Nos lettres locales sont enfin opérationnelles!
Chers amis,
Pour ceux qui n’ont pas reçu la lettre d’hier (que vous pouvez retrouver ici), je suis heureux de vous annoncer que nos lettres locales, sur lesquelles nous travaillions d’arrache-pied depuis plusieurs semaines, sont enfin opérationnelles. Vous pouvez désormais voir « sur pièces » à quoi cela ressemble. L’idée générale est de soutenir toutes les initiatives locales qui vont dans le bon sens et de faciliter l’entraide entre les familles catholiques que l’Etat matraque fiscalement, abandonne aux voyous, et empêche de vivre leur foi.
Si vous n’êtes pas encore enregistré, vous pouvez le faire ici. Vous pouvez également signaler des événements ou publier des annonces susceptibles d’intéresser d’autres lecteurs du Salon beige. Et vous pouvez bien sûr diffuser ces lettres locales à vos amis: plus nous aurons de publications d’annonces et d’événements d’une part, et plus nous aurons de lecteurs de ces informations locales, plus notre réseau de catholiques de conviction sera puissant – et plus nous pourrons peser sur les destinées de notre malheureuse patrie qui agonise de rejeter le Christ.
Accessoirement, je trouve pour ma part magnifique l’incroyable travail que tant de nos amis réalisent « sous les radars », déployant des trésors d’énergie, de patience et d’intelligence pour développer ici une école hors contrat, là une association pour promouvoir le patrimoine religieux en péril, là encore pour organiser une veillée pour la vie, ailleurs une association pour remettre l’histoire à l’endroit… Et je me réjouis que le Salon beige soit désormais capable d’aider mieux encore tous ces amis connus ou inconnus qui se retroussent les manches et ne se résignent pas à voir notre pays s’effondrer et le christianisme y devenir une curiosité archéologique, quand ce n’est l’objet de véritables persécutions. Même si ça enquiquine ceux qui prétendent nous gouverner, oui, nous sommes chez nous et nous avons bien l’intention que nos enfants puissent vivre en catholiques en France. Nous avons même l’invraisemblable culot de vouloir restaurer sur les ruines de la France apostate la Royauté sociale du Christ! Et nous y parviendrons avec l’aide de Dieu car le bon sens, le réel et le dévouement militant sont de notre côté…
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Trois petits singes chinois
De Stéphane Buffetaut, élu local de Vendée et ancien député européen, pour le Salon Beige:
Rixes à Paris dans le XVIème arrondissement, à Champigny sur Marne, dans l’Essonne, où deux adolescents de 14 ans meurent poignardés par d’autres très jeunes gens, lynchage d’un garçon sur la dalle de Grenelle, Alisha jeune fille de 14 ans battue puis noyée dans la Seine à Argenteuil. Déchainement de violences extrêmes et meurtrières du fait d’adolescents presque encore enfants. Et voici que Matignon annonce que le Premier ministre va se saisir du problème et qu’il entend que ces violences et ces crimes soient sanctionnés sans faiblesse. Est-ce de nature à rassurer le bon peuple ? 357 affrontements de ce type avaient été recensés pour 2020, année qui a connu deux confinements, soit presque une bagarre de bandes par jour, sans que les pouvoirs publics ne s’émeuvent outre mesure.
A chaque fois, ce sont les mêmes réactions et les mêmes jérémiades : émotion médiatique, indignations très politiques, mobilisation des préfets concernés, déclaration martiale du ministre de l’intérieur. Et puis rien.
Bien entendu, France info trouve un « expert » pour expliquer qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, que les bandes ont toujours existé, les « apaches » au début du XXe siècle, les blousons noirs dans les années soixante et, qu’au fond, il ne s’agissait que de simples faits divers ! On pourrait pourtant s’émouvoir du fait que sont en cause de jeunes adolescents, voire des enfants enrôlés dans de mauvaises guerres de clans. Des enfants soldats de troupes délinquantes qui s’étripent pour le contrôle d’un quartier ou d’un bloc d’immeubles. De très jeunes gens transformés en brutes violentes et sanguinaires, qui semblent incapables de mesurer la gravité de leurs actes et de canaliser leurs pulsions criminelles.
Dans le même temps, s’ouvraient les procès de voyous sans scrupules qui avaient tenté de brûler vifs des policiers coincés dans leur voiture et d’un trio barbare qui, de façon totalement gratuite, s’étaient acharnés sur un malheureux promeneur qui en porte des séquelles irréversibles.
Tout ceci est révélateur, au sens propre du terme, du délitement de notre société, de l’irruption de plus en plus criante de la violence gratuite, de la barbarie et de lâcheté dans notre vie quotidienne. Car s’acharner sur une personne à terre ou incendier une voiture dont on a bloqué les portes avec ses passagers enfermés à l’intérieur, c’est non seulement criminel, mais encore ignoble et lâche. Un comportement de meute de bêtes sauvages.
Comme de juste les nouveaux clercs médiatiques, qui sont des esprits sensibles, s’effarouchent de l’emploie des mots « ensauvagement », « barbarie », « sauvageons » et crient à l’excès, à la « stigmatisation », tant il est vrai que ces âmes fragiles préfèreront toujours un mensonge qui rassure à une vérité qui dérange.
La nomenklatura politico-médiatique, quant à elle, se borne à dresser des constats plus ou moins alarmants et à reprendre en ritournelle des phrases creuses. Ainsi, pour lutter contre ces phénomènes, Amélie de Montchalin explique à Eric Zemmour qu’elle croit à l’éducation ! Mais, en l’occurrence, il ne s’agit pas de croyance. Ce qu’il faut, c’est poser le bon diagnostic sur la maladie sociétale qui nous ronge et y porter remède.
A chaque attentat, à chaque incident qui enflamme les banlieues, à chaque crime odieux et gratuit, comme un chœur antique, les zélotes de l’idéologie politiquement correcte entonnent le refrain de « l’école de la République » supposée être la panacée, le remède infaillible à tous les problèmes rencontrés dans « les territoires de reconquête républicaine », pour reprendre l’indigente phraséologie officielle. Or la très grande majorité des voyous, délinquants, trafiquants ou terroristes qui n’ont cure de la vie humaine, des lois et de l’ordre sont passés sur les bancs de cette fameuse « école de la république ». Par la grâce d’une loi d’acquisition de la nationalité inadaptée, du regroupement familial et du laxisme migratoire, ces « jeunes » sont, pour employer leurs propres termes, des « Français de papier ». Français de droit (et de droits), pas de cœur. Et c’est bien là le drame.
Car, enfin, s’il existe des « quartiers perdus de la République », si l’ont doit déverser des milliards sur ceux-ci au titre de la politique de la ville, s’il faut financer des zones d’éducation prioritaire, renforcer les forces de police, multiplier les places de prison et doter d’urgence la justice de plus de moyens, c’est bien parce qu’une partie des Français issus de l’immigration ne sont ni assimilés, ni même intégrés. Cette absence d’assimilation est la cause de ce que le jargon politique a baptisé le « séparatisme », c’est-à-dire le conflit entre une société française et une contre société principalement islamique, mais également mafieuse.
C’est l’immense échec de la Ve République, mais échec dû aussi au fait que jamais on n’a voulu restreindre l’immigration vers la France, ni même la choisir et la sélectionner. Dès lors, comment réussir l’assimilation si jamais le flux ne se tarit ? Monsieur Sarkozy avait beau jouer les fiers à bras et parler de nettoyage au « karcher », l’immigration a atteint des records durant son quinquennat et il n’a pas hésité à flirter avec des pays qui, comme le Qatar, sont des soutiens objectifs de l’islamisme. A l’autre bout de l’échiquier politique, les néo-marxistes se laissaient aller aux délices de l’islamo-gauchisme, trouvant dans les musulmans un prolétariat de substitution qui, de surcroît, permettait d’affaiblir les vieux ressorts chrétiens du pays.
Il est vrai que le pacte de Marrakech annonce la couleur : à l’heure de la mondialisation, l’immigration est source de prospérité et de développement durable. Ce qui, évidemment, reste à prouver, tout comme reste à déterminer pour qui ce phénomène serait source de prospérité. Pour les grandes firmes internationales qui tirent profit de cette mondialisation sans aucun doute. Et il faut être naïf comme un activiste de gauche pour croire que l’ONU promeut l’immigration par humanisme désintéressé.
La cause de cette fracture de la société, des dérives sécessionnistes réside bien dans l’incapacité d’assimiler à la sociabilité française certaines populations immigrées. Car ici encore il convient de refuser de se laisser enfermer dans la rhétorique de l’antiracisme, de la victimisation qui globalise indûment la question migratoire. Il n’existe pas une immigration mais des immigrations très différentes les unes des autres. L’immigration indochinoise n’a rien à voir avec l’immigration maghrébine, l’immigration chinoise n’est pas l’immigration turque. Et soyons clairs: certaines immigrations ne posent guère de problèmes. A-t-on jamais entendu parler de difficultés avec les Maronites du Liban, les Coptes d’Egypte, les Arméniens ou les Syro-Chaldéens d’Irak ou de Syrie? Tous pourtant des moyen-orientaux. Quant à l’immigration de l’Asie du sud-est ou de la Chine, elle ne fait la une des journaux que parce doit trop souvent subir les exactions de voyous non assimilés même s’ils possèdent la nationalité française.
Jacques Dupâquier, spécialiste de la démographie historique, homme de gauche s’il en est, longtemps membre du parti communiste, faisait du taux de nuptialité des jeunes filles et jeunes gens issus de l’immigration avec des jeunes gens et des jeunes filles d’origine française, le signe révélateur de l’assimilation des populations. Il avait ainsi comparé les populations italiennes immigrées en France avant 1914, les populations algériennes arrivées dans les années soixante et les populations turques des années quatre-vingt. Si 75% des jeunes filles d’origine italienne épousait des Français et 70% des jeunes gens d’origine italienne épousait des Françaises à la deuxième génération, la proportion tombait à moins de 2% pour les jeunes d’origine algérienne et moins de 1% pour les jeunes d’origine turque.
On constate donc que les réalités des immigrations sont diverses et qu’il existe une situation spécifique avec les populations musulmanes, car l’islam n’est pas qu’une religion mais aussi un système juridique, politique et social ainsi qu’une communauté, l’oumma, « ummat islamiyyat » (la nation islamique). Chacun le sait et nul n’ose le dire de crainte de ce faire accuser d’islamophobie ou de racisme. Outre le fait que personne n’est obligé d’aimer l’islam (envisagerait-on d’obliger à aimer le catholicisme ?), assimiler l’islam à une race est d’une absolue stupidité. Il existe des musulmans indonésiens, ce sont même les plus nombreux, chinois, arabes, turcs, iraniens, balkaniques, maghrébins, d’Afrique noire… Aurait-on l’idée absurde de prétendre que le christianisme est une race ? Et que le fait que les chrétiens soient la communauté la plus persécutée au monde relève du racisme ?
La politique est l’art du réel et la réalité est que la Ve République a largement échoué dans l’assimilation de certaines populations immigrées ou d’origine immigrée. L’assimilation, c’est le fait d’accepter de vivre avec la population du pays d’accueil et d’accepter et mieux de faire sien ses mœurs et finalement sa civilisation et son histoire. L’intégration, qu’Erdogan dénonçait comme un crime contre l’humanité, c’est finalement vivre à côté de la population d’accueil. En attendant que cet à côté devienne un face à face. Or si, dès le premier septennat de Mitterrand, l’idée même d’assimilation à été abandonnée au profit de celle d’intégration, qui est la porte du multiculturalisme et de ses risques, nous n’en sommes même plus là car l’intégration supposerait à tout le moins le respect des lois du pays d’accueil. De reculs en lâchetés, la France est au seuil du basculement dans une forme de guerre civile larvée.
Monsieur Darmanin peut assurer crânement qu’il ne fera jamais le lien entre immigration et délinquance, mais il oublie sans doute un peu vite que Samuel Paty a justement été décapité par un immigré demandeur d’asile, que de la même façon les trois victimes de la basilique Notre Dame de Nice ont été décapitées, égorgées et poignardées par un autre pseudo réfugié Brahim Aouissaoui, tout comme le directeur du centre d’asile de Pau assassiné par un demandeur d’asile soudanais. Si toute généralisation ne peut être que trompeuse, celle à laquelle se livre le ministre de l’Intérieur l’est tout autant.
Et si, à l’évidence, l’immigration n’est pas nécessairement source de délinquance, l’absence d’assimilation, voire son refus, est clairement la source du séparatisme, du refus des règles de vie sociale de la France, de délinquance et des dérives islamiques et terroristes. Pourtant, ce qui « crève les yeux » les gouvernements, de gauche comme de droite, ont délibérément refusé de le voir. Tels les petits singes chinois, ils se sont bouchés les yeux, les oreilles et la bouche. Leur responsabilité dans l’éclatement de la société française en archipels de communautés disloquées est écrasante.
Bossuet écrivait que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des causes qu’ils chérissent ». En regardant nos politiciens qui, depuis des décennies, conduisent la France à la partition et peut-être demain à l’affrontement, dans une lâcheté toute « munichoise », nous avons plus envie de pleurer que de rire. Mais nous avons surtout le devoir d’agir et de réclamer une vraie politique en matière d’immigration fondée sur sa limitation, son contrôle et la liberté de choisir qui l’on souhaite accueillir, d’exiger un changement d’un mode d’acquisition de la nationalité totalement inadapté à la situation de la France et du monde, de mettre un point d’arrêt à la complaisance en matière de droit d’asile et à la lenteur de l’instruction des dossiers, de rendre effective la reconduite aux frontières des étrangers délinquants. Mais est-il encore temps ?
Résistance bioéthique devant l’Assemblée nationale
Samedi dernier, une mobilisation de Résistance bioéthique avait lieu devant l’Assemblée nationale pour dénoncer le projet de loi ni bio, ni éthique. L’Etudiant libre revient sur cette mobilisation – qui s’amplifie fortement, partout en France.
L’Etudiant Libre : Bonjour Lucien, tu es un jeune qui a participé à une action du groupe
Résistance Bioéthique samedi dernier. Peux-tu nous dire ce que vous avez fait et pourquoi ?Lucien : Bonjour, en manifestant samedi dernier contre le projet de loi dit « de bioéthique »,
nous appelons les jeunes et les étudiants à nous rejoindre pour défendre le bon sens et
l’intégrité de l’homme. L’actualité, dans nos facultés et écoles, nous est rabâchée en
permanence par l’importance de l’écologie et du principe de précaution. Aujourd’hui pour
des raisons idéologique, le gouvernement balaie tout cela pour faire avancer des idées
complètement folles. Nous voulons manifester notre opposition, et surtout proposer une
autre vision de l’homme. Certains d’entre nous ont décidé de montrer cette opposition avec
une banderole devant l’Assemblée nationale, comme nous l’avions déjà fait il y a un an. Et la
police est venue arrêter quelques jeunes en les menaçant d’une amende de 135€… Se
servir du prétexte du covid pour museler la parole politique voilà un mode d’action de
répression qui semble à la mode en ce moment.

L’Etudiant Libre : Que craignez-vous ?
La toute puissance de certains chercheurs qui rêvent au meilleur des mondes, du
gouvernement qui veut « établir un nouveau mode de filiation », tout cela n’est que le début
d’un changement anthropologique majeur qu’ils espèrent. Mais on ne les craint pas car nous
sommes sûr d’être du bon côté de l’histoire. Nous allons leur montrer que la jeunesse veut
se battre pour défendre la nature et celle de l’homme intelligemment ! Nous voulons aussi
nous saisir de cette occasion pour avoir une réflexion sur l’écologie sans idéologie
déconnectée du réel, et préparer de futur combats.
L’Etudiant Libre : Comment voulez vous faire ?
C’est pour cela que nous allons continuer à nous manifester partout en France, des actions
auront lieu dans d’autres villes, pour défendre un véritable Homme Bio et naturel ! Samedi
dernier il y avait des jeunes issus de 5 mouvements différents. Ce qui prouve que beaucoup
se sentent concernés et nous souhaitons continuer à montrer notre détermination
grandissante avec l’aide de tous.
Rejoignez-nous ! Rejoignez la Résistance Bioéthique.
🔴Il est une jeunesse qui ne se rend pas ! 🔴
📢Les volontaires de #résistancebioéthique sont allés devant l'#assemblé nationale pour manifester leur détermination contre le projet bioéthique.
➡️Pour participer à nos futures actions, n'hésite pas à nous contacter en MP. pic.twitter.com/JgfS0KfbhB
— Яésistance Bio-éthique (@ResistBioetik) March 6, 2021
© Wilson pour les crédits photo.
Pour Que Vive Le Beaujolais : brasserie, vannier
Avec ce sixième opus de PQVLB de la saison 2020-2021, vous découvrirez de nouveaux trésors cachés du Beaujolais !
En ce mois de mars, vous assisterez à la naissance d’un breuvage inhabituel en Beaujolais : une bière issue de Lantignié.
Avant les vans étaient dans le vent ? Depuis les Ardillats, un vannier vous en parlera !
Histoire… un enfant du pays disait « le microbe n’est rien. C’est le terrain qui est tout »… le musée Claude Bernard de St Julien vous ouvrira ses portes pour vous le présenter.
Un besoin de terroir supplémentaire ? La maison du terroir de Beaujeu vous expliquera comment elle est à votre service pour parfaire votre connaissance à ce sujet !
L’Église doit-elle se mêler de politique ?
Cette semaine, le Club des Hommes en Noir, composé des abbés Celier, Tanouärn, Benoit, ainsi que Jean-Pierre Maugendre et dirigé par Philippe Maxence, se penche sur les rapports entre l’Église et la politique.
Avortement et conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine des droits de l’homme
La Cour interaméricaine des droits de l’homme a tenu son audience dans l’affaire Manuela et autres contre le Salvador. Alors que cette femme avait été condamnée pour homicide aggravé sur un nouveau-né, des ONG pro-avortement contestent cette conclusion et affirment à présent qu’il s’agissait d’un avortement.
La Cour interaméricaine des droits de l’homme va-t-elle requalifier les faits ? Est-ce que la présidente de cette Cour sera vraiment impartiale dans cette affaire ? Emission avec Nicolas Bauer, Chercheur associé à l’ECLJ :
La génération pro vie se lève et danse pour la Vie à Paris
La génération Pro Vie se lève et se mobilise. A Lyon, Paris et dans plusieurs villes de France, des jeunes pro vie dansent pour la vie, pour faire entendre la voix des sans voix :

Un proche de Macron nommé au service politique de France Télévisions
L’élection présidentielle se prépare dans les médias. Muriel Pleynet vient d’être remplacée (moins de 2 ans après son arrivée) par Cyril Graziani, ancien de France Inter passé à France Télévisions en septembre dernier. Selon Le Monde
Cet éditorialiste de la chaîne France Info avait fait part de sa future prise de fonction à certains membres du service avant même que sa prédécesseure ne soit informée de sa prochaine éviction.
Cyril Graziani est l’un des rares journalistes avec lequel Emmanuel Macron échange volontiers (il se vante lui-même de commenter The Voice avec le président, le samedi soir, par texto).
Son arrivée à ce poste clé à un an de l’élection présidentiel fait grincer des dents.
C’est arrivé un 12 mars…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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St Paul Aurélien, évêque en Bretagne au VIe s.
Au pays de Léon en Bretagne Armorique, au VIe siècle, saint Paul Aurélien, premier évêque de la cité.
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le 12 mars 417 : le pape Innocent 1ermeurt.
Le pontificat de saint Innocent a été surtout un affermissement de la juridiction romaine en Occident comme le montrent les 36 lettres qu’il a écrites.
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le 12 mars 604 : décès du pape saint Grégoire 1er le Grand.
Le peuple de Rome pleure la mort du pape Grégoire Ier le Grand, monté sur le trône de saint Pierre en 590, alors que la peste ravage Rome. Docteur de l’Église, son influence durant le Moyen Âge est considérable.
Très cultivé, Grégoire Ier le Grand sait le grec, le droit et l’art d’administrer. Ayant reçu la charge de préfet de la ville de Rome, il l’exerce pendant deux ans puis, vers 575, à 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Grégoire, le 3 septembre 590, « est élu pape par l’acclamation unanime du clergé et du peuple». Il essaie de se dérober, faisant même appel à l’empereur, mais c’est en vain. Cet épisode est raconté dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine, écrit vers 1250.
En cette période troublée par les invasions et les épidémies comme la peste, quand Grégoire le Grand monte sur le trône de Saint Pierre, il compare l’Eglise à un navire battu par la tempête et sur le point de sombrer. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l’Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre, après une solide préparation sur les mœurs locales. Voir la chronique du 3 septembre.
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le 12 mars 1088 : élection pape Urbain II.
Eudes de Châtillon, né à Chatillon-sur-Marne en 1042, et mort à Rome le 29 juillet 1099, est élu 157e pape sous le nom d’Urbain II. Il succède à Victor. Son premier acte est d’affirmer solennellement sa fidélité à l’œuvre de Grégoire VII.
Pierre Ier, roi d’Aragon (1094-1104), offre son royaume, par le biais d’un de ses légats, à Urbain II, comme obole de St. Pierre
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le 12 mars 1144 : élection du pape Lucius II.
Gherardo Caccianemici dal Orso est né à Bologne. Après avoir été cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, il devient pape le 12 mars 1144 et meurt le 15 février 1145.
Sommé par les partisans d’Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, il réclame l’appui de l’empereur Conrad III et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes ; mais est blessé à mort en montant à l’assaut du Capitole.
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le 12 mars 1178 : le pape Alexandre III revient à Rome.
Son conflit avec l’empereur Barberousse s’achève suite aux négociations entamées après la victoire papale de Legnano. Elles s’achèvent sur la paix de Constance, l’empereur reconnaît ensuite le pape Alexandre III par le traité de Venise.
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le 12 mars 1268 : Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, prêche la Croisade aux halles de la Vieille Tour.
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le 12 mars 1303: Nogaret prononce un discours contre le pape Boniface VIII devant le Conseil Royal au Louvre.
En présence du Roi Philippe le Bel, au cours d’une assemblée qui se tient au Louvre Guillaume de Nogaret prononce un discours où il accuse le pape Boniface VIII d’hérésie et réclame la convocation d’un concile général pour examiner son cas.
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le 12 mars 1376 : prorogation de la trêve de Bruges.
La trêve de Bruges, signée le 27 juin 1375 pour un an est prorogée jusqu’au 24 juin 1377. Quelques mois plus tard, de nouvelles négociations ont lieu entre les conseillers des rois de France et d’Angleterre. Toutefois, le refus d’Édouard III, puis son décès le 21 juin 1377 entraînent la reprise des hostilités.
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le 12 mars 1613 : naissance d’André Le Nôtre.
André Le Nôtre est jardinier du Roi Louis XIV de 1645 à 1700. Il reçoit pour tâche de concevoir l’aménagement du parc du palais de Versailles, après avoir fait celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.
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le 12 mars 1622 : Ignace de Loyola et François Xavier sont canonisés par le pape Grégoire XV.
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le 12 mars 1776 : Louis XVI lance un lit de justice pour imposer aux parlementaires d’enregistrer les réformes de Turgot.
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le 12 mars 1799 : la France déclare la guerre à l’Autriche.
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le 12 mars 1807 : Napoléon ordonne à Talleyrand, resté à Varsovie, de prendre en main le ravitaillement de l’armée.
« Battre les Russes, si j’ai du pain, c’est un enfantillage. L’importance de ce dont je vous charge là est plus grande que toutes les négociations diplomatiques ».
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le 12 mars 1811 : le maréchal français Ney défait les Anglais à Redinha, au Portugal.
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le 10 mars 1818 : loi Gouvion Saint-Cyr.
La conscription, abolie par la Charte de 1814, ne sert plus de base au recrutement des troupes. Louis XVIII souhaite voir la France se doter d’une puissante armée digne de son rang dans l’Europe du Traité de Vienne. Cette loi de réforme militaire est promulguée le 12 mars 1818. Elle marque un retour aux méthodes révolutionnaires :
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Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort, mais les plus fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service, peuvent acheter un « remplaçant », comme du temps de la Loi Jourdan de 1798.Ceux qui ont tiré le « bon numéro », les fils de veuve, les frères de soldats et les aînés orphelins en sont exemptés.
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Fin des privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion. Les officiers doivent passer par les Écoles Militaires pour leur formation.
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L’armée d’active est portée à 240 000 hommes par un contingent annuel de 40 000 hommes recrutés sur volontariat, puis sur tirage au sort.
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A l’issue du service, les soldats sont décrétés disponibles pour l’Armée de Réserve.
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le 12 mars 1918 : Paris est bombardé par des avions allemands.
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le 12 mars 1930 : Gandhi commence la marche du sel.
Gandhi se lance dans une campagne de désobéissance civile contre le pouvoir britannique en s’attaquant aux impôts sur le sel. C’est une de ses actions symboliques pour arracher aux Anglais l’indépendance de l’Inde.Au bout de 350 km et de 24 jours, il atteint la mer où symboliquement il viole le monopole de l’Etat colonial en ramassant une poignée de sel. Il est arrêté sur l’ordre du vice-roi le 5 mai. 60 000 personnes sont mises en prison, mais l’Inde devient indépendante.
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le 12 mars 1938 : début de l’Anchluss.
L’Autriche, devient le nouvel objectif des nazis dans la marche de l’Est du Reich, « l’Ostmark ». Ce rapprochement entre les deux pays est interdit par les traités de Versailles et de Saint-Germain, pourtant les démocraties occidentales laissent faire.
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le 12 mars 1945 : la 2ème DB se regroupe dans la région de Châteauroux.
Elle se remet en condition après la dure campagne d’Alsace et avant de franchir le Rhin pour s’empare du Nid d’Aigle d’Hitler à Berchtesgaden.
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le 12 mars 1956 : le Parlement français accorde à Guy Mollet les pouvoirs spéciaux en Algérie.
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le 12 mars 2000 : Jean-Paul II demande pardon pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles.
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le 12 mars 2009 : le pape Benoît XVI, dans une lettre aux évêques explique la levée de l’excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X.
Les loups (et les lionnes) se dévorent entre eux!
Nous apprenons par l’hebdomadaire Challenges qu’une nouvelle affaire de harcèlement déchire la gauche bien-pensante: Christelle Delarue, fondatrice de l’agence de publicité Mad&Women et ex-présidente de l’association féministe les Lionnes (association ironiquement dédiée à la lutte contre le sexisme dans la publicité), est accusée par plusieurs anciennes salariées de faits de harcèlement moral au travail, de remarques à caractère sexiste répétées (!), ainsi que de « féminisme washing » (ce terme abscons désigne le fait que Christelle Delarue se trouve accusée d’avoir utilisé son image de militante féministe pour se dispenser de traiter dignement les femmes qui travaillaient avec elle).
Un nouveau président pour le Mouvement catholique des familles
Communiqué du Mouvement catholique des familles (MCF) :
Le Général (2s) Christian Thiébault, nouveau Président du Mouvement Catholique des Familles
Après seize années passées à la tête du MCF, François Legrier avait souhaité ne pas renouveler son mandat. Le Conseil d’Administration a élu Christian Thiébault comme nouveau Président. Il a pris ses fonctions à l’occasion de l’Assemblée Générale le 6 février dernier. Né en 1959, Christian Thiébault a servi 37 ans dans l’armée de Terre, principalement au sein de la Légion étrangère, participant à onze opérations extérieures. Comme officier général, il a tenu les fonctions d’adjoint aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, chef d’état-major de la mission de l’ONU au Mali, directeur du projet de réforme des réserves au Cabinet du ministre, puis commandant les éléments français et chef d’état-major de la force de l’ONU au Sud-Liban. Marié, il est père de 8 enfants, dont 3 religieuses dominicaines enseignantes, et grand-père de 10 petits-enfants. S’inscrivant résolument dans la continuité de son prédécesseur, Christian Thiébault a confirmé la vocation du mouvement à « unir les familles » autour de trois dimensions : la formation, l’entraide, l’action.
Le site internet du MCF précise que le mouvement a été fondé en 2001 et compte aujourd’hui plus de 1000 familles dans sur toute la France, unies par une charte pour défendre et promouvoir la famille, cellule mère de la société. Son action s’inscrit dans le combat de la Tradition Catholique pour Tout restaurer dans le Christ. La direction doctrinale, pour ce qui relève de l’autorité de l’Eglise, est assurée par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ou localement par des prêtres en accord avec elle.
Bac 2021 : des avancées concrètes, mais encore insuffisantes
D’Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’école :
Une note de service du 11 mars 2021, confirmée ce matin-même à la Fondation pour l’école par la DGESCO, vient entériner une demande portée à l’attention du Ministère lors de nos derniers rendez-vous sur l’organisation du Bac 2021 pour les élèves du hors-contrat.
En effet, lors de ses entretiens des 22 décembre et 18 février, la Fondation avait, entre autres revendications, demandé à ce que les épreuves ne portent que sur le programme de Terminale (comme c’est le cas pour les élèves du public et du privé sous contrat), et non sur les deux ans de Première et Terminale.
C’est désormais chose faite.
La Fondation salue cet allègement des programmes des épreuves ponctuelles du Bac 2021 pour les candidats des établissements indépendants : histoire-géographie, langues vivantes A et B, enseignement scientifique (pour le bac général), et mathématiques (pour le bac technologique).
Mais le chemin vers l’égalité est encore long.
La Fondation continuera, notamment lors de son prochain RV du 16 mars avec le Ministère, à être force de propositions pour obtenir l’égalité de traitement de tous les candidats au Bac, quelle que soit leur origine (établissement hors contrat, CNED…).
La reconnaissance du livret scolaire de ces élèves et leur accès égalitaire à ParcoursSup restent des sujets déterminants à clarifier. Quant au refus du bénéfice du contrôle continu pour ces élèves, l’incompréhension demeure.
Rappelons-le : quand les élèves du public et du privé sous-contrat passeront la quasi-totalité de leurs épreuves en contrôle continu pour échapper à la possible contamination par la Covid-19 en salles d’examen, les candidats du hors-contrat, eux, les passeront toutes en présentiel.
La santé des élèves des lycées indépendants serait-elle considérée par le Ministère comme moins prioritaire que celle des autres élèves ?
La France malade de l’Algérie
De Constance Prazel sur Liberté politique :
Le 20 janvier, Benjamin Stora remettait à Emmanuel Macron son rapport sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », au terme d’une mission confiée par le président de la République et destinée à « réparer le passé ». En fait de réparations, malheureusement, le compte n’y est pas. Pouvait-on s’attendre à autre chose, à l’heure où triomphent le discours décolonial et indigéniste, le wokisme et autres joyeusetés ?
Le choix de Stora pour diriger cette entreprise n’était pas anodin : sa carrière d’historien s’est accompagnée d’engagements politiques toujours plus à gauche, et même très à gauche, avec une sympathie saillante pour les indépendantistes algériens du FLN.
L’esprit du rapport est faussé par un postulat de départ : il faut davantage répondre aux récriminations algériennes sur le passé français que bâtir une vérité équilibrée. La France sera donc toujours dans le mauvais camp, celui du colonialisme. Sans surprise, le rapport témoigne donc dans l’ensemble d’une mémoire partielle et imparfaite, idéologiquement orientée. Sartre l’emporte définitivement sur Camus, et la repentance ne peut profiter qu’à ceux qui ont la chance de défendre la cause du bien.
On ne connaît que trop bien les biais qui empêchent toujours une histoire réaliste de la guerre d’Algérie : l’armée a nécessairement tort, contre les Algériens, contre les porteurs de valise ; la torture de l’armée française n’est ainsi jamais mise en regard du terrorisme fou du FLN. Le maire de Perpignan, Louis Aliot, de famille pied-noir, a ainsi organisé dans sa ville une exposition pour y convier Benjamin Stora : à la lecture du rapport, vient évidemment l’envie de rappeler à l’historien, photos à l’appui, une réalité qu’il tend un peu trop vite à passer sous silence, celle de la violence et de la sauvagerie insoutenables des meurtres du FLN perpétrés à l’encontre des harkis ou des pieds-noirs, avant comme après le 19 mars 1962.
Tout n’est pourtant pas à mettre au feu dans le rapport Stora. On s’indignera de ce qu’il envisage la panthéonisation d’une porteuse de valise, Gisèle Halimi, mais on saluera, en revanche, son appel à la réhabilitation des cimetières juifs et européens d’Algérie : leur abandon, leur pillage, leur profanation restent aujourd’hui un scandale pour trop de familles meurtries. On appréciera aussi qu’il réfute la notion « d’excuses » à faire formuler par la France.
Le véritable problème est que pour pardonner et surmonter, il faut être deux. La France se complaît dans l’idée qu’elle doive se justifier de ses soi-disants égarements, mais les Algériens, pour leur part, sont à des milliers de lieues de reconnaître leurs torts. Le régime aujourd’hui en place s’estime l’héritier direct des combattants de l’indépendance. De ce fait, le rapport ne fait qu’alimenter pour nombre d’entre eux leur vindicte intarissable.
A la suite des débats autour de la publication du rapport, un journaliste algérien, Mohammed Allal, a trouvé le moyen de réclamer des excuses de la part de la France pour avoir utilisé du fer algérien pour construire la tour Eiffel. Il est impensable, non pas tant qu’il tienne ses propos, mais qu’on daigne leur donner un écho. Malheureusement pour ce triste sire, le fer dont est faite la dame de fer vient de la terre de Lorraine. A ce jour, il ne semble pas que les Lorrains, annexés au royaume de France par un tour de passe-passe diplomatique au XVIIIe siècle, aient fait connaître leur désapprobation et demandé réparation pour la spoliation : ce sont des gens bien élevés. A contrario, l’Algérie remerciera-t-elle la France de lui avoir livré sur un plateau avec l’indépendance le pétrole saharien, alors que rien ne l’y obligeait ?
Comme le prouvent les polémiques pathétiques autour de la commémoration du bicentenaire de la mort de Napoléon, notre pays, empêtré dans un avatar de cancel culture et de repentance mal digérée, est aujourd’hui plus que jamais incapable d’assumer son passé avec ses grandeurs et ses faiblesses. Concernant l’Algérie, il ne s’agit pas d’une querelle d’historiens, destinée à s’apaiser avec le temps, ni d’un débat anecdotique : l’ensemble de notre politique, notre rapport à l’intégration ou à l’assimilation, notre regard sur l’immigration et sur l’islam, la vision de l’armée et de son rapport à l’Etat, la gestion de l’héritage gaulliste, tout cela reste aujourd’hui encore marqué par l’expérience terrible de la guerre d’Algérie et par une absence de vision claire des responsabilités partagées. La France n’en finit pas d’être malade de l’Algérie, et le paie quotidiennement. Tant de maux découlent aujourd’hui de cette maladie infantile de la Ve République qui n’est toujours pas guérie, et le docteur Stora n’apporte certainement pas le remède attendu.
L’insurrection syrienne a 10 ans : SOS Chrétiens d’Orient dresse un bilan humanitaire tragique
Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :
Le 15 mars 2021 marque le dixième anniversaire de l’insurrection syrienne. SOS Chrétiens d’Orient, présente depuis 2013 en Syrie, alerte sur le bilan humanitaire tragique de cette terrible guerre, et appelle la communauté internationale à lever les sanctions qui prolongent inutilement les souffrances du peuple syrien.
Depuis le 15 mars 2011, le bilan ne cesse de s’alourdir pour la Syrie : près de 390 000 morts, des dizaines de milliers de disparus et près de 10 millions de déplacés et réfugiés. En termes de destructions, on estime que plus d’un tiers des immeubles ont été détruits et près de la moitié des établissements scolaires et des hôpitaux ont été endommagés ou détruits.
Au total, ce sont presque les deux-tiers de la population syrienne qui ont été amenés à fuir leur foyer, provoquant la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale. A un taux de chômage qui atteignait déjà les 50% de la population active en 2017 et l’inflation de la monnaie (+ 300% en un an) est venue s’ajouter en 2020 l’aggravation de la crise économique et financière au Liban voisin et l’épidémie du nouveau coronavirus et ses terribles conséquences économiques.
Dans ce contexte, les sanctions appliquées par les Etats-Unis et l’Union européenne à l’encontre de la Syrie tendent à affamer le peuple syrien et dont peser sur lui une terrible injustice. Ces sanctions ont été dénoncées en décembre dernier par le rapporteur spécial de l’ONU qui affirme qu’elles « violent les droits de l’homme du peuple syrien ». Présente sur le terrain, SOS Chrétiens d’Orient témoigne et alerte sans relâche sur les conséquences pour la population de ces sanctions iniques qui poussent le pays tout entier vers une catastrophe humanitaire sans précédent.
Les équipes de SOS Chrétiens d’Orient sont présentes en première ligne depuis le début de la crise pour secourir les populations syriennes les plus défavorisées, et sont à disposition des journalistes pour témoigner, à l’occasion des 10 ans de l’insurrection syrienne, de la situation humanitaire.
Un an après le rapport sur Les ONG et les juges de la CEDH : État des lieux
Il y a un an, le 20 février 2020, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) publiait le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH ». Ce rapport a révélé un problème grave de conflits d’intérêts au sein de la CEDH entre certains juges et ONG. Ce rapport a en effet démontré qu’au moins 22 des 100 juges permanents de la Cour européenne des droits de l’homme qui ont siégé entre 2009 et 2019 sont d’anciens fondateurs, collaborateurs ou dirigeants de sept ONG actives devant cette même Cour, comme requérantes, représentantes ou tiers intervenantes. 12 de ces juges sont étroitement liés à l’Open Society de George Soros, six en furent même des responsables nationaux et internationaux[1]. L’Open Society finance en outre les 6 autres organisations identifiées dans ce rapport.
La présence massive de juges issus d’un même réseau d’ONG témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité. À 88 reprises entre 2009 et 2019, 18 des 22 juges issus d’ONG ont siégé dans une affaire impliquant « leur » propre ONG, ce qui constitue un conflit d’intérêts manifeste. Durant cette même période, les sept ONG ont été officiellement impliquées dans au moins 185 affaires devant le CEDH.
Cette situation met donc en cause non seulement l’indépendance de la Cour, mais aussi l’impartialité de ses juges ; elle est contraire aux règles que la CEDH impose elle-même aux États en la matière.
Ce rapport a provoqué de très nombreuses réactions, et son exactitude n’a jamais été contestée. Il s’est malheureusement heurté au premier confinement, ainsi qu’au silence et à l’inertie d’autorités politiques et médiatiques désireuses avant tout de protéger l’autorité de la CEDH, et le fonctionnement des instances de la gouvernance mondiale.
Voici un résumé des principales réactions connues à ce jour.
Les réactions dans la société
Les réactions de juristes
Ce rapport a fait le tour du monde des juristes. Il fut traduit notamment en anglais, polonais, espagnol, russe, croate ou hongrois. Avant sa publication, le rapport fut soumis confidentiellement à l’appréciation de juristes éminents, dont plusieurs anciens juges de la CEDH, qui ont tous estimé sa publication nécessaire pour le bien de la Cour. Le rapport fut aussi adressé, avant sa publication, au Président de la Cour, M. Sicilianos, à son vice-président, M. Spano (actuel président), ainsi qu’à M. Jean-Paul Costa (ancien président). Ils ne firent aucun commentaire public.
Le 4 mars 2020, l’ancien juge Boštjan Zupančič a déclaré à la presse ne pas être surpris par cette situation et aurait « aimé que le contenu de ce rapport soit connu plus tôt. »
En mai 2020, plus d’une centaine de juristes, professionnels du droit, universitaires et magistrats nationaux, dont des membres de juridictions suprêmes nationales, ont publié une tribune collective exprimant leur inquiétude devant les situations de conflits d’intérêts à la CEDH, et appelant la Cour à prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à cette situation.
Deux universitaires seulement ont tenté, sans pouvoir nié la véracité des faits, de minorer l’impact des conflits d’intérêts. C’est le cas de Martin Scheinin[2]. Une autre autre, Mme Laurence Burgorgue-Larsen, a falsifié les conclusions du rapport de l’ECLJ, en prétendant que : « il fut reproché, notamment, à la Cour d’admettre trop d’ONG dites « libérales » au titre de la tierce intervention[3] ». Cela est faux, et tandis que l’auteur précise « notamment », elle prend soin de ne pas citer les reproches formulés par l’ECLJ dans son rapport.
Plusieurs conférences universitaires, prévues pour se tenir au Printemps 2020 à Paris, Strasbourg, Varsovie et en Espagne ont été annulées à cause de la pandémie.
Les réactions médiatiques
L’hebdomadaire Valeurs actuelles a consacré sa couverture à un dossier présentant le rapport de l’ECLJ. Plusieurs centaines d’articles ont été publiés en Europe et dans le monde. Ils sont trop nombreux pour être tous cités. Pour la plupart, ils rendent compte de ce rapport de façon objective et positive. En France, des personnalités telles que Éric Zemmour, Michel Onfray, Gilles-William Goldnadel ont évoqué ce rapport. Toutefois, assez peu de grands journaux nationaux ont présenté le rapport de façon précise.
L’organisation Open democracy, du réseau de l’Open society, a organisé une campagne de presse contre l’ECLJ en réaction à la publication du rapport, à travers une cinquantaine de journaux à travers le monde, dont Time Magazine et EuroNews.
Les réactions de parlementaires
De nombreux responsables politiques ont fait des déclarations publiques, interpellant leur gouvernement ou les instances européennes. En France, il s’agit notamment de Philippe de Villiers, François-Xavier Bellamy, Julien Aubert, Valérie Boyer, Xavier Breton, Bérangère Poletti, Guy Teissier, Marine Le Pen, Jean Paul Garraud, Gilles Le Breton, Nicolas Bay, Jérôme Rivière…
Des débats ont été organisés dans plusieurs parlements nationaux. C’est le cas, entre autres, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. D’autres débats et conférences, prévus pour se dérouler au printemps 2020, ont été annulés ou reportés à cause de la pandémie.
Diverses questions parlementaires ont été posées par des députés nationaux à leurs gouvernements, ainsi que par des députés membres du Parlement européen et de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
Trois députés membres de l’APCE ont déposé chacun une question écrite au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. La portugaise Isabel Meirelles (PPE) demande « Comment remédier à de potentiels conflits d’intérêts des juges de la Cour européenne des droits de l’homme? » Le monténégrain Milan Knezevic (NI) demande comment « Restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme », et le hongrois Barna Pál Zsigmond (PPE) dénonce « Le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour européenne des droits de l’homme ». Les travaux au sein du Comité de Ministres sont confidentiels. Il apparaît toutefois que les 47 ambassadeurs ne parviennent pas à s’accorder sur une réponse. Ils ont largement dépassé le délai de trois mois prévu pour cette procédure pour répondre, et ont décidé, durant leur réunion du 14 janvier 2021 de reporter l’examen de ces questions « à l’une des prochaines réunions des Délégués des Ministres », c’est-à-dire, sine die.
Cette question pourra toutefois revenir à l’agenda du bureau de l’APCE lors du dépôt de la pétition « Mettre fin aux conflits d’intérêts à la CEDH » par laquelle plus de 50.000 citoyens européens demandent au Président de l’APCE, conformément à l’article 67 du Règlement de l’Assemblée, d’inscrire cette question à l’ordre du jour de l’Assemblée, « afin qu’une enquête soit diligentée et que des solutions à ces dysfonctionnements soient recommandées au Comité des Ministres. »
Entretemps, l’ECLJ a découvert à la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, que l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1.400.000€ entre 2004 et 2013 et près de 690.000€ entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires. Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Un député de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a saisi le Comité des Ministres à ce sujet pour demander que soient rendus publics tous les documents relatifs à ces financements.
Des députés au Parlement européen ont aussi adressé des questions à la Commission et au Conseil européens. C’est le cas notamment des députés Izabela-Helena Kloc (ECR) Maximilian Krah (ID), Jérôme Rivière (ID) et Robert Roos (ECR). La Commission européenne a répondu par la voix de Věra Jourová que « La Commission n’a aucun doute quant à l’intégrité et à l’indépendance de la Cour européenne des Droits de l’homme. » Le Commissaire européen Johannes Hahn, compléta cette réponse de façon lapidaire. Quant au Conseil européen, il déclara ne pas avoir à commenter un rapport d’une ONG. Il est apparu, lors de la publication de ces réponses, que l’Open Society a bénéficié du soutien explicite des commissaires Hahn et Jourová, cette dernière déclarant, en posant aux côtés de M. Soros, que « les valeurs d’Open society sont au cœur de l’action de l’UE ». Johannes Hahn, posant lui aussi avec George Soros, déclare qu’« il est toujours bon de rencontrer George Soros pour discuter de nos efforts joints pour accélérer les réformes et les sociétés ouvertes dans les Balkans et l’Europe de l’Est ». Entre 2014 et 2018, George Soros et ses lobbyistes ont bénéficié de pas moins de 64 entretiens avec des Commissaires et des hauts responsables de la Commission européenne, ce qui est considérable.
Réactions gouvernementales
Plusieurs membres de gouvernements se sont également exprimés publiquement sur le rapport.
Le Ministre russe des affaires étrangères a publié un communiqué officiel relatif au rapport de l’ECLJ. Dans ce texte, il s’inquiète de « l’influence cachée » de certaines ONG occidentales au sein de la CEDH et déclare que cette influence « affecte directement la qualité, l’impartialité et l’équité des jugements de la Cour ». La Russie estime en outre qu’un « examen approprié » de ces dysfonctionnements par les États membres du Conseil de l’Europe, dans le cadre du processus de réforme de la Cour, permettrait de corriger et de réduire « les interférences politiques » exercées par ces ONG dans le processus judiciaire.
Le Ministre bulgare de la Justice, Danail Kirilov, a aussi fait une déclaration en ce sens, indiquant que le juge bulgare, gravement mis en cause dans le rapport, pourrait être destitué par la CEDH. Depuis, c’est Danail Kirilov qui a finalement été contraint à la démission pour avoir défendu l’indépendance du Procureur général de Bulgarie.
En réponse à des questions écrites adressées par des parlementaires nationaux, des gouvernements nationaux ont également réagi. C’est le cas notamment en France et en Suisse.
En France, le député José Evrard a posé une question au gouvernement, qui lui a répondu en rappelant les règles de nomination des juges à la CEDH. En Suisse, le conseiller Jean-Luc Addor a interrogé le Conseil fédéral sur le rapport de l’ ECLJ. Le Conseil, tout comme les autres autorités publiques interrogées, a omis de répondre sur les conflits d’intérêts, se bornant à rappeler, pour l’essentiel, la procédure de nomination des juges, et estimant qu’il est bénéfique que certains d’entre eux proviennent d’ONG.
La réaction de la Cour
La réaction au rapport
D’après le journal Le Monde, le rapport a provoqué « la colère » de la CEDH, celle-ci a toutefois décidé de ne pas réagir publiquement et de ne pas répondre à la presse après avoir constaté l’exactitude des faits relevés dans le rapport. Le 22 avril 2020, durant un échange de vues entre le Comité des Ministres et M. Linos-AlexandreSicilianos, alors Président de la CEDH, celui-ci fut interrogé par l’ambassadeur de Russie sur le rapport, soutenu par son homologue turc. Le Président Sicilianos, ne contesta pas le rapport, mais chercha à limiter la responsabilité de la Cour, indiquant que l’existence de juges issus d’ONG est le fait des États qui sont responsables de proposer des candidats à la fonction de juges. Il n’aurait pas nié les cas de conflits d’intérêts, mais tenté de les relativiser en indiquant que la Cour juges des milliers d’affaires chaque année.
Plus tard, la Cour aurait refusé de répondre à une demande d’informations émise par le secrétariat du Comité des Ministres ; demande formulée pour servir à la réponse aux trois questions écrites posées par des membres de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
Le 20 novembre 2020, M. Robert Spano, successeur de M. Sicilianos à la présidence de la CEDH, fut à son tour interrogé lors d’un échange de vues avec l’APCE. Interrogé précisément sur la question des conflits d’intérêts, il répondit sur le lien entre juges et ONG, mais sans parler de la question centrale des conflits d’intérêts. Il déclara en effet :
« Je vais vous faire la même réponse que j’ai faite et que mon prédécesseur a faite au Comité des ministres au mois de mai. Il n’y a pas d’allégations crédibles à nos yeux d’influences d’organisations non gouvernementales sur le travail de la Cour. Des juges de la Cour ont, parfois dans leur vie professionnelle antérieure, eu une expérience, ou reçu une formation en matière de droit relatif aux droits de l’homme en travaillant dans des organisations non gouvernementales. Cela montre la diversité de leur parcours professionnel, c’est essentiel pour une Cour internationale. Mais la question essentielle, c’est que c’est l’Assemblée parlementaire qui élit les juges. Le Curriculum Vitae des juges avec tout leur parcours professionnel, toute leurs expériences et soumis à l’Assemblée parlementaire lorsqu’elle élit les juges. C’est donc à vous de décider de la diversité du groupe des juges qui siègent à la Cour. Personnellement, je n’accepte pas, je le dis très clairement, les allégations qui ont été faites et je ne varie pas sur ce point de l’avis de mon prédécesseur Alexandre Sicilianos. »
Rappelons que le problème principal pointé par le rapport n’est pas que des juges aient travaillé pour des ONG avant leur élection, mais bien qu’ils siègent dans des affaires en situation de conflit d’intérêts ave ces ONG. À cette question, le président Spano n’apporte aucune réponse.
Le comportement de la Cour depuis la publication du rapport
Moins de juges issus d’ONG
Aucun des 4 nouveaux juges élus à la CEDH en 2020 n’a de lien significatif avec les sept ONG en cause[4], tandis que deux juges liés aux ONG ont terminé leur mandat[5]. Ainsi, le nombre de juges anciens collaborateurs ou dirigeants d’ONG actives à la CEDH est passé de 13 à 11 durant l’année 2020. En mars 2021, il est à noter que la Belgique propose parmi ses candidats à la Cour une membre du Conseil d’administration de l’Open Society Justice Initiative[6].
Une augmentation significative de l’action des ONG auprès de la CEDH
41 jugements publiés en 2020 indiquent une participation d’au moins une des sept ONG en cause comme requérante ou intervenante, contre 18,8 jugements en moyenne par an entre 2009 et 2019, alors même que le nombre de requêtes jugées pour l’année 2020 a diminué.
Des situations de conflits d’intérêts persistants
Dans 13 de ces 41 affaires jugées en 2020, un juge au moins a siégé en situation de conflit d’intérêts direct[7] alors que sa propre ONG était partie ou tierce partie. Cela représente 35 % des affaires impliquant ces ONG, contre 48 %[8] sur la période de 2009 – 2019.
La juge ukrainienne Ganna Yudkivska, dont le mandat aurait dû se terminer en 2019, se distingue pour avoir siégé à sept reprises en situation de conflit d’intérêts direct en 2020, dans des affaires impliquant des Comités Helsinki.
Il faut aussi noter le refus de Yonko Grozev de se déporter spontanément de l’affaire D.K. c. Bulgarie (n° 76336/16), alors même que « Le 9 mars 2020, le Gouvernement a demandé le déport du juge Grozev parce qu’il était fondateur du Comité Helsinki de Bulgarie et son membre entre 1992 et 2013 ». Ce Comité représente les requérants dans l’affaire en cause. Yonko Grozev soumit ensuite cette demande de déport à l’appréciation de la Chambre (qu’il préside) et qui la rejeta le 17 novembre 2020.
Dans une autre affaire jugée en 2020, Khadija Ismayilova c. Azerbaïdjan (n° 2) (n° 30778/15), Yonko Grozev a siégé malgré la présence de la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme parmi les tierces-parties. En revanche, M. Grozev s’est déporté dans quatre autres affaires initiées par le Comité Helsinki bulgare[9] et représentées par des avocats dont il est très proche (Natasha Dobreva et Krasimir Kanev), dont ce dernier a d’ailleurs contribué à sa sélection comme candidat à la CEDH[10]. M. Grozev s’est aussi déporté dans une affaire initiée par le Comité Helsinki Macédoine du Nord[11].
Avant 2020, le juge Grozev a été à neuf reprises en situation de conflit d’intérêts, alors même qu’à neuf autres reprises il s’était déporté pour éviter une telle situation.
Conclusions
Ni la véracité, ni l’importance des faits révélés dans le rapport n’ont été démenties. Toutefois, à ce jour, aucune action visible n’a été initiée pour remédier à la situation.
Voici, pour rappel, les recommandations formulées par l’ECLJ et un groupe de juristes pour résoudre les problèmes structurels à l’origine de cette situation.
Nous estimons que la Cour devrait :
- prescrire aux juges la publication de déclarations d’intérêts ;
- prescrire aux candidats à la fonction de juge l’obligation de publier tout lien présent ou passé avec des ONG actives auprès de la CEDH ;
- informer à l’avance les parties de la composition de la formation de jugement afin qu’elles puissent exercer leur droit de récusation ;
- établir des procédures effectives de déport et de récusation respectueuse des règles que la CEDH impose aux juridictions nationales ;
- imposer aux juges l’obligation, et non plus seulement la faculté, d’informer le Président en cas de doute quant à leur indépendance ou leur impartialité ;
- établir un formulaire de demande de tierce intervention faisant apparaître les liens éventuels avec les parties principales ;
- insérer dans le formulaire de requête une rubrique demandant au requérant de déclarer si sa requête est introduite avec la collaboration d’ONG, et si oui lesquelles.
I-Média – Féminisme : propagande médiatique et occultations
L’image de la semaine
C’était l’un des événements médiatiques les plus commentés des derniers jours, Meghan Markle et Harry étaient interrogés par la star américaine des médias Oprah Winfrey. Le couple a attaqué la famille royale créant l’émoi.
Féminisme : propagande médiatique et occultations
Le 8 mars avait lieu la journée des droits des femmes. Les médias ont évidemment fêté cette date… tout en omettant plusieurs éléments troublants sur cette journée.
Revue de presse
Sciences Po Grenoble : l’islamo-gauchisme en action
Sciences Po Grenoble est secouée par une grosse polémique. Les noms de deux professeurs de l’établissement accusés d’islamophobie ont été placardés sur les murs de l’école. Les réactions médiatiques ont été timides… sauf sur CNews.
Le Texas songe à faire sécession
Le député républicain Kyle Biedermann a déposé un projet de loi visant à proclamer l’indépendance du Texas.
« J’aime l’Amérique, mais l’Amérique est perdue ». «Le Texas doit être leader, soit pour résoudre ce problème, soit nous allons nous occuper de ce que nous devons faire.»
Biedermann est devenu le premier législateur américain en près d’un siècle – et seulement le deuxième depuis la guerre civile – à déposer une loi appelant à la sécession, 6 jours après l’investiture de Joe Biden.
Kyle Biedermann a déposé le House Bill 1359, également connu sous le nom de Texas Independence Referendum Act, qui permettrait aux citoyens du Texas de voter sur la question de savoir si l’Assemblée du Texas peut créer un comité pour élaborer un plan d’indépendance du Texas. Il ne s’agit pas d’une résolution permettant une indépendance immédiate. Cette législation demandera au peuple par référendum si les Texans ont le droit de discuter, de débattre et de voter sur l’indépendance du Texas.
Biedermann a déclaré:
«Cette loi permet simplement aux Texans de voter. Cette décision est trop importante pour être monopolisée uniquement par les courtiers en puissance de notre Capitole. Nous devons faire entendre la voix des Texans! Les électeurs de toutes tendances politiques au Texas peuvent s’entendre sur une chose, Washington DC est et a été brisé. Notre gouvernement fédéral laisse continuellement tomber nos familles de travailleurs, nos aînés, nos contribuables, nos anciens combattants et nos propriétaires de petites entreprises. Depuis des décennies, les promesses de l’Amérique et nos libertés individuelles s’érodent. Il est maintenant temps que les habitants du Texas aient le droit de décider de leur propre avenir. Ce n’est pas une question politique de gauche ou de droite. Laissez les Texans voter! »
Chaque année, des milliers de personnes déménagent au Texas pour échapper au climat de sur-réglementation et d’imposition. Le Texas est considéré comme le bastion de la liberté, qui a bâti une économie robuste, une solvabilité financière et une capacité de production d’énergie massive digne de la scène mondiale.
Cette loi vise donc à organiser un référendum pour l’indépendance. Si une majorité vote «oui», un comité rédigerait alors un plan dans un délai d’un an sur la manière dont le Texas quitterait les États-Unis d’ici 2026.
Le Texas a rejoint l’Union en 1845, pour faire sécession seize ans plus tard et rejoindre la Confédération.
En décembre, le président du parti républicain du Texas, Allen West, avait également suggéré que «les États respectueux de la loi devraient s’unir et former une Union d’États qui respecteront la Constitution» avant de revenir sur sa déclaration.
Biedermann a toutefois indiqué qu’il ne voudrait pas réellement se séparer de l’Union aujourd’hui, mais il souhaite que les Texans en fassent une option. Les Texans sont fatigués de sentir que leurs droits – à la liberté d’expression et à détenir des armes – sont menacés. La sécession pourrait être utilisée comme levier pour négocier ce que le Texas attend du gouvernement fédéral.
Le Texas est jaloux de ses libertés et compte bien le montrer. Le gouverneur du Texas a déjà annoncé la réouverture de tous les commerces, et la fin du port du masque obligatoire.
Une crise sanitaire qui fait tomber les masques
L’Homme Nouveau a consacré un dossier à la crise de foi, révélée par la crise sanitaire. Anne Bernet, après avoir rappelé dans un article l’attitude de l’Eglise au cours des pandémies de l’Histoire, termine par l’attitude des chrétiens aujourd’hui, face à une pandémie pas vraiment terrible par rapport à la peste ou le choléra :
[…] Il est bien plus inquiétant, en revanche, de constater, autre révélation cruelle de la pandémie, l’effondrement des vérités de la foi dans les rangs catholiques. Si l’on ne peut guère demander à un ministre de l’Intérieur de saisir le sens de la messe, la Présence réelle et la nécessité vitale, pour un croyant, d’avoir accès à l’eucharistie, il faut s’interroger sur ce que la messe et l’eucharistie signifient pour un clergé, un épiscopat, qui les ont si facilement supprimées, sans mesurer la souffrance qu’ils infligeaient aux âmes, accusées d’immaturité par certains hauts prélats sous prétexte qu’elles réclamaient le Pain de vie et criaient leur faim, et pour des catholiques « pratiquants » qui ont adopté une messe virtuelle moins contraignante et une « communion spirituelle » soudain magnifiée alors que, depuis cinquante ans, l’accès au sacrement s’était désacralisé…
Un tiers des « messalisants » n’aurait pas remis les pieds à l’église après le déconfinement, preuve que la messe ne signifiait plus grand-chose pour eux. Quant à ceux que l’Église aurait pu reconquérir, en leur apportant le message évangélique et leur enseignant que le Christ, à la différence des médecins, avait, une fois pour toutes, vaincu la mort, nul n’a songé à s’adresser à eux. Une autre leçon de la pandémie aura été de mettre en lumière l’incapacité d’une partie du monde catholique à fournir à ces gens terrifiés les grandes réponses, les grands remèdes qui fu- rent, toujours, ceux de l’Église. Pourquoi, sinon parce que ceux auxquels il appartient de les enseigner n’ont plus foi dans les moyens et les vérités surnaturelles ?
« Je crois en Dieu, le Père tout- puissant… » Vraiment ? !
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Victoire pour la vie à Quintana Roo
L’Etat du Quintana Roo, situé sur la péninsule du Yucatan, a été l’objet d’énormes pressions pour légaliser l’avortement. Mais le congrès local vient de montrer qu’il n’existait aucun sens de l’histoire: par 13 voix contre 7, il a rejeté la réforme.
Parmi les 13 législateurs qui ont défendu les droits de l’innocent à naître, figurent 3 femmes.
Eduquer intégralement la personne humaine avec le scoutisme
François-Xavier Clément, père de famille, philosophe de formation, enseignant, puis chef d’établissements scolaires du second degré, a été directeur de l’enseignement catholique de la Loire. Ancien chef d’établissement coordonnateur du groupe scolaire Saint-Jean-de-Passy à Paris durant cinq ans, il vient de publier La Voie de l’éducation intégrale, ouvrage dans lequel il explique, avec de nombreux exemples concrets, que l’enfant n’est pas seulement un cerveau avec un cartable, et qu’il ne se réduit pas à une boîte à savoirs. Tout parent doit désirer l’épanouissement de son enfant dans toutes ses dimensions. Par conséquent l’éducation ne se réduit pas à la scolarité, elle est quotidienne et doit se pratiquer, certes à l’école, mais d’abord en famille et les activités complémentaires sont au service de cette éducation intégrale de la personne, le tout devant être marquée d’une certaine cohésion.
François-Xavier Clément prend l’exemple du scoutisme, qui ne limite pas l’application de la loi scoute aux seules activités sous l’uniforme :
L’application de ces recommandations du fondateur du scoutisme a pour effet de conserver l’engagement à servir bien au-delà des contours des activités scoutes. En effet, le scout l’est partout et à tout moment, puisqu’à la question qui lui a été posée lors du cérémonial de la promesse – « Combien de temps es-tu prêt à servir ? -, le scout a répondu : « S’il plaît à Dieu, toujours ! ».
Le scoutisme regroupe les trois dimensions de l’éducation intégrale :
une éducation qui intègre en même temps la croissance personnelle, la vie communautaire et la perspective de la vie éternelle. Le scoutisme développe une pédagogie profondément intégrale.
La proposition de loi de Marie-Pierre de La Gontrie a été euthanasiée par le Sénat
La proposition de loi (PPL) de Marie-Pierre de La Gontrie, examiné dans le cadre d’une « niche » parlementaire du groupe PS, visant « à établir le droit à mourir dans la dignité » était discutée hier au Sénat. Les sénateurs de droite ont supprimé sa principale mesure et, par conséquent, la sénatrice PS a annoncé le retrait de son texte, « vidé de sa substance ».
A l’issue d’un débat, les esprits se sont quelque peu échauffés au moment du vote d’un amendement de Pierre Médevielle (Indépendants) visant à supprimer l’article 1er du texte. L’article posait le droit à bénéficier, sous conditions, de l’aide active à mourir, selon deux modalités: l’assistance médicale au suicide et l’euthanasie. L’amendement visant à supprimer ce 1er article du texte a été adopté par 161 voix contre 142 contre, lors d’un scrutin public à la demande du groupe Les Républicains.
La proposition de loi avait reçu un avis « défavorable » du ministre de la Santé Olivier Véran, pour qui « aujourd’hui, cinq ans après la loi Claeys-Leonetti le principal enjeu n’est pas tant de la faire évoluer que de la faire connaître« . Le ministre a annoncé le lancement dès avril d’un 5e « plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie ».
La sénatrice communiste Apourceau-Poly est intervenue dans le débat pour proposer l’euthanasie des personnes handicapées mentales afin de déculpabiliser les familles…
Le sénateur Stéphane Ravier a dénoncé ce projet abject :
🎥 Les sénateurs socialistes, jamais en retard d’une ignominie, proposent l’euthanasie comme alternative à la souffrance. Ceux qui ont aboli la peine de mort vont la rétablir pour les malades.
Je suis intervenu au Sénat pour dénoncer le projet de légalisation de l’#euthanasie ⤵ pic.twitter.com/x4UYNKPsT2
— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) March 11, 2021
Pour Tugdual Derville, l’un des porte-parole de Soulager mais pas tuer, parrainé par Philippe Pozzo di Borgo :
« Comme beaucoup d’observateurs, nous sommes choqués que les partisans de l’euthanasie aient choisi cette période de crise sanitaire pour lancer cette nouvelle offensive au Parlement. Avec pas moins de quatre textes déposés, cette technique de harcèlement législatif nous semble particulièrement indécente au moment où tant de soignants se battent pour sauver des vies, dans un contexte difficile.
L’annonce gouvernementale d’un plan de développement des soins palliatifs, que nous saluons, est bienvenue bien que tardive : la culture palliative doit impérativement s’étendre dans tous les services hospitaliers, pour que les Français ne croient plus qu’ils auront, un jour, à choisir entre souffrir et mourir. Il est grand temps que des moyens sérieux soient donnés aux soins palliatifs et à l’accompagnement des personnes gravement malades, dépendantes et âgées. A ce titre, nous déplorons le report sine die de la loi Grand âge et autonomie. Trop de nos concitoyens âgés subissent une forme de « mort sociale » – aggravée par la pandémie – qui accroit leur désespérance. Nous communiquerons demain sur la grande campagne solidaire lancée par Alliance VITA pour témoigner qu’elles ont toute leur place dans la société. »
Le prochain débat sur l’euthanasie aura lieu à l’Assemblée nationale le 8 avril avec l’examen de la PPL d’Olivier Falorni (PS)
Marine Le Pen contre la GPA : « C’est une dérive mortelle pour notre société »
Marine Le Pen était l’invitée de BFM :
📹 « Je suis opposée à la #GPA. Nous sommes ici au coeur de la commercialisation de l'être humain. C'est une dérive mortelle pour notre société. Les êtres humains ne sont pas des objets de consommation. » #FaceÀBFM pic.twitter.com/8UgfmeBGV7
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 11, 2021
C’est arrivé un 11 mars…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum.
Alors rappelons-nous :
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le 11 mars 1513 : élection du pape Léon X.
Le cardinal Jean de Medicis, Giovanni di Lorenzo de Médicis, fils de Laurent de Médicis, est élu pape et devient le 217e pape de l’Église catholique, sous le nom de Léon X. Il succède à Jules II. Il meurt en 1521.
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le 11 mars 1604 : le Roi Henri IV signe les lettres patentes pour l’appel d’offres et l’exécution du canal de Briare.
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le 11 mars 1649 : les frondeurs signent la paix de Rueil.
La Fronde s’achève avec la paix de Rueil. Les parlementaires préfèrent accepter la paix plutôt que de s’opposer plus longtemps à l’armée royale. Ils obtiennent ainsi quelques bénéfices, mais le peuple et les bourgeois sont mécontents, car Mazarin est maintenu dans ses fonctions. La reine mère et Louis XIV retournent à Paris.
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le 11 mars 1713 : Fénelon obtient le privilège pour publier son « Sentiments de piété ».
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le 11 mars 1784 : Traité de Mangalore.
En Inde, la seconde guerre de Mysore, oppose la Compagnie anglaise des Indes orientales et le gouvernement de Mysore que soutiennent les Français. Avec le traité de Mangalore, les deux camps se restituent leurs conquêtes territoriales. En conséquence, le gouverneur général britannique Warren Hastings quitte, en février 1785, l’Inde qui est réaménagée.
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le 11 mars 1793 : la révolte de Machecoul éclate ainsi que dans plus de 100 paroisses de Vendée.
Carrié avait déclaré entre deux noyades :
« Nous ferons un cimetière de la France plutôt que de ne pas la régénérer à notre manière. »
Rappelons qu’il fit construire des bateaux à soupapes qui noyaient cent personnes à la fois et inventa les « mariages républicains » qui consistaient à ligoter ensemble un homme et une femme qu’on précipitait dans la Loire. On évalue ses victimes à 16 000 personnes. (*)
(*) François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs, page 82
Depuis l’annonce de la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre sur le front est, la région vendéenne est en proie à une agitation grandissante. Lorsque les patriotes en charge de la conscription, habillés en bleu, d’où leur surnom, arrivent à Machecoul, la population accueille les tirages au sort avec des fourches. Le conflit tourne à l’affrontement entre paysans et patriotes. En quelques jours, ce sont plusieurs villages, tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges qui se rebellent. Les premiers morts se comptent surtout chez les « Bleus », lynchés par la population. Rapidement, cette dernière s’organise.
Conscription par tirage au sort
La Convention décrète la levée en masse, mais en laissant les autorités locales libres du choix du mode de recrutement. Pour éviter une désorganisation administrative, juges, membres des municipalités, districts et départements ne sont pas recrutables. La situation à venir résulte d’un double échec: celui des paysans qui ne délogent pas les Bleus des citadelles, et celui des Bleus qui ne tiennent pas la campagne.
A partir du 11 mars 1793, à 2 ou 3 jours près, 700 paroisses sonnent le tocsin, et en 15 jours, il n’y a plus un bleu dans le pays. Le 31 mars, Pâques sont fêtées au grand jour par les réfractaires.
Au nord de la Loire, début avril, la répression du général Canclaux semble l’emporter. La révolte est populaire, rurale et religieuse. Les paysans appellent les nobles à leur tête.
3 armées se forment :
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l’armée d’Anjou et du Haut-Poitou: « la grande armée »: en particulier les Mauges (à l’origine de la révolte avec refus de la conscription à St Fulgent): Cathelineau écrit à sa femme:
« Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre aura soin de ces innocents » (ses 6 enfants) ;
Stofflet, garde chasse, dans l’ombre de La Rochejacquelein, Bonchamps, d’Elbée (qui fêtait la naissance d’un fils quand les paysans viennent le chercher), Lescure, La Rochejacquelein (officier de la Garde du Roi en 1791, il assiste au 10 août 1792 et se bat aux Tuileries; Il est célèbre pour sa phrase :
« Si j’avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi ».
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L’armée du Centre (bocage) que les Sapinaud (oncle et neveu) dirigent. Elle a un moindre rayonnement que les 2 autres armées, mais elle tient la seule grand-route Nantes-La Rochelle et son verrou de Pont Charron (1° combat important, près Chantonnay) qui interdit aux renforts bleus d’arriver du Sud.
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L’armée du Retz et du Bas-Poitou, dirigée par Charette ancien officier de marine, émigré à Coblence, revenu pour assister au massacre des Tuileries, se cache sous son lit quand les paysans viennent le chercher, leur fait promettre obéissance. Très indépendant vis à vis du reste de l’armée catholique, il ne sera ni à Clisson, ni à Cholet, ni à la virée de Galerne.
L’armée catholique et royale connaît des effectifs variables. Aux grands chocs, elle monte jusqu’à 80 000 hommes, groupés en divisions, qui rassemblent des paroisses sous les ordres d’un capitaine de paroisse. Drapeaux blancs fleurdelisés, armement de faux, fourches, piques en général mais aussi fusils, munitions, canons qui sont pris aux Bleus l’équipent. Sa cavalerie est constituée de chevaux de labours, sans selle, avec des cordes pour étriers. La tactique de l’embuscade est celle qui domine. Les paysans « s’égaillent » pour les tendre, et donnent finalement l’assaut au cri de « Rembarre, vive la religion ». (Cri de gardien de bœufs, lorsqu’il s’agit de leur interdire une direction).
Après les « chocs » (choc = bataille.), les paysans retournent aux champs s’occuper de leurs fermes et montrer à leur famille qu’ils ne sont pas morts: il sera impossible de les faire marcher sur Paris.
Il est à noter que seules 2 routes seulement traversent la Vendée: Nantes-La Rochelle et Saumur-Sables d’Olonne.
Concernant l’unité du commandement, l’abbé Bernier fait promettre aux chefs d’obéir, sous peine de mort: Marigny, non choisi comme chef de l’armée du centre, désobéira et sera exécuté sur l’insistance de l’abbé Bernier. Le Grand Conseil de la Vendée militaire, le Conseil de Châtillon est créé après la prise de Fontenay sur les conseils de l’abbé Bernier et de d’Elbée. Il administre les territoires insurgés au nom de Louis XVII. Donissens en assure la présidence effective, l’abbé, le secrétariat. Cathelineau élu 1er généralissime le 12, après Saumur, sera remplacé par d’Elbée, puis La Rochejacquelein après Cholet, puis par Fleuriot.
Marigny, chef de l’artillerie, de caractère irascible, est parfois impitoyable avec les prisonniers. En 1794, devenu chef de l’armée du Haut-Poitou, il se brouille avec Charrette et Stofflet, qui le font condamner à mort par un conseil de guerre. Dans un des plus tristes épisodes des guerres de Vendée, il est tué par les chasseurs de Stofflet à La Giradière le 10 juillet 1794. Les troupes de Marigny refusèrent le Concordat et créèrent ainsi la « Petite Eglise » qui subsiste encore: fêtes, jeûnes de l’Ancien régime, et surtout plus de prêtres…
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le 11 mars 1794 : création de l’École polytechnique.
La Convention, sur le rapport de Barère, et à la demande de Lamblardie, décide de la création d’une Ecole Centrale de travaux publics. L’institution accueillera des élèves destinés à être formés en ingénierie civile et militaire. Appelée d’abord « Ecole des travaux publics », elle recevra le nom « d’Ecole polytechnique » par la loi du 1er septembre 1795.
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le 11 mars 1810 : union de Marie-Louise et de Napoléon est bénie en l’église paroissiale de la Hofburg à Vienne.
Le mariage est célébré par procuration, en présence de l’archiduc Charles et du maréchal français Berthier, mais en l’absence des époux. Pour l’Eglise l’empereur devient bigame.
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le 11 mars 1865 : création de la Croix-Rouge française.
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le 11 mars 1882 : Renan donne la conférence « Qu’est-ce que la nation ? », à la Sorbonne à Paris.
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le 11 mars 1907 : révolte des vignerons, à Argeliers.
Au XIXe siècle, la viticulture française subit plusieurs crises : l’oïdium, en 1850, puis le phylloxéra en 1877, et enfin, le mildiou. La « bouillie bordelaise » et l’introduction de plants américains, utilisés comme porte-greffes permettent de sauver la vigne. La majorité des « petits vignerons » du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste, formant ainsi un « Midi Rouge ». En 1904 et 1905, les récoltes sont extrêmement abondantes dans toute l’Europe et le vin languedocien se vend de plus en plus mal. La tension monte et Clémenceau fait tirer sur la foule, tuant 7 personnes dont un adolescent de 14 ans et une jeune fille de 20 ans.
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le 11 mars 1932 : création des allocations familiales.
Afin de relancer la natalité, la Chambre vote la loi Landry rendant obligatoire l’affiliation aux caisses d’allocations familiales. Le secteur agricole est le seul à ne pas bénéficier de ce nouveau système de redistribution. Pendant la première guerre mondiale, plusieurs chefs d’entreprises catholiques ont ouvert la voie. Ainsi Emile Romanet, en 1916, qui décide d’accorder, au personnel de l’usine JOYA à Grenoble, des premières allocations familiales ou encore le breton Emile Marcesche, qui en janvier 1918, convainc les patrons morbihannais de créer une caisse de compensation : et crée la première caisse d’allocations familiales de France.
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le 11 mars 1945 : proclamation de l’indépendance de l’Annam et du Tonkin.
Ayant envahi l’Indochine françaiseen 1940, le Japon pousse les États qui la composent à proclamer leur indépendance. En mars 1945, les Japonais attaquent par surprise les unités militaires françaises, prennent le pouvoir, détruisent l’administration coloniale de la France. Profitant de ce coup de force, le 11 mars 1945, l’empereur Bao Daï déclare l’indépendance de l’Annam et du Tonkin. En août, il annonce l’annexion de la Cochinchine.
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le 11 mars 1959 : la France soustrait au commandement de l’OTAN ses forces navales en Méditerranée.
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le 11 mars 1963 : exécution du lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry à la suite de l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle.
Condamné à mort par la Cour militaire de justice, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry est fusillé au fort d’Ivry. Défenseur de l’Algérie française, il a organisé l’attentat du Petit-Clamart contre De Gaulle, le 22 août 1962. Son avocat s’est vu refusé par ce dernier la grâce présidentielle, qui a invoqué la raison d’Etat. Bastien-Thiry est le dernier citoyen français à être exécuté pour des motifs « politiques ».
À 6h40, au fort d’Ivry, le lieutenant-colonel Jean Bastien-Thiry tombe sous la salve d’un peloton d’exécution. Le prêtre qui l’a accompagné retire délicatement le chapelet que le supplicié tient encore entre ses doigts.
Auparavant, dans une cellule voisine de la sienne aménagée en chapelle, Jean Bastien-Thiry a servi la messe célébrée par l’aumônier. Au moment de la communion, il a partagé en deux l’hostie donnée par le prêtre, et a demandé à celui-ci d’en remettre une moitié à son épouse qui, de son côté, veille et prie auprès de son père (Georges Lamirand, ministre de la Jeunesse du Maréchal Pétain, de septembre 1940 à mars 1943). (1)
Témoignage du docteur Petit, médecin-chef des prisons de Fresnes :
« J’ai vu beaucoup de choses, mais je n’oublierai jamais le Colonel servant sa dernière messe avec calme et simplicité – et ce qui m’a le plus stupéfié, c’est que cette messe était chantée : non seulement par le célébrant, mais par le servant… C’était d’une très, très grande beauté – et en même temps d’une extrême discrétion : nul accent dramatique. Je ne sus même pas que l’hostie du Colonel fut partagée pour être donnée aussi à sa femme, quelques heures plus tard… » (2)
Après la messe, alors que les avocats s’agitaient, téléphonaient, voulant arracher la possibilité de surseoir à l’exécution, le docteur Petit converse calmement avec le condamné : « Je le regardai : il rayonnait. Il rayonnait vraiment de bonheur. C’est peut-être fou de dire cela, mais c’est tout à fait l’impression que j’ai eue : il était déjà dans l’Au-delà… alors que nous étions de pauvres garçons déchirés de le voir mourir. » (3)
(1) Jean Bastien-Thiry, Sa vie, ses écrits. Témoignages, Paris, 1973 (disponible auprès du Cercle Jean Bastien-Thiry), p.210
(2) Ibid., p.249
(3) Ibid., p.250
(4) Ibid., p.259 et 257.
Le Valeurs Actuelles du 7 mars 2013 publie un article sur cette exécution où est souligné combien De Gaulle était habité par la fureur. Le président avait même envisagé de faire fusiller le général Jouhaud ; et ce n’est que devant la double menace de démission de Pompidou et Foyer qu’il ne donne pas cet ordre.
Lien de Valeurs Actuelles sur le sujet :
Pour ceux qui veulent lire ou relire la déclaration que fit Jean Bastien-Thiry à son procès.
Enfin, une citation de Charles De Gaulle, dont je n’ai pas trouvé la source :
« Les Français ont besoin de martyrs. II faut qu’ils les choisissent bien. J’aurais pu leur donner un de ces c…rétins de généraux qui jouent au ballon dans la cour de la prison de Tulle. Je leur ai donné Bastien-Thiry. Celui-là, ils pourront en faire un martyr, s’ils le veulent, lorsque j’aurai disparu. II le mérite. »
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le 11 mars 1966 : le gouvernement français adresse à ses partenaires de l’OTAN un aide-mémoire dans lequel il annonce sa décision de soustraire ses forces terrestres et aériennes du commandement intégré de l’Alliance.
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le 11 mars 2001 :Jean-Paul II béatifie 233 religieuses, moines et laïcs, victimes de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1939.
Jean-Paul II est le premier souverain pontife à faire autant de bienheureux d’un seul coup.Pie IX avait béatifié 206 Japonais en 1877.
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le 11 mars 2004 : attaque terroriste à Madrid.
Des attentats sanglants frappent presque simultanément des trains et des gares madrilènes.En pleine heure de pointe, 10 bombes explosent à Madrid tuant 191 personnes et en blessant plus de 1.500.
D’abord attribué au groupe indépendantiste basque ETA par le gouvernement Aznar, cet attentat est en fait imputé au terrorisme islamiste. Trois jours plus tard, lors des élections législatives, les Espagnols ne pardonnent pas à leur gouvernement d’avoir menti et élisent José Luis Zapatero, le chef de l’opposition socialiste.
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le 11 mars 2009 : Nicolas Sarkozy annonce le prochain retour de la France dans le commandement militaire de l’Otan.
Mgr Bordeyne va être nommé président de l’Institut pontifical Jean-Paul-II
Le nom complet est l’Institut pontifical théologique Jean-Paul-II pour les sciences du mariage et de la famille et la nomination n’est pas encore officielle mais elle a été annoncée par l’agence de presse italienne ANSA et confirmé par Mgr Vincenzo Paglia, grand chancelier de cet institut, et devrait pendre effet avant l’été :
« (…) L’Institut pontifical Jean Paul II sur le mariage et la famille est un département universitaire indépendant de l’Université pontificale du Latran, spécialisé dans les questions sociétales, théologiques et bioéthiques qui concernent le mariage et la famille. Fondée en 1981 par le pontife polonais, l’institution continue à explorer ses enseignements sur ces questions et porte son nom depuis 2006 (…)
Mgr Philippe Bordeyne, 61 ans, est un prêtre spécialiste en théologie morale, en herméneutique théologique du concile Vatican II et en œcuménisme. De 2006 à 2011, il a été élu à la tête du Theologicum – la faculté de théologie de Paris – avant d’être nommé doyen de l’Institut catholique de Paris (…)
Son arrivée à Rome n’est pas surprenante: il a été à de nombreuses reprises sollicité par le chef de l’Église catholique. En 2015, il a été nommé expert par le pape François durant le synode sur la famille. En 2018, le pontife a refait appel à lui pour le synode sur les jeunes (…) Il est l’auteur de plusieurs autres ouvrages sur ce thème, notamment Divorcés remariés: ce qui change avec François (Salvator, 2017). »
Le pape François a souhaité modifier la vocation de cet institut, créé en 1981 par saint Jean-Paul II, afin de mieux prendre en compte la complexité de l’existence et les situations concrètes des familles, en intégrant davantage les sciences humaines. Cette « refondation » avait entraîné une polémique comme le rapporte La Croix
« (…) Suivie en 2019 par la publication de nouveaux statuts, sa refondation avait suscité une vive polémique, d’autant qu’elle s’était accompagnée du non-renouvellement de certains professeurs historiques, dont l’ancien président Livio Melina. Certains avaient alors dénoncé une « épuration » tandis que George Weigel, biographe américain de Jean-Paul II, dénonçait un « nouveau sac de Rome » et fustigeait le « vandalisme intellectuel en cours ».
En creux, ces voix, soutenues par une partie des élèves, accusaient le pape François de solder l’héritage de Jean-Paul II et son enseignement sur la théologie du corps, pour lui préférer une approche fondée sur les sciences sociales et donc plus souple à l’égard des « situations irrégulières » – à commencer par le cas des personnes divorcées et remariées (…)
Pierangelo Sequeri, nommé président en 2016 et qui avait été chargé de la mise en œuvre de sa refonte (…) n’a pas réussi à arrêter l’hémorragie des étudiants qui a suivi le changement d’orientation de l’institut. Certains cours auraient perdu 90 % de leurs effectifs tandis que d’autres ont été supprimés faute d’inscrits suffisants (…) »
Cette nomination pourrait relancer la polémique en raison de certaines orientations intellectuelles de Mgr Bordeyne.
En 2017, Thibaud Collin avait longuement critiqué son livre du Père Bordeyne intitulé Divorcés remariés Ce qui change avec François (Salvator, 2017), en raison de la justification de l’admission à la réconciliation sacramentelle et à la communion eucharistique des fidèles remariés ne respectant pas les conditions énoncées par saint Jean Paul II dans Familiaris consortio. Voir la tribune complète sur Aleteia ou des extraits ici.
Mgr Bordeyne laisse d’ailleurs la porte ouverte dans certaines de ses interviews :
« (…) Interrogé sur le point de savoir si cette ouverture ira jusqu’à accorder la communion à des divorcés remariés, le recteur de l’Institut catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, s’est montré prudent : « Ce n’est pas un hasard si ce n’est pas écrit. La fin du chemin n’est pas indiquée », mais « rien n’est fermé » (…) » [source]
« (…) Jusqu’où aller ? Cela n’est pas dit. Et en ce sens, le pape reprend les conclusions du synode. En revanche, il explique ce qu’est un processus de discernement personnel et pastoral, un processus interactif entre le croyant et le prêtre. Quel est le terme du chemin ? D’une part, que chacun trouve la bonne place dans l’Eglise ; d’autre part, que chacun puisse trouver la paix devant Dieu. Et la paix se trouve dans le prolongement du sacrement de baptême (…)
Le chemin n’est pas terminé. Le pape dit clairement qu’il existerait un danger plus grand encore à éviter absolument, à savoir de se jeter les uns aux autres à la figure nos interprétations forcément partielles de la doctrine, et forcément divergentes. En partant du concret de la parole de Dieu et du concret des familles, on peut construire un chemin pragmatique qui permet de parvenir à des consensus (…) » [source]
Mgr Bordeyne avait également choqué en dénigrant clairement le modèle familial traditionnel dans une interview donnée à La Croix en 2016 :
« Traditionnellement, l’Église présente la famille comme « la cellule de base de la société », une formule assez abstraite (…)
La société a besoin de la famille – qui ne s’arrête pas au triangle petit-bourgeois d’un père, une mère et des enfants – parce qu’elle est le lieu où chaque individu grandit comme une personne en relation. Mépriser les familles différentes, ce serait aussi mépriser ce travail de socialisation (…) »
Toujours dans La Croix mais en 2015, il s’était opposé à l’Encyclique Humanae Vitae de Paul VI en ouvrant la voie à la contraception :
« (…) L’Église pourrait admettre une pluralité de chemins pour répondre à l’appel général à maintenir l’ouverture de la sexualité à la transcendance et au don de la vie. Lorsque les couples “ont exercé ou exercent une paternité raisonnable et généreuse” (Congar, 1968) et qu’ils ont discerné devant Dieu leur devoir d’espacer les naissances, une première voie consiste à limiter les rapports conjugaux aux périodes infécondes, telles que les méthodes de régulation naturelle des naissances permettent de les observer. (…)
L’autre voie, dont la licéité morale pourrait être admise et le choix confié à la sagesse des époux, consisterait à user des méthodes contraceptives non abortives. S’ils décident d’introduire cette médecine-là dans l’intimité de leur vie sexuelle, les époux seraient conviés à redoubler d’amour mutuel. Celui-ci est seul à pouvoir humaniser l’usage de la technique, au service d’une “écologie humaine de l’engendrement”.
Par ailleurs, c’est à l’occasion de déclarations polémiques de la militante d’extrême-gauche et membre d’EELV Alice Coffin, que l’on apprenait (avec effroi pour les catholiques) que cette dernière enseignait depuis 8 ans le journalisme au sein même de l’Institut catholique de Paris dirigé par Mgr Bordeyne.
L’institut s’est retrouvé contraint, par la pression médiatique, de la renvoyer. Sans cette polémique, elle y enseignerait sans doute encore puisque son militantisme était connu et assumé par la direction :
« (…) L’élue EELV, fervente activiste lesbienne et féministe est réputée pour son militantisme (…) enseigne l’écriture journaliste à l’Institut catholique de Paris et à l’Université Paris 1. Entre temps, l’activiste est partie aux Etats-Unis « pour étudier le traitement des questions LGBT dans les médias », confie-t-elle au Parisien. En 2013, elle a cofondé l’Association des journalistes LGBT. A la rentrée, sortira son livre Le génie lesbien, aux éditions Grasset. » [source]
« (…) En 2018 déjà, l’Institut avait été interpellé sur Twitter concernant cette enseignante «qui crache sur l’Église, soutient les Femen et leurs actions pro-avortement». Ce qui n’avait pas fait ployer l’école d’enseignement supérieur, qui continuait de présenter Alice Coffin comme une spécialiste «dans le traitement médiatique des questions féministes et LGBT» (…) ». [source]
Les Antifas démasqués
Le livre d’Andy Ngo, Unmasked : Inside Antifa’s Radical Plan to Destroy Democracy (« Les Antifas démasqués – comment ils comptent détruire la démocratie ») n’était pas encore sorti que les militants antifas ont mené une violente campagne pour en empêcher la diffusion. Dans son livre, Ngo discrédite les « bonnes intentions » d’Antifa, un mouvement anarchiste qui n’est ni antifasciste, ni au service des déshérités, ni soucieux des minorités ethniques. Il décrit arsenaux, techniques de combat et clubs de tirs, analyse leur propagande, expose leur littérature.
L’auteur déclare dans l’Incorrect :
Les élus démocrates, comme Ted Wheeler, le maire de Portland, ou Jenny Durkan, le maire de Seattle, ont fermé les yeux sur les exactions antifas et laissé se développer une organisation qui était, il y a quatre ans encore, rudimentaire. Trump, qui considérait les antifas comme des terroristes, n’a pas pu les neutraliser. Aujourd’hui les antifas sont plus puissants et Biden nie leur violence. Je crois au contraire que leurs actions vont s’intensifier. Ils profiteront de la moindre étincelle pour déclencher de nouvelles émeutes. Les antifas ne sont pas si nombreux, plusieurs milliers de militants tout au plus. Mais c’est un mouvement opaque, atomisé en un réseau d’une douzaine de cellules distinctes très organisées. Leur fonctionnement est comparable à celui des islamistes. Ils sont radicaux dans leur rejet des démocraties libérales et, bien qu’athées, sujets à une forme de fondamentalisme, selon la maxime « celui qui n’est pas avec nous est contre nous ». […]
Ce sont de jeunes adultes, entre 18 et 30 ans, blancs pour la plupart. Leur profil socio-économique est divers : les critiques des antifas ont tendance à les caricaturer comme des privilégiés de la classe moyenne. Ce n’est que partiellement vrai. Parmi les antifas arrêtés à Portland, il y avait des universitaires, des journalistes, des infirmières, des avocats, donc pas mal de cols blancs, mais aussi des vagabonds et des gens mentalement instables. Les antifas les utilisent pour gonfler leurs cortèges. Dans la zone autonome, les antifas offraient nourriture gratuite et vêtements, mettaient des logements à disposition. Il y a aussi beaucoup de transgenres parmi les militants. C’est un phénomène récent aux États-Unis : l’idéologie transgenre, extrêmement politisée, a fusionné avec l’extrême gauche.
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Encore un « juge-Soros » à la CEDH ?
La Belgique a proposé trois candidats pour siéger pendant les neuf prochaines années à la Cour européenne des droits de l’homme. Selon Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, l’élection à ce poste de Maïté De Rue, juriste salariée de l’Open Society de George Soros, viendrait renforcer à la Cour le réseau des “juges-Soros” et provoquerait de nouvelles situations de conflits d’intérêts. Extrait de sa tribune publiée dans Valeurs Actuelles :
En septembre 2021, un nouveau juge belge sera élu à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en remplacement de Paul Lemmens dont le mandat s’achève le 12 septembre 2021. Après une procédure de sélection en Belgique, trois candidats ont été choisis. Il s’agit de Maïté De Rue, Frédéric Krenc et Sylvie Sarolea. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) doit maintenant examiner ces trois candidatures et élire celui qui deviendra juge à la CEDH pour un mandat de neuf années. Elle peut aussi choisir de rejeter toute la liste, si elle estime qu’aucun des trois candidats n’est suffisamment qualifié.
Parmi les trois candidats, l’une est salariée de l’Open Society, une autre est une universitaire engagée pour les droits des étrangers, le troisième est un avocat directeur de la Revue trimestrielle des droits de l’homme. Ce dernier semble être le plus compétent et le plus raisonnable. Il est regrettable qu’aucun des candidats ne soit magistrat, à la différence du juge sortant qui fut membre du Conseil d’État belge (1994-2012) ainsi que du Groupe consultatif de la MINUK sur les droits de l’homme au Kosovo.
Maïté De Rue est juriste salariée de l’Open Society Justice Initiative à New York, depuis 2018. Cette organisation, fondée et financée par George Soros, est spécialisée dans le contentieux stratégique auprès des juridictions nationales et internationales, notamment la CEDH. Au sein de cette organisation, Maïté De Rue a notamment soumis un mémoire à la CEDH relatif à la révocation du procureur en chef anticorruption de Roumanie. Auparavant, elle a travaillé douze ans au ministère de la justice belge, notamment en tant qu’adjoint au procureur général,. Maïté De Rue fut membre du cabinet ministériel de Laurette Onkelinx (socialiste), pendant 6 ans. A cette même époque, elle a siégé au sein du Comité européen pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe entre 2011 et 2018. D’après la presse belge, sa candidature a été soutenue par le PS alors que « d’autres candidats aient été invités à ne pas se présenter pour lui laisser toutes ses chances. Parallèlement à cela, son CV est extrêmement faible en comparaison avec d’autres candidats qui sont de véritables maîtres du droit, mais qui n’ont pas été retenus sans raison précise. » (La Libre Belgique, 9 janvier 2021).
Maïté De Rue a publié peu d’articles. En 2014, elle écrivait contre la prison à perpétuité. Dans un article de mai 2020, elle se félicite de la décision prise par certains États de libérer des prisonniers pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Toujours sur cette question carcérale, elle estime que « les prisons devraient être prioritaires pour le vaccin contre le coronavirus ». Elle a aussi critiqué la décision d’une Cour d’appel américaine de rejeter les accusations contre Michael Flynn.
Frédéric Krenc est avocat au barreau de Bruxelles depuis 2002 et juge-arbitre au sein de la Cour belge d’arbitrage pour le sport depuis 2013. En 2005, il est devenu Secrétaire général de l’Institut des droits de l’homme du barreau de Bruxelles. Depuis 2015, il est aussi directeur de la Revue trimestrielle des droits de l’homme, une revue spécialisée dans la présentation quasi officielle de la jurisprudence de la CEDH et dont le comité de rédaction et le conseil scientifique comptent des proches et des membres de la CEDH, dont les trois derniers présidents de la CEDH. Frédéric Krenc est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux articles scientifiques dans le domaine des droits fondamentaux. Entre 2011 et 2016, il était co-directeur de la collection Droit et Justice chez Anthemis, une maison d’édition juridique belge.
Sylvie Sarolea est professeur de droit à l’Université catholique de Louvain depuis 2005. Elle est spécialisée en droit des étrangers et de l’immigration à propos desquels elle a milité et publié plusieurs livres et de nombreux articles. Depuis octobre 2004, elle est aussi avocate au Barreau de Nivelles où elle défend souvent les réfugiés et les migrants, jusque devant la CEDH. Elle s’est exprimée publiquement en faveur d’une plus grande immigration légale. Elle a eu plusieurs engagements notables. Elle a fondé et coordonne depuis 2011 l’Équipe Droits Européens et Migrations (EDEM), une équipe de recherche cofinancée par le fonds européen pour les réfugiés. Elle fut aussi candidate sur une liste écologistes en 2007, Présidente de la Commission étrangers de la Ligue des droits de l’homme (1997-2002) ; Présidente de l’Association pour le droit des étrangers (2002 – 2012) ; Vice-Présidente d’Ulysse, une ONG soutenant la santé mentale des migrants, et membre du Collectif des femmes ASBL, un lieu de rencontres interculturelles entre femmes et de formation « dans une perspective d’égalité des chances ».
Les candidats proposés par le Gouvernement belge sont décevants. Aucun n’est magistrat, et a fortiori n’est issu d’une juridiction suprême. La Belgique compte pourtant des magistrats et des universitaires spécialistes de renommée mondiale, tels Olivier De Schutter et Louis-Léon Christians, mais peut-être ne sont-ils pas assez progressistes pour l’actuel Gouvernement belge. […]


« (…) L’Institut pontifical Jean Paul II sur le mariage et la famille est un département universitaire indépendant de l’Université pontificale du Latran, spécialisé dans les questions sociétales, théologiques et bioéthiques qui concernent le mariage et la famille. Fondée en 1981 par le pontife polonais, l’institution continue à explorer ses enseignements sur ces questions et porte son nom depuis 2006 (…)
« (…) Interrogé sur le point de savoir si cette ouverture ira jusqu’à accorder la communion à des divorcés remariés, le recteur de l’Institut catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, s’est montré prudent : « Ce n’est pas un hasard si ce n’est pas écrit. La fin du chemin n’est pas indiquée », mais « rien n’est fermé » (…) » [
« (…) L’élue EELV, fervente activiste lesbienne et féministe est réputée pour son militantisme (…) enseigne l’écriture journaliste à l’Institut catholique de Paris et à l’Université Paris 1. Entre temps, l’activiste est partie aux Etats-Unis « pour étudier le traitement des questions LGBT dans les médias », confie-t-elle au Parisien. En 2013, elle a cofondé l’Association des journalistes LGBT. A la rentrée, sortira son livre Le génie lesbien, aux éditions Grasset. » [