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La précarité de l’emploi augmente

Le nombre de chômeurs en catégorie A, personnes sans emploi, est en baisse de 204 700 personnes. En revanche, le nombre de chômeurs des catégories B et C augmente. Ces catégories regroupent les personnes ayant exercé une activité réduite (la différence entre la B et la C tient à un temps de travail effectué de plus ou moins 78 heures).

Le total des catégories B et C est de 236 200 personnes. Ce chiffre additionné au recul observé en catégorie A, on obtient alors une hausse du chômage de 31 500 personnes. Au mois de juin, il y a donc eu un phénomène de vases communicant : ceux qui ont retrouvé un travail sont dans une situation précaire.

Depuis le début de la crise en mars, le nombre de chômeurs a progressé de 5,2 %. Il y a au total 6,2 millions personnes à la recherche d’un emploi.

Et le plus dur reste à venir puisque beaucoup de petites entreprises bénéficient encore de mesures d’aide. Ces mesures vont progressivement être levées. C’est à ce moment que les difficultés vont commencer.

Michel Onfray : « Je pense que la France en est à un stade de coma et de mort avancé. »

Le 17 juillet, Sky, fondateur du think-tank et de la web-tv Thinkerview, accueillait Michel Onfray sur son plateau pour 2h30 d’émission. Nietzschéen, ce dernier constate la mort de Dieu en Occident :

« Le christianisme ne fonctionne plus chez les chrétiens : ils ne croient plus au purgatoire, à l’enfer, à la parousie, à Satan, à l’eucharistie, à la virginité de Marie… » Il poursuit : « Tout ce qui était dogmatique, tout ce qui supposait une foi a disparu. »

« On a un pape qui est un boy-scout, qui nous dit qu’il “faut aimer ceci ou aimer cela”, “sauver la planète”… (…) C’est Greta Thunberg sans la transcendance. » « Ce qui fait le fond de notre civilisation est épuisé. »

Il dénonce les déconstructeurs :

« Nous sommes dans une civilisation de l’épuisement. Nous n’aimons que ce qui nous déteste, tout ce qui nous détruit est [perçu comme] formidable ». « Il y a une passion pour la déconstruction. Il faut détruire la vérité, l’Histoire… » « L’Histoire n’existe plus. Il n’est plus question de savoir qui a fait quoi, comment les choses ont pu fonctionner etc. ». « Il n’est plus question de savoir ce qu’ont été les traites négrières. Il y a une “méchante traite” : celle assurée par les blancs. Et il y a une “bonne traite” : celle assurée par les musulmans ».« Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux, lorsqu’elle parle de crimes contre l’humanité, souhaite absolument qu’on ne parle pas de cette traite-là. C’est de l’idéologie, ce n’est pas de l’Histoire. »

Puis il a déclaré :

« Je pense que la France en est à un stade de coma et de mort avancé. »

« La disparition des Etats rend possible l’apparition de certains individus qui sont des richesses planétaires qui peuvent tout acheter. La seule chose qu’ils ne peuvent pas acheter, c’est la santé, la vie. Que disent ces gens-là ? “Je veux vivre toujours”. C’est le symptôme du narcissisme absolu. Cet égocentrisme perpétuel fait que certains ne veulent pas mourir : c’est le transhumanisme. »

« On voit bien que les altermondialistes, les anticapitalistes et les antifascistes sont des gens qui travaillent pour le Capital, puisqu’ils veulent détruire toutes les identités, la nature et que les femmes pauvres vendent leurs utérus ». « Quand ces gens descendent dans la rue en disant “le fascisme ne passera pas”, ils sont en train de faire le nécessaire pour que Google, Facebook et Elon Musk puissent parvenir à réaliser ce projet transhumaniste. » « Le transhumanisme, ce sont les GAFAM. »

« Le transhumanisme suppose la marchandisation de tout ce qui existe : Nature, air, eau, animaux… »  « On s’en va vers une mécanisation généralisée de la planète, première civilisation véritablement universelle. » « Il suffit d’aller voir du côté de George Orwell pour comprendre que 1984 n’est pas à venir, c’est maintenant. »

Isère : un maire agressé par des voyous qui tiraient des feux d’artifice sur l’église

Des voyous tiraient lundi soir des feux d’artifice sur l’église de Miribel-Les-Echelles, en Isère, sans doute pour l’incendier (dans un geste de désespoir, pour se faire entendre… selon les autruches habituelles…). L’élu était en réunion avec deux conseillers municipaux lorsqu’il a entendu des bruits de scooters puis de feux d’artifice sur la place du village.

Le maire, Williams Dufour, 51 ans, annonçant sa fonction, a alors demandé aux adolescents de « cesser leurs nuisances ». L’un d’eux a menacé William Dufour avec un feu d’artifice. Le maire a cherché à le maîtriser mais a été brûlé, puis frappé au visage par un autre. Le maire a été agressé alors qu’il cherchait à les calmer. L’édile, qui présentait des plaies au visage, à une main et une brûlure à l’autre main, a reçu sept jours d’ITT.

« Ce qui m’a frappé, c’est que ces jeunes avaient de la haine vis-à-vis de moi, alors que nous ne nous connaissons pas ! ».

L’Assemblée vote l’extension de la PMA

Les parlementaires LREM sont comme une machine lancée à pleine vitesse sur la route du “progressisme”, et le gouvernement tente de freiner certains députés. Mardi matin, le Premier ministre Jean Castex s’est invité à la réunion du groupe majoritaire pour appeler à “l’équilibre” et “au compromis”. Le président des députés LREM Gilles Le Gendre et la responsable du texte Aurore Bergé se démènent pour éviter les divisions internes, plus marquées qu’il y a neuf mois. Après des réunions de déminage, ils sont “comme des fous, nuit et jour au téléphone pour essayer de rabattre” des troupes et garantir les votes, glisse un député.

Deux mesures, votées en commission spéciale, en l’absence de membres du gouvernement : la première, rejetée mercredi dans l’hémicycle par 78 voix contre 31, est la réception d’ovocytes de la partenaire, selon la technique dite ROPA – la receveuse pouvant ainsi porter l’enfant après une fécondation in vitro. La ROPA est une sorte de gestation pour autrui entre deux femmes. Chez LREM, le co-rapporteur Jean-Louis Touraine a poussé en vain pour autoriser cette technique. Chez Les Républicains, 2 députés ont voté cette mesure (16 contre) : le LGBT Maxime Minot, qui a eu les honneurs du quotidien Le Monde récemment, et Pierre Vatin. 14 députés LREM ont voté pour (contre 39), 11 se sont abstenus.

Deuxième mesure: l’élargissement du diagnostic préimplantatoire à la recherche d’anomalies chromosomiques (DPI-A). Le principe, clairement eugéniste, est de compter le nombre de chromosomes non sexuels d’un embryon avant une FIV, pour repérer des embryons non viables ou une éventuelle trisomie 21. Cette mesure avait été retoquée par l’Assemblée en première lecture et revenue via la commission spéciale en seconde lecture. Elle sera soumise à un nouveau vote jeudi ou vendredi. Le ministre de la Santé Olivier Véran soutenait le DPI-A quand il était encore député en octobre. Il va désormais tenter de porter la voix du gouvernement hostile à cette disposition. La droite ne cesse de souligner “l’embarras” des macronistes.

L’Assemblée nationale a à nouveau voté mercredi soir l’extension de la PMA, dite PMA sans père, par 66 voix contre 27, et 3 abstentions. Voici la liste des députés qui ont courageusement voté contre :

– LREM :
Contre: 4
Blandine Brocard
Typhanie Degois
Yannick Kerlogot
Marie Tamarelle-Verhaeghe

– LR :
Contre: 17
Emmanuelle Anthoine
Julien Aubert
Thibault Bazin
Valérie Beauvais
Sandra Boëlle
Xavier Breton
Rémi Delatte
Fabien Di Filippo
Pierre-Henri Dumont
Annie Genevard
Patrick Hetzel
Brigitte Kuster
Marc Le Fur
Bernard Perrut
Nathalie Porte
Alain Ramadier
Nathalie Serre

– MODEM
Contre: 1
Frédéric Petit

– UDI
Contre: 3
Pascal Brindeau
Valérie Six
Agnès Thill

– Libertés et Territoires
Contre: 1
Jean Lassalle

– Non inscrits
Contre: 1
Emmanuelle Ménard

Les députés ont aussi rejeté la PMA post-mortem, avec les gamètes d’un conjoint décédé :

De même pour l’ouverture de la PMA aux hommes transgenres. L’Assemblée a supprimé un autre ajout fait récemment en commission, concernant l’appariement (recherche d’un donneur aux caractéristiques proches, en particulier physiques).

Discrimination des chrétiens en Turquie : Jean Lassalle demande au ministre des Affaires étrangères de réagir

Communiqué de SOS Chrétiens d’Orient :

Face à la multiplication des actes de violence observés contre les chrétiens en Turquie, le député Jean Lassalle a interpellé officiellement le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, auquel il demande de réagir urgemment et de soutenir la population chrétienne menacée de disparition (texte complet ci-dessous, QE du 28 juillet 2020). Dans la région de Tur’Abdin, au sud-est de la Turquie, les chrétiens sont passés de 30 000, dans les années 60, à moins de 2 000 aujourd’hui. Accusés et soupçonnés en permanence de soutenir le PKK (Parti séparatiste kurde) contre la Turquie, ils sont victimes d’une véritable discrimination organisée par les autorités administratives.

Depuis leur disparition en janvier 2020, SOS Chrétiens d’Orient s’est inquiété et ému du sort d’un couple de chrétiens âgés enlevés chez eux par des individus armés non identifiés, dans la région de Sirnak. Si le corps de la femme a été retrouvé deux mois plus tard, les onze enfants de la famille restent sans nouvelles de leur père. Les autorités turques n’ont mené qu’une enquête superficielle, qui a prestement été classée confidentielle. La famille Diril se voit aujourd’hui dans l’obligation de porter leur plainte devant les instances internationales, afin que la lumière soit faite sur la disparition de leur père.

Les persécutions sont régulières et de toutes natures. Récemment, ce sont encore des vignes appartenant à des familles chrétiennes de la région qui ont été incendiées, puis les sept cents oliviers du monastère syriaque orthodoxe de Mor Hananyo, à Mardin.

Derrière l’acte, fortement symbolique, de la transformation de la basilique Sainte-Sophie en mosquée, c’est toute une population qui souffre de discriminations et de violences organisées. La France, pays des Droits de l’Homme et partenaire de la Turquie au sein de l’Otan, a le devoir de réagir et de soutenir ces populations chrétiennes qui n’ont déjà que trop souffert.

Voici la Question n° 30-00282 :

M. Jean Lassalle alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une situation très inquiétante des chrétiens vivants aux confins sud-est de la Turquie et plus précisément concernant tous les actes de violence envers cette population. En effet, alors que le monde est occupé à lutter contre la pandémie de Covid-19, à faire face au chômage de masse et à une récession mondiale, tout laisse à croire que le gouvernement turc profite de la situation pour faire pression sur les minorités, et plus particulièrement sur la population chrétienne. La région de Tur’Abdin au sud-est de la Turquie a toujours été habitée par des chrétiens. Il s’agit d’Araméens de confession syriaque-orthodoxe, aussi dénommés « chrétiens assyriens ». Dans les années soixante, leur population était encore largement autour de 30.000 individus. Mais à la suite des discriminations, aux difficultés socio-économiques et surtout à l’accusation quasi constante d’être des alliés des séparatistes kurdes, beaucoup d’entre eux ont émigré vers l’Occident. Aujourd’hui cette population de près de deux mille chrétiens dans la région, est victime d’affrontements permanents entre les nationalistes turcs et les indépendantistes kurdes, et très régulièrement accusée sans preuve de soutenir le PKK. Ainsi ce pays enregistre une augmentation permanente des arrestations ou des disparitions des chrétiens ces derniers temps, ce qui inquiète la communauté internationale. La dernière en date a particulièrement bouleversé les observateurs internationaux car il s’agit d’un couple âgé d’agriculteurs qui a été enlevé par des hommes non identifiés. Houmouz Diril et sa femme habitaient dans leur village de Meer dans le Hakkâri depuis dix ans et n’ont jamais voulu partir, malgré toutes les pressions. C’est ainsi leur fils Remzi Diril, un prêtre de l’église chaldéenne catholique d’Istanbul, a trouvé la maison paternelle vide, sans ses parents. Le corps de sa mère a été enfin retrouvé mais sans vie deux mois plus tard à quelques mètres de la demeure familiale. Par ailleurs, plusieurs vignes de chrétiens ont récemment été incendiés ainsi que sept cents oliviers d’un monastère de la région, le fameux monastère de safran dédié au Saint Ananias (Mor Hanonyo) et situé à trois kilomètres au sud-est de Mardin. C’est pourquoi les observateurs de l’ONU appellent à la paix et la France a un grand rôle à jouer dans le dialogue entre la Turquie et ses communautés et doit honorer sa vieille promesse de défendre les chrétiens d’Orient qui date de 1535, accord entre François Ier et la Sublime Porte, première alliance entre un Roi Très Chrétien et un monarque musulman. Ainsi, il lui demande quelles sont les actions envisagées par notre gouvernement dans l’immédiat pour apporter en urgence un soutien à cette communauté chrétienne en Turquie, qui apparaît comme un devoir envers nos accords internationaux.

Vaucluse : Tags LGBT sur la cathédrale de Vaison-la-Romaine

Communiqué de Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon :

Suite à ma lettre ouverte envoyée aux députés et sénateurs de Vaucluse ainsi qu’à la presse locale lundi dans la journée, dans la nuit de lundi à mardi deux tags ont été écrits sur les murs de l’ancienne cathédrale de Vaison-la-Romaine – « vaut mieux une paire de mères qu’un père de merde ». Comment ne pas y voir une référence au troisième paragraphe de ma lettre :

« Si cette loi passe, une femme pourra donner un de ses ovocytes fécondés à sa compagne, il sera implanté dans son utérus pour qu’elles soient toutes les deux mères, gommant toute référence à l’importance d’un père et d’une vraie paternité pour la croissance et la vie d’un enfant. »

J’ai déposé plainte pour ces tags apposés sur les murs de l’ancienne cathédrale “Notre-Dame de Nazareth” de Vaison-la-Romaine et pour dégradation d’un lieu de culte, le maire de Vaison a également porté plainte.

Nous vivons dans un monde où l’Église catholique est sans cesse l’objet de dégradations ou de vols ou d’incendies sans de vraies réactions de la société. De plus, la liberté d’expression n’a plus droit de cité face à des groupuscules qui s’en prennent aux lieux mémoires de nos racines chrétiennes. Enfin, contester un projet de loi de bioéthique proposé au parlement durant le début des vacances, soulève toujours des réactions de violence de la part de ceux qui doivent faire partie du lobby minoritaire à la source de cette loi.
+ Jean-Pierre Cattenoz

Neuvaine au Curé d’Ars: Jour 4 – « Les pauvres sont les amis de Dieu. »

« L’homme est un pauvre qui doit tout demander à Dieu. » Cette pauvreté première qui est liée à notre condition de créature et de fils, fait de nous des mendiants de l’amour et de la vie de Dieu, assurés qu’il donne à chacun ce qu’il lui faut : il est Père !

Saint Jean-Marie Vianney est profondément ancré dans cette confiance en la Providence divine, qui prévoit et pourvoit, qui assure à celui qui le lui demande « son pain quotidien ». Le saint Curé d’Ars a voulu vivre une pauvreté radicale pour ressembler au Christ, pour tout recevoir de Dieu qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous… et aussi pour que les pauvres, en entrant chez lui, n’aient pas honte !

Pendant toute sa vie, saint Jean-Marie Vianney a appris à reconnaître dans le pauvre l’image du Christ à vêtir, nourrir, visiter… depuis la table familiale jusqu’à la fondation d’une Providence pour les petites filles pauvres et l’accueil des mendiants quasi quotidien. S’il ne négligeait jamais de secourir les besoins matériels, il offrait en même temps les secours spirituels qui rappelaient au pauvre lui-même sa dignité la plus profonde : porter l’image et la ressemblance de Dieu, être une âme qui ne peut être nourrie que par Dieu !

Méditation : Saint Curé d’Ars, vous nous apprenez à exercer la charité sans condescendance ni mépris, d’abord envers nous-mêmes, en nous reconnaissant pécheurs et mendiants de Dieu, de sa Miséricorde, de sa bonté paternelle. Vous nous redites aussi que « les pauvres sont les amis de Dieu » et qu’en prendre soin, s’en rendre proches, c’est honorer le Christ en eux.

Apprenez-nous cette délicatesse qui n’omettra pas d’offrir Dieu, tout en donnant les secours matériels à ceux qui nous les demandent, car « la pire discrimination dont souffrent les pauvres est le manque d’attention spirituelle » (Encyclique Evangelii gaudium, 24 novembre 2013, n°200).

Intention : Saint Curé d’Ars, fidèle ami de la Vierge Marie, j’ai confiance en votre intercession. Priez et intercédez pour moi durant cette neuvaine pour… (formuler la grâce désirée).

Prières : Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

Prière au saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l’Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd’hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle.

Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l’Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement.

Tu as été l’ami des pécheurs. Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père.

Tu as été le soutien des pauvres. Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l’argent et de toutes les fausses richesses.

Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie. Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l’enfant.

Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l’univers. Donne aux prêtres l’amour de l’Église, l’élan apostolique, la solidité dans les épreuves.

Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l’appel du Bon Berger.

Saint Curé d’Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu, toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Les racailles peuvent massacrer tranquillement : Eric Dupont-Moretti a été recruté pour lutter contre le RN

Selon Arthur Berdah dans Le Figaro, le président de la République et le premier ministre n’ont pas recruté Eric Dupont-Moretti à la justice uniquement pour son expertise et sa connaissance des dossiers, mais parce qu’il a fait de la lutte contre le RN l’un de ses principaux combats.

Avec un point d’orgue en 2015, lorsqu’il a plaidé pour l’interdiction pure et simple du mouvement, au motif qu’il ne serait « pas républicain ». Une position qu’il s’est bien gardé de renouveler depuis son entrée au gouvernement. Sans forcément aller à nouveau sur le terrain juridique, le garde des Sceaux ne devrait donc pas tarder à réengager une bataille très rude sur le plan politique. « Éric Dupond-Moretti est populaire sans être populiste. Je dirais même qu’il est d’une sorte de “populisme raisonné et éclairé”. Grâce à lui, le macronisme va pouvoir élargir sa base électorale, et dépasser notre sociologie qui est trop restreinte et trop monocolore , se réjouit un proche d’Emmanuel Macron. On ne combat le populisme que par un contre-populisme », ajoute-t-on de même source. Pour l’accompagner dans sa croisade, Éric Dupond-Moretti pourra compter sur les renforts de Jean Castex et Roselyne Bachelot. « Ensemble, ils forment un couple à trois. Leur polyphonie va constituer notre chorale antipopuliste avant 2022 », résume un membre du premier cercle du président.

Vers la construction d’une église, copie de Sainte Sophie

Avec l’accord du gouvernement syrien et le soutien de secteurs du monde politique et militaire russes, pourrait rapidement entrer en phase opérationnelle la construction d’une église, érigée dans le but déclaré de reproduire, dans des dimensions réduites cependant, le profil architectonique de l’antique Basilique de Sainte Sophie de Constantinople, récemment reconvertie en mosquée par le autorités turques.

La mini Sainte Sophie syrienne devrait, selon les promoteurs du projet, être construite dans la région de Hama. C’est ce qu’indiquent les moyens de communication syriens et libanais, citant des informations diffusées par des sources proches du gouvernement syrien, qui présentent l’opération comme une sorte de réponse russo-syrienne au choix tuc de rouvrir Sainte Sophie au culte islamique.

La pose de la première pierre de l’église aurait déjà eu lieu sur le site d’al Suqaylabiyah – une petite ville du gouvernorat de Hama habitée avant le conflit par quelques 20.000 chrétiens orthodoxes – en présence de représentants de la Douma russe et avec l’autorisation du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche, ayant son siège à Damas.

Nadel al Abdullah se présente en particulier comme promoteur de l’initiative. Il est connu pour avoir conduit une milice qui se présentait comme force d’autodéfense composée de chrétiens orthodoxes faisant partie des groupes paramilitaires progouvernementaux dans le cadre du conflit contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique » et de Jabhat al Nusra.

Le parlementaire russe Vitaly Milonov, connu en Russie notamment pour les campagnes visant à reprendre, dans les publications officielles russes, l’antique nom de Constantinople pour indiquer l’actuelle ville turque d’Istanbul, aurait déclaré que les orthodoxes russes seraient prêts à soutenir généreusement la construction en Syrie d’une église ressemblant à Sainte Sophie.

Totalitarisme LGBT

Les deux photos montrent la même statue du Christ, détruite pendant la guerre par les Allemands, puis profanée par les extrémistes LGBT.

L’antiracisme obligatoire est sans doute l’un des leviers de contrôle psychologique les plus aboutis

Commentaire trouvé sur Facebook :

La famille d’Axelle a demandé l’annulation d’une marche de soutien. Motif : «On craint une récupération politique». Enième déclinaison de l’invraisemblable «vous n’aurez pas ma haine».
En face, le moindre contrôle d’identité sur un Noir ou un Arabe est interprété comme une agression raciste qui justifie que l’on mobilise toute la communauté, qui d’ailleurs se mobilise en effet dans un mouvement spontané d’inspiration tribale et communautaire, et les médias au grand complet relaient au point d’obliger le législateur à durcir les lois antiracistes.
Pendant ce temps, les familles françaises sont obligées, même lorsqu’elles enterrent leurs enfants massacrés gratuitement dans les rues françaises, de faire allégeance à l’antiracisme triomphant et absurde et de donner des gages de conformité républicaine. Je ne serais pas surpris d’apprendre que c’est l’avocat de la famille qui lui a conseillé de prendre cette position publique. Cela répond aux déclarations de Céline Cooper, l’avocate des assassins, qui a d’ores et déjà positionné le débat sur la question de la récupération politique de la vilaine extrême-droite. Autant dire que le camp d’en face a déjà presque gagné, symboliquement. L’antiracisme obligatoire est sans doute l’un des leviers de contrôle psychologique les plus aboutis et les plus intimidants de toute l’histoire humaine. C’est devenu un totem mystique, une religion, une divinité même. Il faut être antiraciste jusque sur la pierre tombale de son enfant donné en sacrifice.

Plus de liberté d’expression à l’université

En laissant libres les groupuscules d’extrême-gauche, le régime permet de censurer les libre-propos au sein de l’université, comme le constate Le Figaro étudiant :

Une conférence sur Napoléon? Déprogrammée. Une pièce de théâtre grecque antique? Reportée. Un cours de «prévention de la radicalisation»? Ajourné. Ces derniers mois, dans les grandes écoles et universités françaises, de nombreux événements ont été annulés à la suite de menaces proférées par certains étudiants ou militants aux chefs d’établissements. Faut-il s’inquiéter de la disparition de la liberté d’expression dans les universités françaises? Au sein de la communauté universitaire, de multiples voix commencent à s’élever pour dénoncer une censure de plus en plus importante. […]

Ces annulations ou reports, qui ont tous créé la polémique, ne sont que quelques infimes exemples de la censure que peut connaître l’université française. Ils ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg. Régulièrement, ces établissements font face à la pression de certains groupes d’étudiants ou de militants extérieurs à l’établissement. […]

Qui sont les étudiants ou militants qui perturbent, menacent ou empêchent la tenue de ces événements? Olivier Vial, le président de l’UNI (Union national inter-universitaire), syndicat étudiant de droite, observe depuis plusieurs années ces jeunes fauteurs de troubles. «Il y a un double facteur, introduit-il. D’un côté, la montée d’un activisme et d’un militantisme d’extrême gauche, et de l’autre, l’éclosion de mouvements indigénistes, décolonialistes, antispécistes, ultraféministes. Convaincus d’appartenir au camp du bien, ils veulent interdire la parole à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Et cela passe par la violence et par l’intimidation», décrit-il. […]

Dans son école, Pierre Mathiot, le directeur de Sciences Po Lille évoque des petits groupes proches des mouvements d’extrême gauche. «Des jeunes qui appartiennent à une gauche radicale, comme la France insoumise. Puis, il y a des associations qui luttent pour l’égalité de genre. Ils sont peu nombreux mais extrêmement actifs et ont des connexions dans l’espace public local. Quand ils manifestent, ils ne sont donc jamais seuls», détaille-t-il. […]

Une vidéo, visionnée des millions de fois, montrant des médecins défendant l’hydroxychloroquine, supprimée de YouTube, Twitter, et Facebook

Cette vidéo, publiée à l’origine par Breitbart News, a été supprimée bien qu’elle soit devenue virale. Elle montre une conférence de presse tenue lundi devant la Cour suprême américaine par le groupe America’s Frontline Doctors. Le site Web du groupe de médecins affirme que

la vie américaine a été victime d’une campagne massive de désinformation. Nous pouvons spéculer sur la façon dont cela s’est produit et pourquoi cela s’est poursuivi, mais le but du sommet inaugural du White Coat est de permettre aux Américains d’arrêter de vivre dans la peur. Si les Américains continuent de laisser les soi-disant experts et personnalités des médias prendre leurs décisions, la grande expérience américaine d’une République constitutionnelle avec une démocratie représentative cessera.

Breitbart a rapporté lundi qu’un porte-parole de la société Facebook, Andy Stone, a déclaré :

«Nous avons supprimé cette vidéo pour avoir partagé de fausses informations sur les remèdes et les traitements du COVID-19.»

Stone n’a pas dit à Breitbart quelle partie de la vidéo Facebook prétendait être de «fausses informations» ni d’où venait la décision de supprimer les vidéos. 

Sur Facebook, le flux direct de Breitbart News de la conférence de presse des médecins a enregistré plus de 17 millions de vues «en 8 heures et 185 000 téléspectateurs simultanés au moment de sa diffusion», selon le site d’information. Un clip YouTube de l’événement a été visionné 80 000 fois avant d’être supprimé pour «violation du règlement de la communauté YouTube», selon Breitbart News.

La diffusion en direct de l’événement par Breitbart News a enregistré environ 1 million de vues sur la plate-forme de diffusion en direct de Twitter Periscope avant d’être mise hors ligne.

America’s Frontline Doctors a été fondée par le Dr Simone Gold, qui, selon son site Web, est un «avocat diplômé de Stanford en médecine d’urgence». La liste complète des orateurs pour le «White Coat Summit» comprenait le Dr Gold et le Dr Dan Erickson, qui ont fait la une des journaux en avril pour avoir remis en question les mesures de verrouillage du coronavirus et son impact sur l’économie et la santé mentale des gens.

La conférence de presse de lundi des médecins a commencé avec Gold, qui a déclaré avoir décidé de tenir le sommet parce que

«le peuple américain n’a pas entendu parler de toute l’expertise qui existe dans tout notre pays. Nous avons des experts qui parlent, mais il y a beaucoup, beaucoup d’experts à travers le pays. «Les Américains sont rivés et capturés par la peur en ce moment. Nous ne sommes pas autant retenus par le virus que par la toile d’araignée de la peur. Cette toile d’araignée est tout autour de nous et elle nous resserre et elle draine la force vitale du peuple américain, de la société américaine et de l’économie américaine ». «Plusieurs milliers de médecins ont été réduits au silence pour avoir annoncé au peuple américain la bonne nouvelle de la situation, que nous pouvons gérer le virus avec soin et intelligence, mais nous ne pouvons pas vivre avec cette toile d’araignée de peur qui resserre notre pays.»

Breitbart News a rapporté que Twitter avait limité son compte sur le partage de la vidéo des médecins.

«Peu de temps après avoir supprimé les images du livestream, Twitter a limité le compte officiel de Breitbart News, ce qui signifie que le compte ne peut pas être utilisé pour envoyer des tweets. Un porte-parole de Twitter a déclaré à Breitbart News: “Les tweets avec la vidéo sont en violation de notre politique de désinformation COVID-19” ».

L’hydroxychloroquine (HCQ), un médicament approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis, qui est principalement utilisé pour traiter le paludisme, a été à l’origine de nombreux débats et spéculations sur le traitement du coronavirus. Le Dr James Todaro a affirmé qu’une attaque orchestrée est en cours contre l’hydroxychloroquine.

Quand avez-vous déjà entendu parler d’un médicament générant ce degré de controverse? Un médicament âgé de 65 ans qui figure sur la liste des médicaments essentiels et sûrs de l’Organisation mondiale de la santé depuis des années. C’est en vente libre dans de nombreux pays. Et ce que nous voyons, c’est beaucoup de désinformation.

Lors de la conférence de presse des médecins de lundi, le Dr Stella Emmanuel a affirmé que l’hydroxychloroquine l’avait aidé à traiter ses patients COVID-19.

«Je suis ici parce que j’ai personnellement traité plus de 350 patients atteints de COVID [.] … Je les ai mis sous hydroxychloroquine, je les ai mis sous zinc, je les ai mis sous Zithromax, et ils vont tous bien».

«Et aujourd’hui, je suis ici pour le dire, qu’en Amérique, il existe un remède contre le COVID. Toute cette folie n’a pas besoin de se produire. Il existe un remède contre le COVID. Il existe un remède contre le COVID qui s’appelle l’hydroxychloroquine. Cela s’appelle le zinc. Il s’appelle Zithromax. »

Le président américain Donald Trump a partagé des extraits de la vidéo du groupe de médecins avec ses abonnés, mais les liens ont ensuite été supprimés par Twitter de son compte. Donald Trump, Jr. a également partagé des extraits de la vidéo du groupe de médecins sur Twitter. Aujourd’hui, il a vu son compte suspendu pendant 12 heures.

«@Twitter et @jack ont ​​suspendu @DonaldJTrumpJr pour avoir publié une vidéo virale de médecins parlant d’hydroxychloroquine. Big Tech est la plus grande menace à la liberté d’expression en Amérique aujourd’hui et ils continuent de s’engager dans une ingérence électorale ouverte – point final », a déclaré Andrew Surabian, le porte-parole de Trump Jr., sur Twitter aujourd’hui.

«La Gestapo Big Tech recommence! Facebook, Google et YouTube sont devenus fous hier et ont de nouveau fermé la liberté d’expression, supprimant une vidéo virale @BreitbartNews d’un événement @TPPatriots. Big Tech ne peut pas être autorisé à choisir la voix qui est entendue », a déclaré Bozell sur Twitter .

Qui met le feu à nos cathédrales?

De Stéphanie Bignon sur Terre et famille :

Notre Dame de Paris, Saint Pierre et Saint Paul de Nantes en flames… Qui met le feu aux « vestiges de l’Eglise catholique » comme se le demandait récemment une journaliste de droite ?
Ces « vestiges » sont pourtant encore des arches, des vaisseaux auxquelles il serait plus qu’urgent de s’accrocher et pas seulement pour de pudiques raisons patrimoniales !

L’immigration, l’Islam, les 80 km/h, la faillite des banques et des entreprises, l’insécurité, la déchéance de nos institutions, le Covid 19, … sont les « distractions » inventées par les serviteurs de celui qui veut anéantir notre liberté, notre humanité. Ils ont pour mission de nous distraire de leur véritable objectif : inventer le nouvel « homme » pour le nouvel ordre.

Un projet de loi sur la bioéthique ou « morale du vivant » est en soi une aberration !

Peut-on légiférer sur la « morale du vivant » ? Se poser la question est déjà un signe avancé de dégénérescence et d’orgueil ultime ! Une loi se fait et peut se défaire. La morale commune à tous les hommes, la « Memoria dei », mémoire des premiers moments de notre vie de créature de Dieu, dés l’apparition du premier génome, nous interdit naturellement cette ultime transgression contre la Paternité de Dieu, contre la grâce de vivre. La loi des hommes ne peut qu’attester et défendre la loi naturelle et révélée.

Bien sûr, j’entends déjà les commentaires … mais il faut bien encadrer l’avortement, la PMA…le mariage… Ben oui, il faut bien quand on a chassé Dieu de la sphère publique. Le problème est que « si Dieu n’existe pas tout est permis » selon Dostoïevski … Et précisément tout est permis puisque notre délétère laïcisme ambiant nous interdit toute référence à Dieu en société. Quand Dieu n’existe pas il faut légiférer et si nous légiférons en lieu et place de Dieu peut-on s’attendre à rester raisonnables ?

Tout ce que nous traversons est conditionné pas cet ultime orgueil de l’homme. Pour être capable de créer à la place du Créateur il aura fallu aux apprentis sorciers que nous sommes, travailler, utiliser, dépecer, découper, broyer, vendre… vivants des milliards d’enfants à naitre « rabattus » vers les laboratoires par les plannings familiaux à travers le monde.

En 1998, le souverain pontife Jean Paul II, déclare publiquement que l’animation commence au premier génome, que l’être unique parmi tous les autres hommes est créé à la fusion du génome paternel et maternel. Mais le Saint Père trouvera sur sa route de ces catholiques que redoutait déjà sainte Bernadette plus que les prussiens, de ces catholiques qui militeront contre lui et pour l’animation tardive. La porte était ouverte vers la chosification de l’embryon… Sept ans plus tard, en 2005, l’ONU, sous l’influence de catholiques français, reconnaitra que le clonage humain est l’ultime transgression mais que tout le monde peut le faire ! Sept ans plus tard, en 2012, le clonage humain est devenu techniquement possible, la loi Taubira est présentée devant le Conseil d’état, sainte Hildegarde (XII ième siècle) est reconnue docteur de l’Eglise par Benoît XVI qui renoncera quelque mois plus tard. La sainte bénédictine nous révèle le plan de Lucifer : « J’attendrai jusqu’au moment où je sais que je (Lucifer) prendrai possession de la conception humaine, par-là, je possèderai l’humanité tout entière « .

Sept ans de plus et nous sommes en 2019, Notre Dame de Paris est en feu…

Nous avons mangé le fruit défendu et péché contre l’Esprit de Dieu, nous avons crucifié son fils et maintenant nous dévastons le Père dans sa paternité, nous avons atteint l’Abomination de la désolation … « A la fin des temps les femmes n’auront même plus pitié du fruit de leurs entrailles  » (Sœur Lucie de Fatima).

Pour retrouver notre verticalité, notre fierté et reprendre la maîtrise du temps, retrouvons Dieu le Père. Que les indécentes et sinistrement contre-productives sonos assourdissantes montées sur des chars d’exhibitionnistes se taisent à jamais. Que les cocardes tombent comme des feuilles mortes et surtout, silence, demandons pardons. Demandons à nos évêques d’encourager l’offrande de messes de réparation pour tous ces enfants, cet Amour dévasté.

La présence du père est importante… et c’est le gouvernement qui le dit !

Le gouvernement souhaite que le congé paternité soit obligatoire et passe à un mois.

Mais alors pourquoi faire voter une loi qui privera des enfants de père ?

Après Sainte-Sophie, la cathédrale de Cordoue  ?

Les musulmans ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin :

La reconversion de Sainte-Sophie en mosquée, voulue par le président turc Erdogan, suscite des demandes similaires pour d’autres lieux. La plus emblématique concerne la cathédrale de Cordoue.

Le 21 juillet 2020, l’un des sept princes des Emirats arabes unis a réclamé que le culte musulman puisse être célébré dans la cathédrale de Cordoue. Le cheikh Sultan bin Muhammad Al-Qasimi, émir de Sharjah, a été clair : « Nous exigeons au moins le retour de la mosquée de Cordoue », a-t-il souligné dans une interview à la télévision locale, arguant de la forte présence musulmane immigrée en Espagne pour appuyer sa demande.

Retour sur une histoire mouvementée 

En 572, la ville de Cordoue est prise par les Wisigoths. Convertis de l’arianisme, ils construisent en 584, sur l’emplacement d’un temple païen, l’église Saint-Vincent dédiée au martyr de Saragosse.

Après la conquête musulmane au VIIIe siècle, la construction de la mosquée de Cordoue débute en 756 pour remplacer l’église Saint Vincent. Toutes les églises attenantes sont détruites, et réutilisées comme matériau. C’est ainsi que des éléments architecturaux importants, datant de l’époque romaine et paléochrétienne, furent réemployés dans la nouvelle mosquée. Celle-ci fut agrandie par la suite, et couvrit jusqu’à 2,3 hectares pour devenir la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque.

Quand Cordoue fut reprise aux musulmans par le roi Ferdinand III de Castille en 1236, la mosquée redevint église, puis cathédrale. Quelques rangées de colonnes furent abattues pour dégager la place de la chapelle royale, où furent enterrés Alphonse XI et Ferdinand IV de Castille en 1371.

Au XVIe siècle, les chanoines firent démolir une partie importante du centre de l’édifice pour y édifier une cathédrale qui se trouve comme incrustée dans la mosquée. Ce monument magnifiquement décoré allie les styles gothique, renaissance et baroque.

Revendications récentes

Depuis 1236, la « mosquée » de Cordoue est devenue officiellement un lieu de culte catholique. Propriété de l’Eglise catholique, elle a le titre de cathédrale. La pratique du culte musulman y est formellement interdite. Le culte catholique y est assuré de manière ininterrompue depuis huit siècles. En 2004, la Commission islamique d’Espagne, « soutenue par le parti socialiste espagnol », réclame l’autorisation d’y prier. En 2007, la Ligue arabe fait de même auprès de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. La Commission islamique d’Espagne lance un appel en ce sens à l’UNESCO en 2008. Toutes ces demandes sont rejetées par l’évêque de Cordoue, qui a reçu l’appui de la municipalité en 2019. Les revendications islamiques sont soutenues par la gauche espagnole, qui lutte pour une séparation de l’Eglise et de l’Etat et combat la loi qui permet à l’Eglise de devenir propriétaire de ses lieux de culte.

Dans la version arabe de son discours marquant la conversion de Sainte-Sophie en mosquée, le vendredi 24 juillet, le président turc Erdogan a parlé de la première étape d’une “renaissance” islamique qui devrait s’étendre de Boukhara, en Ouzbékistan, à Al Andalus [Cordoue], en Espagne. « Cette renaissance est notre devoir », a-t-il ajouté. Le président turc s’inscrit ainsi dans le sillage de tous les dirigeants arabes ou ottomans ayant œuvré pour étendre le domaine de l’islam. Voilà qui a le mérite d’être clair…

Noirmoutier : la Vierge et l’enfant vandalisés

L’ancien maire de Noirmoutier en l’ile, Noël Faucher, indique sur son compte Facebook que la statue de la Vierge à l’enfant, déjà vandalisée il y a quelques temps, l’a été de nouveau.

Aspects éthique, politique, économique, social et environnemental du projet de loi bioéthique

Un syndicaliste CFTC invite ses collègues à considérer l’actuel débat parlementaire au travers des prismes économique, écologique et humain :

  • Aspect éthique : qui est l’Homme ? Qu’implique l’effacement de la frontière ontologique entre la nature humaine (faite de liberté et de responsabilité) et les autres animaux qui suivent essentiellement leurs instincts ? L’une des caractéristiques de l’espèce humaine est de pouvoir être responsable de ses actes et de limiter volontairement sa liberté pour la recherche du bien commun. Comment cette faculté est-elle mise en jeu dans les divers articles de ce projet de loi?
  • Aspect politique (passage en plein été, assemblée vide, pas de débat de fond, poids des lobbies) : compte tenu de la portée de ce projet de loi, la méthode est indigne de la République, elle manifeste des peurs de la part de ses promoteurs . Quelles sont-elles ? Quelle adrénaline les meut? Quelle est la portée de la crédibilité du législateur, le même législateur qui a laissé se détricoter le droit du travail?
  • Aspect économique : le coût de l’Assurance Maladie a un impact sur les déficits sociaux et, par conséquent, sur le coût du travail. Le financement des espaces de recherches nouveaux créés par la boite ouverte de Pandore se fera par les Hôpitaux, qui, ayant une contrainte d’équilibre financier, se paieront sur les actes médicaux banals, aux frais des coptes sociaux et des mutuelles, ce qui se traduira mécaniquement par un surenchérissement du coût du travail. Les conséquences systémiques, de ce point de vue, ont-elles été analysées? Comment? Devra t’on renégocier les cotisations des mutuelles sur nos fiches de paie?
  • Aspects sociaux :
    • l’approche sous-jacente dans l’intrusion de la technique dans la procréation traduit une vision des corps dissociée des personnes. Quelle conséquence peut-on craindre d’une telle approche? La disponibilité des corps (ouverture d’un marché), Homme-ressource dans le travail (cf. l’affreuse expression « marché du travail », qui entérine une approche indigne du travail humain); Femmes et Hommes ressources de gamètes, de grossesse, enfant objet de marché, objet de droit de la part des adultes.
    • Recherche de la perfection (la généralisation du DPI, diagnostic pré-implantatoire) , qui entérine une anthropologie dangereuse et conforte les sources de pathologies en entreprise : élimination des maillons faibles (Koh Lanta) : drames professionnels, sociaux et familiaux en perspective. L’histoire nous a donné des leçons sur ces « civilisations » rêvant de l’Homme Parfait : le Communisme soviétique, le nazisme, et tant d’autres avatars et précurseurs.
    • Priver d’emblée un enfant de père (ou de mère éducative, avec la GPA) est un crime contre son humanité à lui, en plus d’être la source d’une anthropologie qui élimine la nécessité paternelle. Gros marché pour les pédo-psychiatres dans moins de 10 ans, mais nous pouvons déjà prévoir des répliques sismiques dans la fonction même de la hiérarchie professionnelle. Répliques déjà visibles, puisque tant de fracturations familiales ont déjà disloqué la structure familiale.
    • Toute infertilité n’est pas une maladie éligible à la sécurité sociale : le remboursement de l’AMP pour toutes n’est-il pas un détournement de fonds sociaux, destinés à préserver les personnes des imprévus de la vie?
    • Toute AMP (couples stériles, adulte seul, couples de femmes puis d’hommes) est la réponse technique à l’expression implicite d’un droit à l’enfant, lequel droit et lequel enfant deviennent objets de marchés. Qu’y a-t-il en germe derrière le droit à l’enfant? N’y a-t-il pas un droit des forts sur les vulnérables? Est-ce cela le monde que nous, syndicalistes CFTC, voulons bâtir dans les entreprises?
    • Pas d’AMP pour toutes sans GPA pour les hommes, égalité de droits oblige. Et donc examinons le contrat de travail de la mère porteuse :  9 mois 7/7, 24/24 , sans répit, puis fin de contrat, risque de refus pour non conformité (abandon par les clients ou par la génitrice) du produit final. La transposition dans nos entreprises fait frémir.
  • Aspect environnemental : les déchets médicaux, les effluents hormonaux consécutifs à ces opérations iront augmenter le tonnage invraisemblable de déchets hospitaliers non recyclés, notamment les déchets en plastique, mais aussi les effluents contenant des molécules dont l’action ne se termine pas dans les égouts. Est-ce cette société irrespectueuse des personnes et de l’environnement que nous laisserions s’instaurer?

Mgr Ginoux : Nous ne sommes plus dans la science au service de l’homme mais dans l’ouverture à l’inhumain

Réflexion de Mgr Ginoux, évêque de Montauban, sur le projet de loi sur la bioéthique :

Ce 27 juillet 2020 les députés vont reprendre en deuxième lecture le projet des lois de bioéthique. Ce projet est mené à grande vitesse alors que la société française sort peu à peu de l’épreuve du corona virus et a d’autres sujets de préoccupations : difficultés économiques, crise écologique, incertitudes sur la rentrée, chômage, jeunes non insérés dans la société et grande crise de confiance. Il serait facile de continuer cette liste mais là n’est pas le sujet. Le sujet très grave qui préoccupe beaucoup d’entre nous est la précipitation mise à faire voter ce projet de loi pour imposer de nouvelles techniques de procréation qui déshumanisent la personne humaine, font de l’enfant un objet, sélectionnent les embryons, créent des chimères, font disparaître la paternité et la relation sexuelle entre l’homme et la femme, et, bien sûr, ouvrent la porte à des profits sans fin pour les laboratoires. Ce projet n’est pas digne de notre humanité qui ne peut accepter que l’être humain naisse, vive et meure selon des critères d’envie et des procédés techniques. Est-ce là la mission de la médecine ? Est-ce là l’objectif de la recherche scientifique ? Le progrès n’est-il que dans la transgression de l’humain ? La bioéthique cède-telle le pas à la technologie et au profit ?

Pour illustrer cette réflexion je ne prendrai que deux exemples que la loi, si elle est votée, permettra de réaliser

  1. La « méthode ROPA » :

(= Réception de l’Ovocyte du Partenaire). Le député Jean-Louis Touraine l’a clairement expliqué. Il s’agit de permettre à deux femmes vivant en couple d’avoir un enfant « ensemble » (= venu des deux). Ce qui est impossible naturellement va se résoudre par cette méthode. On insémine l’ovocyte d’une des deux femmes, fécondé par un donneur de sperme anonyme, dans l’utérus de l’autre femme. On appelle aussi ce processus « maternité partagée » : une femme est génitrice, l’autre gestatrice. Bien entendu dans cette pratique la paternité disparaît et les deux femmes se considèreront comme les deux mères. L’enfant ne va plus savoir d’où il vient puisque deux femmes se déclarent sa mère et qu’il n’a pas de père. Nous ne sommes plus là dans un traitement médical de l’infertilité mais dans une technique qui fait concevoir un enfant sans union sexuelle. La loi peut-elle rendre légitime ce procédé procréatif ? La loi peut-elle le faire prendre en charge par la Sécurité Sociale ? Le bébé devient un produit dont on a envie mais que l’on fabrique selon les circonstances et que l’on fait rembourser par la société.

  1. Les chimères :

Le projet de loi laisse entrevoir (article 15) la possibilité de créer un embryon qui comporterait des cellules humaines et des cellules animales. « L’insertion de cellules-souches pluripotentes induites dans un embryon animal dans le but de son transfert chez la femelle » serait autorisée. Ces réalisations expérimentales ont été déjà faites dans certains pays : on modifie l’ADN de la cellule et on remplace un gène par un autre. Après diverses manipulations et l’introduction de cellules-souches humaines dans l’embryon animal, on obtient ainsi un embryon chimérique (cellules humaines et cellules animales). Faire admettre ce procédé est justifié pour pouvoir prélever des organes (cœur, foie, etc..) sur les animaux ainsi obtenus et tués ensuite après le prélèvement des organes qui remplaceraient les organes humains défaillants. C’est la raison avouée ; mais créer puis tuer des animaux qui ont des signes humains annonce une dérive grave.

J’ai pris ces deux exemples dans le projet de loi qui devrait être voté le 1er août (à main levée !) et en toute hâte. Nous ne sommes plus dans la science au service de l’homme mais dans l’ouverture à l’inhumain. La transgression des limites ne fera pas grandir l’humanité. La réflexion sérieuse sur la personne humaine montre que cette nouvelle anthropologie nie l’origine et la fin de l’homme pour en faire un être manipulé par la technique selon des caprices qui varient et des situations instables : le désir d’enfant à tout prix, quand il n’est qu’une envie à satisfaire, n’est pas le don de soi dans l’amour partagé et reste stérile même si on se fabrique un enfant. Comme le dit souvent le pape François « tout est lié » : on ne peut pas, avec raison, promouvoir l’écologie intégrale, respecter la nature, les animaux, la planète et bafouer le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, ne pas respecter l’embryon humain, ne pas reconnaître que l’être humain est une créature et qu’il a un créateur. Tout ce qui peut faire entendre raison à nos parlementaires doit être fait pour le bien de tous.

La légalisation de la transgression serait une fois de plus la porte ouverte à toutes les violences.

Projet de loi sur la bioéthique : interventions d’Emmanuelle Ménard

Dans le cadre du projet de bioéthique actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, le député Emmanuelle Ménard a déposé une motion de rejet et prononcé un discours en discussion générale. La motion de rejet :

Motion de rejet

Monsieur le Président,
Madame et Messieurs les ministres,
Madame la Présidente de la Commission spéciale,
Mesdames et messieurs les rapporteurs,
Chers collègues,

« Le passe-temps de l’homme n’est qu’une entreprise perpétuelle et universelle de démolition ». Châtiment ou simple constat, ces quelques mots interpellent au moment où certains d’entre nous voudraient faire croire que la PMA pour toutes serait le marqueur du « monde d’après ».

Un monde où l’Homme, mû par ses seules ambitions, serait tout-puissant. Où les lois naturelles que l’on pensait éternelles seraient ringardisées et rejetées. Un monde où la privation d’un père, organisée dans les murs de cet hémicycle, serait vue comme un progrès.

Un monde où aucun groupe parlementaire n’a déposé de motion de rejet pour s’opposer à une telle monstruosité. Comme si cet effondrement de l’idée même que l’on se faisait d’une famille – propice à l’épanouissement d’un enfant – était devenu une fatalité, pour ne pas dire un non-sujet.

Il faut bien le reconnaître, nous sommes réunis ici, en fin de session extraordinaire, pour discuter d’un texte tout aussi extraordinaire. Non pas parce qu’il apporte quelque chose à notre société. Mais parce qu’il va donner vie à des enfants volontairement programmés sans père… sans père !

Extraordinaire aussi parce qu’il touche à l’intime, celui de l’adulte dans sa sexualité et dans sa capacité, ou non, à engendrer. Mais aussi parce qu’il touche à la fragilité, celle de l’enfant dans son rapport à ses parents et à son besoin vital de se construire face à l’altérité : face à un homme et face à une femme.

Tous, nous devrions être saisis par ce texte qui engage même celui qui s’abstiendra de voter pour ou contre. Pourquoi ? Parce qu’il va laisser une trace indélébile dans notre société. Celle du bannissement des pères. De ceux contre lesquels on s’est érigé ou avec lesquels on a grandi. Des pères imparfaits, mais qui ont existé. Des pères de chair et d’os.

Alors ne nous y trompons pas. Il ne s’agit ni d’un texte sur la « tolérance », ni d’un texte sur « le vivre ensemble ». Et encore moins sur « le progrès ». En réalité, ce qui se joue ici, c’est une rupture. Profonde. Anthropologique.

Ce texte n’arrive d’ailleurs pas par hasard. Il est le fruit d’un long travail de sape qui a réussi à faire croire à certains d’entre nous que de participer, volontairement, à la destruction de la famille, incarnée par un père et une mère, était source d’épanouissement pour l’enfant.

Il y a d’ailleurs, face à ce texte, ici même, une sorte de malaise. Une forme de tétanie : les ministres ont brillé par leur absence en commission spéciale et, sur 577 députés, seulement 15 % d’entre nous ont déposé des amendements pour cette seconde lecture. Pour certains, c’est pour aller plus loin dans la transgression. En se servant de ce texte pour ouvrir les portes à la GPA au sein d’un couple de femmes, pour étendre la recherche sur les embryons, pour congeler ses ovocytes et se donner l’illusion d’une éternelle fécondité, pour créer des chimères animal/homme, pour légaliser la PMA post mortem, le bébé médicament, l’embryon transgénique et j’en passe…

Pour d’autres, il s’agit de rappeler le bon sens. Celui qui colle au réel, qui est charnel, qui ne se cache pas derrière les désirs égoïstes des adultes. Ce bon sens fait tristement défaut avant même que nous commencions cette discussion puisque, je le rappelle, nous allons voter en catimini un texte, en plein mois de juillet, en temps législatif programmé, dans l’incapacité de défendre tous nos amendements et sans que les Français puissent manifester. Quel mépris ! Avouez-le.

L’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait eu pourtant, en première lecture, la justesse de rappeler les mots de Hans Jonas qui, dans la préface du Principe responsabilité, nous invitait à l’humilité en ces termes : « Le Prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l’économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l’homme de devenir une malédiction pour lui. »

Oui, mes chers collègues, notre plus grande dignité doit être de nous limiter. Non pas par peur. Mais par une saine alliance entre humilité et audace. Humilité puisque nous sommes inscrits dans une histoire, dans une descendance, dans une humanité. Et audace pour nous effacer nous, adultes, derrière eux, les enfants.

La motion de rejet que je défends pose cette question simple : est-ce juste ? Est-ce juste de priver, en l’espace d’un vote, des milliers d’enfants de leur père pour les générations à venir ?
J’en appelle à votre conscience. J’en appelle à votre courage. Oubliez les stratégies partisanes. Pensez à la profondeur des bouleversements d’une telle loi et résistez ! Résistez aux idéologies d’une poignée et osez répondre à cette question en votre âme et conscience : qui suis-je pour infliger cela à un enfant ?

Discours durant la discussion générale :

Monsieur le Président,

Monsieur le ministre,

Madame la Présidente de la Commission spéciale,

Monsieur le rapporteur,

Chers collègues,

Ce n’est donc pas un cauchemar. L’examen en deuxième lecture du projet de loi bioéthique démarre bien aujourd’hui, la dernière semaine de juillet très exactement, en plein cœur de l’été. C’est le tout nouveau Premier ministre lui-même, Jean Castex, qui a décidé, dès son entrée en fonction, d’allonger la session parlementaire dans cet objectif.

Curieuse décision. D’autant que le Sénat, qui sera en période électorale à la rentrée, ne siègera pas en septembre… Il n’y avait donc aucune urgence du côté de l’Assemblée nationale à examiner ce texte dans un hémicycle plus que clairsemé, et même quasiment désert côté majorité en début de séance, quand les Français, ou du moins ceux qui le peuvent, sont davantage préoccupés par leurs vacances que par les discussions du Palais Bourbon.

Curieuse décision encore lorsque le Premier ministre, toujours lui, prétend que sa première préoccupation est la crise, avec ses enjeux sanitaires et économiques. En phase pour cela avec les Français qui, selon une enquête Ifop publiée le 15 juin dernier, sont 71 % à considérer que ce projet de loi devrait être suspendu ou même retiré, afin que priorité soit donnée à la gestion des conséquences de la crise du Coronavirus. Mais il est tellement plus simple de céder sur la réforme des retraites quand on peut s’en prendre sans vergogne aux familles et aux plus petits d’entre nous : ces enfants, ces enfants que vous voulez priver de père !

Scandaleuse décision quand on se penche sur les conditions d’examen du texte lui-même : c’est en effet, comme en première lecture, le temps législatif programmé qui a été choisi. Une procédure qui permet de limiter la durée des débats de façon drastique !

Vous devez être bien peu sûrs de votre fait pour tenter, par tous les moyens, de brider, de contrôler, d’entraver les débats et de limiter la parole. 30 minutes, j’ai bien dit 30 minutes sont en effet « gracieusement » accordées à l’ensemble des députés non inscrits pour défendre leurs convictions en matière de bioéthique… 30 minutes, c’est-à-dire rien du tout… Moins de 8 secondes par amendement déposé en ce qui me concerne. Mais la majorité En Marche osera nous expliquer, une fois encore, qu’elle souhaite un « débat serein et apaisé »…

Dans le fond, cette décision d’imposer au plus vite ce prétendu « engagement de campagne » n’est pas surprenante. Car finalement, Emmanuel Macron aura failli sur toutes ses promesses. Que pourra-t-il revendiquer dans 600 jours lorsque l’heure du bilan aura sonné ? Une économie en berne : la France fait partie du peloton de queue de l’Union européenne, avec un PIB qui devrait chuter de 10,6 % en 2020. Des crises sociales à répétition : gilets jaunes, réforme des retraites finalement pitoyablement repoussée après avoir mis notre pays à genoux, un personnel de santé exsangue, des forces de l’ordre au bord de l’explosion, etc.

Mais, avec la loi bioéthique, Emmanuel Macron tient enfin l’occasion de satisfaire son camp. À quel prix ? Celui de l’avenir de nos enfants… Des enfants – je l’ai dit et je le redirai sans cesse – que vous vous apprêtez à faire naître sans père… Que l’un d’entre vous ose, oui ose nous dire qu’un enfant n’a pas besoin de père ! Qu’il ose.

Mais c’est vrai que vous osez tout : le bébé médicament, l’embryon transgénique, les chimères animal-homme, l’absence du consentement du conjoint sur le don de gamètes, l’élargissement du diagnostic préimplantatoire aux maladies non héréditaires, la suppression de l’équipe pluridisciplinaire pour préparer les couples à la procréation médicalement assistée. Oui, vous osez tout !

Et en plus, vous mentez ! Vous avez juré, main sur le cœur, que vous diriez non à la gestation pour autrui. C’est faux ! Votre nouveau texte lui ouvre la porte quand il prévoit une transcription quasi automatique à l’état civil de l’acte de naissance de l’enfant né de GPA désignant un parent d’intention. Comment empêcherez-vous, demain, au nom de votre sacro-sainte égalité, un couple d’hommes de pouvoir avoir des enfants en louant le ventre d’une femme quand vous autorisez aujourd’hui un couple de femmes à procréer ? Toutes vos dénégations n’y changeront rien.

Vous exigez la parité, sauf pour la filiation ! Vous exigez l’égalité, sauf pour les enfants dont certains connaîtront leur père et d’autres, de votre faute, qui ne le connaîtront pas. Vous qui invoquez à tout bout de champ le principe de précaution, vous l’oubliez quand il s’agit des enfants, de nos enfants ! J’aurais aimé pouvoir interroger le garde des Sceaux, lui qui aime les défis : les défendra-t-il ces enfants qui, dans 20 ans, attaqueront l’État français pour les avoir délibérément privés de pères ?

Finalement, cette loi bioéthique sera votre seul bilan. Et elle sera votre honte…

Neuvaine au Curé d’Ars: Jour 3 – « Il est là, dans le sacrement de son amour. »

Depuis le jour de sa première communion clandestine dans une maison d’Écully (Rhône) jusqu’à la fin de sa vie, saint Jean-Marie Vianney sera saisi par la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. « Il est là !… Il est là ! … Il est là ! » : c’est la plus brève et la plus saisissante homélie qu’il fera. Que ce soit dans sa prière silencieuse au pied du Tabernacle ou bien lorsqu’il tenait entre ses mains le Pain de vie, toute sa foi se concentrait sur ce mystère de Présence cachée mais aussi révélée au cœur qui se livre à elle : « Le bon Dieu est là, comme dans le Ciel ! Si l’homme connaissait bien ce mystère, il mourrait d’amour ! »

Dès lors, la messe peut être vécue comme une rencontre où nous ouvrons notre cœur et le bon Dieu le sien, où nous allons à lui et lui à nous, « l’un pour demander et l’autre pour recevoir… comme un souffle de l’un à l’autre ». Venir à la communion c’est venir à Jésus, venir « vivre de lui afin de vivre par lui » !

Méditation : Saint Curé d’Ars, saisi d’amour par la présence de Jésus dans son Eucharistie, obtenez-nous un cœur désireux de goûter la joie et la force de cette Présence ! Un cœur docile à se laisser éclairer par l’Esprit Saint qui lui murmure : « Il est là… dans le sacrement de son amour ! »

Nous demandons la grâce de laisser notre raison et nos sens être conduits au-delà des signes, pour reconnaître et nous réjouir de la présence de Celui qui a promis d’être avec nous jusqu’à la fin du monde ! Vous nous invitez aussi, saint Curé d’Ars, à reconnaître notre dignité profonde, celle d’être une âme si précieuse aux yeux de Dieu, « qu’il n’a point trouvé de nourriture qui fût digne d’elle que son corps adorable dont il veut qu’elle fasse son pain de chaque jour … Il y a de quoi, si l’on y pensait, se perdre pour l’éternité dans cet abîme d’amour ! »

Intention : Saint Curé d’Ars, fidèle ami de la Vierge Marie, j’ai confiance en votre intercession. Priez et intercédez pour moi durant cette neuvaine pour… (formuler la grâce désirée).

Prières : Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

Prière au saint Curé d’Ars

Saint Curé d’Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l’Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd’hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle.

Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l’Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement.

Tu as été l’ami des pécheurs. Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père.

Tu as été le soutien des pauvres. Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l’argent et de toutes les fausses richesses.

Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie. Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l’enfant.

Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l’univers. Donne aux prêtres l’amour de l’Église, l’élan apostolique, la solidité dans les épreuves.

Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l’appel du Bon Berger.

Saint Curé d’Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu, toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Texte mal préparé et manipulation des députés : le retour des amateurs de LREM

Après la diffusion d’une note interne du groupe LREM qui montre que les députés de la majorité sont induits en erreur sur le projet de loi bioéthique, La Manif Pour Tous en appelle au Président de la République pour siffler la fin de cette bien triste séquence.

Pour préparer la deuxième lecture du projet de loi dit de bioéthique, et qui n’est en réalité ni bio ni éthique, une note d’information interne du groupe LREM a été diffusée auprès des parlementaires de la majorité après l’examen du texte en commission spéciale fin juin.

Ce type de note est habituel pour informer les parlementaires d’un groupe qui ne sont pas tous des spécialistes de la bioéthique mais qui sont néanmoins appelés à se prononcer sur ce projet de loi. Mais celle-ci est truffée d’erreurs. Compte tenu du caractère sensible du texte et de l’ampleur de ses conséquences anthropologiques, ces fautes sont d’autant plus scandaleuses. En outre, les pressions internes d’un petit groupe de députés agitateurs radicalisés interrogent sur la volonté délibérée de manipuler les députés de la majorité.

A titre d’exemple, la note indique que la version du texte issu de la première lecture au Sénat prévoit la « suppression du dispositif permettant d’ouvrir l’AMP [1] aux couples de femmes et aux femmes non mariées » ; ce qui est faux. Elle indique aussi la « suppression de la prise en charge intégrale par l’assurance maladie des actes d’AMP pour l’ensemble des couples, hétérosexuels ou de femmes, et des femmes seules » : ce qui est là encore complètement faux. Autres exemples, dès le 3e paragraphe, la description du projet de loi à l’issue de la première lecture à l’Assemblée nationale omet de mentionner la suppression de la nécessité de l’accord du conjoint (le cas échéant) pour donner ses gamètes. Idem pour l’autorisation de créer des embryons transgéniques, de créer des chimères (homme-animal) ou bien encore de féconder des gamètes artificiels… Toutes ces mesures sont tout simplement passées sous silence dans les présentations des versions successives du projet de loi. Elles ne sont qu’à peine évoquées dans la dernière partie de la note – que bien peu doivent lire… – qui est un comparatif article par article des évolutions.

Pourquoi de telles omissions ? Ces mesures envisagées n’ont-elles pas une importance anthropologique et éthique majeure ? Ne devraient-elles pas être impérativement mentionnées d’emblée aux députés LREM ?

Quant aux Etats généraux de la bioéthique, ils sont présentés comme une « large concertation » alors qu’il eut été honnête d’indiquer l’opposition très largement majoritaire qui s’est exprimée sur la PMA sans père, la GPA, l’autoconservation ovocytaires et autres transgressions envisagées…

D’autres omissions importantes se trouvent aussi, à peine plus loin : dans les « principales dispositions » des lois de bioéthiques françaises. Ainsi, « les principes généraux de la bioéthique » française ne mentionnent ni l’anonymat ni la gratuité des dons. Ces principes sont connus pour être des piliers fondateurs de la bioéthique française. Et, précisément, le premier de ces principes – l’anonymat – va être modifié par le texte et le deuxième – la gratuité – ne pourra pas tenir dans les faits en raison de l’extension de la PMA.

Sans s’arrêter sur toutes les erreurs factuelles, les omissions et les imprécisions tant elles sont nombreuses dans ce document de 88 pages, il convient de souligner que la partie énumérant les modifications apportées par la Commission spéciale fait carrément l’impasse sur les articles 15, 16, 17 et 18 du projet de loi, qu’elle a pourtant modifiés en seconde lecture en réintroduisant, justement, la possibilité de créer des embryons transgéniques, des chimères, des gamètes artificiels, etc.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, résume :

« Parce que les députés LREM sont les plus nombreux à l’Assemblée, leurs votes seront évidemment décisifs. Bien entendu, tous les députés ne peuvent être experts de tout et ils vont s’appuyer sur cette note qui aura donc un impact extrêmement important sur les votes des 2300 amendements qui seront étudiés d’ici au 31 juillet. La Manif Pour Tous dénonce fermement une tentative de manipulation, qui met fin au prétendu « débat serein et apaisé », et en appelle au Président de la République : un projet de loi aussi essentiel pour notre humanité ne saurait être étudié dans de telles conditions de tromperie. Emmanuel Macron doit faire cesser ce simulacre de démocratie et stopper l’amateurisme de la majorité parlementaire ».

Le début des débats, lundi 27 juillet, a été marqué par une absence massive des parlementaires de la majorité. Avec le ministre de la Santé, Olivier Véran, le Garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti, la ministre de la recherche, Frédérique Vidal, tous les co-rapporteurs du projet de loi, ils ont même tous – sauf deux – déserté les bancs de l’Assemblée nationale pour assister à une réception de fin de session, provoquant de facto une suspension de séance. Ce nouveau couac montre combien les conditions ne sont pas remplies pour poursuivre l’examen du texte.

Il appartient au Président de la République et au Premier ministre d’en tirer les conséquences qui s’imposent, au risque d’ajouter une crise démocratique à la crise sanitaire, économique et sociale.

A quoi bon le dialogue ?


Surtout quand le Premier ministre ne maîtrise rien du sujet :

Bébés génétiquement modifiés, chimères, FIV à 3 parents… Le point sur la recherche sur l’embryon

À l’occasion de l’examen du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée nationale, l’ECLJ a rencontré Mariette Guerrien, co-auteur du livre Les sacrifiés de la recherche. Nous revenons sur la situation et les changements légaux en matière de recherche sur l’embryon humain en France.

Islam : le règne par le sabre

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

Vendredi 24 juillet 2020 se tenait en les murs de la basilique Sainte-Sophie, consacrée par le patriarche de Constantinople en l’an 562, la première prière musulmane organisée depuis la décision du président Erdogan de la transformer en mosquée, revenant par là sur la décision du réformateur Mustapha Kemal d’en faire un musée « offert à l’humanité » en 1934. Devant plusieurs milliers de musulmans, dans une cérémonie retransmise en directe, le président de la République de Turquie, Erdogan, coiffé d’une calotte, a lu la première sourate du Coran, avant de laisser retentir l’appel à la prière des quatre minarets.

A sa suite, l’ouléma Ali Erbas, chef de la direction des Affaires religieuses de Turquie, a pris la parole et s’est félicité de la nouvelle situation : « Une longue séparation prend fin », a-t-il déclaré. Pas de laïcité qui tienne, pas de « séparation » entre l’Etat et la religion : au contraire, on se félicite que cette « séparation » prenne symboliquement fin. Pendant son prêche, Ali Erbas tenait un sabre, un cimeterre à la main, pour mieux rappeler la conquête de Constantinople par les Ottomans en 1453. En termes de geste pacifiste, on peut mieux faire. Erdogan sait très bien ce qu’il fait en se fondant dans une telle mise en scène ; ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a choisi comme date pour la première prière le 97e anniversaire du Traité de Lausanne, qui a fixé les frontières de la Turquie moderne à la suite de la Première Guerre mondiale et de l’échec du Traité de Sèvres de 1920. Le Traité de Lausanne est une blessure toujours vivante chez de très nombreux Turcs, qui rêvent de retrouver les frontières de l’ancien empire ottoman. Le spirituel et le temporel sont donc plus que jamais inextricablement liés pour les Turcs aujourd’hui – comme chez tous les musulmans, pour lesquels la « séparation » entre les deux sphères n’existe pas.

Le message est on ne peut plus clair, mais il y aura toujours des brebis innocentes pour penser que l’on exagère. La « reconquête » de Sainte-Sophie comme lieu de culte islamique est vue comme inséparable de la restauration de la grandeur ottomane, tout cela aux portes de l’Europe, avec la réprobation molle d’une Union européenne trop soucieuse de se débarrasser de ses encombrantes racines chrétiennes. « La Turquie est un pays important pour l’Union européenne, avec lequel nous aimerions renforcer nos relations. Mais cela doit se faire dans le respect des valeurs européennes », a résumé Josep Borrell, le Haut représentant aux Affaires étrangères. Bel exemple de langue de bois : il n’y aura pas de sanctions, car l’Europe « privilégie le dialogue ». Dommage, car la transformation de Sainte-Sophie en mosquée est une décision qui « sape nos efforts de dialogue », toujours selon Josep Borrell. Un tel aveuglement est proprement sidérant.

Deux jours plus tard, dimanche 26 juillet, la France commémorait le quatrième anniversaire l’assassinat du Père Jacques Hamel, égorgé sauvagement par deux islamistes dans son église paroissiale de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Gérald Darmanin, le nouveau ministre de l’Intérieur, s’est rendu sur place pour rendre hommage à l’homme d’Eglise. Dans son discours, il a tenu à rappeler que « mettre à mort un prêtre, c’est tenter d’assassiner une partie de l’âme nationale ». Il esquisse une partie du chemin, en rappelant que « l’âme nationale » française n’est rien sans la foi. Mais il refuse d’assumer un discours clair quand il ajoute que le père Hamel est mort « sous les coups de la barbarie la plus infâme et la plus aveugle ». On ne saura naturellement pas de quelle barbarie il s’agit… Même écho chez le Premier ministre, Jean Castex, qui fustige de son côté « la barbarie terroriste et l’obscurantisme ». Peut-on appeler un chat, un chat ? Peut-on prononcer clairement et distinctement les mots : barbarie islamiste, obscurantisme islamiste ? Le père Hamel n’est pas mort « sous les coups de la barbarie » : il est mort égorgé par deux djihadistes, par des islamistes dont la foi se nourrit de violence. Quel diagnostic efficace peut-on espérer, si le mal n’est jamais nommé ?

A Istanbul, les musulmans brandissent le sabre. Mais en France, nos dirigeants refusent de voir la lame qui brille.

Irak : Un Rapport de l’AED prévoit la disparition des chrétiens

À l’approche de l’anniversaire de la prise de Qaraqosh dans la nuit du 6 août 2014, l’AED publie un Rapport détaillé sur la vie des chrétiens après l’État islamique. La conclusion de cette série d’enquêtes inédites est sans appel : 100% des chrétiens se sentent en insécurité et sans réaction politique immédiate, la plupart quitteront le pays sous peu.

L’AED a publié un rapport intitulé “La vie après l’Etat islamique : nouveaux défis pour le christianisme en Irak”, qui compile les résultats d’une série d’enquêtes menées sur une période d’un an. L’étude de 80 pages (en anglais) présente les défis actuels auxquels sont confrontés les chrétiens irakiens, qui sont retournés dans leur ville d‘origine après la prise de la plaine de Ninive par l’État islamique, durant l’été 2014.

Le rapport avertit que si la communauté internationale ne prend pas de mesures immédiates, l’émigration forcée pourrait réduire la population chrétienne de la région au cinquième de sa situation d’avant 2014. Cela ferait passer la communauté chrétienne de la catégorie des “vulnérables” à la catégorie critique des “menacés d’extinction”. Avant 2003, les chrétiens étaient 1.5 million et ils seraient maintenant autour de 150 000.

L’étude a été dirigée par le chef du département Moyen-Orient de l’AED international, le père Andrzej Halemba, et préparée par Xavier Bisits, collaborateur de l’AED en Irak en 2019.

Selon le rapport, 100% des chrétiens vivant dans la région éprouvent un manque de sécurité et 87% d’entre eux indiquent même qu’ils le ressentent « beaucoup » ou « considérablement ». Les enquêtes montrent que l’activité violente des milices locales et la possibilité d’un retour de l’État Islamique apparaissent comme les principales raisons de cette crainte. 69% indiquent que c’est la première cause d’une éventuelle migration forcée.

Ce sont surtout les milices Chabak, soutenues par l’Iran opérant dans la plaine de Ninive, qui ont fait l’objet de griefs. Elles agissent avec la permission du gouvernement irakien parce qu’elles ont aidé à vaincre l’État islamique, mais 24% des personnes interrogées disent que « leur famille a été affectée négativement par une milice ou un autre groupe hostile ». « Le harcèlement et l’intimidation, souvent liés à des demandes d’argent », sont les formes d’hostilité les plus couramment signalées.

Outre l’insécurité, les chrétiens avancent le manque de perspective d’emploi et de développement économique (70%), la corruption financière et administrative (51%) et la discrimination religieuse (39%) qu’ils ressentent au niveau social, comme les défis actuels qui continuent de pousser les chrétiens à migrer. Les différends entre le gouvernement central de Bagdad et le gouvernement régional du Kurdistan, notables dans certaines zones à majorité chrétienne, renforcent le sentiment d’insécurité.

“Le rapport n’est pas pessimiste, mais c’est un avertissement clair car sans action politique concertée et immédiate, la présence de chrétiens dans la région de la plaine de Ninive et ses environs sera éliminée”, assure le père Andrzej Halemba.

Cependant, malgré l’appel urgent à la communauté internationale, le chef de projet de l’AED note “une évolution positive” si l’on tient compte du fait que, dans la première enquête réalisée par l’AED en novembre 2016, seulement 3,3% des chrétiens de la plaine de Ninive avaient l’espoir de retourner dans leurs villes et villages, en raison de problèmes de sécurité et du manque de logements. “Aujourd’hui, 36,2% des chrétiens sont revenus”, affirme le père Halemba. Cet équilibre positif, selon lui, est dû au plan de reconstruction à long terme que l’AED a lancé au début de 2017 pour s’attaquer avec d’autres organisations à la réhabilitation des maisons chrétiennes dévastées dans la plaine de Ninive. « Le plan visait à restaurer les maisons et à créer des emplois. Toutes les Églises locales ont fait preuve de solidarité et se sont réunies au sein du « Comité de reconstruction de Ninive » (NRC), un organisme créé pour coordonner le processus de reconstruction », explique le père Halemba.

L’AED a contribué à hauteur de 6,5 millions d’euros pour la reconstruction de 35% des maisons, soit un total de 2 860 maisons dans six villes et villages. Ces efforts ont eu l’effet souhaité et un nombre important de familles sont rentrées chez elles. “En avril 2020, 45% des familles sont revenues. Cependant, de nombreuses familles se sont séparées, c’est pourquoi souvent seule une partie des membres de la famille sont revenus. Au total, 8 166 maisons endommagées et détruites ont été réparées”, résume le représentant de l’AED.

Malgré les chiffres, les dernières enquêtes de l’AED inquiètent la fondation car elles révèlent que même si les chrétiens irakiens ont désormais un toit, la peur et l’insécurité continuent à régner dans la région. “Les perspectives sont inévitablement sombres parce que les chrétiens ont le sentiment d’avoir atteint un tournant en termes de viabilité de leur présence dans la région”, déclare le père Halemba.

Outre les mesures favorisant le développement économique, le responsable des projets de l’AED au Moyen-Orient appelle à “une représentation permanente des chrétiens au sein des autorités nationales et locales pour assurer la défense de leurs droits fondamentaux, en particulier le droit à l’égalité de citoyenneté”, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

“De notre côté, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. Les générations futures ne devraient jamais dire de nous : vous en avez fait trop peu, trop tard”, conclut le chef de projet de l’AED.

Masque & Covid : Les explications d’un chercheur indépendant

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