Carte des veillées pour la vie
Voici le lien vers les veillées en ligne pour les veillées pur la vie à naître.
Sinon, il est toujours possible d’avoir des veillées pour la vie compatible avec le décret Covid… Le texte du Conseil d’Etat précise que nous pouvons aller dans nos églises sans limite de temps et au-delà d’un km : il faut être muni de l’attestation et cocher la case “Motif familial impérieux”.
Mgr Aillet : “L’interdiction des célébrations cultuelles (…) : c’est du jamais vu en France, sauf à Paris sous la Commune !”
L’éditorial de Mgr Aillet pour la revue diocésaine de décembre 2020 est à lire quel que soit votre diocèse. Extraits :
“(…) La peur, qui s’est emparée de beaucoup, est entretenue par le discours anxiogène et alarmiste des pouvoirs publics, relayé en boucle par la plupart des grands médias. Il en résulte une difficulté croissante à réfléchir, un manque de recul évident par rapport aux événements, un consentement quasi généralisé des citoyens à la perte de libertés pourtant fondamentales. Au sein de l’Eglise, on observe des réactions pour le moins inattendues : ceux qui dénonçaient naguère l’autoritarisme de la Hiérarchie et contestaient systématiquement son Magistère, en particulier en matière de morale, se soumettent aujourd’hui sans sourciller à l’Etat, semblant perdre tout sens critique, et s’érigent en moralisateurs, culpabilisant et dénonçant sans appel ceux qui osent poser des questions sur la doxa officielle ou défendre des libertés fondamentales. La peur n’est pas bonne conseillère : elle conduit à des attitudes inconsidérées, elle monte les gens les uns contre les autres, elle génère un climat de tension, voire de violence. Nous pourrions bien être au bord de l’explosion !
Voir, juger, agir : ces trois étapes, bien connues de l’Action catholique et présentées par le Pape saint Jean XXIII, dans son encyclique Mater et Magistra, comme caractéristiques de la réflexion sociale de l’Eglise, pourraient bien éclairer la situation de crise que nous traversons.
Voir, c’est-à-dire ouvrir les yeux sur la réalité dans son intégralité et cesser de rétrécir le point de vue à la seule épidémie. Il y a certes l’épidémie de la Covid-19 qui a causé, il est vrai, surtout lors de la « première vague », des situations dramatiques et un certain épuisement des personnels soignants. Mais, avec le recul, comment ne pas en relativiser la gravité par rapport à d’autres détresses qui sont trop souvent passées sous silence. Il y a d’abord les chiffres, que l’on présente comme révélateurs de la gravité inédite de la situation : après le décompte quotidien des décès lors de la « première vague », c’est l’annonce quotidienne des cas dits « positifs », sans que l’on puisse faire le tri entre ceux qui sont malades et ceux qui ne le sont pas.
Ne faudrait-il pas comparer avec d’autres pathologies aussi graves et plus mortelles, dont on ne parle pas et dont les protocoles ont pu être ajournés, pour cause de Covid-19, avec parfois des aggravations fatales ? En 2018, on dénombrait 157000 décès pour cause de cancer en France ! On a mis du temps à communiquer sur le traitement inhumain qui a été imposé dans les EHPAD aux personnes âgées, enfermées, parfois à clé, dans leur chambre, avec interdiction de visite des familles : les témoignages abondent sur les perturbations psychologiques, voire les décès prématurés de nos aînés. On parle peu de l’augmentation sensible des états dépressifs chez des sujets qui n’étaient pas prédisposés : les hôpitaux psychiatriques sont ici ou là surchargés, les salles d’attente des psys encombrées, signe que la santé mentale des Français se dégrade de manière inquiétante, ce que le Ministre de la santé vient de reconnaître publiquement. On a dénoncé un risque d’« euthanasie sociale », quand on estime que 4 millions de nos concitoyens sont dans une situation d’extrême solitude, sans compter le million de Français supplémentaires qui, depuis le premier confinement, sont passés en-dessous du seuil de pauvreté. Et que dire des PME, des petits commerçants étranglés qui seront condamnés à déposer le bilan ? Parmi eux, on compte déjà des cas de suicides. Et les bars et restaurants, qui avaient pourtant consenti à des protocoles sanitaires drastiques. Et l’interdiction des célébrations cultuelles, même avec des mesures sanitaires raisonnables, remisées au rang des activités « non essentielles » : c’est du jamais vu en France, sauf à Paris sous la Commune !
Juger, c’est-à-dire apprécier cette réalité à la lumière des grands principes qui fondent la vie sociale. Parce que l’homme est « un de corps et d’âme », il n’est pas juste de faire de la santé physique une valeur absolue, jusqu’à sacrifier la santé psychologique et spirituelle des citoyens, et en particulier de les priver de pratiquer librement leur religion, dont l’expérience prouve qu’elle est essentielle à leur équilibre. (…)
Si l’Eglise reconnaît la légitimité de l’autorité publique, c’est à condition que, selon une juste hiérarchie des valeurs, elle facilite l’exercice de la liberté et de la responsabilité de chacun et promeuve les droits fondamentaux de la personne humaine. Or on a fait prévaloir une conception individualiste de la vie et on a ajouté à l’opprobre, ainsi infligé à toute une population, somme toute infantilisée, une culpabilisation facile en brandissant l’argument spécieux de la vie des malades en réanimation et des soignants exténués. Ne devait-on pas reconnaître premièrement la déficience des politiques de santé, qui ont cassé les budgets et fragilisé les institutions hospitalières, en termes de personnels soignants insuffisants et mal rémunérés et de lits de réanimation régulièrement supprimés ? Enfin, parce que l’homme a été créé à l’image de Dieu, fondement ultime de sa dignité – « Tu nous a faits pour toi, Seigneur, et mon cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi » (Saint Augustin) – on aurait tort de sous-estimer la liberté de culte qui reste, dans la Loi de séparation des Eglises et de l’Etat pourtant promulguée dans un contexte des plus tendus, la première de toutes les libertés fondamentales, que les citoyens, entretenus dans la peur, ont consenti à abdiquer sans discuter. Non, l’argument sanitaire ne justifie pas tout.
Agir. L’Eglise n’est pas obligée de s’aligner sur un discours officiel réducteur et bégayant, encore moins à se faire la courroie de transmission de l’Etat, sans manquer pour autant au respect et au dialogue ni appeler à la désobéissance civile. Sa mission prophétique, au service du Bien commun, c’est d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur ces détresses graves liées directement à la gestion de la crise sanitaire. Certes, il faut soutenir les personnels soignants et secourir les malades – la prudence dans l’application des gestes-barrières fait partie de l’effort national qui incombe à tous –, mais sans imputer trop hâtivement aux citoyens la responsabilité de leur détresse. En ce sens, il faut saluer le professionnalisme des personnels de santé qui se dévouent auprès des malades, et encourager la générosité des bénévoles qui s’engagent au service des plus démunis, et où les chrétiens sont souvent aux avant-postes. Il faut encore faire entendre les justes revendications de ceux qui sont brimés dans leur travail, je pense aux artisans et aux commerçants, et savoir dénoncer une inégalité de traitement en n’ayant pas peur de relativiser l’argument sanitaire brandi de manière insistante pour fermer les petits commerces et interdire les célébrations cultuelles publiques, alors que les écoles, les grandes surfaces, les marchés, les transports en commun sont restés actifs avec des risques potentiellement plus grands de contamination. Quand l’Eglise plaide pour la liberté de culte, elle défend toutes les libertés fondamentales qui ont été confisquées de manière autoritaire, même si c’est temporaire, comme celles d’aller et de venir, de se réunir pour travailler au Bien commun, de vivre du fruit de son travail, de mener ensemble une vie digne et paisible.
S’il faut « rendre à César ce qui est à César », il faut aussi « rendre à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21), et nous n’appartenons pas à César mais à Dieu ! C’est le sens du culte rendu à Dieu qui rappelle à tous, même aux non croyants, que César n’est pas tout-puissant. Et il faut cesser d’opposer dialectiquement le culte rendu à Dieu, inscrit dans les trois premières paroles du Décalogue, à l’amour du prochain : ils sont inséparables, et celui-ci s’enracine dans celui-là ! Pour nous, catholiques, le culte parfait passe par le Sacrifice du Christ, rendu présent dans le Sacrifice eucharistique de la Messe que Jésus nous a commandé de renouveler. C’est en nous unissant physiquement et ensemble à ce Sacrifice que nous pouvons présenter à Dieu « notre personne tout entière en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour nous, la juste manière de lui rendre un culte » (Rm 12, 1). Et s’il est véritable, ce culte s’accomplira nécessairement dans la passion du bien d’autrui, la miséricorde et la recherche du Bien commun. Voilà pourquoi il est prophétique et impérieux de défendre la liberté de culte. Ne nous laissons pas voler la source de notre Espérance !
Joe Biden dispose de 232 Grands Électeurs certifiés contre 223 pour Trump
Il faut au moins 270 Grands Electeurs certifiés pour prétendre être élu le 14 décembre 46ème président des Etats-Unis.
Cette analyse précise publiée sur Polémia fait un point de situation sur cette élection qui restera dans les annales comme la plus incertaine avec elle de 2000 :
Joe Biden dispose de 232 Grands Électeurs contre 223 pour Trump et il reste 73 Grands Électeurs de cinq États à départager entre les deux candidats. Même si les républicains continuent à contester les résultats au Nevada (6 GE), je considère que cet État ne peut plus jouer de rôle dans cette élection et je ne l’ai donc pas pris en compte. Je rajouterais volontiers le Michigan, car avec 155 629 votes d’avance sur un total de 5 458 169 électeurs, le résultat ne peut plus être remis en cause par de simple erreurs de dépouillement. Ceci nous donne 248 Grands Électeurs pour Joe Biden contre 223 à Donald Trump.
Restent donc quatre États :
- Le Wisconsin (10 Grands Électeurs) avec 20 608 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 3 240 738 électeurs [0,6%].
- L’Arizona (11 Grands Électeurs) avec 10 457 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 3 333 829 électeurs [0,3%], et quelques milliers de voix encore à venir
- La Géorgie (11 Grands Électeurs) avec 12 670 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 4 936 344 électeurs [0,2%].
- La Pensylvannie (20 Grands Électeurs) avec 81 813 voix d’avance en faveur de Joe Biden sur un total de 6 834 811 électeurs [1,2%]
Dans ces quatre États, les avocats de Trump ont lancé des actions judiciaires pour faire invalider les résultats sur la base de toute une série de déclarations et d’observations de fraude électorale (…)
Si les résultats des États ne sont pas certifiés à cette date [14 décembre], ou si aucun des deux candidats n’atteint 270 Grands Électeurs, alors ce ne sont plus les Grands Électeurs qui élisent le Président américain, mais la chambre des représentants (…)
En Pennsylvanie, une première plainte déposée le mardi 10 novembre, a été rejetée en première instance, puis en appel ce vendredi 20 par un juge nommé à son poste de Cour d’appel par Obama. La plainte va donc pouvoir être soumise à la Cour Suprême. Mais la Cour Suprême doit accepter de statuer sur le dossier, ce que son Président, le « Suprême Justice » John Roberts, a tout fait pour éviter à ce stade. Avec 5 ou 6 conservateurs à la Cour Suprême, il y a peu de chances, que les appels soient rejetés comme celui de Pennsylvanie le fut fin octobre. Ou un « Associate Justice » peut décider de s’auto saisir du dossier comme le fit le « Justice » Alito le 6 novembre, quand il ordonna que les votes par correspondance de l’État de Pennsylvanie soient comptés séparément des votes « en personne ».
Trois des quatre États suscités dépendent de « Justice » Conservateurs : La Pennsylvanie, le « Justice » Alito, Le Wisconsin, la « Justice » Coney Barrett récemment élue, et la Géorgie, le « Justice Thomas. Mais il y a peu de chances (ou de risques, au choix) que la Cour Suprême s’auto-saisisse.
De même, la probabilité est faible que la Cour Suprême tranche sur le fond la question de la fraude électorale. En revanche, elle ne manquera pas d’intervenir, si les lois électorales d’un État ont été changées pendant la période électorale, ce qui est le cas en Pennsylvanie (…) C’est d’ailleurs bien l’opinion de l’un des plus éminents juristes des États Unis, l’avocat Alan Dershowitz, qui se fonde en l’espèce sur le précédent des élections de 2000 Bush v. Gore en Floride. Si une telle décision devait avoir lieu, alors la Pennsylvanie deviendrait « Rouge » et Donald Trump arriverait à 243 Grands Électeurs, à quasi égalité avec Joe Biden (248). La dynamique post-électorale en serait bouleversée. En fait, tout dépend du résultat de cette action en justice, ce qui explique que les actions judiciaires soient plus calmes dans les autres États.
En Géorgie, après un recomptage qui a réduit l’avantage de Joe Biden à 12 670 voix, le camp républicain a demandé un second recomptage, en insistant sur le fait que les signatures des enveloppes de vote par correspondance devaient être vérifiées. Or il semble que pour garantir le secret du vote, elles aient étés séparées des bulletins, ce qui rend impossible toute vérification sérieuse. En effet, pour le vote par correspondance, l’électeur signe au dos d’une première enveloppe qui contient son vote, cette signature est vérifiée (ou pas) de manière informatique, sur la base des signatures déposées préalablement auprès des services officiels, puis après confirmation, l’enveloppe est mise de côté, et le bulletin de vote, contenu dans une seconde enveloppe, est alors enregistré dans la machine à compter les votes…. Le vote ne peut plus être tracé à son expéditeur, et devient donc invérifiable. Pourtant, en Géorgie, ce sont 118 000 votes par correspondance qui seraient frauduleux et une nouvelle plainte doit être déposée lundi ou mardi par Maître Sekulow, avocat du fils de Donald Trump sur une ligne d’accusation encore non dévoilée.
Wisconsin : un recomptage commence ce lundi et devra être terminé pour le 1er décembre. Il est amusant de noter que les partis doivent payer ces opérations et que si, en 2016, un recompte partiel avait été facturé 2 M$ à la campagne Clinton, le même recompte, cette année, a été facturé 6 M$ à l’équipe Trump.
Arizona : les cours ont rejeté les premiers recours légaux, et il semble que les républicains locaux sont en retrait. En fait l’Arizona n’aura d’importance que si la Pennsylvanie bascule du « bleu » au « rouge ».”
Délit d’ « écocide » ? Soit ! En commençant par l’I.V.G
De Bernard Antony :
Le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti et la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili ont annoncé hier l’inscription à venir, dans le code pénal, d’un nouveau délit: « l’écocide ».
L’échelle des peines, selon la gravité des atteintes à l’environnement et à la nature, devrait être bientôt publiée. Elle irait de 375 000 euros d’amendes à 4,5 millions et de trois à dix ans d’emprisonnement.
Les « écologistes » voudraient que soit introduite dans le texte la qualification de « crime » pour certains délits. Mais ceci, a objecté Mr Dupont-Moretti, se heurte à un obstacle de constitutionnalité. Quoi qu’il en soit, en toute logique, les délits les plus graves à être reconnus ne devraient-ils pas être ceux qui tombent sinon sous la qualification de « crime » du moins sous celle de « meurtre » ?
On voit mal comment l’avortement délicatement appelé « I.V.G », et qui est toujours constitué par la mise à mort d’un enfant à naître, ne tomberait pas, pour le moins, dans la nouvelle catégorie des « écocides ».
Le premier des délits contre la nature n’est-il pas de toute évidence celui qui vise la nature humaine ?
On attend avec intérêt de connaître les députés qui exigeront l’inscription de l’I.V.G dans le registre des « écocides » ?
Manifestations à Châlons-en-Champagne, Sens, Caen, Melun, Lille
Une trentaine de fidèles de tous âges se sont rassemblés ce dimanche 22 novembre, devant la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne, pour demander au gouvernement de respecter la liberté de culte, expression privilégiée – pour ne pas dire fondement – de la liberté de conscience.
Ce dimanche 22 novembre, près de 60 personnes étaient réunies sur le parvis de la cathédrale St Etienne de Sens dans le strict respect des consignes sanitaires entre 10h et 11h pour une manifestation déclarée en préfecture. Les organisateurs ont rappelé les objectifs du rassemblement :
• soutenir nos évêques dans leur concertation avec l’Etat afin que la liberté de culte soit respectée et que la messe puisse être célébrée publiquement,
• prier pour notre pays, la France, pour la crise que nous traversons, pour tous les malades et pour le personnel médical.
Plusieurs discours ont permis de notamment de faire le point sur la situation :
• ce que les décrets permettent,
• ce que le conseil d’état a précisé,
• les pressions qu’ont subies certains organisateurs de rassemblement,
• les menaces illégales de M. Darmanin.
Au final, une incroyable intrusion de l’état dans la liberté de culte au mépris de la loi de 1905, puisque l’état vient nous dire quels sacrements peuvent être célébrés ou non sans aucune justification scientifique.
Il a donc été demandé le retour de la liberté de culte dans le respect de règles sanitaires justes et proportionnées.
Ensuite un temps de prière a été proposé aux participants. Ceux qui le souhaitaient ont prié le chapelet pour nos évêques, pour la liberté de culte, pour tous les malades et le personnel médical ainsi que toutes les victimes de la crise et pour la France.

Caen :

A Melun, plus de 50 paroissiens ont répondu à cet appel et dans une ambiance recueillie, la manifestation a pu se dérouler dans l’ordre et le respect des règles sanitaires en vigueur dans le département de Seine et Marne.
Le président de l’association, Hubert Fabre, a tout d’abord pris la parole pour énoncer les revendications de ce rassemblement de fidèles, à savoir une reprise de la célébration publique des sacrements, et exprimer leur mécontentement face au mépris du gouvernement, qui ne s’appuie pas sur des données concrètes pour énoncer cette interdiction, qui infantilise les catholiques et leur clergé réputés incapables d’établir et respecter des protocoles sanitaires et s’immisce dans le fonctionnement des institutions de l’Eglise catholique en émettant des jugements de valeur sur certains sacrements par rapport aux autres.
Il a ensuite été rappelé que si le gouvernement comme une majorité de la population ne comprennent pas cette revendication cela tient moins d’une fatalité que de la conséquence d’un trop timide témoignage des catholiques à propos de la messe en particulier et du sens du sacré en général. C’est donc aussi pour rappeler au gouvernement et à nos concitoyens ce qu’est la messe pour un catholique que l’AFC de Melun a organisé ce rassemblement. La messe pour un catholique c’est le renouvellement du sacrifice du Christ, l’endroit où, s’associant à ce sacrifice, il vient puiser le salut de son âme. Dieu n’a pas choisi de nous sauver à distance, il s’est fait proche des hommes et c’est pourquoi un catholique ne peut pas se contenter de « suivre » la messe à distance. La messe c’est aussi le lieu où l’Eglise prend vie selon les paroles de Jésus : « si deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ».
Notre pays est paralysé par la peur de la mort, nous devons partager au monde notre espérance chrétienne qui nous dit que le Christ est vainqueur de la mort, a-t-il conclu.
Une adhérente de l’association a ensuite lu des extraits d’un discours de Dom Chautard dans lequel il relate son entretien avec G. Clemenceau qui avait permis à l’abbaye cistercienne de Sept-Fons et sa communauté d’être préservée de la dissolution d’ungrande majorité des congrégations religieuses suite à la loi de 1901, établissant le parallèle entre les spoliations du gouvernement anticlérical de l’époque envers les catholiques et la situation actuelle d’injuste interdiction de l’exercice public du culte par le gouvernement.
Ont enfin été lus un mot d’encouragement du père Philippe Legrand, curé de Melun et le message pastoral de Monseigneur Nahmias, évêque de Meaux.
Le rassemblement, également ponctué de chants d’espérance et célébrant le Christ-Roi de l’univers fêté par les catholiques en ce jour, s’est conclu après environ 45 minutes par la reprise d’un texte de Monseigneur Rey demandant la reprise de la célébration publique des messes.
Les catholiques de Melun restent déterminés et prêts à poursuivre leur mobilisation pour obtenir la reprise des messes publiques.
Lille :
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 6

6e jour : 23 novembre : Dans la lumière des Anges de saint Michel
« Que cette offrande soit portée par ton Ange en présence de ta Gloire sur ton autel céleste (Prière eucharistique n° 1). »
Son Ange dit à Catherine : « Ma Sœur !… Venez à la Chapelle, la Sainte Vierge vous attend ! Soyez tranquille, il est 11h et demie, tout le monde dort bien. Venez, je vous attends. »
Le nombre 23
Le 23 du mois correspond à la fin de la neuvaine mensuelle au Mont Saint-Michel.
23 septembre 1600 : Ordination de saint Vincent de Paul à Château-L’Évêque (Dordogne) qui recommandera que soit prise en honneur dans la congrégation de la Mission la sainte Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le 23 septembre est aussi, en 1826, l’ordination de saint Jean-Gabriel Perboyre, premier saint de Chine, grand diffuseur de la Médaille Miraculeuse en Chine et martyr sur une croix à Wuhan (anciennement Tchang Fou) sous le signe de la Croix Glorieuse le 11 septembre 1840. La Croix glorieuse brilla en Occident cette même année le 17 décembre 1826 (1er jour de la neuvaine de Noël pour l’Enfant-Dieu et pour la France) sur la France dans le ciel de Migné-Auxances au nord de Poitiers, là où sainte Radegonde (deuxième reine de France) reçut la relique de la vraie Croix du Christ le 19 novembre 569.
Lors du martyre de saint Jean-Gabriel en 1840, une Croix lumineuse brilla aussi dans le ciel de l’Orient jusqu’à Pékin à 1000 km ! Les Chinois dirent : « C’est le Signe qu’adorent les chrétiens ! » Il s’agit du Signe du Fils de l’homme annoncé par Jésus dans l’Évangile « comme l’éclair brillant de l’Orient à l’Occident » (Mt 24, 27).
La Vierge dit à Catherine : « Le moment viendra où le danger sera grand : on croira tout perdu… La Croix sera méprisée, le sang coulera dans les rues. Le monde entier sera dans la tristesse. » Catherine verra un crucifix noir sur Paris en 1848.
Notons aussi que, le 23 novembre 1944, le Maréchal Leclerc, membre de l’association Mariale avec son épouse (fidèle de la rue du Bac), termine de libérer la France en entrant dans Strasbourg. Le 8 mai, jour de saint Michel au Gargano (8 mai 490) et au château Saint-Ange (8 mai 590), est signée la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945. La mort de Leclerc, le 29 novembre 1947, jour anniversaire des Filles de la Charité, contribuera aussi, en rassemblant les Français, à réconcilier la France et à la libérer ainsi d’une insurrection communiste qui couvait (cf. les apparitions de l’Île-Bouchard).
Prions :
Pour les prêtres et les martyrs chrétiens, si nombreux encore au XXIe siècle. Que tous les chrétiens puissent traverser les épreuves actuelles et futures dans l’espérance et la lumière de la Croix glorieuse avec le secours du saint Rosaire de Marie et l’aide de saint Michel Archange !
+ Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria,
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
2 chants :
Ô Sainte Croix, ô Croix de Lumière ! Ô Sainte Croix, ô Croix d’Amour !
Rayonnez maintenant sur notre Terre la lumière de l’Amour trinitaire.
(Cf prière n° 67, 4 couplets dont l’un est la prière de la médaille de la Croix de saint Benoît. Croix qui fut originellement celle du chapelet des Filles de la Charité au temps de sainte Louise…)
Prière du Scapulaire Rouge de la Sainte Passion du Christ et de la compassion de Marie*
« Sainte Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, sauvez-nous (sauvez-nous)
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, protégez-nous (protégez-nous) ! »
(*Révélée à Sœur Apolline Andriveau, Fille de la Charité, le 26 juillet 1846 à Troyes)
Comment le pétrole de l’Azerbaïdjan a vaincu l’Arménie
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Qui l’eût cru ? Après avoir remporté une victoire éclatante, conclue en 1994, par la prise du Haut-Karabakh et des territoires azéris environnants, l’Arménie a, cette fois, été battue en six semaines par une armée peu réputée pour ses hauts faits d’armes.
Mais en vingt-cinq ans, la tendance a été totalement inversée à cause de la manne pétrolière. Les gisements de pétrole de la mer Caspienne ont fait de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, un port pétrolier important, source de revenus considérables pour le pays. La population n’a pas beaucoup profité de ces pétrodollars, mais le président Aliyev en a investi une part considérable dans du matériel militaire haut de gamme.
Au pouvoir depuis 2003, succédant à son père (l’Azerbaïdjan est une démocratie relative…), Aliyev s’est résolument tourné vers le pétrole.
Il y a longtemps que l’on connaît l’importance des gisements pétrolifères et gaziers de la mer Caspienne, mais l’Union soviétique vieillissante avait d’autres priorités. L’Azerbaïdjan, dès son indépendance arrachée en 1991, s’est attelée à la tâche, soutenue par la Turquie et les Occidentaux. Après des années d’études et de négociations, un cap a été fixé : construire un oléoduc partant de Bakou et évitant soigneusement l’Iran au sud, la Russie au nord et, bien sûr, l’Arménie à l’ouest. C’est donc par la Géorgie que l’ouvrage passe, puis la Turquie, pour finir dans le port de Ceyhan, dans l’ancienne Cilicie, non loin de la Syrie.
Ce trajet improbable et fort coûteux a été financé par la Banque mondiale, la BERD et des banques américaines sous l’égide de British Petroleum, qui possède 30 % des parts, suivie par une compagnie azérie, avec 25 %, les autres pays occidentaux se partageant le reste, États-Unis en tête (L’Usine nouvelle du 25 mai 2005). Personne n’est oublié puisque la Turquie et la Géorgie perçoivent de substantielles redevances, l’oléoduc traversant leur pays. On comprend mieux, soit dit en passant, le grand intérêt que les États-Unis portent à la Géorgie depuis quelques années, aidant à l’installation d’un régime pro-occidental et antirusse.
En 2005, lors de l’inauguration de cet oléoduc – un des plus longs du monde, avec près de 1.800 kilomètres -, le secrétaire d’État américain à l’énergie Samuel Bodman était présent, en bonne compagnie avec les présidents turc, azéri et géorgien (Le Monde du 25 mai 2005).
L’afflux d’argent qui suivit la mise en service de cet oléoduc permit à l’Azerbaïdjan de moderniser son armement et, surtout, d’acheter de très nombreux drones israéliens et turcs. Ce sont eux qui ont fait la différence. La valeur du combattant arménien, sans être mise en cause, ne pouvait rien face à ce déluge de technologie meurtrière. L’Arménie est un pays pauvre, sans ressource énergétique.
Ce ne fut pourtant pas sans mal, et le président Aliyev lui-même (celui qui traite les Arméniens de « chiens ») a reconnu que le franchissement des fortifications arméniennes fut très difficile. Les pertes des Azéris et des islamistes syriens envoyés par Erdoğan restent secrètes mais sont considérées comme très élevées par les observateurs.
Tout cela était parfaitement connu de la Russie, qui a laissé faire. Poutine et Lavrov ont rappelé leur ligne : il fallait rendre à l’Azerbaïdjan les territoires azéris conquis en 1994 pour conserver l’intégralité du Haut-Karabakh. Certes, et l’ONU s’était prononcée dans ce sens. L’entêtement du médiocre Premier ministre Pachinian (qui ne le restera pas longtemps) a coûté cher.
Mais tout de même, quelle tristesse de voir une partie du Haut-Karabakh et son patrimoine chrétien plus que millénaire laissés aux mains des Azerbaïdjanais et de leurs alliés islamistes syriens.
Non possumus – Le cri de détresse d’un prêtre adressé aux Evêques de l’Eglise qui est en France
Un ami prêtre nous envoie ce texte sur sa souffrance de ne pouvoir célébrer le Saint-Sacrifice en présence des fidèles.
«Non possumus.» Telle était la parole ferme des premiers chrétiens qui refusaient de renier le Christ et de marcher sur la Croix et qui préféraient le martyre à tous les honneurs humains. «Non possumus sine dominico vivere.» Telle était la parole pleine de fierté de ces premiers chrétiens qui rappelaient à leurs persécuteurs que l’Essentiel pour eux résidait dans le Sacrement de Vie.
Je ne pensais pas un jour devoir pousser ce même cri, mais en l’adressant non à nos politiques (qui sont bien incapables d’en mesurer le sens et la portée), mais à nos Evêques, ceux qui sont nos Pasteurs chargés de veiller sur le Troupeau du Christ Roi et de le guider vers le Royaume.
«Non possumus.» Ce cri est celui d’un simple prêtre de France, un parmi beaucoup d’autres qui, en ces heures, pleure (au sens strict), seul dans son presbytère, après avoir célébré seul la solennité du Christ Roi de l’univers devant un écran pour essayer de rejoindre les brebis qui lui sont confiées, et après avoir dû dire à certaines qu’elle ne pouvaient venir assister à la Messe, la porte de son église étant fermée. A-t-on souvent vu dans notre histoire un Curé dire à ses ouailles de ne pas venir à la Messe? Le comble. Et après cette Messe célébrée seul, mais heureusement pour moi avec l’Unique, je me suis retrouvé seul devant mon assiette comme sans doute beaucoup de mes confrères. Et en mangeant ce repas de fête (rions un peu) je me disais: Mais comment nos Evêques en sont-ils arrivés là?
Oui, «non possumus». Nous ne pouvons pas et nous n’en pouvons plus. Nous ne pouvons pas vous suivre et nous n’en pouvons plus de vos atermoiements, à quelques glorieuses exceptions près mais que je ne vois que de loin car il ne s’agit pas de mon Evêque, et nous n’en pouvons plus d’être quasiment abandonnés par ceux qui pourtant exigent de nous notre obéissance, laquelle d’ailleurs je n’ai pas l’intention de récuser. Je suis triste d’avoir comme beaucoup de mes confrères reçu un coup de poignard dans le dos par l’Archevêque de Paris (que pourtant j’estime) lorsqu’il a invoqué l’obéissance prononcée le jour de l’ordination pour dire qu’il savait que certains prêtres en prenaient à leurs aises avec les règles sanitaires (que c’est beau la délation, car sinon il se serait adressé directement au prêtre). Je ne me souviens pas, le jour de mon ordination, avoir entendu l’Evêque qui m’a imposé les mains me demander si j’obéirais aux règles sanitaires. Par contre, je l’ai entendu me demander: «Voulez-vous devenir prêtre, collaborateur des évêques dans le sacerdoce, pour servir et guider le peuple de Dieu sous la conduite de l’Esprit Saint? Voulez-vous accomplir fidèlement le ministère de la Parole, c’est-à-dire annoncer l’Évangile et exposer la foi catholique? Voulez-vous célébrer avec foi les mystères du Christ, selon la Tradition de l’Église, pour la louange de Dieu et la sanctification du peuple chrétien? Voulez-vous, de jour en jour, vous unir davantage au souverain prêtre Jésus Christ qui s’est offert pour nous à son Père, et avec lui vous consacrer à Dieu pour le salut des hommes?»
Et c’est justement cela que l’on m’empêche aujourd’hui d’accomplir non seulement parce qu’un Etat laïc nous l’impose, et de quel droit, mais en plus parce que nos Evêques se font le ‘bras armé’ de ce pouvoir contre les prêtres et les fidèles. Il paraît, à entendre l’Archevêque, qu’un des grands vecteurs de la propagation du virus est la communion dans la bouche. Outre le fait qu’aucune étude scientifique n’est venue à ce jour apporter la preuve de cette affirmation, il me semble très détestable qu’un Pasteur jette le discrédit non seulement sur une pratique multiséculaire et respectée par de saintes âmes aujourd’hui comme hier (je ne noterai que Ste Mère Térésa et St Jean Paul II), mais qui, en plus, est une loi universelle de l’Eglise, la communion dans la main n’étant à ce jour qu’un indult. Or une décision épiscopale locale ne peut remettre en cause une loi universelle de l’Eglise, à moins que l’autorité supérieure ne l’approuve, en l’occurrence le Pape par l’intermédiaire du Préfet du Culte divin, le Cardinal Robert Sarah, ce qui ne me semble pas avoir été le cas.
Mais ce «non possumus» je le clame également lorsque je constate votre quasi réprobation des nombreux rassemblements qui ont lieu ces jours-ci, notamment devant certaines de vos cathédrales, pour demander le retour de la Messe. Et pour vous donner bonne conscience, vous dites: «Ce sont les traditionalistes». Mais quand aurez-vous fini de diviser le Troupeau qui vous est confié? Non, ce ne sont pas des traditionalistes, voire même des intégristes pour certains, mais des catholiques. Car je suis prêtre et Curé d’une paroisse tout à fait ordinaire de France et je sais que nombre de mes paroissiens sont à prier devant la cathédrale de mon Diocèse. Mais à vous entendre, traiter aujourd’hui quelqu’un de traditionaliste, c’est en fait simplement dire qu’il est catholique! Oui, vous êtes en train de diviser profondément l’Eglise encore plus qu’elle ne l’est, en montant les catholiques les uns contre les autres, comme s’il y avait d’un côté les bons : ceux qui ne disent rien et restent sagement chez eux; et les mauvais, qui braillent en récitant le chapelet devant les églises pour réclamer un droit qui, non seulement est constitutionnel dans notre pays, mais qui surtout est essentiel pour un croyant. Dans cette affaire, il n’y a ni bon ni mauvais dans la mesure où chacun agit selon sa conscience. Et pour une fois que les laïcs prennent les choses en main dans le domaine qui est le leur, on leur dit de se taire. Cléricalisme quand tu nous tiens !
«Non possumus.» Je le dis aux gouvernants de notre pauvre pays. Je ne sais ce que nous réserve le gouvernement qui en prend tellement à son aise avec nos libertés (et je pense en ces heures à tous ces Français qui souffrent, non d’un virus, mais d’une situation de laquelle ils ne se relèveront pas et que je risque avec mes confrères de retrouver dans les cercueils après leur suicide, ce qui est déjà le cas). Mais je le dis surtout à nos Evêques: pourquoi n’avoir pas rappelé fermement à ces gouvernants que l’Essentiel ne se trouve ni dans l’argent ni dans la nourriture, mais dans le Ciel ? Et de l’avoir rappelé sans crainte des rugissements des médias, voire d’une inévitable incompréhension. Mais depuis l’Incarnation, le Christ est la pierre sur laquelle on achoppe. Il sera toujours un signe de contradiction et encore plus lorsque l’on s’éloigne de la Vérité. La solennité du Christ Roi est là pour nous le rappeler.
Oui c’est un prêtre qui n’en peut plus, sans être désespéré, qui vous envoie ce cri. Et l’époque est telle qu’il ne peut signer ce cri sans risque, non pour sa carrière, mais pour ne pas devoir un jour finir dans le cercueil de la même façon que ceux évoqués plus haut, même s’il sait qu’il doit se préparer chaque jour à la grande rencontre avec l’Autre, avec l’Essentiel, en espérant que le divin Roi lui dira: «Ce que tu as fait à l’un de ces petits, c’est à moi que tu l’as fait.»
La junte sanitaire à l’action pour les « petits commerces ». Assemblée nationale, le 17 novembre
Il faut savoir que le gouvernement Castex comporte un ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises, ayant lui-même une expérience d’entrepreneur. C’est formidable.
Il faut savoir que le 17 novembre était un mardi et donc jour de questions/réponses au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Pour juger de l’audace et de la force avec lesquels la junte sanitaire traite le cas des commerces dits « petits », voilà la question posée par le député Mme Isabelle Valentin (LR) et la réponse de Monsieur le ministre :
Mme Isabelle Valentin. Monsieur le Premier ministre, lors de son discours du 28 octobre dernier, le Président Macron a dit : « Je ne crois pas à l’opposition entre santé et économie. »… Si vous ne réagissez pas rapidement, vous pourrez investir des millions d’euros dans des programmes de revitalisation et faire tous les grands discours que vous voulez sur la cohésion des territoires, quand vous aurez tué la plupart de nos commerces, vous aurez tué l’âme et la dynamique de tous nos territoires. Monsieur le Premier ministre, avez-vous décidé de rouvrir les commerces le 26 novembre ?
Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises. J’entends naturellement la demande des commerçants et des artisans.
Pierre Cordier. Il ne suffit pas de l’entendre !
Alain Griset, ministre délégué. Je connais leurs inquiétudes, quelquefois même leur détresse : nous rencontrons tous les jours leurs représentants pour étudier la réouverture rapide des commerces.
Plusieurs députés du groupe LR. Les réunions, ça va bien cinq minutes, cela fait trois semaines que vous en faites !
Michel Herbillon. Il faut décider quoi et quand !
Alain Griset, ministre délégué. Nous avons parfaitement conscience que ces entreprises sont particulièrement touchées par les décisions que nous impose la situation sanitaire en France. Notre objectif est de concilier la reprise de l’activité économique et l’impératif sanitaire. Comme vous, nous souhaitons la réouverture la plus rapide possible des commerces(Exclamations sur les bancs du groupe LR), mais elle dépend uniquement, comme vous le savez, de la situation sanitaire.
Plusieurs députés du groupe LR. Non !
Fabien Di Filippo. C’est un naufrage !
Alain Griset, ministre délégué. C’est pourquoi j’ai lancé hier, avec Laurent Pietraszewski, une concertation avec l’ensemble des organisations professionnelles et des fédérations de commerce. L’objectif est d’aboutir à l’établissement d’un protocole renforcé et commun à tous les commerces et à la mise à jour des protocoles spécifiques pour chaque métier. (Exclamations sur les bancs du groupe LR.) Vendredi, avec Bruno Le Maire, Olivier Véran et Laurent Pietraszewski, nous réunirons à nouveau les fédérations de commerce pour valider ces protocoles et les soumettre au Conseil scientifique.
On peut tirer les conclusions suivantes :
- La situation sanitaire (c’est-à-dire en réalité la gestion des quelques lits de réanimation que les réformes du système-de-santé-que-le-monde-nous-envie ont sauvés) continue de préempter tout le pays, y compris son avenir. La junte sanitaire attend les données sanitaires comme sœur Anne attendait en haut de sa tour. C’est le quoi qu’il en coûte (atteintes à la liberté, atteintes à la liberté de conscience, pauvreté, isolement, déficits, tristesse, détresse).
- La grande action du gouvernement, à part attendre les données sanitaires, est de penser, le 16 novembre soit quand même plus de quinze jours après le début du reconfinement, à organiser une concertation avec les organisations professionnelles. C’est fort. Et l’objectif est quasi-révolutionnaire : la rédaction d’un protocole sanitaire. Ca doit être au moins la sixième édition. Quand même, le « petit» commerce a-t-il évité cette fois-ci un numéro vert supplémentaire. C’est vrai que Suicide Ecoute est déjà en place. Quoi qu’il en coûte, on nous a prévenu.
Proposition de loi visant à réformer l’adoption : l’intérêt de l’enfant affirmé, puis sacrifié ?
Les Juristes pour l’enfance ont analysé en détail cette proposition de loi visant à réformer l’adoption, présentée par madame le député Monique Limon (LREM, photo), examinée par la Commission des lois lundi 23 novembre, puis en séance mercredi 2 décembre. En voici la synthèse :
Ce texte poursuit l’objectif très positif de favoriser l’adoption d’enfants aujourd’hui maintenus en foyers ou familles d’accueil alors que leur intérêt serait d’être adoptés.
Malheureusement, ainsi que la porte-parole de Juristes pour l’enfance, Aude Mirkovic, l’a fait valoir lors de son audition par la Commission des lois le 18 novembre, il comporte aussi des mesures de nature à contrarier cet objectif et, notamment, la suppression de la possibilité pour des parents de confier leur enfant, en vue de son adoption, à un organisme autorisé par l’adoption (OAA). En effet :
- Il est essentiel pour la Démocratie de conserver le libre choix des femmes enceintes de s’adresser à l’État (ASE) ou à une structure privée autorisée (OAA).
- Pour l’enfant, être confié à un OAA n’emporte aucun préjudice, mais constitue une chance : 100 %des enfants sont effectivement aussitôt adoptés.
- Les OAA sont en mesure de recueillir des enfants porteurs de handicaps pour lesquels ils trouvent des familles adoptives.
- Certains parents, le plus souvent des femmes enceintes, ne souhaitent pas confier leur enfant à l’ASE car elles ont été elles-mêmes pupilles de l’État et ne veulent pas que leur enfant suive le même parcours qu’elles.
Par ailleurs, la suppression de l’exigence actuelle que le couple d’adoptants soit marié nous apparait contraire à l’intérêt de l’enfant. Selon l’exposé des motifs, le but est de déconnecter l’adoption du statut matrimonial de l’adoptant, mettant ainsi fin à une différence de traitement face à l’adoption entre couples mariés et couples non mariés.
Mais en quoi l’intérêt de l’enfant, affirmé comme le seul intérêt en cause par le même exposé des motifs, est-il concerné par l’égalité entre les couples mariés ou non mariés ?
L’adoption doit se préoccuper du seul intérêt de l’enfant. Or, le mariage des adoptants apporte à l’enfant plus de garanties que le concubinage ou le PACS, en raison de son contenu légal.
L’association Juristes pour l’enfance se réjouit de voir rappelés par l’exposé des motifs « les deux principes fondamentaux en la matière, à savoir l’intérêt supérieur de l’enfant et la volonté de donner une famille à un enfant et non l’inverse » (exposé des motifs p. 3).
Nous demandons par conséquent aux députés d’intervenir pour que ces principes ne soient pas seulement proclamés mais respectés et mis en œuvre.
De son côté, La Famille adoptive française alerte sur ce catastrophique projet :

Manifestation pour la défense de la messe à Avignon
Prises de parole de David Marcellin, Clément Gauthier, Monique Tezenas (Conseiller Régional d’Occitanie) et conclusion par Yann Baly. Le recteur de la basilique a fait sonner les cloches à la volée comme on l’entend sur la vidéo.
:

Terres de mission : Un règne terrestre du Christ ?
Dimanche 22 novembre, Terre de missions reçoit Florian Boucansaud, ancien footballeur professionnel, converti au catholicisme voici quelques années. Il vient de signer son premier livre: “Es-tu prêt? Il revient” dans lequel il raconte sa conversion, mais aussi défend sa conviction d’un futur règne terrestre du Christ (les fameux 1000 ans de l’Apocalypse) – tout en rejetant le millénarisme condamné par l’Eglise.
Puis l’abbé Claude Barthe évoque les divergences dans l’épiscopat et, plus généralement, dans l’Eglise de France, autour de la liberté de culte (les “forces vives” du catholicisme soutenant activement les manifestations que rejettent les tenants de “l’enfouissement”).
Enfin, le philosophe Henri Hude vient présenter son dernier livre “Pour surmonter la crise de l’éducation”. Ce livre s’inscrit dans la somme qu’il a commencée en 2018 pour poser les concepts de ce nouvel humanisme chrétien que Jean-Paul II et Benoît XVI appelaient de leurs voeux.
Manifestations pour la messe à Quimperlé, Brest, Saumur, Niort, Bourges, Bordeaux
Quimperlé– Rassemblement pour la liberté de culte
Le vert, couleur symbolique et liturgique de l’espérance dont le peuple a tant besoin. Rendez-lui la messe, rendez-lui l’espérance !

Devant l’église St Louis à Brest 200 personnes. « Nous voulons la messe »

Bourges :

“Rendez nous la messe” à Niort :

À Saumur, rassemblement de plus de 200 personnes, sans compter les enfants, pour défendre la liberté de culte.

Bordeaux :

Manifestations pour la messe à Compiègne et Senlis
Communiqué :
Les catholiques de l’Oise ont eu la possibilité de se réunir deux fois ce WE pour manifester. Le samedi à Senlis et le dimanche à Compiègne.
Ces manifestations, déclarées en préfecture, avaient comme mot d’ordre le retour de la Messe.
A l’initiative notamment des AFC et soutenu par leur évêque, 250 à 300 catholiques de Compiègne et de ses environs ont pu chanter des cantiques, se recueillir et manifester leur mécontentement face à l’interdiction du gouvernement de se réunir pour la Sainte Eucharistie.
Ce Sacrement n’est pas une simple réunion cultuelle. Il est la clef de voute de la vie spirituelle de tout catholique. Le Christ Ressuscité est présent à chacune des messes célébrées par un prêtre catholique.
Les catholiques ne comprennent donc pas que les écoles, collèges, lycées, transports en commun, supermarchés et magasins de bricolages restent ouverts alors que les messes ne peuvent pas être célébrées. Les églises sont grandes, spacieuses et aérées. Les gestes barrières peuvent être autant respectés que dans ces autres lieux. Cette interdiction incohérente est donc ressentie comme une injustice par tous les croyants.
En cette période de début d’année liturgique (1er dimanche de l’avent), les catholiques craignent de devoir passer Noël dans les mêmes conditions que la fête de Pâques qui a eu lieu pendant le premier confinement : sans Eucharistie.

Plus de 300 personnes rassemblées pour la messe à Toulon
Rassemblement pour la messe organisé devant la cathédrale de Toulon hier soir par l’AFC de Toulon et le Collectif pour la messe de Toulon.
Plus de 300 personnes réunies dans le recueillement pour écouter des extraits de textes de Martin Steffens, Benoît XVI, et Maître Triomphe.
Un plaidoyer pour la liberté de culte et rappel de la place fondamentale du sacrement de l’Eucharistie dans notre vie.


Manifestation pour la messe à Bayonne, rejointe par Mgr Aillet
Ce dimanche 22 octobre, une manifestation pour le retour à la messe a eu lieu devant la Cathédrale de Bayonne avec près de 200 personnes.
Les manifestants ont été rejoints par Monseigneur Marc Aillet qui soutient cette démarche.
Les manifestants ont pu prier, chanter et réciter le chapelet.


Manifestation pour la messe à Sainte-Anne d’Auray
A Sainte-Anne-d’Auray, environ 140 personnes se sont rassemblées sur le parvis de la basilique pour redire leur volonté de retrouver des messes !
Quelques manifestants bravent l’interdiction à Grenoble
A Grenoble, ils étaient 7 devant la cathédrale Notre Dame de Grenoble. Le préfet avait interdit la manifestation pour la messe.
Une voiture des forces de l’ordre est passée au départ mais rien ensuite. Un heure pour prier, avec deux religieuses ursulines polonaises notamment.
Le rassemblement n’était pas déclaré, chaque personne est venue de son plein gré en respectant les mesures sanitaires.
On veut la messe!
A Draguignan, un médecin témoigne : Ne pas opposer messe et service des malades

A Draguignan, les manifestants pour la messe publique ont pu entendre le discours d’un médecin généraliste, qui montre que la messe n’est pas un luxe mais une nécessité dans sa vie de soignant. Ne pas opposer messe et service des malades :

[…]

Puis le discours d’un responsable AFC sur l’engagement des chrétiens au dela de nos manifestations. L’homme providentiel c’est …nous!
Aujourd’hui je ne veux pas apostropher ou invectiver ceux qui nous gouvernent (désolé), mais je m’adresse directement à vous, catholiques dracénois…
Tout d’abord pour vous remercier d’être ici, féliciter votre engagement, et rendre hommage à votre implication dans les sujets de religion comme ceux de société ! Bravo !
J’aimerais ensuite vous faire passer, en guise d’appel à l’action temporelle de chrétiens dans la Cité, 3 messages ; certes moins agréables, mais pleins d’Espérance.
Le premier, c’est que nous sommes en guerre, et que la guerre va durer. Et nous devons la conduire, car elle est juste !
La messe, on nous la rendra, dans quelques jours ou quelques semaines. Très bien ! Mais pas vraiment parce qu’on aura gagné une bataille.
Retournant dans nos églises, allons-nous revenir à la normalité d’une persécution ordinaire, douce et silencieuse, à la normalité du grignotage de nos droits et valeurs, allons-nous laisser à nouveau se produire et s’aggraver les vexations normales, les moqueries normales, les discriminations normales, les spoliations normales, ou les lois iniques normales ?
Cette suppression de la messe doit agir comme un électrochoc pour nous sortir de notre torpeur, et nous ouvrir les yeux…
Beaucoup sont dans le déni aujourd’hui, les adeptes du « c’est pas si pire »… D’autres sont dans la colère, et c’est probablement le cas de ceux qui se pressent sur les parvis dans toute la France… Il nous faut aller jusqu’à l’acceptation afin de réagir convenablement.
Quand nous aurons accepté que nos valeurs sont devenues subversives, en raison du renversement opéré en occident, alors nous trouverons des moyens d’action.
Quand nous aurons accepté que nous sommes en guerre, alors nous arrêterons de perdre toutes nos batailles. Les guerres perdues sont celles que l’on n’a pas menées.
Mon second message, c’est de bien comprendre contre QUI nous nous battons.
Certes des ennemis nous haïssent et nous persécutent pour ce que nous sommes, ou ce que nous défendons. Vous avez sûrement des idées…
Mais je crois que nous avons 4 adversaires, et les voici dans l’ordre d’importance et de priorité :
- Notre premier et principal adversaire est individuel… c’est nous-mêmes ! Nos défauts, notre peur, notre amour du confort, notre tiédeur, notre mondanité, nos bonnes excuses… J’y reviens dans mon 3ème message.
- Notre deuxième adversaire est collectif, ce sont… nos amis, nos communautés et groupes, leur inertie, leur superficialité. Ce sont surtout nos dissensions internes, nos guerres de chapelles… Divisés ou dispersés nous sommes faibles, et nous n’avons presque pas besoin d’ennemis… Nous rassembler et nous unir ne fera pas qu’additionner nos forces, mais les multipliera.
- Notre troisième adversaire, ce sont ceux qui pensent le prêt-à-penser ; ils nous aiment si on leur dit de nous aimer, ils nous haïssent si on leur dit de nous haïr ; ce sont les plus nombreux ; aujourd’hui ils sont peut-être du côté des ennemis, seulement parce que nous sommes inaudibles, timorés, repentants, désunis… Mais si nous avons réellement vaincu les 2 premiers adversaires, alors ça changera.
- Enfin, notre dernier adversaire ce sont nos vrais ennemis, ceux qui veulent nous abattre, qui nous haïssent… Ils ne sont pas si nombreux. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce sont les plus faciles à vaincre, si et seulement si nous avons vaincu les autres adversaires ; ils tomberont naturellement, car ils ne sont puissants que parce que nous sommes faibles, ils ne prospèrent que parce que nous régressons, ils ne règnent que parce que nous sommes résignés. Nous les vaincrons donc aisément, car la vérité balaye le mensonge, et la lumière dissipe les ténèbres…
Mais ne nous trompons pas d’ordre, s’attaquer à nos ennemis sans s’être vaincu soi-même, sans avoir réussi à nous unir, est voué à l’échec.
La lutte contre nous-mêmes et notre inertie est donc la plus importante, elle est fondatrice de notre action, voilà mon 3ème message.
Je ne veux évidemment pas minimiser les nombreuses actions que vous menez déjà, vos efforts, vos renoncements… Vous êtes ici aujourd’hui, donc vous êtes déjà combattants, et vous agissez déjà… Nous avons à Draguignan une paroisse très vivante, de bonnes écoles, des communautés, etc., tout ceci grâce à vous, et nous pouvons en être extrêmement fiers. Ne sous-estimons pas tout ça… Mais il faut se rendre à l’évidence, nos actions collectives sont insuffisantes ou inadaptées, puisque nous ne sommes jamais parvenus à changer le cours des choses… Nous devons donc passer à la vitesse supérieure !
Personnellement, j’ai longuement attendu l’homme providentiel, fort, charismatique, qui renverse les obstacles avec superbe, que nous pourrions suivre tous comme un seul homme… Mais j’ai réalisé que l’homme (ou la femme) providentiel n’existait pas, et qu’il ne viendrait pas… Il n’y aura PAS d’homme providentiel, l’homme providentiel, c’est chacun de nous, l’homme (ou la femme) providentiel, c’est VOUS !
Se vaincre soi-même, je crois que c’est, au moins en partie, arrêter d’attendre que son voisin bouge d’abord, et bouger le premier. Ne pas croire qu’il est mieux placé ou plus fort que nous ; c’est peut-être vrai, mais qu’importe, il faut briser l’immobilisme collectif : nous aboyons beaucoup, mais nous sommes des chiens de faïence. Lançons-nous, ouvrons une voie, ça fera des émules, et nous pourrons nous regarder dans la glace, regarder nos enfants, et dire « j’ai tenté quelque chose ». Qu’avons-nous à perdre ?
A nos amis qui refont le monde autour d’un verre, qui pestent et qui protestent, nous dirons : « ça c’est très bien, j’aime beaucoup ce que vous dites, mais concrètement, vous, vous FAITES quoi ?! »
Pour conclure, un petit collectif de laïcs est en train de s’organiser, ici, pour agir (d’abord) localement… Très modeste, et sans autre prétention que d’amorcer un mouvement où l’on franchirait un cap dans l’action et le combat.
Car tout comme notre salut ne viendra pas d’un homme providentiel, il ne viendra pas non plus d’un collectif parisien providentiel qui aurait de meilleures idées que nous…
Je n’ai pas le temps de dire un mot sur ce que peut être l’action, j’en suis désolé… Mais n’ayons pas peur, c’est à la portée de tous, vraiment, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice ! Joignez-vous à nous, nous en discuterons : des personnes vont circuler et vous proposer de donner vos coordonnées pour rester en contact (c’est gratuit, et ça n’engage à rien !).
Je termine avec ceci :
La victoire viendra de nous, ou ne viendra pas. La victoire viendra de Draguignan ou ne viendra pas.
Penser autrement, c’est déjà perdre la guerre ; attendre, c’est déserter !
Et plus nous serons nombreux à nous mobiliser, plus nous nous mobiliserons tôt, moins l’action nous demandera d’efforts et de sacrifices.
Alors, Dracénois, réveillons le dragon qui sommeille en nous ! Nous serons victorieux, avec toute la force de la prière, et toutes nos forces dans l’action !
A Saint-Sulpice, les manifestants ont pu prier
Bien que cela en indispose certains, des journalistes au préfet de police…
Nouvelle prière de rue en cours face à l’Eglise Saint-Sulpice à Paris. pic.twitter.com/OfJB8d3Jk6
— Remy Buisine (@RemyBuisine) November 22, 2020


Plus de 200 manifestants au Mans pour la messe : “Notre devoir, c’est notre Espérance”

Voici le discours prononcé à l’occasion :
Chers amis,
Partout de toutes les places de France, au pied de nos églises, les catholiques se rassemblent pour témoigner de leur attachement à la Messe, rejoindre les plus fragiles qui ne peuvent venir ; pour demander ce que Dieu nous a donné.
Voilà l’essentiel de notre présence, de notre Espérance.
Alors, oui les églises sont désormais ouvertes et nous pouvons y retrouver Notre Seigneur dans sa maison
Et pourtant, et pourtant… nous ne pouvons assister à la Messe.
Pourquoi l’assistance à la Messe ? Car c’est « une aspiration légitime, une nécessité vitale et même un devoir » nous le savons tous. Cette assistance est catholique et voulue par tous les catholiques sans exception. Tous nous la voulons. Ce temps de la Messe publique ne peut donc être vu que dans son exception oh combien légitime, oh combien vitale.
Aujourd’hui nous sommes dans l’attente, dans la privation devons-nous y rester, ne rien faire ? La rue, nos places sont notre monde. Or, le lieu premier de l’apostolat des laïcs est le monde : « C’est là qu’ils sont appelés » nous rappelle la constitution sur l’Eglise Lumen Gentium (LG31), c’est pour cela que nous sommes ici rassemblés. Notre présence aujourd’hui est donc nécessaire et légitime.
Nous sommes là pour montrer notre enthousiasme pour la Messe Publique, et l’enthousiasme, c’est l’inspiration divine par son origine grecque, et l’enthousiasme, c’est l’audace joyeuse dans la vie de l’Eglise par Saint Paul et Saint Thomas d’Aquin.
Mais quelle est donc cette importance, cette vitalité de la Messe Publique ?
Viennent à notre mémoire cet appel prophétique du Cardinal Sarah aux familles en mai 2019 à Lourdes, et aujourd’hui plus que jamais d’actualité.
Que nous dit-il, écoutons le préfet du Culte Divin:
« Pour les époux chrétiens, la sainte Messe, celle à laquelle ils participent au mois chaque dimanche en famille, et donc la Communion eucharistique, est la source de leur vie conjugale et donc de la vie familiale. En particulier, la prière conjugale et donc familiale des époux chrétiens et de leurs enfants s’enracine profondément dans l’Eucharistie célébrée, reçue et adorée »
« Ou bien si vous préférez cette expression plus lapidaire : « pas de vie conjugale animée par la prière chrétienne»(…) «Pas de vie conjugale authentique sans la Messe, sans la sainte Eucharistie ».
Celle-ci (la Messe, la sainte Eucharistie, nda) irradie la vie conjugale et familiale, et donc la prière des époux, la prière de la famille chrétienne réunie chaque soir pour louer le Seigneur, comme le soleil, qui est à l’origine de la lumière du jour, nous permet de voir dans la clarté la merveilleuse création qui nous entoure ».
« L’Eucharistie est le face à face terrifiant de l’homme avec Dieu, la rencontre entre Dieu trois fois Saint et l’homme pécheur ».
« Cette rencontre doit être pour les époux (pour les familles, nos enfants, chacun d’entre nous nda) un moment structurant et de grande fécondité spirituelle ».
Chers amis, vivrions-nous sans le soleil pour éclairer nos journées ? Non bien sûr. Nous ne pouvons donc pas vivre sans l’assistance à la Messe, nos couples, nos familles, nos enfants ne le peuvent pas. Nous ne le pouvons pas.
Notre devoir, c’est notre Espérance.
Nous sommes ici pour que notre Espérance se retrouve dans notre indignation, nous voulons bouger, ne pas être dans le « à quoi bon »
Et ainsi trouver la force de nous mettre aux services des plus pauvres, car comme l’a dit le Saint Pape Jean-Paul II en 2004, rappelant son encyclique de 2003 l’Eglise vit de l’Eucharistie « notre participation à la messe est l’exercice premier à toute charité envers les plus pauvres »
Comme hier et aujourd’hui nous pouvons crier :
Notre-Dame Montjoie !
Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !
Environ 250 personnes manifestent à Chartres pour la messe
L’évêque, Mgr Christory, sorti de la cathédrale, est venu prier et discuter.
Manifestation pour la messe à Strasbourg




interventions de :
-Grégor Puppinck, directeur du European Centre for Law and Justice (ECLJ) ;
-Jean-Daniel Peter, pasteur évangélique, représentant Christian Solidarity International (CSI) ;
-Yves Parrend, pasteur luthérien et ancien secrétaire général de la Fédération protestante de France ;
-Aude Tampé, mère de famille, représentant les Associations familiales catholiques (AFC) ;
-Abbé Frédéric Martin, prêtre du diocèse de Strasbourg, intervenu avec l’autorisation de l’archevêché.
Mgr Dollmann présent parmi les manifestants à Cambrai
Mgr Vincent Dollmann, archevêque de Cambrai, est venu à la fin de la manifestation pour la messe, ce matin à Cambrai. Il a remercié les quelques 70 personnes présentes avant de les bénir.


Auparavant un manifestant a prononcé ce discours :
Bonjour à tous,
Merci d’être venus!
Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour rappeler à notre gouvernement que la liberté est un droit fondamental de l’homme et que la liberté de culte est un droit, un besoin impérieux, mais aussi un devoir pour nous tous chrétiens.
Il est temps de laisser de côté notre tiédeur pour affirmer publiquement et devant tous que nous sommes chrétiens et que notre religion n’est pas un loisir ni un commerce. Soyez fiers d’être chrétiens. Soyers fiers d’aller à la messe le dimanche pour rendre à Dieu ce temps qui Lui appartient.
Gouvernement, ne négligez pas vos citoyens croyants et laissez-les prendre soin de leur âme de la même façon que vous leur imposez de prendre soin de leur corps.
L’homme est fait pour connaître, aimer et servir le Bon Dieu.
Aujourd’hui on nous parle en permanence des droits de l’homme, mais on oublie les devoirs de l’homme. Le premier des devoirs de l’homme est de rendre un culte à Dieu. C’est pour cela qu’Il a tiré son peuple d’Egypte et toute l’histoire de l’antique Israël raconte la fidélité ou, hélas les infidélités, de son Peuple.
Le Christ est venu pour nous sauver et fonder l’Eglise par son sacrifice sur la croix qui se renouvelle à chaque messe. L’Eglise vit de l’Eucharistie.
On nous parle à longueur de journée de liberté. Il est curieux que souvent plus on parle d’une chose, moins on la pratique… La première des libertés ne serait-elle pas de pouvoir accomplir notre devoir ? c’est-à-dire ce que nous devons faire en raison même de notre nature humaine, ce qui est notre bien suprême, notre destinée. Voilà la vraie liberté. Le Christ en mourant sur la croix nous a libérés. Il nous a rendus capable d’accomplir ce pour quoi nous étions faits : connaître, aimer et servir le Bon Dieu et donc Lui rendre un culte véridique, dès ici-bas.
Par le baptême, nous avons été libérés, c’est-à-dire que nous avons été rendus capables d’accomplir ce devoir impérieux de notre nature humaine. C’est pourquoi, nous devons et c’est un devoir grave, car c’est un besoin impérieux, assister au saint sacrifice de la messe le jour du Seigneur, le dimanche.
Aujourd’hui, dans notre pays ce devoir premier de l’homme n’est plus reconnu. C’est une occasion de tristesse, de prières de réparation, et d’actions de résistance.
Cette manifestation est déclarée en préfecture. Les organisateurs demandent de bien respecter les normes sanitaires (port du masque et distanciation).
Aujourd’hui, nous terminons l’année liturgique. La semaine prochaine en débutera une nouvelle avec l’Avent.
Ce matin, à la messe, nous avons médité le jugement dernier à la fin des temps qui ouvrira le triomphe définitif de l’Eglise dans l’éternité. N’hésitons pas à faire des examens de conscience sur notre organisation du temps, notre participation aux œuvres de miséricordes, l’exercice de la charité envers tous, notre confiance en Dieu, notre engagement au service du règne du Christ et de l’Eglise, notre participation au culte de Dieu, notre vie de prières, notre défense de la vérité dans l’ordre social et politique, etc… De tout ce que nous sommes, de tout ce que nous faisons, de tout ce que nous avons reçu, nous aurons des comptes à rendre à Celui qui est mort pour nous.
Puis un autre manifestant a prononcé celui-là :
Je m’adresse aujourd’hui à vous en tant que légitimiste. Pourquoi ? Alors que j’aurais pu le faire en simple catholique !
Parce que hasard du calendrier liturgique ordinaire, nous fêtons aujourd’hui la fête du Christ-Roi !
Christ-Roi de l’Eglise, Roi des âmes et des anges, Roi de l’univers, Roi d’un Royaume qui n’est pas de ce monde ;
Mais, tout de même… L’Histoire nous l’apprend, sainte Jeanne d’Arc l’a manifesté par la triple donation, le Christ est Roy de France ! Et celui qu’on appelle Roy de France n’est en réalité que le lieutenant du Christ-Roy, comme le Pape est vicaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. D’ailleurs les chouans ne s’élançaient-ils pas au cri de Dieu le Roy !
Pourquoi rappeler tout ça aujourd’hui, à l’occasion d’un rassemblement pour réclamer la messe et les sacrements ?
Parce qu’en France, depuis 200 ans, le Christ-Roy a été détrôné, guillotiné, et qu’il ne faut pas s’étonner depuis toutes les lois funestes, scélérates, mortifères qui n’ont de cesse de détruire les fondements de notre civilisation chrétienne.
La légitimité, c’est avec les lois fondamentales du Royaume le cœur de la France ! La légitimité c’est depuis le baptême de Clovis l’Alliance du Trône et de l’Autel ! Un merveilleux équilibre entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, entre « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; Mais un équilibre dont le Maître est Jésus-Christ !
La république, ça n’est pas la France. La république ce sont toutes les lois, toutes les dispositions qui ne cessent de ravager notre patrie et la foi de nos pères. Pour remonter dans le temps :
- Constitution civile du clergé !
- Spoliation et vole des biens d’Eglise et des églises elles-mêmes !
- Loi sur le divorce !
- Séparation de l’Eglise et de l’Etat (est-il bon de rappeler que sous l’ancien régime, l’Eglise était absolument indépendante et non subordonnée à la monarchie !) !
- Avortement !
- Contraception !
- Le projet de loi Savary de 1984, visant à intégrer les écoles privées à un « grand service public » pour déposséder les parents du choix d’instruction de leurs enfants !
- Recherches embryonnaires sous couvert de bébés éprouvettes !
- Mariage homosexuel, avec en creux le droit à la filiation et à l’assistance médicale !
Aujourd’hui :
- Projet de lois « bioéthiques » incluant les chimères sous couvert sentimental de PMA !
- Lois sur le séparatisme !
Est-ce une interdiction de critique du régime républicain et de ses fautes !? Est-ce le moyen d’interdire l’école à la maison et les écoles hors-contrat catholiques ?
- Et aujourd’hui, sous couvert d’une pandémie dont d’aucuns doutent de la gravité, l’Etat se permet d’interdire les messes publiques et l’accès aux sacrements !?
- Demain, ce sera l’euthanasie, ou déjà aujourd’hui pour les vieux, sous couvert de sédatif Rivotril ?
C’est certain, la France, parce qu’elle est chrétienne, est anesthésiée à doses homéopathiques, sédatives, mais l’issue recherchée est fatale : c’est l’euthanasie !
Combien sommes-nous aujourd’hui, ici-même, pour défendre les droits de Dieu, et rappeler les devoirs des hommes envers Dieu !?
Les calamités ont toujours été le moyen de Dieu pour pousser les hommes à la conversion :
Et on nous interdit la messe et les sacrements ? On nous interdit la nourriture et les moyens de Dieu qui soignent les corps, adoucissent les cœurs, et sauvent les âmes !? Est-ce un hasard ?
Combien sommes-nous dans nos grandes églises, le dimanche, pour déranger qui que ce soit !?
Mes amis, nos églises sont souvent vides, parce que nous sommes depuis longtemps sédatés, étouffés, mais doucement et sûrement euthanasiés.
Chers amis, ne vous leurrez pas, depuis 200 ans la révolution s’est dressée contre Dieu sous l’égide du « non serviam » et œuvre patiemment contre la France, parce que la France est chrétienne, parce que Jésus-Christ est notre Roy, et qu’ils veulent l’arracher de nos cœurs !
Mon développement est sombre, mais réaliste.
Il n’est pas hors de propos, mais il rappelle que ce qui nous arrive est le prolongement d’une œuvre de destruction dont nous sommes les victimes. Et il ne faudrait rien dire, et rester patiemment chez soi pour attendre ce qui sera réservé à notre sort !
« Lorsque le Fils de l’Homme reviendra sur la terre, y trouvera-t-il la foi. »
Mais souvenez-vous que le Bon Dieu renouvelle toute chose, et que le Bon Dieu s’est souvent servi du petit reste d’Israël. Nous sommes le petit reste d’Israël.
L’apostasie est générale, notre pays est progressivement dépecé, colonisé, et on nous interdit notre Nourriture Sacrée !
Mgr Schneider déclarait, il y a peu, qu’il nous fallait reprendre le chemin des catacombes.
Préparez-vous, ne perdez plus de temps, les années qui s’annoncent sont des années de combat pour la survie de la foi, et de combat pour le pays de nos pères, le pays de nos mères, le pays de nos enfants.
Pour la messe !
Vive Dieu, Vive le Roy !




