Avec les Chartreux, au cœur de l’Infini de l’Amour
Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…
Avec les Chartreux, au cœur de l’Infini de l’Amour.
Depuis le chevet de la basilique de Fourvière à Lyon on peut observer, en direction du sud-est, une importante masse sombre éloignée d’environ 100 kilomètres. Ce sont les montagnes de Chartreuse. Arrivé aux pieds de cette forteresse de rochers, le voyageur réalise que tout reste à faire car de nombreux à-pics en interdisent l’accès. Quelques routes profitent d’étroits défilés creusés par les torrents et débouchent sur les vallées environnantes, comme le tablier abaissé d’un pont-levis. Serait-ce une indiscrétion de remonter le cours du Guiers-Mort par l’étroite chaussée qui le longe ? Peut-être simplement la réponse à un appel… comme saint Bruno, dont l’Eglise célébrait il y a peu le cinquième centenaire de la canonisation.
En 1084, Bruno s’est installé avec six compagnons dans un vallon isolé sous la montagne du Grand Som avec le désir de se consacrer à la recherche exclusive de Dieu, dans le silence et la solitude. Venu de Reims où il exerça pendant une vingtaine d’année la charge de directeur des études de l’école cathédrale, il ressent le besoin de se donner davantage, ainsi qu’il l’écrit à son ami Raoul le Verd :
« Nous avons parlé pendant quelques temps, je crois, des faux attraits et des richesses périssables de ce monde et des joies de la gloire éternelle. »
Il continue, enthousiaste :
« Alors brûlant d’amour divin, nous avons promis, fait vœu, décidé de quitter les ombres fugitives du siècle pour nous mettre en quête des biens éternels et recevoir l’habit monastique. »

Arrivé sur un premier pallier de verdure après les dix kilomètres qui le séparent d’en bas, le voyageur devenu pèlerin doit garer sa voiture au parking de la Correrie où se trouve de nos jours un musée-monastère.
L’été, la nature est plantureuse et les arbres, dont les troncs servaient autrefois aux chantiers de la marine royale, abritent une faune et une flore exceptionnelles. Il est même possible de rencontrer un loup, ce qui n’est pas du goût de tous les éleveurs de la région… A première vue, les touristes n’en sont pas très inquiets. Par grappes régulières, on les voit emprunter à pied la petite route interdite à la circulation et se retrouver, une demi-heure après, aux portes du célèbre monastère de la Grande Chartreuse. Tout de suite, le randonneur est saisi par le gigantisme de la construction qui date pour l’essentiel du priorat de Dom Le Masson, soit du dernier quart du XVIIème siècle. Les huit incendies, les pillages – notamment ceux des Guerres de Religion, n’ont pas arrêté la prière contemplative. Ils ont seulement ajouté des martyrs à la liste des intercesseurs. Deux interruptions ont tout de même privé les moines de l’antique bastion : la Révolution Française et les lois antireligieuses de 1903. Il faudra attendre 1940 pour que, bénéficiant du statut de réfugiés, les chartreux puissent réoccuper leur monastère.
La porte principale est fermée, et les serrures ne laissent pas de chance aux curieux. Les lourds battants sont ornés utilement de vertevelles, fameux verrous du moyen-âge dont quelques rares spécimens demeurent ici. La signalétique de l’Office national des Forêts rejoint la règle d’or des moines : « Zone de Silence ». « Fuge et tace » – fuis et tais-toi – disaient en effet les premiers solitaires d’Egypte. Ici, le désert est réel et le silence profond. Seul un écriteau signale : « Les moines, qui ont consacré leur vie à Dieu, vous remercient de respecter leur solitude dans laquelle ils prient et s’offrent en silence pour vous. » Un sentiment de frustration pourra gagner le visiteur. Ces bâtiments majestueux, contemporains de Versailles même s’ils n’ont pas été ornés par le Roi Soleil, abritent certainement quelques belles œuvres artistiques… Alors pourquoi ne pas y avoir accès, juste pour voir ? Cette interrogation, légitime en soi, invite à faire un pas de plus … en direction de la profondeur. Il a jadis été dit que saint Bruno était « un homme au cœur profond » et qu’il regardait avec les yeux du cœur. Rien à voir donc, mais tout à scruter… de l’intérieur. L’exercice est évidemment en décalage complet avec les habitudes prises dans le monde. En Chartreuse, plus je me tais et plus j’entends, plus je ferme les yeux et plus je vois. On est dans le registre de la foi et de la charité, non dans celui de la consommation ou du commerce. Malgré lui, le promeneur rejoint l’expérience du chartreux. La solitude, l’absence de rencontre « parlante », le « face-au-mur », sont une pauvreté dans l’ordre de l’apparence. A l’homme de permettre la transformation de ce moins en un plus. C’est ainsi que le chartreux vit la communion divine et découvre d’infinis horizons en s’abandonnant à la miséricorde de Dieu.

Dans le récit de sa visite à la Grande Chartreuse, René de Montozon nous fait découvrir de l’intérieur ce qu’il a vécu, notamment à l’occasion de l’enterrement d’un moine.
Chaque jour, le concret du moine s’organise dans un cadre semi-érémitique. La plupart des offices liturgiques et activités se tiennent en cellule. Seules matines et vêpres ainsi que la messe conventuelle ont lieu à l’église, sans oublier le chapitre, le déjeuner du dimanche et le spaciement – promenade hebdomadaire. La communauté est composée des moines de chœur, prêtres ou appelés à le devenir, des frères convers et donnés. Solitaires, oui, mais aussi communautaires… d’une certaine façon… comme l’avait voulu saint Bruno. Actuellement, ils sont une trentaine, parmi eux une bonne proportion de jeunes, à faire monter vers le Ciel une prière d’intercession pour l’Eglise et le monde, ininterrompue depuis 1000 ans.

Les touristes rencontrés aux abords des hauts murs ne semblent finalement pas gênés par la clôture monastique. Peut-être pressentent-ils que l’amour s’épanouit dans le secret. « La séparation est un fait, ce n’est pas un but. Le but, c’est l’union » écrit un chartreux du XXème siècle. En tout cas, la marche vers la Grande-Chartreuse donne envie de prendre un peu de hauteur. Le sommet du Grand Som (2026 m), avec sa blanche croix qui domine de 1000 mètres l’un des plus longs cloîtres monastiques du monde (478m), attire tout de suite le regard. Quoi de plus attirant en effet pour les yeux que la verticale de lumière ?
Le vallon cartusien ne garde pas longtemps le soleil, surtout l’hiver… C’est pourquoi le chercheur de Dieu se laisse attirer par les pentes boisées, empruntées jadis par saint Bruno qui implanta le premier monastère aux pieds de la falaise. Sur les lieux de la fondation originelle, rien de bien extraordinaire. On est loin de l’imposante abbaye qui recouvre la grotte de saint Benoît à Subiaco. Deux chapelles rappellent l’identité des intercesseurs préférés de l’Ordre Cartusien. La première rencontrée, Notre-Dame de Casalibus ou des Cabanes, en référence aux ermitages primitifs, indique la grande affection qui relie les moines à la Vierge Marie. Environ 110 mètres plus loin, accrochée à un petit éperon rocheux, la chapelle saint Bruno se présente comme une sobre bâtisse sise à l’endroit même des premières cellules.
Dans ces lieux qui ont gardé toute la fraîcheur et la pureté des origines, le pèlerin est saisi. Il s’imagine qu’il va rencontrer le saint fondateur au détour d’un raidillon, tellement le site est préservé et la nature sauvage. Une seule chose n’est plus d’époque : les blocs de rochers, volumineux, présents dans les sous-bois. On dirait qu’il y a eu un éboulement… Un chroniqueur de l’époque relate l’événement du 30 janvier 1132, soit 48 ans après l’arrivée de Bruno :
« En la vingt-troisième année du priorat de Guigues, une masse incroyable de neige, se précipitant des hauts sommets rocheux avec une soudaine impétuosité, emporta dans son effrayant tourbillon et ensevelit sous sa masse immense toutes les cellules des religieux sauf une, et avec elles six moines et un novice. »
Guigues construisit un nouveau monastère, à l’emplacement de l’actuel.
Il n’a pas encore été dit qu’il existe des moniales chartreuses qui partagent la même vocation et le même esprit que leurs frères. On a pu les confondre avec les sœurs de Bethléem qui se rattachent d’une manière différente à cette spiritualité. Les moniales chartreuses quant à elles sont implantées en France ou à l’étranger depuis… 1145.
Une vingtaine de monastères existent dans le monde.
Que dire de plus sinon que les restes des milliers de contemplatifs, enterrés dans le cloître depuis l’aube de l’Ordre, ont sanctifié la terre de Chartreuse… ? A chacun de faire germer la bonne semence dans l’humus de son âme. Le pèlerin de Casalibus en est certain, tout homme porte au plus intime de lui-même un jardinet de chartreux à arroser, désherber, replanter … pour la plus grande gloire du Divin Semeur.
Chaque année depuis mille ans, des jeunes entrent en Chartreuse pour se plonger dans l’amour.
Un premier contact avec eux peut se faire via leur site : https://www.chartreux.org/
Guillaume d’Alançon
Marie qui protège l’enfant à naître
Sculptée par Gauthier Courtin, spécialiste d’art sacré, la statue de “Marie qui protège l’enfant à naître” sera installée au sanctuaire ND de Grâces de Cotignac avec la bénédiction de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.
En ce lieu, des familles, des couples, des femmes viennent de partout pour confier à Marie des intentions, des souffrances secrètes. Confier à la tendresse de Marie les enfants non-nés, leurs parents, afin que la miséricorde et la paix emplissent les cœurs.
Les dimensions de la statue sont les suivantes : socle en pierre de 1 mètre de hauteur sur lequel va être déposée une statue sculptée dans la même roche (pierre de Tervoux) dont la hauteur sera d’environ 1,20 mètre.
L’ensemble mesurera 2,2 mètres de hauteur pour 1 mètre de largeur.
Guillaume d’Alançon, directeur de l’Institut pour la famille en Europe, précise :
“En soutenant ce projet de statue, vous aidez les couples, les femmes, à prendre toujours plus conscience que l’enfant à naître est voulu par Dieu pour lui-même et que la miséricorde de Dieu est infinie. La statue de Marie qui protège l’enfant à naître apportera la paix, l’espérance et la réconciliation.”
A soutenir via Credofunding.
Il y aurait-il un complot contre les journalistes ?
Dans une tribune, des responsables de rédaction d’une trentaine de médias s’inquiètent de la volonté du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, de porter atteinte à la liberté de la presse dans le cadre des manifestations.
Sur son blog Benard Antony écrit :
Sauf notables et rares exceptions, je ne connais pas de profession plus conformiste, plus formatée, plus conditionnée, plus mimétique que celle des journalistes qui nous caquètent d’une chaîne à l’autre, privée ou publique, les mêmes obligatoires considérations.
Tous s’accordent, du matin au soir, pour évoquer semblablement, répétitivement la nocivité de ce qu’ils nomment « la théorie du Complot » et affirmer qu’il faut citoyennement la combattre, en traquer les adeptes.
Ainsi, ce matin, une énième fois, est à l’ordre du jour, la vraiment très très inquiétante adhésion à la théorie du complot de partisans du Rassemblement National.
Cela est en effet angoissant. La République serait donc alors vraiment en danger !
On le sait, militant de la droite de conviction, je ne suis pas, tant s’en faut, un adepte de tout le corpus d’idées et de positions de Marine Le Pen. Disons ici, pour faire bref, qu’en dehors de leur bon anti-immigrationnisme et de leur affirmation souverainiste, je les trouve bien conformistes aussi et surtout tristement éloignés d’une authentique volonté d’écologie humaine. Mais puisque ce parti serait entaché par une grande perméabilité à la dangereuse « théorie du complot », j’aimerais tout de même que l’un de ceux qui la dénoncent explique enfin ce que l’on entend par là ?
Pour ma part, je sais que l’histoire est riche d’une innombrable multitude de complots. Ces complots seraient-ils les mille facettes « du Complot » ? Quelle en est alors la théorie interprétative ? Et voilà que surgit dans ma pauvre mémoire un foisonnement de complots.
Et d’abord ceux dont est riche la Bible et qui ont souvent nourri les tragédies de Shakespeare et de Racine. Celui de Mardochée et de la belle Esther, celle-ci séduisant Assuérus pour lui faire éliminer l’antisémite Aman et tous les siens ; celui de l’héroïque Judith, au charme rayonnant, fine mouche endormant la méfiance de l’abominable général assyrien Holopherne.
-Voici venir aussi les meurtrières Athalie et Jézabel.
Et le complot des complots : celui du Sanhédrin achetant l’apôtre Judas Iscariote pour qu’il leur livre Jésus.
-Voici maintenant l’incomparable Cléopâtre dans ses œuvres d’élimination et de séduction.
-Voici Catalina et sa conjuration dénoncée par Cicéron ; et voilà Marcus Junius Brutus à la tête de la conspiration aboutissant à l’assassinat de Jules César.
Sautons les siècles : évoquons au moins le Complot des poudres de 1605, éventé mais remarquablement manigancé par des nobles catholiques pour faire sauter avec 36 barils de poudre le Parlement de Westminster, avec dedans le roi Jacques I° et les parlementaires.
On n’en finirait pas d’évoquer les complots des guerres de religion.
Alors, sans attendre, évoquons en vrac ceux des Illuminés de Bavière et ceux de la Loge des neuf sœurs, et tous ceux des girondins et tous ceux des jacobins ; et la « conspiration des égaux » de Gracchus Babeuf, et celui du chouan Cadoudal organisant l’attentat de la rue Saint Nicaise contre Bonaparte ; et tous ceux des Carbonari et autres sociétés secrètes anarcho-terroristes, et des adeptes du « Catéchisme du révolutionnaire » de Bakounine.
Il faudrait ne pas oublier les complots des Oustachis croates et ceux de la Main noire serbe, et aussi d’une autre Main noire, l’andalouse ; ni le complot tramé par le prince Ioussoupov pour liquider Raspoutine.
Viennent alors les complots bolcheviques tramés par Lénine et Parvus (voir Soljenitsyne) et par Trotski aboutissant à la révolution d’octobre.
À la suite de quoi, tous les complots de Staline mais surtout la traque de tous les complots inventés pour nourrir les procès de Moscou et notamment, après la seconde guerre, la fameuse répression antisémite du mirobolant « complot des blouses blanches ».
Chez nous, en France, pour ce qui est du célèbre complot dit de « la Cagoule », un des grands connaisseurs en fut un certain François Mitterrand. Tout bonnement parce qu’il en fut. Et il garda d’ailleurs, jusqu’au bout, ses amitiés avec les principaux protagonistes.
Terminons enfin cette courte rétrospective de complots bien réels avec celui qui aboutit au 13 mai 1958 ramenant le général De gaulle au pouvoir. Alain de Sérigny, qui avait été le directeur de « l’Écho d’Alger », écrivit sur cela son livre « Les treize complots du 13 mai ».
Alors, un ou plusieurs, il n’est pas d’historien pour nier qu’il y eut complot.
Il y a eu ainsi dans l’histoire des milliers de complots réels qu’ont pu mener en effet des praticiens quelquefois aussi théoriciens des techniques et de l’art du complot comme Lénine.
Mais cette constatation ne rend pas adepte de « la théorie du Complot », ce qui, à bien lire, renvoie à l’idée d’une théorie unique, précise, (« la » théorie) d’un seul complot (« du » complot).
Aussi, ce que les medias attaquent sous l’imputation de « complotisme, ce n’est pas la participation à un complot mais l’adhésion à la théorie unique du complot unique, ou pour mieux dire encore, à la mythique théorie d’un mythique complot.
Or, s’il y a bien quelque chose qui semble bel et bien pouvoir relever d’un complot, sans qu’il soit unique, et sans que nous ayons accès à sa théorisation à la manière de Gramsci, c’est bien l’extraordinaire mimétique connivence de presque tous ceux de la nomenklatura médiatique dans la dénonciation des adeptes de « la théorie du complot ».
Alors surgit l’aveuglante réalité que ce sont eux les adeptes, les propagateurs, matin, midi et soir, de la théorie du complot !
Oui, finalement, les vrais complotistes ne sont-ils pas ceux qui vivent de la sempiternelle et obsessionnelle dénonciation du complotisme !
Oui, il y a plus dangereux que les complotistes, ce sont les vrais comploteurs !
Pour le reste, sur une crise « simultanément » sanitaire, politique, économique, psycho-pathologique, culturelle, telle que celle déclenchée par le coronavirus en même temps que celle propagée par le « corano-virus », comment ne se grefferaient pas des visées de conditionnement et de manipulation totalitaires de la masse des braves gens abrutis par tous les virus des désinformations étatiques ou des puissances financières supra-nationales ?
Et comment, dans ce contexte, n’apparaîtraient pas, outre de nécessaires observations, analyses et révélations de scandaleuses connivences et de perverses entreprises liberticides de domination mondialiste, quelques interprétations de la réalité par trop globalisantes et quelquefois un brin farfelues.
On ne saurait s’en inquiéter. Elles ne sont qu’une inéluctable conséquence réactive des cataractes de désinformation médiatique déversées chaque jour.
Le problème, c’est que l’apparition d’un vaccin spirituel et moral généralisé de déconditionnement et de libération anti-totalitaire ne semble pas être pour demain.
Alors, sans l’attendre, continuons le combat à la Lumière de Celui qui a dit : « la Vérité vous rendra libres ».
On ne fait pas notre business dans notre coin, on met le feu dans les diocèses…
Alors que Mgr Aupetit a récidivé dans son billet quotidien (pour mémoire), sur RCF, Dominique Bourgogne consacre sa carte blanche du jour aux manifestations du week-end dernier pour rétablir la célébration de la messe :
[QUIZZ] Qui a dit ça❓
Un indice, vous le connaissez tous ;)#cékikadi #PourLaMesse #LiberteDeCulte pic.twitter.com/UfzgUWSyDC— Pour la messe (@PourLaMesse) November 20, 2020
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 3

3e jour – 20 novembre : Du bon vin de Cana à l’autel où conduit la Médaille
19 juillet : « La voici !… » Le bruit venait se poser sur les marches de l’autel, du côté de l’Évangile… Marie lui dit : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur… »
La Vierge Marie est annoncée par la Femme de la Genèse qui écrase la tête de l’antique Serpent (cf. Gn 3, 15). Elle est aussi cette Femme de l’Apocalypse, couronnée de 12 étoiles, qui souffre dans les douleurs de notre enfantement (cf. Ap 12,1-2), parce qu’elle a coopéré de manière très particulière à l’Incarnation rédemptrice par son « oui » parfait à l’Annonciation, au pied de la Croix et dans toute sa vie.
Contemplons donc le « M » et la Croix associés sur la médaille & les deux Cœurs unis dans la flamme du Saint Esprit…
Marie nous tourne vers son Fils et dit : « Il y aura beaucoup de dévotion au Sacré Cœur de Jésus. »
Catherine écrit : « J’ai vu notre Seigneur dans le Très Saint Sacrement, tout le temps de mon séminaire… »
Prions :
Pour que les chrétiens apprennent à vivre, dès l’offrande du matin, des journées eucharistiques…
Saint Vincent dit : « L’Eucharistie s’offre en sacrifice (sur l’autel) et se reçoit en sacrement (à la table d’autel). » Notons à ce propos les deux barres représentant l’autel et la table d’autel sous le M et la Croix selon le premier modèle de la médaille qui fut diffusée…
Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Chant : Faites tout ce qu’il vous dira, qu’il vous soit fait selon sa Parole (bis)
1/ Ô mon Jésus, « ils n’ont plus de vin », plus de joie
« Femme, qu’y a t’il entre moi et toi ? »
Ô mon Jésus, « ils n’ont plus de vin », plus de vie
« Mon heure n’est pas encore venue » Marie
2/ Ô mes amis, « remplissez d’eau ces six jarres entières »
Laissez-vous remplir de mon Esprit Saint
Ô mes amis, « remplissez d’eau ces six jarres entières »
Que mon Esprit vous conduise dans la foi des saints
3/ « Allez les porter à l’ordonnateur du repas »
« Ô Maître, tu as gardé le bon vin pour la fin »
« Allez les porter à l’ordonnateur du repas »
« Heureux les invités à tes noces au festin »
4/ Ô Jésus, donne-nous toujours ce vin de la joie
« Je suis la Vie, la Vérité, le Chemin »
Ô Jésus, donne-nous toujours ce vin de la joie
« Heureux les invités à mes noces au festin. »
7 à 9% de la population française serait musulmane
L’ambassadeur de France aux Pays-Bas répond à un article intitulé “Macron fait de chaque musulman un terroriste potentiel” dans un grand quotidien du pays.
Dans sa lettre en anglais, il mentionne le chiffre des musulmans représentant “7 à 9% de la population” en France.

La grande dépression de Covid-19
Un article d’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
Des économistes et des essayistes, comme Nicolas Baverez, tirent la sonnette d’alarme. Ils parlent de l’hyperdette. La planche à billets de la dette souveraine est de nouveau en pleine production. La raison ? Le financement de notre économie sous perfusion, à la suite des vagues successives de la pandémie. Pour les arrêter, le gouvernement a décidé de reconfiner sa population. Conséquence, notre économie risque la faillite. La France vivrait-elle sa grande dépression ? Derrière ce sombre tableau, où la peur s’installe dans les foyers, des raisons d’espérer existent, grâce au digital, à l’inclusion, et aux valeurs.
Département par département, les CCI s’affolent depuis quelques mois. Les compteurs des faillites sont dans le rouge. Elles avaient augmenté fortement de près de 10 % à cause des manifestations des gilets jaunes en 2019. Elles sont reparties à la hausse en 2020. Lors de la première vague de Covid-19, et, des premières mesures gouvernementales de confinement, l’assureur-crédit Euler Hermes avait déclaré, l’été dernier, que la hausse des faillites pourrait « atteindre +25% en France ». Avec la deuxième vague et ses conséquences, comme l’envolée de l’endettement, la fonte des trésoreries des PME-PMI, ce chiffre pourrait bien doubler. Le nombre de faillites pourrait dépasser les 100 000 entreprises. Même si la plupart des économistes estiment qu’elles se feront « sentir dans le courant de 2021 », les conséquences sont là. Les petits commerces jugés non-essentiels, les bars, les restaurants, les hôtels, toute l’économie du tourisme est fermée. L’économie de la culture est, également, touchée de plein fouet. Pendant ce temps-là, les transports en commun restent bondés aux heures de pointe. Le virus ne prend ni le bus, ni le métro. Une partie de la France qui travaille a un genou à terre. Une partie de la France qui entreprend mange la poussière. Des entreprises comme Alinéa, Conforama, André, Naf Naf, La Halle déposent le bilan. Les enseignes françaises de l’habillement, du textile, de l’ameublement sont en train de disparaître. Pas de nationalisation en vue, elles ne sont pas essentielles. Celles de l’industrie aéronautique et automobile sont en grande difficulté, et, commencent à licencier. Le chômage est reparti à la hausse.
+ 900 000 chômeurs en un mois
Les chiffres officiels de la forte augmentation du chômage ébranlent plus d’un conseiller de l’Elysée. Lors de la première vague, en avril, le nombre de chômeurs avait fait un bon de +23 %, selon Pôle Emploi. Près de 9 millions de salariés ont ainsi été mis au chômage partiel au printemps dernier. Au 31/12/2021, si rien ne change, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi pourrait grimper au-delà des 7 millions, toutes catégories confondues. Comment redresser la barre ? L’iceberg est droit devant. Il semble impossible au pavillon France de l’éviter. Au 3è trimestre 2020, le taux de chômage atteint 9% fin septembre selon les résultats de l’enquête emploi de l’Insee publiés.
“Au troisième trimestre 2020, le nombre de chômeurs au sens du BIT atteint 2,7 millions de personnes en France (hors Mayotte), en hausse de 628 000 personnes. Sur le trimestre, le taux de chômage au sens du BIT bondit de 1,9 point, à 9,0 % de la population active, après une baisse de 0,7 point le trimestre précédent. Il se situe 0,9 point au-dessus de son niveau d’avant-crise sanitaire au quatrième trimestre 2019”.
En même temps, pour bien appréhender la situation, il faut regarder du côté de la pauvreté. Le taux de pauvreté flambe. Il a atteint, lui-aussi, un record historique. Aucune région de France n’est épargnée.
Le Secours Catholique tire la sonnette d’alarme

Dans son dernier rapport, qui vient d’être publié, le Secours Catholique tire la sonnette d’alarme sur l’état de la pauvreté en France. Les chiffres sont sans appel pour les 1,4 million de personnes, dont s’est occupée l’association en 2019, avec 600 000 enfants concernés. Ils sont catastrophiques. Ils augurent mal des mois à venir. Le rapport indique que « leur niveau de vie n’a pas augmenté en un an, stable à 537 euros par mois, soit un niveau inférieur de moitié au seuil de pauvreté ». La présidente de l’association, Madame Véronique Fayet, explique que « L’aide pour pouvoir se nourrir demeure, après la demande d’écoute, la deuxième raison pour laquelle 1,4 million de personnes se tournent vers nous chaque année. La cause est simple : c’est l’insuffisance des revenus ». Du côté des départements qui ont en charge les bénéficiaires du RSA, leur nombre devrait augmenter en 2020 de + 10 à 30%. Pour l’INSEE, la barre des 10 millions de pauvres devrait être dépassé cette année. Les pauvres ? Dans toutes les églises de France, dont les messes en présentiel sont interdites en raison de la pandémie, ce dimanche 15 novembre est le dimanche de la journée mondiale qui leur est consacrée. Elle est, également, celle du Secours Catholique. Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence de Evêques de France, qui avait déposé un référé liberté au Conseil d’Etat pour obtenir la liberté de culte (rejeté depuis), s’est exprimé sur le sujet lors de sa messe, célébrée en privé dans la chapelle Saint-Sixte de la maison diocésaine de Reims. Il a souhaité que
« dans nos communautés paroissiales, nous puissions mettre les personnes pauvres au centre, et, recevoir ce qu’elles ont à nous apporter ».
Le Vendée Globe et LinkedOut
Sur le terrain, le fondateur de l’association Entourage, qui vient en aide aux personnes déclassées socialement, a été pris de cours par le virus. Jean-Marc Potdevin a tout misé cette année sur le Vendée Globe, pour faire connaître son association et sa dernière application : LinkedOut, le réseau professionnel des personnes qui n’ont pas de réseau, et, qui vivent avec aucune perspective d’emploi.
« Mon actualité ? répond-il, c’est le Vendée Globe et c’est LinkedOut. Grâce à notre partenaire Advens, qui sponsorisait déjà le bateau de Thomas Ruyan en 2016, nous avons eu l’opportunité d’être mis en avant dans cette belle aventure, que viens de rejoindre SwissLife France.

Alexandre Fayeulle, le Président-fondateur d’Advens, (NDLR : société spécialisée dans la cybersécurité), qui fait partie des partenaires d’Entourage, a décidé en avril, en plein confinement, de nous offrir la visibilité et le naming du bateau. C’est une surface médiatique incroyable. L’enjeu sociétal, c’est l’inclusion des personnes en précarité dans leur retour à l’emploi. Et, ça marche. Sauf, qu’au dernier moment, il y a eu ce reconfinement. Tous les évènements que nous avions organisés pour le départ du Vendée Globe, le dimanche 8 novembre, sont tombés à l’eau. Cela ne nous empêche pas de suivre la course de très près, et, d’avoir déjà des retours médiatiques incroyables. LinkedOut vise à remettre près de 100 personnes en grande précarité à l’emploi. »
Jean-Marc, qui travaille deux jours par semaine chez Qapa, un cabinet spécialisé dans le recrutement intérimaire, passe le reste de la semaine au service d’Entourage. Il est sur le pont.
Les commerces traditionnels et le digital

Une partie de l’équipe d’Entourage et de LinkedOut, lors de La Nuit du Bien Commun, en novembre 2018. Jean-Marc Potdevin est le 2è en partant de la droite.
Sur le reconfinement et ses conséquences, cet ancien Vice-Président Europe de Kelkoo, un comparateur de prix qui s’est revendu à Yahoo en 2004, reste prudent. Il a conscience que
« des pans entiers de notre économie risquent de disparaître. Chez Qapa, qui a digitalisé toute la chaîne du recrutement-intérim la machine ne s’est pas arrêtée. Alors que le marché traditionnel de l’intérim, avec les agences physiques, a perdu entre 50 et 70% de son activité, nous avons eu une augmentation de notre activité. Je me souviens de la première semaine du confinement. Du 15 mars au 22 mars, nous avons réussi à répondre à la demande de magasins dans l’alimentaire, en mettant à leur disposition plus de 800 personnes. La première leçon qu’il faut retenir de tout cela : c’est la supériorité des modèles numériques sur les modèles traditionnels. Et la deuxième leçon, c’est qu’il faudrait que les 2/3 des commerces traditionnels se digitalisent. C’est une question de survie. »
-Marc et sa famille vivent près de Grenoble. Ce geek, fan d’intelligence artificielle, est rompu au télé-travail. Ce qui ne l’empêche pas de se déplacer sur Paris, pour rejoindre ses équipes d’Entourage. Du côté de Laval, plein ouest, Philippe Royer est le dirigeant du groupe Seenergi, qui intervient dans les métiers du conseil auprès du monde agricole. Il est, aussi, le président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens, mouvement national, créé en 1926, qui regroupe plus de 3000 dirigeants.
Le chemin de l’espérance et de la paix intérieure
Dans une interview longue qu’il nous a accordé, il alerte le gouvernement et ses concitoyens sur le risque de la fracture sociale. Il témoigne de ce qu’il a vécu dans son propre groupe :
« l’impact du premier confinement a été réel mais supportable et nous étions prêts à faire face à un second confinement. Nous avions prouvé que les mesures de prévention sanitaire mises en œuvre avaient été efficaces. Dans mon autre activité, la librairie, nous avons dû procéder au licenciement économique de 3 personnes. »
En réponse à cette crise sanitaire, devenue économique et sociétale, au nom des EDC, il appelle les chrétiens
« au devoir de l’espérance, cette petite flamme parfois bien petite qu’évoquait Charles Peguy. L’espérance c’est de prendre conscience qu’en suivant le Christ, nous trouverons la paix et la consolation dans ces situations dramatiques pour certains et surtout que nous sommes appelés au salut et à la vie éternelle. Et cela doit nous donner une joie profonde qui nous permet de faire face aux épreuves. »
Il reste choqué par les
« élites de notre pays qui n’ont plus de considération et de compassion pour les plus fragiles. Il y aurait ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien. A une période où la France entière salue la mémoire du Général de Gaulle, il nous faut retrouver ce sens du peuple et cette capacité à se réconcilier. Notre société doit lâcher son idolâtrie matérialiste pour redevenir plus humaine et plus spirituelle. »
Le regard tourné vers les fêtes de fin d’années et vers Noël, Jean-Marc et Philippe espèrent les vivre en famille. Avec comme point d’orgue, valeur chrétienne qui les réunit : la Messe de Minuit.

Philippe Royer au micro, avec le conseil spirituel national, le père Vincent Cabanac, lors des Assises Régionales des EDC en avril 2019.
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
Plus de 60 rassemblements pour la messe

Cambrai : RDV devant la cathédrale dimanche à 11h30 pour réclamer la célébration des messes publiques et la libre administration des sacrements. Rassemblement déclaré en préfecture et autorisé. Mgr Dollmann a été averti et a signalé sa bienveillance.

A la découverte des bénédictines de Martigné-Briand (et de leur atelier de confitures)
Situé en Maine-et-Loire, le monastère Notre-Dame de Compassion de Martigné-Briand est connu pour son petit atelier de confitures, et compte aujourd’hui 12 moniales bénédictines, installées sur place au château de « la Barre » en 1961. Elles y suivent la règle de saint Benoît « ora et labora » (prière et travail), avec une vraie dimension de travail manuel. En particulier, elles d’incroyables confitures et chutneys à partir des fruits de leur fabuleux verger ! Allez hop, c’est parti, Divine Box vous emmène faire un petit tour de l’histoire et des produits de Martigné-Briand.
L’histoire étonnante des débuts de Martigné-Briand
À l’origine de l’histoire de ce monastère : Marguerite Delmas, une femme laïque, protestante, et veuve avec cinq jeunes enfants à charge. Sa vie prend un tournant en 1911 alors qu’elle est âgée de 41 ans. La voilà qui petit à petit désire consacrer toute sa vie à Dieu ! Avec l’aide d’un prêtre elle prend le nom de sœur Bénédicte et fonde la congrégation des Bénédictines de Sainte- Bathilde, installée au départ à Vanves (d’où leur nom de « bénédictines de Vanves », plus couramment utilisé). Chapeau, Madame !
Cette nouvelle congrégation, (comprenez une « branche » de la famille bénédictine) se développe très vite ! Si bien que de nouveaux monastères fleurissent assez rapidement : un à Madagascar en 1934, un autre au Vietnam en 1954, puis de nouveau un à Madagascar en 1955 ! L’année suivante, en 1956, quelques sœurs partent à Chemillé pour prêter main-forte aux sœurs de Fontevraud installées sur place. Nous y sommes enfin ! L’histoire du monastère Martigné-Briand va bientôt commencer…

La journée des moniales de Martigné-Briand est rythmée par six offices – © Hans Lucas
Du manoir au monastère
Sur place la fusion des deux communautés (bénédictine et fontévriste) n’aurait pas pu mieux se passer ! Seul hic, les lieux sont vétustes alors les sœurs déménagent en août 1961 à… Martigné-Briand dans un manoir qui nécessite quelques coups de pinceau. Après 12 ans de travaux, le cloître est terminé, le manoir s’est transformé en hôtellerie, et la grange en église ! Pfiou, ça y est, nous sommes enfin au monastère de Martigné-Briand !
Aujourd’hui, douze sœurs bénédictines vivent toujours selon la règle de saint Benoît dont les deux piliers principaux sont la prière et le travail. Leurs journées sont ainsi rythmées par la messe et six offices, le premier étant celui des vigiles, à 5h25 ! Côté travail, en plus de leur artisanat monastique (on vous en parle juste après !), les sœurs ont à cœur d’honorer l’« hospitalité bénédictine ». Ainsi, que ce soit des pèlerins, visiteurs, ou encore camps de jeunes : elles accueillent bien largement !

Les bénédictines préparent une multitude de confits dans leur atelier – © Hans Lucas
Comme dans toute vie monastique, le travail manuel tient une place importante dans la vie des moniales (d’où la large gamme des produits monastiques). Au monastère de Martigné-Briand les sœurs se sont spécialisées dans la confection de confitures. Que ce soit celles du réfectoire ou celles exposées dans leur petit magasin, toutes les confitures qui passent dans leur atelier sont alimentées quasi-exclusivement avec les fruits du jardin !
Autant vous dire que les sœurs bichonnent leurs plantations : dans plus de 2000 mètres carrés, on y trouve ainsi un verger (75 pommiers, 50 poiriers, des cerisiers, fraisiers etc…), un potager (avec une foultitude d’oignons, carottes, potirons, choux etc…) et un bois. Enfin, le tout sous l’œil attentif des poules et des ânes des sœurs, qui montent la garde et veillent au monastère de Martigné-Briand !

Les bénédictines de Martigné-Briand ont choisi la permaculture pour leur potager, évitant ainsi d’utiliser des pesticides ! – © Subiaco
Et pour acheter les confits du monastère de Martigné-Briand ?
Le mieux bien sûr est d’aller directement sur place pour aller faire un petit coucou aux sœurs ! Voici leur adresse : Monastère des bénédictines, 1 Rue Robert d’Arbrissel, 49540 Terranjou. Vous trouverez bien évidemment leurs produits dans leur boutique !
Sinon, vous pouvez acheter en ligne les produits de Martigné-Briand, ou bien cliquer ici pour en savoir plus sur le monastère de Martigné-Briand (et notamment sur leur investissement en permaculture !)
La presse “copié-collé”
L’avantage, c’est que lorsque vous avez lu un journal, vous les avez tous lus.

L’incompétence gestionnaire du gouvernement apparaît moins certaine. Surtout, peut-on encore parler d’incompétence ?
De Jacques Bompard :
Avez-vous remarqué que la liberté est devenue un mot suspect en notre république ? Soit il n’est plus défini, car il n’évoque plus rien à l’instar des éculées « valeurs de la République », soit il n’est plus prononcé du tout, car trop ambivalent. Ou alors, la liberté est employée dans des circonstances bien précises, encadrée comme il se doit de gardes-du-corps lexicaux, comme dans la formule « liberté d’expression » dont on sent bien que l’adjectif retranche plus qu’il n’ajoute.
A l’heure de l’état d’urgence permanent, la liberté s’est mutée en alibi criminel selon la propagande officielle. Voulez-vous sortir vaquer à vos occupations naturelles d’homme naïf et inconscient ? Vous mettez en danger la société dans son ensemble. Vous êtes un égoïste propagateur de mort, un irresponsable, un séditieux, une honte pour le genre humain.
Dans ces conditions, que représente dans le champ médiatique les quelques clameurs isolées réclamant la liberté de culte, la liberté de penser, la liberté de travailler, la liberté de contester, la liberté de se réunir, la liberté d’entreprendre et de commercer ?
Pour le Système, la première nécessité est de marginaliser les récalcitrants. L’entreprise est menée dare-dare sur le terrain de la représentation médiatique à force de culpabilisation, de déconsidération, de censure et de diffusion de la peur. Dans le monde réel, la surveillance, les contrôles, les menaces, les amendes et les condamnations judiciaires matérialisent le verrouillage autoritaire.
Tout incite, force et contraint à rentrer dans le rang, et si je n’ai jamais été un consommateur du poison libéral tant en philosophie qu’en économie, je n’ai jamais supporté le totalitarisme, et toute sa suite technocrate, sa tyrannie à visage d’expert.
Il est donc temps de se demander : la liberté, pour quoi faire ?
Cette boutade de Lénine, Bernanos la posait de manière testamentaire au sortir de la dernière guerre mondiale décelant dans le nouveau monde en gestation des caractéristiques profondes qui n’ont cessé de confirmer ses avertissements : montée de la civilisation des machines, abaissement spirituel de la conscience, disparition de l’homme libre. Son ultime espérance, l’exilé revenu en son pays la place dans la France et dans sa mission chrétienne, disons-le, d’être le levain du monde.
Sans tomber dans l’exégèse, notons seulement la clairvoyance de l’écrivain sur les dangers qui menacent la liberté politique, c’est-à-dire la mise en place d’un totalitarisme mondial dans lequel l’individu et les sociétés anciennes seront broyées au profit d’un collectivisme qui ne dit pas son nom. « Le communisme disparaîtrait demain, comme a disparu l’hitlérisme, » prévient-il, « que le monde moderne n’en poursuivrait pas moins son évolution vers ce régime de dirigisme universel auquel semble aspirer les démocraties elles-mêmes. »
Nous le savons désormais. La chute du bloc soviétique a tourné la page du XXème siècle, mais n’a pas mis fin aux ambitions mondialistes totalitaires, ni même au communisme à proprement parler. La fin de l’histoire popularisée dans les années 1990 est bien plus une formule programmatique qu’un constat historiographique.
Assis sur les marches du siècle présent, nous voyons bien que les crises successives qui secouent le monde sont autant de chocs qui permettent au Système de resserrer son emprise. Attentats terroristes, krachs boursiers, pandémie virale, chaque déstabilisation est un effet d’aubaine économique, politique et autoritaire.
Vous m’objecterez que cela est faux puisque ces accidents démontrent publiquement la faiblesse du Système, ses incohérences profondes et sa fin prochaine. Ce n’est malheureusement qu’une apparence provoquée par la nature dialectique de la politique mondialiste que nous avons à combattre.
Si nous prenons l’exemple de la pandémie du Covid-19, la ruine de l’économie réelle provoque une catastrophe sociale imminente en Occident, mais dans le même temps, on assiste à des gains records de la finance internationale nourrie par les dettes publiques, et à la consécration de l’économie numérique. Le bénéfice est donc double pour l’oligarchie mondialiste ayant anticipé le choc.
Cela entérine d’une part le nouveau mode de production et de consommation imposé par la révolution industrielle née avec l’irruption d’Internet. Cette première phase comprend en balancier la liquidation totale des anciens modes de production et de vente.
Si on prend une formule concrète et partielle : c’est Amazon contre les petits commerçants. Pendant que d’aucuns glosent contre la grande distribution comme dans les années 70, c’est désormais la vente en ligne et ses livraisons à domicile qui tuent le commerce traditionnel, en centre-ville comme dans les zones périphériques. Les mastodontes du secteur résisteront un peu, à coup d’inflation des prix et de coupes drastiques dans le personnel, tandis que les indépendants ne seront pas sauvés par l’Etat. Pourquoi le ferait-il ? Son administration le souhaite pour des commodités évidentes.
Réfléchissons à la lumière du passé. La Vème République s’est-elle portée au secours de la paysannerie française ces 50 dernières années ? Non, en revanche son administration a planifié scientifiquement la disparition de la petite paysannerie de subsistance au profit de l’avènement de l’exploitation agricole de masse. Le coût de l’opération ? Le remembrement, puis les suicides pour surendettement. Et la mise à jour n’est pas finie. Michel Houellebecq l’a décrit dans son dernier roman Sérotonine :
« ce qui se passe en ce moment avec l’agriculture en France, c’est un énorme plan social, le plus gros plan social à l’œuvre à l’heure actuelle, mais c’est un plan social secret, invisible, où les gens disparaissent individuellement, dans leur coin, sans jamais donner matière à un sujet sur BFM ».
Désormais, c’est au tour des indépendants et des commerçants que le gouvernement, dans sa morgue, a qualifié de « non-essentiels ».
Sectorisée, réduite aux égoïsmes corporatistes, la contestation est étouffée sous l’éteignoir de la peur moulé dans le fer des interdictions ministérielles.
Ici et là, juristes, élus locaux et chefs d’entreprise tentent de se battre, mais l’aboulie générale isole les recours et la révolte. C’est pourquoi je soutiens l’excellente initiative du Cercle Droit et Liberté emmené par Me Thibault Mercier, et que j’ai invité les commerçants d’Orange à attaquer le décret du confinement près le Conseil d’Etat. Il faut se battre avec les armes dont nous disposons, et ne pas les rendre avant même que d’avoir combattu.
C’est exactement le même cas de figure en ce qui concerne l’interdiction des messes et des cérémonies hors les obsèques. L’atteinte aux libertés religieuses est un excellent critère de basculement d’un régime dans le totalitarisme autoritaire. Emportée par l’hybris de la toute-puissance, l’idéologie officielle ne se contente plus de régner. Elle veut dominer exclusivement, sur les corps et les esprits. A la fin, le régime charge son bras séculier d’éliminer absolument les dernières traces de ses rivaux, lesquels souvent n’ont que le tort d’exister sans même se donner la peine de s’opposer.
Si personne ne se bat pour ce qui est précieux, logiquement l’opinion publique et le pouvoir en déduiront que la foi peut facilement être amendée, virtualisée et bientôt chassée de l’espace public et des cœurs.
Retenons deux éléments dans ces interdits qui ne sont pas innocents. Le catholicisme est touché dans l’essence même de ses rites, puisque la pratique des sacrements et des sacramentels courants est empêchée. Ensuite, la seule pratique montrée du doigt demeure encore une fois le christianisme alors même que seul lui dispose de la légitimité historique et de la communauté pratiquante la plus respectueuse des règles.
Au regard de ces quelques éléments, l’incompétence gestionnaire du gouvernement apparaît moins certaine. Surtout, peut-on encore parler d’incompétence ? Autant l’arrivée soudaine de l’épidémie a sidéré tout le monde, gouvernants comme population. 6 mois après le premier confinement, la décision d’un reconfinement à la carte, absurde et injuste dans sa casuistique, ne manque pas de susciter exaspération, colère et mépris. A juste titre.
N’oublions pas que nous avons affaire à des traîtres. L’incompétence ne peut couvrir l’entêtement contraire au bon sens. La corruption et l’adhésion à l’idéologie mondialiste, l’une alimentant l’autre, oui. C’est la seule rationalité émergeant de cet imbroglio kafkaïen dans lequel la folie provoquée sert juste à désorganiser le peuple.
Pour autant, il faut faire vite. Nous sentons bien qu’il y a un rétrécissement du temps et une accélération des événements. Parallèlement, la matière même de l’histoire, l’homme, est en passe de disparaître. Je parle bien entendu de l’homme libre, capable encore de se lever et d’accomplir sa mission spirituelle.
Là aussi, Bernanos avait prévenu :
« Il faut se hâter de sauver l’homme, parce que demain il ne sera plus susceptible de l’être, pour la raison qu’il ne voudra plus être sauvé. Car si cette civilisation est folle, elle fait aussi des fous. »
Tout est encore possible. Ne soyons pas des complotistes. Soyons des conspirateurs. Le complotisme conduit à l’impuissance politique et à la représentation omnipotente du pouvoir. La conspiration, c’est l’essence même de l’action politique, c’est-à-dire la prise du pouvoir.
C’est dans cette unique perspective que nous travaillons hardiment à pousser Éric Zemmour face à son destin, car il est le seul candidat à haut potentiel capable de pirater la présidentielle déjà verrouillée de 2022.
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
Illustration :
1997 : Jeanne Labrune signe une pétition pour les migrants
2007 : Jeanne Labrune signe une pétition pour les migrants
2020 : Jeanne Labrune se fait agresser à Barbès et lance une pétition contre l’insécurité pic.twitter.com/R3LcPbjGHG— Michel Ney 🗺️📢 (@sidounours) November 19, 2020
Un militant LGBT recasé à la direction académique de Paris après 3 mois au ministère de Moreno
Grégory Prémon, conseiller dédié aux questions LGBT+ auprès du ministre Elisabeth Moreno (ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, à la diversité et à l’égalité des chances), est un ancien prof, militant chez SOS Homophobie.
Selon le Bulletin quotidien, il devrait être nommé directeur adjoint à la direction académique des services de l’Education nationale à Paris.
Il avait été nommé conseiller d’Elisabeth Moreno par arrêté le 17 août 2020. L’arrêté mettant fin à ses fonctions évoque le 18 novembre. Durée de vie de 3 mois dans un cabinet ministériel, c’est plutôt court… Grégory Prémon a préparé le plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ (2020-2023). Ce plan a été présenté le 14 octobre.
Soljenitsyne : « Quelqu’un, que vous avez privé de tout, n’est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre »

Liberté de manifester, liberté d’expression, liberté d’association, liberté de la presse, liberté de culte, liberté scolaire… Mediapart compile les restrictions de la macronie à l’encontre de nos libertés. Libération constate également que ce mandat s’apparente à une vaste offensive contre les libertés publiques :

Et Le Monde se demande si l’exécutif n’est pas en train de céder à une « dérive liberticide », comme le déplorent des membres de l’opposition mais aussi de la majorité.
Proposition de loi « sécurité globale », projet de loi séparatisme (« confortant les principes républicains »selon la dénomination officielle), prolongation de l’état d’urgence sanitaire… Cette succession de textes, combinée au ton musclé des déclarations du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et à la volonté de se montrer en pointe dans la lutte contre le terrorisme suite à l’assassinat de Samuel Paty, dessinent aux yeux des contempteurs du pouvoir en place une orientation très éloignée du macronisme originel.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’inquiète :
Sa gouvernance solitaire et opaque, sa volonté d’affaiblir tous les contre-pouvoirs, le Parlement, la presse, les partenaires sociaux, traduisent une dérive très inquiétante pour la démocratie.
Les “valeurs” de la République
Le député Aurélein Taché (ex PS, ex LREM et aujourd’hui dans le groupe Écologie, démocratie et solidarité) ne craint pas de défendre la polygamie et les certificats de virginité :
Mon altercation avec Aurélien Taché pour qui l’interdiction de la #polygamie et des certificats de virginité n’a rien à faire dans la loi !
Avoir à expliquer à un député de la Nation que les droits des femmes ne relèvent pas de la conscience personnelle est indécent. @CNEWS pic.twitter.com/SINIhK4xgS
— Eric Schahl (@eschahl) November 19, 2020
Aurélien Taché réussira-t-il à gagner le vote musulman ?
Manifestation pour la messe à Perpignan, Tours, St Maur des Fossés, Toulon

Perpignan, dimanche à 11h devant la cathédrale.
Toulon dimanche à 18h devant la Cathédrale
La photo du jour (réalisée sans trucage)
Elle a bien été prise à Juvisy-sur-Orge (91).
Il s’agit de l’écrivain Henri Castex.
Déjà 53 rassemblements pour la messe recensés
Paix Liturgique a réalisé une carte récapitulant toutes les manifestations du week-end prochain pour demander la messe publique. Sélectionnez une ville pour avoir les informations.
Rassemblements pour la messe à Clermont-Ferrand, Lyon, Versailles, Béziers, Niort, Sainte-Anne d’auras, Châlons en Champagne, Montpellier, Compiègne, Senlis, Dijon, Dax, Bourges, Le Mans, Besançon, Toulon

Le 21 novembre 16h à Besançon, sur l’esplanade des Droits de l’Homme
Le 21 novembre 18h à Toulon devant la cathédrale
Aux fous !
Oui, tout simplement, ce sont des fous qui nous gouvernent ! Et souvent des fous pervers. Mélange d’Ubu et de Big-Brother. Chacun a son lot d’aberrations à raconter. « Aérez ! »nous dit Jean Castex. Mais simultanément il nous veut masqués, partout masqués, y compris chez nous et aussi au grand-air.
Désormais, il faut n’acheter « qu’en ligne » comme ils disent. Histoire d’habituer tout le monde à s’aligner. Moi, ça ne risque pas, le voudrais-je, je ne saurais pas. Je ne sais guère plus me servir d’un ordinateur que la très opulente chevelue Sibeth Ndiaye l’ancienne ministre de la communication gouvernementale ne savait mettre un masque, par elle déclaré « inutile ».
La vérité c’est que l’enragé bourgeois Macron éprouve contre les petits commerçants, les artisans, les paysans, les ouvriers, les anciens combattants, les « papa-maman-enfants », les enracinés et les retraités, les « cathos » et les non-bobos, les gilets jaunes et les enfants de colons deuxième génération, les brasseurs et les restaurateurs, un immense mépris façon Attali son mentor aujourd’hui sénile (à quand son euthanasie ?).
Détestation de toutes ces catégories comme Staline haïssait les « koulaks » et ordonnait: « Tordez le cou aux koulaks ». Très vite, en deux famines et exterminations tchékistes, six millions d’attardés en moins pour la seule Ukraine, dix fois plus pour toute la Russie !
Le régime de Mr Macron n’a pas les moyens d’extermination frontale de tous les néos Koulacks. Mais s’il n’a pas de Tchéka, le confinement c’est un peu déjà comme du goulag à domicile. Une fois, deux fois, trois fois peut-être, ça va en mettre au tapis des rétrogrades. Comme il en fut dans le premier confinement dans les 7348 EPAHD. Ainsi que l’écrit mon grand ami au Parlement Européen, le professeur Jean-Claude Martinez, dans son livre à la fois tragique et désopilant, « Une nouvelle ère: le Coronalithique », ce fut un triste travail de « refroidissement gériatrique ».
Et que dire des chiffres des suicides sans cesse en augmentation sinon que ça en élimine des économiquement inadaptés, que ça en liquide des non-progressistes ?
On nous apprend aujourd’hui dans les médias que, ça y est, la France a dépassé le chiffre de dix millions de pauvres.
Beau succès, en vérité Mr Macron ! Vous qui, plein d’une suffisance néronienne, donnez des leçons à la terre entière. Mais sans doute allez vous estimer, en bon disciple d’Attali-Attila que malgré les avortés, les suicidés, et les euthanasiés, il y a encore trop de monde en France et que c’est pour cela qu’il y a de plus en plus de pauvres.
Cependant, le président Trump que vous méprisez, que vous haïssez, peut, lui, se targuer d’une forte baisse du chômage pendant son mandat, même pendant cette mauvaise période coronarienne. Et lui, bien qu’à ses heures un peu burlesque, a tout fait pour que diminue le nombre des bébés avortés et des euthanasiés.
Savez-vous ce qui vous grandirait Monsieur le Président ? Ce serait d’annoncer sans plus attendre la vitale réouverture, immédiate, des commerces, avec bien sûr le respect des gestes barrières et…simultanément, dès tout de suite, la liberté des Messes Catholiques, et aussi, dès ce vendredi soir, début du shabbat, celle des offices dans les synagogues.
Et aussitôt après, ayant tiré enfin la conclusion de l’échec radical de l’application de votre idéologie antinationale et à la fois jacobinement bureaucratique, celle de votre démission !
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 2

2e jour – 19 novembre : Dans l’ombre protectrice de saint Joseph
Le 27 novembre 1830 : « Un bruit venait du côté de la tribune, auprès du tableau de saint Joseph (avec l’Enfant Jésus)… »
Marie dit à Catherine : « Il y aura beaucoup de dévotion à saint Joseph. Elle sera grande la protection de saint Joseph. »
Le nombre 19
19 : jour mensuel de saint Joseph. Saint Joseph, qui apparaît le 7 juin 1660 à Cotignac : entre les rappels à Dieu de Louise de Marillac le 15 mars 1660 et de M. Vincent le 27 septembre 1660. Voici la signature de saint Vincent pour les Règles Communes de la Congrégation de la Mission : Jésus, Marie, Joseph.
Le Manuel traditionnel des Enfants de Marie Immaculée (association fondée en 1837 par les Filles de la charité et les Lazaristes) propose, à la suite des litanies de saint Joseph, de la prière de Léon XIII et de la prière pour la virginité qu’aimait à prier sainte Thérèse de Lisieux, ces courtes invocations :
« Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie.
Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.
Jésus, Marie, Joseph, faites qu’en paix j’expire en votre sainte compagnie. »
Prions :
Pour les familles en difficulté et pour l’Église, « Famille de Dieu », particulièrement éprouvée à notre époque… Et pour que saint Joseph – qui en est le puissant protecteur – les protège de ses ennemis.
+ Une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
2 chants :
Je vous salue Joseph et Marie, pleine de Grâce
Je vous salue Joseph et Marie, pleine de Grâce, le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénis entre tous les parents (les époux, les vierges, les consacrés),
et Jésus l’Enfant-Dieu et votre enfant (adoptif pour Joseph) est béni
Saint Joseph et Sainte Marie, Mère de Dieu et notre Mère, Priez pour nous pauvres pécheurs
Maintenant et à l’heure de notre mort, A-a-men !
- Ô glorieux saint Joseph !
Ô glorieux saint Joseph ! Très humble saint Joseph
1/ Ombre de notre Père éternel : Joseph
Père nourricier de notre Seigneur-Sauveur Jésus-Christ
Époux très chaste de la Sainte Vierge notre Mère Marie
2/ Le 7 juin 1660 à Cotignac
Tu nous aides à puiser l’eau vive sous le rocher :
« Je suis Joseph, enlève-le rocher et tu boiras » (bis)
3/ Saint Protecteur de l’Église universelle
Sois le Protecteur de la Fille aînée de l’Église
Protège la France, visite le monde par la Fille de l’Église (bis)
4/ Toi à qui furent confiés Jésus et Marie
Sois le Protecteur de nos familles, notre pays
Terreur des démons, défends-nous et conduis à Dieu notre vie (4x)
Savoir discerner pour diriger
François Bert est l’un des fondateurs de l’école du discernement et il conseille les entreprises et les organisations publiques. Pour lui, sans discernement mais aussi sans autorité, toutes les qualités attendues d’un dirigeant d’entreprise sont affaiblies ou inefficaces. Partant de ce principe, l’occasion était là pour demander à François Bert si ces qualités étaient aussi indispensables dans le monde politique et tout particulièrement au plus haut sommet de l’Etat.
Pour être plus efficaces dans nos manifestations

Chers amis,
Plusieurs d’entre vous nous ont demandé des moyens pour diffuser autour d’eux les renseignements relatifs aux manifestations qui s’organisent un peu partout pour réclamer le retour du culte public au vrai Dieu et réagir vite quand ces renseignements changent – notamment quand des préfectures facétieuses délocalisent une manifestation à la dernière minute.
Naturellement, vous pouvez toujours regarder le Salon beige (nous essayons de mettre à jour à temps réel les informations dont nous disposons). Mais il est souvent plus simple de partager un SMS. Je vous propose donc de remplir le formulaire ci-dessous. Nous enverrons d’ici samedi au moins un SMS (ou un WhatsApp) sur la ou les manifestations dans votre département pour que vous puissiez le partager largement – et que nous puissions vous avertir des éventuels changements de dernière minute.
ON NE LACHE RIEN (et surtout pas la messe, source et sommet de notre vie)!
Guillaume de Thieulloy
Il est permis de mettre un genou en terre en mémoire de Georges Floyd mais interdit de s’agenouiller pour faire valoir les besoins de l’âme
Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec rappelle qu’il est permis de prier sur la voie publique :
« Sunday – Laissez-moi prier ! Laissez-moi… Laissez-moi m’agenouiller en liberté, toute l’année. » La supplique est moins frivole que celle du tube de l’été 1979, mais en la plagiant, nombreux sont les catholiques de tout horizon qui pourraient, sans peine, l’interpréter avec autant d’ardeur et de flamme que Dalida… Oui : laissez-nous prier ! Laissez-nous manifester notre colère comme notre espérance. Laissez-nous exprimer nos aspirations les plus profondes comme notre dégoût des injonctions liberticides. Laissez-nous joindre les mains, chanter des cantiques et, si le coeur nous en dit, laissez-nous nous agenouiller !
La vocation du chrétien n’est pas de se taire mais de proclamer
Lors de sa venue à Paris le 13 septembre 2008, le pape Benoît XVI lançait de façon prophétique :
« Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au coeur de l’Eglise ! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde ! »
Les catholiques de base ont alors reçu le message cinq sur cinq et, depuis, ne l’ont pas oublié. Ils savent, à l’école des premiers chrétiens et de leurs catacombes, que sans le dimanche une âme ne peut pas vivre. Mais pensaient-ils avoir à défendre cette conviction intime si tôt et de façon si frontale ? Effectivement, douze ans plus tard et un virus par-là, certains (y compris dans la barque même de l’Eglise) voudraient culpabiliser les défenseurs de la liberté de Culte : « Sauvez des vies en vous privant de l’Eucharistie, là réside la vraie charité », lancent-ils. On trouve même des hiérarques ecclésiastiques — mais non pas tous — qualifiant d’irresponsable la revendication du retour des messes publiques. Selon eux, une telle réclamation constituerait un ferment de désunion entre les fidèles, en plus de s’écarter de la sacro-sainte santé générale. Autant de motifs suffisants pour ordonner aux messalisants de rester sages et disciplinés. Quelle tristesse d’assister à un tel désarmement intellectuel et moral !
A dire vrai, le sécularisme qui est à l’oeuvre depuis plus d’un demi-siècle dans les structures de l’Eglise en France s’est-il rendu compte qu’à force de mondaniser la foi, il avait fini par l’installer dans des chaussons ? Or peut-on raisonnablement supposer que l’aventure de l’Evangile ait quelque chose de commun avec une religion lisse et aseptisée ? L’Histoire de l’Eglise, avec ses martyrs et ses hérauts de la foi, le montre assez : l’évangélisation authentique offre du sel et passe par une bonne paire de rangers. C’est ainsi que dans toute la France, à travers plus de quarante manifestations dûment déclarées en préfecture, des croyants de tout âge et de toute sensibilité confondue, n’ont pas manqué de rappeler, avec ténacité et simplicité, ce qu’avait dit le Conseil d’Etat en mai dernier : la liberté de Culte est une liberté fondamentale, la respecter relève de l’essentiel.
Délations de Quotidien et amalgame de Darmanin
Or, force est de constater que le sel contestataire des catholiques n’a pas été du goût du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Devant des cathédrales ou de plus humbles églises – voire en des lieux “neutres” comme ils en ont été contraints par les préfectures à Nantes ou à Strasbourg – les défenseurs du Culte en effet se sont vus reprocher par l’exécutif d’avoir manifesté “en priant”. « Mesure-t-on la gravité de qui s’est passé le week-end dernier autour des rassemblements catholiques “interdits parce qu’on risquait d’y prier” ? », s’interroge avec force Maître Henri de Beauregard, avocat au barreau de Paris. Dans une séquence qui donne le malaise, diffusée lundi soir sur TMC, une journaliste de l’émission Quotidien joue sans complexe un mauvais remake de “Monsieur Ramirez” dans Papy fait de la résistance. En reportage à l’occasion de l’un de ces rassemblements, on la voit, le plus naturellement du monde, dénoncer aux policiers ceux qui prient, signaler au commissaire ceux qui joignent les mains.
Dans un amalgame des plus douteux avec le prosélytisme islamiste, le ministre de l’Intérieur n’a pas hésité, de son côté, à assimiler ces manifestations, pourtant légales, à des « prières de rue », quitte à laisser penser qu’elles seraient sauvages et hors-la-loi… Non content de malmener la liberté de culte, on le voit, ce sont les libertés de conscience, d’opinion et d’expression qui se trouvent piétinées par l’actuelle majorité. Comme le souligne brillamment l’historien Benoît Schmitz dans une tribune du FigaroVox, ceux qui tiennent les rênes de la destinée du pays auraient pourtant tort de supposer que la liberté de Culte serait le fait « d’une revendication catégorielle ». Elle s’apparente bien plutôt à ce que l’on pourrait appeler une “liberté-mère”. En la défendant, les catholiques protègent en définitive l’ensemble des libertés que tous chérissent et dont nous sommes actuellement privés de manière inique : celle d’aller et venir, celle de se réunir, celle d’entreprendre et de travailler, celle de contempler ou de lire, celle de flâner en s’émerveillant.
La mauvaise foi du progressisme
Avec rage, les catholiques de conviction ne peuvent que mesurer les incohérences d’un gouvernement qui décide de façon arbitraire ce qui lui paraît essentiel ou ce qui lui semble ne pas l’être. Le progressisme n’est pas seulement gros de ses méprises, il est aussi obèse de sa mauvaise foi. Avec lui, il est possible de lever le poing en chantant l’Internationale mais condamnable de joindre les mains pour réciter un Ave Maria. Il est permis de mettre un genou en terre en mémoire de Georges Floyd mais interdit de s’agenouiller pour faire valoir les besoins inénarrables de l’âme. L’émotion possède le droit “de dépasser le cadre juridique” lorsqu’il s’agit d’Adama Traoré, mais la place Beauvau menace de verbaliser le catholique qui réclamerait trop ouvertement sa messe dominicale. Devra-t-on réciter ces litanies de l’hypocrisie en restant coi ? Trop, c’est trop ! Saint Paul, dans ses épîtres, appelait instamment les premiers chrétiens à enseigner, exhorter, reprendre, et au besoin à menacer et insister « à temps et à contretemps » (2 Timothée 4, 2). Tendre la joue gauche après la droite n’empêche pas de rendre à chacun ce qui lui est dû. Bien au contraire, la jolie vertu de justice impose, parfois, d’adresser aux usurpateurs un uppercut bien placé. A bon entendeur.
Le quart des adhérents LR favorables à une alliance avec le RN
Dans une enquête intitulée « Quel visage à droite pour la présidentielle de 2022 ? », réalisée par Oser la France (mouvement de Julien Aubert) du 18 au 23 octobre 2020 auprès de 16 317 personnes, quasiment tous adhérents ou ex-adhérents du parti Les Républicains, près de 25% estiment que la stratégie de la droite est de s’allier avec le Rassemblement National.

Au mois d’avril 1794, il ne restait pas en France 150 paroisses où l’on disait publiquement la messe. Combien aujourd’hui ?
Extrait du livre co-écrit par le P. Michel Viot et Odon Lafontaine, La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?, préfacé par Rémi Brague, pour mettre en perspective ce qui nous arrive aujourd’hui, et affirmer que, contrairement à ce que disait Pascal Praud, la messe fut bel et bien interdite sous la Terreur. Le P. Viot y fit d’ailleurs référence lors de son allocution du 13 novembre, devant l’église Saint Sulpice.
La Révolution montra sous peu son vrai visage d’intolérance et d’hostilité mortelle au christianisme lorsque la monarchie constitutionnelle fut renversée (10 août 1792, avec l’assaut de la Commune de Paris contre les Tuileries). Sans le veto du roi, plus rien ne retenait les révolutionnaires. La politique de déchristianisation, déjà engagée, prit un tour de plus en plus violent et sanglant particulièrement tout au long de la Terreur, sous la conduite de la Commune de Paris et des représentants en mission de la Convention dans toute la France. On cherchait en fait à éradiquer le christianisme, même fidèle à la Révolution. On supprima les ordres religieux et l’on chassa les moines et religieuses de leurs bâtiments (à partir de 1790), on abolit le calendrier chrétien, on désaffecta des milliers d’églises[1], puis on les ferma toutes ou presque, on les livra pour beaucoup d’entre elles au pillage, aux profanations et destructions iconoclastes (mobilier, statues, clochers, autodafés de livres et objets du culte), on força les prêtres à se marier et l’on se lança dans des campagnes massives de persécutions et de massacre des prêtres réfractaires, qui, au plus fort de la frénésie, touchèrent aussi les prêtres jureurs[2]. De facto, le culte catholique se voyait interdit peu à peu à partir de l’hiver 1793, selon les territoires, jusque Thermidor (été 1794) au moins. « Au mois d’avril 1794, il ne restait pas en France cent cinquante paroisses où l’on disait publiquement la messe »[3]. Alors même que Robespierre faisait décréter hypocritement la « liberté des cultes » par la Convention[4], ses émissaires « fermaient toutes les églises et chapelles ; les représentants en mission emprisonnaient, guillotinaient, noyaient, ou mitraillaient sur tous les points du territoire les prêtres qui refusaient de se marier et d’apostasier ; quiconque se permettait de réclamer l’application de la loi était immédiatement traité comme un suspect [selon la loi des suspects, donc], comme un agent de Pitt et Cobourg [agents de l’ennemi étranger, anglais ou autrichien] ou comme un complice de la Vendée »[5]. Par contagion, ces exactions touchèrent aussi, à des degrés divers, les cultes protestants et juifs. Elles n’en dressèrent que davantage les Vendéens ou les Européens coalisés à qui la Convention avait déclaré la guerre.
On jette aujourd’hui, et depuis fort longtemps, un voile pudique sur l’ampleur de cette politique d’État de terrorisme antichrétien, évoquée superficiellement pour l’englober le plus souvent dans les justifications de la Terreur comme réaction légitime de la Révolution contre les périls qui la menaçaient[6]. La déchristianisation révolutionnaire est un tabou de l’histoire de France, caché par les historiens de la mythologie progressiste dans cet autre tabou de la Terreur. Ils contredisent frontalement dans toute leur abomination la légende de la Révolution menée par le peuple français au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité.
[1] Fermetures que l’on justifia initialement par la redéfinition arbitraire des circonscriptions des paroisses, qui en supprima des milliers. Les biens de l’Église ayant déjà été saisis au début de la Révolution, de nombreux édifices de culte furent ainsi vendus.
[2] La Convention décida les 21 et 23 avril 1793 que tous les réfractaires devaient être déportés en Guyane, ainsi que tous les prêtres dénoncés pour incivisme. Dans les faits, au plus fort de la furie révolutionnaire, ils étaient le plus souvent exécutés. Cf. Augustin Gazier, Etudes sur l’histoire religieuse de la Révolution française, Armand Colin, 1887 ; on se référera à cet auteur et aussi à Alfred Fierro, Jean Tulard, de l’Institut, et Jean-François Fayard pour leur Histoire et dictionnaire de la Révolution française : 1789-1799 (Robert Laffont, 1998, à l’article « déchristianisation »), ainsi qu’à Pierre de la Gorce, de l’Académie Française (Les massacres de prêtres sous la Révolution, 1792-1793, Flammarion, 1934) pour davantage de détails sur la politique de déchristianisation de la Révolution.
[3] Augustin Gazier, op. cit. pp. 217-218.
[4] « Décret relatif à la liberté de culte (n°432 du 16-18 frimaire an II – 6-8 décembre 1793) : 1) Toutes violences et mesures contraires à la liberté des cultes sont défendues. 2) La surveillance des autorités constituées et l’action de la force publique se renfermeront à cet égard, chacun pour ce qui le concerne, dans les mesures de police et de sûreté publique. 3) La Convention par les dispositions précédentes n’entend déroger en aucune manière aux lois ni aux précautions de salut public contre les prêtres réfractaires ou turbulents, ou contre tous ceux qui tenteraient d’abuser du prétexte de religion pour compromettre la cause de la liberté. »
[5] Augustin Gazier, op. cit. p. 225
[6] Patrice Gueniffey, en particulier, a montré qu’il n’en était rien, que la guerre intérieure comme extérieure résultait de la politique terroriste, et non l’inverse, et que la Terreur, initiée dès 1789, a été utilisée comme moyen de gouvernement à partir de 1791 puis comme fondement même du régime (La politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, 1789-1794, Fayard, 2000).
Flambée de cas de coronavirus lors d’un rassemblement catholique à Montligeon ? Intox
La presse relaie avec moult désinformation une information du journal Ouest-France, selon lequel plusieurs cas de Covid-19 (“une flambée” selon France Bleu) ont été détectés à l’issue d’une retraite spirituelle, fin octobre, au sanctuaire de Montligeon (Orne), qui a réuni environ 200 personnes.
Le sanctuaire a publié un communiqué pour rétablir les faits :
Le sanctuaire de Montligeon a mis à la disposition d’une association une partie de ses locaux, du 22 au 25 octobre 2020, pour un séminaire de 190 personnes, dans le respect des consignes sanitaires de l’époque. Plusieurs participants ont été déclarés positifs au Covid19, après cette rencontre.
La réunion organisée a eu lieu dans le cadre d’un établissement d’hôtellerie et non sur la voie publique ni dans un lieu ouvert au public. L’article 3 du décret du 10 juillet 2020 (prescrivant alors les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19) ne s’appliquait donc pas à cet événement et ne nécessitait pas de déclaration en préfecture.
L’information a été confirmée par la Préfecture de l’Orne le 18 novembre auprès du sanctuaire de Montligeon, reconnaissant que le sanctuaire a bien respecté le cadre légal en vigueur à l’époque. Comme depuis le début de la crise, un protocole sanitaire rigoureux avait par ailleurs été mis en place avant et pendant la venue du groupe de façon à assurer au maximum la sécurité des participants, comme des salariés et bénévoles du sanctuaire.
Conformément aux mesures gouvernementales en vigueur aujourd’hui, le sanctuaire n’accueille plus aucun visiteur depuis le 30 octobre.
Le sanctuaire de Montligeon s’associe à toutes les structures ecclésiales, en lien avec les autorités publiques, pour se mobiliser dans cette lutte contre le Covid19.
La préfecture se tient également à votre disposition pour confirmer ces éléments.
