Un clip missionnaire sur les Bienheureuses martyres d’Orange
L’Abbé Lelièvre, Postulateur de la Cause de Canonisation des 32 Bienheureuses martyres d’Orange a rencontré au début de l’automne, Patrice Martineau. Il a échangé avec lui sur les Bienheureuses, lui confiant le projet d’écrire une chanson en leur honneur.
Ce livre m’a bouleversé !
Le livre sur les Martyres d’Orange m’a bouleversé par la résignation et l’Espérance dont ces Martyres ont fait preuve. De grandes âmes assurément. Leur cause mérite d’être défendue.
Une chanson en l’honneur des Bienheureuses martyres d’Orange.
Vous m’avez fait part de votre souhait de faire une chanson. Mais après lecture et la découverte du poème de Sœur Saint-Théotiste sur la guillotine, je me sens bien petit. Alors voilà ce que je vous propose qui me semble plus judicieux :
J’ai mis en musique ce sublime poème de Sœur Saint-Théotiste qui est un chef d’œuvre tant sur le fond que sur la forme, sur un mode de complainte. Une mélodie simple pour laisser le poids des mots se poser, quelque chose entre la chanson traditionnelle et la mélopée grégorienne. Il reste à réaliser un arrangement musical qui va s’installer progressivement avec l’idée d’entrouvrir le Ciel.
Quel est le but de cette chanson ?
Le but de cette chanson, pour moi, est une invitation à entrer dans l’âme de 32 religieuses martyres à Orange, de les accompagner vers le Ciel.
Un clip en l’honneur des Bienheureuses !
Il nous faut utiliser les réseaux pour diffuser au maximum cette chanson. C’est pourquoi je propose que nous puissions tourner un clip à poster sur le net. Ce clip permettrait de donner une grande visibilité de communication et encouragerait bien entendu la dévotion aux Bienheureuses, jusqu’à leur canonisation.
Quand sera prêt le clip ? Comment aider à sa réalisation ?
Nous aimerions pour Noël cette année. Les temps que nous vivons exigent de nous, catholiques, des signes d’Espérance pour nous aider à fortifier notre foi, à en témoigner. Souvent nous cherchons quoi faire. Et bien là, vous avez un projet concret à soutenir. Un projet qui fera du bien aux âmes. J’ajouterai, à l’âme de la France !
Cela a bien sûr un coût, (arrangements musicaux, enregistrement, mixage, déplacement, tournage et montage). Je sais pouvoir compter sur chacun.
Pour mener à bien ce projet, nous recherchons 3350€
Pour faire un don. Un reçu fiscal vous sera envoyé. Directement en ligne https://www.credofunding.fr/fr/clip-missionnaire-bienheureuses-martyres-d-orange
Initiative “S’il te plait Marie…” à l’occasion du 8 décembre
Née de l’inspiration d’une poignée de lyonnais, cette initiative est portée par l’ensemble paroissial Saint-Pothin-Immaculée Conception, accompagné par la revue Magnificat, l’hebdomadaire Famille Chrétienne et le site internet d’actualité Aleteia, en coordination avec la Basilique de Fourvière et le Diocèse de Lyon :
Soyons des milliers à déposer des bougies à nos fenêtres le 8 décembre 2020 pour dire tous ensemble à la sainte Vierge : « S’il te plaît Marie … ». Des lumignons pour dire notre solidarité, nos pensées et confier nos intentions.
Lyon, 1643. Alors que la peste ravage la France, les lyonnais se mettent sous la protection de la Vierge Marie et font vœu de lui rendre hommage chaque année si Lyon est épargné. La peste ne franchira pas les portes de la Ville. Fidèles à leur vœu sans discontinuer depuis plus de 4 siècles, les lyonnais disent, à partir de 1852, merci à Marie chaque 8 décembre en déposant des bougies à leurs fenêtres. La Ville rugit de mille lumières, tendues vers le Ciel.
Cette année, alors que le monde entier est à nouveau confronté à une grande épreuve avec la pandémie de la Covid 19, que tant de gens souffrent dans leur corps, dans leurs cœurs et dans leurs âmes, des voix se sont levées pour ajouter au traditionnel Merci Marie un appel vibrant à ce que retentisse en France et dans le monde : S’il te plaît Marie…
Les périodes de confinement nous ont appris à nous manifester de manière nouvelle, à aller autrement à la rencontre des autres et à nous unir spirituellement par la prière. Ce 8 décembre 2020, allumons une bougie dans la nuit, une bougie pour chacune des intentions que nous portons dans le cœur et posons-les sur nos fenêtres pour témoigner de nos appels confiants à la Vierge Marie. #STPMARIE2020
Pour donner l’impulsion à ce formidable élan de prière, nous avons préparé un kit de communication pour que chaque personne, communauté, paroisse, association, diocèse puisse s’engager dans cette communion de prière à Marie : prière, neuvaine, lumignons, veillée mariale, etc. Tout est prévu pour communiquer et cheminer ensemble au quotidien (flyer, affiches, photos téléchargeables, teaser, Instagram, Facebook) disponible gratuitement sur www.stpmarie.com
Illuminons nos villes et villages, et semons nos lumignons partout, de Lille à Belle-Île et de Perpignan à Strasbourg, en signe d’espérance, de solidarité, de foi : « S’il te plaît Marie ! »
Pour les soignants, les disparus, les malades, les pauvres, les isolés, les responsables, nos familles, nos amis… Pour ceux que nous aimons, pour ceux à qui on ne pense pas, allumons nos lumignons. 1 intention = 1 lumignon.
Les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie flottent sur le Mont Saint-Michel
Lu sur L’Etudiant libre :
Dans la nuit de vendredi à samedi, sept personnes se sont introduites dans le Mont-Saint Michel pour y faire flotter les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie.
“Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée” ainsi pourrait débuter le récit de la rocambolesque virée qui a eu lieu dans le Mont Saint-Michel dans la nuit de vendredi à samedi lorsque sept personnes, après avoir traversé la baie, se sont introduit dans la citadelle par Porte de l’avancée du village, qui n’était pas gardée.
C’est sur la Tour du Roi, qui fait face à la gendarmerie, qu’ils ont fait flotter les drapeaux des royaumes de France et de Patagonie, ne laissant derrière eux qu’une lettre :
La Ultima Esperanza, le vendredi 27 novembre 2020
Monsieur, Madame,
Qui que vous soyez, vous qui lirez en premier cette lettre daignez accorder à celle-ci un instant de votre journée qui, nous n’en doutons pas, est surchargée.
Le ciel se lèvera clair et frais sur le Mont Saint-Michel demain, 28 novembre 2020. Pour la première fois sûrement depuis que vous êtes ici, vous ne connaîtrez pas les deux drapeaux qui accompagnent le drapeau tricolore. Celui qui éveillera en vous le plus de choses, du moins nous l’espérons, un vague souvenir, est ce drap blanc semé de lys d’or portant en son centre « De France », ces trois lys d’or sur fond bleu roi et qui, dans cette version forment une garde autour du Sacré-Cœur. Le second ne vous évoque sûrement rien, à moins que… C’est celui d’un autre royaume, le royaume du rêve, de la grandeur, des causes perdues mais que l’on abandonne jamais, du Panache en somme. Finalement, ces deux royaumes sont comparables en de nombreux points mais cela n’est ni le lieu ni le moment d’en parler. Le premier est bien réel, même s’il n’évoque rien pour les milliers de milliers qui forment la population de notre pays. Le second est un royaume d’âmes, c’est une patrie de rechange que nous gagnons certains soirs de tempête parce qu’il renferme ce que nous chérissons tant et que nous ne trouvons plus dans notre vieille France.
C’est ainsi que, par une froide et sombre nuit d’automne, sept cavaliers quittèrent leurs villes qui n’étaient plus gardées… afin de s’échapper quelques heures de la tiédeur ambiante de cette France qui dort profondément. Lever les couleurs sur ce rocher, ce bastion centenaire symbole de cette grandeur qui a fait la France n’est point une provocation. C’est un joli geste, un beau trait lancé dans le vide au hasard d’une âme qui saurait le lire. « Ça ne sert à rien » êtes-vous en train de vous dire. Et vous avez bien raison. C’est précisément parce que le geste est beau mais inutile qu’il a de la valeur. Le grand Cyrano le disait fort mieux et bien avant nous:
« Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès
Non ! C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! »
Alors au moins l’espace d’une nuit les couleurs de la France et de son panache auront flotté, et demain à l’heure de la première ronde vous descendrez ces deux drapeaux dans l’indifférence la plus totale. Nous ne nous permettrons qu’une seule demande : ayez l’obligeance de rendre les honneurs à ces couleurs comme il se doit, car que vous le vouliez ou non elles sont la France. Daignez donc les saluer durant leur descente et les plier respectueusement. Ensuite la vie reprendra son cours, vous oublierez ces deux drapeaux. A moins qu’une étincelle ne se soit allumée au fond de votre âme pour la rajeunir. Mais « on n’ouvre pas la porte sur l’infini à des gens qui ne sont même plus capables de le rêver » disait le Consul Jean Raspail…
Vive le Royaume de France,
Vive le Royaume d’Araucanie et de Patagonie
Que Dieu bénisse le Mont et la France entière
Puisse-t-il un jour lui rendre son Roi…
« Le salut est dans la volonté des âmes qui croient. »
Manifestations pour la messe
Les Saint-Germanois ce sont rassemblés cet après-midi dans un double objectif.

Le premier était celui de l’action de grâce pour la décision du Conseil d’Etat qui ce matin à l’heure de la messe dominicale, a enjoint au Premier ministre de modifier les dispositions du décret du 29 octobre 2020. La prière n’est jamais vaine et nos rassemblements précédents, parce qu’ils ont davantage fait confiance à Dieu qu’aux hommes ont permis cette victoire.
Le second objectif était de montrer que nous restons vigilants car cette victoire n’est que partielle tant que les nouvelles dispositions ne seront pas connues ! Nous ne savons que trop combien notre cher pays qui tourne le dos à Dieu depuis si longtemps maintenant, est abandonné aux mains d’hommes politiques dont la raison est malheureusement obscurcie. En ce premier dimanche de l’Avent, alors que débute ce temps liturgique d’espérance et d’attente de notre Sauveur, nous redoublons de ferveur et de prière pour que la France entière retrouve le chemin de la foi et tourne le dos à toutes les idéologies qui l’ont conduite si bas !
Angers : 200 participants au rassemblement de prière pour la messe.
Manifestation relayée dans de nombreuses paroisses du diocèse. Discours du président de l’AFC d’Angers et de Philippe Pichot-Bravard.
« Ce matin le Conseil d’Etat nous a rendu justice, (…) mais l’expérience nous a rendu méfiant. Nous n’avons pas confiance dans un État qui a pris la dangereuse habitude de s’immiscer dans les affaires religieuses. Que l’Etat sorte définitivement de nos sanctuaires, qu’il nous fiche la paix et nous laisse prier librement ! Une génération de catholiques s’est levée, elle ne se couchera pas ! Nous encourageons et soutenons nos évêques pour qu’ils restent fermes et vigilants. »

150 personnes à Tarbes et 160 personnes à Lourdes

Lyon :

A Paris et à Versailles, les manifestations ont été annulées suite à la décision du Conseil d’Etat.
Nantes :

Le rassemblement à Nice a bien été maintenu et a rassemblé plus de 200 personnes. Tous ces #31e se sont rassemblés aujourd’hui pour prier d’un même cœur et d’une même voix derrière l’AFC de Nice et plusieurs prêtres du diocèse qui étaient présents.
Nous avions trois objectifs:
- Rendre grâce pour la décision du Conseil d’état
- Se retrouver encore pour témoigner de notre attachement à l’Eucharistie et de son importance pour les catholiques
- Rappeler à nos dirigeants que, même si la bataille semble gagnée, nous redoublons de vigilance dans les jours, semaines et mois à venir. Nous ne les laisserons jamais mépriser notre Eglise et notre Foi.
Entre différents chants, nous avons pu lire l’évangile des Béatitudes, rappeler ce que dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique sur l’Eucharistie, réciter une dizaine de chapelet pour notre Pays et l’Eglise, réfléchir sur la situation actuelle avec le texte des Eveilleurs et enfin prier ensemble avec Saint Francois d’Assise pour rester des fidèles fermes dans leur Foi mais ardents dans la charité.

Les AFC de Toulon présentes pour rendre grâce de la décision du Conseil d’Etat et rester mobilisée pour défendre nos libertés :

Lettre à César d’un citoyen révolté et d’un chrétien indigné :
« Ave César, ceux qui sont en colère te saluent… » Un mot pourrait résumer cette missive que l’un de tes sujets irrités t’envoie. Un mot simple et lapidaire, un mot chargé d’histoire, un mot mémorable, écrit en lettres de sang, il y a plus de 1500 ans. Un mot prononcé fièrement par 49 martyrs, qui refusèrent de trahir leur Dieu et leur religion, au moment où tes prédécesseurs, dans un élan despotique et ravageur, persécutaient tant de nos frères. NON POSSUMUS. NON POSSUMUS. Nous ne pouvons pas, nous n’en pouvons plus. Nous n’en pouvons plus de toutes ces lois iniques qui jour après jour, défigurent le visage de nos sociétés, et s’érigent jusqu’en blasphème à la face de Dieu. Nous n’en pouvons plus de tant d’attaques et d’insultes à la loi naturelle, à la vie de chacun, et à l’ordre harmonieux dont tu es censé être le garant. Oui, Auguste, au cas où tu l’aurais oublié, l’un de tes sujets récalcitrants te le rappelle : Ta mission n‘est pas de piétiner les droits de tes citoyens et de détruire leurs libertés les plus élémentaires. Et elle n’est en aucun cas de nous empêcher de pratiquer notre sainte religion et de rendre un culte justifié à notre Dieu, Créateur et rédempteur des sociétés humaines. Oui, César, as-tu oublié, l’essence et la sublimité de ta mission ? As-tu oublié, toi qui te rêves Jupiter, que la raison d’être d’un souverain est de servir le bien commun, et non des intérêts personnels et obscurs ? As-tu oublié le cri des pauvres et des petits, de ceux qui pleurent et de ceux « qui ne sont rien » au dire de certains ? Alors si tu souffres d’amnésie, et si la mémoire te fait défaut, nous sommes là pour te le rappeler fermement ! Oui, nous voulons bien « rendre à César ce qui est à César ». Nous le voulons et nous le devons d’ailleurs, puisque notre Seigneur lui-même nous l’a enseigné. Mais le divin maître dit aussi dans la même sentence : « Rendez-à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce sont bien les deux faces d’une même pièce. Le revers de la médaille. Notre monnaie d’échange. César n’est pas exempt de cette exigence fondamentale. Oui, s’il ne rend pas à Dieu ce qui est à Dieu, force est d’admettre, que le pouvoir sombre dans la tyrannie et César dans la divinisation de sa propre personne. L’histoire en témoigne à de nombreuses reprises. Voilà la vérité. En se coupant de cette exigence, son pouvoir s’affaiblit et sa légitimité s’étiole nécessairement. Car ne l’oublie pas César, tu es un homme, tu n’es qu’un homme, et comme le dit saint Paul, dont tu avais fait couper la tête il y a 2000 ans : « Tout pouvoir vient de Dieu ». « NON EST ENIM POTESTA NISI A DEO » Ainsi, tes lois ne peuvent s’opposer ouvertement au dessein du Créateur et à la loi naturelle inscrite dans le cœur des hommes, rappelée dans les Dix commandements. Tes injonctions ne peuvent nous empêcher durablement de rendre un culte à notre Dieu et de nous réunir pour le célébrer. Aussi sache que tu auras des comptes à rendre à celui qui est à l’origine de tout pouvoir, sur la Terre comme au Ciel. Enfin, sois bien conscient que le chrétien n’est pas un séditieux ou un fauteur de troubles. Mais sache que ton pouvoir sur nous n’est pas illimité. Aussi, lorsque nos frères chrétiens de l’Eglise apostolique étaient empêchés d’aller enseigner au Temple la Bonne Nouvelle du Christ, mort et ressuscité pour nous, saint Pierre déclarait sans trembler et soutenu par la force de la foi : « Mieux vaut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Et, à une autre époque st Thomas d’Aquin d’ajouter « Ainsi en est-il des lois des tyrans qui incitent à l’idolâtrie ou à toute autre chose qui serait contraire à la loi divine. Il n’est en aucun cas licite d’observer de telles lois » (Ia-IIae, q.96, a.4). Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous te lançons ce cri déterminé, légitime et ô combien nécessaire. Ce cri venu du fond des âges. Celui des martyrs d’Abitène. Celui des résistants et des objecteurs de conscience. Celui des hommes debout qui refusent l’inadmissible. Celui que jetait, il y a bien plus longtemps encore, la brave Antigone à la face de Créon. : NON POSSUMUS ! NOUS NE POUVONS PAS ! PETRUS Pierre de la Taille Citoyen de l’Empire Citoyen des Cieux
Manifestation organisée par l’ECLJ à Strasbourg au pied du sapin de Noël de la place Kléber. Au programme : discours de Maître Jean Paillot et de Grégor Puppinck, puis chapelet avec actions de grâce et demandes pour la France.

En ce premier dimanche de l’Avent, également premier dimanche de reprise de la célébration publique du culte, l’Association Familiale Catholique de Melun a appelé tous les catholiques du pôle missionnaire de Melun à un rassemblement – déclaré en préfecture – pour protester contre les annonces du gouvernement de cette semaine, absurdes sur le fond et méprisantes sur la forme. Elle s’associe ainsi au recours déposé auprès du Conseil d’Etat par la Confédération Nationale des AFC, d’autres associations et la Conférence des Évêques de France et aux plus de 50 autres manifestations déclarées dans toute la France.
Les membres de l’association ont rappelé devant les participants l’indignation de l’AFC de Melun à propos :
-
Des mesures hors sol et centralisées à l’extrême, au même titre que l’avait été celle du confinement généralisé, prise par le gouvernement, conseillé par des « intellectuels de profession ».
-
De l’irrespect du gouvernement dans sa communication avec les catholiques, plus particulièrement les prêtres et les évêques, qui n’ont fait l’objet d’aucune communication préalable alors qu’ils sont chargés de faire appliquer ces mesures.
-
De l’incapacité du gouvernement à prendre des mesures courageuses de déconfinement.
L’AFC de Melun réclame la subsidiarité, – au gouvernement l’administration de la cité, à l’Eglise l’organisation et la célébration des sacrements – des mesures adaptées au terrain, un véritable dialogue et la liberté ! La liberté n’a pas à se justifier, c’est celui qui porte entrave à la liberté qui doit s’en expliquer et ne le faire que pour un motif grave.
Enfin, l’AFC de Melun se félicite de l’avis rendu par le Conseil d’Etat ce matin qui demande au gouvernement de revenir sur la jauge des 30 personnes pour la célébration publique des sacrements. Nous remercions les requérants et tous ceux qui se sont mobilisés ces dernières semaines et attendons désormais de connaître les nouvelles mesures proposées par le gouvernement.
L’AFC restera vigilante et n’hésitera pas à appeler à manifester en cas de nouvelle atteinte aux libertés fondamentales et à la dignité des personnes.
Nous remercions les prêtres et les évêques qui se sont exprimés courageusement sur ce sujet. Enfin, nous remercions les prêtres de la paroisse de Melun qui se sont mobilisés pour que chacun puisse aller à la messe dès ce dimanche.
Le rassemblement s’est conclu par une prière et la bénédiction du père Claude Brodard, présent parmi les manifestants, après environ 45 minutes.
Nous souhaitons à tous les catholiques une bonne entrée en Avent et à tous les Français d’être touchés par la joie de Noël, par la grâce du Christ qui se fait petit enfant.



A Neuilly, une centaine de personnes participaient à la manifestation pour le rétablissement des messes publiques dignes devant l’église st Jean-Baptiste. Diverses interventions dont un décryptage de l’ordonnance du jour suite au référé liberté, article 11, 19 et 20 en particulier.

Le site “Prier en famille” devient “Apprenez-nous à prier”
L’idée est de mettre à la disposition des parents ainsi que des catéchistes tous les éléments utiles à l’éducation de la Foi dès le plus jeune âge, en particulier en suivant l’année liturgique selon les deux formes du rite latin. Ce site conserve et rend disponible tout l’héritage de Monique Berger qui fut une grande pédagogue de la foi.
Pour chaque dimanche et fête vous sont proposés un dessin sur l’évangile pour les enfants et des éléments pour en parler avec eux.

Terres de mission : Au service des enfants à naître et des femmes en détresse
Le 29 novembre, l’abbé Claude Barthe, fin connaisseur des arcanes vaticanes, revient pour Terre de missions sur l’affaire Becciu – du nom du cardinal Becciu qui était l’un des hommes les plus puissants de la curie et qui vient de “tomber” (jusqu’à perdre ses prérogatives cardinalices et notamment sa capacité de voter au prochain conclave) pour une affaire d’investissement immobilier particulièrement “discutable”.
Noëlia, animatrice de l’association SOS Mamans, qui aide les femmes des rues à garder leur enfant (et qui a déjà sauvé en 20 ans plus de 1500 bébés de l’avortement), présente ensuite cette oeuvre magnifique.
Pour finir, Guillaume de Thieulloy donne quelques conseils de lectures: “La basilique du sacré Coeur de Montmartre” de l’historien Patrick Sbalchiero (Artège), “La France a besoin d’un roi” de l’abbé Michel Viot (Via Romana), et “Vigano et le Pape” du vaticaniste italien Marco Tosatti (Presses de la Délivrance).
En Quête d’Esprit sur le thème : “Pourquoi l’Eglise n’est pas une ONG”
Avec le Frère Marc-Olivier de Vaugiraud, capucin, Dominique Boulc’h, auteur de Incroyables chrétiens, et Véronique Jacquier.
Daniel Hamiche, RIP
J’ai la douleur de vous faire part du décès ce matin de mon confrère Daniel Hamiche. Il était entré voici quelques jours dans un service de soins palliatifs.
Né le 1er octobre 1947, Daniel fut journaliste, blogueur, essayiste, éditeur… Engagé au sein du courant légitimiste, il rejoint, quelque jours après, le baron Pinoteau (décédé le 24 novembre).
Ancien maoïste, convertit au catholicisme au début des années 1980, il devint royaliste, fonda la revue Bourbons Magazine et la Feuille d’Information Légitimiste, devenue par la suite Le Légitimiste. Il est notamment l’auteur de La Passion de Mel Gibson de A à Z (Sicre, 2004), le traducteur de Kinsey le corrupteur, et d‘Être consommé de William Cavanaugh (Éditions de L’Homme Nouveau, 2007). Il travaillé pour plusieurs journaux, dont L’Homme nouveau, Famille chrétienne, Le Choc du mois, Monde & Vie…
Fondateur du blogue Americatho, sur l’actualité religieuse aux États-Unis, il a été rédacteur en chef de Riposte-catholique ainsi que de l’Observatoire de la christianophobie. Il fut également président fondateur de l’« Amitié catholique France-États-Unis » et secrétaire-général de l’association Les Amis de Chesterton.
De 1993 à 2007, Daniel Hamiche assista régulièrement Serge de Beketch dans son Libre Journal de la France courtoise, sur Radio Courtoisie, avant de prendre la direction du Libre journal de Chrétienté.
Message de Louis de Bourbon :
Quelques jours après la disparition du baron Pinoteau, j’apprends avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu d’une autre grande figure de la Légitimité, Daniel Hamiche, qui, du jour où il rencontra la Foi catholique, devint aussitôt un fervent défenseur de la royauté légitime. Cofondateur avec Philippe Montillet en 1984 de la Feuille d’Information Légitimiste puis du Légitimiste, il avait consacré sa vie à la lutte contre la déchristianisation et les persécutions faites aux catholiques et aux chrétiens. Que son âme repose en paix et qu’il ait à présent le bonheur ineffable de contempler la Face de Dieu pour l’éternité !
Nantes : le Collectif maintient sa manifestation. Versailles : manifestation annulée
Communiqué du Collectif Pour la Messe-Nantes :
Le Collectif Pour la Messe Nantes se félicite de la décision du Conseil d’État de casser la jauge ridicule et inappropriée des 30 fidèles. Dans l’attente de nouvelles mesures que le CE demande au gouvernement de prendre dans les 3 jours, le Collectif reste pleinement mobilisé et indique qu’il maintient sa manifestation de ce jour, 16h, Cours St André.
Le Conseil d’État a donné raison aux Évêques de France pleinement mobilisés pour rendre la Messe aux catholiques. En ce premier jour de l’Avent, les Membres du Collectif remercient leurs pasteurs d’avoir courageusement combattu des mesures vexatoires et humiliantes envers tout le peuple des baptisés.
Le Conseil d’État vient ainsi « d’ordonner toutes mesures utiles afin de faire cesser l’atteinte grave et manifestement illégale portée à la liberté d’exercice du culte » et enjoint le Premier MiniStre « de modifier sa décision et de prendre toute mesure permettant une assistance plus importante aux offices religieux et adaptée aux lieux de cultes concernés ».
Le Collectif reste pleinement mobilisé et attentif aux prochaines mesures. Il appelle les nantais à participer en nombre à la manifestation de ce jour.
A Versailles, suite à la décision du Conseil d’Eta, la manifestation est annulée.
Ce matin, les catholiques de Montpellier ont manifesté :
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Dimanche 29 novembre matin les catholiques montpelliérains étaient à nouveau rassemblés sur le parvis de leur cathédrale afin d’exprimer leur désappointement devant les mesures ubuesques du gouvernement En Marche pour assister au droit fondamental de liberté de culte. La jauge à 30 décrétée arbitrairement, quelque soit la taille de l’édifice religieux, ne passe pas. De nombreux jeunes et enfants attestaient que la relève est bien présente.
Des textes d’évêques courageux ont été lus, notamment de l’archevêque Schneider félicitant les catholiques français pour leur courage à avoir revendiqué leur besoin de messe dominicale et de l’évêque des Pyrénées Orientales signalant qu’il ne compterait pas pour exclure le 31ème fidèle et au delà. Puisque les tribunaux administratifs ont confirmé cette semaine qu’il était possible de prier et de chanter dans les rues lorsque les manifestations sont déclarées, un rosaire a été entonné vivement ainsi qu’un « Cristus Vincit ».
Finalement cette épreuve aura eu le double mérite de réveiller les fidèles assoupis et de leur faire prendre conscience de tout ce qu’ils pouvaient faire légalement.
Rendez vous est pris pour renouveler l’opération jusqu’à obtenir satisfaction. Dieu premier servi !
Victoire de la requête au Conseil d’Etat !
Dans sa décision, le Conseil d’Etat ordonne (lire la décision):
Article 1 : Les interventions de l’association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et autres, de Mgr Ravel et autres ainsi que de la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault et autres, sous le n° 446941, ainsi que de la Confédération nationale des associations familiales catholiques et du Comité Protestant Evangélique pour la Dignité humaine, sous le n° 446975, sont admises.
Article 2 : Il est enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance, en application de l’article L. 3131-15 du code de la santé publique, les dispositions du I de l’article 47 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020, en prenant les mesures strictement proportionnées d’encadrement des rassemblements et réunions dans les établissements de culte.
Article 3 : L’Etat versera pour chacune des requêtes la somme de 1 000 euros, à répartir le cas échéant entre les requérants, au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées, au même titre, par l’association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre et autres, Mgr Ravel et autres, la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault et autres, la Confédération nationale des associations familiales catholiques (AFC) et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine sont rejetées.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Civitas, à la Conférence des évêques de France, première requérante dénommée, à l’Association cultuelle Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, à Mgr Ravel et à la communauté des Bénédictins de Notre-Dame de Fontgombault, premiers intervenants dénommés, à Mgr Michel Aupetit, à l’association Pour la messe, à la Confédération nationale des associations familiales catholiques, au Comité Protestant Evangélique pour la Dignité humaine ainsi qu’au Premier ministre et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au ministre des solidarités et de la santé.
Pour les prêtres : quelques conseils juridiques en cas de conflit avec les forces de l’ordre
Pour la messe a publié une note juridique pour adopter la bonne attitude face à chacune des situations que pourraient rencontrer les curés.
En 4 pages, il est traité les cas suivants :
- Si la police souhaite interrompre un culte
- En cas de verbalisation
- En cas de tentative de fermeture de l’église
- En cas de tentative d’interpellation
- Toujours filmer
Un temps de l’Avent différent
En cette année si troublée, Hozana vous propose de revenir à l’essentiel et de cheminer jusqu’à Noël en choisissant une belle retraite pour vivre l’Avent :
- En vidéo: La communauté Notre Dame Mère de la Lumière vous propose chaque jour une petite vidéo joyeuse et profonde, pour vous booster à grandir dans la foi et dans l’amour !
- En texte: Préparez vos cœurs à Noël avec les frères de l’Abbaye de Mondaye en recevant une courte méditation chaque jour autour du thème de « L’épanouissement de la tendresse ».
- En audio: Redécouvrez la prière avec les frères Carmes, et grandissez quotidiennement en recevant un enseignement sur l’oraison, et une oraison guidée !
- En union de prière : L’œuvre d’Orient vous propose de cheminer vers l’Avent en communion avec le Liban, grâce à une prière, une méditation et un beau témoignage quotidiens.
Découvrez bien d’autres retraites pour vous préparer à Noël proposées par les MEP, le Secours Catholique et les franciscains sur Hozana.org !
Et concrètement, comment ça marche ?
Rendez-vous sur la page de la communauté́ qui vous intéresse, cliquez sur « Je m’inscris », puis connectez-vous. Une fois inscrit, vous recevrez tout au long de l’Avent le contenu spirituel pour vous aider à vous rapprocher de Dieu. Chaque fois qu’une publication apparaitra, vous la recevrez sur votre boite mail et sur votre coin prière Hozana (via l’ordinateur ou l’application smartphone), afin de vous permettre de prier à n’importe quel moment de la journée, où que vous soyez !
Il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été
De Louis de Bourbon sur Twitter :
Comme catholique, je me joins aux protestations des Evêques comme des fidèles après l’incompréhensible décision de maintenir la limitation de la reprise du culte quelle que soit la taille de l’édifice.
En reconnaissant la nécessité des mesures de protection comme celle de garantir la santé publique, les pouvoirs publics sont dans leur rôle, mais en agissant contre la liberté de culte et de conscience, ils ne le sont plus.
Alors que de nombreux dangers guettent notre pays, alors que des milliers de personnes perdent leur emploi, alors que la pression est forte sur ceux qui ont pour mission la santé et la sécurité de tous il apparaîtrait plus judicieux que les autorités sachent trouver en l’Eglise le bras secourable qu’elle a toujours été en temps de crise.
L’Histoire montre combien les situations les plus périlleuses ont été surmontées lorsque le spirituel et le temporel savent agir ensemble. C’est sur cette union que la France a su se construire et trouver les solutions aux pires moments. Puisse cette sagesse être retrouvée !
Que Notre-Dame, Saint Louis mon aïeul et tous les Saints de notre pays protègent la France.
Marseille réquisitionne des gymnases pour loger des clandestins au détriments des enfants
🔴Des gymnases pour nos enfants, pas pour les migrants !
4 gymnases marseillais, dans le 13ème, sont réquisitionnés pour loger des clandestins. La Mairie du 13-14, dirigée par les LR, propose de les loger dans d’autres secteurs alors qu’ils doivent être expulsés immédiatement ! pic.twitter.com/PEjFmpx6Xv— Stéphane Ravier (@Stephane_Ravier) November 27, 2020
Référé-liberté contre la jauge à 30 personnes dans les églises : audience à 15h ce samedi
Le décret n° 2020-1454 du 27 novembre 2020 modifiant le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, stipule dans son article 47 :
« Art. 47. – I. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies religieuses dans la limite de 30 personnes.
Suite aux recours en référé-liberté déposés par la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort, Mgr Michel Aupetit, Mgr Luc Ravel, Croyance et Libertés, Pour la messe, l’AGRIF et les instituts traditionalistes (FSSP, ICRSP, IBP, Opus Sacerdotale, FSVF, Le Barroux, Notre-Dame de Chrétienté soutenus par L’Homme Nouveau, Renaissance catholique et Le Salon beige), les abbés des abbayes bénédictines de Solesmes, Fontgombault, Triors, Randol, Donezan et Wisques, les AFC, ainsi que Civitas, l’audience a lieu ce jour à 15h.
Une décision est prévisible pour la fin d’après-midi ou ce soir.
A vos chapelets !
Addendum : A l’issue de l’audience, le président a indiqué qu’il rendra sa décision d’ici demain.
“Ça peut être ce soir un peu tard, ou demain un peu tôt.”
Le couvre-feu et le confinement n’auraient eu aucune action sur la diminution de l’épidémie
A force de vouloir prendre la place de Dieu (euthanasie, mariage contre-nature, PMA, GPA…), le gouvernement et la société en général s’imaginent qu’une épidémie doit obligatoirement pouvoir être maîtrisée par l’être humain…comme dans les films américains.
Nous avons toujours pensé qu’interdire d’aller à la messe ou autoriser une jauge de 30 personnes dans les lieux de culte alors même que les écoliers et lycéens sont 25 à 30 par classe dans environ 25m² est incohérent. Nous avons toujours pensé qu’interdire à un libraire ou à un cordonnier d’ouvrir quand le pharmacien et le boucher sont ouverts est incohérent et injuste. Nous avons toujours pensé qu’interdire de se voir entre amis et au sein de sa propre famille (la fameuse bûche à partage dans deux pièces différentes) alors même que la très grande majorité des gens travaillent et que le métro aux heures de pointe ressemble à une cohue est incohérent, injuste et même idiot.
Regardez cette extrait diffusé sur LCI et vous comprendrez que le virus a son propre calendrier et que l’être humain est impuissant :
Vidéo édifiante. Depuis le départ l’efficacité du confinement ne repose sur aucune certitude scientifique! Il est grand temps d’y mettre fin et permettre ainsi d’éviter la faillite de milliers de commerces, restaurants, hôtels, etc. ⬇️ pic.twitter.com/8GOtpM8fDd
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) November 19, 2020
Et une nouvelle médaille pour le Salon beige, une!
Voici quelques jours, j’ai appris avec amusement effroi que le Salon beige était désormais dans le collimateur des “bien-pensants” en dehors même de France. Le site Newsguard vient de nous faire l’honneur (discutable) d’une mention spéciale. Mais peut-être, amis lecteurs, ne savez-vous ce qu’est Newsguard? Vous êtes tout excusés. Moi-même, je n’ai découvert l’existence de cette estimable officine de délation que quand elle a commencé à me demander des justifications sur un ton comminatoire, voici quelques mois. J’avoue que je n’étais pas prosterné aussi bas et aussi rapidement que j’aurais dû – et même, ce qui confine au crime de lèse-majesté médiatique, que j’avais un tantinet ironisé et demandé les titres qui permettaient à mon interlocutrice d’exiger ainsi mes humbles justifications. Après plusieurs sollicitations, voici ce que j’avais répondu le 4 août dernier:
Madame,J’ai regardé les liens que vous m’indiquiez sans beaucoup mieux comprendre à quel titre vous posez ces questions (en dehors de l’ironie qu’il y a à créer une agence « anti fake news » dont l’un des principaux actionnaires a, selon Wikipedia, publié de fausses nouvelles).Cela étant, n’ayant pas grand chose à cacher sur notre ligne éditoriale, je vous réponds volontiers.Michel Janva, comme la quasi totalité des rédacteurs, écrit sous pseudonyme car la rédaction du Salon beige n’est pas son principal métier. Au demeurant, il est très commun, même chez les journalistes professionnels, d’user de pseudonyme (en tout cas, ça l’était au XIXe siècle où la presse française se portait mieux qu’aujourd’hui).A la façon dont vous posez la question, je suppose que vous sous-entendez que cet usage témoigne d’une absence de transparence, mais mon nom à moi – qui suis le responsable juridique et éditorial – est parfaitement connu, ce qui est, vous l’accorderez peut-être, une curieuse manière de se dissimuler.S’agissant des articles que vous signalez comme recélant des « informations trompeuses », auriez-vous l’amabilité de me dire où sont les erreurs ? Notre principe en la matière est très simple: contrairement à la presse subventionnée, nous ne croyons pas être infaillibles. Si un lecteur nous signale une erreur, nous la signalons à notre tour à l’ensemble des lecteurs. Mais, très souvent, les accusations comme celle que vous portez ne concernent pas des erreurs, mais des divergences d’analyse, ce qui est tout différent.Faute de savoir ce que vous visez réellement, je ne suis pas en mesure de « commenter » vos remarques. Puis je au passage vous faire remarquer qu’en bonne logique, ce serait plutôt à vous (ou à tout autre lecteur) de commenter qu’à moi de commenter des critiques informulées?S’agissant du positionnement du site, il est clairement mentionné – et il n’est pas celui que vous croyez y voir [mon interlocutrice m’accusait de dissimuler une ligne éditoriale “clairement nationaliste/souverainiste”]. Le nationalisme, sans précision, est – à l’origine au moins – une idéologie moderne et même révolutionnaire et nous sommes clairement contre-révolutionnaires (au sens exact où nous sommes anti-totalitaires). Comme vous le savez sans doute, la Révolution a voulu en finir avec la distinction chrétienne entre spirituel et temporel. Nous y sommes très attachés pour notre part – et il nous arrive fréquemment de défendre les droits de la conscience humaine contre les lois iniques. Notre positionnement est simple : nous sommes catholiques, attachés à la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) – et donc à la fois anti-étatistes et anti-individualistes. Naturellement, notre attachement à la DSE nous rend critiques de l’Union européenne actuelle qui viole le principe de subsidiarité comme celui de bien commun (nécessairement lié à ce que la scolastique appelait une société parfaite) – mais aussi critiques du jacobinisme de nombreux autres opposants à Bruxelles.Espérant que ces quelques éléments vous soient utiles, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.Guillaume de Thieulloy
Newsguard se définit comme “l’outil de confiance sur internet”, se servant “du journalisme pour lutter contre les intox, la mésinformation et la désinformation” et, comme vous le voyez, ils tancent les dissidents qui ont le front de ne pas écouter exclusivement les médias aux ordres. Ces braves gens ne doutent de rien! (Ah si, pardon, ils doutent du fameux “complotisme”.)
Bref, voici ce qu’ils écrivent sur nous:
LeSalonBeige.fr, an ultraconservative French blog that has published false and unsubstantiated claims, including misinformation about vaccines and the COVID-19 pandemic.
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Example of False Election Claim: Nov. 10, 2020, article titled “Coup d’état in the United States,” which claimed that Democrats falsified mail-in ballots before the election by “sending in all Democratic States millions of mail-in ballots which, for many of them, were collected by Democratic activists who turned them into ballots for the left-wing candidate.” LeSalonBeige.fr also wrote that on Nov. 3, Democrats “added the number of ballots needed for Donald Trump to lose.”
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The Facts: There is no evidence that Democrats altered collected ballots in favor of Biden. According to the National Council of State Legislatures, a nonpartisan organization that researches issues of interest to state officials, ballot collection is legal in many states. These states have a variety of laws relating to the practice of ballot collection. Some states, like Arizona, only allow a family member, caregiver, or person who lives with the voter to turn in the voter’s ballot. Other states, including Montana, allow non-family members to return people’s ballots, but place a limit on the number of ballots a person may return. It is illegal for the people who collect ballots to change the person’s vote. In a Nov. 12, 2020, statement, the Department of Homeland Security called the 2020 election “the most secure in American history,” stating, “There is no evidence that any voting system deleted or lost votes, changed votes, or was in any way compromised.”
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When asked about this false claim, Le Salon Beige publishing director Guillaume de Thieulloy told NewsGuard in an email: “I don’t really see what is unique about discussing fraud in this American election. Most of the American media are talking about it – often to downplay the consequences, but you only downplay the consequences of something that happened. Many judicial institutions are working on it. The U.S. Attorney General has explicitly stated that these investigations are warranted…. Moreover, you question me as if Le Salon Beige had to uphold an impartiality that no one would think of asking from the ‘mainstream’ media. In this case, Guy Millière’s article is clearly pro-Trump, the author is known for it, he notoriously works for a conservative think tank in the United States and there is no ambiguity about his commitment. Meanwhile, Le Salon Beige has never claimed to be neutral – especially on the question of the defense of innocent lives which was one of the main stakes of this election (even if the French media did not think it was worth covering).”
Soit dans la langue de Molière:
LeSalonBeige.fr, un blog français ultraconservateur qui a publié des allégations fausses et non fondées, y compris des informations erronées sur les vaccins et la pandémie COVID-19.
Exemple de fausse revendication électorale: 10 novembre 2020, article intitulé «Coup d’État aux États-Unis», qui affirmait que les démocrates avaient falsifié les bulletins de vote par correspondance avant l’élection en «envoyant dans tous les États démocratiques des millions de bulletins de vote par la poste qui, pour beaucoup d’entre eux, ont été recueillis par des militants démocrates qui les ont transformés en bulletins de vote pour le candidat de gauche. LeSalonBeige.fr a également écrit que le 3 novembre, les démocrates “ont ajouté le nombre de bulletins de vote nécessaires pour que Donald Trump perde”.
Les faits: Il n’y a aucune preuve que les démocrates aient modifié les bulletins de vote collectés en faveur de Biden. Selon le Conseil national des législatures d’État, une organisation non partisane qui étudie les questions d’intérêt pour les fonctionnaires, la collecte des bulletins de vote est légale dans de nombreux États. Ces États ont une variété de lois relatives à la pratique de la collecte des bulletins de vote. Certains États, comme l’Arizona, n’autorisent qu’un membre de la famille, un soignant ou une personne vivant avec l’électeur à remettre le bulletin de vote de l’électeur. D’autres États, dont le Montana, autorisent les membres non membres de la famille à renvoyer les bulletins de vote, mais imposent une limite au nombre de bulletins qu’une personne peut renvoyer. Il est illégal pour les personnes qui recueillent les bulletins de vote de modifier le vote de la personne. Dans une déclaration du 12 novembre 2020, le département de la Sécurité intérieure a qualifié les élections de 2020 de «les plus sûres de l’histoire américaine», déclarant: «Il n’y a aucune preuve qu’un système de vote ait supprimé ou perdu des votes, changé de voix ou de toute façon compromis.
Interrogé sur cette fausse affirmation, Guillaume de Thieulloy, directeur de la publication du Salon Beige, a déclaré à NewsGuard dans un courriel: «Je ne vois pas vraiment ce qui est unique dans la discussion de la fraude dans cette élection américaine. La plupart des médias américains en parlent – souvent pour minimiser les conséquences, mais vous ne minimisez que les conséquences de quelque chose qui s’est passé. De nombreuses institutions judiciaires y travaillent. Le procureur général des États-Unis a explicitement déclaré que ces enquêtes étaient justifiées…. De plus, vous m’interrogez comme si Le Salon Beige devait défendre une impartialité que personne ne songerait à demander aux médias «grand public». Dans ce cas, l’article de Guy Millière est clairement pro-Trump, l’auteur est connu pour cela, il travaille notoirement pour un think tank conservateur aux États-Unis et il n’y a aucune ambiguïté sur son engagement. Par ailleurs, Le Salon Beige n’a jamais prétendu être neutre – notamment sur la question de la défense de vies innocentes qui était l’un des principaux enjeux de cette élection (même si les médias français ne pensaient pas que cela valait la peine d’être couvert).
Pour plus de “transparence”, puisque Newsguard est à la pointe du combat pour la transparence, je publie ici mon courriel qui a été coupé :
Madame,
Je vous avoue que votre question m’étonne un peu: je ne vois pas bien ce qu’il y a d’original à parler de fraude dans cette élection américaine. La plupart des médias américains en parlent – souvent pour en minimiser les conséquences, mais on ne minimise les conséquences que de quelque chose qui a existé. De nombreuses institutions judiciaires travaillent dessus. Le procureur général des Etats-Unis a explicitement déclaré que ces investigations étaient justifiées. Tout récemment, Kamala Harris, qu’il serait difficile de suspecter de parti-pris trumpiste, tweetait pour demander de l’argent afin de financer la défense judiciaire de la campagne de Joe Biden. J’ai du mal à imaginer que ce tweet soit une pure escroquerie levant de l’argent sans but; j’en déduis qu’il doit y avoir au moins quelques procédures non dénuées de fondement. Par ailleurs, vous m’interrogez comme si le Salon beige était astreint à une impartialité que personne ne songe à demander aux médias “mainstream”. En l’occurrence, l’article de Guy Millière est clairement pro-Trump, l’auteur est connu pour cela, il travaille notoirement pour un think tank conservateur aux Etats-Unis et il n’y a aucune ambiguïté sur son engagement. De son côté, le Salon beige n’a jamais prétendu être neutre – particulièrement pas sur la question de la défense de la vie innocente qui était l’un des grands enjeux de cette élection (même si les médias français n’ont pas jugé utile d’en parler).
En un mot, je ne suis pas sûr de comprendre ce qui vous étonne dans cet article et sa publication.CordialementGuillaume de Thieulloy
Pour que nos erreurs vous servent de leçons, amis lecteurs, voici ce qu’il faut retenir:
- Il n’y a pas eu de fraude électorale aux Etats-Unis.
- Parler de fraude est commettre le crime de complotisme.
- Les gouvernants veulent notre bien.
- Les médias nous disent la vérité.
- Donald Trump n’a jamais existé (ah non, ça, ce n’est pas encore obligatoire).
Que des tribunaux américains aient interdit la validation de certains résultats électoraux n’intéressent pas les médias dominants. Il est entendu, une fois pour toutes, que Joe Biden a été triomphalement élu pour tourner une page funeste de l’histoire des Etats-Unis. Le plus amusant, c’est que c’est nous, qui nous interrogeons, qui essayons de comprendre, qui sommes accusés de propagande, quand les médias aux ordres – qui imposent une vérité officielle comme aux plus beaux jours de la Pravda – sont supposés faire preuve d’esprit critique. Mais Orwell nous avait prévenus: la vraie réussite en matière de totalitarisme, c’est d’arriver à maîtriser le langage et à lui faire dire le contraire de son sens naturel (la vérité, c’est le mensonge; la guerre, c’est la paix; etc.).
En attendant, comme il y a assez peu de chances que nous recevions la Légion d’Honneur (contrairement aux rédacteurs de Newsguard qui mériteraient d’être récompensés pour leur héroïque travail en faveur du Bien!), nous prenons les médailles que l’on nous offre et celle que vient de nous offrir Newsguard nous réjouit!
Guillaume de Thieulloy
Le Carmel de Micy-Orléans, son histoire et ses produits
Aujourd’hui on met le cap sur le Carmel de Micy-Orléans fondé en 1939. Il se situe dans le Loiret, près d’Orléans. En s’y installant, les moniales redonnent vie aux murs de l’ancien monastère de Micy. Aujourd’hui, elles sont une vingtaine de sœurs à suivre la règle du Carmel réformé, vivant une vie de prière, de travail et de pauvreté. Allez c’est parti, Divine Box vous raconte tout : son histoire et son artisanat !
Les débuts du Carmel de Micy-Orléans
Les débuts de Micy remontent à 508. À cette époque, Clovis roi des Francs offre le domaine de Micy à saint Mesmin et saint Euspice qui cherchaient un endroit où se retirer et vivre une vie de prière. Ils y établissent alors un monastère, dans lequel les moines vivent à la manière des Pères du Désert. Plus tard, en 780 la règle de saint Benoît est introduite au monastère, amenant avec elle de nombreuses vocations. Et voilà les moines lancés pour plus d’un millénaire, jusqu’à la Révolution…

Saint Mesmin et saint Euspice se retirent au domaine de Micy, qui leur est offert par Clovis, roi des Francs – © Cassicia
Pendant ce temps en Espagne (au XVIe siècle), Thérèse d’Avila réforme avec rigueur l’ordre du Carmel. Cette réforme connaît un véritable succès et se répand dans toute l’Europe. C’est ainsi qu’en 1604, des carmélites espagnoles suivant ce mouvement arrivent en France, et fondent en 1617 le Carmel d’Orléans. Patience, on y est bientôt !
Pas si vite !
Pour le monastère de Micy, situé à sept kilomètres d’Orléans, la révolution assombrit le tableau. De fait, les moines sont expulsés en 1790 et leur abbaye est détruite. L’évêque d’Orléans, Mgr Dupanloup ne l’entend pas de cette oreille ! En 1858, il fait ériger la “croix de Micy”, une croix de quatre mètres de haut, encore debout aujourd’hui ! Par cette démarche, il espère inciter les Orléanais à prier avec lui pour que renaisse le monastère de Micy…

La croix de quatre mètres que fait ériger l’évêque d’Orleans en 1858, pour inciter les orléanais à prier avec lui – © Geocaching
Et ça fonctionne ! En 1939, les carmélites d’Orléans s’installent à l’abbaye Saint-Mesmin de Micy. C’est bien, vous avez tout suivi ! Le monastère transformé en Carmel renaît, et les prières de l’évêque sont exaucées. Les moniales sont chanceuses, trente moines ont été reconnus saints par l’Église catholique entre ces murs, à commencer par saint Mesmin, le fondateur de l’abbaye ! Ce n’est pas beau ça ? Les voilà bien lancées !
Le Carmel de Micy-Orléans aujourd’hui
Aujourd’hui vingt sœurs suivent la règle du Carmel réformé au Carmel de Micy-Orléans, dans une vie de prière, de travail et de pauvreté. Les carmélites ont ainsi sept offices quotidiens en plus de la messe, ainsi que deux heures de prière personnelle silencieuse (appelée “oraison”). Rien que ça ! Côté travail, elles se sont récemment lancées dans l’artisanat monastique en plus du travail d’entretien du monastère. Leurs motivations ? Minute papillon, on vous en parle juste après !

Vingt soeurs suivent la règle du carmel réformé au Carmel de Micy – © Carmel de Micy
L’activité traditionnelle des carmélites est la production d’hosties. Mais les moniales ont récemment diversifié leur production. Aujourd’hui elles proposent de nombreux produits, tous aussi bon les uns que les autres. Elles font désormais des barres de céréales, du muesli, des sablés, ou encore des glaces et infusions, elles nous mettent l’eau à la bouche ! Petite cerise sur le gâteau, toutes leurs recettes sont préparées avec des produits locaux : miel de Sologne, lait de Dry, orge de Saint-Hilaire, œufs des fermes voisines et des fruits du monastère ! Charmant programme dont vous allez pouvoir bientôt déguster le fruit…

Les carmélites se sont récemment lancées dans l’artisanat – © Divine Box
Comment trouver les bons produits des soeurs de Micy-Orléans ?
Pour goûter les bons produits faits avec des ingrédients locaux des moniales du Carmel de Micy-Orléans, le mieux est bien évidemment d’aller directement sur place : Carmel de Micy, 8 rue Claude Joliot, 45750 Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Si une pandémie vous en empêche, on a pensé à tout : cliquez ici pour acheter en ligne les produits du carmel de Micy !
Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration : le VIe Forum de la dissidence de Polémia
Jean-Yves Le Gallou vient de publier un ouvrage sur ce qui n’est ni une théorie ni une affabulation : L’invasion de l’Europe : les chiffres du Grand Remplacement. Jean-Yves Le Gallou cite des chiffres, officiels, et son enquête montre l’immigration massive subie par les pays du Nord et de l’Ouest de l’Europe : Suède, Belgique, Danemark, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, France, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne, Portugal, Grèce. Au moins vingt pour cent de la population y est déjà d’origine étrangère. Et cette immigration, souvent inassimilée, est en très forte progression. Face à cette invasion, que faire ? Est-ce inéluctable comme le répètent certains défaitistes ? N’est-il pas possible de faire baisser l’immigration, voire de la stopper et d’inverser les flux migratoires, comme ont tenté et tentent encore de le faire l’Italie de Salvini, la Hongrie d’Orban, l’Autriche ?
Le VIe Forum de la dissidence de Polémia, qui a eu lieu samedi 21 novembre malgré la dictature sanitaire, s’est penché sur le concept de la remigration.
Grâce à l’hospitalité de TVLibertés ce télé colloque est diffusé sur TVLibertés, puis sur le compte YouTube et le site de Polémia.
Vous y retrouverez les interventions de :
- Michel Geoffroy (L’impossible assimilation),
- Thibault Mercier (Séparation ou communautarisation des nôtres),
- Françoise Monestier (Cesser de payer tribut),
- Alice Cordier (Le féminisme identitaire),
- Victor Aubert (Fonder une communauté),
- Thibaud Cassel (Les exemples historiques de remigration)
- Jean-Yves Le Gallou (Choisir le réel, sans craindre la diabolisation).
Retrouvez également deux tables rondes animées par Floriane Jeannin sur :
- sur la communautarisation avec les invités d’Academia Christana et une jeune féministe identitaire de Nemesis ;
- sur la remigration avec les porte-parole de Génération identitaire
Des débats de fond précieux permettant aussi à de jeunes responsables d’exprimer leurs talents.
L’AGRIF invite tous ses adhérents et tous les catholiques français à tout faire pour assister nombreux à la messe
De Bernard Antony :
Mieux vaut tard que jamais !
Nous avons entendu Mgr de Moulins-Beaufort exprimer sa satisfaction d’avoir « découvert » la procédure du « référé-liberté » devant le Conseil d’État.
La Conférence des Évêques de France (CEF) a ainsi embrayé avec un certain retard à l’allumage sur les référés initialement intentés par l’AGRIF et les institutions religieuses du catholicisme de conviction s’en remettant à la compétence de son avocat coordinateur, mais encore aussi par d’autres associations.
Après les malheureux mots blessants de l’archevêque de Paris Monseigneur Aupetit, à l’égard des prêtres refusant de se soumettre aux illégitimes et illégaux ukases gouvernementaux d’interdiction de la liberté de célébration publique du Sacrifice de la messe, plusieurs courageux évêques ont exprimé leur soutien aux fidèles, très majoritairement jeunes et de plus en plus nombreux manifestant contre d’insupportables diktats gouvernementaux.
Mais manifestement, c’est le très mauvais et très humiliant jeu de rôle mensonger joué par le duo des dirigeants de l’exécutif qui explique le ressaisissement enfin de Mgr de Moulins-Beaufort. M. Macron et M. Castex se sont en effet conduits à son endroit le premier comme « le gentil flic », l’autre comme « le méchant flic ».
Le premier, ce dernier mardi, rassurait l’archevêque de Reims : bien sûr, le gouvernement allait revenir sur la mesure bête et méchante d’interdiction générale d’une assistance aux messes de plus de trente personnes.
Le second, le surlendemain, confirmait pourtant la mesure discriminatoire et persécutrice. À qui fera-t-on croire que le I° ministre Castex se serait permis de désavouer le président de la République Emmanuel Macron ?
Ou bien alors, cette République, qui est déjà celle d’une radicale inversion des valeurs de la loi naturelle, est devenue aussi le royaume de foutriquet !
Toujours est-il que Mgr de Moulins-Beaufort, par un élémentaire réflexe d’honneur pour lui-même et l’ensemble des fidèles catholiques, ne pouvait pas accepter cette rebuffade. L’épiscopat dans son ensemble s’est déjà tellement aplati depuis un demi-siècle face à des gouvernants imposant les lois de la culture de mort !
Quand, en tant que personne morale, il réagit enfin, fût-ce à la onzième heure, on ne saurait que s’en réjouir.
Quel que soit le résultat des référés-libertés déposés en cette nouvelle occurrence, l’AGRIF invite tous ses adhérents et tous les catholiques français à tout faire pour assister nombreux à la messe, paisiblement et dans le respect des règles de sécurité sanitaire.
En s’opposant le cas échéant par la force d’une non-violente mais lourde inertie à des interventions de forces policières illégitimement instrumentalisées à des fins de mesures anticatholiques inspirées par l’abject jacobinisme liberticide de l‘athéocratie gouvernementale totalitaire.
L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros
George Soros avait publié un texte demandant à l’UE de faire plier la Pologne et à la Hongrie. Viktor Orbán a répondu :
L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros
Réponse à l’article de George Soros
Nombreux sont ceux qui pensent que le chef du gouvernement d’un pays n’a pas à débattre avec George Soros. Pour eux, Soros est un délinquant économique, qui a gagné son argent par la spéculation, par la ruine de millions de personnes, et même par le chantage exercé sur rien moins que des économies nationales. Tout comme les gouvernements ne peuvent pas discuter avec des terroristes, les chefs de gouvernement ne peuvent pas non plus débattre avec des délinquants économiques.
J’y suis tout de même contraint aujourd’hui, parce que George Soros, le milliardaire spéculateur d’origine hongroise, a publiquement imparti des ordres aux dirigeants de l’Union européenne dans un article paru le 18 novembre sur le site dénommé Project Syndicate, dans lequel il leur intime de punir sévèrement les Etats-membres qui se refusent à s’intégrer dans un empire européen global et unifié sous la bannière de la société ouverte.
Tout au long de l’histoire, ce sont toujours les nations qui ont donné sa force à l’Europe. Bien que les nations formant l’Europe soient d’origines diverses, les racines communes de notre foi les ont réunies. Le modèle de la famille reposant sur la tradition judéo-chrétienne a été le fondement de nos communautés. C’est la liberté chrétienne qui a assuré la liberté de la réflexion et de la culture et a créé une concurrence bénéfique entre les nations de l’Europe. Le mélange vertueux des différences a fait de l’Europe, pendant des siècles, la force motrice du monde.
Toutes les tentatives visant à chercher à unifier l’Europe sous l’égide d’un empire ont échoué. C’est pourquoi l’expérience historique nous fait dire que l’Europe ne sera de nouveau grande que lorsque ses nations le seront également, et qu’elles sauront résister à toute tentative impériale.
Des forces puissantes sont de nouveau à l’œuvre pour faire disparaître les nations européennes et unifier le continent sous l’égide d’un empire global. Le réseau Soros, qui imprègne de toute part la bureaucratie européenne et les élites politiques, travaille depuis des années à faire de l’Europe un continent d’immigration. Aujourd’hui, le plus grand danger qui menace les Etats de l’Union européenne est représenté par le réseau Soros et la société ouverte, employés à promouvoir l’élimination des cadres nationaux. Les objectifs du réseau sont clairs : au travers de l’accélération de la migration, créer une société ouverte multiculturelle et ethniquement mélangée, démanteler les processus de décision nationaux et les remettre entre les mains des élites globalisées.
L’Union européenne est à la peine. Elle est atteinte depuis 2008 par une crise économique inédite, depuis 2015 par une crise migratoire, et en 2020 par une pandémie dévastatrice. Elle n’est même pas sortie de ses crises précédentes qu’elle doit faire face aux conséquences encore plus lourdes de la pandémie du coronavirus. Les signes en sont déjà là. La dette publique, le chômage, l’état de l’économie atteignent des niveaux critiques dans nombre de pays. L’on n’a jamais eu davantage besoin de la solidarité européenne et du rassemblement des nations européennes pour se venir mutuellement en aide.
Lors d’aucune de ces crises le spéculateur qui se dit philanthrope ne s’est préoccupé des intérêts des Européens. Il a chaque fois agi en fonction de ses propres intérêts. L’on se souvient, au moment de la crise économique, de son attaque contre le forint et contre la plus grande banque de Hongrie ainsi que, au moment de la crise migratoire, de son plan visant à l’accélération de l’implantation, de la répartition et du financement des migrants. A présent, au lieu de la solidarité et de l’entraide mutuelle, le voilà qui se présente avec une proposition visant à nous punir les uns les autres.
Le réseau dirigé par George Soros ne recule même plus devant l’intervention ouverte. Il veut placer les Etats-nations sous la pression la plus forte possible. Il dresse les uns contre les autres les peuples d’Europe. Les moyens employés par le réseau sont multiples et actifs sur les scènes les plus variées de la vie publique. La liste est longue des responsables politiques, des journalistes, des juges, des bureaucrates, des propagandistes politiques maquillés en représentants de la société civile qui émargent aux fiches de paie établies par George Soros. Et bien que le milliardaire accuse tous ses adversaires de corruption, il est lui-même l’homme le plus corrompu de la terre. Il paie et achète tous ceux qu’il peut. Ceux qu’il ne peut ni payer ni acheter ont droit aux rigueurs de la redoutable arme du réseau : le dénigrement, l’humiliation, l’intimidation, l’annihilation au travers de la presse de gauche.
De nombreux bureaucrates de haut niveau de l’Union agissent de concert avec le réseau de George Soros en vue de la création d’un empire unifié. Ils souhaitent mettre en place un système institutionnel visant à imposer aux nations libres et indépendantes d’Europe un mode de pensée unique, une culture unique, un modèle social unique. En leur ôtant le droit de tout peuple à décider lui-même de son sort. C’est le but de leur proposition appelée Etat de droit, qui ne reconnaît toutefois pas la prédominance du droit, mais celle du plus fort.
Les différences sont évidentes. Soros veut une société ouverte (Open Society), nous voulons quant à nous une société protégée (Safe Society). Pour lui, la démocratie ne peut être que libérale, pour nous elle peut être aussi chrétienne. Pour lui, la liberté ne peut servir que l’affirmation individuelle, pour nous la liberté peut aussi consister à suivre l’enseignement du Christ, elle peut aussi être mise au service de la patrie et de la protection de notre famille. La base de la liberté chrétienne est la liberté de décider. C’est ce qui est mis en danger aujourd’hui.
Etats-membres vivant du côté oriental de l’Union, nous savons très bien ce que signifie être libres. L’histoire des nations d’Europe centrale a été un combat incessant de la liberté contre les grands empires, afin d’arracher jour après jour, face à eux, notre droit à décider de notre sort. Nous savons d’expérience que toute aspiration impériale rend esclave. Nous sommes encore un certain nombre, issus de la génération des combattants de la liberté – les pays de l’ancien Bloc de l’Est de l’Estonie à la Slovénie, de Dresde à Sofia – qui avons encore une expérience personnelle de ce que veut dire résister à l’arbitraire, au fait du prince, et à sa version communiste. Intimidation, annihilation matérielle et morale, vexations physiques et spirituelles. Nous n’en voulons plus.
Les dirigeants occidentaux, qui ont vécu toute leur vie à l’abri de la liberté et de l’Etat de droit dont ils ont hérité, devraient maintenant écouter ceux qui ont combattu pour la liberté et qui sont à même, du fait de l’expérience de leur propre vie, de faire la différence entre l’Etat de droit (Rule of Law) et la volonté d’un seul (Rule of Man). Ils doivent accepter que nous ne puissions pas sacrifier au 21ème siècle la liberté que nous nous sommes gagnée au 20ème.
L’issue du combat pour ou contre le nouvel empire bruxellois n’est pas encore tranchée. Bruxelles semble tomber, mais une bonne partie des Etats-nations résiste encore. Si nous voulons conserver notre liberté, l’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros.
Viktor Orbán
Prier pendant l’Avent
Le début de l’Avent, qui marque aussi le début de la nouvelle année liturgique, commence chaque année le quatrième dimanche avant Noël. Mais ce temps de préparation à l’arrivée de Jésus est aussi un temps d’intériorité qui peut commencer plus tôt ou plus tard en chacun de nous ; au moment où l’attente commence à travailler nos cœurs.
C’est une attente qui précède un changement, qui prépare à l’accueil. Un temps de gestation indispensable à l’arrivée de la Vie. Cette période, toutes les jeunes mamans le diront, est un temps fort en émotions. Sans bien savoir toujours pourquoi, la joie fait parfois place à la tristesse, le partage de la nouvelle n’empêche pas de ressentir une certaine solitude. Que l’on ne s’explique pas toujours, que l’on se reproche parfois …
Pendant ces semaines avant Noël nous pouvons ressentir profondément la joie et l’espérance qui nous sont offertes par l’arrivée du Christ dans nos vies mais il est aussi possible que nous vivions ces moments plus difficilement. Cheminons vers Noël en déposant devant la crèche nos angoisses, nos peines ou celles de nos proches (personnes ayant perdu un être cher, souffrant de maladie, ayant vécu une séparation douloureuse), nos doutes.
Acceptons et accueillons ces émotions qui toutes, à leur manière, travaillent et façonnent une place dans notre cœur pour accueillir le Sauveur.
Crédit photo : Bárbara Hernández
La “droite” offre la présidence du Conseil départemental du Gard à la gauche
Suite à l’élection au sénat de Denis Bouad, le Conseil départemental devait élire un nouveau président.
Quelques minutes avant l’élection du conseil départemental, les élus de la Droite et du Centre (pourtant alliés lors de l’élection de 2015) ainsi que l’état-major de leurs partis ont déclaré :
« Nous présenterons, dans la transparence la plus totale, une démarche d’union de la Droite et du Centre. Il y aura une double candidature ».
Cette double candidature sera incarnée par le républicain nîmois, Richard Tibérino et l’élue centriste du canton de Marguerittes, Joelle Murré. Ils seront opposés à la candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot.
Nicolas Meizonnet (photo), élu RN, apostrophe la Droite :
« Nous avons la possibilité d’en finir avec ce pouvoir de Gauche destructeur. Nous apporterons nos voix à monsieur Tibérino. Ce que vous faites ce matin, en présentant deux candidats, c’est assurer la réélection de la Gauche de façon certaine ! N’ayez pas peur de regarder la réalité en face. Vos électeurs, qui sont un peu nos électeurs, ne comprendraient pas un choix différent… Acceptez nos voix ! »
La candidate socialiste Françoise Laurent-Perrigot se place en première position du premier tour avec 22 voix contre 16 pour le candidat Les Républicains Richard Tibérino, soutenu par les trois élus Rassemblement national. Enfin, la candidate centriste Joëlle Murré a recueilli 7 suffrages.
Les candidats de la Droite et du Centre retirent leur candidature :
« Notre union ne permet pas de porter un candidat ». « Malgré un climat délétère pendant la campagne des Sénatoriales, la Gauche fait le plein de ses voix. Le Rassemblement national est à l’opposé de ce que m’ont inculqué mes parents, surtout en cette période de deuil qui me touche (Richard Tiberino vient de perdre son père, NDLR). Je retire donc ma candidature. »
Au deuxième tour, la candidate de Gauche, Françoise Laurent-Perrigot arrive en tête avec 22 voix sur les 45 votants. À l’issue de ce vote, le président du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, s’est déclaré candidat au troisième tour.
Au troisième tour, la candidate de la Gauche, Françoise Laurent-Perrigot est élue à la majorité relative avec (encore) 22 voix. Le candidat du Rassemblement national, Nicolas Meizonnet, a récolté 3 voix. Les autres se sont abstenus ou ont voté blanc.
Neuvaine à Notre Dame de la Médaille miraculeuse – Jour 9

9e jour : 26 : Dans la lumière du « M » de Marie sur la France
Marie a préparé le dogme de l’Immaculée Conception par la prière de la Médaille Miraculeuse de 1830 : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Elle confirme le dogme promulgué par le pape Pie IX le 8 décembre 1854 lors de son apparition à Lourdes en 1858 : « Je suis l’Immaculée Conception. »
Elle nous conduit jusqu’au 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, jour de sa dernière apparition à Pellevoisin en 1876 où elle insiste sur l’importance de porter le scapulaire du Sacré-Cœur : « Ces grâces sont de mon Fils, je les prends dans son Cœur ; il ne peut me refuser. »
Catherine s’éteint le 31 décembre de cette même année 1876. La signature du « M » de Marie sur la France, inaugurée avec Catherine en 1830, s’achève avec cette dernière apparition de Pellevoisin en 1876.
Dans les apparitions de Pontmain en 1871 et de La Salette en 1846, nous voyons l’Immaculée Conception impliquée directement dans le combat spirituel qui fait rage sur la Terre. Les deux apparitions enseignent la fidélité au Décalogue, les 10 commandements donnés à Moïse au Mont Sinaï. À La Salette en 1846, Marie met l’accent sur la 1ère table du Décalogue qui n’est pas respectée, les commandements envers Dieu. Ce qui va engendrer diverses calamités, maladies et disettes… À Pontmain en 1871, la Sainte Vierge intervient en pleine guerre pour rappeler la 2e table du Décalogue, qui concerne les commandements envers notre prochain. L’entraînement sur le terrain des trois convoitises (la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie) engendre en effet guerres, meurtres, vols, mensonges…
Prions :
Aux intentions correspondantes aux enjeux principaux du dogme de l’Immaculée Conception…
1 : Pour la défense de la vie de l’être humain embryonnaire dès sa conception
2 : Pour la guérison de nos âmes qui peuvent être blessées dès leur conception
3 : Pour la libération des esprits mauvais par l’intercession de l’Immaculée Conception en sainte Anne et saint Joachim et à proximité du jeune saint Joseph de Nazareth, terreur des démons…
4 : Pour que le dogme de « Marie Co-Rédemptrice » soit promulgué dans l’Église dans la lumière de son Immaculée Conception et de sa Maternité universelle au pied de la Croix: Mère de Dieu, des hommes et de l’Église.
+ Une dizaine de Chapelet : Pater, 10 Ave, Gloria
« Ô Marie Conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »
Chant : Merci sainte Anne avec ton époux saint Joachim
1/ Merci sainte Anne, de nous avoir donné l’Immaculée Conception !
2/ Merci sainte Anne, de nous donner toujours l’Immaculée Conception !
* 1 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair et qu’il a habité parmi nous.
Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous donner la Vie, pour nous donner l’Amour.
* 2 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous libérer dans les tourments.
Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour écraser la tête de l’antique serpent.
* 3 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous racheter et nous sauver.
Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous donner la Vie, pour nous ressusciter !
* 4 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous relever de nos péchés.
Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair. Lui le Chemin, la Vie. Il est la Vérité.
* 5 Car C’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous pardonner et nous combler…
Car c’est en Elle que le Verbe s’est fait chair pour nous ouvrir le Ciel et pour l’Éternité !
Triple action de grâce pour le Triduum traditionnel des 27-28-29 novembre de la famille Vincentienne :
- Le 27 novembre : jour mensuel de la Médaille et premier jour du Triduum du 27-28-29 novembre.
Pourquoi le 27 novembre 1830 ? C’est la date anniversaire de la mort de Clovis, le 27 novembre 511, qui avait été baptisé avec la France à Noël 496 à Reims. La Vierge avait annoncé dès le 19 juillet que le trône de France de Charles X serait renversé… Elle vient donc, comme la « Femme » de la Genèse (Gn 3, 15) et comme la Reine « couronnée des 12 étoiles » (Ap 12) manifester sa protection à la France. Notons que le royaume de Belgique, sur la terre duquel Clovis est né (à Tournai), naît justement en 1830. Ce royaume nous vaudra le roi Baudoin (grand défenseur de la vie en voie de béatification) par qui nous pouvons prier Dieu avec saint Louis, roi de France et modèle des chefs d’État…
Notons que la médiation de Marie figure aussi dans le « secret » que Monsieur Vincent aurait remis avant de mourir à la famille d’Argenson : Dieu ayant fait connaître à saint Vincent de Paul « les maux qui devaient pleuvoir sur notre malheureuse patrie, à cause de l’incrédulité et du libertinage » aurait préconisé la nécessité de « s’adresser à Marie comme à celle qui fut seule capable d’apaiser la colère de son Fils, d’en obtenir la conservation de la foi, la fin des fléaux et le retour de la Miséricorde ». Cette prédiction présumée est rattachée au vœu de Louis XIII et à ses relations avec M. Vincent (cf. Catherine Labouré et la Médaille Miraculeuse, R. Laurentin et P. Roche, p. 16).
Fêtons Catherine le 28 ! Serait-elle la « première des saintes, apôtres des derniers temps, éduquée par la Vierge » ?
Relisons ensemble à ce propos la prophétie de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) dans son Traité de la Vraie Dévotion à la Vierge Marie :
« Marie a produit, avec le Saint Esprit, la plus grande chose qui ait été et qui sera jamais, qui est un Dieu-Homme, et elle produira conséquemment les plus grandes choses qui seront dans les derniers temps. La formation et l’éducation des grands saints, qui seront sur la fin du monde, lui sont réservées ; car il n’y a que cette Vierge singulière et miraculeuse qui peut produire en union du Saint Esprit, les choses singulières et extraordinaires (p. 23). J’ai dit que cela arriverait particulièrement à la fin du monde, et bientôt, parce que le Très-Haut avec sa Sainte Mère doivent se former de grands saints, qui surpasseront en sainteté la plupart des autres saints, comme les cèdres du Liban surpassent les petits arbrisseaux… Ces grandes âmes, pleine de grâce et de zèle, seront choisies pour s’opposer aux ennemis de Dieu, qui frémiront de tous côtés, et elles seront singulièrement dévotes à la Sainte Vierge, éclairées par sa lumière, nourries de son lait, conduites par son esprit, soutenues par son bras et gardées sous sa protection ; en sorte qu’elles combattront d’une main et édifieront de l’autre : d’une main elles combattront, renverseront, écraseront les hérétiques avec leurs hérésies, les schismatiques avec leurs schismes, les idolâtres avec leurs idolâtries, et les pécheurs avec leurs impiétés ; et de l’autre main, elles édifieront le Temple du vrai Salomon et la mystique Cité de Dieu, c’est-à-dire la Très Sainte Vierge, appelée par les Saints Pères le Temple de Salomon et la Cité de Dieu. Ils porteront tout le monde par leurs paroles et leurs exemples à sa véritable dévotion ; ce qui leur attirera beaucoup d’ennemis, mais aussi beaucoup de victoires et de gloire pour Dieu seul… Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et Enfants de Marie ? Ce seront des apôtres véritables des derniers temps.
- Fêtons le 29, cette Famille des « Filles de la Charité » fondée le 29 novembre 1633 par saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac et dont la Vierge a dit à Catherine le 19 juillet 1830 :
« ….Mon enfant, j’aime à répandre les grâces sur la Communauté en particulier. Je l’aime beaucoup, heureusement. (…) La protection de Dieu est toujours là d’une manière toute particulière et saint Vincent protégera la Communauté. Mais je serai moi-même avec vous. J’ai toujours veillé sur vous. Je vous accorderai beaucoup de grâces. (…) »
Testament spirituel de sainte Louise de Marillac :
« Mes chères Sœurs, je continue de demander à Dieu pour vous sa bénédiction et le prie qu’il vous fasse la grâce de persévérer en votre vocation pour le servir en la manière qu’il demande de vous. Ayez bien soin du service des pauvres, et surtout de bien vivre ensemble dans une grande union et cordialité, vous aimant les unes les autres, pour imiter l’union et la vie de notre Seigneur. Priez bien la Sainte Vierge qu’elle soit votre unique Mère » (extrait de son testament du 15 décembre 1645).
La Cour suprême des Etats-Unis tranche en faveur de la liberté religieuse contre le principe de jauges dans les lieux de culte
Le 25 novembre, la Cour suprême des Etats-Unis a rendu un arrêt majeur sur la question de la liberté religieuse, en faveur des plaignants – le diocèse catholique de Brooklyn, New York, et des organisations juives orthodoxes – et à l’encontre du gouverneur démocrate de l’État de New York, Andrew Cuomo.
Comme pour insister sur l’importance de son arrêt, la Cour se réfère principalement au premier amendement de 1791 de la Constitution qui stipule, en résumé, que les autorités ne doivent pas restreindre la liberté religieuse.
La Cour suprême a donc rejeté le principe radical de jauges de 10 à 25 personnes dans les lieux de culte appliqué par l’État de New York.
Le texte de la décision est accessible ici.
En France, le Conseil d’Etat appliquera-t-il la même jurisprudence ?
30 personnes dans les grandes églises parisiennes, à comparer avec le magasin FNAC des Ternes, qui peut accueillir jusqu’à 604 personnes :

Le M de la Médaille Miraculeuse a 190 ans
Un article d’Antoine Bordier :
Toute la France connaît ce pèlerinage en calèche qui s’est élancé de Lourdes et de La Salette, du 1er juin au 13 septembre 2020. Le M de Marie se forme sur les routes de France à travers deux routes différentes, pour se rejoindre au sanctuaire marial de Pellevoisin, étape finale. Plus nombreux sont celles et ceux qui portent aujourd’hui la Médaille Miraculeuse autour du cou, depuis 1830. Ce 27 novembre 1830, la Vierge Marie apparaît à Catherine Labouré. Cette jeune novice de la Compagnie des Filles de la Charité ne le sait pas encore, mais elle a été choisie pour diffuser Sa médaille, et, ainsi, collaborer à de nombreuses grâces. Reportage sur la Médaille Miraculeuse que les papes et les saints affectionnent tant.
En nous replongeant dans l’histoire de la Compagnie des Filles de la Charité, on y trouve des pépites. Tout d’abord, avec saint Vincent de Paul et avec sainte Louise de Marillac comme fondateurs, les prémices de la grâce sont là. Ces grands saints ont façonné leur siècle. Les sœurs se consacrent principalement aux indigents, aux malades et aux pauvres qui vivent dans la boue. La vénérable Marguerite Naseau est la première à entrer dans cette toute jeune communauté de religieuses vêtues de noir et de blanc. Elle meurt l’année même de la création officielle de la Compagnie, en 1633. Alors que le 18è siècle sera dénommé le siècle des Lumières, à tort car ce sera plutôt l’avènement des Ténèbres avec la sanglante Révolution Française et son lot de génocidaires, celui qui le précède serait le siècle de la Charité. C’est, en tout cas, celui de la Congrégation de la Mission, ou des Lazaristes, que saint Vincent de Paul fonde en 1625. La devise de la congrégation est la phrase prononcée par le saint : « Il m’a envoyé pour évangéliser les pauvres ». Il sera, du temps de son vivant, dénommé « l’apôtre des pauvres », et fondera de nombreuses communautés dans toute la France et en Europe. Sainte Louise de Marillac est son alter-égo féminin. Elle lui ressemble dans l’action, mais aussi dans la contemplation. Ce 17è siècle est un siècle béni. Où il n’est ni question d’apostasie, de déchristianisation, de relativisme, de sécularisation des membres du culte divin. Mieux encore, la religion catholique est religion d’Etat. Le roi Louis XIII consacre la France à la Vierge Marie, en 1638, à la suite de la naissance miraculeuse de Dieudonné, le futur Louis XIV.
« Venez au pied de cet autel »

Au 19è siècle à la veille de la fête de saint Vincent de Paul, ce 18 juillet 1830, la jeune Catherine dort à poings fermés. Elle se réveille soudain, pensant que quelqu’un l’appelle. Il est 23h30. Elle se lève et voit au pied de son lit un petit enfant qui lui dit : « La Sainte Vierge vous attend ». Dans la précipitation, elle s’habille et le suit. Elle raconte qu’il « portait des rayons de lumière partout où il allait ». Il ouvre doucement la porte de la chapelle plongée dans la nuit, dont les lumières s’allument à leur passage. Dans le chœur, à l’endroit où se trouve aujourd’hui la statue de saint Joseph, elle s’arrête. Elle tend l’oreille, et, comme elle le raconte : « J’entendis comme le froufrou d’une robe de soie ». Son « ange gardien » lui dit : « Voici la Sainte Vierge ! » Catherine se retourne et se précipite aux pieds de Marie, qui est assise dans un fauteuil. Cet instant est divin :
« Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. »
Marie fait un geste de la main et lui montre l’autel où repose le tabernacle, et, elle lui dit :
« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderontavec confiance et ferveur. »
La mission de Catherine va commencer.
La Médaille Miraculeuse
Quelques mois plus tard, le 27 novembre, Marie apparaît de nouveau à Catherine. Il est 17h30.
« J’avais un très grand désir de revoir la Sainte Vierge. J’ai entendu le froufrou de la robe de soie qui avance. J’ai vu la Sainte Vierge debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. La Sainte Vierge avait la figure si belle qu’il me serait impossible de dire sa beauté, elle avait une robe de soie blanche aurore, la tête couverte d’un voile blanc qui lui descendait de chaque côté jusqu’aux pieds. Elle portait dans ses mains une boule. Elle avait des anneaux aux doigts avec des pierres précieuses d’où sortaient des rayons de lumière. La Sainte Vierge m’a expliqué que la boule représente le monde entier, la France et chaque personne. Les rayons sont le symbole des grâces qu’elle répand sur les personnes qui les lui demandent. Les pierreries d’où ne sorte aucun rayon sont les grâces que l’on ne lui demande pas. La Sainte Vierge aime qu’on la prie, elle est très généreuse avec ceux qui la prient. Elle est heureuse de donner les grâces demandées. »
Catherine voit alors comme une sorte de tableau sur lequel est projeté une animation où se retrouve la Vierge Marie. Deux tableaux s’y animent, avec cette inscription : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » La Vierge Marie demande à Catherine de faire frapper une médaille, selon ce modèle des deux tableaux. Elle lui dit que : « toutes les personnes qui la porteront au cou recevront des grâces abondantes, selon leur confiance. La médaille s’est retournée ensuite et sur le revers j’ai distingué la lettre « M », initiale de Marie, surmontée d’une croix, ainsi que les Cœurs de Jésus et de Marie. Le Cœur de Jésus était entouré d’épines, le Cœur de Marie était traversé d’une épée. »

Une pandémie, des grâces et la conversion de Ratisbonne
La dernière apparition a lieu en décembre 1830. La Médaille Miraculeuse, après des réticences importantes, est frappée avec l’accord de l’évêque de l’époque, Mgr de Gondi, le premier archevêque de Paris. En mars 1832, une pandémie de choléra décime la France. A Paris, qui compte à l’époque une population de près de 800 000 habitants, il y aura plus de 18 000 morts, en moins de 6 mois. Aujourd’hui, à Paris, sur une période équivalente, la Covid a tué 2 255 personnes pour une population de plus de 2 140 000 habitants. En 1832, les parisiens qui portent la Médaille sont épargnés ou guérissent miraculeusement. C’est pour cela qu’elle prend alors le nom de « Médaille Miraculeuse ». Cette pandémie venue d’Inde a pour conséquence la diffusion de la médaille dans le monde. En 1834, la médaille est frappée en plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. A la mort de sœur Catherine, en 1876 à l’âge de 70 ans, ce sont plus du milliard de médailles qui ont, déjà, été diffusées. En 1842, Alphonse Ratisbonne, un jeune banquier israélite alsacien effectue un voyage en Italie. Il est révolté depuis que son frère aîné s’est converti, et, est devenu prêtre. A Rome, il fait la connaissance d’un catholique, Théodore. Ce-dernier lui offre une Médaille Miraculeuse. Une semaine plus tard, ils se retrouvent dans l’église S. Andrea delle Fratte. La Vierge de la Médaille Miraculeuse lui apparaît. A la sortie de l’église, Ratisbonne, à genoux, est en pleur. Il avoue à Théodore, sa conversion soudaine. Il lui dit : « Ah que je suis heureux ! Que Dieu est bon, quelle plénitude de grâce et de bonheur ! Que ceux qui ne savent pas sont à plaindre ! »
De la conversion de Ratisbonne à l’Hommage Floral de Lourdes
C’est à proximité de cette église, où Ratisbonne s’est converti, qu’en 1857 est édifiée, place d’Espagne, la colonne de marbre avec au sommet la statue de la Vierge Immaculée dédiée à la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, de 1854. Peu après, à Lourdes, en 1858, Marie révèlera son nom à Bernadette : « Je suis l’Immaculée Conception. » Comme l’explique Gino, le responsable du groupe de prières de Padre Pio sur Paris, « c’est sur cette place que se déroule chaque 8 décembre ‶l’Omaggio Floreale″, et, que les papes (depuis Pie XII en 1953), viennent déposer une gerbe, comme le fera de nouveau le pape François dans quelques jours. En 1965, Padre Pio demanda à une de ses filles spirituelles, habitant Rome, d’apporter pour le 8 décembre, en son nom et de celui de ses malades de la Casa Sollievo della Sofferenza, un bouquet de fleurs. Et c’est dans le prolongement de cette demande de Padre Pio, que cinquante ans après, en 2015, est né l’Hommage Floral de Lourdes, au cours duquel des milliers de roses jaunes sont maintenant offertes, chaque 8 décembre, à Marie dans la grotte de Massabielle. » Cet hommage aura lieu cette année, selon les règles strictes du confinement allégé !
Les saints et les papes
Tout récemment le pape François appelait à prier la Sainte Vierge de la rue du Bac. Le 11 novembre, il a béni une statue de la Vierge représentée sur la Médaille Miraculeuse, qui fera le tour d’Italie du 1er décembre 2020 au 22 novembre 2021. Cet évènement est orchestré pour contrer la pandémie de la Covid-19. Le pape Jean-Paul II était venu se recueillir dans la chapelle, au 140 rue du Bac, le 31 mai 1980. Pour les 150 ans des apparitions, il avait prié ainsi :
‶Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous″ « Telle est la prière que tu as inspirée, ô Marie, à sainte Catherine Labouré, en ce lieu même, voilà cent cinquante ans ; et cette invocation, désormais gravée sur la Médaille, est maintenant portée et prononcée par tant de fidèles dans le monde entier ! Tu es bénie entre toutes les femmes ! Tu as été associée intimement à toute l’oeuvre de notre Rédemption, associée à la Croix de notre Sauveur ; ton cœur a été transpercé, à côté de son cœur. Et maintenant, dans la gloire de Ton Fils, tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs. Tu veilles sur l’Eglise dont tu es la Mère. Tu veilles sur chacun de tes enfants. Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes, à la seule condition que nous osions Te les demander, que nous approchions de Toi avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’une enfant… »
Auparavant, les papes Pie IX, Léon XIII, le pape Grégoire XVI ont honoré de leurs dévotions la Médaille Miraculeuse. Parmi les saints, on peut citer le père Kolbe qui a célébré sa première Messe dans l’église où Ratisbonne s’est converti. Il y a aussi le curé d’Ars, la petite Thérèse et Bernadette. Ils sont, aujourd’hui, des centaines de millions à porter la médaille autour du cou dans le monde entier.

Des fioretti par milliers
Olivier a une affection pour la Médaille Miraculeuse parce que juste après sa conversion, le 8 décembre 2010, il décide de se confesser à la chapelle de la rue du Bac. Là, il y pleure et reçoit de nombreuses grâces. Il y vit un véritable cœur à cœur avec Jésus. Constance, quant à elle, a bénéficié d’une grâce particulière. Depuis son adolescence, elle porte une médaille autour de son cou. Pour ses 40 ans, elle demande une Médaille Miraculeuse en or. Le jour J, en mettant la médaille autour de son cou, elle reçoit une grâce sensible de la présence de la Vierge Marie. Benoît, de son côté, a échappé étrangement à un accident qui aurait pu être mortel : être écrasé par sa propre voiture ! En se promenant dans les rues de Lyon en 2007, il ramasse, au pied de Notre-Dame de Fourvière, une Médaille Miraculeuse. Il la place dans sa voiture. En septembre 2020 en allant ouvrir le portail, il se retrouve écrasé par sa voiture. Comme il le raconte : « par mégarde, j’ai mal enclenché le frein à main électronique. Le moteur étant resté allumé, la voiture s’est mise à avancer. Je me suis presque aussitôt retrouvé écrasé contre le portail et, les deux jambes coincées. » Le portail s’ouvre tout seul. « Je ne me l’explique pas. En revanche j’ai su, immédiatement, que j’avais été protégé. La Médaille Miraculeuse m’a sauvé ! »
Texte et photos réalisés par Antoine BORDIER
