Le DVD d’un “Dîner aux chandelles” vient de paraître
Les studios Saint Louis (dont nous avons plusieurs fois signalé la production vidéo) communiquent:
Quousque tandem abutere patientia nostra?
De Stéphane Buffetaut, élu local de Vendée et ancien député européen, pour le Salon beige:
Le 16 octobre dans l’après-midi un jeune musulman Tchétchène fanatique, Abdoullah Anzorov, a décapité en pleine rue Samuel Paty, professeur d’histoire de 47 ans au motif que, lors d’un cours consacré a la liberté d’expression, ce dernier avait présenté les caricatures de Mahomet, tout en proposant à ses élèves musulmans de ne pas les regarder.
Devant l’horreur de ce meurtre, il convient d’abord de penser à sa famille, à son petit garçon, à ses proches. De prier pour eux si l’on est croyant. Peut-on en effet concevoir la barbarie insoutenable de cette mort pour ceux qui l’aimaient ?
Ensuite, il convient d’apprécier les réactions politiques à ce drame. Certains commentateurs ont souligné, comme si c’était un courage inouï, que le Président de la République et le Ministre de l’Education nationale avaient clairement désigné le terrorisme islamique. Comme si dire la réalité dans le France contemporaine était devenu un acte de courage insensé !
On notera que Charlie hebdo a préféré parler d’un « fanatique religieux ». Peut-être un bouddhiste ou encore un chrétien ou un juif ? Et ce journal d’appeler à mettre en échec « cette idéologie fasciste », sans nommer l’islamisme, qui est une idéologie totalitaire comme le jacobinisme, le marxisme léninisme, le fascisme et le national-socialisme, mais qui en est conceptuellement très différente notamment par sa dimension religieuse. Faudra-t-il encore et encore citer Camus : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »?
Revenons au Président Macron. Emu, il a prononcé une courte déclaration dans laquelle il a affirmé : « Ils ne passeront pas ». Le problème c’est qu’ils sont déjà là et depuis longtemps. De 1980, avec l’attentat de la rue des Rosiers, jusqu’à nos jours, c’est une longue litanie de meurtres. Depuis mars 2012 avec les attentats particulièrement odieux de Mohammed Merah contre des militaires puis des enfants juifs et leur père, jusqu’au meurtre de Samuel Paty, deux cent soixante-sept personnes sont mortes sous les coups des islamistes en France.
On a beaucoup dit qu’assassiner un professeur c’était s’en prendre à la République. Mais assassiner des militaires ou des policiers n’était-ce pas déjà attaquer la République ? Que l’on avait franchi une ligne rouge symbolique, mais égorger un prêtre de 85 ans qui achève sa messe, le père Hamel, n’était-ce pas aussi franchir une ligne rouge symbolique?
A la question de savoir comment combattre le terrorisme islamique, on a beaucoup entendu avocats, commentateurs, politiciens, journalistes entonner l’habituelle ritournelle sur « l’école de la République » supposée être la solution magique. Comme si on ne savait pas que, depuis des années, dans certaines banlieues islamisées, il est difficile voire impossible d’enseigner la Shoah ou de parler de la création de l’Etat d’Israël, comme si on avait oublié les refus d’observer une minute de silence à la suite des attentats du 11 septembre ou de Charlie hebdo dans de nombreuses classes. Et que la réaction de l’Administration aux questions des professeurs est bien souvent de faire profil bas !
Selon un sondage réalisé par l’IFOP en septembre dernier pour Charlie-Hebdo et la Fondation Jean-Jaurès, 74% des jeunes Français musulmans de moins de 25 ans feraient passer leurs convictions religieuses avant « les valeurs de la République ». Et pourtant ces jeunes, souvent de la troisième génération, sont bien passés entre les mains de la fameuse « école de la République ».
La réalité est que, depuis une cinquantaine d’années, aucun Gouvernement, de droite comme de gauche, n’a eu de politique pensée et réfléchie en matière d’immigrations et d’intégration. Et c’est bien du pluriel qu’il faut traiter, car il existe des immigrations qui sont très différentes les unes des autres. C’était, et c’est toujours, le laisser faire laisser passer. Et massivement, entre 250 000 et 300 000 personnes selon les années. Nulle réflexion, nulle sélection, nulle vraie politique d’intégration, nuls raccompagnements à la frontière ou presque. Mais des milliards déversés en vain pour la politique de la ville, les zones prioritaires d’éducation, les forces de police et les moyens de la justice car jamais le flux ne se réduit et que l’intégration devient de plus en plus difficile.
Or, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, la difficulté n’est pas ethnique mais civilisationnelle. Il est des immigrations du Moyen-Orient qui ne posent aucun ou peu de problèmes. Au début du vingtième siècle les Arméniens fuyant le génocide organisé par les Turcs, de nos jours les Maronites du Liban, les Coptes d’Egypte, les Assyro-Chaldéens de Syrie ou d’Irak. Mais il existe une difficulté avec l’Islam, ou en tous les cas un certain Islam. Monsieur Erdogan, qui appartient à la mouvance des Frères musulmans, n’a-t-il pas déclaré que « l’intégration est un crime contre l’humanité ». Il est vrai que le paragraphe 5 du « credo » des Frères musulmans énonce que « le drapeau de l’islam doit dominer l’humanité et que le devoir de tout musulman consiste à éduquer le monde selon les règles de l’Islam ».
De renoncements, en « accommodements raisonnables », comme des ouvertures de piscine différenciées pour les hommes et les femmes, dans un paysage d’incurie et de lâcheté politique, d’aveuglement idéologique et de clientélisme électoral, on a laissé s’installer une contre société au sein même de notre société, une contre civilisation au cœur de notre société.
Depuis des années politiciens, élus locaux, fonctionnaires, gestionnaires de parcs immobiliers sociaux savent pertinemment que des quartiers entiers de certaines de nos banlieues vivent dans le non-droit, sous l’emprise des trafics et de la délinquance, que tout ce qui ressemble de loin ou de près à l’autorité de l’Etat est contesté, caillassé, agressé. Policiers, pompiers, infirmiers, chauffeurs de bus en savent quelque chose. Dans certaines cages d’escalier, ce sont les dealers qui contrôlent l’identité des habitants pour s’assurer qu’il ne s’agit pas de la concurrence ou de la police ! Personne ne dit ni ne fait rien, car cette situation a créé une économie mafieuse et un contrôle des populations qui arrangent ceux qui ne veulent pas de vagues ou sont déjà dans la soumission. Or dans ce terreau l’islamisme radical recrute, forme, enseigne le maniement des armes. La formule de Churchill s’applique trop bien « ils veulent la paix dans le déshonneur, ils auront la guerre et le déshonneur ». Hélas, d’une certaine façon, nous y sommes déjà.
Après cinquante ans d’incurie et d’irresponsabilité, voici que la classe politique s’inquiète soudain du « séparatisme » ! Et pour lutter contre celui-ci on va enseigner l’arable à l’école, sans doute pour que les élèves puissent mieux comprendre les prêches salafistes ! Bossuet rappelait que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ». Combien cette maxime s’applique à notre classe dirigeante et communicante !
Mais que faire ? D’abord mettre un terme à notre législation qui fabrique des Français malgré eux, qui, au demeurant, se nomment eux-mêmes « Français de papier ». Donc abolir l’acquisition de la nationalité française par le droit du sol, qui, conjuguée avec le regroupement familial et la générosité de notre Etat-providence, devient une véritable pompe aspirante pour les candidats à l’immigration. Pour un étranger, la naissance sur le sol de France ne doit plus être la promesse automatique que l’on deviendra citoyen français. Pour le devenir, il faudra le vouloir et vouloir s’intégrer à la nation française. Ce qui ne se réduit pas à respecter les lois, mais implique aussi de respecter les us et coutumes de France. Ensuite rendre la naturalisation plus exigeante. N’a de prix que ce qui est difficile, ce qui est gagné par l’effort. Ce qui est donné automatiquement a peu de valeur. Puis rendre plus strict le contrôle de l’accueil des réfugiés, l’assassin de Samuel Paty avait reçu un titre de séjour au titre de réfugié. Enfin rendre effective les reconduites à la frontière. Les candidats à l’immigration illégale doivent savoir qu’ils seront expulsés sans faiblesse, si l’on veut tarir le flux migratoire illégal.
La question qui se pose est : n’est-il pas déjà trop tard ? La société française est malade. Malade du mauvais gouvernement, malade de l’Etat jacobin, malade de la dictature des minorités, malade du fossé entre le peuple et une classe dirigeante coupée du réel, malade de l’asservissement de la pensée à l’idéologie politiquement correcte, malade de la négation du réel au nom de l’idéologie, malade d’un tissu social déchiré, malade des flux migratoires non maîtrisés. Alors un jour viendra où les Français diront « cela suffit ! Vous avez assez suffisamment abusé de notre patience ». Mais ne sera-t-il trop tard pour préserver la paix civile ?
Samuel Paty a été sauvagement décapité le 16 octobre, date de la décapitation de la reine Marie-Antoinette. Etrange coïncidence qui devrait rappeler à tous nos politiciens qui parlent tant de la République, qui n’est qu’un mot, au mieux un concept, et si peu de la France, qui est encore une réalité, que leurs grands ancêtres eurent les mains pleines du sang des innocents et que les régimes totalitaires s’imposent toujours par la violence et le crime et grâce à la faiblesse ou à la lâcheté de ceux qui devraient les combattre sans merci.
Stéphane Buffetaut
Une chance décisive d’agir contre la culture de mort
Chers amis,
Pour ceux qui ne reçoivent pas la lettre que j’envoie à peu près toutes les semaines, je vous fais suivre ici le message que j’ai envoyé la semaine dernière (à ce propos, n’hésitez pas à vous inscrire ici pour recevoir cette lettre hebdomadaire).
Lorsque j’ai pris la direction du Salon Beige en 2010, j’espérais fournir à mes frères catholiques de France les informations que nous ne pouvions obtenir des médias dominants, en grande partie anti-catholiques. Depuis cette époque, le Salon Beige travaille à cela et à bien plus encore. Notre petit groupe de médias atteint maintenant environ 2,5 millions de visiteurs par mois. C’est la plus grande communauté en ligne de conservateurs catholiques français. Nous sommes considérés comme l’ennemi public numéro un par la gauche anti-catholique, et j’en suis fier : car cela signifie que nous pouvons faire la différence et que nos adversaires ont peur de cette capacité.
Le Salon Beige est devenu le lieu de rassemblement en ligne de bon nombre de catholiques de notre pays, et nous avons travaillé à élargir notre mouvement en aidant les organisations et les individus qui oeuvrent courageusement au service de la vie, la famille et l’Église. Toutefois, jusqu’à présent, nous n’avons jamais eu l’opportunité qui se présente actuellement à nous : celle d’unir les catholiques de toute la France en leur donnant les moyens d’agir au niveau régional et local, jusque dans chaque ville et chaque village de France. Je suis heureux d’annoncer que désormais, nous le pouvons. Et ceci grâce à la conjonction de deux aides.
La première est l’aide d’amis conservateurs américains. Comme vous le savez sans doute, le conservatisme américain a au moins 10 ans d’avance par rapport au conservatisme français – notamment sur le plan politique et technique. Grâce à mon ami Brian Brown, président du World Congress of Families (la plus grosse organisation pro-famille au monde), nous allons avoir accès aux dernières technologies numériques utilisées par les conservateurs de l’autre côté de l’océan. La seconde est l’aide d’un donateur qui, voyant le travail efficace que nous accomplissons déjà et l’immense potentiel que nous aurions avec cette aide américaine, nous a offert une chance unique. Ce donateur veut que nous grandissions rapidement. Il s’est donc engagé à doubler, euro pour euro, chaque don fait à partir de maintenant et jusqu’à la fin de l’année. La conjonction de ces deux aides providentielles est une de ces chances qui n’arrivent qu’une fois par vie!
Ce donateur doublera aussi pendant un an, toutes les promesses de don mensuelles – à concurrence de 150 000 euros. Cela signifie qu’avec un don de 20 euros par mois, ce sont en réalité 40 euros par mois que nous recevrons pour notre travail. Or souvenez-vous qu’en raison de la déductibilité fiscale, un don de 20 euros ne vous coûte en réalité qu’environ 7 euros par mois (66% du don peuvent être déduits de votre revenu imposable). Ainsi, avec un effort de votre part de 7 euros par mois, nous aurons la possibilité d’investir 40 euros. Environ 6 fois plus! NOUS N’AVONS JAMAIS EU UNE OCCASION COMME CELLE-CI POUR CONSTRUIRE UN LARGE MOUVEMENT DE CATHOLIQUES DÉCIDÉS ET VOLONTAIRES.
Si vous souhaitez simplement faire un don unique, il sera également doublé. Un don de 100 euros, équivaudra donc en réalité à 200 euros pour nous avec ce principe. Et avec votre déductibilité fiscale, cela ne vous coûtera qu’environ 33 euros.
Notre objectif est d’aider chaque organisation locale ou chaque militant à être plus influent, à faire connaître ce qu’il fait à tous nos amis autour de lui, et à rassembler des soutiens autour des actions les plus efficaces – de la prière pour la vie à la mise en place d’un bus rejoignant une manifestation pro-famille, en passant par l’organisation d’une conférence ou la construction d’une école totalement libre. Le Salon beige n’est pas une fin en soi : c’est un moyen puissant de construire un mouvement pro-famille plus puissant encore. Et avec l’aide de Dieu, le soutien technologique de nos amis américains et l’apport financier de ce donateur, nous espérons pouvoir lancer prochainement une sorte de “décrochage local” du Salon beige pour chaque département français, diffusant les annonces de tous nos amis dans tout le département.
L’année prochaine, nous aurons ainsi des nouvelles locales pour chaque département du pays.
Je crois que l’avenir de l’Église catholique et du mouvement pro-famille en France partira de la base. Nous devons semer chacun à notre niveau afin que la France, fille ainée de l’Église porte une abondante récolte. Je sais que nous pouvons le faire ensemble. S’il vous plaît, aidez à faire de ce rêve une réalité en donnant dès aujourd’hui.
Fidèlement
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Si vous pouvez participer, par un don régulier ou un don ponctuel, rendez-vous ici.
Rassemblement pour la messe à Nice, dimanche prochain
L’AFC Nice organise une nouvelle manifestation dimanche :
“Stupéfaits suite aux annonces (déconnectées du réel) qui nous ont été faites hier soir, nous restons mobilisés jusqu’à ce que le gouvernement nous permette de vivre notre foi convenablement !
L’AFC Nice maintient le rassemblement (déclaré en préfecture) et avisera de son éventuelle annulation selon les annonces de demain!
N’attendons pas de voir ce que l’avenir nous dira, soyons-en des acteurs dès à présent!”
Les délices de micro-Néron
De Bernard Antony :
Au soir du 24 novembre, de l’an de grâce 2020, Macron, ce « micro-Néron » s’est à nouveau adonné hier à la jouissance de l’étalage sur les « chaînes » de son pouvoir minutieusement totalitaire sur les Français.
Tel le si paternel dictateur Nord-Coréen Kim Jong Un, il a longuement détaillé ses impératives décisions sur ce qui est bon pour les Français.
Dans leur intérêt bien sûr, il ne tolère toujours pas que dans leur ensemble ceux-ci puissent aller se promener là où ils veulent et aussi longtemps qu’ils le veulent. Mais sa bienveillance si généreuse fera, s’ils sont sages, qu’ils puissent bientôt sortir un peu plus loin et un peu plus longtemps.
En attendant, pour leur bien, il ne tolère paternellement pas, sans doute en raison des dangers qui les y guettent en ce moment, qu’ils puissent se laisser aller à l’imprudence de se promener sur d’immenses plages désertes ou dans d’angoissantes forêts profondes ou dans de vastes campagnes par trop menaçantes.
Ils pourraient en effet être agressés dans des embuscades épidémiques ou plus malencontreusement encore, transmettre leurs propres virus aux crabes ou aux crevettes, aux taupes ou aux sangliers.
Micro-Néron, dépassant le principe obsolète de la séparation de l’Eglise et de l’Etat s’est arrogé aussi la haute charge de pontifex maximus, décidant souverainement le mardi que ne soit célébré aucun culte devant plus de trente personnes dans les petites chapelles comme dans les vastes cathédrales. Mais pour être agréable à son si complaisant président des évêques de France, de plus en plus inquiet de la révolte qui gronde et de l’annonce de la grève du denier du culte, il fait annoncer ce jour qu’il révisera cela le jeudi. Car tel sera son bon plaisir.
Monseigneur de Reims s’en émeut respectueusement.
Sous les rideaux de fumée des invocations d’une République en marche, Emmanuel Macron, instaure ainsi peu à peu une capricieuse monarchie de Micro-Néron, batarde de Big-Brother et du père Ubu.
Vaincre la peur
De Mgr Samir Nassar, archevêque Maronite de Damas
DIX ANS DE CALVAIRE : Le recul des violences en Syrie cède la place à une guerre économique des plus dures. Le blocus mondial depuis dix ans, fortifié par la ”Loi César” qui pénalise les personnes et les Etats qui viennent en aide à la Syrie en ruine. D’où une suite de pénurie et des queues interminables devant les boulangeries, les stations d’essence, de gaz domestique, l’inflation galopante sans oublier l’argent des Syriens bloqués dans les banques libanaises depuis octobre 2019.
Le Covid-19 complique la vie sociale et ajoute à la peur et la solitude. La fermeture des frontières avec les pays voisins et le test Corona obligatoire et couteux à chaque passage affectent la vie familiale, les taxis immobiles, les ouvriers sans travail ni ressources. Le drame surtout se manifeste dans le secteur médico-hospitalier qui affronte avec inquiétude l’exode des médecins et les rares médicaments encore disponibles.
RESISTANCE ET RENOUVEAU :
Face au Covid-19 les fidèles se sont révoltés contre les églises fermées et ont tenu à venir nombreux à la messe quotidienne et au lieu de prendre la communion à la main selon le conseil de l’épiscopat, ils ont insisté à prendre la communion sur la langue comme d’habitude défiant la pandémie, faisant totale confiance en la Providence Divine.
Quand au Renouveau, l’Eglise de Damas est en Synode lancé le Dimanche de Pentecôte 31 Mai, un temps de prise de conscience pour revoir les blessures, les points de souffrance et lancer un nouveau dynamisme pastoral à la recherche des fidèles dispersés dans les périphéries assoiffées de l’Evangile et d’une Eglise plus proche de leur vie quotidienne.
Saurons-nous conduire ce chantier Synodal pour fêter le Pardon devant l’Enfant Divin ?
Aux âmes citoyens !
De Natalie Saracco :
La France, mardi 24 Novembre 666…
Elle est pas belle la vie ? Les petits moutons chrétiens vont enfin pouvoir retourner sur les verts pâturages de la messe ! Mais attention : trente, pas un de plus ! Faut être sérieux les agneaux, les grandes surfaces où vous achetez de quoi brouter ou bien de quoi claquer vos deniers vous accueilleront bien au-delà de ce nombre mais pas les églises, qui pourtant disposent de grandes superficies, avec en prime une hauteur de plafond qui défie toutes concurrences ! Du reste, dans les paroisses, pas besoin d’aérer : les courants d’air sont là !
Une question vient à l’esprit de la pauvre brebis que je suis : comment vont faire nos pauvres pasteurs qui n’arrivent déjà plus d’ordinaire, à « couvrir » les messes dominicales et qui sont épuisés en temps normal, en tous cas dans l’enclos de la campagne où j’évolue – de moins en moins d’offices, les églises fermées par manque de prêtres…-, comment ces pauvres et vaillants bergers vont-ils s’y prendre ? Va-t-il, par miracle, y avoir la multiplication des bergers ? Il vaut mieux car sinon, comment assurer la « multiplication des messes » limitées à une poignée de brebis afin que toutes puissent manger Dieu ? L’épiscopat va-t-il nous sortir d’un chapeau de nouveaux prêtres fraichement moulus d’une réserve comme à l’armée ? Des réservistes curés… ? Surement car sinon, les brebis désireuses de goûter à la Table Sainte ne pourront jamais s’en approcher. Y-aura-t-il un ticket d’entrée comme à la sécurité sociale ? Le nombre maximum atteint, l’église va-t-elle fermer ses portes ? Ou bien, avec un sourire bienveillant, refuser les nouveaux arrivants, en affichant « complet » comme au restaurant – enfin à l’époque où on avait le droit d’y aller ?
Quelle victoire remportée par le peuple de Dieu, c’est sûr ! Il y a de quoi pavaner du sabot ! Nous avons enfin le droit d’aller à la messe, « youpi, elle est pas belle la vie ?? » Sauf qu’il n’y aura pas plus de prêtres pour les célébrer et que, s’ils se défoncent pour assurer l’office pendant l’avent et Noël, dans quel état allons-nous les retrouver ? Et puis après, par quel mystérieux tour de passe-passe, vont-ils tenir le coup sur la durée ?
Mes chères consœurs brebis, avez-vous bien compris que ces restrictions liées à madame Covid vont durer longtemps ? Alors quoi, nos pauvres curés vont y laisser leur peau pour nous donner le Pain de Vie ?! Finalement, peut-être que tous ces calculs et que toutes ces interrogations de la brebis Saracco sont vaines…car, au bout du compte, dans une telle ambiance tue l’amour, tue tout, face à de telles restrictions, peut-être que beaucoup de brebis cesseront spontanément d’aller à la messe ? Rappelez-vous, suite au dernier confinement, un grand nombre d’entre elles ont mystérieusement disparues, on ne les a plus retrouvées à l’office. Que sont-elles devenues ? Sont-elles passées du statut d’affamées du Christ à celui de voyeuses de messes à l’écran « number-one-mérique », préférant le virtuel à l’incarnation ? Pourquoi donc, alors, le Verbe s’est-il incarné, Il aurait mieux fait de souffrir le martyre et de donner Sa vie virtuellement, sans se déplacer ?! Cela lui aurait évité la Croix et bien d’autres désagréments, nom d’un petit diablotin ! Une autre question me vient : lorsque les brebis sont malades, quand elles ont besoin de suivre un traitement pour guérir, elles ingurgitent sans rechigner le médicament…Pour quelle raison en est-il autrement avec le Précieux Corps et Sang du Christ présents dans la sainte Eucharistie, THE Médoc à nos êtres blessés par le péché ? Que cela est d’un compliqué ! C’est à y perdre son latin – et surtout son âme…
Du coup, tout va bien, le Démon rentre dans ses chiffres : les églises seront vides sans la moindre interdiction ! Elle est pas belle la vie ?!
En vous souhaitant mes chères consœurs brebis, un bon avent, car au train – d’enfer où ça va -, il n’y aura plus d’après !
La Marche Pour la Vie du 17 janvier recrute ses bénévoles
La Marche pour la Vie s’adapte au contexte incertain en projetant une manifestation physique à nombre limité ainsi qu’une participation virtuelle par le biais d’une plateforme numérique.
Pour perdurer et continuer de défendre le combat de la Vie, elle compte sur votre générosité dans les services nécessaires: la sécurité, l’animation et la logistique.
Nous avons besoin de plusieurs centaines de bénévoles, alors que vous soyez jeune (de plus de 16 ans) ou vieux, du nord de la France ou du sud, étudiant, professionnell ou chômeur, engagez-vous pour un événement qui sortira de l’ordinaire! Venez nous aider à faire vivre le combat pour la Vie!
Invitez également vos amis à venir nous aider.
Comme les années précédentes, une session de formation sera proposée le samedi 16 janvier, le modalités seront précisées ultérieurement, bloquez vos agendas!
Mgr Schneider : “les circonstances me rappellent l’époque dans l’Église persécutée où les prêtres et les fidèles devaient se réunir en secret pour la célébration de la sainte messe”
Mgr Schneider s’est entretenu avec Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire :
Monseigneur Schneider, avec l’interdiction des messes publiques imposée par le confinement, nous avons assisté à des scènes que nous n’aurions jamais pensé voir en France… messes clandestines volets fermés, dénonciation des voisins, intervention des forces de l’ordre. Elles rappellent un peu vos souvenirs d’enfance, que vous dépeignez dans votre dernier livre Christus Vincit… un signe inquiétant, selon vous ?
En effet, les circonstances que vous avez évoquées me rappellent très vivement l’époque dans l’Église persécutée où les prêtres et les fidèles devaient se réunir en secret pour la célébration de la sainte messe et des sacrements. L’interdiction sans compromis du culte public dans les églises de nombreux pays du soi-disant Occident libre, et notamment en France, en Irlande et en Grande-Bretagne, est un signe indéniable de la persécution de l’Église par la classe politique dirigeante. Ces événements doivent nous réveiller tous. De nombreux catholiques ont, jusqu’à présent, vécu sous l’illusion que le monde et la classe politique de notre époque montraient de la sympathie pour l’Église. On peut espérer que leurs yeux aient enfin été ouverts à la vérité que l’Église n’est pas de ce monde et que les dirigeants de ce monde, ayant dépouillé Christ de sa royauté sociale, le persécuteront toujours ainsi que ses disciples.
Par charité, les catholiques devraient accepter de sacrifier leur messe pour protéger leur prochain, lit-on souvent sur les réseaux sociaux. Que répondez-vous à cela ?
Tant que les gens peuvent aller au supermarché et utiliser les transports en commun, cet argument reste un argument fallacieux. Cet argument ne serait crédible que si l’on disait que les catholiques doivent accepter le sacrifice de ne plus aller dans une épicerie ou de ne plus sortir dans la rue pour protéger leur voisin de la contagion. Cependant, ce raisonnement révèle également le véritable état d’esprit d’un bon nombre de ses partisans. Dans ce cas, c’est l’expression d’un matérialisme fortement développé. Dans cette vision des choses, seuls les besoins du corps et d’autres valeurs temporelles sont considérés comme d’une importance vitale. Cependant, l’âme est plus importante que le corps, la vie éternelle est plus importante que la vie temporelle. On oublie cet important enseignement divin de notre Seigneur qui disait : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4:4) et « Quel profit en effet aura l’homme, s’il gagne le monde entier, mais perd son âme ? » (Mt 16:26). C’est avec regret et étonnement que nous constatons que l’hérésie du matérialisme et du naturalisme a déjà pénétré si profondément dans les pensées et les actions de nombreux catholiques et même de nombreux prêtres et évêques. L’Église doit restaurer la primauté de l’âme et de la vie éternelle.
Dans pas moins de 69 villes, les catholiques français se sont réunis sur le parvis de leur cathédrale pour protester contre cette interdiction. Essentiellement des laïcs. Les évêques les ayant soutenus se comptent sur les doigts d’une seule main. Plusieurs les ont même explicitement désavoués. Faut-il y voir la marque de cette « asthénie cardiaque » qui frappe l’Église actuellement, comme vous l’écrivez dans votre livre, ou est-il assez légitime qu’en phase de négociation avec le gouvernement, ces prélats se montrent prudents ?
L’exemple des catholiques français, et parmi eux d’un nombre élevé de jeunes gens et même d’enfants, qui ont courageusement manifesté en public pour le droit à la liberté de culte chrétien restera une page glorieuse dans l’histoire du catholicisme français contemporain. Comme si souvent dans l’Histoire, Dieu choisit les « petits » pour faire honte à de nombreux apparatchiks cléricaux et à de nombreux évêques, qui sont lâches devant les puissants du monde politique et médiatique et se taisent à son propre profit. Nous vivons une situation très étonnante : les petites brebis n’ont pas peur des loups, tandis que les bergers se cachent des loups. Nous avons tant besoin de vrais bergers à l’exemple de Jésus et de tant de saints évêques courageux de l’histoire de l’Église, à savoir un saint Athanase, Hilaire, Ambroise, Jean Chrysostome, depuis des temps plus récents l’exemple d’un cardinal Pie, un saint Pie X, un bienheureux cardinal von Galen. Quelle est l’actualité de l’avertissement suivant du pape Grégoire le Grand aux évêques ! Il semble que cette mise en garde a été écrite pour notre situation actuelle : « Fréquemment d’imprévoyants pasteurs redoutant de perdre la faveur humaine n’osent pas librement prêcher la franche doctrine et, selon la parole de la Vérité, s’emploient à la garde de leur troupeau non point avec le dévouement des bergers, mais à la façon des mercenaires : car en se réfugiant ainsi qu’ils font dans le silence, ils s’enfuient à l’approche du loup. Ce sont eux, véritablement, que le Seigneur accuse quand il les qualifie par le prophète de “chiens muets qui ne peuvent pas aboyer” » (Is 56,99). Et, se plaignant de nouveau, il ajoute : « Vous n’êtes pas montés aux brèches, vous n’avez pas élevé muraille autour de la maison d’Israël, pour tenir ferme dans la bataille, au jour du Seigneur » (Ez 13,5). Or « monter aux brèches », c’est parler librement contre les puissances de ce siècle pour la défense du troupeau. Avoir peur de s’exprimer en toute franchise, qu’est-ce, en effet, pour un pasteur, sinon, en se taisant, abandonner son poste ? Mais s’il s’expose lui-même pour la défense de son troupeau, il élève, face aux ennemis, « une muraille autour de la maison d’Israël » (Regula pastoralis, II, 4).
Pour le journaliste du Figaro Jean-Marie Guénois, spécialiste des affaires religieuses, cette affaire serait le signe d’une division plus profonde, non pas tactique mais théologique, qui porterait sur « la foi en l’Eucharistie » et en la présence réelle. Qu’en pensez-vous ?
Je pense que cette remarque est correcte. L’interdiction du culte public et la réaction incompréhensiblement timide de nombreux évêques, expose la véritable blessure profonde de la crise actuelle de l’Église. Cette blessure est la « blessure eucharistique ». Faisant allusion à la question de Jésus dans l’Évangile : « Qui dit-on qu’est le Fils de l’homme ? » (Mt 16:13), se pose maintenant cette question pour chaque catholique, chaque prêtre et chaque évêque : « Quoi et qui pensez-vous que l’Eucharistie est ? » Nous devons prendre l’exemple de nos frères et sœurs de l’époque de la persécution dans les premiers siècles et proclamer haut et fort : « Sans la sainte Eucharistie, sans la sainte messe du dimanche, nous ne pouvons pas vivre ! » (sine Dominico non possumus). Puisse le feu de la courageuse confession des catholiques français, que nous avons vu ces derniers dimanches, brûler possiblement dans toutes les villes de France et aussi des autres pays catholiques, et que retentisse ce cri digne et intrépide : « Sans la messe de dimanche, nous ne pouvons pas vivre ! »
La jauge de 30 personnes sera revue d’ici jeudi
Après un échange hier soir entre Mgr de Moulins-Beaufort et Emmanuel Macron, une nouvelle jauge sera définie d’ici jeudi matin :

Du football international à Jésus : témoignage de Guillaume Warmuz
Du football international à Jésus : témoignage de Guillaume Warmuz, ancien goalkeeper du Racing Club de Lens, de Borussia Dortmund et de l’AS Monaco, et père du frère Thomas-Marie, de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier :
Investir financièrement dans une grange cistercienne du XXIème siècle, c’est possible
Vous en avez sans doute entendu parler. L’aventure se déroule dans le Gers à 1 heure de Toulouse. 32 sœurs, d’âge moyen la quarantaine, se sont lancées dans un projet exaltant au sein de leur abbaye de Boulaur : construire une grange cistercienne du XXIème siècle. Baptisée « Grange 21 », cette initiative en plusieurs étapes vise à développer à grande échelle leur activité agricole par la construction d’une étable, d’ateliers de transformation puis par la rénovation de l’accueil et l’agrandissement de la boutique. Produits bio, circuit court, chantier participatif, rien n’arrête ces sœurs qui ont l’esprit tourné vers le ciel mais les pieds et la tête bien dans notre époque. Proposer une alimentation saine et durable en soignant la terre, offrir des formations pédagogiques pour transmettre l’amour de ce métier à la jeune génération, accueillir des visiteurs en soif de vie spirituelle, les motivations de ces moniales ne manquent pas, les défis de notre temps non plus.
Que diriez-vous d’investir dans cette success story aux côtés de ces startupeuses qui ont donné leur vie au Seigneur ? N’attendez-plus, participez à l’aventure et permettez-leur d’aller toujours plus haut.
Vous pouvez être acteur de ces initiatives fécondes en suivant l’offre d’investissement proposé par CredoLending, marque de la société CredoFunding.
En ces temps où les rendements sont faibles et les solutions de placement restent opaques sur leur destination, CredoLending donne la possibilité d’allier SENS & RENTABILITE en circuit court, aussi. Et si on vous dit que la rémunération est supérieure au livret A ? Alleluia !
Les personnes physiques et les personnes morales peuvent y contribuer. Pour aller plus loin et investir : https://www.credofunding.fr/fr/grange21-boulaur
Pour toute information, vous pouvez contacter Edouard Vieilfault : [email protected]
L’Eglise des 30 de(r)niers fidèles…
Emmanuel Macron a donc annoncé ce soir la reprise des messes dès le 28 novembre, dans la limite de… 30 personnes ! Un petit business à 30 personnes…
Un sommet d’absurdité pondu par un énarque.
L’évêque de Gap, qui a déclaré “ce que les évêques avaient demandé clairement ce n’était pas une jauge, c’était un pourcentage par rapport aux églises“, évoque un nouveau recours :
Comment allons nous réagir ? Nous allons en parler entre évêques. Faire un nouveau recours semble inéluctable. Une nouvelle concertation inutile puisqu’on ne nous prends pas au sérieux. Comment expliquer à nos chrétiens qu’il ne faut pas manifester par prudence,
— Mgr Xavier MALLE (@MgrXavierMALLE) November 24, 2020
Sur quels critères allons-nous sélectionner les 30 heureux élus qui seront autorisés par M Macron à participer à la messe?
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) November 24, 2020
30 personnes dans ma cathédrale, c’est ridicule et absurde. Elle fait 96 m de long et 25 m de large (transept 40m) sur 30 m de hauteur. Total = 2500 m² : avec 4 m² par personne, on peut mettre 600 personnes ! Il faut apprendre à compter ! pic.twitter.com/ZjTr86PvED
— MgrTouvet (@MgrTouvet) November 24, 2020
Les églises seraient le seul endroit où la jauge ne varie pas selon la taille ? 30 personnes ! Dans un oratoire comme dans une cathédrale ? Sur un sujet si sensible qui concerne l’une de nos libertés fondamentales, la cohérence est impérative si on veut obtenir le consentement pic.twitter.com/9HHWpa9SN7
— Abbé Grosjean ن (@abbegrosjean) November 24, 2020
30 personnes par messe ? Il fallait le faire…
Comment ne pas voir une nouvelle humiliation des catholiques dans cette décision sans aucun sens ?Pendant que nous serons limités à 30 personnes, les supermarchés, les wagons de métro et autres ne le seront pas.#macron20h
— Objectif Messe (@MesseObjectif) November 24, 2020
Ce soir, quant à la reprise du #culte, il n’était pas question de déconnection mais bien plutôt de foutage de gueule.
De qui se moque-t-on ⁉️ pic.twitter.com/pSNRZoyJzE
— Père Danziec (@PereDanziec) November 24, 2020
Quel mépris‼️
Lors de son intervention de 26′ .@EmmanuelMacron a autorisé la reprise des cultes, en une phrase lapidaire : « dans la stricte limite de 30 personnes »
➡️ La cathédrale de Rouen (5500 m2) et la chapelle Saint Frusquin : MÊME TARIF !
Vive l’égalité !
— Renaissance Catho (@RnaissanceCatho) November 24, 2020
Vous croyez que c’est vraiment une mesure sanitaire la règle stricte de 30 personnes max dans un lieu de culte ??? pic.twitter.com/wK7Qv3qif8
— EL ЯAFA 😷 ن (@IsrafilElRafa) November 24, 2020
Entre #UbuRoi et #Kafka, on a choisi #Macron20h pic.twitter.com/sAZcOcAg1r
— Daniel SHAQED (@Kirfelix) November 24, 2020
Cultes ré-autorisés pour… 30 participants. Quelque soit la taille de l’édifice ? #Macron confond #France et Absurdie. #macron20h pic.twitter.com/ChyUxzjBuK
— Jean-Frédéric Poisson (@jfpoisson78) November 24, 2020
Réaction de la CEF :
La Conférence des évêques de France (CEF) est à la fois déçue et surprise par l’annonce faite ce soir par le Président de la République concernant le nombre de 30 personnes autorisées dans le cadre de l’exercice public du culte à partir du 29 novembre.
Cette annonce n’est pas du tout conforme aux discussions qui ont eu lieu ces dernières semaines avec les ministres concernés. Dès ce soir, avec des représentants d’autres confessions chrétiennes, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la CEF, a interpellé le Président de la République pour demander que soit révisée cette mesure. En effet, cette mesure irréaliste et inapplicable est tout à fait irrespectueuse de la réalité de la pratique religieuse des catholiques.
L’Église catholique a proposé dans son protocole un espace de 4m2 autour de chaque fidèle et une occupation partielle de l’église au 1/3 de la capacité habituelle.
Les catholiques sont conscients des enjeux sanitaires et sont capables de faire preuve d’une totale responsabilité dans l’application des règles de protection. La mesure annoncée paraît ignorer ce sens des responsabilités dont ils ont déjà su faire preuve depuis le début de l’épidémie.
La période de l’Avent qui s’ouvre devant nous est un temps fondamental de préparation à Noël. Le rassemblement dominical constitue une étape essentielle pour les fidèles durant cette période.
Communiqué de Pour la messe :
Fixer une limite maximale de 30 personnes pour les lieux de cultes est une décision déraisonnable et non proportionnée à la réalité du terrain ni à l’objectif sanitaire. Il est évident qu’une chapelle, une église de village et une cathédrale n’ont pas la même taille : le nombre de fidèles possible ne peut donc qu’être proportionné à la superficie des édifices.
Qu’en sera-t-il dans les établissements commerciaux ? Entre une petite boutique et un supermarché, la jauge sera-t-elle identique ?
Mobilisée pour le rétablissement de la célébration publique de la messe, l’association « Pour la messe » appelle les plus de 100.000 signataires de sa pétition pour la liberté de culte à continuer à prier pour le rétablissement au plus vite d’une véritable liberté de culte et non d’une annonce en trompe l’œil. Comment un curé pourra-t-il choisir 30 personnes qui pourront assister à la messe, « source et sommet de la vie chrétienne » ? C’est impossible. L’association « Pour la messe » invite aussi à porter dans la prière les décideurs publics, les évêques, ainsi que les malades et les personnels soignants.
Déterminée à concilier une véritable liberté de culte avec l’objectif sanitaire, l’association « Pour la messe »envisage d’ores et déjà les recours possibles pour faire appliquer la liberté constitutionnelle de culte dans des conditions décentes, et se réserve la possibilité de retourner devant le Conseil d’Etat.
Pour le pouvoir temporel démocratique les évêques ne représentent plus rien. Et avec eux les catholiques. En un plus d’un siècle nous sommes passés du Ralliement à la servitude. Nous sommes les dhimmis de la laïcité. Tirons les leçons pour agir plutôt que de gémir.
— Philippe Maxence (@phmaxence) November 24, 2020
A que cela sert-il de dialoguer avec ce gouvernement méprisant ? Reprenons notre liberté et retournons à la messe (… faire notre petit business).
Quand la junte sanitaire « dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même »
La junte sanitaire a un porte-parole, le petit Attal. Dans ces temps troublés, celui-ci s’exprime le 22 novembre sur son compte Twitter avec :
Si vous vous sentez stressés, angoissés, déprimés par la situation actuelle : sachez qu’il existe des dispositifs pour vous soutenir. Vous n’êtes pas seuls. pic.twitter.com/uXpm9SdLBS
— Gabriel Attal (@GabrielAttal) November 22, 2020
Sache, citoyen, que la junte sanitaire s’inquiète de ta santé.

Sache, citoyen, que si la junte sanitaire t’a privé de tes amis et parents, elle a pensé à te doter de dispositifs qui font que tu n’es plus seul.

Sache, citoyen, que la junte sanitaire qui te confine et t’interdit de vaquer à tes occupations, t’informe quand même que tu devrais « continuer à exercer tes activités quotidiennes » et suggère même que « tu continues à vivre ». Et elle a même eu la gentillesse de mettre une lumière au bout du tunnel qu’elle a creusé !


Franchement peut-on faire plus bienveillant ?
Toute cette atmosphère rappelle si étonnamment ces passages prophétiques d’Alexis de Tocqueville (La Démocratie en Amérique, IV partie, chapitre 6 : Quelle espèce de despotisme les nations démocratiques ont à craindre :
« Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux, qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils remplissent leur âme… Au-dessus de ceux-là, s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leurs jouissances, et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle, si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses ; elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait. Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger ».
Pour Noël, prenez soin de votre santé : dégustez la bûche en famille et surtout éteignez la radio
Le professeur Orwell Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, a déclaré ce matin sur France Info :
On coupe la bûche de Noël en deux et papy et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger
Et pourquoi pas à la cave ?
“Il ne faut pas manger avec papy et mamie, même à Noël, même si on a pris des précautions avant.”
Restriction de l’avortement au Tennessee
La Cour d’appel du Tennessee, aux Etats-Unis, confirme la loi votée en juillet qui interdit les avortements
« si le médecin sait que la patiente cherche à se faire avorter en raison de la race ou du sexe de l’enfant ou d’un diagnostic ou d’un dépistage indiquant la trisomie 21 ».
Cette décision rend l’interdiction immédiatement applicable. Le gouverneur Bill Lee a écrit sur Twitter :
« Chaque vie est précieuse et chaque enfant a une dignité humaine inhérente. Notre loi interdit l’avortement basé sur la race, le sexe ou le diagnostic de trisomie 21 de l’enfant et la décision de la Cour sauvera des vies. Protéger les plus vulnérables du Tennessee vaut la peine de se battre ».
Les militants de la culture de mort ont immédiatement déposé une nouvelle requête, auprès d’un juge fédéral…
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 7

7e jour : 24 novembre : Dans la lumière de la naissance de saint Vincent
Saint Vincent naît le 24 avril 1581. Le 25 avril 1830, c’est la translation de ses reliques à laquelle Catherine participa. Elle venait d’entrer chez les Filles de la Charité à la rue du Bac le 21 avril.
Voici la triple vision du cœur de saint Vincent par Catherine entre le 25 avril et le 2 mai 1830 : l’innocence, l’amour, l’épreuve…
« Il m’apparut, trois fois différentes, trois jours de suite :
Blanc couleur de chair qui annonçait la Paix, le calme, l’innocence et l’union.
Puis je l’ai vu rouge de feu : ce qui doit allumer la Charité dans les cœurs. Il me semblait que toute la communauté devait se renouveler et s’étendre jusqu’aux extrémités du monde.
Et puis je l’ai vu rouge noir, ce qui me mettait la tristesse dans le cœur.
Il me venait des tristesses que j’avais de la peine à surmonter. Je ne savais ni pourquoi, ni comment, cette tristesse se portait sur le changement de gouvernement.
Pour la vision sombre : le cœur de Saint Vincent est profondément affligé à la vue des maux qui vont fondre sur la France.
Pour la vision vermeille : saint Vincent est un peu consolé, car il a obtenu, par l’intercession de la Très Sainte Vierge, qu’au milieu de ces grands maux, ses deux familles ne périraient pas. »
Prions :
Que par la médiation du Cœur douloureux et Immaculé de Marie, intimement uni à ton divin Cœur, nous soyons conduis comme sainte Catherine, sainte Louise et le cœur de saint Vincent vers notre Père du Ciel ! « Je suis avec le plus profond respect votre fille toute dévouée au Sacré-Cœur de Jésus et de Marie. » (Catherine signait ainsi sa lettre du 30 juillet 1848 à son directeur sur l’évènement de la Croix)
Marie le 27 novembre : « Ceux qui porteront la Médaille (donc les 2 Cœurs unis de Jésus et de Marie) au cou (sur le cœur) avec confiance recevront des grâces abondantes. »
+ Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria,
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Résolution :
Nous t’offrons nos cœurs chaque matin ô Jésus par le Cœur de Marie ; notre cœur et notre volonté humaine afin d’accueillir en nous ton Cœur et ta volonté divine…
2 chants :
« Union intime du Cœur de Jésus avec son Père céleste, je m’unis à vous » (à répéter dix fois)
L’importance de cette prière est commentée le jour anniversaire de la Médaille par Jésus le 27 novembre 1923 à Sœur Josefa Menendez à Poitiers :
« Cette oraison m’est si agréable et elle a une telle valeur, qu’elle surpasse les prières les plus éloquentes et les pensées les plus sublimes que les âmes puissent m’offrir. Qu’y a-t-il en effet, de plus grand prix que l’union de mon Cœur avec mon Père céleste ? Quand les âmes prononcent cette prière, elles pénètrent, pour ainsi dire, dans mon Cœur et adhèrent au Bon Plaisir divin, quel qu’il soit, sur elles. Elles s’unissent à Dieu et c’est l’acte le plus surnaturel qui se puisse faire ici-bas, car elles commencent à vivre quelque chose de la Vie du Ciel, qui consiste dans la parfaite et intime union de la créature avec son Créateur et son Dieu. Continue ta prière. Par elle, tu adores, tu répares, tu mérites et tu aimes. »
« L’amour est inventif jusqu’à l’infini. » Ô Sainte Eucharistie ! Ô mon Sauveur, ô mon Dieu !
1/ « Ne ressentez-vous pas mes frères, ne ressentez-vous pas ce feu divin brûler dans votre poitrine ?
Quand vous avez reçu le corps adorable de Jésus-Christ dans la Sainte Communion ! »
2/ Ton cœur, ô Saint Vincent, auprès de Marie est resté uni à celui de Jésus, à son Cœur eucharistique !
3/ Ton cœur, ô Saint Vincent, rayonnant la bonté et débordant de charité en Jésus nous apprend à aimer.
4/ Ton cœur, ô Saint Vincent, rempli d’amour pour les pauvres tel celui de notre Mère.
Ô Marie Vierge des pauvres ! (bis)
Restrictions du culte public : le Saint-Siège s’inquiète
Le 16 novembre, Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États, a pris la parole au « Ministerial to Advance Freedom of Religion or Belief » qui réunit chaque année les représentants de nombreux gouvernements à travers le monde, pour tirer la sonnette d’alarme et dénoncer le fait que de telles restrictions « mettent en péril la liberté religieuse ».
En effet – a expliqué Mgr Gallagher – pour l’Église catholique, l’accès aux sacrements ne constitue pas un simple corollaire de la liberté de réunion mais il dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse.
En soutenant cela, Mgr Gallagher rejoint totalement aux deux dernières notes de la Commission Théologique Internationale, l’une sur la liberté religieuse et l’autre – publiée cette année avec l’approbation du Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Luis F. Ladaria Ferrer, et avec « le consentement du Saint-Père François » – consacrée à la « réciprocité entre foi et sacrements ». Une réciprocité qui était à ce point indissoluble pour les premiers chrétiens qu’elle était digne du martyre – « Sine Dominico vivere non possumus », disaient les martyrs d’Abithène à leurs bourreaux. Voilà qui tranche avec les propos froids du cardinal fraîchement nommé, Mgr Mario Grech, dans une récente interview à « La Civiltà Cattolica » taxant d’ « analphabétisme spirituel » ces chrétiens qui souffraient du manque de célébration eucharistique.
Il y a quelques jours à peine, le Pew Research Center de Washington a publié une mise à jour détaillée en matière de restrictions des libertés religieuses. L’enquête mesure surtout les restrictions à la liberté religieuse imposées par les gouvernements, où la Chine caracole en tête, suivie – parmi les pays les plus peuplés – par l’Iran, la Russie, l’Indonésie, l’Égypte, le Vietnam et la Turquie.
Mais cette enquête mesure également l’hostilité envers telle ou telle religion qui se manifeste dans les comportements de la population. Et dans ce classement, c’est l’Inde qui arrive en tête, suivie par le Nigéria, le Pakistan, l’Égypte, le Bangladesh et l’Indonésie.
L’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les régions dans lesquelles on enregistre les plus grandes restrictions à la liberté religieuse. Mais on retrouve également l’Europe dans ce classement, quoiqu’à des niveaux moindres. Chez nous, les restrictions des gouvernements y contribuent pour une part mais c’est l’hostilité sociale qui est plus importante. Le Danemark, l’Allemagne, la Hollande, la Suisse, le Royaume-Uni et la France sont particulièrement marqués par des actes d’agression antireligieuse. Le pays qui apparaît comme étant le plus « pacifique » dans tous les sens du terme s’avère être le Japon.
Un autre document de la Commission Théologie Internationale traitant de la liberté religieuse a été publié en 2019, l’approbation formelle du Pape. Ce document prend pour point de départ la déclaration « Dignitatis humanae » de 1965 sur la liberté religieuse. Dans le sillage de l’exégèse de Benoît XVI, ce document rappelle que « Dignitatis humanae » doit être lue dans l’optique de la « réforme dans la continuité », à la fois en accord avec les nouveautés de notre temps et dans une parfaite fidélité avec l’Église des premiers martyrs. Mais cela va bien au-delà puisqu’aujourd’hui – souligne le document – le contexte historique a bien changé par rapport aux années du Concile Vatican II. Le théologien jésuite Felix Körner, professeur à l’Université pontificale grégorienne, commente :
« Le premier changement important, c’est la croissance évidente de la pluralité religieuse (cf. n°9). Si dans les années soixante ce phénomène était à peine visible, aujourd’hui la plus grande partie de l’humanité vit dans des environnements multiethniques et multireligieux ».
« Le second changement, que la religion est toujours plus considérée comme étant une question privée devant être exclue de la sphère publique ou abordée en marge de celle-ci ».
« En troisième lieu, et dans une mesure bien plus importante qu’il y a 55 ans, la religion est aujourd’hui considérée comme étant un problème (cf. n°2) ».
« Les auteurs de ce document reconnaissent que dans les sociétés actuelles, la religion est davantage crainte qu’acceptée. Les gens sont profondément conscients des crimes commis au nom de la religion (cf. n°4 ; 35 ; 82). Et naturellement, cela alimente l’idée que la liberté religieuse elle-même représente une menace pour l’humanité. SI l’État n’intervient pas pour domestiquer et civiliser ce facteur extrêmement dangereux qu’est la religion, personne d’autre ne pourra le faire ».
Le fanatisme peut-être aussi bien religieux qu’anti-religieux. Il peut revêtir la forme de la théocratie comme celle de l’athéisme d’État. Le document taxe de monophysisme politique les modèles dans lesquels le pouvoir de Dieu et le pouvoir de l’État se substituent l’un à l’autre.
Quelques considérations autour de la sortie de l’ouvrage Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe
Entretien avec l’éditeur, Guillaume d’Alençon :
Quel est le sens d’un tel ouvrage ?
Les fidèles du Christ qu’un même baptême, un même Dieu et un même attachement aux sacrements unissent, sont appelés à s’aimer en vérité. C’est même un ordre du Seigneur, par-delà les inimitiés historiques, par-delà les paradoxes que le démon se plaît à construire, parce que les liens tissés pendant le premier millénaire de l’Eglise ne peuvent se défaire en une date, 1054, celle du grand schisme.
Pourquoi un moine et pas un « théologien de l’œcuménisme » ?
Depuis les origines de la vie monastique, il est dit que celle-ci est l’archétype de la vocation baptismale. C’est une conviction partagée en Orient comme en Occident. Ainsi donc, parce que le moine a pour vocation d’être tout entier établi en Dieu, dans une prière et une louange permanente, quoi qu’il fasse, sa parole est davantage épurée des scories mondaines. Elle rejoint la raison droite et le cœur.
Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que cette conviction est partagée en Orient comme en Occident ?
Comme vous avez pu le remarquer, l’auteur est bénédictin et Saint Benoît vécut entre 480 et 547. Son influence fut considérable car, outre le fait qu’il s’appropria les règles des moines d’Orient en organisant la vie monastique comme on le sait, les siècles qui suivirent sa mort connurent l’explosion de son charisme. La fécondité monastique bénédictine fut telle qu’elle réforma en profondeur peuples et rois. Saint Benoît fait d’ailleurs l’objet d’une profonde vénération en Orient. Il peut être intéressant de signaler que dès le Xème siècle, les bénédictins furent implantés en trois endroits sur le Mont Athos. Les ruines du monastère des Amalfitains, de rite latin, en font mémoire ; elles sont situées entre celui de la Grande Laure et celui de Karakallou. Ce lieu fut occupé par les fils de saint Benoît jusqu’au XIIIème siècle, soit bien après la grande rupture entre l’Orient et l’Occident. En d’autres termes, le Mont Athos fut un haut lieu de l’ordre bénédictin !

Lorsqu’on a terminé la lecture de ce livre, on remarque que Dom Jean emmène son lecteur dans le premier millénaire uniquement. Est-ce voulu ?
En tous cas c’est un fait. Je ne sais pas ce qui l’a conduit à cela mais c’est très pertinent. Que l’on soit catholique ou orthodoxe, cela ne peut pas faire de mal de se replonger dans la doctrine et la spiritualité du premier millénaire. On peut se demander combien de catholiques et d’orthodoxes ont vraiment présent à l’esprit et au cœur les dogmes des premiers siècles ?
Les orthodoxes ont parfois l’impression que les catholiques veulent les convertir au catholicisme…
Cette impression est parfois réciproque… Et je dirai même que depuis une cinquantaine d’années, les catholiques ont rarement cette audace ! En lisant la Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe, nous lisons en fait une méditation sur la foi des Pères. Il s’agit d’une « contemplation de l’œuvre de Dieu que les divisions venant des hommes ne peuvent atteindre en elle-même ni ne doivent faire oublier… » pour reprendre les propos de l’auteur. Je fais volontiers mienne la formule lapidaire de Saint Paul « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1 Co 9,16). Celle-ci est à comprendre comme un appel et nous invite à considérer que le trésor de l’Ecriture Sainte et de la Tradition est à partager le plus largement possible. Certains orthodoxes pourront répondre que les catholiques n’ont pas la même compréhension de la Tradition. C’est sûr, mais pour un catholique la doctrine spirituelle des starets russes n’est pas forcément sienne et pourtant il y a beaucoup à recevoir de ces moines avertis et emplis de sagesse. N’ayons donc pas peur de lire la lettre de Dom Jean… Oui, la Parole de Dieu est vivante et vient féconder les morts que nous serions si le Christ n’était venu nous sauver. Tous, catholiques et orthodoxes, avons besoin de revenir à la source. Et cette source coule depuis 2000 ans sans faiblir, et Dom Jean nous en offre quelques gouttes très désaltérantes.

Quand on voit l’état du monde aujourd’hui, on se plaît à rêver au témoignage qu’apporterait l’unité de tous les chrétiens…
Certes… Comme chaque jour depuis la Pentecôte, il est l’heure pour nous d’être UN, et non pas HUNS les uns envers les autres ! C’est un ordre du Sauveur (cf. Jn 17,22). Si nous ne marchons pas sur cette voie, nous courons de grands risques pour notre salut. Les blessures que se sont infligés les chrétiens sont le fait du péché des hommes et non de l’Evangile du Christ, de la doctrine des Apôtres et de Pierre. Je pense à certains écarts commis par des catholiques sur l’Athos ou dans le vaste empire byzantin, mais aussi à des abus commis par des orthodoxes envers des grecs catholiques en Roumanie pendant les années 90 ou jadis par des orthodoxes russes sur des polonais catholiques. Mais je ne peux que me réjouir des figures prophétiques que furent le P. Matta El Maskine en Egypte, le tsar russe Alexandre Ier qui semble-t-il portait un secret appel intérieur vers l’union avec les catholiques, sans oublier le bienheureux Mgr Vladimir Ghika ou encore les lumineuses catéchèses de Benoît XVI, si appréciées dans le monde orthodoxe. Le Père Dimitri Smirnov, ancien président de la commission pour la famille et pour l’enfance du Patriarcat de Moscou, récemment décédé, m’avait en effet confié avoir lu avec ferveur les écrits de Benoît XVI. A l’inverse, ils sont nombreux les catholiques à avoir goûté les méditations de Séraphim de Sarov ou de Silouane de l’Athos.

Quel regard portez-vous sur le monde orthodoxe tel qu’il est en ce moment ?
Un regard plein d’espérance, assombri parfois… Ce qui motive mon espérance sera précisément cette soif d’authenticité évangélique qui me touche dans le témoignage du Père Séraphim à Valaam. Pour écouter un extrait : https://www.youtube.com/watch?v=h3zR0posvnQ
On la retrouve aussi dans la foi des humbles, des petits, rencontrés ici ou là dans les vastes terres de l’Est. Je n’oublie pas non plus le monastère copte orthodoxe de Saint Macaire en Egypte qui aspire à l’unité à la suite de son re-fondateur le Père Matta el Maskine. Merci à Marc Jeanson pour ses beaux documentaires comme celui-ci : https://www.youtube.com/watch?v=4zUqh1ur3iY
Comment ne pas mentionner tous ces chrétiens qui, mêlant leur sang dans les sables du Proche-Orient, ont prouvé leur amour pour le Christ jusqu’au martyre ? Car assurément, on peut penser que ceux qui sont séparés de la pleine communion peuvent dans le secret de Dieu la retrouver mystérieusement dans cet acte de charité parfaite qu’est l’acceptation du martyre.
Et qu’est-ce qui vous attriste ?
En revanche, ce qui m’attriste, ce sont les divisions qui fracturent le monde orthodoxe. Sans doute le monde catholique connaît-il des tensions et n’est pas exempt d’ambiguïtés, y compris au sommet de l’Eglise, ce qui invite d’ailleurs à faire une vraie distinction entre ce qui relève du magistère et de ce qui relève d’une opinion privée, fut-elle relayée abondamment par les médias, mais ce qui me frappe le plus regarde les fossés qui se creusent entre les divers patriarcats. Sur le terrain, c’est physique parfois. J’ai vu de mes yeux un évêque orthodoxe, issu d’un pays slave, se faire exclure avec virulence d’un monastère grec. Les événements d’Ukraine, avec la maladroite prise de pouvoir du Patriarche Bartholomée face au Patriarche Kirill, se sont exportés dans de nombreux pays. A Paris, des tensions existent entre les communautés. Il est certain que le concept de nation a un sens au plan théologique, mais il ne doit pas être un frein à la canonicité d’une communauté.
J’en reviens à ce qui me semble le cœur des dissensions, c’est-à-dire la notion de primauté et donc la question de la doctrine de la foi. Car ces luttes internes dans l’orthodoxie sont le révélateur qu’il y a un besoin, une soif profonde de primauté. Pour être un seul corps faut-il encore avoir une seule tête …
Précisez votre propos…
Oui allons plus loin. Peut-être faut-il se demander quels sont les raisonnements théologiques, plus encore les paroles d’autorité des Pères qui, durant les premiers siècles de l’ère chrétienne, laisseraient entendre que Pierre et ses successeurs n’ont pas de primauté ? Où est-il écrit parmi les Pères, et par qui, que Pierre et ses successeurs n’ont pas de primauté sur l’Eglise universelle ?
Enfin, s’agissant par exemple de la morale conjugale, il est difficile de trouver dans l’orthodoxie un magistère homogène et cohérent. Sur des sujets comme la contraception, la sacramentalité, les interprétations peuvent être contradictoires et il est à mon avis indispensable de réinvestir à frais nouveaux le concept de primauté. Oui, comment résoudre ce problème de la division sans écouter tout ce qu’ont écrit les Pères des premiers siècles concernant la primauté de Pierre ? Dom Jean s’en fait l’écho avec un regard profondément surnaturel.
A l’inverse, la foi étant sauve, je n’ai pas de gêne à envisager qu’un russe byzantin ou un grec puissent être un jour successeurs de Pierre, je trouverais même cela très beau.

Oui ce serait très beau en effet…
Il est une autre chose très attristante c’est le carriérisme, le souci de plaire et l’amour excessif des biens de ce monde. En regardant vers la terre, nous ne pouvons que perdre de vue le sens qu’il y a à rechercher l’unité. Oui, l’organisation des structures établies peut fasciner et amplifier la dictature du relativisme. La fragmentation de l’autorité épiscopale est réelle. Les commissions et autres assemblées, sous l’apparence d’une volonté de synodalité font en fait le lit de l’hétérodoxie. Les catholiques allemands et d’ailleurs en sont les premières victimes. A cela s’ajoutent les projets où l’esprit de compromis règne en maître, esprit qui est en réalité le singe d’une saine prudence où tout devrait s’articuler dans la perspective du bien.
C’est en prenant le risque du martyre à soi et au monde à la suite du Christ qui fut rejeté des hommes y compris de ses disciples, que nous serons véritablement un avec Lui ; car c’est seulement en considération de notre unité avec Lui que nous pouvons vraiment nous dire fidèles du Christ, attachés à la Tradition des Pères. Mais avons-nous cette force d’entendre que nous devons passer par la Croix ? Sommes-nous prêts à tout sacrifier à l’annonce de la vérité de l’Evangile ? La méditation de ce verset du livre d’Isaïe (52,14) peut nous affermir : « De même que les multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue, car il n’avait plus figure humaine, et son apparence n’était plus celle d’un homme… » ? Oui, sommes-nous prêts à être défigurés aux yeux du monde ???
Si le Christ n’avait pas une pierre où reposer sa tête (Lc 9,58) comment pouvons-nous mettre autant d’absolu dans le souci de maîtrise, de calcul, en vue d’atteindre des objectifs finalement très égocentriques qui parfois se cachent derrière l’auto-persuasion que c’est la voie de la sagesse… et donc celle de l’Evangile, alors qu’au fond c’est exactement le contraire ? Si nous n’avons plus d’argent, si nous perdons la santé, si nous perdons la vie, ne sommes-nous pas « les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » ? (Rm 8, 37) Et là, seul, à genoux dans le silence, comme le grand Charles de Foucauld dans son ermitage de l’Assekrem dans le désert, avec Saint Jean la tête penchée sur le cœur du Christ, nous accueillons sa miséricorde et lui offrons nos frères les hommes.

Notre voie n’est-elle pas celle de la porte étroite ? Oui, « il est resserré le chemin qui conduit à la vie : et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent » (Mt 7, 14) comme Jésus nous le dit-il dans l’Evangile. Avec Pierre acceptons-nous d’être crucifiés la tête en bas ?
Une des difficultés réside sans doute dans la hiérarchie des priorités. Le premier commandement consiste à aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute nos forces, et à aimer notre prochain comme nous-mêmes. Si j’inverse les choses en me disant que si j’affirme avec trop de force la vérité du salut, mettant en avant les points de doctrine qui vont faire que certaines de mes relations vont me tourner le dos ou que mes projets de carrière vont en prendre un coup, alors c’est sûr, je ne risque pas d’aimer Dieu en vérité. La porte d’entrée vers le Ciel implique cette solitude du disciple aux pied de la Croix et « il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. » (Mt 19,24)
Ce qui étonne c’est que tant de consacrés, de prêtres et d’évêques, qui, ayant offert à Dieu leur célibat, ce qui n’est pas le moindre des sacrifices, ne transforment pas ce même esprit de sacrifice dans le domaine de l’annonce de la vérité évangélique telle qu’elle est, dans toute sa force, tranchante et consolante en même temps … A la suite des missionnaires qui sont morts dans les pires supplices, prolongeant l’Evangile par leur vie, ne sommes-nous pas tous appelés au témoignage jusque-là ? La peur est mauvaise conseillère car elle voile finalement le but de notre vie qui est de vivre pour toujours ressuscités avec le Christ, pour la vie éternelle.
C’est la raison pour laquelle il a semblé important de donner la parole à un moine, car le moine a mis une croix sur la carrière et le souci de plaire au monde, et sa parole résonne avec d’autant plus de profondeur dans les cœurs.
Quels sont les freins selon vous à une remise en cause féconde ?
J’en vois un, c’est l’orgueil. Dans la vie rien n’est fécond sans l’humilité ; et comment accueillir humblement, les paroles du Maître, Notre-Seigneur Jésus-Christ, trahi d’ailleurs par Pierre, le premier d’entre eux ?
Sans doute l’histoire des papes recèle-t-elle des événements peu glorieux, la même chose se retrouvant dans le monde orthodoxe, le problème n’est pas là, cela c’est le péché des hommes, source d’un grave scandale et de divisions par la suite ; mais ce qui est intéressant c’est de demander, à genoux, dans le silence, le jeûne et la prière, quel est le sens profond des Ecritures et de la grande Tradition des Pères ?
Les catholiques ne sont pas meilleurs que les orthodoxes dans le domaine de l’humilité. Tous, nous sommes appelés à accueillir comme des pauvres, des mendiants d’amour, l’Esprit-Saint qui unit et donne la vie faisant de nous des fils d’un même Père.
Un jour, nous devrons rendre des comptes à Dieu sur la manière dont nous avons répondu en conscience à son appel à l’unité.

Un dernier mot ?
J’ai su ces jours derniers que des orthodoxes lisent et étudient la lettre de Dom Jean, que des séminaristes de différents patriarcats cherchent à le rencontrer, que des liens d’amitié se sont approfondis entre catholiques et orthodoxes suite à sa publication avec en perspective la recherche de la vérité.
Oui, les larmes de Notre-Dame, la Sainte Mère de Dieu, sont là pour attendrir nos cœurs.
Quelle grâce et quelle joie !
Pour acheter le livre de Dom Jean « Lettre d’un moine bénédictin à un orthodoxe » c’est ici.

Laurent Wauquiez soutient toujours la Manif pour Tous
A l’heure où beaucoup de personnalités politiques ont retourné leurs veste et ont trahi à ce sujet, sans même parler de celles qui ne sont pas descendues dans la rue à l’époque, cette prise de position a le mérite d’exister. Quel candidat aura le courage de proposer l’abrogation pure et simple de la funeste loi Taubira dénaturant le mariage en 2022 ?
Laurent Wauquiez (président de la région Auvergne-Rhône-Alpes) affirme qu’il ne regrette “pas du tout” son soutien à La Manif Pour Tous pic.twitter.com/T8PYT56sb7
— BFM Lyon (@BFMLyon) November 19, 2020
Comment doit-on répondre aux caricatures quand on est musulman ?
Suite à la série de meurtres perpétrés récemment en Autriche et en France pour venger l’honneur de Mahomet, le HuffingtonPost publie le 13 novembre 2020 un article de Marwan Sinaceur, professeur de psychologie sociale à l’ESSEC, spécialiste de la résolution des conflits, de religion musulmane et de la culture arabe, qui entend répondre à la question : « Comment doit-on répondre aux caricatures quand on est musulman ? » en s’appuyant sur le fait que le Coran « apporte des réponses claires ». Examinons donc ces réponses.
Notre auteur commence par nous cacher, en fait de « réponses claires », qu’Allah lui-même avoue que son Coran n’est pas clair, mais « contient des versets équivoques, pouvant se prêter à diverses interprétations (…) en sorte qu’Allah-seul connaît l’interprétation du Coran (Coran 3.7) ». Ce seul verset suffit à détruire la prétention de tout musulman à nous expliquer ce que veut dire le Coran. Sans compter qu’un livre prétendument universel ayant besoin d’explication pour être compris ne peut pas être universel. Et si cela ne suffisait toujours pas, rappelons qu’Allah a abrogé et remplacé certains versets de sa parole éternelle … sans dire lesquels (Coran 2.106 ; 16.101) ! Mais continuons à écouter les « réponses claires » de notre apologète musulman.
Marwan Sinaceur avance l’argument selon lequel la loi du talion, bien que promue par le Coran (Coran 2.194), condamne toute disproportion. Ce faisant, il oublie encore de prendre en compte le caractère singulier de Mahomet, qui est si bien associé à Allah, qu’Allah jure par la vie de son prophète, lui reconnaissant ainsi une valeur au moins égale à la sienne (Coran 15.72), en sorte que Mahomet partage les prérogatives d’Allah (Coran 8.20 ; 48.8-10), son mystère, et son secret mêmes (Coran 72.26-27), et que le salut se joue sur l’obéissance à Mahomet (Coran 25.77) … C’est dire que la vengeance de l’honneur de Mahomet n’est pas comparable à celle prescrite par la loi du talion pour un simple humain, mais qu’elle est fonction de l’honneur même dû à Allah, qui ne saurait connaître de limite …

L’auteur prétend qu’en cas de différends religieux, le Coran prescrit de « s’en remettre à la justice de Dieu », de « ne pas chercher à se faire justice soi-même ni à imposer sa vision à autrui », que « chacun a la liberté de croire en ce qu’il ou elle veut », que l’« on ne peut forcer quelqu’un à croire. Même le Prophète de l’islam ». Or, entre une foule d’autres versets semblables, nous lisons précisément le contraire : « Ô Prophète ! Combats les incrédules et les hypocrites ; sois dur envers eux ! Leur refuge sera l’enfer : quelle détestable fin ! (Coran 66.9) » ; « Ô Prophète ! Fais la guerre aux infidèles et aux hypocrites, sois dur avec eux ! L’enfer sera leur demeure. (Coran 66.9) » ; « Ô Prophète ! Excite les croyants au combat. Vingt braves d’entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles n’ont point de sagesse. (Coran 8.66) ». Où l’on voit que le châtiment futur de l’Enfer n’exonère pas le bon musulman de l’anticiper. Puisqu’Allah veut châtier les mécréants « dès ici-bas (Coran 3.56 ; 5.41,49…) », comment ne pas lui prêter main forte ?
Notre apologète musulman cite des versets invitant à la miséricorde, mais oublie, là encore, qu’ils sont si clairs qu’ils finissent toujours par condamner celui qui n’applique pas la loi du talion. Ainsi de 5.45 : « Nous avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures appellent la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. ». Ce verset semblerait inviter à la miséricorde, mais des siècles après la venue du Christ (Mt 5.20-48), que faut-il faire à ceux qui refusent l’islam, et sont donc des « injustes », sinon rétablir la Loi du talion ? En effet, « Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque vous offense, offensez-le, à offense égale ! (Coran 2.194) » ; « C’est dans le talion que vous aurez le salut, ô vous doués d’intelligence, ainsi vous serez pieux ! (Coran 2.179) » Si le salut se trouve dans le talion, qui voudra être miséricordieux ?
En fait de miséricorde, « telle est la rétribution de ceux qui guerroient contre Allah et son envoyé[qui refusent d’être islamisés, se moquent d’Allah et de son envoyé, les caricaturent …] et qui s’empressent de corrompre le monde [qui s’opposent à l’ordre islamique], c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupés la main et le pied opposés, qu’ils soient expulsés de la terre.(Coran 5.33) » … Allah parle ici clairement. Nulle équivoque possible. Heureusement qu’il détaille la manière de torturer ses opposants, sans quoi les musulmans n’auraient certainement jamais su comment s’y prendre ! Puisqu’Allah commande de telles atrocités, comment penser que ses dévots puissent ne pas vouloir les pratiquer ? Car « Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du paradis. Ils combattent dans le chemin d’Allah : ils tuent jusqu’à se faire tuer. (Coran 9.111) ». Le Coran est rempli de versets de ce genre. « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais c’est Allah qui les a tués. Lorsque tu frappais, ce n’est pas toi qui frappais, mais c’était Allah qui frappait. (Coran 8.17) » ; « Combattez-les ! Allah, par vos mains, les châtiera et les couvrira d’ignominie ! (Coran 9.14) » ; « Combattez-les jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’Islam. (Coran 48.16) » ; « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais, jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) » ; « Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour sa cause.(Coran 61.4) » ; « Ceux qui offensent Allah et son messager [ceux qui refusent l’islam], Allah les maudit ici-bas et dans l’au-delà, et leur prépare un châtiment avilissant (Coran 33.57) », et parce que « ce sont des maudits, ils seront pris et tués impitoyablement. (Coran 33.61) » Les assassins du père Hamel et de tant d’autres non-musulmans savent que « les mécréants, il faut les égorger(Coran 47.4) » ! Parce que l’islam est la vraie religion (Coran 61.9), ceux qui n’en font pas partie ne peuvent être que des pervers et des maudits (Coran 3.10,82,110 ; 4.48,56,76,91 ; 7.144 ; 9.17,34 ; 11.14 ; 13.15,33 ; 14.30 ; 16.28-9 ; 18.103-6 ; 21.98 ; 22.19-22,55 ; 25.21 ; 33.64 ; 40.63 ; 48.13), que les musulmans doivent combattre sans cesse (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.33 ; 48.28 ; 61.4,10-12) à l’exemple d’Allah, par la ruse (Coran 3.54 ; 4.142 ; 8.30 ; 27.50 ; 86.16), la terreur (2.190 ; 3.151 ; 8.12,60 ; 33.26 ; 59.2,13), et toutes sortes de tortures (Coran 5.33 ; 8.12,65 ; 9.29,123 ; 25.77), en vue de les éliminer (Coran 2.193 ; 8.39,65 ; 9.5,33,111,123 ; 47.4) et anéantir définitivement (Coran 2.191 ; 4.89,91 ; 6.45 ; 9.5,30,36,73 ; 33.60-62 ; 66.9).
Les versets que Marwan Sinaceur présente comme invitant à la non-violence, tirés de l’océan de haine et d’appels au meurtre dont je viens de donner un aperçu, expriment pour leur part le tissu de contradictions typique du Coran, dont a si bien parlé l’universitaire et agrégée d’arabe, Anne-Marie Delcambre, dans son livre « La schizophrénie de l’islam ». Ces versets ne relèvent pas de la tolérance, mais de la ruse en situation de faiblesse : « Que les croyants ne prennent pas les mécréants pour alliés hors des croyants. Quiconque fait cela n’a rien d’Allah, à moins que vous ne les craigniez. (Coran 3.28) » A moins que vous ne les craigniez… Voilà énoncé le principe de la taqiya, autorisant les musulmans en situation de faiblesse à « embrasser la main qu’ils ne peuvent couper », c’est-à-dire à mentir jusqu’à dissimuler leur croyance, voire la renier et même en pratiquer publiquement une autre afin de sauver leur vie ou leurs intérêts (Coran 3.28 ; 16.106), lesquels s’identifient nécessairement à ceux de l’islam, et cela dans l’attente que le rapport de forces ne s’inverse et qu’il leur devienne possible d’envisager l’agression : « Ne montrez point de lâcheté et n’appelez point les infidèles à la paix quand vous êtes plus forts qu’eux !(Coran 47.38) » Marwan Sinaceur, pourrait-il ne pas pratiquer la takiya ?
Mais comment la confusion propre au texte coranique ne se retrouverait-elle pas dans l’esprit de qui tente de le justifier ? C’est ainsi que notre auteur n’hésite pas à amalgamer le texte du Coran et celui de l’Évangile, alors que l’Evangile n’invite pas seulement à être miséricordieux, mais commande de l’être, jusqu’à en faire dépendre le salut (Mt 6.12 ; 18.32-33) ! Si le Coran n’était rien d’autre que l’idéal évangélique, quel besoin y avait-il de sa venue ? Qui peut venir APRES le Christ, sinon l’Antichrist ? [1] Comme tout imposteur, l’islam cherche à se confondre avec sa victime, et son serviteur de nous chanter « la proximité culturelle entre l’islam et les deux autres monothéismes (…) un message qui n’est pas sans rappeler les philosophies humanistes du Judaïsme, du Christianisme, ou des stoïciens. »
Pour finir, rappelons le comportement du modèle des musulmans (Coran 33.221), Mahomet, face aux critiques.
a) « Il y avait une femme du nom d’Asmâ bint Marwan qui faisait des vers très critique au sujet du prophète de l’islam. Quand ces vers furent rapportés à Mahomet, il dit tout haut : ‘’Est-ce que personne ne me débarrassera de la fille de Marwan ?’’ Il y avait un homme du clan de la poétesse, ‘Omayr Ibn ‘Adi., qui n’avait pas été à la bataille de Badr, et qui saisit l’occasion de faire preuve de zèle. Le soir même il s’introduisit chez elle. Elle dormait au milieu de ses enfants. Le dernier, encore au sein, sommeillait sur sa poitrine. Il la transperça de son épée. Le lendemain, il alla trouver l’Envoyé de Dieu et lui dit : ‘’Envoyé de Dieu, je l’ai tuée !’’ Mahomet lui, répondit : ‘Tu as secouru Allah et son Envoyé ô ‘Omayr.’’ ‘Omayr demanda : ‘’Serai-je puni par Dieu pour ce meurtre, ô Envoyé d’Allah ?’’ Mahomet répondit : ‘’Deux chèvres ne se seraient pas donné un coup de corne pour elle.’’ ‘Omayr retourna dans son clan et ce jour-là il y eut une grande émotion au sujet de la fille de Marwan, car elle avait cinq fils et la vengeance pouvait être demandée. » L’assassinat eut lieu en janvier 624. (Ibn Ishaq, Muhammad, tome II, Paris, Albouraq, 2001, p 562,597)
b) Abu ‘Afak était un poète juif du Hedjaz qui refusait de se convertir à l’islam. Il écrivit un poème à charge contre Mahomet, qui commanda de l’assassiner en plein sommeil, ce que fit Salim Ibn Umayr en février 624. Même si certains musulmans nient l’authenticité de cet événement, ils ne peuvent nier qu’il est raconté aussi bien par le premier biographe de Mahomet, Ibn Ishâq (704-767), dans sa « Sirat Rasul Allah », que par l’historien arabe Ibn Sa’d al-Baghdadi (784-845) dans son Kitâb Tabaqât al-Kubra (Ibn Hisham, Ibn Ishaq, Alfred Guillaume (traducteur), The life of Muhammad : a translation of Isḥāq’s Sīrat rasūl Allāh, pp. 675-676). Personne ne doute que Mahomet supprimait ses opposants, y compris en 627 la tribu entière d’Abu Afak (François Déroche, « Vie de Muhammad », in Religions et Histoire, no 36, janvier 2011, p. 27).
c) Selon Mubarakpuri, Al Nadr ibn al-Harith a été capturé pendant la bataille de Badr, et ne fut pas autorisé à être racheté par son clan parce qu’il s’était moqué de Mahomet et avait écrit des poèmes pour le dénoncer. Un verset du Coran (8.31-37) fut révélé pour ordonner l’exécution de Nadr bin Harith. L’assassinat eut lieu en mars 624. (Ibn Hisham, Ibn Ishaq, Alfred Guillaume (traducteur), The life of Muhammad: a translation of Isḥāq’s Sīrat rasūl Allāh, p.308)
d) Ka’b ibn al-Ashraf était poète et l’un des chefs de la tribu juive des Banu Nadir, à Médine. Selon Ibn Ishaq, Mahomet ordonna à ses disciples de le tuer parce qu’il l’avait invectivé et qu’il avait composé des vers pleurant les victimes de Quraysh tués à Badr. Peu après, de retour à Médine, il avait aussi composé des versets insultants pour les femmes de Mahomet. Muhammad ibn Maslamah et quatre complices accomplirent la besogne en septembre 624. Cet assassinat a largement été relaté par Ibn Ishâq, par Tabari (Chroniques, Histoire des prophètes et des rois, Actes Sud, 2001, t.2, 181-185), par Boukari (Vol. 3.45.687 ; 5.59.369), et par Mouslim (32-3359 ; 19/4436).
e) Abu Rafi ‘ibn Abi Al-Huqaiq a été tué en décembre 624 pour s’être moqué de Mahomet et avoir aidé l’opposition contre lui (Boukhari 2.577).
f) L’esclave Abdullah bin Khatal a été assassiné en janvier 630 pour avoir récité des poèmes insultant Mahomet. (Bukhari 5.59.582 ; 3.29.72 ; Sa’d, Ibn. Kitab al-tabaqat al-kabir, Volume 2. Pakistan Historical Society. p. 174. ASIN B0007JAWMK, 1967)
g) Fartana, une fille d’Abdullah ibn Khatal, fut aussi assassinée pour avoir récité les poèmes de son père. (Abou Daoud, 14.2678 ; The Life of Muhammad, Al-Waqidi’s Kitab al-Maghazi (Routledge Studies in Classical Islam). Faizer, Rizwi [Editor]. Routledge p.406)
Je pourrais malheureusement continuer encore longtemps cette liste macabre. Il semble cependant suffisamment clair que Mahomet n’avait pas le même comportement que celui que Marwan Sinaceur nous chante : « la maîtrise de soi. Ni surenchère. Ni polémique. Ni violence ». Quel Coran les musulmans doivent-ils donc suivre, celui de Mahomet ou celui de Marwan Sinaceur ? N’est-ce pas Mahomet qu’Allah a donné comme modèle aux musulmans (Coran 33.21) ? Bref, quand l’islam ne s’impose pas par la terreur, il le fait par le bluff [2]. Quant à nous, « Nous avons exposé les preuves pour ceux qui comprennent. (Coran 6.98) »
Abbé Guy PAgès
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[1] L’islam déteste spécialement les chrétiens (Coran 8.22 ; 9.28 ; 98.6), coupables du seul péché impardonnable, qui est justement d’être chrétien (Coran 4.48) : « Qu’Allah les extermine !(Coran 9.30) » ; « Combattez-les à mort jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association [i.e. d’Église] et que la religion soit seulement l’islam ! (Coran 2.193) » ; « Allah a envoyé son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs [les chrétiens] ! (Coran 9.33) » ; « Tuez les associateurs [les chrétiens] où que vous les trouviez ! Prenez-les, assiégez-les et restez aux aguets contre eux ! (Coran 9.5 ; Cf. 2.244 ; 4.76,84,91 ; 33.26 ; 47.4-11,22,37) »
Le « syndrome du Père Noël »
Extrait d’un article de Gabrielle Vialla aux éducateurs :
[…] Les personnes, dont je fais partie, qui adhèrent à la loi naturelle, peuvent commettre cette erreur de fonder leur éducation sur la nature, capable d’exprimer le masculin et le féminin par le corps, plutôt que de la fonder d’abord sur la formation de la conscience. Car la loi naturelle est un appel à la présence du Créateur dans chaque conscience humaine. Le mot loi, en français, précède heureusement le mot nature. La conscience bien formée peut, par la raison, trouver ce qui est bon pour elle, surtout face à une nature qu’elle découvre aussi limitée, blessée. Il ne s’agit plus de défendre coûte que coûte la beauté de la réalité corporelle. Il s’agit de la contempler comme un cadeau, oui, mais relatif à plus grand que la matière. Il s’agit de reconnaître très vite que cette nature s’avère en partie abîmée chez nos enfants, nos fidèles, en nous-même. Il convient d’admettre rapidement la part d’épreuve, corrélative à ce corps, même si, heureusement, il demeure d’abord en premier lieu source d’émerveillement et de contemplation. Le risque est grand, aujourd’hui, d’engendrer chez de nombreux jeunes, ce qu’on pourrait appeler le « syndrome du Père Noël ». Je m’explique. En voulant trop bien faire, en réaction aussi vis-à-vis des horreurs qui les entourent, de nombreux parents et éducateurs veulent présenter de façon belle, positive, magnifique, le corps humain féminin et masculin, ainsi que la sexualité elle-même.
L’intention est bonne, certes, mais cette présentation n’est aujourd’hui plus suffisante. En effet, de nombreux jeunes découvrent de plus en plus rapidement des dissonances en eux-mêmes et autour d’eux entre cette version idéalisée, facile, harmonieuse et la version réelle plus difficile à recevoir. En d’autres termes, ils découvrent que le Père Noël n’existe pas et qu’on les a trompés.
J’en appelle à découvrir et à accueillir le vécu du féminin et du masculin à partir de la conscience. Ce fut l’objet de mon ouvrage Bien vivre le cycle féminin. Si je développe une description poétique du cycle, c’est pour mieux faire passer une approche pragmatique, réaliste. Pour la femme d’aujourd’hui, vivre son cycle relève d’un véritable défi, en particulier si sa mère et les jeunes filles qui l’entourent ont leur cycle gommé par des hormones. Par ailleurs, certaines femmes sont privées de leur cycle par diverses pathologies féminines quelquefois invalidantes, causées par les perturbateurs endocriniens, la pollution… Ce sujet de santé publique est aussi un lieu de vécu féminin douloureux, longtemps passé sous silence. Je ne cherche donc pas à cacher les difficultés du vécu du cycle, ayant trop fait l’expérience dans l’accompagnement des jeunes femmes, de ce fameux syndrome du Père Noël. Encore une fois, pour bien faire, dans de nombreuses familles, on présente le cycle comme quelque chose de merveilleusement automatique qui permet d’avoir des bébés, et puis les jeunes filles se réveillent un jour en se disant qu’on leur a menti parce qu’en réalité elles ont du mal à se connaître, à s’apprécier avec ce cycle qui leur a été pourtant présenté comme un trésor… et qui s’avère être aussi une épreuve.
Je me refuse de verser dans l’adulation du féminin et de son cycle. On peut perdre son cycle par la maladie, et on le perd naturellement à la ménopause. La femme est plus grande que son cycle. Si la finalité procréative du cycle doit être présentée dans l’éducation sexuelle et affective, le cycle, lui, se vit quelquefois dès l’âge de 12 ou 13 ans, il est quotidien. Aussi est-ce utile et même important de l’aborder en lien avec les capacités, les talents de chaque jeune fille prise individuellement. Quant aux jeunes hommes, eux aussi vivent de plus en plus souvent un syndrome du Père Noël, en découvrant leur rôle dans la régulation des naissances et le vrai défi conjugal à vivre. Certains peuvent ainsi ressentir durablement de la colère face à un combat déroutant auquel on ne les a pas préparés. Le jeune homme, quand sa maturité est suffisante, doit percevoir que le temps féminin cyclique n’est pas le même que le sien. Il doit, à mon sens, percevoir de façon encore lointaine, une nécessaire responsabilité du masculin face au cycle, et la non moins nécessaire compréhension de l’homme vis-à-vis du vécu féminin. Ce sujet est encore plus tabou aujourd’hui. Pourtant, nous entrons tous dans la vie au moyen du cycle, et le respect de la vie naissante dans le corps de la femme exige que le jeune homme, sans entrer dans les détails, comprenne cette complémentarité fondamentale. Il en va tout simplement de sa persévérance dans l’amour. En outre, décrire le cycle par le biais des quatre éléments fournit aux gars des outils pour lutter contre la pornographie et pour gagner en aplomb, de ce point de vue, vis-à-vis de leurs congénères. Il s’agit d’une approche hildegardienne : nommer un mal, comprendre son étendue, ses conséquences, et prévenir non par la seule autorité mais par un traitement préventif !
De la transmission dans la famille, à une catéchèse sur la chasteté
Le premier lieu de la transmission sur le corps sexué est la famille. Ainsi mon ouvrage Bien vivre le cycle féminin – même s’il commence sous la forme d’une lettre à une jeune fille et au jeune garçon – s’adresse aussi aux mères de famille, afin de les soutenir dans un dialogue fructueux avec leurs grands jeunes. Les mamans sont le plus souvent les premières formatrices de la conscience morale[4], car elles sont les premiers témoins des dilemmes moraux de leurs bambins. Elles savent lire sur le visage du petit : Dois-je me dépêcher d’engloutir ce quatrième biscuit ou le partager avec le frère qui arrive de l’école ? Vais-je me rapprocher ou m’éloigner de ce petit ami qui pleure parce que je l’ai bousculé en attrapant son jouet ? Les mères de famille doivent comprendre leur responsabilité et la nécessaire continuité de leur accompagnement à l’adolescence, face aux affiches publicitaires, à l’utilisation du portable ; et au jeune âge adulte face aux situations rencontrées inhérentes aux amitiés, etc. Il ne s’agit pas de sermonner ou d’imposer. Il s’agit de révéler à l’enfant puis au jeune la paix et la vraie liberté intérieure qui résultent du choix du bien et du courage. Il convient d’indiquer aussi la tristesse qui suit l’endurcissement ou tout compromis avec le mal. Montrer de la fierté non pas en fermant les yeux hypocritement devant un jeune qu’on veut croire parfait, mais en ouvrant son cœur devant un jeune qui se bat, qui désire se convertir. Féliciter, encourager, compatir, secourir dans les difficultés. Voilà bien une œuvre délicate et respectueuse qui est plus encore « transmission » d’une découverte, d’une joie et d’une expérience personnelles. Cette formation de la conscience morale en ce qui concerne la vérité du corps sexué, n’est jamais terminée. Chaque jeune comme d’ailleurs chaque éducateur lui-même a cette liberté de continuer son auto-éducation, ou malheureusement, il peut se contenter de se dire qu’il n’est pas une si mauvaise personne et que cela suffit.
Devant l’ampleur de la tâche et surtout devant le déferlement extérieur, nous comprenons à quel point les parents ont besoin de trouver des relais, des aides et compléments anthropologiques, pour eux-mêmes comme pour leurs enfants. Aussi les éducateurs et pasteurs ne peuvent plus négliger ce sujet du sens du corps sexué, sans se méprendre sur leur propre responsabilité.
De tout ceci découle un vrai défi intergénérationnel : que ceux qui ont été encore relativement épargnés dans leur jeunesse choisissent de se pencher sur ces problématiques du vécu féminin et masculin, de la complémentarité homme-femme. C’est à ces générations de donner aux plus jeunes des repères positifs comme de mettre en garde contre la logique inhérente à la culture de mort, qui va de la pornographie à la fornication, à l’infidélité, à la contraception, à l’avortement, à la fivete, aux revendications LGBT : tout se tient pour une déconstruction humaine, sociale et spirituelle… La confusion et le mensonge sur le corps sexué représentent de véritables défis anthropologiques pour la société et pour l’Église. Les abus sexuels dans le clergé ne sont qu’une petite part de cette grande épreuve spirituelle qui n’épargne presque plus personne en réalité. À ceux qui ont beaucoup reçu de la civilisation de la vérité et de l’amour, de témoins illustres ou inconnus… d’œuvrer aujourd’hui avec persévérance sur le sens de la sexualité humaine. À nous, parents et éducateurs, de comprendre que si le manque de maîtrise de la langue empêche de bien penser, la perte du sens du corps sexué empêche de recevoir le don de l’Incarnation et de la Rédemption. Car si tout ce dont je viens de parler relève d’abord de la loi naturelle, les conséquences sur la foi sont indéniables. Elles ébranlent aujourd’hui jusqu’à la barque de Pierre.
Ce travail personnel et communautaire de grande importance relève de la vertu et du don de la chasteté. Celle-ci signifie « l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. » (Catéchisme de l’Église Catholique, §2337) « La chasteté représente une tâche éminemment personnelle, mais elle implique aussi un effort culturel » (§2344).
En réaction face au relativisme moral, et parce que notre cœur aspire à la beauté et au bien, nous pouvons avoir la tentation de construire une utopie de la chasteté. Or la chasteté intègre la réalité de nos corps, avec ses fragilités et ses limites. La chasteté n’est pas une idéologie tyrannique, à terme démoralisante. La chasteté signifie la mise en valeur plénière de la croissance humaine et spirituelle. À côté de la négligence dans l’éducation à la chasteté, il existe une autre tentation, celle de la projection idéaliste qui consiste à nier pour ses enfants, pour ses fidèles, la réalité d’un combat intérieur pourtant inhérent à notre condition humaine blessée. Le syndrome de la marquise : tout va très bien… quoi qu’il arrive. Non, le combat est là, il est plus important à certaines étapes de la vie : l’adolescence, le jeune âge adulte, la crise du milieu de vie, mais il existe à tous les âges de la vie.
La chasteté ne doit donc plus être présentée comme un idéal désincarné destiné seulement à quelques héros, mais comme le moyen ordinaire pour l’homme de bonne volonté de vivre au mieux l’unité de sa personne en vue de l’intégralité du don de soi.
Dans mon livre La chasteté, je rappelle que c’est à travers deux chastetés, si humbles qu’on les oublie – celles de Jésus et de sa Mère – que nous sommes sauvés. Qui veut aimer, ne peut négliger de rechercher la chasteté. D’ailleurs cette aspiration à l’unité intérieure réside au fond de tout cœur humain. Tous, nous sommes appelés à choisir ce déploiement de la liberté intérieure et à y entraîner autrui.
Gabrielle Vialla, paru dans Liberté politique n°86
fecondite.org permet à tous les prêtres qui le désirent d’accéder aux contenus de la journée “Prêtres au service de la vie et de la chasteté conjugale” du 16 novembre dernier. Les prêtres peuvent s’inscrire ici.
Confinement, vaccin : quelles réponses à la crise sanitaire ? Débat Louis Fouché vs Martin Blachier
Le Dr Louis Fouché est anesthésiste réanimateur à l’Hôpital de la Conception, très critique sur la gestion de la crise sanitaire dans les médias. Le Dr Martin Blachier, médecin épidémiologiste, spécialiste en santé publique, est favorable au confinement.
Prier avec Marie avant d’agir
Voici une nouvelle vidéo de l’Abbé Viot.
Par obéissance à la hiérarchie catholique, les prêtres doivent prier en cette semaine la vierge Marie pour demander aide et conseil, ce qui n’empêche aucunement les laïcs de manifester.
En revanche, la célébration de l’Avent qui commence le 29 novembre est non négociable. Seule la suspension “a divinis” des êvèques ou du Pape, c’est-à-dire l’interdiction de célébrer les sacrements, pourront alors interdire aux prêtres de célébrer comme il se doit Noël et sa préparation.
Carte des veillées pour la vie
Voici le lien vers les veillées en ligne pour les veillées pur la vie à naître.
Sinon, il est toujours possible d’avoir des veillées pour la vie compatible avec le décret Covid… Le texte du Conseil d’Etat précise que nous pouvons aller dans nos églises sans limite de temps et au-delà d’un km : il faut être muni de l’attestation et cocher la case “Motif familial impérieux”.
Mgr Aillet : “L’interdiction des célébrations cultuelles (…) : c’est du jamais vu en France, sauf à Paris sous la Commune !”
L’éditorial de Mgr Aillet pour la revue diocésaine de décembre 2020 est à lire quel que soit votre diocèse. Extraits :
“(…) La peur, qui s’est emparée de beaucoup, est entretenue par le discours anxiogène et alarmiste des pouvoirs publics, relayé en boucle par la plupart des grands médias. Il en résulte une difficulté croissante à réfléchir, un manque de recul évident par rapport aux événements, un consentement quasi généralisé des citoyens à la perte de libertés pourtant fondamentales. Au sein de l’Eglise, on observe des réactions pour le moins inattendues : ceux qui dénonçaient naguère l’autoritarisme de la Hiérarchie et contestaient systématiquement son Magistère, en particulier en matière de morale, se soumettent aujourd’hui sans sourciller à l’Etat, semblant perdre tout sens critique, et s’érigent en moralisateurs, culpabilisant et dénonçant sans appel ceux qui osent poser des questions sur la doxa officielle ou défendre des libertés fondamentales. La peur n’est pas bonne conseillère : elle conduit à des attitudes inconsidérées, elle monte les gens les uns contre les autres, elle génère un climat de tension, voire de violence. Nous pourrions bien être au bord de l’explosion !
Voir, juger, agir : ces trois étapes, bien connues de l’Action catholique et présentées par le Pape saint Jean XXIII, dans son encyclique Mater et Magistra, comme caractéristiques de la réflexion sociale de l’Eglise, pourraient bien éclairer la situation de crise que nous traversons.
Voir, c’est-à-dire ouvrir les yeux sur la réalité dans son intégralité et cesser de rétrécir le point de vue à la seule épidémie. Il y a certes l’épidémie de la Covid-19 qui a causé, il est vrai, surtout lors de la « première vague », des situations dramatiques et un certain épuisement des personnels soignants. Mais, avec le recul, comment ne pas en relativiser la gravité par rapport à d’autres détresses qui sont trop souvent passées sous silence. Il y a d’abord les chiffres, que l’on présente comme révélateurs de la gravité inédite de la situation : après le décompte quotidien des décès lors de la « première vague », c’est l’annonce quotidienne des cas dits « positifs », sans que l’on puisse faire le tri entre ceux qui sont malades et ceux qui ne le sont pas.
Ne faudrait-il pas comparer avec d’autres pathologies aussi graves et plus mortelles, dont on ne parle pas et dont les protocoles ont pu être ajournés, pour cause de Covid-19, avec parfois des aggravations fatales ? En 2018, on dénombrait 157000 décès pour cause de cancer en France ! On a mis du temps à communiquer sur le traitement inhumain qui a été imposé dans les EHPAD aux personnes âgées, enfermées, parfois à clé, dans leur chambre, avec interdiction de visite des familles : les témoignages abondent sur les perturbations psychologiques, voire les décès prématurés de nos aînés. On parle peu de l’augmentation sensible des états dépressifs chez des sujets qui n’étaient pas prédisposés : les hôpitaux psychiatriques sont ici ou là surchargés, les salles d’attente des psys encombrées, signe que la santé mentale des Français se dégrade de manière inquiétante, ce que le Ministre de la santé vient de reconnaître publiquement. On a dénoncé un risque d’« euthanasie sociale », quand on estime que 4 millions de nos concitoyens sont dans une situation d’extrême solitude, sans compter le million de Français supplémentaires qui, depuis le premier confinement, sont passés en-dessous du seuil de pauvreté. Et que dire des PME, des petits commerçants étranglés qui seront condamnés à déposer le bilan ? Parmi eux, on compte déjà des cas de suicides. Et les bars et restaurants, qui avaient pourtant consenti à des protocoles sanitaires drastiques. Et l’interdiction des célébrations cultuelles, même avec des mesures sanitaires raisonnables, remisées au rang des activités « non essentielles » : c’est du jamais vu en France, sauf à Paris sous la Commune !
Juger, c’est-à-dire apprécier cette réalité à la lumière des grands principes qui fondent la vie sociale. Parce que l’homme est « un de corps et d’âme », il n’est pas juste de faire de la santé physique une valeur absolue, jusqu’à sacrifier la santé psychologique et spirituelle des citoyens, et en particulier de les priver de pratiquer librement leur religion, dont l’expérience prouve qu’elle est essentielle à leur équilibre. (…)
Si l’Eglise reconnaît la légitimité de l’autorité publique, c’est à condition que, selon une juste hiérarchie des valeurs, elle facilite l’exercice de la liberté et de la responsabilité de chacun et promeuve les droits fondamentaux de la personne humaine. Or on a fait prévaloir une conception individualiste de la vie et on a ajouté à l’opprobre, ainsi infligé à toute une population, somme toute infantilisée, une culpabilisation facile en brandissant l’argument spécieux de la vie des malades en réanimation et des soignants exténués. Ne devait-on pas reconnaître premièrement la déficience des politiques de santé, qui ont cassé les budgets et fragilisé les institutions hospitalières, en termes de personnels soignants insuffisants et mal rémunérés et de lits de réanimation régulièrement supprimés ? Enfin, parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, fondement ultime de sa dignité – « Tu nous a faits pour toi, Seigneur, et mon cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi » (Saint Augustin) – on aurait tort de sous-estimer la liberté de culte qui reste, dans la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat pourtant promulguée dans un contexte des plus tendus, la première de toutes les libertés fondamentales, que les citoyens, entretenus dans la peur, ont consenti à abdiquer sans discuter. Non, l’argument sanitaire ne justifie pas tout.
Agir. L’Eglise n’est pas obligée de s’aligner sur un discours officiel réducteur et bégayant, encore moins à se faire la courroie de transmission de l’Etat, sans manquer pour autant au respect et au dialogue ni appeler à la désobéissance civile. Sa mission prophétique, au service du Bien commun, c’est d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur ces détresses graves liées directement à la gestion de la crise sanitaire. Certes, il faut soutenir les personnels soignants et secourir les malades – la prudence dans l’application des gestes-barrières fait partie de l’effort national qui incombe à tous –, mais sans imputer trop hâtivement aux citoyens la responsabilité de leur détresse. En ce sens, il faut saluer le professionnalisme des personnels de santé qui se dévouent auprès des malades, et encourager la générosité des bénévoles qui s’engagent au service des plus démunis, et où les chrétiens sont souvent aux avant-postes. Il faut encore faire entendre les justes revendications de ceux qui sont brimés dans leur travail, je pense aux artisans et aux commerçants, et savoir dénoncer une inégalité de traitement en n’ayant pas peur de relativiser l’argument sanitaire brandi de manière insistante pour fermer les petits commerces et interdire les célébrations cultuelles publiques, alors que les écoles, les grandes surfaces, les marchés, les transports en commun sont restés actifs avec des risques potentiellement plus grands de contamination. Quand l’Eglise plaide pour la liberté de culte, elle défend toutes les libertés fondamentales qui ont été confisquées de manière autoritaire, même si c’est temporaire, comme celles d’aller et de venir, de se réunir pour travailler au Bien commun, de vivre du fruit de son travail, de mener ensemble une vie digne et paisible.
S’il faut « rendre à César ce qui est à César », il faut aussi « rendre à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21), et nous n’appartenons pas à César mais à Dieu ! C’est le sens du culte rendu à Dieu qui rappelle à tous, même aux non croyants, que César n’est pas tout-puissant. Et il faut cesser d’opposer dialectiquement le culte rendu à Dieu, inscrit dans les trois premières paroles du Décalogue, à l’amour du prochain : ils sont inséparables, et celui-ci s’enracine dans celui-là ! Pour nous, catholiques, le culte parfait passe par le Sacrifice du Christ, rendu présent dans le Sacrifice eucharistique de la Messe que Jésus nous a commandé de renouveler. C’est en nous unissant physiquement et ensemble à ce Sacrifice que nous pouvons présenter à Dieu « notre personne tout entière en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour nous, la juste manière de lui rendre un culte » (Rm 12, 1). Et s’il est véritable, ce culte s’accomplira nécessairement dans la passion du bien d’autrui, la miséricorde et la recherche du Bien commun. Voilà pourquoi il est prophétique et impérieux de défendre la liberté de culte. Ne nous laissons pas voler la source de notre Espérance !
Joe Biden dispose de 232 Grands Électeurs certifiés contre 223 pour Trump
Il faut au moins 270 Grands Electeurs certifiés pour prétendre être élu le 14 décembre 46ème président des Etats-Unis.
Cette analyse précise publiée sur Polémia fait un point de situation sur cette élection qui restera dans les annales comme la plus incertaine avec elle de 2000 :
Joe Biden dispose de 232 Grands Électeurs contre 223 pour Trump et il reste 73 Grands Électeurs de cinq États à départager entre les deux candidats. Même si les républicains continuent à contester les résultats au Nevada (6 GE), je considère que cet État ne peut plus jouer de rôle dans cette élection et je ne l’ai donc pas pris en compte. Je rajouterais volontiers le Michigan, car avec 155 629 votes d’avance sur un total de 5 458 169 électeurs, le résultat ne peut plus être remis en cause par de simple erreurs de dépouillement. Ceci nous donne 248 Grands Électeurs pour Joe Biden contre 223 à Donald Trump.
Restent donc quatre États :
- Le Wisconsin (10 Grands Électeurs) avec 20 608 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 3 240 738 électeurs [0,6%].
- L’Arizona (11 Grands Électeurs) avec 10 457 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 3 333 829 électeurs [0,3%], et quelques milliers de voix encore à venir
- La Géorgie (11 Grands Électeurs) avec 12 670 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 4 936 344 électeurs [0,2%].
- La Pensylvannie (20 Grands Électeurs) avec 81 813 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 6 834 811 électeurs [1,2%]
Dans ces quatre États, les avocats de Trump ont lancé des actions judiciaires pour faire invalider les résultats sur la base de toute une série de déclarations et d’observations de fraude électorale (…)
Si les résultats des États ne sont pas certifiés à cette date [14 décembre], ou si aucun des deux candidats n’atteint 270 Grands Électeurs, alors ce ne sont plus les Grands Électeurs qui élisent le Président américain, mais la chambre des représentants (…)
En Pennsylvanie, une première plainte déposée le mardi 10 novembre, a été rejetée en première instance, puis en appel ce vendredi 20 par un juge nommé à son poste de Cour d’appel par Obama. La plainte va donc pouvoir être soumise à la Cour Suprême. Mais la Cour Suprême doit accepter de statuer sur le dossier, ce que son Président, le « Suprême Justice » John Roberts, a tout fait pour éviter à ce stade. Avec 5 ou 6 conservateurs à la Cour Suprême, il y a peu de chances, que les appels soient rejetés comme celui de Pennsylvanie le fut fin octobre. Ou un « Associate Justice » peut décider de s’auto saisir du dossier comme le fit le « Justice » Alito le 6 novembre, quand il ordonna que les votes par correspondance de l’État de Pennsylvanie soient comptés séparément des votes « en personne ».
Trois des quatre États suscités dépendent de « Justice » Conservateurs : La Pennsylvanie, le « Justice » Alito, Le Wisconsin, la « Justice » Coney Barrett récemment élue, et la Géorgie, le « Justice Thomas. Mais il y a peu de chances (ou de risques, au choix) que la Cour Suprême s’auto-saisisse.
De même, la probabilité est faible que la Cour Suprême tranche sur le fond la question de la fraude électorale. En revanche, elle ne manquera pas d’intervenir, si les lois électorales d’un État ont été changées pendant la période électorale, ce qui est le cas en Pennsylvanie (…) C’est d’ailleurs bien l’opinion de l’un des plus éminents juristes des États Unis, l’avocat Alan Dershowitz, qui se fonde en l’espèce sur le précédent des élections de 2000 Bush v. Gore en Floride. Si une telle décision devait avoir lieu, alors la Pennsylvanie deviendrait « Rouge » et Donald Trump arriverait à 243 Grands Électeurs, à quasi égalité avec Joe Biden (248). La dynamique post-électorale en serait bouleversée. En fait, tout dépend du résultat de cette action en justice, ce qui explique que les actions judiciaires soient plus calmes dans les autres États.
En Géorgie, après un recomptage qui a réduit l’avantage de Joe Biden à 12 670 voix, le camp républicain a demandé un second recomptage, en insistant sur le fait que les signatures des enveloppes de vote par correspondance devaient être vérifiées. Or il semble que pour garantir le secret du vote, elles aient étés séparées des bulletins, ce qui rend impossible toute vérification sérieuse. En effet, pour le vote par correspondance, l’électeur signe au dos d’une première enveloppe qui contient son vote, cette signature est vérifiée (ou pas) de manière informatique, sur la base des signatures déposées préalablement auprès des services officiels, puis après confirmation, l’enveloppe est mise de côté, et le bulletin de vote, contenu dans une seconde enveloppe, est alors enregistré dans la machine à compter les votes…. Le vote ne peut plus être tracé à son expéditeur, et devient donc invérifiable. Pourtant, en Géorgie, ce sont 118 000 votes par correspondance qui seraient frauduleux et une nouvelle plainte doit être déposée lundi ou mardi par Maître Sekulow, avocat du fils de Donald Trump sur une ligne d’accusation encore non dévoilée.
Wisconsin : un recomptage commence ce lundi et devra être terminé pour le 1er décembre. Il est amusant de noter que les partis doivent payer ces opérations et que si, en 2016, un recompte partiel avait été facturé 2 M$ à la campagne Clinton, le même recompte, cette année, a été facturé 6 M$ à l’équipe Trump.
Arizona : les cours ont rejeté les premiers recours légaux, et il semble que les républicains locaux sont en retrait. En fait l’Arizona n’aura d’importance que si la Pennsylvanie bascule du « bleu » au « rouge ».”
