La Hongrie et la Pologne refusent l'”Etat de droit” européen, pro-immigration et culture de mort
De Bernard Antony :
Les deux gouvernements de ces fiers pays ont donc osé mettre leur véto au « fond de relance exceptionnel » de 750 milliards d’euros et au budget 2021-2027 auquel il est lié. Une vraie claque aux dirigeants de cette « Union Européenne » dans laquelle, comme dans le « 1984 » de Georges Orwell, on appelle bien le mal et vrai le faux; dans une absolue inversion des valeurs de la loi naturelle.
En effet, alors que dans la plupart des vingt-cinq autres pays de l’Union progresse sans cesse la culture de mort par les reculs des délais d’avortement amenant à la plus grande abomination encore de l’infanticide;
alors que la pratique de l’euthanasie s’y développe comme aux pires temps des abominations nazies et comme il en fut dans les monstruosités des régimes communistes et ainsi qu’il en est toujours en Chine;
parce qu’ils ne veulent pas fonder leur politique sur la transgression et l’inversion de la morale et sur l’abdication de leur souveraineté;
ce sont eux que l’on accuse, jusque dans le Figaro de ce jour (p.23) de perpétrer des « entorses répétées à la démocratie » (sic) !
Ce sont des « entorses à la démocratie » en effet que de ne pas légaliser le meurtre de l’enfant à naître jusqu’à la veille de sa naissance, de ne pas légaliser les piqûres d’euthanasie pour les enfants trisomiques, de ne pas faire cesser le droit de vivre pour de trop coûteux patients.
Ce sont des « entorses à la démocratie » que de vouloir préserver leur peuple des vagues de la tsunamigration-islamigration.
Vivantes entorses aux bienfaits de la démocratie que ces pays où l’on risque mille fois moins de se faire massacrer et égorger que dans nos grandes villes !
Le Premier ministre slovène, Janez Janša, a apporté son soutien aux deux pays, par une lettre au président du Conseil européen :
« Seule une instance judiciaire indépendante peut dire ce qu’est l’État de droit, pas une majorité politique. »
L’introduction du critère de l’état de droit (non défini) dans un texte budgétaire est illégitime.
Les Éveilleurs d’Espérance appelle les chrétiens à reprendre possession de leurs églises dès dimanche
Extrait de leur appel dans Valeurs Actuelles :
[…] Parce que cette interdiction est disproportionnée au regard de la taille des églises, qui permettent mieux que nulle part de recevoir du public en toute sécurité, parce qu’elle contribue à définir l’homme comme un simple consommateur qui peut vivre des seuls biens matériels et se passer des biens spirituels, les Éveilleurs soutiennent et encouragent la mobilisation, menée par la jeunesse catholique, en faveur de la levée de l’interdiction d’assistance à la messe pour les fidèles.
Nous n’acceptons pas que les catholiques soient pris en otages et tournés en ridicule par le gouvernement français à qui il n’appartient pas de les priver de cette rencontre hebdomadaire vitale avec Dieu d’où viennent le réconfort et l’espérance dans la période troublée que nous vivons. Parce qu’il n’appartient pas non plus à l’Etat de s’immiscer dans la célébration du culte, qui repose sur des principes sacrés. Manifester publiquement est essentiel pour faire entendre la voix des catholiques mais au vu de la surdité du gouvernement, ce n’est probablement pas suffisant.
C’est pourquoi, à quelques semaines de Noël, nous appelons dès ce dimanche l’ensemble des chrétiens, partout en France, à reprendre possession de leurs églises en prolongeant les manifestations publiques par un temps de recueillement à l’intérieur des édifices devant l’autel, là où repose la poutre maîtresse de l’Amour et de la Paix.
Selon certains médecins, la communion sur la langue est hygiéniquement la plus sûre pour la santé
Mardi matin sur Radio Notre-Dame, Mgr Aupetit, archevêque de Paris, s’en est pris, d’une façon assez cavalière, aux catholiques qui communient sur la langue et qui seraient responsables, rien de moins, de l’interdiction des messes publiques ! De nombreux catholiques se sont publiquement émus de cette accusation et je vous renvoie à la lettre ouverte de Jean-Pierre Maugendre ou à celle de cette fidèle sur L’Incorrect.
Attachons-nous à montrer à l’archevêque de Paris que :
- tout archevêque qu’il est, il ne lui est pas possible d’interdire la communion sur la langue ni d’obliger ses prêtres à refuser de la donner sous cette forme
- il n’est pas démontré que la communion sur la langue accroisse le risque de diffusion du virus.
Mgr Christophe J. Kruijen, prêtre du diocèse de Metz, a travaillé auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 2008 à 2016. Docteur en théologie dogmatique, il a publié dans Sedes Sapientiae un article sur l’interdiction de la communion donnée sur la langue. Après avoir rappelé la législation en vigueur quant à la réception de la Sainte Communion (Memoriale Domini, La dernière édition du missel, Redemptionis Sacramentum), il écrit que l’interdiction de la communion sur la langue est de soi invalide.
À supposer même qu’il soit avéré que la distribution de la communion sur la langue entraîne un risque sanitaire déraisonnable, il serait de toute manière nécessaire que d’éventuelles mesures prises à ce sujet aient un fondement légal incontestable, surtout en une matière aussi sensible.
Puis il en vient à la question du risque sanitaire :
L’interdiction de la distribution de la communion sur la langue décidée par de nombreux évêques se fonde sur le présupposé implicite, jamais formulé ouvertement, que ce rite liturgique présenterait un plus grand risque de contamination que la distribution de la communion dans la main. Or cela n’est pas démontré. En tous cas, du point de vue historique, la pratique millénaire de la communion administrée sur la langue, même par temps d’épidémie, n’a apparemment pas été un facteur significatif de contamination. S’il en avait été autrement, jamais les responsables ecclésiastiques n’auraient maintenu cette pratique en temps de crise sanitaire.
De manière générale, une agence sanitaire du gouvernement des États-Unis a retenu récemment que, « en l’état actuel, il n’y a pas d’indication permettant d’affirmer la transmission du covid-19 en lien avec la nourriture » et « qu’il y a également très peu de risques de propagation à partir de produits alimentaires ou d’emballages »[17].
L’Institut thomiste de la Faculté pontificale des dominicains à Washington, D.C., a créé un groupe de travail qui a élaboré des directives pour la pastorale sacramentelle dans le contexte des maladies infectieuses. Ce groupe, composé de théologiens et d’experts scientifiques, notamment dans le domaine des maladies infectieuses, a retenu ce qui suit :
Nous avons considéré avec attention la question de la communion sur la langue versus la communion dans la main. Compte tenu des directives de l’Église sur ce point (cf. Redemptionis Sacramentum, no 92) et reconnaissant les jugements et les sensibilités divergents qui sont en cause, nous croyons que, moyennant les précautions énumérées ici, il est possible de distribuer la communion sur la langue sans risque déraisonnable. Les opinions à ce sujet sont variées au sein de la communauté médicale et scientifique : certains croient que la communion sur la langue implique un risque élevé et [même] déraisonnable à la lumière de toutes les circonstances ; d’autres ne partagent pas cette opinion[18].
Après avoir consulté deux médecins qui ont estimé que la communion distribuée sur la langue ou dans la main comportait un risque plus ou moins équivalent, l’archidiocèse de Portland (États-Unis), a ainsi décidé de ne pas interdire la communion sur la langue[19].
Le médecin italien Fabio Sansonna a fait valoir que le covid-19 se transmet par voie aérienne, et non par la salive, tant que celle-ci demeure à l’état liquide (la salive contient par ailleurs un antiseptique naturel, le lysozyme ou muramidase qui est employé comme médicament dans la lutte contre le covid-19). Le Dr Sansonna retient en définitive que ni la communion dans la bouche ni la communion dans la main ne représentent un risque important de contamination au covid-19[20].
En partant du constat que les mains sont la partie du corps la plus exposée au virus, le Prof. Filippo Maria Boscia, président national des médecins catholiques d’Italie, retient que la distribution de la communion dans la main est moins sûre sur le plan hygiénique que de déposer l’hostie sur la langue[21].
La médecin Silvana De Mari a exprimé, elle aussi, la conviction que la communion sur la langue est hygiéniquement la plus sûre pour la santé[22].
Pour des motifs similaires, un groupe de 21 médecins catholiques a fait appel à la Conférence des évêques d’Autriche pour qu’elle supprime l’interdiction de la communion dans la bouche[23]. De fait, le 20 juin 2020, ladite Conférence a mis un terme à cet interdit, tout en continuant à préconiser la communion dans la main[24].
Il semble en effet contradictoire d’insister sans relâche sur la nécessité de désinfecter fréquemment les mains, tout en imposant simultanément la communion dans la main. Certes, il est demandé aux fidèles de désinfecter leurs mains à l’entrée de l’église, mais ce geste ne les empêchera pas de toucher beaucoup d’objets ou de parties de leurs corps, potentiellement contaminés, entre le moment de la désinfection et celui de la communion. S’il est vrai que la communion dans la bouche comporte un risque potentiel lié au contact, toujours possible, avec la langue ou les lèvres du fidèle, cette manière de distribuer la communion évite en revanche totalement les risques liés au contact avec les mains des fidèles. Les mesures décidées par de nombreux évêques prescrivent donc un mode de communier dont il n’est pas vraiment certain qu’il soit plus sûr du point de vue sanitaire, et qui pourrait même être moins sûr que la communion sur la langue.
Rassemblements pour la messe à Paris, Limoges, Bordeaux, Vichy, Brive, Nancy, Saint-Malo, Lille, Toulouse





Nancy : 21 novembre à 15 h devant la Cathédrale


Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 1

1er jour : 18 novembre : À la lumière de l’histoire de la France Chrétienne
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, à l’époque fête de saint Vincent, à la Chapelle de la rue du Bac, une jeune novice, Catherine, est exaucée dans son désir et dans sa prière qu’elle adresse à saint Vincent et à son Ange gardien de voir la Sainte Vierge.
L’Ange gardien de Sœur Catherine la réveille à 23h et lui dit : « Venez voir à la chapelle. La Sainte Vierge vous attend ! » Son Ange lui dit : « La voici ! Voici la Sainte Vierge… » Catherine écrira : « J’entendis un bruit comme le frou-frou d’une robe de soie, qui venait du côté de la tribune… » Puis Marie, durant deux heures et demie, s’entretient avec Catherine. Elle la prévient : « Les temps sont très mauvais. Des malheurs vont fondre sur la France. Le trône sera renversé (Charles X par la révolution des Trois Glorieuses les 27-29 juillet 1830). Le monde entier sera renversé par des malheurs de toutes sortes… »
Le nombre 18
18 : comme les bénédictions juives. Alphonse Ratisbonne, né dans le judaïsme, portant la Médaille Miraculeuse par défi voit la Vierge le 20 janvier 1842 et se convertit. Or, « la tribu de Juda (marquée de l’Onction Divine…) était la figure anticipée du royaume de France », écrivit le Pape dans une lettre à saint Louis (lettre du 21 octobre 1239 du pape Grégoire IX au roi de France saint Louis).
NB : Notons que Louise de Marillac, fidèle de saint Vincent de Paul, a grandi à Poissy (Yvelines) et porte ainsi le patronage du roi saint Louis baptisé à Poissy.
Prions :
Pour la France, qu’elle redevienne fidèle à sa vocation de Fille aînée de l’Église en retrouvant la grâce propre de son Onction divine reçue dans la filiation davidique de Clovis (Reims, Noël 496) à Charles X (Sacré à Reims en 1824 et renversé les 27-29 juillet 1830) et pour toute l’humanité appelée à devenir corps mystique du Christ : l’Église son Épouse.
Je récite une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Chant : Ô Vierge Marie conçue sans péché*
Ô Vierge Marie conçue sans péché, priez pour nous, pour vos enfants
Ô Vierge Marie conçue sans péché… Pour vos enfants qui ont recours à vous
1/ Dans la famille de Louise et de Vincent
Tu es entrée à l’heure des tourments.
1830, l’heure du renversement…
Viens Catherine, la Sainte Vierge t’attend !
2/ Guidée par ton Ange gardien
Tu es conduite à la Chapelle.
Près du tableau de saint Joseph
Vois Catherine, la Sainte Vierge t’attend !
3/ Sur son fauteuil (d’Anne) Marie t’appelle. Durant 3 heures
Elle t’entretient.
À ses genoux, des temps mauvais
Oh Catherine, la Sainte Vierge nous attend
4/ « Venez au pied de cet autel
Là les grâces seront répandues
Sur tous ceux qui les demanderont
Avec confiance. » La Sainte Vierge nous attend
5/ Vierge puissante, tu offres au Père :
Le monde, la France, chacun de nous.
Unis à la Croix de ton Fils.
Unissons-nous, la Sainte Vierge nous attend !
6/ « Faites frapper cette médaille. Tous ceux qui la porteront au cou
Recevront d’abondantes grâces
Avec confiance. »
La Sainte Vierge nous attend !
*(cf. le CD « Marie par la France visite le monde » Béatitudes, 27 11 05)
Rassemblement Pour la Messe à Dijon dimanche 22 novembre à 15h place de la Libération

Découvrez le nouveau site Internet des AFC
Avec ce site, les AFC rejoignent les préoccupations des familles, en particulier celles des parents qui ont de jeunes enfants. Elles y trouveront les propositions concrètes des AFC (Chantiers-Education, formations, événements, etc.) et aussi des contenus de fond sur l’éducation, la politique familiale ou la bioéthique.
De nombreuses photos de vies de famille illustrent les pages et les articles. Elles créent une ambiance joyeuse dans laquelle les familles se reconnaissent ou ont envie de se projeter.
Ce nouveau site permettra à une famille qui ne connaît pas les AFC de découvrir ses services, de naviguer facilement d’un sujet à l’autre, d’avoir envie d’y revenir pour consulter un article de fond, et, bien sûr, d’adhérer à l’AFC de sa région.
A travers ce média, c’est l’image de toutes les AFC qui transparaît : des associations au service des familles ; des associations qui vont porter leur voix dans les institutions pour les soutenir ; des associations qui valorisent la famille dans la société.
Manifestation pour la messe dimanche à St-Maur (94)
Rendez-vous dimanche 22 novembre à 11h30, place des Marronniers à Saint-Maur (94).
Vous pouvez retrouver ici l’excellente allocution de Maître Jérôme Triomphe prononcée dimanche dernier à St Maur. En voici un extrait :
Certains ont voulu croire à une laïcité apaisée mais c’est l’Etat qui, aujourd’hui, sous des prétextes sanitaires, veut imposer son laïcisme agressif à la religion.
Ces prétentions actuelles de l’Etat ne doivent pas nous leurrer : il tente, par touches, avec la complicité de médias incultes, de faire passer l’idée folle que la laïcité interdirait toute expression religieuse ailleurs que dans le domaine privé ou au fond des sacristies.
Cette prétention nouvelle est totalitaire !
Si on ne s’y oppose pas, la prochaine étape, ce seront les processions et pèlerinages qui seront interdits. Ça leur est insupportable ! Et après ? Si la laïcité doit s’appliquer un jour à la religion, l’Etat ne sera-t-il pas tenté un jour d’imposer la conformité de la doctrine et de la morale naturelle aux lois de la République ?
Nota : toutes les manifestations annoncées sur ce blogue ont été déclarées en préfecture.
Censure : le patron de Twitter recadré par un sénateur républicain [Addendum : ainsi que le patron de Facebook]
Depuis que les médias ont proclamé la victoire de Joe Biden, les tweets de Donald Trump sont affublés d’un commentaire de Twitter. Voici un exemple :
The only thing secure about our 2020 Election was that it was virtually impenetrable by foreign powers. On that, the Trump Administration takes great credit. Unfortunately, the Radical Left Democrats, Dominion, and others, were perhaps more successful!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) November 18, 2020
Lors d’une audition, le sénateur Ted Cruz a mis le patron de Twitter Jack Dorsey face à ses contradictions sur la censure des tweets sur la fraude électorale.
📺 Le patron de #Twitter humilié. Le sénateur @TedCruz met #Jack Dorsey face à ses contradictions sur la censure des tweets sur la fraude électorale. Le censeur en chef fait moins le malin quand il n’est plus devant son ordi.
J’AI SOUS-TITRÉ LA VIDÉO EN FRANCAIS🇫🇷#Trump #Biden pic.twitter.com/18dMgnH5Y9
— Alertes Infos USA & Hydroxychloroquine (@AlertesInfosUSA) November 17, 2020
Concernant les fraudes électorales, Sidney Powell, avocate de l’équipe de Donald Trump, fait une révélation importante sur les enquêtes en cours au sujet des machines dominion, il s’agirait d’une fraude massive organisée avec des pots de vin :
L’historien Edouard Husson prend le temps de faire une démonstration point par point, sur ce qui pourrait être le plus gros scandal électoral de l’histoire des États-Unis :
Addendum : on me signale aussi l’audition du patron de Facebook Mark Zuckerberg par Josh Hawley (un sénateur d’avenir, 40 ans, élu en 2019, dont les positions sont plus qu’intéressantes). La vidéo est en anglais (si un lecteur a le temps d’y ajouter les sous-titres français, je suis preneur pour diffusion). Zuckerberg ne répond jamais par oui ou non. Il reporte ses réponses et ignore l’un des outils utilisés par Facebook…
Addendum 2 : voici la vidéo avec la traduction (merci au lecteur qui l’a réalisée) :
Interdiction de l’école à la maison et terrorisme : Gérald Darmanin n’apporte aucun lien objectif
Lundi 2 novembre, la commission des lois a auditionné Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur. La première audition a porté sur les actions mises en œuvre dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical à la suite des attentats commis les 16 et 29 octobre 2020. Le ministre est interrogé par le député LR Xavier Breton à propos de l’interdiction de l’instruction à la maison :
L’une des dispositions du projet de loi contre les séparatismes concerne l’instruction en famille. Elle provoque beaucoup d’émoi parmi ceux de nos concitoyens qui pratiquent ce type d’instruction de manière totalement pacifique. On peut se demander quelle est la justification d’une telle mesure. Avez-vous, monsieur le ministre, des éléments objectifs à nous transmettre à ce sujet, concernant par exemple les derniers attentats, qui permettraient d’établir une corrélation entre l’instruction en famille et la radicalisation islamiste et justifieraient l’interdiction que vous projetez d’édicter ?
Réponse de Gérald Darmanin, ministre :
Il faut surtout se battre sur un terrain qui me paraît essentiel : l’éducation, et, singulièrement, l’école. Il faut vraiment être naïf pour ne pas voir le lien qui existe entre radicalisation, communautarisation et le fait que certains enfants n’aillent pas à l’école de la République et que l’on ne puisse même pas suivre leur parcours.
J’ai été maire d’une commune dite compliquée. Alors que la loi m’obligeait à connaître de l’inscription des enfants à l’école primaire, j’étais incapable de dire combien manquaient à l’appel dans des quartiers que je suivais plus particulièrement et dans lesquels le Gouvernement consacrait d’ailleurs beaucoup de moyens, notamment au travers de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU). Quand on visitait ces écoles, on y voyait parfois plus de petits garçons que de petites filles, alors que statistiquement ces dernières sont plus nombreuses ! Personne ne pouvait dire si tous les enfants de ces quartiers recevaient au moins une instruction, qu’elle soit dispensée par une école publique, sous contrat ou hors contrat, ou à domicile.
Il a fallu mettre en place une cellule de lutte contre l’évitement scolaire, car on ne dispose pas de fichier des habitants : la commune a celui recensant les électeurs, la caisse d’allocations familiales celui des allocataires, et l’éducation nationale le sien, mais aucun n’est consolidé. Un maire ne connaît donc pas tous les enfants de sa ville et ne sait pas si tous reçoivent une instruction.
Le meilleur moyen de frauder le fisc – ce qui n’est plus possible grâce au prélèvement à la source – était de ne pas déclarer ses revenus. Notre système administratif repose en effet sur la déclaration de revenus, qui fait naître le contrôle : si vous ne déclarez rien, vous échappez au contrôle. Il en va de même pour tout aspect de la vie administrative.
Mon avis personnel est que l’école de la République n’est jamais une punition. Chacun est libre de scolariser ses enfants où il le souhaite, y compris dans une école confessionnelle ; c’est une liberté individuelle sur laquelle personne ne songe à revenir. En tout cas, la socialisation est positive. On peut entendre que des enfants à la santé particulièrement fragile puissent constituer des exceptions, de même que les enfants dont les parents exercent certaines professions extraordinaires les empêchant de résider toute l’année dans la même ville. Il me semble cependant qu’ignorer les 50 000 enfants déscolarisés, selon les chiffres du ministre de l’Éducation nationale, c’est-à-dire ne recevant pas d’éducation dans une école publique ou privée, alors même que la République autorise beaucoup de liberté en la matière, serait faire preuve de naïveté.
Il faut que la droite soit cohérente. Elle ne peut à la fois me dire, notamment par la voix de M. Ciotti, que je ne suis pas assez dur, qu’il faut que la République soit forte et impose des règles applicables à tous, et demander, dès que l’on prend des dispositions pouvant gêner tel ou tel courant de pensée, de prouver qu’elles ont bien un lien avec la radicalisation. Monsieur Breton, malgré tout le respect que j’ai pour vous depuis fort longtemps, il me semble que vous ne rendez pas service à la lutte contre l’obscurantisme que nous essayons de mener. Je n’ai jamais, en tant que député de la République, considéré que l’école était une punition. C’est une belle chose que de faire des citoyens libres et éclairés.
Cela n’empêche aucunement les parents, qui en sont les premiers éducateurs, de donner à leurs enfants l’éducation qu’ils souhaitent en dehors des heures de cours. C’est même le premier principe du travail de parent. Si la déscolarisation a pu, à un moment donné, être comprise dans la République, elle lui porte aujourd’hui de trop nombreux coups de poignard et fabrique des êtres parfois conditionnés au séparatisme. Tous les parents ayant fait le choix de l’école à domicile ne sont évidemment pas concernés, mais la lutte contre l’islam politique est bien plus vaste et nous oblige à prendre des dispositions fortes.
Je n’ignore pas, cependant, qu’il s’agit d’un point juridique extrêmement difficile, le Conseil d’État, comme le Conseil constitutionnel, pouvant considérer qu’en la matière la liberté doit être totale. Nous ne nous montrerions cependant pas à la hauteur de la situation si nous ne proposions pas cette mesure au Parlement de la République.
Mais les terroristes qui ont tué ces dernières années, ont-ils vraiment fait l’école à la maison ?…
La junte sanitaire de l’Absurdistan au mieux de sa forme
Sur la liberté de culte : le reconfinement commence le 30 octobre avec interdiction des messes, en même temps que M.Castex, le 31 octobre à Saint Etienne-du-Rouvray plastronne :
« Vous devez compter sur l’entière détermination du gouvernement et de la République pour permettre à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté »
et que M.Macron, le 4 novembre, écrit au Financial Times :
« La France, c’est la laïcité, c’est-à-dire la neutralité de l’Etat – qui jamais n’intervient dans les affaires religieuses, et la garantie d’exercer son culte ».
Le 13 novembre, M.Darmanin, à propos des rassemblements de catholiques sur les parvis, trompette :
« S’il s’agit d’un acte répété, je n’hésiterai pas à envoyer des policiers verbaliser des croyants devant une église ».
Sur la gestion de la crise sanitaire : le 24 septembre, pour justifier de la fermeture des bars et restaurants, M.Castex publie sur son compte Twitter une courbe prévisionnelle des hospitalisations en réanimation dans le département des Bouches-du-Rhône. Il annonce au 24 septembre 200 malades covid en réanimation, il y en avait 121. Il anticipe 1400 malades en réanimation au 3 novembre, il y en a eu 245, près de six fois moins (N.B. : un couvre-feu avait débuté le 17 octobre et avait été jugé si peu concluant qu’on est passé au reconfinement à compter du 30 octobre). De son côté, et le cas a déjà été reporté de nombreuses fois, pour justifier le reconfinement, M.Macron le 28 octobre a déclaré :
« A ce stade, nous savons que quoi que nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises »
alors que le chiffre réel constaté a été de 4896.
On attend le prochain épisode.
Arménie : le pire est à craindre
Le président et le directeur général de SOS Chrétiens d’Orient s’inquiètent pour l’avenir de la population chrétienne sommée de quitter la région suite à l’accord de cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ils écrivent dans Le Figarovox :
L’Arménie fut la première nation se convertissant au christianisme. En Cilicie, un brillant royaume arménien a éclos avec des liens forts avec la France et les États latins d’Orient et dont le dernier roi Lévon VI de Lusignan mourra en exil à Paris et aura son gisant dans la basilique de Saint-Denis. L’Arménie a donc des forts liens avec la France et le christianisme dans l’histoire longue.
45 jours. C’est le temps qu’ont résisté les Arméniens, face aux assauts répétés de l’Azerbaïdjan, de la Turquie, des mercenaires djihadistes basés avant en Syrie et transférés par la Turquie et des drones israéliens.
Comment dès lors ne pas penser au magnifique livre de Franz Werfel, Les Quarante Jours de Musa Dagh qui décrit la résistance héroïque des Arméniens du Musa Dagh face au génocide organisé par les Jeunes-Turcs. De même, de quel sombre avenir est porteur la défaite finale de l’Artsakh malgré l’héroïsme de ses défenseurs?
L’accord de cessez-le-feu
L’Artsakh, avec le soutien arménien, avait réussi à conquérir en 1994 son autodétermination contre la dictature azerbaïdjanaise, à l’issue d’un conflit commencé par les pogroms d’Arméniens à Bakou, Sumgait et Kirobovad orchestrés par les Azerbaïdjanais. Ces derniers n’ayant pas accepté l’autodétermination, les tensions se sont envenimées et ont débouché sur la relance d’un conflit de haute intensité le 27 septembre 2020.
L’accord de cessez-le-feu du 10 novembre prévoit la restitution à l’Azerbaïdjan des territoires entourant l’Artsakh de même que le contrôle par l’Azerbaïdjan des territoires qu’il a envahis en Artsakh. Le corridor de Lachin qui relie l’Artsakh et l’Arménie restera sous contrôle de l’Arménie et une force d’interposition russe sera positionnée dans le Haut-Karabagh dont le statut est incertain tandis que les forces arméniennes se retireront.
Les pays occidentaux ont brillé par leur inaction ou par des condamnations verbales
Les réfugiés pourront revenir. La Russie a joué un rôle pour le moins ambigu en ne soutenant pas l’Arménie et l’Artsakh de même que la politique de la Russie tsariste lors des pogroms anti-Arméniens de 1905 et de la Russie bolchevique qui a laissé l’Artsakh et le Nakhitchevan entre les mains de l’Azerbaïdjan. Les pays occidentaux ont brillé par leur inaction ou par des condamnations verbales.
Que faire?
Tout d’abord cela a montré que les alliances purement géopolitiques restent fragiles. L’Arménie et l’Artsakh ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Cela a aussi montré l’importance de la démographie pour l’avenir d’une nation, l’Arménie ayant souffert de son déclin démographique en passant de 3,6 millions d’habitants à 3 millions d’habitants comparé à l’Azerbaïdjan passé de 7 à 10 millions d’habitants.
Pour ceux voulant aider l’Arménie et la liberté d’un peuple chrétien ayant souffert d’un génocide et réclamant son autodétermination sur une partie de ses terres historiques, l’aide doit actuellement être humanitaire pour accueillir les réfugiés, aider la société arménienne à surmonter le choc de la guerre et lutter contre le développement de la pandémie du nouveau coronavirus qui a eu lieu durant la guerre.
Mais l’aide doit aussi être économique pour aider l’Arménie à développer une autonomie militaire et technologique face aux pétrodollars de Bakou. Enfin, l’aide doit être politique pour créer un mouvement de solidarité avec l’Arménie qui soit effectif dans les coups durs. Elle doit voir qui est l’ennemi à savoir la logique expansionniste de la synthèse turcoislamique au pouvoir à Ankara et comment le combattre.
Dans l’immédiat, une solidarité politique devrait s’exercer entre les pays occidentaux pour qu’une pression soit effectuée par ceux-ci sur la Turquie et l’Azerbaïdjan, en ciblant les structures liées à Ankara et les économies turque et azerbaïdjanaise. En effet, plusieurs points doivent être garantis si possible: la possibilité pour l’Artsakh de garder une force d’autodéfense et ne pas être à la merci de l’Azerbaïdjan, la possibilité pour les Arméniens de rester à Shushi sous protection russe avec l’application du droit au retour des réfugiés pour les Arméniens et la protection du patrimoine culturel arménien dans les zones sous occupation azerbaïdjanaise.
Le pire étant à craindre de la dictature raciste et panturquiste d’Aliyev qui a récemment comparé les Arméniens à des chiens
Les médias et le mouvement de solidarité doivent documenter les éventuelles violations de droits humains après le cessez-le-feu, le pire étant à craindre de la dictature raciste et panturquiste d’Aliyev qui a récemment comparé les Arméniens à des chiens. Il est également nécessaire, et cela semble une évidence, de remettre en question la présence de la Turquie au sein de l’OTAN.
L’Arménie et la population arménienne d’Artsakh ont plus que jamais besoin de notre solidarité d’autant que rien n’est inéluctable historiquement.
Les mauvais jours finiront et le peuple arménien doit pouvoir vivre libre sur ses terres historiques.
Manifestation pour la messe à Vannes
Communiqué :
Suite à la mobilisation du dimanche 15 novembre devant la Cathédrale, les organisateurs du mouvement « Nous voulons la Messe » à Vannes ont décidé d’appeler à un nouveau rassemblement revendicatif devant la Cathédrale Saint Pierre à Vannes, le dimanche 22 novembre à 11h, dans le respect des normes sanitaires en vigeur.
En ce sens, une déclaration préalable a été déposée ce mardi 17 novembre matin auprès de la Préfecture du Morbihan. C’est un collectif de paroissiens de différentes paroisses de Vannes qui est à l’origine de ce mouvement et qui souhaite que les fidèles puissent retrouver la célébration du culte public en France.
Dans le contexte sanitaire que connaît notre pays et suite aux décisions gouvernementales du 29 octobre dernier, la célébration du culte public a été suspendue depuis le 3 novembre dernier, cela fait suite à une suspension de 2 mois et demi lors du premier confinement.
Lundi 16 novembre s’est tenue la réunion de concertation entre les cultes et le Gouvernement, sous l’égide du Premier Ministre. Il ressort de cette concertation une possible réouverture du culte aux fidèles à partir du 1er décembre prochain, soumis à l’évolution de la pandémie et suspendue au bon vouloir du Gouvernement.
Aussi les fidèles restent vigilants et souhaitent continuer à demander la célébration du culte en public car la célébration de la Messe pour les catholiques est « la source et le sommet de toute vie chrétienne » (Lumen Gentium (§11) – Concile Vatican II).
La manifestation sera revendicative et orchestrée autour de chants, de lectures de textes et de prises de paroles.
L’Eglise et les fidèles participent pleinement à l’effort collectif de notre pays pour lutter contre la propagation du virus dans le respect des normes et leur application vigilante comme cela a été démontré lors du premier déconfinement. Aussi, les fidèles ne comprennent pas les mesures actuelles qui sont attentatoires à la liberté de culte et s’interrogent sur une possible stratégie gouvernementale de vouloir réduire à néant toute vie spirituelle.
Tous sont invités à se joindre à la manifestation revandicative organisée à Vannes le dimanche 22 novembre à 11h devant la Cathédrale Saint Pierre.
Manifestation déclarée en Préfecture dans le respect des normes sanitaires en vigueur.
Port du masque obligatoire.
Adresse mail : [email protected]
Manifestation pour la messe, samedi à Orange
Un lecteur m’informe :
Une manifestation statique pour demander la liberté de culte dans nos paroisses se tiendra ce samedi 21 novembre à 16h00 à Orange, cours Aristide Briand sur le parvis du Théâtre municipal, à côté du monument aux Bienheureuses Martyres.
La manifestation est déclarée auprès des pouvoirs publics. Les distances convenables seront respectées. On peut porter un masque portant l’inscription : rendez-nous la messe.
Sur vos attestations de déplacement, ajoutez manuellement une ligne : « Participation à une manifestation revendicative déclarée auprès des pouvoirs publics ».
Merci par avance de votre mobilisation pour la défense de nos libertés.
Collectif de paroissiens d’Orange et de ses environs
Nouvelle manifestation à Strasbourg dimanche pour la messe
Après le succès de dimanche, les Strasbourgeois organisent un deuxième rassemblement dimanche 22 novembre à 15h place Kléber, pour la liberté de culte !
Plus d’informations sont à venir, sur l’événement facebook (voir ici). Ce rassemblement est déclaré à la préfecture.
Dimanche dernier, des juristes, un avocat, un philosophe et un historien se sont exprimés (vidéo à retrouver ici). Dimanche 22 novembre, des représentants de plusieurs confessions chrétiennes (pasteurs protestants, prêtres orthodoxes et catholiques etc.) interviendront.
Voici par ailleurs un court article de Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, sur l’illégalité de l’interdiction de « la prière même silencieuse ».
Manifestation pour la messe à Angers dimanche 22 novembre 15h place de la cathédrale
Parce que la Messe est la source et le sommet de la vie chrétienne et que nous ne pouvons pas y participer virtuellement ;
Parce que le gouvernement bafoue la liberté de culte et prétend régenter notre foi dans des dispositions où le mépris le dispute à l’ignorance ;
Alors que l’Eglise universelle fêtera dimanche prochain la solennité du Christ Roi ;
Nous, simples fidèles catholiques, appelons à une manifestation pour le rétablissement de la liberté de culte dans nos églises, dimanche 22 novembre à 15h place de la cathédrale à Angers.

Arrêtons d’avoir peur !
Le Dr Raoult dénonce l’anxiété que l’on développe en maniant la peur. Il faut se calmer.
Manifestation pour le retour de la messe à Nantes le 22 novembre
Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :
Le collectif Pour la Messe-Nantes est dans l’incompréhension la plus totale de la décision du gouvernement de persister dans sa remise en cause de la liberté de culte, liberté fondamentale. C’est la raison pour laquelle il a d’ores et déjà déposé une déclaration de manifestation pour le dimanche 22 novembre, Cours St Pierre, à 10h30, afin de réclamer le retour des messes.
La suspension du culte public engendre beaucoup de souffrances parmi les fidèles. Ils ont été, dès la fin du premier confinement, dans l’observance stricte des mesures sanitaires lors des célébrations. Cette observance a été efficace car aucun cluster n’a été signalé dans les édifices religieux à l’occasion des rassemblements dominicaux.
Le collectif rappelle qu’il est toujours possible d’intensifier les mesures sanitaires en définissant, par exemple, des jauges par célébration, des mesures de distanciation élargies, etc…comme cela n’est pas le cas dans les transports en commun, les supermarchés ou magasins de bricolage.
Si cette manifestation a pour but premier de réclamer le retour des messes, elle se veut également être une manifestation de soutien à la démarche des évêques de la Conférence des Évêques de France qui ont fait valoir une forte attente des fidèles , une grand impatience , et une déception devant cette privation.
Notre patrie, c’est nos villages
Patrick Delon vient de publier une biographie exhaustive et passionnée sur Jean de La Varende, mort il y a un peu plus de soixante ans. Pourquoi lire encore La Varende aujourd’hui ? L’auteur souligne :
Quand on est excédé par les tensions mondiales, le dérèglement climatique et, à plus ou moins long terme, la mort de la planète, quand on lit régulièrement les journaux où s’étalent des titres effrayants d’attentats, de crimes, de viols, de concussions, de mensonges, de forfaitures et de prévarications, quand on souffre de s’entasser chaque jour dans les RER ou les métros, quand on est harcelé quotidiennement par les taxes, les péages et les amendes, quand on ne sait comment remplir la dernière fiche envoyée par l’Administration, bref, quand on manque d’air pur, d’espace, de liberté et qu’on ne saurait accepter de devenir un robot, on se tourne alors vers l’oeuvre de La Varende qui est une oasis de force, d’idéal et de grandeur.
Ces mots de Charette, cités par l’auteur, s’appliquent parfaitement à Jean de La Varende, à l’heure où nos gouvernants n’ont que le mot “république” à la bouche :
Pour eux la Patrie est une idée, pour nous elle est une Terre ; ils l’ont dans le cerveau, nous l’avons sous les pieds.
Barack Obama : “Internet est la plus grande menace pour notre démocratie”
Dans un entretien entre l’ancien président américain et le rédacteur en chef du magazine Atlantic, Jeffrey Goldberg, Obama évoque le paysage médiatique dominé non seulement par Facebook mais aussi par Fox News qui permet aux Américains de choisir leur propre réalité. Ce qui signifie, dit-il, que nous n’avons plus de faits en commun. Et il déclare :
Maintenant, vous avez une situation dans laquelle de larges pans du pays croient vraiment que le Parti démocrate est une façade pour un réseau de pédophiles … Je parlais à un bénévole qui faisait du porte-à-porte à Philadelphie dans un pays à faible revenu. Communautés afro-américaines, et recevait des questions sur les théories du complot QAnon.
Goldberg: Cette nouvelle architecture d’information malveillante éloigne-t-elle l’arc moral de la justice?
Je pense que c’est la plus grande menace pour notre démocratie. Je pense que Donald Trump en est une créature, mais il ne l’a pas créé.
On reconnait l’idéologue de gauche qui souhaite qu’il n’y ait qu’une seule vérité : celle diffusée par le parti.
La dérive sectaire du New York Times
En juin, au plus fort des manifestations provoquées par la mort de George Floyd aux États-Unis, le sénateur républicain de l’Arkansas, Tom Cotton, publiait une tribune dans le New York Times appelant au déploiement des troupes fédérales dans les grandes villes américaines. Plus de 1 000 salariés du journal s’élevèrent contre l’article. Le rédacteur en chef des pages opinion, James Bennet, a démissionné. Un mois plus tard, sa subordonnée, Bari Weiss, dont les idées allaient souvent à l’encontre du consensus, quittait le journal. Elle s’est confiée en exclusivité au Point. Extrait :
[…] Pour moi, les pages opinion du New York Times devraient pouvoir être un lieu d’expression pour un élu républicain assez conventionnel. Or nous avons assisté à une sorte de panique morale. Une réaction qui ne se produit jamais face à certains points de vue extrêmes « de gauche » – par exemple une tribune qui blanchit quelqu’un comme Louis Farrakhan [un militant noir et musulman mais aussi un antisémite notoire, NDLR] ou une autre qui reproduit la propagande du Parti communiste chinois. Ou prenez, récemment, le premier titre qui a été donné à l’article racontant la décapitation de Samuel Paty : « La police française tire sur un homme et le tue après une attaque fatale au couteau dans la rue » [le titre est devenu in fine « Un homme décapite un enseignant dans la rue en France et est tué par la police », NDLR]. Et là, on se demande où est passée leur indignation !
Quand vous travailliez au New York Times, quels articles vous valaient la méfiance, voire l’animosité de vos collègues ?
J’aime me saisir des sujets que les autres ne traitent pas. Comme mes collègues, je n’aimais pas Donald Trump et j’aurais pu écrire un article sur lui par semaine, mais quelle en aurait été la valeur ajoutée ? Ce qui m’a rendue impopulaire a été sans aucun doute, en premier lieu, mon opinion favorable sur Israël. Ensuite, mes articles sur #MeToo, par exemple « The Limits of “Believe All Women” » (« Il y a des limites à “croire toutes les femmes” ») ou un papier devenu viral sur le fait que parfois une expérience désagréable est simplement un rendez-vous amoureux raté, ou encore mon portrait de l’« Intellectual Dark Web »[un groupe d’intellectuels anticonformistes, NDLR]. D’ailleurs, je trouve incroyable que le fait de critiquer #MeToo en estimant que le mouvement est allé trop loin soit une position controversée ! De même, il ne devrait pas être interdit de suggérer qu’il y a des différences réelles entre les hommes et les femmes. Dans mes articles, je ne faisais qu’écrire ce que les gens expriment chez eux ou entre amis. Mais ces opinions – et c’est cela qui est terrifiant – sont devenues indicibles.
Au fond, êtes-vous vraiment conservatrice ?
Je tiens fortement à un certain nombre de principes, comme la liberté d’expression. Si cela fait de moi une « conservatrice », qu’on m’appelle ainsi, je m’en fiche. Pour moi, la véritable division dans les médias d’aujourd’hui est ailleurs : elle sépare ceux qui rendent compte des faits, y compris quand la vérité est dérangeante, et ceux qui croient à ce qu’on appelle la « clarté morale » et donc promeuvent une certaine vision du monde. Dans un milieu comme celui du New York Times, la curiosité semble être à sens unique. Ce journal est fasciné par la désinformation venant de la droite mais n’a rien à dire sur l’envahissement des institutions par une certaine idéologie progressiste intolérante, l’un des phénomènes les plus importants du moment. […]
Comment expliquez-vous que ces revendications identitaires émergent au moment même où les États-Unis sont moins racistes et sexistes que jamais ?
Il existe plusieurs interprétations, même si aucune n’est entièrement satisfaisante. L’une, qu’on ne soulignera jamais assez, est la mort de la religion et la façon dont la politique a pris sa place. Comment expliquer autrement le désir zélé de purger le monde des hérétiques, de ruiner la carrière de quelqu’un à cause d’un mauvais tweet ? Une autre est ce que le critique Wesley Yang appelle la « conservation de la souffrance psychique » : les sociétés occidentales sont les plus libres et les plus progressistes de l’Histoire, et pourtant la réaction émotionnelle et psychologique vis-à-vis de l’adversité y semble toujours aussi intense qu’hier. Une autre encore est le « principe de Shirky » [de Clay Shirky, un commentateur spécialiste d’Internet, NDLR], selon lequel « les institutions tendent à préserver le problème dont elles sont la solution ». […]
Cérémonies et manifestations cultuelles sur la voie publique
Certaines préfectures exigent que les manifestations déclarées soient “revendicatives” et non “cultuelles”. Mais en ont-elles le droit ? Voici un article du mois de juin dernier :
Il n’existe pas de réglementation spécifique aux manifestations religieuses dans l’espace public où rien ne s’oppose aux processions, prières de rue et autres commémorations religieuses, à la condition que leur déclaration préalable ait été faite et que l’ordre public ne soit pas troublé. Quant au maire, lorsque qu’il use de ses pouvoirs de police pour les autoriser, il doit tenir compte des libertés de religion, de réunion et de manifester.
L’article 27 de la loi du 9 décembre 1905 prévoit que :
« Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte, sont réglées en conformité de l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales. ».
Un article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) qui rappelle les différents pouvoirs de police dévolus au maire qui doit assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique.
Ainsi, conformément au régime général réglementant les manifestations sur la voie publique, les manifestations religieuses sont en principe soumises à déclaration préalable. En sont dispensées les manifestations extérieures du culte conforme aux traditions et aux usages locaux [1]. Pour qu’un refus soit opposé aux manifestations religieuses [2], il faut que :
- l’ordre public soit menacé [3] ;
- les limitations à la liberté de réunion et de manifestation soient proportionnées aux risques d’atteinte à l’ordre public.
- le refus soit justifié par l’impossibilité d’encadrer par des mesures préventives les risques de débordement ;
Il est évidemment possible pour le maire d’imposer un itinéraire ou un espace à ces manifestations religieuses pour des raisons de sécurité ou de bon déroulement de la circulation (Conseil d’État, 21 janvier 1966, Sieur Legastebois, recueil p. 806).
[…]
Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), novembre 2017, les musulmans prient dans la rue pendant huit mois, pour protester contre la fermeture de la salle de la rue d’Estienne d’Orves. Le 10 novembre, à l’appel de Rémi Muzeau, le maire de l’époque, une centaine d’élus manifeste en écharpe pour protester contre les prières de rue hebdomadaires. Le 15, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb décide d’interdire les prières de rue pour « trouble à l’ordre public » et le 16 novembre 2017, lors de la réunion de médiation en marie de Clichy avec les associations, le préfet des Hauts-de-Seine leur notifie l’interdiction des prières de rue. Aujourd’hui, même s’il existe encore des prières de rue, le phénomène est devenu très minoritaire grâce à la construction de nouvelles mosquées, aujourd’hui plus de 2500 en France.
Cependant, il faut préciser qu’il n’existe aucune législation spécifique à la prière de rue. La Déclaration des droits de l’homme de 1789 rappelle que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public ». Au nom de la liberté de conscience, les croyants peuvent donc célébrer leur culte dans la rue sauf si le rassemblement occasionne l’obstruction non autorisée d’une voie de passage ou risque de provoquer des affrontements. Ce qui fut craint à Clichy. En revanche toute manifestation à caractère religieux sur la voie publique doit généralement être soumises à déclaration préalable en mairie ou en préfecture. Il en va ainsi des cérémonies et processions religieuses chrétiennes qui se tiendraient dans la rue (pas sur les parvis des églises, car ils sont souvent du domaine de la paroisse, l’affectataire). Pour ce qui concerne les mosquées et salles de prières qui manquent de place, peu le font. Mais pour autant, dans bien des cas cela ne rend pas le rassemblement illégal en lui-même. Le trouble doit être « caractérisé » pour déclencher un usage de la force publique. En revanche, le seul appel à la prière toléré en France dans l’espace public est celui des cloches qui est réglementé par l’article 27 de la loi de 1905. […]
[Photo : messe sur la voie publique à Paris, célébrée par la FSSPX lors de la clôture du pèlerinage de Pentecôte]
Le Club de la presse évolue
Quelques mois après le lancement du Club de la Presse, et plusieurs centaines d’abonnés plus tard, voici le temps de la version 2 :
plus riche en contenus :
- Le Nouveau Conservateur lancé par Paul-Marie Coûteaux rejoint les publications existantes.
- Des négociations avec d’autres magazines sont en cours… Affaire à suivre !
- Par ailleurs, les archives sont de plus en plus importantes.
plus agréable à consulter :
- La présentation est simplifiée et plus professionnelle, l’objectif étant de s’effacer le plus possible et de mettre en avant les revues
- Sur ordinateur, le lecteur est plus grand.
- La page à laquelle vous vous êtes arrêté est désormais automatiquement enregistrée. Elle vous est proposée d’office quand vous reprenez la lecture de la revue.
plus pratique :
- Désormais, outre les notifications “push”, vous pouvez être tenu au courant par courriel à chaque nouvelle parution de la publication (ou de plusieurs publications) de votre choix.
- Un abonnement annuel est désormais proposé
Pour rappel, Le Club de la Presse est un bouquet qui propose en exclusivité et à un prix imbattable une vingtaine de publications de grande qualité en version numérique : L’Incorrect, Présent, L’Homme Nouveau, Politique Magazine, Livr’Arbitres, Liberté Politique, L’Etudiant Libre, etc. L’abonnement mensuel est sans engagement.
Le (re)découvrir ici. Le tester là.

“Je ne suis pas non plus un journaliste de gauche : je ne dénonce jamais personne”
Cette citation de Guy Debord illustre parfaitement le comportement ignoble de cette “journaliste” de Quotidien, digne des-heures-les-plus-noires-de-notre-histoire. A l’époque de la persécution des chrétiens, elle aurait bien gagné sa vie en dénonçant les rassemblement des catacombes. A vomir :
Des manifestations de croyants, organisées en plein confinement : qu’est-ce qui est légal, qu’est-ce qui ne l’est pas ? À quel moment on franchit la limite du rassemblement cultuel qui lui est interdit sur la voie publique ? 🤔@sophiedupontdel #Quotidien ⬇️ pic.twitter.com/iiwOW7yY2K
— Quotidien (@Qofficiel) November 16, 2020







