Les catholiques de Draguignan sont en colère, monsieur le Premier Ministre !
A l’appel des AFC de Draguignan, entre 100 et 200 fidèles catholiques se sont rassemblés dimanche 15 novembre à 16h00 pour manifester leur colère contre l’interdiction des messes. Plusieurs discours ont ponctué ce rassemblement familial après qu’un chapelet ait été prié avec l’accord des autorités locales.
Voici des extraits d’un des discours prononcés :
“A Nice, le 29 octobre dernier, le terrorisme s’en est pris à la liberté de culte comme il l’avait fait a Saint-Etienne du Rouvray le 26 juillet 2016. Aucune célébration religieuse n’est une offense dans une république laïque qui respecte la religion pour ce qu’elle est : l’expression d’une conviction intime, et qui en garantit la pratique pour ce qu’elle est : l’exercice d’une liberté fondamentale. Sur cette liberté, le République ne transige pas“.
Ce discours n’est pas celui d’un évêque ou d’un curé, ce discours est le vôtre monsieur le Premier Ministre (…) alors que vous aviez interdit nos messes depuis cinq jours. Votre cynisme n’a donc pas de limites ? De qui vous moquez-vous ?
Non, ce n’est pas le terrorisme qui s’en est pris à la liberté de culte, c’est vous ! Le terrorisme tue les corps, vous vous tuez les âmes, en refusant qu’elles soient nourries par le culte, le plus haut, le plus précieux, le plus nécessaire, le plus vital qui soit : celui du Saint Sacrifice de la Messe ! Si les terroristes islamistes sont les terroristes du corps, vous êtes les terroristes des âmes ! Or, elles sont plus précieuses pour nous que notre vie même. C’est sous les fascismes et les dictatures que les gouvernements s’en prennent à la vie spirituelle. Au pays des Droits de l’Homme, nous exigeons les droits de l’Ame !
“Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne” (Matt 10,28)
Nous sommes en colère, monsieur le Premier Ministre !
Comment pouvez-vous décider pour nous de ce qui est nécessaire et de ce qui est ne l’est pas ? Vous ne pouvez ignorer les milliers de martyrs des premiers temps de l’Eglise, ou encore ceux e la Révolution, qui ont préféré prendre le risque de perdre leur vie plutôt que de renoncer à la Messe dans les catacombes. Ce n’est pas une amende de 135€ qu’ils encouraient, c’était la dent des lions, le grill, la flagellation, l’écartèlement, les torches vivantes et, une quinzaine de siècles plus tard, la guillotine. Et vous prétendez nous faire peur, nous menacer d’une amende, monsieur Darmanin, nous qui partageons la Foi et la ferveur de ces martyrs chrétiens et qui servons le même Dieu ? (…)
De quel droit, un gouvernement laïc – pour ne pas dire athée – peut-il décider si le culte dont il ne partage pas la Foi est nécessaire ou non ? L’interdiction du culte est une atteinte gravissime à la première de nos libertés, celle-là même pour laquelle vous affirmiez il y a moins d’un mois que la “République ne transige pas“.
Nous dénonçons une grave dérive vers une dictature, une dictature en marche, cachée (masquée, devrais-je dire!) derrière le soi-disant souci de santé…Mais quelle disproportion, entre d’une part les mesures gravement liberticides et arbitraires (pouvoir promener son chien ou se rassembler dans un centre commercial, et ne pas pouvoir se rassembler dans une église, c’est l’archétype de l’arbitraire !), mesures qui nous sont imposées à grand renfort de contrôles et d’amendes, et d’autre part une épidémie à la gravité discutable, qui tue essentiellement nos aînés au seuil de leur espérance de vie ! (…)
Ici à Draguignan, nous avons une histoire, nous savons tous que lors de l’épidémie de peste dans notre bonne ville, les habitants ne se sont pas confinés mais se sont réfugiés sous le manteau de Notre-Dame pour implorer sa protection et la ville a été épargnée (…)
L’Histoire de France nous rappelle aussi que jamais depuis la Grande terreur, et sa folie meurtrière, jamais la messe n’avait été interdite. pas même pendant l’Occupation, ni sous les bombes, ni même pendant l’épidémie de grippe espagnole (…)
Depuis trop longtemps nos gouvernants piétinent la famille, salissent le mariage, assassinent nos bébés, trafiquent la vie humaine, pervertissent nos enfants, et continuent de plus belle cette année alors que les français apeurés et sidérés sont assignés à résidence.
Les chrétiens en a assez de voir la Fille aînée de l’Eglise se vautrer dans la boue. Nous ne vous laisserons pas nous nous voler la Sainte Messe ! Nous ne lâcherons rien ! Si le gouvernement persiste à fouler aux pieds notre liberté de culte, il nous trouvera sur sa route, plus déterminés que jamais, et prêts à tout pour recouvrir nos droits ! Rendez-nous la messe !
Retour sur les manifestations de dimanche pour le retour des messes publiques
Ce dimanche 15 mai, les Montpelliérains, privés de messe publique par les oukazes du gouvernement En marche, ont tenu à exprimer leur légitime demande d’avoir accès à la liberté fondamentale d’assister à des messes. A cet effet, ils étaient plus de 150 venus paisiblement en famille sur le parvis de la cathédrale, après avoir préalablement déposé une déclaration en préfecture. L’homme ne vit pas que de pain et s’il faut rendre à César ce qui lui revient, il convient tout autant, voire plus, de rendre à Dieu son dû.

80 à 100 participants dimanche devant l’abbaye aux dames de Saintes :

Sud Ouest et France Bleu évoquent cette manifestation.
400 personnes à Angers :


Rouen :

Bordeaux :

4 organisateurs sont convoqués au commissariat. En cause, le principe de laïcité :
“Les policiers nous ont indiqué qu’un certain nombre de gestes ne respectaient pas le principe de laïcité. Je suis donc convoqué demain matin au commissariat.”
Villié-Morgon, dans le Beaujolais :


300 personnes à Saint-Maur, avec l’intervention de Me Jérôme Triomphe :


Et même @BFMTV s’intéresse à la manifestation de Saint Maur (Val de Marne) Plus de 300 personnes pour réclamer : #RendezNousLaMesse pic.twitter.com/HijNHzii2p
— Philippe Desmoulins-Lebeault (@PLebeault) November 15, 2020
Plusieurs centaines de personnes à Nantes malgré le temps exécrable :

Voici le texte qui a été lu :
D’aucuns veulent moins de maladie, d’autres veulent plus de pouvoir d’achat, et bien nous, catholiques, n’avons qu’une demande. Cette demande c’est le respect de ce qui se vit depuis près de deux millénaires dans notre pays : la messe. Nous voulons Dieu, nous voulons la messe ! Dieu n’est pas mort, Dieu ne mourra jamais. Pas en France, en tout cas ! L’honneur de la France, c’est d’assister à un office religieux. Et l’essence même du catholicisme c’est son caractère sacramentel, sa valeur réelle et physique. Dans le catholicisme, nous assistons à la messe, nous ne nous connectons pas en distanciel à une simple réunion dominicale. C’est pourquoi l’interdiction pour les croyants d’assister à la messe est en contradiction intime avec l’essence de notre Foi, et donc de la liberté de pratiquer notre culte. Car la messe, c’est un cœur qui bat, c’est l’âme des fidèles rassemblés pour louer leur Créateur et les tourner vers l’Eternité. La messe, c’est aussi l’âme de la France. Le salut du corps ne peut prévaloir sur celui de l’âme.
Laissez-nous le Bon Dieu ! Nous ne voulons pas d’un coup d’état de droit. Ne faites pas mentir le socle constitutionnel de notre République. Notre liberté de culte, c’est le fondement de notre culture, c’est notre fierté nationale. Cette liberté si chère à la France, liberté qui lui a permis de devenir un jour fille aînée de l’Eglise, est constitutive de notre patrimoine immatériel. La liberté de culte est la première de toutes les libertés, elle en est la souche autant que le point d’équilibre. Ni la peur d’être tués, ni celle de la maladie ne pourront nous en détourner. Chers amis, soyons fiers de notre foi séculaire, de notre tradition sacramentelle et surtout de ce trésor transmis de générations en générations depuis presque 2000 ans. Ce blanc manteau d’églises, ces voûtes ancestrales devraient donc cesser de faire résonner les cantiques et paroles liturgiques : nous ne nous y résoudront pas ! Chers amis, cher Clergé de Loire-Atlantique, nous nous unissons avec gravité et Espérance : que notre voix soit entendue, et portée jusqu’aux plus hautes chambres décisionnaires. N’ayons pas peur ! Soyons assidus dans la prière et à l’exemple de Don Bosco ou encore Saint Charles Borromée, soyons inventifs pour rendre un culte agréable à Dieu.
La liberté religieuse est la liberté fondamentale de toutes les autres libertés. La liberté du culte est consubstantielle à la liberté de conscience, comme aime à le répéter Monsieur Mélanchon. Une liberté fondamentale à une valeur constitutionnelle sur laquelle la République ne transige pas. La liberté de culte, enfin, est un bien essentiel. C’est pourquoi nous n’avons pas peur de le redire, aujourd’hui, paisiblement mais avec détermination : « N’ayons pas peur, le Christ a vaincu la mort ». Soyons forts et unis dans la foi, et vigilants dans la prière. Et dans l’attente de Noël, continuons de veiller.
Bergerac:
Le préfet a interdit la manifestation #PourLaMesse prévue à Bergerac ce dimanche matin.
Mais nous étions quand même présent malgré les menaces du ministre @GDarmanin et de sa #Police. #RendezNousLaMesse !– https://t.co/LRh4bDnfhg pic.twitter.com/L1Ef1k5z8g
— 𝕸𝖆𝖙𝖍𝖎𝖊𝖚 𝕸𝕲 𝕲𝕺𝖄𝕰𝕽 (@mg12gm) November 15, 2020
Bougival (78) :

Vannes :
Les cloches de la cathédrale de Vannes pour clôturer ce beau moment #pourlamesse @PourLaMesse @EmmanuelMacron vous n’empêcherez pas les croyants de prier ! pic.twitter.com/1XFvQmKCmB
— ن Beabeяt ن (@berdoeuves) November 15, 2020

Aix :
Une trentaine de fidèles de la FSSPX ont été verbalisés pour avoir osé participer à une “Messe hors-la-loi”.
Saint-Germain en Laye :


250 personnes à Bois-Colombes avec les interventions du président des AFC 92 et de Guillaume de Thieulloy :


Plusieurs centaines de personnes à Versailles parmi lesquelles le vicaire général du diocèse:


🔴Nouvelle mobilisation devant la Cathédrale Saint-Louis à Versailles, pour réclamer la levée de l’interdiction des messes publiques en raison du #confinement – #COVID19. À #Paris, les rassemblements sont interdits par la préfecture. #catholiques #PourLaMesse pic.twitter.com/JOlRENjlK0
— Charles Baudry (@CharlesBaudry) November 15, 2020
Dax
Environ 300 personnes (selon la police) à Rambouillet avec la présence de Jean-Frédéric Poisson :
#rambouillet ce soir « Réndez nous la messe » pic.twitter.com/3FyOL0oQS7
— christine Boutinن (@christineboutin) November 15, 2020
Environ 300-350 personnes à Tours :

Toulouse :

🇫🇷 FLASH – “On veut la messe” : des #catholiques se sont rassemblés devant la #cathedrale Saint-Etienne à #Toulouse. Une prière de rue a eu lieu. Ils réclament la possibilité de faire des #messes malgré le #reconfinement. (📹 Mediavenir) #COVID19france pic.twitter.com/qr2aMWtziS
— Mediavenir (@Mediavenir) November 15, 2020
Luçon avec Guillaume Bernard :


Discours de Guillaume Bernard : « Laissez-nous vivre ! »
Après être intervenu à Paris, devant l’église Saint-Sulpice, le vendredi 13 novembre, Guillaume Bernard a tenu ce discours lors d’un rassemblement pour la liberté de culte, en Vendée, devant la cathédrale de Luçon, le dimanche 15 novembre. En voici la teneur.
Chers amis, je viens vous apporter l’amicale salutation de nos frères réunis, vendredi dernier, à Paris, sur la place Saint-Sulpice et devant lesquels j’ai eu, comme aujourd’hui, l’honneur d’intervenir. Je ne parle, bien sûr, qu’en mon nom propre, mais je crois pouvoir dire, en notre nom à tous, que si c’est avec calme et sérénité que nous sommes ici rassemblés, toutes sensibilités unies, c’est aussi avec détermination. Depuis la semaine dernière, et tout au long de ce week-end, partout en France, nombre de nos compatriotes se sont rassemblés pour témoigner publiquement et prier… intérieurement puisque c’est une condition imposée par la Préfecture. Et, s’il le faut, si l’État reste insensible à notre juste demande, nous serons dans la terrible obligation morale de continuer à nous battre, d’une manière ou d’une autre. Dans le fond, notre revendication se synthétise en un slogan : laissez-nous vivre !
Malgré la déchristianisation, l’État sait que nous sommes une force avec laquelle il faut encore compter, parce que nombre de nos compatriotes, même non-pratiquants, ont encore en eux la fibre, les racines de la chrétienté. Quand l’État menace de verbalisation alors que les manifestations déclarées sont parfaitement légales, quand l’État interdit des rassemblements identiques au nôtre, comme celui de Paris ou de Grenoble prévus aujourd’hui, c’est qu’il cherche à intimider, c’est qu’il se doute que la mobilisation peut devenir grandissante, c’est qu’il subodore que la base ne se laissera pas impressionner par quelques personnes – mêmes quand elles sont ecclésiastiques, il faut bien le dire – qui la pousse à la résignation, c’est qu’il craint, véritablement, la convergence des luttes et que les parvis ne deviennent les nouveaux ronds-points de la contestation. Laissez-nous vivre !
L’Exécutif prétend défendre la vie. Mais, il ne cesse de l’étouffer : la vie économique, la vie sociale, la vie culturelle, la vie biologique de l’enfant à naître et, pour couronner le tout, la vie spirituelle. Il est, par conséquent, impérieux de lui rappeler que la vie ne peut être artificiellement réduite aux seuls besoins primaires et matériels. Laissez-nous vivre !
Que les hommes politiques ne croient pas est une chose. Qu’ils étalent sur la place publique leur ignorance de la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée et leur condescendant mépris pour la messe en est une toute autre. Elles les conduisent à un discours indifférentiste qui, dans le même mouvement, nie la spécificité du culte catholique et refuse de reconnaître la place éminente – ontologique – du christianisme dans l’identité de notre corps social. Notre démarche ne relève en rien de l’individualisme ou du communautarisme. Au contraire : elle est une exigence de justice sociale, de justice distributive diraient Aristote ou saint Thomas d’Aquin : que soit rendu à chacun son dû. Et donc au catholicisme sa place fondatrice, essentielle, dans l’existence de la France. Laissez la France vivre !
Parmi nous, personne ne nie la maladie et le fait qu’elle puisse être grave pour les plus fragiles. Mais, nous dénonçons l’incohérence des mesures gouvernementales qui succèdent à une série d’injonctions contradictoires depuis neuf mois. À qui fera-ton croire que l’on est plus contaminable ou plus contaminateur dans une église que dans les queues aux caisses des supermarchés ? L’interdiction des messes publiques, tant en plein air qu’à l’intérieur des églises, est une mesure disproportionnée et liberticide. Cela constitue un véritable scandale. Laissez-nous vivre !
La puissance politique outrepasse sa compétence et tend à devenir tyrannique quand elle prétend suspendre l’exercice d’une liberté relevant du droit naturel : la liberté de culte. En outre, il n’y a pas que la liberté des fidèles qui soit remise en cause. C’est la liberté même de l’Église qui est atteinte, la liberté religieuse au sens fort du terme, c’est-à-dire la liberté pour l’Église de dispenser les sacrements. Laissez l’Église vivre !
Si les catholiques n’adressent leurs prières qu’à Dieu et à ses saints, nous n’hésitons pas à envoyer une supplique au pouvoir politique, une supplique qui prend, tout particulièrement en Vendée, son sens et sa gravité : que l’État ne contraigne pas notre clergé à devenir réfractaire : que l’État ne condamne pas les fidèles catholiques à se rendre à des messes clandestines. Ne nous persécutez pas à nouveau. Laissez les catholiques vivre !
À ceux qui invoquent, à tort et à travers, l’obéissance, il est, semble-t-il, nécessaire de leur rappeler que celle-ci ne vaut que dans le cadre de la justice, qu’elle ne peut être exigée que par une autorité légitime, agissant dans son domaine de compétence et ordonnant quelque chose permettant la réalisation du bien commun, c’est-à-dire le bien qui coordonne celui du tout et celui des parties, le bien qui permet à tous de tendre vers leur finalité. Tous ceux qui veulent empêcher les catholiques de réaliser leur obligation morale d’assister à la messe, au moins une fois par semaine, perdent donc toute crédibilité. Laissez-nous vivre !
L’État n’a pas compétence pour décider de tout ; il n’est pas légitime pour déterminer ce qui serait essentiel et ce qui ne le serait pas. La messe, renouvellement non-sanglant du sacrifice du Christ, est l’essence même du catholicisme. Pour un catholique, l’assistance à la messe est donc non seulement un devoir moral, mais aussi une nécessité vitale. La messe est vitale pour chacun des croyants. Elle l’est aussi pour l’ensemble de la chrétienté et même de la création. Les catholiques ne peuvent pas faire le sacrifice de la messe – comme certains, pourtant, cherchent à les y contraindre – car la messe est, justement, le plus saint, le plus vivifiant le plus essentiellement vital des sacrifices. Que l’État cesse de violer nos consciences, que l’État cesse de brimer notre liberté de culte, que l’État cesse d’exiger ce qui ne lui revient pas. Rendez-nous la messe. Et, laissez-nous vivre !

Lyon :
Voici le discours prononcé :
Nous, catholiques, revendiquons le droit de vivre intégralement notre foi.
Assister à distance aux offices ne suffit pas. Nous croyons que Jésus, Fils de Dieu, s’est incarné pour nous sauver, qu’il est mort sur la Croix, qu’il est ressuscité, qu’il reviendra dans sa Gloire.
Nous croyons que la Messe est le renouvellement non sanglant du Sacrifice du Christ en croix.
Nous croyons que, lors de chaque messe, le sacrifice est actualisé.
En assistant physiquement à la messe, nous rencontrons le Christ en personne, sous l’apparence du pain et du vin.
Nul ne saurait ignorer le rôle social de l’Eglise dans notre pays, dont les racines et la culture sont judéo-chrétiennes. L’engagement social de l’Eglise est nourri par la vie sacramentelle de chaque catholique. Sans cette vie sacramentelle communautaire, il n’y a pas d’Eglise !
Rendons à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu. Sans oublier que Dieu est à l’origine de toute chose. Il donne le soleil et la pluie aux croyants comme aux non croyants.
C’est pourquoi nous revendiquons le droit de vivre notre foi.
Au même titre que la quasi-totalité des professionnels qui sont étouffés par des mesures dont les effets sont largement plus néfastes que bénéfiques à tous les égards.
Quelles que soient nos convictions personnelles sur le volet sanitaire de la crise actuelle, nous avons accepté, avec peine et responsabilité, d’appliquer un grand nombre de mesures prudentielles dans nos églises.
En interdisant l’assistance communautaire aux offices, le Gouvernement dépasse les bornes. Quelle que soit la réalité sanitaire de la crise actuelle, les mesures prises vont à l’encontre du Bien commun.
Il est évident que le Gouvernement, profite d’un prétexte sanitaire pour restreindre un peu plus nos libertés.
Le désastre socio-économique dans lequel ce gouvernement nous plonge est d’une gravité sans précédent.
Nous soutenons tous nos concitoyens, commerçants, artisans, entreprises de toute taille, que l’irresponsabilité En Marche est en train de tuer à petit feu ! Nous assistons impuissants à l’instauration d’une véritable tyrannie ! Car à l’évidence, Macron et sa bande ne servent pas le bien commun !
Non contente de saboter la famille, la Vie et l’éducation, la Macronie s’attaque désormais au culte, à la culture, au travail, au lien social qui font de nous des êtres de chair et d’âme !
Nous ne pouvons pas nous taire ! Nous ne nous soumettrons pas à ce gouvernement tyrannique qui outrepasse ses droits. Nous ne lâcherons rien, sur rien, car il en va de notre vie spirituelle que nous ne pouvons pas dissocier de notre vie physique.
STOP à la transhumance suicidaire de la France !

A Lyon #LiberteDeCulte pic.twitter.com/U0qqnJblU0
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020
Les Chrétiens à Lyon pour la #LiberteDeCulte
Alors que les grandes surfaces sont ouvertes le dimanche, les messes sont interdites !#Cathophobie ? pic.twitter.com/XtPZxxxShe
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020
A Lyon , les Chrétiens rassemblés pour demander la #LiberteDeCulte
Nous encourageons l’Eglise Catho et @diocesedelyon à avoir un discours fructueux demain avec @GDarmanin pour que vive la messe ! pic.twitter.com/J4jGtC0zDQ
— LautreMarc (@LautreMarc) November 15, 2020

St Malo devant la cathédrale St Vincent avec 250 personnes :

Une centaine de personnes à Senlis :

Communiqué d’un Collectif de citoyens catholiques soucieux de l’Etat de droit :
L’Oise a connu deux manifestations ce dimanche 15 novembre 2020 pour réclamer la liberté de culte interdite par le gouvernement.
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Compiègne et à Senlis avec comme simple mot d’ordre “Nous voulons la messe”, “nous voulons la liberté de culte”.
Alors que le Conseil d’Etat a reconnu à de nombreuses occasions la liberté de culte comme une liberté fondamentale, cette liberté a été interdite d’exercice par le Gouvernement.
Dans notre démocratie, il s’agit d’une nouvelle entorse à l’Etat de droit. De nombreux catholiques ont souhaité manifester à travers toute la France leur souhait du respect de cette liberté.
Ils espèrent sincèrement qu’une issue favorable sera trouvée lors de la rencontre du Ministre des Cultes, Gérald Darmanin, avec l’ensemble des cultes ce lundi à 10h30.
En effet, l’Eucharistie est le coeur de la Foi des croyants catholiques. Il est important que le Ministre des Cultes connaissent les différentes expressions des cultes afin de permettre l’expression légitime de la liberté associée à ceux-ci.

Compiègne :

Strasbourg :

Voici les interventions de Nicolas Bauer, Jean Paillot, Martin Steffens, Benoît Schmitz, et Grégor Puppinck. A la fin, les manifestants prient et s’agenouillent malgré l’interdiction et les menaces.
Caen avec le discours prononcé lors de la manifestation :


@MesseObjectif à #Caen, près de 200 personnes présentes devant la prefecture pour demander à ce qu’on nous rende la messe !
On nous a volé notre liberté de culte ! Rendez-là nous ! pic.twitter.com/EIF87xTKzG— H (@argonne78) November 15, 2020
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Nous n’avons pas de gilets jaunes, ni de cagoules noires pour tout casser. Nous sommes les catholiques “du bout du banc”, mandatés par personne, si ce n’est l’amour de Jésus-Christ.
Nous ne sommes pas venus pour brailler des revendications, hurler des slogans, ou réclamer quoi que ce soit.
Nous sommes venus vous dire que la République Française bafoue le droit des catholiques français en interdisant l’organisation publique des messes. La République bafoue le droit imprescriptible à l’exercice du culte et à la pratique libre de sa religion. Le droit international place même cette liberté de religion au-dessus des autres libertés en n’y admettant « aucune dérogation », même « dans le cas où un danger public exceptionnel menace l’existence de la nation et est proclamé par un acte officiel ». (Pacte international sur les droits civils et politiques Adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 19 décembre 1966). Nous ne sommes pas de juristes. Des hommes de loi travaillent et rétabliront notre droit.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Sous couvert de lutte contre un virus, vous limitez drastiquement les libertés, vous muselez, vous privez les français de leurs libertés fondamentales.
La santé est un don précieux de Dieu, et nous sommes tous convaincus qu’il ne faut pas s’opposer à des mesures justes et proportionnées pour le bien et la santé de tous. Si tant est qu’elles soient justes et proportionnées …
À l’heure où l’on peut se réunir à 30 ou 35 dans des salles de classes, ou au tribunal pour décider qui pourra ou non aller à la messe, s’entasser dans les transports en commun, ou à plusieurs dizaines ou centaines dans les supermarchés, à 577 à la chambre des députés pour discuter de l’avenir des lois, on ne peut plus se réunir dans les églises.
Depuis quand les catholiques propagent-ils plus que les autres le virus ?
Les églises ont-elles été des foyers d’infections particuliers depuis l’hiver ou le printemps dernier ? Ça se saurait ! Les mesures prophylactiques ont été prises en comptes, là comme partout.
L’homme ne vit pas seulement de pain (par les supermarchés) ou de soins (par le service de santé), mais de toutes paroles venant de Dieu !
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Votre premier ministre Jean Castex pouvait déclarer la semaine dernière que la liberté de culte est “une liberté fondamentale avec laquelle la République ne transige pas” et “en même temps” interdire la célébration publique de la messe et limiter, par décret, le nombre de personnes pouvant assister à des mariages ou à des enterrements !
On nous avait dit que l’Eglise était séparée de l’Etat et c’est aujourd’hui l’Etat qui décide combien de personnes peuvent assister aux cérémonies religieuses ! Le paradoxe est que l’état se dit laïc, hors des religions selon lui, et, face à la barbarie Islamique autorise (ou même recommande) le blasphème d’un côté, et face au virus interdit le culte de l’autre côté. C’est l’inversion !
Nous ne reconnaissons pas de droit au blasphème. Et le culte catholique public a droit de cité ! Nous disons quotidiennement la prière apprise de la bouche même de Notre- Seigneur Jésus-Christ, le « Notre Père ». Et nous disons « que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Nous ne disons pas « que votre règne arrive et que votre volonté soit faite au ciel, chez vous. Ou bien dans les cénacles privés, ou dans notre cœur seulement », mais aussi ici, sur la terre.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Vous avez été désigné par la voie des urnes, c’est un mode de désignation des représentants, mais vous ne détenez votre l’autorité que d’en haut, comme l’a dit Jésus à Pilate lors de sa Passion, vous déniez au Créateur et Rédempteur un droit qu’il a d’être honoré d’un culte public. Vous aurez des comptes à rendre, si ce n’est en cette terre, ce sera le jour où vous paraîtrez devant votre Créateur.
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Jésus lui-même dans l’Evangile nous dit : « Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l’âme et le corps dans l’enfer. » (Matt. X, 28).
Pour nous éviter de mourir, vous nous avez empêché de vivre, et de vivre notre foi par l’exercice du culte. Sachez dès maintenant que, quoi que vous fassiez, Jésus règne : “Si Notre-Seigneur ne règne pas par les bienfaits de sa présence, Il règnera néanmoins par les méfaits de son absence.” (Cardinal Pie)
Monsieur le Président, Monsieur le Préfet,
Nous allons vous confier, ainsi que toutes nos autorités, religieuses, politiques, juridiques, de santé, tous les soignants, les malades et les agonisants, nos compatriotes et particulièrement les catholiques de France, à la Miséricorde divine, par la prière publique de notre chapelet. Prière d’intercessions et de réparation.
Que votre règne arrive ! Vive le Christ-Roi !
Chapelet à Orléans, devant la cathédrale avec plus de 300 personnes


Oui, la messe est vitale pour un catholique, autant sinon plus que de manger trois fois par jour.
Oui, la messe est vitale pour la société toute entière, sans distinction des personnes.
Quand nous venons à la messe, nous portons nos proches, nos voisins, nos collègues, nos autorités, et même nos ennemis !
Bourges avec l’un des discours :

voici l’un des textes qui ont été lus:
“Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour exiger le respect d’une liberté fondamentale inscrit dans notre constitution : LA LIBERTE DE CULTE!!!!
Or cette liberté déjà bafouée aux mois de mars-avril-mai dernier, nous est à nouveau retirée depuis début novembre! Alors même que vous avons fait preuve de responsabilité vis-à-vis des mesures sanitaires en vigueur, qu’aucun cluster n’a été recensé dans nos églises comme l’a souligné le Conseil scientifique lui-même, ce droit nous est à nouveau retiré aujourd’hui!
On nous dit que l’ouverture des églises et la diffusion des messes sur internet suffit à respecter cette liberté, nous disons NON, MILLE FOIS NON!!!! La messe à distance ne nous donne pas l’Eucharistie , elle nous prive de l’élément essentiel de notre religion, de l’aliment essentiel à la vie de notre âme. Pas besoin de grands débats théologiques ou d’une grande culture religieuse pour reconnaître aux catholiques le besoin des sacrements, le besoin d’une pleine communion à Dieu. Les exemples des saints martyrs de l’Eglise sont un exemple suffisant : Saint Tarcisius au IIIème siècle est mort sous les coups de ses amis pour protéger Notre-Seigneur qu’il portait contre lui sous la forme de l’Eucharistie. Selon une belle tradition orale, on ne retrouva pas, sur le corps de saint Tarcisius, le Très Saint Sacrement, ni dans ses mains, ni dans ses vêtements. On raconta que le pain consacré, défendu par sa vie, par le petit martyr, était devenu chair de sa chair, formant ainsi avec son propre corps, une unique hostie immaculée offerte à Dieu.
Plus récemment, sous la Révolution Française, combien de prêtres sont morts simplement parce qu’il voulaient continuer d’apporter à leurs ouailles les sacrements, parce qu’interdits de célébrer les messes dans leurs propres églises ils ont décidé envers et contre tout de célébrer la messe dans des bois, dans des granges parce que sans la messe, parce que sans l’Eucharistie, l’Eglise dans son fondement même est vouée à une mort certaine. Je citerai l’un des plus connus : le bienheureux Noël Pinot. Il refusa de prêter le serment de la Constitution civile du clergé et poursuivit son ministère malgré les interdictions. Traqué, il fut arrêté durant la célébration de la messe clandestine qu’il célébrait peu avant minuit dans une grange de ferme. Ses bourreaux le feront monter sur l’échafaud et guillotiner avec les vêtements liturgiques qu’il portait lors de son arrestation. Ce fut sa dernière messe sur terre…
Plus récemment encore, cette fois au Mexique, les Cristeros nous ont donné l’exemple d’une fidélité sans faille à Jésus Christ-Roi. Alors que les prêtres étaient interdits – sous peine de mort – de toute activité sacerdotale ou simplement sacramentelle, Miguel Pro circulait dans la ville de Mexico à bicyclette pour distribuer la communion en des lieux clandestins de réunion. Le Père Pro a été béatifié en 1988, 25 martyrs ont été canonisés en 2000, et 13 autres ont été béatifiés en 2005. Le plus connu José Sanchez del Rio, jeune martyr de 15 ans, a été canonisé tout récemment le 16 octobre 2016.
L’histoire de l’Eglise regorge de saints qui ont donné leur vie pour la défense de la messe et des sacrements. Comment aujourd’hui pourrions-nous accepter une mesure aussi injuste sans s’offusquer et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire entendre raison au gouvernement ? Il faut épuiser tous les recours possibles :
- Recours juridique
- recours médiatique
- recours spirituels.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est pour nous un devoir.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est un droit.
NOUS VOULONS LA MESSE parce qu’elle est pour nous une liberté.
NOUS VOULONS LA MESSE parce que «l’homme ne vit pas seulement de pain».
NOUS VOULONS LA MESSE parce que c’est pour vous une question de survie.
Bayonne où les quelques 150 personnes ont été rejointes par Mgr Aillet :


A Metz, la presse locale relaie la manifestation.
A Valence, un lecteur me signale qu’il y avait une petite centaine de manifestants, parmi lesquels des protestants attachés à la liberté de culte.

Comme nous avions interdiction de prier ou de chanter des cantiques à voix haute, nous avons récité le chapelet in pectore, dizaine après dizaine, celles-ci étant entrecoupées de lectures d’Évangile ou de témoignages d’évêques ayant connu la persécution. Les policiers étaient en civil, donc peu visibles. Aucun incident, bien sûr. Je regrette que la cathédrale ait été fermée alors qu’elle était annoncée ouverte pour permettre à ceux qui le voulaient de recevoir la communion.
A Paris, où la préfecture avait interdit la manifestation, les forces de l’ordre étaient présentes en nombre :
2020 un dimanche en #France interdiction de prier ensemble.
Le nouveau monde !#LiberteDeCulte pic.twitter.com/dkIJYVTdLa— Joseph Thouvenel ن (@JoThouvenel) November 15, 2020
La Garenne-Colombes (92)

Nice :
Les manifestants étaient devant la basilique Notre-Dame de l’Assomption désormais connue en raison de l’attentat islamiste, ils ont récité le chapelet, chanter des cantiques et prier Saint Michel ! La préfecture a été très bienveillante, les forces de l’ordre discrètes et les journalistes attentifs. France 3 était sur place.
Benoit De Belleroche, le président des Associations Familiales Catholiques, déclare :
“Nous avions déclaré 70 personnes, on en attendait 50. Mais c’est venu de tout le département, de la Vésubie, Mandelieu, Cannes, Grasse, Menton, Saint-Étienne-de-Tinée. On ne s’y attendait pas du tout. Tant mieux c’est un beau témoignage de la vitalité de notre église.”.

Devant la façade de la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne :

Chers Amis,
Merci d’être venus cet après-midi 15 novembre 2020 au pied de la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne.
Avant tout, je souhaite remercier les forces de police présentes autour de nous qui assurent avec sérieux et bienveillance notre sécurité. Nous partageons désormais avec vous la réalité d’un gouvernement qui n’écoute pas, qui simule l’action et fait courir des risques importants à ses agents, sans que la justice ne soit rendue pleinement.
Merci à vous qui luttez pour la sécurité de tous les Français et donc la nôtre en ce jour. Qui aurait cru, il y a encore quelques mois, que nous en arriverions à devoir manifester pour la liberté de culte dans notre pays ?
Nous sommes ici pour demander le rétablissement de la célébration publique de la messe.
Nous sommes ici au pied d’une des plus vieilles cathédrales de France pour confier notre ville et notre pays dans ces temps troublés.
Nous pouvons en profiter pour confier tous ceux qui subissent en première ligne les conséquences désastreuses des décisions de nos gouvernants : les isolés, les chômeurs, les petits commerçants et tous les autres.
Aujourd’hui, nous allons manifester en silence comme nous l’a conseillé notre évêque. Nous allons manifester en silence car le ministre de l’intérieur nous a dit que nous serions verbalisés si nous nous rassemblions pour prier ensemble devant l’église. Nous constatons de manière concrète la dérive qui commence à s’opérer. Nous sommes les témoins de cette dérive mortifère qui consiste à faire de l’urgence sanitaire l’alpha et l’omega, quitte à bousculer les principes mêmes du droit et à prendre des décisions liberticides.
A celui qui cherche dans le passé un moyen de comprendre le présent, il ne trouvera qu’un seul précédent dans notre histoire de France, une seule période au cours de laquelle la messe publique fût interdite : ce fût pendant la période de la Terreur révolutionnaire.
Mesurons ce que cela signifie.
Nous sommes là parce qu’il existe une spécificité du culte catholique : l’ADN du catholique est la prière et la participation à la messe. Nous priver de messe, c’est nous priver de vie.
Le catholicisme, c’est la messe. S’en prendre à la messe, c’est s’en prendre au catholicisme : le message est clair et doit être entendu.
Rappelons que la décision du conseil d’Etat de ne pas nous accorder la messe s’appuie sur les propos de madame Pascale Léglise, représentante du culte auprès du conseil d’Etat et qui a dit que nous n’avions pas suffisamment respecté les règles sanitaires lors des messes.
Cette accusation n’a fait l’objet d’aucune enquête ni d’aucune preuve. Depuis quand l’accusation n’apporte par les preuves de la culpabilité ? Depuis quand le droit français peut-il être bafoué à ce point ? Prenons conscience de ce qui est en train de se jouer. Comme catholiques nous ne sommes pas les hommes et les femmes d’une faction, d’un clan ou encore d’un parti, nous sommes au service de nos frères.
Si nous sommes là, ce n’est pas pour défendre un petit intérêt particulier, nous sommes là pour témoigner à la face du monde. Nous mesurons l’importance de ce combat pour la liberté de croire ou de ne pas croire. N’ayons pas peur de nous inscrire dans cette Histoire sur le temps long. Ici à Châlons, lieu du martyre de saint Memmie, premier évêque de ce lieu, ici à Châlons où sainte Jeanne d’Arc vint prier dans des heures sombres pour accompagner Charles VII à Reims. Ces figures saintes de notre histoire ne firent pas l’unanimité en leur temps, c’est bien la preuve que la vérité n’a pas de prix.
Nous ne pouvons pas nous arranger avec la vérité, même si cela doit nous coûter cher.
C’est la raison pour laquelle nous demandons à nos évêques, à qui nous devons l’obéissance, de ne rien céder sur ce qui est non négociable.
Nous serons dans nos églises pour Noël !
Ce combat est un combat pour la liberté de culte et pour la liberté de conscience, il ne s’agit pas d’une affaire isolée. Cela dépasse les seuls catholiques.
Nous le pressentons bien, il s’agit du début d’une lutte profonde qui est à la fois un combat intérieur et une lutte de plus en plus visible.
Monsieur le président, entendez-nous, nous aimons notre pays, nous souhaitons le servir.
Reims :
Une centaine de personnes selon L’Union.
Bougival :
Toulon :

smart
La confession : trinité du Pardon
La confession est un des sept sacrements. Après un examen de conscience et une repentance – marquée par l’acte de contrition – nous demandons pardon au Seigneur pour nos péchés. Associé au regret, à la pénitence, la confession peut parfois mettre à distance, et pourtant – sacrement de tant de grâces – à la sortie du confessionnal nous attendent surtout la joie et la paix.
– Confession, sacrement de conversion : C’est avant tout une démarche de notre part pour, comme le fils prodigue, revenir au Pèrequi nous attend déjà les bras ouverts. « La confession est le sacrement de la tendresse de Dieu, sa manière de nous embrasser. »(Pape François)
– Confession, sacrement de guérison : Comme un nouveau baptême, la confession nous renouvelle dans le Christ, et nous fait ressentir le soulagement et la paix d’une libération. Car si le péché originel, blessure de l’humanité, peut être guérie par le baptême, chaque péché est une blessure pour l’homme que la miséricorde de Dieu soigne et apaise.
– Confession, sacrement de réconciliation : Le péché nous éloigne de nous-mêmes, de notre prochain, blesse le corps du Christ formé par l’Église. Nous sachant aimés et pardonnés, purifiés comme un jeune baptisé, nous pouvons rayonner de l’Esprit et restaurer des relations saines et bienveillantes avec les autres et en premier lieu, dans notre couple, dans notre famille, au travail.
Allons recueillir le baiser de notre Père et nous remplir de son amour !
« Comme un enfant qui s’est rendu coupable mais qui sait bien qu’on lui pardonnera, pour s’excuser d’être si misérable, vient se jeter dans vos bras ! Me voici Seigneur, Me voici comme un enfant ! »
Photo Carlos Daniel
Trois cœurs d’hommes rendent un nouvel hommage à Michael Lonsdale
D’Antoine Bordier pour Le Salon beige :
Le 1er octobre, au moment où l’Eglise fêtait la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, qu’aimait tant Michael, ils sont nombreux à être venus lui dire « A Dieu » lors de ses obsèques, à l’église Saint Roch de Paris. Le 1er novembre, un mois après, au moment où l’Eglise fête la Toussaint, ils continuent à lui rendre hommage. Interviews croisées de fidèles amis de Michael.

Avant de parler de votre relation avec Michael Lonsdale, pouvez-vous vous présenter ?
Pierre Fesquet : J’ai 52 ans, je suis metteur en scène et comédien.
Patrice Martineau : J’ai 67 ans et je suis auteur-compositeur-interprète. Je suis un artiste professionnel, depuis 35 ans. J’ai enregistré environ 25 albums, et, j’ai fait entre 1500 et 2000 concerts en France et à l’étranger.
Serge Sarkissian : Je suis chrétien de confession protestante. J’habite à Allauch près de Marseille. Je dirige une maison d’éditions et une société de productions Onesime2000. Je suis également auteur de pièces de théâtre. Les plus récentes : Le temps qui dure co-écrite avec Mgr D Rey et Crépuscule Rouge qui sera présentée au prochain festival d’Avignon en 2021.

Le 21 septembre, Michael partait sur la pointe des pieds, vers midi. Le 1er octobre, un dernier hommage lui a été rendu, par ses amis et son public, lors de ses obsèques célébrées à Saint-Roch, la paroisse des artistes. Pensez-vous que le gouvernement aurait pu lui rendre, aussi, hommage ?
Patrice Martineau : Il l’aurait amplement mérité. Mais l’essentiel pour Michael était ailleurs. Il n’a cherché qu’à semer le bien et célébrer le beau, et, en cela il a mieux réussi que ceux qui ont la reconnaissance de l’Etat. Il n’a cherché à plaire qu’à Dieu. Le ministère de la culture ne sait pas ce que cela veut dire. Mais ce qu’il nous a laissé est plus éclatant que toutes les récompenses réunies.
Serge Sarkissian : Le talent de comédien et la personnalité de Michael sont reconnus par l’ensemble de la profession. Le grand public a une réelle estime pour lui. Concernant la raison de la non-présence des officiels à ses obsèques, peut-être que Madame la ministre de la culture avait un calendrier fort chargé, et, qu’elle n’a pu se libérer. Toutefois, on peut déplorer l’absence de l’un de ses collaborateurs.
Comment avez-vous vécu l’annonce de son décès ?
Pierre Fesquet : Ma première pensée, à l’annonce du « départ » de Michael, fut une prière. Prière pour son âme, et prière d’action de grâce, pour toutes les choses vécues et créées ensemble. La tristesse, également, entoura cet instant. J’ai également pensé à la sainte de Lisieux, la petite Thérèse que Michael allait enfin rencontrer !
Patrice Martineau : Heureux et triste. Heureux, car il est entré en Dieu vers lequel il a tendu toute sa vie. Le bonheur éternel et absolu. Et triste, parce qu‘en perdant Michael, nous perdons une petite partie de nous-mêmes. Ce sont les inconvénients de la vie charnelle. Quand quelqu’un qui nous a apporté du bonheur nous quitte, on ne peut s’empêcher de dire : « Aïe ! ». Et en même temps nous gagnons un intercesseur ami dans le ciel.
Vous connaissez Michael depuis longtemps. Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ? Et, comment êtes-vous devenus si proches, par la suite ?
Patrice Martineau : Depuis 30 ans, c’est notre ami commun. C’est Daniel Facérias qui nous l’a présenté au Festival « Magnificat » de Paray-le-Monial en 1987, auquel je participais avec mon frère Roger. Par la suite, nous avons monté 3 projets ensemble pour lesquels il a fait la mise en scène : en 2001, la Comédie Musicale « Marie-Madeleine », en 2007, « Je suis l’Immaculée Conception », et, en 2016, « Sur les pas de Montfort ».
Pierre Fesquet : J’ai rencontré Michael, en 2011. Il était venu voir une pièce de théâtre dans laquelle je jouais. Puis en 2012, j’ai créé un spectacle musical, à Orléans, pour le 600ème anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc : « Nos voix pour Jehanne ». Michael fit partie de notre petite troupe, heureux de raconter l’héroïne d’Orléans. Mais c’est en 2014, au théâtre du Poche Montparnasse qu’une collaboration durable va s’établir avec le spectacle poétique : « Entre ciel et terre : Péguy ».
Serge Sarkissian : Nous nous sommes rencontrés, il y a près de 30 ans, à Marseille, au cours d’une exposition thématique « Bible et Méditerranée », dont j’étais le secrétaire général. Michael avait très gentiment accepté de nous apporter son soutien. Depuis lors, nous avons collaboré sur plusieurs projets de livre et de théâtre. Avec le temps, Michael est devenu un membre à part entière de notre famille.
Racontez-nous des anecdotes qui vous ont marqué et qui mettent en lumière son caractère, sa personnalité, sa sensibilité, son talent. Quel est le trait de son caractère qui vous touche le plus ?
Pierre Fesquet : Plusieurs images de ces années partagées ensemble me reviennent. Un moment très fort, fut la représentation du « Péguy/Lonsdale », le 15 novembre 2015, le surlendemain des attentats. Michael, habituellement, débutait toujours par une petite méditation sur la poésie de Péguy. Là, grave, il commença par ces lignes : « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle… » Puis, l’émotion gagna la salle durant le texte de la « petite fille espérance ». Lors de la signature de notre livre : « Entre ciel et terre : Péguy », qui avait lieu après chaque représentation, nous avons rencontré des familles endeuillées par ces attentats. Michael demandait à chaque personne, qui faisait signer le livre, de se mettre face à lui, à nous. Son écoute était totale.
Patrice Martineau : Michael avait un véritable esprit d’enfance. Il était plein de bon sens et ne posait que des questions simples. Il aimait le travail bienfait mais ne réclamait jamais l’impossible. Il aimait utiliser tout ce qui était à portée de sa main, il en était de même avec les artistes qu’il dirigeait, il ne cherchait pas à épater mais à tirer le meilleur de chacun, fermement mais gentiment. Et finalement il obtenait ce qu’il voulait. Il était habité par une grâce d’enfant. Je me souviens, il y a quelques années, alors qu’il était le parrain du Printemps des Poètes de l’avoir entendu sur France Inter répondre à Augustin Trapenard qui lui demandait quel rôle l’avait le plus marqué. Il avait répondu avec espièglerie : « Atchoum », le petit nain de Blanche-Neige qui avait été son premier rôle à la radio, quand il était enfant au Maroc.
Michael Lonsdale a été récompensé en 2011, lorsqu’il a reçu à Cannes le César du second rôle, pour le film Des hommes et des dieux. Avez-vous regardé ce film ? Combien de fois ?
Pierre Fesquet : Le film « Des hommes et des dieux » est bouleversant car Michael a habité le rôle de Frère Luc, avec son âme. Des scènes furent improvisées, notamment celle où il va caresser de sa joue la reproduction de « La flagellation du Christ » du Caravage. Cette scène me touche beaucoup. C’est l’éclectisme de son art au cinéma, au théâtre et en peinture qui en fait un artiste à part.
Serge Sarkissian : Personnellement j’ai vu le film à 4 reprises, et, dans des circonstances précises. Dont une représentation publique en présence de Michel, quelques mois après la sortie du film et dans le cadre d’une rencontre œcuménique organisée à Marseille où l’église était bondée nous avons dû refuser du monde.
Michael Lonsdale est aussi un personnage mystique, proche de Dieu. Il s’est converti à l’âge de 22 ans. Que pensez-vous de son côté divin ? Avez-vous un souvenir particulier à raconter ?
Pierre Fesquet : Michael était un homme de prière. Une prière vivante. Un soir, nous avions joué à côté de Paris, en Essonne, et, dans la voiture, il m’a dit qu’il allait prier pour une dame, présente au spectacle, qui venait de perdre un cheval dans son élevage. J’en étais étonné, et Michael m’expliqua combien il avait senti le chagrin, la solitude de cette personne.
Patrice Martineau : J’ai passé un peu de temps en studio pour ses prises de voix, et, je dois avouer que j’ai toujours été surpris de la musique qui s’en dégageait. Ce que je vais dire est peut-être un peu osé, mais je le pense vraiment. Il y avait en lui comme un écho du chœur des anges. D’où sa proximité avec les saints, sainte Thérèse en particulier. Mais en 2016, il nous a dit sa joie d’avoir découvert sur le tard saint Louis-Marie Grignion de Montfort qu’il ne connaissait pas à l’occasion de la préparation de la mise en scène du spectacle.
Serge Sarkissian : Michael avait une foi intuitive capable de discerner l’essentiel de la vacuité. C’est pourquoi, il pouvait dire que « Dieu était son ami ». Un jour que nous dissertions sur la question du sens de la vie, je lui ai posé cette question : « Michael as-tu peur de la mort ? ». Il m’a répondu, d’un air très malicieux avec sa voix inimitable, « mais voyons Serge pourquoi aurais-je peur de la mort ? Puisque j’ai mis ma confiance en Jésus ! ».
Pour conclure, quel message personnel souhaiteriez-vous lui adresser ?

Pierre Fesquet : Il y a quelques semaines, en ouvrant, par hasard, un livre très ancien sur sainte Thérèse de Lisieux, j’ai lu cette phrase : « Maintenant tout mon exercice est d’aimer ». J’ai cru entendre, intérieurement, Michael.
Patrice Martineau : MERCI MON CHER MICHAEL ! pour ta douce amitié et tous ces merveilleux moments passés au Vauban, chez toi ou autour de nos spectacles. Nous resterons amis dans la prière. A Dieu Michael, tu ne fais que nous précéder dans la Maison du Père où se retrouvent tous les hommes libres et aimant comme tu le fus dans ton périple terrestre. Michael est mort, Vive Michael !
Serge Sarkissian : Michael s’en est allé, mais il reste présent, avec le souvenir de son amitié et de sa foi ! Plaise à Dieu que son exemple nous encourage à suivre le chemin sur lequel il s’était lui-même engagé à la suite du Christ son Seigneur. J’ai l’intime conviction qu’en son fond intérieur, il attendait ce dernier rendez-vous sans appréhension, car il n’était pas, troublé par l’idée de la mort, ayant fait sienne, je le crois, les paroles du Christ-Jésus : « Que votre cœur ne se trouble pas, croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père, et, je vais vous préparer une place. Afin que là où je suis, vous y soyez aussi et là où je vais vous en savez le chemin. »
Entretiens croisés réalisées par Antoine BORDIER
Confinés mais tous en cœur pour la Vie
Il y a 10 ans, le Vatican avait souhaité un témoignage ecclésial commun pour demander à Dieu sa grâce pour la conversion des cœurs et pour une culture de la Vie et de l’Amour. Durant les 10 dernières années, un mouvement de laïcs catholiques français à repris et redéveloppé cette initiative pour la renaissance de la culture de Vie dans notre société…
Cette année, avec le confinement, nous n’aurons pas autant de paroisse que les années passées à témoigner de la renaissance de la culture de vie… Dès lors que les paroisses ne peuvent proposer des temps d’adoration avec une église ouverte pour l’entrée en avent, car il est tout à fait légal pour un curé d’exposer le Saint Sacrement dans son église ouverte, il est possible de déclarer sa veillée “confiné” :
Que vous soyez en famille, en coloc ou en solitaire, nous serons tous en cœur pour la vie le 28 novembre 2020 !
Vous trouverez bientôt sur notre site internet la trame confiné 2020 : inscrivez-vous et faisons rayonner la France de milliers de Veillées pour la Vie !
Dans l’incarnation, le virtuel n’a pas sa place : la lettre de Natalie Saracco à son évêque
Avec la fougue qui caractérise les convertis, Natalie Saracco a écrit une lettre ouverte à son évêque (et en copie à la conférence des évêques). Elle invite à faire de même en écrivant une lettre à son évêque.
Monseigneur,
Je m’adresse à l’apôtre du Christ que vous êtes, successeur des douze, pierres vivantes de l’Église catholique. Comme vous le savez mieux que personne, le peuple de Dieu se retrouve privé de ce qui fait sa force, l’Eucharistie, sa nourriture. Allons-nous bien sagement attendre que l’on nous autorise à nous alimenter au Pain de Vie ? L’Eucharistie est la chimio de l’âme, le remède à nos êtres blessés par le péché, par la vie. Aujourd’hui, plus que jamais, nous assistons à une église fragmentée et individualiste. Tandis que certains frères et sœurs se réjouissent d’avoir pu assister à une messe “privée”, composée d’une poignée d’élites, combien d’entre nous n’ont pas pu communier en ce dernier dimanche, jour du Seigneur ? Les assidus aux messes (dont je fais partie) trouveront toujours une combine en faisant des kms (encore faut-il être véhiculé) pour dégoter un prêtre courageux qui fait son boulot et qui célèbre la messe dans l’église, la porte ouverte. Mais avons-nous pensé aux autres, aux brebis frileuses, timides, tièdes, celles qui trainent déjà le sabot en temps normal, que vont-elles devenir sans les sacrements, ce ciment qui consolide le chrétien et l’aide à se tenir debout ? Allons-nous les retrouver à nos messes à la fin de ce cauchemar (qui va durer combien de temps d’ailleurs, jusqu’au printemps, jusqu’au vaccin ?) ? Beaucoup de paroissiens ne sont plus retournés à la messe suite au premier confinement. Si l’Église et particulièrement vous, évêques, ses piliers, les apôtres du Christ, restez sans rien faire, les conséquences de ce deuxième confinement vont être désastreuses pour le peuple de Dieu. Les religieux et religieuses communient de leur côté, les prêtres célèbrent seuls la messe, les heureuses brebis qui ont la chance de tomber sur une célébration dans une paroisse se réjouissent, chacun vit sa petite histoire avec Dieu de façon personnelle sans trop se soucier de la multitude du troupeau privée de nourriture, privée de Dieu. Elle est où l’Église, “ecclesia”, elle est où l’unité souhaitée par le Seigneur ? Et la charité dans tout ça ? ” Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous-même. ” (Jn, 17). Que dire des pasteurs de l’Église qui festoient seuls dans leur coin en célébrant la messe et en communiant aux précieux Corps et Sang du Christ dans la sainte Eucharistie et qui choisissent délibérément de mettre le peuple de Dieu à la diète ? Que répondront-ils au Messie quand Il leur dira ” J’avais faim et soif et vous ne m’avez pas donné à manger ” ou bien ” Celui qui mange ma chair et boit mon sang aura la vie éternelle…Je suis venu pour la multitude, vous ferez cela en mémoire de moi.” Appliquent-ils l’évangile qu’ils nous prônent, répondent-ils à la volonté du Maitre et Seigneur ? Si les apôtres avaient obéi à la peur et fait leur tambouille dans leur coin, préférant le confort et la sécurité à leur ministère, on n’aurait jamais entendu parler du Christ et aujourd’hui, vous ne seriez pas évêque. Le fait d’obéir à « César » plutôt qu’à Dieu ne nous fera pas davantage appréciés de lui. Depuis le commencement, l’Église est dans le collimateur du monde :
« Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui mais vous n’appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis en vous prenant du monde. Voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Un serviteur n’est pas plus grand que son maitre. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera vous aussi. » (Jn 15, 19)
Il est temps que le peuple de Dieu se réveille, et que les bergers du troupeau cessent de se soumettre à cette dictature covidienne pour ne pas dire luciférienne. A qui devons-nous obéir, à Dieu ou bien aux hommes ? Ne laissons pas la peur nous dicter notre vie. « Peur de son ombre, peur du regard des autres, peur de la vie, peur de la mort » ! Et la mort éternelle quand le Seigneur nous demandera des comptes, elle ne nous effraie pas ?! Mieux vaut mourir vivant que de vivre mort. Un chrétien, par essence, est un résistant et un gladiateur de l’amour. Il ne doit pas craindre d’aller à contre-courant de l’esprit du monde. Comme disait une certaine Jeanne, « Dieu premier servi ! » Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de Dieu pour vivre et des vivres qu’Il nous a donné et gagné à la sueur de Son sang : les saints sacrements, avec l’Eucharistie en tête. « Et une armée fut postée contre le sacrifice perpétuel de façon perverse. La corne jeta la vérité par terre. Ce qu’elle entreprit, elle le réussi. » (Dn 8, 12) Cela ne vous rappelle rien ? Par le biais de ce virus, Satan attaque frontalement mais de manière sournoise, la sainte Eucharistie.
Très cher Monseigneur, en mon nom et au nom de tous mes frères et sœurs qui souffrent en église à cause de la privation des sacrements, la pauvre brebis que je suis, sollicite devant l’Eternel Tout Puissant, l’apôtre du Christ que vous êtes, afin de permettre au peuple de Dieu de pouvoir assister aux messes en paroisse et de communier. Si vous, évêque, n’osait l’annoncer officiellement redoutant les foudres « covidiennes », de grâce, invitez au moins les prêtres à célébrer la messe dans leur église (il n’y a aucune interdiction à cela) et à mettre en place des moments d’Adoration la porte ouverte… Après avoir échangé avec plusieurs d’entre eux, je me suis aperçue qu’ils n’attendaient que votre feu vert ! Ce sont vos soldats, vous êtes leur général mais celui qui commande, c’est Dieu et non « les habitants de la terre ». Ne nous leurrons pas, attendre que la vie reprenne son cours ne sert à rien : L’Adversaire trouvera toujours n’importe quel prétexte pour nous priver du droit à notre liberté de culte. Aujourd’hui, c’est le covid, demain, ça sera la peur des attentats, après demain, ça sera encore autre chose. Pourquoi pas la dangerosité liée à la vétusté de nos églises avec le plafond qui risque de nous tomber sur la tête ?! Face aux crises sanitaires, climatiques, humaines, familiales, existentielles, identitaires, professionnelles, financières, géopolitiques, face à la globale dépression qui nous guette et au chaos qui va suivre suite aux élections américaines et qui va probablement gagner le monde (l’ère de la division a sonné), les catholiques ont besoin plus que jamais d’être unis, de prier, de lire la Parole, de participer physiquement à la célébration eucharistique et de communier le plus souvent possible. Satan ne vise qu’à diviser le peuple de Dieu, à le plonger dans la peur. Priver les fidèles de la sainte messe, c’est pactiser avec lui et contribuer à enlever à vos paroissiens toute forme de résistance et d’espérance. Dans l’incarnation, le virtuel n’a pas sa place. Aucune messe retransmise à l’écran ne remplacera la sainte communion au Corps et au Sang du Christ.
Il n’y a pas d’Eucharistie en 3 D. Le cœur de la messe, tout comme l’identité de l’Église, c’est l’Eucharistie. Sans elle, il n’y a ni l’une ni l’autre. Lorsque votre pèlerinage sur terre et celui de vos confrères prendront fin, que notre Bien-Aimé Seigneur qui vous aime tant et qui compte tellement sur vous, Ses fidèles alliés, ne vous accueille pas en vous disant :
« Malheureux êtes-vous scribes et pharisiens hypocrites parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux devant les hommes ; vous-mêmes n’y entrez pas et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent entrer ! » (Mt 23)
Le Christ est venu allumer un feu sur la terre, Ses mèches s’appellent les chrétiens, Ses ministres, c’est vous. Il vous a confié la gérance de Son église et de Son peuple. Dieu vous a choisis pour sanctifier Son peuple, or, celui qui sanctifie, c’est le Christ à travers les saints sacrements.
« Quand le fils de l’homme reviendra sur terre, trouvera-t-il encore la foi ? »…
Que notre vaillant, brûlant de foi et courageux St Joseph qui a privilégié l’écoute de son cœur et de la Parole de Dieu plutôt que l’obéissance à la loi qui aura conduit l’Immaculée et le Verbe Incarné à être lapidés, prie pour vous afin que l’Esprit Saint vous guide et vous conduise là où Dieu vous attend…
Merci pour tout ce que vous faites pour le diocèse car la vie d’un évêque est loin d’être « un fleuve tranquille » !
Respectueusement, en profonde union de prière…
Natalie Saracco
Vers la fin des moines ?
Mais aussi des moniales… Les temps troublés que nous vivons réalisent non seulement un vaste complot contre la vie intérieure, pour paraphraser Bernanos, mais ils nous envoient quasiment directement dans les catacombes.
Et pourtant, pour des raisons dites sanitaires, la messe n’est réservée… qu’aux communautés religieuses, aux moines et aux moniales. Incroyable privilège !
Etonnant paradoxe aussi. Ils sont de moins en moins nombreux. On dit qu’en Espagne un carmel disparaît tous les 30 jours. En France, ce n’est guère mieux. Dans 10 ans, c’est proche 10 ans, combien restera-t-il de trappistes, de carmélites, de clarisses ? La carte des abbayes ne coûtera pas cher en encre… et les curieux pourront se l’acheter à bas prix.

Quelles sont les causes de cette désaffection pour la vie consacrée ? Il est difficile de ne pas rapprocher de ce constat la crise terrible qui touche les époux… tant de divorces chez les catholiques… Une grand-mère, née avec le siècle précédent et décédée à l’aube de celui-ci, disait souvent que les familles catholiques n’éduquent pas assez leurs enfants dans un esprit de simplicité et de sacrifice. Trop de jeux, de loisirs et d’écran, donc pas assez de travail, de vie au contact de la création… et surtout du Bon Dieu. Oui cela coûte de donner, surtout au début, et si on n’apprend pas à le faire dès l’enfance, que de difficultés accrues après ! Le juste don de soi ne se trouve pas d’un coup de baguette magique. C’est un apprentissage, une école de vie, une école de joie, profonde, totale, à l’image de ces vieux couples qui fêtent leurs anniversaires de mariage, de ces vieux prêtres qui célèbrent leur jubilé sacerdotal avec ferveur…
Pour qu’il y ait des vocations dans les familles catholiques, il faut qu’existe un habitus vertueux, c’est-à-dire une manière d’être profondément chrétienne. « Dieu premier servi » comme disait sainte Jeanne d’Arc. Mais pour que cet habitus vertueux soit possible, il est indispensable que les parents cherchent ardemment Dieu, que leur vie toute entière soit restaurée dans le Christ, comme l’écrit Saint Paul. La prière des parents, la consécration mariale répétée chaque jour, la messe et la confession fréquentes, le chapelet, l’accompagnement régulier par un directeur spirituel, tout ceci nous fait participer à la paix de Nazareth. C’est ainsi que vivaient Louis et Zélie Martin… Et quels fruits ! L’arbre tombe toujours du côté vers lequel il penche. Si le Christ est chez lui à la maison, s’il inspire les décisions, la vie quotidienne, alors oui, les vocations refleuriront. Une fois encore, la voie de l’oraison est un chemin incontournable pour grandir. Une neuvaine pourra aider.
Attention ! Il ne s’agit pas de faire chaque jour un marathon de prière, encore moins de menacer constamment des peines de l’enfer ceux qui résistent au cadre – sans doute faut-il bien catéchiser nos enfants ! -, il s’agit seulement de mettre la prière au début de la journée et à la fin, de se laisser aimer par l’Amour. « Un arc trop tendu perd de sa force » écrivait saint Bruno.
Ce n’est pas à une vie sans épreuves qu’il faut aspirer, « pas de croix ? quelle croix ! » disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort, car la vie de famille avec son lot de soucis, est un chemin difficile et joyeux en même temps. Tous peuvent en témoigner. La seule chose qu’il est possible de faire c’est d’évangéliser ces difficultés, de les vivre en union profonde avec le Christ, en les offrant par amour pour un surcroît de fécondité. Et là tout change : la souffrance devient une joie, l’angoisse affermit la confiance et la nuit brille de mille feux. C’est parce qu’ils font cette expérience que les moines et les moniales sont vraiment heureux. Et pourtant ils n’ont ni portable, ni vacances au ski.
Nous, parents et éducateurs, sommes responsables des moyens que nous prenons pour permettre à nos jeunes de découvrir leur vocation ; aussi, un examen de conscience s’impose :
Quel exemple donnons-nous ? Comment vivons-nous ? Comment éduquons-nous nos enfants de telle sorte qu’ils soient libres pour répondre à un éventuel appel de Dieuà tout quitter pour le suivre dans la vie consacrée ? Cherchons-nous à aligner notre volonté sur celle du Seigneur ? Dans quelles écoles inscrivons-nous nos enfants ? Aidons-nous les à bien choisir leurs amis ? Avons-nous le courage de leur donner un téléphone portable qu’au moment où ils ont musclé leur volonté pour en maîtriser l’usage et ne pas céder aux tentations du porno, du zapping constant, … ?
Si nous souhaitons que nos enfants puissent plus tard partir en vacances près des abbayes de notre enfance, de faire connaître à leurs petits ces hauts lieux de prière et d’espérance, alors prions pour que dans nos familles, nos fratries et chez nos amis, de nombreux jeunes laissent le Christ saisir leur âme et les conduire dans la paix des cloîtres.
Alors notre France deviendra à nouveau le jardin du Bon Dieu parce que le Ciel touchera la terre.
Guillaume d’Alançon
Le Préfet de police interdit la manifestation de dimanche à Paris, pour réclamer la messe
Lu dans Le Parisien :
La préfecture de Police de Paris interdit toute réunion devant l’église Saint Sulpice ce dimanche après la prière de rue qui s’est tenue vendredi qui avait été déclaré «sous la forme d’un rassemblement statique ». En conséquence, le préfet de police a décidé d’interdire « une manifestation du même type », prévue dimanche au même endroit. En période de pandémie, « si la liberté de manifester est préservée, elle doit se dérouler dans des conditions sanitaires acceptables », souligne la préfecture. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait prévenu qu’il n’hésiterait pas à « envoyer les policiers et gendarmes verbaliser », en cas « d’acte répété », les catholiques qui manifesteraient samedi et dimanche.
A Bayonne, Mgr Aillet dénonce dans Le Pays Basque :

Est-il possible d’aller faire célébrer une messe chez Leroy-Merlin ?!
Manifestation pour la liberté de culte à Chambéry
Une centaine de personne s’est rassemblée ce matin devant le Palais de justice de Chambéry, pour réclamer la liberté de culte :
France Bleu a évoqué cette manifestation.
La liste de la quarantaine de manifestations qui auront lieu demain est ici.
Les dealers et les acheteurs n’avaient pas leur attestation…
Le préfet de police des Bouches-du-Rhône ne semble pas savoir que le commerce de stupéfiants est illicite :
⚡🇲🇫VIDEO – Interrogé ce matin sur BFM, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a indiqué avoir assisté à des contrôles des attestations de déplacement “dans des endroits où l’on vend de la drogue”. Les dealers et les acheteurs “n’avaient pas leur attestation” précise le préfet. pic.twitter.com/RnpHkFsQ3X
— Brèves de presse (@Brevesdepresse) November 14, 2020
Totalitarisme en marche et mise des institutions parlementaires à l’arrêt

De Paul Barillon, docteur en droit, pour le Salon beige:
En cette situation particulièrement grave où la séparation des pouvoirs et la démocratie sont foulés aux pieds par un exécutif autocrate, gardons espoir en méditant cette belle citation d’Alexandre Soljénitsyne, l’homme qui a tenu tête à la dictature communiste : « Quelqu’un que vous avez privé de tout n’est plus en votre pouvoir. Il est de nouveau entièrement libre »[1].
Il va falloir lutter chers amis: un pouvoir en réalité dictatorial naît en France sous la conduite d’Emmanuel Macron et de son gouvernement.
L’exécutif En Marche, sous le chantage affectif de la défense de la survie des plus faibles contre un virus échappé de l’on ne sait quel laboratoire, entend asservir toute une population pour lui imposer son diktat de l’homme augmenté fantasmant sur l’immortalité. Olivier Véran et sa clique d’infectiologues prônent, en réalité, le rejet de notre fragilité de créature par déni de la mort et par volonté de devenir les juges de notre salut. Pour ce faire, ils créent de nouveaux péchés capitaux : non port du masque, interdiction d’assister à la messe, interdiction de se retrouver en famille pour secourir les membres les plus âgés et fragiles de celle-ci.
Quel orgueil incommensurable ! Notre salut éternel, martelons-le, c’est de mourir en état de grâce avec le secours des derniers sacrements et une âme montant paisiblement vers le Père. Comme en 1793, le dictateur, digne de fils de Robespierre, nous arrache la liberté de culte. Il foule aux pieds nos libertés les plus sacrées pour que nous restions en bonne santé ! En réalité, il teste la soumission d’un pays qui, maladroitement avec ses seuls gilets jaunes parce qu’il n’a plus hélas d’instruction, a essayé de se réveiller.
Des personnalités politiques de tous bords dénoncent aujourd’hui la dictature naissante. Pour ne pas être accusé de partialité, prenons l’exemple de Jean-Luc Mélenchon. Il peut susciter de nombreux désaccords quant à son projet politique mais lors de sa « Revue de la semaine » sur YouTube en date du 5 novembre 2020, il affirme très justement que jamais, depuis la Seconde Guerre mondiale et l’occupation, les libertés fondamentales n’ont été aussi attaquées et mises sous le boisseau[2].
Il est donc légitime de se poser la question de savoir si Emmanuel Macron, son gouvernement et sa majorité n’ont pas instauré un régime autoritaire, voire totalitaire en France.
Plusieurs indices montrent la naissance de cette dictature à travers la démagogie, le mépris des institutions parlementaires, l’opacité du conseil de défense … Tout ceci ne génère-t-il pas un légitime droit de résistance à l’oppression tel qu’il est défini en tout premier lieu par saint Thomas d’Aquin ? Nous y reviendrons …
I. Olivier Véran le démagogue, fou de rage du simple fonctionnement de la démocratie !
Mardi 3 novembre, Olivier Véran a montré son véritable visage, lors de son coup de sang à l’Assemblée Nationale : « Je suis rentré dans deux chambres de réanimation et dans l’une des chambres, il y avait un jeune homme de 28 ans. Dans le coma. Intubé et ventilé. Dans la deuxième chambre, il y avait un jeune homme de 35 ans en surpoids … C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! C’est ça la réalité dans nos hôpitaux ! »
C’est souvent dans la colère et l’exaspération que le fond d’une pensée humaine peut se révéler. Ce coup de sang d’Olivier Veran démontre à quel point il est dangereux que LREM et ce gouvernement se maintiennent trop longtemps au pouvoir.
- Un démagogue patenté :
Premièrement, le coup de sang d’Olivier Véran relève de la pure démagogie. Pour n’importe quelle maladie, il est possible de raconter des épisodes tragiques vécus à l’hôpital. Sur ce fondement, on aurait pu voter une loi interdisant de boire de l’alcool après avoir vu un jeune de 30 ans mourir d’une cirrhose en phase terminale à l’hôpital ! Sur ce fondement, on aurait pu obliger tous les automobilistes à rouler à 60km/heure, quelle que soit la nature de la route, sur le fond d’image de corps disloqués et désincarcérés !
Les chiffres officiels montrent cette démagogie avec des chiffres de la mortalité ne connaissant pas de hausse en France en 2020. Le graphique fourni par Nathalie MP Meyer dans son article paru pour le site Contrepoints le 7 novembre le démontre[3] !
2. Un Ministre de la santé méprisant ouvertement la représentation nationale :
Deuxièmement, Olivier Véran a affiché son mépris ouvert pour une représentation nationale qu’il a voulu délibérément chasser, quant aux députés des oppositions tout du moins, de l’hémicycle. Retenons bien ses propos : « C’est ça la réalité, si vous ne voulez pas l’entendre, sortez d’ici ! C’est ça la réalité dans nos hôpitaux ». Jamais, depuis le Coup d’Etat du 18 brumaire an VIII mené par Napoléon Bonaparte pour expulser les députés du Conseil des 500, un tel souhait dictatorial n’a été formulé contre la représentation nationale ! Une seule différence toutefois. A sa manière, Napoléon a fait la grandeur de la France; Olivier Véran ne recherche que sa ruine. Pour le reste, la volonté est la même : délibérément on ferme la bouche du peuple par le rejet de ses représentants pour instaurer un régime autoritaire fondé sur un chantage aux fêtes de Noël et à la mort du fait de l’épidémie. Olivier Véran essaie de faire marche arrière aujourd’hui en déclarant notamment sur Closer le 5 novembre 2020 : « je n’ai jamais eu la volonté de demander à la représentation nationale de sortir de l’hémicycle, mais je m’adressais plutôt à la personne. » La personne ? mais qui est la personne ? Ne nous laissons pas abuser par cette tentative de justification : Olivier Véran est un dangereux autocrate et sa politique repose sur le chantage émotionnel.
Olivier Véran manifeste en outre une volonté délibérée d’humilier la représentation nationale, donc le peuple en lui-même pour justifier sa politique de séquestration des libertés fondamentales. Regardez bien premièrement la vidéo des débats du 3 novembre. Pendant toute une partie des interventions des membres de l’opposition, il “textote” et ne regarde pas les députés. Comment mieux afficher son mépris[4] ?
II. Mépris du vote de la loi
Tout le monde le sait : l’examen du projet de loi sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire s’est enlisé mardi 3 novembre, entre votes litigieux et suspensions de séance. Mais que s’est-il donc passé ? Le projet de loi, discuté en nouvelle lecture, prévoit une prorogation de l’état d’urgence face à l’épidémie de coronavirus jusqu’au 16 février. Ce régime d’exception permet de limiter drastiquement les déplacements et de violer la plupart de nos libertés fondamentales.
Pour rappel, un projet de loi provient d’une initiative gouvernementale, donc les députés LREM auraient dû être là pour soutenir leur gouvernement. Un grand nombre d’entre eux craint cependant pour sa réélection. Ils n’ont donc pas voulu assumer ce vote. Du fait de leur absence, la démocratie aurait pu être sauvée par une unité de toutes les oppositions de droite et de gauche dans la défense de nos libertés fondamentales. Une véritable résistance d’union nationale est alors née face à la dictature instaurée par LREM.
Que s’est-il passé ? Lors de la discussion du mardi 3 novembre, un amendement de Paul Molac du groupe « Libertés et territoires » a été adopté contre l’avis du gouvernement. Il prévoyait que le confinement décrété par l’exécutif à partir du 30 octobre ne puisse être renouvelé au-delà du 30 novembre. Cet amendement a été adopté et les oppositions sont parvenues à faire voter une prolongation de l’urgence jusqu’au 14 décembre seulement.
Le jeu de la navette aurait emmené ce vote au Sénat et si le projet de loi avait été voté dans les mêmes termes, il aurait alors été adopté. Le Sénat étant à droite, l’unité nationale revendiquée derrière l’autoritarisme en marche aurait volé en éclat. On aurait pu penser qu’Olivier Véran arrivant trop tard, il hurlait de ne pouvoir sauver sa dictature par devoir de respect de la volonté nationale. Il en fut hélas autrement…
Olivier Véran va invoquer la réserve de voix et l’article 44 de la Constitution. Cet article qui n’est plus beaucoup utilisé énonce que « les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d’amendement. Ce droit s’exerce en séance ou en commission selon les conditions fixées par les règlements des assemblées, dans le cadre déterminé par une loi organique. Après l’ouverture du débat, le Gouvernement peut s’opposer à l’examen de tout amendement qui n’a pas été antérieurement soumis à la commission. Si le Gouvernement le demande, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement. »
Le troisième alinéa décrit la procédure de « vote bloqué », laquelle permet à un gouvernement invoquant des manœuvres dilatoires et des obstructions de la part de l’opposition parlementaire, d’accélérer la discussion. Cet article permet surtout, sans éviter le vote quand même, dans ce qu’il reste d’une démocratie, de limiter la nouvelle discussion aux amendements déposés par le seul vote des amendements antérieurement soumis à la commission.
L’usage de cet article 44 est donc très révélateur de la mentalité de dictature en marche qui anime le gouvernement. Le gouvernement considère la défense de nos libertés fondamentales les plus sacrées (la liberté d’aller et venir, la liberté de culte) ainsi que la défense de ce qui peut encore être sauvé de l’économie comme des manœuvres dilatoires et obstructions.
III. Opacité du Conseil de Défense
Trop régulièrement désormais, la France est suspendue aux décisions du Conseil de Défense. En sortira-t-il une fumée noire ou blanche ? Beaucoup ont souri lorsqu’Emmanuel Macron a martelé en mars son « Nous sommes en guerre ». Il ne poursuivait pas le but de stigmatiser comme ennemi une maladie, ce qui a pu amuser les téléspectateurs. Il cherchait délibérément à assoir sa dictature naissante, par le recours systématique au Conseil de Défense. En effet, à l’issue de chaque Conseil de Défense, le président ou le premier ministre, avec une solennité d’autocrates, font tomber leurs sentences…
Le Conseil de Défense ne peut être une instance de prise de décision politique permanente dans une démocratie. Ce conseil menace nos libertés les plus fondamentales.
Ce Conseil de défense et de sécurité nationale est une instance de crise permettant au chef de l’Etat de prendre des décisions immédiates sans aucune concertation de la représentation nationale. Emmanuel Macron a donc martelé que nous sommes en guerre en mars pour permettre à sa dictature naissance d’émerger. La nouvelle instance de prise de décision politique, le Conseil de Défense, est tenu au secret défense. Toutes nos libertés peuvent donc être potentiellement violées sans réelle contestation possible, ce qui se passe est très grave !
IV. Une dictature sanitaire fondée sur le déni de la mort
Le virus est là, nous le savons. Le gouvernement se justifie à grands renforts d’images de transferts sanitaires et de gens intubés dans les hôpitaux, c’est du chantage affectif.
Pour autant, quelle est la réalité ?
Didier Raoult, notre Gaulois réfractaire protecteur de nos libertés, interviewé par Laurent Ruquier le 7/11/2020 pour l’émission « On est en direct » sur France 2 a réagi au coup de sang d’Olivier Véran et a son instrumentalisation scabreuse du cas d’un jeune homme intubé. RTL résume en ces termes cette réaction dans un post du 8 novembre 2020 : « Laurent Ruquier a ensuite évoqué la colère d’Olivier Véran à l’Assemblée nationale, qui avait pris en exemple un jeune homme dans un état grave, pour alerter sur les dangers de la maladie. Selon le professeur Raoult, ces cas sont loin d’être fréquents. «Nous avons eu, ici à l’IHU, trois personnes de moins de 60 ans qui sont mortes. Elles avaient 58, 59 et 59 ans.»
Le même Olivier Véran dans son allocution du jeudi 5 novembre 2020 avoue également que « Sur 100 personnes positives au coronavirus, 90 ne vont pas développer des symptômes ou seulement des symptômes légers. 8 % des patients devront être admis à l’hôpital, et enfin il y a 2 % de cas qui nécessitent d’aller en réanimation ». Dans quelle mesure peut-on menacer la survie économique de 90% de la population pour la seule préservation de 2% d’admis en réanimation que l’on ne peut pas soigner pour la raison suivante : Emmanuel Macron, sous le précédent quinquennat, a lui-même saccagé les capacités d’accueil des hôpitaux. C’est lui le coupable des difficultés actuelles, pas le peuple !
L’explication est celle du refus de la mort. Les politiciens et les médecins les conseillant, dans un orgueil incommensurable de créatures voulant jouer au Créateur, refusent la réalité de la mort. Quand un malade décède de la Covid ou d’une autre maladie, désormais, on l’enfouit vite dans une housse pour le faire disparaitre et on empêche de le veiller.
La grippe espagnole a causé des milliers de morts entre 1918 et 1919 mais la population française avait la foi et cette foi l’a sauvé ! Le salut était dans les églises plus que dans la médecine. Le salut de l’âme était l’essentiel. En 1914-1918 le salut des soldats était dans le culte catholique. Dans l’horreur de la boue, du sang, des tranchées, de la mort pouvant frapper à chaque instant, beaucoup songeaient surtout à leur salut éternel. Ces soldats avaient foi dans le Psaume 134-14 : « Car le Seigneur jugera son peuple, et se laissera fléchir aux prières de ses serviteurs. »
En 1720, la ville de Marseille est touchée par la dernière épidémie de grande peste. A une époque où il n’existait aucun traitement et aucune réelle prise en charge médicale, la peste se propage, extrêmement contagieuse. Elle ravage Marseille où elle cause entre 30 000 et 40 000 décès sur 80 000 à 90 000 habitants. La maladie frappe ensuite la Provence où elle fait entre 90 000 et 120 000 victimes sur une population de 400 000 habitants environ. La religion catholique fut alors l’unique salut des habitants. L’évêque de Marseille, Monseigneur de Belsunce et ses prêtres confesseront et communieront les mourants extrêmement contagieux, leur enseignant les fins dernières…
Quelle différence avec certains de nos clercs actuels, qui ont cessé de transmettre la foi au peuple chrétien!
La population a perdu toute foi et se trouve paniquée à l’idée de mourir, prête à accepter la dictature, car elle ne croit plus en Dieu. Son sursaut de liberté au début d’Emmanuel Macron a été marqué par l’emblème d’un dérisoire gilet jaune, par perte de la Connaissance de Notre Seigneur.
D’autres saints hommes, toutes fraternités et tous diocèses confondus, prêtres réfractaires célèbrent la sainte messe hors des églises. Ce sont eux les pasteurs qu’il faudra suivre désormais !
Un principe de séparation des pouvoirs saccagé par Emmanuel Macron
La peur de mourir de la Covid, le chantage à la solidarité du gouvernement et la sidération ainsi que la peur peuvent priver un trop grand nombre de nos concitoyens d’accuser d’autocratie Emmanuel Macron et son gouvernement mais mesurons bien la gravité de ce qui se passe aujourd’hui. Depuis plus de six mois, une poignée d’hommes via un Conseil de Défense opaque et dangereux nous impose ses décisions et la privation de nos libertés les plus fondamentales et ce, sans réel débat parlementaire, sans réels contrepouvoirs.
Cette dictature qui s’installe viole nos libertés publiques les plus fondamentales, détruit des familles, plonge l’économie dans la récession la plus sombre au nom de la survie d’une infime partie de la population qui ira en réanimation. Quel berger a-t-il déjà tué tout son troupeau au non de la survie d’une seule brebis qu’il est également important de protéger ? Aucun, c’est de la folie pure !
Comme le disait très bien Montesquieu, « lorsque, dans le même personne, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ».
La Déclaration des Droits de l’Homme du 26 aout 1789 bâtie pour la première monarchie constitutionnelle énonce également en son article 16: « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »
Le devoir de résister à l’oppression
Dans l’actuelle société française, la garantie des droits et la séparation des pouvoirs ne sont plus assurés, il n’y aurait donc plus de Constitution. Cette disparition de notre démocratie ne rend-elle pas légitime contre le dictateur l’usage de l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme du 26 aout 1789 imposant la résistance à l’oppression ?
Ce devoir relève en quelque sorte d’un droit naturel, réaffirmé avec force au Moyen-Age.
Jean de Salisbury dans son « Policraticus » paru en 1159, en vertu du principe paulinien qui affirme que tout pouvoir vient de Dieu (Romains XIII), commence par rappeler que le prince est le lieutenant de Dieu sur terre, ainsi que la tête d’un corps politique dont il doit assurer la conservation et pour lequel il doit faire régner la justice. En cela, ce prince est le ministre du bien commun et doit être respecté. Cependant, Jean de Salisbury rappelle également que, lorsque la volonté du Prince devient, au mépris des lois de Dieu, « esclave de son désir » et qu’il abuse de son pouvoir à des fins personnelles, le tyran incarne alors le diable. Il devient alors un devoir de le renverser.
Saint Thomas d’Aquin, fondera quant à lui son devoir de résistance à l’oppression sur les paroles du premier Pape, saint Pierre: « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes des Apôtres, 5, 29). Cette citation de saint Pierre permet au docteur angélique d’admettre le refus d’obéissance au tyran si celui-ci incite à l’idolâtrie ou à une action contraire à la loi divine (Somme théologique, Ia, IIae, q. 96, art. 4).
A méditer…
[1] Alexandre Soljénitsyne, Le Premier Cercle.
[2] https://www.youtube.com/watch?v=tCkKXYUzsFo
[3] https://www.contrepoints.org/2020/11/07/383781-vote-sur-letat-durgence-sanitaire-olivier-veran-imite-segolene-royal
[4] https://www.youtube.com/watch?v=zJAGX-utVCs
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Nos amis de l’association Marie de Nazareth lancent, du 18 au 26 novembre, une neuvaine à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse. Naturellement, le Salon beige s’associe très volontiers à cette démarche: nous avons tant à demander à la Vierge ces temps-ci, de la fin de l’épidémie à la préservation de notre pays éprouvé par le terrorisme, en passant par la conversion des musulmans (seule vraie réponse au djihadisme!) et la libération de la messe.
En dehors de cette actualité brûlante, pourquoi faire cette neuvaine maintenant? Tout simplement, parce que c’est le 27 novembre 1830 que sainte Catherine Labouré voit, pour la première fois, la représentation de la médaille miraculeuse.
Pour vous inscrire, c’est ici.
Comment maintenir l’instruction religieuse et le culte public ?
Emission du 14 novembre sur RCF à propos des manifestations demandant la restauration de la liberté de culte et du maintien de l’instruction religieuse pendant le confinement :
Rosaire de Sos Tout-Petits
Communiqué de SOS TOUT-PETITS :
Parmi les absurdités que nous subissons depuis quelques mois, il y a ceci.
Le décret n°2020-1310 du 23 octobre 2020 relatif aux mesures prises pour freiner la pandémie :
- prévoit explicitement, dans son article 3 alinéa II, qu’on puisse manifester sur la voie publique en respectant les obligations déclaratives (article L 211-1 du Code de la sécurité intérieure) et en ajoutant des mesures d’hygiène ( distances, masques,…)
- pose comme principe dans son article 4 une interdiction de se déplacer hors de son lieu de résidence, sauf pour des motifs limitativement énumérés ( soins médicaux etc…) parmi lesquels ne figure pas le fait de se rendre à une manifestation de l’article L211-1 du Code de la sécurité intérieure (à moins de vouloir prétendre qu’il s’agit d’un motif familial impérieux !)
On a donc le droit de manifester… à condition de ne pas se rendre à la manifestation.
Nous avons interrogé par courriel le Ministre de l’Intérieur le 2 novembre sur cette contradiction ; nous avons eu un accusé de réception mais aucune réponse sur le fond.
Comme, dans cette affaire, il vaut mieux être gouverné par soi-même, nous nous tenons à nos Rosaires et Chapelets chacun restant là où il est, en particulier pour le Rosaire Sos Tout-Petits du 14 novembre à 14 h.30.
Avec un pareil texte on peut s’attendre que l’on « tolère » les manifestations, notamment pour le rétablissement des messes… comme on a « toléré » pendant des mois les manifestations non déclarées des « Gilets jaunes »…
Nous prierons donc pour la France et pour qu’elle ait de bons textes législatifs et réglementaires… qui ne soient pas du genre de la loi dite “de bioéthique ».
La Cour Suprême des Etats-Unis, garde-fou des délires de la gauche BLM de Joe Biden
Yves Daoudal rapporte les propos du juge à la Cour suprême Samuel Alito, prononcés lors d’un discours à la convention nationale des juristes de la Société fédéraliste.
A propos des mesures de confinement et autres restrictions, Samuel Alito a déclaré qu’il s’agissait de « restrictions à la liberté individuelle auparavant inimaginables ».
« Nous n’avons jamais vu auparavant des restrictions aussi sévères, étendues et prolongées ». Il s’agit d’un « test de résistance constitutionnel » (« constitutional stress test ») qui n’augurait rien de bon pour l’avenir. La réponse à la pandémie a « mis en évidence des tendances inquiétantes déjà présentes avant que le virus ne frappe » et l’on a vu que les décisions étaient prises par un « groupe d’élite d’experts nommés ».
A propos de l’arrêt qui a légalisé dans tous les Etats-Unis le « mariage » entre personnes du même sexe, il a dit que cet arrêt avait porté atteinte à la liberté d’expression. Il pensait que les opposants risquaient d’être
« étiquetés sectaires et traités comme tels par les gouvernements, les employeurs et les écoles, et c’est exactement ce qui s’est passé. L’un des grands défis de la Cour suprême à l’avenir sera de protéger la liberté d’expression. »
Et sur la liberté religieuse :
« Cela me fait mal de dire cela, mais dans Mais dans certains milieux, la liberté religieuse devient rapidement un droit défavorisé. »
Il a dénoncé la « campagne prolongée », l’« attaque implacable » d’Obama contre les Petites Sœurs des Pauvres. Il a une nouvelle fois défendu le pâtissier qui avait refusé de confectionner un gâteau pour un couple d’invertis, et il a critiqué l’Etat de Washington qui a obligé les pharmacies à fournir la pilule du lendemain qui « détruit un embryon après la fécondation ».
Comme Donald Trump a nommé 3 juges (à vie) et que la balance penche désormais clairement en faveur du respect du droit naturel, la gauche souhaite réformer la Cour Suprême. Pour cela elle a besoin de la majorité au Sénat, où les Républicains ont déjà obtenu 50 élus, contre 48 aux démocrates (sur 100). Il reste 2 sénateurs à élire… L’épilogue se jouera en Géorgie, où les deux derniers postes seront attribués à l’occasion d’un second tour, le 5 janvier. Si les deux démocrates l’emportent, le Sénat se retrouvera à égalité parfaite, mais la voix prépondérante reviendra alors à la vice-présidence. A l’inverse, un seul succès en Georgie suffira aux républicains pour conserver leur majorité et bloquer les folies du camp Biden.
Joe Biden, pantin des banquiers et des voyous de Black Lives Matter
De Christian Daisug dans Présent :
[…] Depuis le 3, on s’est aperçu à la lecture de certains jugements que peu de juges de districts ou de cours d’appel osent avouer leur certitude qu’une fraude sournoise et efficace a transféré la victoire de Trump à Biden. Tout est là. Les avocats du président auront beau étaler devant la justice des preuves irréfutables que les urnes ont été bourrées, que des morts ont voté par milliers, que des non-inscrits sont parvenus à glisser un bulletin dans l’urne, s’ils ne déclenchent pas dans les esprits le ferment du doute, leurs efforts seront anéantis. Ce qui a manqué à Trump, en raison de la complicité unanime des gros médias et de la censure inouïe des réseaux sociaux, c’est la psychose d’une fraude massive. On est resté dans le pointillisme, l’occasionnel, l’accessoire. Oui, on a peut-être fraudé en Pennsylvanie, au Michigan et en Arizona, mais pas plus que les autres années. Les vociférations de Trump ne sont que les sanglots d’un perdant.
Car il y a eu un double piège. Le premier a enfermé Trump dans une spirale d’irrégularités qui l’ont empêché de riposter efficacement. Le second l’a condamné à l’attitude du mauvais perdant en ne réclamant qu’une chose : le compte des votes légaux. Ce simple bon sens a été perverti par la propagande ennemie. Biden, pantin jusqu’au bout de ses ficelles, en a profité le premier. Il poursuit, sous couvert de son prétendument officiel « bureau du président élu » (une invention d’Obama en 2008), le ficelage de sa transition vers une ère gaucho-globaliste. Mais déjà frappent à sa porte deux de ses anciens complices qui exigent des rôles actifs dans l’éventuelle perspective d’un nouveau régime : les banquiers de Wall Street – ils s’empressent de se réserver des places de choix dans les ministères clés de l’Economie, du Commerce et du Trésor –, et les dirigeants déchaînés de Black Lives Matter. Eux n’hésitent pas à clamer que « l’éviction de Trump n’aurait jamais eu lieu » sans leur concours et qu’une bonne dose de leur programme devra être injectée dans l’administration démocrate. Biden flanqué du capitalisme vagabond et du radicalisme révolutionnaire : le spectre d’une 46e présidence.
De chez vous, priez, chantez et rencontrez l’Académie Musicale de Liesse
Quoi de plus décourageant pour un chœur que l’annulation répétée de ses concerts ? Malgré cette immense déception, les 73 élèves de l’Académie Musicale de Liesse ont décidé de ne pas se laisser abattre. Ils continuent de travailler avec ardeur pour offrir au monde leur Foi et leur Joie à travers le chant.
Plus que jamais ils ont besoin de votre soutien et vous proposent trois actions simples à faire depuis chez vous :
- Priez les vêpres avec eux via la retransmission en direct depuis leur page Facebook du lundi au jeudi à 18h30
- Participez à l’équipement matériel de l’Académie
- Si vous connaissez des garçons entre 8 et 16 ans, proposez leur de participer aux Journées Fenêtres Ouvertes du samedi 28 novembre 2020
Confinement : comment maintenir l’instruction religieuse et la catéchèse ?
Par Grégor Puppinck :
Le 29 octobre 2020, le Premier ministre a pris un décret n° 2020-1310 « prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ». Celui-ci interdit les réunions et rassemblements de plus de six personnes, y compris dans les lieux de culte, mais maintient « l’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement ».
Qu’en est-il alors de l’enseignement religieux des élèves, le décret étant silencieux sur ce point ? En pratique, il apparaît que la situation varie considérablement selon les établissements, les paroisses et les diocèses. Nous avons donc essayé de faire le point sur ce qu’il est permis de faire, afin, autant que possible, de ne pas priver inutilement les enfants l’enseignement religieux dont ils ont besoin et auquel ils ont droit (CEC § 2037).
À titre préalable, il convient de souligner que le droit de recevoir un enseignement religieux et de le dispenser à ses enfants fait partie intégrante de la liberté de religion garantie par les droits de l’homme, notamment par la Convention européenne des droits de l’homme (article 9 et article 2 du 1er protocole additionnel). Au plan mondial, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966) précise que les États
« s’engagent à respecter la liberté des parents […] de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants, conformément à leurs propres convictions » (article 13, § 3).
En France, l’instruction religieuse dans l’enseignement public est gouvernée par la règle générale énoncée à l’article L. 141-2, deuxième alinéa, du code de l’éducation, suivant laquelle
« L’État prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse ».
Cette règle suit immédiatement une autre règle, figurant à l’article L. 141-2, qui prévoit que,
« [s]uivant les principes définis par la Constitution, l’État assure aux enfants et adolescents dans les établissements publics d’enseignement la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes dans un égal respect de toutes les croyances ».
Ce renvoi à la Constitution fait référence à l’article 1er de la Constitution selon lequel « la République […] respecte toutes les croyances ». Cette règle découle également de la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur la liberté de conscience (C. const., 23 novembre 1977). Ces règles inscrites à l’article L. 141-2 découlent donc d’un principe constitutionnel dont on peut se prévaloir et qui trouve à s’appliquer spécifiquement à l’enseignement religieux délivré dans les établissements publics et privés d’enseignement.
S’agissant de l’application de ces règles, il convient de distinguer entre établissements privés et publics, et entre les écoles élémentaires et le secondaire :
S’agissant des établissements privés confessionnels, la question de savoir si le décret du 29 octobre 2020 a une incidence sur l’enseignement religieux qui y est délivré ne se pose pas. En effet, un tel enseignement fait partie intégrante de leur projet éducatif et est assuré au même titre que les autres enseignements.
S’agissant de l’enseignement public, l’enseignement religieux demeure assuré en Alsace et en Moselle, par les personnels enseignants dans le cadre scolaire normal, conformément au droit local.
Dans le reste de la France, la règle rappelée ci-dessus, selon laquelle « l’État prend toutes dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse » (art. L. 141-2, deuxième alinéa, du code de l’éducation) est mise en œuvre de manière différente selon que l’instruction religieuse est donnée dans une école élémentaire publique ou dans un établissement public d’enseignement secondaire.
Dans le premier cas de l’école élémentaire publique, l’article L. 141-3 du code de l’éducation prévoit qu’un jour de la semaine, en plus du dimanche, est laissé libre « afin de permettre aux parents de faire donner, s’ils le désirent, à leurs enfants l’instruction religieuse, en dehors des édifices scolaires ». Comme le précise l’article R. 141-1 de ce code, l’instruction religieuse est ainsi donnée, si les parents le désirent, à l’extérieur des locaux et en dehors des heures de classe, soit directement par les parents, soit dans les paroisses et autres lieux de cultes. Deux cas de figure sont alors possibles :
Soit la paroisse dispose d’un patronage, ou bénéficie du statut de centre d’accueil de loisirs ou de jeunes[1], elle peut alors à ce titre continuer à accueillir les élèves de façon périscolaire, c’est-à-dire en semaine, avant ou après l’école, et le mercredi, et assurer à cette occasion les temps de catéchèse.
Soit la paroisse n’a pas d’entité disposant d’un tel statut, elle doit alors assurer les cours par petits groupes, suivant les règles s’appliquant aux lieux de culte, à savoir en évitant « tout regroupement avec des personnes ne partageant pas leur domicile », selon la précision apportée au considérant 16 de l’ordonnance du Conseil d’État n° 445825 et autres du 7 novembre 2020. Un regroupement étant caractérisé au-delà de six personnes selon le III de l’article 3 du décret du 29 octobre 2020, celui-ci peut être lu comme interdisant toute réunion de plus de six personnes ne partageant pas le même domicile, y compris l’aumônier. Cet enseignement peut être assuré en tout lieu de culte. Il n’a pas à être autorisé, car il fait partie intégrante de l’exercice de la liberté de culte. Une autre possibilité consiste à se rapprocher d’une école, afin que l’instruction religieuse y soit éventuellement assurée dans le cadre scolaire ou périscolaire.
Dans le second cas des établissements publics d’enseignement secondaire, à savoir les collèges et les lycées, le décret n° 85-924 du 30 août 1985 dispose que « l’enseignement religieux prend place dans le cadre du temps scolaire normal de l’établissement dont les principes sont fixés par le conseil d’administration ». Il peut être assuré à l’extérieur de l’établissement, ou à l’intérieur, en particulier « si la sécurité ou la santé des élèves le justifie » (art. R141-4 du Code de l’éducation).
Lorsque l’enseignement religieux est dispensé à l’intérieur de l’établissement, aucune raison ne justifie qu’il soit supprimé dès lors qu’il obéit aux règles sanitaires en vigueur dans l’établissement.
Lorsque l’enseignement religieux est dispensé à l’extérieur de l’établissement, il peut être maintenu soit par petits groupes (culte privé), soit dans le cadre d’un patronage (centre d’accueil). L’aumônier peut aussi demander, pour la santé des élèves, à être accueilli à l’intérieur de l’établissement public, en invoquant la disposition déjà citée (R141-4). La circulaire n° 88-112 du 22 avril 1988 prévoit à cet égard que les conditions de fonctionnement de l’aumônerie sont décidées en concertation entre le chef d’établissement et l’aumônier, en particulier en cas de modification de l’organisation du temps scolaire.
Note rédigée par Gaspard Dassonville et Grégor Puppinck, avec la contribution de juristes français magistrats et enseignants.
[1] L’article 32 du décret du 20 octobre 2020 permet à deux types de structures de continuer un accueil périscolaire (avant et après l’école et le mercredi ; le samedi si l’élève a école le matin) : 1° les accueils de loisirs déclarés ou non dans les conditions définies par le 1° du II de l’article R227-1 du CASF 2° les accueils de jeunes (+ de 14 ans) déclarés à la DDCS définies par le 2° du II de l’article R227-1 du CASF, dans le respects des conditions sanitaires rappelées au II de l’article 36 du décret du 20 octobre 2020 propres à l’accueil des usagers dans les établissements d’enseignement.
A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie
Note du Salon Beige : cette tribune a été publiée en mars lors du premier confinement, il nous a paru utile de la présenter, légèrement modifiée, une nouvelle fois.
A la lueur de la bougie : pistes pour discerner sa voie
Il n’est pas dit que le Covid 19 soit l’unique objet de ces temps troublés. Le temps de confinement que nous vivons est aussi une épreuve décapante pour les étudiants et les célibataires appelés à rester plus ou moins enfermés chez eux. C’est sans doute aussi une incroyable opportunité permise par la Providence pour continuer un discernement vocationnel.
Oui, comment mettre à profit ce temps très mystérieux, pas forcément facile à gérer, pour se mettre à l’écoute du Saint-Esprit qui, dans le silence du cœur à cœur, forme doucement notre âme et l’unit chaque jour davantage à Dieu ?
Pour aider ceux qui le souhaitent, il existe une petite neuvaine qui fait du bien : Discerner sa vocation avec Marie. Pour se la procurer cliquer ici.
Rien de grand ici-bas n’a été réalisé sans un certain retrait, une certaine solitude. Affronter les questions existentielles c’est nécessairement se trouver seul. A la naissance nous affrontons cette donnée nouvelle de la vie extra-utérine, à la mort nous vivrons le grand passage, nous rencontrerons le Père miséricordieux et juste en même temps. Et nous serons seuls. Il n’y aura pas d’échappatoire possible.
Marié ou moine, l’homme vit toujours la solitude d’une manière ou d’une autre. Attention, cette solitude n’est jamais totale. Elle est un appel à la communion fraternelle, visible ou invisible. Les moines vivent tous en communauté. Même les chartreux. La solitude avec Dieu a besoin de la vie fraternelle, toujours.
Aujourd’hui, le temps de solitude plus radical que certains sont appelés à vivre est sans doute l’occasion de toucher du doigt quelle est la définition de la bonne solitude. « Je ne suis jamais moins seul que lorsque je suis seul » disent les moines. Le mot moine lui-même vient du grec « monos ». Un autre adage dit « monos pros monon », c’est-à-dire seul vers le Seul. Seul avec Dieu.
Cette découverte de la solitude n’est pas toujours facile à vivre lorsqu’on est seul face à soi-même. Certains penseront : je suis chez moi et soumis à des restrictions de déplacement qui m’empêchent de rencontrer un prêtre, un ami, pour m’aider à progresser « intelligemment » dans cette réflexion, ce discernement. Comment alors réfléchir plus profondément, de manière plus experte ? Tout d’abord, ce n’est pas nous, ni un prêtre qui forme notre âme, c’est l’Esprit-Saint. Lui et lui seul. Certes il est indispensable d’être accompagné, dirigé, d’avoir un confesseur, pour avancer avec un esprit de fils.
Ce temps de confinement manifeste très clairement que la vie chrétienne n’est pas un à côté de notre vie habituelle, quelque chose que l’on gère le dimanche matin ou de manière anecdotique. La vie chrétienne, c’est le cœur de notre vie.
On dit que beaucoup de mariages sont nés des JMJ. Dira-t-on que des vocations monastiques se sont révélées lors de ce confinement 2020 ? Si les JMJ sont des moments privilégiés pour grandir dans l’amitié authentique et plus si affinité, il semble évident que le silence et la solitude vécus par certains en ce moment est une occasion privilégiée d’entendre monter des profondeurs de leur cœur un attrait pour la vie des moines et des moniales.
Demandez à ceux qui ont choisi cette vie, ils vous le diront, c’est une vie heureuse, où la joie est sensible.
Plus encore, pourquoi ne pas aller au culot et carrément profiter de ce confinement pour téléphoner à une abbaye et demander un entretien téléphonique avec le maître ou la maîtresse des novices ? Il ne s’agit pas de prendre la panique et de se dire si j’entre en relation avec le Père Untel ou la Mère Unetelle, je m’engage un peu et cela me donne le vertige… Non ! C’est tout simplement une occasion privilégiée d’entendre une parole qui va aider, soutenir et même consoler. En bref, apprendre à vivre ce temps de solitude comme une opportunité pour grandir.
Il y a d’autres moyens pour apaiser la soif de paix intérieure et de joie, d’unité profonde, qui nous animent. En voici quelques-uns :
- Tout d’abord profiter du petit matin pour se mettre à genoux, dans le silence, et adorer notre Dieu. Il est l’auteur de toute vraie joie, de toute vraie paix. Il est la source qui rafraîchit, le pain qui nous nourrit. S’il se cache parfois, c’est pour que se creuse en nous cette soif de le chercher non pas pour notre satisfaction émotionnelle, mais pour que nous l’aimions pour ce qu’Il est, éternellement. Que nous l’adorions… dans le silence. Et là, dans ce cœur à cœur, goutte-à-goutte discret, le murmure d’une source creuse en moi la soif de Dieu… « comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme vous cherche, ô mon Dieu… » dit le psalmiste. « Il n’y a qu’un chemin pour trouver Dieu, c’est la prière. Si on vous dit autre chose, on vous trompe », dit aussi sainte Thérèse d’Avila… Alors, faisons de notre vie une oraison continuelle… et ici-bas nous serons déjà au Ciel.
- La consécration à la Très Sainte Vierge. Cette consécration est essentielle car elle enveloppe notre âme, notre personne et notre vie d’un manteau de paix. Plus encore, elle nous indique que nous n’avons rien à craindre des « sentiers raboteux » et des serpents du chemin car Marie nous porte dans ses bras. Nous avons besoin de Notre-Dame pour lutter contre les tentations que le démon nous suggère pour nous empêcher de connaître la vraie paix, la vraie joie. Elle nous éduque et nous apprend à persévérer dans nos efforts, elle nous enseigne à demeurer auprès de Jésus, dans le confinement, qui ressemble étonnamment à la vie cachée de Nazareth. Oui, pour ressembler à Jésus, il faut accepter et même choisir le confinement, c’est d’une certaine manière la condition de notre joie. Un enfant pour naître et découvrir la lumière n’a-t-il pas besoin de passer par un sentier resserré ? On dit que tant de choses se passent, même au plan psychologique, lorsque le tout-petit passe de la vie intra-utérine au monde extérieur. De la même façon, l’épreuve d’une certaine solitude est l’occasion de nous rendre plus intérieurs, plus unifiés, c’est-à-dire uns avec Celui qui est l’Un par excellence. Le chapelet est une aide précieuse qui fait entrer avec Marie dans les mystères de Jésus. C’est aussi une école de prière silencieuse, d’oraison.
- La Sainte Liturgie nous entraîne vers la seule fécondité : tout ce qui n’est pas offert est mortifère. S’unir au Christ qui s’offre à son Père, malgré la souffrance, physique et morale, plus encore accepter toute souffrance comme une marche qui me rapproche du Père plein d’amour. Quels fruits pour nos communions eucharistiques !
- Ce qui nous amène à la méditation de la doctrine catholique ; oui, méditation. Le Catéchisme ne se lit pas, il se médite car il nourrit l’âme. Il nous enseigne comment comprendre l’Ecriture Sainte et entrer avec amour dans le mystère de l’Eglise.
- Autre point : la charité fraternelle. Ne puis-je téléphoner, écrire un mail à une (ou des) personne seule que je connais, faire cet effort régulièrement ? Au passage, attention au zapping sur internet, au porno, à ce qui est dangereux pour ma communion avec Dieu, et donc mon salut éternel. Implorer Marie, crier vers Elle quand la tentation survient, ou encore contempler l’image du Christ crucifié. Pour aller plus loin.
- Enfin, terminer sur la contemplation du grand don de la Miséricorde qu’est la révélation de l’amour de Jésus pour chacun d’entre nous, de son Sacré-Cœur, tellement uni au Cœur Immaculé de Marie. Quelles grâces nous sont données par les sacrements de l’Eglise qui sont tous, chacun à sa façon, un merveilleux signe de la divine miséricorde.
Voilà quelques lignes pour aider à faire de ce confinement, au contraire d’une privation de liberté, l’occasion d’un envol intérieur vers les réalités d’En-haut. Et peut-être aussi pour certains, l’opportunité de dire au Seigneur, oui mon Dieu je vous aime, je vous aime tellement que je veux tout vous donner. Je ne veux rien garder pour moi pour être tout à vous, un avec vous, seul vers le Seul, offrir ma vie pour le salut des pécheurs, dans le silence du cloître. Et par là trouver la joie.
Que la Très Sainte Vierge accompagne chacun, prions les uns pour les autres à cette intention. Et unissons-nous aux moines et moniales qui prient aussi pour nous.
Guillaume d’Alançon
Manifestations pour la messe : déplacée à Nantes, interdite à Poitiers
Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :
Le collectif Pour la Messe-Nantes prend note aujourd’hui de la décision de la préfecture de Loire-Atlantique d’interdire la prochaine manifestation qui devait se tenir le dimanche 15 novembre prochain sur le parvis de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes.
Une manifestation aura bien lieu à Nantes malgré tout.
Le choix de ce lieu était hautement symbolique, car il est l’endroit par excellence du rassemblement chrétien. La suspension du culte public engendre beaucoup de souffrances et d’incompréhensiosn parmi les fidèles. Ils se voient maintenant refuser de venir manifester sur le parvis de la Cathédrale pour des « raisons de sécurité ». Le Collectif s’est vu proposer de manifester place Graslin, place n’abritant aucun édifice religieux.
Si cette manifestation a pour but premier de réclamer le retour des messes, elle se veut également être une manifestation de soutien à la démarche des évêques de la Conférence des Évêques de France qui devraient négocier lundi prochain avec le gouvernement pour demander le rétablissement du culte.
Le collectif se doit de maintenir la manifestation place Graslin bien qu’il dénonce une mesure abusive et arbitraire de la préfecture.
Un lecteur m’informe aussi que la préfecture de Poitiers interdit aussi la manifestation de dimanche 15h devant la cathédrale. Comme à Grenoble.
La manifestation pour la messe à Grenoble est interdite par le préfet
Par décision préfectorale (voir fichier joint), la manifestation de dimanche sur le parvis Notre-Dame de Grenoble est interdite.
Parmi les motifs invoqués :
1. La prière, interdite dans les lieux publics… « mais justement, nous n’avons pas le droit de prier dans l’Eglise et nous manifestions pour ce droit… ! »
2. Une incitation à des attentats islamistes, contre-manifestation et appels à porter atteinte aux intérêts de citoyens français en provenance d’autres pays
Voilà un préfet qui a sans doute voulu comprendre les propos de son ministre…
Toutes les manifestations, mentionnées dans cet article, ont été déclarées et sont donc légales. Henri de Beauregard, avocat au barreau de Paris, déclare dans Le Figaro :
Les propos du ministre de l’Intérieur sont difficiles à comprendre. Ignore-t-il que, pour ce que j’en sais, les rassemblements auxquels faisaient allusion les journalistes font l’objet d’une déclaration en préfecture? Gérald Darmanin a évoqué «un acte répété et qui est manifestement contraire aux lois de la République» mais ce n’est pas le cas des rassemblements que certains croyants projettent d’organiser ce week-end, s’ils sont déclarés. En définitive, c’est tout le contraire, en déclarant ces rassemblements, ceux qui en ont l’initiative montrent un respect scrupuleux de la loi. Plus généralement, les catholiques, pourtant blessés par l’interdiction des cultes au moment où ils pansent les plaies de Nice, font preuve d’une volonté de conciliation et d’un respect scrupuleux des règles qui devrait leur valoir autre chose que du mépris ou des rodomontades.
Ces rassemblements sont donc autorisés?
Le décret du 29 octobre 2020 autorise en effet sous certaines conditions la tenue de manifestations pendant le confinement, en précisant notamment le protocole sanitaire qui doit être respecté par les organisateurs (port du masque, distanciation sociale, distribution de gel hydroalcoolique…). Le code de la Sécurité Intérieure inclut dans les «manifestations» toutes sortes de «regroupements de personnes».
Pourtant il semble qu’en plusieurs lieux les préfectures aient opposé qu’une manifestation ne pouvait se tenir qu’à la condition d’être «revendicative», ce qui exclurait les rassemblements incluant une ou plusieurs prières. En résumé, les croyants auraient le droit de réclamer la reprise des messes sur la voie publique, mais pas en sortant un chapelet de leur poche. C’est politiquement paradoxal: le pouvoir préfère-t-il vraiment des rassemblements plus contestataires? plus hostiles? C’est surtout juridiquement fragile pour ne pas dire franchement discriminatoire: on peut donc sortir manifester dans la rue pour dire «à bas Macron», mais pas «vive Dieu»? Et surtout, de la part d’une République qui ne reconnaît pas les cultes, c’est surréaliste: comment les policiers vont-ils s’assurer du respect de cette injonction préfectorale? Si les croyants se mettent à genoux ou chantent ensemble des prières, cela se voit, mais s’ils prient en silence, «in pectore» comme on dit, chaque policier ira-t-il interroger les manifestants un à un pour leur demander les yeux dans les yeux si par hasard ils ne seraient pas en train de réciter une prière au fond de leur conscience? C’est grotesque.
Une première manifestation s’est bien déroulée ce soir à Paris, devant Saint-Sulpice, avec quelques centaines de participants.

Rendez-nous la messe ! Les catholiques manifestent en ce moment place Saint Sulpice à Paris pour la liberté du culte #NousVoulonsLaMesse pic.twitter.com/tc1CSuHYHx
— Elisabeth Caillemer (@Babcaillemer) November 13, 2020
Jean-Fredrick Poisson, présent place Saint-Sulpice.
” Oui, la vie spirituelle est un élément fondamentale de notre existence et il faut être ignorant pour imaginer que seuls les croyants vont à l’église.” pic.twitter.com/nu5Fi0jFCF— L’Incorrect (@MagLincorrect) November 13, 2020
Guillaume Bernard prend la parole : ” Un Etat qui porte atteinte à nos liberté est un État tyrannique. Il faut que les ministres cessent d’étaler sur la place publique leur méconnaissance du culte catholique. ” pic.twitter.com/2o4jbizmww
— L’Incorrect (@MagLincorrect) November 13, 2020
🔴 Le chant du Salve Regina s’élève devant l’église Saint-Sulpice à #Paris ! 😍🙏🏻⛪️ #PourLaMesse #NousVoulonsLaMesse ⤵️ pic.twitter.com/uk5CEceKx7
— Notre-Dame de Chrétienté ⚜️ (@ndchretiente) November 13, 2020
“A qui va t on faire croire qu’on est + contaminateur à l’église qu’au supermarché?” Devant StSulpice, des 100aines de catholiques clament #Rendeznouslamesse! Le rassemblement a été autorisé par la préfecture, qui “a juste interdit chapelets et prières”, explique un organisateur pic.twitter.com/60OnB77KOk
— Stéphane Kovacs (@KovacsSt) November 13, 2020
A noter la nouvelle religion officielle : si les messes publiques sont interdites, les gens peuvent venir à Saint-Sulpice pour faire un test COVID :

Sous les fallacieux prétextes de combattre l’épidémie, des mesures de racisme anticatholique
L’AGRIF réagit aux propos du ministre de l’Intérieur :
En digne continuateur de Manuel Valls faisant jadis gazer les paisibles manifestants contre la dénaturation du mariage, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, se campe dans une sublime posture d’Artaban pour annoncer son héroïque détermination à faire disperser les dangereux catholiques qui, manifestant devant les églises pour exiger le respect de la fondamentale liberté du culte, menaceraient la République.
Ce méchant ouistiti rejoint ainsi son prédécesseur le blaireau Castaner et tous les autres de cette ribambelle ministérielle, plus aptes à persécuter les catholiques qu’à empêcher en France les massacres de l’islam jihadiste.
Sous le couvert de la lutte contre le coronavirus, menée avec des méthodes d’efficacité discutable, ce ne sont pas seulement les fielleuses mesures de leur racisme antichrétien qu’ils entendent imposer. Comment n’ont-ils pas honte de mobiliser des effectifs d’une police surchargée pour interdire, illégalement, à des chrétiens pacifiques et respectueux des mesures sanitaires, d’user de leur droit constitutionnel de manifestion ?
M. Macron, ce micro-Néron orgueilleux, entend-il rivaliser ainsi avec les mesures d’éradication définitive des libertés imposées à Hong Kong par le dictateur chinois Xi Jinping ?
Quant à Castex, son inénarrable premier ministre à la stature de « grand dépendeur d’andouille » comme on disait jadis en Gascogne, quelle fatuité !
Ce grand escogriffe jacobin primaire prétend en effet ne pas de sitôt « lâcher bride » aux Français. Comme l’a très judicieusement exprimé le cher Éric Zemmour, « Pour qui nous prend-il ? On n’est pas des chevaux ! ».
L’AGRIF appelle tous ses adhérents et amis à développer partout la résistance la plus opiniâtre contre un État de plus en plus totalitaire et moralement illégitime.
La grande réinitialisation
Le Forum économique mondial a fait sien le livre du Professeur Klaus Schwab et de Thierry Malleret: COVID-19: La Grande Réinitialisation.
A peine six mois après le début de la pandémie, le monde n’est plus celui que nous connaissions. Dans ce court laps de temps, la COVID-19 a à la fois déclenché des changements considérables et amplifié les divisions qui assaillent déjà nos économies et nos sociétés. Des inégalités croissantes, un sentiment d’injustice généralisé, l’approfondissement des clivages géopolitiques, la polarisation politique, des déficits publics croissants et des niveaux d’endettement élevés, une gouvernance mondiale inefficace ou inexistante, une financiarisation excessive, la dégradation de l’environnement : tels sont quelques-uns des défis majeurs qui existaient avant la pandémie. La crise du coronavirus les a tous exacerbés.
La débâcle de la COVID-19 pourrait-elle être l’éclair avant le tonnerre ? Aurait-elle la force de déclencher une série de changements profonds ?
Nous ne pouvons pas savoir à quoi ressemblera le monde dans dix mois, encore moins dans dix ans, mais ce que nous savons, c’est que si nous ne faisons rien pour réinitialiser le monde d’aujourd’hui, celui de demain sera profondément touché. Dans la Chronique d’une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez, un village entier prévoit une catastrophe imminente, et pourtant aucun des villageois ne semble capable ou désireux d’agir pour l’empêcher, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Nous ne voulons pas être ce village.
Pour éviter d’en arriver là, nous devons sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation. Ce n’est pas un « bonus » mais une nécessité absolue. Ne pas traiter et réparer les maux profondément enracinés de nos sociétés et de nos économies pourrait accroître le risque, comme tout au long de l’histoire, d’une réinitialisation finalement imposée par des chocs violents comme des conflits et même des révolutions. Il nous incombe de prendre le taureau par les cornes. La pandémie nous donne cette chance : elle « représente une fenêtre d’opportunité rare mais étroite pour réfléchir, réimaginer et réinitialiser notre monde. »
La crise profonde provoquée par la pandémie nous a donné de nombreuses occasions de réfléchir à la manière dont nos économies et nos sociétés fonctionnent et aux impasses qu’elles rencontrent. Le verdict semble clair : nous devons changer. Mais en sommes-nous capables ? Allons-nous tirer les leçons des erreurs que nous avons commises dans le passé ? La pandémie ouvrira-t-elle la porte à un avenir meilleur ? Allons-nous mettre de l’ordre dans notre grande maison, le monde ? En termes simples, allons-nous mettre en oeuvre la Grande réinitialisation ? Cette réinitialisation est une tâche ambitieuse, peut-être trop ambitieuse, mais nous n’avons pas d’autre choix que de faire tout notre possible pour l’accomplir.
Il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique. Ne rien faire, ou trop peu, revient à avancer aveuglément vers toujours plus d’inégalités sociales, de déséquilibres économiques, d’injustice et de dégradation de l’environnement. Ne pas agir équivaudrait à laisser notre monde devenir plus méchant, plus divisé, plus dangereux, plus égoïste et tout simplement insupportable pour de larges segments de la population mondiale. Ne rien faire n’est pas une option viable.
La Grande réinitialisation est loin d’être une affaire conclue cependant. Certains pourraient rejeter la nécessité de suivre cette voie, craignant l’ampleur de la tâche et espérant que le sentiment d’urgence s’estompera et que la situation reviendra bientôt à la « normale ».
L’argument en faveur de la passivité est le suivant : nous avons déjà traversé des chocs similaires – des pandémies, des récessions brutales, des divisions géopolitiques et des tensions sociales – et nous les traverserons à nouveau. Comme toujours, les sociétés vont se reconstruire, et nos économies aussi. La vie continue ! Les arguments allant à l’encontre de la réinitialisation sont également fondés sur la conviction que le monde ne va pas si mal et que régler quelques détails suffira à l’améliorer.
Il est vrai que l’état du monde est en moyenne bien meilleur aujourd’hui que par le passé. Il faut l’admettre, en tant qu’êtres humains, nous n’avons jamais eu une telle chance. Presque tous les indicateurs clés qui mesurent notre bien-être collectif (comme le nombre de personnes en situation de pauvreté ou mourant en raison de conflits, le PIB par habitant, l’espérance de vie ou le taux d’alphabétisation, et même le nombre de décès causés par des pandémies) n’ont cessé de s’améliorer au cours des siècles passés, et ce de manière impressionnante au cours des dernières décennies.
Mais ces améliorations ne concernent que la moyenne – une réalité statistique qui n’a aucun sens pour ceux qui se sentent (et sont si souvent) exclus. Par conséquent, la conviction que le monde d’aujourd’hui est meilleur qu’il ne l’a jamais été, bien qu’elle soit correcte, ne peut servir d’excuse pour se contenter du statu quo et ne pas remédier aux nombreux maux qui continuent à affliger notre monde.
Nous sommes maintenant à la croisée des chemins. Une seule voie nous mènera vers un monde meilleur : plus inclusif, plus équitable et plus respectueux de Mère Nature. L’autre nous conduira dans un monde semblable à celui que nous venons de laisser derrière nous – mais en pire et constamment jalonné de mauvaises surprises. Nous devons donc faire les choses correctement. Les défis qui se profilent à l’horizon pourraient être plus conséquents que ce que nous avons choisi d’imaginer jusqu’à présent, mais notre aptitude à repartir de zéro pourrait également être meilleure que ce que nous avions osé espérer auparavant.
Faits et Documents a consacré 3 numéro, en septembre-octobre, à ce Great Reset :

Quelques extraits :

“Nous avons eu l’église encerclée par les forces de police avec un bus à chaque porte et des policiers qui filtraient”
Sermon de l’abbé Denis Puga (FSSPX) prononcé le lundi 9 novembre en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris :
Vous voilà donc réduits de nouveau à ne pouvoir suivre les offices que derrière un écran. C’est une forme de persécution car il ne faut pas croire que c’est une intention bonne qu’il y a derrière tout cela. Nous fêtons aujourd’hui la dédicace de la cathédrale Saint-Jean-de-Latran à Rome, qui est la cathédrale du pape. Toutes les églises du monde dépendent de cette église, toutes les églises sont consacrées et donc appartiennent à Dieu et au culte de Dieu. L’on n’a pas le droit de priver les catholiques de leurs édifices car ils leur appartiennent. La liberté de culte des catholiques est un droit fondamental. A une époque où l’on nous parle tellement des droits de l’homme, voilà un droit de l’homme fondamental, c’est celui de pratiquer publiquement, socialement, la vraie religion. Et ce droit est inaliénable, personne ne peut nous l’arracher. Il n’y a pas une bonne intention derrière ces interdictions. Qui nous aurait dit au début de cette année 2020, quand nous nous sommes souhaités la bonne année, que ce serait une année où nous serions privés de la messe, privés du sacrifice de la messe. On aurait dit, si on nous l’avait annoncé : « Non, vous exagérez, nous ne sommes pas dans un pays communiste, nous ne sommes pas dans la Chine de Mao Tsé Toung ou dans l’URSS de Staline ! » Et pourtant, voici encore un mois supplémentaire où nous sommes privés de la messe, oui… Les fidèles ne peuvent plus y participer par décision de l’État, qui se met à la place de Dieu finalement.
Un faux prétexte de santé
Ce n’est pas une intention juste, qu’on ne nous amène pas le prétexte de la santé parce que ce n’est pas un prétexte de santé. La preuve, mes bien chers frères, c’est que ce confinement qui était censé être un confinement plus « soft » comme on dit maintenant aujourd’hui, ce confinement ferme les églises, c’est-à-dire interdit le culte aux fidèles. Or il se trouve que c’est bien une décision du gouvernement puisque le fameux Conseil scientifique dont nous avons souvent à nous plaindre, dans ses recommandations d’il y a peine un mois avait dit qu’en cas de reconfinement il ne serait pas nécessaire de fermer des églises ni même d’interdire, d’arrêter le culte public. Alors, quelle est l’intention ? Pourquoi le gouvernement est allé outre cette décision ? Vous savez que le Conseil d’État a débouté les associations qui, comme au premier semestre avaient fait un recours, elles avaient gagné ce recours où le Conseil d’État avait rappelé ce droit fondamental de la liberté de culte public. Le Conseil d’État, cette fois-ci, a débouté ces associations qui avaient demandé ce recours à la suite de Civitas et d’autres associations, la Fraternité Saint-Pie X s’était liée à eux. Voilà un bon combat, combat pour la liberté de la messe, honneur à Civitas et aux autres. Il y a peut-être même certains évêques qui commencent à se réveiller, il en faut beaucoup pour les réveiller mais certains commencent à se réveiller.
Hypocrisie et dissimulation
Ce n’est pas l’intention de la santé qui est derrière tout cela, c’est très mystérieux, c’est mondial. Je vous donne un exemple, c’est presque risible, cela ne se passe pas chez nous, cela se passe en Angleterre, vous savez qu’eux aussi ont un confinement et parmi les mesures de ce confinement il est interdit, sauf motif grave, de quitter le pays, d’aller dans d’autres pays. A la Chambre des Communes, la semaine dernière, très sérieusement, le ministre de la Santé de la Grande-Bretagne a exprimé, suite à la question d’un député, que le fait de vouloir voyager pour aller pouvoir recevoir une assistance au suicide était un motif suffisant pour permettre le passage des frontières. Voilà, motif suffisant… la santé, le désir de sauver des vies humaines. Et pourtant la loi interdit en Angleterre l’assistance au suicide, pour le moment.
Je vous ai déjà dit ce qu’il en était pour l’avortement aujourd’hui où tout doucement, pendant que tout le monde s’inquiète de ce confinement, les lois permissives se multiplient, on va passer à quatorze semaines pour l’avortement, on va supprimer la clause de conscience pour les médecins qui existait depuis 1974. Non, non, ce n’est pas la santé qui est derrière tout cela. Et si de fait il y a des victimes de cette maladie, il ne faut pas le nier, on n’est pas face à la peste. Par contre, combien de commerces vont mourir… nous connaissons des gens qui ont été malades, peut-être même quelques-uns qui sont morts, personnellement je n’en connais pas beaucoup, en revanche nous connaissons tous des personnes qui perdent leur travail, qui vont se retrouver dans des situations économiques dramatiques : c’est une autre forme de mort. On sait bien que quand il y a eu la crise de 1929 avec tous ces chômages en pagaille, il y a eu une augmentation considérable des suicides, pensez à ces pères de famille qui se retrouvent à devoir nourrir une famille et qui s’inquiètent de leur travail. Oh, on promet des tas de choses, mais viendront-elles pour les secourir ?
Une époque de persécution
C’est une époque de persécution, on ne l’attendait pas venir par cela mais elle vient et on sait qui est derrière tout cela : ceux qui luttent contre l’Église catholique, contre toute forme de religion, contre tout culte rendu à Dieu, parce qu’ils ne le supportent pas. Hier, bien chers frères, nous avons eu l’église encerclée par les forces de police avec un bus à chaque porte et des policiers qui filtraient, qui empêchaient d’entrer ou de sortir. Qu’est-ce que nous avions fait ? Les voisins du quartier, se sont sans doute demandé : « il doit y avoir un attentat terroriste dans l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet pour qu’il y ait tant de policiers ! » S’ils nous avaient posé des questions on leur aurait dit : « non, non, ce n’est pas cela, c’est beaucoup plus grave, beaucoup plus grave, nous avons osé célébrer la messe ! » Voilà… Vous voyez où l’on en est. Bien sûr, comme vous le savez, ce sont des voisins, de gentils voisins, qui prennent un malin plaisir à nous dénoncer à la préfecture ou aux médias, prions pour eux, tant pis pour eux. Nous n’avons pas peur de notre foi, je pense que ce sont sans doute les dignes successeurs de ceux qui de 1940 à 1945 dénonçaient les juifs de leur quartier.
Il faut défendre nos églises
On nous parle d’un confinement qui va durer, l’état d’urgence sanitaire va durer au moins jusqu’au mois de février et les médecins qui envahissent les plateaux de télévision en rajoutent pour en réclamer toujours davantage, comme si c’était leur compétence. Il faut donc se préparer à une période dure, une période longue, une période de résistance, mes frères, c’est peut-être un deuxième combat pour la messe qui s’ouvre maintenant parce que des catholiques ne doivent pas être des moutons. Il faut défendre nos églises, il faut défendre ce droit de dire la messe publiquement. Ces jours-ci il y a des initiatives, des gens qui sont allés spontanément prier devant les cathédrales qui étaient fermées, c’est une très bonne chose, il faut continuer dans ce sens sinon l’Église meurt. L’Église meurt non pas de la persécution des ennemis, mais de la faiblesse des chrétiens.
Allons prier dans nos églises ouvertes
Oui, c’est un deuxième combat et peut-être le plus important, ne nous décourageons pas, tenons à nos églises. Quand elles sont ouvertes, sachez que vous avez toujours la possibilité d’y entrer, même au cours de vos déplacements professionnels, pour les courses, pour vos déplacements médicaux, si vous passez devant une église vous pouvez y entrer pour prier. Profitez-en, mes bien chers frères, il y a des grâces particulières qui sont liées à la prière dans un lieu consacré, parce que le jour de la consécration de l’église l’évêque fait des prières particulières pour ceux qui viendront se sanctifier par la prière dans ces églises. Ne laissons pas échapper ces grâces, n’écoutons pas ceux qui jusque dans le gouvernement disent : « de toute façon les chrétiens ont la possibilité de prier n’importe où. » Non, nous tenons à nos églises, même si elles ont été volées par la Révolution de telle sorte que nous n’en avons plus que l’usage et non plus la propriété, ces églises qui pourtant ont été construites avec l’argent des chrétiens et non pas l’argent de L’État. Ces églises nous y tenons et nous ne les abandonnerons pas.
Ceux qui mèneront le combat seront bénis
La consécration de la cathédrale Saint-Jean-de-Latran, première cathédrale du monde, juste avant Constantin, par le pape Sylvestre, a été le signe du triomphe de la royauté sociale de Notre-seigneur Jésus-Christ. Toutes les églises comme celle-ci, Saint-Nicolas qui est consacrée aussi, manifestent la royauté de notre-Seigneur Jésus-Christ, par leur existence, par leur vie. Alors ne les abandonnons pas et battons-nous pour qu’elles soient non pas profanées mais toujours utilisées pour le vrai culte à rendre à Dieu. Ceux qui mènerons ce combat seront bénis : laïcs, prêtres, peu importe. Tous les catholiques qui mèneront ce combat auront à souffrir car on souffre toujours quand on veut défendre la messe, parce que c’est la Croix et que le catholique est un croisé mais vous n’imaginez pas les bénédictions de Dieu qui descendront sur eux, sur leur famille. Demandons cela à la Vierge Marie qui a été le premier édifice consacré à Jésus, puisque c’est en son sein que Jésus s’est incarné et c’est pour cela que Dieu l’a faite si sainte, si pure, sans tâche, sans le péché originel. Demandons-lui d’avoir cet amour de l’Église, cet amour de nos églises, et de nous battre pour cela. Oui, il faut se lancer dans un grand mouvement de résistance, fidèle selon les lois de Dieu, selon les lois de l’Église, mais un vrai combat.
Censuré, le documentaire Hold-up est désormais en accès libre
Censuré par la plateforme de vidéos Vimeo, suite aux nombreuses critiques unanimes de la presse commerciale, le documentaire Hold Up est désormais en accès libre
Encore une fois, ce documentaire est sans doute critiquable par bien des aspects, mais au pays des “droits au blasphème” et des droits aux publications immondes, je ne vois pas pourquoi les internautes, déjà privés d’un nombre certain de leurs libertés, ne seraient pas capables de se faire une idée par eux-mêmes. Surtout après les mensonges récurrents de nos gouvernants concernant la pandémie (la petite dernière sur les chiffres qui font peur), intox que nous avons relayé abondamment ici (voir notamment ici et là).
Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le premier ministre Jean Castex peut mâlement déclarer que la liberté de culte est “une liberté fondamentale avec laquelle la République ne transige pas” et “en même temps” interdire la célébration publique de la messe et limiter, par décret, le nombre de personnes pouvant assister à des mariages ou à des enterrements.
Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais. C’est aujourd’hui l’Etat qui décide combien de personnes peuvent assister aux cérémonies religieuses.
Face à ces décisions, dignes de la Terreur révolutionnaire, sans doute n’est-il pas inutile de rappeler que “Jésus-Christ n’est pas facultatif” et qu’au-delà de son aspect communautaire la messe est aussi, et surtout, le culte que les fidèles rendent à Dieu. Mais que peut comprendre à cela un esprit laïc?
Devant le silence quasi général des autorités épiscopales de nombreuses initiatives de laïc essayent de rappeler aux autorité politiques que la liberté de culte n’est pas moins importante que celle de promener son animal de compagnie.
Liberté de culte : les catholiques de France manifestent [Liste à jour de la quarantaine de manifestations prévues ce week-end]
Nous apportons notre soutien à toutes ces initiatives motivées par le souci de la gloire de Dieu et du salut des âmes.

Nous sommes en colère, monsieur le Premier Ministre !
