Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
Le premier ministre Jean Castex peut mâlement déclarer que la liberté de culte est “une liberté fondamentale avec laquelle la République ne transige pas” et “en même temps” interdire la célébration publique de la messe et limiter, par décret, le nombre de personnes pouvant assister à des mariages ou à des enterrements.
Ceux qui croyaient que l’Eglise était séparée de l’Etat en sont pour leurs frais. C’est aujourd’hui l’Etat qui décide combien de personnes peuvent assister aux cérémonies religieuses.
Face à ces décisions, dignes de la Terreur révolutionnaire, sans doute n’est-il pas inutile de rappeler que “Jésus-Christ n’est pas facultatif” et qu’au-delà de son aspect communautaire la messe est aussi, et surtout, le culte que les fidèles rendent à Dieu. Mais que peut comprendre à cela un esprit laïc?
Devant le silence quasi général des autorités épiscopales de nombreuses initiatives de laïc essayent de rappeler aux autorité politiques que la liberté de culte n’est pas moins importante que celle de promener son animal de compagnie.
Liberté de culte : les catholiques de France manifestent [Liste à jour de la quarantaine de manifestations prévues ce week-end]
Nous apportons notre soutien à toutes ces initiatives motivées par le souci de la gloire de Dieu et du salut des âmes.
Darmanin : “Je ne souhaite pas envoyer des policiers verbaliser des croyants devant une église mais s’il s’agit d’un acte répété, je le ferai”
Rassemblements de catholiques : “Je ne souhaite pas envoyer des policiers verbaliser des croyants devant une église mais s’il s’agit d’un acte répété, je le ferai dès ce week-end. Il n’y aura plus de week-end de mansuétude”, affirme Gérald Darmanin pic.twitter.com/JAV8AHtD9y
— franceinfo (@franceinfo) November 13, 2020
Toutes les manifestations annoncées ces jours-ci et recensées ici sont déclarées en préfecture. De quoi parle donc le ministre de l’Intérieur (et des cultes) ?
Ce gouvernement navigue à vue en surfant sur les peurs
Exemple avec la déclaration d’Emmanuel Macron du 28 octobre annonçant le confinement :
Macron le 28 octobre : « Nous savons que quoique nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre soit la quasi totalité des capacités françaises »
▶️Le 11 novembre, 4789 patients en réanimation (SR) ou soins continus (SC) ou soins intensifs (SI) pic.twitter.com/NSpK8D7MHV— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) November 12, 2020
Au 12 novembre, 4899 personnes en réanimation.
La présidente des Associations Familiales Catholiques écrit au président de la République
Pascale Morinière, présidente des AFC, a écrit au président de la République mercredi 4 novembre pour porter la voix des familles. De nombreuses mesures fragilisent davantage la société : bioéthique, IVG, IMG, interdiction de l’instruction à domicile, restriction des libertés de culte…
Elle a sollicité un entretien avec lui afin d’envisager rapidement des solutions pour protéger et fortifier les familles, cellules de base de la société.
Voici la lettre de Pascale Morinière à Emmanuel Macron :
Monsieur le Président de la République,
Ces derniers mois ont été douloureux pour notre pays. Epidémie de coronavirus, crise économique et sociale, lassitude des Français face aux restrictions de leurs libertés et montée de l’angoisse liée à l’insécurité et au risque terroriste islamiste. Ces circonstances génèrent pour les familles un sentiment de perte de confiance et de dépression devant l’avenir commun qui attend notre pays.
Il me semble néanmoins crucial de souligner que les événements que nous traversons sont aussi l’occasion de décisions qui aggravent les déchirures au sein de la société et que les familles s’alarment de ces orientations néfastes qui ne répondent pas du tout aux difficultés qu’elles rencontrent.
- Le projet de loi de bioéthique est un texte sans lien avec les urgences du moment, visant surtout à satisfaire politiquement une minorité influente et les intérêts financiers des laboratoires et des cliniques qui les pratiquent.
- La proposition de loi pour allonger le délai du recours à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse est une mesure mortifère qui ne fera pas diminuer le nombre d’avortements hors délais. Elle scandalise d’autant plus que l’IMG au motif d’une « détresse psycho sociale », introduite dans le projet de loi de bioéthique vient confirmer cette dérive.
- Sur le même sujet, la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales est un détournement du PLFSS pour promouvoir une mesure de plus dans la fuite en avant vers le « tout IVG » alors que notre pays enregistre un taux particulièrement élevé d’IVG parmi les pays européens (1 IVG pour 3 naissances) et que notre taux de fécondité est en baisse chaque année depuis 5 ans.
- La suppression de « l’école à la maison » annoncée sans nuance, quelles que soient les familles, est une mesure liberticide pour les dizaines de milliers de parents qui y ont recours sans arrière-pensée séparatiste. Un nombre encore plus élevé de parents, sans la mettre en œuvre, sont très attachés à cette liberté de l’enseignement parce qu’il s’agit d’un droit qui reconnait implicitement leur primauté éducative auprès de leurs enfants.
- Enfin, l’impossibilité de se rassembler pour exercer son culte contrevient à la liberté religieuse, liberté fondamentale garantie par la Constitution. Comment le justifier alors même que des Catholiques sont tués en raison de leur foi ?
Nous avons manifesté en très grand nombre le 6 octobre 2019, le 19 janvier et le 10 octobre 2020, contre le projet de loi de bioéthique. Ces mobilisations calmes et pacifiques ont été sans effet aucun alors que les participants ne réclamaient rien pour eux-mêmes mais témoignaient du scandale d’un texte transgressif. Seuls ceux qui utilisent la violence physique et verbale, hors des règles du droit, seraient-ils entendus dans notre pays ?
Le 9 avril 2018, au Collège des Bernardins, vous nous avez dit que vous considériez comme de votre « responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique et des politiques. » Aujourd’hui, des voix s’élèvent de toutes parts pour alerter sur des dérives idéologiques que vous semblez légitimer. La satisfaction des revendications communautaristes de minorités aggrave les fractures sociales et la perte de confiance dans celles et ceux qui nous gouvernent.
La famille est ce qui persiste quand tout vacille ; elle n’est pas une minorité parmi d’autres mais la manière dont chaque Française et Français est enraciné dans une généalogie, et relié par des amours et des liens de solidarités qui lui donnent des raisons de vivre et d’espérer. A cause de tout cela, elle constitue la cellule vitale de notre société.
Alors que la crise ne fait que commencer et que les familles -dont bon nombre ont été séduites par votre candidature en 2017- ne se reconnaissent plus dans la politique que vous menez, je sollicite un entretien avec vous afin de vous soumettre nos propositions pour préserver et soutenir la famille.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma haute considération.
Pascale Morinière
La vie quotidienne des moines de Fontgombault
Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois évoque le nouveau livre de Nicolas Doat, Le grand bonheur : Vie des moines, consacré à l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Extrait :
[…] Cet écrivain a obtenu du père abbé du monastère bénédictin de Fontgombault, situé dans le bas Berry, le rare privilège de pouvoir s’immerger, carnet de notes à la main, au cœur de cette communauté de 60 moines. Il a pu en interviewer, sur le fond, une trentaine. Un an durant, il a suivi leur vie de prière nocturne et diurne. Entendre leurs joies, leurs combats aussi. Marcher avec eux lors de leur promenade quotidienne. Goûter la même soupe. Visiter les lieux les plus inattendus de cette société miniature, totalement autonome puisqu’elle dispose d’une centrale électrique sur la Creuse. Le monastère est posé au bord de cette rivière depuis le XIe siècle… L’auteur a senti les odeurs de la ferme, de l’atelier de cuir, des fleurs du jardin, des vieilles reliures de la bibliothèque sans oublier les fientes du poulailler – il n’y a pas de mystique désincarnée. De cette cité de Dieu, rien n’a échappé à la curiosité de l’homme de plume.
Il en ressort un livre rare, profondément humain, très réaliste, concret et profondément spirituel, plein de foi, d’espérance et de charité, vertus chrétiennes à l’apparence dépassées qui sont toutefois le ciment de la vie communautaire des moines. Certes, Nicolas Diat n’aborde pas le fait que le criminel Jean-Claude Romand vive là depuis sa sortie de prison – c’est la tradition monastique de l’accueil de tous – mais ce livre, et c’est toute sa force, n’est précisément pas une enquête sur l’abbaye de Fontgombault. Il est une plongée unique dans la vie méconnue de moines cloîtrés au sein de l’une des plus florissantes abbayes de France. Le livre est bienveillant sans être un livre de bons sentiments ou un ouvrage pieux. C’est un livre vrai. […]
Autre chapitre passionnant, la gouvernance de l’abbaye. Où l’on saisit que le sage management pensé par saint Benoît (480-547), il y a quinze siècles et éprouvé depuis par de multiples expériences monastiques bénédictines partout dans le monde, n’a pas pris une ride. Les moines doivent obéissance au père abbé, mais il n’a pas un pouvoir absolu. Un moine qui trouverait une décision injuste peut légitimement s’en ouvrir à un autre responsable. Les décisions du père abbé sont encadrées par un «conseil» de cinq membres, dont deux sont désignés par lui-même mais trois sont élus par la communauté, et par un autre conseil, plus élargi, le «chapitre». Il s’agit de «prévenir des abus de pouvoir» écrit Diat. De même toutes les charges, appelées «obédiences», correspondant à des responsabilités de travail, doivent être transmises tous les trois ans, quitte à être confirmées, car «aucun moine n’est propriétaire de sa charge» . Elles portent parfois des noms truculents: chambrier, père zélateur (adjoint du maître des novices), réglementaire (responsable des cloches), réfectorier (en charge de mettre le couvert), confiseur (en charge de la confection des confitures et pâtes de fruits), etc. […]
Mais pourquoi ces hommes du silence ont-ils accepté de se livrer? dom Jean Pateau, l’actuel père abbé confie au Figaro : «Oui, pourquoi avoir accepté… le moine ne doit-il pas vivre caché? Dans la ligne du discours aux Bernardins, où Benoît XVI a réussi à faire aimer les moines qui, il y a plusieurs siècles, vivaient en les murs de ce couvent, il m’a semblé possible à travers les lignes d’un livre de faire connaître et aimer un visage particulier de l’Église qu’est la vie monastique. Ce livre doit aussi être compris comme une réponse, à notre mesure, à l’invitation du pape François à être en sortie… et nous pouvons le faire sans pour autant sortir. Ces pages visent aussi à faire aimer Dieu, à montrer que la relation avec lui se tisse non pas dans les méandres des cogitations mais dans la simplicité de la vie et à travers des caractères aussi différents que les vies qui ont mené au choix du monastère.» En attendant, ce choix de Dieu est un bonheur à lire.
Erdogan à la conquête de l’Europe
L’hebdomadaire Valeurs Actuelles consacre cette semaine un dossier à la Turquie d’Erdogan. Dans un portrait consacré à Erdogan, Raphaël Stainville écrit :
[…] il ne prend plus la peine de taire ses rêves de califat. Si Erdogan a souvent écrit droit avec des lignes courbes, le président de la Turquie se veut désormais l’architecte d’un véritable État islamique dont il serait le leader. Il s’est fait construire à Ankara un palais de plus de 1 000 pièces, qui illustre à merveille la folie des grandeurs du nouveau sultan. Ses déboires électoraux récents n’entament en rien sa volonté et ne font que souligner le projet qui l’a toujours animé. « La démocratie, c’est comme un tramway, une fois arrivé au terminus on en descend », prévenait-il, il y a plus de vingt ans, sans que personne ne le prenne au sérieux.
Il se révèle désormais tel qu’en lui-même, autocrate, tyrannique. Les Turcs se détournent de lui, mais une grande partie du monde musulman l’a pris pour modèle. Le cheik qatari Youssouf al-Qaradawi, qui ne dissimule pas les objectifs de conquête et d’islamisation de l’Occident, invite depuis des années les Frères musulmans à soutenir le président turc néo-ottoman : « Vous avez le devoir de le soutenir, de lui prêter allégeance. » Ses diatribes contre la France, Macron, sont reprises comme autant de fatwas jusqu’en Indonésie et au Pakistan.
Nicolas Clément se penche sur le Conseil des musulmans d’Europe, officine frériste implantée sur le sol français, épargnée par la riposte gouvernementale :
[…] Hors des radars élyséens, cette énième “association” pourrait bien être une des forces motrices du “séparatisme” en Occident. Jadis nommée Union des organisations islamiques d’Europe (UOIE), le douteux groupuscule s’est enraciné dans le vieux continent à partir des années 80. Bien qu’officiellement non-affilié à une mouvance politique, le cénacle a en fait été fondé en sous-main par les très radicaux Frères musulmans, ainsi que le confirme dans L’Express Vincent Geisser, chercheur au CNRS et à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman.
Située au sommet de la hiérarchie du réseau frériste, l’UOIE s’avère être le centre de coordination de multiples associations communautaires musulmanes à travers toute l’Europe. Muslim association of Britain, Musulmans de France, Dutch Islamic society, Spanish Muslim league… Ces dernières associations, ainsi qu’une quarantaine d’autres, sont toutes membres ou partenaires de l’omnipotent cartel. […]
A la tête de l’association controversée trône Bassil Mareei, un secrétaire général au profil particulièrement inquiétant. D’origine palestinienne, le ponte islamiste a vu le jour à Damas, en Syrie, mais passé la majorité de son existence en Ukraine, dans la ville de Kiev, où il a obtenu un doctorat en génie civil. D’abord bombardé assistant du président de la Fédération des organisations islamiques d’Europe (ex-UOIE) en 2013, Mareei a été ensuite promu au poste de secrétaire général.
Passé au crible par Tanya Klein dans un billet de blog sur Mediapart, le haut fonctionnaire du séparatisme s’avère être un admirateur zélé de Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans, ainsi que du prédicateur antisémite et pro-terroriste Yusuf al-Qaradwi, dont les paroles résument clairement la véritable vocation de la confrérie : « L’islam retournera un jour en Europe comme un conquérant. Ce ne sera pas une conquête par l’épée mais par la prédication et la diffusion. »
Au-delà de ses errances idéologiques, ce titulaire de la nationalité ukrainienne se distingue aussi par ses engagements politiques radicaux. « Il soutient ouvertement la branche la plus radicale du Hamas, note Klein, En juillet 2014, sur Twitter et Facebook, il a salué les attaques terroristes perpétrées par ce groupe palestinien. » […]
La Commission européenne veut que soient inscrits dans le traité européen les crimes et délits contre les LGBT
A l’heure du terrorisme planétaire, la Commission européenne estime que les crimes LGBT sont les seuls dignes d’être inscrits dans le traité :
La Commission européenne a présenté un plan de lutte contre les discriminations et la haine à l’encontre des personnes LGBT+ et de renforcement des droits des couples soi-disant homoparentaux.
Il y a des progrès dans les Etats membres, dit la commissaire kapo Jourova (« beaucoup ont reconnu légalement les couples de même sexe », c’est le progrès de la décadence et de la perte des repères naturels) mais il y a aussi « des tendances inquiétantes » (en Pologne et en Hongrie, évidemment ; car il est inquiétant de respecter l’ordre naturel).
Or donc, la Commission européenne veut que soient inscrits dans le traité européen les crimes et délits LGBT, qui sont des crimes et délits tout à fait à part des autres, les seuls dignes d’être inscrits dans le traité. En fait donc les seuls vrais crimes et délits dont on doive vraiment s’occuper… Ça paraît peut-être un peu bizarre, mais c’est parce que « tous les Etats membres ne s’attaquent pas au problème de la haine croissante contre les personnes LGBT dans leur code pénal ». Donc si on le met dans le traité, les Etats membres seront obligés de les punir…
Or donc, la Commission européenne, qui se fout de la famille normale, qui considère l’avortement comme un droit fondamental, va proposer une reconnaissance mutuelle entre Etats membres des droits parentaux des couples de même sexe… Parce que « ce n’est pas acceptable », dit la commissaire kapo Jourova, « que votre enfant arrête d’être votre enfant quand vous traversez la frontière ». Même si ce n’est votre enfant que dans vos fantasmes et une législation aberrante…
Bien sûr, tout ça, c’est du baratin, de la propagande : la Commission n’est pas toute-puissante, il faut l’unanimité des 27 pour modifier le traité et, par définition, pour une reconnaissance mutuelle entre Etats membres. Mais c’est une occasion, parmi toutes les autres, obsessionnelles, de faire avancer dans les têtes le programme idéologique LGBT.
Pauvreté et destruction de la famille
Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 12 novembre son rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2020. Constats et analyses sur la précarité issus de l’observation sur l’ensemble du territoire national de plus de 55 400 situations (sur les 1 393 000 personnes accueillies en 2019).
Pour son rapport 2020 qui alerte sur la dégradation du niveau de vie des plus pauvres, l’association a complété son étude d’une enquête approfondie sur leur budget, pointant les privations quotidiennes et les arbitrages impossibles auxquels ils sont confrontés : chauffer le logement ou se nourrir, acheter un habit pour la rentrée ou payer la facture d’électricité.
La part des mères isolées reste trois fois plus importante dans les accueils du Secours Catholique que dans la population générale. Elles sont souvent jeunes, avec des enfants en bas âge, et ont des ressources insuffisantes pour faire face aux dépenses de la vie courante : 42 % sont au chômage, non indemnisé dans six cas sur dix et de longue durée dans les trois quarts des situations.
Réunion en début de semaine prochaine entre l’Etat et les représentants des cultes
Suite à une question du sénateur LR Pierre Cuypers, Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du Gouvernement a annoncé qu’une réunion se tiendra lundi 16 novembre entre l’Etat et les cultes au ministère de l’Intérieur afin de décider les conditions d’assistance au culte.
“En quoi est-il moins dangereux de prendre les transports en commun que de se rendre dans un lieu de #culte ?” @PierreCuypers77 interroge le porte-parole du Gouvernement. #QAG https://t.co/eXtyYLQQBS
— Républicains Sénat (@lesRep_Senat) November 12, 2020
La liste des lieux de manifestations pour la messe, qui grossit chaque jour, a été mise à jour et est accessible ici.
Menace sur le sanctuaire Notre-Dame du Perpétuel Secours à Blauberg à Sarreguemines (57)
Un lecteur m’écrit :
Voilà 9 mois que la messe de 10h00 du dimanche a été supprimée arbitrairement et sans concertation pour la déplacer à 18h30.
Voilà 7 mois, depuis le 15 mars que l’église est fermée de la même manière, sans concertation, pour raison de crise sanitaire au vu de l’affiche apposée sur la porte.
L’église est fermée, il n’y a plus aucune activité, aucun rassemblement de fidèles.
Les fidèles et pèlerins se posent des questions et attendent des nouvelles qui ne viennent pas car le mutisme est de rigueur et on ne communique pas.
Je crains que s’il y a des nouvelles, celles-ci ne seront pas réconfortantes et que l’on nous annoncera l’église n’ouvrira plus en raison du manque de prêtres et de l’absence d’une réelle volonté des autorités ecclésiales de maintenir ce lieu de pèlerinage qui accueillait des pèlerins de toute la région et au-delà.
Même les journées de pèlerinage ont été annulées alors que l’activité a repris dans les paroisses de l’archiprêtre.
Le sanctuaire du Blauberg a complètement disparu de la feuille d’informations paroissiales de la communauté de paroisses de Sarreguemines.
Voilà 8 mois que nous recherchons une solution pour redonner vie au sanctuaire ND du Perpétuel Secours, nous ne l’avons pas encore trouvée parce que les discussions en cours n’ont pas encore abouti, nous manquons de prêtres, mais le temps presse. Nous sommes actuellement en discussion avec une communauté, mais ça n’a pas l’air d’être du goût de tout le monde…
Le délai fixé par les propriétaires (Association Caritas des Rédemptoristes) qui nous proposent le rachat du domaine a été fixé au 31 décembre 2020.
Si d’ici là aucune solution n’est trouvée, l’église sera désacralisée et certainement détruite comme cela s’est passé avec l’église St Gérard à Haguenau.
Un élément important de notre patrimoine chrétien et cultuel disparaîtra alors et tous les sacrifices consentis par nos parents et grand-parents partiront en fumée comme un feu de paille. Devons-nous ou pouvons-nous accepter cela et laisser faire sans réagir ? La vocation du Blauberg a toujours été évangélique, elle doit le rester parce que nous avons besoin d’endroits où l’on prie et où l’on pratique la charité.
Dans la conclusion de sa visite pastorale dans l’archiprêtré de Sarreguemines en février 2012, Monseigneur Raffin écrivait:
sur tes remparts, Jérusalem, j’ai posté des veilleurs”, dit le prophète Isaïe(62,6). Sur les hauteurs du Blauberg, des priants veillent sur la ville: La communauté des sœurs dominicaines et celle des pères Rédemptoristes, les personnes âgées de la maison de retraite Notre Dame, les pèlerins qui fréquentent la chapelle… Ce haut-lieu est précieux et je me réjouis de ce que l’on se préoccupe de son animation pastorale et spirituelle, grâce à la vigilance de son recteur, M. l’abbé Gérard Dittgen.
Le Blauberg est un lieu où se vit l’apostolat des laïcs qui, selon le pape François, font partie du peuple saint de Dieu et par conséquent sont les protagonistes de l’église et du monde, il appelle pasteurs à les servir et non pas à être servis par eux.
Pendant 80 ans les pères et frères missionnaires Rédemptoristes ont évangélisé nos régions. Ils l’ont marquée de leur empreinte en prêchant des missions dans tous les villages de cette région mosellane et au-delà des frontières dans la proche Allemagne en rapprochant les peuples après une guerre fratricide.
En 2009 à leur départ de SARREGUEMINES pour rejoindre leur maison-mère les Trois Épis, ce sont des laïcs, sous l’impulsion de l’évêque de l’époque, qui ont pris le relais et ont continué leur mission en s’engageant à gérer et à animer cette chapelle construite dans les années 1930 et dédiée à ND du Perpétuel Secours. Ces laïcs l’ont fait avec ardeur et beaucoup de réussite pendant plus d’ une dizaine d’années, l’église était pleine tous les dimanches et les journées de pèlerinage aux fêtes mariales tout au long de l’année étaient très suivies. […]
Le président de l’association Notre Dame du perpétuel secours du Blauberg lance un appel à mobilisation :
Face au terrorisme musulman, il y a ceux qui parlent et ceux qui agissent
Nicolas Bay (député RN au Parlement européen) montre la différence entre les gouvernements français et autrichien :
Un attentat islamiste sur son sol, un seul, aura suffi au gouvernement autrichien pour lancer immédiatement un plan de combat contre le terrorisme et le terreau politico-religieux dans lequel il se forme.
Outre la simplification des modalités pour fermer des mosquées, retirer les aides sociales ou le permis de conduire des individus suspects d’islamisme radical, ce plan va mettre en place la possibilité d’une détention préventive pour les djihadistes identifiés. Les déchéances de nationalité seront facilitées pour les binationaux.
Mais, surtout, le gouvernement autrichien en décidant de créer le délit pénal “d’islam politique” porte le fer au cœur même de la nébuleuse islamiste. En lançant cette semaine, soixante perquisitions de cibles en lien avec le Hamas ou les Frères musulmans, l’Autriche n’a pas la main qui tremble.
Quel contraste avec notre pays ! Voilà déjà 40 jours, Emmanuel Macron présentait en grandes pompes médiatiques un projet de loi contre le “séparatisme”. Une semaine plus tard, exit le “séparatisme”, place à une loi visant à “renforcer la laïcité”. Recul sémantique. Reddition intellectuelle. Qui peut croire qu’une énième charte de la laïcité sera efficace ?
Au lendemain de la mort de Samuel Paty, Gérald Darmanin, avait annoncé 231 expulsions de “radicalisés”. A cette heure, on est loin d’avoir atteint cet objectif. Un objectif qui ne représente d’ailleurs que 5% des étrangers fichés en France pour radicalisme ! C’est dire combien il s’agissait d’une annonce purement médiatique au lendemain d’un monstrueux attentat.
L’Autriche appartient à l’Union européenne et subit donc les mêmes contraintes juridiques supranationales que la France. Pourquoi ce qui est décidé à Vienne ne pourrait l’être à Paris ? La différence tient en deux mots : courage et volonté.
La famille est le coeur de la relance post-pandémie
La FAFCE (Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe) a tenu mardi son Conseil de Présidence biannuel, rassemblant des représentants d’associations membres de toute l’Europe.
Partageant la même préoccupation pour l’avenir de l’Europe après la pandémie, les membres de la FAFCE ont adopté une résolution sur “La famille est le cœur de la reprise post-pandémique“, réitérant leur appel à adopter “un nouveau paradigme pour mettre la famille et les associations familiales au centre des politiques de long-terme en Europe“. Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, a déclaré que
“cette résolution pourrait être un Manifeste de ce temps. Nous poursuivrons notre travail pour convaincre les institutions européennes et les gouvernements nationaux de la nécessité d’utiliser le plan de relance et le budget de l’UE pour des politiques démographiques et familiales“.
De fait, cette résolution ne pouvait pas tomber à un meilleur moment, puisque plus tôt dans la journée le Conseil de l’UE venait tout juste de trouver un accord avec le Parlement européen sur le prochain budget à long terme de l’UE et l’instrument de relance “Next Generation EU”.
La résolution du Conseil de Présidence souligne que “les politiques d’urgence sont cruciales pour éviter l’appauvrissement des familles et constituent la juste reconnaissance de leur engagement durant la pandémie“. De même, les membres de la FAFCE ont spécifiquement appelé
“tous les États membres de l’Union européenne à d’urgence inclure des politiques démographiques et familiales dans le fonds de relance de l’UE afin de garantir un avenir durable pour l’Europe”.
Vincenzo Bassi a déclaré :
“Par cette résolution, nous souhaitons également adresser un message aux institutions européennes, au moment même où celles-ci annoncent leur accord sur le budget de l’UE et sur le « Next Generation UE » : nous souhaitons que ces fonds soient utilisés comme un investissement pour une Europe résiliente. Cela signifie investir dans des politiques démographiques pour assurer un équilibre intergénérationnel. Sinon il s’agira d’une dette supplémentaire sur les épaules de nos enfants. Nous devons investir pour la prochaine génération, et non à ses dépens. Il est temps de donner confiance aux familles et de reconnaître leur rôle fondamental pour nos communautés”.
Lors de ce Conseil de Présidence, qui s’est déroulé en ligne en raison des restrictions sanitaires dans plusieurs pays européens, la Fédération a eu le plaisir d’échanger sur ses activités et d’accueillir deux nouveaux membres observateurs, le Human Dignity Center (Hongrie) et la Life Network Foundation (Malte).
Etat-providence et despotisme sanitaire
Dans l’Incorrect, Thibaud Collin dénonce le caractère disproportionné et injuste de l’interdiction des cultes publics :
L’État moderne trouve grâce à Thomas Hobbes (1588-1679) sa justification dans l’impérieux désir des individus de se soustraire à la peur de la mort violente, inhérente à l’état de nature pré-social (« la guerre de tous contre tous »). Ils sacrifient leur liberté naturelle à l’État souverain afin qu’en retour celui-ci garantisse leur sécurité. Hobbes fonde ainsi la science politique moderne sur une condition nécessaire et égale pour tous : la fuite du mal absolu qu’est la mort. Tel est, considère-t-il, le seul moyen de sortir des divisions sociales engendrées par la poursuite du bien ultime. L’unité de la société politique ne tient plus à une quête illusoire du bien commun mais à la peur, bien réelle, d’un mal commun mettant ainsi « tout le monde d’accord ». La mort devient la nouvelle figure de l’absolu disqualifiant la question surnaturelle du salut et de la damnation. L’État est cet artifice par lequel les hommes s’assurent une société paisible, jouissant dans leur vie privée des libertés individuelles que celui-ci, ce « dieu mortel », leur garantit.
Ce dispositif va se compléter progressivement au XXème siècle par ce que l’on a nommé « l’État-providence » qui devient également garant de la santé. Celle-ci étant redéfinie en 1946 par l’OMS comme « un état de complet bien être physique, mental et social », l’État contemporain devient de facto responsable du bonheur des citoyens. De même que la sécurité ne peut être obtenue que par le sacrifice des libertés naturelles, de même la santé exigera parfois d’abandonner la jouissance de certaines libertés individuelles, y compris celles que le Conseil d’État nomme « fondamentales ». Nous y sommes !
Ainsi le culte public rendu à Dieu, identifié à l’exercice d’une liberté individuelle régie par le droit commun, est logiquement supprimé au nom d’un impératif de santé publique. La pandémie est l’occasion que se révèle, par une telle décision politique et judiciaire, l’esprit animant notre société. Les catholiques sont donc au pied du mur (les protestants, les juifs et les musulmans ont un rapport au culte et au politique fort différent, manifesté aujourd’hui par leur acceptation) ; car il y a bien, dans cette affaire, une singularité catholique.
De deux choses l’une, soit ils acceptent une telle décision et par là ils valident la primauté de la santé sur le devoir de rendre un culte à Dieu, ce qui est une contradiction pratique et un contre témoignage révélateur de l’altération de la foi catholique. Soit ils contestent une telle interdiction comme symptôme d’un despotisme sanitaire et ils font preuve d’une liberté radicale et créative s’incarnant dans de nombreuses initiatives.
Cette suppression sanitaire des cultes publics est aussi l’occasion pour nombre de fidèles de réaliser à quel point le catholicisme contemporain a fini par intérioriser le laïcisme républicain pour lequel les cultes sont réductibles à des convictions individuelles et à ce titre ne peuvent rivaliser avec la loi politique les transcendant. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que le pouvoir politique, pour diverses raisons, conteste le droit fondamental des hommes à honorer Dieu. Le cardinal Ratzinger rappelle dans L’Esprit de la liturgie (2000) que l’une des deux raisons de la sortie du peuple hébreu d’Égypte est de rendre un culte à Dieu dans le désert. « Ce bras de fer prolongé entre Pharaon et Moïse, dit-il, fait apparaître que la manière dont le culte doit être rendu n’est pas matière à compromis : la liturgie tire sa mesure et son ordonnance de Dieu même et de sa révélation » (p. 15). L’Eucharistie n’est pas, en effet, une simple réunion d’individus ; elle est ce par quoi vit cette cité nommée l’Église (ecclesia, terme désignant l’assemblée des citoyens dans la Grèce antique). Impossible donc d’identifier la participation à la messe dominicale à une activité au sein d’un club sportif ou d’une quelconque association de droit privé.
L’interdiction de l’assistance à la messe dominicale est une expérience cruciale pour les catholiques. La méditation de l’histoire de l’Église doit les soutenir dans leur détermination. Saint Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Dies Domini (1998) rappelle « l’héroïsme authentique avec lequel prêtres et fidèles ont obéi à cette obligation dans de nombreuses situations de dangers et de restrictions à la liberté religieuse, comme on peut le constater depuis les premiers siècles de l’Église jusqu’à notre époque ». Et le pape polonais de citer le témoignage des premiers chrétiens, prêts à tout pour être fidèles à la messe dominicale :
« Au cours de la persécution de Dioclétien, lorsque leurs assemblées furent interdites avec la plus grande sévérité, les chrétiens courageux furent nombreux à défier l’édit impérial et ils acceptèrent la mort plutôt que de manquer l’Eucharistie dominicale. C’est le cas des martyrs d’Abithina, en Afrique proconsulaire, qui répondirent à leurs accusateurs: ‘’C’est sans crainte aucune que nous avons célébré la Cène du Seigneur, parce qu’on ne peut y renoncer; c’est notre loi’’; ‘’ Nous ne pouvons pas vivre sans la Cène du Seigneur’’ » (n°46).
La participation à la messe dominicale est un devoir des fidèles envers Dieu, c’est donc un droit imprescriptible dont l’État ne peut suspendre l’exercice. Certes le « sanitarisme » maternant se présente et se présentera toujours « pour notre bien ». Refusons avec résolution et calme ce « despotisme doux » que Tocqueville entrevoyait comme un devenir possible des sociétés modernes. Les catholiques seront alors, une nouvelle fois, les hérauts de la liberté de l’esprit, pour le plus grand bénéfice de tous leurs concitoyens.
Le “en même temps” macronien porte en lui quelque chose de diabolique
L’abbé Danziec écrit dans Valeurs Actuelles :
Les bras en croix, agonisant sous l’effet de la torture, dans un dernier souffle, la fin du film oscarisé Braveheart montre le chef de l’insurrection écossaise, William Wallace, pousser avec rage un cri testamentaire : « Liberté ! » La réalisation cinématographique impressionne et saisit. Face à l’oppression anglaise, un coeur ardent résiste. Jusqu’au bout.
Dimanche dernier, il y avait du Mel Gibson dans la masse des catholiques de conviction. Le même appétit féroce de liberté résonnait dans l’âme des messalisants. La veille, le Conseil d’État venait de rejeter, de façon inique et honteuse, le référé-liberté réclamant le droit des célébrations publiques de la messe dans les églises. Passé la consternation, c’est la colère qui domine. Une sainte colère qui prend racine dans une liberté fondamentale bafouée.
Alors que le Conseil scientifique avait noté, dès septembre, que les lieux de culte n’étaient pas recensés dans les vecteurs de l’épidémie, alors qu’il n’y a jamais eu de cluster dans les églises, alors que les écoles sont ouvertes et les rames de métro bondées, la décision du Conseil d’État interroge. Surtout, elle formalise le mépris latent d’une société consumériste quant aux biens essentiels de l’âme. Selon l’historien Jean Sévillia, difficile d’y voir autre chose qu’une sorte de relent républicain au « vieux fond anticlérical ». En postmodernité, consommer des gâteaux apéritif a fini par devenir plus essentiel que communier dans un sanctuaire. Pis : l’un est autorisé quand l’autre se trouve interdit. Et comme s’il était question d’enfoncer le clou, la décision dudit Conseil tombait, comble de l’ironie, le jour de l’hommage national rendu aux trois victimes, décapitée, égorgée ou poignardée par un islamiste, dans la basilique Notre-Dame de Nice ! Lors de son discours, le Premier ministre pouvait plastronner : « Sur la liberté de culte, la République ne transige pas » , l’enfumage n’a pas le parfum de l’encens. Il faut le dire : le “en même temps” macronien porte en lui quelque chose de diabolique. Au sens littéral du terme, il confond, trompe et désunit.
Qu’on ne se méprenne pas, l’exaspération des croyants ne provient pas du dogmatisme ambivalent de la lutte anti-Covid, avec ses mesures barrières souvent non adaptées, parfois exagérées. Les chrétiens ne cherchent pas à s’exonérer de suivre les lois civiles. Avec saint Paul, ils savent que, par amour du bien commun, la foi leur demande d’obéir à l’autorité légitime. Mais cette obéissance ne saurait se satisfaire d’une irritante confusion des genres ! Les lecteurs de l’Évangile n’oublient pas le lieu propre des compétences de chacun… et qu’il importe de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » . De même qu’il ne me viendrait pas à l’idée, en tant que prêtre, de décider l’ordonnancement des séances à l’Assemblée, j’entends bien aussi que le gouvernement ne légifère pas sur les cérémonies liturgiques que je déploie dans mon église. Des injonctions prudentielles à une forme de dictature sanitaire, la frontière, on l’a vu, est vite franchie. D’une Église libre d’exercer son culte à l’Église populaire de Castex, il n’y a qu’un pas, hélas aussi.
Saint-Etienne-du-Rouvray, Conflans-Sainte-Honorine, Nice : abattages hallal ? Petite théologie incorrecte et comparative
Le site vigilance hallal est précis :

Bien sûr, ce sont des hommes qui ont été tués dans ces trois lieux et pas des animaux.
Pour le reste, les victimes ont bien été égorgées ; très largement pour certaines d’entre elles ; elles étaient conscientes au moment de leur égorgement ; ces égorgements ont bien été accomplis aux cris de Allahou Akbar. Il y a encore indécision quant au fait de l’orientation vers la Mecque.
Titre légèrement dérangeant voire provocateur, en réaction à un certain nombre de commentaires récurrents :
- Il y a de la violence dans la Bible comme dans le Coran
- Ce ne sont pas des musulmans qui ont fait ça…
- « Nous devons mettre en valeur les aspects les plus représentatifs et les plus structurants de l’œuvre du prophète et de son message de Paix, d’Amour et de Miséricorde» (message du Conseil français du culte musulman au lendemain de l’assassinat de S.Paty).
- « L’ennemi, nous le connaissons, non seulement il est identifié, mais il a un nom, c’est l’islamisme radical, une idéologie politique qui défigure la religion musulmane en détournant ses textes, ses dogmes et ses commandements pour imposer sa domination par l’obscurantisme et la haine » (M.Castex, à Nice le 7 novembre)
- Ou encore ce message du site domes_minarets.com qui est selon son descriptif le « Journal des mosquées de France : actualité, islamophobie, événements,histoire, chroniques, éducation, spiritualité» : « L’islam est innocent de ces agissements ».

Nous voudrions souligner trois points de la religion musulmane dans une sorte de petite théologie comparative avec le christianisme :
- Qui est mon frère ?
- Violence de la Bible, violence du Coran ?
- Martyr en islam, martyr chrétien
QUI EST MON FRERE ? Sujet déjà traité par Le Salon Beige. Il y est démontré que, pour un musulman, la fraternité s’exprime en islam (au sein de l’oumma, communauté des croyants) et entre les croyants eux-mêmes (c’est-à-dire les musulmans). C’est donc la foi qui détermine le degré de fraternité.
L’article du Salon beige rappelait que l’islam est une religion classificatoire. Cette classification est parfaitement exprimée par Hani Ramadan (frère de Tariq Ramadan et petit-fils de Hassan al-Banna, le fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, adepte de la Charia et nostalgique du califat) dans un sermon sur « Les sens de la fraternité en islam » :
« Ce mot fraternité a en Islam des significations qui ne sont pas toutes d’égale valeur ».
Et Hani Ramadan de distinguer au niveau le plus bas ceux qui sont proches (pouvant englober l’ensemble de l’humanité) :
« C’est ainsi que l’Islam nous a recommandé de tisser les meilleurs liens de fraternité avec l’ensemble des hommes, tant qu’ils se comportent en hommes, et tant qu’ils ne nous agressent pas ou ne nous livrent pas de guerres ».
Il y a ensuite « le lien qui t’unit au peuple au milieu duquel tu vis, les gens de ton pays ou de ta patrie ». Il y a enfin « le lien le plus fort qui puisse exister entre deux frères : c’est celui qui repose sur la foi ». Mais même pour ce qui concerne la fraternité qui repose sur la foi, il y a deux degrés :
-Le premier degré est d’avoir un cœur sain, qui n’est habité par aucun mauvais sentiment vis-à-vis de notre frère, comme la haine, la rancœur, la jalousie et le fait de penser du mal de lui. Le second degré est d’aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même, comme l’a dit notre Prophète : « Aucun de vous n’est parfaitement croyant, jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. » ».
Et d’ailleurs, toutes ces catégories sont rappelées encore plus clairement par M.Sifaoui citant Hassan Al-Banna dans son livre Taqiyya ! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France publié en 2019 :
« Aux yeux du frère sincère, les gens appartiennent à l’une des six catégories suivantes : les musulmans qui luttent, les musulmans passifs, les musulmans pécheurs, les dhimmis liés par un pacte, les non-musulmans pacifistes et les non-musulmans belliqueux. Chacune de ces catégories a un statut spécifique au regard de l’islam. Dans les limites de ces catégories, on jauge les individus et les institutions » (p.276).
La fraternité musulmane n’a donc rien à voir ni avec la fraternité chrétienne (Rappel : Quand un docteur de la Loi pose au Christ la question : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? », Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. » (Mt, 22, 36-40)) ni même avec la fraternité de la devise républicaine française. Et l’islam n’est une religion de tolérance et de paix… qu’une fois les conditions de sa domination mises en place et assurées.
L’assassinat du professeur Paty a donné une illustration parfaite de cet écart donné au sens de fraternité. Beaucoup ont été frappés par la ferveur de l’appel de l’imam Chalghoumi à prier pour M.Paty dans toutes les mosquées le vendredi suivant. M.Chalghoumi, déjà souvent menacé, aurait reçu à nouveau des milliers de menaces de mort. [Tiens, des menaces de mort ? Mais de qui ? Des musulmans qui n’auraient rien à voir avec l’islam ?] Et de toutes façons, la doxa musulmane a été sèchement rappelée (avec un zeste de vulgarité) par un tweet émis sur un site dont le nom est évocateur : islametlumières.com (salat voulant dire prière) :

L’islam des Lumières, ce serait donc : S.Paty était un pervers.
Autre exemple de fraternité classificatoire selon la foi, le verset 4 de la sourate 60 du coran :

Dernier petit exemple bien emblématique, à propos du covid. Le cas fait l’objet de demandes théologiques :
« Comment le musulman doit-il se comporter en ces jours difficiles qui connaissent la propagation du coronavirus? Si Allah décide que le coronavirus emporte quelqu’un, peut-on le considérer comme un martyr?». Réponse d’un savant musulman :
« on espère que celui/celle qui meurt du coronavirus sera un martyr. Nous demandons à Allah de faire disparaitre cette pandémie et d’en épargner les musulmans. »
Et les autres ???
VIOLENCE DE LA BIBLE, VIOLENCE DU CORAN ? On s’est habitué à écrire, après des événements comme la publication des Versets sataniques, ou celle des caricatures de Charlie Hebdo, ou encore d’une exégèse de Benoit XVI à Ratisbonne sur les liens entre foi et raison : « le monde musulman s’enflamme », comme si le fait d’être musulman vous rendait inflammable comme de l’amadou et représentait un état normal.
Comparons : à Nice, après les assassinat, l’évêque du lieu appelle à ce “que l’esprit de pardon du Christ prévale face à ces actes barbares”. ; le chanoine de la basilique Sainte Marie s’aventurant même à dire “Le risque, c’est la mise en cause du fondement du dialogue interreligieux et il s’agira de réagir de la manière la plus adaptée pour le faire avancer encore davantage”, ce qui est peut-être pousser le bouchon un peu trop loin….
Pour ce qui concerne les textes sacrés, une comparaison entre violence dans la Bible et violence dans le Coran a déjà été esquissée dans un autre article du Salon beige.
Dans la Bible, la violence est en général le fait de Dieu. C’est lui qui, in tuitu personae en quelque sorte, fait périr et parfois à foison : « Alors l’Eternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et sur Gomorrhe. Cela venait du ciel, de la part de l’Eternel. Et quand des hommes tuent (livre de Josué), il s’agit toujours d’un récit, d’une histoire. Aucun impact sur le quotidien du non-croyant. Aucune consigne de violence donnée au fidèle juif ou chrétien.
Dans le Coran, c’est l’exact opposé : l’exercice de la violence est défini comme une obligation toujours actuelle faite par Dieu aux musulmans. Un ordre. Chaque musulman est donc un guerrier potentiel (« et sachez qu’Allah est avec les pieux »…) comme souligné ci-dessous dans divers versets extraits de trois sourates différentes :

Un autre exemple est dans la fameuse sourate 5 dont on retient en général l’extrait de verset 32 « Nous avons prescrit pour les enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes », censé démontrer cet esprit de paix islamique (il a encore été rappelé le 22 octobre par le CFCM). On oublie en général la suite immédiate (verset 33) et qui tempère un enthousiasme précipité :

Comparer la violence dans la Bible et les appels à la violence dans le Coran, c’est un peu comme si on disait que Salman Rushdie, Zineb El Rhazoui, Philippe Val, Riss, la jeune lycéenne Mila et tant d’autres couraient autant de risques en visionnant sur DVD le film Les Dix commandements de Cecil B. DeMille qu’en sortant se promener en public sans protection policière.
Notons encore cet art de l’euphémisation pratiquée par Adrien Candiard, pourtant frère dominicain et islamologue, lors d’un entretien récent au Figaro portant sur le fanatisme :
« Les textes et surtout l’imaginaire de l’islam des origines me paraissent effectivement offrir plus de disponibilité à un usage violent que les textes et l’imaginaire du christianisme primitif ».
Peut-on faire plus ouaté et plus délicat ?
MARTYR EN ISLAM, MARTYR CHRETIEN : Pour ce qui concerne l’islam, un article intitulé « Comment expliquer que la notion de « shahid » ait assumé tant d’importance, alors qu’elle ne figure guère dans le Coran ? » souligne que « le mot shahîd correspond étymologiquement au mot grec martys qui signifie « témoin ». Il est cité 55 fois dans le Coran, en général dans le sens juridique d’un témoin (on se rappelle que le coran est aussi une législation), et dans trois cas seulement au sens de martyr.
Mais de nombreux savants musulmans ont cherché et trouvé dans le Coran d’autres versets qui encouragent les guerriers à donner leur vie sur le chemin de Dieu et amènent la communauté musulmane à développer une spiritualité du martyre basée sur la mort volontaire pour combattre l’ennemi. A ces théologiens s’ajoutent les paroles attribuées au prophète de l’islam, les hadiths. Il y en a plusieurs qui promettent le paradis à ces mêmes guerriers, comme par exemple : « 1357. Abou Hourayra rapporte : « Un homme vint trouver le Prophète et lui demanda : « Ô Prophète de Dieu, que dois-je faire si quelqu’un venait à prendre mon argent ? » – « Ne le lui donne pas, répondit le Prophète. » – « Et s’il me combat ? » – « Alors combats-le ! » – « Et s’il me tuait ? » – « Tu serais alors martyr. » – « Et si moi, je le tuais ? » – « Il irait en Enfer, s’exclama le Prophète ».
Le site islamophile.org (« ressources islamiques en langue française ») accorde un développement sur le thème « Le martyre et l’expiation des péchés » et rapporte que
« Tout Musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu, qui ne s’est pas rendu coupable d’apostasie (en raillant un élément de la foi, en reniant une obligation, en considérant licite un interdit péremptoire ou en méprisant un point consensuel de la Législation [la Charia] ) – s’il est tué dans la bataille qui oppose les Musulmans aux Juifs impies – est un martyr musulman à part entière…. Ad-Dârimî rapporte, d’après le Sulamîte `Utbah Ibn `Abd : « Un Croyant qui a commis de bonnes actions et de mauvaises actions, qui lutte avec sa personne et avec ses biens dans le Sentier de Dieu et qui, lorsqu’il rencontre l’ennemi, le combat jusqu’à être tué. Le Prophète – paix et bénédiction sur lui – dit à son sujet : Une expiation purificatrice effacera ses péchés et ses fautes – l’épée efface les fautes – et il entrera au Paradis par la porte qu’il aura choisie ».
« Combattre, « Ennemi », « Tuer », « Bataille », « Lutte », « Epée » : voilà qui n’est là encore guère un vocabulaire fraternel et empreint de douceur.
Tout à l’opposé, le Christ enseigne, ayant gravi la montagne (Mt 5, 3-12) :
« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage…/…
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ».
Rappelons aussi qu’au moment de son arrestation, « un des compagnons de Jésus dégaina, frappa de l’épée un serviteur du grand prêtre, lui tranchant l’oreille. Jésus lui dit alors : « Rengaine ton épée : tous ceux qui useront de l’épée périront par l’épée » (Mt 26, 51-52).
Et le martyrologue chrétien est long de figures louant Dieu et mortes pour leur foi. A commencer par Etienne, diacre, lapidé à Jérusalem « Tandis qu’ils le lapidaient, Etienne priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Il tomba à genoux et s’écria d’une voix forte « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ». A ces mots, il expira » (Ac, 7, 59-60).
Au final, on arrive inévitablement à la question de la distinction souvent faite entre islam et islamisme. Là aussi, essayons d’éviter la langue de bois. Rémi Brague, dans un article récent du Figaro explique :
« Des chefs d’État, M. Erdogan en tête, poussent en ce moment à la haine contre M. Macron, et contre la France, parce que celui-ci s’en est pris à l’islamisme. Selon eux, il y aurait là des attaques contre l’islam, et même contre les musulmans. Ils montrent par là que refuser l’amalgame est un souci intellectuel et moral qui est de notre seul fait, alors qu’eux-mêmes n’hésitent pas à le pratiquer à grande échelle. L’islamisme et l’islam sont en effet différents, mais j’y vois une différence de degré plus que de nature. L’islamisme est l’islam pressé, bruyant, brouillon ; l’islam est un islamisme patient, discret, méthodique. L’islam a pour but avoué, dès le début, non pas la conversion du monde entier, mais sa conquête ».
Mme Marie-Thérèse Urvoy, islamologue, précise aussi dans un article du 29 octobre dans l’Homme nouveau (Islamistes ? Des musulmans fidèles à leurs fondamentaux) :
« Les musulmans sont « islamistes » lorsqu’ils obéissent à l’intégralité de leurs fondamentaux, lesquels sont les mêmes pour tous » ; puis, à propos de « la conviction qui habite la conscience religieuse de tout membre pieux de la Umma. Tous ses membres ne sont pas fondamentalistes mais il demeurera toujours ce sentiment d’appartenance à cette élite sacralisée. Il en est de même pour tout musulman croyant ; la différence sera dans l’intensité, non dans la nature. La formule de Yadh Benachour est intemporelle : « Chaque musulman en cache un autre, plus musulman encore » ».
D’ailleurs, le Figaro lui-même hésite entre les deux termes, comme le montrent ses titres en Une et en page 4 du même journal du 26 octobre :

Un musulman extrémiste est vu comme un assassin potentiel. Un chrétien extrémiste, c’est François d’Assise, le Père de Foucauld ou Mère Teresa. Pas vraiment le même registre.
Alors, pour conclure, nous recommandons de se reporter à un très bel article d’Aurélien Marq, paru dans Causeur le 16 septembre 2020 et intitulé « En France, on peut choisir de croire (ou pas) »
Face au padamalgam, il ose poser la question de la responsabilité du musulman face au contenu de sa religion, en partant du principe qu’
« il y a dans cette volonté de déresponsabilisation des musulmans un terrible mépris. Comme s’ils étaient ontologiquement incapables d’exercer leur liberté de conscience, incapables de choisir une religion, seulement bons à se plier passivement à celle qu’ils ont héritée de leurs parents ».
« Seuls les hypocrites se diront surpris. Ce que je dois relever, c’est l’attitude dangereuse de ceux qui croient défendre Mila en disant « elle a critiqué une religion, pas des croyants, elle a critiqué l’islam, pas les musulmans. » De même qu’on entend maintenant, au sujet d’une jeune femme voilée faisant du prosélytisme sous couvert de conseils culinaires : « on peut critiquer le voile, mais pas celles qui le portent. » D’où viennent ces absurdités ? D’où vient cette condescendance ? Les musulmans ne seraient-ils pas responsables du choix de leur religion, et les femmes voilées de leur choix de porter le voile ? Ne seraient-ils tous que des enfants, incapables de prendre des décisions qui les engagent et de les assumer ? ». Et de rappeler aussi que « Être musulman, choisir d’être musulman, c’est donc choisir consciemment d’adhérer à la seule religion au monde au nom de laquelle l’apostasie, l’athéisme, le blasphème et l’homosexualité soient légalement punis de mort. Être musulman en France, c’est choisir en toute connaissance de cause d’adhérer à la seule religion au nom de laquelle une de nos concitoyennes est soumise à des dizaines de milliers de menaces de viol et de mort. Interroger ce choix, critiquer ce choix et critiquer ceux qui le font ne doivent pas être des tabous ».
Il en appelle donc aux musulmans et leur rappelle que
« Faire aujourd’hui le choix de l’islam oblige au minimum à lutter contre tout ce qui dans cette religion en fait un danger pour le reste du monde : poison de la tentation théocratique et totalitaire, mais aussi poison plus insidieux de cette autre tentation que sont la fuite et le déni. Le « cépaçalislam » qui, mêlé à une forme de solidarité clanique, permet si facilement aux fanatiques de s’abriter au sein de l’Oumma. Dans la situation actuelle, le silence de la majorité silencieuse est un silence complice, et ce n’est plus acceptable ».
La liberté d’instruction n’est pas négociable
Communiqué de presse commun des associations et des représentants de l’IEF, des écoles libres hors contrat et des défenseurs de la liberté :
Suite à l’annonce présidentielle de rendre obligatoire l’école (en lieu et place de l’instruction) pour tous les enfants de 3 à 16 ans, une réunion de présentation du projet de loi pour le renforcement des valeurs de la République (initialement « projet de loi sur “les séparatismes” ») a été organisée par le ministère de l’Éducation nationale le mardi 10 novembre et dirigée par Richard Senghor, conseiller spécial de Jean-Michel Blanquer, avec la participation de la DGESCO, de la DAJ et de la DAF.
Le projet de loi prévoit l’interdiction de l’instruction en famille (IEF) sauf « impossibilité de scolariser l’enfant en raison de sa situation ou de celle de sa famille ». Il donne en outre à l’administration, sans la garantie offerte par l’intervention d’un juge, le pouvoir de décider seule de la fermeture des écoles libres hors contrat.
Les organisations et représentants de la société civile ont exprimé leur profonde détermination et ont manifesté leur plus vive opposition aux dispositions qui leur ont été présentées.
L’objectif de ce projet de loi est illisible ; il se traduit par une violation inquiétante de la liberté d’enseignement, alors qu’elle est manifestement de rang constitutionnel.
Le gouvernement a été dans l’incapacité de fournir des statistiques ou des preuves d’un lien autre qu’anecdotique entre les phénomènes de radicalisation et l’existence de la pratique réglementée et encadrée de l’instruction en famille. Il n’a pu que renvoyer aux chiffres à venir (!) de l’étude d’impact du projet de loi. Il n’a pu expliquer en quoi l’interdiction de l’IEF pourrait apporter une réponse à l’existence de formes clandestines d’« éducation » hors de tout contrôle de l’État.
L’État met-il seulement en œuvre les moyens légaux déjà à sa disposition pour démanteler les écoles de fait ou mettant les enfants ou la collectivité en danger ? En quoi cette loi accroîtra-t-elle l’efficacité de l’État en la matière ? Aucune réponse n’a été apportée à ces questions de bon sens.
Sauf à se constituer en école libre hors contrat, il ne sera donc plus possible de mettre en œuvre une autre pédagogie que celle de l’Éducation nationale. Le gouvernement prive ainsi les parents de la liberté fondamentale de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants : cette dérive autoritaire va à l’encontre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (art. 26-3) et de la Constitution de notre pays, d’autant que le ministère a indiqué qu’il ne ferait rien pour faciliter les créations de nouvelles écoles libres ou l’extension des écoles privées sous contrat existantes.
Ce projet de loi introduit par ailleurs une rupture d’égalité : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers d’inscrire leur(s) enfant(s) dans des écoles privées hors contrat qui correspondraient plus à leur orientation pédagogique ; toutes les familles ne bénéficient pas d’un accès géographique égalitaire aux écoles. Dans l’intérêt de l’enfant, tous les Français et Françaises doivent pouvoir avoir recours ponctuellement à l’IEF : harcèlement scolaire, racket, phobie… Le choix de l’IEF n’est certainement pas une forme d’évitement ou de refus de la République et de ses institutions. Assimiler les familles pratiquant l’IEF en toute légalité à des « ennemis de la République ou de l’ordre public » constitue une atteinte calomnieuse inacceptable.
Les associations et représentants de l’IEF et des écoles hors contrat lutteront contre ce projet liberticide, avec l’aide des parlementaires attachés à la liberté d’enseignement, à la liberté personnelle et aux libertés fondamentales qui sont aussi attaquées dans ce projet de loi. Elles demandent au Conseil d’État et au Conseil constitutionnel de rappeler avec toute la solennité requise le caractère constitutionnel de la liberté de choisir le type d’instruction à donner à ses enfants et de sanctionner le caractère manifestement disproportionné des atteintes portées à cette liberté par le projet de loi.
Elles invitent les parlementaires responsables à voter contre ce projet de loi, qui fait honte à la République française.
Signataires :
- Choisir d’Instruire Son Enfant (CISE)
- Collectif L’Ecole est la maison
- Collect’ IEF
- Cours Pi
- Créer son école
- Educ’France
- Enfance Libre
- FELICIA Fédération pour la Liberté du Choix de l’Instruction et des Apprentissages
- Les Enfants D’Abord (LED’A)
- Libres d’Apprendre et d’Instruire Autrement (LAIA)
- Parents Instructeurs Enfants Épanouis (PIEE) Métropole et Île de La Réunion
- Union Nationale pour l’Instruction et l’Épanouissement (UNIE)
De son côté, la Fondation pour l’école appelle à un vrai débat de fond :
Dans le cadre des travaux préparatoires relatifs au projet de loi visant à renforcer la laïcité et conforter les principes républicains (projet de loi d’ores et déjà soumis pour avis au Conseil d’État avant sa présentation en Conseil des ministres le 9 décembre 2020), le Cabinet du ministre a organisé hier une réunion en visio-conférence autour du conseiller spécial Monsieur Richard Senghor, réunissant plusieurs directeurs d’administration du Ministère (DGESCO, DAF, DAJ) et de nombreux acteurs représentant l’instruction en famille (IEF), l’enseignement à distance et l’enseignement privé hors contrat et sous contrat. La Fondation pour l’école avait été conviée et y était présente.
La Fondation pour l’école remercie le Ministère pour cette réunion préparatoire, dont le contenu a consisté en une série d’annonces techniques concernant le futur projet de loi, dans le prolongement des annonces orales du Président Emmanuel Macron.
S’agissant des écoles indépendantes, dites hors contrat, la Fondation pour l’école retient les points suivants :
- La procédure de fermeture d’une école hors contrat serait facilitée : le préfet pourrait, sur proposition ou avis du recteur en cas de non-respect de l’instruction obligatoire, décider de la fermeture administrative d’une école hors contrat. Le but serait de permettre des fermetures effectives plus rapides le cas échéant ; cette décision de fermeture pourrait alors être contestée devant le juge administratif. En réponse à une question de la Fondation pour l’école, il a été précisé qu’il n’était pas prévu de nouveaux motifs de fermeture par rapport à ceux déjà existants (cf. motifs permettant aujourd’hui à l’autorité administrative d’enjoindre aux parents d’une école défaillante d’inscrire leurs enfants dans d’autres établissements). Il a aussi été précisé qu’il y aurait une mise en demeure préalable à la fermeture, permettant à l’établissement de faire valoir ses observations.
- Tous les membres des personnels des écoles hors contrat devraient être déclarés auprès des académies, y compris les non-enseignants, afin de vérifier notamment qu’ils ne figurent pas sur les fichiers de prévention de la délinquance. Demandé par la Fondation pour l’école depuis trois ans, l’accès direct par les établissements hors contrat au référent justice, voire aux renseignements judicaires déjà consultables par les « accueils collectifs de mineurs », est à l’étude et devrait faire prochainement l’objet d’un projet de décret.
- Les modalités de financement d’une école hors contrat pourraient être contrôlées en cours de fonctionnement et non plus seulement lors de la déclaration d’ouverture de l’établissement. Les modalités du contrôle financier seraient les mêmes qu’à l’ouverture (mêmes pièces). La Fondation pour l’école rappelle que l’État dispose déjà de plusieurs moyens de contrôle des financements des établissements scolaires. Elle perçoit difficilement l’intérêt de ces nouvelles règles au regard de celles déjà existantes.
- 100% des nouvelles écoles indépendantes seraient contrôlées lors de leur première année d’existence (contre 80% actuellement).
- Le Ministre invite les écoles hors contrat et sous contrat à développer leur offre afin d’accueillir les élèves issus de l’Instruction en famille (IEF).
S’agissant de l’IEF, dont l’interdiction de principe a de nouveau été évoquée lors de cette visio-conférence, la Fondation pour l’école souligne une fois encore le caractère anticonstitutionnel d’une telle mesure. Elle tentera de convaincre le législateur de renoncer à cette interdiction et salue le travail déjà effectué auprès du Conseil d’État par divers organismes de l’IEF dont elle soutient les actions.
Elle s’étonne par ailleurs que les familles ayant des enfants inscrits à des cours par correspondance soient également concernées par l’interdiction précitée alors que :
- les cours par correspondance sont des établissements d’enseignement à part entière, déclarés et contrôlés comme tels ;
- leurs activités tendent à se développer utilement, en particulier lors de ces épisodes de crise sanitaire et du fait de la scolarisation obligatoire dès l’âge de trois ans.
La Fondation pour l’école souligne le paradoxe manifeste résultant de la suppression de l’IEF d’une part, et de l’invitation lancée ce 10 novembre par le Ministère aux écoles hors contrat pour développer leur offre afin d’accueillir les élèves issus de l’IEF d’autre part, sans leur en donner par ailleurs les moyens nécessaires.
Au-delà des annonces techniques, la Fondation pour l’école appelle à un véritable débat de fond, afin que le projet de loi à venir soit l’occasion de redéfinir l’offre éducative française dans son ensemble, en préservant les libertés individuelles et en donnant les moyens aux différents acteurs de l’éducation de pouvoir répondre à la variété des besoins.
Haut-Karabagh : la Russie reprend la main et impose un cessez-le-feu douloureux pour les Arméniens
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
La Russie a tranché. Elle prend acte de la défaite militaire des Arméniens, accorde à l’Azerbaïdjan de reprendre ses territoires reconquis, mais aussi une partie du Haut-Karabagh, et oblige tout le monde à cesser les combats.
Il s’agit clairement d’une reprise en main après des semaines de discussions stériles, de cessez-le-feu non respectés, d’observation, voire de passivité. La Russie a choisi de ne pas aider son allié arménien, avec qui elle a pourtant un accord de défense, et de laisser la situation militaire se décanter. La chute de la ville stratégique de Chouchi, ouvrant la voie vers la capitale Stepanakert, a sonné le glas des espoirs arméniens.
Contrairement aux autres, ce cessez-le-feu sera respecté car, aussitôt après son annonce, deux mille soldats russes accompagnées de blindés ont pénétré dans le Haut-Karabagh pour garantir les termes de l’accord signé dans la nuit du 9 au 10. C’est Poutine lui-même qui a annoncé la signature de l’accord :
« Le président de l’Azerbaïdjan Aliev, le Premier ministre de l’Arménie Pachinian et le président de la Fédération de Russie ont signé une déclaration annonçant un cessez-le-feu total et la fin de toutes les actions militaires. »
L’accord est encore flou sur de nombreux points, en particulier le statut du Haut-Karabagh. Mais il est certain que les Azéris ont obtenu ce qu’ils étaient venus chercher : la reconquête (probablement définitive) des territoires entourant le sud et l’ouest du Haut-Karabagh que l’Arménie lui avait enlevés en 1994 et la création d’un corridor reliant le Nakhitchevan (territoire autonome azéri situé au sud de l’Arménie) à l’Azerbaïdjan. Un deuxième corridor est créé par l’accord et permettra de relier l’Arménie au Haut-Karabagh. L’armée russe est déjà sur place pour sécuriser ces deux corridors.
Les médias et les diplomates soulignent dans l’ensemble le retour en force de la Russie qui a repris la main et s’est à nouveau imposée comme l’unique arbitre de ce conflit si proche de ses frontières. C’est exact et, forte de ses succès militaires, l’armée azérie était prête à poursuivre l’offensive et aurait sans doute conquis la capitale si Moscou ne l’avait pas obligée à s’arrêter net. Poutine a été paradoxalement aidé par la destruction d’un hélicoptère russe par l’Azerbaïdjan : cet hélicoptère survolait l’Arménie et accompagnait des blindés russes, hors du champ de bataille. Terrifié par cette erreur, le président Aliev s’est platement excusé, sachant que la riposte russe pouvait être terrible et remettre en cause tous ses succès militaires. Poutine a eu alors beau jeu de passer l’éponge et d’obliger Aliev à cesser les combats.
Mais gardons-nous de penser qu’il s’agit d’un triomphe russe. L’intrusion turque dans ce conflit gagné grâce à ses drones (bourrés de composants américains et européens, rappelons-le) et ses avions (américains) fait d’Erdoğan un vainqueur partiel : il a montré que, contrairement à la Russie, son allié avait bénéficié de son soutien total. Certes, les Russes ne sont pas ennemis de l’Azerbaïdjan, et c’est pour cela que la situation était très délicate pour eux, mais c’est tout de même la première fois que la Turquie s’aventure dans cette région et elle y gagne, grâce au corridor du Nakhitchevan, un accès direct à l’Azerbaïdjan et, donc, à la mer Caspienne : c’est tout de même beaucoup.
Quant à la France, très liée à l’Arménie, elle a été inexistante, mais qui s’en étonnera ?
Hold-up avec le coronavirus
Le Salon beige a plusieurs fois évoqué les films de Pierre Barnérias notamment son film sur le secret de Fatima.
Son nouveau film dénonce les absences de liberté mises en place par le gouvernement, au prétexte de la pandémie. France Soir a publié un long entretien avec le producteur Christophe Cossé.
Le film fait polémique en raison de sa tendance au complotisme. Il faut dire que la restriction drastique de nos libertés ne peut manquer de susciter des réactions. Si ce documentaire pouvait au moins faire prendre conscience à nos contemporains, lobotomisés par les journaux télévisés (dénoncés dans ce documentaire), que nos libertés sont menacées dans la durée et que la santé ne justifie pas tout, ce serait cela de gagné. Parmi les sujets abordés : Bill Gates, Rockefeller, le Great Reset, les dangers du masque, l’hydroxychloroquine et Didier Raoult, létalité et origine de la covid19, arme biochimique, 5G, réduction volontaire de la population… Il y a sans doute des excès et des erreurs dans ce documentaire, mais quand on voit qu’un éditorialiste comme Christophe Barbier propose d’obliger la population à se faire vacciner, par contrainte sur nos libertés, on se demande où est l’excès :
Faut-il rendre la vaccination contre la Covid obligatoire ? Essayons d’être plus malins que brutaux! Mon édito vidéo du jour. pic.twitter.com/UWWJVj6Xqk
— Christophe Barbier (@C_Barbier) November 10, 2020
Le documentaire dure près de 3h et je n’ai pas encore pris le temps de le voir. Mais pour le regarder, c’est par ici.
L’homme ne vit pas seulement de pain, ni même de soins
D’Arnaud Bouthéon, cofondateur du Congrès Mission, dans Le FigaroVox, à propos de l’interdiction des messes publiques :
[…] Les chrétiens ne sont pas là pour convaincre ou se convaincre intimement mais pour être, pour annoncer et pour faire.
Le christianisme n’est pas une gnose intimiste ; il est une affaire de lien, de relation, de corps et même de chair. De tout temps, il est la religion de l’incarnation, du lien et du risque ; il n’a jamais été la religion de la conviction privée, ni une philosophie du «care» hygiéniste. À la communication de crise par écrans interposés, les chrétiens préfèreront toujours la communion du geste humain offert et exposé.
Pour cimenter l’unité d’un pays tétanisé par le confinement et la barbarie islamiste, dans ces moments de crise, en particulier face au surgissement de la mort, le besoin de consolation humaine et spirituelle semble immense. Ce besoin convoque des ressources que la République laïque ne peut offrir. Peut-elle humblement le reconnaître? Peut-elle admettre qu’en ces temps difficiles, des corps intermédiaires comme les paroisses peuvent offrir en leurs murs, ce supplément d’âme et d’espérance, qu’une société aseptisée lui refuse?
En ce temps de perte de pouvoir d’achat et d’angoisse du lendemain, ne faut-il pas s’insurger d’entendre en sourdine ce refrain oppressant d’une chanson de Benjamin Biolay, toujours inspiré: «ferme ta gueule, et passe à la caisse» ?
L’homme ne vit pas seulement de pain, ni même de soins. Il vit de sa vie parce qu’il mourra de sa mort.
Parce qu’ils vivent avec la mort et l’échec, ce besoin de vie et de liberté est souvent exprimé par ceux qui créent, entreprennent et s’engagent, refusant l’évitement et l’externalisation du risque.
Cette crise sanitaire affaiblit le corps social en menaçant le corps de nos concitoyens.
Dans cette urgence, elle convoque aussi leur intelligence, leur volonté et leur force d’âme. Et face au mystère de notre finitude mortelle, l’état laïque achoppe et verrouille, alors que les médecins du corps devraient être rejoints par les médecins de l’âme.
La récente décision d’interdire la célébration publique des messes vient encore fragiliser l’unité du pays et celle du corps ecclésial en prolongeant ce travail lent d’atomisation des communautés au profit de l’individualisme et de la solitude, de l’aigreur et du ressentiment. Entre les «corona sceptiques» et les «corona stressés», la peur divise et règne.
Finalement, l’alternative est entre l’eucharistie et l’euthanasie.
[…]
Fusion entre le Bulletin d’André Noël et Les 4 Vérités
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :
Depuis quelques semaines, nous avons la joie d’accueillir parmi les lecteurs des «4 Vérités» les abonnés du «Bulletin d’André Noël».
Cet excellent bulletin fut créé en 1949 par André Noël, administrateur de la France coloniale, résistant, puis député du Puy-de-Dôme, élu sous l’étiquette MRP. André Noël s’opposa à l’abandon de l’Algérie française et fut même inquiété au moment du putsch de 1961. Et il trouva la mort en 1964 dans un accident de voiture en revenant du Portugal où il était allé rencontrer Georges Bidault, qui s’y trouvait alors en exil et dont le parcours politique avait été si semblable au sien.
La famille d’André Noël a repris le flambeau avec courage et constance.
Le «Bulletin d’André Noël» et les «4 Vérités» partageant l’essentiel de leurs convictions, Jean-Louis Noël m’a demandé, voici quelques semaines, si j’accepterais d’assurer la permanence du «Bulletin» en le fusionnant avec notre propre hebdomadaire.
Inutile de dire que j’ai accepté avec joie. C’est un honneur pour moi de relever à mon tour ce titre si courageux de la presse amie – et je me réjouis de contribuer ainsi à ce qu’il ne meure pas comme tant d’autres.
Je souhaite donc la bienvenue à ces nouveaux lecteurs. Et j’en profite pour expliquer un peu la ligne éditoriale de notre hebdomadaire.
Aux «4 Vérités», nous sommes attachés aux convictions de la droite traditionnelle (et peu convaincus de la fin du fameux clivage droite-gauche, aussi artificiel que ce clivage issu de la Révolution puisse être): défense de la grandeur et de l’identité de la France, de nos libertés et de notre civilisation issue d’Athènes, Rome et Jérusalem.
Mais nous défendons ces convictions d’une façon qui peut étonner : en laissant une large place au débat entre les lecteurs et donc entre les différentes droites françaises.
Pour ma part, je suis un indécrottable royaliste et militant catholique (et, plus notre malheureux pays s’éloigne de ces racines catholiques et royales, plus l’actualité me donne de raisons de tenir à ces convictions!), mais je tiens à ce que d’autres puissent défendre ici d’autres points de vue.
Je précise aussi que les «4 Vérités» font partie d’un petit groupe de presse, dont l’essentiel des titres est sur internet (Salon beige, Nouvelles de France, Observatoire de la christianophobie, parmi bien d’autres) – où nous touchons environ 2,5 millions de personnes différentes par mois.
Nous tenons beaucoup à notre indépendance à l’égard des partis et il ne faut pas compter sur nous pour être inconditionnels de tel parti ou de tel candidat. Et nous nous autorisons à être d’accord avec un tel sur un sujet et en désaccord sur un autre.
Le soutien inconditionnel, si volontiers exigé par les politiciens de droite, me semble précisément la raison de leur «gauchisation» et, finalement, la raison du désamour des électeurs et des succès de la gauche.
Voilà, en quelques mots, nos principes et nos convictions.
J’ajoute, pour finir, que je réfléchis en ce moment à ajouter un supplément mensuel aux «4 Vérités» pour que le «Bulletin d’André Noël» continue à vivre comme titre «autonome» et vos avis sur ce sujet seront les bienvenus.
Dans le mariage, la mère est une femme et le père est un homme
Voilà une réalité naturelle qui mérite d’être défendue face au lobby LGBT. Le gouvernement hongrois, voyant la dérive de quelques Etats comme la France, a déposé au Parlement un projet d’amendement constitutionnel indiquant que « la base des relations de la famille est le mariage », où « la mère est une femme, le père est un homme ». Le texte stipule que la Hongrie « protège le droit des enfants à l’identité sexuelle qui est celle de leur naissance », et à une éducation « basée sur les valeurs découlant de l’identité constitutionnelle de la Hongrie et de la culture chrétienne ».
Un amendement précédent spécifiait déjà que le mariage est entre un homme et une femme.
J’ai évoqué il y a quelques jours cette agence de Philadelphie, persécutée par le lobby LGBT pour oser refuser le placement d’enfants chez des personnes de même sexe. L’agnce fait actuellement un recours auprès de la Cour Suprême, qui examine la question de savoir si Philadelphie pouvait imposer une exigence de non-discrimination à une organisation religieuse qui s’oppose au mariage homosexuel.
J’apprends aujourd’hui que cette agence catholique est la cible, outre des invertis, du père James Martin, jésuite américain membre du Dicastère pour la communication du Saint-Siège. Voilà à quoi mènent les déclarations ubuesques du pape François sur les unions homosexuelles.
11 novembre : des Orléanais ont rendu un hommage public à nos soldats sur le parvis de la cathédrale
11 novembre : alors que les cérémonies officielles de l’Armistice sont annulées ou confidentielles, des Orléanais ont rendu ce matin un hommage public à nos soldats sur le parvis de la cathédrale.
Des membres du Choeur de l’Oriflamme et de France Souveraineté ont entonné des chants patriotiques, faisant mémoire du sacrifice de nos poilus, à l’image de Charles Péguy, natif d’Orléans et mort au front le 5 septembre 1914.
La cérémonie s’est poursuivie au carré militaire du cimetière d’Orléans.
11 Novembre 2020 – La cantate à l’étendard par l’Académie Musicale de Liesse
En souvenir de l’héroïsme des soldats tombés pour la France lors de la Grande Guerre, les élèves de l’Académie Musicale de LIesse vous offrent cet hommage à Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France.
La cantate à l’étendard est un chant plein de sens en ces temps troublés. Les Académiciens sont heureux de pouvoir le partager avec vous alors qu’ils ne peuvent plus se produire en concerts.
“Par cet hymne et cette vidéo, ce sont tous les élèves qui souhaitent vous partager leur Foi et leur Espérance dans l’avenir et leur pays” nous confie Clarisse Voutier, Directeur des Études de l’Académie Musicale de Liesse.
D’un anniversaire à l’autre : 10 novembre 1942 , en AFN l’armée de l’armistice rentre en guerre aux côtés des alliés
De Christian Baeckeroot, ancien député, pour le Salon beige:
Le 8 novembre 1942 les Anglo-américains débarquent au Maroc et en Algérie .Pour garantir le secret , les autorités françaises n’ont pas été averties, bien que cet évènement attendu ait été maintes fois évoqué dans des échanges plus ou moins officiels .
On prête au général Weygand cette déclaration ancienne : « Si vous débarquez avec 5 divisions, je vous rejette à la mer ; si vous arrivez avec 50 divisions je vous ouvre les bras. » Le général Giraud, de son côté, pressenti pour prendre le commandement des troupes françaises, souhaitait simultanément l’établissement d’une tête de pont alliée en zone libre. Mais, le 8 novembre 1942, les alliés ne sont pas prêts à affronter la « Forteresse Europe ». Il faudra attendre 1 an 4 mois et 28 jours avant que Eisenhower, qui commande déjà les forces alliées en cours de débarquement en AFN, déclenche l’opération « Overlord » le 6 juin 1944.
Quoi qu’il en soit, après une période inévitable de flottement et malheureusement des morts de part et d’autre, l’Amiral Darlan , après avoir reçu secrètement le dernier message du Maréchal Pétain « Vous avez toute ma confiance. Faîtes au mieux. Je vous confie les intérêts de l’Empire » ( R. Aron, Histoire de Vichy, p.560) conclut le 10 novembre un accord avec les Anglo-américains. Les forces armées françaises préservées par l’armistice de juin 1940 et stationnées en AFN reprennent le combat contre l’Allemagne et son alliée l’Italie.
Cet accord apporte un renfort très appréciable aux alliés en cours de débarquement. Les forces françaises se déploient rapidement pour faire face, malgré leur insuffisance de moyens, aux forces allemandes et italiennes qui commencent à arriver en Tunisie dès le 14 novembre. Certes, à cette date, 110.000 Anglo-américains sont à terre, mais de nombreuses unités nécessitent impérativement une période d’instruction complémentaire et ne pourront être engagées successivement qu’à partir de la fin novembre.
La revanche de l’armée d’Afrique
L’armée d’Afrique, préservée par l’armistice, a été dynamisée par le général Weygand. Après le rappel de ce dernier exigé par l’Allemagne, le général Juin a poursuivi cette préparation de la revanche. Elle va faire ses preuves au cours de la campagne de Tunisie qui commence de sa combativité.
« En un mois l’Armée d’Afrique s’est montrée capable de mettre en ligne 4 petites divisions ( environ 60.000 Français ) alors que nos alliés en sont encore à la valeur de 2 ( 30.000 combattants ). » ( L.C. Michelet / La revanche de l’Armée d’Afrique 1940-1944, Editions G. de Bouillon, page 411)
« Jusqu’à la fin décembre ( 1942 ) l’essentiel de la couverture face à l’Est reposera sur les soldats de Juin. » (P. Montagnon, L’Armée d’Afrique, Editions Pygmalion, page 321)
Epilogue de la campagne de Tunisie, le 13 mai 1943, 150.000 combattants de l’Axe sont faits prisonniers. « Les forces françaises qui y ont participé sont des unités de l’armée d’Afrique, sous réserve de la présence tardive de la 1ère DFL et des combats glorieux de la colonne Leclerc à Ksar Rhilane. » (P. Montagnon, op. cit.)
Cette revanche de l’armée d’Afrique sera amplifiée par les hauts faits du CEF (Corps Expéditionnaire Français) commandé par Juin au cours de la campagne d’Italie et poursuivie par la 1ère Armée Française commandée par de Lattre. Le noyau initial a été renforcé par la mobilisation de 26 classes de « pieds-noirs », soit environ 250.000 hommes, d’un nombre équivalent d’«indigènes « puis de dizaines de milliers d’«évadés « et, à partir de la fin de 1944, des métropolitains.
Prenant congé du CEF, le général Juin déclare : » Ma pensée reconnaissante va au Général Weygand qui a constitué le CEF à Alger en lui forgeant une âme et me l’a légué au moment de l’employer. L’Armée d’Afrique venue combattre en Italie a marqué la renaissance des armes françaises.»
L’inquiétude grandit chez les partisans de Joe Biden
Laurence Haïm est une journaliste (il faut le dire vite) franco-américano-israélienne. Ancienne correspondante du groupe Canal+ et de l’agence CAPA (agence qui avait réalisé le montage grossier “Les Infiltrés” à Bordeaux) à Washington de 1992 à 2017, elle fait partie des quelques journalistes français à avoir été accrédités aux conférences de presse de la Maison-Blanche.
En janvier 2017, elle a rejoint l’équipe d’Emmanuel Macron, en tant que porte-parole. Elle quitte ses fonctions au sein de LREM le 12 juillet 2017 pour retourner aux Etats-Unis. Fanatique de Joe Biden, elle se fait remarquer par ses tweets d’une grande recherche journalistique :

Donald Trump depuis ce matin a déjà tweeté 12 fois.
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
Autant dire qu’elle n’a absolument aucune information sur ce que fait, dit, écrit, pense l’équipe Trump… En revanche, elle a des informations sur l’équipe Biden. Et ses derniers tweets sont intéressants :
De plus en plus d inquietude des democrates et des medias americains.L’histoire n’est pas terminee. Je ne cesse de le repeter a cette heure
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
En Caroline du Nord le Senateur republicain Hills est en tete pour la bataille du senat contre le democrate Cal Cunningham. Important aussi
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
A la Masion blanche en ce moment l’equipe Trump prepare une offensive juridique sur le Michigan et Detroit
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
18h37 . Le directeur de la campagne Trump répète : ” l’élection n’ est pas terminée.Joe Biden a en fait 259 grands électeurs. Des morts ont marché dans des bureaux de vote et voté. Nous gagnerons ” pic.twitter.com/9IrLo8uZ5U
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
La campagne Trump va commencer un procès ce soir dans le Michigan dans la ville sensible de Détroit pour fraude fiscale.
— LAURENCE HAIM (@lauhaim) November 10, 2020
Au-delà de l’élection présidentielle, le Parti démocrate a remporté 218 sièges à la Chambre des représentants, soit la majorité absolue dans sa plus simple expression. Dans le Congrès sortant, les démocrates détenaient 232 sièges. C’est donc un résultat en baisse pour le clan démocrate.
Au Sénat, les Républicains semblent pouvoir conserver leur majorité. Les électeurs américains devaient renouveler 35 des 100 sièges de sénateurs. Dans le Sénat sortant, 53 sont Républicains contre 47 pour l’opposition démocrate et indépendante. Sur les 35 sièges en jeu, 23 étaient détenus par des républicains, laissant aux démocrates l’espoir de menacer la courte majorité de Donald Trump.
- En Caroline du Nord, le républicain Thom Tillis a assuré sa réélection, son adversaire démocrate Cal Cunningham ayant reconnu sa défaite mardi. Sa victoire apporte un 49e siège au Parti républicain, contre 48 acquis pour les démocrates.
- En Alaska, l’issue n’a pas encore été proclamée mais le républicain Dan Sullivan semblent bien parti pour l’emporter, avec 62 % des suffrages après dépouillement de 61 % des bulletins de vote.
- Il restera alors les deux sièges en jeu en Géorgie, où, particularité locale, un second tour sera nécessaire le 5 janvier. Pour l’un des deux sièges, la sénatrice républicaine sortante Kelly Loeffler affrontera le démocrate Raphael Warnock : pour l’autre, le sortant républicain David Perdue sera défié par le démocrate Jon Ossoff. Si les deux démocrates l’emportent, le Sénat se retrouvera à égalité parfaite entre les deux camps, la voix prépondérante revenant alors au futur vice-président. À l’inverse, un seul succès en Georgie suffirait aux républicains pour conserver leur majorité.
« L’homme ne vit pas seulement de pain »
D’Antoine Bordier :
Le dimanche 8 novembre n’est pas le 1er dimanche de l’Avent, c’est le 1er dimanche du reconfinement, et, de l’interdiction pour l’Eglise de célébrer la messe dominicale. Alors que les grandes surfaces, comme les petites, restent ouvertes et que le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a laissé entendre qu’il pourrait autoriser la réouverture d’autres commerces non-essentiels le dimanche, l’Eglise de France doit faire profil bas. Son service n’est pas essentiel, pour Emmanuel Macron.
Dans le diocèse de Fréjus-Toulon, à Hyères, une cité balnéaire bordée par la Méditerranée, où résida la reine Victoria, et, où de nombreux écrivains passèrent, comme Edith Warton, André Gide, les églises du secteur sont presque vides ce dimanche matin. Dans l’église Saint-Louis, qui se situe place de la République, des prêtres ont revêtu leurs chasubles de couleur liturgique verte. Ils s’apprêtent à célébrer la messe, sans fidèle. Ils sont masqués et officient devant une caméra qui retransmet en direct la célébration. Etonnamment, les fidèles qui sont, habituellement, près de 300, seront plus de 1200 à visionner cette messe sur la chaîne YouTube de la paroisse. A quelques kilomètres de là, au même moment, Mgr Dominique Rey, l’évêque du diocèse, célèbre dans les mêmes conditions. Il se trouve à Solliès-Pont, avec le curé de la paroisse, le père Ludovic-Marie Margot. La messe est animée par une nouvelle communauté, la Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres. Dans son homélie du jour, Mgr Rey rappelle que la messe est célébrée pour tous les saints du diocèse. Une semaine après la Toussaint, il invite tout le monde à « devenir saint. Cette sainteté se définit comme une union à Dieu. Il s’agit d’une communion d’amour qui saisit toute notre humanité. » Il ne dira pas un mot sur le reconfinement, ni sur la décision du Conseil d’Etat de refuser les messes publiques. La messe n’est pas le lieu de joutes politiques. Le Conseil d’Etat, dans son prononcé, a renvoyé l’Eglise et le gouvernement face-à-face, avec l’obligation pour le gouvernement de se concerter avec les représentants du culte, avant le 16 novembre. Mgr Rey est cependant « confiant » sur l’issue de cette concertation avec le gouvernement. Il espère que les messes reprendront après, « avec la mise en place d’un nouveau protocole plus stricte ».

Cinq évêques motivés par l’Essentiel
Ils sont éloignés les uns des autres, par des milliers de kilomètres. Ils ont leurs soucis, leur diocèse, leurs prêtres, leurs séminaristes, leurs fidèles à guider et à servir. Ils se retrouvent unis et marchent presque comme un seul homme pour réclamer la liberté de culte. Mgr Ginoux, évêque de Montauban a initié le mouvement. Il avait invité les fidèles dans l’un de ses tweets, le 29 octobre, à « envahir les églises aux heures des messes ». Mgr Aillet, évêque de Bayonne, n’accepte toujours pas
« une telle restriction quand les écoles, les collèges, les lycées, les grandes surfaces, et les services publics, les transports en communs restent ouverts. »
Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon, n’est plus en retrait, comme au printemps dernier. « C’est suite à notre recours devant le Conseil d’Etat, explique-t-il, que toute la Conférence des Evêques de France a déposé le sien ». En Martinique, Mgr Macaire, qui célébrait sa messe devant un parterre de bancs vides, à Fort-de-France,
« pense à ses milliers de prêtres, qui célèbrent la messe seuls, et, je pense à la tristesse de ces familles qui ne pourront pas accomplir cet acte essentiel de leur vie, que de venir à l’Eucharistie, à la messe. Ils ne pourront pas voir leurs frères et recevoir le Corps et le Sang du Christ. Nous sommes dans l’attente. C’est pour cela que je porte un scapulaire violet. Le psaume que nous allons chanter nous dit : ‶Mon âme a soif de toi.″ »
L’avent a déjà commencé cette année. Le désir, l’attente, tel est le sens du mot avent. » Mgr Rey renforce cette « task force » inédite, dont l’objectif initial est de « rendre la liberté de culte au peuple chrétien », tout en explicitant que « l’homme ne vit pas seulement de pain ». Sur le terrain, les premiers effets de ces recours se font sentir : ce dimanche 8 novembre, des milliers de fidèles se sont rassemblés devant des cathédrales de France, comme à Bayonne, Montauban, Nantes, Lyon, Toulon pour prier et réclamer la messe.
Une Eglise en mouvement
L’Eglise semble de plus en plus motivée à se mettre en mouvement, à revendiquer, à faire de la résistance, tout en respectant le vieil adage, prononcé par le Christ lui-même : « rendez à César, ce qui est à César, et, à Dieu, ce qui est à Dieu ». Mieux, elle est condamnée à exister, si elle veut survivre. Faute de quoi, certains diocèses risquent de payer un lourd tribu, et, tomber dans un engrenage mortifère. A la suite du premier confinement, il a été constaté par endroit « la perte de 10 à 30 % de pratiquants à nos messes régulières », explique un prêtre, qui a souhaité garder l’anonymat. Ce qui va avoir des conséquences négatives importantes sur la gestion économique et financière des diocèses qui sont déjà dans le rouge.
A Hyères, dans l’après-midi de ce 8 novembre, toutes les églises du secteur paroissial sont ouvertes. A Saint-Louis, l’Eucharistie est exposée à l’adoration d’une vingtaine de fidèles. Chaque fidèle porte un masque. Et, la distanciation dépasse les 3 mètres. Dans une chapelle latérale le père Christian Pradeau, le curé de la paroisse, propose la communion eucharistique. De l’autre côté une personne se confesse à un autre prêtre. Une mère de famille avec ses 3 jeunes enfants vient de rentrer dans l’église. Sur la question, la messe est-elle essentielle ? Marie répond :
« je ne comprends pas l’Etat français qui honore lors d’une cérémonie officielle les trois martyrs de Nice, qui loue la laïcité, et, la pratique religieuse, et, en même temps nous l’interdit. Mes enfants voulaient aller à la messe. Ils ne comprennent pas. Joseph, notre petit dernier, qui a fait sa première communion l’année dernière, a faim de Jésus. Oui, la messe est essentielle. »
Toute la famille se dirige vers le petit oratoire, où « Jésus caché » repose, dans le tabernacle. Ils ne pourront pas communier. Le curé est, déjà, reparti visiter des personnes âgées seules et en grande souffrance. Il leur apporte l’Eucharistie.
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
