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Qu’est-ce que la Magnanimité ?

Entretien avec l’abbé Philippe Laguérie, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

 

Edouard Philippe contre la réouverture du Puy du Fou

Tweet de Philippe de Villiers:

Décidément, les macroniens ont du mal avec la culture française! Vous pouvez signer la pétition pour la réouverture du Puy du Fou ici.

« Allons-nous passer une demi-heure sur les cultes ? » Le grand mépris de M.Véran

L’Assemblée a discuté du projet de loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire pendant trois jours, du 7 au 9 mai, afin d’accompagner le plan de déconfinement qui débutait le 11 mai.

Remarquons tout d’abord trois points :

  • L’Assemblée nationale augmente progressivement le nombre de ses députés présents en séance : 24 entre le 19 mars et le 23 avril ; 75 entre le 23 avril et le 9 mai (donc lors de cette discussion). Nombre monté à 150 depuis le 12 mai.
  • Lors des échanges, M.Véran a en particulier expliqué concernant les déplacements :

« Nous veillons à être cohérents dans nos décisions, pour assurer la sécurité des Français…. D’où la mesure essentielle : l’interdiction des grands rassemblements, qui évitera cette diffusion virale latente. Nous veillons à respecter les libertés individuelles et collectives et à restreindre notre arsenal de lutte contre la diffusion du virus aux mesures strictement nécessaires ».

  • Enfin, Mme Couillard, à l’occasion de la défense d’un amendement, soulignait:

« À partir du 11 mai, le Gouvernement va permettre la réouverture des musées, des monuments et des lieux de visites qui n’attirent que la population du bassin de vie où ils se situent ».

Toutes remarques idéales pour considérer la possibilité d’autoriser l’exercice de la religion et en particulier les messes.

C’est le 8 mai, à l’occasion de l’étude de l’article 2 qui devait régler les aspects les plus pratiques du déconfinement, avec son lot d’interdictions associées, que des députés ont présenté plusieurs amendements pour demander la possibilité de l’exercice du culte.

« Ces amendements concernent la liberté de culte et ont pour but de permettre aux croyants d’exercer à nouveau un culte public de leur religion. Vous le savez tous, la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes. Or le Gouvernement a décidé de proroger l’interdiction des cérémonies cultuelles après le 11 mai 2020 ».

« L’amendement vise à rétablir l’accès au culte là où c’est possible – dans le strict respect des conditions sanitaires, bien évidemment. La fréquentation des lieux de culte comporte d’ailleurs potentiellement moins de danger que celle des métros, supérettes, médiathèques, petits musées – ou que celle de l’hémicycle ».

« Pourquoi un prêtre ne serait-il pas capable de faire dans son église ce qu’un directeur est capable de faire dans une grande surface ? »

Ces présentations donnent lieu à quelques remarques qui éclairent sur le sens de la liberté telle que perçue par la majorité macronienne (comme : les lieux de culte sont restés ouverts pendant toute la période du confinement…), avec une mention spéciale pour celle de M.Bruno Millienne, du MODEM :

« Pendant la période de confinement, on n’a jamais empêché les gens d’exprimer leur foi et de prier chez eux ! ».

Le rapporteur, Mme Guévenoux, émet un avis défavorable sur tous ces amendements, au motif que

« il est bien entendu crucial, pour tous ceux qui pratiquent un culte religieux, quel qu’il soit, que l’on puisse garantir que les célébrations pourront de nouveau se tenir dès que les conditions sanitaires le permettront. C’est ce qui est prévu par le régime de l’état d’urgence sanitaire : les mesures restrictives de liberté ne peuvent être utilisées que dans la mesure où elles sont strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu »

ce qui rappelle assez bien le mode foutage de gueule dont M.Philippe est un adepte virtuose.

Le ministre M.Véran se révèle être un bon disciple de son chef de gouvernement :

« Il est bien évident que nous aurions préféré permettre aux gens de continuer à pratiquer leur culte comme ils avaient l’habitude de le faire, mais on ne peut pas inscrire une telle disposition dans la loi, ce ne serait pas responsable… Bref, on ne peut tout simplement pas inscrire cela dans la loi. Avis défavorable ».

Mais surtout, les députés reprenant la parole comme le règlement de l’Assemblée leur en donne la possibilité pour défendre leurs amendements, M.Véran interrompt :

« Allons-nous passer une demi-heure sur les cultes ? »

Et explique plus loin qu’ 

« il souffle parce que c’est trop long ».

C’est la République en mode Macron. Un jour, les évêques de France comprendront que le discours des Bernardins n’était qu’un prétexte rêvé pour un M.Macron toujours en mal d’exhitionnisme.

Une mosaïque de Staline dans une église orthodoxe ?

Le métropolite Hilarion, responsable du Département synodal pour les relations extérieures de l’Église, s’est prononcé contre la mosaïque avec Staline sur le mur de l’église principale des Forces armées russes à Koubinka, dans la région de Moscou :

“Je pense que, bien sûr, il ne devrait pas y avoir d’image de Staline dans une église orthodoxe, parce que Staline était un persécuteur de l’Église, il a  sur la conscience le sang de millions de victimes, y compris les nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe”.

Il a reconnu que l’église militaire est également un lieu de souvenir, par conséquent, il peut contenir des images liées aux opérations militaires.

 “Mais ils ne devraient pas être politisés, ils ne devraient pas provoquer de division ou de désaccord. Et, bien sûr, dans les églises, il ne devrait pas y avoir d’effigies des persécuteurs de l’Église”.

L’inexistence de l’Europe face à la crise du Covid-19

De Bernard Mitjavile :

S’il y a une chose que la crise du Covid-19 aura montré, c’est que l’Europe telle qu’elle est fantasmée par ses partisans européistes ou opposants du Rassemblement National, une puissante entité supranationale contrôlant les politiques nationales dans les domaines de l’économie, la santé ou du contrôle des frontières et autres, cette Europe n’existe simplement pas.

L’Europe de la santé rassemble différents organismes avec un certain nombre de fonctionnaires bien payés à Bruxelles ou ailleurs qui font croire qu’ils planifient et coordonnent les politiques de santé des différents pays mais qui ont en fait très peu de contrôle sur ces politiques.

Cela explique que l’on ait eu face à la pandémie du Covid-19 des politiques sanitaires très différenciées avec des résultats si différents entre l’Europe de l’Est, l’Europe du Nord, l’Allemagne et l’Europe du Sud dans laquelle on peut inclure la France.

Les pays du groupe de Visegrad ou V4 (Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie) ont fermé très rapidement leurs frontières ce qui leur a permis de bien contrôler l’expansion du virus. La Grèce a fait de même ainsi que le Danemark, la Norvège, la Finlande mais pas la Suède. L’Allemagne a montré la supériorité de son système de santé et de ses hôpitaux pour faire face à cette crise, l’Autriche a eu une politique proche du V4 avec un système hospitalier proche de l’Allemagne. L’Europe du Sud (France, Italie, Espagne) qui a eu les pires résultats, a fermé tardivement ses frontières pour des raisons idéologiques dans le cas de la France (le virus n’avait pas besoin de passeport pour passer les frontières selon E. Macron) et l’afflux des malades aux urgences a mis en évidence la limite des capacités d’accueil des hôpitaux. Toujours dans l’Europe du sud, le Portugal a fermé assez rapidement leurs frontières et a été jusqu’à maintenant relativement épargnés. Le Royaume Uni ayant quitté l’UE n’est pas inclus.

En d’autres termes, l’Europe tant décriée par le RN et louée par LREM et les centristes, a surtout prouvé son inexistence en matière de coordination des politiques sanitaires et même des politiques de contrôle des frontières.

Concernant ce dernier point, les différences spectaculaires entre les politiques d’immigration du V4 ou du Danemark et celles de la France avaient déjà montré la faiblesse de l’Europe qui se contentait de lancer de vagues menaces à l’égard des pays du V4 qui n’ont été suivies d’aucun effet.

Ce qui a été mis en évidence dans cette crise risque de l’être encore plus par la suite. Par un arrêt du 5 mai, la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a exprimé son refus que la Banque européenne (BCE) achète des titres de dettes européennes finançant ainsi indirectement les déficits des pays européens. Cela remet en cause le financement du programme anticrise de pays européens comme la France, programme supposé aider ces pays à coup de centaines de milliards d’Euros à faire face à la crise économique consécutive à la crise sanitaire. On voit que le cœur de la construction européenne, la coordination des politiques économiques, risque à son tour d’être remis en cause.

On ne sait encore quelle sera la décision finale suite à la décision de Karlsruhe, si un arrangement sera trouvé, ce qui est bien possible mais ce conflit laissera des traces. On aura en tout cas mesuré la fragilité de cette construction européenne qui peut être remise en question par une décision de la cour suprême allemande.

En fait, quand on regarde les politiques économiques allemandes et françaises sur les dernières décennies et les résultats de ces politiques, on peut se demander si cette coordination européenne qui aboutit à des excédents massifs des exportations en Allemagne et des déficits massifs en France, a jamais vraiment existé.

Tout cela devrait faire réfléchir nos politiques de droite comme de gauche qui font de l’Europe soit une solution à tous les problèmes économiques, sociaux ou autres, soit un bouc émissaire pour ces mêmes problèmes.

De temps en temps, il est temps pour les politiques de changer leurs discours pour se rapprocher un peu des réalités de notre monde. Il ne suffit pas de répéter « Non à l’Europe », « Non à l’Euro » ou “Oui à l’Europe” et réclamer « plus d’Europe » pour prétendre avancer un programme répondant aux défis de notre temps. Un bilan sans concession de la situation économique et sociale de la France ne serait pas inutile avant de lancer des slogans.

Interdiction des messes publiques : à ce jour, neuf requêtes ont été déposées au Conseil d’Etat

Me Jérôme Triomphe, qui est l’un des avocats des instituts Ecclesia Dei, répond à Présent. Extrait :

[…] Nous contestons, comme tous les autres requérants, les décisions annoncées depuis le 28 avril par le gouvernement, de déconfiner les Français tout en maintenant l’interdiction du culte jusqu’au mardi après la Pentecôte. Nous attendions le décret nécessaire formalisant ces annonces pour éviter tout rejet purement formel. […]

L’article 10-III maintient l’ouverture des lieux de culte en interdisant toute réunion et tout rassemblement en leur sein. Le culte public est donc en pratique interdit, tandis que la possibilité d’enterrer dignement nos morts est limitée à 20 personnes. Je précise que, contrairement aux affirmations d’un homme public de grande qualité mais qui n’est pas juriste, le gouvernement n’a pas reculé : les rassemblements sont bien interdits dans les églises et la seule exception concerne les obsèques.

Quels sont vos arguments ?

Nous en avons 20 pages mais nous soutenons principalement qu’il est inacceptable d’interdire par principe la reprise du culte public alors que la plupart des autres activités reprennent en respectant des mesures de protection.

On peut à nouveau circuler sur la voie publique sans obligation de port de masque, on peut se presser dans le métro ; les écoles, les entreprises, les bibliothèques, les médiathèques, certains musées, les grandes surfaces de bricolage et de jardinage, les supermarchés, les débitants de tabac, les marchands de journaux ou les salons de coiffure sont ouverts, mais il est interdit d’aller à la messe, même en respectant les mesures sanitaires réclamées aux autres activités par le gouvernement.

Le gouvernement a osé justifier le maintien de l’interdiction au motif par exemple que nous pouvions regarder la messe sur Internet. C’est là que l’on voit la dégringolade abyssale de la simple culture catholique dans notre pays. Nous avons été obligés de leur expliquer que regarder la messe sur Internet et prier au lieu de communier au corps et au sang du Christ consistait pour un catholique à prétendre faire du vélo en regardant le Tour de France.

Ce qui est consternant, c’est d’entendre le ministre des Cultes – le même qui nous expliquait que Notre-Dame n’était pas essentiellement une cathédrale – nous expliquer le 3 mai dernier que chacun pouvait prier chez soi et que nous n’avions pas besoin de nous rassembler dans les lieux de culte, s’ingérant ainsi dans la religion au mépris de la laïcité de l’Etat. C’est en réalité le motif du maintien du confinement : le gouvernement ne sait rien du catholicisme. Il confond liberté de culte et liberté de réunion. Il ne sait évidemment pas ce qu’est un sacrement. […]

Chaque jour depuis le début du ramadan, l’appel à la prière islamique résonne à Nice

Le préfet des Alpes-Maritimes a déjà dépêché des policiers sur place pour faire cesser l’initiative. Sans succès. La Ville de Nice se refuse à tout commentaire « pour le moment ».

L’appel à la prière islamique est lancé depuis la mosquée. Mais l’imam ne sait pas par qui : « Un fidèle, qui doit avoir les clés » dit-il… Rappelons que cette mosquée a été installée dans des locaux de la ville par l’équipe du maire Christian Estrosi :

Les rassemblements privés de plus de 10 personnes autorisés par le Conseil constitutionnel. Et donc les messes à domicile

Si l’article 7 du décret du déconfinement interdit tout rassemblement sur la voie publique ou dans un lieu public de plus de 10 personnes, rien n’empêche, selon le Conseil constitutionnel, de tels regroupements dans des domiciles. Le Conseil constitutionnel a établi cette distinction dans son avis rendu lundi soir, précisant que les locaux à usage d’habitation ne pouvaient être frappés d’une telle interdiction :

Au regard de ces exigences, le Conseil a constaté que le législateur a procédé à une conciliation équilibrée entre ces exigences constitutionnelles en adoptant les mesures autorisant le Premier ministre à réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules et à réglementer l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage ou à ordonner la fermeture provisoire et à réglementer l’ouverture des établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion. S’agissant de ces lieux, il a en particulier relevé qu’ils ne s’étendaient pas aux locaux à usage d’habitation.

Faute d’avoir pu interdire ces rassemblements privés, les autorités en appellent donc à la responsabilité et au civisme des citoyens.

Réaction de Mgr Souchu, évêque d’Aire et Dax :

Le ramadan, mois de ferveur et de communion qu’ils disent…

Le 11 mai, jour du déconfinement, un médecin (encore un….) est interrogé dans l’émission Morandini.Live :

« Est-ce que cracher dans la rue, c’est dangereux pour les autres ? ».

Réponse :

« Bien sûr qu’il faut pas cracher dans la rue, surtout pas sur son voisin. C’est vraiment quelque chose qu’on évite de faire. Alors, bien sûr, il y a des histoires liées à des rites religieux, au ramadan par exemple, des choses comme ça, ce qui fait que les gens ».

Il est interrompu par M.Morandini :

« et il y a des sportifs qui le font ».

Et le médecin de poursuivre :

« Bien sûr, il n’y a pas que la religion, il y a des comportements qui sont dans des (sic), il faut vraiment éviter de faire ça ».

Le médecin faisait sans doute allusion à la (grave) question de savoir si, pendant ramadan, un musulman a le droit d’avaler sa salive. Oui, oui et encore oui, disait en 2018 le directeur de l’institut de théologie de la Mosquée de Paris :

« Penser que les musulmans ne doivent pas avaler leur salive, et donc cracher au maximum, pour respecter pleinement le ramadan relève au mieux de la légende urbaine. Il n’y a aucun problème avec le fait d’avaler sa salive ».

On sait cependant que ce que dit un théologien musulman peut être contredit par un autre. Et, sur le web, on trouve des références qui donnent à penser que le cas n’est pas toujours si clair pour les musulmans eux-mêmes, voir l’exemple ci-dessous :

Ou encore l’exemple ci-après :

Alors, pas de quoi fouetter un chat ?

Pensez-donc ! Le même jour, le Conseil français du culte musulman fait paraître un communiqué de presse :

INDIGNATION APRÈS LES PROPOS DU PROFESSEUR Pascal ASTAGNEAU

Le professeur Pascal Astagneau vient d’affirmer, ce jour, 11 Mai 2020, sur le plateau de la chaîne d’information CNEWS, que cracher «est lié» au rituel religieux musulman du Ramadan. Il est regrettable qu’une assertion aussi grotesque émane d’un membre de la communauté scientifique dont le propos est perçu par le plus grand nombre comme une vérité irréfragable et une connaissance certaine et indubitable.

Cette contrevérité, qu’elle soit préméditée ou qu’elle résulte d’une indigence intellectuelle, est une provocation de trop qui non seulement décrédibilise son auteur mais, plus grave, ajoute au sentiment d’islamophobie ambiante et conforte la communauté musulmane dans sa conviction que des forces malintentionnées œuvrent à anathématiser une catégorie de la société à des fins inavouées.

Le dérapage de l’invité de Jean-Marc Morandini, présentateur de l’émission, est blâmable
parce que, en plus d’être une affabulation honteuse, il perturbe les jeûneurs dans leur dévotion et leur piété en ce mois de ferveur et de communion et les accable d’un comportement infâmant alors que l’islam prône la pureté par l’ablution, le respect de la nature et l’exigence de se doter d’un noble caractère, si bien qu’en islam, il est adjuré que le Saint Coran ne soit touché que par les purifiés et affirmé avec force que la propreté mène vers la foi.

Le professeur Pascal Astagneau est tenu de présenter des excuses publiques pour ce énième opprobre qui, par sa récurrence maladive, devient, lui, proprement rituel.

Le Président de l’Observatoire National de Lutte contre l’Islamophobie du C.F.C.M., via son avocate Me Aoudia, a saisi le C.S.A.et se réserve tous les droits d’agir pour faire sanctionner par les voies légales ces propos indignes qui ont scandalisé et heurté les musulmans de France et appelle la chaîne à prendre ses responsabilités et présenter ses excuses aux millions de musulmans blessés par des propos irresponsables de ce médecin.

11 mai 2020

Abdallah ZEKRI

Président de l’Observatoire National de Lutte contre l’Islamophobie
Délégué général du C.F.C.M.

Tellement rafraîchissants, ces propos paisibles, sereins, mesurés, quasi fraternels du zélé Zekri, porte-parole patenté d’une religion de paix, d’amour et de tolérance !

Secrétariat général de la CEF : Qui va succéder à l’abbé Thierry Magnin ?

Etre au service, approfondir, ne pas oublier la vie intérieure… C’est par ces mots, prononcés sur KTO le 12 mai dernier, que l’abbé Thierry Magnin a dit son état d’esprit face à la mission de secrétaire général de la Conférence des Evêques de France qu’il se prépare à quitter prématurément. Qu’il nous soit permis une modeste réflexion à ce sujet.

La doctrine catholique nous dit la chair du Christ, elle nous parle de sa mission de salut, elle est donc l’âme de tout apostolat, de toute pastorale authentique. Il n’y a pas de hiatus entre le logos et l’ethos, entre la Parole et la manière d’être et d’agir du ministre du Seigneur. C’est d’ailleurs ainsi que les Evangiles nous dévoilent le Fils : celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte n’est pas le bon berger mais un loup, un voleur.

Ainsi, il peut être intéressant de s’interroger sur le profil type d’un candidat au poste de secrétaire général… qui est tout sauf un haut fonctionnaire. Et pourtant, cette fonction revêt une dimension administrative qui pourra être déroutante pour le pasteur, avec ses réunions, ses commissions, ses sessions, … Ce n’est pas un poste créé pour être conçu comme un « contre-pouvoir » face au Conseil permanent des évêques ni une agence de lobbyisme, mais une mission de service de l’unité dans la foi et la charité. L’Eglise c’est « Jésus-Christ répandu et communiqué » dit un auteur spirituel. En lui tout est Un, Vérité, Amour et Vie. La meilleure manière de servir consiste à entrer dans ce chemin de kénose, d’anéantissement du moi, d’humilité, comme le Maître…

Qu’il nous soit permis de suggérer que le profil type d’un secrétaire général de la Conférence des évêques de France pourrait-être celui d’un homme qui ne veut pas l’être, qui cherche à vivre humblement, sans ambition autre que celle d’être le dernier des derniers. Il ne s’agit pas ici d’un mollasson, de quelqu’un en retrait au plan du zèle pastoral, bien au contraire !  Attention aussi à celui qui aurait un « esprit politique » au sens où nous l’entendons aujourd’hui, car la mission de l’Eglise est d’évangéliser la politique et les rapports humains sans faiblir devant l’obligation qui est faite à chaque baptisé de rendre témoignage à la vérité. Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile nous dit saint Paul. En d’autres termes, cela veut dire que si je ne professe pas le kérygme, la doctrine catholique dans son intégralité et son intégrité, au plan du dogme comme en celui de la morale, le Père au jour du Jugement me renverra avec les vierges folles de l’Evangile, dans le malheur éternel. La mission est finalisée par le salut de celui qui annonce et de celui qui reçoit le message.

Le saint évêque François de Sales plaide pour la douceur et la cordialité ; sans doute le futur secrétaire général devra-t-il être d’un naturel relationnel aimable, d’avoir l’intelligence des situations, mais toujours en dehors de toute intrigue, de toute vision partisane et relativiste. Là nous touchons un point essentiel. La vérité ne naît pas d’un compromis. Pour dire davantage, elle a été crucifiée par les hommes, alors même qu’elle leur apportait la joie. Oui, l’intelligence relationnelle ne l’est plus si son regard ne scrute pas le mystère de la Croix. Pour être en relation féconde avec les autres, sans doute faut-il mettre la vertu de religion en premier, c’est-à-dire mettre Dieu au cœur de tout rapport humain. Et parfois ce n’est pas toujours facile, mais souffrir n’est-il pas bon signe pour un chrétien ? Le disciple doit-il chercher le compromis par goût d’une communion réduite à la sérénité psychologique des parties ? Non, sans hésitation.

Les évêques n’ont pas besoin d’un magouilleur, d’un coquin. La difficulté de leur tâche sous-tend qu’ils ont besoin d’être aidés par quelqu’un dont le seul objectif est de chercher à alléger leur travail par un service désintéressé. Il leur faut quelqu’un qui soit un homme d’oraison, de pénitence et de silence.

Faut-il rappeler la place centrale d’une femme dans cette mission, de La femme, celle que l’Apocalypse selon saint Jean présente comme ayant la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles ? Car l’Eglise est épouse, à l’image de la Très Sainte Vierge Marie, car le sacerdoce ne se comprend que comme un mystère d’alliance, de don, de chasteté, à l’école du Christ. Là se comprend la mission de la femme dans l’Eglise. Elle reçoit pour donner quand l’homme lui donne toute sa vie à l’image du Christ crucifié. Dans l’Eglise communion hiérarchique, l’homme est la tête et la femme est le cœur, en parfaite complémentarité.

Un dernier point, pour ceux qui souhaiteraient faire acte de candidature au poste de secrétaire général de la Conférence des évêques de France, le pape François pourrait bien recommander un processus de recrutement.

Enfin, pour ceux qui souhaiteraient aider leurs évêques en leur envoyant un petit cadeau spécial en ce temps de crise il y a aussi cela.

Pierre-Yves Roubignoux

Le conseil général de l’Hérault s’engage à réparer la croix du Pic Saint-Loup

La gendarmerie a ouvert une enquête suite au vandalisme. Selon plusieurs sources, des traces de quad ont été identifiées en contrebas du sommet.

Ce n’est pas la première fois que la croix est la cible de profanateurs. Elle avait déjà été endommagée en février 1989. Midi Libre rappelle qu’à l’époque, le Conseil général avait usé d’un hélicoptère et replacé la croix actuelle en dix jours.

Le directeur de cabinet du Président du conseil général de l’Hérault certifie que le département «répondra présent».

«Nous condamnons cet acte, cette croix représente un point de repère pour tous les Héraultais». «Nous allons contribuer à la remise en état du site le plus vite possible, mais il nous faut d’abord faire le point».

La région Occitanie, ainsi que la commune de Cazevieille, qui jouxte le site, doivent également participer à la réparation.

En quête d’esprit enquête sur le travail après le confinement

Pour sa première émission “En quête d’esprit” sur Cnews dimanche dernier, Aymeric Pourbaix recevait en compagnie des journalistes Charlotte d’Ornellas et Véronique Jacquier, Joseph Thouvenel (secrétaire confédéral de la CFTC) et le père Chauvin (religieux de Saint-Vincent-de-Paul) :

Un délégué du diocèse de Bordeaux appelle les chrétiens à faire un don pour la caisse commune des mosquées !

L’information est rapportée par Infos Bordeaux : Daniel Ambry, délégué diocésain pour les relations avec les musulmans, a écrit dans une déclaration parue sur le site du diocèse de Bordeaux :

« Pendant le ramadan, traditionnellement, les mosquées de Pessac, Mérignac, Talence et Grand-Parc invitent des étudiants isolés, des jeunes sans-papiers qui fréquentent la mosquée et des familles particulièrement démunies, à partager le repas du soir à la rupture du jeûne de ramadan (Ftour). Mais comme vous l’imaginez le confinement rend cela impossible cette année. C’est la raison pour laquelle les 4 mosquées ont proposé de distribuer à la place des colis alimentaires pour répondre à l’attente et aux besoins de ces jeunes. Cela va représenter pour elles une charge importante.

L’association Solidarité Nord Sud est déjà intervenue mais a besoin de votre aide pour répondre à cette demande vitale. Nous avons pensé qu’un appel à la solidarité, adressé spécialement aux frères chrétiens et repris par eux, serait un gage supplémentaire de notre commune recherche de fraternité dans un moment délicat pour beaucoup de jeunes étudiants, isolés et sans ressource.

Nous vous proposons de répondre ensemble à cette urgence, en versant votre contribution sur le compte de l’association Solidarité Nord Sud, qui la reversera à la caisse commune des mosquées en charge de ce service d’entraide. L’association, en votre nom, signifiera cette complémentarité fraternelle, facteur de compréhension réciproque et promesse de paix dans notre quotidien ».

Connu pour avoir invité en 2017 le sulfureux imam de Mérignac, Hassan Belmajdoub, à  l’Église de la Trinité pour une conférence intitulée « La rencontre de l’autre en toute sincérité », Daniel Ambry ne semble pas s’apercevoir qu’il introduit l’impôt des dhimmis, la jizya, que les non musulmans doivent verser aux musulmansLe tribut (jizya) est toujours vivant dans l’esprit des musulmans et constitue la marque de la primauté et de la domination de l’islam sur les non-musulmans. Les exégèses publiées après la moitié du XIXe siècle jusqu’à ce jour en parlent toujours, sans jamais évoquer son abolition; qui plus est, elles lui trouvent des justifications nouvelles plus ou moins adaptées à notre temps. D’autre part, plusieurs déclarations prônent sa réintroduction. En outre, elle figure dans des projets de constitution de mouvements islamistes, et elle a fait l’actualité avec sa réintroduction par Daesh.

Une pétition pour réclamer la réouverture du Puy-du-Fou

A cause du confinement qui n’en finit pas, le Puy-du-Fou, superbe vitrine de la culture vendéenne (et plus largement de la culture française et chrétienne), est à l’arrêt.

Plusieurs élus vendéens, emmenés par Véronique Besse, viennent de lancer une pétition pour réclamer sa réouverture rapide. A signer et à faire signer ici!

Nouveau recul de la liberté d’expression en France

La première loi à être adoptée après le confinement de la population est destinée à restreindre la liberté d’expression. L’Assemblée nationale vient d’adopter la Loi Avia qui réprime la “haine” sur internet. Qui répand la haine ? Non pas le député Avia, connue pour avoir mordu un chauffeur de taxi ou pour mener son équipe de collaborateurs à la baguette, lesquels lui reprochent son racisme et sa xénophobie. Mais non, elle fait partie du camp du bien, elle est intouchable. Comme le proclame l’une des premières devises de la République : “pas de liberté pour les ennemis de la liberté”. La République gouverne très mal, mais elle se défend toujours aussi bien. 

Le groupe des sénateurs Les Républicains a annoncé saisir le Conseil Constitutionnel.

En transférant, sous peine de sanctions, la charge de considérer ce qu’il est permis de publier ou non aux plateformes internet, la Loi Avia confie aux GAFAM (les géants du web que sont les entreprises américaines Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) un rôle qui ne devrait incomber qu’aux juges, et non à des équipes de modération privées. On voit ce que fait déjà Facebook à propos de Génération Identitaire.

Éric Zemmour commentait sur CNEWS :

“Entre l’interdiction de sortir de chez soi et l’interdiction de s’exprimer, on va vraiment devenir un régime soviétique. On ne pourra plus parler que dans la cuisine, comme en URSS. C’est très grave”

Cette loi répugnante était sans doute l’élément le plus explicite du programme présidentiel de Macron.

Ouverture du sanctuaire de Lourdes prévue samedi

Le recteur du sanctuaire de Lourdes, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas annonce le réouverture du site pour le samedi 16 mai.

Fonds d’urgence pour l’école libre

Appel d’Anne Coffinier :

Les écoles libres sont dans une situation préoccupante. Certaines sont gravement déstabilisées par la crise du coronavirus et le seront encore plus dans les prochains mois.

Quatre raisons à cela :

  1. Certains parents ne sont par parvenus à payer les frais de scolarités depuis le confinement en raison de l’effondrement de leurs revenus d’activité ;
  2. L’incertitude a réduit le volume habituel de dons faits aux écoles ;
  3. Cette même incertitude fait hésiter un nombre non négligeable de parents à inscrire ou réinscrire leurs enfants en écoles indépendantes, par peur de n’avoir pas les moyens de payer les frais de scolarité ;
  4. Et si l’Etat impose de réduire la taille des classes à 15 élèves pour des raisons sanitaires, c’est le modèle économique des écoles libres qui sera déstabilisé en lui-même !

Dans ces conditions, et parce que nos écoles vraiment libres sont irremplaçables non seulement pour les enfants qui en bénéficient mais plus largement pour notre pays, notre civilisation et les libertés qui nous sont chères, il faut tout faire pour aider ces écoles à sortir saines et sauves de cette tourmente provoquée par le coronavirus.

C’est pourquoi l’association Créer son école met en place immédiatement un Fonds d’urgence pour l’école libre. Nous avons besoin de vous pour l’alimenter. Si l’école libre compte pour vous, n’attendez pas et faites-nous un don. Chaque euro comptera pour aider les écoles indépendantes à passer ce cap de tous les dangers.

Créer son école s’engage à ce que 100 % des dons réalisés soient affectés aux écoles, sans rien garder pour son fonctionnement.

Si vous voulez encourager Créer son école dans son action quotidienne, vous pouvez bien sûr faire aussi un don séparé.

Les écoles vraiment libres ont besoin de vous. Cela fait des décennies que vous vous battez pour elles, parce que vous savez qu’elles apportent bien plus qu’une solution de scolarisation efficace. Aujourd’hui, soyez au rendez-vous pour assurer leur pérennité, en faisant un don au Fonds d’urgence pour l’école libre, et partagez ce message aux personnes qui comprennent l’urgente nécessité de sauver les écoles vraiment libres.

POUR FAIRE UN DON, cliquez ici

Bien sincèrement,
Anne Coffinier
Présidente de Créer son école

NB : Nous avons une fondation partenaire à laquelle vous pouvez faire des dons déductibles de l’IFI.

N’hésitez pas à nous contacter au 06 16 71 07 99 ou à [email protected]

La conférence des évêques des Etats-Unis rappelle que la communion peut être administrée sur la langue « sans risque déraisonnable »

D’Anne Le Pape dans Présent :

Dans un mémorandum daté du 28 avril 2020, la conférence des évêques des Etats-Unis a rappelé que la communion peut être administrée sur la langue « sans risque déraisonnable ». Le texte estime que cet usage n’est pas dangereux pour la santé. La communion sur la langue reste donc légitime. Merci aux évêques américains de le rappeler.

Un évêque et sept prêtres orthodoxes du Monténégro arrêtés pour avoir célébré une messe non déclarée

L’évêque Joanikije du Monténégro et sept prêtres orthodoxes ont été arrêtés par la police et détenus pour avoir célébré une messe non déclarée, à laquelle des fidèles ont assisté de l’exterieur de la cathédrale de Nikšić.

Plusieurs milliers de personnes ont participé mardi soir à une procession à Niksic (Nord-Ouest du Monténégro) à l’occasion de la journée de saint Basile, l’un des saints les plus vénérés de la religion orthodoxe locale. L’évêque de la ville, Joanikije, et sept prêtres ont été interpellés dans la soirée. “Ils sont accusés d’avoir violé les règles sanitaires destinées à juguler une dangereuse maladie contagieuse et d’avoir, contrairement aux ordres du ministère de la Santé interdisant les réunions publiques, organisé une procession à Niksic”, a dit le parquet de la ville dans un communiqué.

En cas de condamnation, ils encourent jusqu’à douze ans de prison.

Le Monténégro a autorisé cette semaine, dans le cadre des mesures de déconfinement, la tenue de messes à l’intérieur des églises à certaines conditions. Les fidèles doivent observer des distances de sécurité et porter des masques. Mais les manifestations et réunions publiques restent interdites. Petit pays d’environ 620.000 habitants indépendant depuis 2006, le Monténégro est le dernier de la région à avoir été touché par le coronavirus. Au total, 324 personnes ont été contaminées et neuf sont décédées.

Les relations entre l’Eglise orthodoxe serbe et le gouvernement du président Milo Djukanovic, aux commandes du Monténégro depuis trois décennies, se sont tendues après l’adoption en décembre d’une loi sur la liberté religieuse. Celle-ci pourrait transférer à l’Etat la propriété d’une bonne partie des centaines de monastères.

« Voulez-vous vous offrir à Dieu ? »

De Gabrielle Vialla :

« Voulez-vous vous offrir à Dieu ? »

Telle fut la demande de Notre-Dame de Fatima aux petits bergers.

C’est une invitation à adhérer personnellement à la logique de l’Eucharistie. On note rarement ce cœur du message de Fatima. Pourtant, cette demande est préparée par l’Ange de la paix. (voir post du 10 mai). Quiconque a été à Fatima ou en a lu l’histoire note peut-être la réponse des trois enfants « Oui, nous voulons nous offrir » mais est surtout fortement frappé par la radicalité avec laquelle les voyants vont répondre par de “petits” sacrifices. Cela fait très peur à nos mentalités matérialistes, qui ne comprennent pas comment ces enfants ont pu à ce point participer à la mission de Notre-Dame.

Cette logique de l’Eucharistie nous est rappelée par la mère de Dieu à trois enfants, sans passer par le sacerdoce ministériel. C’est à la plus âgée de rester sur la terre pour rendre compte des demandes du Ciel. Les deux plus jeunes vont offrir jusqu’à leur mort précoce. Tout ici est perturbant et percutant.

L’exclusion du sacerdoce n’enlève rien à la femme de sa mission. Au contraire.

Fatima, par la préparation et la première communion des enfants, par la demande de Notre-Dame, par les missions respectives de Lucie, Jacinthe et François, en est un signe éclatant. L’Église est constituée d’un sacerdoce ministériel et d’un sacerdoce commun des fidèles ordonnés l’un à l’autre. Elle est constituée des vocations des femmes et des hommes non interchangeables. Ce mois de Mai est l’occasion de contempler le rôle de Marie vis à vis de l’Eucharistie.

“De même que Marie est cachée à nos yeux dans la contemplation de la sainte Cène, le féminin est caché lors de l’Eucharistie. De même, à la Croix et le Samedi saint, lorsque la divinité se cache, la foi de l’Église se réfugie dans le cœur de Marie, selon la formule du cardinal Journet. La foi, portée par le féminin, prend toute sa signification quand la divinité de Jésus s’éclipse. Aujourd’hui dans un monde où le sens de Dieu se perd, la foi de la femme, dans sa pureté et sa proximité avec Jésus, est plus que jamais nécessaire.”

Nous avons plus que jamais besoin de recourir à Notre-Dame. Si la grâce de pouvoir retourner à de nombreuses messes nous est faite, pourrions-nous décider de répondre à l’appel de la communion réparatrice des premiers samedis ? En attendant, nous pouvons participer chaque jour à la réparation demandée à Fatima, en récitant la prière de l’ange.

La citation vient de mon livre Recevoir le Féminin, éd. Fécondité, à lire pour aller plus loin.

Gabrielle Vialla

« Qui est contre la vie ? Qui est contre l’amour ? C’est Satan. Toute la culture de mort : de l’avortement à l’euthanasie, en passant par la destruction d’embryons surnuméraires est son œuvre à lui ! »

Extrait de l’homélie de Mgr Michel Aupetit aux obsèques de Birthe Lejeune, hier à Saint-Germain l’Auxerrois :

Voici l’intégralité de l’homélie :

« Moi, je suis la Résurrection et la Vie » (Jn 11,25). Cette phrase de notre Seigneur devrait être inscrite sur le frontispice de toutes les églises en attendant qu’elles le soient dans le cœur de tous les hommes. Marthe dit à Jésus : « Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Elle croit que Jésus peut empêcher la mort, qu’il peut sauver des vies, un peu comme le font les médecins. Pourtant, il s’agit de bien plus que cela car les médecins savent tous que leur combat contre la mort sera perdu un jour. Non, Jésus va ressusciter Lazare, le faire revenir d’au-delà de la mort. Il est la Vie. Toute vie vient de lui et retourne à lui.

Et pourquoi ce parcours de la vie à la Vie ? Pour apprendre à aimer, à aimer comme Dieu, à aimer pour apprendre à habiter la vie, pour que Dieu qui est amour vienne vivre en nous : « Si quelqu’un m’aime le Père et moi nous viendrons chez lui et chez lui nous ferons notre demeure » (Jn 14,23).

Aimer, c’est passer de la mort à la vie. Aimer, c’est donner sa vie.

Birthe et Jérôme Lejeune ont voulu aimer pour vivre, ont voulu vivre pour aimer. Alors, pourquoi ont-ils connu tant d’opposition violentes ?

Qui est contre la vie ? Qui est contre l’amour ? Satan, qui défigure l’amour dans les cœurs. C’est pourquoi ils ont été attaqués par des gens qui se réfugiaient derrière de fausses compassions afin de masquer leur lâcheté et leur veulerie.

Satan déteste la vie. Toute la culture de mort, de l’avortement à l’euthanasie en passant par la destruction d’embryons surnuméraires et la réduction embryonnaire, est son œuvre dans des cœurs aveuglés par un monde qui ne sait plus voir la beauté de toute vie.

Dieu pourtant nous avait donné accès à l’arbre de vie dès le commencement, quand nous vivions dans son intimité. Il insiste ensuite en renouvelant l’alliance avec Moïse : « Voilà, je mets devant toi la vie et la mort. Choisis donc la vie ! » (Dt 30,19).

Qu’il est dur d’être désavoué par ses amis, par ceux qui devraient vous soutenir. A l’intérieur même de l’Église, certains aveuglés par une idéologie mortifère ou par la peur du monde ont combattu avec une incroyable violence ceux qui était porteurs de l’amour et de la vie au nom du Seigneur.

Comme le Christ fût trahi, abandonné, le disciple qui le suit fidèlement connaît la douleur de l’abandon et de la trahison. C’est alors qu’en son cœur il peut dire avec le psalmiste : « Si l’insulte me venait d’un ennemi je pourrais l’endurer ; si mon rival s’élevait contre moi, je pourrais me dérober. Mais toi, un homme de mon rang, mon familier, mon intime ! Que notre entente était bonne quand nous allions d’un même pas dans la maison de Dieu ! » (Ps 54, 13-15).

C’est en contemplant l’amour de Jésus qui va jusqu’au bout que Birthe Lejeune a continué ce combat pour la vie dans l’amour en étant fidèle à son époux qui l’avait inauguré courageusement.

Aujourd’hui, elle peut dire après saint Paul : « J’ai combattu le bon combat » (2 Tm 4,7) et entendre le Christ l’accueillir auprès de son époux : « Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,23).

+Michel Aupetit, archevêque de Paris.

La souffrance des parents, des enfants et des enseignants d’écoles peu catholiques n’est jamais prise en compte

De Philippe Edmond, à propos du licenciement de François-Xavier Clément :

On aimerait lire.

“Je le dis avec fermeté, les pratiques de chefs d’établissements qui se prétendent catholiques mais ne défendent jamais la vérité de la foi et de la doctrine sociale de l’Eglise dans sa globalité ne sont pas tolérables, en particulier quand elles s’accompagnent d’un management gluant, démagogique et laxiste”.

La souffrance des parents, des enfants et des enseignants d’écoles “catholiques” n’est jamais prise en compte quand ils sont confrontés à des messes absentes, rares et sans respect, à un “catéchisme” réduit à la moraline, incertain, peu rigoureux ou tenu par des curés à la mode, faux conservateurs et vrais mondains et qu’il est de fait interdit de simplement dire ce qu’enseigne l’Eglise sur la vie, le péché, la grâce et la mort.

Ce genre de sanction ne sera entendable que quand on verra un mondain bon teint sanctionné pour son management irrespectueux et destructeur et un “conservateur” accusé d’être “caractériel” peut être tout simplement pour avoir soulevé la chape de plomb remplacé par un plus conservateur que lui.

Philippe Edmond.

Le confinement permettra-t-il de relancer la natalité ?

Malgré les appels gouvernementaux s’alarmant de “la baisse inquiétante des IVG”, Gregory Roose note dans Valeurs Actuelles :

La période de confinement imposée aux Français semble avoir été profitable au renouvellement des générations. Depuis début mars, les ventes de préservatifs ont diminué de 27 % et l’achat de tests de grossesse a explosé, atteignant +40 % ces dernières semaines, ce qui devrait avoir pour conséquence un pic de naissance en 2021. Mais ce qui est annoncé dans la presse comme un prochain « baby-boom » ne devrait être, au mieux, qu’une légère excroissance sur la courbe déclinante de la natalité française, compensée depuis les années 1960 par des vagues successives de migrations de peuplement et par la forte fécondité des populations d’origine immigrée. Pourtant, sans sursaut démographique, la population française est inexorablement appelée à décliner.

Avant l’immigration de masse, l’individualisme est la première cause du déclin de la population française

La question démographique est assez peu traitée dans le champ politico-médiatique. Elle est pourtant essentielle, d’autant que la compréhension de ses enjeux est d’une simplicité déconcertante. La France, comme de nombreux pays d’Europe, affiche une fécondité inférieure au taux de 2,1 (enfants par femme) qui permet de maintenir un effectif constant de population. Alors que ce taux est en moyenne de 2,5 pour l’ensemble des pays du monde, il est de l’ordre de 1,5 en Europe, ce qui signifie que, depuis des décennies, le remplacement des générations n’y est plus assuré par l’accroissement naturel. Pourtant, la population de l’Europe est passée de 725 millions d’habitant en 2000 à 747 millions en 2019. Sa croissance démographique depuis 20 ans est donc due à l’immigration extra-européenne. Qu’en est-il de la France ? Si notre pays affiche le taux de fécondité le plus élevé d’Europe avec 1,92 enfant par femme (2017), il s’agit d’un taux « brut » qui ne prend pas en compte, en l’absence de statistiques ethniques, la fécondité des femmes étrangères ou d’origine étrangère. L’INSEE fournit néanmoins des données intéressantes pour évaluer le véritable taux de fécondité des femmes françaises. Les statistiques officielles déclarent que les femmes immigrées nées au Maghreb et en Afrique ont la fécondité la plus élevée : entre 3,3 et 3,5 enfants par femme en moyenne. Ainsi, 24 % des enfants nés en France entre 2006 et 2008 avaient au moins un parent immigré. A la lecture de ces quelques chiffres, il apparaît évident que le taux de renouvellement de la population française « historique » n’est pas aussi élevé que l’affichent les communications officielles. Autre donnée inquiétante, le vieillissement de la population française s’accélère : la part des personnes âgées de 65 ans et plus dans la population totale est ainsi passée de 16,2% en 2003 à 19,7% en 2018.

Pour enrayer ce déclin démographique, les pouvoirs publics font triomphalement appel à l’immigration massive, principalement Africaine, ce qui entraîne mécaniquement la substitution progressive de la population française par des populations immigrées. En 2018, 6,5 millions d’immigrés vivaient en France, soit 9,7 % de la population totale. 37 % d’entre eux, soit 2,4 millions d’immigrés, ont acquis la nationalité française. Il faut ajouter à ce chiffre 1,7 million de personnes nées de nationalité française à l’étranger, principalement en Afrique. Au total, 8,2 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 12,3 % de la population totale, sans compter l’immigration clandestine. Mais pour enrayer ce phénomène irréversible de déclin démographique, l’arrêt et le renversement des flux migratoires seraient insuffisants. Avant l’immigration de masse, l’individualisme est la première cause du déclin de la population française.

Le droit à l’avortement, politisé, encourage le libertarianisme au détriment d’un asservissement collectif

Les femmes françaises ont leur premier enfant de plus en plus tardivement, à 28,5 ans en moyenne, soit quatre ans et demi plus tard qu’en 1974, ce qui a un impact non-négligeable sur leur fécondité. Les raisons de cette procrastination de l’enfantement sont souvent compréhensibles et légitimes : longues études, difficulté d’accès au marché du travail ou prix de l’immobilier toujours plus élevé. Mais d’autres raisons, bien plus nombreuses, relèvent du comportement égocentrique des individus, hommes et femmes, qui choisissent de « profiter de la vie », de faire carrière ou de renoncer à concevoir des enfants pour des motifs « écologiques ». Pour autant, la société encourage-t-elle les Français à faire plus d’enfants ? La France ne conduit pas de politique nataliste volontariste pour renforcer le taux de natalité des femmes françaises, contrairement à d’autres pays européens comme la Hongrie. Enfin, la question de l’avortement ne peut pas être éludée. Le droit à l’avortement, politisé, encourage le libertarianisme au détriment d’un asservissement collectif. […]

Pour mémoire, voici l’évolution du nombre de naissances depuis 1946 (source : INSEE) :

Peintures d’art sacré de Jean Joseph Chevalier

Voici les tableaux d’Art Sacré inspirés et réalisés pour la plupart durant cette quarantaine par Jean-Joseph Chevalier. Aidons-les à se déconfiner en les contemplant et en partageant ceux-ci massivement! Ces oeuvres seront heureux de trouver une galerie où être exposé, ainsi que le lieu où ils sont prédestinés à être (église, chapelle, maison, oratoire).

Pour aider ces peintures à trouver un propriétaire, un courriel: [email protected]

Pour en savoir plus sur l’artiste et ses oeuvres: https://www.jeanjosephchevalier.fr/

Loi Avia : pourquoi tant de haine ?

La loi contre les contenus haineux sur Internet (dite « loi Avia ») est une proposition de loi française destinée à retirer certains contenus haineux sous 24 h des réseaux sociaux, des plates-formes collaboratives et des moteurs de recherche. Elle devrait être votée demain à l’Assemblée nationale.

Cette proposition de loi est, dans son fondement même, particulièrement liberticide. En effet, la notion de «contenus haineux» ne peut faire l’objet d’aucune définition juridique. Comme l’a écrit l’essayiste et avocat François Sureau,

«en se fondant sur la notion de haine, qui est un sentiment, relevant du for intérieur, la loi introduit désormais la répression pénale à l’intérieur de la conscience».

Voici ce qu’en dit Eric Zemmour ce soir sur Cnews :

Facebook reconnaît la censure totale de Génération Identitaire et l’assume

Communiqué de Génération Identitaire (chaîne Telegram) :

Peu de temps après notre action Defend Europe dans les Alpes, Facebook avait brutalement supprimé la page de Génération identitaire suivie par plus de 120 000 abonnés.

Aujourd’hui, c’est tout contenu relatif à notre mouvement, même publié par des tiers, qui est automatiquement censuré par l’algorithme du réseau.

Après avoir nié tout traitement particulier, la société Facebook France vient enfin d’avouer à Valeurs Actuelles avoir banni définitivement la moindre évocation de Génération Identitaire au motif hallucinant « que les personnes ou organisations propageant des discours haineux, des attaques, ou qui appellent à l’exclusion des autres sur la base de ce qu’ils sont, n’ont pas leur place sur ses services et en sont retirés conformément à sa politique concernant les individus et organismes dangereux » (Valeurs Actuelles, 9 mai 2020).

La discrimination politique est donc désormais reconnue et assumée. Elle est d’autant moins acceptable que la multinationale californienne abuse d’une situation de monopole.

Ce scandale devrait inquiéter et mobiliser tous les défenseurs sincères de la liberté d’expression.

Nous n’entendons pas en rester là et demandons à nos avocats de déposer une nouvelle plainte contre Facebook.

Dans le même temps, Tawakkol Karman, yéménite membre des Frères musulmans, est devenue membre du Conseil de surveillance de Facebook et d’Instagram.

Emprise de George Soros sur la CEDH : la Russie entre en scène

Plus de deux mois après la publication du rapport du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), de nouvelles voix s’élèvent pour dénoncer les conflits d’intérêts existant entre des juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et des ONG financées par George Soros, dont la richissime et très controversée Open Society.

Pour rappel, ce rapport a révélé que 18 juges ont statué à 88 reprises dans des affaires introduites ou soutenues par ces ONG dont ils avaient été précédemment collaborateurs ou dirigeants, en violation grave de l’éthique judiciaire. Dans n’importe quel État de droit, l’auteur de tels manquements encourrait de lourdes sanctions disciplinaires, et les affaires en cause devraient être rejugées.

La CEDH, ne pouvant contester les faits, a décidé de ne pas y répondre. Pire, le juge le plus controversé, le Bulgare Yonko Grozev, a été élu le 24 avril à l’importante fonction de « président de section ».

Mais la CEDH ne pourra pas s’enfermer durablement dans le silence. En effet, l’une des dernières voix à s’être levées pour dénoncer cette situation n’est autre que celle du Ministère russe des Affaires étrangères qui a consacré un communiqué officiel au rapport de l’ECLJ. Dans ce texte, il s’inquiète de « l’influence cachée » de certaines ONG occidentales au sein de la CEDH et déclare que cette influence « affecte directement la qualité, l’impartialité et l’équité des jugements de la Cour ». La Russie estime en outre qu’un « examen approprié » de ces dysfonctionnements par les États membres du Conseil de l’Europe, dans le cadre du processus de réforme de la Cour, permettrait de corriger et de réduire « les interférences politiques » exercées par ces ONG dans le processus judiciaire.

Cette déclaration a une portée considérable compte-tenu du poids diplomatique de la Russie à Strasbourg. Son ambassadeur la mettra certainement en œuvre avec fermeté auprès des représentants des 46 autres Etats membres du Conseil de l’Europe.

Le Comité des Ministres (au sein duquel négocient les 47 ambassadeurs) a été saisi par trois questions écrites émanant de députés de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Le débat aura donc lieu. En réponse à ces questions, les gouvernements européens devront s’accorder sur les mesures à prendre afin de « restaurer l’intégrité de la Cour européenne », « mettre fin aux conflits d’intérêts » et garantir la transparence de l’action de ces ONG auprès de la Cour.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe – qui élit les juges de la CEDH – sera aussi saisie du sujet par une pétition initiée par l’ECLJ, suivant la procédure officielle permettant à toute personne de demander l’inscription d’un sujet à son ordre du jour.

Enfin, des députés ont déjà manifesté leur intention d’initier la rédaction d’un rapport parlementaire en vue de l’adoption d’une recommandation, ce qui impliquera la tenue d’une enquête et l’audition de représentants de la Cour.

Acquérir une langue étrangère en période de confinement

Après 2 mois de confinement, et bientôt 3, les lycéens et collégiens auront bientôt perdu tout leur anglais scolaire. Figurez-vous qu’entre mi-mars et septembre cela fait presque 6 mois, et pour la plupart des petits français … 6 mois sans cours d’anglais à l’école. Ceci risque de faire des enfants de cette année une classe gravement en retard … et ceci dans un contexte où l’acquisition d’une langue étrangère devient importante.

Que faire, surtout quand on est toujours plus ou moins bloqué chez soi et quand la prochaine année scolaire pourrait, elle aussi, être perturbée par des périodes de confinement?

“Chavagnes International College” ( www.chavagnes.org ), centre de préparation aux examens de Cambridge, situé en Vendée, est un établissement à l’identité fièrement catholique et britannique. Les familles sont déçues que les stages en Vendée, très fréquentés par les familles catholiques françaises depuis bientôt 20 ans, soient compromis.

C’est pourquoi l’établissement propose un stage de grammaire, vocabulaire, compréhension, conversation et le reste, par internet et avec des cours sous forme de visioconférences et des quiz et devoirs informatisés, en petits effectifs avec des professeurs anglophones natifs. Faire l’expérience d’une vraie immersion, mais chez soi, avec des professeurs solides, partageant nos valeurs.

C’est la formule créée, ouverte à tous les collégiens et lycéens (même des CM1 ou CM2 ambitieux), garçons et filles.

Rendez-vous sur  www.stagesdanglais.com

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