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N’oubliez pas de vous inscrire à la neuvaine au Coeur immaculé de Marie

Nous vous rappelons que demain, jeudi 11, nous commençons la neuvaine au Coeur immaculé de Marie – une bonne façon aussi de se préparer à la grande fête du Sacré Coeur. Vous pouvez toujours vous inscrire ici.

Fin de l’état d’urgence mais toujours avec des restrictions de liberté

Nouvelle démonstration du « en même temps » : le gouvernement a décidé de ne pas prolonger au-delà du 10 juillet l’état d’urgence sanitaire, mis en place le 23 mars et prolongé le 11 mai pour deux mois. Mais un nouveau projet de loi reprenant un certain nombre de ses dispositions est présenté aujourd’hui en conseil des ministres, avant d’être examiné à partir du 17 juin à l’Assemblée nationale, puis au Sénat.

Concrètement, ce nouveau projet de loi permettra au premier ministre, Edouard Philippe, de restreindre les libertés au-delà du 10 juillet, et ce durant une période de quatre mois. L’exécutif pourra notamment, s’il l’estime nécessaire, « réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules », ainsi que « l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage ». L’obligation de port du masque dans les transports publics, actuellement en vigueur, pourrait notamment être prolongée.

Ce texte donnera au premier ministre

« la possibilité d’ordonner la fermeture provisoire et de réglementer l’ouverture, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion avec une jauge maximale ».

Le gouvernement aura aussi la possibilité de « limiter ou d’interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature », jusqu’au 10 novembre. Une mesure étrange, alors que les manifestations contre le racisme se multiplient, malgré les interdictions de la Préfecture de police de Paris. Christophe Castaner a estimé que l’émotion pouvait se passer de la règlementation… Mais on a du mal à croire que ces manifestations soient réellement spontanées. La patte de l’extrême-gauche y semble extrêmement présente et tout semble bien organisé.

La France reste ainsi pour quatre mois supplémentaires dans un dispositif totalement dérogatoire au droit commun, en confiant à l’exécutif des pouvoirs exceptionnels. Et rien ne dit qu’à l’issue de ces 4 mois, la situation redeviendra normale.

Invité mardi sur l’antenne de BFMTV afin d’évoquer son nouveau livre Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde, Philippe De Villiers a expliqué que Christophe Castaner et Nicole Belloubet avaient “la pétoche” en ce qui concerne les violences policières. Puis il a raconté :

“J’ai eu une conversation le 17 mai avec Emmanuel Macron, je lui ai demandé pourquoi Édouard Philippe fait ça, pourquoi il ne déconfine pas plus vite? Pourquoi les mêmes qui interdisaient les masques nous obligent quand ce n’est plus nécessaire? Il m’a dit ‘il gère son risque pénal’. Il y avait un désaccord entre eux et Macron est amer de voir que Philippe est plus populaire, il voulait déconfiner plus vite”.

Pour Philippe de Villiers, les décisions prises durant les semaines de confinement l’ont été sous l’emprise de la panique.

Le pire est-il devant nous ?

De l’Archiduc Imre de Habsbourg :

L’Europe n’en est pas à sa première crise, et pourtant, va-t-on cette fois-ci encore repartir comme si de rien n’était, sans accepter de changer notre regard sur nos modes de vie, notre système, et même sur la vision que nous avons de la personne humaine ? Peut-être est-ce le moment de se laisser bousculer, car si une crise révèle toujours la vulnérabilité et la petitesse de l’homme, elle fait aussi appel à son extraordinaire créativité et bon sens pour en sortir meilleur.

Avec le confinement, la famille est devenue le lieu naturel pour se retrouver, s’entraider, continuer l’éducation scolaire, se recueillir… Trop souvent délaissée, méprisée par nos politiques, elle est plus que jamais la « cellule vitale » de nos sociétés. La souffrance et l’isolement de nos aînés le prouvent. A tous les niveaux, elle doit être protégée et respectée pour la stabilité et l’épanouissement de nos pays.

Si le monde globalisé nous montre ses failles, le moment est venu de redécouvrir le sens de la subsidiarité dans nos modes d’organisations structurelles. Au-delà de la famille, il y a le voisinage, le quartier, le village, la région… L’émergence de solidarités de proximité avec une production et consommation locales semble être le juste chemin pour vivre cette « écologie intégrale » qui prend soin de la nature et de l’homme.

Spéculation, opacité, maximisation du profit… La finance n’a pas bonne presse. Si son rôle reste fondamental, c’est parce qu’elle doit être au service de l’économie réelle avec la tâche de gérer le lien entre l’épargne et l’investissement. Or la tendance est trop souvent autre : la pression de la finance sur les sociétés pour obtenir des résultats toujours meilleurs fait des ravages sur les employés avec des conséquences sociales dévastatrices.

Si des régulations sont nécessaires, il s’agit surtout de faire appel au discernement des investisseurs pour envoyer des signaux clairs. Investir son épargne en bourse reste un moyen de soutenir l’économie, mais encore faut-il lui donner un sens. Les fonds éthiques, s’ils fournissent un vrai travail de sélection de sociétés, sans se contenter d’une coloration marketing ISR/ESG, sont un bon moyen d’orienter l’économie. L’investissement dans des sociétés non-cotées, décorrélée des marchés financiers, en est un autre. Là encore, un discernement s’impose, car les abus existent, mais la rentabilité au juste prix et un réel impact social sont dès lors atteignables.

[…]

Notre-Dame de Chrétienté : plus de 300 pèlerinages locaux recensés

Les pèlerins de Chartres ont, cette année, répondu présents, en organisant des initiatives partout, aux couleurs de Notre-Dame de Chrétienté, faisant souffler l’esprit de Chartres en portant haut le triptyque Tradition Chrétienté Mission.

Le site de NDC recense les centaines de photos de pèlerin de toute la France et même d’ailleurs ici.

Le jeudi 11 juin à 19h30 à Sainte Odile, tout le monde est invité pour rendre grâce pour cette belle édition. Pensez à vous inscrire et à venir avec vos bannières !

Le samedi 21 novembre aura lieu la Journée d’Amitié Chrétienne de NDC.

Et bien évidement … le samedi 22 mai 2021 devant Saint Sulpice démarrera le 39ème pèlerinage qui aura pour thème « Je suis la voie, la vérité et la vie ».

Abbaye de Saint-Wandrille : 2000 bières d’abbayes à écouler d’ici vendredi soir

Cet hiver, les moines de Saint-Wandrille avaient brassé à fond pour honorer la belle saison qui s’annonçait. Puis le confinement est arrivé, et les ventes ont dégringolé : à l’abbaye d’abord, et chez tous les revendeurs ensuite. Désormais, il n’y a plus de place pour stocker, et la brasserie tourne donc au ralenti… Alors filons-leur un coup de main pour vider leur stock et aider à relancer la brasserie !

Au programme : des lots de [12 bières ambrées] ou [6 bières ambrées + 6 bières blanches]  de la seule “vraie” bière d’abbaye en France ! Objectif : vendre 2000 bouteilles avant ce vendredi à 23h59.

Pour cette “opération spéciale bière”, Divine Box vous présente l’histoire de l’abbaye de Saint-Wandrille et de sa brasserie. C’est parti !

L’histoire de l’abbaye de Saint-Wandrille en 2 minutes

C’est saint Wandrille en personne, en 649, qui choisit de construire l’abbaye, et l’appelle à l’époque abbaye de Fontenelle. La communauté croît petit à petit jusqu’en 862… Alors confrontée à l’invasion des normands, les moines sont obligés de fuir l’abbaye. Malheureusement, le monastère est pillé et incendié par les vikings après l’exil de la communauté. Triste sort !

C’est seulement vers l’an 960 que l’abbaye prend le nom de “abbaye de Saint-Wandrille”. Après de douloureuses années, c’est le début d’un grand rayonnement pour la communauté de Saint-Wandrille ! Si bien que de son renouveau naît l’abbaye du Mont-Saint-Michel en 966, peu de temps après (oui oui, celle que vous connaissez !). Ca y est, la vie de l’abbaye se stabilise enfin et connaît une longue période de prospérité.

Malheureusement, la Révolution renverse une nouvelle fois la vie de la communauté. Les moines sont encore expulsés et contraints de s’exiler en Belgique. Peu à peu, les bâtiments de Saint Wandrille se transforment en fabrique d’épingles, manufacture de tabac, carrières de pierre, maison d’été… Pfiou, quelle aventure !

Et en 1931, enfin, la vie monastique reprend à l’abbaye de Saint-Wandrille  et cette fois, c’est pour de bon. Les moines y vivent des années plutôt tranquilles, malgré plusieurs dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale (pillages, bombardements…) et un incendie en  1954. Des travaux de reconstruction sont alors entamés et dureront jusqu’en 1957.

Autour de 1968, l’abbaye construit une toute nouvelle abbatiale : une grange du XIIIe siècle déplacée pierre par pierre depuis l’Eure ! Aujourd’hui le monastère compte 35 moines bénédictins, vivant selon la règle de saint Benoît “ora et labora” (prière et travail). Ils y brassent leur propre bière d’abbaye, la fameuse bière de Saint-Wandrille ! On y vient…

Les moines bénédictins de l’abbayes de Saint-Wandrille chantent 7 offices par jour

Une brasserie monastique

Les bénédictins de Saint-Wandrille commencent leurs journées à 5h du matin par un des sept offices de la journée, et enchaînent ensuite par des travaux manuels. Le travail communautaire, instauré depuis l’été 2016, est la brasserie. C’est la seule vraie bière d’abbaye française, cocorico !

Les moines de Saint-Wandrille brassent en réalité depuis des siècles, et dès le Moyen-Âge. Hélas, l’ancienne brasserie n’a duré que jusqu’à 1680, pour reprendre ensuite de plus belle en 2016, donc.

Pour lancer leur brasserie, les moines se sont formées auprès de connaisseurs pour travailler leurs bières. Il leur a fallu presque un an et demi, accompagnés de brasseurs,  pour élaborer leur première bière, composée de houblon et d’orge 100% français !

L’opération bière : 2000 bouteilles à écouler d’ici vendredi soir !

Pour aider les moines de l’abbaye de Saint-Wandrille, Divine Box lance une “opération bière” ! Cela soutiendra leurs finances bien sûr, mais donnera aussi un nouvel élan à la brasserie, presque à l’arrêt depuis 2 mois. Car oui, la seule brasserie vraiment monastique française vaut son pesant de cacahuètes alors allons-y ;-)

Au programme :

  • des lots de 12 bières ambrées
  • des lots de [6 bières ambrées + 6 bières blanches]
  • livraison à domicile la semaine du 22 juin, juste après la Fête des Pères

Objectif 2000 bières avant vendredi minuit ! Détails et précommandes : https://divinebox.fr/operation-biere-abbaye-stwandrille/

Et pour partager à vos amis via Whatsapp depuis mobile, c’est par ici : https://bit.ly/2XMLwbU (message modifiable avant envoi)

Neuvaine au Coeur immaculé de Marie

Nos amis de Marie de Nazareth lancent une nouvelle neuvaine – cette fois au Coeur immaculé de Marie, du 11 au 19 juin. Vous pouvez vous inscrire ici.

Rappelons que la dévotion au Coeur immaculé a été demandé par Notre-Dame à Fatima, notamment pour obtenir le don de la paix, comme Soeur Lucie le rappelait (évoquant les paroles de sa cousine Jacinthe):

Il ne me reste plus beaucoup de temps pour aller au Ciel. Toi, tu resteras ici afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas. Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie, que c’est à elle qu’il faut les demander, que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie, que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à elle que Dieu l’a confiée.

Pie XII consacra le monde au Coeur immaculé le 31 octobre et le 8 décembre 1942 – cette consécration a été renouvelée par Jean-Paul II, puis par le pape François. C’est également Pie XII qui fit de la fête du Coeur immaculé de Marie une fête de l’Eglise universelle (Pie VII l’avait autorisée dans quelques Eglises locales). Dans le rite romain traditionnel, cette fête a lieu le 22 août, pour l’octave de l’Assomption; dans l’ordo de Paul VI, elle a lieu le lendemain de la fête du Sacré-Coeur.

Rappelons enfin que la dévotion au Coeur immaculé est également étroitement liée à la prière pour la conversion des pécheurs, ainsi qu’à la lutte spirituelle contre le communisme. Naturellement, la prière pour la conversion des pécheurs (à commencer par nous) est toujours nécessaire. Quant à la prière pour renverser le communisme, elle est plus nécessaire que jamais quand on voit à quel point le communisme opprime les chrétiens en Chine et quand on voit la résurgence inquiétante du communisme dans nos sociétés occidentales. Bref, nous sommes tous invités à participer à cette neuvaine!

L’antiracisme n’est qu’un racisme en sens contraire

De Bernard Antony :

[…]

Ainsi, on nous avait annoncé sur France-Inter et quasiment toutes les chaines « en continu » que contre le « racisme » et Donald Trump allait déferler à Washington la plus gigantesque manifestation de toute l’histoire des États-Unis. Il y a certes eu des cortèges nombreux, nullement un raz de marée. Et cela parce qu’on nous ment sur la réalité américaine qui est loin de n’être que celle de la lutte des races ; qu’on nous ment sur la criminalité, celle-ci étant très multiraciale ; qu’on  nous ment sur la violence policière comme s’il n’y avait aux États-Unis que des policiers blancs alors qu’il suffit de se promener dans les rues de New-York ou de Washington pour constater la proportion importante de policiers noirs.

Et on nous ment encore plus massivement sur « l’affaire » Adama Traoré !

Comme si les circonstances du décès de ce personnage n’avaient pas été minutieusement analysées, non seulement par l’I.G.P.N (qui n’est pas une institution raciste !) mais aussi par plusieurs magistrats d’une magistrature qu’il est vraiment difficile de suspecter de racisme !

Et on ment aux Français en occultant le fait qu’Adama Traoré était, non pas un « petit délinquant », mais un lourd délinquant multi-récidiviste, comme le sont ses frères, Yacouba, Youssouf, Cheikné, Samba et Bagui. Ces frangins constituaient avec Adama le gang « Traoré » faisant, depuis dix ans, régner la terreur à Beaumont-sur-Oise. Mais leur sœur Assa Traoré, promue hégérie de l’anti-racisme anti-blanc, n’en éprouvera que de la fierté.

Désormais il est vrai, dans cet « antiracisme », ne qualifie-t-on pas de racistes ceux qui dénoncent les « pillages » perpétrés par la faune des émeutiers ? En effet, ce n’est pas de pillage qu’il faut parler mais de « réappropriation », comme l’explique doctement dans Libération une certaine Esther Cyna.

Tout cela réjouit la camarade islamo-gauchiste algérienne Houria Bouteldja, toujours payée par la France à l’Institut du monde arabe. Elle se félicite dans un communiqué hostile à « la gauche blanche dans ses basses œuvres » et annonce la progression de la « force indigène ». « Ca viendra, inch’ Allah » écrit-elle en son sabir, poursuivant : « Les manifs de sans pap et le rassemblement historique du comité Adama sont des signaux qui vont dans cette direction ».

Nous, nous savons la direction qu’un Etat digne de ce nom devrait faire prendre à cette fanatique propagandiste du racisme anti-blanc : droit vers le Sud !

Des parents demandent comment faire un procès à l’échographe parce qu’il n’a pas vu qu’il manquait une main à leur enfant

Gregory Cuilleron, à qui il manque un avant bras, publie un livre sur le handicap. Il a été interrogé sur France Info :

Gregory Cuilleron, vous publiez La vie à pleines mains chez Albin Michel. Vous êtes chef cuisinier français, vous avez été découvert par le grand public à travers le petit écran dans deux émissions sur M6, Un dîner presque parfait et Top Chef. Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce livre ?

L’idée, c’est d’aborder des thématiques inhérentes au handicap. C’est parti de ma propre expérience. L’idée m’est venue à la suite d’un échange sur les réseaux sociaux entre enfants agénésiques, c’est-à-dire des enfants à qui, comme moi, il manque un bout de bras et des parents d’enfants agénésiques.  Quelque chose m’a beaucoup énervé : des parents qui demandaient comment faire pour faire un procès à l’échographe parce qu’il n’avait pas vu qu’il manquait une main à leur gamin. En soi, je comprends le deuil de l’enfant parfait. Mais ça m’a gonflé, parce que, techniquement, il n’y a pas eu d’erreur médicale. Il n’a juste pas vu. Mais on estime qu’il y a un dommage parce que, “Mon chéri, tu comprends, si tu n’as qu’une main, tu n’es quand même pas ultra viable !” Passé l’énervement, je me suis dit, il va falloir faire preuve de pédagogie. Le handicap, c’est normal que ça fasse peur. Parce qu’on a peur de ce qui est différent. Il est normal d’être triste quand on a un enfant handicapé. Mais après, on arrête, on rebondit, on avance ! Et on verra que le gamin pourra tout faire dans sa vie, tout simplement. […]

 

Pour une politique de prévention de l’avortement

Lu ici:

Débat sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’accès à l’IVG

Le président. La parole est à M. Xavier Breton.

Xavier Breton. La question de l’avortement est un sujet sensible qui travaille depuis très longtemps toutes les sociétés. Il renvoie en effet à des choix intimes, à des situations personnelles parfois difficiles qui ne peuvent que nous inciter à être prudents dans nos propos, car nous risquons de blesser ceux et surtout celles qui nous entendent. C’est pour cela aussi que c’est à titre personnel que je m’exprimerai ici, comme le feront tout à l’heure mes collègues Maxime Minot et Sébastien Leclerc.

C’est un sujet sensible aussi, parce qu’il faut concilier deux principes fondamentaux qui peuvent se contredire : la liberté de la femme d’un côté, la protection de la vie humaine de l’autre. Là où l’article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen garantit la liberté des femmes, l’article 16 du code civil, repris par l’article L. 2211-1 du code de la santé publique assure de son côté le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. Dans ce cadre, l’articulation entre ces deux principes est malheureusement difficile. Quand il arrive que la priorité est donnée à l’un des deux principes, l’autre se rappelle très vite à notre souvenir.
Le débat proposé ce soir par nos collègues du groupe GDR porte sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’accès à l’IVG. Cet exercice est le bienvenu en ce qu’il nous permet d’aborder ensemble ce que nous pourrions appeler les angles morts du débat sur l’IVG, bien loin des slogans réducteurs.
Dans ce débat, un chiffre devrait vous interroger : avec plus de 200 000 avortements pratiqués chaque année, la France enregistre un des taux les plus élevés. Nul ici ne peut s’en réjouir. Nous conservons tous en mémoire les propos que Simone Veil tenait ici même en novembre 1974 : « Aucune femme ne recourt de gaîté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes : c’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. »
Ce chiffre devrait nous inciter à mener enfin une véritable politique de prévention de l’IVG. Cela répondrait d’ailleurs à une demande forte de nos concitoyens. Selon un sondage réalisé il y a quelques mois par l’IFOP, 72 % des Français estiment que la société devrait aider davantage les femmes à éviter le recours à l’IVG. À quand une politique de prévention digne de ce nom ?
L’exercice d’évaluation proposé par nos collègues du groupe GDR nous permet par ailleurs de nous interroger sur un des deux principes que j’évoquais au début de mon propos : celui de la liberté des femmes, et sur la réalité de cette liberté. On constate trop souvent que cette liberté n’est conçue que comme liberté d’avorter. Ce faisant, on oublie qu’une liberté pour être effective ne peut pas être, ne doit pas être partielle. À quoi bon la liberté de faire si je n’ai pas la liberté de ne pas faire ? La liberté pour une femme, c’est aussi celle de ne pas avorter et cette liberté de ne pas avorter doit elle aussi être protégée. Nous connaissons tous des jeunes femmes qui se voient contraintes à un avortement qu’elles ne souhaitaient pas : contraintes par les menaces, accompagnées parfois de violences, d’un compagnon qui n’assume pas la perspective d’avoir un enfant ; contraintes sous la pression d’une famille qui recule devant les conséquences d’une grossesse. C’est parfois son milieu professionnel qui exerce sur elle une pression pour des intérêts purement économiques.
Or ces dernières années diverses mesures qui protégeaient la liberté des femmes face à ces pressions ont été mises en cause. Le délai de réflexion a ainsi été supprimé. La loi de mars 2017 a étendu le délit d’entrave à l’IVG. Ce texte a d’ailleurs fait l’objet de la part du Conseil constitutionnel de réserves visant à garantir la liberté d’expression et la liberté d’information qu’il met en cause.
Ce débat doit nous conduire à réfléchir à ce que nous faisons pour protéger la liberté des femmes, toute leur liberté, pour les protéger dans notre droit, mais aussi dans notre société, pour accompagner celles qui sont soumises à la pression de leur entourage.

Soutenir les écoles entièrement libres

Un appel de la Fondation pour l’Ecole:
Les écoles indépendantes, ou hors contrat, ont plus que jamais besoin d’aide pour continuer à se développer et offrir une alternative éducative à au système scolaire actuel.
À peine 800 il y a 10 ans, elles sont désormais plus de 1500 ! Elles montrent qu’il est possible de renouer avec une éducation d’excellence, tout en se nourrissant des pédagogies les plus récentes, et que cette offre correspond à une véritable attente des familles. 
Malheureusement, le confinement a fragilisé les revenus de certaines d’entre elles, qui ne peuvent plus verser les frais de scolarité du dernier trimestre, et menacent bien malgré elles l’équilibre financier déjà précaire de ces écoles entièrement libres.
La Fondation pour l’école est un acteur incontournable du secteur : elle apporte un soutien financier aux établissements – une fois leur qualité vérifiée, elle conseille au quotidien les créateurs et les directeurs de ces écoles, et monte régulièrement au front pour défendre la liberté scolaire (à titre d’exemple; nous avons obtenu, pendant le confinement, un traitement non discriminatoire des élèves du hors contrat candidats aux examens du Bac et du Brevet 2020).
Pour soutenir la Fondation, c’est ici.

Pologne : échec de la promotion du lobby LGBT chez Ikea

Lu ici :

Une responsable des « ressources humaines » (RH) de magasin Ikea en Pologne avait renvoyé un salarié qui refusait de participer à une « journée de solidarité avec les personnes LGBT » et qui avait commenté négativement un article publié par sa direction sur l’intranet de l’entreprise sous le titre « L’inclusion des personnes LGBTQ+ est un devoir pour chacun de nous ». C’était il y a un an. Le salarié en question avait cité des fragments de la Bible pour expliquer son désaccord avec l’obligation de promouvoir les attitudes LGBTQ+ au travail et il n’était pas venu au travail pour cette « journée de solidarité avec les personnes LGBT », en expliquant que ce que lui demandait son employeur était incompatible avec sa foi catholique.

Dans un communiqué publié le 27 juin 2019 et signé par la directrice de la communication d’Ikea Pologne en réaction à la couverture médiatique de l’affaire, on apprenait que « quand il existe ne serait-ce qu’un risque d’atteinte à l’intégrité ou à la dignité d’autres salariés, nous prenons les mesures nécessaires conformes au droit du travail et à nos valeurs ». Pour l’enseigne suédoise, les citations de la Bible avancées par le salarié étaient une incitation à la haine. Le salarié, de son côté, se défendait en expliquant qu’il avait signé avec Ikea un contrat pour vendre des meubles, et on lui demandait maintenant de participer à une action en faveur des « valeurs » LGBT. Le ministre de la Justice polonais avait saisi le parquet en affirmant avoir reçu à cette occasion d’autres plaintes de salariés d’Ikea à propos de la promotion forcée de l’idéologie LGBT au sein de l’entreprise.

Le 27 mai dernier, on apprenait par les médias polonais que le parquet de Varsovie-Praga avait mis en examen la responsable « ressources humaines » à l’origine du licenciement. Les commentaires du salarié licencié sous l’article intitulé « L’inclusion des personnes LGBTQ+ est un devoir pour chacun de nous » n’ont pas été considérés comme une incitation à la haine ni comme une attaque contre des personnes concrètes de l’entreprise, tandis que l’attitude de l’employeur constitue pour le parquet polonais une atteinte aux droits du salarié sur la base de son affiliation religieuse. On peut lire dans le communiqué du parquet que celui-ci a décidé d’inculper la responsable RH du magasin Ikea en s’appuyant notamment sur l’article 53 de la Constitution polonaise qui garantit la liberté de conscience et de religion ainsi que sur l’article 54 qui garantit la liberté d’exprimer ses opinions. Pour le parquet polonais, l’employeur, y compris dans le cas présent la multinationale Ikea pour ses activités en Pologne, est tenu de respecter la vie privée des salariés et de s’abstenir à leur égard de toute action à caractère idéologique sans rapport avec la profession.

“L’émotion dépasse les règles juridiques”

Christophe Castaner a privé d’hommages funéraires des dizaines de milliers de Français. Il a interdit les messes mais il autorise les manifestations des Traoré et de la LDNA pour une raison simple : l'”antiracisme” est la nouvelle religion mondiale. Après la loi des suspects contre les policiers, l’impunité contre les racialistes. La France possède un Etat à éclipses, soumis à l’activisme politico-médiatique des minorités organisées. Ce gouvernement est au service du parti de l’étranger :

L’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes est maintenue pour tout le monde. Mais certains ne sont pas “tout le monde”.

Un documentaire inédit et passionnant sur le Cœur Sacré de Jésus

Le 19 juin prochain a lieu la fête de la Solennité du Sacré-Cœur.

A cette occasion, et afin de mieux connaître les messages et les révélations du Sacré-Cœur, Saje propose de voir un documentaire inédit et passionnant sur le Cœur Sacré de Jésus. Il sera projeté en E-Cinéma (cinéma à la maison) les 19, 20 et 21 juin, lors de plusieurs séances à heures fixes, qui seront chacune suivies d’une intervention en live de différents animateurs. Parmi eux :

  • Père Benoit Guédas, recteur des sanctuaires de Paray-le-Monial ;
  • Mgr Jean Laverton , recteur de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre ;
  • Père Édouard Marot
  • Alicia de Beauvisage.

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La fraude archéologique de Lumbini

De Marion Duvauchel, auteur de La chrétienté disparue dans le Caucase (l’histoire eurasiatique du christianisme) :

Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Inde n’ignorent pas l’importance que l’on accorda à compter de 1801, date de la première découverte, aux fameux piliers d’Açoka, empereur de cette dynastie maurya qui unifia l’Inde pour la première fois de son histoire. Tout l’indianisme entra en émoi. Et quand un ingénieur anglais déchiffra l’alphabet inconnu dans lequel ces ordonnances étaient rédigées, cela ouvrit une perspective nouvelle de recherche : enfin, on avait une date.

Il fallut encore 50 ans environ pour qu’on publie le corpus des inscriptions de roi Piyadasi aimé des dieux. C’est Sir Cunningham qui s’en chargea à la demande de Lord Cuzon. Jules Bloch en fit une première traduction commentée, puis Émile Sénart reprit le dossier et posa les repères pour une histoire linguistique de l’Inde, que l’on s’empressa d’oublier mais qui avait du génie. On s’ingénia à établir que non content de s’’être converti au bouddhisme le roi Asoka- Piyadasi avait largement contribué à la diffusion de la « Loi » dans toute l’Asie.

Mais quand, à compter de 1897, à l’endroit où la tradition fait naître le Bouddha, on découvre un pilier dit de Lumbini, alors, l’indianisme français en sort extatique. Le roi Asoka y témoignait que «  vingt ans après son sacre, étant venu en personne, a rendu hommage (car) : Ici le Buddha naquit, l’ascète des Çâkyas. Et il a fait faire une ânesse de pierre et fait ériger une colonne de pierre (pour rappeler que): Ici le Seigneur naquit. (En souvenir de quoi), il a fait la commune de Lumbini exempte de taxe et comblée de biens. Auguste Barth, éminent sanskritiste assura la traduction de ce texte.

En bref, le roi a fait un pèlerinage au lieu-dit de la naissance du Bouddha, y fait graver sur un pilier quelques lignes et il exempte la ville de tout impôt. Tout cela fit l’objet de communications officielles par d’éminents orientalistes devant d’autres éminents orientalistes.

En 1897, l’archéologue Anton Führer organisa des fouilles (financées par le gouvernement népalais) sur le lieu même et rédigea un petit ouvrage dans un anglais dénué d’élégance – jamais traduit en français ni, à ma connaissance, en allemand et pour cause – , dans lequel il exposait le résultat de ses fouilles.

C’est-à-dire rien…

Alors qu’il fait un voyage en Inde et au Japon, Sylvain Lévi, celui qui va donner à l’indianisme français sa stature institutionnelle, visite les fouilles de l’archéologue. De retour en France, il fait de ce voyage, le 27 janvier 1899, devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, un rapport qui comprend quelques lignes de témoignage sur les fouilles de Kapilavastu :

«(…) une plaine de rizières unie et nue, qu’aucune tradition locale ne consacre. Un fakir sordide autant qu’ignorant servi par un enfant de rencontre a bâti sur le tas de ruines une chapelle où il adore une statue de hasard tirée des décombres. Il l’a baptisée Rupan Devi. Pourquoi ? Il l’ignore lui-même, mais la déesse ne manque pas de dévots. Impossible d’éventrer le sol ».

Si l’indianiste est si inquiet de cette dévotion à Rupan Devi, c’est que toute cette vénération a des conséquences : on asperge beaucoup le pilier et cela risque évidemment d’endommager à la longue les inscriptions et de les rendre illisibles.

En ce qui concerne les jardins de Lumbini, il n’y a tout simplement rien.

Sur quels fondements la légende s’est-elle construite ?

Sur rien. Le Lalitavistara, ou Vie de Bouddha dont on peut voir fleurir régulièrement de nouvelles éditions pour les bouddhisants ou yogatisants de nos campagnes françaises est un tissu de sottises ahurissantes et de merveilleux. On ne peut que se demander comment des orientalistes sérieux ont laissé pareille légende, fondée sur des faits ténus, voire inexistants, se diffuser et s’imposer ? car pour ceux qui se tiennent pour bouddhistes dans les régions du monde tenues pour telles, il importe peu que le Bouddha ait existé ou pas.

En 1898, sur instructions officielles du gouvernement indien, Führer est relevé de ses fonctions, ses papiers saisis et ses bureaux inspectés par Vincent Arthur Smith, un autre indianiste, qui organise une confrontation au sujet de sa publication archéologique et obtiendra, semble t-il des aveux.

En 1933, le mythe était encore vivace et lors d’une séance de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Alfred Foucher, l’homme qui inventa l’art du Gandhara et l’artiste métis de mère indienne et de père grec qui sculpta le premier bouddha, lisait la note suivante:

« L’ Académie se souvient qu’Auguste Barth l’a entretenue en 1897 d’une découverte sensationnelle qui venait d’être faite dans le Teraï népalais : le fût à demi brisé par un coup de foudre, mais toujours in situ, d’une gigantesque colonne monolithe érigée par l’empereur Açoka vers le milieu du IIIème siècle avant notre ère, portait gravée une inscription explicite : « Ici naquit le Bouddha Çàkya-mouni ». L’emplacement de ce parc Lumbinî où, nous disent les textes, la reine Mâyâ fut surprise par les douleurs de l’enfantement, était donc retrouvé de façon certaine. Sur les instructions de S. A. le mahâràdja du Népal Joudha Shumshere, le général Kaisar a repris au mois de février dernier l’exploration de ce site fameux. La saison, déjà très avancée , ne lui a permis de faire qu’une rapide reconnaissance, mais il se propose d’entreprendre cet hiver une campagne régulière de   fouilles ; et — à raison des excellentes relations d’ordre scientifique que, grâce aux missions de M. Sylvain Lévi, nous entretenons avec le Gouvernement du Népal — S. A. a bien voulu promettre que le résultat de ces fouilles nous serait aussitôt communiqué. »

Si l’on en croit les textes, et je ne vois aucune raison de ne pas les croire, il n’y eut pas de douleurs de l’accouchement. Au moment de la naissance du Bouddha, toute la nature est en quelque sorte suspendue, et cette naissance est d’une inexprimable élégance : la reine, qui va de bosquet en bosquet et regarde les arbres, saisit une branche, baille et s’immobilise. Le boddhisattva profite alors de ce moment de distraction pour sortir de son sein droit sans la blesser.

On conçoit le jugement que formula Renan :

« Ivre de surnaturel, égarée par le goût dangereux qu’elle a de jouer avec l’infini et de se perdre dans de folles énumérations, l’Inde pousse à l’extrême sa chimère, et viole ainsi la première règle de la fantaisie religieuse, qui est de délirer avec mesure et de feindre selon les analogies d’une certaine vérité ».

Grâce à la prévoyante lucidité de l’Unesco le site de Lumbini est devenu un lieu de pèlerinage bouddhiste et il fait partie du patrimoine universel. Des cars de pèlerins s’arrêtent quotidiennement avec leur cargaisons de bouddhistes ou de sympathisants qui viennent méditer sur ce grand mystère. Non contente de son site officiel, l’UNESCO organise encore des fouilles sur ce lieu supposé de la naissance d’un Bouddha dont rien au cours de trois siècles de recherche indianiste n’atteste l’existence incarnée ni l’historicité.

Ce qui, avouons-le, est quand même bien embêtant…

Hollande s’était humilié avec Theo. Macron s’humilie avec les Traore.

Les racialistes manipulés par l’extrême-gauche ont constaté que leurs manoeuvres ont fait reculer le gouvernement. Dans ces cas là, il ne faut pas relâcher la pression et continuer à l’humilier. La politique est un rapport de force : si le gouvernement se dérobe, comme l’a fait Christophe Castaner en laissant tomber la police, il faut profiter de l’avantage.

Lundi 8 juin, le garde des Sceaux Nicole Belloubet avait prévu de rencontrer la famille d’Adama Traoré. Mais l’avocat des Traoré a rapidement indiqué que ses clients avaient refusé d’être reçus par le ministre :

C’est le Président lui-même qui aurait demandé au garde des Sceaux de recevoir la famille Traoré. Cet entretien aurait été destiné à rassurer la famille d’Adama Traoré et à clarifier la façon dont l’enquête a été conduite.

C’est un aveu de faiblesse. Le gouvernement, pour garantir le bien commun, devrait soutenir sa police en rappelant que lorsqu’il y a des contrôles au faciès en Ile-de-France, ils ne visent non pas les noirs et les arabes mais les hommes, jeunes, noirs et arabes au look racaille. Les femmes et les adultes sont beaucoup moins contrôlés. A la campagne, les contrôles au faciès visent les personnes au volant au teint rougeaud… Quand il y a manifestation de gilets jaunes à Paris, les contrôles au faciès visent les blancs avec des dégaines de campagnards ou de punks à chien. Quand il y a des contrôles d’alcoolémie le samedi soir, ils visent les jeunes qui donnent l’impression de sortir de boite de nuit. Ce que certains appellent contrôle au faciès, c’est du ciblage et c’est la base du métier de policier.

Le gouvernement devrait profiter de cette affaire pour ouvrir en France le débat sur la légalisation des données ethniques. On ne peut pas laisser ces thèmes devenir omniprésents dans le débat public et le faire sans aucunes données. Cela permettrait de connaître le pourcentage de personnes de couleur poursuivis en justice, condamnés à de la prison…

La civilisation est d’abord un capital, un héritage reçu

Dans Valeurs Actuelles le père Danziec donne une petite leçon de civilisation française :

« Qu’est-ce qu’être français ? ». Alors que l’agitation autour de la mort de Georges Floyd aux Etats-Unis se répercute dans l’archipel français, entre émeutes, heurts et manifestation illégale, la question pourrait sembler un brin provocante. À dire vrai, poser des questions n’a de sens que pour résorber des difficultés, non pour rajouter de la complexité aux problèmes. Est-ce donc bien opportun de réfléchir en ce moment sur le sens de notre appartenance à la France ? Remettre le couvert d’une réflexion sur l’identité nationale, ne serait-ce pas prendre le risque de voir des assiettes voler dans la maison France ?

Mardi 2 juin dernier au soir, une foule impressionnante n’a pas hésité, en effet, à répondre à l’appel du collectif Vérité pour Adama, du nom du jeune homme noir de 24 ans – Adama Traoré – mort en 2016 après son interpellation. Rassemblées sur le parvis du tribunal judiciaire de Paris dans le 17e arrondissement, surfant sur le mouvement américain #BlackLivesMatter (littéralement “La vie des noirs compte”), plus de 20 000 personnes ont ainsi fait entendre leur voix contre les violences policières. Auraient-elles été aussi loquaces pour répondre à la question « Qu’est-ce qu’être français ? » ? Les slogans « révolte » ou « Tout le monde déteste la police », les jets de projectiles et les barricades dressés en marge du cortège porte de Clichy laissent songeur.

Fillon et l’identité française

Le 4 décembre 2009, lors d’un colloque organisé à Paris par l’Institut Montaigne sur la question « Qu’est-ce qu’être français ? », François Fillon avait pris soin d’apporter sa pierre à l’édifice dans le cadre du grand débat sur l’identité nationale. Dans son discours, l’ancien premier ministre s’était appuyé sur l’historien, journaliste, conteur et critique Jacques Bainville. A la fois attachée à l’Action Française et successeur de Poincaré à l’Académie, cette haute figure intellectuelle du début du siècle dernier a bâti une oeuvre littéraire considérable. Notamment un petit bijou d’Histoire de France qui fait aimer la France, et mieux encore : qui l’explique.

« Bainville disait que ce qui était remarquable chez Jeanne d’Arc, ce n’était pas d’avoir délivré Orléans, mais d’avoir reconnu le Dauphin, et d’être tombée à genoux devant lui. Je crois que l’identité française se reconnaît à ce dialogue de l’orgueil et de l’abnégation, à cette alternance entre les guerres intestines et les élans d’unité, à ce tiraillement bien Français, et finalement fécond, entre la passion du “je” et la nécessité du “nous” ».

Mediapart s’empressa alors de remarquer dans ces propos un relent de chauvinisme et de nationalisme, et d’évoquer un virus dans la République. Déjà.

Être incapable de dire qui nous sommes, c’est prendre le risque de s’entendre dire qui nous devons être

En dépit du fait que le combat mené autour d’Adama Traoré repose sur quatre contre-vérités, la densité du rassemblement de mardi dernier matérialise avec éloquence cette tension entre les revendications du “je” et l’impérieuse nécessité du “nous”. Etre incapable de dire qui nous sommes – ce que signifie être français -, c’est prendre le risque de s’entendre dire qui nous devons être. Et de finir par devoir battre sa coulpe sur la poitrine de ses ancêtres… Le discours antiraciste a consisté pendant des années à expliquer que les races n’existent pas, pour finalement affirmer qu’il y en a une qui porte sur elle tous les malheurs du monde et que les Français en seraient les premiers coupables. Le philosophe Raphaël Enthoven note avec à-propos le danger d’une telle posture : « Que des blancs s’agenouillent devant des noirs en tant que blancs, c’est détestable. Aucun blanc ne saurait être tenu comme responsable, en tant que blanc, du crime d’un blanc ! ».

Excès de langage, relectures historiques : le fourre-tout du “vivre-ensemble”

La subtilité de la position victimaire, c’est justementqu’elle invite au sentiment de culpabilisation. Camélia Jordana n’hésite pas ainsi à évoquer « les hommes et les femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ». La militante Rokhaya Diallo estime de son côté injustifié etproblématique de parler de racisme anti-blanc. Depuis sa résidence à Los Angeles, Omar Sy lance un appel dans L’Obspour dénoncer le racisme généralisé des forces de l’ordre. L’ancien footballeur et candidat LFI à Paris Vikash Dhorasso, présent à la manifestation en soutien de la famille Traoré, reprend à son compte le discours de ceux qui veulent « rompre avec un système policier hérité de la colonisation et de Vichy, qui a pour fonction de limiter la liberté de manifester ». Où quand les excès de langage se disputent aux relectures historiques.

Un humanisme teinté de christianisme considère que l’union des hommes entre eux est en mesure, à elle-seule, de les conduire à l’union au Christ : sorte de vivre-ensemble spirituel édulcoré. La chrétienté procède du schéma inverse : c’est l’union au Christ qui unit les hommes entre eux, et cela s’appelle la civilisation chrétienne. Pour l’identité française, il en va de même. Pour beaucoup, la prédication du vivre-ensemble suffirait à permettre d’unir des hommes et desfemmes d’horizons différents sur un même sol, de façon à ce qu’ils constituent une nation. Pour autant, le résultat semble être loin du rendez-vous : pourquoi vivre en commun si l’on ne partage pas la même culture ? Être français réclame un travail délicat. Et conséquent. La civilisation est d’abord un capital, un héritage reçu. Un état social dans lequel chaque individu qui vient au monde trouve incomparablement plus qu’il n’apporte. Débiteurs insolvables, nous recevons les richesses d’une langue, les saveurs d’un terroir, les beautés d’une région. Pour qu’une oeuvre se prolonge, elle doit être aimée, et transmise dans la vertu de reconnaissance. Le devoir de réception comme le devoir d’intégration participent du même ordre, celui de la paix civile et de la préservation des racines. « Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore », voilà les conditions essentielles pour constituer un peuple selon la formule célèbre d’Ernest Renan.

En avril 2017, lors de la dernière ligne droite de la présidentielle, Guillaume Meurice s’inquiétait, dans l’une de ses chroniques sur France Inter, de la montée du conservatisme en France. « Dans le pays des Lumières, il serait peut-être temps de remettre le courant » concluait-il avec un trait d’esprit. Trois ans après, étant donné les pannes récurrentes, on serait surtout tenté de suggérer de changer rapidement de compteur. Et de logiciel.

Résultats serrés à l’APEL de Saint-Jean de Passy

Nous savions déjà que la présidente de l’APEL de Saint-Jean de Passy avait été révoquée par le vote des parents, mais l’ensemble des résultats apparaissent très serrés (le % de vote “oui” concerne la révocation de chaque membre) montrant une communauté bien divisée :

La rumeur indique cependant que le Président du Conseil d’Administration de Saint-Jean de Passy souhaiterait désormais nommer Emmanuelle de La Guillonnière administratrice de Saint-Jean, ce qui paraît assez inconcevable pour quelqu’un qui vient d’être publiquement désavoué par une majorité de parents.

Après la démission du vice-président de l’APEL il y a un mois, ce sont les deux représentants des parents d’élève au Conseil d’Administration de Saint-Jean qui sont à remplacer. Sans compter un 3ème administrateur de l’APEL qui a démissionné, scandalisé par les méthodes de la direction sortante. Au total, il y a donc au minimum 3 administrateurs à remplacer par le vote prévu cette semaine. L’équipe sortante s’accrochera-t-elle à ses mandats en former une équipe sans élection, via la procédure de cooptation ? Cela ne redonnerait pas confiance aux parents.

Les litanies de Lorette: Petit commentaire franciscain

Le père Michel Viot – bien connu des lecteurs du Salon Beige – vient de préfacer un livret : ‘’Les litanies de Lorette – Petit commentaire franciscain’’ réalisé par Henri-Maximilien Chompret. Édité avec l’appui de l’association ‘’Les Amis du Peuple Summorum Pontificum’’, cet ouvrage au format de poche vise à mieux faire connaître les litanies de la Vierge Marie, riche en expressions poétiques chargées de sens théologique : Mère du Bon Conseil, Vierge digne de louange, Trône de la Sagesse, Reine des Patriarches…

À l’origine destiné à un public franciscain, ce commentaire nous fait rentrer dans l’intelligence du dogme marial – la virginité perpétuelle en particulier – en mettant en évidence son intime dépendance avec les grands dogmes de la Foi Catholique comme la Sainte Trinité ou la Rédemption.

En voici quelques extraits :

Et c’est bien là le sens de l’expression ‘’Rose mystique’’ : la rose qui conduit jusqu’à la vision de Dieu, pour l’éternité. Pour cela la prière favorite de l’Immaculée s’appelle le Rosaire, pour cela il est de notre devoir de diffuser cette belle prière. D’abord dans nos familles, ensuite au monde entier qui a tant besoin d’une Mère toute Miséricordieuse.

Ne nous laissons pas impressionner par ceux qui prétendent que nous aimons trop Notre-Dame Immaculée : si nous voulons imiter Jésus en cette matière, si nous voulons avec lui dire ‘’Mère Aimable’’ à la Vierge Marie, nous avons encore un long chemin à parcourir !

Le livre est disponible sur Amazon, il est possible de contacter l’auteur par mail pour les achats groupés (plus de 10 exemplaires) : equesimmaculatae@gmail.com

Coronavirus : du 11 au 19 juin, déposer dans les mains de Notre-Dame les nœuds de ces mois passés

Nous venons de vivre trois mois où des nœuds ont pu venir s’installer dans notre vie : des nœuds dans ma vie spirituelle comme dans notre vie humaine, familiale, professionnelle… L’inquiétude pour demain. les angoisses. Les divisions qui remontent. Mes peurs par rapport à Dieu, par rapport à moi-même, par rapport aux autres. Les peurs liées à des faits qui “nous tombent dessus” comme ce qui vient de se passer.

L’Évangile de la Vie propose de vivre avec confiance une neuvaine à Marie qui défait les nœuds, du 11 au 19 juin.

Prière à Marie qui défait les noeuds

Vierge Marie,  Mère du bel Amour,
Mère qui n’a jamais abandonné un enfant
qui crie au secours,
Mère dont les mains travaillent sans cesse
pour  ses enfants bien aimés,
car elles sont poussées par l’Amour divin
et l’infinie Miséricorde qui déborde de Votre cœur,
tournez Votre regard plein de compassion vers moi.

Voyez le paquet de  “nœuds” qui étouffent ma vie.
Vous connaissez mon désespoir et ma douleur.
Vous savez combien ces nœuds me paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire
les  “nœuds” de la vie de Vos enfants, avec confiance,

je dépose le ruban de ma vie dans Vos mains.
Personne, pas même le Démon, ne peut le  soustraire
à Votre aide miséricordieuse.
Dans Vos mains, il n’y a pas un seul nœud
qui ne puisse être défait.

Mère  toute puissante, par Votre pouvoir d’intercession
auprès de Votre Fils Jésus, mon Libérateur,
recevez aujourd’hui ce “nœud ” (le nommer).

Pour la gloire de Dieu, je Vous demande de le défaire,
et de le défaire pour toujours.

J’ai confiance en Vous.
Vous êtes l’unique Consolatrice que Dieu m’ait donnée,
la forteresse de mes forces fragiles,
la richesse de mes misères,
la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.

Accueillez mon appel. Gardez-moi, guidez-moi, protégez-moi.
Vous êtes mon refuge assuré.
Marie, Vous qui défaites “nœuds”, priez pour moi.

Ainsi soit-il.

Zemmour : « J’aimerais qu’on se mette à la place des Blancs qui sont là depuis 1000 ans, qui ont fait la France et qui se sentent de plus en plus étrangers dans leur propre pays »

Emission Face à l’Info de ce soir, avec notamment un passage sur Louis XVII.

L’actualité concernant la haine anti-flic est traitée vers la 50e mn.

Racisme ?…

Un lecteur du Salon beige, Maurice Calmein, nous propose ce texte :

La France est sans doute l’un des pays les moins racistes du monde, contrairement à ce qu’affirment des manifestants solidement encadrés et instruits par l’extrême gauche et encouragés par des politiciens pour qui seules comptent les perspectives électorales. Malgré les efforts déployés par les médias, la publicité et le ministre de l’Intérieur dans des actions contre-productives qui n’ont pour effet que d’attiser les tensions entre communautés, il faut, certes, reconnaître qu’il existe en France, comme partout dans le monde, des racistes indécrottables. Pour preuve, deux citations parmi beaucoup d’autres :

« Il y a des nègres à l’Élysée tous les jours… Je suis entouré de nègres, ici… Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Ce n’est pas seulement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Elysée. ». (Entretiens avec Jacques Foccart, 1968).

” Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? ” ( JR Tournoux, La tragédie du Général, Plon 1967)

Ou encore : « Mais enfin, Allard, vous n’imaginez tout de même pas qu’un jour un Arabe, un musulman, puisse être l’égal d’un Français ! Voyons, c’est impensable ! » (Historia magazine La guerre d’Algérie, 1973).

L’auteur de ces propos ? Un certain Charles De Gaulle ! Voilà de quoi calmer la gaullâtrie de quelques nostalgiques du « Grand Charles » et le renfort inattendu de Marine Le Pen en cet anniversaire du 18 juin 1940.

Loi des suspects

Dans un point presse ce lundi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a demandé la suspension « systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré » de racisme dans les forces de l’ordre. Il sera désormais également impossible pour la police d’employer la méthode de prise par étranglement ni de s’appuyer sur le cou ou la nuque d’une personne.

En Allemagne, la municipalité de Berlin a adopté une loi anti-discriminations, dans laquelle une disposition vise les policiers : en cas d’accusation de discrimination, les policiers devront désormais prouver qu’ils ne se sont pas rendus coupables de tels agissements. Jusqu’à présent, c’était à la victime présumée de démontrer qu’elle avait été discriminée.

Ces mesures vont décourager les vocations, jeter le doute dans la police et permettre encore plus d’impunités aux voyous. Mais sans doute est-ce le but recherché.

 

Prière pour le nouveau conseil municipal

Lu sur la page Facebook de la paroisse de La Londe Les Maures (Var):

En ce dimanche de la Trinité nous avons célébré la Messe à l’intention du nouveau Conseil Municipal de notre commune, récemment installé. “J’insiste avant tout pour qu’on fasse des prières de demande, d’intercession et d’action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’états et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux” Lettre de S. Paul à Timothée

Il est réjouissant d’apprendre qu’il existe des communes, en France, où la saine distinction entre spirituel et temporel n’impose pas de rejouer Clochemerle!

 

 

Le martyre de Jehanne, la Pucelle de feu : un mystère médiéval

David Walera vient de publier, à l’occasion du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, une pièce de théâtre intitulée Le martyre de Jehanne, la Pucelle de feu. La pièce s’ouvre sur un dialogue au purgatoire entre l’évêque Cauchon, et l’archange saint Michel, qui se demande comment lui abréger son purgatoire, car le juge de Jeanne d’Arc a le cuir dur et résiste encore post mortem à l’aiguillon de la miséricorde divine… Seul un remède de cheval lui ouvrira enfin les portes du Paradis : lui faire revivre le procès de Jeanne d’Arc. Ainsi, face à l’inflexible Pucelle, Cauchon va comparaitre à son tour devant un tribunal bien plus terrible encore, celui de sa propre conscience…

Le lecteur est convié à la représentation d’un mystère médiéval aux personnages hauts en couleur. Les authentiques minutes du procès de Jeanne d’Arc, ici mises en scène, nous font remonter le temps jusqu’en cet apocalyptique XVe siècle de la Guerre de Cent Ans. Au coeur de la tragédie qui se noue, l’humour se fraye un chemin inattendu dans les réponses de l’accusée à ses juges. Même les voix surnaturelles, qui continuent à apparaitre à la Pucelle en sa prison, manient cette drôle d’arme puissamment redoutable.

Nous avons interrogé l’auteur :

Vous publiez Le martyre de Jehanne, la pucelle de feu. Pourquoi un nouvel ouvrage sur sainte Jeanne d’Arc ?

J’ai obéi à la nécessité intérieure de rendre hommage à une sainte qui m’aide à garder les pieds sur terre tout en regardant le Ciel.

Vous évoquez la représentation d’un mystère médiéval. Qu’entendez-vous par là ?

Étant donné qu’il s’agit d’une pièce de théâtre, je souhaiterais qu’elle soit représentée dans l’esprit des mystères médiévaux, propres à l’époque de Jehanne.

Vous mettez en scène un dialogue entre l’évêque Cauchon, au purgatoire, et l’Archange Saint Michel, qui cherche à abréger ce purgatoire. Ne prenez-vous pas un peu de liberté avec l’Histoire ?

Si j’ai pris quelques libertés, c’est que je n’ai pas cherché à faire œuvre d’historien mais plutôt à sculpter un vaste porche de cathédrale à visée pédagogique pour nos contemporains, illettrés en ces matières de foi. J’ai tout de même enchaîné le prélude au Purgatoire avec deux scènes d’exposition de la Guerre de Cent Ans et de son contexte politique toujours dans un but pédagogique. L’idée du prélude au Purgatoire m’est venue après une retraite au Mont-Saint-Michel. Il m’a semblé pertinent de commencer par une mise en abîme eschatologique,vu le peu de cas qu’il est fait de ces questions aujourd’hui…

Avec LREM, le monde d’après ressemblera au monde d’avant. En pire.

Les députés LREM ont rédigé une liste de propositions pour l’après crise du COVID. Il y a en 38 pages, que vous pouvez retrouver ici. On peut lire parmi ces propositions :

  • Engager une réflexion de fond sur la conjugalisation de l’imposition des revenus des couples qui a des effets désincitatifs sur le travail des femmes
  • L’OFCE propose trois pistes d’évolution du régime
    • Une individualisation de l’imposition sur le revenu;
    • Une redéfinition des parts fiscales, les couples mariés ou pacsés bénéficiant alors de 1,5 part au lieu de deux parts, étant précisé qu’ils disposent d’un droit d’option entre une imposition individualisée ou une imposition conjugalisée ;
    • Un plafonnement du bénéfice du quotient conjugal à même hauteur que le plafonnement existant pour le quotient familial soit 1 551 euros par demi-part.
  • Mise en place d’indicateurs budgétaires genrés de toutes nos politiques publiques, étatiques comme locales.
  • Éducation : revoir la structure des cours de récréation dans nos écoles afin de garantir un égal accès à tous les enfants.
  • éducation : formation des enseignants aux stéréotypes de genres.
  • Publicité : mise en place d’une charte dédiée à la lutte contre les stéréotypes. Conditionner toute aide publique ou contrat public au respect de cette charte.
  • Création d’une imposition spécifique Covid

Apartheid en vue

En soutien au mouvement raciste Black Lives Matter («Les vies noires comptent»), Uber Eats, service de livraison de plats cuisinés lancé par Uber, va offrir la livraison aux restaurants tenus exclusivement par des Noirs, les restaurateurs blancs étant exclus de cette promotion.

Ce qui choque sur les réseaux c’est que l’entreprise privilégie donc des établissements, non pas pour leur qualité en cuisine ou leur service, mais pour la couleur de peau du propriétaire.

Le PDG Dara Khosrowshahi l’a annoncé dans un courriel, Ubert Eats ne facturera pas de frais de livraison à ces restaurants « pour le reste de l’année » aux Etats-Unis et au Canada. Il a également affirmé que des réductions seront accordées aux petites entreprises appartenant à des Noirs. Le même jour, Uber Eats en a fait la publicité sur son compte Twitter :

« Vous pouvez nous soutenir et commander depuis des restaurants tenus par des Noirs aux Etats-Unis et au Canada avec un frais de livraison de 0$. »

Des évènements interdits aux Blancs, cela existe déjà en France (voir ici et ). Bientôt vous verrez, il y aura des rames de RER interdites aux Blancs… (ah, on me glisse dans l’oreillette que cela existe déjà dans les faits : certains Blancs refusent de prendre le RER après une certaine heure).

Lancement de la nouvelle revue « Le Conservateur »

Le Parti Chrétien Démocrate lance une revue trimestrielle de 132 pages dont le premier numéro paraîtra le 31 août 2020. Paul-Marie Coûteaux, directeur de cette nouvelle publication, indique se poser en alternative à la modernité :

« Voici plus de trois siècles, les fondements classiques et constants de notre civilisation et de notre politique se voyaient brutalement remis en cause, substituant à l’enracinement et aux traditions, la soudaine promesse d’un progrès indéfini, et d’une modernité qui, peu à peu, disqualifia l’un après l’autre les fondements de ce qui devint « l’ancien monde ».

Or, la modernité s’effondre sous nos yeux. Elle promet une succession de menaces de tous ordres, sociales, financières, morales, militaires, que le progrès technique rend souvent effrayant, menaces multiformes sur la nature aussi, notamment la nature humaine et jusqu’à l’humanité même de l’Homme.

Certains que d’immenses périls menacent aujourd’hui la France et l’Europe, et peut-être le monde entier, les fondateurs de la revue « Le Conservateur » entendent œuvrer à la création d’une force politique nouvelle, cœur d’une droite qui a trop souvent abandonné le terrain intellectuel faute de savoir remettre en cause les paradigmes de ses adversaires. Ils en appellent à la résurgence d’une pensée française.

L’esprit conservateur doit réconcilier la droite avec elle-même, et les Français avec l’essentiel d’eux-mêmes. Tel est le projet d’une revue qui sollicitera des intellectuels, politiques et praticiens d’horizons divers. Cette grande réforme intellectuelle et morale est indispensable pour redresser l’Etat, la nation et la civilisation française. »

Au programme du 1er numéro, quelques noms prestigieux :

  • Eric Zemmour, journaliste et écrivain : “Quelle chance avons-nous d’unir les droites ?”
  • Valérie Boyer, député LR des Bouches du Rhône : La gestion désastreuse du Covid19
  • Philippe de Villiers, Ecrivain, créateur du Puy du Fou, ancien ministre : Entretien sur son dernier livre : « Les Gaulois réfractaires demandent des comptes au Nouveau Monde »
  • Marc Le Fur, député LR des Côtes d’Armor, vice-président de l’Assemblée nationale : “Une image vaut mille mots”. Regards sur l’actualité
  • Marion Maréchal, directrice de l’ISSEP, ancien député de Vaucluse : éclairage sur l’actualité littéraire et politique
  • Philippe de Saint Robert : Grande figure des gaullistes de gauche, et confident du Général de Gaulle, il livre une étude inédite sur Chateaubriand
  • Thierry Mariani, député RN au Parlement européen, ancien ministre : La droite et la recomposition politique
  • Mathieu Bock-Côté, sociologue et universitaire québécois : Le Conservatisme selon Roger Scruton
  • Anne Coffinier, Présidente de “Créer son école” : Education et conservatisme
  • Christine Boutin, ancien ministre, fondatrice du PCD : Regards sur l’actualité
  • François de Voyer, chef d’entreprise, président du Cercle Audace : Les conservateurs après les élections municipales 2020
  • Guillaume Bernard, historien du droit et président d’Amitié Politique : “Qu’est-ce qu’être conservateur aujourd’hui?”
  • Maxime Tandonnet, essayiste, ancien conseiller de N. Sarkozy : “Reconstruire la France après le Covid”
  • Abbé Guillaume de Tanoüarn, prêtre, théologien et directeur de “Monde et Vie” : “Christianisme et écologie”

Affaiblir au maximum la société civile pour la ramener sous le contrôle de l’État

Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, était, fin avril, opposé à la réouverture des écoles en mai. Aujourd’hui, il estime dans le JDD que le protocole sanitaire pourrait être simplifié et qu’il faut laisser les gens vivre :

[…] la situation est sous contrôle. […]

Il n’est pas pensable de revenir à un confinement généralisé. En cas de deuxième vague, il faudra probablement laisser tourner le Covid dans la population jeune et essayer de protéger, avec leur accord, les plus fragiles, malades, précaires ou âgés. On change de paradigme ; une stratégie nouvelle pour nous. Il s’agira de gérer le risque, plus important chez les populations fragiles. Sans coercition mais en faisant appel à la responsabilité individuelle.

C’est une autocritique ?

Nous assumons le fait d’avoir proposé le confinement durant les trois journées très difficiles des 12, 13 et 14 mars. Ce n’était pas notre décision, car elle appartient au politique. Ce n’était pas une bonne décision mais la moins mauvaise, étant donné les outils que nous avions : 3 000 tests par jour, quand les Allemands en avaient plus de 50 000. […]

L’état de sidération de nos contemporains laisse parfois songeur. Elle prouve l’extraordinaire influence de la télévision dans le comportement. La peur s’est installée au sein de la population et beaucoup d’employeurs ne parviennent pas à faire revenir leurs employés, malgré toutes les garanties sanitaires. A l’inverse, beaucoup s’interrogent sur cette incarcération exceptionnelle de la population. Benoît-et-moi a traduit une analyse qui ne provient pas d’un site complotiste, mais de l’Observatoire international cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l’Église. Extraits :

Le comportement des autorités italiennes face à l’urgence sanitaire provoquée par le « virus chinois » est tellement irrationnel qu’il semble difficile à expliquer. Pour tenter de comprendre si ce comportement a un sens et ce qu’il est, nous pouvons recourir à cette célèbre maxime: « Une fois les faits établis et toute explication insoutenable exclue, celle qui reste valable, aussi absurde qu’elle puisse paraître, est la vraie » (Sherlock Holmes).

Eh bien, les choses qui se sont passées – et, hélas, se passent encore ! – sont maintenant connues et établies.

Dans le domaine des soins de santé, bien que la classe médicale qui s’est trouvée « au front » ait héroïquement travaillé pour endiguer la propagation du virus, la classe médico-scientifique a eu un comportement non seulement erratique mais aussi contradictoire.

D’un côté, les virologues, infectiologues et épidémiologistes ont admis qu’ils n’avaient aucune certitude quant au nouveau virus, à sa capacité de propagation et aux méthodes de traitement, au point qu’ils craignent maintenant de s’être trompés dans certaines des thérapies utilisées. De l’autre, les « commissions technico-scientifiques » officielles ont conseillé au gouvernement d’imposer un régime de sécurité absolue à toute la population, en isolant non seulement les malades mais aussi et surtout les personnes en bonne santé.

Une pièce célèbre me vient à l’esprit, écrite en 1924 par Jules Romains: Knock, ou le triomphe de la médecine. Ce médecin zélé assure à ses concitoyens qu’ »il n’y a pas de gens en bonne santé, il n’y a que des gens qui ne se rendent pas compte qu’ils sont malades » et que même, « il n’y a pas de malades plus graves que ceux qui se font des illusions sur leur santé ». Il a ainsi réussi à persuader le maire de transformer la mairie en un hôpital pour malades potentiels à soigner préventivement, faisant ainsi la fortune des pharmaciens et des sociétés pharmaceutiques.

Eh bien, les commissions sanitaires susmentionnées ont appliqué la « méthode Knock » à l’ensemble de la nation italienne, la transformant en un immense lazaret dans lequel étaient enfermés les malades potentiels suspectés. Mais cela n’a pu se faire que grâce à l’alliance entre nos « docteurs Knock » et les autorités politiques nationales.

[…]

Dans cette situation, le monde de la communication a joué un rôle décisif dans le domaine du débat culturel.

Les médias sont souvent devenus les propagandistes des sentences émises par les commissions de santé et des décrets du gouvernement. Les journaux, la radio et la télévision se sont presque tous appliqués à répandre un climat de peur, de méfiance, de suspicion et de dénonciation, en incitant les citoyens à dénoncer ceux qui violaient une quelconque règle gouvernementale.

Le « politiquement correct » a imposé un « culturellement correct » qui s’est réduit à un « sanitairement correct » complètement idéologique. Comme on le sait, l’idéologie considère généralement la partie comme si elle était le tout, l’intérêt sectoriel comme si c’était le global, elle propage donc des idées et des valeurs fictives afin d’obtenir ou de maintenir ou de reprendre le pouvoir de faction Dans notre cas, la survie physique, théoriquement assurée par des précautions sanitaires, est passée de bien partiel à bien commun total, voire au summum bonum. Rester en bonne santé a été élevé au rang d’obligation civile, ou plutôt de « pureté sociale » gnostique, à laquelle tout doit être sacrifié, non seulement la survie économique, mais aussi la liberté et la dignité humaine elle-même.

Quand l’État prétend imposer à la nation de sacrifier le bien commun à un bien sectoriel, il est inévitable qu’il ait recours à la violence publique. Il a refusé de prendre en compte les très graves conséquences des mesures sanitaires imposées sur la vie non seulement économique mais aussi sociale, psychologique et culturelle de la nation: les relations sociales ont été comme stérilisées par la santé mondiale.

Une fois les faits établis, il reste le problème d’expliquer pourquoi ce qui ne s’était jamais produit auparavant ait pu se produire aujourd’hui, en seulement trois mois cruciaux.

On dit que tout ce qui s’est passé peut s’expliquer simplement en considérant l’inefficacité du gouvernement, composé de personnes sans compétence, vision, stratégie. Cependant, cette explication souffre d’une contradiction flagrante. Le comportement du gouvernement a certainement été inefficace quand il a convenu d’immobiliser la nation, de reporter les solutions et de bloquer les tentatives de redressement de la société civile. Mais ce même gouvernement a fait preuve d’une compétence, d’une énergie et d’un timing remarquables lorsqu’il s’est agi de cacher ses intentions, de truquer les cartes, d’éluder les vrais problèmes, d’effrayer sur les dangers, de menacer de restrictions, d’illusionner sur l’avenir. Cette explication ne tient donc pas la route.

Il ne reste alors qu’une seule explication: celle qui, bien qu’elle semble absurde, est la seule convaincante. Tout s’explique, si l’on admet que le comportement du gouvernement n’est pas tant dû à sa propre inefficacité qu’à la volonté de réaliser un projet précis: celui d’affaiblir au maximum la société civile pour la ramener sous le contrôle de l’État, la soumettre au nouveau pouvoir technologique, la forcer à une réforme écologique, l’amener à la « décroissance heureuse », c’est-à-dire à la misère. Il s’agit d’une manoeuvre en tenailles comportant deux aspects: d’une part, imposer au peuple un régime oppressif basé sur la peur, le chantage, la coercition, l’espionnage, la désintégration, l’appauvrissement; d’autre part, empêcher que ce peuple réagisse à la crise sanitaire en se maintenant économiquement solide, politiquement libre, culturellement et religieusement vivant.

[…]

Il fut un temps où un tel régime aurait été qualifié simplement de « despotique », car il exploite la peur, la faiblesse, la division et le désordre social pour imposer l’arbitraire et les abus comme un faux remède. Cependant, depuis la Révolution française, le despotisme a souvent pris une dimension beaucoup plus ample et plus grave, à tel point que d’éminents spécialistes des sciences politiques ou juridiques ont parlé d’un nouveau modèle de régime que l’on pourrait qualifier de « démocratie totalitaire ».

Habituellement, ce régime obtient d’abord le consensus et le pouvoir en respectant les procédures démocratiques officielles ; puis, il les utilise pour se doter de pouvoirs exceptionnels, en profitant de la poussée émotionnelle de la peur suscitée par une grave urgence nationale, que ce soit une crise économique, une situation de troubles, une guerre civile, une invasion étrangère. Dans ces cas, le « principe de sécurité » et le « principe de précaution » sont appliqués de manière à s’opposer aux « maux extrêmes, remèdes extrêmes », d’abord présentés comme temporaires, puis systématisés comme définitifs.

Avec le prétexte de devoir faire face à l’urgence, avec le prétexte que la population est incapable de se protéger, qu’elle se laisse tromper par des séductions « populistes », des fausses nouvelles et des conspirations imaginaires, bref qu’elle fait mauvais usage de la démocratie, le régime réalise son véritable complot: l’État de droit cède à la violence du pouvoir. Le pouvoir législatif légifère dans des domaines où il n’est pas compétent et s’oppose à la fois au droit chrétien et au droit naturel; le pouvoir exécutif agit contre le bien commun et l’intérêt national, d’abord en suspendant puis en annulant les libertés constitutionnelles et les droits civils; le pouvoir judiciaire applique une « jurisprudence créative » afin de parvenir à une « démocratie de fond » qui va au-delà de la démocratie formelle. À ce stade, un tel régime a perdu toute légitimité et les citoyens n’ont d’autre choix que de défendre le bien commun en se mettant en position de résistance (d’abord passive, puis active).

Ce modèle de « démocratie totalitaire » a eu des exemples historiques célèbres : par exemple, le régime jacobin français (1792), celui de la République romaine mazzinienne (1849), celui de la Commune de Paris (1870), le régime communiste russe (1917), le régime communiste mexicain des années 20, le régime nazi allemand des années 30, le régime socialiste espagnol de cette décennie, le régime chinois toujours en vigueur aujourd’hui. Ces régimes étaient différents les uns des autres mais avaient une caractéristique commune précise: ils persécutaient les chrétiens. Presque tous ont été de courte durée, notamment parce qu’ils ont été minés par la résistance chrétienne, souvent dirigée par la Hiérarchie ecclésiastique ; peut-on espérer la même chose pour les régimes technico-sanitaires en provenance de l’autre bout du monde? Le comportement de la Hiérarchie, hier en Chine et aujourd’hui aussi chez nous, soulève de sérieux doutes à ce sujet…

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