche » [Ah, si l’extrême-droite est coupable, au moins un tout petit peu…]
- « Dans notre texte constitutionnel, il est écrit, on l’oublie trop souvent, que la République est plurielle». Une rapide recherche dans les 89 articles de la Constitution échoue à trouver ce vocable. Bien au contraire, le début de son article 1 est : « La France est une République indivisible ».
Et puis surtout les incohérences essentielles. Nous en avons relevé trois.
- Dans l’entretien, M.Macron dénonce avec force le relativisme: « Le relativisme délitant tout, il nourrit la défiance et affaiblit à la fin la démocratie ». C’est beau. Mais alors, comment expliquer son : « Être français, c’est une citoyenneté définie par des valeurs liberté, égalité, fraternité, laïcité, qui reconnaissent l’individu rationnel libre comme étant au-dessus de tout », magnifique définition de l’individualisme qui fait de l’individu l’étalon de chaque chose ?
- De même, M.Macron déplore : « nous sommes devenus une société victimaire et émotionnelle». Mais alors, pourquoi cette complaisance constante envers les immigrés et enfants d’immigrés noirs et arabes : « Quand vous parlez l’arabe à la maison, que votre famille vient des rives du fleuve Congo, vous avez une singularité qui importe et il faut pouvoir la reconnaître ». « Il faut ». Eux auraient donc accès à un statut de victime d’un manque de reconnaissance par essence ? Pourquoi ? Parce que, comme il le dit aussi : « Être un homme blanc peut être vécu comme un privilège » ? Vraiment ?
- Enfin, comment M.Macron, quand il parle de héros contemporains, peut-il citer le professeur M.Paty, assassiné par un musulman littéraliste ? Où y a-t-il héroïsme ? Macron considère-t-il la France comme déjà tellement tétanisée par la présence nombreuse musulmane que s’appuyer sur des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo pour illustrer un cours sur la laïcité est devenu un acte héroïque ?
Alors, au final, quel est l’intérêt pour le Président de la République de fournir un tel entretien ? En reprenant nos remarques sur l’entretien avec BRUT, pourquoi toujours rien ni sur le peuple (sauf de façon négative), ni sur la famille, ni sur l’immigration et ses volumes, ni sur l’éthique (et la procédure maintenue rapide d’examen du projet de loi de révision de la loi de bioéthique), ni sur la violence intrinsèque de l’islam ; ni encore sur l’état de la France que l’on peut anticiper au sortir des procédures maniaques et irraisonnées de confinement ; ni même sur les mots capables d’exalter la grandeur de la France ? M.Macron croit-il vraiment mobiliser les énergies françaises en expliquant que lui-même essaie de contribuer à révéler une idée, et qu’être français est une praxis ?
Remarquons que M.Philippe Bilger, capable de discernement intègre et dont nous citons parfois le blog, a lui été charmé (sans doute le mot qui convient) : dans un billet daté du 25 décembre, il décrit :
« l’intérêt exceptionnel de ce dialogue où Emmanuel Macron en pleine forme intellectuelle, alors qu’il vient d’être atteint par le coronavirus, se livre de manière beaucoup plus approfondie que dans certaines interventions antérieures … Cet entretien est d’abord un bel exercice intellectuel où EM est à son meilleur, parce qu’il analyse son propre passé présidentiel et ausculte le coeur de la France. … Avec ce dialogue, il a d’une certaine manière généralisé, en veillant à ce que ses considérations ne soient pas offensantes pour le commun des citoyens, une perception de bienveillance éclairée ».
« Intellectuel ». Finalement, M.Bilger l’a bien fait ressortir : le principal intérêt pour M.Macron semble être d’exposer et soigner son ego, une sorte d’exercice spirituel ; démontrer aux Français qu’ils bénéficient d’un président d’une grande envergure intellectuelle, peut-être un phare de la pensée que le monde nous envierait comme il nous a été dit qu’il nous enviait notre meilleur système de santé. Et dont on peut attendre une égale efficacité face aux périls.
Les voeux bolchéviques du Préfet de Paris
Dans ses voeux pour 2021, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, cite une phrase de Léon Trotski :
«Je suis profondément convaincu, et les corbeaux auront beau croasser, que nous créerons par nos efforts communs l’ordre nécessaire. Sachez seulement et souvenez-vous bien que, sans cela, la faillite et le naufrage sont inévitables»
Non seulement il cite Trotski, mais il cite le Trotski de 1918, celui de la Terreur Rouge. En 1918, Trotski était à la tête de l’Armée rouge, théorisait et conduisait la terreur et ouvrait les premiers camps destinés aux «agitateurs louches, officiers contre-révolutionnaires, saboteurs, parasites». Entre un préfet psychorigide et le fondateur de l’Armée rouge, nous avons à faire à la même inhumanité. En citant Trostski, Lallement fait un double clin d’oeil à un génie de la répression et à ses auxiliaires Blackblocs. Sous des dehors qui se veulent humoristiques il confirme l’alliance du pouvoir et de l’extrême gauche.

Les manifestants qui battront le pavé parisien sont prévenus…
Vaccinés vous êtes fichés
À l’initiative du gouvernement et d’un décret signé par Olivier Véran le 25 décembre (joyeux Noël…), un fichier répertoriant des informations à propos des personnes vaccinées contre le Covid-19 devrait être mis en place. Ce fichier, nommé “SI Vaccin Covid” devrait consigner les noms, prénoms, dates de naissance des personnes vaccinées, mais également le modèle du vaccin, le lieu de vaccination ou encore le soignant ayant réalisé l’acte. La Commission nationale de l’informatique et des libertés a validé ce fichier. Son directeur, Thomas Dautieu, a ainsi déclaré à franceinfo que l’organisme aurait notamment vocation à s’assurer que les données (suppression) servent uniquement dans le cadre de “la gestion et le suivi de la campagne de vaccination”. Il a également annoncé que les personnes ne souhaitant pas se faire vacciner pouvaient faire valoir leur droit à être retirées de ce fichier, tout en faisant comprendre, qu’à l’inverse, rester dans ce fichier après avoir été vacciné permet de mieux gérer les risques, notamment en matière de pharmacovigilance et d’éventuels effets indésirables.
Le ministère de la Santé, cherchant à calmer les soupçons de fichage généralisé, a expliqué que le fichier ne serait pas un outil pour surveiller la population (sic), ni pour mettre en place un “passeport immunitaire” qui empêcherait les non-vaccinés d’accéder à certains lieux comme les aéroports ou les cinémas…
Les médecins toucheront un forfait de 5,40 euros pour tout ajout de patient dans le fichier « Vaccin Covid ».
Covid : vacciné peut-être. Infantilisé à coup sûr
Un reportage de BFM TV a permis de suivre la première étape de la vaccination contre le covid en France : sur une femme de 78 ans, dans la région parisienne.

Moment souligné par une photo de la même personne sur le compte Twitter de M.Véran pour le lancement officiel de la campagne de vaccination.

Qu’est-ce qui est le plus choquant dans ce court passage ?
- Sans doute pas vraiment le fait que des applaudissements nourris soulignent cette action, bien que, quelle que soit la propagande de l’Union européenne complaisamment relayée par la propagande gouvernementale, la France ne soit pas le premier pays au monde à lancer ces opérations de vaccination.
- Peut-être un peu plus le fait qu’il soit nécessaire apparemment de rassembler entre 9 et 10 personnes en blouse blanche pour être en mesure de mener à bien cette vaccination (une photo publiée par M.Martin Hirsch –avec un commentaire lunaire- sur son compte Twitter permet de voir que derrière l’infirmière piqueuse se cachaient encore trois personnes dont sans doute un docteur).

- Sans doute encore plus le fait que la femme de 78 ans interroge benoîtement : « Ah, c’est pour faire un vaccin ? », ce qui jette quelque doute sur l’engagement du gouvernement à fonder sa politique de vaccination sur le consentement des personnes :

- Certainement, et plus gravement, la façon dont l’infirmière qui fait la piqûre parle à cette femme. Verbatim : « Alors, je désinfecte. Je pince. J’injecte. Je pique avec mon aiguille. J’aspire un petit peu pour voir si c’est bien ou non. Je vous injecte le produit. Je lâche la peau. J’enlève la seringue. Après, je mets un petit C’est fini. C’est bon ?». Attention : elle n’a fait que décrire ce qui va arriver. La piqûre n’est pas encore faite. Après tout, la femme n’a que 78 ans : peut-être n’a-t-elle jamais été vaccinée… Elle a besoin de savoir. C’est certainement une opération lourde. Il y faut de la bienveillance…
Puis : « Allez, simplement là [l’infirmière désinfecte l’endroit avec un coton]. Allez ma belle ! [sic !]. Alors, regardez l’aiguille, elle est toute petite [non, ça n’a pas encore commencé…]. D’accord ? Et je ne vais pas vous injecter tout. Allez, on y va. Vous êtes prête ? [elle commence enfin l’injection] Ca va ? Très bien ? A y est. On a fini, ma belle [re-sic !]. » Applaudissements.
« A y est ». Comme le dit l’enfant qui se lève fièrement de son pot, applaudi par sa mère attendrie.
La dame est vaccinée, peut-être. Elle a été complètement infantilisée, certainement. Comme nous depuis le début de la prise en main de la situation sanitaire par le pouvoir macronien.
2020. Covid : Le gouvernement face aux questions des députés. Quelques éléments de conclusion (6/6)
Petit rappel : Unité de temps : l’année 2020. Unité de lieu : l’Assemblée nationale. Unité de situation : les deux heures hebdomadaires de questions/réponses entre les députés et le gouvernement. Unité de sujet : la crise sanitaire et sa gestion. L’objectif de cette série d’articles est, en revenant sur une année d’échanges, retirer quelques enseignements (avec l’acquis d’un certain recul) sur la façon dont le gouvernement s’est comporté dans la gestion d’une crise sanitaire « moderne ».
Essayons de tirer quelques conclusions de l’étude des échanges entre gouvernement et députés à la faveur des séances de questions/réponses.
- Quand l’épidémie est arrivée, l’hôpital public était déjà sévèrement en crise.
- La décision de confinement a été prise sans aucune discussion avec les parlementaires. Et d’ailleurs, élargissons, sans aucune référence juridique (le projet de loi d’urgence sanitaire est venu après en discussion pour entériner). Comme quoi, quand on veut s’affranchir de l’état dit de droit, on peut. Cette décision de confinement a bénéficié sinon d’une union nationale au moins d’un assentiment généralisé.
- Toute la gestion de la crise sanitaire s’est caractérisée par une fascination pour la technologie (qui s’épanouit aujourd’hui dans le monde des vaccins), confinant parfois (souvent ?) à de la gesticulation. Curieusement, ceci a amené les autorités politiques à concentrer la pression sur le processus de réanimation, en évacuant tant le niveau de la médecine générale que la collation de bonnes pratiques en terme de traitements ; réanimation qui était justement le point de faiblesse de l’ensemble de la chaîne de soins. Curieux choix.
- La gestion des pénuries successives a été soigneusement habillée du terme de stratégie ou de celui de doctrine.
- Les acteurs gouvernementaux qui ont fait allégeance totale à des autorités sanitaires variées et parfois douteuses, ont manifesté à l’égard de celles-ci un manque total d’exigence : aucune étude française centralisée mise à part la fameuse étude DIscovery lancée en grande pompe pour mieux sombrer dans le ridicule ; focalisation suspecte sur le Remdesivir ; et finalement, première étude épidémiologique annoncée le 17 décembre (depuis le temps que Santé Publique France nous bassinait avec ses clusters « en voie d’investigation » sans aucun résultat) et annonce faite par M.Véran le10 décembre des premiers dépistages massifs devant démarrer le 14 décembre au Havre et dans les Ardennes, alors même qu’on pensait certainement naïvement que 1,5 millions de tests par semaine, c’était déjà du dépistage massif…
- L’idéologie du confinement et l’anthropologie du repli et de la contraction règnent en maître depuis le mois de mars 2020. M.Véran explique avec quelque satisfaction, le 31 mars :
« Une étude due à l’Imperial College de Londres, parue hier soir assez tard, s’interroge sur l’effet du confinement et sur son efficacité. Nous le croyons, nous, efficace : la France a pris, très tôt, des mesures de confinement généralisé, et nous avons plusieurs fois dit qu’il s’agissait là du seul moyen de freiner la diffusion d’un virus, faute de vaccin. Cette étude anglaise – dont je n’ai pas de raison de douter, même si je ne la prends pas pour argent comptant – montre que l’effet du confinement est majeur : en douze jours, elle estime que ce sont 2 500 vies qui ont été épargnées dans notre pays. Toutes les huit minutes, nous sauvons une vie en restant chez nous ; et ce nombre augmentera de jour en jour, au fur et à mesure que le confinement portera ses fruits».
Douze jours, 2500 vies, soit un peu plus de 200 vies par jour de confinement. Rappelons qu’il meurt quotidiennement en France entre 1600 et 1700 personnes et qu’elles sont en général âgées, comme les victimes de l’épidémie ce qui semble parfaitement légitime.
- Cette idéologie du confinement n’a pas été contestée de façon structurée par les oppositions parlementaires. Au contraire, il faut reconnaître que les gouvernements ont manifesté une certaine endurance pour faire respecter la date du 11 mai pour le premier déconfinement, et ne pas reconfiner totalement les établissements scolaires lors du deuxième confinement. Comme quoi, la pente vers la servitude est également partagée.
- Cette anthropologie du repli s’est accompagnée d’une appétence dévorante pour le contrôle et la punition. Appétence parfaitement illustrée par la réponse de Mme Christine Dubos, secrétaire d’Etat à M.Marc Le Fur, le 5 mai. M.Le Fur avait expliqué
«Je me fais le porte-parole des habitants de notre littoral et des élus, toutes sensibilités confondues, qui ne comprennent pas que nos plages soient destinées à rester inaccessibles après le 11 mai. Le Président de la République nous a promis un déconfinement ; quand celui-ci adviendra-t-il ? La plupart de nos départements littoraux, dont les cinq bretons, sont classés verts. L’ouverture de nos plages est donc possible. Elle est souhaitée par les professionnels du tourisme, qui ne peuvent exercer aucune activité en ce moment mais y verraient un signe favorable compte tenu des difficultés qu’ils auront traversées. Ce serait un premier message d’espoir. Il faut en finir avec cet interdit de principe. En quoi les plages seraient-elles plus dangereuses que les transports en commun ou les grandes surfaces ? Elles sont accessibles en Grande-Bretagne et en Italie. Bien évidemment, leur ouverture serait encadrée par une réglementation très stricte afin que la distanciation entre les personnes et entre les groupes y soit respectée. Les maires, chargés du pouvoir de police, pourraient y veiller. Mais nos plages et nos grèves sont vastes. »
Réponse
« Le Premier ministre l’a indiqué ici même la semaine dernière : par mesure de précaution, les plages resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin…. Nous le savons d’expérience : dès que l’accès aux plages sera rouvert, on souhaitera s’y rendre en nombre ; or il s’agit d’espaces difficiles à surveiller et à contrôler. De plus, la période qui s’ouvre compte plusieurs jours fériés qui favoriseraient un afflux sur les plages si l’accès en était autorisé ».
Enfin, tout ceci a été nimbé non seulement d’ignorance, bien compréhensible au départ (moins quand Simplet énonce encore le 15 décembre « Il est vrai que nous découvrons cette épidémie ») mais aussi de mensonges, gros et petits, volontaires ou involontaires ; témoignant alors d’une sorte de déraison, comme quand M.Castex énonce le 15 septembre : « Je voudrais rappeler la cohérence de la politique du Gouvernement. Elle est simple et elle peut se résumer ainsi : vivre avec le virus », pour mieux partir un mois plus tard dans un deuxième confinement, même partiel et ne pas hésiter à évoquer la possibilité d’épisodes multiples de confinements ultérieurs.
Ils sont bien loin les vœux légèrement grandiloquents de M.Macron adressés aux Français le 31 décembre 2019, même si, bien évidemment, tout n’est pas prévisible :
« Les inquiétudes ne sauraient pousser à l’inaction. Car il y a trop à faire…. Alors à l’aube de cette nouvelle décennie, je veux vous assurer que je ne cèderai rien au pessimisme, ou à l’immobilisme…. Nous n’avons pas à nous adapter au cours des choses – ce n’est pas la France !... Je veux que nous continuions à favoriser l’initiative, à simplifier, à permettre davantage d’innovations, à permettre de travailler mieux, de partager la richesse créée dans toutes les entreprises, à aider nos agriculteurs et nos pêcheurs à vivre dignement de leur travail comme à tous les entrepreneurs et salariés ».
Sculpture sur pierre de St Jacques
En ce temps d’Octave de Noël, voici une nouvelle réalisation de Jean-Joseph Chevalier qui ira réconforter les pèlerins de St Jacques sur la route du Nord passant par Wisques. Réalisation sous l’œil félin d’Eurydice d’une sculpture d’1,2m en pierre de St Jacques.
Restant à la disposition de tout à chacun, le courriel de l’artiste: [email protected] ou son site : https://www.jeanjosephchevalier.fr/
Donald Trump célèbre le 850e anniversaire du martyre de saint Thomas Becket
Le site de la Maison Blanche affiche depuis le 28 décembre une « Proclamation » de la main de Donald Trump à l’occasion du 850e anniversaire du martyre de saint Thomas Becket, tué par les hommes de main du roi Henri II pour n’avoir pas cédé devant les empiètements de ce dernier sur les droits et privilèges de l’Eglise catholique, le 29 décembre 1170. Extraits de la traduction donnée par Jeanne Smits :
La mort de Thomas Becket rappelle de manière puissante et impérissable à chaque Américain que le fait que nous soyons libres de la persécution religieuse n’est pas un simple luxe ou un accident de l’histoire, mais plutôt un élément essentiel de notre liberté. C’est notre trésor, notre héritage inestimable, acheté au prix du sang de martyrs.
En tant qu’Américains, nous avons d’abord été réunis par notre conviction que « la rébellion aux tyrans est obéissance à Dieu » et que la défense de la liberté est plus importante que la vie elle-même. Si nous voulons continuer à être le pays de la liberté, aucun fonctionnaire, aucun gouverneur, aucun bureaucrate, aucun juge et aucun législateur ne doit être autorisé à décréter ce qui est orthodoxe en matière de religion ou à exiger des croyants religieux qu’ils violent leur conscience. Aucun droit n’est plus fondamental pour une société pacifique, prospère et vertueuse que le droit de suivre ses convictions religieuses. Comme je l’ai déclaré sur la place Krasiński à Varsovie, en Pologne, le 6 juillet 2017, le peuple américain et les peuples du monde continuent de crier : « Nous voulons Dieu. »En ce jour, nous célébrons et vénérons la courageuse prise de position de Thomas Becket en faveur de la liberté religieuse et nous réaffirmons notre appel à mettre fin aux persécutions religieuses dans le monde. Dans mon discours historique aux Nations unies l’année dernière, j’ai clairement indiqué que l’Amérique est aux côtés des croyants de tous les pays qui ne demandent que la liberté de vivre selon la foi qui est dans leur propre cœur. J’ai également déclaré que les bureaucrates mondiaux n’ont absolument pas à s’attaquer à la souveraineté des nations qui souhaitent protéger la vie des innocents, ce qui reflète la croyance des États-Unis et de nombreux autres pays selon laquelle chaque enfant – né et à naître – est un don sacré de Dieu.
[…]
Nous prions pour les croyants partout dans le monde qui souffrent de persécution en raison de leur foi. Nous prions en particulier pour leurs pasteurs courageux et édifiants – comme le cardinal Joseph Zen de Hong Kong et le pasteur Wang Yi de Chengdu – qui sont des témoins infatigables de l’espérance.
[…]
Une société sans religion ne peut pas prospérer. Une nation sans foi ne peut pas durer – parce que la justice, la bonté et la paix ne peuvent pas prévaloir sans la grâce de Dieu.
Cette année, les saints innocents sont Argentins
Le projet de loi autorisant l’avortement (jusqu’à la 14esemaine) avait été adopté par les députés argentins le 11 décembre par 131 voix contre 117.
Le débat sur l’avortement au Sénat a été organisé le lendemain de la fête des saints Innocents. Il a duré plus de 12 heures et s’est terminé au petit matin par un vote en faveur de la condamnation à mort des tout-petits : 38 sénateurs pour l’avortement, 29 contre, une abstention. Il y a deux ans le texte avait été rejeté avec une majorité de 7 voix.
Communiqué de La Marche pour la vie :
Succombant à la pression du lobby des organisations internationales, le congrès Argentin vote la légalisation de l’avortement.
L’Argentine devient l’une des seule nations d’Amérique du sud, encore largement respectueuse de la vie à naitre, à détruire la première barrière légale qui se dresse pour protéger le fœtus humain. Les élus de ce pays avait pourtant courageusement repoussé le même projet il y a deux ans.
Les scènes de liesse organisées par les associations pro-avortement devant les médias sont répugnantes. L’avortement n’est pas et ne sera jamais un acte banal, encore moins un acte à célébrer.
- La Marche pour la vie regrette ces offensives contre la vie humaine partout dans le monde.
- Elle condamne les pressions pro-avortement des organisations internationales.
- Elle appelle à résister, ici en France, le dimanche 17 janvier à Paris et en visio.
Vers le temps de la radicale éradication écologique de l’Humain ?
Parmi toutes les pépites d’aberrations politico-médiatiques que l’on peut entendre dans les informations du matin sur France-Inter, je relève ce jour celle de l’annonce des mesures de diminution de la vente des combustibles « afin de limiter le nombre des incendies de voitures en cette fin d’année » (sic !).
Ainsi va notre France, de plus en plus livrée à la barbarie. L’incendie de voitures y est somme toute devenue une pratique courante, normale, regrettable peut-être, puisqu’on veut la limiter mais tout de même pas si grave puisqu’on ne lit ou n’entend jamais des comptes-rendus de jugement des auteurs de ce délit.
Or, l’incendie volontaire ressort de la catégorie des délits les plus graves et quelquefois du crime lorsqu’il y a « mise en danger de la vie d’autrui ». Mais, à l’évidence, les policiers n’ont plus les moyens de traquer les coupables. Quant aux magistrats, ils ne semblent pas se soucier prioritairement de choses aussi anodines que ces feux de joie. Et tant pis pour les pauvres gens qui devront racheter un nouveau véhicule.
Mais, peut-être ces incendies réjouissent-ils donc les constructeurs automobiles, et plus encore peut-être les idéologues écologistes aux yeux desquels il n’est de pire crime que de rouler avec du diesel comme c’est encore le cas avec la plupart des automobiles de ces maudits pollueurs… Et qu’importe d’ailleurs si les diesels actuels ne polluent pas plus que les autres carburants…
L’important au bout du compte n’est-il pas de faire régresser jusqu’à disparition quasi-totale l’utilisation de la plupart des véhicules ? Mais l’idéal, plus fondamentalement n’est-il pas de débarrasser le plus possible la planète de l’activité humaine ? Car le grand secret initiatique de l’écololâtrie contemporaine ne réside-t-il pas dans la certitude gnostique que l’homme est vraiment de trop en ce monde qui, sans lui, pourrait retrouver la paix et l’harmonie ?
Mais trêve d’ironie. On le sait, chaque époque a certes secrété ses folies idéologiques et le siècle précédent plus que tout autre avec les immenses tragédies que nous savons.
Mais voilà qu’aujourd’hui ce sont les excellentes idées de l’écologie, doctrine politique fondamentalement chrétienne, fondamentalement de droite, qui sont devenues folles, radicalement subverties par la résurgence mortifère d’un nihilisme néo-cathare.
Il n’est que temps d’opposer à cette idéologie pseudo-écologique porteuse des virus de la mortelle décomposition sociétale, les réactions de santé des forces de vie subsistantes.
Puisse l’année qui vient être celle de leur réanimation.
À vous tous donc, amis lecteurs, tous mes vœux de foi, d’espérance, de courage.
Et que notre peuple, combattant les virus de la décomposition sociale et de la submersion islamiste, retrouve des énergies pour la reconquête de sa souveraineté, de ses libertés, de son identité chrétienne et française.
Le woke, ou la déferlante de l’extrême gauche américaine
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Dans la course folle aux droits des minorités, les États-Unis sont largement en tête en ce moment. Deux concepts étonnants se superposent pour réveiller lesdites minorités persécutées par les dominants, c’est-à-dire les hommes blancs : le woke, pour que ces persécutés se réveillent et soient vigilants, et la cancel culture, pour que le persécuteur identifié soit effacé, c’est-à-dire qu’il ne puisse plus s’exprimer.
De nombreux journalistes et professeurs d’université ont ainsi été licenciés ou ont dû donner leur démission, tant la pression des woke était insupportable. Leur crime nous laisse généralement pantois. Le cas le plus emblématique est celui de Bret Weinstein, professeur de biologie à l’université d’Evergreen. Il a dû démissionner, ne pouvant plus tenir ses cours et lâché par sa direction. Son crime ? S’être opposé à l’organisation d’un « Jour d’absence », c’est-à-dire un jour où les Blancs de l’université doivent rester chez eux pour qu’il n’y ait que des élèves de couleur.
Ce pauvre Weinstein n’avait pourtant pas le profil du mâle blanc dominant : juif de gauche et démocrate ayant soutenu Bernie Sanders lors des primaires. Mais peu importe, il s’était opposé, il fallait l’effacer. Dans un entretien au Figaro du 18 décembre, il confie son amertume et lance un cri d’alarme :
« Les gens ne prennent pas ces mouvements au sérieux. Mais quand ils y sont confrontés, ils n’ont qu’un choix : soit se soumettre, soit être détruits. »
La même mésaventure est arrivée Bari Weiss, journaliste importante du très libéral New York Times, qu’elle a dû quitter après s’être inquiétée de ce phénomène. Un autre journaliste, Ian Buruma, a dû aussi quitter son journal pour avoir publié la tribune d’un homme accusé à tort d’agression sexuelle.
Le processus est toujours identique : pression maximale des réseaux woke sur le coupable qui finit par partir pour pouvoir retrouver une vie normale, et sur sa direction qui l’abandonne pour ne pas devoir partir elle aussi.
Tout cela a des sources anciennes mais a connu une très forte accélération en 2013 avec le mouvement Black Lives Matter et sous la présidence d’Obama avec la création, dans toutes les universités américaines, de bureaux de lutte contre le harcèlement sexuel, prétexte à une chasse aux sorcières permanente. Joe Biden joua un rôle actif dans ce processus.
Le mouvement s’étend au Canada où l’excellent Mathieu Bock-Côté nous apprend que les Québécois francophones sont accusés de racisme par les woke anglophones car ils occupent un territoire « non cédé ». Et en Angleterre, où la romancière Rowling (Harry Potter) est accusée de « transphobie » pour avoir écrit que la différence des sexes était une réalité biologique. Où donc va-t-elle chercher ça, en effet ?
Eugénie Bastié et Laure Mandeville ont publié une remarquable enquête sur le sujet (Le Figaro du 21 décembre) et il est à craindre que nous ayons à en reparler.
La France est, pour l’instant, moins touchée que le monde anglo-saxon, mais les premières vagues arrivent : statues d’hommes célèbres vandalisées, dénonciations incessantes de CNews, conférenciers interdits (Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux Montaigne pour cause d’hostilité à la PMA), la liste va nécessairement s’allonger.
Sam Abrams, professeur à New York ciblé par les woke, a déclaré au Figaro :
« Ça fait tellement de bien de savoir que chez vous [en France] les parents peuvent encore dire à leurs enfants qu’ils sont un petit garçon ou une petite fille. Chez nous, on dirait : comment osez-vous assigner un genre ? »
Le combat sera rude.
Qui peut recevoir des funérailles chrétiennes ?
Le Club des Hommes en Noir, composé de l’abbé Celier, du père Jean-François Thomas et de Jeanne Smits, sous la direction de Philippe Maxence, aborde la question des funérailles catholiques en partant du cas de Valéry Giscard d’Estaing.
Le retour de la monarchie en Russie ?
L’après Vladimir Poutine dessine-t-il un éventuel retour de la monarchie en Russie ? Konstantin Valeriévitch Malofeev a annoncé la constitution de son parti politique « Tsargrad ». Celui qui conseille le président russe ne cache pas sa proximité avec la maison impériale des Romanov ni sa volonté de rétablir la monarchie comme le mentionne un des articles du programme de son mouvement qui a reçu le soutien de divers membres du clergé, députés et sénateurs. Tsargrad compte déjà près d’un million de partisans dans toute la Russie
Proche du Kremlin et des milieux monarchistes, Konstantin Valeriévitch Malofeev a fondé la « Société de l’Aigle à deux-têtes ». Il est qualifié de « nouveau Raspoutine » par une presse qui dénonce ses liens avec différents mouvements d’extrême-droite européens. Malofeev est un conservateur, partisan d’un retour à la monarchie, un traditionaliste orthodoxe qui a placé sa foi dans la Résurrection de la Sainte Russie. Depuis des mois, la présidence russe bruisse de rumeurs en tout genre, notamment celle d’une possibilité de retour à la monarchie. Pour Konstantin Valeriévitch Malofeev, le salut de la Russie passera par le retour du Tsar. Le 22 novembre, il annoncé au cours du congrès de son mouvement que le parti Tsargrad avait été porté sur les fonts baptismaux. Le choix du nom est loin d’être anodin puisqu’il fait référence à la version russe de Constantinople et qui selon des thèses panslavistes en font la capitale d’une grande fédération russes.
Les sondages sur un éventuel retour de la monarchie se sont multipliés et si les Romanov ont été largement réhabilités, c’est un tiers des russes qui réclament le retour d’un Tsar. Soit en deux décennies, une progression de cette idée multipliée par trois et qui fait mouche chez les jeunes. La dernière enquête d’opinion sur le sujet montre que 46% des jeunes russes y sont favorables.
« Quand je parle de monarchie, je ne parle pas d’un système décoratif comme au Danemark, en Hollande ou en Norvège. Je parle d’une vraie monarchie, lorsque l’État a été oint par Dieu » affirme Malofeev.
« La monarchie est la seule forme de gouvernement dans laquelle la Russie et les Russes ont pu exister pendant si longtemps sans perdre leur identité, leur culture et leur langue ».
Chez les Romanov, on reste prudent et on s’abstient de commenter tout en multipliant les apparitions dans tous les champs économiques et sociaux du pays. Et on se tient prêt.
Islamisation : tabassé pour avoir fêté Noël
Lu dans Présent :
[…] parce qu’il venait de fêter Noël en famille et souhaitait partager cet instant magique en postant quelques photos de son réveillon sur le réseau social Snapchat, un jeune Belfortain musulman aurait été violemment passé à tabac par des voyous islamistes.
Les images de son repas de Noël à peine mises en ligne, ce Français musulman de 20 ans, dont – circonstance aggravante aux yeux des voyous ethniques – la mère et le beau-père sont policiers, se serait vu immédiatement interpellé par un « jeune » de 18 ans lui reprochant de fêter Noël. Au milieu du flot d’injures et de menaces dont il aurait alors fait l’objet, ces quelques phrases hautement révélatrices de la haine farouche que beaucoup de musulmans vivant sur notre sol nourrissent à l’égard de la France et des Français : « Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers… Je vais te montrer c’est quoi un vrai rebeu [Arabe, en verlan] ». Bien décidé à ne pas se laisser insulter, le jeune Belfortain aurait alors convié l’individu à un rendez-vous pour s’expliquer. Mais, à peine arrivé sur les lieux, il serait tombé dans un véritable guet-apens et se serait fait lyncher par quatre voyous ethniques, dont son interlocuteur et deux frères. Transféré aux urgences, il se serait vu délivrer une ITT de quatre jours. Quant aux quatre agresseurs contre lesquels il a porté plainte, trois d’entre eux se sont présentés depuis au commissariat de Belfort, dont deux (les deux frères) ont été mises en examen pour « violences en réunion ».
Ce genre d’incidents rappelle les méthodes des terroristes algériens pour soumettre la population nord-africaine contre la France. Le ministre en a-t-il conscience ?
À Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un «bon arabe». Circonstance «aggravante» : être fils de policiers. La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne. https://t.co/RVbc2ZTrVf
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 26, 2020
Connection entre antifas et djihadistes
Information révélée par L’Etudiant Libre :
La Jeune Garde est un des groupes antifascistes à Lyon, il a été fondé en 2018 par Safak Sagdic, ancien des Voraces et pendant un temps indic des Renseignements Généraux, ainsi que par Raphaël Archenault, ex militant du NPA. Ils entretiennent des liens occasionnels avec les autres structures marxistes militantes comme Unité 2 Classe ou encore Jeunes Communistes Lyon par l’intermédiaire de Pierre-Antoine Delobel, habitué du milieu antifasciste Lyonnais.
Ce groupe fonctionne plus comme une bande évoluant dans une guerre de groupes que comme un réel groupe militant, essayant tant bien que mal à ramener dans un même combat de la racaille de cité avec des militants beaucoup plus politiques.
Ce mélange risque tôt ou tard d’exploser sous le poids de ses contradictions que nous évoquerons.
Malgré des convictions politiques et sociales placées en permanence sous le signe de l’antiracisme et de la lutte contre l’extrême droite, la Jeune Garde Lyon semble rongée par des incohérences internes.
En effet, on observe un discours lisse (bien qu’incohérent) en surface :
Intervention à Nancy de Raphael Archenault le lendemain de l’attentat islamiste causant la mort de Samuel Paty :
« Cette attaque n’est qu’un reflet de l’extrême droite […] présente aussi bien en Occident qu’au Moyen Orient […] Lorsque l’extrême droite grandit ici, elle grandit au Moyen Orient, ils se nourrissent entre eux. »
De même, suite à différentes attaques du groupe islamiste terroriste Boko Haram, le groupe en appelle à faire barrage à l’extrême droite.
Cette approche, déjà simpliste et décalée du réel, vise à dédouaner la frange immigrée et musulmane des attentats islamistes dans un déni du réel et sûrement un but de recrutement. Cependant, la réalité revient au galop.
Et c’est alors que les pinceaux s’emmêlent et que tout devient incohérent. Sur ses réseaux sociaux, un membre que l’on pourrait qualifier de “cadre” de la Jeune Garde, Hamma Alousseini s’affiche ouvertement faisant la promotion de Boko Haram, installé dans ce qui semble être un pick up dans le désert.

Boko Haram, qui rappelons-le, vise à établir un califat islamique et s’est rendu coupables de nombreuses exactions, massacres, prises d’otages, etc en Afrique de l’Ouest.

« Boko Haram forever, africain et fier ! Vive le continent africain »
