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La souveraineté industrielle de la France vue par M.Macron : l’exemple de Sanofi et de son vaccin anti-covid

Jeudi 14 janvier, M.François Ruffin, député LFI, était interrogé par M.J-J. Bourdin sur BFM TV.

Ruffin a des positions parfois estimables (à propos de la suppression du compte Twitter de D. Trump) :

et des emportements parfois sympathiques (à propos de la résignation des plus jeunes en France face à la gestion de la situation sanitaire par la Macronie) :

Ce matin du 14 janvier, à propos de la piètre situation de la recherche française pour un vaccin contre le coronavirus, il a rapproché des faits qui donnent matière à réflexion :

« Pourquoi on n’a pas de vaccin ? Parce qu’on a laissé casser Sanofi. Pourquoi ? La Macronie et Sanofi sont liées. Parce que Serge Weinberg, le président de Sanofi, est celui qui a fait rentrer Emmanuel Macron chez Rothschild en lui disant ; « enrichissez-vous ! », et que cette complicité au sommet de l’Etat, j’accuse, oui, cette complicité au sommet de l’Etat fait qu’il n’y a pas eu de regard sur la politique de Sanofi ces dernières années, qu’on a laissé casser un outil industriel ».

Reprenons ces arguments :

  • Serge Weinberg est indubitablement président du Conseil d’administration de Sanofi, puisque c’est cité sur le site internet de l’entreprise, au chapitre Gouvernance. Il y a été nommé pour la première fois en 2009 et en devient président en 2010 (source Wikipedia). C’en est donc un membre déjà ancien et surtout éminent. Il est par ailleurs, apprend-on toujours sur le site de l’entreprise, président du Comité des nominations, de la gouvernance et de la RSE (responsabilité sociale de l’entreprise), Président du Comité de réflexion stratégique et membre du Comité scientifique. Pour un diplômé de l’IEP Paris et de l’ENA, ayant été chef de cabinet de M.Laurent Fabius alors ministre du budget en 1981, c’est un beau parcours. Il est aussi président de la société de gestion Weinberg Capital Partners depuis 2015.
  • Son influence sur le parcours professionnel bancaire de M.Macron est corroboré par sa notice sur Wikipedia : « Weinberg a été l’un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française dite commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le 23 janvier 2008… Proche d’Emmanuel Macron, depuis sa nomination à la Commission Attali, il l’a aidé à entrer chez Rothschild, dont il était à l’époque administrateur ».
  • La situation actuelle du vaccin préparé par Sanofi est détaillée dans un article du journal Les Echos. Le journal compare la situation de 46 vaccins, selon leur stade d’avancement dans le processus d’approbation par différentes autorités sanitaires.

  • L’article ne le précise pas, mais dans l’infographie comparative, par « Approuvé », il faut entendre par les autorités soit des Etats-Unis, soit de l’Union européenne, soit du Royaume-Uni, soit de toutes celles-ci ; le vaccin actuellement utilisé en Russie et connu sous le nom de Spoutnik V est celui du Gamaleya Research Institute, et celui actuellement utilisé en Chine est celui de Sinovac. Dans ce schéma, ils n’ont pas dépassé les stades initiaux. On sait que les approbations nécessaires en Occident n’ont pas même été demandées. 

Il apparaît clairement que le vaccin préparé par Sanofi (et en association d’ailleurs avec la firme GSK. Encadré vert) n’est pas actuellement dans une phase plus avancée qu’un vaccin indien, japonais voire même improbablement kazakh ! Quant à l’Institut Pasteur (« nous sommes au pays de Pasteur », comme aiment le rappeler différentes autorités…), l’attelage vaccinal auquel il participe (encadré bleu) semble dans une forme encore plus fragile. 

Quelle est la responsabilité de M.Weinstein dans cette indisponibilité actuelle d’un vaccin Sanofi ? Au vu de son ancienneté dans des postes élevés, sans doute non-nulle. D’autant plus que M.Ruffin, dans une question posée au gouvernement à l’Assemblée nationale l’avant-veille 12 janvier, avait précisé sa position

François Ruffin. « Ma question est simple : pourquoi en France, pays de Pasteur, ne dispose-t-on pas d’un vaccin de Sanofi ?».

C’est bien sûr M.Véran, encore [mais pour combien de temps ?] ministre de la santé qui répond. A côté, évidemment : il ne dit rien de Sanofi et de son projet de vaccin sauf à évoquer la possibilité pour ce laboratoire de servir de sous-traitant pour la production d’autres vaccins :

« Je confesse avoir mobilisé avec Agnès Pannier-Runacher et Clément Beaune, sous l’égide du Premier ministre, l’ensemble des laboratoires pharmaceutiques français capables de s’adapter pour produire rapidement des vaccins qu’ils n’ont pas eux-mêmes développés ».

M.Ruffin revient alors à la charge :

« Ce n’était pas ma question. Je vous avais demandé pourquoi nous ne disposions pas de vaccin de Sanofi. Je comprends que vous ne répondiez pas car l’échec de Sanofi, c’est l’échec de la macronie. Qu’a fait Sanofi depuis dix ans ? Ses dirigeants ont licencié la moitié de leurs chercheurs, pas moins. Le groupe comptait onze laboratoires en France, il en reste trois aujourd’hui. [NDLR : si ces chiffres sont avérés, on rappellera que M.Weinberg est président du conseil d’administration depuis… 10 ans]….  L’an dernier encore, en plein confinement, la firme battait un nouveau record : 4 milliards d’euros de dividendes. Et en même temps, comme tous les ans, Sanofi annonçait la suppression de 1 700 emplois. Que faites-vous face à ce sabotage ? Vous laissez faire, vous les regardez faire, vous êtes complices. Durant ces années de casse, l’État et son chef ont apporté à Sanofi un appui financier, avec l’argent des Français, des milliards de crédits impôt recherche – alors qu’ils détruisaient la recherche –, mais aussi un soutien moral et politique : Emmanuel Macron a ouvert les salons de l’Élysée à Sanofi, le Premier ministre a déclaré ici-même, dans l’hémicycle, qu’on ne devait pas critiquer cette entreprise et Serge Weinberg, le président du conseil d’administration de Sanofi, organisateur de cette casse, a été fait commandeur de la Légion d’honneur. Pourquoi cette complicité ? Il faut l’expliquer aux Français : c’est parce que Serge Weinberg est l’ami de M. Macron, l’homme qui lui a conseillé de s’enrichir et qui l’a fait entrer chez Rotschild. Voilà pourquoi vous ne dites rien ! M. Macron parlait de trahison : elle est sur ces bancs ».

Effectivement, M.S.Weinberg a été élevé au grade de commandeur dans l’ordre national de la légion d’honneur (journal officiel du 1er janvier 2020) au titre du ministère de l’économie et des finances.

On trouvera d’autres éléments de la fureur ruffinesque dans un billet publié le 12 janvier sur son blog. M.Ruffin a aussi indiqué qu’il allait demander une commission d’enquête sur cet échec industriel. 

Au final, il s’agit bien de souveraineté industrielle française. Mais comment s’étonner ? On a en mémoire entre autres la vente du pôle énergie d’Alstom à General Electric, M.Macron étant alors ministre de l’Economie, et la fermeture de Fessenheim. Quels sont ceux qui croient encore aux belles paroles de M.Macron ?

Alleluia

L’Alléluia de G. F. Händel chanté par plus de 350 voix réunies, virtuellement :

Découvrez l’ordre des annonciades, et leur monastère à Thiais

Les annonciades… cela vous dit peut être quelque chose. C’est un ordre principalement dédié à l’imitation des dix vertus de la Vierge, qui a d’ailleurs été fondée par une princesse.

Au fil des années, bien des aventures lui sont arrivées, mais le monastère de Thiais est aujourd’hui rayonnant de part les produits qui en sortent, et bien sûr grâce à ses soeurs !

Dans cet article, découvrez le monastère de Thiais : de son histoire à sa règle, en passant par ces délicieuses productions artisanales, on vous emmène !

L’ordre a été fondé par une princesse !

Eh oui, l’ordre des annonciades a bien des origines royales ! En effet, sainte Jeanne de France, qui est la fille du roi Louis XI, est née en 1464. Elle reçoit à cinq ans une vision de la Vierge lui demandant de fonder un ordre en son honneur. Mais, mariée dès ses douze ans, elle devra attendre la répudiation de son mariage pour partir à Bourges et fonder en 1502 “l’Ordre de la Vierge Marie”, plus connu sous le nom d’ “Annonciade” !

Cependant, en établissant un ordre, Jeanne n’emprunte pas le chemin de la facilité ! Que cela soit les orientations spirituelles à choisir, ou le rythme à suivre, tout cela est bien complexe à réaliser seul. Alors, pour organiser tout cela, Jeanne confie alors à son confesseur, le franciscain Gabriel-Maria, la rédaction de la règle de l’Annonciade. L’idée est claire : il faudra chercher Dieu en imitant la Vierge et ses dix vertus évoquées dans la Bible. La règle est approuvée officiellement par le pape en 1517 et hop, c’est parti !

L’église du monastère de Thiais, aujourd’hui – Divine Box

Qui dit Histoire, dit guerres !

Malgré une forte croissance de l’ordre en France et au sein de l’Europe, l’ordre (qui n’est évidemment pas seul dans ce cas) doit faire face à deux nombreuses guerres. Pour ne citer que les plus désastreuses pour les sœurs : les guerres de Religion au XVIe siècle, la guerre de Trente Ans au XVIIe siècle, et bien sûr la Révolution ! À cette période, plus de mille « annonciades » seront dispersées entre l’exil, la prison et même la guillotine. Triste sort…

Des hauts et des bas…

En effet, après la Révolution, deux anciennes sœurs font revenir l’ordre en France. Par la même occasion, elles fondent une communauté et ouvrent un pensionnat. Mais à peine un siècle plus tard, en 1904, les lois anticléricales les poussent à l’exil. Pas étonnant, de nombreux monastères sont concernés !

Mais restons positifs, car tout est bien qui finit bien : les sœurs rentrent en France en 1922 et s’installent à Thiais, en région parisienne, en 1926. On y est, enfin ! À partir de cette date, tant sur le plan humain, avec une croissance démographique forte, que sur le plan spirituel, le monastère s’étend et s’agrandit de plus en plus. À partir des années 1970, les annonciades de Thiais peuvent alors envoyer plusieurs groupes de soeurs pour créer des fondations : en Normandie, dans les Alpes-de-Haute-Provence, près de Bourges, à Menton, ou encore en Pologne en 2009. Wielki ! (ça veut dire génial en polonais)

La communauté au réfectoire – © Monastère de Thiais

Aujourd’hui, à Thiais…

On compte trente-deux annonciades du monastère de Thiais aujourd’hui. Leur quotidien oscille entre les cinq offices de 7h à 21h et le travail manuel.  Elles font en des merveilles en terme d’artisanat monastique :  dans leur biscuiterie, leur confiturerie, leur carterie et même leur hôtellerie pour accueillir bien sûr les pèlerins ou retraitants de passage. Chouette programme ! Alors, dès la crise du covid terminée, peut-être irez-vous leur faire un petit coucou sur place ?

Une soeur annonciade qui pèse des biscuits dans leur biscuiterie à Thiais – © Monastère de Thiais

Un habit bien particulier !

La tenue des soeurs annonciades est reconnaissable entre mille ! Chaque couleur a une signification précise :

  • Le gris rappelle la pauvreté et la pénitence
  • le scapulaire rouge évoque la passion du Christ
  • le manteau blanc est signe de pureté
  • la médaille représente la Vierge à l’enfant
  • la corde à dix nœuds rappelle les dix vertus de la Vierge.

Bref, tout un programme ! Mais le mieux est encore de voir ce magnifique habit en vrai au monastère de Thiais…

Habit d’une annonciade du Monastère de Thiais – Divine Box

Et pour découvrir leurs produits ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr : Monastère de Thiais, 91 Rue du Pavé de Grignon, 94320 Thiais

Ou sinon, si le covid ou l’éloignement géographique vous empêche de vous déplacer, vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les biscuits et crackers du monastère de Thiais. Sinon, vous pouvez aussi cliquer ici pour en savoir plus sur le monastère de Thiais et notamment les constructions/chantiers en cours (car il y en a beaucoup…!)

Appel de Mgr Rougé à s’engager pour la défense de la vie

L’évêque de Nanterre, interrogé par Les Eveilleurs, appelle à se mobiliser :

Confinement sanitaire et confiscation culturelle et morale sont les deux volets du meilleur des mondes macronique

De Bernard Antony :

Tristement fascinant, que cette simultanéité, comme celles qu’apprécie Micro-Néron, entre l’annonce d’une nouvelle phase d’enfermement sanitaire et les dernières avancées vers l’enfer totalitaire du « meilleur des mondes » de « l’antiracisme ».

Alors que l’inénarrable premier ministre Castex confirmait hier dans sa manière d’expression martiale une nouvelle avancée de l’heure de « couvre-feu » – ce qui a fait frémir d’aise le Micro-Néron de « Nous sommes en guerre ! » – on apprenait que les étudiants sans doute ni trop blancs ni trop mâles, rédacteurs du journal de la jadis prestigieuse université de Cambridge, avaient qualifié Ludwig Van Beethoven, génie par excellence de la grande musique européenne et universelle de « too male, too pale, too stale (trop mâle, trop blanc, trop vieux) ».

Anne Lauvergeon, l’ancienne dirigeante d’Areva, a dû en éprouver une grande pâmoison, elle qui avait juré que sous sa direction on en finirait avec « le recrutement de mâles blancs », (ce qui motiva la plainte de l’AGRIF).

Le seul intérêt de la conjoncture, c’est que les plus ignorants de la langue anglaise, à force d’en entendre la répétition médiatique, vont finir par en apprendre quelques mots : « cancel culture », « Black lives matter », « woke »…

Selon les barbares de Cambridge, la musique de Beethoven fait bien sûr partie de la culture désormais « annulée ».

Les gardes rouges de la Révolution culturelle maoïste ne raisonnaient pas autrement. On sait qu’ils allèrent dans certaines universités jusqu’à tuer et dévorer leurs professeurs criminellement coupables d’avoir enseigné Confucius et l’ancienne culture ! (cf. notre livre « Le communisme – 1917-2017 », p 154-155)

Aujourd’hui, au train où vont les choses, seuls mériteront de n’être pas « mangés » les « blancs » – le blanc peut être bien sûr pris au sens figuré, signifiant alors tout simplement les « tenants de la vieille culture » – qui se seront soumis suffisamment tôt. Pour d’autres, comme l’a écrit Houria Bouteldja, « même et surtout de gauche, ce sera trop tard… ».

Il y a heureusement des « non-blancs » pour remettre en place les impérialistes de « la pensée racisée et diversitaire », ces fanatiques d’un antiracisme qui, ainsi que nous l’avons identifié depuis longtemps, n’est autre qu’un « racisme en sens contraire ».

Ainsi, la grande violoniste Zhang Zhang a-t-elle vertement remis à sa place le médiocre musicien Ibrahim Maalouf qui s’était gougâtement indigné du manque de diversité dans l’Orchestre de Vienne. Histoire sans doute de s’y faire accepter non pas pour un talent qu’il n’a pas ou pas encore mais en raison de son origine. Ce Maalouf-là n’a pas commenté la diversité des orchestres de Téhéran ou de La Mecque…

Ceci nous amène à faire observer que là où la diversité culturelle manque le plus, c’est bien dans les médias financés par les impôts des Français. (Nous ne parlons donc pas de CNEWS, de TV Libertés, de Radio-Courtoisie).

Sauf quelques émissions « alibi », à la proportion de 1 %, c’est le règne de la seule diversité de gauche. On peut ainsi toujours attendre sur France-Culture la grande émission que mérite par exemple le très grand romancier que fut Jean Raspail.

Confinement sanitaire et confiscation culturelle et morale sont ainsi les deux volets du meilleur des mondes macronique.

Les liaisons dangereuses entre Facebook, Twitter et Whatsapp

L’archiduc Imre de Habsbourg-Lorraine, directeur général d’Aliter Invest, a été interrogé par Guillaume d’Alençon :

Que pensez-vous de cette récente décision des dirigeants de Facebook de récupérer les données de Whatsapp ?

La tendance est générale et consiste à mettre d’une certaine façon sous surveillance des millions d’utilisateurs. Il y a quelque chose de malhonnête et de profondément irrespectueux des personnes et des libertés. Heureusement, nous assistons parallèlement à une prise de conscience grandissante et des solutions créatives émergent qui n’auront pas fini de surprendre…

Que faites-vous concrètement pour faire valoir cette conviction ?

Dans le cadre d’Aliter Invest, nous avons choisi de ne pas soutenir les GAFA. Pour être plus clair, notre Fonds Global Investors Ethica Balanced n’investit pas dans Google, Apple, Facebook, Amazon, car il y a entre autres trop de risques s’agissant du respect de la confidentialité des échanges et des communications. Nous préférons d’autres types d’investissements qui mettent davantage en lumière le respect intégral de la personne, de son travail et de l’environnement.

Comment réussissez-vous à harmoniser performance et éthique au sens fort ?

Ethique et performance n’ont jamais autant marché la main dans la main. J’en veux pour preuve les résultats très positifs que nous obtenons. Au 31 décembre dernier nous sommes à + 6,36% depuis la création du fonds en mai 2019. Le fonds a donc bien résisté à la dernière crise.

Odile Guinnepain nouvelle présidente de Choisir la Vie

De Cécile Edel, présidente sortante de Choisir la Vie :

Chers amis,

Cette année, c’est avec une émotion toute particulière que je vous adresse tous mes meilleurs vœux car ces derniers sont aussi l’occasion pour moi de vous annoncer mon départ de Choisir la Vie en tant que présidente.

Engagée depuis mon enfance dans le combat pour le respect de la vie mais plus particulièrement depuis 2002 au décès de mon père, Michel Raoult, qui fut le fondateur et président de Choisir la Vie jusqu’à sa mort, j’ai eu à cœur depuis mon élection en tant que présidente de l’association en 2006, de poursuivre l’œuvre de ce dernier et mener ce combat avec autant que possible, force, conviction et engagement total.

Je rends grâce pour ces 15 années si riches et si lumineuses où Choisir la Vie et son œuvre firent partie intégrante de ma vie.

Ce fut quinze années d’actions, que ce soit par exemple au travers des marches pour la Vie dont Choisir la Vie fut l’initiatrice et en assura l’organisation durant plus de dix ans ou au travers de grandes campagnes de sensibilisation, ou encore par l’aide aux femmes enceintes en difficultés où j’ai pu avoir l’immense joie de voir naître des enfants dont la vie avait été, l’espace de quelques semaines, suspendue à un fil, à un choix.

Quinze années également de belles collaborations avec des associations amies, de rencontres providentielles, avec entre autre des bénévoles si dévoués et d’admirables combattants, pionniers de l’engagement pro vie, disparus pour certains aujourd’hui mais qui m’ont toujours édifiée par leur engagement gratuit, absolu et totalement désintéressé. Je pense aussi bien entendu, à ma famille, mes amis, membres du bureau, et du conseil d’administration, si fidèles dans leur engagement, qui ont su toute jeune, m’accueillir et me guider dans cette mission.

Mais ces années furent également des années de grands combats, non seulement contre la culture de mort toujours plus envahissante mais également contre l’esprit de division et de désespérance.

Ce combat est rude et extrêmement exigeant et si on veut le mener pleinement, avec énergie, et assurer la présidence d’une association comme Choisir la Vie, il nous est demandé un renoncement et une implication totale que je ne suis plus en mesure d’assurer pleinement aujourd’hui pour diverses raisons, parmi lesquelles des contraintes familiales.

Je remercie du fond du cœur Odile Guinnepain, nouvellement élue comme présidente le 14 décembre dernier, d’avoir accepté de me succéder dans cette responsabilité. J’ai toute confiance en elle. Énergique, déterminée, volontaire et engagée depuis plusieurs années à Choisir la Vie avec le même esprit d’abnégation et d’abandon à la Providence divine que son fondateur, elle saura donner un renouveau et une nouvelle dynamique à l’association.

Je reste toutefois membre du bureau de cette association qui me tient tellement à cœur et me consacrerai encore davantage à l’écoute et l’aide aux femmes enceintes en détresse, mission plus proche de ma vocation première.

Je tiens une nouvelle fois à vous remercier chacun et chacune pour votre fidèle soutien, et votre accompagnement durant toutes ces années ainsi que pour vos témoignages de confiance et d’amitié qui m’honorent et dont j’ai essayé d’être dignes. Je sais qu’Odile peut compter sur vous et votre détermination pour poursuive ce combat. Soyez assurés, chers amis, que Choisir la Vie ne lâchera pas, ne renoncera pas et que nous gagnerons, nous l’emporterons !

Le mot d’Odile Guinnepain, nouvelle présidente de Choisir la Vie

Chers adhérents et bienfaiteurs,

Comme Cécile, je tiens à vous souhaiter tous mes meilleurs vœux d’heureuse et paisible année 2021. C’est une joie et un honneur de bénéficier de la confiance de Cécile et des membres de CLV pour en prendre la présidence de CLV ; je les en remercie sincèrement. Responsable de l’antenne « Nos mains ne tueront pas » depuis 2016, CLV ne m’est pas inconnue, pour autant, la tâche est un véritable engagement auquel je m’efforcerai de répondre au mieux.

Nous poursuivrons donc ensemble l’oeuvre débutée il y a maintenant 38 ans ; œuvre qui semble bien petite aux yeux du monde mais qui, si elle peut en apparence manquer d’efficacité au sens où nous le souhaiterions, est pour autant pleinement féconde ; il suffit pour cela de constater combien la « relève » des jeunes qui nous suivent est fidèle, ferme et nombreuse. À nous de continuer à être les aînés qu’ils suivront, avec l’assurance de ne pas se tromper.

La plupart d’entre-vous ne me connaissent pas ; je vais donc me présenter en quelques mots ; Née en 1975, je fais partie de la première génération des survivants de l’avortement ; je suis célibataire, sans enfant, issue d’une famille chrétienne de 5 enfants. Je vis dans le Berry, près de Châteauroux où j’exerce le métier d’infirmière depuis plus de 20 ans. J’ai travaillé dans différents services de soins avec une expérience importante dans les soins palliatifs où la lutte pour le respect de la vie des patients jusqu’à leur fin naturelle fut le moteur et l’orientation de mes soins ; je n’ai jamais « eu à céder ». Respecter la vie et la loi naturelle en temps que soignant est un réel combat mais il est possible… avec la grâce de Dieu.

Aujourd’hui, je suis cadre de santé/formatrice en IFSI/IFAS à Châteauroux. Enseigner les étudiants aux soins infirmiers est une continuité dans ma profession ; elle me donne l’occasion de les ouvrir à de vraies réflexions éthiques et respectueuses de la vie puisque ce sont des unités d’enseignements dont je suis responsable dans leur cursus.

Si les décisions politiques de cette semaine le permettent, notre premier rendez-vous de l’année sera la Marche pour la Vie du 17 janvier à Paris.

Nous sommes invités à la rejoindre physiquement place du Trocadéro ou virtuellement à 15h en cliquant sur un lien prévu à cet effet: https://enmarchepourlavie.fr/

Dans l’attente de la joie de vous rencontrer, je vous assure de ma fidélité à vous servir.

L’infanticide : réalité taboue d’Amérique et d’Europe

Deux jours avant la Marche pour la vie de Paris, l’ECLJ sur RCF revient sur l’infanticide néonatal, réalité taboue d’Amérique et d’Europe :

La Cour interaméricaine des droits de l’homme est saisie d’une affaire contre le Salvador, dans le contexte de pressions internationales pour libéraliser l’avortement en Amérique latine. En condamnant une mère pour homicide de son enfant nouveau-né, le Salvador a-t-il vraiment violé plusieurs droits de cette femme ? Éléments de réponse dans cette émission.

En deuxième partie : Les infanticides n’existent-ils que dans les pays où l’avortement est interdit ? Ou est-ce également une réalité en Europe ? L’ECLJ transmet à ce sujet plusieurs témoignages de médecins et d’infirmières européens.

SOS Tout-Petits à la Marche pour la vie

SOS Tout-Petits soutient la Manifestation pour la Vie du dimanche 17 janvier place du Trocadéro à Paris.

Ceux qui pourront être sur place sont invités à rejoindre SOS TP à 14 h30 à l’angle de l’avenue Kléber et de l’avenue Raymond Poincaré.

UN AVORTEMENT VOLONTAIRE = 1 MORT

UNE PMA AVEC FECONDATION IN VITRO = 5 A 10 MORTS EN MOYENNE

La loi dite de bioéthique promeut lourdement l’accroissement massif de la mise à mort des êtres humains, qu’ils soient fécondés normalement ou in vitro.

L’évidence biologique qu’il s’agit d’êtres humains est légalement reconnue par les articles 2211-1 et 2211-2 du Code de la Santé publique.

L’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, texte constitutionnel, énonce parmi les « droits naturels et imprescriptibles de l’Homme », « la sûreté, et la résistance à l’oppression ».

Dans un pays harassé par une pandémie, où l’insécurité explose, le Pouvoir, en échec permanent, n’a t-il rien d’autre à faire que de harceler la population avec ses obsessions idéologiques morbides ?

Prochains rendez-vous de SOS TP :

  • Chapelet à Bougival le 30 janvier à 10 h.45, place du Général de Gaulle
  • Rosaires à Paris le 6 février et le 6 mars, à 14 h.30, près de la Maternité Port-Royal, au croisement St Michel-Montparnasse.

Fraude aux prestations sociales : des dérapages qui se chiffrent en milliards d’euros

Au cours de l’année 2020, plusieurs députés ont oeuvré au sein d’une commission d’enquête concernant la lutte contre la fraude aux prestations sociales, présidée par le député Patrick Hetzel. Ils ont mené un énorme travail d’investigation qui a débouché sur un rapport très conséquent rédigé par le député Pascal Brindeau. Dans ce rapport, ils dressent un diagnostic et formulent un certain nombre de recommandations. Pour en prendre connaissance, voici le lien vers la version numérique de ce rapport en deux tomes.

Sur l’ensemble de la durée de la commission, ainsi que pour certains de déplacements dans des organismes publics, ils ont été suivis par un journaliste de la chaîne M6, Monsieur Laurent Lesage. Celui-ci a effectué de son côté, un important travail d’investigation, notamment pour illustrer par des exemples précis ce qui est dénoncé dans le rapport, car il s’agit d’un incroyable gaspillage d’argent public. Son travail, d’une durée d’une petite heure sera diffusé le dimanche 17 janvier 2021, à 21h05, sur M6.

L’angle retenu par ce reportage est évidemment de mettre l’accent sur quelques failles du système. Il n’y a aucune prétention à l’exhaustivité mais ce reportage montre très bien comment on peut en arriver à des dérapages qui se chiffrent en milliards d’euros et Laurent Lesage a effectué un travail très sérieux en posant quelques très bonnes questions. En effet, depuis des années, en France, les bénéficiaires de la sécurité sociale sont plus nombreux que les personnes recensées par l’INSEE. La sécu verse donc des prestations sociales à des personnes qui n’existent pas… ou plus. Comment est-ce possible ?

Cette enquête révèle quelques-unes des gigantesques failles du système. Malgré des efforts et des progrès sensibles réalisés par les équipes de lutte contre la fraude de la CAF ou de l’assurance vieillesse, dont l’équipe de ce reportage a pu, en exclusivité, suivre le travail au quotidien, les fraudeurs, des Français mais aussi des étrangers, rivalisent d’ingéniosité pour piller sans vergogne les caisses de nos organismes sociaux. Cela se fait de plus en plus en « bande organisé » et il devient urgent que l’Etat prenne ce problème à bras le corps.

A la recherche des fantômes rémunérés par la sécurité sociale, les journalistes ont découvert les nouvelles méthodes des fraudeurs. Vous verrez qu’il existe même des filières organisées pour permettre à des étrangers de percevoir régulièrement de l’argent de notre sécurité sociale.

Si ce sujet vous intéresse, ne manquez pas l’émission Capital sur M6 le dimanche 17 janvier à 21 heures 05 : Aides sociales, retraites : révélations sur un grand gaspillage

Dans le contexte actuel, nous n’avons jamais eu autant besoin de croire en la vie

De Constance Prazel sur Liberté politique :

[…] Nos élus ont la bouche pleine de formules creuses pour combattre la pandémie ou défendre la planète, mais commettent, de manière active et avec une bonne conscience rare, tous les attentats possibles à la vie humaine. D’autres préfèrent s’abstenir, ou baisser la tête avec un silence gêné, pour finir par se noyer dans leur respectabilité.

Tout cela s’inscrit dans un contexte plus global de combat contre la vie, qui dépasse largement les frontières de notre pays. Il faut avoir conscience que les élections américaines et la victoire de Joe Biden vont constituer un formidable encouragement à ces dérives dramatiques. Pendant son mandat, Donald Trump avait activement lutté contre la culture de mort, en diminuant de manière décisive, notamment, les financements publics au Planning familial, ou aux organismes internationaux favorables à l’avortement. Cette page se tourne, et une dynamique inverse va s’enclencher : Joe Biden a ainsi annoncé, par exemple, la reprise du financement du FNUAP, le fonds des Nations-Unies pour la population, qui se donne pour objectif d’en « faire plus pour promouvoir l’avortement. »

Dans le contexte actuel, nous n’avons jamais eu autant besoin de croire en la vie. C’est pour toutes ces raisons qu’il est nécessaire de maintenir une pression constante et d’occuper l’espace public. Il y a quelques semaines, le collège des gynécologues-obstétriciens se prononçait contre le prolongement de 12 à 14 semaines du délai légal pour avorter. Nous ne sommes pas les seuls, il ne doit pas s’agir du combat d’un petit milieu sociologique. Ce soir, en amont de la mobilisation de dimanche, nous proposons une nouvelle projection du film américain Unplanned, destiné à montrer sans fards la terrible réalité de l’avortement pour mieux stimuler la résistance. Dimanche, Liberté politique et Stop au porno, partenaires de la Marche pour la Vie, seront toutes deux présentes au village des associations du Trocadéro. Nous vous y attendons, nombreux !

C’est arrivé un 15 janvier…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous:

  • le 15 janvier 69 : affaibli par la révolte des légions de Germanie qui ont proclamé le gouverneur de Germanie supérieure, Vitellius, Galba est renversé par ses prétoriens, qui offrent l’empire à Othon.
  • le 15 janvier 708 : élection du pape Sisinnius.
  • le 15 janvier 936 : mort du Roi de France, Raoul de Bourgogne.

Malade depuis l’automne, le Roi Raoul meurt à Auxerre sans descendant direct. Gendre du Roi de France Robert Ier, il est devenu Roi à la mort de ce dernier, en 923. Raoul, ancien Duc de Bourgogne, règne sur le royaume des francs pendant treize ans. C’est en Angleterre que l’on trouve le nouveau souverain en la personne de Louis IV d’Outremer, descendant de Charles III le simple.

  • le 15 janvier 1200 : création de l’université de Paris.

La première université de France est fondée à Paris sur ordre royal de Philippe Auguste. Elle n’obtient toutefois du Roi un statut officiel qu’en 1215. Elle comprend quatre domaines d’enseignements : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Une grande place est donnée à l’étude des textes anciens et à la théologie ; cela fera le renom intellectuel de la ville.

  • le 15 janvier 1208 : assassinat de Pierre de Castelnau, légat du Pape.

Moine de Cîteaux, chargé par le pape d’enquêter sur les cathares et l’hérésie albigeoise, Pierre de Castelnau est assassiné par un vassal de Raymond VI de Toulouse. Tenu par le pape Innocent III pour responsable de cet assassinat, Raymond est excommunié. Cet évènement est à l’origine de la Croisade des Albigeois. Voir les chroniques du 16 mars, du 12 avril, du 12 septembre.

  • le 15 janvier 1369 : la rupture du Traité de Calais provoque la reprise de la guerre. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France.

Le 30 novembre 1368, Charles V prononce la confiscation de l’Aquitaine. La Guerre de Cent Ans reprend entre l’Angleterre et la France, qui récupère la majeure partie de l’Aquitaine et de la Normandie, données en apanage aux Anglais en échange de la libération de Jean II le Bon. Édouard III se proclame à nouveau Roi de France. Le 5 février, les consuls de Cahors jurent de porter secours au Roi de France Charles V déclarant que :

« même sous la domination anglaise, ils n’avaient jamais cessé d’avoir le cœur français ».

Du Guesclin remporte la victoire de Montiel sur une coalition pro-anglaise, conduite par le Portugal et les partisans de Pierre Ier le Cruel, abandonné par le Prince Noir; cette victoire est suivie de l’assassinat de Pierre le Cruel que remplace Henri II de Transtamare. La France passe une alliance avec la Castille.

  • le 15 janvier 1381 : signature du second traité de Guérande.

Seize ans après la signature du premier Traité de Guérande, qui mettait un terme à la première guerre de Succession de Bretagne, des négociateurs français et bretons mettent au point un nouveau traité, ratifié le 4 avril de la même année. Le texte affirme la neutralité de la Bretagne. En échange du recouvrement de ses biens, le duc Jean IV de Bretagne accepte de prêter hommage au Roi de France, de verser une indemnité et de renvoyer ses conseillers anglais. Voir la chronique du 12 avril

  • le 15 janvier 1484 : début des États Généraux, à Tours.

Du 15 janvier au 11 mars, la réunion des États généraux se fait à Tours ; suite à la mort du Roi Louis XI. Ils confirment la force de l’autorité monarchique en France.

« Le Chancelier Guillaume de Rochefort confirme, dans son discours d’ouverture, la fidélité du peuple de France à son Roi, contrairement à l’Angleterre qui change ses familles régnantes, délaissant les héritiers légitimes, marquant chaque changement de règne par une révolution nouvelle. Massemin, chanoine du Chapitre de Rouen, parmi les grands orateurs politiques de ces États de Tours, énonça les paroles que l’on sait, étonnantes de fraîcheur. Aux mêmes États de Tours, chacun des ordres nomma des commissaires sur la demande du chancelier, pour travailler avec les membres du Conseil du Roi. Trois conférences furent organisées, et spécialement consacrées à l’Église, à la justice et à l’impôt. »

[Tiré de Georges Picot, Histoire des Etats généraux, t. I, p. 390]

  • le 15 janvier 1541 : Jean-François de La Roque de Roberval, Lieutenant général du Canada.

François Ier le nomme son « Lieutenant général au pays de Canada » où il le charge de « répandre la sainte foi catholique ». Les termes de sa commission sont formels : sa mission est de fonder une colonie, où il devra construire des églises, des villes fortifiées. Il reçoit un subside de 45 000 £ et il affrète trois navires : la Valentine, l’Anne et la Lèchefraye. Des gentilshommes l’accompagnent et le Roi lui donne le droit de tirer des criminels des prisons pour commencer sa colonie.

  • le 15 janvier 1552 : le traité de Chambord est signé.

Henri II, sacré Roi de France en 1547, conclut, par le traité de Chambord, une alliance avec les princes protestants de la Ligue de Smalkalde. Ces derniers sont en guerre contre Charles Quint depuis 1545. Ce traité vise directement ce dernier. Henri II est candidat au titre de vicaire du Saint-Empire. Les princes protestants de la Ligue de Smalkalde le soutiennent et avec Maurice de Saxe, ils vont jusqu’à promettre la succession impériale à Henri II et à mener des attaques pour détourner l’attention de Charles Quint et permettre à Henri II d’attaquer l’Allemagne et les Pays-Bas. La France remporte d’importants succès initiaux, qui lui permettent d’occuper et d’annexer la Lorraine et les Trois-Évêchés.

  • le 15 janvier 1629: deux décisions royales.

Un Lit de justice de Louis XIII limite le droit de remontrance du Parlement. Parallèlement, il confie la régence à sa mère Marie, flanquée d’un conseil dirigé par Bérulle, afin de partir pour l’Italie, alors même que ce dernier est hostile à l’intervention en Italie.

  • le 15 janvier 1633 : un parlement est créé à Metz par un édit de Louis XIII.
  • le 15 janvier  1648 : Anne d’Autriche tient un lit de justice au Parlement de Paris pour forcer l’enregistrement d’édits fiscaux.

C’est le début de la Fronde.

  • le 15 janvier 1761 : capitulation de Lally-Tollendal à Pondichéry.

Le général français Thomas Arthur de Lally-Tollendal capitule à Pondichéry au terme de 8 mois de siège, lors de la guerre de Sept Ans. La France, battue sur tous les fronts, perd à l’issue du conflit ses plus belles colonies. La France ne pardonne pas cette défaite au général et l’accuse de trahison. Il est d’origine irlandaise. Lally-Tollendal est jugé par le Parlement de Paris et exécuté en 1766. Son fils, avec le soutien de Voltaire, obtient sa réhabilitation en 1778. Quant au comptoir de Pondichéry, il est restitué à la France par le traité de Paris, en 1763. Souvent occupé par les Britanniques dans les années qui suivent, il est finalement rendu à l’Inde en 1954.

  • le 15 janvier 1790 : un décret fixe à quatre-vingt-trois le nombre de départements.

Un décret de la Constituante fixe à 83 le nombre de départements. Cette nouvelle division du Royaume vient remplacer les 34 Provinces en vigueur sous l’Ancien Régime. La taille des départements est définie de telle façon que chaque citoyen peut se rendre à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum. Les députés projetaient en premier lieu d’établir des circonscriptions géométriques (carrée !) à l’image des Etats américains, mais l’idée sera abandonnée et les limites des départements seront fixées selon celles des anciennes provinces. Elles coïncident le plus souvent avec les anciens pays gaulois et les comtés carolingiens d’où leur succès immédiat.

  • le 15 janvier 1791 : un nouvel impôt, la contribution mobilière, est institué.
  • le 15 janvier 1797 : victoire de Rivoli.

Victoire de Bonaparte sur les Autrichiens à Rivoli, en Italie. Ses troupes l’emportent contre les autrichiens du baron d’Alvinczy. Elle s’inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l’armée d’Italie de Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

Cette victoire entraîne la chute du duché de Mantoue et la reddition du général Wurmser. Alvinczy laisse dans la débâcle près de 6 000 prisonniers, dont plusieurs généraux, et 22 canons, aux troupes françaises.

  • le 15 janvier 1896 : accord franco-anglais concernant le Siam.

Les Anglais et les Français signent un accord sur leurs influences respectives dans le Sud-Est asiatique. La France confirme l’indépendance du Siam et se voit reconnaître le protectorat sur le Laos.

  • le 15 janvier 1898 : parution de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand.
  • le 15 janvier 1900 : Lyautey publie l’article « Du rôle colonial de l’armée » dans la « Revue des Deux-Mondes ».
  • le 15 janvier 1910 : le Congo français devient l’Afrique équatoriale française.
  • le 15 janvier 1932 : les Français achèvent la pacification du Maroc.
  • le 15 janvier 1933 : première apparition de Notre Dame à Banneux en Belgique.

Notre Dame apparaît plusieurs fois à Mariette Beco entre le 15 janvier et le 2 mars 1933, à Banneux, un village près de Liège, en Belgique. Les apparitions mariales font suite à celles de Beauraing, qui se déroulent peu de temps avant et aussi en Belgique. Les deux sont reconnues par l’Église comme authentiques. Un sanctuaire est construit, Banneux devient un centre de pèlerinage très fréquenté.

Notre Dame révèle l’existence d’une source, dont l’eau a déjà guérit miraculeusement plusieurs personnes à ce jour. Le message de Notre Dame est de venir à Banneux car elle y promit de soulager les souffrances.

  • le 15 janvier 1975 : le Conseil constitutionnel achève son examen de la loi Veil : son président, Frey, fait adopter la loi sans vote.

Encore une fois la république, en grande démocrate, fait le bonheur du peuple malgré lui. Les membres du Conseil constitutionnel s’étonnent que, depuis 2013, le peuple remette en cause leur autorité. Ils feraient bien de relire Bossuet qui écrivait :

« Il y a des lois fondamentales qu’on ne peut changer… C’est principalement de ces lois fondamentales qu’il est écrit qu’en les violant on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires. » (cité dans Politique tirée des propres paroles de l’Ecriture Sainte, à Monsieur le Dauphin ; livre premier)

  • le 15 janvier 1991 : fin de l’ultimatum fixé à l’Irak. L’opération tempête du désert va débuter.
  • le 15 janvier 1995 : le pape Jean-Paul II célèbre une messe devant plus de deux millions de fidèles à Manille.

C’est la plus grosse affluence de son pontificat, au terme d’une visite de quatre jours aux Philippines.

  • le 15 janvier 2001 : le ministère de la Défense annonce que les résultats de la recherche d’uranium appauvri effectuée chez cinq militaires français ayant servi dans les Balkans et hospitalisés pour des maladies sanguines sont négatifs.

Pour que vive le Beaujolais : partez à la découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais

Pour la quatrième émission de PQVLB de la saison 2020-2021, partez à la découverte de nouveaux trésors cachés du Beaujolais !

  • En ce mois de janvier, après avoir écouté les anecdotes de taille de Francois, il est temps de passer au nouveau fournil de Morgon !
  • Histoire, histoire… y-a-t-il un rapport en un Rajah indien, le Royaume de France et les Sires de Beaujeu ?
  • Place au futur maintenant : quel paysage allons nous laisser à nos enfants ? L’association « Protection du Patrimoine Naturel du Val de Saône » s’y intéresse de très près…

Harcelé par les nervis d’extrême-gauche, un professeur se suicide

Lu dans l’Incorrect :

Professeur américain de criminologie, mais plus encore polémiste pourfendeur du politiquement correct et de la dictature diversitaire, Mike Adams s’est suicidé le 23 juillet dernier, après avoir été forcé de quitter ses fonctions par une campagne des antiracistes.

Harcelé par la gauche universitaire et médiatique qui a obtenu son éviction de l’université, Mike Adams s’est suicidé à son domicile le 23 juillet d’une balle à la tête.

Professeur de criminologie à l’université de Caroline du Nord à Wilmington, athée et de gauche, il s’était converti au christianisme après avoir fait la connaissance d’un condamné à mort. Cette conversion a provoqué son adhésion aux idées conservatrices, notamment sur la question de l’avortement.

Tant qu’il a limité ses tribunes à la presse conservatrice, Mike Adams a pu continuer à exercer ses fonctions de professeur de criminologie. Mais les choses se sont gâtées lorsqu’il a commencé à utiliser Twitter. Hostile au confinement, il a tweeté le 28 mai :

« Ne fermez pas les universités. Ou alors fermez les départements non essentiels, comme les études féministes. »

L’été dernier, Mike Adams a interpellé sur Twitter le gouverneur de Caroline du Nord, à propos du confinement, d’une formule de negro spiritual connue, « Let my people go ». Aussitôt, la gauche hystérique exigea son éviction de l’université. Sur les réseaux sociaux et sur son portable, les menaces sont devenues violentes.

Zemmour : « Des milices citoyennes s’opposeront aux caïds immigrés »

Dans Face à l’info, Eric Zemmour aborde, au début de l’émission, les nombreux exemples de riverains qui s’occupent désormais de la sécurité dans leur quartier, face aux voyous. L’Etat n’assurant plus le bien commun, à commencer par la sécurité, ce sont les citoyens qui sont forcés de suppléer à la défaillance de l’Etat.

Chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux

Atlantico a interrogé en parallèle Jean-Yves Camus et Edouard Husson sur l’actualité américaine. Extrait :

Qu’est-ce que la théorie QAnon ? Et quelle place occupent les réseaux sociaux dans celle-ci ? 

Jean-Yves Camus : C’est une théorie expliquant qu’une vaste conspiration mondiale composée de pédophiles dirige le monde. Les réseaux sociaux sont des multinationales qui font partie d’un milieu opaque où se côtoient dirigeants politiques et dirigeants du big business. Pour les QAnoniste, la fortune d’un Mark Zuckerberg, Jeff Bezos ou Bill Gates cache forcément de mauvaises intentions. Ils sont partie prenante de ce que les complotistes appellent l’Etat profond. Il y a quand même une différence entre critiquer le forum de Davos parce que s’y pressent les personnes les plus riches de la planète et ceux qui défendent QAnon qui est une théorie objectivement absurde.

Edouard Husson : Ce qui caractérise la vie politique américaine, c’est le développement parallèle de deux systèmes de pensée conspirationnistes. D’un côté, les Démocrates ont cru jusqu’à l’absurde au rôle de Poutine dans l’élection de Donald Trump en 2016. De l’autre, un certain nombre d’électeurs républicains de la mouvance QAnon (mais beaucoup moins nombreux qu’on ne le croit au demeurant) mettent au coeur de leur analyse l’affrontement entre Trump et le « Deep State ». Tout événement du mandat de Trump a été interprété comme un jeu d’échec entre Trump et l’Etat profond, le président étant destiné à remporter la partie. Comme les obsessions conspirationnistes des Démocrates sont le fait de personnes appartenant aux classes supérieures, on ne les décrit pas comme telles. En revanche, on ne cesse de pointer du doigt le conspirationnisme de droite, issu de la classe moyenne, jusqu’à en faire le tout du trumpisme. Dans les deux cas, d’ailleurs, les réseaux sociaux servent de miroir déformant: ils donnent une importance qu’ils n’ont pas aux partisans du « Russiagate » comme aux gens de QAnon.  Il ne faut pas sous-estimer l’impact des réseaux sociaux: de manière symbolique, les deux réseaux de conspirationnistes se sont rencontrés au Capitole, lors de la journée du 6 janvier. D’après les informations dont je dispose, ce sont des messages du réseau « QAnon » qui ont orienté certains manifestants convaincus vers le Capitole et les ont poussés à l’intrusion, laquelle est venue alimenter la paranoïa des responsables démocrates, à commencer par Nancy Pelosi, qui sont persuadés que Trump est un « fasciste », secrètement aidé par Poutine. Ce qui se passe avec la fermeture de nombreux comptes Twitter et pages Facebook, c’est la chasse aux sorcières d’un réseau de conspirationnistes riches et distingués contre les partisans de Donald Trump, sous prétexte de combattre un réseau de conspirationnistes ploucs et sans le sou.

Chronique du grand remplacement

L’état civil de la ville de Blois établit la liste des prénoms les plus donnés aux enfants nés en 2020.

Le top 3 des prénoms masculins :

  1. Mohamed
  2. Léo
  3. Ayden

Le top 3 des prénoms féminins :

  1. Jade
  2. Lina
  3. Nina

On nous exhorte à nous protéger en multipliant gestes barrières et en même temps le gouvernement fait tout pour accéder plus facilement à l’IVG

Porte-parole de la Marche pour la vie, Aliette Espieux a été interrogée dans Valeurs Actuelles. Extraits :

Comment faire entendre votre voix sur des sujets tels que l’euthanasie ou l’IVG dans une actualité où la crise du Covid est omniprésente ?

Certes la crise sanitaire monopolise l’actualité, et pourtant d’autres sujets anthropologiques et sociétaux sont bels et bien au menu des discussions parlementaire de ces prochains jours. Le 20 janvier, les sénateurs se pencheront sur la proposition de loi Gaillot. Cette dernière envisage d’étendre le délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines et de supprimer la clause de conscience spécifique à l’IVG qui autorise le personne médical à refuser de participer à un avortement. Est également incorporé dans le projet de loi l’autorisation donnée aux sages-femmes de pratiquer des avortements alors même que l’essence de leur métier est d’accueillir la vie. Sans compter que dans le projet de loi bioéthique, encore en révision, outre la suppression du délai de réflexion avant IMG, un amendement a été ajouté en catimini, dans un hémicycle vide, en plein été, autorisant le recours à une IMG jusqu’ à 9 mois de grossesse pour « détresse psychosociale » de la mère, sans bien entendu détailler ladite détresse …

Faire passer un tel amendement dans un hémicycle vide, en plein été, tard le soir, il y a clairement eu un déni de démocratie…

C’est scandaleux ! Nos élus ne nous représentent pas. La nuit du 31 juillet au 1er août, date à laquelle est passé cet amendement, les députés étaient évidemment tous en vacances. Seuls 15 parlementaires étaient présents parmi lesquels Julien Aubert, Xavier Breton et Emmanuelle Ménard. Il y a eu une volonté manifeste de faire passer ces lois dites de bioéthiques sans que le peuple puisse se mobiliser ou manifester.

N’y-a-t-il pas un paradoxe à entendre le gouvernement répéter comme un mantra qu’il faut sauver des vies depuis des mois, alors même qu’il projette de faciliter le recours à l’avortement ?

On nous exhorte à nous protéger en multipliant gestes barrières et confinements pour « sauver des vies » et en même temps le gouvernement fait tout pour accéder plus facilement à l’IVG. Mais pour eux, il n’y a pas de paradoxe puisqu’ils se basent sur leur propre conception d’une vie humaine. Ils considèrent l’enfant in-utero comme un amas de cellules. Leur vision évolue sans cesse depuis 1975 : avant 10 semaines, l’embryon n’est pas considéré comme un être humain, puis avant 12 semaines, puis aujourd’hui 14 semaines, puis jusqu’à 9 mois si le bébé est porteur de handicap… Rien n’est paradoxal pour un gouvernement qui cherche à éliminer la différence, en quête de normativité… Dans cette crise du Covid, le gouvernement cherche à tout prix à surprotéger les personnes âgées et vulnérables, alors même qu’il y a un peu plus d’un an, ils ont assassiné Vincent Lambert ! Le 8 octobre à l’Assemblée nationale, les députés discutaient de l’embryon comme d’un simple amas de cellules, et sans transition, quelques heure plus tard, ces mêmes parlementaires débattaient sur la protection de la vie animale. L’ironie est effrayante.

2019 a été marquée par une hausse conséquente du nombre d’avortements. Comment l’expliquer ?

Il y a eu plus de 230 000 avortements l’année dernière. Soit une hausse de 6 000 IVG par rapport à l’an passé ! Les femmes qui ont avorté invoquent la plupart du temps le refus du conjoint d’accueillir un enfant. Il y a un manque d’éducation des consciences des hommes mais aussi des femmes qui ne savent plus dire non. Puis les femmes, quels que soient leur milieu familial ou leur confession, subissent beaucoup de pression pour avorter et manque de soutien. Par ailleurs, les femmes peuvent être perméables au discours féministe qui banalise l’acte en assurant qu’une femme ne peut s’accomplir en tant que telle sans passer par la case avortement. Comme si c’était l’acte ultime de libération de la femme ! […]

Hervé Rolland, nouveau Président de la Fondation pour l’école

Le Conseil d’administration de la Fondation pour l’école a nommé Hervé Rolland, ancien président de l’Association Notre-Dame de Chrétienté, actuellement Directeur Général chargé du Secteur industriel pour IBM Europe, comme nouveau Président de la Fondation, le 12 janvier 2021. Extrait du communiqué de la Fondation :

En charge du Secteur Industriel d’IBM Europe depuis fin 2015, Hervé Rolland était précédemment Directeur Général Délégué d’IBM France. Il a exercé au sein d’IBM des responsabilités variées, tant en France qu’en Europe ou au niveau mondial. Il a dirigé le service de presse d’IBM France pendant 6 ans avant de prendre des responsabilités opérationnelles. Avant de rejoindre IBM, Hervé Rolland a commencé sa carrière comme ingénieur à la DGA (Délégation Générale de l’Armement) puis chez Thomson Armements. Il a ensuite exercé la profession de journaliste pendant trois ans à l’Usine Nouvelle puis aux Echos. Hervé Rolland est né en 1957 (63 ans) ; ingénieur diplômé de l’École Centrale de Nantes, il est marié et père de 4 enfants.

L’engagement d’Hervé Rolland au sein de la Fondation pour l’école est directement issu de son expérience professionnelle.

Confronté comme tous les chefs d’entreprise au défi majeur des compétences et de leur maintien dans un contexte de concurrence mondiale accrue, Hervé Rolland est convaincu de la nécessité d’une rénovation profonde de l’éducation et de l’enseignement en France.

« L’éducation est une cause nationale à laquelle chacun doit apporter sa pierre ; cela commence par l’école primaire, clé de l’apprentissage des bases fondamentales. Pour répondre aux besoins futurs de la société et des entreprises, il importe d’aider à repenser l’offre éducative pour les générations futures en associant plus étroitement savoirs, savoir-faire et savoir-être ».

Hervé Rolland a confirmé la vocation de la Fondation pour l’école à soutenir la diversité et l’enrichissement de l’offre éducative en France, en s’appuyant sur ses trois missions historiques :

  1. le soutien technique, juridique et financier aux écoles indépendantes ;

  2. la promotion des initiatives pédagogiques innovantes et qui ont fait leurs preuves ;

  3. la formation des enseignants, via la formation diplômante de l’ILFM (Institut libre de formation des maîtres de la Fondation pour l’école), ou la formation aux nouvelles problématiques éducatives comme la question de la perturbation de l’attention dans un monde dominé par les écrans et les réseaux sociaux, la question de l’autorité, etc.

La proposition de loi sur l’avortement a été rejetée en commission au Sénat

A quelques jours de la Marche pour la vie, la commission des affaires sociales du Sénat a rejeté mercredi matin la proposition de loi « Renforcement du droit à l’IVG » du député Albane Gaillot. Il devrait logiquement en être de même en séance publique, le mercredi 20 janvier.

Commentaire d’Alliance Vita :

En conséquence, en application du premier alinéa de l’article 42 de la Constitution, la discussion portera en séance le 20 janvier prochain sur le texte de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale.

Ce texte prévoit l’allongement des délais de l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse et la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les personnels soignants, sans proposer aucune mesure de prévention.

Alliance VITA appelle les sénateurs à rejeter ce texte en séance et demande au gouvernement de conduire une étude épidémiologique impartiale sur les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement, préalable à l’ouverture d’un débat public sur cette question.

Stop au porno a déposé une plainte auprès de la CNIL

Si les BigTechs peuvent censurer des utilisateurs, fermer des applications concurrentes, pourquoi ne ferment-ils pas aussi les sites de pornographie ?…

Stop au porno a déposé une plainte auprès de la CNIL le 21 décembre 2020 afin que cette dernière enquête sur les traitements de données réalisés par MindGeek, propriétaire de plusieurs sites pornographiques, dont Pornhub.

L’association Stop au porno reproche au groupe MindGeek, à travers ses sites Pornhub, Redtube et Youporn, parmi les plus consultés en France, de ne pas disposer d’une base juridique valable pour traiter les données personnelles des utilisateurs, notamment aux fins de personnalisation de la publicité.

Ces traitements sont particulièrement massifs et intrusifs, en raison du nombre de services proposés, de la quantité et de la nature des données traitées et combinées. De même, l’information délivrée n’est pas suffisamment claire pour que l’utilisateur comprenne que la base juridique des traitements de personnalisation de la publicité est le consentement, et non l’intérêt de la société MindGeek. Rédigée en anglais, l’information relative aux traitements des données effectués par MindGeek n’est, de surcroît, pas accessible au public non-anglophone.

MindGeek se trouve dans le même cas que celui exposé dans la délibération n° SAN – 2019-001 du 21 janvier 2019 prononçant une sanction pécuniaire à l’encontre de la société GOOGLE LLC et méconnait ainsi les articles 6, 12 et 13 du RGPD (voir l’article du Monde sur ce sujet ICI)

Stop au porno a mis en ligne un modèle pour dénoncer au CSA tous les sites web qui sont accessibles aux mineurs.

Couvre-feu généralisé à 18 heures

Jean Castex annonce un couvre-feu à 18 heures élargi à toute la métropole à partir de samedi, pour au moins 15 jours. Des dérogations sont possibles pour revenir du travail ou aller chercher ses enfants à l’école… Réaction de Bernard Antony :

Une fois de plus, on va subir les aberrations de la dictature jacobine. Il n’est en effet besoin que de bon sens pour savoir qu’en réduisant le nombre d’heures de liberté de circulation, on ne fera qu’augmenter le nombre des acheteurs dans les commerces, ceci allant à l’encontre du but recherché.

Ce couvre-feu « resserré » ne pourra donc qu’accentuer les dangers de contacts. Après quoi on nous dira que comme le méchant virus circule toujours, il faut nécessairement revenir à du confinement « dur ». Et c’est ainsi que nos gouvernants vont toujours plus massacrer la France.

J’ai, il y a quelques temps déjà, utilisé à l’endroit de monsieur Castex le qualificatif de « grand dépendeur d’andouilles » par lequel on désignait les incapables dans ma Bigorre natale.

En effet, cet énarque, ce conseiller d’État, n’a strictement rien apporté d’innovant dans la lutte contre la pandémie sinon de dire qu’il se fera vacciner lui aussi quand son tour viendra (son tour de quoi ? Il y a des fois où il nous donnerait envie d’être un peu grossier…). Il n’imagine pas qu’à côté de la vaccination généralisée que ce gouvernement propose, il y aurait aussi d’autres façons de combattre la pandémie et notamment celles de thérapies préventives ou curatives qui ont déjà été efficaces pour bien des cas.

Mais cette liberté-là n’est pas du goût de nos jacobins.

I-Média – Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA

Sommaire de l’émission :

  • 01:08 La disparition de Georges Pernoud, ancien présentateur de l’émission Thalassa sur France 3. Georges Pernoud avait notamment été évincé car mâle blanc de plus de 50 ans et aussi car il représentait la France d’avant.
  • 03:10 Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA.
  • 26:45 Revue de presse
  • 35:53 Face à la chasse aux dissidents, que faire ? Et enfin, nous conclurons cette émission par une étude des moyens de lutter contre cette censure qui touche Trump, ses soutiens et, plus largement, l’ensemble des dissidents dans le monde.

C’est arrivé un 14 janvier…

« A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines. » Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 janvier: saints du jour français ou en France.
    • St Firmin, évêque († Ve s.)

Dans le Gévaudan, au Ve siècle, saint Firmin, évêque

  • St Euphrase, évêque en Auvergne († 575)

En Auvergne, l’an 575, saint Euphrase, évêque, dont saint Grégoire de Tours loue l’hospitalité.

  • le 14 janvier 1526 : Traité de Madrid, libérant François Ier, prisonnier de Charles Quint après la défaite de Pavie.

François Ier de France signe un traité de paix avec Charles Quint, à Madrid afin d’être libéré, alors qu’il est prisonnier de l’empereur suite à la défaite de la bataille de Pavie le 24 février 1525 (voir la chronique du jour).

Selon ce traité, François Ier doit céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toutes revendications sur Naples, le Milanais, Gênes, Asti, les Flandres et l’Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles.

Mais, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, il demande le 16 août 1525 à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération, le 17 mars 1526, François rejette le traité, alors qu’il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.

  • le 14 janvier 1703 : Vauban est nommé Maréchal de France par Louis XIV pour services rendus au royaume.
  • le 14 janvier 1797 : début de la bataille de Rivoli.
  • le 14 janvier 1809 : l’Angleterre et l’Espagne s’allient contre Napoléon Ier.
  • le 14 janvier 1811 : Napoléon fait dire à Pie VII.

    « Puisque rien ne peut le rendre sage, il verra que Sa Majesté est assez puissante pour déposer un pape ».

Il est étonnant de voir que les revers majeurs des armées françaises ont commencé quand Napoléon 1er a vraiment failli à la mission de la France de protectrice de l’Eglise. Rappelons que le pape Pie VII est enlevé par le général Radet dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809  (voir la chronique du 5 juillet); qu’il est d’abord détenu à Savone (1809-1812), puis à Fontainebleau (1814). Napoléon envisage alors de fixer la papauté à Avignon ou à Paris.

  • le 14 janvier 1852 : adoption d’une nouvelle Constitution, inspirée de celle de l’an VIII.

La nouvelle constitution est promulguée : le président de la république est doté de pouvoirs étendus et il est désormais élu au suffrage universel pour 10 ans.

  • le 14 janvier 1858 : attentat raté d’Orsini contre Napoléon III et l’Impératrice Eugénie.

L’empereur et l’impératrice Eugénie échappent de peu à un attentat à la bombe perpétré par le révolutionnaire italien Felice Orsini. Orsini et ses complices lancent des bombes contre le cortège impérial, devant l’opéra de la rue Le Peletier, à Paris, pour punir Napoléon III d’être un « carbonaro félon ». L’explosion cause la mort de 8 personnes et fait 150 blessés. Orsini est condamné à mort et guillotiné le 13 mars suivant.

  • le 14 janvier 1918 : l’ancien président du Conseil Joseph Caillaux est arrêté sur accusation de trahison.
  • le 14 janvier 1962 : une série d’attentats fait au moins 36 morts algériens et européens dans les grandes villes algériennes.
  • le 14 janvier 1962 : premiers accords sur la PAC.

Dans le cadre du traité de Rome, les six Etats membres se mettent d’accord sur l’union douanière et la mise en place plus rapide d’une Politique agricole commune (PAC). Les Six prévoient une amélioration de la productivité agricole, une « stabilisation des marchés » nationaux, la « garantie de sécurité des approvisionnements » et l’assurance « d’un niveau de vie équitable des populations agricoles ». La PAC contribuera à faire de l’Europe l’un des plus grands exportateurs du monde, mais sera plusieurs fois réformée.

  • le 14 janvier 1963 : De Gaulle s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun et refuse l’autorisation du stationnement en France des fusées Polaris américaines
  • le 14 janvier 1964 : le président de la République devient le seul à pouvoir déclencher l’arme nucléaire en France.
  • le 14 janvier 1989 : condamnation par la cour d’assises spéciale de Paris à la réclusion à perpétuité des quatre dirigeants d’Action directe pour l’assassinat de Georges Besse, PDG de Renault.

Un heureux anniversaire ? – Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI

Dans son émission Perles de Culture, Anne Brassié reçoit notamment Cyril Farret d’Astiès qui publie « Un heureux anniversaire ? – Essai sur les cinquante ans du missel de Paul VI« .

Il revient sur la réforme du missel de la messe, sur la suppression des répétitions, le rôle de la liturgie, la censure de certains versets de l’Ecriture Sainte (qu’a bien montré Yves Daoudal)…

Dans la Lettre aux évêques accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum, Benoît XVI avait préconisé un enrichissement mutuel des deux missels du rite romain :

les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement: dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’usus antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c’est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

Force est de constater que le motu proprio Spiritus Domini sur l’ouverture aux femmes des fonctions liturgiques de Lecteur et d’acolyte, non seulement ne participe pas à cet enrichissement, mais il contribue à éloigner un peu plus les deux formes du rite romain.

Elle survit à une interruption médicale de grossesse et se porte bien

Enceinte de 8 mois, une mère apprend que son bébé souffre d’une grave malformation de l’hémisphère droit du cerveau. Comme les médecins lui affirment qu’elle mettra au monde une enfant très lourdement handicapé, elle décide de le faire avorter, en recourant à l’IMG, l’interruption médicale de grossesse possible jusqu’à la veille de la naissance.

Or, son bébé survit à la procédure criminelle. Et la petite fille est aujourd’hui âgée de trois ans et demi et elle se porte bien.

Sur le plan judiciaire, un accord a été trouvé entre sa famille et l’hôpital.

La différence des sexes (partie 2): une vidéo des Antigones

Suite de la vidéo des Antigones publiée hier.

 

Antigones part du présupposé d’une complémentarité entre hommes et femmes. Cette complémentarité est celle du couple masculin / féminin, mais pas seulement. Elle est avant tout une vision du monde, contrairement à l’égalité, à laquelle on l’oppose désormais, qui elle est un mode d’organisation de la société. Désormais prise entre deux feux entre politique et religion, au détriment d’une compréhension véritable de la notion.
Une émission préparée et animée par Iseul Turan et Anne Trewby
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Introduction
L’importance de se former sur la question de la complémentarité
00:42 La différence homme – femme
01:40 Un sujet peu maîtrisé même de ses partisans
02:51 Un sujet crucial à l’adolescence
03:53 Eviter la caricature
La complémentarité dépasse la question des sexes
04:51 La différence des sexes n’est qu’une dimension de la complémentarité
05:37 La complémentarité est un mode de compréhension du monde
06:14 La complémentarité à la base de la pensée philosophique et religieuse
La complémenatrité, des couples vivants
07:00 Une articulation et non une opposition
07:22 Des notions à la fois relatives et objectives
08:54 La dérive du relativisme total
09:26 La bisexualité primordiale, une erreur de compréhension
10:08 La complémentarité dans les philosophies orientales
11:18 La dérive d’un essentialisme total
La complémentarité dans l’histoire de la pensée
12:15 Des couples qui se sont figés au cours du temps
12:47 La pensée des Lumières et l’évacuation des couples symboliques
13:25 La Révolution, l’émergence de la notion d’égalité et de la pensée féministe
14:16 Egalité et complémentarité, deux notions pourtant de nature différente
14:46 La complémentarité à l’heure des sociétés complexes
Conclusion
16:20 La complémentarité, entre politique et religion
17:09 Egalité et complémentarité, deux notions de nature différente

La France a l’un des budgets « éducation » les plus élevés au monde : mais pour quoi faire ?

Le CAP (Centre d’Analyse et de Prospective de l’ISSEP) vient de publier une note sur la nouvelle augmentation du budget de l’Education Nationale :

En 2020, le budget de l’Education nationale est passé 51,68 milliards d’euros en 2019 à 52,72 milliards d’euros, soit une hausse de 1,04 milliard d’euros. Loin devant le budget de la Défense établi à 37,5 milliards en 2020 et devant le celui de la Justice qui s’élevait à 7,5 milliards cette même année. La France a l’un des budgets « éducation » les plus élevés au monde mais malgré ce budget considérable et une répartition inégale (La dépense annuelle pour un écolier est 15 % inférieure à celui des pays de l’OCDE, équivalente pour un collégien et 37 % supérieure pour un lycéen[1]), les résultats de cette institution sont un véritable fiasco. Le niveau des élèves français est en chute continue depuis des années. Pour autant, l’éducation nationale semble échapper à tout droit d’inventaire et le budget 2021 est de nouveau en hausse comme si augmenter les ressources du système éducatif sans remettre en cause ni leur distribution, ni le fonctionnement, ni son efficacité au regard des missions que lui confie la Nation suffisait à répondre aux difficultés rencontrées. Dans ces conditions, se pose légitimement la question : une hausse supplémentaire du budget, mais pour quoi faire ?

Des résultats scolaires de plus en plus catastrophiques

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce que ce budget ne dit pas et de souligner en contrepoint ce que les sources ministérielles elles-mêmes disent de la « mission » enseignement scolaire :

  • Ce qui n’est pas même évoqué : les résultats des évaluations comparatives internationales PIRLS, PISA et TIMSS[2]. Les résultats des évaluations nationales en CP, CE1 et 6ème[3].

L’étude PIRLS 2016 (prochaine campagne 2021) testait les élèves de 10 ans de 70 pays en compréhension de l’écrit. Les élèves français ont obtenu 511 points. La moyenne des élèves des pays de l’Union européenne est de 540 points, celles des élèves des pays de l’OCDE de 541 points. Plus grave : ces performances baissent constamment depuis 15 ans (11 points en moins) et 6% des élèves français n’atteignent pas le niveau le plus élémentaire de PIRLS.

L’étude PISA 2019 testait les élèves de 15 ans de 79 pays en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences. Nos élèves se situent entre le 20ème et le 26ème rang mondial soit légèrement au-dessus de la moyenne des 35 pays de l’OCDE. Ces résultats varient peu depuis l’année 2000. Notre panel d’élèves se caractérise par une profonde fracture sociale entre les élèves qui réussissent les tests et ceux qui échouent.

L’étude TIMSS 2019, dont les résultats viennent d’être rendu publics, testait les élèves de quatrième en mathématiques. Le titre de la note d’information du Ministère est édifiant : « Mathématiques au niveau de la 4ème : des résultats inquiétants en France » ; on peut lire plus loin : « avec un score de 483 points, la France se situe sous la moyenne des pays participants de l’UE et de l’OCDE (511) …/… entre 1995 et 2019 les résultats des élèves ont baissé de manière significative[4] ». Pire, les élèves français sont arrivés avant dernier en Europe derrière l’Albanie. La France a longtemps produit l’une des plus grandes écoles de mathématique au monde avec un nombre impressionnant de médaillés Fields (l’équivalent du prix Nobel en mathématique). Ces résultats signent indéniablement la mort de cette école de mathématique d’ici 20 ans si rien n’est fait.

Les évaluations nationales annuelles de CP, CE1 et 6ème offrent elles aussi un paysage préoccupant [5]:

« En classe de CP, les résultats sont, en Français comme en mathématiques en légère baisse …/…les écarts entre le secteur hors éducation prioritaire et l’éducation prioritaire s’ils augmentent, sont cependant contenus eu égard aux circonstances …/… en classe de CE1, les baisses sont plus sensibles …/… de manière générale les écarts entre secteur hors éducation prioritaire et secteur prioritaire s’accentuent …/… en sixième, les résultats sont très largement en hausse »,

mais les tests de fluence (lecture à haute voix) révèlent les limites de ce bref succès :

« dans l’échantillon analysé, le score moyen est de 124 mots lus en une minute, supérieur donc au seuil de 120 mots qui correspond aux attendus en fin de CM2. 53% des scores sont au-dessus de ce seuil. Quelques chiffres sont cependant inquiétants : 15% des élèves se situent en deçà du seuil de 90 mots qui correspond aux attendus de fin de CE2, 31% sont en dessous du seuil de 120 mots ».

En bon français, cela signifie qu’en classe de 6ème, 47% des élèves ne savent pas lire correctement…

Le Parlement n’est tout simplement pas tenu informé officiellement de ces résultats, probablement parce que ces indicateurs ne sont pas ceux des programmes annuels de performances, arrêtés il y a fort longtemps, au début de la LOLF, par BERCY. Or la lecture de ces tableaux d’indicateurs officiels montre deux choses : ils sont très imparfaitement renseignés, sans ce que cela entraîne d’ailleurs la moindre admonestation du Parlement au directeur desdits programmes et secondement, ils sont pour l’essentiel des indicateurs de fonctionnement, comme par exemple l’indicateur 2.1 du programme 140 : « nombre d’académies bénéficiant d’une dotation globale équilibrée parmi les 30 académies » et non de résultats.

Ces résultats dramatiques ne semblent pourtant entrainer aucune réaction particulière ni dans la classe médiatique ni dans la classe politique, le gouvernement se contentant, une fois de plus, d’augmenter les budgets sans véritable stratégie ou volonté de réforme.

Une nouvelle augmentation du budget prévu dans la loi de finance

 Cette année, le budget de la mission est en augmentation de 2,17%[6] par rapport au budget 2020.

La priorité affichée au premier degré se traduit par une augmentation de 2,54% des crédits du programme 140 (enseignement scolaire public du premier degré). A noter que l’enseignement élémentaire sur lequel porte l’effort de dédoublement des classes de CP et CE1, ne bénéficie que de 1,82% d’augmentation.

En termes d’évolution des plafonds d’emplois, la mission connait avec 1 024 350 emplois, une croissance de 3736 « équivalents temps pleins travaillés » (ETPT), incluant 910 emplois pour « mesures de périmètre », 378 emplois relevant de la jeunesse et 100 emplois pour le programme 139. Observons que le programme 141 (second degré public) se voit retirer 1800 emplois alors même que les collèges et lycées devraient connaître une augmentation d’effectifs de 28 000 élèves en 2021[7]. 1000 emplois supprimés seront compensés par des heures supplémentaires par année (HSA). La commission elle-même attire cependant l’attention du ministre sur le fait que ces heures supplémentaires années ne peuvent pas être toutes utilisées pour des raisons d’emploi du temps…

Au total, les grands équilibres budgétaires du système éducatif restent inchangés. Malgré le lourd satisfecit pro domo décerné par la présidente de la commission au Gouvernement et un techno-langage convenu : « le budget 2021 témoigne de la poursuite des efforts conduits depuis le début du quinquennat pour réinvestir dans la recherche et dans l’éducation …/… », et plus loin, dans « l’exposé des motifs » : « sanctuarisation des effectifs dédiés à la jeunesse et au capital humain, en particulier au ministère de l’éducation nationale », il est impossible de percevoir dans ce budget et dans les rapports annuels de performances qui le sous-tendent[8] une quelconque analyse lucide de la situation de notre système éducatif et a fortiori, l’ébauche d’un discours stratégique pour restaurer l’ambition – cruciale pour notre avenir – d’une école efficace.

Aucun débat parlementaire sur l’efficacité de notre système éducatif et sur la pertinence de la politique éducative du Gouvernement n’est conduit. Par exemple : le fait que les écarts de performances entre les secteurs de l’éducation prioritaire et le secteur hors éducation prioritaire continue de se creuser malgré les coûteux dédoublements des classes de CP et de CE1, à quoi s’ajoutera bientôt celui des grandes sections de maternelle, ne mériterait-il pas un débat approfondi sur la pertinence du maintien d’un secteur et du concept même d’éducation prioritaire, sans même parler de la répartition des budgets actuels ?

Un ministère pourtant bien informé !

Pourtant, le Ministre pourrait documenter de manière « robuste » l’état dans lequel se trouve aujourd’hui notre système éducatif, puisque le ministère dispose depuis la création de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) sous René MONORY, de tableaux d’indicateurs diachroniques et synchroniques de grande qualité.

Que disent les chiffres du Ministère de l’Education Nationale sur « l’état de l’école »[9] ?

S’agissant de la « priorité au 1er degré » dont le ministre a fait sa signature politique, on note dans « L’état de l’école » que les moyens consacrés au 1erdegré sont en constante augmentation… depuis 1980 ! Et que malgré cela, la France reste pour le premier degré en dessous de la moyenne de l’OCDE en matière de moyens. Les 1 688 emplois nouvellement affectés au programme du premier degré, rapportés à 343 278 apparaissent alors comme une contribution bien modeste à la « priorité nationale », tout comme les 400 millions d’euros de mesures catégorielles, rapportées aux 23 655 983 539 euros du budget 140…

Quant à la diminution de la taille des classes, dont même le Président de République a cru bon d’en faire un de ses marqueurs politiques, elle n’est rendue possible que par la diminution sensible des effectifs d’élèves du premier degré jusqu’en 2024, puisqu’entre 2018 et 2023 le premier degré public aura perdu pour de simples raisons démographiques 164 600 élèves (sur plus de 4 millions). Rien de tout cela n’est évoqué dans le débat parlementaire.

La priorité réelle demeure donc accordée au second degré et tout particulièrement au lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), « la dépense par élève dans le second cycle de l’enseignement secondaire en France est sensiblement au-dessus de la moyenne de l’OCDE »[10] et « en moyenne le nombre d’élèves par enseignant est moins élevé dans le second degré que dans le premier degré »[11].

S’agissant de la réduction de la fracture sociale au sein du système scolaire, autre mantra ministériel (cf. « école de la confiance et de la bienveillance »), les indicateurs de « l’Etat de l’école » sont dépourvus d’ambiguïté : « des inégalités sociales de résultats qui persistent » : « à la rentrée 2019, la proportion d’élèves qui sont de milieu défavorisé …/… est supérieure à 48, 6%  dans le quart des collèges les plus défavorisés et inférieure à 23,2% dans le quart des collèges les plus favorisés »[12] et « des niveaux de compétences plus fragiles dans le Nord et le DROM ».

Quant à la fracture territoriale, il n’est que de se référer à la carte des résultats des évaluations nationales de 6ème, page 53 de ce précieux document, pour illustrer le caractère proprement incantatoire des déclarations ministérielles.

Au total et en résumé.

« Rien de nouveau sous le soleil ». Le système éducatif de notre pays poursuit sa lente course routinière, entrecoupées de chocs de plus en plus violents résultant de son incapacité à réduire les fractures sociales, culturelles et territoriales. Il s’agit bien entendu notamment de la remise en cause de ses fondements en particulier par l’islamisme conquérant, nulle part évoqué lors du débat parlementaire. Les perspectives d’ascension sociale pour les jeunes français défavorisés, l’élévation effective du niveau d’instruction de notre jeunesse ainsi que la tenue du rang de notre Nation dans le monde dans les décennies à venir sont tout bonnement absents du débat parlementaire et passées par pertes et profits.

Il y aurait bien sûr des alternatives à cette politique du laisser-aller et du laisser-faire.

Un seul exemple : le nombre d’enseignants rapporté au service qu’ils dispensent est en soi une question qui mériterait que la représentation nationale s’y intéresse… En RFA, il y a moins d’enseignants qui travaillent davantage et sont beaucoup mieux payés que les nôtres… Il s’agit bien d’un problème systémique, qui requiert une réforme systémique.

L’énorme vaisseau, qui devait porter l’ambition, la foi au progrès, la vitalité, les espérances de notre Nation et de notre civilisation, dérive… Il est privé de compas et de pilote.

A la lecture de l’exposé des motifs et à celle du budget que la Nation consacrera en 2021 à l’éducation de ses enfants, l’évidence s’impose : l’école de la République n’est ni pilotée, ni gouvernée. Tout au plus est-elle administrée, non sans démagogie, hélas[13].