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Réforme de l’adoption : au profit du lobby LGBT ?

L’Assemblée nationale examine aujourd’hui une proposition de loi visant à réformer l’adoption, présentée par le député Monique Limon (photo). L’objectif affiché est de favoriser l’adoption d’enfants aujourd’hui maintenus en foyers ou familles d’accueil alors que leur intérêt serait d’être adoptés.

Mais alors pourquoi le texte supprime-t-il l’activité en France des organismes autorisés pour l’adoption (OAA), alors que, depuis des années, ils ont permis à des milliers d’enfants confiés à l’adoption de trouver leur famille? Les OAA sont des associations autorisées qui recueillent en France des enfants en vue de leur adoption, et/ou servent d’intermédiaires entre les familles ayant l’agrément et les départements, en particulier pour trouver des familles pour les enfants à particularité (fratries, enfants plus âgés, malades ou handicapés). Le texte maintient l’activité d’intermédiaire des OAA en vue de l’adoption à l’international, mais supprime cette activité en France sans explication et de façon très dommageable. Certains parents, le plus souvent des femmes enceintes, ne souhaitent pas confier leur enfant à l’ASE car elles ont été elles-mêmes pupilles de l’État et ne veulent pas que leur enfant suive le même parcours qu’elles. Pour l’enfant, être confié à un OAA n’emporte aucun préjudice, mais constitue au contraire une chance puisque 100 % des enfants concernés sont aussitôt adoptés, y compris les enfants malades ou handicapés.

Par ailleurs, la suppression de l’exigence actuelle que le couple d’adoptants soit marié est contraire à l’intérêt de l’enfant car le statut du mariage est plus protecteur que le concubinage ou le pacs. Selon l’exposé des motifs, le but est de mettre fin à une différence de traitement face à l’adoption entre couples mariés et couples non mariés. Mais en quoi l’intérêt de l’enfant est-il concerné par l’égalité entre les couples mariés ou non mariés ? Des personnes qui n’ont pris aucun engagement l’une envers l’autre offrent moins à l’enfant les garanties de stabilité dont il a besoin.

Juristes pour l’enfance s’étonne que la commission des lois a supprimé la référence à l’intérêt supérieur de l’enfant, pour la remplacer par la notion d’intérêt de l’enfant.

L’association Tombée du nid alerte les députés sur la suppression de l’activité en France des OAA. La moitié des pupilles de l’État (49% en 2019 selon Adrien Taquet), sont privés d’adoption en raison de la communication difficile entre départements et de la difficulté pour les départements de trouver des familles pour les enfants à particularité (fratries, enfants âgés, enfants handicapés ou malades). Or, les OAA sont là pour pallier cette carence et mettre en relation les familles et les départements.  Comment la proposition de loi peut-elle balayer  le travail remarquable accompli depuis tant d’années par les OAA en France ?

Dans un entretien au journal LGBT Tenu, Monique Limon déclare sans ambiguïté :

Nous voulons faciliter l’adoption des homoparents. On souhaite que les Conseils de famille soient composés d’une personne dont l’expertise est liée à l’éthique et la lutte contre les discriminations. Cela permettra d’avoir toutes les qualités autour de la table. On demande aux membres des Conseils de famille d’avoir une formation obligatoire pour que chacun ait une culture des discriminations. Mais c’est un changement de société, il se fera, mais pas du jour au lendemain.

Les États-Unis à nouveau « prêts à guider le monde », dit Biden, qui n’en a plus les moyens

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Le futur président des États-Unis, élu dans des conditions douteuses mais qui seront sans doute validées, nage dans l’euphorie. Il se croit revenu au temps de la domination écrasante de son pays sur le monde, de « la destinée manifeste » que l’Amérique s’est auto-attribuée pour guider l’humanité et assurer son bonheur.

Sa déclaration, faite le 24 novembre à l’occasion de la présentation de sa future équipe, en dit long sur l’état d’esprit des démocrates, ivres de haine et de revanche après quatre ans d’humiliations trumpistes.

Mais la situation ne le permettra sans doute pas. Tout d’abord, le raz de marée électoral annoncé dans le cadre d’une désinformation de grande ampleur n’a pas eu lieu. Les républicains conserveront probablement la majorité au Sénat, et la majorité démocrate à la Chambre des représentants s’est rétrécie. Et puis il faudra bien tenir compte du nombre de voix très élevé obtenu par Trump, démontrant la solidité de son socle électoral qui n’a en rien diminué, au contraire.

Car si l’électeur américain a élu Trump en 2016 et a failli le réélire en 2020, c’est notamment parce qu’il veut que son pays s’occupe de lui sans chercher à « guider le monde ». Il l’a, en outre, fort mal guidé et, du bourbier afghan à 1.000 milliards de dollars aux mensonges sur l’Irak en passant par le désastre libyen (sans même remonter jusqu’à l’agression contre la Serbie), le bilan est accablant. À qui cela a-t-il rendu service, hormis à l’appareil militaro-industriel américain ? En tout cas pas à la classe moyenne des États-Unis qui s’appauvrit depuis plusieurs décennies.

En outre, le monde a changé. La Russie existe à nouveau (d’où la haine inégalée développée contre Poutine) et la Chine menace la suprématie économique américaine. L’Europe pourrait émerger dans ce contexte, mais elle a choisi la paralysie, la lâcheté et la subversion migratoire, la condamnant au néant. L’Angleterre l’a bien compris.

L’Histoire rendra justice à Trump de n’avoir déclaré aucune guerre en quatre ans. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Même Obama, le gentil prix Nobel de la paix (quand cessera cette grotesque mascarade ?), a participé à la destruction de la Libye, semant le chaos. Il est vrai qu’il était réticent et qu’il a cédé aux pressions de Sarkozy (qu’il insulte, aujourd’hui, dans son livre) et de Hillary Clinton. La défaite de cette dernière en 2016 fut une réelle bénédiction, car avec elle, les islamistes seraient au pouvoir en Syrie.

Bien sûr, il n’était pas nécessaire d’occuper le tiers de la Syrie pour lui voler son pétrole, de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran, construisant ainsi un boulevard pour les mollahs les plus islamistes du régime, ou de désavouer la France face à Erdoğan. Mais on pouvait craindre tellement pire.

Le pire, avec Biden, n’arrivera sans doute pas en politique étrangère, faute de consensus. C’est à l’intérieur que « l’État profond », tant dénoncé par Trump, tentera de prendre sa revanche. Mais il trouvera en face de lui la moitié de l’Amérique.

Comme en Europe, les fractures identitaires vont s’élargir, pour le plus grand bonheur de la Chine, qui ne se pose pas tant de questions. C’est le corollaire du déclin de l’Occident.

Blanche neige et Halluciné : danger, nouvelles bouffées délirantes

Le nain Joyeux (le Professeur Salomon, le morbide des décomptes ; pas celui qui veut que Brigitte mange sa part de bûche de Noël à la cuisine pendant qu’Emmanuel mangerait la sienne à la salle à manger) l’avait annoncé :

« Nous devons tous être sensibilisés aux conséquences de l’épidémie de Covid-19 sur la santé mentale de la population »

Confirmation avec une nouvelle épidémie de bouffées délirantes, hier 1er décembre, chez Blanche-Neige-Macron et sa bande de nains.

Blanche-Neige venait d’obtenir un succès diplomatique majeur lors de sa rencontre avec le Premier ministre du Royaume de Belgique ; il avait obtenu que les téléskis belges restent à l’arrêt pendant les vacances de Noël. Mais ayant appris que l’Autriche et la Suisse garderaient les leurs en activité, Blanche-Neige a sorti le grand jeu sanitaire : pas question qu’on aille là-bas pour choper le virus !

« S’il y a des pays de l’UE ou hors UE qui maintiennent leurs stations ouvertes, nous aurons des mesures en effet de contrôle pour d’abord dissuader plutôt nos concitoyens d’aller dans des zones où on considère qu’il y a des risques d’infection, et pour ne pas aussi créer une situation, si je puis dire, de déséquilibre avec une situation en France…  Oui, nous aurons des mesures restrictives et dissuasives, je vous le confirme, et elles seront affinées dans les prochains jours ».

Vlan ! Et nous qui avions compris que, n’est-ce-pas, le virus n’avait pas de frontière et que le protectionnisme, c’est vilain…

Le chef des nains, Halluciné, n’a pas voulu être en reste. Il a, lui, déclaré à l‘Assemblée nationale ce même 1er décembre :

« Nous avons été conduits à prendre, en France comme ailleurs en Europe, après la flambée épidémique grave qui a caractérisé l’ensemble de notre continent à la fin du mois d’octobre, des mesures difficiles, qui ont été critiquées à l’envi. Ces mesures étaient nécessaires, et la meilleure preuve en est leur résultat et non l’opinion que peuvent en avoir les uns ou les autres. Vous avez raison de le rappeler mais il faut le dire avec prudence et humilité, notamment à l’endroit de celles et ceux qui donnent beaucoup de leçons avec une grande assurance et en permanence, les résultats enregistrés par la France sont actuellement les plus favorables en Europe. Et pour la première fois nous avons de meilleurs résultats que l’Allemagne ».

En réalité, nous avons appris depuis qu’en effet, Halluciné avait décidé de terminer l’année à la première place européenne tant pour la baisse du PIB que pour le nombre de morts par habitant et le nombre de personnes soignées pour troubles de dépression. Une triple couronne dont on aurait dit en début d’année qu’elle était totalement hors d’atteinte du pays ayant le meilleur-système-de-soins-que-le-monde-nous-envie. Mais grâce aux efforts continus et acharnés de Blanche-Neige et sa bande de nains, la France est effectivement maintenant en pole position.

Quant à Grincheux (M.Véran), cela fait longtemps qu’il est étrangement silencieux. D’aucuns ont cru qu’il avait attrapé le covid et se faisait soigner secrètement à l’IHM. En réalité, Grincheux travaille très dur pour faciliter l’acceptation du vaccin contre le coronavirus par la population. Sa dernière idée ? Une dose de vaccin donnerait droit à une dose de remdesivir gratuite. Que voulez-vous, il y en a tellement sur étagères…

L’égalitarisme mortifère du jacobinisme

De Bernard Antony :

Nous ne savons toujours pas, ce mardi après-midi, ce que le gouvernement, sommé de prendre sous trois jours de nouvelles dispositions, concoctera comme nouveau diktat après l’arrêt du Conseil d’Etat cassant l’aberrante mesure de ne pas tolérer une assistance à la Messe de plus de trente personnes; que ce soit dans les plus petites églises ou dans les vastes cathédrales.

On verra donc très vite si le nouveau décret sera ou non celui d’une indéniable haine anticatholique.

Mais ce n’est évidemment pas cette haine qui peut expliquer la décision à conséquence catastrophique économiquement et socialement de maintenir fermés partout, jusqu’au 20 janvier, tous les bars et restaurants.

A supposer que la circulation du virus soit réellement facilitée en ces établissements, il est évidemment complètement fou de les maintenir fermés dans la trentaine de départements dans lesquels le taux général de mortalité est inférieur ou égal à celui de 2019.

Mais, c’est le principe  d’égalité territoriale qui est étatiquement invoqué pour justifier pareille absurdité.

On mesure une fois de plus, combien est nuisible l’exigence, de nature véritablement totalitaire, d’une égalité dévoyée en égalitarisme.

On vérifie encore en cette occurrence combien le jacobinisme bureaucratique est mortifère: que crèvent donc dix mille bars et restaurants à travers tout le pays pourvu qu’il n’y en ait aucun à ouvrir ! Egalité, égalité par-dessus tout !

Cela dit, on nous parle dans les médias d’un regain de popularité de l’actuel président de la République.

Si cela était vrai, ce serait alors bien affligeant !

Jean Castex propose une jauge de 6m² par fidèle [ADD.]

Le premier ministre a visiblement beaucoup de mal à reconnaître l’énorme confusion du gouvernement entre 30 fidèles et 30% :

Mais selon le Canard enchaîné, la mesure prise par le gouvernement n’a pas été décidée seulement pour des mesures sanitaires, mais est au final le fruit d’une « confusion burlesque ». Le Premier ministre aurait mal compris ou malentendu les demandes de la hiérarchie ecclésiastique et « a cru qu’elle réclamait une jauge de 30 personnes par lieu de culte, alors qu’il s’agissait de 30% » (…)

Pire, selon nos confères, Jean Castex semble en faire une affaire personnelle, puisque relancé sur le sujet par Marlène Schiappa, la ministre déléguée à la Citoyenneté, lors d’une réunion, il l’a renvoyée dans les cordes. « Je ne veux plus qu’on parle de ça ! On a décidé 30 personnes. Le Président l’a annoncé hier. On en reste là », sermonne Jean Castex.  Visiblement agacée par l’attitude de son interlocuteur, Marlène Schiappa lui aurait répondu sèchement, affirme le Canard enchaîné. « Monsieur le Premier ministre, vous me demandez un compte rendu, je vous fais un compte rendu. C’est vous qui arbitrez […] Je ne suis pas un punching-ball », lance-t-elle avant de quitter la réunion.

Il semblerait que l’on s’oriente vers une jauge de 6m² par fidèle pour éviter de revenir sur 30% de l’espace :

Invité sur BFMTV-RMC ce mercredi matin, le Premier ministre Jean Castex a annoncé réfléchir à une nouvelle limite.

J’ai proposé de passer d’une limite quantitative de 30 personnes à une jauge à 6m² carrés par fidèle jusqu’au 15 décembre“, a-t-il déclaré à notre micro.

Cette mesure n’est pas actée pour autant. “Nous sommes en discussions avec le ministre de l’Intérieur avec les différents cultes. J’espère que nous arriverons à un accord.”

Addendum : Finalement la jauge est fixée à une rangée sur deux laissée libre et deux places libres entre chaque fidèle ou entité familiale

Randol, terre de silence et de beauté

Ces jours derniers, le Salon Beige a récemment publié « A la lueur de la bougie, pistes pour discerner sa voie ». Aussi, nous allons vous proposer durant ce mois un voyage dans différents monastères. Ce voyage durera quelques instants, à chacun de le vivre en ouvrant son cœur, comme une invitation à approfondir notre lien avec le Christ, et pour certains, à tenter l’aventure monastique…

La création est splendide en ces lieux que la main de l’homme ne fait qu’effleurer. Accrochée à la montagne, l’abbaye bénédictine de Notre-Dame de Randol illustre bien l’attitude de l’âme chrétienne appelée à être fixée en Dieu. En cette terre auvergnate, volcanique s’il en est, la pesanteur n’est en rien ennemie de la grâce : plus on a les pieds sur terre, plus le cœur est en Dieu. C’est en tout cas ce que l’on découvre en s’arrêtant dans ce lieu fondé par l’abbaye de Fontgombault il y a 50 ans tout juste.

A l’origine, les pères fondateurs pensaient s’implanter dans l’un de ces illustres et antiques couvents accablés par la Révolution. La splendeur de la Chaise-Dieu, haut-lieu de la foi en l’an mil et quelques, -le pape Clément VI y sera enterré plus tard – ne retint pas les suffrages de Dom Roy qui préféra les gorges sauvages de la Monne.

La Monne, une coulée de feu l’automne, et l’hiver un trait de neige ; le printemps révèle un val fleuri, l’été un canal de fraîcheur. En surplomb, le monastère offre un point de vue exceptionnel sur cette terre de silence et de beauté.

Le nature est si généreuse, le visiteur s’interroge : qu’y a-t-il encore à attendre, les sens ne sont-ils pas comblés ?

Et le moine de répondre : en cherchant le Royaume de Dieu et sa justice, tout le reste sera donné par surcroît…

Vraiment ? Mais cette harmonie des parfums, couleurs et sons ne signale-t-elle pas que le Créateur est passé par ces bois et les a parés de sa beauté, comme le dit saint Jean de la Croix ?

Oui ! répond le moine, car au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu, avant la création du monde. C’est pour cela que nous sommes ici, frères et fils, à l’école de Saint Benoît, car nous avons trouvé Dieu, nous avons trouvé le bonheur de vivre en Lui.

Même la route qui conduit à l’abbaye le dit : on va à Randol, il n’y a pas d’autre destination au bout du chemin goudronné qui se perd en territoire monastique. Ceci comme pour signifier qu’une fois arrivé, le voyage ne fait que commencer. Un voyage intérieur. Et Dieu se fait tout en tous, il se révèle à chacun, dans la liturgie célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain. Le grégorien est ici la langue de l’âme.

Dans la neuvaine « discerner sa vocation avec Marie », il est écrit :

« O Marie, je vous confie ce désir qui m’habite de vivre dans une paix profonde, par-delà les tracasseries du quotidien. Peut-être faut-il que je mette l’accent sur certains moyens à prendre pour être disponible intérieurement et renforcer mon sens de l’effort pour résister avec courage face à des tentations qui me guetteraient particulièrement. »

Adressée à Notre-Dame, la méditation rejoint le quotidien :

« Une activité manuelle, régulière, effectuée avec concentration, est sans doute une manière privilégiée de m’écarter de l’idéalisme et d’accueillir humblement la réalité qui m’entoure. Avec simplicité et esprit de pauvreté, comme vous à Nazareth, je choisis de m’astreindre à certaines tâches que je pourrais pourtant déléguer à d’autres ou laisser de côté… »

(On peut se procurer la neuvaine ici : https://www.life-editions.com/product-page/discerner-sa-vocation-avec-marie)

Une des particularités de l’abbaye de Randol c’est d’être discrète et besogneuse. Les moines y tiennent beaucoup. C’est la condition selon eux de leur rayonnement… en profondeur. Ora et labora, prie et travaille.

Dans la chambre qu’occupe le visiteur à l’hôtellerie, quelques livres sont proposés ; parmi eux, le fascicule « Contempler l’invisible » de Dom Delatte, troisième abbé de Solesmes.

C’est le message de Randol.

Guillaume d’Alançon

Pour tout contact/retraite s’adresser ici : [email protected]

Hiver démographique

Un article de l’Opinion évoque l’hiver démographique italien, aggravé par la pandémie. En perdant environ 700 000 résidents au cours des cinq dernières années, l’Italie est passée sous les 60 millions d’habitants pour la première fois depuis 2013. La pandémie a rendu la situation démographique italienne encore plus difficile, dans ce pays où le taux de fécondité est de 1,3 enfant par femme.

Certains ont pu penser que le confinement provoquerait une hausse des natalités… mais, des chercheurs américains affirment dans une étude que, rien qu’aux Etats-Unis, 500.000 enfants pourraient ne pas voir le jour l’année prochaine en raison de l’épidémie. Laurent Chalard explique sur Atlantico :

Ces chercheurs américains, qui sont des économistes et non des démographes, ne s’appuient pas sur des données statistiques réelles, puisque, par définition, les enfants conçus depuis la crise sanitaire de la Covid-19 ne sont pas encore nés, mais sur des modèles statistiques. Ces derniers reposent sur le postulat de base que l’évolution de la natalité post-Covid-19 aux Etats-Unis sera identique à ce qui s’est constaté dans ce même pays lors de la précédente crise économique de 2007-2009 et lors de la précédente grande crise sanitaire, la grippe espagnole en 1918, qui avaient chacune conduit à une réduction de la natalité. En gros, concernant l’impact économique, l’hypothèse est que la baisse des revenus conduit mécaniquement certains ménages à retarder la venue d’un enfant, d’où une diminution de la natalité. Concernant la crise sanitaire à proprement parler, l’hypothèse apparaît différente car, cette fois-ci, elle repose sur le fait que les pics de mortalité sont pour la population une source d’incertitude et d’anxiété face au futur, dans un contexte temporaire de distanciation sociale, défavorable au projet de maternité. Si l’argumentation semble tenir la route, il n’en demeure pas moins qu’elle relève essentiellement d’un exercice intellectuel car les auteurs font des comparaisons hasardeuses, la Covid-19 n’ayant qu’une mortalité très limitée par rapport à la grippe espagnole et ne concernant quasiment pas les personnes en âge de procréer. De même, concernant le lien entre évolution économique et natalité, il n’est pas aussi systématique que cela, les cycles de la fécondité dans les pays développés paraissant déconnectés des cycles économiques. Finalement, les conclusions de ces chercheurs reposent sur un déterminisme économique certain, s’apparentant à des « prophéties vendeuses » médiatiquement, mais dont on peut raisonnablement douter de leur réalisation, même s’il est vraisemblable que la tendance structurelle à la diminution de la natalité aux Etats-Unis devrait se poursuivre en 2021.

Traditionnellement, on dit que des épisodes comme les blackouts (pannes massives de courant) favorisent une petite hausse de la natalité. Avec un confinement qui a forcé à l’intimité mais a durement éprouvé les couples au niveau psychologique, doit-on s’attendre à une variation de la natalité dans les mois qui viennent, dans un sens où dans l’autre ?

Les confinements qu’ont connu la France en 2020, par leur durée (3 mois de restriction de circulation très importante dans une même année) et leur impact psychologique (dont des questionnements existentiels à la clé), ne peuvent être comparés à des blackout, qui n’ont d’ailleurs aucun impact sur la natalité, contrairement à une idée reçue. Concernant les conséquences éventuelles de ces confinements sur la natalité hexagonale, interrogation parfaitement légitime sur le plan scientifique, étant donné leur caractère inédit, deux hypothèses sont possibles. La première est que les couples se retrouvant seuls sans occupation ont eu beaucoup plus de temps de se consacrer à la conception d’un enfant, stimulant donc temporairement la natalité (pendant 3 mois), d’autant que, pour un certain nombre de nos concitoyens, le confinement a été l’occasion d’une réflexion profonde sur le sens de leur vie et d’un processus de ralentissement de leur rythme de vie et de déconnexion par rapport au travail, éléments plutôt favorables à de nouveaux projets, dont celui de la conception d’un premier ou d’un nouvel enfant. La seconde hypothèse, qui se rapproche de celle avancée par les chercheurs américains aux Etats-Unis, serait que face à la peur de lendemains qui déchantent et de la sévère crise économique annoncée, un certain nombre de couples aient préféré ajourner la conception d’un enfant cette année, conduisant à une réduction de la natalité l’année prochaine. Dans les faits, le rapport à la maternité a probablement été très variable selon les couples, ne permettant pas de déterminer à l’avance quelle tendance l’aura emporté ! Nous aurons un début de réponse au printemps 2021, lorsque l’Insee publiera les premières données provisoires sur la natalité en janvier 2021. […]

La Beauté du monde, un film en hommage aux soldats blessés

Cheyenne Carron prépare un nouveau film dont le thème sera les blessés de guerre.

Elle a reçu un énième refus du Centre National du Cinéma, pour ce film en hommage aux soldats blessés en Opex.

Par conséquent, elle organise les pré-ventes du DVD du film à venir, pour permettre de récolter les fonds minimum pour faire ce film. Ce film sera fait bénévolement, mais elle doit louer le matériel, payer les repas et les déplacements de son équipe.

La Beauté du monde” racontera le parcourt d’un jeune blessé de guerre qui grâce à la confiance de son capitaine et son aide, se remettra de sa blessure psychologique.

Reconnu tardivement, le stress post-traumatique chez les militaires est rarement traité dans la fiction française, souvent concentrée sur la guerre mais pas sur les guerriers eux-mêmes. Ayant déjà évoqué l’engagement militaire et les épouses de soldats dans de précédents films, Cheyenne Carron revient sur ce sujet avec un personnage d’ex-soldat montré dans sa vie d’après-guerre, entre souvenirs, retour à la vie civile et blessures enfouies.

Pour traiter ce sujet de la façon la plus véridique possible, j’ai consulté (durant mon écriture) des médecins, des psychiatres, mais aussi des soldats souffrants de syndrome post traumatique, ainsi que leur famille.

De véritables soldats en rémission, participeront au film, ainsi que des comédiens. Je souhaite faire un film juste, loin des clichés trop souvent véhiculés au cinéma. Mon film mettra en lumière le parcours d’un homme affaiblit qui s’en sort grâce au lien fort qu’il porte à son capitaine. Dans ce film je souhaite montrer qu’un homme peut être sauvé par un autre, par la confiance qu’il accepte de donner et de recevoir.

Dans cette veine, j’ai déjà réalisé le film Jeunesse aux cœurs ardents, un hommage aux anciens d’Indochine et d’Algérie, puis le film Le Soleil reviendra, en hommage aux épouses de soldats.

Mes films sont réalisés dans des conditions très modestes. Pour financer La beauté du monde, je suis en recherche de soutiens pour mener à bien un projet qui touche la communauté militaire et ses familles.

Le ministère de l’Education nationale refuse de communiquer ses données sur la radicalisation islamiste des enfants instruits à la maison

Communiqué de la Fondation pour l’Ecole :

La Fondation pour l’école était une nouvelle fois présente lors de la deuxième visioconférence organisée le 27 novembre par Monsieur Richard Senghor, Conseiller spécial de Monsieur Jean-Michel BLANQUER, pour répondre aux questions relatives au projet de loi confortant les principes républicains (anciennement dénommé projet de loi « séparatisme »).

L’Instruction en famille (IEF)

Concernant l’IEF, le ministère de l’éducation n’a malheureusement pas souhaité produire de chiffres pour justifier l’utilité de sa suppression. Le Ministère a de nouveau renvoyé à l’étude d’impact qui n’est toujours pas connue à ce jour et qui, en amont, n’a donné lieu à aucun échange avec les associations de défense de l’IEF.

Ces dernières et leurs partenaires restent donc légitimement persuadés que l’IEF reste un bouc-émissaire et que son interdiction de principe porterait gravement atteinte à la liberté d’enseignement, constitutionnellement protégée, sans pour autant régler la question de la dérive radicale de certaines familles.

Les cours d’enseignement à distance et par correspondance

Alors que les cours d’enseignement à distance (ou par correspondance) sont bien assimilés à des établissements d’enseignement et déclarés comme tels, la Fondation pour l’école déplore qu’ils ne soient considérés que comme de simples supports pédagogiques pour l’IEF.

Si le Ministère considère qu’ils pourront conserver leur activité au profit des seuls enfants scolarisés en famille pour des raisons de santé et de handicap, c’est en fait tout le modèle économique de ces cours qui serait remis en cause par l’interdiction de principe de l’IEF.

Ces cours ont pourtant acquis une très solide expertise en matière de scolarisation à distance, sur laquelle il serait possible de s’appuyer pour favoriser l’éclosion d’acteurs français majeurs en matière de homeschooling.

Les écoles indépendantes

La Fondation pour l’école a pu obtenir confirmation que les fermetures administratives des établissements hors contrat pourraient faire l’objet d’un recours devant la juridiction administrative, dans le cadre de la procédure d’urgence du « référé liberté », ce qui devrait permettre la réouverture rapide des écoles fermées de manière abusive.

Répondant à l’interrogation de la Fondation pour l’école sur la nécessaire prise en compte d’enfants qui n’auraient connu que l’IEF et seraient scolarisés du jour au lendemain dans un collège ou lycée qu’ils n’auront souvent pas pu choisir, le Ministère a indiqué que des mesures transitoires seraient prévues pour ces élèves.

Or la Fondation pour l’école s’inquiète des tracasseries administratives d’ores et déjà rencontrées par des familles désirant choisir l’IEF auprès d’académies qui semblent vouloir appliquer dès à présent une interdiction qui n’a même pas encore été discutée devant le Parlement…

Enfin, la Fondation a demandé s’il était envisagé d’élargir les conditions pour pouvoir diriger un établissement scolaire indépendant, de nombreux parents, ne pouvant plus instruire leurs enfants à domicile, seront en effet nécessairement amenés à créer des écoles indépendantes.

Dans certains territoires la création d’écoles pourrait même s’avérer être la seule alternative possible. Mais quid si les conditions pour diriger une école restent inchangées ?

Au regard des conséquences qu’entrainerait immanquablement la suppression de l’IEF, il est plus que jamais nécessaire d’élargir le champ d’expérience actuellement requis pour être directeur d’école indépendante.

La Fondation pour l’école va mener ce nouveau combat pour permettre l’accès à la fonction de directeur d’établissement à des personnes pouvant se prévaloir d’une solide expérience professionnelle par ailleurs.

Communiqué des associations et des représentants de l’ief (instruction en famille), des professionnels de l’enseignement à distance, et des écoles libres hors contrat :

Non, l’interdiction de l’IEF ne réglera pas le problème de la radicalisation !
Oui à l’affirmation des libertés fondamentales comme bouclier démocratique !

Depuis l’annonce du président de la République de rendre l’école obligatoire pour tous les enfants de 3 à 16 ans, nous, organisations, professionnels et représentants de la société civile,
n’avons eu de cesse d’affirmer l’absence de corrélation entre radicalisme et liberté de l’enseignement.

La réponse du ministère de l’Éducation nationale, à l’occasion du second volet de la présentation du projet de loi pour le renforcement des principes républicains, est claire et ne souffre d’aucune ambiguïté : « Ce serait simple si la restriction de l’IEF permettait de régler les problèmes de radicalisation. Nous en serions ravis, ce n’est pas du tout le sujet. Ce n’est pas du tout le problème. »
Pourquoi alors parmi tous « les outils divers et variés » qu’a envisagés le gouvernement pour lutter contre les séparatismes a-t-il choisi le seul qui ne permettra pas de régler cette problématique ? Par ailleurs, celui-ci nous refuse l’accès à l’étude d’impact – qui justifierait le lien entre séparatisme et IEF – et ce, malgré nos demandes insistantes.

Nous nous interrogeons également sur l’aspect éminemment anticonstitutionnel de cette mesure qui ne concerne pas seulement l’IEF mais aussi les écoles hors contrat en présentiel ou à distance. À l’approche de l’Assemblée générale du Conseil d’État, nous attendons1 de celui-ci qu’il réaffirme le principe constitutionnel de la liberté de l’enseignement comme il l’a fait en 2017 et avant lui, le Conseil constitutionnel en 1977.

Nous posons donc la question de la véritable finalité d’une telle interdiction qui aurait pour conséquence de contraindre des milliers d’enfants à subir un mode d’instruction qui ne correspond ni à leur choix ni à celui de leurs parents. Elle pénaliserait toutes les familles qui pourraient avoir recours à ce mode d’instruction pour répondre momentanément à des problématiques particulières liées à la scolarisation (phobie, harcèlement…).

Pour le Président de la République, en France, « un enfant va à l’école ».
Et seulement à l’école de la République ?

La réponse du cabinet du ministère de l’Éducation nationale est sans équivoque sur l’intention du gouvernement de ne pas faciliter l’ouverture des écoles libres. Les changements que le gouvernement entend apporter dans les modalités de fermeture des établissements mettent en place des dispositions et un niveau de sanctions pénales si dissuasifs qu’ils corsètent la liberté de l’enseignement de manière disproportionnée, et ont de quoi dissuader les directeurs d’assumer encore la responsabilité de diriger une école libre déclarée. Ils se traduiront mécaniquement par l’explosion des formes clandestines d’instruction, ce qui est le contraire du but recherché.

Ce projet de loi étend, en violation du principe de la séparation des pouvoirs, la prépotence du ministère de l’Éducation nationale qui se substituerait à la juridiction administrative pour fermer une école, alors qu’à l’heure actuelle une école déclarée ou non peut déjà être vidée de ses élèves du jour au lendemain.

Depuis des années, et en particulier depuis 2017, il est devenu quasi impossible pour un établissement privé qui le souhaite de passer sous contrat.

De plus, l’Éducation nationale refuse aux Établissements à distance le statut d’école alors qu’ils sont des « acteurs importants de l’éducation » comme le reconnaît paradoxalement le ministère. De ce fait, il entérine la disparition à venir de professionnels d’expérience, œuvrant et concourant pourtant à ses côtés, à la réussite et au bien-être des enfants.

Nous regrettons l’annonce de telles mesures, inutiles et contre-productives, qui viennent s’ajouter à une longue série de mesures liberticides depuis l’adoption en 1998 de la loi sur le renforcement de l’obligation scolaire et qui réduisent la liberté de l’enseignement à sa portion la plus congrue, la logique scolaire étatique.

Plutôt que de mobiliser et d’associer tous les acteurs de l’Éducation, plutôt que de favoriser le débat démocratique, valoriser les partages d’expériences et la pluralité éducative, le gouvernement a fait le choix de la restriction des libertés, de l’autoritarisme, de l’unilatéralité. Il se prive ainsi de la contribution d’une partie de la société civile dont l’engagement en faveur de la démocratie et de nos droits pleins et entiers n’est pas près de faiblir.

Amnesty International accuse Facebook et Google de faciliter la censure de l’opposition et à entraver les libertés politiques

Amnesty International parle du cas vietnamien.

Un jour, Amnesty International s’intéressera à la censure en Occident…

Facebook et Google deviennent des «zones sans droits de l’homme» au Vietnam, a averti Amnesty International mardi. L’organisation a accusé les géants de la technologie d’aider à censurer l’opposition pacifique et la liberté politique dans le pays.

Amnesty a averti que, bien qu’elles aient été «autrefois le grand espoir pour l’essor de la liberté d’expression dans le pays, les plateformes des réseaux sociaux sont en train de devenir rapidement des zones sans droits de l’homme».

Le ministre de l’Information Nguyen Manh Hung a indiqué le mois dernier que les entreprises de technologie se conformaient aux demandes de retrait «des mauvaises informations, de la propagande contre le Parti et l’État», à un rythme plus élevé que jamais, d’après un média d’État. Le même article précise que cette année Facebook s’est conformé à 95% des demandes du gouvernement et YouTube, 90%.

Le Vietnam communiste a longtemps emprisonné ses dissidents, mais a été critiqué ces dernières années pour avoir ciblé les utilisateurs de Facebook. Le réseau social est populaire auprès des activistes du pays où les médias indépendants sont interdits.

Le réseau social a admis plus tôt cette année qu’il bloquait des contenus jugés illégaux par les autorités. Son dernier rapport de transparence révèle une augmentation en six mois de près de 1000% de contenus censurés sur ordre du gouvernement.

Eric Zemmour donne un coup de pied dans la fourmilière de l’amalgame

Mais comment fait M.Zemmour pour être très souvent aussi incisif ?

Hier encore 30 novembre, dans Face à l’info, il a fait un rapprochement éclairant :

« Qu’est-ce que c’est les violences policières ? Ce sont des policiers qui commettent des violences disproportionnées. On peut dire qu’il y a des violences de policiers. Mais si on dit qu’il y a des violences policières, ça veut dire qu’on prend la partie pour le tout. Et donc, on généralise et on amalgame.

Comme quand un homme bat sa femme, on va dire : les violences masculines.

Mais si jamais, après la mort de Samuel Paty, vous dîtes : des violences musulmanes, là on vous dit : pas d’amalgame et on vous traîne devant le tribunal pour incitation à la haine ».

Un trentain pour Daniel Hamiche

Les obsèques de Daniel Hamiche seront célébrées samedi à Paris. L’Homme Nouveau, dont Daniel fut collaborateur et membre du conseil d’administration, propose de vous associer à la célébration d’un trentain et la célébration de messes pour Daniel Hamiche. Plus de détails ici.

Le trentain grégorien remonte à la fin du VIe siècle. Avant d’être pape, Grégoire le Grand était abbé de l’abbaye de St André à Rome. Or il a découvert que l’un de ses moines qui venait de mourir possédait des pièces d’or. L’abbé jeta le corps et les pièces dans une décharge publique mais plein de miséricorde, il fit célébrer la messe durant trente jours pour la délivrance du moine. Au terme du trentain, le moine apparut à l’un de ses frères et annonça qu’il était délivré du Purgatoire grâce à ces messes. (sources : diocèse d’Avignon)

Extrait de l’hommage de Philippe Maxence :

[…] C’est à Radio Courtoisie que j’ai rencontré Daniel alors qu’il m’avait invité après la publication de mon premier livre, Petit voyage politique en Balzacie chez DMM (1999). La chaleur de son accueil, sa facétie, son entrain avait de quoi conquérir un jeune auteur qui n’en menait pas large, d’autant qu’il fallait soutenir également l’échange littéraire avec le cher abbé Chanut, complice en catholicisme, en royalisme et en radio de Daniel. À partir de ce moment, je fis quelques apparitions rue Didot à Paris, dans les bureaux où il abritait son travail militant et professionnel.

Peu après mon arrivée à L’Homme Nouveau, mes visites se firent plus fréquentes encore, facilitées par le fait que Daniel avait le génie des rencontres et réunissait autour de lui, dans des déjeuners mémorables, des amis venus de tous les bords ou presque. Avec générosité, il aimait mettre les personnes en relation les unes avec les autres. Ces dernières années, il s’était ainsi dévoué à réunir des « patrons de presse cathos » lors de déjeuners épisodiques qu’il animait avec sa verve et sa bonne humeur habituelle. Lui-même, d’ailleurs, continuait à se dépenser sans relâche pour les sites et les blogs créés ou repris par son ami Guillaume de Thieulloy, Riposte catholique, L’Observatoire de la christianophobie, etc., après avoir lancé lui-même un blog réputé sur le catholicisme américain : Americatho.

Quand a-t-il rejoint exactement L’Homme Nouveau ? Il venait de publier La “Passion” de Mel Gibson de A à Z (Sicre, 2004, 169 pages), un film qui l’avait enthousiasmé et pour lequel il dépensa une énergie folle, y engouffrant le peu d’argent qui lui restait. Avec Jean-Baptiste Chaumeil, décédé le 12 octobre dernier, ils avaient parcouru le pays pour défendre cette œuvre et son message.

Épuisé, sans argent – contrairement à ce que certains croyaient jamais Daniel ne reçut un dollar du cinéaste –, il avait dû fermer sa boutique de la rue Didot et arrêter son travail éditorial. Je ne m’imaginais pas le laisser seul et je lui proposais de nous rejoindre à L’Homme Nouveau, comme invité permanent. Il fit d’abord escale au sous-sol, puis dans mon bureau avant que nous puissions lui en donner un. C’est de ce bureau qu’il écrivait quasiment tous les articles qu’il a publiés pour les journaux, revues, blogs, magazines auxquels il a collaboré. C’est de là qu’il a lancé son blog Americatho.

Jusqu’à il y a un an ou deux, il venait toute la journée, puis seulement l’après-midi. Sa présence transforma l’ambiance de L’Homme Nouveau. Son arrivée quotidienne était un signe de bonne humeur et de gaîté assurées. Après avoir salué la secrétaire générale de la rédaction ou la relectrice d’un « bonjour mon petit cœur », il venait dans mon bureau pour un tour de l’actualité, des échanges sur des projets ou, plus simplement, pour me raconter ses difficultés. Les stagiaires étaient toujours surpris par sa capacité à les saluer comme s’il les connaissait depuis toujours et sa proximité naturelle et jamais affectée. Il m’a aussi très souvent remonté le moral, m’a soutenu, m’a aidé à repartir, m’a empêché de prendre de mauvaises décisions, emporté par l’impatience ou la colère. En l’accueillant dans les locaux de L’Homme Nouveau, nous pensions l’aider ; c’est lui qui nous a sauvés.

Très vite, il s’est impliqué dans nos projets. Avec Denis Sureau, il participa au lancement des éditions de livres, apportant des idées et effectuant des mises en page. Sans en avoir le titre, il était un conseiller permanent de la rédaction et ses avis pesaient lourd. Tout naturellement, je lui avais proposé de rejoindre le Conseil d’administration des Éditions de L’Homme Nouveau où il apporta ses compétences et… son humour. Ouvrier discret, de l’ombre, Daniel Hamiche ne fut pas, comme on l’écrit ici ou là, un collaborateur parmi d’autres de L’Homme Nouveau au même titre que pour d’autres publications. Très impliqué au sein du Conseil d’administration, organe de gouvernement de la société, il en était aussi finalement l’âme joyeuse et rayonnante, une présence indispensable à tous.

Au sein de Radio Courtoisie, où je l’avais rejoint, je devais créer Le Club des Hommes en noir. Un club d’ecclésiastiques, à la parole franche et sans langue de buis, d’une profonde culture. Je voulais y associer un laïc. Ce fut naturellement Daniel. Pour sa culture, sa capacité à parler, à improviser et pour… ses vêtements noirs. Il avait adopté ce style permanent, « l’empruntant » à Thierry Ardisson, avec lequel il avait milité pour la cause de Louis de Bourbon. Il défendait ce style en affirmant qu’il n’avait pas ainsi à réfléchir chaque matin pour assortir des vêtements de couleurs différentes.

Daniel fut donc un des fondateurs du Club avec le regretté abbé Chanut, l’abbé Barthe, l’abbé Célier, et l’abbé de Tanoüarn. Quand nous quittâmes ensemble, avec Guillaume de Thieulloy, Radio Courtoisie, il insista pour que je relance le Club des Hommes en noir. Je le transportais à L’Homme Nouveau, en le proposant désormais en format vidéo. La fatigue et la maladie seules ont fait que Daniel a dû interrompre sa participation. Le Club continue, mais il est désormais terriblement orphelin. […]

Et Jeanne Smits :

Daniel, c’était une bonne personne. Une très bonne personne. Que de là-haut, il me pardonne de lui emprunter l’expression qu’il utilisait souvent et volontiers, Daniel si bienveillant, pour évoquer son prochain. Cela ne l’empêchait pas d’être intraitable avec les démolisseurs de la foi, les destructeurs de l’innocence, les ennemis de Dieu, les malfaisants qui pullulent hélas sur la face de cette terre, à qui il réservait des « ils me dégoûtent » d’anthologie.

Daniel Hamiche n’est plus. C’est un combattant qui est parti, un confrère, un homme de talent, mais surtout un frère d’armes et de cœur. Il faisait partie de ces gens avec qui il faisait bon « être », tout simplement. Drôle, cultivé, profondément croyant et animé par sa foi : chaque rencontre avec lui était une fête. Sa gravité était légère. Il vous enveloppait de son affection et de sa générosité. Il laisse un vide immense.

Je l’ai connu dans sa petite boutique légitimiste, quelque part dans Paris : ça débordait des livres que Daniel éditait, toujours fidèle à la cause royaliste, cultivant la culture : la sienne et celle de ses auteurs. L’aventure ne dura pas. D’autres aventures l’appelaient…

Daniel l’anglophone a beaucoup œuvré pour exploser le mythe du rapport Kinsey (sur lequel reposent bien des aberrations morales aujourd’hui), pour faire connaître La Passion du Christ, ce film de Mel Gibson que les distributeurs français snobaient du haut de leur idéologie dans Dieu, pour répandre la prière contre l’avortement à travers les « Quarante jours pour la vie ». Et j’en passe. De l’Amérique, en quelque sorte, il importait le meilleur.

Puis ce fut, jusqu’à la fin, « l’Observatoire de la christianophobie », une mine d’informations et un outil d’action et de réaction en ligne. […]

Général de Villiers : le recours ?

Du général (2S) Dubois dans Les 4 Vérités :

J’ai pris connaissance du contenu de l’interview du général de Villiers parue dans le journal «Valeurs Actuelles » n° 4382.

La page de garde titre: « La peur doit changer de camp », puis « les remèdes chocs du général Pierre de Villiers pour stopper le déclin français ».

Après une ouverture aussi tonitruante et martiale, on s’attend donc, après les considérations générales et l’état des lieux expliquant, justifiant ce qui suit, au minimum à une ébauche de programme défini dans ses grandes lignes – presque à un ordre d’opération.

Or, après une description assez générale de la situation et des malheurs vers lesquels glisse notre pauvre pays – description à laquelle on ne peut que sous- crire pour l’essentiel –, pas de « mesures choc ». Aucune chance donc que la peur change de camp. Je retiens surtout l’expression d’une ambition intellectuelle à l’objectif très distant («Apprendre aux petits Français à aimer la France», ce qui est l’affaire d’une génération au moins), ou assez angélique (« Je cherche à réconcilier les Françaises et les Français »). Mais quels sont les Français qui posent problème?

Il veut paraître modéré, équilibré, homme de consensus dans une situation clivante, déséquilibrée, où il faut prendre parti parce que l’urgence est là. Certaines phrases sont ambiguës: il souhaite un retour à la souveraineté nationale mais aussi plus d’Europe (?). D’autres ne sont pas très claires.

À son crédit je mettrai qu’il admet que l’« état de droit » n’est pas intouchable et que les ingérences des multiples cours de justice, nationales et européennes, plombent au départ toute action.

À son débit, les allusions à l’ islam et au problème majeur de l’ immigration sont rares et à peine évoquées.

Je sais que les conditions d’une interview ne permettent pas une organisation satisfaisante du discours qu’on veut tenir, mais l’impression générale est une grande mollesse et on ne voit pas clairement l’ossature de sa pensée.

Cela manque de vigueur. Aucune esquisse de mesures concrètes. Cela viendra-t-il plus tard? Pas sûr, s’il confirme son inappétence pour la vie politique.

Le général de Villiers m’avait impressionné en 2017 par sa réaction à l’humiliation publique que lui avait infligée (et donc à toute l’armée française) le président Macron. Depuis il me déçoit. Son discours conciliant conviendrait bien à un prêtre prêchant devant un auditoire de fidèles acquis – pas à un futur chef d’un pays divisé, agressé et en pleine crise.

Macron va (enfin) rétablir le contrôle aux frontières…

pour interdire aux Français d’aller skier à l’étranger. Mais les terroristes et les immigrés clandestins pourront toujours entrer en masse dans l’autre sens !

Le général Pierre de Villiers ou l’eau tiède réinventée ?

Les avis sont très partagés sur l’éventualité d’une candidature de Pierre de Villiers. Parmi ceux qui, au sein de la droite hors-les-murs cherchent une alternative à Marine Le Pen, il semblerait que lassemblage entre l’ancien militaire et le frère de Philippe de Villiers les séduise. Il en faudra un peu plus pour être convaincant.

En effet, Polémia publie une longue tribune sous la plume de Maxime Jacob qui risque de décevoir les éternels enthousiastes en quête de l’homme providentiel. Extraits :

“(…) L’ouvrage de Villiers, c’est, tout le long de ses 332 pages, de la mollesse, un vieux fond de morale chrétienne avec du pardon (qui se transforme en à-plat-ventrisme), sans oublier des propositions éculées depuis 40 ans.

Certains voient en lui le nouveau général de Gaulle. Ceux qui pensent qu’il faudrait un militaire, un homme à poigne, pour redresser le pays, l’imaginent en sauveur de la patrie. Et il faut bien le reconnaître, ses constats peuvent être les bons sur de nombreux sujets. Il fait une démonstration juste, me semble-t-il, de ce qui oppose les Français des campagnes à ceux des villes, et à ceux des banlieues. Il annonce la révolution numérique et les grands chamboulements qui vont suivre en ce qui concerne l’emploi. Se plaint de la disparition des petits commerces et du tout Amazon. Pointe le niveau scolaire qui fléchit, la culture de la repentance, la baisse de la valeur des diplômes scolaires. Mais aussi les problèmes de délinquance, des dépenses publiques trop importantes, de l’insécurité, du chômage… Oui, Villiers soulève de vraies questions. Cependant, rien de nouveau, la chute du niveau scolaire ne date pas d’aujourd’hui, tout comme l’insupportable pression fiscale. Son inventaire à la Prévert des problèmes français, nous l’avons déjà tous lu. Mais il n’y a pas lieu de lui reprocher ces constats (…) car, avant de proposer une solution, il faut d’abord décrire les problèmes (…)

Il n’y a pas de solution proposée aux problèmes qu’il décrit ou alors elles sont éculées depuis des décennies. Et c’est là ce qu’on doit reprocher au général de Villiers : il ne propose rien. Des phrases creuses à profusion. Sur l’école, par exemple : il faut « réformer notre système scolaire en lui donnant plus de flexibilité et de souplesse ». Vous y mettrez ce que vous voulez derrière. Sur le commerce et l’arrivée du géant Amazon, la digitalisation de l’économie : « il faut penser l’économie autrement ». Il propose aussi de « transformer la pensée complexe en ligne claire », et « face à la crise globale il faut se reconcentrer sur nos valeurs ». De la langue de bois en somme (…)

À plusieurs reprises, il vante la République et son universalisme. Pour lui, « l’armée est au service de la République » (p. 105) et non pas de la France. Face au problème des jeunes musulmans de banlieues sortis du système scolaire, tel un républicain du XIXe siècle, il affirme que c’est à « la République » d’aller les chercher pour les intégrer dans le SNU (dispositif voulu par Macron d’un service militaire allégé) et en faire des Français. Toujours selon lui, les problèmes liés à l’immigration se résoudront par l’école et avec de l’autorité (…) À la page 204 on peut lire : « pacifier les banlieues nécessite des investissements », il faut « réinsérer les jeunes en difficulté » ; et il se désole que le président Macron ait abandonné le plan Borloo qui consistait à déverser 40 milliards d’euros pour sauver les banlieues de l’immigration. Il ajoute un peu plus loin : « la réconciliation entre les cités et la République » passe « par la destruction des tours » (p. 254). Le problème, ce ne serait donc pas les habitants de ces quartiers mais l’habitat. Il ose aussi parler de « reconquête républicaine de certains quartiers » (p. 247), avec des « cours de langue française et des activités culturelles », ou en y envoyant des diplômés des grandes écoles… Pour Villiers, la délinquance en banlieue est due à la pauvreté, au manque d’autorité et aux immeubles. Il faudrait donc, selon lui, encore plus de moyens financiers (et policiers) pour arriver à faire des habitants de Seine-Saint-Denis des Français. Qui peut encore croire à un tel discours ?

(…) Son diagnostic est le suivant : « La France manque de cohésion parce qu’elle manque de stratégie dans le temps long » (p. 66). Son universalisme le rend fou. La cohésion manque à notre patrie car cohabitent sur une même terre des Européens présents depuis des millénaires et des populations nombreuses venues d’ailleurs. Nous savons que nous ne sommes pas les mêmes. Il ne peut y avoir de « cohésion » entre eux et nous. Nous ne faisons que partager un même territoire.

Pour Villiers, tous les hommes sont les mêmes. Il est parfaitement conforme à la pensée universaliste de la République. Il croit pouvoir assimiler l’immigration d’où qu’elle vienne : « il est possible de réunir des jeunes Français de tous milieux, de toutes confessions, de toutes origines » (p. 18), il faut seulement, selon lui, de la discipline et un « horizon commun ». Mais il ne s’arrête pas là, il ajoute que « la France est riche de sa diversité » (p. 21), que « la diversité [est] source de richesse » (p. 49), que les cent nationalités qui cohabitent aux Mureaux sont « une richesse », même s’il pointe les problèmes de communautarisme qui en découlent ; il faut bien accepter ceci pour bénéficier de « l’enrichissement multiculturel » (p. 100). À la page 64, il dit regretter le service national qui permettait « de réaliser un brassage des populations les plus diverses, constituant le creuset national ». Il faudrait, selon lui, donner une instruction militaire aux extra-Européens des banlieues de l’immigration et les mélanger avec des petits Français pour les assimiler. Brillante idée, n’est-ce pas ? (…)

Prenons un autre exemple : quand il aborde la question de l’école, il pointe notamment la baisse du niveau scolaire et les professeurs qui se font agresser. Juste constat. Mais il ne dit pas que la baisse du niveau scolaire pourrait s’expliquer par l’importation massive de jeunes immigrés dont les parents ne parlent pas le français et au QI moyen inférieur à celui des Européens. En ce qui concerne les professeurs agressés, il ne dit pas qui les agresse, ni où ils sont agressés. Il déplore seulement qu’on envoie les jeunes professeurs dans les « classes difficiles », sans expliquer quelles sont les caractéristiques des élèves de ces classes. Villiers nie que le problème principal de l’école est le fait de l’immigration extra-européenne. En refusant de faire ce constat, il s’empêche de sauver l’école.

C’est la même chose en ce qui concerne les prisons. Dans les paragraphes abordant ce sujet, il se soucie de la surpopulation carcérale. Sa solution pour y remédier ? Ne plus envoyer les courtes peines en prison et privilégier les peines alternatives. Il n’ose même pas demander l’expulsion des détenus étrangers qui encombrent nos prisons (un quart des détenus, tout de même). Villiers ne s’aventure pas non plus à décrire la population carcérale (composée en grande majorité d’étrangers ou d’extra-Européens), il se contente de parler de « jeunes délinquants ». Surtout pas de vague !

Le général de Villiers croit voir des « moments de communion nationale », lors de la victoire de la Coupe du monde de football en 2018, lors de la mort de Johnny Hallyday, lors de l’incendie de la cathédrale de Paris ou lors des attentats. Or, il n’y a pas de « communion nationale » dans ces moments. L’équipe de France de football n’a (presque) rien de français, pourquoi se réjouir de cette victoire ? L’enterrement de Johnny, c’était la France des Gilets jaunes, la France des campagnes abandonnées par le pouvoir qui pleurait le chanteur et pas les habitants des banlieues de l’immigration ou les bobos mondialisés des métropoles. L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris ce n’était pas non plus la concorde nationale. Ce fut la concorde des Français des villes et des campagnes attristés par la perte de leur patrimoine alors que dans le même temps des musulmans inondaient les réseaux sociaux de réactions moqueuses (…). Il en est de même après chaque attentat. Quand les Français se recueillent et pleurent les leurs, des musulmans qui vivent parmi nous se félicitent de l’attaque des locaux de Charlie, de la décapitation de Samuel Paty… car ces Français avaient « blasphémé ». Tout ceci, le général de Villiers ne le dit pas, il l’occulte même volontairement, tentant de nous faire croire que de grands événements peuvent rassembler les Français et les « Français » issus de l’immigration (…)

Le général de Villiers nous rappelle la phrase du ministre socialiste de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui annonçait la guerre civile en France. Conscient de ce risque, lui croit en la réconciliation nationale. En faisant jouer au foot les jeunes de banlieue, avec un peu plus d’autorité et en « dialoguant » avec l’islam, nous nous épargnons ce risque. Eh bien, moi, je crois que cet homme est fou (…) il se félicite qu’on mélange cent nationalités aux Mureaux en croyant que la paix est possible en France. En réalité, il choisit la soumission. Je suis de ceux qui pensent que, pour nous éviter la guerre en France, il faudra la séparation, sans cela nous courons à la catastrophe (…)

Empêtrée dans des décennies de mensonge sur le respect de la Vie, la France va-t-elle pouvoir dire la vérité sur le” pseudo-vaccin” contre le covid 19 ?

Communiqué de Laissez les Vivre Sos Futures Mères :

Non, ce n’est pas un vaccin mais une thérapie de modification de l’A.D.N. Le professeur Alexandra Henrion-Caude vient de lâcher le mot devant le professeur Grimaldi qui s’attendait juste à un débat sur les effets secondaires dudit vaccin auquel il aurait opposé un discours tout prêt sur la théorie bénéfice-risque. Merci au Salon Beige d’avoir immédiatement retransmis cette révélation divulguée sur Cnews. La généticienne a osé, elle a lâché l’explication donc, maintenant, normalement, personne de bonne foi ne pourra plus parler de vaccin. Elle a merveilleusement expliqué en une minute, avec sa simplicité et sa fraîcheur de femme, ce que l’avocat Robert Francis Kennedy avait démontré hier en plusieurs pages, qui restent néanmoins fort pertinentes. Oui, ce traitement est dangereux et, en aucun cas, il ne faut le nommer vaccin.

Mais, alors, ce vaccin miracle qu’on attendait comme le sauveur au point que bizarrement c’est deux jours après la proclamation médiatique de l’élection de Joe Biden, que sa mise au point aurait été révélée n’en est pas un. Pfizer, Sanofi, Moderna, AstraZeneca, Sputnik, nous auraient  donc tous menti et, après eux, tous les média, soit, le plus souvent pour promouvoir le pseudo-vaccin soit parfois, à leur insu, pour s’y opposer. Le vaccin n’existe donc pas. Les hommes politiques nationaux, régionaux qui organisent des plans de vaccination devraient donc évoquer des programmes de changement de patrimoine génétique. Ca risque d’être plus difficile à faire passer.

Le problème est le suivant : dans un pays qui a toujours menti sur les appellations pour faire accepter la politique de mort, cela risque d’être plus dur d’imposer un langage de vérité. Quand l’avortement est rebaptisé I.V.G depuis 50 ans, l’avortement tardif I.M.G, l’euthanasie D.M.D (droit de mourir dans la dignité), le recours aux mères porteuses G.P.A, le clonage cellulaire transposition nucléaire, il devient difficile de mettre une réalité sur chaque concept. Obscurcissement sémantique préparé par les loges depuis des décennies ! Si on parvient à obtenir la vérité terminologique, il va être beaucoup plus difficile de présenter l’acte aux patients qui ne voudront peut-être pas être de vrais cobayes.

“Non aux O.G.M mais aussi non aux E.G.M.” (embryons génétiquement modifiés) scandait-on lors des manifestations contre les premières lois bioéthiques, sans pouvoir prévoir l’horreur du scénario qui se profile actuellement,. Aujourd’hui, nous ne pouvons que que dire de toutes nos forces : “Mon Dieu, préservez-nous d’une H.G.M” (Humanité génétiquement modifiée).

Un marathon pour soutenir une école libre au Canada

Ceux qui ont croisé Dominique Boily sur les routes du pèlerinage de Chartres savent que c’est un grand résistant. Il vient encore le prouver :

L’école Notre-Dame du Mont Carmel est une école catholique indépendante à située à Ottawa au Canada. Fondée en 2007 par des parents bénévoles, elle a pour mission la promotion de la formation classique. L’école ne reçoit aucune subvention gouvernementale et vit, en partie, des dons de généreux mécènes et amis.

Pour aider cette belle école, j’ai décidé de courir un marathon! Et oui! On ne recule devant rien.

En fait, vos dons décideront si je le cours ou non…

Comment ça marche? Et bien, je cherche des commanditaires pour donner 1$ par mètre. C’est à dire,  jusqu’à 42,200$ pour un marathon complet. Tout le monde gagne!

Si vous aimez l’école, vous avec une superbe occasion de l’aider! Si vous m’aimez bien (parait qu’il y en a) et bien, vous me donnerez une vrai motivation pour me mettre en forme. Et… pour ceux qui me détestent, vous avez une magnifique occasion de contribuer à me faire souffrir! Tout le monde gagne vraiment!

Le 24 juin 2021, je vais courir la distance commanditée jusqu’à un maximum de 42,2 km. Si je reçois 100$, je vais courir 100 mètres… 20,000$, 20 km. 42,200$… 42km

Alors… Vous voulez voir M. Boily courir un marathon? (Car oui, je compte bien diffuser ma course en live sur Facebook!) Et bien… commanditez des mètres de course! Pourquoi pas un kilomètre! :)

Merci d’avance au nom des enfants.

“Quand vous verrez l’abomination de la désolation établie dans le lieu saint”

De l’abbé dans Le Glaive de la colombe :

Selon le calendrier traditionnel, l’année liturgique commence et s’achève par l’annonce de la fin du monde. Cette récapitulation annuelle de l’histoire du Salut est à la fois source de louange et d’espérance pour les grâces reçues au milieu des tribulations quotidiennes et la gloire promise à la fin de notre pèlerinage terrestre.

Le destin de l’humanité, comme nos vies respectives, se déploie ainsi sous le regard de Dieu dans l’éternel présent comme le manifeste Notre-Seigneur dans l’évangile du dernier dimanche après la Pentecôte mêlant la destruction prochaine de Jérusalem et la fin du monde, la première étant comme la figure de la seconde.

La chute de la ville sainte s’étant réalisée en 70, la fin du monde, et non seulement d’un monde annonçant un chimérique « monde d’après », est tout aussi inéluctable. Certes, à divers moments tragiques de l’histoire, on s’est trompé sur l’imminence de cet instant, « les derniers temps » que vivait déjà saint Paul s’étendant manifestement sur plusieurs millénaires. Il n’en demeure pas moins que notre époque connaît un accomplissement inédit de signes prophétisés par Notre-Seigneur. D’un point de vue positif, Internet a favorisé la proclamation de l’Evangile jusqu’aux confins de la planète. D’un point de vue négatif, les intrusions sacrilèges de la génétique et du marché dans la procréation humaine ne réactualisent-elles pas « l’abomination de la désolation », profanation du sanctuaire qu’est le sein maternel où père et mère participent à la création d’un nouvel homme à l’image de Dieu ? De même, la « loyauté » ecclésiastique à l’égard d’un pouvoir politique manifestement illégitime ne rappelle-t-elle les compromissions du clergé juif avec les Romains dans la Jérusalem du 1er siècle ? Enfin, qui s’arroge le droit d’interdire le culte public, de l’autoriser selon des conditions révocables et contradictoires, de lui substituer le travail dominical sacrilège, celui-là ne préfigurerait-il pas « l’homme d’iniquité » annoncé par saint Paul (2Th. II, 3-4), « l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » ? Très symboliquement, le Christ-Roi, fêté, selon le calendrier moderne, le dernier dimanche de l’année liturgique, n’a connu cette année aucune célébration publique, tout étant suspendu à la manifestation de l’oracle élyséen deux jours plus tard.

Quoi qu’il en soit de l’Apocalypse, elle doit être vécue, comme la mort inéluctable, dans l’espérance chrétienne : non comme un châtiment, car les pensées de Dieu sont des pensées de paix, mais comme le retour du Christ, le moment tant attendu de la rencontre face à face et du renouvellement de toute chose. L’annonce de notre délivrance prochaine est un appel à « sortir enfin du sommeil », à « se dépouiller des oeuvres des ténèbres », à « revêtir les armes de la lumière », à « se revêtir du Seigneur Jésus-Christ » Lui-même. Voilà bien un signe des derniers temps : devant les nouvelles atteintes contre la messe, des fidèles ont relevé la tête et résisté à César car « partout où sera le Corps se rassembleront les aigles ». Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat : le Christ vainc, règne et commande, aujourd’hui, non dans un lointain futur comme voudraient nous le faire croire les douteuses traductions de prêtres du « monde d’après » ; or, depuis le Vendredi-Saint, c’est toujours lorsqu’Il paraît anéanti que Notre-Seigneur remporte ses plus grandes victoires, pour ne les dévoiler qu’au temps opportun.

Il a osé

Quand un texte heurte les consciences et divise la société… il faut le retirer. Et pourtant il a maintenu la loi Taubira…

Le lobby LGBT veut “abolir” le mariage

Ils ne se cachent même plus. Un certain “Paul B. Preciado”, un Espagnol transexuel (c’est une femme qui s’est pris pour une lesbienne, puis pour une « gouine trans » et « garçon-fille », revendiquant de n’appartenir à aucun des deux genres masculin et féminin, puis s’est déclaré « trans in between non opéré », puis a décidé de choisir le masculin pour s’identifier… à se demander pourquoi l’homosexualité n’est plus définie comme une maladie mentale) qui théorise notamment l’abolition des différences entre les sexes, les genres et les sexualités, écrit dans un texte publié par Mediapart intitulé “l’hétérosexualité est dangereuse”:

Alexandra Henrion-Caude magistrale face à un médecin qui veut imposer le “vaccin” à tous le monde

Edwige Diaz : Emmanuel Macron sacrifie la liberté scolaire sur l’autel d’un amalgame insultant

Tribune d’Edwige Diaz, Membre du Bureau national du RN, Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, Conseillère municipale & communautaire de St-Savin, déléguée départementale du RN en Gironde :

Le 2 octobre 2020, aux Mureaux, dans le cadre d’un discours relatif à la lutte contre les séparatismes, Emmanuel Macron a déclaré que

« Face à ces dérives [ islamistes ] qui excluent des milliers d’enfants de l’éducation à la citoyenneté (…) j’ai pris une décision : dès la rentrée 2021, (…) l’instruction à domicile [ sera ] strictement limitée aux impératifs de santé. »

Cette déclaration est incompréhensible tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme :

Au mépris d’un principe démocratique pourtant élémentaire (le vote parlementaire issu d’une concertation), le Président présente, une fois de plus, une décision unilatérale et arbitraire.

Pire ! Alors que la liberté d’enseignement est reconnue comme un principe constitutionnel, cette dérive autoritaire du Président de la République contrevient à l’article 26-3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 * et viole l’article L 131–2 du Code de l’Education**.

Sur le fond :

Faire l’amalgame entre les familles pratiquant l’Instruction en Famille (IEF) en toute légalité et les « ennemis de la République » est une insulte inacceptable.

En effet, les familles qui ont fait le choix de ce mode d’instruction alternatif sont identifiées, en contact avec les services municipaux, accompagnées par un conseiller pédagogique et contrôlées par l’inspection académique. En 2017, plus de neuf contrôles sur dix ont été jugés satisfaisants.

On est donc aux antipodes de la clandestinité qui dissimule les dérives séparatistes islamistes !

Il est par conséquent incompréhensible qu’Emmanuel Macron, soutenu par Jean-Luc Mélenchon, s’acharne contre l’IEF.

Cette interdiction injustifiée matérialise l’échec et l’aveuglement d’Emmanuel Macron qui refuse de faire le lien entre une immigration incontrôlée qui ne s’assimile pas à la République et les dérives séparatistes issues du communautarisme islamiste.

Si cette loi loi liberticide n’aura aucun effet sur le séparatisme, elle va punir les 800 enfants girondins et leur famille qui s’épanouissent en parfaite harmonie avec les valeurs de la République française.

C’est parce que nous sommes viscéralement attachés aux libertés fondamentales systématiquement menacées depuis l’élection d’Emmanuel Macron, que, nous, élus du Rassemblement National, avons manifesté ce samedi 14 novembre à Bordeaux, aux côtés des familles victimes de l’incompétence.

« Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants »
** « L’instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents »

Croyances et libertés

L’AGRIF communique :

Ce dimanche 29 novembre 2020, le Conseil d’État a fermement jugé que la jauge inique de 30 fidèles dans les lieux de culte imposée par le gouvernement au détriment de la justice, du bon sens et de la parole donnée par Emmanuel Macron au président de la Conférence des Evêques de France, était manifestement illégale. Il a donné 3 jours au gouvernement pour fixer une nouvelle jauge en proportion de la surface des édifices cultuels.

L’AGRIF, pour sa part, est intervenue dans cette procédure conformément à ses statuts de défense des Chrétiens, comme lors des deux précédents référés, avec la Fraternité St Pierre, l’Institut du Christ Roi, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité St Vincent Ferrier, le Monastère du Barroux et l’Opus sacerdotale. De son côté, la Fraternité Saint Pie X, qui était également intervenante lors des deux premiers référés, a été contrainte cette fois de se concentrer sur un référé-liberté, avec succès, contre le Préfet de Paris qui prétendait interdire de célébrer une messe lors d’une manifestation déclarée. Outre l’association Civitas qui était requérante, l’Association Pour la messe – qui a recueilli plus de 110.000 signatures pour libérer le culte, Mgr Luc Ravel archevêque de Strasbourg, les Associations Familiales Catholiques, le Comité Protestant Evangélique pour la dignité humaine, ainsi que les Pères Abbés de Solesmes, Fontgombault, Randol, Triors, Donezan et Wisques sont également intervenus dans cette dernière procédure.

L’AGRIF tient à souligner que cette action des Evêques n’aurait probablement pas eu lieu sans la convergence initiale du mois de mai 2020 puis d’octobre 2020 de la diversité des catholiques de conviction.

L’AGRIF ne peut que se réjouir qu’une telle action ait été menée pour la première fois non seulement par la Conférence des Evêques de France et l’archevêque de Paris mais également, pour l’une de ses toutes premières actions judiciaires, par l’association Croyances et libertés présidée par le Président de la CEF et créée en 1996 pour ne pas laisser le monopole de la défense des Chrétiens à l’AGRIF.

“Une liberté ne doit être réputée légitime qu’en tant qu’elle accroît notre faculté pour le bien; hors de là, jamais.” Léon XIII

Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :

La liberté, cette perle rare, que la voix chaude de Georges Moustaki chantait sur la scène de Bobino, serait-elle devenue introuvable ? Un monde déraisonnable, depuis longtemps sans repères et sans barrières, mû aujourd’hui par des injonctions sanitaires contradictoires, est-il seulement en capacité d’offrir un cadre protecteur pour l’exercice de nos libertés les plus élémentaires ? La lecture de l’encyclique Libertas Praestantissimum, rédigée par le pape Léon XIII en 1888, permettrait à chacun de prendre un recul avantageux sur la mauvaise comédie dans laquelle nous sommes acteurs malgré nous. Le texte, magistral et ciselé, rappelle des vérités simples dont on mesure combien, depuis plus d’un siècle, leur oubli façonne un monde compliqué au point qu’il devienne aux abois.

Qu’est-ce donc que la liberté ? L’Eglise l’a toujours enseigné : la liberté est d’abord l’apanage exclusif des êtres doués de raison. Seuls sont libres ceux qui refusent de devenir les esclaves de leurs instincts, plus ou moins bas. Pour cela, l’homme se doit d’agir selon la raison au risque de se comporter, dans le cas contraire, comme une “bête” ou un “barbare”… Selon la loi naturelle et l’éclairage du Christ, le bon usage de la raison conduit l’homme à découvrir le bien. En restant ainsi maîtres de ses actes, l’homme peut en effet choisir entre différents moyens et atteindre ainsi un objectif, déterminé et juste. La loi naturelle, illuminée par la loi évangélique, guide alors la raison humaine pour atteindre sa fin : le bien. Or ce bien, les chrétiens considèrent que Dieu en est à la fois la source et l’incarnation souveraine. A l’inverse, s’attacher à un bien faux et trompeur, loin d’être une modalité de la liberté, caractérise au contraire un défaut de celle-ci.

Les Lumières ou l’origine de nos libertés blessées

Il faut le dire avec force : entre la loi naturelle bafouée et le message du Christ malmené ad intra dans l’Eglise et ad extra dans la société, notre monde traverse une crise civilisationnelle sans précédent. L’écrivain Jean Madiran avait parlé dans l’un de ses derniers ouvrages de “civilisation blessée au coeur”. Loin de les causer, plus que jamais la situation sanitaire actuelle révèle les fractures souterraines qui fragilisent l’harmonie sociale depuis les Lumières. L’humanisme athée, en voulant assigner Dieu à résidence au domaine privé, sape l’ordre établi par Lui. Comment faire un sain usage de la liberté quand on se trouve soi-même orphelin des lignes mères qui guident la raison ? L’intelligence a vocation à discerner le bien à atteindre ? On avilie la réflexion en la dépossédant de tout présupposé transcendantal. La volonté tend au bien connu par l’intelligence ? On empêche son exercice par la privation des libertés fondamentales. Moins de cinquante ans après la loi Veil, le gouvernement s’est ainsi récemment attaché à qualifier de délit toute entrave à l’avortement et à le sanctionner comme tel judiciairement. La liberté de conscience ? Envolée. Le travail actuel de l’hémicycle qui, sous couvert de séparatisme islamiste, vise à interdire l’école à la maison porte un coup sévère à la loi naturelle qui veut que les parents restent les premiers éducateurs de leurs enfants. La liberté d’enseignement ? Piétinée ! Hier, en plein débat sur la loi Gayssot, le député Jacques Toubon pouvait dire :

« Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire ».

Cet été, la proposition de loi Avia, en prétendant lutter contre les contenus haineux sur internet, facilitait pernicieusement la condamnation de tout éventuel écart avec la pensée unique. La liberté d’expression ? Bousculée ! L’ordre de fermer les églises lors du premier confinement ou les jauges absurdes de 30 personnes concédées avec mépris lors du deuxième confinement manifestent au grand jour le peu de cas que ceux qui tiennent les rênes du pouvoir font des biens essentiels de l’âme et de l’esprit. La liberté de culte ? Pulvérisée ! On pourrait, hélas, continuer la liste des tristes litanies des libertés blâmées par le “nouveau monde”. Liberté de se mouvoir avec l’obligation des attestations dérogatoires ou liberté de s’instruire avec la fermeture des librairies.

« Depuis un demi-siècle, environ, souligne Mathieu Bock-Côté, dans la plupart des sociétés occidentales, le système médiatique a peu à peu transformé la conversation démocratique en monologue progressiste ».

Or, déconnecté de la réalité, le monologue vire toujours à l’arrogance jusqu’à devenir l’un des traits constitutifs de l’abus de pouvoir. Faire usage de sa puissance, en pensant qu’un ordre de droit divin déclenche une obéissance angélique relève d’une vision grossière et barbare de l’autorité. Dans un éditorial bien senti, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Vincent Trémolet de Villers, devinait dans les postures du gouvernement une illusion d’optique malsaine :

« Beaucoup croient déceler un pouvoir autoritaire. Et si c’était l’inverse ? C’est parce que l’Etat est faible qu’il se montre de plus en plus arbitraire. La preuve ? Si vous êtes inoffensif, il sera intraitable. »

Un demi-siècle après mai 68, les remises en cause récurrentes de l’ordre et des bonnes moeurs participent aux pertes de sens dans la vie en société.

Soljenitsyne le prophète

La réussite d’une communauté, qu’elle soit nationale ou paroissiale, se tire justement de la capacité de celui qui la dirige à agir en vérité. L’homme d’Etat ou le ministre du Seigneur n’est pas là, premièrement, pour plaire aux hommes mais pour remplir une mission auprès d’eux. Elever ne consiste pas à montrer la voie sous la menace mais à tirer vers le haut en respectant la liberté de chacun. Bien-sûr et inévitablement, sentences, corrections, voire réprimandes jalonnent l’ascension d’un être. Les orphelins de contrainte ne montent jamais bien haut. Une seule condition s’impose : pourvue qu’elle soit sensée, la rigueur porte toujours du fruit. Or la raideur froide du « tester, tracer, isoler » infantilise et terrifie plus qu’elle ne garantit le bon exercice de la liberté. A force de nier la dureté de l’existence traversée par le phénomène de la mort, à force de chercher une égalité de chance à tout prix, l’addition s’avère salée pour la condition humaine et ses libertés fondamentales.

En prophète, Alexandre Soljenitsyne écrivait :

« Les hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres, ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux, c’est qu’ils ne sont pas libres ».

Avec l’actuelle incurie gouvernementale sur la question des biens essentiels, et des messes publiques notamment, le réveil est rude pour les français endormis. Ils découvrent, étonnés ou amers, qu’ils ne sont en fin de compte ni égaux ni libres.

La crise du COVID est hélas un très fort marqueur de l’absence de discernement qui règne au sommet de l’Etat

Ancien officier parachutiste de la Légion étrangère, François Bert a créé en 2011 le cabinet de conseil Edelweiss RH pour accompagner les dirigeants au discernement situationnel. En 2019, il fonde L’École du discernement. Auteur en 2016 de l’essai Le temps des chefs est venu, il a publié en 2018 un roman de management sur la Grande Guerre, Cote 418 (Edelweiss Éditions).

Il a bien voulu répondre nos questions :

L’Ecole du discernement : pour quoi faire ? A qui s’adresse-t-elle ?

L’Ecole du discernement est née d’un constat simple : il existe aujourd’hui pléthore de formations pour alimenter en savoirs multiples les dirigeants et managers mais pas une seule, à ma connaissance, ne se penche sur la disposition d’écoute intérieure qui leur permet de trier ces informations dans un contexte précis pour savoir décider (justement). On pourrait dire, selon une métaphore culinaire, que ce n’est pas parce qu’on a plus d’ingrédients qu’on fait une meilleure recette. La « bonne recette » trie l’essentiel du superflu, prend en compte les moyens, l’atmosphère, le public, l’appétit, la saison, le contexte et apporte ce qui est « bon au bon moment ».

Cette structuration intérieure de la prise de décision est d’autant plus cruciale que les disfonctionnement constatés en entreprise autant qu’en politique ne viennent pas tant d’un manque de connaissances – nous avons beaucoup de « premiers de la classe » dans les instances dirigeantes – mais d’une incapacité à voir les priorités.

Notre formation s’adresse donc à tous les décideurs publics et privés désireux d’installer durablement une bonne prise de décision dans leur entité.

Que révèle la crise du COVID quant à la capacité de discernement de nos gouvernants ? 

La crise du COVID est hélas un très fort marqueur de l’absence de discernement qui règne au sommet de l’Etat. Conduire la politique, ce n’est pas se focaliser sur le danger le plus visible médiatiquement et l’investir indéfiniment pour se mettre en avant mais, au contraire, écouter la globalité d’une situation en étant précisément capable de saisir ce qui est invisible ou caché, en péril ou en ferment, afin de concentrer ses efforts au bon endroit. J’ai eu la chance, pendant ma formation d’officier, de faire un stage chez les pompiers. En arrivant sur les lieux du premier accident, je n’ai pas oublié le précieux conseil du chef d’agrès de Montpellier qui nous supervisait : « Vous entendez les cris de cette femme ? Ce n’est sûrement pas là qu’il y a le plus grand danger ; les victimes les plus graves sont silencieuses. » Nous avons investis les véhicules accidentés et il y avait, effectivement, un blessé très sévère (et muet) que nous avons pris en compte avant la femme bruyante, qui avait des blessures superficielles.

Ainsi en est-il de la France. Ramené aux nombres de morts réels (c’est-à-dire ceux dont il est la seule cause), le COVID est un phénomène certes sujet à vigilance mais marginal dans la liste des urgences françaises. La crise économique et sociale qui gronde, les fragmentations multiples de la communauté nationale, la perte de confiance de la population dans le gouvernement (et dont les policiers sont le défouloir) envoient des signaux qui nécessiteraient d’urgence un changement de braquet de la politique, en resoudant la nation, en concentrant les efforts de protection (et de présence) sur les personnes à risque et en remettant à grande vitesse par un réel déconfinement du lien, de la coordination et du soutien à tous les autres. Nous aurons peut-être plus de suicides en 2020 que de morts réels du COVID. Surtout, un peuple se redresse avec un esprit combattant, avec le goût du sport et du risque, avec la confiance donnée aux plus entreprenants plutôt que de faire des Français des écoliers demeurés retenus à l’école et sommés de brandir un mot d’excuse pour sortir quand dans le même temps nombre de voyous et casseurs sont impunis dans la rue.

Si le Pr Salomon, Olivier Véran ou Jean Castex venaient faire un stage à l’école du Discernement, que leur diriez-vous ?

Je rêverais d’avoir le trio dans mes classes ! Je leur ferais d’abord découvrir qui ils sont et les amènerais peut-être au passage à prendre en compte que la politique n’est pas un métier de communicants et d’experts mais d’abord de chefs naturels : ce pourrait même être pour eux l’occasion d’une reconversion. A défaut, je leur donnerai dans un deuxième temps la vision des entourages dont ils ont besoin. Il est urgent que les hommes politiques comprennent qu’ils n’ont pas d’abord besoin de conseillers en communication et en expertises de toutes natures mais de bras droits conseillers en discernement, c’est-à-dire de chefs naturels capables de se mettre à l’écoute de leur contexte pour y apporter leur clairvoyance. Ce fut l’apport lumineux de Jeanne d’Arc à Charles VII (de Du Guesclin à Charles V, de Bayart à François Ier) mieux que les errements prétentieux d’Attali ou de Minc sur des présidents successifs et les expérimentations d’un Gantzer, mieux aussi, il faut le dire, que les idées sans mode d’emploi de l’action de Buisson à Sarkozy. Enfin je leur donnerai l’ensemble des réflexes comportementaux leur permettant de se rapprocher de l’écoute de la réalité : se taire, s’imprégner de la réalité, loin du prisme des médias et des consanguinités attachées au pouvoir, distinguer les décision stratégiques des décisions courantes, laisser, pour les premières , « agir la facilité du bons sens » (Louis XIV), considérer les secondes comme des points dans une trajectoire et se préparer donc sans cesse à rebondir, sans ego déplacé sur une erreur potentielle, car la vie opérationnelle est par nature imparfaite, entrer, en somme, au prix d’une certaine solitude, dans l’écoute de l’évidence qui nous vient du terrain (et non de nos idées).

Pourquoi notre époque manque-t-elle de chefs en capacité de discerner ? Qu’est-ce qui manque dans l’éducation ?

Le système scolaire donne la prime aux « meilleurs dictionnaires », c’est-à-dire aux gens qui savent tout sur tout sans s’embarrasser des contraintes humaines et opérationnelles d’un contexte : une feuille de note valide des connaissances pures et repose sur un mythe, celui qui consiste à dire « qu’être bon, c’est être bon partout ». Cela veut dire en réalité qu’« avoir la bonne réponse théorique sur un sujet », c’est le maîtriser. Dès qu’on entre dans la vie opérationnelle, on prend conscience qu’être chef ce n’est pas de tout savoir mais d’entrevoir ce qui est possible avec les moyens qui nous sont donnés à l’instant T. Il faut pour cela une disposition naturelle au discernement, peu visible sur un carnet de note, mais procédant d’une présence aigüe aux personnes et aux événements. En ce sens, on produit, même s’il y a de notables exceptions, une mauvaise élite. Les « premiers de la classe », auxquels le système donne les postes de direction, sont généralement des experts dont le sens de l’exhaustivité produit des merveilles quand il s’agit de produire un contenu dense mais génère paralysie et aveuglement quand il s’agit de décider. L’obsession du détail par primauté sur l’essentiel crève les yeux dans le dispositif COVID : on s’obstine à rentrer dans des précisions absconses (30 personnes dans une église par exemple ou masque dans la rue) alors que des manifestations bondées et ultraviolentes peinent à être contenues, tellement les policiers sont sursollicités par ailleurs sur des missions secondaires.

En politique, une chance est donnée à une autre catégorie de s’exprimer : les professionnels de la communication et de la relation. Les médias dictant en effet la vie politique sur la base de séquences émotionnelles à même de momentanément susciter l’adhésion, ils attirent par conséquent les meilleurs vendeurs sur le devant de la scène. On peut dire qu’il y a un surinvestissement de la conquête du pouvoir et une mise au placard de l’exercice du pouvoir. Les chefs naturels sont sanctionnés par les faits et, comme la plupart des vrais dirigeants révélés dans les crises, ils ont besoin que l’événement les convoque pour se sentir légitime. Ils sont donc le plus souvent en retrait de la vie politique. Les vendeurs ne font pas le service après-vente et donc n’ont pas de mal à se mettre en avant. Les experts énoncent des vérités absolues, hors contexte, et ils n’ont donc pas de mal à s’exprimer à tout propos, sans se fatiguer à réduire leur propos à ce qui est opérable et pertinent au moment où ils parlent.

Notre éducation doit intégrer, plus que la manière de « bien penser » (mieux déjà que de rien penser), la manière de savoir « bien décider » et donc faire des pas résolus à chaque étape de notre vie. Entre Henri IV, Louis XIV et Louis XVI, la différence n’est pas les idées, mais l’intelligence des priorités. Les deux premiers ont montré, mais sans doute était-ce lié à leur personnalité, une plus grande clairvoyance du danger et une vision naturelle de l’action. A la fin de son (très long) règne, Louis XIV s’est montré trop influençable par les « ultras » : la révocation de l’Edit de Nantes fut une erreur proportionnellement aussi grande que la signature de l’édit par Henri IV fut une avancée courageuse. Il y a donc pour moi trois choses à transmettre (notamment car le sujet est immense) dans l’éducation : apprendre à se connaître (pour choisir le métier et le rôle où l’on sera fécond), résister aux effets de bande pour savoir écouter la réalité de chaque situation, être courageux quand on y voit clair, car ce sont ces petits pas déterminés qui changent le monde.

Blanche-Neige, Halluciné, Grincheux, Simplet 

Tout a commencé le 24 novembre comme d’habitude, par une longue (vingt-sept minutes) exhibition de Blanche-Neige-Macron : une « adresse aux Français » comme il dit, encore à propos de la situation sanitaire et dans un décor quasi-virginal (photo publiée sur le site officiel de l’Elysée).

Tout a continué par diverses interventions des nains du gouvernement. Puis l’apothéose, un feu d’artifices (au sens propre), a été une conférence de presse par le chef du-dit gouvernement le 26 novembre (encore une heure quinze minutes). Ce qui démontre au moins qu’en ces temps de confinement, les spectacles du cirque ne sont pas totalement interrompus.

Vingt-sept minutes de Blance-Neige-Macron, et tout s’est déroulé comme à l’ordinaire :

  • Il a parlé de stratégie, comme s’il s’agissait d’une guerre alors que ce n’est qu’une simple crise sanitaire, et alors que, de stratégie on n’en voit poindre nulle part depuis le début, mais un grand désordre ponctué de bouffées délirantes.
  • Il a encore dit que ce qui se passe en France, c’est ce qui se passe partout, histoire de nous faire croire que c’est vrai et qu’en plus ça pourrait diminuer sa responsabilité (« nous avons freiné la circulation du virus. Mais il demeure très présent, en France comme dans tout l’hémisphère Nord, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Russie, où il circule encore très fortement»).
  • Il a bien sûr parlé tambouille de chef de bureau (kilométrage, horodatage…) comme il adore le faire.
  • Il a produit les mensonges également habituels : « Regardez comme ces neuf derniers mois nous ont permis aussi de réussir ce que longtemps nous avions pensé impossible. Nous avons su rendre notre Etat plus efficace pour faire face à l’urgence, sanitaire comme économique. Nous avons collectivement transformé l’hôpital, notre système de soin», alors que nous continuons d’être englués dans une vue comptable adossée au nombre de lits de réanimation disponibles, plutôt inférieur à ce qu’il était en début d’année.
  • Il a, comme d’habitude, appelé à une sorte de motivation nationale (« Mes chers compatriotes, une nouvelle fois nous serons, j’en ai la certitude, au rendez-vous des défis des semaines et des mois qui viennent»), alors que jusqu’à présent l’Etat n’a été présent à aucun rendez-vous (sauf en retard) et que ce qu’il a évoqué à plusieurs reprises, c’est la possibilité d’un nouveau confinement en cas de… rechute (« Nous ferons ainsi le point tous les 15 jours sur la situation sanitaire et déciderons alors, si nous pouvons prendre des mesures supplémentaires d’ouverture ou si, au contraire, il nous faut revenir en arrière pour prévenir tout nouvel emballement de la propagation du virus ») ! Tout subordonner à l’évolution de quelques chiffres pandémiques, c’est ce que Blanche-Neige-Macron appelle « pouvoir nous fixer un cap, un calendrier et esquisser des perspectives ».
  • Il a produit les incohérences également habituelles, comme à propos de l’annonce de la réouverture des commerces et services à domicile. Celle-ci n’est possible que « dans le cadre d’un protocole sanitaire strict, qui a été négocié avec l’ensemble des professionnels » avec, on l’a appris plus tard, la hausse de 4 à 8m2 de surface au sol minimale par client.

Or, que disait M. Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises à l’Assemblée nationale le 17 septembre (une semaine juste avant) :

« À aucun moment, je le répète, les commerces n’ont été accusés de mal faire leur travail, de ne pas protéger les Français, de ne pas appliquer les protocoles. L’enjeu était seulement de réduire les flux de circulation afin que les Français respectent au mieux le confinement ».

Autrement dit, à aucun moment les commerces n’ont été mis en cause pour risque sanitaire dans leurs locaux. L’enjeu était à l’extérieur. Mais, pour camoufler toute cette incohérence, on les a quand même obligés à négocier des règles encore plus contraignantes. La bureaucratie à l’état pur.

  • Autre incohérence de Blanche-Neige-Macron, la promesse fumeuse de « garantir la sécurité sanitaire. Un comité scientifique sera chargé du suivi de la vaccination. Un collectif de citoyens sera aussi mis en place pour associer plus largement la population. Ensuite, je tiens à ce que celle-ci se fasse dans un cadre totalement transparent». Un collectif de citoyens auquel s’en remettre pour la sécurité sanitaire ? Alors qu’en même temps, il déclare : « nous devrons nous en remettre au savoir et à la science » ? Vous vous sentez vraiment rassurés ? Quant à la transparence, mot-valise obligatoire, où la trouver quand on sait que la dernière référence apparemment disponible sur l’étude des clusters en France, publiée par la Santé Publique France date du 26 octobre (on attend avec impatience d’être démenti) ?

  • Blanche-Neige-Macron a aussi avancé des hypothèses étonnamment aventureuses, comme celle d’un vaccin qui serait disponible dès la fin de l’année (« Enfin, nous allons organiser une campagne de vaccination rapide et massive au plus près des personnes [NDLR : Comprenne qui pourra. L’opposé aurait-il été une vaccination par visioconférence ?]. La Haute Autorité de Santé présentera dès les jours à venir ses recommandations [NLDR : si c’est la même Autorité qui a proscrit l’hydroxychloroquine sur la foi d’un fameux faux publié par The Lancet, ça ne rassure pas non plus]. … Nous commencerons vraisemblablement, dès fin-décembre-début janvier »). Comme celle aussi d’une fermeture des stations de ski pour laquelle « nous nous coordonnerons sur ce point avec nos voisins européens », alors que l’Autriche et la Suisse comptent bien conserver leurs stations ouvertes.
  • Finalement, la seule chose qui apparaît sûre est peut-être la suivante : « « Quoiqu’il en coûte » n’a pas seulement été une formule mais bien des actes et une réalité». Là, c’est du lourd. On dirait même de l’explosif. Et, à propos, le financement ? Pas de gros mot qui fâche, s’il vous plaît.

Un sujet n’a pourtant pas été entièrement habituel : la séquence du 30 personnes maximum à la fois pour un office religieux. Il paraîtrait que le Président s’est trompé : il aurait confondu 30 personnes maximum et un pourcentage de 30% des places disponibles occupées en même temps. Et puis il aurait appelé derechef le Président de la Conférence épiscopale de France pour « dire qu’il s’était trompé ». Et d’aucuns de rêver à une rectification officielle, comme si on pouvait attendre d’un membre du gouvernement des nains une mise en cause de l’intelligence du Président (même avec une mauvaise présentation de la part de ses nains, confondre valeur et pourcentage aurait quand même été stupéfiant). Naïfs.

Ainsi, c’est d’abord Petitattal qui s’est chargé d’expliquer la mesure sur Europe 1 : « ça permet d’avoir des règles claires. Le fait d’avoir une jauge pour tout le monde, c’est clair ». Avec son « Trente, c’est clair », Petitattal se hisse largement, dans une forme peut-être plus soviétoïde, à la hauteur de Sibeth quand cette dernière expliquait que les Français étaient trop bêtes pour apprendre à mettre un masque.

C’est alors que, pendant sa conférence de presse, M.Castex a plus que brillamment gagné le titre du nain Halluciné.

Nous ne parlerons pas trop de ses contresens toujours distrayants néanmoins (« Dans le cadre d’un protocole sanitaire renforcé, il y a augmentation de la jauge de densité de l’accueil du public », alors même que là où vous pouviez recevoir 2 personnes sur 8 m2, vous ne pouvez plus en recevoir qu’une) ou bien de quelques formules à l’emporte-pièce : « Ce virus décidément très pernicieux » [ah, le salaud] ; « Plus que jamais le dialogue social est indispensable dans notre pays et, j’allais dire, le dialogue tout court » [quand tout se décide en Conseil de défense et que le Parlement a été mis en sommeil tout au long du nouvel état d’urgence sanitaire].

Nous revenons par contre au sujet du nombre de personnes par office religieux. Halluciné a, avec impavidité, confirmé les dires de son patron. Il a ajouté : « les discussions se poursuivent avec les autorités religieuses » alors que la C.E.F. a saisi la justice pour un référé-liberté et que certain évêque explique :

« il ne sera pas fait de sélection, de ségrégation, ni de limitation dans le Peuple de Dieu qui se présentera à l’église. …  Je garantis ma protection à ceux qui pourraient être mis en difficulté, certain que l’État ne saurait perturber les offices divins et ceux qui viennent y chercher joie et espérance » (Mgr Rey, évêque de Toulon, le 27 novembre).

Halluciné a aussi affirmé (comme Petitattal, ils se sont donnés le mot) : « les lieux de culte ont été en France comme ailleurs des lieux de contamination ; et la circulation virale demeure encore forte dans notre pays…» quand tout le monde attend la réalité de ces études (on rappelle que le gouvernement des nains a promis de travailler en toute transparence) et que le fameux tableau de Santé Publique France n’affiche aucun cluster associé à un lieu de culte.

Mais Halluciné a véritablement pété tous les compteurs avec trois autres sujets :

  • Pour essayer d’amadouer les patrons de bars et restaurants qui auront connu environ 6 mois de fermeture administrative, il suggère : « Nous pourrions faire de 2021 l’année de la gastronomie française, valoriser les savoir-faire de nos bars et restaurants, inciter à la reprise de la consommation le moment venu». Plus foutage de gueule, difficile. D’autant plus que Halluciné ajoute : « Je vais nommer une personnalité qualifiée pour ce grand chantier », ce qui immédiatement flanque la trouille à quiconque se rappelle que lui-même a été LA personnalité qualifiée nommée pour le grand chantier du déconfinement.
  • A propos du passage des limites de 1H/1km à 3H/20km, Halluciné se permet la remarque suivante : « cela ne vise pas à permettre des visites à des amis ou à la famille ».
  • Enfin, comble du sublime, la situation faite aux stations de sports d’hiver : « Il sera loisible à chacun, chacune et à tous de se rendre dans les stations pour profiter del’air pur de nos belles montagnes et des commerces, hors bars et restaurants, qui seront ouverts. Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés ».

  • On aura compris qu’il faut en plus remercier Halluciné pour n’avoir pas interdit aux heureux propriétaires de logements dans les stations de sport d’hiver l’accès à leurs biens. C’est uniquement dû à sa mansuétude.

Yves Bourdillon, journaliste aux Echos, relevait dans un tweet cursif quelques conséquences économiques directes et immédiates :

Blanche-Neige, Halluciné, Grincheux, Simplet : ce serait une histoire, vous n’y croiriez pas un instant. Aucun dialoguiste n’aurait osé. C’est la France macronienne.

Synthèse des procédures pour fraude électorale aux Etats-Unis

Jeanne Smits a traduit un article de Steve Mosher publié vendredi par LifeSiteNews, synthèse des procédures en cours pour fraude électorale. Extraits :

Après un lent démarrage, l’équipe juridique de Trump est maintenant bel et bien lancée, et elle entend démontrer que l’élection du 3 novembre a vraiment été remportée par son homme.

En Pennsylvanie, une juge courageuse a stoppé la certification des résultats tant qu’elle examinera les preuves de la fraude. Elle voudra peut-être poser cette question au secrétaire d’État démocrate : si seulement 1,8 million de bulletins de vote par voie postale ont été demandés, comment est-il possible que vous en ayez reçu 2,5 millions par la poste ?

Dans le Wisconsin, un juge examine une requête visant à rejeter 150 000 bulletins de vote potentiellement frauduleux. Cet effort est mené par Phil Kline du projet Amistad. Les pro-vie se souviendront des efforts déployés depuis des années par le procureur général du Kansas, Phil Kline, pour dénoncer les avortements tardifs et poursuivre le Planning familial dans cet État il y a quelques années.

En Géorgie et au Michigan, le procureur préféré des Américains, Sidney Powell, a lâché le Kraken. Ses deux poursuites sont remplies d’exemples choquants de fraude électorale sur plus de cent pages chacune, et elles s’accompagnent d’une pléthore de déclarations sous serment.

Quelques-unes de mes escroqueries « préférées » :

En Géorgie, au moins 96.600 bulletins de vote par correspondance ont été demandés et comptés, mais rien n’indique qu’ils aient été effectivement renvoyés aux commissions électorales des comtés par l’électeur. Ont-ils été créés en interne par des agents démocrates ?

Toujours en Géorgie, « les 900 bulletins de vote militaires du comté de Fulton étaient à 100 % pour Joe Biden ». Essayez donc de tirer à pile ou face et d’avoir « pile » 900 fois de suite.

À Detroit, il y a eu plus de votes que de personnes en âge de voter, ce qui semble peu probable à première vue.  De plus, des témoins oculaires ont rapporté que les compteurs de votes avaient pour instruction de « dater » les bulletins de vote par correspondance et qu’ils « réécrivaient » les votes Trump pour en faire des votes pour Joe Biden.

Au Nevada, un juge vient d’autoriser l’équipe Trump à présenter des preuves de fraude électorale généralisée ; l’audience aura lieu le 3 décembre.  Il s’agira notamment d’éléments tendant à prouver que 13.372 « électeurs fantômes » qui ne connaissaient pas leur date de naissance ni même leur sexe lorsqu’ils se sont inscrits, et qui ont souvent indiqué les casinos et les parcs de loisirs comme adresse de résidence. C’est pour le moins douteux.

Enfin, pour ce qui est de la fraude électorale électronique, voici ce que dit l’un des plus grands experts américains en matière de cybersécurité, cité dans le procès mené par Powell en Géorgie :

L’expert Navid Keshavarez-Nia explique que les services de renseignements américains ont développé des outils pour infiltrer les systèmes de vote étrangers, dont Dominion. Il déclare que le logiciel de Dominion est vulnérable à la manipulation de données par des moyens non autorisés et a permis de modifier les données électorales dans tous les États clefs. Il en conclut que des centaines de milliers de votes qui ont été exprimés pour le président Trump lors de l’élection générale de 2020 ont été transférés à l’ancien vice-président Biden. (Pièce 26).

Tout cela signifie que la mascarade post-électorale voulant que le candidat démocrate ait remporté l’élection est sur le point d’être balayée par un tsunami massif de preuves de fraude électorale. […]

Il semble que les actions du « président élu » Biden aient quelque chose d’étrangement irréel. Il continue d’annoncer ses choix en vue de son futur cabinet, et les grands médias rapportent chacun de ses gestes, mais de moins en moins de gens semblent y prêter attention.  Son discours de Thanksgiving n’a été suivi que par 1.000 personnes, ce qui semble bien dérisoire pour quelqu’un qui, selon les médias, a obtenu 80 millions de voix.

Même sa propre « vice-présidente élue », Kamala Harris, n’a pas encore démissionné de son siège au Sénat : ce n’est pas le comportement de quelqu’un qui croit que, le 20 janvier prochain, elle prêtera effectivement serment en tant que vice-présidente. […]

Dans une vidéo, l’historien Edouard Husson revient en détails sur les dernières avancées des avocats de Trump pour prouver la fraude électorale du camp Biden. Deux scénarios sont possibles :

  • Ou bien la justice américaine prend son temps, Biden est donc élu par le collège électorale américain et investi le 20 janvier 2021, mais la justice finira par aboutir et à reconnaître la fraude électorale. Alors, Biden sera destitué et connaîtra un sort à la Nixon.
  • Ou bien la justice et les avocats de Trump parviennent rapidement à prouver la fraude électorale, et alors Trump débutera un second mandat dès le 20 janvier prochain.

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