Bien sûr qu’il faut désobéir aux lois iniques!
Depuis hier, et l’annonce par l’inénarrable Jean Castex du maintien de la règle absurde de 30 personnes par messe, nous assistons à des prises de position courageuses d’évêques déclarant qu’ils refuseront d’obéir et d’expulser le 31e fidèle. Disons-le tout net: je m’en réjouis vivement. A beaucoup de points de vue. D’abord parce que nous avons besoin de prophètes dans un monde post-moderne (et post-humain) qui crève de soif spirituelle. Mais aussi parce qu’Emmanuel Macron est en train d’achever le travail de son glorieux prédécesseur en unifiant les forces vives du catholicisme français (disons, pour faire simple, les traditionalistes et les charismatiques) qui avaient déjà manifesté côte à côte contre la loi Taubira et qui, désormais, luttent ensemble pour leur liberté religieuse.
Mais, depuis hier, j’entends aussi une intéressante question, comme un doute lancinant: et si le gouvernement nous tendait un piège?
De fait, la règle est absolument incompréhensible. Tout le monde l’a dit et redit, même les médias aux ordres: il est inepte d’édicter la même règle de 30 personnes pour une chapelle microscopique et pour une cathédrale. La logique aurait voulu que l’on dise tant de personnes par mètre carré ou telle distance entre deux fidèles. Comme nous ne parvenons à nous résigner à l’idée que nous sommes gouvernés par des dingues, nous cherchons une logique. Et l’une des plus solides qui apparaît en quelques secondes de réflexion est, en gros, la suivante: le gouvernement édicte (après y avoir réfléchi et avoir “consulté” les évêques, ne l’oublions pas!) une règle idiote pour que les catholiques y désobéissent. Quel intérêt me direz-vous? Tout simplement celui-ci: à la veille de la discussion sur le prétendu “séparatisme islamique”, pouvoir dire que “les plus radicaux des catholiques”, comme les plus radicaux des musulmans, font passer leur loi religieuse au-dessus de la loi de la république – et sont donc tout aussi “séparatistes” et doivent être traités tout aussi sévèrement. Ce qui veut dire supprimer la liberté d’association ou la liberté scolaire pour nous aussi.
J’ignore bien sûr si ce projet de guerre civile est bien celui de ceux qui prétendent nous gouverner. Mais, si c’était le cas, cela appellerait plusieurs réponses.
Tout d’abord, le B A-BA de la civilisation, non seulement depuis le Christ mais depuis Antigone, est précisément la reconnaissance d’une loi supérieure à la loi positive – d’une loi à l’aune de laquelle juger la loi positive. C’est une régression inouïe que nous ont imposée les révolutionnaires de 1789 (et, après eux, les totalitaires de tout poil) d’affirmer que la loi était “l’expression de la volonté générale” – c’est-à-dire qu’une majorité parlementaire se prétend dotée du pouvoir, non seulement d’édicter la loi positive en référence à la loi naturelle (loi supérieure inscrite dans le coeur de tout homme, malgré les obscurcissements de notre intelligence et l’affaiblissement de notre volonté dus au péché), mais de créer littéralement le droit, c’est-à-dire de dire le bien et le mal ou le bien et le vrai. Selon cette idéologie monstrueuse, le parlement français a imposé une vérité historique par d’innombrables lois mémorielles et il est parvenu à transformer des crimes en droit ou inversement (ne songeons qu’à l’avortement: crime en 1970, droit en 2020). Au fond de cette logique effrayante figure toujours cette immortelle déclaration du sénateur socialiste Jean-Pierre Michel : « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Voilà, c’est tout. Et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de forces à un moment donné. Et point final. » Ou, pour le dire comme Jacques Chirac : « Non à une loi morale qui primerait sur la loi civile. » J’avoue n’avoir jamais compris comment, avec ces principes, ces braves gens pouvaient dénoncer les horreurs nationales-socialistes : que je sache, les lois raciales du IIIe Reich ont été votées dans les formes par un parlement légalement élu. Elles étaient donc bel et bien l’expression « d’un rapport de forces à un moment donné ». Nous, catholiques, nous, êtres humains civilisés, avons une raisons très solide de nous y opposer : elles violaient la loi naturelle. Mais M. Michel ou M. Chirac ?
En tout cas, que la loi s’impose par cela seul qu’elle est la loi est bel et bien un dogme du totalitarisme contemporain. Mais il nous est strictement impossible d’y adhérer. Encore une fois, il ne s’agit pas de loi religieuse, mais de loi naturelle et de respect de la conscience, ce qui distingue l’homme de l’animal.
Deuxième élément de réponse, plus historique : la Révolution, dont M. Macron et les siens se veulent les héritiers (le candidat Macron avait même intitulé son livre de campagne « Révolution » et y manifestait clairement de puissantes pulsions totalitaires), est un régime de guerre civile et plus particulièrement de guerre civile contre l’Eglise catholique – qui a fait la France (ce que, bien sûr, ne peuvent supporter les tenants du « contrat social » qui voudraient faire croire que la France est née d’une décision parlementaire à l’été 1789 !). Ce n’est pas nous qui avons voulu cette guerre civile. Mais la loi naturelle (toujours elle) autorise tout être humain (même souvent lui impose) de défendre sa vie et sa famille.
Troisième remarque, juridique cette fois. Non il n’est pas vrai que l’Etat ait le pouvoir de supprimer la liberté scolaire ou la liberté d’association, comme prétend le faire ce projet de loi. Plus exactement, il a évidemment la force de coercition, mais il n’a pas la légitimité pour le faire. Même pour les islamistes. C’est un droit naturel des parents d’éduquer les enfants (qui découle de leur responsabilité éducative bien sûr). C’est un droit naturel des êtres humains de s’associer entre eux. Est-ce à dire qu’il serait illégitime d’attaquer l’islam radical ? Bien sûr que non. Car l’Etat a la responsabilité de la sécurité et qu’il peut fort bien, pour cela, supprimer les libertés des agresseurs (qu’il s’agisse de criminels ou d’ennemis). Par ailleurs, il a parfaitement le droit (et sans doute même le devoir) d’encourager le rayonnement de la culture française et de décourager le prosélytisme mahométan. Mais il est très différent de supprimer certaines libertés, dans certaines conditions, à certains suppôts de la charia, et de supprimer les libertés de tous. Je sais bien que nous vivons dans l’ère de la non-discrimination, mais ne pas discriminer entre honnêtes gens et assassins est d’une injustice insigne.
Enfin, au plan plus politique, ce piège éventuel, il est impératif que nous y entrions pour le démonter et placer des principes de bon sens au cœur du débat politique. Nous allons peut-être payer notre désobéissance. Franchement, je ne le crois pas. J’ai peine à imaginer les descentes de police dans des églises : comme disait Mgr Ginoux, ce serait un spectacle intéressant ! Mais, si le pire n’est jamais certain, il n’est pas à exclure non plus et, en d’autres temps, la police est bel et bien venue chercher les catholiques dans leurs églises. En toute hypothèse, c’est notre devoir de fidèles catholiques comme de citoyens de nous battre pour la justice – et donc de résister aux lois iniques. Cette action de résistance pacifique à l’injustice nous permet aussi de rectifier de graves erreurs – trop souvent colportées par les médias ou les politiciens. Non, il n’est pas vrai que ce que nous reprochons à l’islam soit de placer la loi religieuse au-dessus de la loi de la république. Ce que nous lui reprochons, c’est de ne pas toujours respecter la loi naturelle. Quand l’islam fait, avec une poésie raffinée, de la femme un « champ de labour » pour l’homme, en faisant un pur objet de plaisir (tout comme la pornographie, soit dit en passant : l’archaïsme islamique n’est pas sans lien paradoxal avec la post-modernité libertaire), il attaque l’humanité de la femme – et, par la même occasion, de l’homme qui vient nécessairement de la femme. Quand l’islam prétend détruire tous les droits du « mécréant », il attaque l’humanité des quatre cinquièmes de l’humanité. C’est cela que nous pouvons légitimement lui reprocher. Nous sommes fondés à dire aux musulmans désireux de s’installer chez nous ou, a fortiori, d’acquérir notre nationalité que, dans notre pays, nous respectons l’humanité de tous les êtres humains et que les points de la charia qui s’opposent à la loi naturelle ne peuvent pas s’appliquer en France. Mais nous ne pouvons évidemment pas promulguer une loi qui reviendrait à mettre Antigone, Socrate ou Jésus-Christ hors la loi !
L’immense apport juridico-politique de la civilisation européenne, fille d’Athènes, Rome et Jérusalem, au monde tient dans cette distinction entre loi positive et loi naturelle, entre légalité et légitimité. Que M. Macron, M. Castex et cette « majorité » qui ne « pèse » pas plus de 10% de l’électorat n’y entendent rien est fort regrettable, mais nous n’y pouvons rien. Pour nous, piège ou pas piège, nous considérons qu’une loi inique n’oblige pas en conscience.
Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon beige
Tous à la messe dimanche !
Appel des Eveilleurs, publié sur Causeur :
Après Emmanuel Macron, Jean Castex a confirmé ce matin fixer à 30 le nombre de fidèles autorisés à assister à la messe jusqu’au 15 décembre, sous prétexte d’une accusation non vérifiée : « En effet les lieux de culte ont été des lieux de contamination ».
Nos dirigeants semblent avoir tellement perdu le sens commun qu’ils ne voient pas la différence entre un oratoire, une chapelle, une église, une cathédrale ou une basilique. Tandis que les restrictions sanitaires pour les commerces sont pensées en pourcentage d’occupation par rapport à la surface disponible, les catholiques devront pointer afin d’être sûrs qu’une 31e personne ne se cache pas dans les 7000m2 de Saint-Sulpice.
À une décision qui mêle le grotesque, l’inutile et l’illégitime, aucun citoyen n’est tenu d’obéir.
Un subordonné n’est pas tenu d’obéir à un ordre dès lors qu’il contrevient gravement à la justice. Un subordonné n’est pas non plus tenu à l’obéissance dans un domaine où il n’est pas soumis. En vertu de la loi de séparation de l’Église et de l’État, le gouvernement n’a aucune légitimité pour dicter aux catholiques la manière dont ils doivent rendre leur culte à Dieu. Saint Thomas d’Aquin a affirmé dans la Somme Théologique :
« Ainsi en est-il des lois des tyrans qui incitent à l’idolâtrie ou à toute autre chose qui serait contraire à la loi divine. Il n’est en aucun cas licite d’observer de telles lois » (Ia-IIae, q.96, a.4).
Pour ce docteur dominicain qu’on ne peut soupçonner d’anarchisme théocratique, lui qui justifie l’obéissance comme conséquence ordonnée au bien commun de la nature sociale et politique de l’homme, il s’agissait de rappeler au politique la place prééminente du sacré et de la loi divine.
De nombreuses voix se sont levées dans l’histoire des hommes pour rappeler qu’il existe une loi supérieure aux décrets humains temporels, telle Antigone face à Créon, ou encore des témoins de notre longue histoire, de Jeanne d’Arc répondant à ses voix jusqu’aux martyrs de Vendée, faisant le choix de Dieu face au totalitarisme.
Forts de cet enseignement séculaire, les Éveilleurs appellent tous les catholiques de France à ne pas craindre de désobéir à un ordre injuste et disproportionné. À quelques semaines de Noël, les menaces puériles de Monsieur Darmanin et le tropisme anticlérical de Monsieur Macron n’empêcheront pas les Chrétiens d’entrer massivement dans leurs églises dès ce dimanche pour assister à la messe.
Manifestations pour la messe [Mis à jour]


Lyon :













- Manifestation déclarée dimanche 29 novembre à 15h00 devant l’église Notre Dame de l’Assomption à Bougival (78)
- Manifestation organisée par les AFC à Toulon, dimanche 29 novembre à 18 h, devant la cathédrale
- Vannes : les organisateurs des manifestations « Nous voulons la Messe » appellent les fidèles à se tenir sur les parvis pour entendre la Sainte Messe et ils appellent les prêtres à leur faire bon accueil. Compte tenu de la gravité de la situation, les organisateurs proposent de se mobiliser autour de trois actions dont les détails pratiques seront publiés ultérieurement :
- Le mardi 8 décembre, à l’occasion de la Fête de l’Immaculée Conception :o 8h à 20h : « Opération : 12h de Chapelet pour la France et pour l’Eglise » où les fidèles seront invités à s’inscrire pour faire un relais de prières.
o 19hà20h: Procession dans Vannes avec la prière du Chapelet pour nos Gouvernants. - Le mercredi 9 décembre à 19h : Manifestation bruyante « Pour la liberté de culte » devant la Préfecture du Morbihan à Vannes à l’occasion de l’anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat promulguée le 9 décembre 1905.
- Le mardi 8 décembre, à l’occasion de la Fête de l’Immaculée Conception :o 8h à 20h : « Opération : 12h de Chapelet pour la France et pour l’Eglise » où les fidèles seront invités à s’inscrire pour faire un relais de prières.
L’euthanasie par Rivotril
Comme une suite à cet article (qui a suscité de nombreuses réactions), un reportage de France 3 dénonce l’euthanasie par Rivotril :
Le pape François demande à l’Argentine de refuser la légalisation de l’avortement
Le pape François a écrit cette semaine une lettre, publiée mercredi dans le journal La Nacion, à son pays d’origine pour exhorter ses dirigeants à ne pas légaliser les avortements.
A través de @VMoralesGorleri, el Papa Francisco les respondió a las mujeres de las villas Rodrigo Bueno, villa 31 y de José León Suárez que le habían escrito pidiendo intercesión contra el proyecto de la Ley de Aborto pic.twitter.com/XgK7rMHMfN
— La Esperanza Pto. Madero (@EsperanMadero) November 24, 2020
«Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème? »
Le président Alberto Fernandez a annoncé son intention de présenter un projet de loi visant à légaliser les avortements jusqu’à 14 semaines de grossesse. Une large opposition publique a empêché l’adoption d’un projet de loi similaire en 2018.
Dans sa lettre, le pape François a fait l’éloge des femmes qui se battent depuis des années pour empêcher la violence de l’avortement en Argentine.
Le pays est fier d’avoir de telles femmes. Veuillez leur dire pour moi que j’admire leur travail et leur témoignage; que je les remercie du fond du cœur pour ce qu’ils font et qu’ils continuent à avancer.
Actuellement, l’Argentine protège les bébés à naître contre les avortements. Des exceptions sont autorisées en cas de viol ou de menaces contre la vie de la mère.
En 2019, environ 2 millions d’Argentins ont participé à la Marche pour la vie à Buenos Aires. Des milliers d’autres ont protesté en mars après que Fernandez a annoncé pour la première fois son intention de légaliser l’avortement.
La police a-t-elle le droit de faire des contrôles au sein des églises où plus de 30 fidèles seront présents ?
Dans cette émission de RCF, les intervenants réagissent aux dernières annonces gouvernementales réautorisant la célébration publique du culte avec une jauge de 30 personnes.
A-t-on le droit de célébrer des messes en plein air, comme le prévoient certains prêtres dimanche 29 novembre ?
La police a-t-elle le droit de faire des contrôles au sein des églises où plus de 30 fidèles seront présents ? Certains églises ont toujours maintenu les messes publiques pendant ce confinement : est-ce que des contrôles de police ont réellement interrompu des messes, comme le prétend la presse ?
Cette émission revient également sur les manifestations à Strasbourg : consignes illégales de la préfecture, intimidations de la police, laïcité mal comprise. Deux décisions de tribunaux administratifs ont confirmé la légalité de la prière au cours de ces manifestations.
Avec sa jauge à 30, le gouvernement pousse sciemment les catholiques vers la désobéissance civile
Il est difficile de croire que cette mesure n’a pas été pesée, d’autant plus que, suite à l’appel de Mgr de Moulins-Beaufort, il était envisageable que le Premier ministre corrige l’annonce faite par Emmanuel Macron. Alors est-ce seulement de l’imbécilité (30 personnes dans une chapelle comme dans une cathédrale), voire de l’anticléricalisme primaire, une volonté d’humilier l’épiscopat ?
Alors que le projet de loi sur le séparatisme sera présenté le 9 décembre (anniversaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat promulguée le 9 décembre 1905) en conseil des ministres, il est permis d’en douter. Cela permettra de montrer du doigt, dans un amalgame facile, les musulmans et les catholiques, qui placent la loi de Dieu avant les lois de la République…
Ce projet de loi jacobin, étatiste et limitant les libertés, prévoit un encadrement comptable et financier plus strict des associations cultuelles (relevant de la loi de 1905) et des associations ordinaires (relevant de la loi de 1901) organisant des cultes. La scolarité devient obligatoire dès 3 ans. L’instruction à domicile est strictement limitée. La loi veut en profiter pour renforcer les contrôles de l’Etat sur les établissements privés d’enseignement. Par ailleurs, chaque enfant se verra attribuer un identifiant national unique. Tous fichés ! Pour que des enfants de familles musulmanes (ou catholiques !) ne soient pas endoctrinés à domicile, toutes les familles seront privées de leur liberté éducative. De même, pour mieux contrôler les associations musulmanes (et catholiques !), des dispositions seraient prises à l’encontre de toutes les associations.
Les organismes à but non lucratif qui délivrent des reçus fiscaux seraient désormais « tenus de déclarer chaque année à l’administration fiscale […] le montant global des dons mentionnés sur ces documents (les reçus) et perçus l’année civile précédente et le nombre de documents délivrés au cours de cette période » (article 12). A défaut, la déduction serait remise en cause. Ce sont des charges et des contrôles supplémentaires à supporter par les associations et une intrusion dans leurs relations avec leurs donateurs. C’est peut-être plus encore un moyen pour l’administration fiscale de limiter les dons et donc d’affaiblir la vie associative. Mais les politiques savent veiller à leurs intérêts personnels : ces dispositions ne s’appliqueraient pas aux dons versés aux associations de financement électorales et aux partis et groupements politiques.
L’article 47 permet de fermer « les lieux de culte dans lesquels les propos qui sont tenus, les idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui s’y déroulent » provoqueraient ou inciteraient à la haine, ou à la violence, ou encore faciliteraient la commission de crimes et délits. Certes, les musulmans sont en ligne de mire. Mais la condamnation de l’homosexualisme et de l’avortement par les catholiques ne deviendraient-elles pas des incitations à la haine ? Au même moment, le Parlement européen vote un rapport étendant l’Etat de droit à la légalisation de l’avortement…
La limite à 30 personnes n’est sans doute pas une mesure décidée sans arrière-pensée gouvernementale…
Déconfinement et veillées pour la vie naissante
89 Veillées pour la Vie sont actuellement répertoriées, allons-nous en trouvez 12 de plus pour passer la barre symbolique des 100 veillées ? Cette 10ème édition fut covidesque mais 2021 réserve de beaux projets pour le renouveau de la culture de vie : à nous de nous engager !
Voici la carte :

Les évêques vont déposer un recours au Conseil d’Etat
Jean-Marie Guénois écrit dans Le Figaro :
C’est un peu l’incendie dans l’Église de France. Conseil de crise dans la soirée de l’épiscopat, jeudi, pour voir comment répondre sur le terrain et juridiquement au refus du premier ministre de ne pas revoir dans l’immédiat, la limite de 30 personnes pour les messes malgré ce qu’avait promis le président de la République, mais également communiqués de toute part de nombreux évêques pour dire leur colère.
Réaction de Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, ancien élève de Polytechnique :
Les annonces du Président et celles du Premier ministre concernant la reprise des cultes me laissent pantois, déconcerté et profondément déçu. La jauge de 30 personnes n’est pas une mesure sensée mais une précaution vexatoire. Bien que n’ayant fait que l’École Polytechnique (X77) je pensais savoir faire une règle de trois et appliquer une présence proportionnelle à nos immenses églises. J’apprends qu’il n’en est rien.
L’habitude gouvernementale semble désormais bien prise de ne jamais tenir compte des propositions émanant de l’épiscopat français, propositions pourtant prudentes, intégrant l’extrême gravité de la crise dans laquelle nous sommes et en phase avec la détresse des personnes et des entreprises.
La tradition de l’Église catholique reste de poursuivre inlassablement le dialogue avec le gouvernement tout en manifestant son profond désaccord par tous les moyens légaux et politiques. J’attends personnellement une rencontre entre nos représentants et le Premier ministre pour le faire le point sur une liberté de culte au bord de la rupture.
Je ferai moi-même recours auprès du Conseil d’État contre des mesures que j’estime disproportionnées. […]
L’évêque de Perpignan demande aux curés de ne pas rejeter les fidèles aux messes
Communiqué de Mgr Turini, évêque de Perpignan :
Chers amis,
Depuis mon dernier communiqué d’hier, je suis en mesure de vous donner plus de précisions concernant la jauge de participation des fidèles aux messes dominicales à partir du samedi 28 novembre. Celle-ci reste fixée à 30 personnes, le Premier ministre l’a rappelé ce jeudi matin.
Avec nombre de mes frères évêques, nous restons dans l’incompréhension devant une telle décision, étant donné que dans nos églises nous avons toujours respecté scrupuleusement les gestes barrières et ce depuis le premier jour où elles ont été rendues obligatoires.
Nous voyons dans cette mesure une profonde injustice.Toutefois nous respecterons cette jauge qui nous est imposée et nous veillerons à ce que les règles sanitaires soient strictement observées.
Je demande néanmoins, à messieurs les curés, de ne pas s’ériger en “comptables” de leurs assemblées dominicales et donc de ne pas rejeter si tel était le cas, la 31e personne et les suivantes qui se présenteraient.
J’en prends l’entière responsabilité et si cela s’avère nécessaire j’en répondrai personnellement devant les pouvoirs publics.Pour la catéchèse, la Pastorale des jeunes, ou toutes réunions en salle (paroissiale, formations…), elles pourront reprendre à partir du 15 décembre dans le respect des mesures barrières déjà édictées, sans limitation d’âge.
Nous comprenons que la situation sanitaire économique et sociale est difficile à gérer pour notre Exécutif.
À l’approche du temps de l’Avent, il peut compter sur le soutien spirituel des catholiques.Bien fraternellement dans le Seigneur.
A afficher
Les annonces gouvernementales de ce matin démontrent, qu’une fois de plus, le pouvoir macronien ne tient aucun compte de la mobilisation de la rue. La réplique doit donc se porter sur le plan politique.
En 2017, Macron avait raflé près de 62% des votes de catholiques pratiquants. En Vaucluse, dès ce vendredi, une campagne d’affichage sera lancée dans les villes et villages du département:
Ce sont des fous furieux
Ce sont ces élus qu’il est nécessaire d’isoler et de soigner :
Le groupe @AgirEnsemble_AN a déposé une proposition de loi pour rendre “obligatoire l’isolement des personnes positives à la Covid-19 ou (…) cas contact” et sanctionner son non-respect par une amende de 1500€ (doublée en cas de récidive). Info @ThomasDespre #DirectAN pic.twitter.com/wksd5IDHh6
— LCP (@LCP) November 25, 2020
Un projet de film sur le prêtre
Voila plus d’un an qu’une agence travaille à la production d’un grand documentaire sur le prêtre.
Face aux scandales, il est temps de montrer au monde le vrai visage du sacerdoce et d’approfondir nous même ce grand mystère.
Ce projet ne pourra être finalisé sans la mobilisation des catholiques. Lien de la campagne Helloasso
Jean Castex confirme la limitation à 30 fidèles par messe !
Ce n’était pas une bourde d’Emmanuel Macron mardi soir. Jean Castex maintient la limite à 30 personnes jusqu’au 15 décembre.
“Les lieux de culte ont été des lieux de contamination”.
C’est totalement faux.
L’Etat n’a pas à s’ingérer dans le fonctionnement de l’Eglise. Il est nécessaire de s’assoir sur cette consigne ubuesque.
Et comme disait Mgr Aupetit hier :
Peut-être que M. Darmanin enverra des policiers avec des matraques pendant la messe, ce serait un spectacle étonnant. On va bien voir.
C'était quoi alors le coup de téléphone @EmmanuelMacron à @Mgr_EMB ? Un mensonge? Du foutage de gueule? Une humiliation supplémentaire des catholiques? https://t.co/HszrOo82bk
— Abbé Simon d'Artigue (@simondartigue) November 26, 2020
30 personnes à la messe. Outre l'absurdité de cette restriction que ne justifie aucune exigence sanitaire et qui bafoue la liberté de culte, le président de la République, qui avait promis de revenir sur sa décision, se parjure. Pourquoi ce tropisme anticlérical chez Macron ? pic.twitter.com/ADQ5rMzikF
— Jean Sévillia (@jeansevillia) November 26, 2020
30 fidèles par messe : la provocation antichrétienne du pouvoir persiste.
— Denis Sureau (@Sureau3) November 26, 2020
M. #Castex vient de parler de « réouverture » des lieux de culte le 28 nov., alors qu’ils n’avaient jamais été fermés !!! Amateurisme ! Il a aussi affirmé qu’il y avait eu de nombreuses contaminations dans les lieux de culte, pour justifier la jauge de 30 personnes. Mensonge !
— Mgr Francis BESTION (@episcopus19) November 26, 2020
Le premier ministre @JeanCASTEX confirme la limite de 30 personnes pour les lieux de culte.
Le dialogue avec les représentants des cultes est donc une parodie. Quelle indécence et quel mépris.
Nous continuerons à défendre la liberté d'aller à la messe.#PourlaMesse #Castex pic.twitter.com/KHU7jmwb6k
— Pour la messe (@PourLaMesse) November 26, 2020
Je demande au Premier Ministre d’apporter la preuve que nos assemblées cultuelles sont des lieux de contamination. Affirmation gratuite contredite par les faits: jamais aucun cluster n’a été identifié dans nos assemblées. La jauge de 30 est inapplicable. C’est du mépris.
— Mgr Marc Aillet (@MgrMAillet) November 26, 2020
A quoi cela sert-il de faire des courbette éhontées au gouvernement, si c'est pour essuyer camouflet sur camouflet ? Pour les 3 1e dimanches de l'avent, Castex confirme la limite inepte des messes à 30 personnes.
L'heure est à la désobéissance civile, cultuelle et spirituelle ! pic.twitter.com/Xekmah8Hs1
— Liberté politique (@LiberTPolitique) November 26, 2020
@JeanCASTEX confirme la limitation à 30 fidèles par messe quelque soit la taille de l’édifice.
L’HEURE DES CHOIX A SONNÉ.
— Père Danziec (@PereDanziec) November 26, 2020
Après les paroles, hâte de découvrir quels seront les actes de .@MichelAupetit. https://t.co/zsIougQEuQ
— Père Danziec (@PereDanziec) November 26, 2020
Bonjour @Mgr_EMB @Eglisecatho,
Vous pensiez arriver à un compromis avec le gouvernement. Vous vous êtes trompé. #Castex vous a finalement marché dessus, humilié.
Il faut changer de stratégie et établir un rapport de force ➡️ @PourLaMesse.
Allez, du courage ! pic.twitter.com/p8Zn62qT6L
— President-elect《On》 (@On_lacherien) November 26, 2020
Végâneries
Le Club des Ronchons, présidé par Alain Paucard, vient de publier un recueil d’une trentaine de nouvelles consacrées à l’idéologie végan… Le véganisme, dit également végétalisme, est un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d’origine animale. Au-delà de l’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut les produits alimentaires d’origine animale comme la viande, le poisson, les insectes, les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut également la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille…).
L’ouvrage, qui se veut une plongée dans le monde absurde des végans, rappelle néanmoins un végétarien célèbre en la personne d’Adolf Hitler, contrairement à Napoléon au sujet duquel Jean Tulard évoque les banquets. Les courtes nouvelles sanguinaires s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.
Pour commander, c’est ici.
Comment l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates financent le Conseil de l’Europe
Directeur de l’European Center for Law and Justice, le docteur en droit Grégor Puppinck est interrogé dans Valeurs Actuelles. Extrait :
Six mois après avoir révélé le scandale Soros à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), vous montrez à présent que le Conseil de l’Europe dont dépend la CEDH a lui-même été financé par l’Open Society et Microsoft.
Effectivement, à la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, il apparaît que l’Open Society de George Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1 400 000 euros entre 2004 et 2013 et près de 690 000 euros entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires.
Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Un député du Conseil de l’Europe a saisi le comité des ministres à ce sujet pour demander aux 48 ambassadeurs qui le composent que soient rendus publics tous les documents relatifs à ces financements.
Plus généralement, est-ce une mise en cause du financement des instances internationales par quelques grandes ONG et fondations ?
Il est vrai que le problème ne se pose pas seulement pour le Conseil de l’Europe, mais aussi pour la Cour pénale internationale qui a reçu 115.000$ de l’Open Society en 2017, et plus encore pour l’OMS et même pour l’ONU. La Fondation Gates est le deuxième financeur de l’OMS après les Etats-Unis, avec un versement de 530 millions de dollars en 2019. 80% du budget de l’OMS repose sur des contributions volontaires, c’est-à-dire sur les dons de fondations et de gouvernements. Ce mode de financement met évidemment en cause l’indépendance politique de ces organisations.
Ces grandes organisations internationales sont des cibles de choix pour qui veut exercer une influence politique globale, car elles ont un pouvoir considérable, mais des ressources financières inférieures à leurs ambitions. Ces organisations sont donc vulnérables aux « milliardaires philanthropes » qui cherchent à exercer une influence politique globale. Cette influence politique peut s’exercer, vous l’aurez noté, sans aucun recours aux mécanismes et aux contrôles démocratiques. Pour préserver ou restaurer l’indépendance de ces grandes organisations internationales, il est donc impératif d’examiner et de clarifier leurs modes de financement.
Peut-on parler d’un phénomène d’entrisme de certaines grandes ONG dans les organisations internationales ?
Nous observons non seulement un phénomène d’entrisme, mais aussi de collusion qui peut s’expliquer lorsque l’on considère la puissance financière de ces ONG : rappelons que l’Open society a été dotée de 32 milliards de dollars qu’elle a reversés et investis dans le secteur des droits de l’homme, des médias et de la politique depuis 1984. Le problème ne se limite pas à l’Open Society ; il concerne aussi d’autres grandes fondations privées, telles que Gates, Ford ou Oak. Cela a été précisément et brillamment montré dans le récent livre de Gaétan Cliquennois sur la privatisation des droits de l’homme (Cambridge, 2020).
L’ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, parlait de George Soros comme de son « bon ami », tandis que le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, fut directeur des programmes de l’Open Society jusqu’à sa prise de fonction au Conseil de l’Europe en 2012. En 2009, il expliquait que l’Open Society souhaitait créer un homme nouveau – l’homo sorosensus [en référence à Soros] – l’homme de la société ouverte.
L’emprise de ce réseau s’illustre désormais de manière publique et débonnaire. Nombre de dirigeants aiment à montrer leur proximité avec messieurs Soros père et fils. C’est le cas par exemple de Jean-Claude Juncker, l’ancien Président de la Commission européenne ou de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme depuis 2018, photographiée dès sa prise de fonction avec George Soros et son fils. […]
Les manifestations pour les messes révèlent une fracture générationnelle : le catholicisme de gauche est sans postérité
Yann Raison du Cleuziou, observateur de la scène catholique, publie une tribune dans La Croix concernant les manifestations pour la reprise des messes, soulignant une fracture générationnelle béante au sein de l’Église en France :
Des étudiants qui réclament la messe en manifestant… Voilà qui aurait pu être une « divine surprise » dans une France dont le nombre de catholiques pratiquants ne cesse de s’effondrer. Ceux qui continuent d’assister à la messe chaque semaine ne représentent désormais qu’1,8 % de la population française (parmi les 18 ans et +). L’enquête de l’Institut catholique de Paris et de l’Université Sainte Mary de Twickenham ne comptabilise que 23 % de catholiques déclarés parmi les 16-19 ans. C’est dire l’ampleur du crash !
Mais la nouvelle de ces manifs divise plus qu’elle ne réjouit. Car ces laïcs qui se mobilisent de manière autonome des prêtres et des évêques ne correspondent pas à l’image du « peuple en marche » que bien des catholiques plus âgés attendent maintenant depuis plus de cinquante ans. Les fruits du concile Vatican II sont paradoxaux et certains y perdent leurs repères, comme Anne Soupa qui, sur sa page Facebook, appelle les évêques à crosser ces impudents.
Une grande déchirure générationnelle
Si les manifs provoquent tant d’amertume, c’est en raison d’une grande déchirure générationnelle qui traverse le corps ecclésial. Un remplacement dont les effets sont déjà très nets dans le clergé. Car ce sont les étendards frappés du Sacré-Coeur de toutes les contre-révolutions que ces étudiants brandissent, et non les fanions de l’Action catholique.
Tendanciellement, le catholicisme se recompose sur ceux qui ont eu l’interprétation la plus réservée du concile Vatican II et non sur les plus avant-gardistes. Inutile d’y chercher une mise à l’épreuve de la vérité des arguments théologiques des uns ou des autres. De mon point de vue, l’explication relève des sciences sociales, de la démographie ou de la sociologie.
La controverse actuelle me rappelle les débats sur la religion populaire dans les années 1970. Déjà, elle portait sur la superficialité des motivations des demandeurs de baptême ou de communion solennelle. À l’époque, le dominicain et sociologue Serge Bonnet avait rappelé que la culpabilisation de ces « catholiques festifs » était contre-productive parce qu’un groupe social, quel qu’il soit, ne peut renouveler son noyau dur de militants qu’à partir des marches et des marges qu’il sait entretenir. Selon lui, en l’oubliant, l’Église se condamnait à devenir une secte élitiste vouée à disparaître au fil de l’épuisement progressif de ses membres.
L’opposition entre foi et religion, qui fut abondamment mobilisée à l’époque pour jeter la suspicion sur l’attachement aux rites, est encore utilisée aujourd’hui contre les manifestants du dimanche. L’Évangile et tout particulièrement Matthieu 25, est utilisé avec condescendance pour expliquer à ces jeunes que leur attachement à la messe achève de démontrer la superficialité de leur foi. La prudence compassée de certains évêques n’équivaut pas moins à un coup de crosse contre les zélés. Un cardinal [Mgr Grech, le nouveau patron du Synode des évêques] n’hésite pas à qualifier leur impatience « d’analphabétisme spirituel ».
De nombreux engagements différents
Le jugement est tranché. Pourtant, qui peut prouver que ceux qui désirent la reprise des messes ne font rien pour les pauvres ? Ou que ceux qui sont moins pressés en font plus pour ces derniers ? Peut-être ne font-ils rien ? Les préjugés sont nombreux mais ce que montre l’enquête Bayard-Ipsos de juin 2016, c’est que les plus pratiquants sont aussi ceux qui ont le plus d’engagements différents.
Aujourd’hui, je pense qu’un avertissement complémentaire à celui de Serge Bonnet est nécessaire. Dans une institution comme l’Église, le mépris affiché pour les ultimes pratiquants est suicidaire. Si, théologiquement, l’opposition entre foi et religion peut fonctionner comme une forme d’examen de conscience stimulant pour questionner les ressorts d’une fidélité, d’un point de vue sociologique, ce raisonnement est dysfonctionnel.
Transmettre dans la durée
On peut se détacher des institutions et des rites pour mieux vivre sa foi. Reste que la possibilité même de cette émancipation, et des fruits qui l’accompagnent, dépend encore de la matrice abandonnée. Sans l’institution religieuse, avec ses normes et ses disciplines, il n’y a plus de foi en capacité de structurer un collectif. Il peut rester éventuellement des opinions personnelles et de belles trajectoires d’engagements. Mais quelle est leur capacité à générer de la culture, c’est-à-dire de la durée ?
La question de la transmission est capitale. Aujourd’hui la conclusion des enquêtes sur la pratique catholique est implacable. Si rien n’est fait pour redonner du sens, ou une charge sacrale, à la pratique de la messe, d’une génération à une autre, les pratiquants font des non-pratiquants, et ces derniers enfantent des non-chrétiens. Toute pastorale qui ne cherche pas à introduire à la pratique nourrit, plus qu’elle n’inverse, ce processus.
Le catholicisme de gauche des années 1960-1970, porté par un enthousiasme salutaire et bousculant l’ordre établi de ses hardiesses théologiques, s’est condamné par son refus de l’ordre institutionnel auquel il fallait se soumettre pour triompher à terme. Ses militants ont souvent voulu libérer leurs enfants de l’obligation d’assister à la messe pour privilégier l’engagement en faveur d’une société plus juste, jugé plus « évangélique ». Mais aujourd’hui, ses vétérans se trouvent sans postérité – ou presque – dans la jeunesse catholique résiduelle.
Enfin, dernière illustration des causes de leur déception, ils sont réconfortés aujourd’hui par un pape ! L’audacieux François. La praxis de ce dernier est une belle leçon de subversion car il montre à quelles conditions l’institution peut être bousculée : de l’intérieur, par un jeu avec les règles, et non contre elles. C’est là un paradoxe à méditer, les conservateurs maintiennent aussi, dans l’ombre de leur fidélité, la possibilité d’un changement et d’un renouveau inattendu. C’est bien parce qu’il y a eu une génération Jean-Paul II qu’il peut y avoir une génération François.
Mgr Ginoux : “le gouvernement n’a pas à nous dire ce que nous devons faire dans nos églises”
Mgr Ginoux, interrogé dans l’Incorrect, déclare :
Il y a d’autre part une loi de séparation de l’Église et de l’Etat qui nous rappelle que le gouvernement n’a pas à nous dire ce que nous devons faire dans nos églises. Nous n’avons pas à faire la police, à dire comment ces 30 personnes seront choisies. Nous savons que ça se fait dans certains pays mais nous n’avons pas les mêmes réalités ici en France en matière de pandémie, d’églises et de public. C’est soit on interdit toute messe publique, soit on ouvre largement en prenant soin d’écouter ce que les cultes rassemblés avaient défini, à savoir 30 % d’occupation de l’édifice. À Montauban, je pourrais alors envisager d’avoir environ 250 personnes dans l’église, ce qui est correct. À la campagne, on pourrait accueillir 30 personnes pour 100 places assises.
Victoires pro-vie au Texas et en Louisiane
La cour d’appel fédérale de la cinquième circonscription a annulé lundi un jugement qui empêchait le Texas de mettre en œuvre sa décision de supprimer son financement du Planning familial.
La juge Priscilla Owen a écrit que les femmes qui ont poursuivi les fonctionnaires du Texas n’avaient aucun droit légal à remettre en question la décision de l’État selon laquelle le Planned Parenthood n’était pas qualifié pour fournir ses « services ». Priscilla Owen a émis le même jugement concernant la Louisiane, annulant un jugement qui empêchait l’Etat de couper les vivres au Planning familial.
Le Texas et la Louisiane avaient pris cette décision à la suite des vidéos clandestines prouvant que le Planning familial vend des organes de fœtus avortés.
A propos du Planned Parenthood, le Family Council recense les sociétés qui financent cette industrie de l’avortement.
Conflit au Haut-Karabakh : une guerre de civilisation entre l’Arménie chrétienne et l’islam expansionniste
Le Sénat a voté hier une proposition de résolution pour la reconnaissance de la République du Haut-Karabagh.
De retour du Haut-Karabakh, Michel Onfray vient d’accorder un entretien aux Nouvelles d’Arménie, journal de la diaspora arménienne en France.
En quelques mots, comment caractériser ce qu’il vient de se produire en Artsakh?
C’est la suite du génocide de 1915 avec les moyens de ce début de XXI° siècle: des drones et des bombes au phosphore pour l’hyper-technologie meurtrière venue du ciel et vendue notamment par le Canada et Israël, mais également, venus par la terre, des djihadistes de retour de Syrie pour mener un djihad au couteau. C’est également une guerre de civilisation entre le christianisme que l’Arménie est le premier État à adopter et l’islam qui, depuis l’hégire, ne cache pas son désir de s’installer sur toute la planète par des conquêtes guerrières. J’y vois la confirmation des thèses défendues par Samuel Huntington dans Le Choc des civilisations(1996). L’Arménie, qui est géographiquement en Asie mais culturellement en Europe, se trouve sur une ligne de friction dans une logique de tectonique des plaques civilisationnelles. […]
Cette guerre va-t-elle au-delà du choc entre l’intégrité territoriale et le droit à l’autodétermination, les concepts officiels revendiqués par chacune des parties?
Oui bien sûr, elle est pour moi la première bataille d’une guerre de civilisation que l’impérialisme islamiste d’Erdogan, entre autres chefs, mène contre une civilisation judéo-chrétienne honnie qui, par sa haine de soi activée par les islamo-gauchistes et une partie de la gauche française, suivie en cela par une partie de la droite, effectue une partie du travail de nos ennemis… Ce qui arrive en Arménie est à mettre en relation avec les attentats qui s’accumulent sur le sol européen depuis des décennies. La date de naissance de cette guerre de civilisation contemporaine, c’est clairement 1989 quand Salman Rushdie a été condamné à mort par une fatwa iranienne pour avoir publié un roman que l’ayatollah Khomeiny a condamné sans même l’avoir lu : qu’a fait l’occident pour riposter ? Rien. Il y a même eu des intellectuels français pour justifier l’appel au meurtre…
[…] S’il s’agit, d’une guerre de civilisation, où est le monde occidental dans cette guerre? Comment expliquer la pusillanimité des chrétiens de France et d’un journal comme La Croix? Et que peut attendre l’Arménie de l’Occident? L’Occident est peureux et couard. Il craint les menaces et ne répond aux attentats islamistes que par des bougies et des peluches, des poèmes et des chansons. Quand on massacre son peuple, le chef de l’État souscrit à cet effroyable mantra de soumission repris en chœur par les médias couchés: «vous n’aurez pas ma haine». Mais un pays qui affirme qu’il répondra à la haine qu’on lui voue par des baisers d’amour est déjà mort! Emmanuel Macron se fait personnellement insulter par Erdogan qui met en cause sa santé mentale, il ne fait rien et ne dit rien. Le pays se fait menacer par le même Erdogan: il ne fait rien et ne dit rien. L’Europe est présentée par Erdogan comme un terrain de guerre à venir pour y installer la terreur d’un djihad. L’Europe ne bouge pas, ne fait rien, ne dit rien. La France est soumise, Houellebecq a déjà raconté tout ça très bien dans son roman éponyme… Quant à La Croix, que je ne lis pas, c’est un journal catho de gauche qui est plus de gauche que catho… […]
Rejet d’un amendement pro-vie au Parlement européen : seuls 3 députés français ont voté pour [Addendum]
Lors d’un vote aujourd’hui en séance plénière du Parlement européen sur le Rapport Daly concernant la “Situation des droits fondamentaux dans l’UE, rapports annuels 2018-2019” (référence A9-0226/2020), les députés européens se sont penchés sur l’amendement 26/2 déposé par le groupe ECR (conservateurs) rédigé ainsi :
souligne qu’il faut défendre ce droit dès le moment de la conception;
Cet amendement a été rejeté par 429 voix contre 150 et 106 abstentions.
Si 70 députés du PPE ont voté pour (y compris le président du groupe Manfred Weber, allemand, ou Tajani, italien ex-président du parlement), un seul Français du PPE a osé voter pour cet amendement : François-Xavier Bellamy.
Parmi les députés français, seuls 3 députés ont voté pour : 2 députés RN (Androuët, Bay) et 1 député LR (Bellamy). Jordan Bardella a même voté contre !
Voici le détail concernant les élus RN et LR:
Vote des députés européens RN :
- Pour : Androuët, Bay
- Abstention : Beigneux, Bilde, Bruna, Collard, Garraud, Jalkh, Joron, Juvin, Lacapelle, Laporte, Lebreton, Lechanteux, Mariani, Olivier, Pirbakas, Rivière, Rougé
- Contre : Bardella, Griset
- N’a pas pris part au vote : Jamet, Mélin
Vote des députés européens LR :
- Pour : Bellamy
- Abstention : –
- Contre : Evren, Colin Oesterle, Danjean, Didier, Hortefeux, Morano
Voici l’intégralité du vote (pages 55-56):

Addendum :
Cet amendement comprenait une autre partie, formulée ainsi, et qui a fait l’objet d’un vote distinct :
« rappelle que toute personne a droit à la vie conformément à l’article 2 de la charte »
Le résultat du vote est aux pages 53 et 54.
RN et LR ont voté en faveur de ce passage.
Le RN a aussi proposé, avec ses alliés européens, l’amendement numéro 8 suivant :
« rappelle que la formulation et la mise en œuvre de politiques d’avortement, comme c’est le cas pour la protection et la mise en œuvre de tous les autres droits en matière de santé sexuelle et génésique, relèvent de la compétence exclusive des États membres;»
Résultat du vote : 199 pour/ 439 contre/ 50 abstentions
Pour : les élus RN, Bellamy (LR)
Contre : les autres élus LR, LREM, PS, Verts
Le RN a également proposé d’interdire toute forme de GPA et pas seulement la GPA “forcée”. Il a ainsi demandé d’isoler le mot “forcée” du paragraphe 8 :
8. condamne fermement toutes les formes de violence sexuelle, gynécologique et obstétrique à l’égard des femmes, telles que les actes inappropriés ou non consentis, les interventions douloureuses sans anesthésie, les mutilations génitales féminines, l’avortement forcé, la stérilisation forcée et la gestation pour autrui forcée
Résultat du vote pages 61 et 62. Vote majoritaire en faveur, mais le passage avec le mot “forcée” reste car le vote sur le passage avec le mot forcée a aussi été adopté…
Pour la messe : annonce de manifestations dans le Vaucluse avec messe publique
Voici le courriel envoyé ce jour au directeur de cabinet du Préfet de Vaucluse :
Monsieur le Directeur,
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire savoir à M. le Préfet, qu’au regard des annonces irréalistes de l’Etat concernant le retour à la liberté de culte et l’organisation des messes, nous travaillons d’ores et déjà à l’organisation de nouvelles manifestations ce week-end avec prières et éventualité de messe publique, conformément au Droit et à la jurisprudence actuellement applicables. Notre avocat a d’ores et déjà été saisi du dossier.
Nous attendons donc avec impatience les ajustements gouvernementaux indispensables qui doivent être annoncés jeudi matin pour arriver à une “jauge” acceptable.
Vous remerciant par avance, je vous prie de croire, monsieur le Directeur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Manifestation pour la messe dimanche à Nantes
Communiqué du Collectif pour la messe à Nantes :
Le Collectif Pour la Messe-Nantes dénonce les mesures vexatoires et humiliantes annoncées par le Président de la République le 24/11/2020 et indique d’ores et déjà une grande mobilisation des catholiques de Nantes dès dimanche 29/11/2020 à 16h.
Déçus et en colère, les membres du Collectif dénoncent les mesures annoncées de restreindre le nombre de participants aux messes, qui est de 30 personnes, ce qui est INENVISAGEABLE et INACCEPTABLE ! Ces mesures apparaissent d’autant plus injustes que les transports en commun, supermarchés, magasins de bricolage, jardinage, ne sont pas soumis aux mêmes restrictions !
Le Président de la République n’a pas souhaité aborder cette période de l’Avent indispensable aux catholiques pour préparer Noel. Il a volontairement ignoré les messes de Noel si importantes dans la vie des catholiques !
Le Collectif entend, par ces décisions, que la population catholique est une population de seconde zone. A l’imitation de nombreux évêques, le collectif entend montrer fortement son opposition à des mesures contraires à la liberté de culte car, comme le cite Monseigneur Rey : “Les catholiques ne sont pas une variable d’ajustement, et nous allons le faire savoir”!
Le Collectif appelle à un large rassemblement de tous les catholiques de Nantes dimanche prochain.
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 8

8e jour : 25 novembre : Dans la lumière de sainte Catherine d’Alexandrie et de Noël
Écoutons Catherine Labouré nous dire comment elle priait : « Lorsque je vais à la chapelle, je me mets là, devant le Bon Dieu, et je lui dis : “Seigneur, me voici, donnez-moi ce que vous voulez.” S’il me donne quelque chose, je suis bien contente et je le remercie. S’il ne me donne rien, je le remercie encore parce que je n’en mérite pas davantage. Et puis je lui dis, alors, tout ce qui me vient dans l’esprit. Je lui raconte mes peines et mes joies, et j’écoute. Si vous l’écoutez, il vous parlera aussi car, avec le Bon Dieu, il faut dire et écouter. Il parle toujours quand on y va bonnement et simplement. »
Le nombre 25
25 novembre : un mois avant Noël, fête de la France chrétienne (cf. Noël 496). « Noël, Noël ! Vive le Roi ! » Contemplons l’Enfant-Dieu…
25 novembre : fête de sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des philosophes et de sainte Catherine Labouré (fêtée le 28 novembre). Elle accompagna mystiquement la première sainte du Sacré-Cœur, sainte Lutgarde en 1200, puis sainte Jeanne d’Arc dès 1424, Jean de la Baume en 1519 à Cotignac et Benoîte Rancurel à Notre-Dame du Laus (entre 1664 et 1718)… etc.
Catherine d’Alexandrie a guidé de grandes saintes dans la prière inspirée pour dialoguer avec le Bon Dieu. Catherine Labouré est visiblement à cette école de prière des prophètes et des messagers de Dieu…
Prions :
Pour qu’à l’exemple de Catherine, nous entrions dans l’essence même de la vraie prière qui est dialogue avec Dieu. Obtiens-nous , Catherine, de Dieu par Marie, l’amour du silence pour écouter Dieu nous parler et nous aimer… « Que l’amour du silence nous conduise au silence de l’Amour… »
+ Je récite une dizaine de chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
2 chants :
Vive le Christ qui AIME les Francs !
Qu’Il conserve leur royaume !
Remplisse leurs chefs de (la) lumière de la Grâce. Qu’il protège toutes leurs armées !
Qu’Il leur accorde des Signes (Le roi te touche, Dieu te guérit : Charles X en fut le dernier témoin à Reims…)
qui attestent leur foi ; les joies de la Paix, la Félicité ;
Cette nation après avoir connu le saint Baptême orna les corps de Saints Martyrs.
Que le Seigneur Jésus-Christ dirige dans les voies de la Piété les règnes de tous ceux qui nous gouvernent !
Gloire à Dieu.
Dieu premier servi*
Refrain : Dieu, premier servi ! Dieu premier aimé !
Dieu premier loué ! Dieu seul adoré, Dieu seul adoré !
1/ Lève-toi, Jeanne de Lorraine, Fille de Dieu !
« Je suis Michel, le Protecteur de la France
Il y a grande pitié au Royaume de France
… Pars ! Va en France, il le faut, Dieu t’assistera. »
2/ Obéissante, Jeanne se rend à Vaucouleurs
« Je viens, dit-t-elle, de la part de mon Seigneur.
Conduisez-moi au Dauphin, Dieu m’a choisie
Pour l’conduire à son sacre et bouter l’ennemi. »
3/ « Le Dauphin sera Roi malgré ses ennemis
Le Royaume de France appartient à mon Seigneur »
Robert de Baudricourt lui demande : « Et quel est ton Seigneur ? »
Et Jeanne la Pucelle lui répond : « Le Roi du Ciel »
4/ Jeanne reconnaît à Chinon le Dauphin dissimulé
« Vous mande le Roi des Cieux par moi que vous serez sacré
Et vous serez couronné en la ville de Reims
Vous serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France. »
5/ « Gentil Dauphin, pourquoi ne me croyez-vous pas ?
Dieu a pitié de vous, votre Royaume, votre peuple.
Car saint Louis, Charlemagne sont à genoux devant lui,
Priant pour vous… héritier de France et vrai fils de roi. »
6/ Sur l’étendard aux saint noms : JHESUS–MARIA
Le Christ en gloire tient le globe du monde.
Catherine, Marguerite lui disent : « Porte-le hardiment ! »
« Prends l’étendard du Roi du Ciel ! Dieu t’aidera ! »
7/ Roi d’Angleterre, faites raison au Roi du Ciel.
Rendez les clefs des villes… prises en France à la Pucelle.
Elle est venue de par Dieu (pour) réclamer le sang Royal…
Allez-vous en en vos pays, car partout… j’atteindrai vos gens.
*(Cf YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=JJRw-Aspetg)
Le DVD d’un “Dîner aux chandelles” vient de paraître
Les studios Saint Louis (dont nous avons plusieurs fois signalé la production vidéo) communiquent:

