Les évêques canadiens (et américains) déconseillent les vaccins Astra Zeneca et Johnson & Johnson
La Conférence des évêques catholiques du Canada déconseillent l’utilisation des vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, ces derniers ayant été conçus à partir de « lignées cellulaires dérivées de l’avortement » :
«Le fait que Santé Canada a récemment autorisé les vaccins d’Astra Zeneca et de Johnson & Johnson contre la COVID-19 incite des catholiques à se demander s’il est moralement acceptable de recevoir des vaccins dont le développement, la production ou l’expérimentation clinique ont comporté l’utilisation de lignées cellulaires dérivées de l’avortement», a-t-elle souligné dans une déclaration qui prône «le caractère sacré de la vie humaine et sa dignité intrinsèque».
La conférence des évêques du Canada a tout aussi bien reproché aux fabricants des vaccins de Pfizer et de Moderna d’avoir fait usage de «lignées cellulaires non éthiques» dans certaines procédures d’expérimentation clinique. Cependant, elle a estimé que ces deux vaccins étaient «néanmoins moralement acceptables pour les catholiques, car le lien avec l’avortement est extrêmement minime».
«Si l’on a le choix entre différents vaccins, il faut toujours préférer et choisir le vaccin le moins lié à des lignées cellulaires dérivées de l’avortement, lorsque c’est possible», a recommandé la CECC, tout en reconnaissant que «la décision de recevoir un vaccin relève de la conscience personnelle».
Aux Etats-Unis, certains évêques déconseillent quant à eux le vaccin Johnson & Johnson :
« (…) La Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (…) conseille dans un communiqué aux fidèles de favoriser, lorsque cela est possible, les sérums développés par Moderna et Pfizer/BioNTech.
Comme l’explique CNN qui se fait écho de l’affaire, six diocèses du pays se sont rangé derrière l’avis de la Conférence. En cause, des « préoccupations morales » à propos de l’utilisation lors du processus de création du vaccin Johnson & Johnson de cellules cultivées en laboratoire prélevées dans des tissus de foetus avortés. Dans ce même communiqué, les hommes de foi soulignent cependant qu’il serait tout de même « moralement acceptable » de se faire immuniser par ce biais si aucun autre choix n’était possible »
La Congrégation de la Doctrine de la Foi s’est prononcé sur ce sujet dans un communiqué du 2 mars.
“Les vaccins de Pfizer et Moderna soulèvent des questions parce que des cellules dérivées de fœtus ont été utilisées pour les tester, mais pas dans leur production. Le vaccin Johnson & Johnson lui, a été testé et produit avec ces cellules, ce qui est à l’origine de préoccupations morales” écrit la Congrégation de la Doctrine de la Foi (…)
En l’absence d’un vaccin ”qui soit responsable du point de vue éthique” disponible sur le sol américain pour l’instant, la Congrégation précise qu’il est “moralement acceptable” d’en recevoir un qui ait un lien avec des cellules de fœtus. Elle encourage à se faire vacciner, au nom du “bien commun” pour endiguer la pandémie.
Mais, ajoute-t-elle dans la foulée, “s’il est possible de choisir entre des vaccins équivalents en termes d’efficacité, le vaccin le moins en relation possible avec des cellules de fœtus doit être préféré. Ainsi, si quelqu’un a la possibilité de choisir son vaccin, ceux de Pfizer et Moderna doivent être privilégiés face à celui de Johnson & Johnson.”
Loi confortant les principes de la République : les églises chrétiennes dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, et le métropolite (orthodoxe) Emmanuel Adamakis signent une tribune dans le Figaro pour exprimer leur inquiétude d’une remise en cause de la liberté religieuse et même une atteinte aux libertés fondamentales dans le projet de loi «qui vise à conforter les principes de la République», anciennement dénommé «projet de loi séparatisme». Extraits :
« (…) Par sa logique interne […] ce projet de loi risque de porter atteinte aux libertés fondamentales que sont la liberté de culte, d’association, d’enseignement et même à la liberté d’opinion malmenée déjà par une police de la pensée qui s’installe de plus en plus dans l’espace commun (…) Tournant le dos à la séparation des Eglises et de l’Etat opérée par la loi de 1905, l’État en vient à s’immiscer dans la qualification de ce qui est cultuel et dans son fonctionnement (…)
D’une loi de 1905 qui laisse la liberté de culte s’exercer, on fait une loi de contraintes et de contrôles multipliés : contrôle systématique par le préfet tous les cinq ans de la qualité cultuelle (d’une association, ndlr), contrôle redoublé des activités et des propos tenus au-delà de celui qui s’exerce dans les autres secteurs de la vie associative, contrôle des financements venus de l’étranger et des ressources des associations cultuelles, redoublement de l’engagement républicain de quiconque voudra mener une activité avec l’aide de subventions publiques (…)
A quoi sert-il de compliquer la vie des associations cultuelles prévues par la loi de 1905 ? Pense-t-on sérieusement que ceux et celles qui veulent vivre à part dans la République en en contestant les fondements vont rejoindre un statut officiel, soumis perpétuellement au regard des préfets ? (…) la loi de 1905 a […] prévu des limites, des contrôles et des peines. On peut réaffirmer les premières, mettre en œuvre les seconds, adapter les dernières (…)
Découvrir les Psaumes
L’abbé Patrick Troadec, qui a enseigné en séminaire, a déjà publié chez Via Romana une douzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il vient de publier Prier avec les Psaumes, pour nous aider à lire les psaumes. Ce petit manuel s’appuie sur les commentaires des Pères de l’Église et de théologiens pour décrypter le langage, pas toujours évident, des psaumes. Il commente ainsi des versets décrivant la Passion, la Résurrection et l’Ascension de Jésus-Christ. Il décrit également le mystère de l’Église, de l’Eucharistie, les merveilles du Ciel et la perception que le Psalmiste a de la Loi de Dieu.
Il permet ainsi au lecteur pénétrer plus profondément dans la signification de l’Ecriture Sainte, rappelant notamment que la Sainte Ecriture se lit avec… la Sainte Ecriture, ce qui permet de goûter la richesse de l’Office divin tout en approfondissant de façon agréable les bases du catéchisme puisque l’on y parle des articles du Credo, des vertus chrétiennes, mais aussi de la prière, des sacrements et des fins dernières…
Au fil des pages, le lecteur mesure à quel point les psaumes sont prophétiques, inspirés, et est ainsi encouragé à mieux aimer l’Église et à chanter avec le Psalmiste les louanges de Dieu.
La France est sous le seuil de renouvellement des générations depuis 40 ans mais a pourtant gagné 10 millions d’habitants
Marion Maréchal était invitée à débattre au sein de la prestigieuse école HEC et a pu donner des éléments de réponse à ce fait démographique étrange qui n’a rien à voir avec le grand remplacement :
📺 @MarionMarechal : « Derrière les termes polémiques de #GrandRemplacement il y a une réalité : nous sommes censés être sous le seuil de renouvellement des générations depuis 40 ans mais nous avons gagné 10 millions d’habitants sur cette période »#MarionMarechal @hecdebats pic.twitter.com/OQ7ZKQSd7y
— Audace (@CercleAudace) March 9, 2021
« L’Église aime les femmes parce qu’elle a toujours vu dans l’idéal féminin le lieu propre de l’accueil et du don »
Le père Danziec offre aux lecteurs de Valeurs actuelles un très beau texte sur les femmes, le féminisme et sa place dans l’Eglise. Extraits :
Nous sommes près de vingt ans en arrière. Quasiment une génération. Le pape Jean-Paul II effectue alors son dernier pèlerinage à Lourdes. Lors de son homélie, à l’occasion de la messe du 15 août qui fête l’Assomption de la Vierge Marie, il souligne avec force la mission particulière qui revient à la femme : « Être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du cœur. » En une époque déjà passablement traversée par le matérialisme et la sécularisation, le pape polonais lançait, en prophète, à la foule : « A vous, les femmes, il revient d’être des sentinelles de l’Invisible ! »
Sentinelles de l’Invisible. Protectrices d’un trésor. Veilleuses qui se tiennent debout. Qui couvent et qui protègent. Qui transmettent aussi. La grandeur de la femme, n’en déplaise aux féministes les plus radicales, ne se mesure pas à ses droits mais aux privilèges de son cœur. Un cœur que la gent féminine possède large, et souvent généreux. Le bon sens populaire – auquel il est toujours précieux de se référer lorsque les repères deviennent flous – ne parle-t-il pas de sensibilité féminine ou d’intuition maternelle ? Cette dynamique de tendresse et de justice à la fois, ce mélange de capacité contemplative et de disponibilité à se tourner vers les autres dit beaucoup de l’identité féminine. Le défi présent de la condition de la femme ne réside pas tant dans la défense exacerbée de ses droits que dans l’affirmation apaisée de sa vocation. Une vocation à l’amour, à la douceur et au service. La définition du sacré donnée par Gustave Thibon pourrait tout à fait convenir à la femme : « Ce que l’on n’ose toucher et qui pourtant nous saisit tout entier. » Oui, l’Eglise aime les femmes parce qu’elle a toujours vu dans l’idéal féminin le lieu propre de l’accueil et du don. C’est en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de son existence. Son identité intime, qui fait d’elle un écrin dans le but de donner la vie, la structure en profondeur.
A l’inverse, vouloir faire de la femme un “homme comme un autre” revient non seulement à nier leurs différences de nature, mais, plus dramatiquement, à se dresser contre elles (…) Si la guerre des sexes consiste à établir une parité forcée dans de (trop) nombreux corps de métier, l’écueil principal de la condition féminine se situe dans la négation, ou la mise sous le boisseau, de ce qui lui est anthropologiquement propre : la maternité. Cet apanage incontestable, le professeur Jérôme Lejeune l’évoquait avec poésie : « Les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. »
(…) Comment l’Eglise ne pourrait-elle pas apprécier la capacité si instinctive des femmes à mettre du sacré dans l’amour ? A l’élever et le préserver avec naturel ? Sainte Hélène, mère de Constantin, et sainte Monique, mère d’Augustin d’Hippone, peuvent, par leurs larmes, en témoigner.
En plaçant sur les autels reines et princesses, qui ont contenu ou combattu les excès de leur mari ou de leurs fils, l’Eglise s’est attachée par-là à honorer la noblesse de caractère de ces femmes fortes. Clotilde qui dompte Clovis, Mathilde qui adoucit le duc de Saxe, Cunégonde qui participe à la sainteté d’Henri de Bavière, Blanche de Castille cheville ouvrière dans l’édification de saint Louis, Elisabeth du Portugal qui pardonne les errements de son époux Denis 1er et pacifie son fils Alphonse révolté, les exemples sont nombreux. Pour compléter le tableau, il n’y aurait qu’à se reporter au florilège d’envergure que Benoît XVI a offert au cours de ses audiences du mercredi, entre 2010 et 2011, sur la sainteté féminine, de sainte Hildegarde à Thérèse d’Avila en passant par Jeanne d’Arc et tant d’autres.
A dire vrai, la vision chrétienne de la femme lui garantit d’être considérée à sa juste valeur. Le progressisme voudrait faire de la femme l’égale de l’homme, le féminisme s’évertue à en faire sa rivale. Le christianisme se limite, de son côté, à chanter la complémentarité des sexes. Celle où s’exercent les vertus de renoncement et d’oubli de soi, les joies du dépassement et de l’émerveillement, les plaisirs de la transmission et des échanges. La femme adoucit l’homme et le pousse à se transcender. L’homme la protège et lui offre la sécurité affective en la respectant. Plus que les droits de la femme ou les errements des hommes, il s’agirait plutôt de rappeler les devoirs de chacun d’eux. Ceux de courtoisie et de délicatesse, d’oubli de soi et d’amour chaste (…)
Pour cette journaliste du Monde, combattre l’islamisme c’est « incendier la société française »
Jordan Bardella a remis en place Françoise Fressoz, journaliste au Monde, qui l’accusait de vouloir « incendier la société française » avec les propositions du RN contre l’islamisme.
En décidant d’attaquer l’idéologie islamiste, on me reproche au cours de l’émission de vouloir « incendier la société française ». Je vous laisse constater ce déni de réalité par vous-mêmes ⤵️ pic.twitter.com/rb9v4OApS4
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 8, 2021
Ces « journalistes » se rendent-ils compte qu’ils sont dans un déni incroyable de la réalité que vivent les Français et que leur « journalisme » n’est que du militantisme d’extrême gauche ?
« Le localisme, ça finit par le racisme » : la nouvelle bêtise est signée Eric Dupond-Moretti
Eric Dupond-Moretti ressent une telle haine à l’égard du RN qu’il en arrive à dire vraiment n’importe quoi.
Eric Dupond-Moretti sur les propositions écologistes de @MLP_officiel : « Ça commence par le localisme, ça finit par le racisme »#Europe1 pic.twitter.com/eXJWTtJVPa
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) March 9, 2021
Marianne l’a démasqué :
Il faudra trouver mieux pour « rediaboliser » le Rassemblement national. Invité d’Europe 1 ce mardi 9 mars, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a fait un sort aux propositions écologiques de Marine Le Pen, que la présidente du Rassemblement national a présenté devant la presse ce matin. Dans le collimateur de l’ancien avocat pénaliste : le localisme, cette doctrine consistant à privilégier des produits de proximité, par exemple concrétisée par les fameux circuits courts. « Ça commence par le localisme, ça finit par le racisme« , lance Eric Dupond-Moretti. Une attaque à l’emporte-pièce, à ce point caricaturale qu’elle finit par totalement par manquer sa cible (…)
La réaction du ministre de la Justice n’en est pas moins pavlovienne. « En réalité, on sent là l’ADN du Front national – pardon, du Rassemblement national. Le localisme, c’est l’autarcie, le repli sur soi, la fermeture, d’accord ? Et la xénophobie n’est jamais très loin de tout ça« , assure-t-il. Comme chacun sait, l’importation d’avocats d’Amérique latine est d’ailleurs un instrument puissant de fraternisation entre les peuples, tandis que les carottes du coin instillent dans les cœurs une vision maurrassienne de la société (…)
Il faut surtout souligner que c’est donc parce que l’idée est émise par le Rassemblement national qu’elle est mauvaise, et non parce qu’elle l’est en soi. De là à y voir un signe de l’inquiétude de la macronie quant à la fin du barrage électoral systématique de la gauche contre le Rassemblement national, il n’y a qu’un pas (…)
« C’est une vision microscopique des problèmes environnementaux, insiste encore le garde des Sceaux. Je vais vous donner un exemple : les vidéos en streaming génèrent plus de gaz à effet de serre que l’Espagne toute entière. Alors vous m’expliquerez comment avec du localisme on règle ces questions. » Réguler les effets environnementaux de la mondialisation ne semble pas être un enjeu à la hauteur de l’ambition environnementale d’Eric Dupond-Moretti. Rappelons tout de même qu’entre l’interdiction du plastique jetable en 2040, les piétinements sur l’interdiction des pesticides et les concessions sur l’interdiction des vols intérieurs, le bilan écologique du gouvernement est lui aussi « microscopique« .
Europe Écologie Les Verts (EELV) : derniers dinosaures de l’écologisme radical ?
Alors que certains écologistes européens commencent à modifier leur approche du nucléaire ou des OGM, EELV semble s’arque-bouter sur des positions caricaturales et désastreuses pour l’avenir de la France. Extrait d’une tribune de Nathalie MP Meyer :
« (…) nos élus Europe Écologie Les Verts sont en bonne voie de devenir les derniers dinosaures d’un écologisme ridicule et radical dont d’autres partis verts européens commencent à s’éloigner, notamment sur les questions fondamentales du nucléaire et des OGM.
Tout ragaillardis d’avoir fait déferler l’apparence d’une vague verte historique sur les élections européennes de 2019 et municipales de 2020, nos écologistes français ont brillamment réussi à installer l’écologie nationale dans tout ce qu’elle a de plus bouffonnement dogmatique, à grand renfort de mesures d’affichage plus navrantes les unes que les autres sur la fin de « l’arbre mort » de Noël à Bordeaux ou l’instauration d’un « budget genré » à Lyon. Il va sans dire que derrière ces distrayantes galéjades municipales, les grandes luttes de l’écologisme radical qui donnent des raisons de vivre à José Bové, Nicolas Hulot et Barbara Pompili sont plus que jamais d’actualité.
Pour nos écologistes de combat, c’est-à-dire pour tous ceux qui répètent en boucle et en substance : « le climat est en danger, les abeilles sont en danger, la fin du monde est proche et il faut d’urgence sauver ce qui peut encore l’être », rien n’est pire que le nucléaire, les OGM, le glyphosate et, naturellement le terrible CO2 qui détermine le non moins effroyable réchauffement qui va tous nous engloutir à brève échéance dans les eaux tumultueuses des océans ou la fournaise accablante de terres en désertification croissante.
Petit problème de cohérence cependant, qui trahit la nature essentiellement idéologique de ce combat : il se trouve que l’électricité nucléaire est justement une énergie idéalement décarbonée et pilotable qui devrait intéresser quiconque aurait le projet sérieux de faire baisser la part des énergies fossiles dans le mix énergétique sans compromettre la sécurité de l’approvisionnement électrique des entreprises et des ménages. De plus, les catastrophes nucléaires sont rares, même si Greenpeace France persiste à citer faussement comme tel le tsunami de Fukushima, et le traitement des déchets est de mieux en mieux appréhendé, même si le même Greenpeace et EELV s’opposent furieusement à la technique de l’enfouissement des plus radioactifs d’entre eux en couche géologique profonde.
Quant aux OGM, il se pourrait bien qu’ils soient tout indiqués dans une optique d’améliorations génétiques des plantes afin de leur permettre de résister à la chaleur et à la sécheresse annoncées, sans compter leurs multiples avantages pour le développement humain, par exemple le riz doré pour combattre les carences graves en vitamine A (…)
Il apparaît aujourd’hui que le nucléaire comme les OGM sont jugés dignes d’être reconsidérés à l’aune des vrais objectifs poursuivis par deux partis écologistes européens de premier plan – l’allemand pour les OGM et le finlandais pour le nucléaire. Donc en juin 2020, plusieurs élus de premier plan du parti Vert allemand ont publié une tribune commentée par la Süddeutsche Zeitung demandant à leur parti de repenser son attitude trop bloquée vis-à-vis du génie génétique et aussi en ce qui concerne l’interprétation du principe de précaution. Faute de quoi, ont-ils écrit, « l’avenir sera discuté sans nous. » (…) Puis en novembre 2020, ce sont les Verts finlandais qui ont fait part de leur intérêt pour l’énergie nucléaire. L’idée serait de sortir du charbon à l’horizon 2030 en faisant passer le nucléaire de 30 % à 50 % de la production d’électricité.
S’ils restent opposés aux installations les plus vastes telles que l’EPR en cours de construction par Areva, ils ont expliqué qu’ils « n’étaient pas catégoriquement contre la construction de petits réacteurs nucléaires comme moyen de lutter contre le changement climatique ». Plusieurs candidats verts aux élections municipales d’avril prochain encouragent même le remplacement du chauffage urbain au charbon ou au fuel par des mini-centrales nucléaires modulaires. Quant aux déchets hautement radioactifs, pas de problème, ils sont d’accord pour qu’ils soient enterrés en couche géologique profonde sur le site d’Onkalo (à proximité de l’EPR d’Areva) dont la construction devrait démarrer sous peu.
Pendant ce temps, en France, l’influence des écologistes a abouti à la situation inverse :
- Fermeture définitive des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, équipement financièrement amorti et en parfait état de marche, quitte à avoir dû rallumer cet automne nos quatre centrales à charbon pour compenser ce manque, ainsi que l’absence de vent ayant réduit nos éoliennes à l’inactivité.
- Réduction du nucléaire de 75 % à 50 % de l’électricité à l’horizon 2035, soit 14 réacteurs au total, au profit du solaire et de l’éolien, énergies très intermittentes, non pilotables et pas si écologiques que ça.
- Enlisement du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires qui a tourné en outre à la catastrophe budgétaire étatique.
- Et, comble de la démagogie, mise sur pied d’une Convention prétendument citoyenne sur le climat qui recrache bien gentiment tous les poncifs écolos les plus rétrogrades dans des effusions d’autoritarisme des plus inquiétantes.
Le constat final est tristement évident : la France et ses Verts vont finir par prendre un retard considérable par rapport à des pays qui sont en train d’inscrire leur préoccupation écologique dans une perspective de développement compatible avec les évolutions scientifiques et technologiques les plus avancées. Ça promet.
François-Xavier Bellamy : « L’État ne réformera pas l’islam »
Interrogé dans l’Incorrect, François-Xavier Bellamy dénonce la nouvelle loi de séparation :
L’État ne réformera pas l’islam. L’État n’organisera pas l’islam. Projeter cela, ce serait se méprendre sur la nature de cette religion, qui ne connaît pas une structuration semblable à celle de l’Eglise par exemple. Par ailleurs, il y aurait un abus de pouvoir dans l’idée que l’on va intervenir de l’extérieur dans le culte musulman : nous n’avons pas à dire ce qu’un musulman a le droit de croire ou de ne pas croire, ce qu’il doit penser ou ne pas penser. Sans compter que cet abus de pouvoir ne fonctionnera pas. Je l’ai vécu comme prof et comme élu local : la montée de la radicalité chez beaucoup de jeunes musulmans fait que les responsables qui s’accordent avec les institutions se trouvent de facto discrédités. Une immense majorité des croyants refuseront logiquement d’adhérer à des dogmes négociés avec l’Etat… Nous n’avons rien à gagner à entrer dans cette logique. […]
Je ne me suis pas engagé en politique parce que tout allait bien, et je ne me suis pas engagé à droite parce que la droite avait tout réussi. Je me suis engagé justement parce que je crois qu’il est nécessaire que cette prise de conscience puisse avoir lieu à l’intérieur de la droite. La grande fragilité de la droite aujourd’hui, sa fragilité politique et électorale, vient de la profonde déception de beaucoup d’électeurs qui lui reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses. Pendant toute la campagne des élections européennes, j’ai entendu des gens me dire : « Ce que vous dites est très bien, mais on ne se fera pas avoir une nouvelle fois ». Il y a une corrélation très claire entre le fait que la droite, lorsqu’elle était au pouvoir, n’a pas été à la hauteur des engagements qu’elle avait pris, et le discrédit qu’elle subit aujourd’hui.
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Avortement : témoignage, Planning familial, liberté, pilules… Un dossier complet de L’Incorrect
Le numéro de mars de L’Incorrect consacre un dossier conséquent sur l’avortement. On y trouve des témoignages de mères, poussées à avorter, faute d’alternative ou de soutien, réduisant le slogan « mon corps mon choix » à un mensonge :
« J’y suis allée : à l’intérieur tout était rose et vert, très “girly”. J’ai expliqué que mon compagnon voulait que l’on garde l’enfant, mais que je ne savais pas quoi faire, car j’étais complètement paniquée. Je lui ai dit que j’avais peur d’une rupture et de me retrouver seule avec l’enfant. Durant tout l’entretien, la conseillère me répétait qu’elle ne voulait pas me pousser à l’IVG, que c’était “mon corps, mon choix”, mais elle ne me présentait aucune aide sociale, ni aucun recours ».
« J’ai été reçue par une animatrice. Je lui ai dit que j’étais là car je n’avais pas le choix, mais que je ne voulais pas avorter. Elle m’a dit plusieurs fois que personne ne pouvait m’y obliger, que légalement la décision m’appartenait. “Vous avez le choix, c’est votre corps, c’est vous qui décidez de le garder ou de ne pas le garder”. Elle a ajouté qu’il fallait considérer la situation dans laquelle je garderais l’enfant et a terminé : “a priori toute seule, sans soutien” ».
Un article est consacré à la nébuleuse du Planning familial :
[…] Comment trouve-t-elle l’argent nécessaire à son fonctionnement ? En tant qu’association recevant plus de 153 000 € de subventions de la part d’une administration, le Planning familial est dans l’obligation de publier ses comptes. Or, il est impossible d’y avoir accès, ni sur le site de l’association ni nulle part ailleurs. Premier problème. Le planning n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations, impossible d’en savoir plus en se renseignant directement à la source. Deuxième problème. […] L’impossibilité de trouver les comptes du Planning familial pose des questions plus graves. L’association toucherait-elle de l’argent de la part de laboratoires ? Clara une sage-femme qui a travaillé dans un planning familial nous explique « Une fois le fœtus avorté, on le met dans un sac jaune “déchets biologiques” qui est ensuite récupéré par un laboratoire ». Rappelez-vous le scandale de 2015 : le Planning familial américain avait été pris en flagrant délit de trafic d’organes de fœtus avortés avec des laboratoires. […]
Autre témoignage glaçant :
« Quelque chose est tombé sur le carrelage. On m’avait dit “à ce stade c’est juste un amas de cellules”. Mais en réalité ce que j’ai vu c’était bien un mini bébé avec une petite tête, des petites mains, des débuts de pieds, et deux points noirs pour les yeux ». Elle ramène son enfant à l’hôpital dans le flacon de recueillement et demande aux infirmières s’il s’agit bien de son enfant. « Elles m’ont ri au nez et l’ont jeté à la poubelle. C’était mon premier enfant qui a été jeté dans une poubelle ». À la suite de cela, Rose plonge en enfer. Elle tombe en grave dépression, et pleure nuit et jour durant neuf mois. Elle est abandonnée par son compagnon. Sa vie sera parsemée de périodes de grande souffrance dont une fausse couche lors de sa deuxième grossesse.
Un autre article se penche sur la sociologie des mères qui avortent :
En l’occurrence, les femmes jeunes, célibataires, à faibles revenus et vivant dans des régions pauvres.
Liberté de choix ? C’est bidon :
La même étude établit une corrélation très claire entre le niveau de revenus et le taux de recours à l’avortement : plus une personne est pauvre, plus elle a de chance d’avorter – ceci n’étant que peu lié à un difficile accès à la contraception, puisque trois femmes avortant sur quatre sont sous contraception.
Contraception, parlons-en.
Le paradoxe contraceptif est donc entier : comment expliquer que la plus grande couverture contraceptive s’accompagne ces trente dernières années d’une hausse très claire du recours à l’avortement ? En d’autres termes, comment une meilleure maîtrise de la procréation – donc une part moins importante de grossesses imprévues, qui sont passées de 60 % en 1975 à 35 % en 2014 – peut-elle déboucher sur une hausse en absolu du nombre d’avortements ? Ce paradoxe apparent est d’ailleurs partagé dans les autres pays européens, où il y a corrélation claire entre taux de contraception et recours à l’avortement. Plutôt que de le réduire, la contraception pourrait bien favoriser l’avortement par l’évolution des comportements qu’elle provoque. En ce sens, l’argument avancé par le Planning familial d’un difficile accès matériel à la contraception est marginal, d’autant que près de 75 % des femmes qui avortent sont tombées enceintes tout en ayant recours à la contraception en 2010 d’après l’Inspection générale des affaires sociales. La raison statistique est claire : une hausse de la propension à recourir à l’avortement en cas de grossesse imprévue, de sorte que la diminution du nombre de grossesses imprévues est statistiquement compensée par l’augmentation du recours à l’avortement dans ces situations. […]
Dès lors, toute grossesse subie, qui n’est pas le fruit du bon vouloir et qui échappe à la pleine maîtrise individuelle, est jugée inacceptable, car affront fait à l’individu libre et à sa pleine dignité. En ce sens, il y a encore continuité entre contraception et avortement, puisque poursuite d’une même logique – celle de la « maternité lucide » avancée par de Gaulle et Neuwirth – avec des moyens ex-post autrement différents, rendus possibles par la négation des droits naturels de l’embryon. Toute grossesse imprévue doit alors de facto être avortée, avortement qui n’est plus même considéré comme un mal en soi puisqu’aboutissement « d’un monde où la fertilité est maîtrisée », ce qui explique qu’« aucune politique de prévention qui essayerait de faire baisser le nombre d’avortements ne soit mise en place ».
Le mensuel s’intéresse à Frederik Paulsen, milliardaire suédois, spécialiste de la lutte contre l’infertilité, résident fiscal suisse et ami de Poutine, qui détient 100 % du marché français des pilules abortives : Ferring, Linepharma, Nordic Pharma et Amring.
Enfin, un reportage clôt le dossier sur l’association Magnificat, qui accueille des futures mères en difficulté, pour leur permettre une grossesse sereine et une vraie préparation à la vie de maman.
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Teresita, 10 ans, missionnaire sur son lit d’hôpital
Teresita Castillo de Diego, 10 ans, était atteinte d’une tumeur à la tête. La petite fille est décédée dimanche 7 mars à Madrid, mais son histoire, son témoignage de foi et d’amour pour l’Église et sa mission ont ému l’Espagne.
Le vicaire épiscopal de l’archidiocèse de Madrid, qui l’a visitée à l’hôpital, raconte dans une lettre adressée à tous les fidèles, que ce jour-là, après avoir célébré la messe à l’hôpital, les aumôniers lui ont proposé de rendre visite à une jeune fille gravement malade qui avait une opération programmée le lendemain pour enlever une tumeur à la tête.
«Nous sommes arrivés à l’USI correctement équipés, j’ai salué les médecins et les infirmières, puis ils m’ont emmené dans la chambre de Teresita, qui était à côté de sa mère Teresa. Un bandage blanc entourait toute sa tête, mais son visage était suffisamment dénudé pour percevoir un visage vraiment brillant et exceptionnel ».
La fille a demandé:
«Vous m’apportez Jésus, n’est-ce pas?» «Vous savez quoi? J’aime beaucoup Jésus ».
À ce moment-là, la mère est intervenue dans la conversation et a dit à sa fille:
« Dis à Ángel ce que tu veux être. »
Teresita a répondu:
« Je veux être missionnaire. »
Le Père Ángel a été choqué par la réponse, «totalement inattendue pour moi».
« Prenant de la force là où je n’avais pas, à cause de l’émotion que la réponse a produit en moi, je lui dis: ‘Teresita, je fais de vous une missionnaire de l’Eglise en ce moment, et cet après-midi je vous apporterai le document qui l’accrédite ainsi que la croix missionnaire.' »
Le père Ángel a ensuite administré le sacrement des malades et lui a donné la communion et la bénédiction apostolique du pape François.
«C’était un moment de prière, extrêmement simple, mais profondément surnaturel. Nous avons été rejoints par des infirmières qui ont spontanément pris des photos de nous, totalement inattendues pour moi, et qui resteront comme un souvenir indélébile. Nous nous sommes dit au revoir pendant qu’elle, avec sa mère, continuait à prier et à remercier ».
Le même jour, le Père Ángel élabore l’office missionnaire «sous un parchemin». Puis il a pris la croix du missionnaire «et à cinq heures de l’après-midi, je suis retournée à l’hôpital de La Paz. Les aumôniers m’attendaient et nous sommes allés directement à l’USI ».
«Dès que sa mère me voit, elle dit à voix haute:« Teresita, je ne peux pas y croire! M. Vicario vient avec le cadeau pour vous »». La fille a pris le document et la croix dans ses mains, et a demandé à sa mère de l’accrocher près du lit: «Mettez cette croix sur la barre pour que je puisse bien la voir, et demain je l’emmènerai au bloc opératoire. Je suis déjà missionnaire ».

La maladie de Teresita a commencé en 2015, lorsque la tumeur a été détectée. Le traitement initial, avec une intervention chirurgicale pour enlever la tumeur et une chimiothérapie pendant un an, a été un succès. Cependant, en 2018, la tumeur a de nouveau augmenté. Elle a dû subir une nouvelle opération et un nouveau traitement en Suisse. Un accident de jeu à la fin de 2020 l’a ramenée à l’hôpital et le 2 janvier, elle a été à nouveau admise en raison de graves maux de tête. Cependant, la chirurgie n’a pas pu être réalisée en raison d’une complication médicale. Sa tête a dû être drainée pour réduire l’hydrocéphalie. Comme si cela ne suffisait pas, Teresita et sa mère ont été testées positives au coronavirus, elles ont donc dû être isolées. La valve a commencé à tomber en panne, elle était bouchée et cela lui a causé une grande douleur. Pendant ce temps, la tumeur a continué à se développer sans possibilité de chirurgie. Teresita a vécu cette situation avec sa forte spiritualité. Sa mère indique :
« Comme elle lui avait offert ses souffrances, elle pensait que Jésus en profitait pour sauver plus d’âmes »
Elle cite ces paroles de la jeune fille:
« J’offre pour les gens; par exemple, pour quelqu’un qui est malade, pour les prêtres ».
Dans ses dernières semaines de vie, Teresita «était comme une femme crucifiée», a exprimé la mère, une sensation qui s’est prononcée lorsque, étant donné son incapacité à boire de l’eau, les infirmières lui ont mis de la gaze imbibée d’eau dans sa bouche. Mais, en même temps, son empressement à être missionnaire s’est accru: «Je veux être missionnaire», «Je veux vivre pour Jésus».
Carmen Apounts, une femme au service de sa famille, de la Francophonie et des réfugiés
Deuxième partie de notre trilogie : Le F de la Femme, de la Foi, et, de la Francophonie
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
En Arménie, à 38 ans, Carmen est responsable du Centre Culturel Francophone de Goris. Elle se passionne pour la culture et la langue française depuis toute petite. En cette journée internationale de la femme, elle donne sa vision de la femme au service de la famille, de la Francophonie et des réfugiés.

Sur la vieille place de Goris, où une représentation de la Tour Eiffel d’une hauteur de 5 m est exposée en guise de bienvenue, se trouve le Centre Culturel Francophone. A l’intérieur une dizaine d’enfants est venue suivre les cours de langue française, et, développer leur connaissance culturelle et historique. Carmen entourée de son équipe anime l’ensemble. Née à Goris, cette mère de famille de trois enfants est fière de présenter le centre. « Ici, dit-elle, nous sommes dans la capitale de la francophonie en Arménie. Le français est enseigné dans toutes les écoles de la ville et dans la dizaine de villages alentours. » Carmen est toujours restée au pays. Elle est née dans cette ville de 23 000 habitants. Goris est reconnue pour être un petit paradis pour les touristes, qui normalement viennent par milliers chaque été. Mais depuis la pandémie, et, la guerre contre l’Azerbaïdjan, la ville s’est endormie, presque repliée sur elle-même.
« La femme est forte en Arménie »
Carmen se rappelle avoir hébergé une dizaine de réfugiés dans son appartement familial.
« Ici, à Goris, nous entendions les bombardements, et, nous avons vu les premiers réfugiés arriver. Nous avons hébergé 13 personnes de 3 familles différentes. Cette guerre a été terrible, rapide et a fait des dizaines de milliers de réfugiés qui ont dû quitter leurs terres ancestrales. »
A l’heure où le monde entier fête la journée internationale de la femme, Carmen, qui a vu des femmes seules avec leurs enfants s’interroge.
« Quand j’ai vu ces femmes arriver sans leur mari, de Chuchi et des environs, avec leurs enfants, ma souffrance était à son comble. J’ai vécu les trois guerres contre l’Artsakh, celle de 1992 était victorieuse. Mais la dernière est une véritable défaite pour l’Arménie, avec son lot de familles brisées, de morts, et, de blessés ».
En Arménie, la femme est devenue forte, au crible des épreuves.
« Son rôle est de plus en plus important. C’est elle qui assure la continuité de la vie. D’ailleurs, elle la donne, elle la nourrit. Naturellement, elle est éducatrice. Les épreuves, les injustices et les tragédies n’ont fait que renforcer notre féminité, finalement. En Arménie, la femme est loin des stéréotypes où il faut qu’elle soit autonome parce que c’est idéologique ou à la mode, et, qu’elle s’émancipe de tout, même de leur mari. Ici, la femme est devenue autonome et indépendante à cause des épreuves. Elle n’avait pas le choix. »

La Francophonie, une porte vers la liberté
Les femmes sont le pivot de la famille. Le rocher où elle s’abrite. Elles ont un rôle social et politique indéniable. Elles ont un sens du sacrifice hors-du-commun.
« Pendant la guerre, raconte-t-elle, des femmes risquaient leur vie pour apporter de la nourriture aux soldats ».
Ces nouvelles héroïnes de l’ombre la ramènent à ses souvenirs de France. Car, avant de devenir responsable du centre culturel, Carmen y a réalisé son rêve. Goris étant jumelée avec la ville de Vienne, en France, elle part faire un double cursus à Lyon, en 2014. Là, elle y découvre les résistantes de la Seconde Guerre Mondiale. A Lyon, elle a aimé la douceur de vivre, et, a gardé de très bonnes amies.
« Les femmes ont l’air plus libre, là-bas. Mais, elles sont trop autonomes, trop indépendantes. »
Dans son antenne de Goris, qui se trouve au sein d’une école, elle travaille avec la ville de Vienne, suite au jumelage, et, des associations comme l’Oeuvre d’Orient, Solidarité Arménie, Terres et Cultures, SOS Chrétiens d’Orient.
« Tous sont les bienvenues, dit-elle. Nous travaillons pour l’avenir de nos enfants. Une nouvelle génération arrive, celle de nos enfants. Nous travaillons pour eux. »
Avec son équipe, elle développe de nombreux projets : des cours de français, d’informatique, de psychologie, et, une pièce de théâtre. « Nous avons, aussi, des projets écologiques. »
« Si tu veux vivre, avance »
Carmen parle de sa foi. Elle a beaucoup prié avec d’autres femmes et les enfants pendant cette période difficile. Elle aime redire le dicton : « Si tu veux vivre, avance ». Dans la classe, Carmen présente Mariam, une jeune fille de 15 ans, qui sert de traductrice aux journalistes de passage. Elle veut en faire son métier. Toutes les deux, elles n’ont pas eu peur d’aller au contact des réfugiés. Le cœur sur la main, elles ont accueilli Ruben, et, toute sa famille. En tout, 8 personnes qui ont été chassées par l’armée Azerbaïdjanaise, dans la nuit du 8 au 9 novembre 2020.
« Là-bas, explique Carmen, ils ont tout perdu, ils ont dû abandonner leur maison familiale. Et, sont arrivés à Goris. Ils sont logés dans un deux pièces que leur prête la ville. Et, nous essayons de nous occuper d’eux. »
Il est tard, Mariam est repartie chez elle. Carmen range les deux pièces principales qui lui servent de salles d’atelier, et, de cours. Ses deux petits derniers jouent au ballon. Avant de rentrer à la maison, elle a une pensée pour la France :
« Je remercie la France d’être toujours présente dans ses moments difficiles. Parfois, nous avons l’impression d’être abandonnées. Mais nous ne sommes pas seules. Même si la femme en Arménie est forte, elle a besoin d’aide. Et, la France, nous apporte son aide humanitaire. Le jumelage et le soutien des autres associations à nos côtés, sont très importants. Quand nous sommes désespérées, nous regardons vers la France, et, nous nous remettons debout. »
Reportage réalisé par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Elevée en France comme une étrangère, elle choisit l’assimilation et est rejetée
Arrivée en France à l’âge de 1 an, Claire Koç, turque d’origine, a été interrogé sur RTL pour évoquer son livre Claire, le prénom de la honte (ed. Albin Michel). Elle explique avoir été tiraillée entre une enfance en France et
« l’identité que mes parents voulaient que j’ai. J’étais élevée comme une étrangère. Ma culture française, elle était à l’école, elle n’était pas à la maison ».
En 2008, Claire Koç fait une demande de naturalisation et, au passage, de changement de prénom (elle s’appelait à l’origine Çigdem).
« L’identité et l’origine sont deux choses différentes. L’origine, on naît avec, l’identité, c’est quelque chose que l’on construit tout au long de sa vie. Moi, ma quête identitaire, elle allait jusqu’à mon prénom ».
Après la cérémonie à la préfecture, fière de sa nouvelle carte d’identité, Claire est refroidie par la réaction de son entourage familial. Confirmant ainsi les propos d’Eric Zemmour sur les prénoms.
« C’était d’une violence, je ne sais pas comment on peut faire ça à son propre enfant. J’étais fière de montrer ma carte d’identité et que j’avais changé de prénom ».
Sa famille rejette cette nouvelle identité et lui reproche de rejeter ses origines. Elle explique pourquoi elle avait besoin de changer de prénom (vers la 5e mn) :
Gérad Larcher (LR) annonce (déjà) qu’il votera Macron au 2ème tour en 2022
Gérard Larcher donne dès maintenant un coup de poignard dans le dos de ceux qui voudraient ancrer LR à droite. C’était sur France Inter le 9 mars à 8h20 , il déclare qu’il votera Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour. L’extrait publié initialement sur le fil twitter de France Inter aurait été retiré. Mais on peut réécouter l’émission en replay et notamment le passage considéré à partir 13’20 » :
« Je voterai Emmanuel Macron. Je ne m’abstiendrai pas. Moi je sais ce qui est le plus à craindre pour les valeurs qui sont les miennes. Je n’aurai aucune hésitation, je l’ai déjà fait en 2017 (…) »
François Fillon avait au moins attendu 20h05 le soir du 1er tour en 2017 pour se rallier à Macron…
Neuvaine à saint Joseph
A cause de ces problèmes informatiques, nous n’avons pas vous avertir plus tôt, mais nous nous associons bien volontiers à la neuvaine à saint Joseph que lancent nos amis d’Hozana. Que nous le priions en tant que protecteur de la sainte Eglise, en tant que chef de la Sainte Famille, en tant que modèle de chasteté, en tant que patron des travailleurs (ou bien d’autres titres encore), l’intercession de saint Joseph est tout particulièrement utile en notre temps troublé. La neuvaine commence demain, mais vous pouvez encore vous inscrire pendant toute la journée du 11 mars.
Alors n’hésitez pas à vous inscrire (et si vous pouvez en profiter pour vos blogueurs préférés par la même occasion, nous sommes preneurs!). C’est ici.
Nouvelles du Salon beige
Chers amis,
Beaucoup d’entre vous nous ont demandé pourquoi le Salon beige était indisponible une bonne partie de la journée. Nos serveurs français étaient dans le data center d’OVH à Strasbourg qui a brûlé cette nuit. Grâce à Dieu, nous avions un « back up » comme on dit dans le jargon de la « tech » (je veux dire une sauvegarde ailleurs). Nous ignorons à ce stade les causes de l’incendie. Mais nous pouvons remercier la Providence: pour nous, cette affaire ne se termine pas trop mal. Cependant, cela me rend encore plus impatient d’avancer sur les nombreux chantiers que nous avons lancés ces derniers mois pour être moins vulnérables à une attaque ou à un tel accident – et pour être plus efficace en matière de diffusion.
Comme je le disais aux abonnés à notre lettre hebdomadaire, je devrais être en mesure de vous annoncer de bonnes nouvelles dès la semaine prochaine (nous faisons en ce moment les derniers test techniques pour nos lettres locales et nous allons bientôt pouvoir vous montrer concrètement comment cela fonctionne et à quoi cela va servir).
Merci à tous pour vos prières et votre soutien.
Et sainte deuxième moitié de Carême!
Guillaume de Thieulloy
L’apostasie silencieuse de l’Eglise en Allemagne
Suite à sa renonciation, le cardinal Sarah a accordé un entretien à Il Foglio, qu’il a souhaité voir publié en France par L’Homme Nouveau. En voici un extrait :
L’Église vit aujourd’hui un Vendredi saint. Le bateau semble prendre l’eau de toutes parts. Certains la trahissent de l’intérieur. Je pense au drame et aux crimes horribles des prêtres pédophiles. Comment la mission pourrait-elle être féconde alors que tant de mensonges couvrent la beauté du visage de Jésus ? D’autres sont tentés de trahir en quittant le navire pour se mettre à la remorque des puissances à la mode. Je pense aux tentations à l’œuvre en Allemagne dans le chemin synodal. On se demande ce qu’il restera de l’Évangile si tout cela va jusqu’au bout : une véritable apostasie silencieuse. Mais la victoire du Christ passe toujours par la croix. L’Église doit aller vers la croix et vers le grand silence du Samedi saint. Nous devons prier avec Marie auprès du corps de Jésus. Veiller, prier, faire pénitence et réparer pour pouvoir mieux annoncer la victoire du Christ ressuscité !
Pour expliciter les craintes du cardinal concernant l’Allemagne, il faut savoir que certains y prônent notamment l’élection des évêques et des prêtres et l’ordination des femmes.
Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants
Bayard fait la promotion de l’avortement auprès des enfants via son magazine Astrapi. Bayard Presse est une entreprise de presse propriété de la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption.
Rappelons que Astrapi s’adresse aux enfants qui sont déjà nés et n’ont pas été victimes d’un avortement.
Le dernier numéro de Astrapi a pour thème les « 20 femmes qui ont changé le Monde ». Parmi ces 20 femmes : Simone Veil.
« Ministre de la Santé, elle s’est battue pour que les femmes aient le droit d’interrompre leur grossesse si elles le souhaitaient. Un combat courageux qui qui lui a valu beaucoup d’insultes à l’époque. »

Un radicalisé a eu accès aux données personnelles de policiers catholiques
A Chartres, une policière convoque un homme à la suite de violences sur mineurs. Elle se rend compte que l’individu fait l’objet d’une fiche S pour « individu dangereux susceptible d’être armé, en lien avec un réseau logistique et avec la mouvance islamique ».
C’est alors que l’homme lui parle de sa famille, ses enfants, son mari et le fait qu’elle est une catholique pratiquante. Et il avoue qu’il détient ces informations de sa voisine, qui n’est autre que la patronne de brigade de nuit du XIVe arrondissement de la capitale.
Les faits sont remontés jusqu’à la préfecture de Paris et mis à l’attention de l’IGPN qui va mener une enquête. Les officiers du commissariat du XIVe vont également mener une enquête administrative. 20 des 23 officiers vont rédiger un rapport, ne sachant pas si leur patronne a divulgué des informations personnelles les concernant.
Au final, un an après les faits, l’individu n’est plus fiché S, mais seulement « connu défavorablement de services de police ». La préfecture de police s’est fendue d’un communiqué laconique :
« Une enquête administrative a été ouverte, aucun manquement grave de divulgation d’information à un tiers n’a pu être imputé à la fonctionnaire mise en cause, un avertissement lui a été notifié ».
Qu’est-ce qui motive réellement JM Blanquer à discriminer les lycéens du hors contrat ?
Anne Coffinier, présidente de l’association Créer son école, dénonce, dans une tribune au « Monde », le fait que les lycéens scolarisés dans les établissements privés hors contrat n’aient pas le droit cette année au contrôle continu au baccalauréat, comme leurs camarades du public et du privé sous contrat avec l’Etat. Extrait :
[…] Sam Piter, athlète de haut niveau et membre de l’équipe de France de surf, est scolarisé à l’institut Hackschooling à Soorts-Hossegor dans les Landes depuis sa classe de 3e. Cet établissement privé hors contrat lui permet de mener au plus haut niveau sa carrière sportive et sa scolarité. Sam est bon élève et mène de front ces deux projets qui lui tiennent à cœur. Mais en juin, il sera condamné à choisir entre passer son bac ou concourir lors d’importantes compétitions sportives qui se déroulent au même moment. Mérite-t-il ce traitement punitif uniquement parce qu’il étudie dans un lycée privé hors contrat ?
Ils sont des centaines à se joindre au référé-suspension doublé d’un recours pour excès de pouvoir organisé par l’association Créer son école devant le Conseil d’Etat, afin de tenter d’obtenir le droit de valider eux aussi un maximum de matières en contrôle continu.
La situation sanitaire étant la même pour tous, qu’est-ce qui peut justifier d’exposer à un risque accru de contamination une catégorie de jeunes, qui, pour composer leurs épreuves, devront converger vers des centres d’examen de grande taille et souvent éloignés de leur domicile quand les autres candidats obtiendront leur bac « en restant au chaud » ?
[…]
Mais il y a les inspecteurs, me direz-vous… Les enseignants de l’éducation nationale sont inspectés par l’éducation nationale, qui garantit ainsi leur aptitude à bien évaluer les élèves. Qui peut toutefois croire que cela constitue réellement une garantie lorsque l’on sait que ces enseignants sont inspectés moins de quatre fois dans leur carrière en moyenne ? A contrario, depuis la loi Gatel de 2018, les établissements privés hors contrat subissent contrôle sur contrôle, de façon inopinée la plupart du temps, et portant sur les diplômes et la moralité des enseignants autant que des directeurs ainsi que, bien entendu, sur la bonne acquisition des connaissances. A quoi bon monopoliser tant d’inspecteurs de l’éducation nationale pour inspecter autant les établissements hors contrat, si les contrôles qu’ils diligentent ne servent aucunement à en garantir le sérieux académique et la moralité ?
La motivation réelle pour imposer à ces milliers de jeunes de passer un bac plus difficile et plus dangereux en pleine pandémie reste bien énigmatique. Il semblerait si naturel de reproduire cette année la solution de bon sens retenue l’an dernier par Jean-Michel Blanquer, en permettant aux lycéens ayant un dossier de contrôle continu de présenter les épreuves de spécialité, voire tout le bac, en contrôle continu. Le Conseil d’Etat tranchera d’ici quelques jours.
C’est arrivé un 10 mars…
« Pour comprendre l’Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n’en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)
« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu’elle doit accomplir. Celle de la France est d’exécuter la Geste de Dieu, « Gesta Dei per Francos ». » (Joseph de Maistre)
Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :
« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »
Alors rappelons-nous :
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le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d’Édesse.
Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C’est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.
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le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.
Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C’est la défense des privilèges, de l’indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.
Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».
En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d’Armagnac, Jacques d’Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d’Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d’Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.
De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l’époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.
Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s’appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465 et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.
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le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de prendre les rênes du pouvoir.
« Jusqu’à présent j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même. »
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le 10 mars 1791 : Pie VI condamne la Constitution Civile du Clergé.
Le pape publie le bref « Quod aliquantum » qu’il adresse aux archevêques français.
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le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.
Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l’interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n’a le choix qu’entre l’acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l’accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».
Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre « toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté. » (Sic)
Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu’au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.
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le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l’affaire du duc d’Enghien. (Tous francs-maçons)
Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu’il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…
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le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.
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le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l’ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.
Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d’abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d’abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l’Algérie.
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le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën.
La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.
« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d’œufs sans en casser un seul. »
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le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d’Ivoire deviennent colonies françaises.
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le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.
Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l’Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c’est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».
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le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.
Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.
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le 10 mars 1911 : l’heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d’Europe.
La France s’aligne sur l’heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l’ancienne.
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le 10 mars 1934 : incendie de l’église Saint-Nicaise de Rouen.
Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.
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le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane – campagne de Tunisie.
Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s’affrontent les forces alliées et les forces de l’Axe. La Seconde Guerre mondiale s’étend ainsi à l’Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.
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10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.
La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération dans la Vercors pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d’un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.
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le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
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le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l’Union Française.
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le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l’opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.
Selon l’Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.
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le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l’ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
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le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s’opposera » quelles que soient les circonstances « à une nouvelle résolution américano-britannique sur l’Irak.
L’empreinte de Soros à la Cour interaméricaine des droits de l’homme
De l’ECLJ :
L’audience de l’affaire Manuela y otros Vs. El Salvador (n° 13.069) aura lieu les 10 et 11 mars 2021 à San José au Costa Rica. Nous avions déjà fait le point sur le fond de cette affaire pendante à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, dans laquelle l’ECLJ est intervenu en tant qu’amicus curiae (voir nos observations écrites).
La Cour interaméricaine se prononcera notamment sur les deux questions suivantes :
- le droit à la vie privée implique-t-il la reconnaissance d’un « droit à l’avortement » ?
- les États ont-ils l’obligation de dépénaliser l’infanticide néonatal en cas de détresse sociale de la mère ?
Avant cette audience, l’ECLJ souhaite rendre publique une lettre que nous avons envoyée le 5 février 2021 à la Présidente de la Cour. Elle met en lumière de potentiels conflits d’intérêts à la Cour interaméricaine dans cette affaire et demande des éclaircissements sur cette situation.
Un contentieux stratégique d’extrême gauche
La principale ONG requérante, le Center for Reproductive Rights, instrumentalise l’histoire personnelle dramatique de « Manuela », afin de promouvoir son programme sociétal d’extrême gauche. Cette ONG, dont le siège social est à New York, cherche à imposer aux États du continent américain la légalisation de l’avortement, ainsi que la dépénalisation de l’infanticide néonatal, c’est-à-dire l’homicide d’un nouveau-né. Cette revendication, après avoir fait l’objet d’une campagne politique et médiatique au Salvador, est aujourd’hui devant l’institution judiciaire de l’Organisation des États américains (OEA).
L’ECLJ connaît bien ce procédé dit de « contentieux stratégique », par lequel des ONG progressistes multiplient les recours judiciaires comme moyens pour atteindre un objectif plus global de nature politique. Les arrêts et décisions rendus à l’issue de contentieux stratégiques sont en général les plus controversés idéologiquement. Ce sont aussi ceux qui posent des questions quant à l’impartialité de la justice. C’est par exemple le cas en Europe, à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), comme nous l’avions montré dans le rapport « Les ONG et les juges de la CEDH 2009 – 2019 » (G. Puppinck, février 2020).
La Présidente de la Cour en situation de conflit d’intérêts
La situation est pire outre-Atlantique, à la Cour interaméricaine. L’Open Society Foundations (OSF) est, plus encore qu’en Europe, au cœur du problème. Dans l’affaire Manuela contre le Salvador, plusieurs éléments font peser des soupçons sur l’impartialité de la Cour interaméricaine. C’est pourquoi, après avoir étayé ces soupçons, l’ECLJ a envoyé une lettre à la Présidente de la Cour interaméricaine afin de lui faire part de ses inquiétudes. Ce que nous avançons ci-dessous s’appuie sur des sources publiques et officielles, dont les liens sont indiqués dans la lettre.
La Présidente de la Cour interaméricaine, Mme Elizabeth Odio Benito, est actuellement membre de la Commission Internationale des Juristes (CIJ), après avoir fait partie de son Conseil d’administration. Cette ONG est financée par l’OSF (≈ $ 1 300 000 / an). L’Open Society Justice Initiative (OSJI), intégralement financée par l’OSF, a également remis un prix à Mme Benito, que cette dernière a reçu publiquement avec fierté.
Ces liens entre Mme Benito et le réseau de l’OSF sont problématiques pour les raisons suivantes :
- L’OSF finance également le Center for Reproductive Rights (≈ $ 100 000 – $ 500 000 ou > $ 500 000 / an), ONG requérante de l’affaire Manuela.
- L’OSF finance par ailleurs de nombreux amici curiae intervenus dans la procédure à la Cour au soutien des requérants : Philip G. Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme (= $ 200 000 / an par l’Université de New York), cinq universités américaines (≈ $ 1 300 000 / an) et l’ONG Women’s Link Worldwide (≈ $ 300 000 / an). Deux amici curiae individuels, Joanne Csete et Joanna Erdman, étaient ou sont toujours membres de certains programmes ou comités de l’OSF. Deux autres, Deena R. Hurwitz et Bert Lockwood, ont été conseillers officiels de la CIJ.
Mme Benito a de forts liens d’intérêts avec l’une des deux parties, ce qui ne lui permet pas de trancher en toute impartialité le litige entre les ONG progressistes et le Salvador. La Présidente de la Cour n’a à ce jour pas répondu à la lettre de l’ECLJ, mais il est permis d’espérer qu’elle se retire de cette affaire, dans un souci d’éthique judiciaire.
Des soupçons plus généraux relatifs à l’impartialité
D’autres questions plus générales d’impartialité se posent à la Cour interaméricaine, toujours en lien avec le réseau d’Open society. Elles sont plus graves, car systémiques. En particulier, l’OSJI s’est octroyée un rôle d’apparence quasi-officielle dans le processus de nomination des juges. En effet, cette ONG choisit et convoque un panel d’experts auditionnant les candidats à la fonction de juge à la Cour interaméricaine. Ce processus est soutenu par de nombreuses autres ONG, dont font partie les trois requérantes dans l’affaire Manuela contre le Salvador. À l’issue des auditions, l’OSJI évalue les candidats et fait des recommandations à l’Assemblée générale de l’Organisation des États américains (OEA), qui élit les juges.
Le processus mené par l’OSJI n’a absolument rien d’officiel : il n’est prévu ni par la Convention américaine des droits de l’homme, ni par le Règlement de la Cour interaméricaine. Pour autant, la plupart des candidats à la fonction de juge se soumet à ce processus d’audition et d’évaluation de l’Open society, en amont du processus officiel de l’Assemblée générale de l’OEA. Les candidats à la fonction de juge avalisent ainsi le rôle dont l’OSJI s’est auto-investie, en participant au processus qu’elle met en place. Ce qui est encore plus grave, dans l’affaire Manuela contre le Salvador, c’est que les trois ONG requérantes soutiennent officiellement ce processus d’audition – évaluation.
À titre d’illustration, le juge colombien Humberto Antonio Sierra Porto s’est soumis à l’évaluation du panel d’experts de l’Open society en 2018, en répondant à un interrogatoire. Sa candidature a été soutenue par ce panel d’experts, qui a publié cinq pages élogieuses sur son profil, concluant qu’il est « hautement qualifié pour être à nouveau élu juge à la Cour interaméricaine »[1]. Étant donné que ce processus est organisé par l’OSJI et soutenu par les trois ONG requérantes dans l’affaire Manuela, le juge Sierra Porto peut-il juger avec impartialité un litige entre ces trois ONG et un État ? Sur ce point également, l’ECLJ espère recevoir une réponse à sa lettre et considère que M. Sierra Porto ne devrait pas siéger dans l’affaire Manuela.
Le financement privé de l’Organisation des États américains
Il y a trois mois, l’ECLJ révélait le fait que le Conseil de l’Europe, dont dépend la CEDH, recevait des financements privés, notamment de l’Open society. L’Organisation des États américains (OEA), dont dépend la Cour interaméricaine, reçoit également de tels financements privés. L’OSF a ainsi versé plus de $ 410 000 à l’OEA entre 2017 et 2019[2]. Ce versement ne manque pas de questionner : d’une part il est étonnant que l’OEA soit ainsi perméable aux financements privés ; d’autre part le fait qu’une même ONG finance à la fois des requêtes devant une institution judiciaire et l’organisation dont dépend cette même institution judiciaire soulève une problématique supplémentaire.
L’influence politique de l’OSF, par sa puissance financière, mène à ce que Gaëtan Cliquennois appelle une « privatisation » du système des droits de l’homme. En l’absence d’explications de la Cour interaméricaine sur les questions d’éthique judiciaire soulevées ici, le futur jugement Manuela contre le Salvador sera dépourvu d’autorité.
« Laissez venir à moi les petits enfants »
Deuxième partie de notre trilogie sur la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
Telle est la devise de la Congrégation des Sœurs Arméniennes de l’Immaculée Conception. A Gyumri, il fait – 7°C ce dimanche matin. La ville, située dans le nord-ouest de l’Arménie est à deux heures de route de la capitale, Erevan. Immersion au cœur d’une communauté religieuse au service de l’enfance.

Avant de faire la route avec sœur Rebecca, la Supérieure du Couvent de la congrégation à Gyumri, nous avons rencontré Mgr Vahan Hovhanessian, le Primat du Diocèse Arménien Apostolique de France. Il venait de passer la semaine à Etchmiadzin, avec ses confrères du monde entier, autour de Sa Sainteté Karekine II. Un samedi haut en couleurs, donc, où les drapeaux bleu-blanc-rouge et rouge-bleu-abricot, se rejoignent sous le regard de Dieu, pour célébrer l’amitié ancestrale franco-arménienne. Quittons le monde des adultes. Avec sœur Rebecca, direction celui de l’éducation et de la jeunesse.

A l’école de la charité
Sœur Rebecca n’aime pas parler d’elle. Son aller-retour Gyumri-Erevan n’était pas prévu à son agenda. Dans la journée de ce samedi 27 février, elle a fait près de 5 heures de route. A l’origine, à la place de ce couvent, qui a été construit entre 1995 et 1998, date de son inauguration, il n’y avait qu’une friche abandonnée. Les bâtiments actuels regroupent le Centre Educatif Boghossian, le Lycée professionnel Raymond et Ani Kouyoumjian, et, le Centre de jour pour les personnes âgées Nadine Basmadjian. Sœur Rebecca se souvient des débuts difficiles : « C’est sœur Arousiag qui a initié notre implantation en Arménie. Tout est partie du tremblement de terre du 7 décembre 1988, qui a détruit Spitak et ses environs. Nous avons commencé là au milieu des décombres. Nous sommes restées quelques jours pour aider la population en détresse. Nous avons dû repartir car sœur Arousiag vivait à Rome, et, moi en Iran. Sœur Arousiag et sœur Archagouhie sont venues en 1991 et moi en 1992. Nous nous sommes installées à Spitak. Nous vivions dans la pauvreté. Nous avions très peu de moyens. Notre logement était un simple bureau. Nous n’avions ni eau, ni électricité. Je me souviens être allée me réchauffer dans un hôpital, celui d’Ashotsk, qui a été construit par le pape Jean-Paul II. Puis, nous avons eu une petite maison à Gyumri. Et, enfin, nos généreux donateurs de la diaspora sont entrés en action. » Dans le quartier Ani, qui se situe dans le nord de la ville, après le rond-point Charles Aznavour, les friches ont été transformées en couvent et en centre éducatif où vivent les 4 sœurs et une trentaine d’enfants. « Le plus petit a 1 an et 4 mois, explique sœur Rebecca. Après leurs 18 ans, nos jeunes peuvent rester jusqu’à temps qu’ils deviennent autonomes professionnellement. ».
Le bonheur à Gyumri
Avec sœur Mariam, qui est la responsable des vocations, sœur Narine qui s’envolera bientôt pour Los Angeles, sœur Arpine, responsable de la chapelle et de la cuisine, sœur Srpouhi, responsable des enfants, sœur Rebecca est bien entourée. Parmi les 33 enfants qu’elles accueillent, il y a des orphelins, des enfants abandonnés, des fratries dont le papa est, par exemple, parti vivre à Moscou. Autre exemple, une des mamans a confié son petit enfant d’un an et demi (cité plus haut) à la communauté, le plus jeune d’une fratrie de trois. Les enfants revivent dans ce « nid d’amour ». Les trois frères et sœur sont de Spitak. Dans le réfectoire, un autre enfant ne mange pas tout son repas. Il garde de la nourriture pour sa maman. C’est devenu une habitude, même s’il sait qu’il ne peut pas lui rendre visite. A 7 ans, il a grandi trop vite. Ici, les sœurs redonnent une onction d’enfance et d’innocence à tous ces enfants blessés par la vie. Les enfants sont logés, nourris, et, habillés gratuitement, grâce aux bienfaiteurs. « Même si nous n’avions plus rien, explique la sœur, nous leur donnerions ce qu’il nous reste. » Elles leur donnent tout : l’amour, la discipline, l’éducation, la présence du Christ et la sécurité du lendemain. Elles ont un sens inné de la maternité, creusé à travers leur vie quotidienne centrée sur l’adoration, le chapelet, et, la Messe. Elles sont comme leurs secondes mamans.

Une vie familiale sous le regard de Dieu
Les enfants connaissent leurs prières par cœur. Vu de France, cela pourrait paraître incroyable à beaucoup d’enfants, qui se rendent dans des écoles privées dites catholiques. Ici, la prière est leur pain quotidien. Tous les matins, ils se lèvent vers 7h15, et, se rendent dans la chapelle du couvent pour la prière de 7h45. Dans la chapelle, les sœurs viennent de terminer les laudes. Les enfants prennent place calmement et dans le silence. Puis, entonnent des chants. Après, direction le réfectoire, où un petit-déjeuner copieux les attend. Le silence est de rigueur, pendant le carême. Au menu de ce mardi matin, des œufs, du pain brioché et un peu de charcuterie locale. Une atmosphère monastique règne. A tour de rôle, trois enfants effectuent leurs services de table. Covid-19 oblige, ils prennent la température de tous, y compris des sœurs. Clémence et Marie, deux jeunes françaises volontaires de 25 et 24 ans, sont assises au milieu des enfants. Volontaires de l’Œuvre d’Orient, elles viennent donner 3 à 6 mois de leurs temps. Dehors, le vieux bus jaune scolaire, rafistolé de toute part, attend les enfants. Il est 8h53. Direction l’école. Au couvent, la Messe est célébrée à 9h00. C’est le père Joseph, venu accompagné de son fils, qui officie. Dans l’Eglise Arménienne Catholique, les candidats à la prêtrise peuvent choisir entre le célibat et le mariage. Comme à l’époque des premiers apôtres. Après la Messe, les sœurs font un temps d’action de grâces, puis, vaquent à leurs occupations.

Le centre pour personnes âgées et le lycée professionnel
Dans l’après-midi, sœur Rebecca sort du couvent, traverse la cour enneigée, longe le bâtiment principal, et, se rend dans celui du Centre de jour pour les personnes âgées. A l’intérieur, près d’une vingtaine de personnes sont assises dans le salon. Parmi elles, comme l’explique la responsable de gestion, Sahakanouche, « la plus âgée à 93 ans. Elle s’appelle Dikranouhie. Comme les autres, elle vient au centre pour se ressourcer, et, ne pas rester seule. Née en Russie, elle termine sa vie ici à Gyumri. Elle a un petit appartement en ville. Elle parle souvent de son petit-fils, qui a été blessé à la guerre. » Il n’y a qu’un homme qui joue aux cartes. Les autres demi-pensionnaires regardent la télévision, tricotent ou jouent au loto. En Arménie, la retraite ne permet pas de vivre convenablement (70 euros de pension pour un coût de la vie estimé à 140 euros), c’est pour cela que les sœurs ont ouvert ce centre qui accueille gratuitement les retraités. Les repas leurs sont offerts. Sœur Rebecca salue tout le monde, discute un instant avec Sahakanouche, qui feuillette le registre des inscrits. Elle repart en direction du Lycée professionnel, qui se situe à une centaine de mètres dans l’enceinte du couvent. Le bâtiment est impressionnant et dénote. Moderne, grand, il a été inauguré en 2009. Il est le fruit d’une collaboration entre les sœurs, des bienfaiteurs, comme Raymond et Ani Kouyoumjian, l’Oeuvre d’Orient, et, d’autres comme les Orphelins Apprentis d’Auteuil. Au rez-de-chaussée se trouve une grande salle de théâtre, qui peut accueillir 500 personnes. Au sous-sol sont situées les salles de cours et d’apprentissage du Lycée professionnel Diramayr.
A l’école de la gastronomie franco-arménienne

Arpenik Mikayelyan a 22 ans, lorsqu’elle part à Paris. Nous sommes en 2011, elle va suivre un stage intensif de formation de cuisine auprès du grand chef Jean Jacques. Elle veut devenir chef, elle aussi. Sa passion, c’est la cuisine. A ses 18 ans, elle s’oriente vers les métiers de la gastronomie. « En France, j’ai appris les techniques françaises. Ce sont les meilleures techniques pour apprendre à cuisiner. » Aujourd’hui, elle enseigne ces techniques au lycée professionnel. La gastronomie arménienne gagnerait à être connue du monde entier. Plus tard, les plats que sont en train de préparer ses étudiants, Armine, Paylak, Lusine, Robert et leurs autres camarades, seront servis au couvent. Au menu : ratatouille et quiche lorraine. Arpenik évoque les meilleurs plats arméniens, comme « la dolma, la ghapama, et, la parlava. Le premier est à base de choux et de légumes farcis. C’est un délice », dit-elle avec ses grands yeux noirs qui invitent à la dégustation. Le second est à base de citrouille, de riz d’amande et de miel. Et, le dernier est un dessert feuilleté, avec de la noix et du miel. A l’issue de la formation qui dure 1 ou deux ans, les étudiants reçoivent un certificat professionnel. Puis, c’est l’entrée dans la vie active. Arpenik retourne voir ses élèves. Elle glisse en guise d’au-revoir : « Je suis très heureuse ici ». Sœur Rebecca ressort et s’arrête devant une sculpture qui représente la devise des enfants : le Christ, entouré d’enfants. La devise : « Laissez venir à moi les petits enfants » est écrit en arménien. Au couvent, les plus jeunes sont rentrés de l’école, il est 17h00. Ils sont excités. Le repas du soir est le temps de raconter sa journée. Dehors, la neige qui est tombée la veille persiste encore par endroit. Il fait – 5°C. Elle entoure de sa blancheur immaculée, ce petit paradis en terre arménienne où la jeunesse un temps délaissée revit.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER
Un rapport de l’ONU met en valeur la liberté religieuse des seuls musulmans
«Dans le scénario actuel, alors que la liberté religieuse est de plus en plus mise à mal par la nécessité de protéger des vies humaines contre la propagation de la pandémie de Covid-19, il est essentiel que les autorités civiles s’engagent à la respecter, protéger et défendre, en tant que dimension de la dignité de la personne humaine».
L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève a fait référence au rapport présenté par le relateur spécial sur la liberté religieuse de l’ONU, notant «avec préoccupation» la portée «limitée» du thème choisi, à savoir « La haine anti-musulmane / l’islamophobie ».
«Le Saint-Siège ne peut que déplorer le fait que le rapport ne prenne pas suffisamment en compte le contexte de la persécution de toutes les personnes de foi, ou de celles qui n’ont pas de foi du tout».
«Toute législation ou pratique qui exclut un groupe spécifique sur la base, au moins en partie, de critères religieux, représente une forme subtile de discrimination, quels que soient les effets escomptés ou le résultat réel de ces lois ou pratiques».
Pour cette raison, l’archevêque a exprimé sa «profonde inquiétude»: parce que ce rapport qui
«devrait défendre le droit humain fondamental et universel de la liberté religieuse et de croyance, était en fait axé sur un seul groupe religieux à l’exclusion des autres, avec le risque de polariser la communauté internationale et de créer encore plus de conflits».
Le gouvernement polonais s’intéresse à la haine anti-chrétienne
L’Observatoire de la christianophobie de notre regretté confrère et ami Daniel Hamiche fait des émules. Le gouvernement polonais, de concert avec l’association Aide à l’Eglise en détresse, a décidé d’ouvrir à l’Université Stefan Wyszynski de Varsovie, une unité spécialisée dans la lutte contre les idéologies anti-chrétiennes. Przemyslaw Czarnek, ministre de l’Education et des Sciences, déclarait le 20 février, à l’occasion de l’inauguration du nouveau centre de recherches sur la liberté religieuse :
« la christianophobie est déjà une réalité en Europe, nous ne voulons pas qu’elle s’enracine davantage dans notre pays ». « La recherche universitaire est cruciale pour garantir la région des attaques contre la liberté religieuse, en particulier contre les chrétiens, qui sont les plus nombreux en Pologne »
La tâche principale du nouveau département, qui sera dirigé par un prêtre, le père Waldemar Cislo, sera de
« mener des recherches dans le domaine de la liberté religieuse et du phénomène de la christianophobie ».
Le père Cislo indique :
« La christianophobie est un phénomène qui s’observe de façon croissante en Europe ». « En France, Le Figaro a annoncé que les attaques contre les lieux de culte du judaïsme et de l’islam ont diminué l’année passée de 58,5%, tandis que les attaques contre les lieux de culte chrétiens ont augmenté de 90% ».
« Nous avons une expérience de travail avec la Hongrie, avec qui nous partageons plusieurs projets scientifiques, ainsi que des conférences sur la liberté religieuse ».
Nouvelle pro-vie en Arkansas
Le gouverneur de l’Arkansas a signé une loi qui interdit l’avortement. Il reste une seule exception du cas où il faudrait « sauver la vie de la mère lors d’une urgence médicale ».
Le texte venait d’être adopté par les députés (75 contre 18). Il avait été adopté par les sénateurs le 23 février : 27 contre 7. Le sénateur Jason Rapert, rapporteur du texte, a affirmé :
« Nous devons abolir l’avortement dans cette nation juste comme nous avons aboli l’esclavage au XIXe siècle – toutes les vies comptent » (All lives matter).
Et le gouverneur :
« Je signe ce texte à cause de l’écrasante majorité de son soutien législatif et de mes convictions pro-vie sincères et de longue date ». « Cette loi est en contradiction avec la jurisprudence contraignante de la Cour suprême des Etats-Unis, mais c’est l’intention du législateur de préparer le terrain pour que la Cour suprême renverse la jurisprudence actuelle. »
Si elle est annulée par la justice, l’Arkansas poursuivra le combat jusqu’à la Cour suprême, où une vingtaine de lois pro-vie attendent d’être examinées, celle de l’Arkansas étant de loin la plus radicale.
Les contradictions de Laurence Rossignol
Le sénateur PS a diffusé ce tweet :

Et elle a voté la loi qui prive les enfants de père…
C’est arrivé un 9 mars…
« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum
Alors rappelons-nous :
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le 9 mars 1309 : installation des Papes à Avignon.
Le conflit qui opposait le pape Boniface VIII et le Roi de France Philippe le bel, s’achève avec la mort du pape, suite à « l’attentat »d’Agnani en 1303. Benoit XI succède pendant un an à Boniface VII; puis Philippe le bel parvient à faire élire comme successeur, un pape français, Clément V.
Bertrand de Got, ancien archevêque de Bordeaux et pape sous le nom de Clément V, fixe la résidence papale au couvent des dominicains à Avignon afin d’échapper aux troubles politiques qui agitent alors Rome. Cela va durer 68 ans. Clément V demeure ensuite à Malaucène, Carpentras et Caromb.
Avignon est la propriété du comte de Provence et roi de Naples. Sur les conseils du Roi de France, Philippe IV le Bel, le souverain pontife a renoncé à regagner Rome et s’y installe
De 1309 à 1377, sept papes se succèdent en Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI
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le 9 mars 1409 : Paix de Chartres, cessez-le-feu momentané entre Armagnacs et Bourguignons
La paix de Chartres est signée, mettant provisoirement fin à la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Parmi les 21 articles signés, le duc de Bourgogne, Jean sans Peur y reconnaît le meurtre de Louis Ier d’Orléans en 1407 (voir la chronique du 23 novembre), et présente ses excuses à ses enfants, Philippe et Charles. Une cérémonie de conciliation est organisée le même jour dans la cathédrale de Chartres, où les successeurs d’Orléans accordent leur pardon à l’assassin de leur père.
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le 9 mars 1513 : élection du pape Léon X.
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le 9 mars 1661 : mort du cardinal Mazarin.
Le principal ministre de Louis XIV, le cardinal Mazarin s’éteint à Vincennes à l’âge de 58 ans.Vers minuit, dans un souffle, il murmure à Anne d’Autriche et à Louis XIV :
« Je vais bientôt finir, mon jugement se trouble. J’espère en Jésus Christ ».
A deux heures du matin, le père Joly, qui lui a donné l’extrême onction le 7, lui fait embrasser le crucifix et commence à réciter la prière des agonisants. Le mourant tente vainement de se redresser pour parler mais s’effondre : son cœur a cessé de battre. Après avoir scrupuleusement mis en ordre ses affaires spirituelles et matérielles, le cardinal Jules Mazarin s’est éteint.Souvent décrié en France, il a fortement renforcé la monarchie face aux Frondes de la noblesse ; le Royaume qu’il laisse est un Royaume restauré et en paix, à l’abri des invasions. Sur le plan extérieur, il a parachevé l’œuvre de Louis XIII et de Richelieu, grâce aux Traités de Westphalie (1648 ; voir la chronique du 24 octobre). La France en sort grandie et devient la pièce maitresse du nouvel ordre européen qui régit les relations internationales du continent jusqu’à la Grande Guerre. Il est aussi à l’origine du Traité des Pyrénées qui délimite définitivement la frontière entre la France et l’Espagne.
Quelque temps auparavant, il avait présenté Colbert au Roi en lui disant :
« Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m’acquitte de ma dette en lui présentant Colbert »
Le lendemain, le Roi de France âgé de 22 ans convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre seul les rênes du pouvoir :
« […] jusqu’à présent j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal; il est temps que je les gouverne moi-même. »
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le 9 mars 1661 : Jean-Baptiste Colbert entre au service du Roi.
En septembre 1661, Colbert va obtenir la disgrâce de Fouquet, qui est arrêté à Nantes le 5 septembre 1661 par d’Artagnan. Colbert lui succède à la tête de l’administration des finances, d’abord comme intendant puis, en tant que contrôleur général, en 1665. Remarquable gestionnaire, il développe le commerce et l’industrie par d’importantes interventions de l’État. Sa politique a été baptisée de son nom: le colbertisme.
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le 9 mars 1678 : l’armée de Louis XIV occupe Gand, puis Ypres (le 25 mars).
Cette occupation trouve sa place dans le cadre de la guerre de Hollande (1676-1678), qui modifie l’équilibre européen. La France triomphe de ses adversaires sur le plan militaire. Par le traité de Nimègue, qui met fin à la guerre, la France restitue la plupart de ses conquêtes, mais acquiert la Franche-Comté et plusieurs villes de Flandre. Qui a dit que Louis XIV était un Roi despotique ?
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le 9 mars 1720 : un édit supprime les charges prévôtales de la Maréchaussée.
L’ancêtre de la Gendarmerie est alors constituée en brigades situées dans une zone géographique, mais le maillage complet du territoire n’est réalisé qu’en 1769.
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le 9 mars 1790 : la fortune personnelle du Roi est déclarée propriété nationale.
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le 9 mars 1796 : le général Bonaparte épouse « civilement » Joséphine de Beauharnais.
Le général Bonaparte épouse civilement Joséphine de Beauharnais à la mairie du IIème arrondissement de Paris. Joséphine est créole, elle a grandi en Martinique, s’est mariée une première fois en métropole en 1779 avec le général Alexandre de Beauharnais qui lui a donné deux enfants, Hortense et Eugène. Deux jours après son union, Napoléon Bonaparte part rejoindre son commandement à Nice. Il laisse sa femme continuer à batifoler dans les salons parisiens qui lui fournissent nombre d’amants.
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le 9 mars 1799 : les Français assistent de loin à la décapitation de leurs 2 émissaires par les Turcs.
Ils prennent d’assaut Jaffa, l’enlèvent, massacrent les défenseurs, font 3000 prisonniers, n’épargnent que les Egyptiens, et pillent tout ce qu’ils trouvent.
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le 9 mars 1831 : vote d’une loi créant la Légion étrangère.
Louis-Philippe annonce la création d’une nouvelle unité militaire composée uniquement de volontaires d’origine étrangère, sauf les officiers qui sont Français.
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le 9 mars 1893 : début du procès du scandale de Panama.
Ferdinand de Lesseps et ses associés sont accusés d’avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu’ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Après 13 jours de procès, l’ancien ministre des Travaux publics, Baïhaut, est condamné à 5 ans de prison pour corruption ; il est, en effet, le seul homme politique à avouer les faits ! Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, n’est pas condamné. Les frères Lesseps et l’entrepreneur Gustave Eiffel écopent d’un an pour abus de confiance.
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le 9 mars 1929 : première représentation de Marius de Marcel Pagnol au Théâtre de Paris, avec Raimu et Pierre Fresnay.
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le 9 mars 1942 : au fort du mont Valérien, sept résistants sont fusillés par les Allemands, qui avaient rendu la sentence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale.
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le 9 mars 1943 : les usines Renault du Mans sont bombardées.
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le 9 mars 1945 : attaque des Japonais en Indochine.
Malgré sa situation de considérable infériorité militaire face au Japon et un blocus qui démultiplie les difficultés de la vie civile et économique, l’amiral Decoux, gouverneur général de 1940 à 1945, a réussi l’exploit de conserver l’Indochine en paix sous administration française. À six mois de la capitulation japonaise, il peut espérer remettre intact le dépôt qu’il avait reçu dans la tourmente de juillet 1940.
En multipliant les provocations agressives aussi stupides qu’irresponsables, les gaullistes vont hélas susciter une violente réaction des Japonais. Le 9 mars 1945, à 20h00, les garnisons françaises sont toutes simultanément attaquées. Selon la vulgate officielle, les soldats français, assimilés à des collabos vichystes, auraient capitulé « honteusement », sans se battre. La réalité est tout autre.
« Dans des conditions nettement plus favorables pour eux, les Américains avaient été chassés des Philippines en 1941, et les Anglais éliminés de Singapour en moins de huit jours. Les Français de 1945, mal armés et mal équipés, ont tenu deux mois au Tonkin face à l’armée japonaise. Partout ailleurs en Indochine (Annam, Cochinchine, Cambodge, Laos), de nombreux Français, rapidement submergés dans leurs garnisons après d’âpres combats, ou isolés chez eux au moment de l’attaque vont tenter de prendre le maquis conformément aux ordres reçus […] En fait de « capitulation honteuse », les soldats français d’Indochine connaîtront le taux de mortalité au combat le plus élevé de toute la Seconde guerre mondiale : 17,6 % de l’effectif total ou 20 % de l’effectif engagé (deux mille cent dix neuf tués), sans compter les blessés. Sans compter, non plus, les sévices subis par leur familles et par les civils en général (agressions, viols, massacres, vols, humiliations, brimades et spoliations diverses). » (de Paul Rignac, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, Editions l’étoile du berger, p.185)
« Sur le plan économique et financier, les Japonais vont ruiner l’Indochine en quelques semaines. […] La santé publique connaît une régression sans précédent. » (Ibid., p.189)
Quand Leclerc arrive enfin à Hanoï, le 18 mars 1946, soit plus d’un an après le coup de force japonais, les Français du Tonkin, qui ont vécu un enfer, demandent en grand nombre leur rapatriement. Quant aux populations d’Indochine, elles vont souffrir trente années de martyre. L’armée française, elle, laissera sur le terrain plus de cinquante mille morts, dont chaque année un nombre d’officiers équivalents à une promotion de Saint-Cyr.
Le général De Gaulle voulait instamment du « sang versé » : il y en aura, et à profusion. Mais cela ne vaudra jamais à la France auprès de ses « Alliés » le « titre imposant » que le chef de la France libre en attendait :
« Pour pénible que dût être localement cet aboutissement, je dois dire que, du point de vue de l’intérêt national, j’envisageais volontiers qu’on en vînt aux mains en Indochine. Je tenais pour essentiel que le conflit ne s’y achevât pas sans que nous fussions, là aussi, devenus des belligérants. […] Si nous prenions part à la lutte, fût-elle près de son terme, le sang versé sur le sol de l’Indochine nous serait un titre imposant. […] Je voulais que nos troupes se battent, en dépit de ce que leur situation aurait de désespéré. »
Charles De Gaulle, Mémoires de guerre.
Arrivés de métropole après la défaite finale du Japon, les émissaires gaullistes, transposant en Indochine les mœurs de l’Epuration qui sévissent en France, et y organisent une épuration massive. Cette épuration va causer : « une fracture irréparable entre la quasi-totalité des anciens Français d’Indochine et les nouveaux arrivants nommés par le GPRF […], priver l’Indochine de cadres compétents, et compromettre l’image de l’ensemble des Français aux yeux des Indochinois. La négation de cette épuration est un grand sujet de désinformation. »
Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, pp.211 et 198).
« Quant à la population vietnamienne, après avoir vu « la chute de l’homme blanc et son humiliation par des Asiatiques, […] elle se retourne brusquement contre les colonisateurs. Les Européens sont désormais soumis à toutes sortes de brimades, vexations, vols, attentats et agressions diverses. On risque sa vie en allant simplement faire les courses. La marchande de légumes, si aimable autrefois, vous injurie et refuse de vous servir. Les enfants de la rue, si gais et si souriants avant le 9 mars, volent les bicyclettes arrachent les montres, les bijoux et les sacs. » (Paul Rignac dans, La désinformation autour de la fin de l’Indochine française, p.200-201)
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le 9 mars 1966 : la France se retire du commandement militaire de l’OTAN.
Voir la chronique du 7 mars
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le 9 mars 1998 : affaire Dumas, Loïk Le Floch-Prigent est mis en examen.
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le 9 mars 1999 : affaire du sang contaminé : pas de coupables !
La Cour de justice de la République (CJR) ordonne la relaxe de l’ancien Premier ministre Laurent Fabius et l’ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix, poursuivis pour homicides involontaires dans l’affaire du sang contaminé. Seul l’ancien secrétaire d’État à la Santé, Edmond Hervé, est symboliquement condamné, avec une dispense de peine.

