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Dernier jour pour s’inscrire à la neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse

C’est demain que commence notre neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse. N’hésitez pas à vous inscrire (et à inviter vos proches à s’inscrire) pour demander les grâces dont notre monde a tant besoin. C’est ici.

“Que Votre règne arrive” est bien une revendication

Voici le courrier envoyé le 13 novembre par Mgr de Moulins-Beaufort aux évêques :

Voici la réaction de Bernard Antony :

Catholiquement et citoyennement, pas d’accord, Monseigneur !

Alors que des dizaines de rassemblements totalement pacifiques et sanitairement très bien conduits allaient se tenir hier, ce dimanche 15 novembre devant des églises ou des cathédrales, Monseigneur Éric de Moulins-Beaufort publiait le 13 novembre une lettre aux évêques de France.

Il apparaît manifestement qu’il s’agissait de leur fournir très directement un argumentaire à opposer aux fidèles catholiques s’apprêtant à manifester. Il nous a paru nécessaire et légitime de commenter, à toutes fins utiles pour l’avenir, cette affligeante missive.

Le cardinal Ratzinger dans son « Entretien sur la foi » écrivait :

« les conférences épiscopales n’ont pas de fonction théologique, elles ne font pas partie de la structure irréfragable de l’Église telle que l’a voulue le Christ… »

Aussi faut-il rappeler qu’une conférence épiscopale, en tant que telle, n’a pas de fonction magistérielle. Il est sans doute bon de le rappeler alors que des medias souvent ignorants voient dans le président de la Conférence des évêques de France (CEF) le « patron » de l’Église de France. Or il ne saurait l’être que par un véritable détournement de mission par des effets de « dynamique des groupes » cléricale.

Et d’ailleurs, le Code de droit canonique ne prescrit-il pas :

« La compétence de chaque évêque diocésain demeure entière, et ni la conférence ni son président ne peuvent agir au nom de tous les évêques, à moins que tous et chacun des évêques n’aient donné leur consentement ». (CIC, can 455, 1 et 4)

Or, on l’a vérifié, il n’y a manifestement pas, et heureusement, unanimité des évêques dans un cléricalisme à fonction muselante d’aplatissement devant des décrets liberticides totalement étrangers à une recherche de bien commun. L’interdiction de la liberté de culte catholique n’a pas obéi en effet à une sérieuse exigence sanitaire alors qu’elle a été bien plus respectée dans les églises que dans les supermarchés ou autres lieux de travail.

Mais pouvoir interdire des messes, c’est toujours la source d’une ricanante joie pour certains adeptes d’un anticatholicisme étatique. Et même si ce ne peut pas durer, quelques semaines de mesures anticatholiques, c’est toujours bon à prendre !

Mgr de Moulins-Beaufort n’a guère réagi sur cela. Dans sa lettre, il préfère rapporter avec déférence que

« le Ministre de l’Intérieur a insisté auprès de lui sur l’inopportunité des prières de rue ».

Il ajoute :

« Il est de mon devoir de vous en avertir ; selon le Ministre, des prières de rue ne relèveraient pas seulement d’une contravention pour manquement au décret organisant la lutte contre l’épidémie, mais plus gravement d’une atteinte à la loi de Séparation ».

Et cette ineptie darmanesque, Monseigneur ne la relève pas !

Au contraire, il poursuit :

« Il y a une distinction à tenir entre une manifestation politique qui doit être déclarée à la préfecture et relève de la liberté des citoyens, l’ordre public étant sauf, et un acte religieux ou liturgique qui relève d’autres responsabilités ».

Comme si les décrets gouvernementaux d’interdiction n’étaient pas à la fois politiques et à conséquences religieuses !

Comme si des manifestations visant à réclamer l’abolition de décrets liberticides, fût-ce dans la liberté de réciter des prières, ne relevaient pas d’une légitime revendication dans l’ordre de la politique, puisque c’est de la loi qu’il s’agit !

Incroyablement, Mgr de Moulins-Beaufort ne s’exprime manifestement pas sous l’éclairage d’une doctrine sociale d’équilibre des rapports de l’État et de l’Église.

Il ne défend pas une conception de la citoyenneté respectueuse des libertés religieuses fondamentales. Sa doctrine ne semble pas être exactement celle du « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». À bien le lire, elle est celle d’un droit de « César » à ne pas respecter les droits de « Dieu » !

Il adhère manifestement, sans peut-être bien le mesurer, à une conception laïciste de l’interprétation de la loi de Séparation, une conception de relégation de la religion à la sphère privée telle qu’elle a été martelée dans les pires heures liberticides et terroristes de la Révolution Française, des persécutions de la III° République, et dans tous les régimes d’athéocratie communiste depuis 1917.

Il est en revanche évident qu’il obéit à une conception très archaïquement cléricale du rôle des laïques dans l’Église. Or le Christ n’a-t-il pas dit

« Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux». (Mathieu, 18 – 20)

Mgr de Moulins-Beaufort se tient hélas dans une triste complaisance d’acceptation de mesures illégitimes d’un pouvoir politique de plus en plus totalitaire, bafouant la loi naturelle, piétinant le respect de la vie innocente.

Tous les évêques ne sont pas de la trempe d’un Monseigneur Von Galen face à Hitler, ou d’un cardinal Mindszenty et du cardinal Wyszinski face au communisme.

Beaucoup d’évêques, de prêtres et de religieux furent en France héroïques, et souvent jusqu’au martyre, dans leur refus des lois révolutionnaires. Mais il est vrai qu’il y en eut aussi à être de tristes « jureurs ».

Du moins s’inclinaient-ils devant de lourdes menaces. Mais s’aplatir aujourd’hui devant une triade Macron-Castex-Darmanin, ce n’est vraiment pas glorieux !

Bernard Antony

A propos du Rivotril [Addendum avec l’avis du Dr Philippe de Labriolle]

La présidente de la Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs a diffusé ce texte, rédigé par un Professeur associé de Médecine Palliative, à propos du Rivotril, qui permettrait d’éliminer nos anciens dans les EHPAD. Je ne suis pas un spécialiste du sujet et je laisse les spécialistes le commenter :

Un décret autorisant la disponibilité transitoire en ville de certains médicaments (paracétamol injectable, Rivotril®…) a semé le trouble chez certains avec la crainte d’une « légalisation » de l’euthanasie qui ne dirait pas son nom en particulier dans les établissements pour personnes âgées (EHPAD).

Nous affirmons avec force que cette crainte n’est pas fondée.

L’infection par le Covid 19 provoque chez certains patients, en particulier les plus fragiles, des atteintes respiratoires graves pouvant parfois entraîner la mort par asphyxie.

La réanimation nécessaire à la prise en charge de ces troubles respiratoires est extrêmement lourde et ne peut être supportée par les patients les plus vulnérables. Pour lui éviter une obstination déraisonnable, une décision de non-réanimation peut être prise avec le patient s’il est en état d’exprimer sa volonté ; sinon, elle est prise de façon collégiale, c’est-à-dire après une réflexion associant ses médecins, son équipe soignante et chaque fois que possible l’avis d’une équipe de soins palliatifs ou une équipe gériatrique, en respectant ses directives anticipées ou, à défaut, après consultation de sa personne de confiance ou de sa famille (loi du 2/2/2016 sur la fin de vie).

Assurer à ces patients un accompagnement digne et le soulagement de leurs symptômes reste une priorité. Pour éviter la sensation d’étouffement une sédation (diminution de la conscience) peut être nécessaire et parfois en urgence car la dégradation peut être rapide.

Des propositions thérapeutiques graduées selon la gravité de la situation et indiquant dans quelles circonstances et comment manier ces médicaments ont été faites par la SFAP (société française d’accompagnement et de soins palliatifs). Il s’agit d’aider les équipes à anticiper ces situations et à pouvoir réagir rapidement.

Il existe un grand nombre de médicaments à visée sédative dont le Rivotril® fait partie. Comme les autres (Valium®, Seresta®, Lysanxia®, Temesta®, Xanax®, Lexomil®…), selon les doses, il agit contre l’anxiété avec un effet amnésiant puis comme sédatif. Certains sont très difficilement disponibles actuellement en raison de nombre de patients à traiter. Il était donc utile de rendre le Rivotril® plus facilement accessible.

La crainte d’une intention d’euthanasie relayée par les réseaux sociaux n’est pas fondée. Restons tous responsables de nos propos. Il est difficile pour les soignants, infirmiers(ières) et médecins, de poser ce geste d’endormir un patient en asphyxie comme il est difficile pour les familles de ne pas pouvoir accompagner leur proche. A la souffrance, n’ajoutons pas la culpabilité.

Addendum. Voici l’avis du docteur Philippe de Labriolle, médecin psychiatre, praticien des hôpitaux depuis la fin des années 80 :

Ce texte lénifiant, et les tergiversations d’Alliance Vita n’y changent rien. L’argumentation est parfaitement accessible à l’honnête homme, comme suit:

  • le Rivotril est une benzodiazépine (BZD, principale famille d’anxiolytiques) fortement anti-épileptique. Telle était l’AMM (autorisation de mise sur le marché) de sa prescription, qui a débuté dans les années 60. Le Vidal mentionne la première de ses contre-indications comme étant l’insuffisance respiratoire grave, proscription commune à toutes les BZD.

  • le décret 2020-360 du 29 mars 2020 (voir ce texte) autorise la dispensation du Rivotril “hors AMM” dans le cadre du Covid-19. Ce décret est abrogé sur ce point le 12 mai 2020. Puis nouvelle autorisation dans la même indication (Covid-19) par le décret 2020-1262 du 16 octobre 2020, c’est à dire “hors AMM” et “par dérogation à l’art L5121-12-1” (voir ce texte). Elle est toujours en vigueur.

  • Une prescription hors AMM consiste à donner un produit pour le profit espéré dans une autre pathologie que celle qui fait l’objet de l’AMM. Par exemple, l’indication d’un myorelaxant précis pour son action positive dans l’addiction à l’alcool. La prescription hors AMM exploite un effet collatéral d’un médicament, tel qu’il peut être observé comme un bénéfice inattendu, mais bienvenu, lors de sa prescription dans l’AMM. Autre exemple, l’effet anti-dépresseur de l’Isoniazide (Rimifon) chez les tuberculeux.

L’imposture gouvernementale, et celle de ceux qui la masquent est évidente: jamais une contre-indication ne peut être inclus dans un usage “hors AMM”, car l’ignorance ou le dédain d’une contre-indication n’est JAMAIS un soin. Or, quel est l’effet recherché par le recours au Rivotril (injectable qui plus est) chez un patient d’Ehpad en détresse respiratoire sinon d’atténuer l’agonie en accélérant le décès, alors que l’orientation salvatrice en Réa lui est abusivement refusée.

L’euthanasie est elle ici le terme adéquat? Quelle place est-elle faite à la volonté du patient et à sa personne de confiance? La qualification juridique la plus exacte me parait être “homicide volontaire par empoisonnement sur personne vulnérable excipant d’une incitation légale à rebours des dispositions du Code Pénal”

Quant à la faute médicale doublée d’un refus d’accès aux soins adéquats, on attend toujours la protestation ordinale formelle.

“La question fondamentale c’est est-ce que oui ou non on va pouvoir acheter des sapins à Noël.”

Julien de Normandie est ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation… Il va publier un décret pour autoriser la vente de sapins… Oui, nous en sommes là (qui a dit “ça sent le sapin” ?).

Et bientôt, un décret sur les guirlandes ?

Dans un pays où les gens sont contrôlés en train de faire leurs courses, et à qui on demande de prouver qu’ils font leurs courses en ayant rempli eux-mêmes une attestation, faut-il s’étonner ?

Le 12 novembre, l’hebdomadaire allemand Die Zeit a publié sur son site internet un article intitulé «Un Absurdistan autoritaire», dans lequel il critique les mesures prises par les autorités françaises. Des mesures inefficaces, prises de façons autoritaire et insensées. L’article s’en prend aux auto-attestations nécessaires pour quitter son domicile et à la limitation de déplacement dans un rayon d’un kilomètre, qui conduit les adeptes de course à pied à «se bousculer dans les rues» plutôt qu’à pratiquer dans la nature. L’auteur critique également l’ouverture partielle des magasins, des mesures infantilisantes et incompréhensibles. Au delà de la nature des mesures, l’article critique également la façon dont celles-ci ont été prises :

«La politique de Macron est quasi monarchique. Des décisions aux lourdes conséquences sont adoptées par un conseil de Défense qui comprend quelques ministres, des fonctionnaires et des officiers. Le Parlement n’a pas son mot à dire et ne peut entériner les décisions.»

Les ambassadeurs de Hongrie et de Pologne ont mis leur veto au projet de budget de l’UE pour sept ans

Face à la volonté de l’UE de mettre en place un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays de l’Union accusés de violer l’Etat de droit, la Hongrie et la Pologne bloquent le budget et le plan de relance européens.

Budapest et Varsovie ont mis leur veto pour s’opposer à la mise en place d’un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays de l’Union qui ne seraient pas dans la ligne idéologique (immigration, avortement, propagande LGBT…).

Les chefs de gouvernement hongrois Viktor Orban et polonais Mateusz Morawiecki ont écrit une lettre aux dirigeants de l’UE. Le critère de l’Etat de droit

“n’est qu’un prétexte, un beau mot qui sonne bien à l’oreille, mais il s’agit d’un asservissement institutionnel, politique, d’une limitation radicale de la souveraineté”. “Il s’agit de savoir si la Pologne sera une entité souveraine au sein de la communauté qu’est l’UE”.

Le ministre hongrois de la Justice Judit Varga précise :

“Ce n’est pas la Hongrie qui fait du chantage et met la pression sur Bruxelles (…) mais l’inverse”. “Quand il s’agit de l’avenir de nos enfants et petits-enfants, le peuple hongrois et la Hongrie ne font pas de compromis”.

Michael Clauss, l’ambassadeur allemand, est fou de rage :

« Nous avons déjà perdu beaucoup de temps, face à la deuxième vague de la pandémie et aux graves dégâts économiques engendrés ». « Il est crucial que le paquet tout entier soit adopté rapidement, sinon l’UE sera confrontée à une grave crise. »

Et donc, que compte-t-il faire ? Annexer la Hongrie et la Pologne ?

Le Grand Remplacement n’existe pas, mais le CSA l’estime à 25%

Delphine Ernotte, dirigeante de France Télévisions, déclare au Monde :

Nos publics revendiquent d’être mieux représentés, en matière de parité, de couleur de peau, de handicap, d’origine géographique et sociale. La distorsion entre la réalité et sa représentation à la télévision est trop grande. Nous allons donc évaluer la représentation à l’antenne afin de nous fixer des objectifs pour 2021. D’après le CSA, les personnes « perçues comme non blanches » représenteraient environ 25 % de la société française, contre 15 % à la télévision. On a un énorme rattrapage à faire. Ce sera le fil rouge de mon nouveau mandat.

“Même pendant la révolution française, ni le comité de salut public, ni la convention… Personne n’a jamais interdit la messe en France.”

De Pascal Praud dans l’émission les Auditeurs ont la parole du 16 novembre :

Ils mettent leur gloire dans ce qui est leur honte

Lu dans Le Glaive de la colombe :

Bien sûr que la liberté de culte est très importante mais la vie est plus importante que tout et la vie c’est de lutter contre le Coronavirus (Gérald Darmanin, France Info, 13 novembre 2020)

Comme pour contredire immédiatement le Conseil d’Etat et rétablir chez les catholiques l’échelle authentique des priorités, la messe du 23e Dimanche après la Pentecôte (8 novembre) insistait sur les « grâces de contact » émanant de l’humanité du Christ [1] à laquelle nous communions aujourd’hui par les sacrements. Il y a quelques semaines, Notre-Seigneur manifestait sa puissance en guérissant le fils d’un officier de Capharnaüm sans même se déplacer [2]. Il reprochait même à ce père aux abois d’insister pour qu’Il l’accompagnât au chevet du mourant. Et voilà qu’à l’inverse, le Christ se rend chez Jaïre pour ramener à la vie la fille de celui-ci. De même se laisse-t-il toucher en chemin par l’hémoroïsse pour la guérir en récompense de sa foi ardente. Que doit-on y comprendre ? Que certes Dieu n’est pas lié par les sacrements et qu’Il communique sa grâce librement comme Il le veut, à qui Il le veut ; mais aussi que le moyen « ordinaire » qu’Il a institué pour cela et qu’Il a confié à l’Eglise, ce sont les sacrements, tous ordonnés au sommet d’entre eux, l’Eucharistie.

Là est une des spécificités essentielles du culte catholique (ou orthodoxe) découlant de sa dimension sacrificielle et interdisant son assimilation au protestantisme, au judaïsme rabbinique ou à l’islam, quoi qu’en pensent superficiellement Castaner et Darmanin [3]. Par la messe et la communion, les fidèles, à travers l’espace et le temps, participent à l’unique Sacrifice de la Victime parfaite et s’unissent intimement à Elle : le contact de l’hostie consacrée, véritable Corps du Christ, reçue dans de bonnes dispositions, les sanctifie corps et âme, jusqu’à ce que ce ne soit plus eux qui vivent mais le Christ qui vivent en eux [4].

Dès lors, quoi de plus compréhensible que des fidèles privés de ce Bien non seulement « essentiel » mais vital, sentent renaître en eux un esprit « réfractaire » qui n’a jamais cessé d’inquiéter la République ? Là encore, la messe du 8 novembre répondait très opportunément au désarroi du troupeau, dans son Epître

Quant à nous, notre vie est dans le ciel, d’où nous attendons comme sauveur notre Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps d’humiliation, en le rendant semblable à son corps glorieux, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. C’est pourquoi, mes frères très aimés et très désirés, qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés

et sa Communion [5]

En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous le recevrez et cela vous sera donné.

Le calendrier liturgique veut que cette année la messe du 23e dimanche après la Pentecôte soit reprise le dimanche suivant (15 novembre) dans l’Introït, le Graduel, l’Alleluia, l’Offertoire et la Communion, les oraisons (Collecte, Secrète, Postcommunion) et les lectures (Epitre et Evangile) étant empruntées au 6e dimanche après l’Epiphanie [6]. Ainsi l’exhortation à la prière confiante au lendemain de la décision du Conseil d’Etat était-elle confirmée alors que les fidèles revendiquaient courageusement leur droit imprescriptible à la messe, sans attendre heureusement le soutien de leurs pasteurs.

Ceux-ci se sont empressés de « prendre acte » de la résolution de l’Etat, trop heureux de montrer que les recours ne vaudraient jamais la « diplomatie ». En attendant que celle-ci obtienne quelques assouplissements déshonorants, les fidèles ont été priés de prendre leur mal en patience et surtout d’obéir aux autorités [7]. Ceux qui n’avaient pas complètement étouffé leur conscience ont tenté de se justifier [8] :

Nous nous battons pour vous mais nous ne pouvons pas entrer en guerre contre l’État. D’ailleurs ouvrez les yeux. Vous seriez peu nombreux à suivre et ce serait un échec.

C’était oublier que les saintes femmes n’ont pas attendu les apôtres pour suivre le Christ au Calvaire comme Celui-ci n’a attendu personne pour témoigner de la vérité jusqu’à la mort.

Les plus cyniques sont allés jusqu’à désavouer leurs propres ouailles [9] faisant porter sur la prétendue insubordination de celles-ci la responsabilité de leur échec face à l’Etat. Nouvelle illustration de cette Eglise mondaine minée par l’esprit managérial [10] au point de singer les puissants dans le mépris et la culpabilisation des humbles. Nul doute qu’ils figurent avec leurs semblables parmi « ceux qui marchent en ennemis de la Croix du Christ » que dénonce saint Paul dans la même épître du 23e Dimanche après la Pentecôte [11] :

Il y a en a beaucoup, dont je vous ai souvent parlé, et dont je vous parle encore maintenant avec larmes, qui marchent en ennemis de la croix du Christ. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui est leur honte, et leurs pensées sont pour la terre.

Il suffirait pourtant que les évêques, peut-être une poignée voire juste un seul, renoncent au confort des messes rediffusées pour revenir au contact du troupeau et le servir par les célébrations publiques qu’il réclame [12]. Alors nous verrions bien si le Ministre de l’Intérieur ose envoyer les forces de « l’ordre »… nous verbaliser ? Et après ? Nous arrêter ? Et après ? Il y aurait encore loin jusqu’à la fosse aux lions et à ce jeu-là, compte tenu de la colère qui gronde déjà, le gouvernement sombrerait avant Noël.

Quoi qu’il en soit, face aux tribulations présentes et à venir, les Postcommunions des deux derniers dimanches nous encouragent, toujours aussi opportunément, à puiser notre espérance et notre vie, n’en déplaise à M. Darmanin, aux sources du seul culte véritable [13] :

Nous vous supplions, ô Seigneur notre Dieu, de ne pas supporter que ceux auxquels vous accordez la joie de prendre part au divin banquet, succombent dans les périls qui menacent l’humanité.

Nourris de Celui qui fait les délices du ciel, nous vous en supplions, Seigneur, faites que nous ayons toujours faim de ce même aliment au moyen duquel nous vivons véritablement.

Torture

A la fin des années 50, le sociologue Albert Biderman écrivit un article décrivant les techniques de tortures utilisées par les interrogateurs chinois lors de la guerre de Corée. Si vous avez l’impression que cela correspond à ce que nous vivons depuis quelques mois, c’est normal : ce que nos gouvernements nous infligent est très exactement une torture physique et psychologique. Une forme aboutie de torture qui ne dit pas son nom et se drape dans la bonne conscience : « c’est pour votre bien. »

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Prise d’habit au Couvent Saint-Thomas-d’Aquin

Dimanche dernier, Eric a reçu l’habit de la Fraternité Saint Vincent Ferrier. Priez pour lui et pour tous ceux qui veulent donner leur vie au Christ dans la vie religieuse !

On veut la messe publique : la mobilisation continue

Et c’est Saumur qui ouvre le bal des manifestations de dimanche prochain :

Lire ici le communiqué de la Conférence des évêques de France, qui précise

Le Premier Ministre a fermement redit que les conditions sanitaires ne permettaient pas aujourd’hui une reprise des célébrations publiques. Il a chargé le ministre de l’Intérieur de préparer sans tarder, en lien avec les représentants des cultes, les protocoles nécessaires à une reprise maîtrisée à partir du 1er décembre selon ce que les conditions sanitaires permettraient.

Rendez-nous la Messe ! La mobilisation doit continuer !

Alors que la réunion n’est même pas terminée, BFM TV annonce déjà que le retour des messe ne se fera qu’en même temps que la réouverture des commerces. Il faudrait déterminer un nouveau protocole sanitaire..comme si il n’existait pas.

Mais de qui se moque-t-on ?

La tribune de Grégor Puppinck, publiée dans Valeurs actuelles, tombe donc à pic en prévision des futures manifestations qu’il faudra organiser :

Le gouvernement n’aime pas la prière publique. Il l’a prouvé une nouvelle fois en interdisant dimanche toute « manifestation pour la messe » comportant l’annonce d’une prière ou d’une messe publique. Aux organisateurs des manifestations non interdites, les préfectures ont donné l’ordre express et menaçant de ne pas prier, de ne pas s’agenouiller, de ne pas chanter de cantique, et même, à Strasbourg, de ne pas « prier en silence ». Évidemment, tous ces ordres sont illégaux, manifestement. Ils sont illégaux, car contraires aux lois de la République (en particulier à la loi de 1905), aux droits de l’homme (en particulier aux libertés d’expression et de religion), et, par-dessus tout, à la loi de Dieu (en particulier au premier commandement du décalogue).

En aucune manière le gouvernement n’a le pouvoir de dicter aux manifestants ce qu’ils ont le droit de dire, de faire, ou de penser, tant qu’ils respectent l’ordre public et les règles sanitaires. Le rôle de la République est de garantir la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, et non de les réprimer. Si la République est laïque, la France, elle, est profondément chrétienne ; on ne peut tolérer que le christianisme en soit exclu de l’espace public.

Par respect de la légalité et des libertés, c’est un devoir de résister à des ordres autant absurdes qu’illégaux, car y obéir, c’est accepter de leur donner force de loi… c’est y collaborer. En revanche, ne pas se conformer à ces ordres injustes, c’est rendre témoignage de la justice, la préserver, la restaurer. C’est donc par respect pour la loi des hommes et de Dieu que nous n’avons pas respecté, à Strasbourg, l’ordre inique et stupide ne pas prier en silence, de ne pas chanter de cantique, et de ne pas nous agenouiller. La police, qui se savait dans l’illégalité, ne nous a pas sanctionné. Le droit a donc été respecté.

 

L’islam, religion de paix et de tolérance : la pantalonnade de la référence au verset 5-32 du Coran

La réflexion menée par le Salon beige sur certains assassinats par des musulmans exaltés conduit à aller un pas plus loin à propos d’un argument d’autorité avancé systématiquement pour décrire l’islam comme une religion de paix et de tolérance : l’usage du verset 32 de la sourate [chapitre] 5 du Coran.

Tout d’abord, trois exemples de cet usage (plus ou moins fidèle) :

  • Une photo prise lors de la manifestation du 11 janvier 2015 quand nous étions paraît-il tous Charlie.

  • Le début d’un article consacré à l’assassinat de Samuel Paty dans un des blogs hébergés par Mediapart.

  • Un extrait du texte proposé le 22 octobre 2020 par le Conseil français du culte musulman aux imams de France pour le prêche du vendredi ayant suivi l’assassinat de M.Paty :

« Assassiner un Homme en prétendant défendre la dignité du prophète est une profanation du message prophétique, un affront à notre foi et à notre religion et une trahison de tout ce qui est sacré.  Ne nous est-il pas rappelé dans le saint Coran, notre livre sacré, que « Quiconque tue un être humain non coupable de meurtre ou de sédition sur la Terre est considéré comme le meurtrier de l’humanité toute entière. Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ! » (Coran, S.5-V.32) ».

Il est sûr que ce n’est pas la carte des pays subissant des persécutions religieuses dans le monde qui va aider à faire croire que ceux à majorité musulmane sont tolérants :

Il est sûr aussi qu’un petit rappel de la religion professée par tous les terroristes assassins en France, malgré les souhaits du site Islam et Lumières, ne va pas aider à éviter un amalgame assez facile :

Non, pour exciper de ce titre de religion de paix et de tolérance, il faut trouver autre chose, du solide. D’où ce verset 32 de la sourate 5. L’arme fatale….

L’arme fatale a deux formes raccourcies et vendeuses : « Celui qui tue un homme tue toute l’humanité » (comme sur la photo) ; ou bien « Quiconque sauve la vie d’un seul être humain est considéré comme ayant sauvé la vie de l’humanité tout entière ! ». C’est beau.

Avant d’étudier le verset en détail pour en apprécier le sens réel, faisons un petit détour par le christianisme et ce que l’Evangile nous donne comme référence d’un homme bon, sauvant un seul être humain : la parabole du bon samaritain (Luc 10.25-37) :

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance. De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance. Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour ».

Dans cette parabole, non seulement le samaritain porte secours à et sauve un juif qui lui est totalement étranger, mais en plus il est le représentant d’une religion que les juifs tiennent pour impie. Mais le samaritain regarde l’homme et non pas sa carte d’identité religieuse. Voilà pour l’arrière-plan judéo-chrétien.

Revenons à notre sourate et à notre verset 32 :

On aura remarqué que la citation faite par le CFCM élimine la première partie du verset (« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël »), où le « Nous » est censé représenter Allah, parlant aux juifs. Ajoutons que certains exégètes pensent communément que ce verset n’est en fait que le décalque d’une règle du Talmud juif.

A partir de là, deux façons de comprendre à qui s’adresse la prescription : soit aux juifs seulement. Mais alors pourquoi les autorités musulmanes se glorifieraient-elles d’une prescription qui ne s’applique pas aux musulmans ? Soit à tout homme, ce qui lui donnerait cette allure universaliste sympathique au premier abord et justifiant d’un usage si fréquent.

Toujours est-il que, quelle que soit la bonne interprétation, le reste du verset est proprement stupéfiant.

Première énormité : La phrase « quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes » couvre-t-elle tous les meurtres ? Non, pas du tout, deux catégories ne sont pas concernées. La première, les meurtriers. OK, on voit ce que c’est. La deuxième, les « coupable de corruption sur la terre ».  « Coupable d’une corruption sur la terre », ça veut dire quoi ?

Le début du verset qui suit, n°33, donne une première idée :

Les corrupteurs pourraient être associés à ceux qui « font la guerre contre Allah et son messager ». Le problème, c’est qu’on est vite classé dans cette catégorie comme le démontrent les quelques exemples ci-dessous :

De toutes façons, le verset 27 d’une autre sourate (la n°2), est encore plus explicite :

On comprend alors que les corrupteurs sont ceux qui ont rompu le pacte avec Allah, autrement dit les non-musulmans (le pacte primordial coranique, dans la pensée musulmane, étant celui par lequel tout homme naît par nature musulman). Et on comprend ainsi que, en utilisant astucieusement la phrase abrégée : « Celui qui tue un homme tue toute l’humanité », on enlève simplement la partie qui dit que ce n’est valable que si l’homme tué est musulman. Une paille.

Et la suite du verset est de la même farine : « Quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes »… à condition qu’il s’agisse d’un musulman (non coupable de meurtre).

Deuxième énormité : il faut préciser aussi les termes de l’alternative. Revenons à notre bon samaritain et à ceux qui l’ont précédé sur la route de Jérusalem à Jéricho : pour chacun d’entre eux, l’alternative était entre je passe sans faire attention, ou bien je m’occupe de mon prochain et lui sauve la vie. Dans ce verset 32, ce n’est pas du tout ça. Il s’agit là de choisir entre tuer quelqu’un et lui laisser la vie sauve. « Faire le don de la vie », ce n’est pas ici créer ni sauver : c’est juste décider de ne pas tuer.

Troisième énormité : c’est le verset 33 dont nous avons déjà évoqué la première partie, mais que nous citons maintenant entièrement :

C’est l’évocation des tourments qui sont promis aux fameux corrupteurs : mort, crucifixion,  amputations diverses. Rien que du fraternel, en quelque sorte…

La dernière énormité, peut-être la plus grande encore si l’on y réfléchit bien : le fait que ceux qui soutiennent que l’islam est une religion de paix et de tolérance trouvent judicieux de citer à cet effet un verset (dans une forme souvent expurgée et donc à ce moment-là entièrement mensongère) qui démontre en réalité que le choix n’est donné qu’entre tuer et ne pas tuer, que ce n’est pas bien de tuer quand il s’agit d’un musulman et que pour les autres ce n’est sans doute pas aussi grave, et que d’ailleurs (le verset suivant) les non-musulmans s’exposent aux pires châtiments ! Faut-il que le reste du Coran soit pire ?

Pour conclure et tant qu’on est dans la pantalonnade, citons ce petit extrait du fameux Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signée en février 2019 par le Pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb :

« De même nous déclarons – fermement – que les religions n’incitent jamais à la guerre et ne sollicitent pas des sentiments de haine, d’hostilité, d’extrémisme, ni n’invitent à la violence ou à l’effusion de sang ».

Ce serait drôle si ce n’était pas si triste.

La pornographie, pas chez moi ?

Ingénieur de formation, Joseph-Marie Rouvière est l’auteur d’un site de plus en plus visité (1500 téléchargements à ce jour) : https://ensortir.fr/les-filtres-qui-marchent.

Soutenu par l’association Stop au porno, il alerte sur la nécessité d’installer des protections efficaces sur les ordinateurs et smartphones… Il a été interrogé sur Notre-Dame de Chrétienté :

Monsieur Rouvière, qu’est-ce qui vous a lancé dans cette entreprise considérable, fruit de 3 années de travail ?

Un triple constat :

1) La pornographie est très largement répandue dans les milieux catholiques pratiquants, toutes tendances confondues…La moitié des jeunes catholiques pratiquants de 15 à 17 ans ont déjà surfé sur un site porno…Il y a encore un nombre étonnant de parents qui s’imaginent que « leur enfant n’est pas concerné ». Et contrairement aux idées reçues, la pornographie touche également de plus en plus de filles et de femmes. Les personnes qui sont le plus réservées à aborder ce sujet se révèlent bien souvent aussi atteintes que les autres, voire plus…

2) La plupart des parents de ces jeunes ont plus de 40 ans. Un père de 40 ans en 2020 avait 15 ans en 1995, et à cette époque, internet n’avait pas encore pénétré dans les foyers, et encore moins le smartphone…Ces parents ne sont donc pas conscients du surcroît de difficulté que rencontrent aujourd’hui leurs enfants pour rester purs – particulièrement les garçons…Ces parents ne savent pas ce que c’est que de traverser les difficultés propres à l’éclosion de la sexualité en ayant à disposition des millions de photos et vidéos pornographiques.

3) De plus en plus d’adultes, également fragilisés par la facilité d’accès à la pornographie, ont besoin de se protéger eux-mêmes en installant des applications fiables.

Que faire alors ?

Pour les adolescents, la première des protections est une éducation à la vie affective et sexuelle. De nombreux jeunes ne reçoivent toujours pas d’aide de leurs parents.

La deuxième protection concerne autant les adultes fragiles que les jeunes, elle est technique, et c’est l’objet de mon étude : quels filtres installer ?

Les parents ont le grave devoir d’installer des filtres. Peut-on laisser son enfant dormir dans une chambre où il y a des bandes dessinées pornographiques à côté d’autres B.D. innocentes ? Eh bien, si vous laissez à un jeune un smartphone sans filtre, ce n’est pas l’accès à quelques B.D., mais à des millions de photos et de video pornographiques…Si ça, ce n’est pas grave, qu’est-ce qui l’est ?

N’existe-t-il pas déjà des sites comparables au vôtre ?

De nombreux sites proposent des solutions, mais on voit que les testeurs n’ont pas fait leur travail sérieusement et la plupart des contrôles parentaux présentent des failles faciles à trouver pour un jeune d’aujourd’hui.

Par exemple, Qustodio, réputé un des meilleurs, est en fait très facile à faire sauter sur un smartphone, sans compter que sa proportion de sites pornographiques bloqués n’est pas pleinement satisfaisante…

Autre exemple : l’application 4teens, pourtant lancée à grand renfort de publicité dans les revues familiales, se révèle inopérante.

Certains disent en effet qu’aucun filtre n’est efficace à 100 % et que donc cela ne sert à rien de mettre des protections ?

C’est une fausse excuse qu’on se donne pour céder au laxisme suicidaire en la matière…et ce raisonnement ne prend pas en compte une donnée psychologique : si une personne fragile doit passer plusieurs minutes pour trouver un contournement possible au filtre, sa conscience peut la travailler pendant ce temps-là. Alors que s’il n’y a pas de protection, il suffit d’un instant d’acquiescement à la tentation, et d’un clic, pour arriver à des images qui, par leur aspect envoutant, lui rendront difficile le fait de s’arrêter et de faire marche arrière.

Y a-t-il donc des programmes efficaces ?

Après avoir testé nombre de programmes existants, je recommande sans hésiter Boomerang parental control sur les smartphones, et Forticlient sur les ordinateurs. On peut télécharger sur le site des fichiers pdf expliquant comment installer ces applications.

Un mot de conclusion ?

3 règles d’or :

1) l’ordinateur doit être dans un lieu public (salon…) où on est vu de tous. Eviter de prêter la tablette qui peut être emmenée en chambre. La meilleure protection reste le regard d’autrui…

2) Par un mot de passe d’accès à l’ordinateur/tablette, rendre impossible aux personnes fragiles d’aller sur internet sans personne à côté.

3) Si un adolescent a vraiment besoin d’un téléphone, lui en donner un à touches, et non un smartphone.

Addendum :

Stop au porno va publier prochainement un livre sur les filtres contre la pornographie, en partenariat avec ensortir.fr

Il y a 227 ans, la république noyait 90 prêtres à Nantes

Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Des milliers de personnes, suspectes aux yeux de la République (prisonniers politiques, de guerre, de droit commun, gens d’Église…), ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier.

Et tout cela a commencé avec des prêtres pour “tester” le procédé ignoble d’exécution. C’était le 16 novembre 1793 :

Pour se faire la main, l’envoyé de Paris, chargé de mettre fin à la révolte vendéenne par tous les moyens, commence avec 90 prêtres réfractaires emprisonnés à Nantes. Il demande à son bras armé, l’adjudant général Guillaume Lamberty, et à ses hommes, la compagnie Marat, de les noyer dans la Loire, le « fleuve républicain » (…) Ces prêtres emprisonnés sont au nombre de 90. Pour certains, cela fait plusieurs mois qu’ils ont été arrêtés pour avoir refusé de prêter le serment de la constitution civile du clergé (…)

La veille, le 15 novembre, il a demandé au commandant chargé de la surveillance des prêtres de supprimer toute garde cette nuit-là afin qu’il n’y ait pas de témoins de la noyade. Il fait même preuve d’un machiavélisme admirable en faisant croire aux prisonniers qu’ils seront emmenés la nuit suivante au château de la Musse et leur recommande donc de déposer entre les mains du commandant tous leurs objets précieux qui leur seront rendus une fois arrivés dans leur nouvelle prison (…)

S’attendant à être transférés, les prêtres ne s’alarment pas outre mesure en les voyant arriver. Ils obéissent sagement quand on leur demande de monter deux par deux sur le pont. Ils sont fouillés, dépouillés des objets de valeur conservés sur eux. On leur demande même de retirer leurs vêtements et leurs chaussures. Ils sont alors liés à deux, puis jetés à l’intérieur de la gabare. Le transfert se fait dans le calme. Les prêtres ne se doutent pas du sort funeste qui les attend. Il n’y a que le curé de Machecoul qui s’inquiète en voyant sur le fond du bateau des pierres plates et blanches cachant des trous. Voyant de l’eau s’infiltrer, il conseille à ses voisins de se donner l’absolution l’un à l’autre. Ainsi font-ils (…)

L’eau envahit la cale, où les prêtres, commençant à se rendre compte qu’ils vont bientôt rencontrer le Créateur, se mettent à hurler de désespoir, à supplier pour qu’on leur porte secours (…) Bientôt, les cris s’évanouissent. Le calme est revenu sur la Loire (…)

La méthode de la « déportation verticale » a prouvé, malgré quelques imperfections, son efficacité. Jean-Baptiste Carrier décide de l’appliquer à grande échelle pour se débarrasser des milliers de Vendéens qui encombrent la prison de la ville. Entre les derniers jours de 1793 et février 1794, de 1 800 à 4 800 victimes disparaissent dans la Loire.

 

 

Le quotidien La Croix a-t-il (encore) oublié sa vocation ?

Nous sommes malheureusement habitués. Ce quotidien semble gêné d’être catholique. Le lendemain de manifestations de milliers de fidèles catholiques réclamant le retour des messes, évènement assez unique dans l’histoire des catholiques en France, le quotidien préfère faire sa une sur la démographie mondiale…

Isabelle de Gaulwyn, rédactrice en chef de La Croix, s’en est même pris sur twitter à ces catholiques qui manifestent, allant jusqu’à les opposer aux soignants. Faire ainsi le lien entre des catholiques qui manifestent dans le respect des gestes barrière et la problématique du tri des malades (qui n’existe pas à ce stade) est obscène de sa part. Prend-t-elle le métro pour aller travailler ou a-t-elle la chance de télétravailler ?

Dans un article publié sur son blog, elle semble préférer pouvoir fêter Noël en famille (déguster du foie gras, c’est cela ?) plutôt que de communier, de recevoir l’Eucharistie chaque dimanche.

Nous souffrons tous de ne pas avoir accès à l’Eucharistie. Nous souffrons parce que nous avons des proches qui sont morts. Parce que nous ne pouvons plus voir aussi facilement nos aînés. Nous souffrons pour notre vieille voisine, qui s’est vu, du jour au lendemain, sans plus de possibilité de vie sociale. Nous souffrons pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, stagiaires, apprentis, demandeurs d’emploi à vingt ans, et qui font cette difficile expérience d’un monde qui ne répond pas à leurs sollicitations. Nous souffrons pour celui qui a perdu son job de serveur, ou de femme de ménage en hôtellerie. Nous souffrons aussi pour les soignants dans les services de réanimation, qui redoutent de devoir trier les patients, et regardent les manifestations pour la messe avec sans doute un peu d’amertume. Nous avons tous intérêt à ce que la circulation du virus diminue, que nous soyons ou nous catholiques, pratiquants ou non. Nous voulons pouvoir fêter Noël ensemble, et nous retrouver dans les églises. Alors, sachons raison garder.

Mais elle se garde bien de nous expliquer pourquoi les évêques ont attaqué le gouvernement au Conseil d’Etat et pourquoi ils vont rencontrer le ministre de l’intérieur aujourd’hui…

Ces célébrités qui recourent aux mères porteuses

Trafic de bébés pour des personnes qui veulent des enfants à la carte :

Françaises, Français, ayez confiance dans le nouvel ordre sanitaire. Pastiche

Toute ressemblance avec divers discours du Maréchal Pétain en 1940/1941 ne serait que le fruit d’une intention maligne qu’il faut dénoncer au plus vite à la junte sanitaire qui gouverne la France.

Françaises, Français,

J’ai des choses graves à vous dire. De plusieurs régions de France, je sens se lever depuis quelques semaines un vent mauvais.

L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes. L’autorité de mon gouvernement est discutée ; les ordres sont souvent mal exécutés. Nos difficultés intérieures sont faites surtout du trouble des esprits, de la pénurie des places en réanimation et de la raréfaction des produits sanitaires.

Le trouble des esprits n’a pas sa seule origine dans les vicissitudes de notre politique sanitaire. Il provient surtout de notre lenteur à reconstruire un ordre sanitaire nouveau, ou plus exactement à l’imposer.

Sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne, pour atténuer son malheur. Et à mon âge, lorsqu’on fait à son pays le don de sa personne, il n’est plus de sacrifice auquel l’on veuille se dérober ; il n’est plus d’autre règle que celle du salut public.

En ces heures douloureuses. Je pense aux malheureux en réanimation, qui dans un dénuement extrême, encombrent nos hôpitaux. Je leur exprime ma compassion, et ma sollicitude.

C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut se reconfiner. Le premier devoir de toutes les Françaises et de tous les Français est d’avoir confiance. C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité de la république – dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen et global que j’entre, aujourd’hui, dans cette voie du reconfinement. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que M.Castex préside avec brio, durant ces dures épreuves, et fassent taire leur angoisse pour n’obéir qu’à leur foi dans le destin de la République.

Je ne serais pas digne de rester à votre tête si j’avais accepté de répandre le sang des Français pour prolonger le rêve de quelques Français mal instruits des conditions de la lutte sanitaire et irrespectueux des gestes barrière.

Vous avez souffert, vous souffrirez encore. Beaucoup d’entre vous ne retrouveront pas leur métier ou leur maison ou leur commerce indépendant. Votre vie sera dure. Ce n’est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. La santé, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours.

C’est à un redressement sanitaire que, d’abord, je vous convie. Françaises, Français, vous l’accomplirez et vous verrez, je vous le jure, une république neuve sortir de votre ferveur. C’est vers l’avenir que désormais nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau sanitaire commence.

Notre situation sanitaire est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice pendant le premier confinement a édifié. Aujourd’hui, c’est de vous-mêmes que je veux vous sauver.

A tous ceux qui attendent aujourd’hui le salut de la république, je tiens à dire que ce salut est d’abord entre nos mains. N’espérez pas trop de l’État. Il ne peut donner que ce qu’il reçoit. Comptez, pour le présent, sur vous-mêmes et, pour l’avenir, sur vos enfants dressées au confinement.

Cette collaboration à un meilleur respect du confinement doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d’agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant.

Un long délai sera nécessaire pour vaincre la résistance de tous ces adversaires de l’ordre sanitaire nouveau, mais il nous faut, dès à présent, briser leurs entreprises, en décimant les complotistes et surtout le Professeur Didier Raoult. Si les Françaises et les Français ne comprenaient pas que la France est condamnée, par la force des choses, à changer de régime sanitaire, de pratiques sociales, de pensées et de civilisation, elle verrait s’ouvrir devant elle l’abîme.

Ainsi, dans un avenir lointain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos malades. Ainsi pourraient être assouplies les conditions du confinement et facilités les conditions de contrôle policier, l’administration précautionneuse et envahissante, le ravitaillement du territoire et l’autorisation de manifester et de pratiquer son culte.

Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père. Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef.

Suivez-moi. Gardez confiance en la république sanitaire éternelle. Rappelez-vous ceci : un pays malade, s’il se divise, est un pays qui meurt ; un pays guéri et sain, s’il sait s’unir, est un pays qui renaît.

“Vous savez que, dans la presse, il y a beaucoup de chose qui ne sortent pas, malheureusement !”

Au dernier conseil municipal de Perpignan, un conseiller municipal d’opposition, après avoir averti le maire que la cathédrale de Perpignan n’était gardée que par le sacristain, a enchaîné par cette histoire :

“Je signale, que hier, l’église St Martin dont on célébré le centenaire de la première pose, était ouverte. Je vous signale que depuis 3 mois, qu’il y a des indiciplinarités, une agression sexuelle, du vol de matériel à l’intérieur de l’église, et qu’une bande de jeunes qui font des prières musulmanes à l’intérieur, qui ont interdit un sacrement catholique, les prêtres sont allés voir le maire adjoint, ces prêtres demandaient des caméras à l’extérieur, et le maire adjoint leur a répondu (alors moi, je n’étais pas présent à cette réunion, la réponse m’a étonné) , les caméras, ça ne sert à rien . Donc, je crois qu’il faut répondre à l’inquiétude de ces paroissiens de l’église St Martin, de ce quartier. Parce que les exactions durent depuis trop longtemps, il faut mettre un terme!”

Réponse de Louis Aliot :

“Ce que vous dites est effectivement trés grave, d’ailleurs je ne l’ai pas lu dans la presse, j’aurais aimé lire mais…”

Le conseiller, reprend :

vous savez que dans la presse, il y a beaucoup de chose qui ne sortent pas, malheureusement!

Voici un article de L’Indépendant concernant cette église de Perpignan :

Yann Barthès et Quotidien : narcissisme et délation

L’Observatoire du journalisme consacre une brochure à Yann Barthès et son émission Quotidien (chaîne TMC, groupe TF1), emblématique d’une époque, d’un style :

La morgue, le vide, le faux, le tout au carré et au cube. Et avec succès auprès d’une partie non négligeable d’un public jeune qui avale sans broncher le catéchisme libéral libertaire. Cette doxa est assénée de manière systématique quitte à faire avaler aux fidèles une marchandise avariée.

En une trentaine de pages, les méthodes de l’émission sont décryptées et montrent qu’il ne s’agit pas là de journalisme, mais d’idéologues :

Beaucoup de morgue et d’anti-professionnalisme déconnant, une bonne dose d’inculture et de narcissisme, un bruit blanc intellectuel continu doublé de ricanements : voici le cocktail racoleur de Quotidien, derrière lequel pointe un goût prononcé de propagande et le vieux sel de la délation française.

Le pape et la Médaille miraculeuse

Alors que nous célébrons les 190 ans des apparitions de la Vierge à sainte Catherine Labouré, le Pape a lancé le 11 novembre un pèlerinage marial en Italie en bénissant une statue de la Vierge à la médaille dans la salle clémentine. Pour commémorer, nous aussi, ce grand anniversaire, nous pouvons toujours nous inscrire à la neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse en cliquant ici.

En quête d’esprit : Un regard chrétien sur le blasphème

Aymeric Pourbaix reçoit le père Cédric Burgun, canoniste, l’abbé Albert Jacquemin, historien, Victor de la chaîne YouTube “Le catho de service” et Véronique Jacquier :

 

La commissaire européenne Ylva Johansson : “L’islam n’est pas une menace pour l’Europe”, “il faut lutter contre l’extrême-droite”

La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a déclaré vendredi que l’islam n’est pas une menace pour l’Europe, suite à une réunion virtuelle sur la lutte contre le terrorisme.

Ylva Johansson a déclaré à l’agence de presse suédoise TT, au terme de la réunion, que l’islam et la migration ne représentent pas une menace pour l’Europe et que c’est contre le fanatisme extrémiste qu’une lutte doit être menée.

“L’islam n’est pas une menace. La religion n’est pas une menace. Les terroristes sont une menace. Il faut lutter contre les extrémistes qui ont une apparence islamiste et l’extrême-droite. La migration n’est pas non plus une menace pour l’Europe”.

La commissaire a critiqué l’idée de former les imams conformément aux valeurs européennes.

“Je ne pense pas que la formation des leaders religieux s’inscrive dans le cadre des compétences de l’UE”.

Un lecteur me signale un détail photo intéressant concernant cette commissaire. Qu’en pensez-vous ?

Persécuté pour son documentaire Hold Up, Pierre Barnérias répond à ses détracteurs

Sur Twitter :

Bonjour à tous

Tout d abord un immense merci de toutes vos marques de soutien notamment de mes anciens confrères qui ont pu voir le film. Je vais répondre point par point à toutes les accusations dont il fait l’objet.

J’ai du arrêter 2 autres sujets en cours pour tenter de comprendre pourquoi on n avait toujours aucune réponse sur l’affaire du Lancet sur le classement de la Chloroquine en substance vénéneuse sur l’origine du virus etc… .

J’etais sur un autre sujet que j’ai du arrêter en juin car trop agacé de n’avoir aucune réponse à trop trop de questions. J’ai fait ce film en un temps record moins de 4 mois et il était destiné aux Cinémas dernier espace de liberté d’expression selon moi et ça se confirme par cette censure abjecte. Alors oui il doit y avoir des coquilles ici ou là mais qui ne remettent en rien toutes les infos du film qui sont des faits et des propos de personnes compétentes ds leur domaine.

Ma seule intention était de proposer enfin un autre son de cloche sur la gestion de cette épidémie et d ouvrir le débat. Nous avons envoyé le film à tous les participants 5 jours avant. Ce sont pour la plupart des scientifiques ou des personnalités reconnues dans leur domaine. Nous avons eu aucun retour négatif de leur part. Que 2 d’entre eux décident de ce désolidariser de ce film témoignent juste de la puissance et de la force de déstabilisation que représentent ces média qui dépendent tous d’intérêts privés.

J’ai fait ce film en toute bonne foi et juste pour repondre à une carence d’infos et une manipulation assez grotesque de l’opinion publique.

Selon le journaliste indépendant Didier Maïsto, Pierre Barnérias, réalisateur de Hold Up, vit un véritable enfer : menaces, documentaire éjecté de toutes les plateformes, argent bloqué…

Voici le documentaire, un peu long, mais terrible quant à l’instrumentalisation de la peur :

 

Vous pouvez également aller regarder sur cette chaîne Youtube les différentes interventions, en version “grand format, de chaque personne, dont des extraits sont présents dans le film. Sont déjà disponibles celles du Dr Perronne et d’Ariane Bilheran.

Journée nationale de la trisomie 21

A l’occasion de la journée nationale de la Trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune relaie la campagne de l’association canadienne Choice 42. Ces vidéos à l’humour décalé dénoncent l’eugénisme de la Trisomie 21, en pointant les faux arguments compassionnels qui justifient l’avortement des personnes handicapées. 

Les mots bien choisis et les raisonnements employés pour soulager la conscience de notre société moderne qui élimine des êtres imparfaits, ne peuvent dissimuler la violation délibérée du respect sacré de la vie humaine.

Employant un style et un ton subtil, les actrices de cette campagne démasquent l’idéologie, le mensonge et la violence qui trament les fondements et la réalité de l’avortement.

La Fondation Jérôme Lejeune qui assure au sein de sa consultation le suivi de plus de 10000 patients dont la plupart sont porteurs de trisomie 21, dénonce l’élimination de 97 % des enfants trisomiques détectés avant la naissance. Elle appelle le monde à un sursaut d’humanité dont la grandeur se mesure à l’accueil qu’elle réserve aux plus faibles et aux plus vulnérables de ses membres.

Qui sont les 13 nouveaux cardinaux ?

Eglise universelle : Qui sont les 13 nouveaux cardinaux ?

Le 28 novembre prochain seront créés 13 nouveaux cardinaux. A l’issue de ce consistoire, le pape François aura nommé la majorité des membres du futur conclave. Monsieur l’abbé Barthe présente le profil et la personnalité de ces nouveaux cardinaux. Il précise également ce que ces nominations disent des orientations majeures du pontificat et des priorités du Souverain pontife.

Eglise en France : Il y a cent cinquante ans, le concile Vatican I

L’anniversaire du concile Vatican I a donné lieu à très peu de commémorations, cérémonies, publications ou colloques. François Hoffmann, journaliste à “Monde et Vie”, rappelle quelles étaient les intentions de Pie IX en convoquant ce concile. Il précise le sens et le contexte de la constitution Pastor aeternus qui définit le dogme de l’infaillibilité pontificale.

Eglise en Marche : Les tempéraments

Président de l’Action Familiale et Scolaire, Yves de Lassus, présente une plaquette que vient de publier son association sur Les Tempéraments. La classification des comportements en quatre tempéraments définis par Hippocrate : bilieux, sanguin, mélancolique et flegmatique, puis sortis de l’oubli et vulgarisés par l’abbé Brucciani, s’avère un outil particulièrement efficace pour les éducateurs et tous ceux qui ont à gérer des relations humaines.

Censure contre les pro-vie aux Etats-Unis?

Joe Biden n’est pas encore élu président, mais certains de ses projets sont déjà inquiétants. Nos amis de Life Site News viennent de signaler qu’au nom de la “lutte contre la haine” et de la lutte contre le harcèlement en ligne, l’équipe de Joe Biden pourrait mettre en oeuvre une censure sans précédent aux Etats-Unis, touchant particulièrement les pro-vie (qui, c’est bien connu, sont “haineux” et “harcèlent” les femmes!).

L’Etat laïciste tente une troisième spoliation des catholiques

Voici le discours de notre ami Jérôme Triomphe, avocat de Vincent Lambert, de l’AGRIF, et accessoirement, à l’occasion (qui arrive plus souvent que nous ne le souhaiterions!) de votre blogue préféré, lors de la manifestation pour la liberté du culte à St Maur des Fossés.

 

Catholiques de France !

Vous connaissez la situation :

1- Le gouvernement nous a interdit de nous rassembler dans nos églises que l’Etat nous a déjà volées deux fois en 1790 et en 1905.

Au mépris de la laïcité, ce gouvernement a décrété que les funérailles étaient plus importantes que la communion eucharistique.

Ce 7 novembre, le Conseil d’Etat a validé cette interdiction d’assister à la messe dans nos églises contrairement aux avis du conseil scientifique.

La liberté fondamentale du culte a été rabaissée en dessous de la liberté de manifestation qui, elle, reste autorisée.

Le culte ne peut même être exercé qu’à titre accessoire à une autre activité au hasard d’un déplacement. Voilà ce qui est écrit.

La liberté fondamentale du culte n’est plus qu’un mot vide de sens

Au nom de la nouvelle dictature sanitaire, le gouvernement exige

que des millions de parents accompagnent des millions d’enfants dans les écoles,

que les entreprises restent ouvertes pour faire rentrer les impôts,

que les parisiens se collent les uns aux autres dans le métro dans l’air le plus pollué de France

et que l’on puisse continuer à faire la queue dans les tabacs pour acheter ses cigarettes au nom de la santé publique !

Ils ont même prévu la réouverture des téléskis, c’est dans le décret !

On peut courir par milliers sur les bords de marne ou de Seine,

on peut se presser par centaines dans les magasins et aller dans une jardinerie s’acheter un barbecue ou une plante verte à l’heure de la messe pendant que nos petits commerçants crèvent la bouche ouverte dans l’indifférence gouvernementale.

Mais passer 1h par semaine à la messe masqués et séparés, cela leur est insupportable !

2- Le précédent ministre des cultes avait tenté de nous expliquer dans un français approximatif qu’on pouvait regarder la messe à la télé et que pour le reste on n’avait qu’à prier individuellement.

Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, que cela revenait à prétendre faire du vélo en regardant le tour de France.

Nous avons essayé de lui expliquer, en vain, ce qu’était un sacrement et que la communion eucharistique était la nourriture de notre âme.

Nous avons essayé de lui expliquer que lorsqu’on avait regardé top chef à la télé, on n’était pas rassasié. Pire, que cela nous donnait faim.

Le nouveau ministre chargé des cultes vient de récidiver en nous menaçant de nous envoyer les forces de l’ordre : après avoir justifié l’interdiction de la messe il a proféré que « la vie est plus importante que tout »!

Non, pas vous !

Pas l’Etat qui s’est acharné à la mort de Vincent Lambert !

Pas l’Etat promoteur de l’avortement de millions de petits d’hommes arrachés du sanctuaire que devrait être le ventre de leur mère !

Pas ce gouvernement d’une majorité qui a étendu la mort des enfants pour détresse psychosociale jusqu’à 9 mois moins 1 seconde !

Alors si, M. le ministre, pour tous les croyants, il y a plus important que la vie terrestre, même si en réalité nous en sommes les meilleurs et les plus ardents défenseurs !

Le plus important pour nous, c’est la vie divine en notre âme ici-bas car sinon nous ne sommes que des cymbales retentissantes.

Le plus important pour nous, c’est la vie éternelle !

Car à quoi sert à l’homme de gagner tout l’univers s’il vient à perdre son âme ?

Ils ont refusé de nous écouter parce qu’ils ne savent rien, ne comprennent rien et en réalité nous méprisent.

3- La vérité, c’est que les catholiques, ça ne leur fait pas peur.

Mêmes les Français ne leur font pas peur puisque le Premier ministre a osé dire qu’il n’entendait pas nous « lâcher la bride », comme si nous étions des animaux qu’il pouvait diriger à sa guise sous le joug de l’arbitraire d’Etat.

Ainsi, enhardis dans leur mépris de la religion et de la liberté, ils ont franchi un pas supplémentaire dans une grossière et stupéfiante répression antireligieuse.

Alors que l’article 3 du décret du 29 octobre nous permet de manifester, à la seule condition de justifier que nous respectons les mesures sanitaires, les préfets de France ont reçu des consignes d’interdiction maximum.

Ils ont prétendu au mépris de la jurisprudence que prier ou dire la messe sur la voie publique ne relevait pas d’une manifestation déclarée.

Comme si l’Etat avait le droit de juger des modes et des contenus des manifestations.

Plus de 40 manifestations ont ainsi été déclarées dans toute la France.

Ne parlons pas des préfectures qui gardent le silence au lieu de délivrer le récépissé de déclaration de manifestation qu’ils ont l’obligation de donner. Elles laissent ainsi illégalement les organisateurs dans l’incertitude et l’insécurité juridique, en cherchant à dissuader les manifestants qui n’en peuvent plus d’être verbalisés.

Dans d’autres cas, à Nantes, à Lyon, à Clermont-Ferrand, à Bergerac, à Paris, à Grenoble, à Strasbourg les interdictions tombent : les préfets du ministre chargé des cultes prétendent interdire toutes prières et ne permettre que des manifestations revendicatives. Au mépris du droit et de la laïcité !

Ceux qui avaient eu l’idée de manifester devant les portes des églises ouvertes où se célèbre une messe sans fidèles ont été déplacés sur des places sans églises.

Ceux qui avaient eu l’audace d’annoncer une manifestation revendicative de messes ou de prières ont été interdits.

A Nantes, le tribunal administratif vient de rejeter un référé-liberté au motif que, le culte étant interdit à l’intérieur, il doit donc être interdit à l’extérieur !

Ce n’est ainsi pas le prétendu risque de propagation du virus dans les églises qui est en cause, c’est le culte lui-même !

 

A Lyon, le préfet a convoqué l’organisateur. Il était 6 autour de la table pour lui dire : la simple présence d’un prêtre, c’est cultuel, donc ils prétendent l’interdire.

Un genou à terre, c’est cultuel et ils prétendent l’interdire. Mais quand c’est avec Black Lives Matters, c’est encouragé .

Quand l’organisateur leur a demandé si lire l’Evangile dans une manifestation était un acte cultuel, il y a eu des flottements et des discussions car ils n’étaient pas d’accord entre eux !

L’organisateur leur a même demandé s’il devait faire corriger son discours par le Préfet. Voilà où nous en sommes !

A Paris, avant qu’elle soit définitivement interdite, devait se tenir cet après-midi une manifestation de prières devant St Sulpice.

Vendredi, le Préfet a dit : je vous interdis je cite : « tout caractère religieux : pas de prières, pas de chants, pas de messe », et, tenez-vous bien : « pas de signes religieux apparents » ! Mais de quel droit !

Tenez, pour le préfet de Paris, brandissez vos croix et vos médailles !

A Strasbourg, le Préfet a interdit de prier même en silence. Ces gens sondent maintenant les reins et les cœurs. Ils se prennent pour Dieu !

Alors par quel miracle avons-pu nous réunir ce jour ?

Au fait que le préfet a conditionné notre manifestation au fait que nous ne récitions pas de prières !

Du droit indu et abusif du plus fort.

Et vendredi, le ministre prétendument chargé des cultes vient de menacer les évêques de France : prier dans la rue serait non seulement une contravention au décret mais une atteinte grave à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat ! Mais savent-ils seulement de quoi ils parlent ? Leur ignorance de la religion et du droit est abyssale et nous donne même une idée de l’infini : la laïcité ne s’impose qu’à l’Etat et à ses agents, pas aux religions Dieu merci !

4- Certains ont voulu croire à une laïcité apaisée mais c’est l’Etat qui, aujourd’hui, sous des prétextes sanitaires, veut imposer son laïcisme agressif à la religion.

Ces prétentions actuelles de l’Etat ne doivent pas nous leurrer : il tente, par touches, avec la complicité de médias incultes, de faire passer l’idée folle que la laïcité interdirait toute expression religieuse ailleurs que dans le domaine privé ou au fond des sacristies.

Cette prétention nouvelle est totalitaire !

Si on ne s’y oppose pas, la prochaine étape, ce seront les processions et pèlerinages qui seront interdits. Ça leur est insupportable ! Et après ? Si la laïcité doit s’appliquer un jour à la religion, l’Etat ne sera-t-il pas tenté un jour d’imposer la conformité de la doctrine et de la morale naturelle aux lois de la République ?

5- Ce totalitarisme laïciste et antireligieux est gravissime mais ne doit pas nous étonner.

N’oublions pas les leçons de l’histoire.

En 1790, l’Etat a volé les biens temporels des catholiques, fruit du travail et des sacrifices de générations de nos ancêtres qui ont irrigué les sillons de la terre de France de leur sang et de leur labeur.

Ils ont permis de faire pousser ces magnifiques églises et cathédrales qui élancent leurs flèches vers le Ciel comme pour rappeler à ces ministres sans Dieu que la vie n’a qu’un temps.

115 ans plus tard, en 1905, le même Etat a volé ce qui restait de biens temporels aux catholiques. Il a persécuté les congrégations religieuses en les expulsant de France. Il a brisé les portes des églises, ouvert les tabernacles et fait l’inventaire des calices et ciboires qui nous appartenaient pour décider ce qu’il saisirait à son profit.

Mais 115 ans plus tard à nouveau, en 2020, ce sont les seuls biens spirituels qui nous reste qu’on nous arrache désormais. Nous assistons à la troisième spoliation des biens des catholiques.

Mais à l’inverse des biens temporels sous cadastre, ces biens spirituels sont inscrits dans les grands registres de nos âmes et cautionnées dans le grand livre des hypothèques de Dieu. Alors ces biens, ils n’ont pas le droit de nous les prendre !

En 1905, les catholiques s’étaient levés pour protéger leurs églises dans lesquels l’Etat prétendait entrer pour procéder aux inventaires.

En 2020, les mêmes catholiques, fiers héritiers des catholiques d’hier, se trouvent devant ces mêmes églises dans lesquelles nous sommes inetrdits d’assister à la messe.

Alors oui, la liberté est un bien fragile à préserver et qui reste toujours à défendre pour revenir à la vraie laïcité, celle que nous as enseignée Jésus (prononcer son nom sur la voie publique, c’est interdit M. le Préfet ?) : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

C’est un Etat laïciste et antireligieux qui prétend désormais nous interdire de prier dans la rue, même en silence. Selon le mot de Clémenceau, qui avait au moins eu l’intelligence politique de mettre fin aux inventaires devant l’opposition des catholiques : « rendez à César ce qui est à César et tout est à César ».

5- Et bien nous ne l’acceptons pas !

Un droit, ça ne se négocie pas, ça se revendique !

Rendez à Dieu ce qui est à Dieu !

Rendez-nous la communion au corps du Dieu vivant !

Rendez-nous ce qui nous appartient !

Et reprenons ensemble ce cri qui sonne dans tout le pays de France et qui résonne de ville en ville comme l’écho de notre colère, de notre espérance et de notre détermination :

Rendez-nous la messe !

Un événement cultuel n’est en rien interdit sur la voie publique

Contrairement à ce que qu’écrit la Préfecture de police de Paris, pour interdire la manifestation de ce dimanche devant Saint-Sulpice :

Quand on organise un pèlerinage, une procession de la Sainte-Vierge ou de la Fête-Dieu, un Chemin de Croix…, on déclare bien une manifestation sur la voie publique. Mgr Malle rappelle cette évidence :

L’Etat doit rester à sa place et s’occuper d’ordre public (et de la sécurité qu’il assure de moins en moins) et laisser les catholiques gérer la nature de leurs manifestations.

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