Pourquoi le Béguinage, nouvel habitat pour Séniors, devrait connaître un succès ?
Vous en avez sans doute entendu parler. Venu tout droit d’Europe du nord et inventé dès le XIIème siècle par des religieuses en Belgique, le Béguinage, nouveau modèle d’habitat pour les Séniors, commence à s’implanter sur le Territoire. Ancré dans le monde rural à proximité d’un bourg disposant de l’ensemble des commodités, cette nouvelle proposition à destination des retraités se veut être un savant équilibre entre une vie autonome et en communauté.
L’habitant d’un Béguinage loue un appartement ou une maisonnette et dispose d’un accès à une salle commune ainsi qu’à des activités partagées par l’ensemble des résidents. Vaincre ce fléau de la solitude si distillé dans notre société en est un des objectifs. Promouvoir l’entraide et la bienveillance est au cœur de ce mode de cohabitation. Une personne si bien nommée « bienveillante » créé le lien entre chacun et se propose d’être la réponse à toute demande afin d’apporter le soutien nécessaire à chaque fragilité. Rester acteur durant ce défi du vieillissement pour que cette nouvelle page de vie soit belle. Plus que jamais pendant ces confinements, nous avons pu mesurer notre besoin de vivre avec, ensemble.
Le Béguinage répond aux inspirations de notre époque (solidarité, partage, écoute) et à ses exigences (faible pouvoir d’achat, monde rural à revitaliser, volonté de s’éloigner des centres urbains). A travers un jardin cultivé, les productions « maison » sont privilégiées ainsi que toutes les offres de circuit court. Toute démarche écologique est soutenue et encouragée.
Vieux de presque un siècle, le Béguinage est plus que jamais dans l’air du temps. Les prises d’intérêts de postulants à cette vie nouvelle se multiplient. Les collectivités locales accordent leur soutien avec enthousiasme et détermination. Un succès à venir ? On est en chemin…
En ces temps où les rendements sont faibles et les solutions de placement restent opaques sur leur destination, CredoLending donne la possibilité d’allier SENS & RENTABILITE en circuit court, aussi. Nous vous offrons l’occasion d’accompagner financièrement le développement d’un Béguinage à Valognes (Cotentin) via un investissement dès 500 €.
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Pour toute information, vous pouvez contacter Edouard Vieilfault : edouard.vieilfault@credolending.fr
Giscard : l’avortement volontaire légalisé, si proche de l’infanticide à la naissance des anciens Romains, a été une régression de civilisation
Communiqué de SOS TOUT-PETITS :
Le récent décès du Président Giscard d’Estaing donne lieu à toutes sortes de commentaires plutôt laudatifs à son égard ; certains, dans le domaine économique notamment, peuvent être approuvés par beaucoup (gestion des crises économiques, choix du TGV, développement des centrales nucléaires,…).
Il n’en va pas de même de la loi d’avortement de 1975 dont il a été le principal promoteur, avec Jacques Chirac et Simone Veil. Le divorce par consentement mutuel est une facilité qui a concouru aussi, avec cette loi d’avortement, à la dissolution de nombreuses familles et à la détresse des enfants, avec la destruction de la morale chrétienne traditionnelle.
Par dessus tout, l’avortement volontaire légalisé, cette prétendue modernisation, si proche de l’infanticide à la naissance des anciens Romains, a été une régression de civilisation.
Le motif voulu ou affiché, louable en lui-même, était de mettre fin aux avortements clandestins accomplis dans des conditions déplorables (ils étaient cependant beaucoup moins nombreux qu’on l’a prétendu).
Cela ne justifiait pas de faire la promotion de l’avortement volontaire, en refusant durablement de mettre en oeuvre des moyens d’assistance pour le limiter au maximum et secourir effectivement les femmes enceintes en détresse, au lieu de les pousser plus encore dans le malheur et les regrets.
Ce mépris doctrinaire de l’être humain à son commencement heurte tous les principes de morale élémentaire. Le début de l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen fait écho à une préoccupation essentielle de tout homme dans l’exercice de sa liberté :
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui… »
Même le droit français reconnaît cette évidence que le petit être au sein de sa mère est un « être humain » (articles 2211-1 et 2211-2 du Code de la Santé Publique).
Seul Dieu est juge des intentions. Nous prions pour tous ceux qui ont provoqué cette législation de mort, en particulier pour le Président Giscard d’Estaing, et pour la France, afin que, par la loi dite « de bioéthique », elle ne s’enfonce pas plus encore dans la régression morale et la mise à mort massive des êtres humains.
Jacques Attali : « Nous ne sortirons plus jamais de l’État d’Urgence »
Cela date du quinquennat précédent mais c’est étonnamment d’actualité :
Jacques Attali
« Nous ne sortirons plus jamais de l’État d’Urgence ! » pic.twitter.com/9rpjW17UmW— Stalec (@Stalec_) December 2, 2020
Pour mémoire, en 2009, Jacques Attali écrivait :
L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que quand elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaires tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle, et les inscrire dans une politique de santé démocratique.
La pandémie qui commence [il s’agissait alors du H1N1] pourrait déclencher une de ces peurs structurantes.
Si elle n’est pas plus grave que les deux précédentes peurs liés à un risque de pandémie (la crise de la vache folle de 2001 en Grande Bretagne et celle de la grippe aviaire de 2003 en Chine), elle aura d’abord des conséquences économiques significatives (chute des transports aériens, baisse du tourisme et du prix du pétrole) ; elle coutera environ 2 millions de dollars par personne contaminée et fera baisser les marchés boursiers d’environ 15% ; son impact sera très bref (le taux de croissance chinois n’a baissé que pendant le deuxième trimestre de 2003, pour exploser à la hausse au troisième) ; elle aura aussi des conséquences en matière d’organisation (En 2003, des mesures policières très rigoureuses ont été prises dans toute l’Asie ; l’Organisation Mondiale de la Santé a mis en place des procédures mondiales d’alerte ; et certains pays, en particulier la France et le Japon, ont constitué des réserves considérables de médicaments et de masques).
Si elle est un peu plus grave, ce qui est possible, puisqu’elle est transmissible par l’homme, elle aura des conséquences véritablement planétaires : économiques (les modèles laissent à penser que cela pourrait entrainer une perte de 3 trillions de dollars, soit une baisse de 5% du PIB mondial) et politiques (en raison des risques de contagion, les pays du Nord auront intérêt à ce que ceux du Sud ne soient pas malades et ils devront faire en sorte que les plus pauvres aient accès aux médicaments aujourd’hui stockés pour les seuls plus riches) ; une pandémie majeure fera alors surgir, mieux qu’aucun discours humanitaire ou écologique, la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé.
Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est très grave, il ne faudra pas oublier , comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, pour qu’avant la prochaine, inévitable, on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle et des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra pour cela mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’à commencé en France au 17ème siècle la mise en place d’un véritable Etat.
En attendant, on pourrait au moins espérer la mise en œuvre d’une véritable politique européenne sur le sujet. Mais là encore, comme sur tant d’autres sujets, Bruxelles est muet.
Bientôt un Café Joyeux dans le centre-ville d’Angers
En France, 700 000 personnes sont autistes et 65 000 sont atteintes de Trisomie 21. Ils sont 2 à 3 fois plus touchés par le chômage que le reste de la population. Seules 0,5% des personnes atteintes de handicap mental travaillent en milieu ordinaire. C’est pour réponde à cette problématique que Yann Bucaille a fondé le premier Café Joyeux en 2017 à Rennes. Un coffee-shop ordinaire servi par des personnes extraordinaires. 5 établissements ont été créés à ce jour et plusieurs sont actuellement en gestation dont un à Angers. Entretien sur RCF avec Thomas Cauchebrais :
A propos des vaccins contre le Covid-19
Article intéressant de l’abbé Sélégny (FSSPX) sur les vaccins :
Alors que plusieurs fabricants annoncent la mise au point imminente d’un vaccin contre le Covid-19, diverses rumeurs circulent autour de ces produits et avancent une impossibilité morale d’en user.
La situation pharmaceutique est extrêmement complexe et évolutive. A ce jour, on ne compte pas moins de 32 vaccins différents en cours d’élaboration, selon 4 méthodes distinctes de conception.
Le présent article traite exclusivement de la réponse à donner à cette question morale : sur la base concrète du fonctionnement d’un vaccin et de la manière dont il est préparé, est-il possible d’utiliser l’un ou l’autre des ces vaccins sans commettre de péché ?
Libre à chacun d’avoir son opinion sur l’origine du Covid-19, sur la manière dont il a été géré ici ou là, sur la politique de vaccination de tel ou tel pays, sur la vaccination en général ; mais tous ces éléments ne changent rien à la conclusion morale donnée ici.
Présentation de la vaccination
L’idée vaccinale
L’idée de préparer le corps contre les effets néfastes de poisons ou d’agents infectieux n’est pas nouvelle. Elle pourrait remonter au roi Mithridate (132 – 63 av. JC). Il est dit qu’il prenait de petites quantités de poison afin de s’y accoutumer. Cette idée se retrouve aujourd’hui dans la désensibilisation, qui a pour but de diminuer les réactions inappropriées chez les sujets allergiques. Le sujet est mis en contact avec des quantités croissantes d’éléments auxquels il est sensible pour, à terme, supprimer la réaction allergique à ces éléments.
Dans la vaccination, le mécanisme est différent. Il consiste à administrer tout ou partie d’un agent infectieux, parfois seulement sa production, pour provoquer la réaction de l’organisme et lui permettre d’acquérir une immunité contre cet agent.
Une première conclusion importante doit être tirée. La vaccination ne fait qu’utiliser une propriété du corps humain ou animal : sa capacité dite immunitaire de s’opposer activement aux agents étrangers qui l’attaquent. Ainsi, si un sujet est infecté par le bacille de Koch, agent de la tuberculose, et guérit, il sera immunisé contre une nouvelle infection : c’est une immunité naturelle. Si un autre sujet est vacciné par le BCG (Bacille de Calmette et Guérin), qui vient d’un bacille de Koch rendu inoffensif, il développe également une immunité, produite par la vaccination : c’est une immunité induite, efficace contre le bacille de Koch.
Mais il est bien évident que cette immunité est également naturelle : c’est seulement la manière dont elle a été produite qui diffère. Cette immunité induite est souvent moins durable, car la réaction sollicitée est moins importante qu’au cours d’une maladie.
Les divers types de vaccins
Jusqu’à présent, on pouvait classer les vaccins en deux catégories : les vaccins vivants atténués et les vaccins inactivés.
Dans le premier cas, avant de l’administrer, on modifie d’abord l’agent infectieux dans le but de le rendre inoffensif, mais en lui conservant son pouvoir antigénique, c’est-à-dire sa capacité à provoquer une réaction immunitaire. Le cas du BCG est caractéristique de cette méthode. Le système immunitaire s’attaque à l’agent vaccinal et gardera en mémoire son intervention : il sera ensuite capable de se défendre contre une attaque de l’agent infectieux.
Cependant, ce type de vaccination est contre-indiqué pour les sujets immunodéprimés – dont le système immunitaire est déficient – car il y a alors un risque de véritable infection. Le cas s’est présenté avec la vaccination contre la variole et a produit des drames.
Dans le cas des vaccins inactivés, l’agent infectieux est mort ; il peut être administré entier ou en partie. Parmi eux, le vaccin antitétanique est un cas singulier : il n’utilise pas l’agent infectieux, mais la toxine qu’il produit, qui est dangereuse, voire mortelle. Cette toxine est détoxifiée avant d’être administrée, de sorte qu’elle ne présente plus de danger, mais garde son pouvoir antigénique.
L’on peut associer à cette dernière catégorie les vaccins dits “protéiques” : l’agent vaccinal n’est composé que de protéines de l’enveloppe du virus, ou de son enveloppe entière vidée de son contenu.
Une autre variante consiste à utiliser un virus inoffensif pour l’homme, pour introduire l’agent vaccinal dans sa cible cellulaire (vecteur viral).
Les vaccins synthétiques
Un nouveau type de vaccin est étudié depuis dix ans. Il a été d’abord envisagé pour des maladies telles qu’Ebola ou Zika. L’idée a été reprise pour le vaccin contre le Covid-19.
Comme tout être vivant, le virus Covid-19 contient un matériel génétique formé d’acide ribonucléique (ARN). Chez les vivants, l’ARN peut exister sous diverses formes : ARNm (messager) qui transmet des informations de l’ADN du noyau de la cellule aux systèmes utilisateurs ; ARNt (transfert), qui apporte les éléments à assembler selon le code de l’ARNm ; ARNr (ribosomial) qui constitue les ribosomes, les usines de fabrication des protéines.
L’idée du vaccin synthétique est de copier une petite partie du virus concerné, sous la forme d’un ARNm. La partie choisie dans le cas du Covid-19 est celle qui code la spicule, un élément qui permet au virus de s’introduire dans les cellules.
Cet ARNm vaccinal est administré au sujet et pénètre dans une cellule, ce qui entraîne sa multiplication. Lorsqu’il sort de la cellule, il est appréhendé comme élément étranger, et détruit par le système immunitaire. De ce fait, le sujet acquiert une immunité induite qui lui permettra de lutter contre une infection réelle par Covid-19.
L’intérêt de cette méthode est la rapidité de la mise au point. De fait, les deux laboratoires ayant déjà annoncé des résultats très satisfaisants utilisent cette méthode. Le laboratoire russe Gamaleya produit un vaccin d’une manière similaire, mais utilise un “vecteur”, autrement dit, un virus inoffensif pour l’homme, pour introduire le fragment d’ARN. Ce qui pourrait poser un problème moral qui sera examiné plus loin.
La préparation des vaccins
La préparation d’un vaccin comporte trois étapes : la conception, la production et le test en laboratoire. Au cours de ces trois étapes d’élaboration, une difficulté morale peut survenir à cause du milieu dans lequel le vaccin est préparé.
Notons immédiatement que les vaccins contre les maladies transmises par des bactéries ne sont pas en cause. En effet, dans ce cas, le milieu de culture n’est qu’un ensemble de nutriments qu’utilise la bactérie pour se nourrir : glucose, eau, calcium, etc.
Dans le cas des vaccins viraux, la difficulté est la suivante : chacune des trois étapes de leur préparation peut requérir une culture de virus, nécessitant un milieu composé de cellules vivantes. Dans le cas particulier des vaccins synthétiques, c’est le cas seulement pour la phase de test.
Or, les virologues utilisent trois types de cellules : des cellules issues d’organes humains ou animaux ; des lignées continues qui sont souvent d’origine cancéreuse et se multiplient presqu’indéfiniment ; et des cellules embryonnaires humaines, qui se multiplient également très longtemps.
Les lignées embryonnaires humaines
Parmi ces dernières, il existe actuellement au moins trois lignées qui sont issues d’un avortement : la lignée HEK-293, issue d’un fœtus avorté en 1972 aux Pays-Bas, la lignée MRC-5, issue d’un fœtus avorté en 1966 en Angleterre, et la lignée Per.C6, issue d’un fœtus avorté aux Pays-Bas en 1985.
L’utilisation de cellules issues de fœtus avortés pour produire des vaccins a donc cours depuis les années 60, et a déjà permis l’élaboration de différents vaccins, comme ceux qui préviennent la rubéole, la varicelle, l’hépatite A et le zona.
Dans le cadre du développement de vaccins contre le Covid-19, ces cellules sont utilisées pour produire soit des vecteurs viraux (adénovirus), qui transporteront l’agent vaccinal, soit la protéine du spicule du coronavirus, qui provoquera une réponse immunitaire.
Les laboratoires pharmaceutiques préfèrent, malheureusement, utiliser des cellules issues de fœtus plutôt que des cellules adultes, qui vieillissent plus vite et cessent de se diviser. Les cellules fœtales sont aussi moins susceptibles d’être contaminées par des virus ou des bactéries, ou d’avoir subi des mutations génétiques.
Problèmes moraux posés par l’utilisation de lignées issues de fœtus avortés
La question est de savoir si l’on peut, ou même dans certains cas, si l’on est tenu d’employer un vaccin qui aurait été cultivé sur des cellules issues d’avortement ?
Le crime de l’avortement est si abominable et si répandu aujourd’hui, qu’au premier abord, cette question peut paraître inutile ; spontanément, le catholique répond : non.
En réalité, le problème peut s’avérer extrêmement délicat, car il arrive que, dans certaines circonstances bien particulières, on puisse être confronté à des devoirs si graves, que cela entraîne de véritables cas de conscience. Dans ces dilemmes redoutables, l’appui de la théologie morale s’avère indispensable pour examiner la situation de façon approfondie, et discerner le bien à accomplir.
Remarques préliminaires
Il est nécessaire de remarquer que les cellules fœtales ne sont pas injectées avec le vaccin, comme certains le croient : elles servent seulement à la culture des virus, et sont d’ailleurs détruites par les virus, comme le sont les cellules infectées chez un malade. Cela ne change d’ailleurs rien au problème moral.
Il faut également remarquer que ce n’est pas l’utilisation des cellules fœtales elles-mêmes qui est coupable, parce qu’elles auraient pu être obtenues de manière licite : en cas d’avortement spontané ou de fausse-couche. C’est le fait qu’elles aient été obtenues par un acte mauvais : un avortement.
Distinctions en jeu
Le principe qui guide la réflexion dans cette situation, est celui de la coopération au mal. La question qui se pose de manière générale est la suivante : est-il permis de coopérer au mal ou au péché d’autrui ? La théologie morale a donné les explications nécessaires.
Est appelée “coopération au mal”, le fait d’aider un pécheur à commettre son péché, quelle que soit l’aide apportée. Il faut, pour qu’elle soit constituée, que l’action du coopérateur ait une influence réelle sur l’acte mauvais, par l’aide apportée pour le produire.
Pour l’apprécier il faut la situer avec exactitude. Ceci est capital. Ceux qui négligent ces précisions risquent de ne pas bien juger de la moralité d’une coopération.
Cette dernière est dite immédiate quand le coopérateur réalise avec le pécheur l’acte même du péché, par exemple s’il aide le voleur à emporter le butin et à le cacher. C’est le cas encore de l’aide chirurgicale qui accomplit certaines parties d’un avortement avec l’avorteur.
La coopération est dite médiate quand le coopérateur fournit ce qui va servir au pécheur – matériel, action nécessaire, moyen – ou qui lui permettra de le faire plus facilement. Ainsi celui qui tient l’échelle au voleur, ou l’infirmière qui assiste le médecin avorteur.
Cette coopération médiate, enfin, peut être plus ou moins “proche” ou “éloignée”, selon que l’aide apportée influe plus ou moins sur le péché commis, ou a une connexion plus ou moins grande avec lui. Ainsi, fournir une idole à un païen est une coopération proche. Mais vendre le bois dont l’idole sera faite relève de la coopération éloignée.
Par ailleurs, en fonction de l’intention, on distingue la coopération formelle : le coopérateur consent volontairement au péché auquel il prête une aide. Ainsi, celui qui aide un cambrioleur en faisant le guet, par exemple, tout en approuvant ce péché, coopère formellement. Il sera d’ailleurs appelé “complice” par le droit.
La coopération est matérielle lorsque le coopérateur ne veut pas le péché, mais agit en prévoyant que le pécheur abusera de son apport pour pécher. Ainsi, le tenancier de bar qui accepte de fournir quelques verres à un client déjà éméché, uniquement pour l’argent, participe au péché d’ivrognerie mais ne s’associe pas à l’intention de l’ivrogne.
Principes
– La coopération formelle est toujours illicite et interdite, car elle ne fait que prendre à son compte le péché auquel on coopère. Le coopérateur recherche le péché lui-même.
– La coopération immédiate, même seulement matérielle, est illicite, parce qu’elle est une action mauvaise, et la plupart du temps un péché identique à celui du pécheur principal. Par exemple, un aide-chirurgien qui participe à une stérilisation – ligature des trompes ou vasectomie – fait le même péché que le chirurgien. Car son action influe directement sur l’acte du péché qui ne pourrait être commis sans lui, ou du moins avec beaucoup plus de difficultés.
– La coopération médiate est licite ou illicite. La plupart du temps et ordinairement, elle est illicite. Car l’on doit toujours chercher à éviter les actions mauvaises ou à éviter d’y coopérer.
– Cependant, pour une utilité réelle ou une nécessité grave, on peut parfois être invité à poser un acte qui, quoique bon en lui-même, sera une coopération médiate à une action mauvaise.
L’utilité ou la nécessité dont il est question peut être si impérieuse, que l’on est alors excusé de l’obligation d’éviter la coopération au mal. On dit qu’il existe une raison proportionnellement grave pour coopérer licitement.
Prenons un exemple général : les divers acteurs possibles autour d’un avortement :
– coopérateur immédiat : l’aide-chirurgien qui fait une partie de l’avortement ;
– coopérateur médiat proche : l’assistant qui aide le médecin en lui passant les instruments ;
– coopératrice médiate moins proche : l’infirmière qui prépare la femme pour l’opération ;
– coopérateur médiat encore moins proche : celui qui entretient la salle d’opération ;
– en s’éloignant encore : celui qui stérilise les instruments nécessaires ;
– coopérateur éloigné : le laboratoire qui fournit les produits anesthésiants et les dilatateurs, ou encore le fabricant des instruments chirurgicaux : dans ces deux cas, le matériel fourni peut servir à d’autres interventions qu’un avortement ;
– coopérateur très éloigné : l’entreprise de livraison de ces produits.
Etant supposé pour chacun la coopération matérielle, la “proximité” par rapport au péché commis est très variable. Doit-on dire que tous et chacun de ces coopérateurs matériels sont absolument tenus de s’abstenir ? A n’importe quel prix ?
La théologie morale répond : non. L’influence sur l’acte mauvais est tellement faible, par exemple, pour celui qui balaie la salle d’opération, qu’une raison telle que garder sa place est suffisante pour continuer ainsi.
En revanche, plus l’influence exercée sera forte, plus la raison devra être grave. Et lorsque la proximité est trop grande, plus aucune raison ne peut excuser. Il faut refuser, quitte à changer de travail.
Application aux vaccins préparés avec des cellules issues d’avortement
Il s’agit maintenant de situer la coopération des acteurs de la préparation ou de l’utilisation d’un vaccin, dans le cas où il est préparé avec des cellules issues d’un avortement. L’on suppose qu’il s’agit de coopération matérielle, car une coopération formelle est de toute façon illicite.
Celui qui fabrique ce vaccin ou le commercialise coopère au péché d’avortement d’une manière qui, quoiqu’elle ne puisse être qualifiée de proche, peut être appréciée comme immorale. La culpabilité varie néanmoins selon le rôle exercé.
Celui qui dirige une entreprise pharmaceutique profitant d’un avortement passé, porte une responsabilité plus lourde. D’abord parce qu’il pourrait ne pas fabriquer ce vaccin, ensuite parce qu’il devrait ne plus utiliser les lignées cellulaires en question, et choisir d’autres lignées qui ne posent pas de problème moral, même si cela présente des inconvénients.
Le chercheur qui choisit les lignées cellulaires sur lesquelles il veut travailler se trouve dans une situation analogue : il profite d’un crime passé.
Mais le laborantin qui n’est qu’un exécutant, ou le chauffeur de camion livrant le vaccin, n’ont qu’une coopération éloignée : elle est donc acceptable, particulièrement pour le second.
Le médecin qui vaccine un patient, ou le patient qui se fait vacciner, n’ont qu’une coopération éloignée, car ces actes n’encouragent et ne favorisent le péché d’avortement que de façon très lointaine et très légère. Pour des raisons suffisantes de santé, de tels actes pourraient donc être moralement permis.
Une jeune femme devant se marier peut ainsi recevoir la vaccination contre la rubéole, même si un tel vaccin est presque toujours préparé sur des cellules fœtales obtenues par avortement. La raison est le danger pour l’enfant : si une femme contracte la rubéole durant sa grossesse, surtout pendant le premier trimestre, les risques de malformations – oculaires, auditives ou cardiaques – sont importants. Ces malformations sont définitives.
Cependant, si un vaccin est obtenu à partir de cellules non issues d’un avortement, et qu’il est disponible, c’est lui, bien sûr, qu’il faut utiliser.
Application au cas du vaccin contre le Covid-19
L’on ne s’intéresse ici qu’à la question suivante : l’aspect moral de l’utilisation d’un vaccin anti-Covid par rapport à sa préparation ou fabrication.
Lignées utilisées dans le cadre du vaccin contre le Covid-19
La liste complète des vaccins en préparation est donnée dans le document annexé à cet article. Ce document précise à chaque fois la firme responsable, et l’utilisation éventuelle de cellules issues de fœtus avorté, dans l’une ou l’autre phase de la préparation : conception, production et test.
Liste des vaccins actuellement en préparation :
laboratoires_pharmaceutiques_et_lignees_cellulaires.pdf
laboratoires_pharmaceutiques_et_lignees_cellulaires.pdf
Jugement moral d’après les principes posés
Puisque certains des vaccins proposés n’ont pas été préparés illicitement, ils ne posent pas de problème moral d’utilisation de ce point de vue. Ils doivent donc être préférés aux autres.
Les vaccins qui ont utilisé une préparation moralement illicite, doivent autant que possible être laissés de côté.
Mais si, dans un cas particulier, une personne se trouve dans la nécessité de se faire vacciner, et dans l’impossibilité d’obtenir un vaccin “licite”, n’ayant à sa disposition qu’un vaccin “illicite” ? Cela peut se présenter pour raison de santé – personne âgée vulnérable ; ou à cause de la situation professionnelle – personnel médical exposé ; ou encore pour raison professionnelle, comme un voyage en avion, car il y a déjà au moins une compagnie aérienne – Qantas en l’occurrence – qui a averti qu’elle exigerait la vaccination pour accepter un passager, dès que les vaccins seront disponibles. Il est très probable que cette exigence soit rapidement reprise par de nombreuses compagnies aériennes.
La coopération n’étant que lointaine, et la raison invoquée étant suffisamment grave, il est possible, dans ces cas, d’user d’un tel vaccin. Il reste d’ailleurs à chacun le devoir de juger, avec l’aide de conseils appropriés, de cette réelle nécessité.
Il faut affirmer nettement que nous sommes ici dans le domaine d’un jugement de prudence, qui ne peut être uniforme pour tous et dans tous les cas. La théologie morale dit ce qui est licite ou illicite. Elle donne les principes. Mais c’est à la prudence personnelle de juger au cas par cas de leur application.
Quant aux éléments extérieurs à cette question [de la licéité en fonction de la provenance et de la préparation du vaccin], ils sont de l’ordre de l’opinion personnelle. Comme toute opinion qui ne peut être prouvée absolument, il est vain et impossible de vouloir l’imposer à tous. Libre à chacun d’avoir son opinion sur l’origine du Covid-19, sur la manière dont il a été géré ici ou là, sur la politique de vaccination de tel ou tel pays, sur la vaccination en général ; mais tous ces éléments ne changent rien à la conclusion morale donnée ici. […]
Jean-Paul Brighelli rappelle que Giscard fut le premier fossoyeur de l’école
Jean-Paul Brighelli, enseignant et essayiste, revient dans Marianne sur les conséquences pour l’Éducation nationale des réformes de Giscard :
[…] Giscard a pris pour ministre de l’Éducation René Haby. C’était l’ancien DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire) des années 1960 — il faisait partie de cette bande de libéraux atlantistes et pan-européanistes qui comme Giscard lui-même ont miné la politique gaullienne — et fait échouer le référendum de 1969. Le DGESCO, c’est le bras armé du ministre de l’Éducation — surtout quand le ministre n’y connaît rien, comme Pierre Sudreau, nommé rue de Grenelle en 1962. C’est durant ces années-là que René Haby commence à s’illustrer, en décidant, via une pseudo-commission, que le français étudié en classe serait dorénavant celui qui se parle, et non celui qui s’écrit. Le modernisme est plein de ces sortes de pièges. Il fallait pourtant être sérieusement crétin pour ignorer que le français, justement, est par essence une langue écrite — « le bon usage écrivait Vaugelas, est la langue qui se parle dans la plus saine partie de la Cour, conformément à la façon d’écrire de la plus saine partie des auteurs du temps ». Le français est une langue difficile : supprimez-en la difficulté, les règles complexes, les niveaux de langue, et vous aurez le baragouin actuel. De cette décision fondatrice de René Haby résultent les désordres linguistiques contemporains — et la promotion d’Aya Nakamura en ambassadrice du beau style…
C’est donc cet honnête destructeur de la maison France que Giscard choisit comme ministre de l’Éducation à son entrée en fonction. Et Haby ne chôme pas : le 11 juillet 1975 (les mauvais coups législatifs se portent toujours pendant l’été), il décrète le « collège unique ».
Petit rappel pour ceux qui n’y étaient pas. Dès la fin du Primaire, vous étiez distribués en diverses sections — depuis les CCPN où étaient casés les élèves en grande difficulté, les CPA qui orientaient précocement vers les métiers manuels, les collèges à filière courte et sans latin, les lycées enfin. C’est cette distinction, qui faisait sens, pédagogiquement parlant — d’autant que des passerelles existaient qui permettaient de passer dans une filière ou une autre —, que Haby fait sauter.
Au grand dam des syndicats de l’époque. La toute-puissante Fédération de l’Éducation Nationale se dresse sur ses ergots. Il y a dans ses rangs essentiellement des gens de gauche ; mais formés dans les années 1940-1950, ils savent bien qu’un brassage général descendra impitoyablement le niveau, puisque les professeurs seront forcés de s’aligner, en classe, sur les plus faibles.
Cela ne suffisait pas à nos mondialistes libéraux. Au mois d’avril suivant, ils décrètent le regroupement familial : les immigrés qui travaillaient en France depuis les années 1960 ont donc le droit de faire entrer en masse leurs familles restées de l’autre côté de la Méditerranée — l’Algérie principalement.
La combinaison soudaine de ces deux phénomènes, en irriguant le champ scolaire avec des gosses qui parlaient un français très approximatif, et en les mêlant à des petits Français de niveaux fort hétérogènes, a donné le désastre que l’on sait.
Les pédagogistes, cantonnés jusqu’alors dans des revues confidentielles, se sont sentis pousser des ailes. Justifiés. Ils ont imposé peu à peu des méthodes « démocratiques » d’apprentissage du lire / écrire. Fin du B-A-BA, et irruption des méthodes semi-globales. À proprement parler, il s’agit de la méthode idéo-visuelle : un arbre, le mot arbre, et le tour est joué. Fin de la discrimination orthographique et des liens syntaxiques. Ce qui donne aujourd’hui de jolies phrases du genre « les arbres, il les plantes ». Il les plantes vertes, sans doute.
La loi Jospin, qui est le début officiel de l’apocalypse scolaire, est sortie en 1989 de ces bonnes mauvaises intentions — quand les pédagogistes sont enfin entrés au ministère et ont conseillé Jospin. Cette loi (promulguée elle aussi en juillet) est le dernier clou du cercueil ouvert par le tandem Haby / Giscard.
Quand je pense que ce dernier a été admis à l’Académie française, temple de la défense du bon français, pour l’ensemble de son œuvre — dont je ne dirai pas ce que je pense, parce que je n’ai jamais eu le fantasme, moi, de coucher avec Lady Di…
Giscard, c’est le libéralisme appuyé, au niveau scolaire, sur les libertaires qui voulaient « une société sans école ». Ma foi, ils y sont parvenus : ce qui reste d’école n’est plus qu’une garderie nationale, et seuls les élèves issus des classes les plus huppées s’en sortent. Parce que grâce au collège unique, au regroupement familial, à René Haby et à Giscard d’Estaing, quand vous êtes né dans la rue, désormais, vous y restez.
En plus de quatre décennies de lucidité privée et parfois publique (ses regrets sur le regroupement familial), VGE n’a rien réussi à réparer des dégâts qu’il a causés en quelques années.
Klaus Schwab : La maladie a été une chance
Lu dans Politique Magazine :
Depuis l’arrivée de la maladie qui a bouleversé le monde, certains ont acquis la certitude qu’elle avait été créée à dessein et répandue dans un but malveillant. Ce sont, nous préviennent les vérificateurs de la pensée, des complotistes, des conspirationnistes qu’il ne faut pas écouter, leurs propos étant nuisibles. Soit. Mais on a au moins le droit de dire que la crise qu’a provoquée cette maladie et sa gestion aux effets dévastateurs a offert une formidable opportunité aux partisans de quelques vieilles et inquiétantes idées, présentées immédiatement comme seul rempart possible contre les catastrophes sans nombre qui guettent l’humanité ?
Beaucoup de ces idées se retrouvent dans un projet dont le nom fait penser à un roman de science-fiction : The Great Reset (la grande réinitialisation ou la grande remise à zéro). Le monde et les humains seraient donc, pour les instigateurs de ce chambardement, semblables à un jeu vidéo bloqué : c’est ennuyeux, certes, mais il suffit d’appuyer sur la touche « reset » pour commencer une nouvelle partie.
Au cœur de ce prétendu recommencement se trouve le Nouvel ordre mondial, lubie qui, pendant des décennies, a agité conjointement les esprits soviétiques et américains – chose jamais bien définie, impliquant, sinon un gouvernement mondial, au moins la soumission des États à un centre de pouvoir auto-désigné qui les transcende. S’y ajoute la globalisation, si chère à Emmanuel Macron, consubstantielle au Nouvel ordre, et qui n’est que l’internationalisme des socialistes passé au tamis du faux libéralisme dont on observe partout les échecs et les méfaits. Un ersatz, donc, qui transformerait le monde en une vaste coopérative, où tout serait grand-ouvert et dont on ne sait pas qui le dirigerait. Et, bien entendu, la lutte contre le réchauffement climatique ne pouvait manquer à cette construction.
Les apologètes du Great Reset – le prince Charles et Klaus Schwab, ce dernier étant le père du Forum de Davos – sont enthousiastes. Pour l’un, la maladie a été « une occasion en or », pour l’autre elle « nous a donné une chance ». Les deux pensent à un changement radical du monde. « Il s’agit, selon M. Schwab, de [le] rendre moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique. » Un monde, en somme, comme un slogan bien-pensant. Le monde nouveau d’Emmanuel Macron qui, en l’annonçant dès 2017, a eu une fulgurante intuition, ou peut-être commençait-il à appliquer un plan. Dans ce cas, on peut imaginer que le programme de « réinitialisation » n’est pas la conséquence de la maladie, mais qu’il était préparé de longue date, et que le fléau est utilisé comme prétexte pour justifier son lancement.
Plus rien ne doit demeurer comme avant : ni la politique, ni l’économie, ni la société. « Sacrifier la vie pour sauver la vie » risque, bientôt, de devenir le cri de guerre des nouveaux apôtres d’une humanité saine, propre, frugale, éternellement repentante et, surtout, soumise. Cette guerre qu’ils mènent à l’ancien monde, afin de le transformer, de l’adapter à leurs fantasmes, caprices et intérêts. George Soros est du nombre, bien sûr, ainsi qu’Al Gore, la désormais incontournable Greta Thunberg, ou Bill Gates. Ils s’appliqueront tous, sans doute, à nous réinitialiser, à nous mettre au pas, à nous rééduquer.
Klaus Schwab prévient, et ses injonctions ne sont pas très éloignées de la menace : « Le monde doit agir ensemble et rapidement, afin de réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. »
Que veulent, en fin de compte, tous ces grands bienfaiteurs ? Sauver le monde de l’humain néfaste, nous mettre à l’abri de nous-mêmes. Ils sont bons, alors que nous sommes coupables de tous les maux. À partir de ce postulat se développent la pensée et l’action de tout dictateur. Quelques personnages que la fortune politique ou financière a mis sur le devant de la scène viennent dire que le monde va mal, prétendent avoir la solution à toutes les défaillances, et s’arrogent les fonctions de guérisseurs. Soit nous les suivons, clament-ils, soit nous continuons nos activités destructrices et nous périrons sous les décombres. Cependant, ce deuxième choix ne nous est pas vraiment laissé ; nous devons accepter leur Bien, fût-il insupportable comme tout ce qui est total.
Ce qu’ils proposent, c’est une révolution, avec tout ce que cela peut avoir de radical. Au nom de ce qui pourrait passer pour une chimère, mais qui n’est que la somme des intérêts d’un groupe qui a su devenir influent, les derniers vestiges du monde ancien, déclaré suicidaire, doivent disparaître, afin qu’un despotisme aseptisé et hautement profitable s’installe. La mort elle-même devra s’incliner devant la suprême volonté de ces porteurs d’un triste espoir.
La maladie, nous dit Klaus Schwab, a été une chance. De son point de vue, la chose est indéniable, car il a été enfin possible de vérifier jusqu’à quel point les sociétés, soumises à la peur, sont prêtes à sacrifier leur liberté sur l’autel de la survie. Les menaces de mort par réchauffement ont, bien sûr, fait plier quelques-uns, mais ils ne sont pas assez nombreux ; deux degrés de plus d’ici quatre-vingts ans, malgré les anticipations apocalyptiques, ne troublent que les militants. Mais un fléau qui est déjà parmi nous, qui a fait des morts, est très convaincant, surtout quand la plupart des gouvernements, par l’absurdité de leurs mesures, arrivent à créer l’impression que la fin du monde est là, devant nos portes. MM. Schwab, Soros, Gates et leurs amis savent comment nous éviter ce funeste destin. Ils ont aussi la certitude que d’autres maladies impitoyables vont nous frapper. Ils se proposent, donc, du haut de leur sagesse, de régenter le monde, de le transformer en un vaste sanatorium écologique. En somme, ils veulent s’assurer que, pour notre bien, la vie devienne véritablement invivable.
G.K. Chesterton : “Quand les gens cessent de croire en Dieu ce n’est pas pour croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi.”
Alors que les médias dénoncent le complotisme de ceux qui osent ne pas croire dans les zélites, les journalistes, …, un sondage du 30 novembre sur les “parasciences” (?) révèle que
- 41% des personnes interrogées croient à l’explication des caractères par des signes astrologiques
- 29% aux lignes de la main
- 28% aux envoûtements / la sorcellerie. Dont 69% des 18/24 ans.
- 26% aux prédictions des voyants
- 23% à la cartomancie
Le problème de ce sondage c’est qu’il a tendance à mélanger un peu tout. La Fondation Jean Jaurès, qui analyse ce sondage, écrit ainsi :
Avec la crise liée à la Covid-19, on constate une remise en cause de la parole scientifique, par exemple avec les mouvements antimasques ou antivaccins.
Bonjour l’amalgame… Si vous ne croyez pas en l’utilité du masque (merci Sibeth), c’est que vous croyez aux lignes de la main…
On remarque aussi, toujours selon le même sondage, qu’environ 70% des personnes qui croient au moins en l’une de ces matière sont catholiques pratiquantes. Est-ce à dire que ces catholiques pratiquent l’astrologie ? Croire que ces phénomènes existent ne revient pas à y adhérer… Or l’Eglise enseigne que ces croyances sont l’oeuvre du Malin et appelle à les rejeter :
Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort ” dévoiler ” l’avenir (cf. Dt 18, 10 ; Jr 29, 8). La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.
Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain, – fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quant elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui ou qu’elles recourent ou non à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l’invocation des puissances mauvaises, ni l’exploitation de la crédulité d’autrui. [Catéchisme de l’Eglise catholique n° 2116-2117]
Dans un article de 2003, l’abbé Olivier (FSSP), met en garde contre les nouvelles modes dérivées du satanisme, comme la fête d’Halloween :
Aujourd’hui, dans le monde entier, Halloween est la fête la plus importante pour les satanistes. Le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers. Le “World Book Encyclopedian” affirme que c’est le commencement de tout ce qui est “cold, dark and dead” (c’est-à-dire : froid, noir et mort). De nos jours encore, on sait que les satanistes pratiquent des sacrifices humains cette nuit-là aux États-Unis et en Australie.
Il y a des réunions où il est préférable de ne pas aller. Quand vous laissez vos enfants aller à une soirée Halloween, ou faire “Trick or Treat”, cela paraît inoffensif et amusant, mais n’êtes-vous pas en train de les associer, sans en être conscients, à un bien sombre rituel ?
C’est partout le retour au paganisme. Dès que l’on abandonne Dieu, nous avons besoin de le remplacer : “le Père Noël, baptême et mariage civils, fête des mères, des pères, des enfants…” Nous paganisons aussi les mots religieux… Il y a des spécialistes pour cela… L’être humain est religieux au fond de son être.
Être religieux, c’est se relier à Dieu… mais à quel dieu ! Si ce n’est pas le Très-Haut, n’est-ce pas celui d’en dessous ?
Être possédé (avec notre adhésion) par le Dieu Amour produit de l’amour, de la paix, de la joie.
Par contre son adversaire n’a pas besoin de notre adhésion ; il nous pénètre. D’abord par la pensée qu’il nous infuse et que nous retenons, par nos actes, par nos vices et faiblesses, par nos relations… C’est progressif : la tentation, l’habitation, l’emprise, l’obsession…
Un député espagnol brandit le crucifix de son grand-oncle, massacré par les communistes
Lors du débat sur le projet de loi de finance pour 2021, en Espagne, le député Vox Francisco José Contreras a brandi un crucifix. Il s’agit de celui porté par son grand-oncle, prêtre, Rafael Contreras Leva (1901-1936), assassiné à la hache par les communistes au début de la guerre civile.
Le gouvernement espagnol a entamé un processus pour réformer la loi sur la mémoire. Cette réforme comprend notamment l’expulsion de l’Ordre des Bénédictins de la Vallée des morts, qui existe depuis 1957. Le projet de loi sur la mémoire vise à interdire la Fondation Francisco Franco, à enseigner une nouvelle matière dans les écoles “sous le paradigme de” ne plus jamais “perdre nos libertés”, créer un Parquet spécifique pour «réparer les victimes», payer avec des fonds publics l’exhumation des victimes du régime franquiste des fosses communes, et annuler les procès du régime franquiste.
Le député Contreras a critiqué le financement de cette soi-disant mémoire historique, loi révisionniste de la gauche espagnole, pour manipuler l’histoire de l’Espagne depuis la guerre civile. Le député de Vox a appelé à tourner la page et à laisser l’histoire à sa place.
Le père Rafael Contreras est l’un des 127 martyrs catholiques de cette guerre dont la béatification a été approuvée par le pape François le 23 novembre.
Daniel Rabourdin soutient le Salon beige
Notre ami Daniel Rabourdin, qui a réalisé la Rébellion cachée sur les guerres de Vendée et travaille actuellement en Louisiane à réaliser Promesse, un film sur le scoutisme catholique, nous envoie cette très gentille vidéo invitant ses amis à soutenir le Salon beige – une attention qui nous touche beaucoup:
NB: si, à l’exemple de Daniel Rabourdin, vous voulez soutenir le Salon beige, c’est ici. Je vous rappelle que, jusqu’au 31 décembre, un générateur donateur double tous vos dons jusqu’à 150 000 euros.
Chapeau bas ! Hommage à Daniel Hamiche
De Stéphane Buffetaut pour le Salon beige.
Il venait des incertains rivages des années soixante-huitardes et avait accosté sur la terre ferme de la Foi catholique et de la Légitimité. Il ne l’avait plus quittée, bataillant sans repos pour le royaume de nos rêves.
En 1987, avec Daniel nous avions sillonné la France pour un millénaire capétien à l’écho inattendu. Ainsi donc le feu couvait encore sous la braise ! En ces temps qui paraissent lointains, Pierre-Charles Krieg, Président du Conseil régional d’Ile de France, pouvait professer sans complexe un légitimisme de bon aloi et Yvon Chotard, Premier vice-président du Conseil national du Patronat français, tout aussi légitimiste, co-présider avec le Prince Alphonse de Bourbon un colloque sur la politique économique des rois de France, organisé par mes soins dans le cadre de l’Union patronale d’Ile de France. Par mes soins mais à la grande fureur d’un autre vice-président certainement fort vénérable.
Puis il y eut cet appel téléphonique aux petites heures du matin du 30 janvier 1989. Le Prince Alphonse était mort accidentellement sur une piste de ski. J’entends encore la peine et le désarroi de Daniel. Ses interrogations aussi sur les desseins de Dieu.
Mais vite il fallait repartir en selle pour une autre cavalcade, improbable parfois, avec le Prince Gonzalve. Nous voici au fin fond du Berry afin d’inaugurer un monument à la mémoire d’un combat de la chouannerie berrichonne, avec un Prince désemparé par la mort de son frère.
Puis vint Louis XX, à la titulature médiatique. Parfois, las de combats difficiles, j’entendais Daniel se murmurer à lui-même : « Vive le roi quand même ». Mais toujours, il se reprenait. Semper fidelis.
Il y avait aussi ses autres combats qui ne faisaient qu’un. Celui de la tradition de l’Eglise, celui de la défense des chrétiens, celui du Christ. Il portait notamment le si précieux Observatoire de christianophobie.
Daniel, éditeur et homme de plume, était à l’opposé du vulgaire troupeau des journaleux qui se ruent à la mangeoire politiquement correcte, prennent les slogans pour de la pensée et confondent émotion et réflexion. Curieux de tout, allant aux sources, travaillant, recherchant l’information et déjouant les pièges, il faisait honneur à sa profession.
C’était aussi un gai compagnon et un franc buveur, toujours affable et souriant. En bon homme de droite, il ne considérait pas qu’il faille être sinistre pour mener le bon combat. Il guerroyait sans haine mais parfois avec la rage au cœur, cette salutaire rage qui enfle devant la bêtise, la mauvaise foi, l’ignorance et la veulerie.
Chaque année, depuis des lustres, nous déjeunions ensemble le 24 décembre. L’an passé, en raison des atteintes de la maladie, nous avions dû remettre cette habituelle rencontre d’amitié dans un Paris comme mis en pause par la venue de Noël.
Daniel nous a quittés il y a quelques jours et j’en ai le cœur navré. Lui qui, Dieu sait, n’avait recherché ni la richesse ni la gloire terrestre, connaissait mieux que quiconque ce que représentent les trésors de la Foi et sait maintenant ce qu’est la gloire céleste.
Il servait sans attendre de récompense, dans la fidélité à Dieu et au roi, Vendéen de 93 non pas égaré dans un monde obscurci mais présent afin que ne vacille pas la flamme qu’il entretenait afin, qu’un jour, elle s’embrase.
On raconte que Wellington, sur le champ de bataille de Waterloo, voyant passer sous la mitraille le baron Larrey et ses ambulances, avait ôter son bicorne en disant « je salue l’honneur et la loyauté qui passent ». A notre tour en évoquant Daniel saluons l’honneur et la loyauté qui passent. Chapeau bas, Monsieur Hamiche !
Stéphane Buffetaut, ancien député européen
Les Associations Familiales Catholiques reçues à l’Élysée
Communiqué des AFC :
Hier, mercredi 2 décembre 2020 à 15 h, Pascale Morinière, présidente nationale des Associations Familiales Catholiques et une délégation composée de Marie Legrand, référente nationale des Chantiers-Éducation, du frère Philippe Verdin, op, conseiller ecclésiastique national, et Pierric Mallié-Arcelin, délégué général de la Confédération Nationale des AFC, ont été reçus à la demande d’Emmanuel Macron au Palais de l’Élysée par M. Patrick Strzoda, directeur de cabinet, M. Frédéric Rose, conseiller sécurité et Mme Anne-Marie Armanteras, conseillère santé.
Au cours de plus d’une heure d’entretien, les AFC ont porté la voix des familles avec fermeté et détermination, insistant sur l’accumulation des mesures inacceptables au cours de ces derniers mois, en particulier les atteintes aux libertés d’instruction et de cultes, les évolutions législatives irrecevables sur la bioéthique et l’avortement, la politique familiale et l’éducation.
Elles ont invité le Président à ne pas considérer les familles comme une option de vie à caractère privé mais comme la cellule de base de la société à partir de laquelle reconstruire un lien social ébranlé.
M. Strzoda a, pour sa part, réaffirmé un projet sociétal fondé sur l’émancipation individuelle et, en même temps, l’unité nationale.
L’échange courtois a néanmoins révélé de profonds désaccords et quelques progrès envisageables, mais à préciser, en particulier sur l’instruction en famille. Il s’est achevé par une invitation de M. Strzoda à une nouvelle rencontre au premier trimestre 2021.
Proposition de loi sur l’adoption : une loi contre l’enfant, pour faire plaisir à des adultes
Intervention du député Emmanuelle Ménard en séance, hier :
Coup de main aux frères cisterciens de l’abbaye de Lérins : objectif 1000 bouteilles de liqueur
La situation & l’opération
Les moines de l’abbaye de Lérins ont vu leur situation économique se compliquer par le 2e confinement. Noël est habituellement une grande période de vente pour leurs liqueurs, mais ils n’ont plus aucun passage à la boutique (les moines sont isolés sur leur île de Saint-Honorat au large de Cannes), et la majorité de leurs distributeurs sont encore fermés…
Alors pour aider les moines, Divine Box a lancé ce vendredi à 13h une « opération spéciale » pour les aider à écouler leurs stocks (citron, mandarine, verveine…) ! Objectif : 1000 bouteilles de liqueur d’ici lundi minuit !
Au programme :
- 6 parfums disponibles : citron, mandarine, verveine, Sénancole, Lérina verte, Lérina jaune
- formats : 25cL ou 50cL
- lots de 3 ou 6 bouteilles
- livraison garantie avant Noël, entre le 21 et le 23 décembre
Infos et précommandes ici : → https://divinebox.fr/lerins/

L’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat au large de Cannes
Voyageons un peu : voici l’histoire de l’abbaye de Lérins en 2 minutes !
Tout commence en 410 quand saint Honorat débarque avec son compagnon d’ermitage saint Caprais, sur l’île de Lérins dans le Sud de la France, pour y chercher la solitude. Petit hic, le lieu est infesté de serpents… Saint Honorat prie alors à deux reprises, et voilà que les reptiles meurent instantanément, balayés ensuite de l’île par une énorme vague ! A la suite de ce miracle, la renommée du saint se répand à toute vitesse. Saint Honorat lance alors la construction d’un monastère, rejoint par de nombreux disciples.
À sa mort en 430, l’île prend alors son nom : l’île Saint-Honorat (bravo, vous avez suivi) et attira de nombreux moines dont plusieurs furent déterminants dans le développement du monachisme en Europe. Saint Patrick, connu pour avoir évangélisé l’Irlande, aurait même passé quelque temps à Lérins pour étudier. C’est cette renommée internationale qui fait de l’île au Moyen-Âge un lieu de pèlerinage important !

Les moines de l’abbaye de Lérins, fortifient leur abbaye, suite aux multiples pillages et attaques – © Divine Box
Par ailleurs, l’abbaye de Lérins devient rapidement un lieu de convoitise :
- l’île est attaquée et pillée par les sarrasins à plusieurs reprises
- en 732, les cinq cents moines sont massacrés et les bâtiments sont détruits
- en 1047, des pirates sarrasins capturent les moines (qui avaient reconstruit le monastère depuis)
- en 1400 : l’abbaye est pillée à nouveau par des pirates Génois, malgré de grands travaux de fortification !
- en 1524, l’abbaye est encore saccagée par les troupes espagnoles qui occupent alors le monastère
Il faut attendre 1636 pour que les français récupèrent l’île. Ouf, les moines peuvent enfin respirer ! Mais la Révolution est proche, et le monastère est fermé en 1788 par commission royale, puis considéré comme bien national de l’État, et est enfin vendu à une riche actrice.
L’édifice est finalement racheté en 1859 par l’évêque de Fréjus, Mgr Henri Jordany. En 1869, ce dernier fait restaurer l’abbaye qui accueille la même année une communauté de moines cisterciens issus de l’abbaye de Sénanque. C’est cette même communauté qui continue aujourd’hui d’animer l’île Saint-Honorat et l’abbaye de Lérins. Tout est bien qui finit bien !

L’emplacement stratégique de l’île saint Honorat fut convoité pendant de nombreux siècles – © Abbaye de Lérins
L’abbaye de Lérins aujourd’hui !
Aujourd’hui, à l’abbaye de Lérins, 21 frères cisterciens suivent la règle de saint Benoît « prie et travaille ».
Côté prière, les moines se retrouvent huit fois par jour pour prier ensemble dans l’église de l’abbaye. Le premier office est à 4h15 (dur dur le réveil !).
Côté travail, les frères vivent de leurs nombreuses activités :
– une petite compagnie maritime
– un restaurant situé sur l’île saint Honorat
– un vignoble de 8,5 hectares
– une oliveraie
– et la fabrication de nombreuses liqueurs, depuis plus de 150 ans !
En bref, les frères n’ont pas le temps de s’ennuyer !

Les moines de l’abbaye de Lérins produisent une multitude de délicieuses liqueurs – © Divine Box
Comment faire pour que l’opération liqueurs soit un succès ?
Premier conseil : parlez-en autour de vous ! Si vous êtes sur Whatsapp, vous pouvez notamment cliquer sur ce lien. Cela génère un lien de partage, que vous pouvez modifier si besoin, et transmettre ensuite à vos proches !
Deuxième conseil : passez une petite commande si cela vous dit, pour vous ou pour offrir à Noël ! Citron, mandarine, verveine… Il y en a pour tous les goûts, en digestif ou en cocktail !
Détails & précommandes ici : https://divinebox.fr/lerins/
Relance du réseau d’entraide de la région Centre Val de Loire : Missa/NOBIS
Les temps sont durs. L’avenir suscite l’anxiété.
Un de nos lecteurs a donc relancé le réseau NOBIS, qui est le groupe Missa de la région CENTRE (www.missa.fr).
Chaque semaine, un courriel vous est envoyé, avec les annonces de la région : produits, services, actions, formations, activités religieuses, etc.
Concernant les annonces religieuses, le périmètre est celui de la « forme extraordinaire », au sens large.
Pour vous inscrire : https://www.missa.fr/inscription.php , ou bien écrire à [email protected] (concernant le parrain : indiquez Lesalonbeige)
NB : parmi les autres régions de Missa, certaines sont actives, et d’autres non. Il suffit de cliquer sur la carte du site pour savoir si telle région comporte des annonces ou pas.
Vaccin : ils ne savent rien
Le professeur Fontanet, membre du conseil scientifique, ne sait pas si, vaccinés, nous aurons la garantie de ne plus tomber malade, si nous ne transmettrons plus la maladie à nos proches, ni combien de temps nous serons protégés. En revanche, il est certain qu’il y aura des effets indésirables :
Sur Sud Radio, le Pr.Christian Perrone, explique qu’il ne s’agit pas d’un vaccin, mais de thérapie génique :
Manifestations pour la messe : Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) à la tribune publiée par l’abbé Marcel Metzger
Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) à la tribune publiée par l’abbé Marcel Metzger, dans les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), principal quotidien régional d’Alsace. L’abbé Metzger est prêtre du diocèse de Strasbourg et professeur émérite de la faculté de théologie catholique de Strasbourg. Sa tribune est à charge contre les chrétiens demandant la restauration du culte public.
Tribune de l’abbé Metzger :

Réponse de Nicolas Bauer (ECLJ) :
Les DNA nous avaient fait l’honneur de publier une dizaine d’articles objectifs sur les manifestations pour la liberté de culte, par exemple :
- « En Alsace, les chrétiens demandent le retour de la messe » (15/11) ;
- « « En nous privant de messe, vous nous privez de l’essentiel » » (22/11) ;
- « Décision du Conseil d’État : « Cette victoire est à vous ! » » (29/11).
D’autres médias, comme France 3 ou BFMTV, avaient aussi été très objectifs.
Il est bien dommage que ce soit un catholique, prêtre et théologien, qui ait attaqué dans ce journal les manifestations chrétiennes en Alsace. En tant qu’organisateur de la première manifestation de Strasbourg et au nom des organisateurs des suivantes, il m’est important de rétablir quelques vérités.
Plus de 300 chrétiens se sont rassemblés trois dimanches de suite place Kléber à Strasbourg. Plusieurs discours se sont enchaînés : un philosophe (Martin Steffens), un historien (Benoît Schmitz), un avocat (Jean Paillot), un prêtre catholique, deux pasteurs protestants ou encore des représentants d’associations. Tous ces discours sont accessibles sur ce lien. Les manifestants demandaient au gouvernement de prendre en compte non seulement la vie et la santé biologiques, mais aussi la vie de l’âme, la santé spirituelle. Comme le rappelle Jésus dans l’Évangile,
« l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».
Dans l’ordre chrétien, le salut éternel, c’est-à-dire l’accès au paradis céleste après la mort, prime la santé physique dans ce monde. Pour les chrétiens, la vie est éternelle, au paradis ou en enfer, et ils espèrent de tout leur cœur que Jésus, le Sauveur, leur ouvre la porte du paradis après leur mort. Si nous assistons à la messe, c’est pour participer, dès ce monde, à un avant-goût de ce paradis. À la messe, Jésus est en effet réellement présent et Il s’unit aux chrétiens. Il a accepté de mourir crucifié pour nous il y a 2000 ans et c’est chaque dimanche qu’Il s’offre encore pour nous en sacrifice.
La messe est ainsi ce sommet d’où nous contemplons Dieu. C’est aussi la source dans laquelle les chrétiens puisent la force de vivre selon la Charité. Des personnalités comme Mère Teresa, Madeleine Delbrêl ou Jérôme Lejeune en ont témoigné.
Tous les Français n’adhèrent pas à la conception chrétienne de la vie et nous ne souhaitons forcer personne à devenir chrétien. Nous demandons simplement la reconnaissance des libertés indispensables pour vivre chrétiennement.
François-Xavier Bellamy : “je n’ai jamais cru au discours des Bernardins d’Emmanuel Macron”
Dans un entretien à Famille chrétienne, le député français au Parlement européen fustige l’incompétence et l’idéologie du gouvernement concernant la liberté de culte et ajoute :
A titre personnel, je dois dire que je n’ai jamais cru au discours des Bernardins d’Emmanuel Macron… Cette tentative de séduction avait dès le départ quelque chose de grossier, et de communautariste : ce discours témoignait d’une vision très anglo-saxonne, qui ne correspond pas à notre tradition française. D’une manière générale, il faut se méfier des excès d’honneur, qui préparent toujours des excès d’indignité ! C’est justement ce qui est arrivé dans ce quinquennat. Malgré ce discours des Bernardins, ceux qui ont pris le risque d’exprimer leurs convictions sur la révision des lois bioéthiques n’ont pas été entendus. A l’heure de la France archipel – selon l’expression de Jérôme Fourquet – il est pourtant fondamental de rappeler que le christianisme a une place essentielle dans les racines de la France et de l’Europe.
Le Conseil d’Etat contesterait l’interdiction de l’école à la maison
Dans son projet d’avis, les juristes du Conseil d’Etat soulignent :
« cette suppression n’est pas appuyée par des éléments fiables et documentés sur les raisons, les conditions et les résultats de la pratique de l’enseignement au sein de la famille ; il n’est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d’une volonté de séparatisme social ou d’une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d’un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d’interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné ».
« Le Conseil d’Etat, par suite, écarte du projet les dispositions relatives à l’instruction au sein de la famille. »
L’assemblée plénière générale du Conseil d’Etat doit décider aujourd’hui d’adopter ou d’amender ce projet d’avis. Puis il sera transmis au gouvernement, lequel n’est pas obligé d’en suivre les recommandations. Il prend toutefois le risque d’être censuré par le conseil constitutionnel une fois la loi adoptée.
Selon Le Parisien, le ministère de l’Education nationale a discrètement sondé cette semaine le Conseil d’Etat sur une piste de scolarisation obligatoire à 6 ans, plutôt qu’à 3 ans.
Encore un cas de harcèlement LGBT dans une école catholique
Faire intervenir un travesti qui se prostitue dans une classe de CM1, c’est bien.
Mais une brochure éditée par les éditions des Béatitudes, inspirée du catéchisme de l’Eglise catholique, distribuée dans un lycée catholique, c’est mal.
Sous la pression du lobby LGBT, le chef d’établissement s’est excusé sur Facebook et a estimé que cette publication est cousue «d’approximations » et « d’affirmations caricaturales »
C’est une revue de 72 pages était laissée à la disposition des élèves du lycée catholique Notre-Dame de Kerbertrand de Quimperlé, dans le Finistère. On peut notamment y lire que
« l’homosexualité résulte souvent d’une évolution psychique marquée par l’influence excessive ou insuffisante du père ou de la mère dans l’enfance ; ou suite à des perversions d’adultes qui ont provoqué une attirance pour le même sexe, ou une peur de l’autre sexe ».
Ces extraits ont été publiés sur Twitter par le compte Le coin des LGBT+ .
Cet ouvrage intitulé Pour réussir ta vie sentimentale et sexuelle a été écrit par le père Jean-Benoît Casterman et publié pour la première fois en 2006.
Décès de Valéry Giscard d’Estaing, le président de l’avortement et du regroupement familial
L’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing est mort à l’âge de 94 ans.
S’il avait récemment exprimé quelques regrets sur le regroupement familial, instauré en 1976, il n’a, à ma connaissance, jamais formulé de regret sur la loi concernant l’avortement (ni même sur son évolution) instaurée en 1975 :
«L’idée en soi était juste et généreuse (…) Mais elle a été mal appliquée, et j’ai eu le tort de ne pas plus surveiller l’application ; j’en ai donc la responsabilité (…) Nous visions le noyau familial tel que nous le connaissons et nous avons vu arriver des noyaux familiaux totalement différents.»
C’est également lui qui a fragilisé l’institution familiale, cellule de base de la société, avec la loi du 11 juillet 1975 instaurant le divorce « par consentement mutuel » ou « pour rupture de la vie commune ».
Il fut également le rédacteur de la Constitution européenne, adoptée au mépris des peuples sous l’appellation “Traité de Lisbonne”, consacrant l’hégémonie de l’Union européenne sur la souveraineté des nations.
Il a en quelque sorte présidé au grand remplacement : celui de la jeunesse française par une jeunesse immigrée et celui de la souveraineté nationale par des structures supranationales.
Que Dieu ait son âme.
La nouvelle jauge dans les églises, jusqu’au 15 décembre

Dimanche dernier, la Fraternité Saint-Pie X a organisé plusieurs messes en plein air, notamment à Paris et à Bordeaux, pour pouvoir accueillir tout le monde. La messe célébrée à Bordeaux ayant créé quelques émois au sein de la mairie socialiste, un communiqué a été publié :

Liberté du culte: en Belgique aussi
Nos amis belges ne sont pas beaucoup mieux gouvernés que nous. Et leurs gouvernants y ont la même aversion pour le catholicisme et pour les libertés que chez nous. En conséquence de quoi, alors que les commerces rouvrent, les églises restent largement interdites au culte. Mais, dans cette terre de modération et de consensus, le mépris des chrétiens donne des résultats surprenants. Une pétition commence à se répandre. Un ami belge me dit qu’elle va même être relayée par la “Libre Belgique”, principal quotidien francophone de centre-droit. On peut la juger un peu tiède. En particulier, je ne vois pas bien l’intérêt de dire que l’Eglise ne veut “pas plus que les autres” (si nous croyons que l’Eglise a été fondée par le vrai Dieu, il n’y aurait rien de scandaleux à ce qu’elle soit traitée différemment des sectes les plus évidemment erronées). Mais, peu importe. L’enjeu, de l’autre côté de la frontière comme ici, c’est la vie sacramentelle des fidèles et, pour cet enjeu, nous pouvons sans difficulté taire nos divergences.
N’hésitez donc pas à signer et à faire signer cette lettre ouverte. Non la messe n’a rien d’accessoire dans notre vie!
Pour signer, c’est ici (la version française est en bas de la page). Vous pouvez suivre le combat sur cette page Facebook. Et vous pouvez participer au sondage sur la liberté de culte mis en ligne par la Libre Belgique.
Guillaume de Thieulloy
NB: l’image ne vient pas de Belgique, mais le combat pour la messe est le même des deux côtés de la frontière!
La Commission européenne exhorterait les pays européens de « ne pas permettre la célébration des messes » de Noël
Lu dans Famille chrétienne :
La Commission européenne ne veut pas de nouvelle vague de contaminations à Noël. Et pour cela, elle est prête à exiger de sérieux sacrifices en cette période de fin d’année marquée par les vacances et les fêtes. Dans ses recommandations pour « Rester en sécurité » cet hiver, qui doivent être publiées ce mercredi 2 décembre, elle exhorterait tous les pays européens de « ne pas permettre la célébration des messes » de Noël, rapporte le journal italien Il Tempo. Dans ses recommandations, la Commission européenne enjoindrait à remplacer les cérémonies religieuses par des « initiatives en ligne, à la télévision ou à la radio », rapporte encore le Corriere della sera.
Antonio Tajani, président de la Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen et vice-président de Forza Italia, a réagi :
« La Commission européenne invite-t-elle à ne pas faire célébrer les messes pendant les fêtes de Noël? J’espère que c’est un fake ». « Je demande à Ursula Von der Leyen d’exclure cette hypothèse qui n’a rien à voir avec la lutte au COVID19 »
Chère @vonderleyen , cher @TimmermansEU à Noël j’irai à la Messe !
— Antonio Tajani (@Antonio_Tajani) November 30, 2020
Addendum : Voici le document en question, qui indique en page 6 :
En cas de cérémonies, envisager d’éviter les assistances nombreuses ou de recourir à la diffusion en ligne, en télévision ou en radio, d’attribuer des places spécifiques où les membres d’une même famille (les «bulles domestiques») peuvent s’asseoir ensemble, et d’interdire le chant choral.
Micro-Néron garde-frontières : pas de vaccin face à l’épidémie de folie
De Bernard Antony :
Il est toujours difficile de dire qu’il s’agit du dernier coup de « dinguerie » en date tant se succèdent de plus en plus les « gags » de nous gouvernants, et d’abord du président de la République lui-même.
Le regard de plus en plus allumé, notre Micro Néron élyséen, qui veut s’occuper de tous et de tout « en même temps », a donc annoncé qu’il s’emploierait à prendre « des mesures restrictives » et en même temps « dissuasives » pour empêcher les Français d’aller skier à Noël à l’étranger, notamment en Suisse (et en Andorre aussi, mais cette principauté dont il est « co-prince » serait-elle désormais tenue pour étrangère ?)
Voici donc ce Macron jusqu’il y a peu acharné ennemi mondialiste des frontières, décidé à désormais s’employer précisément dans la charge de « garde-frontières ». Lui qui professait il y a moins d’un an que « les virus n’ont pas de frontières » entend donc maintenant les confiner selon le principe que « chaque virus doit demeurer chez lui ». Pourquoi pas d’ailleurs ? Mais est-ce bien du rôle du chef de l’Etat de s’occuper en personne de cette assignation à résidence pour les virus susceptibles de se prendre d’affection pour de téméraires skieurs ?
Simultanément, comme nous l’avons vu hier, Micro Néron n’entend pas, semble-t-il, revenir sur son ukase de fermeture des bars et des restaurants sur tout le territoire.
Au moment où j’écris, après le désaveu du Conseil d’Etat à la « limitation par 30 », on ne sait toujours pas non plus la teneur du nouveau décret gouvernemental sur la liberté des cultes dans les édifices catholiques.
On m’a rapporté que, vrai de vrai, Castex et Darmanin avaient cru que le chiffre de « trente » ne pouvait que plaire aux catholiques puisque conforme à un concile fondé sur ce chiffre ! (sic)
Dans la ville italienne de Trente, où s’ouvrit le 15 mai 1542 le célèbre concile, grand moment de la Réforme catholique (dite de la « Contre Réforme ») en réaction à la réforme protestante, on a charitablement souri de cette crasse ignorance…
Mais on apprend que dans la même veine des mesures macronomiques et de celles de Castex (« dura Castex sed lex !») la Commission de Bruxelles, devrait publier aujourd’hui « des recommandations sanitaires très restrictives ». Sans doute y pense-t-on, sans qu’il soit besoin de le préciser, qu’elles seront aussi « dissuasives ».
Les inénarrables bureaucrates de l’athéocratie soviétoïde bruxelloise qui ont à peu près la culture religieuse des alligators voudraient en effet que l’Eglise Catholique favorise des Messes de Noël « digitales » (sic), sans participation réelle et en évitant les chorales.
On le voit, le « meilleur des mondes » bruxellois ne cesse de s’améliorer ! On veut espérer qu’il n’y aura pas beaucoup d’évêques pour adopter cette réforme « digitale » de la Messe.
Cependant, voici que l’on nous annonce pour la France la mise sur le marché des vaccins anticovid « première génération » (resic).
Pour ma part, je ne suis pas sur une ligne d’hostilité de principe à tout vaccin. Il y en a eu de très utiles. Et notamment, un des tout premiers, le vaccin « contre la rage ». Je crois d’ailleurs qu’il serait utile de faire des campagnes de piqûres de rappel sur certaines populations qui en ont manifestement besoin : « antifas », « black-blocs », « islamo-jihadistes » !
J’ai été pour ma part, dès mon école primaire (laïque) dans mon village de Bazet vacciné par mes instituteurs tous plus ou moins communiste contre le marxisme-léninisme.
Pour ce qui est de celui de « première génération » contre le covid, je veux être exceptionnellement à la pointe du progrès: je conseille donc de ne pas se précipiter et d’attendre au moins le vaccin de la « 5G » et même de la 6 ou de la 7G, non sans l’espoir que, d’ici-là, le coronavirus se sera enlisé quelque part dans le désert de Gobi !
