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Avortement et satanisme

Terrible témoignage diffusé par le Huffington :

J’ai la quarantaine, je suis avocate et mère de famille, j’habite un quartier tranquille, je vis dans une maison avec un jardin et un garage rempli de trottinettes et de ballons de foot. J’emmène souvent mes enfants manger des glaces et je passe mes week-ends à faire de la randonnée dans un parc national. Je ne suis pas le genre de personne qui aurait l’idée de devenir sataniste en temps normal. Mais la période actuelle n’est pas normale.

Comme tant d’autres Américaines, lorsque j’ai appris le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, ma première réaction n’a pas été le chagrin mais la peur. Je crains le risque grandissant d’une théocratie ou d’une dictature aux Etats-Unis, et que les garde-fous censés empêcher cette évolution ne soient à jamais affaiblis.

Quand Mme Ginsburg est morte, j’ai su qu’il fallait une réaction d’une ampleur inédite. Notre démocratie est devenue si fragile que la perte de l’un des derniers bastions du sens commun et de la décence au sein du gouvernement, moins de deux mois avant une élection cruciale, a mis nos droits civiques et génésiques en péril. Je me suis donc tournée vers le Satanisme. […]

Les sacrifices humains sont le propre du culte à Satan. Face à ces démons, il n’y a que le jeûne et la prière qui soient vraiment efficaces.

L’abstention domine 6 élections législatives

L’abstention a oscillé entre 81 et 84%. LREM avait été éliminé dès le premier tour dans les circonscriptions où il se présentait.

  • A Colmar et Neuf-Brisach (Haut-Rhin), le candidat LR Yves Hemedinger, qui était arrivé assez largement en tête au premier tour, s’est facilement imposé face à l’écologiste Frédéric Hilbert (63,67% contre 36,33%).
  • Dans la troisième circonscription du Maine-et-Loire, la candidate LR Anne-Laure Blin l’emporte avec 61,1% face à la candidate (EELV) d’union de la gauche Daphné Raveneau.
  • Dans la neuvième circonscription du Val-de-Marne, la candidate PS Isabelle Santiago l’emporte avec environ 58% des suffrages, face à Sandra Regol, numéro 2 d’EELV.
  • Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, le candidat socialiste Gérard Leseul a été élu au second tour en rassemblant 71,61% des voix face au RN Jean-Cyril Montier (28,39%).
  • Dans la deuxième circonscription de la Réunion, Karine Lebon, à la tête d’une liste d’union de la gauche, l’a largement emporté (71,96%) sur son adversaire soutenue par la droite, Audrey Fontaine (28,04%).
  • Dans les Yvelines, le candidat LR, Philippe Benassaya a repris la circonscription avec 67,7% des suffrages, devant la candidate Génération.s, Sandrine Grandgambe (32,2%).

Comment la Turquie infiltre le Liban

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Dans le monde moderne envahi d’anglicismes (merci à Radio Courtoisie d’être une sentinelle implacable), il y a le soft power et le hard power pour qualifier certains comportements dans le cadre des relations internationales.

Les nouvelles routes de la soie chinoises par exemple constituent une manière pacifique d’étendre sa puissance (soft power). L’invasion de l’Irak par les États-Unis relève bien sûr de la deuxième attitude (hard power).

Toutes les grandes puissances savent alterner les deux stratégies. Notre bon sultan Erdogan par exemple : guerrier en Libye ou en Syrie, mais pacifique au Liban.

Depuis plusieurs années, la communauté sunnite est ainsi l’objet de toutes les attentions de la part de la Turquie. Un hôpital financé par Ankara doit bientôt être inauguré dans le sud du pays, à Saïda nous apprend par exemple le grand quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

Les Turkmènes sont également courtisés. Cette communauté est importante en Syrie et plusieurs milices islamistes présentes dans la province d’Idleb et sous contrôle turc sont composées de Turkmènes. Moins implantés au Liban, ils y comptent toutefois quelques dizaines de milliers de membres et Erdogan leur a proposé de leur accorder la nationalité turque sur simple demande. Près de dix mille d’entre eux ont fait la démarche.

Au fil du temps, l’influence turque se développe et devient agressive. Ainsi, plusieurs rassemblements arméniens (nombreux au Liban) ont fait l’objet de contre-manifestations, drapeaux turcs en tête. Un comble pour ces Arméniens dont beaucoup descendent de rescapés du génocide qui avaient trouvé refuge au pays du cèdre lors du mandat français. Des slogans très menaçants ont été entendus par les médias libanais.

On peut d’ailleurs noter en passant qu’un phénomène similaire s’est passé en France cet été : à Décines, près de Lyon, des manifestants turcs ont perturbé et menacé un grand rassemblement arménien…

La Turquie investit aussi pour l’avenir en offrant notamment des bourses pour des étudiants sunnites.

Politiquement, elle reste encore relativement prudente. Ainsi, le parti libanais affilié aux Frères musulmans (la confrérie islamiste préférée d’Erdogan), Jamaa islamiya, n’est pas officiellement soutenu par Ankara qui préfère développer un réseau plus large. La Turquie a par exemple proposé son aide après l’explosion du 4 août qui a ravagé Beyrouth et Erdogan a vivement critiqué Emmanuel Macron lors de ses déplacements dans la capitale libanaise, l’accusant de vouloir restaurer l’influence coloniale de la France. Quelle ironie quand on se souvient que pendant des siècles toute cette région a subi un joug ottoman qui n’était guère suave…

Erdogan tisse sa toile et entretient des relations personnelles avec plusieurs hommes politiques importants. L’ancien premier ministre sunnite, Saad Hariri, a ainsi été témoin du mariage de la fille d’Erdogan.

L’enjeu est de taille. La Turquie a conquis la Tripolitaine en Libye, occupe la province d’Idleb en Syrie, a des bases militaires et navales au Qatar, en Somalie et tente de spolier le gaz au large de Chypre… Et cela ne fait que commencer. C’est l’occasion pour la France de s’affirmer à nouveau comme la protectrice du Liban.

La Communauté Saint-Martin s’implante en Allemagne

Dimanche 27 septembre, M. le doyen Daniel Schilling, curé de Ratingen (archidiocèse de Cologne) a officiellement installé 3 prêtres de la communauté Saint-Martin dans la paroisse et au sanctuaire marial de Neviges. La messe d’installation a été célébrée en présence de l’évêque auxiliaire de Cologne, Mgr Dominikus Schwaderlapp, du chanoine Bosbach, vice-vicaire général du diocèse, et de don Paul Préaux, modérateur général de la Communauté.

Don Thomas Diradourian – de nationalité française-, don Ignace Duchatel – de nationalité belge – et don Phil Dieckhoff – de nationalité allemande – ont pris en charge cette mission et y développeront la vie paroissiale et les pèlerinages dans le sanctuaire.

C’est la première fois dans son histoire que la Communauté Saint-Martin implante une mission en Allemagne. Déjà présente à Gênes (Italie) et à Cuba, don Paul explique :

« La question de rejoindre tout homme passe aussi par l’ouverture à l’international. La question s’est posée à nous pour plusieurs raisons successives : d’abord l’ordination de frères d’origine allemande et autrichienne, puis les appels d’évêques étrangers à venir s’implanter dans leur diocèse, ensuite un nombre croissant de séminaristes venant d’autres pays que la France. Enfin le souhait de plusieurs membres de la communauté de partir évangéliser d’autres pays. Le cardinal Woelki nous a demandé une contribution à l’évangélisation et à la mission pour tant d’hommes et de femmes qui sont en recherche. Nous sommes heureux de cette mission et reconnaissants pour la confiance que le diocèse met dans notre Communauté.”

En France, la Communauté Saint-Martin a reçu 4 nouvelles missions dans lesquelles elle s’installe lors de cette rentrée:

  • à Montbrison (diocèse de Saint-Etienne) le 30 août en présence de Mgr Sylvain Bataille.
  • à Olivet (diocèse d’Orléans le 6 septembre en présence de Mgr Jacques Blaquart.
  • à Agen (diocèse d’Agen), le 20 septembre en présence de Mgr Hubert Herbreteau.
  • à Oullins (diocèse de Lyon), les 3 prêtres de la Communauté seront installés le 11 octobre prochain.

Le groupe LR reste majoritaire au Sénat

Près de la moitié des sièges du Sénat était à pourvoir hier.

Résultats à retrouver ici.

Le groupe LR, fort de 144 membres dans le Sénat sortant, passe à 150 sièges. Son allié de l’Union centriste perd un siège et se retrouve à 50 élus.

Le PS perd 5 élus et en compte 66. Les Radicaux de gauche perdent 11 sénateurs et ne se retrouvent plus que 13.

Les écologistes franchissent la barre des 10 sièges nécessaires à la constitution d’un groupe au Sénat avec 12 élus.

Malgré des élections municipales catastrophiques, LREM parvient à se maintenir au Sénat avec 22 sièges (moins 1). Le groupe AGIR (ex LREM et UDI) perd 3 sièges et conserve son groupe avec 10 élus.

Le PCF perd également un seul siège et se retrouve à 15 élus.

Les sénateurs non-inscrits dans un groupe parlementaire sont au nombre de 10.

Côté Rassemblement national, Stéphane Ravier, sénateur sortant, a réussi à sauver son siège, malgré la perte du 7e secteur de Marseille lors des élections municipales. Echec en revanche dans le Var, où le siège conquis en 2014 par David Rachline (démissionnaire en 2017 en raison du cumul des mandats) est perdu.

En Haute-Corse, un militant nationaliste corse, Paul Toussaint Parigi, a été élu au Palais du Luxembourg.

En Quête d’Esprit sur la vérité, la foi, la conversion

Avec le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, Fabrice Hadjadj, Mehdi-Emmanuel Djaadi :

Donald Trump nomme Amy Coney Barrett juge à la Cour Suprême

Il l’a donc fait : le président des Etats-Unis a choisi Amy Coney Barrett, professeur à la faculté de droit de l’université Notre-Dame (Indiana), mère de 7 enfants (dont 2 adoptés), déjà nommée par Trump juge à la 7e cour d’appel fédérale (Chicago) en 2017, catholique et pro-vie.

En 2017, le choix de Trump avait été ratifié par le Sénat des États-Unis par 55 voix contre 43, alors que le Sénat ne comptait alors que 51 membres Républicains (ils sont 53 actuellement) : preuve que plusieurs sénateurs Démocrates avaient alors voté pour elle.

Il reste au Sénat de confirmer la nomination de cette brillante magistrate de 48 ans. Dans son discours à la Maison Blanche, Donald Trump a salué Mme Barrett :

« C’est une femme qui a connu des réussites sans pareille, à l’intelligence hors pair, aux compétences remarquables ».

Jeanne Smits souligne qu’elle sera la seule femme ayant des enfants à exercer la fonction de juge à la Cour suprême. Sonia Sotomayor, nommée par le président Barack Obama, est divorcée et n’a jamais eu d’enfants, tandis qu’Elena Kagan, également nommée par Obama, ne s’est jamais mariée.

Un pèlerinage pour la vie – Terres de Mission

“Terre de mission” reçoit l’abbé Hervé Benoît, curé dans le diocèse de Bourges. Ce dernier organise le 4 octobre un pèlerinage pour la vie autour du sanctuaire Notre-Dame des Enfants. C’est l’occasion de réfléchir à une vision chrétienne de la Création (où la nature n’est ni un produit jetable, ni une idole), selon l’écologie intégrale promue par le pape François. Puis, Guillaume de Thieulloy propose ses traditionnels conseils de lecture.

Veillées pour la vie le 28 novembre

N’oubliez-pas de demander à votre curé de d’organiser une veillée pour la Vie, le 28 novembre 2020 et au début de l’Avent, en union avec les 350 Veillées pour la Vie attendues en 2020 !
Chers amis !

Le site des Veillées pour la Vie est en ligne sur : www.veilleespourlavie.life

Vous y retrouverez le kit d’organisation et toute l’actualité de la culture de vie dans notre société… Celle-ci n’est malheureusement pas bonne actuellement… Le projet de loi bioéthique ouvre la porte au renouveau de l’eugénisme en France : embryons chimères, avortement jusqu’au terme des 9 mois de grossesse pour “détresses psychosociales”, GPA, etc.

Plus que jamais, nous sommes appelé à devenir “lumière de ce monde et sel de la terre”, par notre prière, notre formation personnelle, nos engagements en faveurs de la renaissance de la culture de vie…

Le 1er acte, c’est d’organiser votre veillée dans votre paroisse ! Parlez-en dès aujourd’hui à votre curé car c’est en septembre et en octobre que les agenda des paroisses sont décidés. Ensuite, proposez lui votre aide : un curé seul, sans l’aide de ses paroissiens, est un curé en survie…

Aidons-les à annoncer le Christ, le pain de Vie !

Le sénateur LR Sébastien Meurant favorable à la peine de mort

Il était l’invité de Bistro Libertés hier :

Charlie Hebdo valide la thèse du grand remplacement

Après les attentats de janvier 2015 commis par les frères Kouachi (nés en France de parents algériens, qui ont tué en criant Allahu akbar et en disant : « Vous allez payer car vous avez insulté le prophète », et qui ont intimé à une rescapée de « lire le coran » ; mais aucun rapport avec l’islam) et Amedy Coulibaly (né en France dans une famille malienne, qui s’est « marié » religieusement mais pas civilement –mais rien à voir avec l’islam- avec Hayat Boumeddiene, née en France dans une famille algérienne, et qui a en particulier fait un pèlerinage à La Mecque en 2014 – mais rien à voir avec l’islam), après l’attaque au couteau de ce 25 septembre dans la rue où était installé Charlie Hebdo en 2015 par un pakistanais sans doute né au Pakistan dans une famille pakistanaise et paisible quoique le ministre de l’intérieur ait parlé d’un attentat terroriste islamiste, Charlie Hebdo a publié un communiqué dans lequel on relève notamment :

« Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l’intolérance, dont l’enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française ».

Il est évident que si, pour Charlie Hebdo, les frères Kouachi plus M.Coulibay plus Mme Boumeddiene plus le Pakistanais d’hier représentent la société française, c’est que le grand remplacement est encore plus avancé que certains n’osent le dire.

Deuxième vague d’ordinations dans le diocèse de Fréjus-Toulon

D’Antoine Bordier, pour Le Salon beige :

Alors que l’on parle d’une seconde vague pour la Covid-19, dans le diocèse de Fréjus-Toulon la dernière vague des ordinations a eu lieu le samedi 19 septembre. En tout, Mgr Dominique Rey, qui fêtait, aussi, ses vingt années d’ordination épiscopale, aura ordonné 9 nouveaux prêtres et 7 nouveaux diacres. Zoom sur cette seconde vague.

Les séminaristes de La Castille s’activent pour terminer les préparatifs, et, faire que la Messe des ordinations de 9h30, qui aura lieu sous la grande tente blanche, soit une réussite. La tente peut contenir 500 personnes, au lieu des 2000 habituels. 500, ni plus ni moins, en fonction des mesures restrictives liées au Covid-19. Les futurs ordonnés tout de blanc vêtu, avec leur étole de diacre, pour les futurs prêtres, sont recueillis et joyeux. Aux pieds des grands platanes, qui bordent l’allée centrale du château de La Castille, ils ressemblent à des anges.

Quelques mois plus tôt, au mois de juin, la première vague des ordinations comprenait deux prêtres et deux diacres. Ils étaient les précurseurs. Les prochains viennent des 4 continents : Afrique, Amérique, Asie, Europe. Un vent international souffle sur le Var, sur ce diocèse atypique, qui, depuis les années de Mgr Joseph Madec, et, les vingt années, qui viennent de s’écouler, de Mgr Rey, a inversé la tendance baissière des vocations sacerdotales. Ici, l’Eglise universelle est une réalité humaine, qui aurait vocation à se répandre sur toute la France. Leur point commun à tous ces futurs ordonnés : ils ont été formés au séminaire de La Castille de l’Immaculée Conception, pour le plus grand nombre. Un séminariste, Mario, a été formé au séminaire missionnaire Redemptoris Mater, qui se situe à La Seyne-sur-Mer. Devant la grande tente blanche, Françoise vient d’arriver. C’est une habituée de ces ordinations depuis une quarantaine d’années. Elle a connu Mgr Madec :

« Je suis heureuse de pouvoir assister à ces ordinations. Je me rappelle celles du temps de Mgr Madec. C’était, déjà, une grande joie. Lorsqu’il a ouvert le séminaire de La Castille, tout le monde disait qu’il était fou. Je peux dire qu’il a eu raison. Et, avec Mgr Rey, il y a eu une continuité et un développement très important. Notre diocèse a besoin de prêtres, comme les autres. Il y a urgence. »

« Le prêtre, comme le Christ, célèbre le dernier repas »

Il est 9h30, les servants d’autel avancent suivis par les futurs ordonnés, et, la centaine de prêtres, qui ont fait le déplacement. La célébration est lancée avec le chant d’ouverture, qui résume à lui seul l’enjeu : « Prêtres du Seigneur, messagers de la Bonne Nouvelle, vous bâtissez l’Eglise du Christ… ».

Alexis (d’Anyama, en Côte d’Ivoire), Jacques (de Solesmes), Mario (de Ciudad del Este, au Paraguay), Gabriele (de Palerme, en Italie), Jesus David (de Valera, au Venezuela), Simon (de la Martinique), Jorge Luis (d’Hobo en Colombie), Leonardo (de Natal, au Brésil), Pierre-Edouard (d’Arcachon), Joachim (d’Ho-Chi-Minh, au Vietnam), Juan Alfredo (de La Romana, en République Dominicaine), Felipe (de Sao Paulo, au Brésil), prennent place devant l’autel. Dans son homélie, Mgr Rey parlera beaucoup de cet « autel ». Avant d’officier les rites des ordinations, il a, semble-t-il, voulu marquer le coup, en répétant plusieurs fois ce mot. Comme si la vie du nouveau prêtre y était greffée.

« L’autel dans la vie de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans la vie de l’Eglise, signifie la présence de Dieu. La Bible s’achève par un repas : celui de la Cène. Ils sont 12 autour du Christ, comme vous aujourd’hui. L’autel, c’est le dernier repas, c’est le lieu du partage, du service. Le prêtre, comme le Christ, célèbre le denier repas. C’est, aussi, un appel à toute la communauté ecclésiale, afin qu’elle y prenne place. Que la communauté devienne une vraie famille, un seul et même corps. L’Eucharistie qui est célébrée par le prêtre sur l’autel permet cette communion. L’Eucharistie est le sacrement de cette communion. L’autel, n’est pas simplement une table-sacrée. C’est le lieu du sacrifice, du Vendredi Saint. Avec le Christ qui s’offre, le prêtre est là pour épouser toute la croix. Il reçoit, vit et transmet ce sacrifice aux hommes. La croix est pour nous une souffrance. Mais, c’est, aussi, un lieu d’engendrement. Le tombeau où est enfermé le Christ, par Sa Résurrection, devient le berceau de la vie éternelle. Il n’y en a pas d’autre. L’autel, la croix, le tombeau sont des lieux d’espérance. Par Sa Miséricorde, par votre ordination, le Christ vous envoie pour sanctifier le monde. »

Premières bénédictions

Mgr Rey appelle tous les ordinands. Ceux-ci s’avancent et s’allongent face contre terre au pied de l’autel. Puis, un par un, en commençant par les diacres, il monte les quelques marches, et, s’agenouillent devant l’autel. Sous la grande tente, un silence divin règne. L’évêque leur impose, alors, les mains. Les diacres reçoivent l’évangéliaire. Puis, c’est au tour des futurs prêtres de s’avancer. Leurs mains sont ointes du Saint-Chrême, et, ils reçoivent le calice et le ciboire du saint sacrifice. Le rite d’ordination, c’est aussi la vêture des vêtements diaconaux et sacerdotaux. La cérémonie se termine vers midi. Dehors, sur la grande prairie, aux pieds des grands platanes qui la délimite, les nouveaux prêtres bénissent un par un, et, pour la première fois, des fidèles, qui font la queue, comme le veut la tradition. La joie se lie sur leur masque. Le vent de midi apporte sa fraîcheur sur La Castille, alors que le soleil perce à travers les nuages. L’année prochaine, ils seront au moins sept à devenir « comme le Christ ».

Textes et photos réalisés par Antoine BORDIER

Manif à Lyon le 10 octobre

Manifestons le 10 octobre prochain à Lyon contre le Projet de Loi de bioéthique porté par Emmanuel Macron et son Gouvernement.

Nous ne voulons pas de la PMA sans père, de la Gestation Pour Autrui, des chimères homme-animal, des expérimentations à tout-va, et de tout le business de la procréation !

Ce projet n’est pas encore une loi !

Nous pouvons changer le cours de l’histoire en manifestant partout en France le 10 octobre prochain.

Avec “Marchons Enfants”, deux manifestations auront lieu dans le département du Rhône :

  • Samedi 10 octobre à Lyon ; RDV à 14h45 place Bellecour ;
  • Samedi 10 octobre au matin à Villefranche sur Saône.

Avortement : Un combat sans fin face à une horreur sans limite

De l’ECLJ :

L’avortement est au cœur de l’actualité internationale. De nombreuses initiatives, lois et décisions dans les pays en sont la preuve et illustrent des divergences radicales  entre des approches que l’ECLJ s’efforce de soutenir ou de combattre, en Europe et dans le monde.

En France, la situation est objectivement devenue dramatique. Les chiffres du nombre d’avortements par an viennent d’être publiés : 232 200 avortements ont été officiellement enregistrés pour 2019, soit le plus haut niveau depuis 30 ans. Le journal Libération le reconnaît à présent : « [l]es données montrent une corrélation nette entre niveau de vie et recours à l’interruption volontaire de grossesse », ce que l’ECLJ explique depuis des années dans ses recherches.

Oui, en France l’avortement concerne aujourd’hui principalement des femmes déjà dans la vie active qui avortent pour des motifs socio-économiques.

Cependant le Gouvernement français n’a pas la moindre intention de chercher à prévenir le recours à l’avortement. Encore en avril, Olivier Véran s’inquiétait de la réduction du recours à l’IVG en raison du confinement. Le projet de loi bioéthique qui a clôturé la session de l’Assemblée nationale a une nouvelle fois servi à supprimer plusieurs « barrières » et « garde-fous » que les députés avaient érigés il y a à peine 10 ou 15 ans.

Outre les problématiques liées à la recherche sur l’embryon et les carences de contrôle que nous avions abordées dans cette interview vidéo, c’est une des dernières lois protégeant la vie que certains députés ont tenté de détruire. Ils ont adopté un amendement autorisant l’avortement jusqu’à la veille de la naissance pour le motif de détresse « psychosociale ».

Le projet de loi adopté en deuxième lecture prévoit d’autoriser l’interruption volontaire de grossesse à « toute époque » si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme, « ce péril pouvant résulter d’une détresse psychosociale ».

Comme nous le soulignions dans cette tribune conjointe parue dans le FigaroVox : cette notion est beaucoup trop vague et subjective pour attester sérieusement de sa force ou de sa réalité. De plus, si une femme est en détresse psychologique ou sociale, ce sont précisément deux domaines où la société peut lui apporter des aides plus pertinentes que l’avortement : suivi psychologique, aides sociales, aides au logement… Permettre l’avortement « à toute époque », c’est-à-dire jusqu’au terme, en réponse à une détresse psychosociale est un infanticide. Cette loi a été déposée au Sénat pour la deuxième lecture, et on peut (encore) espérer que les sénateurs reviennent sur cet amendement.

À l’inverse, le Parlement slovaque se prononcera d’ici la fin du mois sur une proposition de loi pour véritablement aider les femmes et protéger la vie. En l’état, la proposition prévoit d’augmenter les aides sociales aux femmes enceintes, de prolonger leurs délais de réflexion et de s’assurer d’un meilleur contrôle en cas d’avortement pour des raisons médicales. En réponse à l’ingérence de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe qui demande aux députés de voter contre cette proposition, l’ECLJ leur a écrit pour leur confirmer que rien en droit international ne s’oppose à une telle législation. […]

Autre illustration de ce combat international : la Pologne. Ce pays est aujourd’hui sous le coup d’une procédure de sanction pour violation de l’État de droit par l’Union européenne et poursuivi à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) par une femme qui lui reproche ne pas l’avoir autorisée à avorter après 24 semaines de grossesse.

L’affaire à la CEDH concerne une grossesse au cours de laquelle des malformations graves furent détectées chez l’enfant à naître. Elles se confirmèrent à la naissance et l’enfant mourut quelques semaines après sa naissance des suites de ces déficiences. La mère a décidé de poursuivre en justice la clinique polonaise pour l’avoir “obligée à mettre au monde un enfant handicapé, à le voir souffrir et mourir, et l’avoir empêché d’avorter avant.” L’ECLJ a été autorisé à intervenir dans cette affaire et a remis cette semaine ses observations écrites à la Cour.

Au sujet de la procédure de sanction, en raison de la lutte du Gouvernement polonais pour la défense de la vie et  de la famille, nous vous invitons à lire sur notre site l’article de notre contributeur Patrik Regalski qui analyse les dernières décisions du Parlement européen.

Enfin, en Amérique aussi l’avortement est au cœur de l’actualité. Suite au décès de la juge de la Cour Suprême des États-Unis Ruth Bader Ginsburg, le Président Donald Trump proposera, selon ses dires, samedi 26 septembre une nouvelle juge. Le Sénat pourra ensuite auditionner et confirmer ou non le choix du Président. Si cette nomination suscite une telle effervescence, c’est qu’une juge conservatrice supplémentaire pourrait permettre à la Cour Suprême de faire évoluer les législations des États sur l’avortement dans un sens plus protecteur de la vie prénatale.

À l’inverse, au Salvador, des associations pro-avortement agissent pour la légalisation de l’infanticide post-natal. En effet, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a été saisie d’un recours de femmes condamnées et incarcérées pour homicide volontaire sur leurs nouveau-nés. Les faits de chaque affaire jugée, corroborés par des preuves scientifiques ainsi que par des témoignages, sont délibérément déformés pour dissimuler ou minimiser les morts des nouveau-nés des mains de leurs mères. Les homicides des nouveau-nés sont qualifiés par le Centre pour les droits reproductifs d’« avortement », de « fausse couche » ou d’« urgence obstétricale ».

Lire notre article complet sur cette procédure sur notre site (certains détails sont susceptibles de choquer). L’ECLJ interviendra en tierce partie dans cette affaire et vous présentera très prochainement une initiative pour la protection des enfants à naître.

Le jour d’un attentat commis par un immigré, Eric Zemmour est condamné pour ses propos sur l’immigration

Le jour même où un immigré pakistanais tente de tuer plusieurs personnes dans les anciens locaux de Charlie Hebdo, le tribunal de Paris a condamné Eric Zemmour à une amende de 10 000 euros pour injure et provocation à la haine pour les propos qu’il avait tenus, le 28 septembre 2019, en ouverture de la « Convention de la droite ».

Son avocat annonce faire appel de cette décision.

Pour mémoire, voici un extrait de ce discours interdit :

« La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges »

Adrien Jaulmes, dans Le Figaro, évoque le refus de Donald Trump de s’engager à ce que la transition postélectorale se déroule « pacifiquement » quel que soit le résultat de la présidentielle. Le président américain a répondu :

« Eh bien, il va falloir voir ce qui se passe ». « Vous le savez, je me suis beaucoup plaint des bulletins de vote. Et les bulletins de vote sont un désastre… ».

Le vote par correspondance pourrait permettre des fraudes massives au profit des démocrates.

« Débarrassez-vous de ces bulletins de vote, et vous aurez un transfert très – très pacifique – il n’y aura pas de transfert, franchement, il y aura une continuité… Les bulletins de vote sont hors de contrôle… Les démocrates le savent mieux que qui que soit ». « La fraude que préparent les démocrates va se terminer devant la Cour suprême, et c’est pourquoi il est très important que nous ayons neuf juges ».

Vainqueur en 2016 au collège électoral, mais arrivé derrière Hillary Clinton en termes de suffrages exprimés, Trump avait accusé les démocrates d’avoir obtenu ce résultat grâce au vote frauduleux de millions d’étrangers en situation irrégulière.

Les règles d’organisation, notamment du vote par correspondance, sont fixées par chaque État… Avec la crise sanitaire, le climat politique particulièrement délétère, le risque d’émeutes violentes, le scénario selon lequel le résultat du scrutin ne serait pas connu le mardi 3 novembre au soir n’a rien d’une politique-fiction. Le précédent de l’an 2000 est dans toutes les mémoires. Un résultat extrêmement serré en Floride entre les deux candidats, Al Gore et George W. Bush, avait à l’époque conduit à retarder la proclamation du vainqueur pendant plusieurs semaines, avant que la Cour suprême ne décide d’arrêter le recompte des bulletins de vote, accordant la victoire au candidat républicain. Gore avait accepté la décision et reconnu sa défaite.

Selon certaines estimations, un tiers des électeurs pourraient voter par correspondance. Or la proportion est beaucoup plus importante dans le camp démocrate. Dans le Wisconsin, un récent sondage estime que 55 % des électeurs démocrates s’apprêtent à voter par correspondance contre 15 % parmi les républicains.

Depuis le printemps, Trump accuse les démocrates de préparer la « plus grande fraude électorale de l’histoire » en favorisant le vote par correspondance. Outre les problèmes de vérification des listes électorales, un risque de confusion vient de la date limite du vote par correspondance, qui varie selon les États. Dans la plupart, les bulletins doivent être reçus avant le jour du vote, le 3 novembre. Mais certains autorisent leur comptabilisation après le jour du scrutin. Dans les États les plus contestés, parfois remportés en 2016 à quelques dizaines de milliers de voix près, ce système augmente le risque de ne pas avoir de résultat le soir du vote.

Dans l’Iowa, les bulletins doivent être postés avant le 2 novembre, et reçus au plus tard le 9 novembre à midi. En Géorgie, un juge fédéral a ordonné que le délai soit prolongé jusqu’au 6 novembre. En Caroline du Nord, les bulletins doivent être postés avant le jour de l’élection, le 3 novembre, et peuvent être reçus jusqu’au 6 novembre. Dans le Minnesota et le Nevada, le délai va jusqu’au 10 novembre, et s’étend jusqu’au 13 novembre dans l’Ohio.

Les deux partis ont déjà rassemblé des équipes d’avocats en cas de litige.

Johan Ickx : L’aide apportée par le Vatican aux Juifs a été massive

Dans un livre-événement s’appuyant sur des milliers de documents inédits et intitulé Le Bureau. Les Juifs de Pie XII, l’archiviste du Vatican, Johan Ickx, révèle l’ampleur de l’activité du Saint-Siège en faveur des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Il a accordé un entretien au Figaro Magazine. Extrait :

[…] La perception positive portée sur Pie XII juste après la guerre a été balayée par la pièce de Hochhuth, Le Vicaire, une création des services secrets soviétiques qui a joué un grand rôle dans le retournement de l’opinion publique dans tout l’Occident. Tous les historiens ont pris l’acte d’accusation de cette invention théâtrale – ami des nazis, Pie XII aurait sciemment détourné le regard et gardé le silence sur la persécution et l’extermination des Juifs – comme point de départ pour construire leur «vérité», mais sans connaître les pièces essentielles et originales que j’expose et développe dans mon livre. Sans compter qu’ils se sont souvent appuyés sur un seul document, étudié à la loupe quand celui-ci semblait aller dans le sens de leur «cause».

Le livre est plein d’éléments nouveaux, mais je voudrais en mentionner trois en particulier. D’abord, la réalité d’une aide constante du Vatican aux Juifs de toute l’Europe – individus ou familles, via l’action d’un desk officer de la secrétairerie d’État, à qui avait été spécifiquement confiée cette mission quotidienne: Mgr Dell’Acqua. Et il est à noter qu’il y a seulement quelques mois, cette personne chargée de sauver les Juifs a subi soudain une campagne de diffamation et a été traité d’antisémite… C’est une diffamation lourde, même post mortem. Cela montre bien combien on continue à «créer» de l’Histoire sur Pie XII. C’est la même technique depuis cinquante ans: délégitimer auprès du grand public les personnages autour de Pie XII pour projeter indirectement une ombre accusatrice sur le pape.

Deuxième élément, très important, qui mérite d’être étudié par les spécialistes: la rupture diplomatique définitive entre l’Église catholique et le gouvernement nazi le 17 mars 1943, après la découverte d’une note du Saint-Siège critiquant la persécution religieuse pratiquée en Allemagne et dans les territoires occupés. Resté secret jusqu’à aujourd’hui, c’est un fait important parce qu’à partir de cette date, le Saint-Siège, qui a été diplomatiquement déclaré en guerre, est mis hors-jeu dans tous les pays occupés par les nazis. À partir de cette date, la «guerre froide» entre le Vatican et le régime nazi a commencé.

Enfin, j’ai trouvé la confirmation du fil rouge qui lie la Seconde à la Première Guerre mondiale: ses figures cardinales (Hitler, Pacelli, certains cardinaux et les Juifs qui ont servi leur patrie pendant la Grande Guerre), certaines réalités (déportations et camps de concentration), la pensée même du futur pape autour du peuple juif (expliqué dans un document officiel du Saint-Siège en 1916 et considéré, par le Comité juif américain à New York comme «encyclique»!), quand il était le ministre des Affaires étrangères du Vatican. Il est surprenant de voir comment tous ces éléments retracent ou trouvent leur genèse dans et pendant la Première Guerre mondiale. […]

On découvre dans votre livre le haut degré de persécutions subies durant la guerre par l’Église catholique. Vous attendiez-vous à cela?

J’étais au courant de cette persécution de l’Église catholique, déjà entamée en Allemagne dans les années 1930, avec notamment des décapitations de prêtres, mais je dois avouer que les dimensions réelles lors de la Seconde Guerre mondiale racontées par les documents des Archives historiques m’ont laissé perplexe. À l’Est en particulier, d’innombrables innocents, hommes, femmes et enfants ont été confrontés à l’horreur des tortures et des massacres, d’abord perpétrés par les Soviétiques puis par les nazis. Il me semble que dans l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale il existe encore une lacune à cet égard. Je raconte dans un chapitre le danger constant pour n’importe quel fidèle catholique et l’élimination des classes intellectuelles et savantes dans les territoires occupés, surtout en Pologne. Le réseau d’informateurs, des hommes qui souvent méprisaient la mort, est remarquable. Du début de l’invasion en Pologne les massacres commis par les nazis sur la population sont rapportés soit par l’ambassade de Pologne près du Saint-Siège, soit par des membres du clergé et des catholiques polonais. Ils décrivent une cascade de terreur et de massacres sur la population catholique.

Peut-on mesurer le niveau d’aide apportée par le Vatican aux Juifs, et le rôle précis de Pie XII dans cette aide? A-t-il fait, à vos yeux, tout ce qu’il pouvait faire?

L’aide du Vatican a été massive. Ma réponse peut surprendre le lecteur, mais il faut voir la réalité. Le Saint-Siège a mis en branle un réseau international d’aide et de secours qui a continué à fonctionner là ou d’autres organisations ont cessé d’agir (par impossibilité) 24 heures sur 24. De plus, les nonces et les représentants diplomatiques du pape Pie XII ont cherché, non sans suivre les instructions directes, à trouver toutes les voies possibles pour sauver des Juifs. Le mot-clé dans tout cela est «possible», car celui qui vivait la réalité du nazisme féroce ne «pouvait» presque rien faire. […]

Bioéthique : Mgr Aillet demande aux prêtres et aux laïcs d’accueillir avec attention les sollicitations du collectif Marchons enfants et des AFC

Lettre de Mgr Aillet du 24 septembre aux prêtres, aux diacres et aux responsables de Mouvements, Associations de Fidèles et Services diocésains :

Chers frères et sœurs,

Comme vous le savez, même si les grands médias sont restés très discrets sur le sujet, le projet de loi bioéthique, aggravé par la Commission spéciale de l’Assemblée Nationale, a été adopté le 1er août 2020, par l’Assemblée Nationale en seconde lecture, avec 101 députés présents dans l’hémicycle sur 577. Deux députés courageux de notre département, dont un de la majorité parlementaire, ont voté contre.

J’ai publié deux messages, le 18 juillet et le 15 août, pour commenter cette douloureuse actualité. De nombreux évêques ont réagi à ce « désastre éthique » et le Groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France, présidé par Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, a communiqué le 1er août sa désapprobation. Nous ne pouvons certes pas nous bercer d’illusions, mais l’adoption définitive de ce projet de loi n’est pas acquise : le texte doit encore repasser devant le Sénat et le Conseil Constitutionnel pourrait encore être saisi.

Une Coordination d’associations – dont les Associations familiales Catholiques, la Manif pour Tous, Alliance Vita et l’Association Juristes pour l’enfance –, qui a pour nom : « Marchons Enfants », multiplie les campagnes de sensibilisation du grand public, les démarches auprès des parlementaires, et appelle les citoyens à manifester le samedi 10 octobre prochain dans de nombreuses villes de France, dont Bayonne et Pau.

Des représentants de cette Coordination ont été reçus par le Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France et ont demandé aux évêques un encouragement, non moins qu’une parole forte adressée au grand public, en affirmant que les évêques sous-estiment souvent leur impact et leur capacité de mobilisation.

C’est dans ce sens que je vous invite à faire bon accueil aux représentants de cette Coordination qui vous contacteront.  Ils vous proposeront de donner une information à vos paroissiens et aux membres de vos Mouvements ou Associations de fidèles, non seulement sur les enjeux du Projet de Loi, mais aussi sur les modalités pratiques des manifestations prévues le 10 octobre à Bayonne et à Pau. Je ne suis pas certain en effet qu’un nombre important de nos fidèles aient une connaissance suffisante du contenu de ce projet de loi, ni tout à fait conscience de ses enjeux et de la gravité des « avancées » ainsi adoptées par l’Assemblée Nationale.  (Voir le site des AFC qui donne beaucoup d’informations utiles, tant sur la manifestation que sur le projet de loi : afc-France.org).

Si l’Eglise ne doit pas s’engager directement dans la gestion des affaires publiques, elle n’en a pas moins la mission prophétique d’éveiller les consciences, en rappelant les principes, parfois non négociables, qui guident la recherche du Bien commun, but principal de la Politique. Elle doit même encourager les fidèles du Christ laïcs à s’engager dans leur mission spécifique, qui est d’animer chrétiennement les réalités temporelles – famille, travail, vie associative, engagement social et politique –, de manière autonome et de leur propre initiative, dès lors que c’est en cohérence avec la foi et l’enseignement de l’Eglise.

Je vous invite donc à encourager les fidèles à prendre leurs responsabilités par rapport à ce projet de loi, qui ne sera pas sans incidences dans la vie de tous les citoyens. Cela peut passer par la décision, que chacun doit prendre librement et en conscience, de manifester. Encore faut-il qu’il soit informé de cette possibilité.

Je vous rappelle que ce projet de loi bioéthique ne s’attaque pas à des réalités contingentes, sujettes à opinions : il comporte une « rupture anthropologique majeure » qui attente à la dignité fondamentale de la personne humaine, à commencer par la plus vulnérable, et offense gravement le dessein du Créateur.

L’Eglise a déjà porté dans le passé un jugement sévère sur la PMA (procréation médicalement assistée) : non seulement elle substitue la technique à la nature, ce qui est incohérent à l’heure de l’engagement écologique, mais elle induit dans la plupart des cas la destruction d’embryons. Aujourd’hui, elle met en garde contre la fabrication légale et intentionnelle d’enfants sans père, induisant un bouleversement de la filiation sans précédent, où la filiation n’est plus liée à la nature – qui exige les gamètes d’un homme et d’une femme – mais à un projet parental. C’est la remise en cause pure et simple de la nature de la génération humaine et la négation de la corporéité, qui est partie intégrante de la personne humaine. Et le fait que cela ne concernera qu’un nombre limité de couples, ne change rien à la Révolution ainsi opérée dans le droit général de la filiation.

Ce projet de loi prévoit en outre d’autoriser largement l’expérimentation sur les embryons humains, jusqu’à fabriquer des embryons-chimères, par l’apport de cellules souches humaines à des embryons animaux !

Enfin, un amendement hors-sujet a été introduit, en extrême fin des discussions, visant à étendre l’Interruption Médicale de Grossesse, déjà possible jusqu’à la fin de la grossesse, aux cas de « détresse psychosociale » : il s’agit ni plus ni moins de détruire un être humain innocent – qui peut nier qu’un fœtus de 9 mois soit un enfant ? – pour résoudre un problème psychosocial. C’est un véritable scandale qui met en lumière le drame de tout avortement ! Comment résoudra-t-on les traumatismes post-avortement qu’un nombre croissant d’experts reconnaissent aujourd’hui ?

Personne n’est dupe non plus sur le frein mis par le gouvernement, pour calmer les esprits, à l’adoption de la GPA, qui ne saurait être longtemps ajournée, ne serait-ce que pour honorer le principe de non-discrimination entre les couples de femmes et les couples d’hommes, et pour ne pas prendre de retard dans une compétition commerciale déjà bien engagée, si l’on en croit la tenue, en toute impunité quoiqu’illégalement, de salons « désir d’enfants » qui en font déjà la promotion en France !

Je pense que vous conviendrez aisément avec moi de la gravité des enjeux et de l’importance qu’il y a à informer les fidèles, comme à les sensibiliser à leur prise de responsabilité, pour faire entendre la voix du bon sens et de la justice sur un projet de loi qui, en fin de compte, n’est ni bio ni éthique, et se contente, une fois encore, de suivre l’évolution des mœurs, au mépris de la loi morale comme des lourdes conséquences qui pèseront sur les générations à venir.

Je répète encore une fois qu’il ne s’agit pas de porter un jugement sur les personnes, dont les souffrances sont respectables. Mais on ne saurait rester muet sur le désordre éthique que ces avancées sociétales apporteront objectivement pour tous. La compassion et l’attention respectueuse que l’on doit aux personnes ne justifient pas que l’on déroge à des principes aussi fondamentaux, parce que seuls à même de garantir les droits fondamentaux de toute personne humaine, sans exception. En l’occurrence, quelle que soit la souffrance de ne pas avoir d’enfant, celui-ci n’est jamais l’objet d’un désir, mais un don qui ne saurait jamais être asservi à la volonté de ses parents.

La prière et le jeûne demeurent les moyens privilégiés pour accompagner notre action et en garantir de la part du Seigneur la fécondité.

En confiant cette lettre à votre discernement, je vous assure de mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise, et de ma prière.

+ Marc AILLET

230 000 avortements par an, cela ne suffit pas au député Albane Gaillot, qui en veut encore plus

Alors que les récents chiffres de la DREES montrent un record du nombre d’avortements depuis 1995, avec un avortement pour trois naissances, les fanatiques des sacrifices humains en veulent encore plus, à l’approche de la journée mondiale de l’avortement, le 28 septembre.

Un article à la gloire du Planning familial tente de rassurer les femmes enceintes. Mais c’est assez glaçant :

« J’ai vécu ça comme une torture. J’aurais préféré qu’on soit plus transparent avec moi. C’est vraiment des objets intrusifs. On me disait que j’allais pas ressentir de douleur mais la douleur était vraiment mentale. Je sentais tout ce qui se passait. Y a pas que la douleur à prendre en compte… »

Albane Gaillot, député EELV du Val-de-Marne, a déposé une proposition de loi pour qu’il y ait encore plus d’avortements. Elle s’attaque à la durée légale et à la clause de conscience des médecins. Hier, elle a conduit une délégation de 9 députés à “La Maison des femmes” à Saint-Denis pour parler avortement à l’approche du débat sur sa proposition de loi. Dans la pièce, parmi les portraits affichés, il y avait celui de Mère Térésa, qui avait déclaré en 1979

“Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître”.


Le député Albane Gaillot est en train de faire signer une tribune par les parlementaires, dans laquelle elle écrit :

Tous les jours, nous faisons le constat de l’insuffisance des politiques publiques en matière d’éducation à la sexualité ou encore de la fermeture des nombreux établissements spécialisés dans l’IVG, qui se traduisent – entre autres – par une entrave à la liberté de choix de la méthode de l’IVG pour les femmes.

Tous les jours, les femmes font les frais de la clause de conscience spécifique à l’IVG qui consacre l’avortement comme un acte à part, en permettant à tout médecin de refuser de prendre en charge une patiente, sans avoir à en donner les motifs.

Alors qu’il y a eu plus de 230 000 avortements en France en 2019 !

Attentat près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Au moins quatre personnes ont été blessées vendredi en fin de matinée lors d’une attaque à l’arme blanche à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo. Un suspect a été interpellé peu de temps après les faits dans le secteur de Bastille. Les suspects seraient de type indo-pakistanais.

L’une des victimes est une femme qui fumait une cigarette dans la rue. Après avoir été agressée, elle s’est réfugiée dans des bureaux où les salariés lui sont venus en aide. Elle perdait beaucoup de sang.

Deux des quatre blessés sont des salariés de l’agence de presse Premières lignes. Il s’agit de deux chargés de production qui travaillent dans cette agence qui occupe un étage de l’immeuble des anciens locaux de Charlie Hebdo.

Un important dispositif de sécurité a été déployé. La BRI, brigade de recherche et d’intervention, est mobilisée.

La mairie du XIe arrondissement a décidé de boucler les écoles, crèches et résidences pour personnes âgées dans l’attente que le suspect soit appréhendé.

Le ministre de l’Intérieur, en déplacement à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, est rentré en urgence à Beauvau.

Le suspect arrêté, un Pakistanais ayant des antécédents judiciaires, a reconnu les faits.

Le discernement pastoral à l’égard de ceux qui demandent l’euthanasie ou le suicide assisté

La lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur la fin de vie, Samaritus bonus, est désormais accessible en français. En voici un extrait :

Un cas très particulier dans lequel il est aujourd’hui nécessaire de réaffirmer l’enseignement de l’Église est l’accompagnement pastoral de celui qui a expressément demandé l’euthanasie ou le suicide assisté. En ce qui concerne le sacrement de la réconciliation, le confesseur doit veiller à ce qu’il y ait une contrition, laquelle est nécessaire pour la validité de l’absolution et consiste en « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir ». Dans notre cas, nous avons affaire à une personne qui, au-delà de ses dispositions subjectives, a fait le choix d’un acte gravement immoral et y persévère librement. Il s’agit d’une non-disposition manifeste à la réception des sacrements de la Pénitence, avec l’absolution, et de l’Onction des malades, ainsi que du Viatique. Le pénitent pourra recevoir ces sacrements lorsque sa volonté de prendre des mesures concrètes permettra au ministre de conclure qu’il a modifié sa décision. Cela implique également qu’une personne qui s’est inscrite auprès d’une association pour recevoir l’euthanasie ou le suicide assisté doit montrer son intention d’annuler cette inscription avant de recevoir les sacrements. Il faut rappeler que la nécessité de différer l’absolution n’implique pas un jugement quant à l’imputabilité de la faute, dans la mesure où la responsabilité personnelle peut être réduite, voire inexistante. Dans le cas où le patient serait désormais inconscient, le prêtre pourrait administrer les sacrements sub condicione si le repentir peut être présumé à partir d’un signe donné précédemment par la personne malade.

Cette position de l’Église n’est pas le signe d’un manque d’accueil envers les malades. Elle doit, en effet, être associée à l’offre toujours possible d’aide et d’écoute, toujours accordées, ainsi qu’à une explication approfondie du contenu du sacrement, afin de donner à la personne, jusqu’au dernier moment, les outils pour le choisir et le désirer. L’Église, en effet, veille à scruter les signes de conversion suffisants pour que les fidèles puissent raisonnablement demander à recevoir les sacrements. Il faut rappeler que le report de l’absolution est aussi un acte médicinal de l’Église, qui vise non pas à condamner le pécheur mais à le faire évoluer et à l’accompagner vers la conversion.

Ainsi, même lorsqu’une personne n’est pas en condition objective pour recevoir les sacrements, une proximité qui invite toujours à la conversion est nécessaire. Surtout si l’euthanasie, demandée ou acceptée, n’est pas pratiquée dans un bref délai. Il y aura alors la possibilité d’un accompagnement pour faire renaître l’espérance et modifier le choix erroné, afin que l’accès aux sacrements soit ouvert au malade.

Cependant, il n’est pas admissible de la part de ceux qui assistent spirituellement ces malades de faire quelque geste extérieur que ce soit qui puisse être interprété comme une approbation de l’euthanasie, comme par exemple rester présent au moment de sa réalisation. Une telle présence ne peut être interprétée que comme une complicité. Ce principe concerne en particulier, mais pas seulement, les aumôniers des structures de santé où l’euthanasie peut être pratiquée, qui ne doivent pas faire scandale en se montrant d’une quelconque manière complices de la suppression d’une vie humaine.

Solidarité Kosovo protège le monastère de Gracanica

Des siècles d’occupation ottomane, des destructions multiples pendant les différentes guerres ayant secoué la région et des attaques ciblées pendant les pogroms de 2004 n’ont pas réussi à effacer les traces, innombrables, de la riche histoire orthodoxe du Kosovo-Métochie. Ce patrimoine religieux exceptionnel est aujourd’hui encore menacé.

Le monastère de Gracanica, en plein cœur du Kosovo, est l’un des plus beaux joyaux de l’orthodoxie serbe. Fondé en 1321 par le grand roi Milutin dans un style typiquement byzantin, il renferme des fresques exceptionnelles par leur richesse et leur beauté. Après la guerre en 1999, il a été le point de ralliement de milliers de familles serbes chassées de leurs terres un peu partout au Kosovo et se trouve aujourd’hui au beau milieu d’une des plus grandes enclaves serbes au Kosovo-Métochie.

Cette situation ne le met pas à l’abri des menaces. En 2004, une longue colonne d’Albanais venus de Pristina et se dirigeant vers Gracanica avait été arrêtée et repoussée par la Kfor. Les habitants de l’enclave avaient alors coiffé de barbelés la longue muraille entourant les terres du monastères. En 2018, un groupe djihadiste composé d’Albanais du Kosovo revenus de se battre en Syrie a été arrêté. Ils préparaient une série d’attentats dans les enclaves « pendant une fête religieuse ». Parmi leurs cibles, Pec, Mitrovica, Prizren… et Gracanica.

Un système de vidéo-protection, dont l’installation complète à coûté 45000 euros, permet de garder nuit et jour l’oeil ouvert sur l’ensemble du terrain du monastère. Les images, transmises en temps réel sur trois écrans, sont enregistrées pour pouvoir être, en cas d’incident, transmises à la police, qui aurait ainsi du mal à prétendre qu’elle ne peut pas identifier les coupables. Elles pourraient aussi être fournies à la Kfor, ainsi qu’aux médias le cas échéant, permettant ainsi de faire pression sur les autorités pour qu’elles mènent vraiment l’enquête.

Il permettra aux religieuses de continuer à mener leur vie de prière et de travail au coeur du Kosovo-Métochie et de l’enclave de Gracanica.

Cette opération au monastère de Gracanica fait suite à plusieurs autres opérations de protection du patrimoine religieux menées par Solidarité Kosovo depuis sa création. Parmi les plus marquantes, on se souvient de l’érection d’une muraille autour des monastères de Decani et de Banjska ou de l’installation de caméras de surveillance autour de l’église de Laplje Selo, située à l’écart du village et au bord d’une route, situation en faisant une cible idéale pour de multiples attaques, vols et dégradations.

Les conséquences de la crise sanitaire sur la vie démocratique imposent la suspension des réformes en cours

L’évolution des indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 a conduit les autorités à prendre des mesures sanitaires strictes dans 7 départements sur 10. Les jauges des « événements » sont dans certains cas abaissées à 1000 personnes et les « rassemblements » sur la voie publique à 10 ou 30 personnes. Mais cette différence entre « événement » et « rassemblement » est tout sauf clair parce qu’elle ne correspond pas aux différences habituellement et juridiquement établies entre les diverses formes d’événements publics. La Manif Pour Tous a donc écrit au Ministre de l’Intérieur et au Préfet de Police de Paris pour des rendez-vous en urgence permettant de préciser les conditions dans lesquelles pourront être organisées les mobilisations contre le projet de loi bioéthique prévues partout en France le samedi 10 octobre.

La vie associative mais aussi la vie politique et démocratique se trouvent profondément bouleversées et peut-être même empêchées, selon ce qu’il ressortira de ces entretiens. Néanmoins, si les institutions et les exécutifs locaux bénéficient d’une continuité de service, le débat public, poumon de notre vie démocratique, est clairement altéré. C’est ce qui avait conduit le Président de la République a annoncé le 16 mars dernier la suspension des réformes en cours « jusqu’à nouvel ordre ». Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Les mesures annoncées le 23 septembre par Olivier Véran imposent de facto une nouvelle suspension des réformes en cours, le débat public étant un élément constitutif et essentiel du processus. Compte-tenu de la difficulté à organiser des manifestations massives ou tout autre événement (colloques, cycle de conférences, stands de sensibilisation…) permettant de nourrir le débat public, la poursuite de réformes sensibles comme l’avenir des retraites, l’assurance chômage ou la révolution de la filiation à travers le projet de loi bioéthique est naturellement inenvisageable ».

En outre, vu l’inquiétude des Français sur le rebond de l’épidémie, le Gouvernement et sa majorité doivent se concentrer sur la gestion de la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales.

Le Président de la République a précisé le 10 septembre dernier qu’il souhaitait « donner de la visibilité sur les prochaines semaines ». C’est précisément ce qui doit être fait aujourd’hui en confirmant cette mise en suspens des réformes, le temps de gérer au mieux la crise sanitaire et d’éviter une saturation de notre système hospitalier qui conduirait demain à un reconfinement partiel ou total.

Au moment où l’on défend la liberté absolue d’expression, comment peut-on enfermer pour délit d’opinion ?

Communiqué de Bernard Antony :

Le jour même où je lis dans mon journal le texte « Ensemble défendons la liberté » signé par bon nombre de médias, (y compris l’Humanité !), j’apprends l’incarcération pour dix-sept mois, en raison de ses écrits, de Monsieur Hervé Ryssen.

J’aurais donc encore moins aujourd’hui qu’hier l’inélégance de lancer contre ce dernier des injures ignobles comme celles qu’il m’adressa jadis avant de proférer entre autres menaces celle de me « pendre par les pieds ».

Tombant en effet un jour, sur quelques unes de ses divagations sur la seconde guerre mondiale, je m’étais en effet laissé aller à publier une réaction de commisération à laquelle il répliqua de la façon susdite.

Totalement opposé aux « opinions » de Mr Ryssen sur les thèmes qui lui sont chers, et de surcroît insulté et menacé par lui, je n’en suis pas moins scandalisé par son embastillement non pas pour ce qu’il a pu faire mais pour ce qu’il a écrit.

Au moment où l’on défend la liberté absolue d’expression, y compris donc logiquement celle des idées les plus folles, les plus révoltantes, comment donc peut-on enfermer pour de longs mois Mr Ryssen pour délit d’opinion ?

A une époque où, pour ne prendre que son cas, on continue à exalter, à honorer le fanatique écrivain communiste Louis Aragon, laudateur inconditionnel des exterminations staliniennes, chantant « l’éclat des fusillades », les mérites de la G.P.U, et du Goulag soviétiques.

Et n’était-ce pas son camarade bolcho surréaliste André Breton, qui prônait la jouissance de pouvoir tirer dans la foule pour le seul plaisir de tuer sans motif ?

Le massacre perpétré par les tueurs islamistes à Charlie Hebdo et à l’hypermarché casher ont été particulièrement ignobles, comme ceux commis à Montauban et à l’école juive de Toulouse par le terroriste Mohamed Merah.

Comme l’a fort bien reconnu l’avocat de ce périodique, Richard Malka, les chrétiens légitimement scandalisés par les blasphèmes de Charlie, Hebdo ont réagi eux pacifiquement selon leur droit, selon la loi.

Le texte des médias rappelle qu’ « en France le délit de blasphème n’existe pas ». Comment alors embastiller Ryssen pour des opinions et propos sans doute choquants, délirants, odieux, mais relevant ni plus ni moins du « blasphème » ?

Comment le condamner, lui, quand le parquet ne poursuit pas Charlie Hebdo pour son ignoble couverture du 13 mars 2019, de défiguration atrocement obscène du visage du Christ ? L’Agrif, seule, poursuit judiciairement Charlie Hebdo au nom de la dignité humaine pour cette couverture.

Comment un Richard Malka ne voit-il pas combien une telle « culture » de l’injure scatologique s’inscrit dans une fanatique orchestration de haine ?

Des « productions » analogues ne furent-elles pas utilisées par les jacobins, les bolcheviques ou les nazis pour développer pour les premiers leurs modes de conditionnement des masses à l’hystérie antichrétienne et à l’hystérie antisémite pour les derniers ?

Il n’est pour le vérifier que de feuilleter les ouvrages historiques de publication rétrospective des dessins des propagandes totalitaires.

L’abomination islamo-jihâdiste n’a cessé de développer d’autres formes modernes de sidération et de fanatisation des peuples de l’oumma.

Comment les collaborateurs de Charlie et notamment la dessinatrice « Coco » peuvent-ils occulter le fait que la culture de la dérision, du mépris, de la grossièreté, de l’obscénité, de l’outrance scatologique, développe inéluctablement toujours plus de haine avec les passages à l’acte que l’on sait ?

L’ignoble attentat qui a tué tant des leurs n’exonère pas la dessinatrice « Coco » de sa responsabilité dans l’incitation à la haine antichrétienne et simultanément aussi, antisémite. Chaque jour des églises ne sont-elles pas profanées, incendiées et des chrétiens vilipendés, agressés ?

Car si les terroristes islamistes de par le monde, et depuis longtemps, ne cessent de perpétrer des crimes contre l’humanité, l’acharnement qu’elle a mis pour défigurer dans une rare hauteur d’abjection le visage du Christ, Fils de Dieu pour les chrétiens, fils de David, pour les juifs et chrétiens, n’est pas autre chose que l’expression d’un mépris hallucinant de l’humanité même du supplicié et par là, une atteinte à tout ce qui nous fait tous, humain.

Coco sans aucun risque autre qu’un procès de l’Agrif a perpétré une misérable excrémentation d’inhumanité totale.

On ne peut que la plaindre.

Mais à l’aune de la liberté du blasphème désormais érigée à la hauteur d’un dogme républicain par Emmanuel Macron lui-même, on comprend mal que le blasphémateur Ryssen demeure embastillé.

«À moins d’ignorer les lois des mathématiques, il n’est pas difficile de voir la réalité d’un remplacement de la population»

Dans un entretien, Viktor Orban, Premier ministre hongrois, dénonce :

« Selon les libéraux loufoques, il n’y a aucune raison de craindre une immigration de masse, ni même un flot d’immigration. Et il n’y a aucune raison de le craindre même si les traditions nationales et religieuses des invités indésirables sont radicalement différentes des nôtres – voire opposées aux nôtres ». « On nous dit que le terrorisme, la criminalité, l’antisémitisme et l’émergence de sociétés parallèles ne sont que des irrégularités temporaires, ou peut-être les affres de la naissance d’un nouveau monde radieux sur le point de voir le jour. Mais le camp démocrate conservateur chrétien rejette une telle expérience imprévisible sur les sociétés et les individus ». « À moins d’ignorer les lois des mathématiques, il n’est pas difficile de voir la réalité d’un remplacement de la population sûr, lent, mais qui s’accélère ».

“Démission” du cardinal Becciu

Le pape a «démissionné» le cardinal Becciu, préfet de la Congrégation pour la Cause des saints. Créé cardinal en 2018, il renonce à tous ses droits liés au cardinalat. Il ne pourra plus être membre des dicastères de la Curie romaine ni participer au conclave. En cause: son rôle dans l’achat d’un immeuble de 200 M € à Londres lorsqu’il était au secrétariat d’État.

D’après L’Espresso, une enquête interne du Vatican aurait révélé que le cardinal Becciu se serait servi de fonds destinés aux œuvres caritatives pour alimenter un compte offshore et des sociétés détenus par ses frères. Ce qui était connu était l’implication des proches du cardinal (dont son ancien secrétaire particulier) dans un montage financier opaque pour acheter un immeuble de luxe à Londres.

En 2016, un audit sur les bilans du Vatican, commandé par le cardinal australien George Pell, secrétaire à l’Economie, avait été suspendu sur ordre de la Secrétairerie d’Etat : le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, et son substitut Mgr Angelo Becciu, avaient adressé deux courriers à la société chargée de l’audit pour signifier la suspension de ses activités. Le cardinal Pell avait été surpris de cette mesure…

Des anti-éoliens candidats aux sénatoriales

Avec 1141 éoliennes opérationnelles (15% de la puissance nationale), le seuil de tolérance est dépassé dans l’Aisne, la Marne et les Ardennes. C’est pourquoi, dans le département de l’Aisne, une liste anti-éolienne a vu le jour pour les élections sénatoriales. 1 733 grands électeurs éliront trois sénateurs dimanche 27 septembre. Ils seront élus à la proportionnelle, au scrutin de liste à un seul tour, suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni de vote préférentiel. Le collège électoral est composé des députés et des sénateurs élus dans le département ou la collectivité, des conseillers régionaux de la section départementale correspondante, des conseillers généraux, des délégués des conseils municipaux.

La liste « Désastre éolien » avec Étienne Coupain, Isabelle Dekkers, Bernard Rouet, Valérie Bernardeau, Patrick Guéin, fait un peu d’ombre aux amis de Xavier Bertrand qui se voit déjà président de la République, et dénonce un péril que la classe politique en place refuse de prendre en compte, malgré de nombreux signalements. Péril environnemental, économique et sanitaire :

Environnemental : La multiplication des éoliennes enlaidit nos paysages de jour et de nuit, détruit de grandes surfaces agricoles, tue de nombreux animaux volants, oiseaux et chauves-souris. Où sont les vraies études d’impact ?…

Economique : Les éoliennes fournissent un courant électrique cher et aléatoire nécessitant des ponctions importantes sur les factures d’énergie, d’une part et d’autre part, la mise en œuvre de centrales thermiques polluantes pour les périodes sans vent. Le produit de l’installation est sans aucune mesure avec les frais occasionnés par leur démantèlement en fin de service. Le capital des riverains disparaît suite à la perte de valeur de l’immobilier.

Sanitaire : On soupçonne fortement de graves conséquences sur la santé des riverains (céphalées, acouphènes, insomnies, eczema…, voire cancers). Sans parler des problèmes qui touchent les animaux d’élevage et la faune sauvage. Enfin, en ce qui concerne l’emploi, les éoliennes sont particulièrement bénéfiques pour les Allemands, les Hollandais et les Danois mais en aucun cas pour les Français.

Thierry Mariani : “Chez LR, ils vont continuer à promettre des mesures de fermeté sans jamais pouvoir les appliquer”

Extrait de l’interview (Nice-Presse) de Thierry Mariani qui pourrait jouer un rôle important au sein de la liste RN en PACA pour les régionales :

(…) Chez LR, des élus comme Éric Ciotti et Lionnel Luca semblent, sur certains points, proches de vos idées et de celles du Rassemblement national. C’est à eux que vous vous adressez?

Les choses ne sont pas simples. Quand vous êtes maire ou élu départemental, vous ne pouvez pas prendre le risque de finir enclavé. Bien sûr que ces élus auraient leur place chez nous. Chez Les Républicains, ils vont continuer à promettre des mesures de fermeté sans jamais pouvoir les appliquer par peur de perdre les centristes ou l’adhésion des journalistes. On l’a vu sous Nicolas Sarkozy.

Pour ce qui est de Lionnel Luca, on connaît tous sa grande liberté, son indépendance. Il sait ce qu’il fait, il dit les choses. Je lui dirais que le RN a changé, qu’il n’a plus rien à voir avec le Front national. C’est le RPR des années 1990 voire celui de la fin des années 1970 par certains côtés : un parti plus proche de nos idées que LR qui s’est perdu entre la droite de la droite et les centristes. De toute façon, la clarification viendra pendant les régionales, puis pendant les présidentielles. Les choses seront tranchées.

Vous appelez à cela parce que le RN a besoin des électeurs de droite pour gagner dans les prochaines élections et que vous craignez les alliances roses/verts?

On voit que la gauche se relève, elle reprend des couleurs, notamment aux dernières municipales à Marseille. À ce niveau là, il y a une menace, oui. Pour les régionales, rien n’est joué par exemple, les écolos alliés aux socialistes pourraient s’imposer (…)

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