Le trou de la Sécu repoussé aux calendes grecques
Le gouvernement envisage d’ajouter plus de 130 milliards de dette au “trou de la Sécu”, dont le remboursement serait repoussé de 2024 à 2033 -autant dire jamais- en raison du coronavirus.
Un projet de loi prévoyant “une défaisance massive de dette sociale” doit être envoyé “très prochainement aux partenaires sociaux”.
Le gouvernement entend transférer le passif de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), soit les 31 milliards accumulés fin 2019, auxquels s’ajouteraient au moins 92 milliards pour 2020, 2021, 2022 ainsi que les 10 milliards de dette des hôpitaux dont la reprise avait été annoncée en novembre. L’exécutif avait évoqué ce transfert de dette fin mars, constatant la dérive des comptes sociaux, écartelés entre dépenses nouvelles (masques, hôpitaux, arrêts de travail) et recettes évaporées (reports de cotisations, baisse d’activité). Un transfert qui va passer comme une lettre à la poste (et même plus facilement, vu le fonctionnement actuel de la Poste).
Pour assurer le paiement des soins, des allocations et des pensions, le plafond d’emprunt de l’Acoss, qui gère la trésorerie de la Sécu, a été relevé deux fois, à 70 puis 95 milliards d’euros. Le déficit de la Sécu devrait pulvériser tous les records cette année . Le 22 avril, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, évoquait le montant de 41 milliards d’euros.
La Hongrie finance la restauration des églises détruites par des migrants
Tristan Azbej, secrétaire d’État hongrois responsable de l’aide aux chrétiens persécutés et du programme Hungary Helps, a ainsi annoncé le 15 mai dernier sur Twitter que Budapest allait venir en aide à la Grèce. Et plus particulièrement à ses édifices religieux :
« Dans le cadre du programme Hungary Helps, nous contribuons à hauteur de 30 000 dollars [NDLR : environ 27 700 euros] à la rénovation des églises vandalisées par des migrants sur l’île grecque de Lesbos. J’espère que nos messages sur la protection du patrimoine chrétien et sur l’immigration clandestine passeront ».
Sur le même compte Twitter de l’intéressé, un tweet datant de 2018 et épinglé en haut est par ailleurs destiné à retenir l’attention sur la mission de sa fonction :
« La Hongrie est un pays démocratique chrétien avec un programme gouvernemental dédié pour aider les chrétiens qui sont persécutés pour leur foi partout dans le monde. Suivez ma mission humanitaire depuis les zones de crise de l’Est jusqu’aux forums diplomatiques de l’Ouest ! »
Non seulement il n’y a pas tant de morts, mais en plus certains ne sont pas vraiment morts
En ce temps pascal, les résurrections s’accumulent…
Dans son bilan quotidien mardi, la Direction générale de la Santé (DGS) a fait état de nouveaux chiffres de décès dus au coronavirus en France, avec une importante correction : la veille, 342 décès avaient été comptés en trop dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux.
Tout le monde peut faire une erreur. Le problème, c’est l’accumulation.
La semaine dernière, les chiffres avaient également été surestimés deux fois : le 12 mai, 15 décès en trop avaient été dénombrés. Le 14 mai, c’était 14 décès qui étaient indûment comptabilisés.
Comme le relève Mediapart, certaines mairies comptent comme « décès à domicile » des décès qui sont en fait survenus en maison de retraite. Avec, pour conséquence, des oublis ou des mauvais calculs de taux de surmortalité.
L’hystérie se nourrit elle-même…
Sabotage des antennes radio : une action de la gauche
RCF Isère avait cessé d’émettre en raison du sabotage de 3 sites d’émetteurs. Dans la lettre de Valeurs Actuelles, on apprend que :
Depuis le début du confinement, les renseignements ne cessent d’alerter l’opinion sur le retour de “l’action directe”. D’après certains officiers interrogés, la crise sanitaire aurait provoqué une vague de radicalisation au sein de l’ultragauche, qui souhaiterait aujourd’hui renouer avec des méthodes inspirées des groupes terroristes des années quatre-vingt, tels que les Brigades rouges italiennes. À l’heure du déconfinement, les pires craintes des forces de l’ordre semblent se vérifier. Alors qu’un stock de cocktails Molotov et de mortiers a été retrouvé dans un squat d’antifas en Seine-Saint-Denis dimanche dernier, la mouvance anarcho-gauchiste a revendiqué hier plusieurs attaques d’antennes relais… D’après l’Obs, « au moins une vingtaine d’opérations de sabotage » de ce type auraient été recensées au cours du dernier mois seulement. Dans un texte intitulé « Attaques coordonnées d’antennes relais », publié mardi soir sur diverses plates-formes d’extrême gauche, les auteurs ou complices de ces infractions ont enfin assumé leurs gestes : « Dans la nuit du 17 au 18 mai, nous avons incendié l’antenne relais de Haute-Jarrie. Au moins deux autres ont été attaquées simultanément autour de Grenoble. » Toutefois, comme à leur habitude, ces derniers se sont sentis obligés de justifier leurs exactions par de l’idéologie fumeuse. D’après eux, les antennes serviraient à accroître « le matraquage publicitaire » et « la communication de masse. » De plus, elles seraient également le symbole du « vide existentiel de l’époque », et défigureraient les paysages. De quoi justifier le terrorisme ? C’est à n’en point douter… À la fin de leur texte, les obscurs partisans du mouvement anarchiste libertaire prétendent également inscrire leur action dans une perspective plus globale de lutte contre l’État. « La pandémie en cours a permis et permettra encore à l’État de nous mettre, par le confinement, au mitard », peut-on lire dans la conclusion. « Alors que certaines personnes, avec leurs fumisteries de fenêtres, ont choisi son simulacre, d’autres ont continué à propager la révolte en taguant, brisant, collant, sabotant, incendiant… Car quels choix reste-t-il dans ce monde-ci ? » Au baril de poudre qu’était déjà la France des “gilets jaunes”, des banlieues, des soignants et des fonctionnaires, vient aujourd’hui s’ajouter la mèche de l’ultragauche. Après la crise, le gouvernement saura-t-il éteindre la flamme ?
Poursuivis par les islamistes de l’UOIF pour “incitation à la haine”, les membres de Génération Identitaire sont relaxés
Voici la déclaration de Damien Rieu tenu aujourd’hui, lors du procès tenu pour avoir occupé le toit de la mosquée en construction de Poitiers en 2012 :


C’est confirmé, nous sommes relaxés (prescription) sur “l’incitation à la haine” pour l’action d’occupation du chantier de #Poitiers ! Je vous laisse imaginer le niveau de rage des plaignants, de l’#UOIF au #CCIF 😅 pic.twitter.com/qPLtSlogS7
— Clément Martin 🇬🇷 (@_ClMartin) May 20, 2020
Communiqué de l’association :
Le 20 octobre 2012, 70 jeunes identitaires avaient occupé le chantier de la mosquée de Poitiers. Cette action avait connu un retentissement considérable dans toute l’Europe.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault l’avait dénoncée dans un communiqué et Manuel Valls avait réclamé la dissolution (déjà) de notre mouvement.
Poursuivis en correctionnelle pour incitation à la haine raciale et dégradations, 5 militants avaient été condamnés en première instance à un an de prison avec sursis, cinq ans de privation des droits civiques et familiaux et 40 000 euros d’amende et de dommages et intérêts.
Ce mercredi, devant la cour d’appel de Poitiers, l’avocat général comme les parties civiles ont été contraints d’admettre que le délit de provocation à la haine raciale était prescrit et qu’il ne pouvait donc plus être sanctionné. Cette accusation était d’autant plus scandaleuse que notre seule revendication consistait à réclamer un référendum sur l’immigration massive et la construction de mosquées.
Les islamistes de l’UOIF et du CCIF n’ont pas caché leur mécontentement. Il ne reste donc que les poursuites pour “dégradations” (c’est-à-dire des tapis de prières…mouillés par la pluie). La cour se prononcera le 19 juin.
Cette bonne nouvelle nous confirme qu’il ne faut jamais rien lâcher, dans la rue comme dans les tribunaux !
Profanation dans une église de Bergerac
Communiqué de l’abbé Gabard (FSSPX) concernant ce sacrilège :
Chers fidèles,
C’est avec une profonde douleur que je vous fais part du sacrilège qui a eu lieu dans notre église de Bergerac hier, 19 mai 2020.
Le tabernacle a été forcé et les ciboires ainsi que le Saint-Sacrement ont été volés.
L’heure est à la prière : rien d’autre n’ayant été volé ni dégradé, il est à croire que les intentions du misérable sont tournées vers la profanation de la Présence réelle.
J’ai célébré ce matin, mercredi, la messe de Réparation à 7h15.Merci de réparer de votre mieux cet outrage à Notre Seigneur par la prière ( Litanies du Précieux Sang et chapelet ) et la pénitence (privation de quelques nourritures, alcool, écrans etc…)
Parce Domine.Abbé Gabard+
FSSPX
Découvrir le “saint de l’Anjou”
Jacques Cathelineau est probablement l’une des plus belles figures de la résistance vendéenne au jacobinisme laïcard de la Convention. Colporteur de son état, le “saint de l’Anjou” fut l’âme de l’insurrection à Saint-Florent. A 34 ans, dénué de toute expérience militaire, il fut le premier généralissime de l’armée catholique et royale. C’est donc une excellente initiative des éditions Artège d’avoir publié cette bande dessinée, à la fois fidèle à l’histoire, rendant en particulier très bien les hautes motivations spirituelles de ce héros, et – ce qui ne gâte rien – talentueusement illustrée.
A conseiller à tous, petits et grands, pour que la mémoire de ceux sans qui la messe eût été définitivement interdite en France ne se perde pas!
A commander ici.
Le conseil d’Etat limite aussi le flicage

Le 18 mai, nous étions trop heureux de découvrir que le conseil d’Etat sommait le gouvernement de revoir sa copie sur le culte public pour faire attention au reste. Mais, le même jour, le même conseil d’Etat (ironiquement, Edouard Philippe est toujours membre de cette institution, mais il aurait peut-être dû y passer un peu plus de temps avant d’émigrer vers le monde politique pour y apprendre les rudiments des libertés publiques!) a également enjoint le gouvernement de faire cesser sans délai la surveillance du “déconfinement” par des drones à Paris. Nos libertés sont si fréquemment menacées que nous n’avons pas souvent l’occasion de nous réjouir de les voir défendues. Cette semaine nous offre plusieurs occasions de nous réjouir!
Comparaison des courbes épidémiques selon villes et pays
Point du Pr Raoult du 19 mai avec un point ville par ville très intéressant (comparaison entre Paris et Marseille). Au vu des respect par les Marseillais des consignes de distance, de masques, etc.., la différence (5 fois plus de morts à Paris) ne doit pas venir de la discipline des Marseillais…
Le Puy du Fou pourrait rouvrir le 2 juin
Le 12 mai, Philippe de Villiers relayait une pétition pour rouvrir le Puy du Fou, dont l’ouverture était attendue depuis le 4 avril. Le secrétaire d’État au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne a répondu mardi au sénateur de Vendée Didier Mandelli, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat. Pour lui, une réouverture du parc du Puy du Fou est envisageable à partir du 2 juin.
« Tout cela milite pour que, si tout se passe bien, dès le 2 juin dans les départements verts, ces parcs puissent à nouveau rouvrir. Réponse définitive la semaine prochaine […] ».
Pour rappel, la pétition en cours présente les raisons d’accueillir de nouveau les visiteurs : les conditions sanitaires seront respectées avec un « accueil sécurisé, gestion des flux, équipes de sécurité supplémentaires… », plus efficace que dans le métro…
Interrogé dans l’Homme Nouveau, Nicolas de Villiers, directeur du parc, explique :
[…] Par déconfinement, on entend d’abord la possibilité de circuler librement hors de chez soi. La circulation se fait dans des rues, des avenues, dans des espaces publics gratuits. Quelle différence entre un parc comme le Puy du Fou et une avenue parisienne ? Dans un cas nous sommes face à un espace public gratuit, dans l’autre nous sommes dans un espace accueillant du public, payant. Dans ce deuxième cas, il y a une organisation de la circulation des personnes par des professionnels, ce qui n’existe pas dans l’espace public.
Nous sommes prêts à appliquer des règles si elles sont claires et énoncées suffisamment en amont des réouvertures. Si des règles sont énoncées pour la circulation dans les rues et avenues des grandes villes françaises, nous proposons d’appliquer les mêmes règles car nous sommes assez peu différents, dans la mesure où nous sommes dans un site de plein air avec des visiteurs qui passent d’un endroit à un autre au fil de la journée. Ce qui manque le plus aux Français pendant le confinement, c’est le lien social. La meilleure réponse à la fin du confinement, ce sont ces sites comme le Puy du Fou qui proposent des lieux de retrouvailles et d’émotion.
« L’erreur c’est que nous avons sous-estimé à quel point l’hôpital était à l’os et la défiance installée »
La phrase est d’Emmanuel Macron, découvrant la brute réalité de l’hôpital public en France, à l’occasion de la crise du coronavirus. Si le confinement a été décrété, ce fut pour éviter d’encombrer les urgences afin de traiter en priorité les malades de la pandémie. Mais la réalité c’est que le système de santé est à bout de souffle, malgré les milliards prélevés sur les revenus des Français (mais où va l’argent… ?).
Le chef de l’Etat a déclaré aussi :
« La stratégie était bonne, nous avons, pour la première fois depuis douze ans, stoppé la baisse des tarifs hospitaliers, mais la mise en oeuvre [du plan Santé 2022] aurait dû être plus radicale et les moyens plus conséquents. » « Cela fait quinze ans que nous commettons les mêmes erreurs en adoptant une logique uniquement comptable. Ce n’est pourtant pas seulement une question d’argent ». « C’est d’abord une question d’organisation et de poids excessif de l’administration. Côté rémunérations, il est vrai qu’elles sont scandaleusement basses par rapport à la moyenne européenne. Là, c’est une question d’argent et on va le trouver ».
Pourtant les personnels soignants avaient voulu se faire entendre durant la crise des gilets jaunes. Mais on sait la répression dont ils ont été victimes par la police de Castaner, puis la récupération par les Blackblocs, complices du régime.
Il ne suffit pas de proclamer que l’avortement est une urgence pour calmer la grogne des personnels de santé, lesquels réfléchissent déjà à une nouvelle journée de mobilisation mi-juin. Mettre toute l’énergie du gouvernement sur le droit à l’avortement permet d’éclipser les véritables besoins de l’hôpital.
Fin 2018, Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), déclarait :
“On est sur un fil tout le temps, on n’en peut plus”.
Et ça c’était bien avant le COVID. Certains Français ont cru que les hôpitaux étaient débordés en raison de la pandémie. Mais en fait, ils sont toujours débordés.
Samedi, à l’appel de différents groupes sur les réseaux sociaux, les Gilets jaunes ont repris du service malgré l’interdiction des rassemblements : Montpellier, Lyon, Saint-Nazaire, Bordeaux, Toulouse…
Après le régime autoritaire, le régime de l’arbitraire?
Le confinement qui a consisté à assigné à résidence des dizaines de millions d’honnêtes gens, pendant que l’on libérait des milliers de voyous et que l’on refusait d’appliquer la loi dans les zones de non-droit, avait beaucoup des caractéristiques des régimes autoritaires.
Mais, avec le déconfinement, cet autoritarisme (un peu allégé) se double (en échange?) d’un arbitraire saisissant. Nous l’avons vu avec la liberté de culte. Nous le voyons aussi avec le cas de la région Bourgogne Franche-Comté, dont les indicateurs sont ceux d’une région “verte” et qui reste obstinément “rouge”. Pourquoi? Mystère. France 3, qui ne passe pas pour un temple de l’opposition à Emmanuel Macron ou à Bill Gates, remarque que l’ARS “peine à expliquer” la situation.
Mais ce maintien arbitraire en “rouge” est peut-être tout simplement là pour rappeler aux dissidents que les foudres de la “loi” peuvent s’abattre sur n’importe qui, n’importe quand et n’importe comment. Il devient en tout cas de plus en plus difficile de parler d’Etat de droit pour la France contemporaine…
Vers une dissolution de l’Assemblée nationale ?
Pour détourner l’attention des Français de la pitoyable gestion de la crise par le gouvernement et permettre à la politique politicienne de reprendre la une de l’actualité, Stéphane Séjourné, ancien conseiller du Président, estime que la solution d’une dissolution de l’Assemblée ne doit pas être écartée.
D’autant plus qu’un neuvième groupe politique, composé de 17 anciens députés LREM, a été déposé officiellement mardi à l’Assemblée. Le groupe LaREM perd du même coup la majorité absolue, au moins temporairement. Baptisé “Ecologie Démocratie Solidarité”, ce nouveau groupe est “indépendant”, “ni dans la majorité, ni dans l’opposition”. Parmi ses membres figurent d’anciens “marcheurs” comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), ou encore des membres de l’aile gauche de LaREM comme Aurélien Taché ou Cédric Villani. Tous ces députés ont été élus en 2017 sous l’étiquette LaREM à l’exception de Delphine Batho.
Avec ce neuvième groupe, LaREM perd sept de ses membres ou apparentés, tombant à 288, juste sous le seuil de la majorité absolue (289 sièges) qu’il détenait jusqu’alors à lui seul. Le groupe comptait 314 députés en mai 2017. Un symbole, même si le groupe majoritaire peut s’appuyer sur ses 46 alliés du MoDem et la dizaine d’élus Agir.
Et une dissolution permettrait au gouvernement en place de laisser la difficile gestion post-COVID à une nouvelle équipe, si possible de l’opposition à Macron, afin de faire réélire ce dernier en 2022.
Pressions sur l’Église en Australie pour qu’elle renonce au secret du sacrement de confession : réaction de Mgr Costelloe
Le conseil de la ville de Melbourne cherche à faire pression sur l’Eglise catholique pour qu’elle se conforme aux lois des États les obligeant à briser le sceau de la confession dans les cas d’abus sexuels sur des enfants. La motion présentée par le conseiller Nicolas Gilley a été adoptée le 15 octobre par un vote de 5-3.
L’archevêque de Perth, Mgr Costelloe, a publié une lettre qu’il a envoyée à Mme McGurk, ministre de la protection des enfants, des femmes etc. (une sorte de Marlène Schiappa locale) après qu’elle l’ait appelé à soutenir cette nouvelle législation qui obligerait les prêtres à briser le secret de la confession pour dénoncer les abus sexuels sur les enfants.
Mgr Costelloe a écrit
«C’est une insulte offensive à mon caractère et aux efforts inlassables de toutes les personnes qui, dans cet archidiocèse, se consacrent à faire en sorte que tout soit fait pour que les enfants et les jeunes soient aussi en sécurité que possible. »
Il a déclaré que s’il soutenait publiquement la législation du gouvernement McGowan, présentée au Parlement la semaine dernière, cela
«entraînerait immédiatement ma suspension du poste d’archevêque de Perth et le retrait de mes facultés de prêtre».
Mgr Costelloe a déclaré que Mme McGurk l’appelait en fait «à confronter le pape François à une situation qui l’obligerait à me démettre de ses fonctions», car seul le pape a le pouvoir de modifier la loi universelle de l’Église.
«Si tel est le cas, vous utilisez votre position à des fins politiques aux dépens de l’Église et à mes dépens. Si cela est vrai, et j’espère que ce n’est pas le cas, alors c’est un comportement indigne d’un élu, d’autant plus que cela utilise l’horreur des abus sexuels sur les enfants. »
Le Studium de la Communauté Saint-Jean affilié à l’université pontificale de l’Angelicum
Lu sur le site de la Communauté :
Le décret de la Congrégation pour l’Éducation Catholique stipule que le studium de théologie de Rimont (71) est affilié à l’université pontificale de l’Angelicum à Rome.
L’affiliation permet désormais à la congrégation de délivrer aux frères étudiants le diplôme canonique du baccalauréat en théologie au terme de six années d’études (comprenant deux années de philosophie et quatre années de théologie). La quatrième année est une année à la fois d’étude et de stage pastoral. Elle se termine avec l’examen du baccalauréat canonique de théologie. Ce diplôme permet de s’inscrire directement en licence canonique de théologie.
L’affiliation est une reconnaissance du sérieux et de la qualité de la formation donnée. C’est un encouragement important pour les Frères de Saint-Jean en raison de la place qu’occupe la recherche de vérité dans notre vocation.
Par ailleurs, les Frères de Saint-Jean annoncent 6 ordinations sacerdotales, dont un Français, le samedi 27 juin à Saint-Jodard (42). La cérémonie sera célébrée par Son Excellence Mgr Xavier Malle, évêque de Gap et d’Embrun.
Les liens étroits entre les industries de la pornographie et de l’avortement
L’association pro-avortement Marie Stopes International (MSI), une ONG présente dans 38 pays, où elle promeut la santé sexuelle et reproductive, proposant ses conseils en matière de contraception, de vasectomie et d’avortement, a accepté des millions de livres de financement du baron du porno américain Phil Harvey, PDG de la société porno Adam & Eve.
MSI, basée à Londres, a organisé environ cinq millions d’avortements l’année dernière et a reçu 48 millions de livres sterling d’aide étrangère britannique. MSI a récemment été réprimandée par la Charity Commission après que le directeur général Simon Cooke eut doublé son salaire pour atteindre 434000 £.
Les liens entre pornographie et avortement ne datent pas d’hier. MSI a été créé par le médecin britannique Tim Black, qui a étudié à l’Université avec M. Harvey à la fin des années 1960 et ils se sont lancés dans la vente de préservatifs par la poste, ce qui était illégal à l’époque. En 1986, M. Harvey avait été accusé de distribution de matériel obscène.
Andrea Williams, directrice générale de Christian Concern, organisation pro-vie, a souligné :
De sérieuses questions doivent être posées sur les raisons pour lesquelles MSI, une organisation qui se consacre à la liberté des femmes, a reçu des millions de dollars de financement d’une industrie qui réalise le contraire.
C’est fondamentalement sur sa relation au monde que se partage l’Église qui est en France
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique, qui soutenait l’un des référés pour le culte publique :
Dès la nouvelle connue les réseaux sociaux se sont enflammés. La cathosphère embrasée. Les tweets ont fusé. Les familles se sont embrassées. Les prêtres fidèles, confinés, ont sabré le champagne. Une liesse que ne peuvent comprendre ceux qui ont fait de leur ventre leur dieu s’est emparée des catholiques pour qui : « Le culte de la sainte Eucharistie (constitue) comme la source et l’origine de la vraie piété chrétienne » (Mediator Dei, Pie XII, 20 novembre 1947). Par un arrêté du 18 mai le Conseil d’Etat venait d’ordonner au gouvernement de « lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte » dénonçant : « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte ». Était ainsi réduit à néant l’article 10 § III du décret No 2020 – 548 décrétant : « Les établissements de culte sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit ». Le gouvernement dispose d’un délai de huit jours pour revoir sa copie.
La vie est un combat
Ce jugement faisait suite à plusieurs requêtes déposées par des personnes privées mais aussi, globalement, par l’ensemble de ce qu’il est convenu d’appeler le monde de la Tradition, par référence à la liturgie romaine traditionnelle : sociétés religieuses, associations, personnalités politiques ou intellectuelles, etc. Il convient d’abord, de rendre hommage aux requérants et à leurs avocats pour leur action, dont le succès était tout sauf certain. Ensuite, il faut observer que ce rétablissement de la liberté de culte a été le fruit d’une véritable bataille judiciaire et non le résultat d’un dialogue de l’épiscopat avec les autorités gouvernementales. Une partie du monde catholique s’était enthousiasmée à l’écoute du discours aux Bernardins d’Emmanuel Macron le 9 avril 2018, omettant d’arrêter son attention sur cette déclaration sans ambiguïté : « Je demanderai ( …) de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C’est cela la laïcité, ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vivre-ensemble qui ne souffre aucun compromis ». On a connu propos plus empathiques !
Un épiscopat globalement absent
Il eut paru logique que l’épiscopat français fût à la pointe de ce combat pour le rétablissement de la liberté de culte. Il n’en a rien été. Mgr Aupetit, archevêque de Paris, avait annoncé après que des policiers fussent entrés, en armes, dans une église de Paris qu’il se préparait à « prendre laparole et aboyer très fort ». Pas le moindre petit jappement ne semble être parvenu à l’oreille du gouvernement qui, quelques jours plus tard, renouvelait son interdiction du culte public. Nous serions plutôt au Temps des chiens muets pour reprendre le titre de la passionnante autobiographie de Mgr Seitz, évêque de Kontum au Viet-Nam. Pas un seul évêque ni un seul prêtre diocésain ne figure parmi les requérants de l’arrêté du 18 mai même si quelques évêques et prêtres ont assumé des positions courageuses à rebours de la démission générale. Le fait est là. Incontournable. Massif. Le 18 mai au soir, un communiqué de la Conférence des Evêques de France a « pris acte » de la décision. On eut pu espérer que la CEF se réjouisse du rétablissement de la liberté de culte en France. Que nenni ! Elle se contente de prendre acte de ce fait, comme elle prendrait acte de l’augmentation du prix des poireaux. Dans le même communiqué la CEF se réjouit que cette décision aille dans le sens des demandes de la lettre de Mgr de Moulins-Beaufort à Emmanuel Macron le 15 mai dernier. Comment se dit « mouche du coche » en latin ?
Tout cela laissera des traces. Le mépris que les pouvoirs publics ont affiché vis-à-vis des représentants de l’épiscopat les a meurtris. Les humiliations contre les catholiques sont quotidiennes. Ainsi Olivier Véran, notre « sympathique » ministre de la santé, s’est énervé du temps consacré à la liberté de culte (30’) lors des débats sur le déconfinement à l’Assemblée nationale. Stupéfaits les évêques de France découvrent que leur parole ne pèse quasiment plus rien dans le débat public. Le rôle qui leur est dévolu dans le « Nouveau monde » est de célébrer des obsèques dans les lieux prestigieux que bâtirent nos ancêtres et de chanter les louanges des défunts, quels qu’aient été leurs comportements antérieurs (vie dissolue, promotion de l’avortement, appartenance à des sectes maçonniques condamnées par l’Église, etc.) Cette prise de conscience est cruelle. Une autre ne l’est pas moins. C’est celle d’une partie des fidèles, qu’il est simpliste mais utile, et pas complétement faux, de qualifier de conciliaires. Beaucoup se sont sentis abandonnés par leurs pasteurs. La confiance s’est effritée. Après avoir observé que leurs amis paroissiens des communautés traditionnelles vivaient un confinement liturgique, physique ou virtuel, disons plus audacieux, que dans leurs paroisses ils constatent que la liberté de culte leur est rendue grâce à l’action de ces mêmes communautés ou de leurs proches. Certains s’interrogent. D’autres ont déjà franchi le pas, rejoignant les dites communautés.
Deux conceptions différentes
C’est fondamentalement sur sa relation au monde que se partage, depuis longtemps et durablement encore, l’Église qui est en France. Deux visions s’affrontent. Une vision initiée par Léon XIII et son encyclique sur le ralliement (Au milieu des sollicitudes, 16 février 1892) de conciliation avec les pouvoirs publics et de refus des conflits. Ce fut, en 1905, la position des évêques de France qui étaient prêts à accepter la mise en place des associations cultuelles avant que saint Pie X par l’encyclique Vehementer Nos du 11 février 1906 ne l’interdise absolument. L’autre vision trouve ses racines dans l’histoire longue de notre pays. Le monde traditionnel est, par nature, moins consensuel avec les pouvoirs publics issus de la Révolution française, que le monde conciliaire. Il vibre davantage à la devise de sainte Jeanne d’Arc : « Messire Dieu premier servi » qu’à la déclaration de clôture du concile Vatican II par le pape Paul VI le 7 décembre 1965 : « Nous, plus que quiconque nous avons le culte de l’homme ». Les coups de matraque et les coups de crosse sont constitutifs de sa culture. Il sait que la promulgation de la fête de sainte Jeanne d’Arc comme fête nationale, en 1920, n’a pas été que le fruit de l’action du Saint-Esprit mais aussi la conséquence des 10 000 jours de prison endurés par les camelots du roi. Quant à celui qui restera devant l’histoire comme la figure de proue de la résistance traditionaliste, Mgr Marcel Lefebvre, chacun sait les avanies qu’il dut subir.
Ces débats ne datent pas d’aujourd’hui. Déjà, en 1905 Jean Jaurés notait : « Nos adversaires nous ont-ils répondu ? Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l’entière pensée catholique qui revendique pour Dieu, pour le Dieu de la révélation chrétienne, le droit non seulement d’inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ? Non, ils se sont dérobés ; ils ont chicané sur des détails d’organisation. Ils n’ont pas affirmé nettement le principe même qui est comme l’âme de l’Église ». Enfin, ce jugement du Conseil d’Etat met en lumière et confirme la montée en puissance dans l’Église de France de ceux que Yann Raison du Cleuziou a appelé les « catholiques observants ». Le combat de la foi, aujourd’hui, ne semble plus mené prioritairement par les évêques, en corps, hormis quelques exceptions mais par des laïcs et des communautés religieuses, fidèles à la grande Tradition de l’Église.
Scandale des bébés ukrainiens : quelles solutions pour les enfants?
Des Juristes pour l’enfance :
La fermeture des frontières a révélé au monde la situation de dizaines (bientôt de centaines) d’enfants nés de GPA en Ukraine, réunis dans des pouponnières improvisées par les agences de GPA dont les clients sont empêchés de venir récupérer l’enfant commandé.
La situation cruelle de ces bébés fait ressortir l’urgence de légiférer de manière ferme pour proscrire définitivement ces trafics d’êtres humains qui violent les droits des enfants.
L’association Juristes pour l’enfance salue la déclaration du Commissaire aux droits de l’enfant du président ukrainien, Mykola Kuleba, en faveur d’une interdiction de la GPA en Ukraine.
Elle appelle une nouvelle fois la France à lancer l’initiative d’un moratoire international sur la GPA.
Pour l’heure, il convient de prendre soin des enfants qui sont en train de passer les premières semaines de leur vie à l’isolement.
Ces enfants ne sont pas nés seuls, car personne ne nait seul : ils sont nés d’une mère dont le contrat de GPA a organisé la disparition dès leur naissance. Même dans les cas où les commanditaires viennent réceptionner l’enfant, l’enfant est toujours séparé de sa mère de naissance, délibérément exposé au risque bien connu de la blessure d’abandon, un choc traumatique majeur qui, s’il est révélé par les circonstances présentes, existe dans toutes les GPA.
A cet abandon programmé, s’ajoute aujourd’hui l’absence de relations affectives sécurisées pendant de longues semaines.
La solitude et l’isolement des enfants sont la conséquence du contrat passé entre la mère porteuse, l’agence et ceux qui ont commandé ces enfants : c’est parce que l’enfant a été envisagé, avant même sa conception, comme une marchandise que l’on cède, qu’il subit aujourd’hui le sort des marchandises stockées dans des dépôts en attendant d’être récupérées.
En outre, si la fermeture des frontières révèle la situation choquante des enfants non réceptionnés, cette situation n’a en réalité rien d’exceptionnel et la GPA expose chaque fois l’enfant au risque que les commanditaires ne le récupèrent pas pour des raisons diverses (changement d’avis, séparation du couple, enfant handicapé, mort du commanditaire etc).
Des évêques ukrainiens ont demandé « l’interdiction de la maternité de substitution sous quelque forme que ce soit et la garantie d’une garde et d’une adoption adéquates des nouveau-nés».
L’Italie avait déjà fait ce choix de retirer au couple commanditaire l’enfant obtenu par GPA en Russie pour le confier à une famille d’accueil en vue de son adoption, et avait obtenu gain de cause devant la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH, 27 janv. 2015, no 25358/12, Paradiso et Campanelli c/ Italie).
Certes, parmi les commanditaires étrangers, l’homme est le plus souvent le père biologique de l’enfant : confier l’enfant à l’adoption le priverait de son père biologique.
Pourtant, les contractants ne s’émeuvent guère de priver l’enfant de sa mère biologique, après avoir rendu la maternité obscure en dissociant celle-ci entre une donneuse d’ovocyte et une gestatrice. En réalité, il apparaît que le lien biologique n’a de valeur que dans la mesure où cela arrange les adultes.
L’extrême difficulté de dégager une situation juste pour ces enfants ukrainiens révèle l’impasse à laquelle conduit la GPA qui expose les enfants à ce genre de situation.
C’est pourquoi, Juristes pour l’enfance appelle de ses vœux :
- La fermeture immédiate de toutes les cliniques, agences et sociétés spécialisées dans le GPA, la saisie de leurs biens en vue de la création de fondations destinées à venir en aide aux enfants (orphelinats, organismes d’aide à des mères en détresse, organismes de parrainage d’enfants et de soutien aux familles).
- L’adoption d’une convention internationale prohibant la GPA
Le film Pinocchio n’avait pas besoin de sortir en salles : nous avons M.Macron
Le 18 mai, BFM TV a consacré une émission exceptionnelle à la crise sanitaire et sa gestion. M.Macron y a déclaré entre autres (tout à la suite) :
« Les choses ont été dites. Les choses ont été gérées. Nous n’avons pas connu la situation. Il y a eu une doctrine restrictive pour ne jamais être en rupture, que le gouvernement a prise et qui je pense était la bonne. Il y a eu ensuite un approvisionnement renforcé et provisions renforcées. Et nous n’avons jamais été en rupture. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, il y a eu des tensions. Ayons collectivement l’honnêteté de dire que, au début du mois de mars même, encore plus en février ou en janvier, personne ne parlait de masque ».
Nous apprécions le « collectivement » : dès qu’il y a une difficulté, le pouvoir macronien se réfugie derrière une sorte de responsabilité collective donc partagée (« nous avons confinés comme tous les autres pays »….). Comme nous sommes inclus dans le « collectivement », il nous faut bien sûr valider le fait que personne ne parlait de masques. Par une très rapide recherche dans les numéros récents du journal Libération :
Libération, le 24 février :

Extrait de l’article :
« Le message est double : d’un côté, «nous sommes prêts» ; et de l’autre, «nous nous préparons à une épidémie». C’est ce qu’a indiqué dimanche Olivier Véran, le ministre de la Santé, devant les avancées de l’épidémie en Italie, en Iran et en Corée du Sud. Dans le Parisien, Véran a insisté sur le dispositif français : «Nous multiplions le nombre de laboratoires équipés de tests de dépistage pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour et sur tout le territoire. Nous poursuivons également l’équipement en masques. ».
Libération, le 25 février :

Extrait de l’article :
« Pour faire face à une éventuelle propagation du virus, l’arsenal déployé est essentiellement d’ordre sanitaire. Il s’agit d’abord de repérer aussi vite que possible les cas suspects. Dans ce but, le nombre de laboratoires équipés en tests diagnostics va être augmenté de façon à atteindre une capacité de plusieurs milliers d’analyses par jour, contre 400 aujourd’hui. … L’Etat a par ailleurs décidé de commander 35 millions de masques de protection (type FFP2) pour les professionnels de santé qui pourront se retrouver en contact étroit avec des malades ».
Libération, le 4 mars :
Extraits de l’article :
« L’Etat est-il responsable de la pénurie de masques FFP2 dont doivent s’équiper les personnels soignants pour se protéger d’éventuelles contaminations par des patients ? La polémique grossit. Face à la pénurie, qui frappe surtout les médecins de ville, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé le 23 février la commande de dizaines de millions de ces masques. Une réunion a eu lieu jeudi avec plusieurs fabricants qui ont répondu à l’appel d’offres, mais les masques ne sont annoncés que pour dans trois ou quatre semaines. Preuve que le sujet est brûlant, Emmanuel Macron a annoncé mardi la réquisition de «tous les stocks et la production de masques de protection», ajoutant : «Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le coronavirus.» Mais encore faut-il qu’il y ait des stocks.
Depuis une semaine, l’inquiétude et la colère des médecins croît. Elle se transforme aujourd’hui en reproches pour imprévoyance. Dix millions de masques ont bien été déstockés et seront distribués cette semaine aux médecins via le réseau des pharmacies, mais il ne s’agit que de masques chirurgicaux, des masques anti-projections que les malades ou possibles malades doivent porter pour ne pas contaminer leur entourage. Mais «ce dont nous avons besoin, c’est de FFP2», déplore Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français, qui craint pour la suite, évoquant un «déficit d’anticipation par rapport à la situation épidémique redoutée». «En cas d’épidémie, seuls les malades les plus graves seront hospitalisés, les autres resteront à la maison. Il faudra les soigner à domicile. Et les médecins seront en première ligne. Mais avec quelles protections ?» Lors d’une conférence téléphonique avec des représentants des personnels de santé, lundi, Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, s’est voulu rassurant, selon un participant : «La double protection suffit.» A savoir un masque chirurgical pour le patient, et un pour le médecin. «C’est du bricolage, tranche Jean-Paul Ortiz, qui en veut pour preuve ce qui avait été fait lors de l’épisode du H1N1. Les médecins avaient reçu dans leur cabinet des masques FFP2 et des lunettes dans des kits.» S’il n’y a pas eu de distribution de FFP2, c’est qu’il n’y en a plus dans les stocks de la réserve stratégique.
Problème : si les pharmacies avaient effectivement des masques, les particuliers se sont rués dessus dès les premiers jours. Et fin janvier, il était déjà difficile de s’en procurer. Pourquoi, donc, avoir attendu la fin février pour envisager une commande de FFP2 ? «La situation évolue de jour en jour», nous a simplement répondu la Direction générale de la santé en fin de semaine dernière. «La réaction a été tardive, juge Laurent Suissa, directeur général de Segetex-eif, l’un des principaux acteurs du secteur, via sa filiale Valmy. Depuis janvier, nos carnets de commandes se remplissent pour des semaines, voire des mois. C’est dur de trouver de la place pour de nouvelles commandes.» Ironie de l’histoire, un des gros producteurs français est largement occupé par la fabrication de masques pour le NHS (National Health Service) britannique, qui a passé commande avant les autorités françaises. «Ça fait six semaines qu’on leur dit qu’il va y avoir un problème», assure Nicolas Brillat, directeur de l’exploitation de Valmy ».
Six semaines ? Comptons bien, nous sommes le 4 mars : cela fait aux environs du 23 janvier.
Sans commentaire supplémentaire.
RCF Isère a cessé d’émettre le 18 mai sur Grenoble à la suite d’un incendie criminel
L’émetteur de Grenoble (103.7) a cessé de diffuser les programmes de RCF Isère lundi 18 mai à 1h54.
3 sites d’émetteurs radio de la région de Grenoble ont subi de très gros dégâts à la suite d’incendies dont l’origine criminelle ne fait pas de doute.
De très nombreuses radios (19 !), des programmes de télévision ainsi que des services de téléphonie mobile ont été arrêtés par ces actes criminels. Une enquête est en cours… La reprise n’est pas pour tout de suite…
Télé Diffusion de France (TDF), prestataire qui gère le site de La Tour-sans-Venin depuis lequel RCF émet, met tout en oeuvre pour rétablir la diffusion FM.
Affronter rationnellement les dangers, mais se libérer de la peur
[…] Si nous nous trouvons devant une situation économique angoissante, non seulement en raison de la panne imposée à une grande partie de l’économie mondiale par le confinement, mais aussi à cause du caractère de plus en plus factice de la prospérité fondée sur la création monétaire et la consommation qu’elle facilite, la peur ne semble pas la conséquence de la crise, qu’elle entretient, mais sa cause première. Or, cette peur n’est pas accidentelle. Elle est, sous différentes formes, la marque principale de notre époque. La peur de la mort, raisonnable, et transcendée par les croyances spirituelles, est devenue irrationnelle dans nos sociétés matérialistes. C’est ce qui explique que des responsables politiques du monde entier ont pu imposer des contraintes sans précédent face à une épidémie inquiétante, certes, mais qui n’égale pas, et de loin, certaines qui l’ont précédée. Dans les Etats de culture occidentale, dont la population est vieillissante, le virus a suscité une panique que n’a pas diminuée l’idée que la mort fauchait davantage des personnes que leur âge approchait déjà d’une fin inéluctable. En Europe, cette crainte a suivi celle qui était née du terrorisme islamiste capable à tout moment d’assassiner à la kalachnikov, au camion ou au couteau, n’importe qui, n’importe où. En France, la peur du désordre et des violences liés à des manifestations avait été, entre deux, entretenue savamment par le pouvoir, et sur la planète, mais toujours en Occident plus qu’ailleurs, c’est la frayeur écologiste identifiée désormais à Greta Thunberg qui sévissait depuis un bon moment, soutenue par des dirigeants politiques, des instances internationales, et de nombreux médias… Difficile d’avoir peur de la peur dans un monde qui passe d’une peur à une autre comme on change de mode…
Le résultat c’est la disparition de la confiance pourtant indispensable au bon fonctionnement d’une économie libérale et de pays démocratiques. La peur, loin d’engager à accroître la responsabilité des citoyens les conduit à se tourner vers l’Etat protecteur, à accepter les contraintes qu’il impose et bien sûr, non sans raison, à ressentir méfiance et suspicion devant l’inefficacité de ses dirigeants. La déception suscitée par les Etats engendre deux mouvements qui ne sont qu’en apparence contradictoires : déplacer les espérances de l’Etat vers les organisations non gouvernementales, réputées moins corrompues et plus éthiques, ou vers un gouvernement mondial, sauveur suprême. La vraie solution était celle de Roosevelt : ce sont les nations et leurs Etats qui doivent éteindre la peur et ils ne peuvent le faire que par l’exemplarité morale de leurs élus. […]
Quant à la responsabilité et à la confiance, elles ont laissé place à une infantilisation systématique du peuple français, sur lequel on va faire tomber des milliards pour faire oublier les pénuries causées par l’imprévoyance du pouvoir, mais que l’on va aussi surveiller et contrôler davantage, et dont on va museler la liberté d’expression !
« La seule réelle prison est la peur et la seule vraie liberté est de se libérer de la peur » disait Aung San Suu Kyi. Aux Français de méditer cette pensée et de se délivrer de ceux dont le règne les fait passer d’une peur à l’autre.
Le nom d’un diplomate saoudien soupçonné d’être lié aux attentats du 11 septembre divulgué accidentellement par le FBI
Le Bureau fédéral d’investigation (FBI) aux États-Unis a divulgué accidentellement le nom d’un diplomate saoudien soupçonné d’avoir aidé deux pirates de l’air de l’organisation terroriste Al-Qaïda, lors des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
La divulgation par erreur a été commise dans une déclaration d’un responsable du FBI en réponse à un procès intenté par des familles de victimes du 11 septembre qui ont déclaré que le gouvernement saoudien était impliqué dans les attaques. Le dossier de Jill Sanborn, directrice adjointe de la division antiterroriste du FBI, a été rendu public en avril, mais retiré à la fin de la semaine dernière. Le nom de Mussaed Ahmed Al-Jarrah a été révélé par erreur dans la déclaration. Al-Jarrah était un fonctionnaire de niveau intermédiaire du ministère saoudien des Affaires étrangères, qui a été affecté à l’ambassade saoudienne à Washington, en 1999 et 2000.
Selon le rapport, il était chargé de superviser les activités des employés du ministère des Affaires islamiques dans les mosquées et les centres islamiques financés par l’Arabie saoudite aux États-Unis. Les autorités estiment qu’Al-Jarrah a chargé deux personnes – Fahad Al-Thumairy, un religieux, et Omar Al-Bayoumi, un présumé agent saoudien – d’aider deux des pirates de l’air à s’installer aux États-Unis en janvier 2000, avant les attaques. On ignore où se trouve Al-Jarrah, mais il se trouverait en Arabie saoudite. « Cela montre qu’il y a une dissimulation complète par le gouvernement de l’implication saoudienne » a déclaré un porte-parole des familles.
E-Cinéma avec SAJE : programmation
Voici la programmation E-Cinéma pour les semaines à venir :
Du 22 au 24 mai : GARABANDAL, DIEU SEUL LE SAIT – lien de réservation
Ce film enquête sur les apparitions controversées de Garabandal, et apporte un éclairage sur ces phénomènes mal-connus qui se sont déroulés en Espagne dans les années 60.
L’intervention de Damian Sanchez, spécialiste des questions de Garabandal et des apparitions mariales plus largement, permet d’apporter de nombreuses réponses à des questions que le film provoque, et offre des pistes de réflexion sur ces sujets passionnants.
Du 29 au 31 mai : LA PASSION DE SAINTE JEANNE D’ARC, un docu-fiction inédit passionnant avec les interventions de Maître Jacques Trémolet de Villers, avocat au Barreau de Paris et auteur de “Le Procès de Rouen” sur le procès de Jeanne d’Arc, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, et Sœur Marie de la Sagesse – lien de réservation
Du 5 au 7 juin puis du 12 au 14 juin : J’Y CROIS ENCORE, qui raconte l’histoire vraie du chanteur chrétien américain, Jeremy Camp. Le premier rôle est interprété par KP Apa, vedette de la série à succès chez les jeunes, Riverdale. Les interventions de l’Abbé Amar du Padreblog, du Pasteur Ivan Carluer, et de David Nolent du Top Chrétien, permettront de creuser les nombreux sujets abordés dans ce film – lien de réservation
Du 19 au 21 juin : CŒUR BRÛLANT, un docu-fiction inédit sur le Sacré-Cœur de Jésus, à l’occasion des fêtes du Sacré Cœur. Interventions du Père Benoît Guédas – lien de réservation
Deo gratias: victoire au Conseil d’Etat!

J’apprends à l’instant par mon cher ami (et néanmoins excellent avocat) Jérôme Triomphe qui, étant dans tous les “mauvais” coups, était aussi dans celui-ci que nous venons de gagner au Conseil d’Etat. Celui-ci exige du gouvernement qu’il lève l’interdiction du culte public. Comme vous le savez, le Salon beige s’était fortement impliqué dans ce combat (nous soutenions notamment le référé des instituts Ecclesia Dei et j’étais, personnellement, plaignant dans le référé de l’AGRIF, avec Bernard Antony et Jeanne Smits). Un grand merci à tous pour votre engagement et vos prières! Et un grand merci à nos avocats qui ont si efficacement plaidé la cause des fidèles ignorés du gouvernement.
Guillaume de Thieulloy
Voici le communiqué de presse très net du Conseil d’Etat:
Le juge des référés du Conseil d’État ordonne au Gouvernement de lever l’interdiction générale et absolue de réunion dans les lieux de culte et d’édicter à sa place des mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires et appropriées en ce début de « déconfinement ».
Saisi par plusieurs associations et requérants individuels, le juge des référés du Conseil d’État rappelle que la liberté de culte, qui est une liberté fondamentale, comporte également parmi ses composantes essentielles le droit de participer collectivement à des cérémonies, en particulier dans les lieux de culte. Elle doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.
Dans l’ordonnance rendue ce jour, le juge des référés relève que des mesures d’encadrement moins strictes que l’interdiction de tout rassemblement dans les lieux de culte prévue par le décret du 11 mai 2020 sont possibles, notamment compte tenu de la tolérance des rassemblements de moins de 10 personnes dans d’autres lieux ouverts au public dans le même décret.
Il juge donc que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière.
En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de « déconfinement », pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte.
Panser aujourd’hui pour penser demain : 1er entretien avec Guillaume de Prémare
Le COVID 19 révèle les fragilités de notre société contemporaine et déclenche une multiplicité de crises : économique, sociale, sociétale, … remettant ainsi en question la construction même de nos sociétés.
Quelle lecture pouvons nous en avoir ?
Quelles piste pour la sortie de crise ?
Rendez-vous chaque semaine le mercredi de 18h30 à 19h30 en direct avec différentes personnalités qui partageront leurs points de vues à la lumière de la Doctrine Sociale de l’Eglise !
Une occasion de retrouver le réel et de préparer demain !
Premier invité : Guillaume de Prémare sur Ce qui fait un peuple.
Prochains rendez-vous :
- Mercredi 20 Mai : Qu’est ce que l’homme ? Regards sur l’anthropologie chrétienne avec Bruno de Saint Chamas
- Mercredi 27 Mai : La Démocratie et les libertés à l’épreuve de la crise avec Henri Hude
- Mercredi 3 Juin : Finances & Mondialisation avec Pierre de Lauzun
- Mercredi 10 Juin : Culture & Education avec Valérie d’Aubigny
Après la destruction de la croix du pic Saint-Loup, des jeunes érigent une croix provisoire
Communiqué de ces jeunes :
Ce dimanche 17 mai, les militants de Tenesoun ont participé à l’installation d’une croix provisoire au sommet du pic Saint-Loup dans l’Héraut. La croix historique a récemment été sciée et vandalisée. A proximité, des tags “Pic laïque” ont été inscrits.
La croix, symbole de Foi et d’espérance, est un symbole pour tous, que l’on soit catholique ou non. Elle guide les pèlerins, les randonneurs et plus largement les Français. Nous appelons donc à ne pas rester spectateurs mais à agir, poser des actes concrets quand notre héritage et nos traditions sont attaqués.
Notre mot d’ordre: Bâtir quand tout s’écroule!
Reprise ou interdiction des messes publiques : Italie, Royaume-Uni, Belgique
Lu dans Présent :
- Dans le cadre d’une négociation avec la conférence épiscopale italienne, le gouvernement italien a accepté d’avancer au 18 mai la reprise des célébrations publiques dans les églises du pays (initialement prévue pour début juin), après plus de deux mois d’interruption. Le choix a été fait de ne pas fixer un nombre maximal de personnes autorisées pour les rassemblements religieux, mais de déterminer un seuil limite au cas par cas, selon la taille des églises.
- Au Royaume-Uni, le gouvernement a publié un plan qui prévoit que les lieux de culte ne pourront pas ouvrir jusqu’au 4 juillet prochain, y compris pour des prières privées. Les églises sont en effet assimilées à des lieux à « haut risque ». Les évêques anglais ont présenté un plan précis, montrant qu’il était possible d’ouvrir les églises pour la prière privée en respectant les mesures gouvernementales.
En Belgique, les messes publiques sont interdites dans les églises, mais en revanche on permet à des écoles d’avoir cours dans les églises ! Les cours ont commencé dans cette église le vendredi 15 mai 2020. Rappelons que le jour de Pâques (12 avril), l’évêque de Gand a été verbalisé pour avoir célébré la messe dans sa cathédrale avec 12 fidèles.
En France, c’est aujourd’hui que le Conseil d’Etat doit s’exprimer.
100 ans de la naissance de Karol Wojtyla – saint Jean-Paul II
Pour beaucoup, Jean-Paul II est le pape de la jeunesse, de l’engagement personnel dans le mariage ou le sacerdoce, le pape de l’apostolat en faveur de la famille, le formateur de la conscience morale, qui nous appelle encore au service de la vie, des plus fragiles. Cette même année 2020 voit ainsi les 100 ans de la naissance de JPII et les 25 ans de son encyclique Evangelium Vitæ. Pour beaucoup, Jean-Paul II est ce Fils de Marie qu’on ne peut oublier lorsqu’on pérégrine. Tant de plaques commémoratives rappellent le passage du grand voyageur… Enfin pour certains Jean-Paul II est bien sûr le pape de la « théologie du corps ».
Benoît XVI rappelle la centralité de la Miséricorde dans la spiritualité de Jean-Paul II. La Miséricorde est le fruit de l’amour personnel du Christ pour chacune de nos âmes jusqu’à la mort sur la Croix. Amour personnel qui découle du côté ouvert et qui nous appelle à la réciprocité pour devenir un amour interpersonnel.
À l’image du Maître, Jean-Paul II voulait demeurer auprès de ses amis. Il désirait vivre, marcher auprès de ceux qui lui étaient confiés. La psychologie et l’affectivité humaines ont besoin de moments privilégiés pour comprendre la véracité de l’amour interpersonnel. Notre-Seigneur ne les a pas refusés à Marthe et Marie. Jean-Paul II les a accordés généreusement à ceux qui le prirent comme « oncle ». Les photos de cette complicité accordée à certains témoignent de la joie partagée, d’amitiés authentiquement spirituelles parce que parfaitement humaines. La sainteté est bien l’actualisation de la beauté de l’Incarnation. Celle-ci n’est possible qu’avec la proximité et le don de soi par le corps. Il s’agit d’une façon ou d’une autre de « mouiller la chemise »… Le coronavirus va-t-il changer cela ? Non, il nous rappellera seulement par ses conséquences humaines, économiques et spirituelles les déficits de notre clairvoyance et de notre charité, qui prend sa source dans l’Eucharistie. Il aura aussi été heureusement l’occasion de généreux dons de soi cachés et de fidélité à l’Évangile par un petit reste. Il a rappelé cruellement aux âmes ardentes que le monde ment lorsqu’il prétend aimer avec l’égalitarisme. Le favoritisme de l’Évangile – rappelé par la Parole de Dieu de ces derniers jours – c’est le rappel que le serviteur n’est pas plus grand que le Maître, et que si le Christ est persécuté, ses amis le sont aussi.Cette persécution, Jean-Paul II l’a vécue de diverses façons. Post mortem, encore, on désire associer à cette figure lumineuse les scandales non toujours élucidés qui ont eu lieu pendant son long pontificat. À l’école de Jean-Paul II, choisissons la cohérence et la beauté, combattons l’inversion généralisée, la manipulation des intelligences et des consciences. Percevons davantage le don que Dieu nous a fait à travers Karol Wojtyla à une époque si confuse sur le corps, la sexualité, la relation. Époque qui, ayant perdu le sens de Dieu, perd le sens du corps, de sa signification. Sachons reconnaître les antipoisons que l’Esprit Saint suscite toujours dans son Église. Jean-Paul II est bien un signe que le Christ n’abandonne jamais son Église.
Saint Jean Paul II, le grand ?, s’interroge notre bien-aimé Benoit XVI dans une nouvelle admirable lettre. En attendant que la postérité inscrive ce titre auprès de saint Grégoire, pour moi Jean Paul II est définitivement avant même le saint et le professeur – j’ose – … l’ami, le confident, le proche ! Puisse-t-il être aussi le vôtre ! Joyeux anniversaire JPII !
Emeute à Argenteuil
Sabri, un voyou de 18 ans, est décédé après avoir eu un accident de moto qui s’est produit dans la nuit de samedi à dimanche à proximité d’une voiture de police. Aussitôt la banlieue s’est embrasée.
Des incidents en cours à la ZUP d’Argentuil suite à la mort en moto d’un jeune de 18 ans. #Argenteuil pic.twitter.com/azUB54iyMU
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) May 17, 2020
C’est la guerre à #Argenteuil pic.twitter.com/GbBQNyYuth
— Alex (@AlexLeroy90) May 17, 2020
Tensions en cours avec les forces de l’ordre à #Argenteuil à la ZUP suite au décès d’un jeune en moto la veille.
Tirs d’artifices contre lacrymogènes. pic.twitter.com/NBhbNDQBbU
— Remy Buisine (@RemyBuisine) May 17, 2020
#Argenteuil soirée de tensions après la mort d’un jeune décédé suite à une chute à moto près d’une voiture de police pic.twitter.com/i05kOfZCrQ
— Xenia__Sputnik (@XseniaSputnik) May 17, 2020
🔴 – Début des tensions à #Argenteuil après la mort. Beaucoup de forces de l’ordre sur place.pic.twitter.com/41VeJRXNW1
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) May 17, 2020
#Argenteuil: Un convoi des forces de l’ordre a été déployé alors qu’une foule s’est formée, armée des batons, pour dénoncer la mort du jeune Sabrihttps://t.co/kGp8aw3tgy pic.twitter.com/1GxFnqZvyZ
— Sputnik France (@sputnik_fr) May 17, 2020
Ça rend hommage à Johnny ce soir #Argenteuil pic.twitter.com/40SZKdBj7X
— Sarr Azin (@LatopNabs) May 17, 2020
La force de CNEWS réside dans sa capacité à offrir au grand public une parole libre
Dans Valeurs Actuelles, le Père Danziec salue la nouvelle émission religieuse de CNEWS :
« Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. » La formule est de saint François de Sales, patron des journalistes et elle convient parfaitement au lancement d’En quête d’esprit sur CNews. Inaugurée discrètement dimanche dernier, cette nouvelle émission religieuse a fait son apparition sur les écrans sans grand renfort de publicité. Aujourd’hui encore, sur le site de la chaîne d’information en continu, elle n’est toujours pas répertoriée dans la grille des programmes. Il n’en reste pas moins que l’émission s’appuie sur la même méthode qui fit le succès de saint François de Sales. Evêque en Savoie au début du XVIIe siècle, empêché de prêcher par les protestants, ce prélat n’hésita pas à rédiger sur des billets ses homélies et ses apologies de la foi catholique avant de les glisser, discrètement et tranquillement, sous les portes. Puisque les habitants ne pouvaient venir à lui, il irait à eux. N’est-ce pas là le modèle de l’audace éditoriale qui s’invite à domicile pour délivrer un message authentique ? On aurait tort de s’y tromper : la timidité publicitaire n’empêche donc pas ce rendez-vous hebdomadaire, dominical et cathodique d’occuper un espace bien caractéristique. Sa raison d’être ? Revenir sur l’actualité de la semaine en l’analysant avec un regard, non pas seulement religieux, philosophique ou spirituel, mais aussi ouvertement chrétien. Audacieux.
Ce créneau, distinctif, n’aurait-il pas pour autant les apparences d’une niche ? Les commentateurs à gauche n’ont pas manqué de voir, derrière cette réalisation, l’ombre de Vincent Bolloré lui-même. L’actionnaire majoritaire de Vivendi, maison mère du groupe Canal Plus auquel appartient CNews, se trouve dépeint en chef d’orchestre occulte poussant le canal 16 de la TNT à une mue version Fox News, la fameuse chaîne d’information conservatrice américaine. Déjà en 2018, la chroniqueuse Sonia Devillers s’était émue sur France Inter que l’homme d’affaires breton ait racheté l’hebdomadaire France catholique, fondé en 1924 contre l’influence du Cartel des gauches. « Comme quoi, l’obédience religieuse d’un patron de presse ne relève pas seulement de la vie privée », soupirait-elle alors. Pourtant, croire que dans les coulisses de ce projet se cache un lobby chrétien-conservateur à la manœuvre pour étendre sa toile, c’est être loin de la réalité.
L’émission En quête d’esprit n’a pas vocation à occuper un créneau mais à offrir du sens. N’en déplaise à la doxa progressiste, une quantité non négligeable de Français ne se reconnaît pas dans cet ennemi à abattre, cet « homme blanc, hétérosexuel, catholique » évoqué par Eric Zemmour lors de la convention de la droite. Oui, il peut arriver à certains d’avoir soif de hauteur, de ne pas être convaincus que la quête du bonheur puisse se réduire aux seules considérations matérielles et d’envisager l’actualité sous le prisme de l’évangile. Et il ne saurait être question de réduire cette catégorie à la “droite catho”. Une “droite catho” dont on peinerait du reste à mesurer le poids réel : entre l’échec de Fillon en 2017 et celui, plus récent, de Bellamy aux européennes, la “droite catho” existe-t-elle vraiment ? Dans un intéressant entretien avec le philosophe Thibaud Collin accordé au bimensuel L’Homme nouveau en juillet dernier, le sociologue Yann Raison du Cleuziou le soulignait très justement :
« Quand des journalistes identifient l’échec de François-Xavier Bellamy à celui de la droite catholique, ils ne font que mettre fin à leurs propres illusions, celles qu’ils ont eux-mêmes créées en exagérant le poids réel du catholicisme sur LR. »
Les illusions contre le réel. Si Face à l’info ou L’heure des pros cartonne sur CNews, cela ne relève en rien du hasard. La force de la chaîne réside, plus que jamais, dans sa capacité à offrir au grand public une parole libre. Différente des discours convenus, ou déjà entendus. Ces émissions, en n’étant point déconnectées du quotidien des téléspectateurs, permettent à ces derniers de s’y retrouver. Et de ne pas se sentir jugés. Pourquoi se scandaliseraient-ils de l’existence d’une nouvelle émission, mâtinée de spiritualité chrétienne, dans un pays qui compte 4581 communes portant le nom d’un saint ? Les Français le savent bien, près de 20% des localités où ils naviguent évoquent le patrimoine chrétien. Chaque village possède son clocher. De Richelieu à l’abbé Pierre, en passant par Mgr Myriel, le bienfaiteur de Jean Valjean dans Les Misérables ou La Vierge à midi de Claudel, toute l’histoire de France et la littérature sont traversées par la fibre chrétienne. L’athéisme ambiant ne saurait arracher totalement ce maillage mystérieux et solide, parfois insoupçonné, que chacun possède au fond de lui. L’insolent succès du Puy du Fou en témoigne de façon éclatante.
L’invitation à battre sa coulpe sur le réel, ses racines ou son identité ne prend plus si facilement. Que l’initiative de CNews agace les censeurs de la bien-pensance n’étonnera pas grand monde. Un ancien journaliste du Monde, Yassine El Azzaz, l’admet lui-même : le fait est que la droite des valeurs a appris à se réinventer. Elle ne s’empêche pas de critiquer le biopouvoir avec Foucault. Les ravages du capitalisme avec Marx. Elle sait reprendre à son compte les concepts de l’hégémonie culturelle de Gramsci ou des idées-forces de Michel Onfray. Elle gagne quand elle s’assume. A gauche, on préfère le confort du dogme. On se confine dans l’entre-soi. Et si l’indignation devient trop forte, alors on pétitionne. Loin du registre de l’indignation, le chrétien préfère celui de la proclamation. Calme, résolue, tranquille, sereine. A l’image d’une marée montante en baie du Mont-Saint-Michel. Tiens ? Encore un patronyme d’origine chrétienne. Décidément.
