Mgr Dollmann présent parmi les manifestants à Cambrai
Mgr Vincent Dollmann, archevêque de Cambrai, est venu à la fin de la manifestation pour la messe, ce matin à Cambrai. Il a remercié les quelques 70 personnes présentes avant de les bénir.


Auparavant un manifestant a prononcé ce discours :
Bonjour à tous,
Merci d’être venus!
Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour rappeler à notre gouvernement que la liberté est un droit fondamental de l’homme et que la liberté de culte est un droit, un besoin impérieux, mais aussi un devoir pour nous tous chrétiens.
Il est temps de laisser de côté notre tiédeur pour affirmer publiquement et devant tous que nous sommes chrétiens et que notre religion n’est pas un loisir ni un commerce. Soyez fiers d’être chrétiens. Soyers fiers d’aller à la messe le dimanche pour rendre à Dieu ce temps qui Lui appartient.
Gouvernement, ne négligez pas vos citoyens croyants et laissez-les prendre soin de leur âme de la même façon que vous leur imposez de prendre soin de leur corps.
L’homme est fait pour connaître, aimer et servir le Bon Dieu.
Aujourd’hui on nous parle en permanence des droits de l’homme, mais on oublie les devoirs de l’homme. Le premier des devoirs de l’homme est de rendre un culte à Dieu. C’est pour cela qu’Il a tiré son peuple d’Egypte et toute l’histoire de l’antique Israël raconte la fidélité ou, hélas les infidélités, de son Peuple.
Le Christ est venu pour nous sauver et fonder l’Eglise par son sacrifice sur la croix qui se renouvelle à chaque messe. L’Eglise vit de l’Eucharistie.
On nous parle à longueur de journée de liberté. Il est curieux que souvent plus on parle d’une chose, moins on la pratique… La première des libertés ne serait-elle pas de pouvoir accomplir notre devoir ? c’est-à-dire ce que nous devons faire en raison même de notre nature humaine, ce qui est notre bien suprême, notre destinée. Voilà la vraie liberté. Le Christ en mourant sur la croix nous a libérés. Il nous a rendus capable d’accomplir ce pour quoi nous étions faits : connaître, aimer et servir le Bon Dieu et donc Lui rendre un culte véridique, dès ici-bas.
Par le baptême, nous avons été libérés, c’est-à-dire que nous avons été rendus capables d’accomplir ce devoir impérieux de notre nature humaine. C’est pourquoi, nous devons et c’est un devoir grave, car c’est un besoin impérieux, assister au saint sacrifice de la messe le jour du Seigneur, le dimanche.
Aujourd’hui, dans notre pays ce devoir premier de l’homme n’est plus reconnu. C’est une occasion de tristesse, de prières de réparation, et d’actions de résistance.
Cette manifestation est déclarée en préfecture. Les organisateurs demandent de bien respecter les normes sanitaires (port du masque et distanciation).
Aujourd’hui, nous terminons l’année liturgique. La semaine prochaine en débutera une nouvelle avec l’Avent.
Ce matin, à la messe, nous avons médité le jugement dernier à la fin des temps qui ouvrira le triomphe définitif de l’Eglise dans l’éternité. N’hésitons pas à faire des examens de conscience sur notre organisation du temps, notre participation aux œuvres de miséricordes, l’exercice de la charité envers tous, notre confiance en Dieu, notre engagement au service du règne du Christ et de l’Eglise, notre participation au culte de Dieu, notre vie de prières, notre défense de la vérité dans l’ordre social et politique, etc… De tout ce que nous sommes, de tout ce que nous faisons, de tout ce que nous avons reçu, nous aurons des comptes à rendre à Celui qui est mort pour nous.
Puis un autre manifestant a prononcé celui-là :
Je m’adresse aujourd’hui à vous en tant que légitimiste. Pourquoi ? Alors que j’aurais pu le faire en simple catholique !
Parce que hasard du calendrier liturgique ordinaire, nous fêtons aujourd’hui la fête du Christ-Roi !
Christ-Roi de l’Eglise, Roi des âmes et des anges, Roi de l’univers, Roi d’un Royaume qui n’est pas de ce monde ;
Mais, tout de même… L’Histoire nous l’apprend, sainte Jeanne d’Arc l’a manifesté par la triple donation, le Christ est Roy de France ! Et celui qu’on appelle Roy de France n’est en réalité que le lieutenant du Christ-Roy, comme le Pape est vicaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. D’ailleurs les chouans ne s’élançaient-ils pas au cri de Dieu le Roy !
Pourquoi rappeler tout ça aujourd’hui, à l’occasion d’un rassemblement pour réclamer la messe et les sacrements ?
Parce qu’en France, depuis 200 ans, le Christ-Roy a été détrôné, guillotiné, et qu’il ne faut pas s’étonner depuis toutes les lois funestes, scélérates, mortifères qui n’ont de cesse de détruire les fondements de notre civilisation chrétienne.
La légitimité, c’est avec les lois fondamentales du Royaume le cœur de la France ! La légitimité c’est depuis le baptême de Clovis l’Alliance du Trône et de l’Autel ! Un merveilleux équilibre entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, entre « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; Mais un équilibre dont le Maître est Jésus-Christ !
La république, ça n’est pas la France. La république ce sont toutes les lois, toutes les dispositions qui ne cessent de ravager notre patrie et la foi de nos pères. Pour remonter dans le temps :
- Constitution civile du clergé !
- Spoliation et vole des biens d’Eglise et des églises elles-mêmes !
- Loi sur le divorce !
- Séparation de l’Eglise et de l’Etat (est-il bon de rappeler que sous l’ancien régime, l’Eglise était absolument indépendante et non subordonnée à la monarchie !) !
- Avortement !
- Contraception !
- Le projet de loi Savary de 1984, visant à intégrer les écoles privées à un « grand service public » pour déposséder les parents du choix d’instruction de leurs enfants !
- Recherches embryonnaires sous couvert de bébés éprouvettes !
- Mariage homosexuel, avec en creux le droit à la filiation et à l’assistance médicale !
Aujourd’hui :
- Projet de lois « bioéthiques » incluant les chimères sous couvert sentimental de PMA !
- Lois sur le séparatisme !
Est-ce une interdiction de critique du régime républicain et de ses fautes !? Est-ce le moyen d’interdire l’école à la maison et les écoles hors-contrat catholiques ?
- Et aujourd’hui, sous couvert d’une pandémie dont d’aucuns doutent de la gravité, l’Etat se permet d’interdire les messes publiques et l’accès aux sacrements !?
- Demain, ce sera l’euthanasie, ou déjà aujourd’hui pour les vieux, sous couvert de sédatif Rivotril ?
C’est certain, la France, parce qu’elle est chrétienne, est anesthésiée à doses homéopathiques, sédatives, mais l’issue recherchée est fatale : c’est l’euthanasie !
Combien sommes-nous aujourd’hui, ici-même, pour défendre les droits de Dieu, et rappeler les devoirs des hommes envers Dieu !?
Les calamités ont toujours été le moyen de Dieu pour pousser les hommes à la conversion :
Et on nous interdit la messe et les sacrements ? On nous interdit la nourriture et les moyens de Dieu qui soignent les corps, adoucissent les cœurs, et sauvent les âmes !? Est-ce un hasard ?
Combien sommes-nous dans nos grandes églises, le dimanche, pour déranger qui que ce soit !?
Mes amis, nos églises sont souvent vides, parce que nous sommes depuis longtemps sédatés, étouffés, mais doucement et sûrement euthanasiés.
Chers amis, ne vous leurrez pas, depuis 200 ans la révolution s’est dressée contre Dieu sous l’égide du « non serviam » et œuvre patiemment contre la France, parce que la France est chrétienne, parce que Jésus-Christ est notre Roy, et qu’ils veulent l’arracher de nos cœurs !
Mon développement est sombre, mais réaliste.
Il n’est pas hors de propos, mais il rappelle que ce qui nous arrive est le prolongement d’une œuvre de destruction dont nous sommes les victimes. Et il ne faudrait rien dire, et rester patiemment chez soi pour attendre ce qui sera réservé à notre sort !
« Lorsque le Fils de l’Homme reviendra sur la terre, y trouvera-t-il la foi. »
Mais souvenez-vous que le Bon Dieu renouvelle toute chose, et que le Bon Dieu s’est souvent servi du petit reste d’Israël. Nous sommes le petit reste d’Israël.
L’apostasie est générale, notre pays est progressivement dépecé, colonisé, et on nous interdit notre Nourriture Sacrée !
Mgr Schneider déclarait, il y a peu, qu’il nous fallait reprendre le chemin des catacombes.
Préparez-vous, ne perdez plus de temps, les années qui s’annoncent sont des années de combat pour la survie de la foi, et de combat pour le pays de nos pères, le pays de nos mères, le pays de nos enfants.
Pour la messe !
Vive Dieu, Vive le Roy !

A Saint-Germain-en-Laye, les manifestants revendiquent : « Mon Dieu nous manifestons afin que Votre nom soit sanctifié ! »
Le saint cardinal Newmann disait que « la messe est la plus belle chose de ce côté-ci du paradis ».
Dimanche 22 novembre à 15h00, les habitants de Saint-Germain-en-Laye et des environs ont répondu présent une nouvelle fois en nombre pour manifester publiquement leur attachement à la messe et pour exprimer clairement et fermement que pour un catholique l’éternité est plus importante que la vie.
En se retrouvant nombreux ils ont revendiqué haut et clair auprès de ceux dont le pouvoir vient de Dieu (quoi qu’ils en pensent et quoi qu’ils puissent malheureusement faire de ce pouvoir), ils ont revendiqué auprès des hommes politiques français le droit de rendre publiquement à leur Créateur le culte qui lui est dû.
Peut-être ce droit est-il un droit de l’Homme, sans doute ce droit est-il un droit constitutionnel, mais ce droit c’est d’abord et avant tout un droit naturel voulu par Dieu lui-même ! Les pouvoirs publics peuvent utiliser la contrainte et la force et la ruse, les simple fidèles catholiques savent bien quel est leur devoir !
Dimanche dernier ils ont revendiqué cette liberté. Une semaine après, puisque rien n’a changé, que les églises, comme sous la Révolution française, sont interdites au culte, ils ont renouvelé très logiquement leur rassemblement.
Et puisque on les somme d’organiser un rassemblement « revendicatif » ils ont revendiqué comme leur Père le leur a enseigné :
« Mon Dieu nous manifestons afin que Votre nom soit sanctifié ! Pour que Votre règne arrive ! Pour que Votre volonté soit faite sur la terre comme elle est faite au Ciel ! »
Ils ont rappellé aux pouvoirs publics cette mise en garde adressée à Napoléon III par le très pugnace cardinal Pie, mémorable évêque de Poitiers, magistrale figure de Pasteur du troupeau : «Si l’heure n’est pas venue pour Jésus-Christ de régner (disait-il), alors l’heure n’est pas non plus venue pour les gouvernements de durer !»
A Paris en 2008, le pape Benoît XVI disait aux Français de sa douce et bonne voix que :
« Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l’Eglise ! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde ! »
Les Saints-Germanois n’oublient pas les paroles du Saint Père, leur présence en ce jour a voulu en témoigner.

Manifestation pour la messe à Limoges : “Nous sommes là parce que nous avons faim”

Il a été demandé un texte exposant les motifs de la manifestation devant la cathédrale de Limoges. Lettre à mes enfants :
Mes chers enfants,
Quand le sujet de la tenue d’une manifestation ce dimanche est venu autour de la table du repas familial, rapidement les doigts se sont levés pour y participer. Mais pourquoi sommes-nous là ce matin ? Avons-nous trouvé un motif – valable – de sortie à plus de 1 km de chez nous ? Avions-nous envie d’apercevoir – de loin – quelques bons copains ?… Non !
Nous sommes là parce que nous avons faim.
Nous sommes là parce que la messe nous manque.
Nous sommes là parce que, nous le croyons, la messe manque à notre Seigneur.
Nous sommes là parce que nous voulons soutenir nos prêtres et notre évêque.
Nous sommes là… parce qu’on nous a privés de messe sans raison vraiment valable. Et que c’est (presque) une première dans l’histoire de France.
En tant qu’élève, on apprend à connaître aussi les sombres épisodes de l’histoire de notre pays : les invasions des Vikings, les guerres de religion, les ravages de la peste, les bombardements des nazis… et un tas d’autres batailles sanglantes ou épidémies. Mais jamais, en ces temps si différents, jamais la messe n’a été interdite. Même durant la Terreur révolutionnaire, la liberté de culte, sérieusement compromise, n’a pas été abolie ; seuls les prêtres qui refusaient la Constitution civile du clergé, la réforme de l’Église de France votée par l’Assemblée nationale en juillet 1790, seuls ces prêtres ont été persécutés et massacrés. Mais même là, même dans cette période douloureuse pour l’Eglise, la messe n’était pas interdite partout et pour tous.
La liberté de culte est essentielle. Les régimes politiques qui ont suivi depuis deux siècles n’ont jamais pu l’abolir. Notre Premier Ministre, Jean castex, l’a très justement rappelé le 7 novembre dernier, lors de l’hommage aux catholiques assassinés à Nice :
« La République ne transige pas avec la liberté de culte. C’est une liberté fondamentale. »
C’était il y a tout juste deux semaines…
Alors pourquoi sommes-nous là ce matin ? Nous sommes-là, parce que le soir-même de l’intervention du Premier Ministre, le Conseil d’Etat faisait goûter aux prêtres et catholiques la puissance de l’Etat en confirmant l’interdiction de célébrer des messes. Une interdiction réclamée par le Président de la République pour ce nouveau confinement.
Pour la deuxième fois en quelques mois, le gouvernement nous prive de messe. La première fois, au printemps, nous l’avions (un peu) mieux accepté, même si, souvenez-vous, il avait été douloureux de ne pas fêter Pâques. Cette première fois, nous l’avions un peu mieux acceptée parce que nous étions privés de presque tout :
– les écoles, collèges et lycées étaient fermés,
– la plupart des magasins étaient interdits,
– la plupart des entreprises étaient à l’arrêt,
– la plupart des trains et bus ne circulaient pas.
Et surtout il n’existait de protocole sanitaire nulle part. Rappelez-vous, c’était l’époque où le port du masque était… inutile !
Mais cette fois, mes chers enfants, les choses sont complètement différentes. Cette fois, les écoles, les collèges, les lycées sont ouverts.
Cette fois, nombre de magasins trouvent un moyen d’ouvrir.
Cette fois, les entreprises doivent continuer à tourner.
Cette fois, il est possible de s’entasser dans un bus de ville.
Mais, cette fois, les messes demeurent interdites. Vous le savez, pourtant, le port du masque et les règles sanitaires sont la norme depuis des mois dans nos églises. Mais rien n’y a fait : le gouvernement a considéré qu’il était plus risqué de de se trouver à 30 dans une vaste église pour célébrer la messe que de s’entasser à 50 dans un bus. Oui, c’est absurde.
En passant en ville, hier, vous auriez pu entendre au moins deux autres manifestations : pour la liberté de la presse, pour la liberté d’instruction. Nous ne sommes pas les seuls à manifester pour défendre la liberté. Parce que, oui, les libertés sont menacées chaque jour un peu plus dans notre beau pays. La liberté de culte n’y fait pas exception. Nous sommes là ce matin pour le rappeler.
Alors bien sûr, vous l’entendrez aussi : “Se priver de messe c’est un geste solidaire pour protéger les autres du Coronavirus.” Mais a-t-on pointé du doigt les églises comme étant des foyers de contamination ? Non.
Au contraire, les scientifiques qui conseillent le Président de la République ont bien noté dans leur rapport que “les églises n’étaient pas retrouvées parmi les lieux à risque d’infection.” Alors pourquoi nous interdire d’y aller pour la messe alors même que les écoles qui sont ouvertes représentaient, elles, dès septembre, le principal lieu de circulation du virus ?
Je sais que vous pouvez également entendre des amis vous dire : “Et puis après tout, pourquoi réclamer la messe en vrai, il y en a tant à la télévision ou sur l’Internet ? C’est finalement pas si mal… et en plus on n’a pas à sortir ! ”
Y croyez-vous ?
Un joli reportage sur le Puy du Fou… remplace-t-il un séjour en famille dans le parc ? Non !
Une émission de cuisine… remplace-t-elle le bon moelleux au chocolat de Maman ? Bien sûr que non !
La vidéo d’un nouveau-né à la maternité… remplace-t-elle un premier câlin avec ce petit frère ? Là encore, c’est non !
Eh bien, une messe à la télévision, n’en déplaise au gouvernement, ne remplacera jamais une messe vécue !
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de nous entasser dans des bus, des salles de classe, des queues de supermarché… tout en étant privés de se réunir à quelques-uns dans une église, pour la messe !
Pour finir, je vous félicite, mes chers enfants, d’avoir tenu à être là ce matin, d’avoir tenu à manifester que la messe vous manque, que nos prêtres vous manquent, que notre évêque vous manque. Vous avez raison de vous faire entendre. Le Pape François vous y encourageait d’ailleurs il y a quelques années. Je me permets de lui laisser la conclusion de ce mot :
“Mettez le bordel ! Mettez le feu dans les diocèses ! Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue. Je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas.”
“Nous ne voulons pas de jeunes mauviettes. Nous ne voulons pas de jeunes qui se fatiguent vite, qui vivent leur vie épuisés avec l’ennui sur leur visage. Nous voulons des jeunes avec de l’espoir et de la force.”
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 5

5e jour : 22 novembre : Dans la lumière de la venue de saint Jean-Paul II en France
Saint Jean-Paul II est venu en France le 22 septembre 1996, à Reims, pour commémorer le baptême de Clovis, de ses soldats et de la France, Fille aînée de l’Église… Précédemment, au Bourget, en 1980, il avait interpelé la France de manière mémorable : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton Baptême ? France, éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle (Jésus-Christ) ? »
Marie dira à Catherine le 27 novembre en décrivant la Médaille : « Ce globe représente le monde entier, particulièrement la France… »
Outre le fait que Catherine demanda la régularité de la vie spirituelle et liturgique dans les deux familles (Filles de la Charité et la Congrégation de la Mission), elle soutint (notamment à Enghien, Val-d’Oise) l’association des « Enfants de Marie » demandée par la Vierge pour, à son école et à celle de saint Joseph en union avec Jésus (le premier « Enfant de Marie »…), apprendre à connaître, aimer et servir Dieu, notre Père, dans la prière et le service… Et à l’aimer en chacun, particulièrement dans les pauvres et les petits.
Marie ajoute aussi le 27 novembre : « Ce globe représente… chaque personne en particulier. »
Prions :
Pour que tous les enfants de Dieu par la Création puissent connaître Jésus-Christ et devenir Enfants de Dieu par l’œuvre de sa Rédemption sur la Croix et en son Église via le baptême. Jésus-Christ, notre Rédempteur, tu nous rachètes tous en espérant tous nous sauver… Prions pour que, devenant tes frères et sœurs, nous comprenions que nous sommes avec toi, « Enfants de Marie et de saint Joseph ». À ton école, Enfant Jésus, nous voulons ainsi nous offrir nous-mêmes, la France et le monde à Dieu le Père chaque matin en union avec toutes les saintes messes.
+ Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Résolution :
Offrons-nous nous-mêmes à Dieu dès le matin ainsi que le monde entier et la France qui a pour vocation spécifique d’éduquer les peuples.
Chant : Reprenons 2 couplets de : Ô Vierge Marie conçue sans péché
Ô Vierge Marie conçue sans péché, priez pour nous, pour vos enfants
Ô Vierge Marie conçue sans péché… Pour vos enfants qui ont recours à vous !
4/ « Venez au pied de cet autel
Là les grâces seront répandues
Sur tous ceux qui les demanderont
Avec confiance. » La Sainte Vierge nous attend !
5/ Vierge puissante, tu offres au Père :
Le monde, la France, chacun de nous.
Unis à la Croix de Ton Fils.
Unissons-nous, la Sainte Vierge nous attend !
Manifestation pour la messe à Rouen
Environ 250 personnes ont manifesté aujourd’hui à Rouen pour défendre la liberté de culte

Manifestation pour la messe à Angers avec l’intervention de Guillaume Bernard
La manifestation se déroulait ce dimanche après-midi :


Voici le discours de Guillaume Bernard :
Après être intervenu à Paris et Luçon, respectivement les 13 et 15 novembre derniers, l’universitaire Guillaume Bernard (historien du droit) a de nouveau participé, dimanche 22 novembre, à Angers, à une manifestation pour la défense de la liberté de culte et le retour des messes publiques. Voici le discours qu’il a prononcé, à titre personnel, à cette occasion, devant une assemblée d’environ quatre-cent personnes.
Chers amis, je suis venu vous porter l’amicale salutation de la Vendée. Chers amis, merci. Oui, merci de ne pas vous être laissés impressionner par les menaces de certains. Merci de ne pas vous être laissés démoraliser par les lâchetés d’autres. À l’initiative du peuple catholique, il y a, aujourd’hui, partout en France, plus de manifestations qu’il n’y en a eu la semaine dernière. Parce que les Français, parce que les catholiques ne sont pas des chevaux dont on tient la bride courte. Ce sont des hommes libres. Nous sommes des hommes de France, des hommes francs, des hommes libres. Dieu nous laisse libre d’accueillir ou non sa parole et son amour. Ce ne sont donc pas des politiciens professionnels qui vont nous dicter ce que doivent être nos paroles publiques et à qui nous devons donner notre amour. Bravo à vous tous qui résistez à la réduction matérialiste de la vie et à l’autoritarisme grandissant de l’État.
N’est-il pas sidérant de voir des politiciens adeptes de la culture de mort et de la dénaturation de l’humanité se draper dans une posture de défenseurs de la vie ? Le mensonge est prodigieux. Car, en fait, leurs mesures liberticides détruisent tant la vie présente que la vie à venir : la vie économique et la vie culturelle, la vie sociale et la vie amicale, la vie à naître et la vie finissante, la vie psychologique et la vie spirituelle. Contrairement à ce qu’il prétend, l’État ne fait pas preuve de prudence ; il instrumentalise le principe de précaution qui étouffe la vie. Sous prétexte de sauver des vies, l’État emprisonne la vie : il l’enferme physiquement et juridiquement ; il « artificialise », si vous me permettez ce néologisme, la vie en la canalisant – et donc en ayant les moyens de la surveiller – par le numérique.
Personne ne nie la maladie et le fait qu’elle puisse être grave pour les plus fragiles. Mais, l’État n’hésite pas à propager la peur pour paralyser la contestation. Or, les catholiques n’ont pas peur. Car ils savent que la peur n’évite pas de mourir ; elle empêche seulement de vivre et de se battre. Les catholiques n’ont pas peur, car ils savent que la mort fait inéluctablement partie de la vie. Les catholiques n’ont pas peur, car ils espèrent en une vie bien plus longue et bien plus satisfaisante que celle d’ici-bas. En entretenant la peur, l’État rend comme un culte au Covid, un culte à la mort, un culte de mort. Et, dans le même mouvement, comme par enchantement ou par ensorcellement si j’ose dire, il interdit aux catholiques de rendre le culte à Celui qui a vaincu la mort. Que l’État cesse de cultiver la mort, qu’il nous laisse vivre et nous rende la messe !
Ne nous cachons cependant pas derrière notre petit doigt. Il est des prières de rue qui choquent l’opinion publique lorsqu’elles se font dans un esprit de conquête – et non de résistance comme les nôtres – et sans respect dû à l’ordre et à la tranquillité publiques quand, par exemple, elles portent atteinte de manière répétée et prolongée à la libre circulation. Mais, ce n’est évidemment pas le cas des manifestations catholiques. Que les politiciens cessent donc leur hypocrisie et abandonnent leur obsession égalitariste mettant tout le monde dans le même sac. Le catholicisme est consubstantiel à la France. Rendez à la France sa liberté religieuse, rendez-nous la messe !
Contrairement à ce que certains semblent penser en nous accusant, à demi-mot, de manque de compassion pour les malades voire tout bonnement d’orgueil, c’est parce que, malheureusement, nous savons ne pas être (encore…) des saints que nous avons vitalement besoin des sacrements, en particulier de la confession et de l’eucharistie. Ce dont les malades ont, eux aussi, grandement besoin. L’assistance à la messe est essentielle pour un catholique parce que la messe – renouvellement non-sanglant du sacrifice du Christ – est l’essence même du catholicisme. Laissez les malades et les bien-portants, laissez les nouveau-nés et les croyants accéder aux sacrements. Laissez-les vivre, laissez-nous vivre. Depuis le baptême jusqu’à l’extrême onction, rendez-nous l’entière liberté des sacrements !
Bien sûr, les représentants du Gouvernement dans les départements pourront toujours chercher à interdire nos rassemblements au nom du maintien de l’ordre et en raison de supposés risques sanitaires. Comme si ceux-ci étaient plus grands à l’occasion du culte que dans les supermarchés ou les transports en commun. Mais alors, la tyrannie sécuritaire et hygiéniste révèlera son vrai visage quand elle prétendra que la messe porterait, en elle-même atteinte à l’ordre public et qu’elle serait, par nature, plus « sanitairement » dangereuse qu’une manif lambda. Le laïcisme se dévoilera, à nouveau, au grand jour, pour ce qu’il est : non pas une neutralité garantissant les libertés de conscience, d’opinion et de culte, mai une religion de substitution et, avant tout, un antichristianisme.
Ici, à Angers, j’ose lancer un appel. Face à l’adversité, j’appelle à l’unité et à la solidarité de tous les catholiques, quelles que soient leurs sensibilités, en particulier liturgiques. Il faudrait que dimanche prochain et, s’il le faut dans les semaines qui viennent, dans chaque département, dans chaque diocèse, des messes soient dites à l’occasion de nos manifestations, que ce soit en forme ordinaire ou en forme extraordinaire. Idéalement, dans les deux formes. Qu’importe qui les diront : des évêques, bien sûr, des prêtres diocésains ou issus d’une communauté quelconque, d’une fraternité ceci ou d’un institut cela. Tous ensemble, fraternellement, nous devons rejeter loin de nous les facteurs de division et les petites combines qui dissimulent – si mal – des intérêts de boutique sous les oripeaux flatteurs de la supposée « bonne » stratégie ou de l’impérieuse obéissance mais complètement travestie. Seul comptent les sacrements et le saint sacrifice de la messe !
Dans la forme ordinaire de la liturgie, nous sommes le dimanche du Christ-Roi. Oui : « Nous voulons Dieu, / C’est notre père. / Nous voulons Dieu, / C’est notre Roi. » Personne n’est obligé de croire ; on ne force pas le for interne. Mais, que l’État cesse d’empiéter sur le domaine qui n’est pas le sien. Qu’il nous laisse exercer notre légitime liberté. Qu’il nous laisse rendre à Dieu le culte qui lui est dû. Qu’il ne nous persécute à nouveau comme il l’a fait par le passé. Nous ne nous laisserons pas faire. Qu’il se rappelle que c’est l’atteinte à la liberté de culte qui a soulevé la Vendée. La justice, c’est rendre à chacun ce qui lui revient. Alors, rendez-nous la liberté de culte, rendez-nous la messe !
« Parle, commande, règne. / Nous sommes tous à Toi. / Jésus étend ton règne. / De l’univers soit Roi. » Vive le Roi : vive le Christ-Roi!
Manifestation pour la messe à Montpellier
Dimanche 22 novembre matin, les catholiques montpelliérains ont manifesté à nouveau leur désir de messe.
Ils étaient plus de 150 à nouveau, souvent en familles ou entre amis, beaucoup de jeunes, rassemblés sur le parvis de la cathédrale.
Les organisateurs ont lu le discours de circonstance de Soljenitsyne (Harvard, 1978) relatif au déclin du courage, un beau texte de Benoit XVI sur ce qu’est la messe, ainsi qu’un article récent du journal Valeurs Actuelles sur les revendications légitimes des catholiques privés de messe.
Des applaudissements nourris, des mots d’ordres « rendez-nous la messe ! » et un Ave Maria ont donné un bon fond sonore à une action digne et symbolique type « Sentinelles ».
Rendez vous est pris pour dimanche prochain car l’action sera renouvelée jusqu’à la reprise effective des messes. « L’Homme ne vit pas que de pain » et seule la messe offre le pain spirituel indispensable à tout catholique fervent.
Plusieurs centaines de personnes manifestent à Nantes
Ce dimanche matin :

Intervention de Me Jérôme Triomphe au rassemblement pour la messe à Saint-Maur, suivi de Saïd Oujibou
C’était ce matin.
Puis Saïd, musulman converti au protestantisme, a témoigné :
A St Maur des Fossés, nous étions plus de 300 personnes pour écouter le témoignage de Saïb Oudjibou, converti. #PourLaMesse #LiberteDeCulte
pic.twitter.com/HM1urxMMQe— Fédération AFC du 94 (& 93) #MarchonsEnfants (@AFCdu94) November 22, 2020
Voici le discours de Jérôme Triomphe :
Chers amis,
Dimanche dernier, plus de 40 manifestations se sont tenues.
Aujourd’hui, il y en a plus de 60 !
Dimanche dernier, des milliers de catholiques ont bravé fièrement l’interdiction totalitaire de prier dans la rue.
Des hommes résolus ont défié ce gouvernement indigne.
Ils sont restés debout devant les hommes et se sont agenouillés devant Dieu !
La colère gronde et sourd dans tout le pays de France et ce gouvernement va bien devoir reculer !
La semaine dernière, le préfet Lallement interdisait une manifestation devant Saint Sulpice après avoir prétendu interdire tout signe religieux apparent !
Pour ce dimanche, dans sa grande mansuétude, il a décidé de ne plus interdire au motif que les organisateurs avaient respecté son interdiction avec discipline !
Ces gens donnent des récompenses à ceux qui leur obéissent !
Et ils continuent à nous interdire de prier. Cet arbitraire est trop grossier et des décisions ont commencé à tomber !
Le préfet Lallement a été désavoué par le juge du référé-liberté de Paris hier soir !
A Clermont-Ferrand, le tribunal a désavoué le Préfet du Puy-de-Dôme et rappelé qu’aucune autorité ne pouvait interdire de prier dans une manifestation.
Hélas, ils méprisent tellement le droit et la liberté que le même préfet reprenait 2h plus tard trois nouveaux arrêtés d’interdiction des trois manifestations de Clermont-Ferrand en comptant sur le fait qu’aucun référé-liberté ne pourrait être déposé à temps. Ils ont été déposés hier soir et dans la nuit et certains d’entre nous ont travaillé tard.
Hélas, le même juge qui avait invalidé les interdictions du préfet du matin a validé les interdictions du préfet de l’après-midi !
¨ Mais je ne vous aurais pas tout dit si, cédant à une crainte révérencielle, je ne disais pas la tristesse et l’indignation qu’ont provoqué dans le peuple catholique qui souffre l’attitude et les propos de certains de nos pasteurs
Si nous sommes soutenus par de nombreux évêques, d’autres ont cru pouvoir condamner nos manifestations ou s’en désolidariser comme si nous avions la peste ou pire, le covid !
Il y a même ceux qui ont osé écrire à certains d’entre nous que manifester pouvait … indisposer le gouvernement.
Mais c’est le but !
Qu’on le déplore ou non, le rapport de force s’est toujours passé dans la rue !
Savez-vous ce que disait le Pape François le 29 juillet 2013 aux JMJ de Rio : “Mettez le bazar ! Mettez le feu dans les diocèses. Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue” ! “Je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas.” !
Et bien nous protestons car nous sommes la jeunesse de France !
¨ Et, comment le celer, l’un d’entre nos pasteurs a cru pouvoir accuser certaines de ses ouailles en donnant ainsi raison au gouvernement laïciste qui méprise la religion et la liberté.
Non Monseigneur, la messe n’est pas pour nous un « business » !
Pour les journalistes, préfets et ministres incultes, pour ceux qui n’ont pas la chance et le bonheur d’avoir la foi ou ceux qui donnent l’impression de l’avoir perdue,
La messe est le plus grand trésor que Jésus ait laissé à l’humanité rachetée comme témoignage de Sa tendresse et de Son amour infini pour nous.
Car devant la chute de l’humanité, ce Dieu infini S’est abaissé sur cette misère et S’est fait homme.
Il a voulu naître pauvre, dans le froid et dans la paille.
Il a voulu nous racheter en souffrant ce qu’aucun homme ne peut souffrir.
Il a déchiré le voile du temple en mourant nu sur le bois d’une croix d’infamie.
Il a ouvert la porte du Paradis à tous les hommes à la tête desquels un criminel repentant.
Et il nous a laissé Son Eglise, avec ses hommes si imparfaits et parfois si lâches comme l’a été St Pierre.
Il nous a donné Sa propre mère comme tendre mère de tous les hommes.
Nous étions fils de Dieu et ce Dieu S’est fait notre frère.
Dieu le Père nous a ainsi envoyé Son Fils Bien-aimé pour venir ramener à lui l’humanité déchue et vautrée dans le péché, par le sacrifice consommé et infini de la Croix qui répare l’infinité des péchés des hommes repentants.
Et à chaque messe, cette messe que nous revendiquons, cette messe que nous réclamons, c’est ce sacrifice de la Croix qui est à chaque fois renouvelé sur l’autel.
A chaque messe, notre doux Sauveur offre ce sacrifice renouvelé à Dieu le Père pour le rachat des hommes qui chutent en permanence pour les ramener au Père.
La messe, c’est la supplication même du Christ au Père de pardonner à l’humanité pécheresse et repentante.
Voilà pourquoi il s’agit du trésor de l’Eglise.
Voilà pourquoi sans elle, nous ne pouvons pas être sauvés.
Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous en passer.
L’immense Michael Lonsdale qui vient de mourir nous a laissé un dernier enregistrement sur l’Eucharistie comme un testament bouleversant dans ce temps de souffrance.
“Il n’y a pas de plus grand don à protéger” que ce sacrement, disait-il.
« Le grand miracle, c’est le miracle de l’Eucharistie. » « Il était inimaginable pour l’homme, que le Seigneur se donne dans ce pain qui devient Sa chair… et dans ce vin, qui devient Son sang. C’est le plus grand des dons, c’est le plus grand trésor que Dieu puisse vous faire. Il n’y a pas de plus grand don à protéger que ce don-là ». « Demandez au Seigneur Jésus cette grâce d’avoir faim de Son Eucharistie. Demandez à son fils bien-aimé cette grâce d’avoir faim de Sa présence réelle ».
A chaque communion eucharistique, c’est ce doux sauveur, réellement présent avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, plein de tendresse et de bonté, qui vient nourrir notre âme pour faire grandir en nous la vie trinitaire qui préfigure la vision béatifique du Paradis à laquelle nous aspirons tous.
Il est notre besoin et sans Lui nous ne pouvons pas vivre.
Il est notre nourriture et sans Lui nous dépérissons.
La communion est si importante que c’est elle qui accompagne nos mourants dans le Saint Viatique au moment même de paraître devant le Sauveur.
Que ce soit caché dans le tabernacle ou dans la communion, notre Seigneur Jésus est là à chaque instant pour nous et il nous attend.
Et nous ne lui répondons souvent que par notre indifférence pressée.
Mais Il est tellement plus grand que nous qu’Il se contente de nos misères, de notre faiblesse et des bribes de ce trop peu d’amour que nous arrivons à Lui rendre.
Voilà pour quel mystère impérieux des martyrs ont préféré être déchiquetés par des lions que de brûler 3 grains d’encens à des idoles quand le Christ nous offre la tendresse infinie du Père.
Voilà pourquoi un Cristero de 14 ans comme Saint José Sanchez del Rio peut encore au XXème siècle préférer mourir sous les balles gouvernementales que de vivre dans la nuit du désespoir et de la honte pour avoir trahi Celui qui nous as tout donné.
Le peuple catholique souffre. Alors quel est ce père qui, à des enfants qui lui demandent du pain, leur donne des pierres ?
¨ Mais si nous avons besoin du Christ, de Son amour et de Sa lumière, nous avons aussi besoin de Son Eglise qu’Il nous a laissée, et de nos Pasteurs qu’Il a nous a donnés pour paître ses brebis.
Voilà pourquoi nous nous permettons cette respectueuse interpellation.
Quand la Révolution s’est attaquée à la religion catholique, les Vendéens se sont dressés et sont allés chercher leurs chefs pour les conjurer de se mettre à leur tête et de les guider.
De ce peuple vendéen, on a retenu la geste héroïque et l’épopée sublime et tragique.
Mais c’est de leurs chefs que l’histoire a retenu les noms.
Pasteurs, soyez nos chefs, nos défenseurs et nos guides !
Ne laissez pas ce peuple catholique dépérir, privé de la messe et de la communion que vous, vous avez tous les jours !
Pasteurs de l’Eglise du Christ, vous êtes les débiteurs insolvables de ces biens spirituels que vous avez le devoir de défendre contre les impies et les ignorants qui nous les volent parce qu’ils les méprisent !
Ne cédez pas aux injonctions de ceux qui prétendent vous déposséder du devoir de défendre publiquement et avec force, non seulement le culte et le peuple de Dieu mais également la vérité et la morale chrétiennes.
Soyez ces colonnes de vérité qui affermissent leurs frères dans la foi
Soyez les pasteurs de vos brebis face aux morsures cuisantes des loups laïcistes !
Face à cet Etat totalitaire, soyez des réfractaires !
Ne leur négociez pas ce qui n’est pas négociable !
Défendez les droits imprescriptibles des catholiques sur cette terre de France arrosée du sang des martyres.
Car nous avons besoin de vous comme de la vie sacramentelle !
¨ Oui, ce à quoi s’attaque ce gouvernement, c’est cette foi incarnée qui nous constitue et nous vivifie.
La harangue du Général de Charrette a traversé les siècles ! Ecoutez-le !
« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… ».
Voilà comme parlait Charrette il y a plus de 200 ans !
Alors oui, catholiques de France, cette créance de l’homme intérieur est imprescriptible et nous ne cesserons pas de la réclamer !
On n’arrête pas le vent avec les mains pas plus qu’on n’arrête le souffle de la liberté avec des arrêtés arbitraires.
On n’étouffe pas le cri de révolte de milliers de poitrines ardentes et généreuses !
Rendez-nous notre bien !
Rendez-nous ce qui nous est du !
Rendez-nous la messe !
“Fête du Christ-Roi : le vrai pouvoir est-il spirituel ?”, dans En Quête d’Esprit
Avec Franck Ferrand, l’abbé de Tanoüarn et Véronique Jacquier :
Manifestation à Orange pour la messe
C’était samedi, , avec une centaine de personnes, en présence du curé d’Orange, du député Marie-France Lorho et de plusieurs élus dont les maires d’Orange et de Camaret. Discours de Yann Baly :

Annoncer l’évangile de la vie
Dans le cadre des 10 ans du mouvement des Veillées pour la Vie, dans le cadre du confinement, prenons du recul et transmettons notre expérience pour des paroisses qui voudraient se lancer aussi dans l’annonce de l’évangile de la Vie…
=> Envoyez le kit idéal via l’onglet de téléchargement ici.
Ce kit idéal pourrait contenir, en tout ou partie :
1) une trame détaillée pour l’animation de veillées pour la vie dans les paroisses, pour les groupes de catéchisme de primaire, collégiens ou lycéens…
2) Une affiche générale à compléter pour annoncer ces évènements dans les futures paroisses,
3) des méditations,
4) des témoignages porteur d’espérance,
5) des vidéos qui parlent de la beauté de la vie,
5) Tout ce qui peut contribuer à l’annonce de l’évangile de la vie dans une paroisse…
Pour les documents contenant du texte (méditation, trame de veillée, etc.), il faut privilégier des documents word : tout doit être réutilisable et modifiable, personnalisable par les futures paroisses qui viendront s’en inspirer.
Ce concours est récompensé par une médaille de baptême de la Maison Laudate, par un bijoux de la Maison Au nom du Père et par des DVD, des livres… Alors n’hésitez pas ! Qui ne tente rien n’a rien…
Le 28 novembre, ce sont les veillées pour la vie naissante
Une grande prière pour la vie, qui parcourt le monde entier, est une urgence. Que, par des initiatives extraordinaires et dans la prière habituelle, une supplication ardente s’élève vers Dieu, Créateur qui aime la vie, de toutes les communautés chrétiennes, de tous les groupes ou mouvements, de toutes les familles, du cœur de tous les croyants ! “
St Jean-Paul II Evangelium Vitae n° 95 & 100
Chers amis,
Samedi 28 novembre, à l’occasion de l’entrée dans le temps de l’Avent, une veillée de « prière pour la vie naissante », devait être organisée à Saint-Raphaël à la basilique Notre Dame de la Victoire.
En raison du confinement, il a été décidé que celle-ci aurait lieu en live. Ce moyen permettra finalement à de nombreuses personnes, de toutes régions de France, de pouvoir assister à cette veillée.
Nous vous proposons ainsi de prier ce SAMEDI 28 NOVEMBRE à 20H30, pour le respect de toute vie humaine, pour tous les couples, les femmes qui ont des difficultés à accueillir la vie et pour toutes les souffrances liées à l’avortement, à la maternité.
Nous vous remercions par avance de diffuser au maximum cette information et de vous associer à cette veillée en vous connectant
– ou à la chaîne YouTube de la paroisse
-ou à sa page Facebook
Vous pouvez déposer également vos intentions qui seront mises au pied de l’autel, à l’adresse suivante : [email protected]

Confinés … mais bien accompagnés
Depuis quelques semaines, et même quelques mois, nos emplois du temps ont bien changé ; activités suspendues, télétravail, moindre déplacements et sorties… Puisque nos habitudes sont forcément chamboulées, avec le confinement, ne serait-ce pas l’occasion d’en instaurer de nouvelles ? En faisant, pourquoi pas, un peu plus de place à la prière …
“Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.” (Jean 15 : 7)
Voici quelques suggestions pour instaurer une nouvelle petite routine :
- Un “café Bon Dieu” : Commencer la journée en nous tournant vers le Père, avec un petit temps de prière. Un moment simple et chaleureux, dans lequel on salue le Seigneur et on lui offre sa journée avec une simple prière courte.
- Quelques “pauses Souffle de vie” dans la journée : Penser à deux ou trois moments de la journée à remercier Dieu pour ses bienfaits, à rendre grâce. Cela nous aidera à voir ce qui est beau et bon dans nos vies, pendant ces temps troublés où il peut être difficile de garder l’espérance.
- Un déjeuner avec le Seigneur. Avant de commencer notre repas, que nous le partagions ou non avec d’autres, demander à Dieu – à travers un bénédicité – de le bénir et de nourrir ceux qui ont faim.
- Un temps de la Parole: Trouver un petit moment dans la journée pour la Parole de Dieu, en lisant l’Evangile du jour ou tout simplement en gardant un verset dans notre cœur. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » (Psaume 26), “Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Matthieu 28:20)
- Un moment de partage pour mes frères : Porter dans nos prières les souffrances de nos frères en ce temps de pandémie, avec des prières pour les malades, les soignants et tous ceux qui souffrent économiquement et psychologiquement de cette période.
Crédit Photo : Cathopic – Angélica Mendoza
Solesmes, ou la grâce de la Lumière
Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…
Solesmes ressemble au Mont Saint-Michel. En surplomb au-dessus de la Sarthe, rivière contemplative qui ne sort de son lit que pour se rapprocher davantage des murs qui enserrent l’abbaye, Solesmes apparaît. La brume matinale repose encore sur la campagne, déjà le soleil levant illumine la forteresse de prière. Entre ciel et terre.
Assise sur une crypte millénaire qui contient le corps de Dom Guéranger, restaurateur de la vie bénédictine en France après la Révolution Française, l’abbatiale résonne sept fois le jour des harmonies grégoriennes. Quelqu’un disait un jour au détour d’une conversation, « Solesmes, c’est le temple du grégorien ». Non, Solesmes est un temple pour Dieu, un haut-lieu d’adoration, et le grégorien la voie royale de la prière chantée de l’Eglise.
N’entre pas qui veut dans l’enceinte monastique. Une grande porte ferme l’accès aux abords de l’abbatiale comme pour nous dire qu’on ne pénètre ici que pour répondre à un appel. « C’est Dieu qui a mis en moi le désir de le chercher » écrivait le bienheureux Guillaume de Saint Thierry, abbé cistercien au XIIème siècle.
Dans le silence du parc des moines sommeillent les trépassés. Le prince Xavier de Bourbon-Parme repose ici depuis une quarantaine d’années. Ses sœurs aussi avaient un faible pour Solesmes. Trois d’entre elles sont entrées chez les moniales à quelques centaines de mètres de là. La quatrième, l’impératrice Zita, y séjourna pendant de longues périodes, jusqu’au début des années 80.
Un ancien maître des novices a écrit un petit et maître ouvrage accessible à tous, Seigneur que veux-tu que je fasse ?
En appui, les moines et les moniales de Solesmes organisent des mini-sessions pour les jeunes hommes et jeunes femmes. Contact : [email protected]
Même les couples s’y sentent mieux : en l’église paroissiale du bourg la belle statue de Marie qui guérit les couples veille sur eux et les attends pour une session régénératrice. Ils peuvent s’y préparer avec la neuvaine dédiée que l’on peut (s’) offrir ici.
Oui, ceux qui en ont fait l’expérience le savent, la citadelle de prière, au soleil couchant, se perd dans la lumière…
Le Tribunal administratif de Paris estime à son tour que prier sur la voie publique dans le cadre d’une manifestation est parfaitement légal
Suite à la déclaration en vue d’organiser un rassemblement sur la voie publique dimanche 22 novembre 2020 place de Saint-Sulpice à Paris, le préfet de police a répondu par un courrier qu’il autorisait la manifestation à la double condition de respecter strictement les règles sanitaires qui lui ont été notifiées par la direction de l’ordre public et de la circulation et
« que ne se déroulent pas sur la voie publique des prières de rue. En cas de non respect de ces prescriptions, les participants seront verbalisés et dispersés ».
Saisi en référé, le Tribunal Administratif de Paris a estimé que, ce faisant, alors que le Préfet de police n’a fait valoir aucune nécessité de préserver un trouble à l’ordre public, il doit être regardé comme interdisant par principe une manifestation qui, par son but ou par sa forme, serait une manifestation extérieure d’un culte. Par conséquent, sa décision en tant qu’elle conditionne la tenue d’une manifestation à l’interdiction de faire des prières de rue, porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifestation.
Conclusion :
Il résulte de ce qui précède que la décision d’interdiction contenue dans le courrier du préfet de police du 20 novembre 2020 doit être suspendue.
Manifestation ce samedi à Senlis pour la messe

« Mettez le feu dans les diocèses, l’Eglise doit sortir dans la rue, je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas. »
Pape François pic.twitter.com/4pLxWNr37z
— Objectif Messe (@MesseObjectif) November 21, 2020
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 4

4e jour : 21 novembre : Dans le mystère de la Présentation de la petite Marie par ses parents
C’est dans le sein puis auprès sainte Anne que grandit « l’Immaculée Conception », la « Comblée de Grâce ».
« Voici la Sainte Vierge !… Du côté de l’Évangile, dans un fauteuil pareil à celui de sainte Anne… Je n’ai fait qu’un saut auprès d’Elle, à genoux sur les marches de l’autel, les mains appuyées sur les genoux de la Sainte Vierge… »
À 8 ans, après avoir perdu sa mère, Catherine, montée sur un escabeau, fut surprise par une servante en train d’embrasser la statue de la Vierge sur la cheminée et de lui dire : « Maintenant, vous serez ma Mère ! » Catherine confiera en effet : « J’ai prié la Sainte Vierge d’être désormais ma Mère. »
À l’image de sainte Anne qui enseignait la Torah à la petite Marie, Marie enseigne Catherine sur la « mission » dont « le Bon Dieu veut la charger » (cf. le tableau de sainte Anne qui enseigne la Petite Marie).
Prions :
Pour tous les orphelins et spécialement ceux que l’on fabrique aujourd’hui par les lois iniques de bioéthique actuellement promues… Ô Marie notre Mère, vous qui, comme saint Jean-Baptiste, avait été orpheline très tôt, donnez-nous la grâce d’entrer et de grandir dans votre Sainte Famille au complet.
+ Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Résolution :
Offrons-nous à Dieu le Père chaque matin dans toutes les saintes messes en union avec Jésus-Christ, « Grand Prêtre du bonheur qui vient (He 9, 11) » et par les mains immaculées de Marie et de Joseph (cf. Lc 2, 22) dans la Sainte Famille… Et offrons nos familles et nos communautés.
Saint Vincent disait : « La Vierge Marie étant invoquée et prise pour Patronne aux choses d’importance, il ne se peut que tout n’aille à bien et ne redonde à la Gloire du Bon Jésus, son Fils. » Saint Vincent consacra les prêtres de la Mission et les Filles de la Charité à Notre Dame de Bonne Délivrance, aujourd’hui vénérée à Neuilly, chez les Sœurs de saint Thomas de Villeneuve (au 52, bd d’Argenson, à Neuilly-sur-Seine).
Chant : Je vous salue sainte Anne, saint Joachim, au Ciel et sur Terre
Soyez bénis sainte Anne et saint Joachim au Ciel et sur Terre (bis)
Vous les parents de la Vierge Marie (bis),
Nous vous confions nos vies, nos familles, nos patries dans l’Église de Jésus-Christ (bis),
Sainte Anne et saint Joachim, priez pour nous, conduisez-nous sur le Chemin de la Vérité et de l’Amour éternel.
Sainte Anne et saint Joachim, priez pour nous, conduisez-nous sur le Chemin de la Vérité et de l’Amour.
Amen.
Prions encore :
Je vous salue sainte Anne et saint Joachim, vous les parents de l’Immaculée Conception.
Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénis entre tous les grands-parents, et Jésus de Nazareth :
Le Messie (Christ) Roi d’Israël, Fils de Dieu et de Sainte Marie, votre petit Enfant est béni.
Sainte Anne et saint Joachim, avec sainte Marie et saint Joseph,
Saints Jean-Baptiste, Pierre, Paul, Jean et tous les saints, saint Michel et tous ses Anges… ;
Priez pour nos familles, nos communautés, la France, le monde entier
Et pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
(Prière suggérée après la dizaine de chapelet pour la neuvaine à l’Immaculée Conception du 30 novembre au 8 décembre mais aussi pour les fêtes du 8 septembre, du 21 novembre, du 26 juillet… cf. aussi les 100 Prières, éd Salvator, n° 51 : « Faisons de nos familles des Nazareth »)
La justice précise qu’il est permis de prier et de célébrer une messe lors d’une manifestation
Civitas avait déposé un recours suite à l’interdiction d’une manifestation. Ce recours a été gagné.
D’Alain Escada, Président de Civitas, sur Média Presse Infos :
Civitas avait déclaré une manifestation publique avec chapelets et prières organisée le mardi 17 novembre 2020 pour le dimanche 22 novembre aux services de la préfecture du Puy-de-Dôme.
Suivant une politique nationale, le préfet du Puy de dôme a interdit notre manifestation, car elle n’était pas revendicative, mais religieuse sur le fondement des articles 3 du décret du 29 octobre 2020 et L. 211-1 du Code de sécurité intérieure.
Etant dans notre bon droit, car nous savions pertinemment que ces textes n’interdisaient pas les manifestations religieuses, nous avons présenté un référé-liberté devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand.
En effet, ni le décret du 29 octobre, ni le Code de sécurité intérieur, ni même la jurisprudence ne fait une distinction entre une manifestation religieuse et une manifestation revendicative.
Et c’est fort heureux. Que serait une manifestation revendicative ? Que serait une manifestation religieuse ? Une cérémonie religieuse, une prière peut être revendicative.
Pour la première fois, un tribunal administratif nous a donné raison, rappelant l’évidence. Il n’est pas possible d’interdire une manifestation avec des prières ou une cérémonie religieuse dans le cadre d’une manifestation déclarée en préfecture sur le seul fait qu’il s’agisse d’une manifestation religieuse.
Nous produisons la décision à la fin de ce communiqué.
Le tribunal administratif déclare :
« 12. Ainsi, il ne résulte pas des dispositions en vigueur, notamment du décret du 29 octobre 2020 susvisé, qu’une manifestation sur la voie publique puisse être interdite par principe, au seul motif qu’elle pourrait être regardée, par son but ou par sa forme, comme la manifestation extérieure d’un culte. »
Cette interdiction porte donc « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifestation. »
Même si c’est une réelle victoire pour Civitas et pour tous les catholiques, cette décision (dont le préfet n’a pas jugé utile de faire appel) ne fait que rappeler l’évidence et il est tout de même honteux que des préfectures aient pu prendre des décisions inverses.
Il est donc en France, y compris dans le cadre d’urgence sanitaire, tout à fait possible d’organiser des manifestations avec prière et des messes à l’extérieur dans le cadre d’un protocole adapté.
C’est là qu’est toutefois la subtilité, si les préfectures ne peuvent plus interdire aux fidèles de manifester en priant ou en chantant et ne peuvent plus interdire non plus les messes à l’extérieur sur ce seul motif, ils pourront toujours le faire si la manifestation porte atteinte à l’ordre public sanitaire.
Aussi et à tous ceux qui veulent organiser une manifestation ou une messe, il convient de se munir du présent jugement pour faire valoir vos droits devant les préfets, mais également d’apporter un protocole sanitaire. Ils ne peuvent pas nous demander l’impossible, surtout au vu du fait des manifestations qu’ils autorisent à l’heure actuelle. Aussi et même si c’est à la discrétion de chaque organisateur, la mise à disposition de masques, de gel hydroalcoolique et un service d’ordre faisant respecter les gestes barrières devraient permettre d’empêcher toute interdiction préfectorale.
Nous vous remercions sincèrement pour vos prières et soyez assurés que Civitas continuera de se battre contre toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui portent atteinte à la foi catholique et au règne du Christ Roi.
France Bleu évoque le sujet.
Election aux Etats-Unis : les révélations de Rudy Giuliani et Sidney Powell
Résumées par Christian Daisug dans Présent :
Membre de l’équipe des avocats de la Maison-Blanche, Giuliani a une réputation inébranlable, ce qui confère à ses affirmations un indéniable sérieux. Il présenta une dizaine de preuves montrant, à l’évidence, que ces irrégularités ont profité des innombrables failles d’un système obsolète, approximatif et donc dangereux. Mais Giuliani alla plus loin. Il expliqua que l’étendue de la fraude et en même temps son déroulement dans des fiefs démocrates avaient forcément nécessité une coordination et donc un « cerveau » à un poste central de commandement. Nous sommes bien là en présence d’une opération clandestine minutieusement programmée : un hold-up obéissant à toutes les lois du genre.
Giuliani passa rapidement sur les antiques façons de frauder qui consistent à utiliser l’identité des morts, la signature d’un complice corruptible ou les bons offices d’une infirmière remplissant les bulletins de ses patients séniles. Le 3 novembre aura connu d’autres méthodes plus expéditives et surtout plus efficaces sur le plan quantitatif. Giuliani évoqua, par exemple, les bureaux de vote d’où furent chassés, parfois brutalement, les observateurs républicains qui se trouvèrent ainsi dans l’impossibilité de remplir leur mission. Dans d’autres bureaux de vote, des électeurs venus voter constatèrent qu’une main inconnue avait déjà glissé pour eux un bulletin dans l’urne. Dans le Michigan, une machine à voter s’est brusquement emballée : elle « cracha » plus de 100 000 votes, curieusement tous au nom de Biden. Dans le Wisconsin, les votants ont dépassé en nombre les inscrits. Une anomalie qui s’est retrouvée un peu partout lors de ce dépouillement surréaliste.
De Smartmatic à Dominion
Aux côtés de Giuliani se trouvait Sidney Powell. Elle fut pendant dix ans procureur fédéral et y acquit une réputation d’intégrité totale qui lui permit de rejoindre l’équipe d’avocats de la Maison-Blanche. Elle vient de rendre publiques les confessions de deux témoins explosifs. Le premier sort de l’armée du Venezuela. Il a raconté comment un système informatique du nom de Smartmatic avait permis au dictateur gauchiste Hugo Chavez non seulement d’être élu puis réélu à chaque consultation, mais de mettre en place, dans les grandes villes, des maires de son choix. Détail crucial : en 2013, Nicolas Maduro, qui lui succéda après sa mort, était en train de perdre l’élection face à son rival lorsque, brusquement, les machines à voter s’arrêtèrent pendant quelques heures, avant de fonctionner de nouveau. Exactement le type d’interruption que les Américains notèrent entre minuit et 7 heures, le mercredi 4 novembre.
Autre détail : le système Dominion dont se servent les Etats-Unis est le clone du système Smartmatic. Le second témoin présenté par Sidney Powell a travaillé pour une entreprise créée par John Brennan, ancien directeur de la CIA, personnage clé du Deep State et donc ennemi intime de Trump. Cette entreprise fournit des systèmes Dominion.
Ces machines sont programmées pour fournir à un certain moment – par exemple tous les 500 votes ou toutes les 30 minutes – un résultat qui est aussitôt acheminé vers l’agence Associated Press pour publication. Dans les Etats où se battent actuellement les avocats de Trump, les Dominion ont dû recevoir des ordres précis afin de rester dans le domaine de la vraisemblance. Par exemple, Biden avec 50,9 % des voix et Trump 48,1 %. Un candidat indépendant que l’on gratifia de 1 % des voix compléta utilement le tableau. Mais pour que tout fonctionne bien, il ne faut surtout pas que l’adversaire caracole en tête sur tous les fronts, comme ce fut le cas de Trump. Les voix qu’il a obtenues lors du dépouillement dans les Etats clés ont dépassé très largement les prévisions. Les manipulateurs ont dû se sentir pris de court. Il leur a fallu éteindre de toute urgence les machines afin de pouvoir vite les reprogrammer sur d’autres bases chiffrées. Mais ce genre d’incident laisse des traces, qui contrastent toujours avec les données statistiques. « Des millions de voix sont passées de Trump à Biden, constate Sidney Powell. Cet effort pour délégitimer un candidat à une élection est sans précédent dans l’histoire des Etats-Unis. »
Compagnons Notre Dame de Joie
Deviens missionnaire de la joie de Dieu pour la faire rayonner autour de toi !
Avec les chanoines de l’ICRSP et sous le regard de Notre Dame de Joie.
3 piliers : FORMATION / PRIÈRE / PÈLERINAGE
“Nul ne vous ravira votre joie” (Jean 16,22)
3 RDV dans l’année :
– Pélé au Mont St Michel (Toussaint)
– Session Rocamadour (Vacances de Février)
– Marche d’été sur les plus beaux sentiers de France (1ère semaine d’Août)
Vive la joie…vive la joie quand même !
La seule tristesse est de ne pas être encore saint !
Réfractaire, le nouvel album de Patrice Martineau
Un confinement suivi d’un déconfinement, voilà matière à s’interroger sur l’air du temps et notre docilité à retrouver l’instinct grégaire. A bientôt 68 ans, Patrice Martineau publie « Réfractaire ! » (Rejoyce), un album de 11 chansons qui s’inscrit dans la veine et l’esprit de ses ancêtres les Vendéens de 1793 – au même titre que le pamphlet sur ‘les gaulois réfractaires’ de Philippe de Villiers qui a préfacé ce disque.
Contre la junte sanitaire qui gouverne l’Absurdistan, il nous reste la mémoire
Merci à nouveau au compte Twitter biobiobiobioc (dont l’intitulé à étrangement récemment remplacé le site identique biobiobiobior disparu car peut-être frappé de censure par l’entreprise Twitter, ce qui n’étonnerait pas) pour la pertinence de ses messages concernant la gestion de la crise du covid.
Biobiobiobioc vient de ressortir opportunément ce tweet qui rappelle une intervention du Docteur Lardenois sur BFM TV en juin 2020 à propos de l’évitement par le ministère de la Santé d’une action de bon sens qui aurait pu à l’évaluation par des personnes compétentes et indépendantes de l’efficacité du traitement précoce du covid.

Le verbatim de cet entretien dit tout avec simplicité. Signalons qu’il est entièrement corroboré par un article du Républicain lorrain (le Dr Lardenois est, comme sa femme, généraliste à Metz) paru le 9 avril 2020.
Verbatim donc :
« Quand on a eu des patients atteints et malades, on a soigné en fonction des symptômes qu’on avait. Comme je ne pouvais pas utiliser l’hydroxychloroquine, j’ai utilisé l’azithromycine [NDLR : l’antibiotique recommandé en association avec l’hydroxychloroquine pour le traitement précoce du covid par le Pr Raoult] quand c’était nécessaire, donc sur des pathologies pulmonaires probablement liées au covid. Et moi je peux vous donner les chiffres de ma modeste patientèle et de celle de mon épouse, on est tous les deux en Moselle dans un département fortement touché [NDLR : rappel : c’était lors de la première vague]. Dans notre patientèle, nous déplorons zéro mort, zéro cas grave, zéro hospitalisation. C’est une observation.
Une autre casquette que j’ai, qui n’a rien à voir avec mon métier de généraliste de province : je suis président de la Caisse autonome de retraite des médecins français et à cet égard il m’a semblé nécessaire, par rapport à ma profession qui allait être fortement touchée d’accompagner mes confrères dans la difficulté et de leur apporter un soutien logistique le cas échéant.
Donc, comme cette polémique existait et que je ne suis ni un tenant ni un opposant du Professeur Raoult, ça m’est complètement égal de savoir ce qu’il dit ou qu’il ne dit pas, j’étais intéressé par la curiosité scientifique. Donc, j’ai proposé au ministère, puisqu’on avait un certain nombre de médecins que nous avions répertoriés puisque nous les indemnisions à la Caisse de retraite en tant que malades du covid, j’ai proposé au ministère à quatre reprises de faire le test sur les médecins qui le souhaitaient. Donc, si un médecin décidait de prendre de l’hydroxychloroquin et de l’azithromycine de son propre chef lors d’une maladie à coronavirus déclarée à la Caisse, nous nous proposions de collationner les résultats et d’en observer l’efficacité. On a proposé dès le 24 mars. Il n’y a pas eu de réponse. Très simplement, il n’y en a pas eu, ni oui, ni non. J’ai fait quatre propositions, il n’y a pas eu de réponse. »
Pourquoi un rappel particulièrement opportun de cet entretien ? Parce que voilà un extrait de l’audition du Premier ministre de la junte sanitaire par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le 17 novembre :

L’épiscopat américain se prépare à répliquer à la politique pro-avortement de Joe Biden
L’archevêque de Detroit Mgr Allen Vigneron dirigera un nouveau comité de catholiques pour répondre au programme pro-avortement de Joe Biden, s’il devait être confirmé président des États-Unis.
La Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) a annoncé la formation de ce nouveau groupe de travail pour examiner comment travailler avec Biden, un démocrate pro-avortement qui prétend être un catholique fervent.
L’archevêque José Gomez de Los Angeles, président de l’USCCB (la conférence épiscopale des Etats-Unis), a déclaré que Joe Biden
“nous a donné des raisons de croire qu’il soutiendra des politiques qui attaquent certaines valeurs fondamentales qui nous sont chères en tant que catholiques”.
Ces politiques incluent l’abrogation de l’amendement Hyde et la préservation de Roe v. Wade”. «Ces deux politiques sapent notre« priorité prééminente »d’éliminer l’avortement. Ces politiques incluent également la restauration du mandat du HHS (Santé et Services sociaux), l’adoption de la loi sur l’égalité et le traitement inégal des écoles catholiques.
Mgr Gomez a déclaré que les politiques pro-avortement de Biden «constituent une menace sérieuse pour le bien commun».
«Nous nous sommes fermement opposés à ces politiques depuis longtemps, et nous continuerons de le faire. Mais lorsque les politiciens qui professent la foi catholique les soutiennent, il y a des problèmes supplémentaires. Entre autres choses, cela crée une confusion chez les fidèles sur ce que l’Église enseigne réellement sur ces questions ».
«C’est une situation difficile et complexe». «Afin de nous aider à y naviguer, j’ai décidé de nommer un groupe de travail, présidé par Mgr Vigneron, et composé des présidents des comités responsables des domaines politiques en jeu, ainsi que de la doctrine et de la communication.»
En 2012, alors que Biden était vice-président du président pro-avortement Barack Obama, Mgr Vigneron avait critiqué l’administration pour avoir forcé les catholiques à violer leurs croyances par l’Obamacare. Il avait également mis en garde les Américains en 2009 contre l’agenda pro-avortement d’Obama.
Le programme pro-avortement de Biden comprend le plaidoyer pour des avortements sans limites et oblige les contribuables à les financer. Il s’oppose également aux mesures de liberté religieuse qui protègent les œuvres caritatives catholiques comme les Petites Sœurs des Pauvres, qui servent les pauvres et les personnes âgées. Biden a déclaré qu’il prévoyait de codifier Roe c.Wade dans la loi fédérale et de nommer des juges de la Cour suprême des États-Unis qui soutiendraient l’avortement sur demande. Il a également déclaré qu’il se battrait pour mettre fin à l’amendement Hyde et forcer les contribuables à payer pour des avortements électifs.
En avril, Biden est allé jusqu’à qualifier le meurtre de bébés à naître de «service médical essentiel» pendant la pandémie de coronavirus. Son plan de soins de santé élargirait également les avortements en obligeant les compagnies d’assurance à couvrir les avortements en tant que soins de santé «essentiels» sous Obamacare. Il a également promis d’annuler tous les progrès de Trump pour la vie, y compris la restauration du financement d’un milliard de dollars de Planned Parenthood.
Concernant la liberté religieuse, la position de Biden est également profondément troublante. Biden a approuvé des politiques de liberté antireligieuses qui forceraient les religieuses, les associations caritatives religieuses et les hôpitaux à violer leurs croyances profondes en finançant le meurtre de bébés à naître lors d’avortements et potentiellement même en aidant à faciliter leur mort.
“Et à l’heure de notre mort”
L’Homme Nouveau publie un hors-série consacré à la prière pour les défunts, réalisé en collaboration avec les recteurs du sanctuaire de Montligeon. Ce numéro revient non seulement sur l’histoire hors du commun d’un lieu de prière perdu dans la campagne normande et qui aura des répercussions au plan économique, s’insérant ainsi dans les grandes heures du catholicisme social, mais il s’attarde aussi sur le message de l’Église à propos de la mort et de l’au-delà. Sans oublier, bien sûr, la renaissance de Montligeon aussi bien au plan spirituel que social. Une plongée dans une épopée spirituelle incroyable.
Avec les Chartreux, au cœur de l’Infini de l’Amour
Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…
Avec les Chartreux, au cœur de l’Infini de l’Amour.
Depuis le chevet de la basilique de Fourvière à Lyon on peut observer, en direction du sud-est, une importante masse sombre éloignée d’environ 100 kilomètres. Ce sont les montagnes de Chartreuse. Arrivé aux pieds de cette forteresse de rochers, le voyageur réalise que tout reste à faire car de nombreux à-pics en interdisent l’accès. Quelques routes profitent d’étroits défilés creusés par les torrents et débouchent sur les vallées environnantes, comme le tablier abaissé d’un pont-levis. Serait-ce une indiscrétion de remonter le cours du Guiers-Mort par l’étroite chaussée qui le longe ? Peut-être simplement la réponse à un appel… comme saint Bruno, dont l’Eglise célébrait il y a peu le cinquième centenaire de la canonisation.
En 1084, Bruno s’est installé avec six compagnons dans un vallon isolé sous la montagne du Grand Som avec le désir de se consacrer à la recherche exclusive de Dieu, dans le silence et la solitude. Venu de Reims où il exerça pendant une vingtaine d’année la charge de directeur des études de l’école cathédrale, il ressent le besoin de se donner davantage, ainsi qu’il l’écrit à son ami Raoul le Verd :
« Nous avons parlé pendant quelques temps, je crois, des faux attraits et des richesses périssables de ce monde et des joies de la gloire éternelle. »
Il continue, enthousiaste :
« Alors brûlant d’amour divin, nous avons promis, fait vœu, décidé de quitter les ombres fugitives du siècle pour nous mettre en quête des biens éternels et recevoir l’habit monastique. »

Arrivé sur un premier pallier de verdure après les dix kilomètres qui le séparent d’en bas, le voyageur devenu pèlerin doit garer sa voiture au parking de la Correrie où se trouve de nos jours un musée-monastère.
L’été, la nature est plantureuse et les arbres, dont les troncs servaient autrefois aux chantiers de la marine royale, abritent une faune et une flore exceptionnelles. Il est même possible de rencontrer un loup, ce qui n’est pas du goût de tous les éleveurs de la région… A première vue, les touristes n’en sont pas très inquiets. Par grappes régulières, on les voit emprunter à pied la petite route interdite à la circulation et se retrouver, une demi-heure après, aux portes du célèbre monastère de la Grande Chartreuse. Tout de suite, le randonneur est saisi par le gigantisme de la construction qui date pour l’essentiel du priorat de Dom Le Masson, soit du dernier quart du XVIIème siècle. Les huit incendies, les pillages – notamment ceux des Guerres de Religion, n’ont pas arrêté la prière contemplative. Ils ont seulement ajouté des martyrs à la liste des intercesseurs. Deux interruptions ont tout de même privé les moines de l’antique bastion : la Révolution Française et les lois antireligieuses de 1903. Il faudra attendre 1940 pour que, bénéficiant du statut de réfugiés, les chartreux puissent réoccuper leur monastère.
La porte principale est fermée, et les serrures ne laissent pas de chance aux curieux. Les lourds battants sont ornés utilement de vertevelles, fameux verrous du moyen-âge dont quelques rares spécimens demeurent ici. La signalétique de l’Office national des Forêts rejoint la règle d’or des moines : « Zone de Silence ». « Fuge et tace » – fuis et tais-toi – disaient en effet les premiers solitaires d’Egypte. Ici, le désert est réel et le silence profond. Seul un écriteau signale : « Les moines, qui ont consacré leur vie à Dieu, vous remercient de respecter leur solitude dans laquelle ils prient et s’offrent en silence pour vous. » Un sentiment de frustration pourra gagner le visiteur. Ces bâtiments majestueux, contemporains de Versailles même s’ils n’ont pas été ornés par le Roi Soleil, abritent certainement quelques belles œuvres artistiques… Alors pourquoi ne pas y avoir accès, juste pour voir ? Cette interrogation, légitime en soi, invite à faire un pas de plus … en direction de la profondeur. Il a jadis été dit que saint Bruno était « un homme au cœur profond » et qu’il regardait avec les yeux du cœur. Rien à voir donc, mais tout à scruter… de l’intérieur. L’exercice est évidemment en décalage complet avec les habitudes prises dans le monde. En Chartreuse, plus je me tais et plus j’entends, plus je ferme les yeux et plus je vois. On est dans le registre de la foi et de la charité, non dans celui de la consommation ou du commerce. Malgré lui, le promeneur rejoint l’expérience du chartreux. La solitude, l’absence de rencontre « parlante », le « face-au-mur », sont une pauvreté dans l’ordre de l’apparence. A l’homme de permettre la transformation de ce moins en un plus. C’est ainsi que le chartreux vit la communion divine et découvre d’infinis horizons en s’abandonnant à la miséricorde de Dieu.

Dans le récit de sa visite à la Grande Chartreuse, René de Montozon nous fait découvrir de l’intérieur ce qu’il a vécu, notamment à l’occasion de l’enterrement d’un moine.
Chaque jour, le concret du moine s’organise dans un cadre semi-érémitique. La plupart des offices liturgiques et activités se tiennent en cellule. Seules matines et vêpres ainsi que la messe conventuelle ont lieu à l’église, sans oublier le chapitre, le déjeuner du dimanche et le spaciement – promenade hebdomadaire. La communauté est composée des moines de chœur, prêtres ou appelés à le devenir, des frères convers et donnés. Solitaires, oui, mais aussi communautaires… d’une certaine façon… comme l’avait voulu saint Bruno. Actuellement, ils sont une trentaine, parmi eux une bonne proportion de jeunes, à faire monter vers le Ciel une prière d’intercession pour l’Eglise et le monde, ininterrompue depuis 1000 ans.

Les touristes rencontrés aux abords des hauts murs ne semblent finalement pas gênés par la clôture monastique. Peut-être pressentent-ils que l’amour s’épanouit dans le secret. « La séparation est un fait, ce n’est pas un but. Le but, c’est l’union » écrit un chartreux du XXème siècle. En tout cas, la marche vers la Grande-Chartreuse donne envie de prendre un peu de hauteur. Le sommet du Grand Som (2026 m), avec sa blanche croix qui domine de 1000 mètres l’un des plus longs cloîtres monastiques du monde (478m), attire tout de suite le regard. Quoi de plus attirant en effet pour les yeux que la verticale de lumière ?
Le vallon cartusien ne garde pas longtemps le soleil, surtout l’hiver… C’est pourquoi le chercheur de Dieu se laisse attirer par les pentes boisées, empruntées jadis par saint Bruno qui implanta le premier monastère aux pieds de la falaise. Sur les lieux de la fondation originelle, rien de bien extraordinaire. On est loin de l’imposante abbaye qui recouvre la grotte de saint Benoît à Subiaco. Deux chapelles rappellent l’identité des intercesseurs préférés de l’Ordre Cartusien. La première rencontrée, Notre-Dame de Casalibus ou des Cabanes, en référence aux ermitages primitifs, indique la grande affection qui relie les moines à la Vierge Marie. Environ 110 mètres plus loin, accrochée à un petit éperon rocheux, la chapelle saint Bruno se présente comme une sobre bâtisse sise à l’endroit même des premières cellules.
Dans ces lieux qui ont gardé toute la fraîcheur et la pureté des origines, le pèlerin est saisi. Il s’imagine qu’il va rencontrer le saint fondateur au détour d’un raidillon, tellement le site est préservé et la nature sauvage. Une seule chose n’est plus d’époque : les blocs de rochers, volumineux, présents dans les sous-bois. On dirait qu’il y a eu un éboulement… Un chroniqueur de l’époque relate l’événement du 30 janvier 1132, soit 48 ans après l’arrivée de Bruno :
« En la vingt-troisième année du priorat de Guigues, une masse incroyable de neige, se précipitant des hauts sommets rocheux avec une soudaine impétuosité, emporta dans son effrayant tourbillon et ensevelit sous sa masse immense toutes les cellules des religieux sauf une, et avec elles six moines et un novice. »
Guigues construisit un nouveau monastère, à l’emplacement de l’actuel.
Il n’a pas encore été dit qu’il existe des moniales chartreuses qui partagent la même vocation et le même esprit que leurs frères. On a pu les confondre avec les sœurs de Bethléem qui se rattachent d’une manière différente à cette spiritualité. Les moniales chartreuses quant à elles sont implantées en France ou à l’étranger depuis… 1145.
Une vingtaine de monastères existent dans le monde.
Que dire de plus sinon que les restes des milliers de contemplatifs, enterrés dans le cloître depuis l’aube de l’Ordre, ont sanctifié la terre de Chartreuse… ? A chacun de faire germer la bonne semence dans l’humus de son âme. Le pèlerin de Casalibus en est certain, tout homme porte au plus intime de lui-même un jardinet de chartreux à arroser, désherber, replanter … pour la plus grande gloire du Divin Semeur.
Chaque année depuis mille ans, des jeunes entrent en Chartreuse pour se plonger dans l’amour.
Un premier contact avec eux peut se faire via leur site : https://www.chartreux.org/
Guillaume d’Alançon
Marie qui protège l’enfant à naître
Sculptée par Gauthier Courtin, spécialiste d’art sacré, la statue de “Marie qui protège l’enfant à naître” sera installée au sanctuaire ND de Grâces de Cotignac avec la bénédiction de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.
En ce lieu, des familles, des couples, des femmes viennent de partout pour confier à Marie des intentions, des souffrances secrètes. Confier à la tendresse de Marie les enfants non-nés, leurs parents, afin que la miséricorde et la paix emplissent les cœurs.
Les dimensions de la statue sont les suivantes : socle en pierre de 1 mètre de hauteur sur lequel va être déposée une statue sculptée dans la même roche (pierre de Tervoux) dont la hauteur sera d’environ 1,20 mètre.
L’ensemble mesurera 2,2 mètres de hauteur pour 1 mètre de largeur.
Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la famille en Europe, précise :
“En soutenant ce projet de statue, vous aidez les couples, les femmes, à prendre toujours plus conscience que l’enfant à naître est voulu par Dieu pour lui-même et que la miséricorde de Dieu est infinie. La statue de Marie qui protège l’enfant à naître apportera la paix, l’espérance et la réconciliation.”
A soutenir via Credofunding.

