Vers le flicage des parents dissidents ?
Le ministère de l’Education nationale a publié plusieurs fiches de recommandations à l’intention des enseignants, parmi lesquelles il leur est notamment demandé de détecter les élèves tenant des propos critiques à l’égard de l’Etat et même d’inciter ces derniers à dénoncer les « dérives » de leurs parents.
La fiche Eduscol intitulée « Ecouter la parole des élèves en retour de confinement » évoque le cas d’enfants qui pourraient « tenir des propos manifestement inacceptables ». A partir de quand un propos devient-il inacceptable ?…
Dans Présent, Franck Deletraz évoque les élèves qui auraient l’outrecuidance d’évoquer :
le scandale des masques, celui des banlieues non confinées, ou plus globalement de ne pas s’esbaudir devant la gestion catastrophique de l’épidémie de Covid par le gouvernement.
Face à pareil cas,
« la référence à l’autorité de l’Etat pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école ».
Que sera l’étape suivante ? Le camp de rééducation ?
Une autre fiche, intitulée « Réouverture Covid-19 et risques de dérives sectaires », invite les enseignants à piéger les enfants « par des questions adaptées ».
« l’enfant étant dépendant de son environnement, une attention doit donc être portée aux élèves dont les responsables légaux, adeptes de certaines idéologies ou croyances, sont réticents ou opposés aux recommandations faites en matière de santé publique : contournement du confinement pour des rassemblements, refus de traitements, d’examens médicaux ou de tests sanguins, etc. […] Afin d’objectiver une situation, d’autant plus lorsqu’elle touche aux convictions ou aux pratiques religieuses, il est important de rassembler des éléments factuels sur la base de questions adaptées et de se référer à un faisceau d’indices. »
Peut-on dénoncer les responsables légaux, adeptes d’idéologies comme le communisme, ou de croyances comme la démocratie ? La fiche dénonce les « manipulateurs de peur ». Jérôme Salomon ? Emmanuel Macron ?
Mgr Ginoux : La loi civile ne peut s’imposer à ma conscience de pasteur quand elle m’empêche d’accomplir mon devoir
Lettre de Mgr Ginoux aux diocésains de Montauban, le 11mai :
Le 11 mai 2007 j’étais nommé évêque de Montauban et, depuis mon ordination, le 2 septembre 2007, je me suis efforcé de remplir ma mission avec dévouement et souci du bien commun. Cette mission va sur sa fin, l’âge canonique de la retraite approchant. Les semaines que nous venons de vivre ont été une épreuve qui, pour certains aura entrainé la mort et pour d’autres la lutte avec la maladie. Beaucoup ont souffert d’une protection tellement rigoureuse que leur santé mentale a été plus ébranlée que leur santé physique. Je pense à toutes les personnes âgées qui n’étaient pas affectées par ce virus. Il fallait, bien sûr, les en protéger mais était-il nécessaire de les couper de leurs liens naturels au point que des grands-parents ont été interdits de voir leurs petits-enfants ? Si des mesures préventives cohérentes avaient été prises et si les outils nécessaires (comme les masques) avaient été donnés dès le début, des drames familiaux auraient été évités. Nous savons bien aussi que parmi ces personnes certaines se sont laissé mourir. Chez des plus jeunes des suicides ont été causés par la tension accumulée. Il faudra établir un bilan honnête de ces réalités.
Mais ces faits n’enlèvent pas le travail accompli par les soignants, les vies données au service des autres, les efforts faits par beaucoup d’anonymes dans la volonté de combattre le Covid19. L’Eglise Catholique n’a pas manqué d’être présente sur les fronts les plus exposés et dans son service permanent de la charité, particulièrement auprès des populations en difficulté comme les migrants. Elle a aussi accepté les mesures draconiennes qui n’ont pas permis de vivre les grands moments de notre foi chrétienne : du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques la Semaine Sainte, cœur et fondement de la foi au Christ mort et ressuscité. Nous l’avons accepté malgré l’immense renoncement que nos fidèles ont dû connaître. Leur souffrance a été modestement atténuée par les retransmissions et toutes les techniques audio-visuelles. Il reste que notre foi n’est pas nourrie par ces moyens : la foi catholique se nourrit de la présence réelle de Jésus-Christ. L’Eglise se réalise sans cesse par le sacrifice de la messe où s’actualise l’unique sacrifice du Christ sur la croix. La messe nous y introduit, nous le rend présent et nous fait participer à ce qui est le « banquet du Seigneur » : nous prenons place réellement à sa table. Il ne s’agit pas d’un temps de prière ou même d’une simple écoute de la Parole de Dieu, encore moins d’un rassemblement fraternel. De tout cela on peut se passer mais de l’eucharistie nous ne le pouvons pas comme nous avons besoin des autres sacrements. La messe est la vie de l’Eglise Catholique. Même si nous sommes unis au Christ de bien des manières nous en vivons par l’eucharistie.
A l’heure où un très grand nombre d’activités reprend, où l’on peut se retrouver les uns à côté des autres dans un avion, dans les grandes surfaces, ou dans des activités de plein air comme les champs de courses, une partie des citoyens libres de pratiquer leur religion en participant à la messe est empêchée de le faire sous le prétexte d’une pandémie dont les chiffres disent la diminution. Les chiffres parlent. De plus, la plupart de nos églises sont très grandes et nous avons tous les moyens de respecter les mesures sanitaires. Notre liberté est en jeu et il y est gravement porté atteinte. J’ai recueilli le témoignage de beaucoup de personnes qui en souffrent et je me fais leur porte-parole.
Je suis évêque en un lieu où un jour d’août de l’année 1942, l’évêque, Mgr Pierre-Marie THEAS osa à peu près seul dénoncer les atteintes à la liberté et à la dignité que connaissaient des citoyens français. Nous n’en sommes pas à cette ignominie. Mais je dénonce l’atteinte aux droits des fidèles catholiques de participer librement à la messe, je dénonce le rejet qui est fait de ce droit. La loi civile, dont il resterait à prouver l’obligation en la matière, ne peut s’imposer à ma conscience de pasteur quand elle m’empêche d’accomplir mon devoir. Je suis prêtre et évêque pour donner le Christ aux fidèles qui en ont besoin. C’est ma mission et je veux leur en faire part. L’Eglise Catholique a toujours rappelé le droit de la personne humaine à pratiquer sa religion. Empêcher d’exercer ce droit est une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entrainer d’autres dérives. Cette lettre est un appel à la conscience des catholiques de ce diocèse de Montauban qui m’est cher et dont je suis depuis treize ans le pasteur. Savoir que vous pouvez vivre librement votre foi me sera une forte joie pastorale car, même dans les moments de grandes épidémies, l’Eglise avec les précautions a toujours offert au Peuple de Dieu la présence du Sauveur par un culte public.
Je confie à la Bienheureuse Vierge Marie, honorée en la Cathédrale de Montauban sous le vocable de Notre-Dame de l’Assomption, le diocèse et tous ses habitants. Qu’elle veille sur nous et nous garde sous sa protection.
+ Bernard Ginoux Evêque de Montauban
Saint-Jean de Passy : la présidence de l’APEL remise en cause [Addendum : réaction des collectifs]
Voilà maintenant presque un mois que François-Xavier Clément, directeur de Saint-Jean-de-Passy, a été brutalement limogé et l’on n’en connait toujours pas la raison. Reçu en entretien par sa hiérarchie, préalable à son licenciement, rien de précis ne lui a été reproché. Il semble que son management pose problème mais il ignore donc toujours pour quels motifs précis il encourt un licenciement.
Jean-François Canteneur, le directeur diocésain de l’enseignement catholique, déclarait vaguement à La Croix :
Mais les procédures de licenciement existent à cause de motifs sérieux, et les mises à pied se poursuivent pour cette raison. Il ne s’est pas passé des choses monstrueuses non plus, mais suffisamment graves et sérieuses pour ne pas les laisser perdurer. La situation est pénible pour tout le monde, et il faut que les choses aillent vite pour réfléchir à comment, ensuite, on va permettre à une communauté de se reconstruire.
Les choses sont graves, il faut aller vite, mais rien de précis ne justifie cette procédure. Aussi, un audit complémentaire a été commandité. Mais alors que ce rapport devrait sortir dans quelques jours, de nombreux parents et membres du corps professoral s’étonnent de ne pas avoir été contactés. Les seuls témoignages qui semblent avoir été collectés concernent ceux d’anciens salariés et professeurs ayant quitté l’établissement.
Pourtant, le tiers des professeurs a publiquement soutenu M. Clément, ce qui constitue une performance dans un milieu naturellement peu enclin à entrer en conflit avec la direction diocésaine. 5 administrateurs (sur les 15 membres) se sont personnellement (et publiquement) désolidarisés du président du Conseil d’administration. L’ancienne DRH de Saint Jean de Passy témoigne en faveur de celui qui est mis à pied pour son management. Responsable des ressources humaines à Saint Jean de Passy sous la direction de Monsieur Clément durant 3 ans, Sophie Halle témoigne que
malgré des propos parfois très vindicatifs de la part des personnes qu’il avait en face de lui, j’ai toujours vu Monsieur Clément s’employer à comprendre les revendications et chercher des solutions. Il cherchait toujours à trouver le mot juste qui permettrait à la personne de comprendre pourquoi son comportement n’était pas adéquat sans le blesser. Je l’ai toujours vu et entendu demander conseil avant toute décision et devenait ritournelle sa recherche du bien commun. […] Monsieur Clément connaissant bien également la solitude des enseignants face à leur employeur (l’éducation nationale), souhaitait améliorer leurs conditions de travail, encourager leur souhait de formation et par là favoriser leur motivation et leur capacité à emmener les élèves vers l’excellence. C’est pour cela aussi que mon poste a été créé. […] Afin d’avoir une meilleure connaissance des problématiques rencontrées sur le terrain, il a instauré un “conseil des préfets”. Tous les cadres éducatifs de Saint Jean et de Notre Dame de Grace se retrouvaient une fois toutes les deux semaines pour échanger autour de problématiques soulevées par les préfets eux même et un temps de formation clôturait se conseil. Afin de former les surveillants (souvent des étudiants) à l’éducation intégrale et de les motiver en les faisant participer de plus près à la vie de l’établissement, il a entrepris de leur faire suivre une formation. Toutes ces mesures ont été prises dans le soucis du bien commun et afin de donner une voix aux cadres éducatifs, ce ne sont pas des mesures de “despote”, bien au contraire.
Plus de 600 familles remettent actuellement en cause la présidente de l’APEL, Emmanuelle de La Guillonnière, obligée de convoquer une assemblée générale (il fallait 450 familles pour convoquer cette AG). Elle se tiendra le 4 juin avec cet ordre du jour :
« révocation des mandats de l’ensemble des administrateurs, avec effet à l’issue de l’Assemblée Générale, à l’exception du président de l’APEL de Paris (actuellement Monsieur Delpit) membre de droit du Conseil d’Administration de l’APEL Saint-Jean de Passy ».
Cette assemblée générale devait se tenir dans les 15 jours, mais il semble que Madame de La Guillonnière ait repoussé le délai au maximum, afin d’attendre le licenciement effectif de François-Xavier Clément, qui doit intervenir d’ici le 20 mai… C’est pourquoi les Collectifs de parents ont officiellement sommé, vendredi dernier, les administrateurs et le Conseil d’Administration de Saint-Jean de Passy de surseoir à toute décision visant la direction de l’établissement dans l’attente de la nouvelle Assemblée Générale et de la nomination d’un représentant de l’APEL légitime et issu des votes. Mais depuis les mises à pieds, le conseil d’administration dispose d’un délai légal d’un mois pour prononcer le licenciement de Messieurs Clément et Ducret (à la majorité du conseil d’administration).
Interpellé par les parents, Mgr Michel Aupetit a demandé à Mgr de Romanet, évêque aux Armées mais aussi ancien curé de la paroisse voisine d’Auteuil (paroisse où est présente la Congrégation des Légionnaires du Christ, à laquelle appartient… Emmanuelle de La Guillonnière, qui fut déléguée nationale pour la France de Regnum Christi), d’intervenir en qualité de modérateur pour écouter et faire dialoguer parents d’élèves, enseignants et membres du Conseil d’administration. Si la nomination d’un médiateur montre bien que le dossier instruit ne permet pas de procéder à un licenciement pour cause réelle et sérieuse, certains parents s’étonnent déjà de la tonalité de ce dialogue, qui semble mettre de côté les nombreux témoignages en soutien de François-Xavier Clément. Comme si l’affaire était déjà close, et qu’il ne s’agissait que de calmer des parents en colère…
Pourtant, de nombreuses personnalités de l’enseignement ont défendu leur confrère, comme le supérieur des Chartreux ou encore Yann de Cacqueray, lequel a dénoncé dans un courrier sans langue de buis la justice des hommes d’Eglise ainsi qu’un certain deux poids deux mesures :

Dans un communiqué publié aujourd’hui, Mgr Aupetit annonce le licenciement du direct d’établissement.
Addendum 16h10 – Communiqué des collectifs de parents :
Chers parents, Chers soutiens,
Nous avons appris avec consternation et colère la décision de licenciement de François-Xavier Clément annoncée ce matin.
Malgré votre mobilisation exceptionnelle, cette décision nous semble inacceptable, tant sur le plan de la procédure, de la morale que du droit.
En se drapant de toutes les vertus, trois personnes ont donc réussi, de concert et patiemment, à briser la réputation d’un homme, engendrer désordres et souffrances et casser durablement l’image de notre établissement.
La Présidente de l’APEL, en guerre ouverte contre M. Clément depuis des années, le Directeur Diocésain de l’Enseignement Catholique, qui semble animé par des intentions bien peu évangéliques, et le Président du Conseil d’Administration, qui a initié toute cette crise sans en parler à l’ensemble de son conseil, auront des comptes à rendre sur le désordre qu’ils ont semé et les violences qu’ils ont suscitées.
Dans quel état laissent-ils aujourd’hui notre chère école ? Quel gâchis !
Sur la forme, tout le monde convient, y compris Mgr Aupetit, de l’inutile brutalité et humiliation de la procédure, qui traduit, au pire, le caractère trouble des intentions et, au mieux, la profonde médiocrité des acteurs. Il faudra en tirer des conséquences rapides.
Sur le fond du dossier, nous sommes écœurés par le non-respect de la présomption d’innocence et du contradictoire.
L’enseignement catholique parisien est-il devenu la dernière zone de non-droit, où l’on fabrique des audits partiels et partiaux, où l’on sollicite des témoignages pour venir en appui d’un dossier initial qui se révèle trop faible, où l’on empêche l’accusé de connaître les « crimes » qu’on lui reproche et donc de se défendre ?
Comment l’Eglise, qu’on a connue moins prompte, y compris à Paris, à prendre des décisions managériales fortes en cas de délits ou crimes avérés, peut-elle cautionner ce déni de justice ?
Malgré nos demandes répétées et les encouragements de Mgr de Romanet en ce sens, nous n’avons pas eu accès au dossier, pas plus que François-Xavier Clément. Il n’y a eu ni alertes formelles de ses supérieurs, ni aucune plainte contre lui.
Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy en faisant l’économie de la vérité. Il faudra que ceux qui la cachent aujourd’hui la mettent sur la table et que nous puissions en débattre. Seule la vérité nous rendra libres !
Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans refondre en profondeur les instances de l’établissement qui ont failli. A cet égard, vous pourrez prochainement voter en faveur d’une équipe renouvelée à l’APEL. Elle sera garante des intérêts des familles de St Jean et des élèves, loin des dérives personnelles. Elle cherchera à amener la vérité et la sérénité, pour sortir de cette politique de la terre brûlée.
Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans rendre hommage comme il le mérite à ce qu’a apporté François-Xavier Clément à l’établissement.
Nous ne construirons pas la paix à Saint-Jean de Passy sans entendre les malaises profonds, les souffrances, les humiliations et les règlements de comptes larvés qui ont émergé depuis le 14 avril dernier.
Le message de Mgr Aupetit interroge beaucoup d’entre nous sur la façon dont l’Eglise à Paris élabore ses décisions, conçoit la transparence de ses délibérations et fait entendre son autorité sur une administration profondément déficiente. Mais aussi sur le traitement qui est réservé à ceux qui la servent. Ce dossier, qui est loin d’être isolé, doit appeler à un sursaut de la part de Catholiques engagés, désintéressés, mais attachés à une parole libérée.
Nous sommes nombreux à être déconcertés et en colère. Comment, dans ces conditions, ne pas comprendre certains d’entre nous qui se refuseront désormais à la soutenir aveuglément, notamment financièrement ?
La magnifique mobilisation spontanée qui est la nôtre a surpris tout le monde. Beaucoup d’observateurs du monde de l’éducation ont reconnu qu’ils n’avaient jamais vu cela. Elle a même fait peur à certains et cette fébrilité explique sans doute l’accélération imprévue du calendrier, au lendemain de la convocation de l’Assemblée générale de l’APEL qui se tiendra comme prévu le 4 juin prochain pour franchir cette nouvelle étape.
Nous pouvons être fiers collectivement de cette mobilisation au service de la vérité.
La situation de François-Xavier Clément est désormais entre les mains des avocats qui, nous l’espérons, l’aideront à laver son honneur et trouver le chemin d’une sortie digne.
Le combat continue, pour la justice à St Jean, pour une gouvernance assainie et aussi pour que l’Eglise à Paris puisse retrouver un peu d’audace et de courage, et ne pas abandonner sa mission au service de l’éducation.
Nous avons toujours besoin de vous. Les Collectifs St Jean de Passy
La croix au sommet du Pic Saint-Loup a été coupée
Même en période de confinement, la christianophobie ne prend pas de vacances.
L’emblématique croix trônant au sommet du Pic Saint-Loup, à 628 m d’altitude, a été coupée en deux.
La partie haute de cet immense crucifix en fer de 900 k, au nord de Montpellier, a été retrouvée lundi se balançant dans le vide, tenue en équilibre par un seul morceau de métal. Les vandales pourraient avoir utilisé un chalumeau pour détériorer un ouvrage réalisé en 1911.
Plusieurs inscriptions écrites en rouge ont été découvertes sur place. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie.

Découvrez le programme du pèlerinage de Chrétienté
Notre-Dame de Chrétienté vient de publier le programme de son pèlerinage de Pentecôte dont les enseignements et messes seront disponibles en ligne.
Il est encore et toujours possible de s’inscrire et d’avoir un livret du pèlerin.
Jubilemus Exultemus de Couperin, par l’Académie Musicale de Liesse
Les élèves de l’Académie Musicale de Liesse ont préparé ce cadeau pour cette semaine de déconfinement ! (vidéo réalisée par les élèves, depuis les enregistrements jusqu’au montage final). Réjouissons-nous ! Jubilemus Exultemus de Couperin :
Vous pourrez les retrouver lors de notre première journée « Fenêtres ouvertes » virtuelle, qui aura lieu ce samedi 16 mai. N’hésitez pas à vous inscrire ! à https://forms.gle/r2AED28MfP6FtKR3A
Plus d’informations sur cette journée « Fenêtres ouvertes » en suivant ce lien.
Un autre lobby LGBT
Un lecteur nous envoie cette photo prise au Texas. Vous pouvez y voir la promotion d’une idéologie LGBT assez différente de l’autre:
- L comme Liberty (liberté)
- G comme Gun (arme)
- B comme Beer (bière)
- et T comme Trump
Bien sûr, c’est idiot, mais, après tout, pas plus que l’idéologie LGBT canal historique!
L’organisation des Frères de la Charité n’est plus catholique
On ne peut pas favoriser l’euthanasie et se déclarer catholique. Aussi, Rome
« a informé l’organisation des Frères de la Charité, qui gère notamment les 15 hôpitaux psychiatriques fondés par la congrégation religieuse du même nom, qu’elle ne peut plus se prévaloir du qualificatif de ″catholique″ ».
En 2017, le conseil d’administration des 15 hôpitaux belges gérés par cette organisation,
« composé de douze laïcs – parmi lesquels l’ancien premier ministre belge Herman Van Rompuy – et seulement trois frères consacrés de la congrégation », « avait approuvé un nouveau règlement permettant aux médecins d’y pratiquer l’euthanasie, considéré comme un “acte médical” ».
Cette décision validée par le Pape a été signifiée à l’organisation par un courrier du cardinal Luis Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, daté du 30 mars. Elle met un point final au dialogue « engagé il y a trois ans ». La Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle que
« l’Église catholique ″affirme la valeur sacrée de la vie humaine″, ″l’importance de soigner et d’accompagner les malades et les handicapés″ et ″l’inacceptabilité morale de l’euthanasie″ ainsi que ″l’impossibilité d’introduire cette pratique dans les hôpitaux catholiques, même dans des cas extrêmes, et de collaborer à cet égard avec les institutions civiles″ ».
En 2002, la Belgique a dépénalisé l’euthanasie pour les personnes majeures, puis l’a étendue aux mineurs « sans limite d’âge » en 2014.
Interdiction des messes publiques : Référé de l’Agrif devant le Conseil d’Etat
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
Référé-Liberté devant le Conseil d’État
Le décret gouvernemental confirmant le prolongement de l’interdiction du culte public est paru ce matin.
Comme nous l’avions annoncé la semaine dernière, l’AGRIF, qui l’a préparé depuis une semaine et a travaillé également pour d’autres requérants, dépose donc ce jour, son référé-liberté devant le Conseil d’État.
Bernard Antony,
Guillaume de Thieulloy,
Jeanne Smits
Aux hystériques (y compris chez les catholiques) qui s’inquiètent sur la dangerosité du culte public, voici quelques tweets glanés :
Le #RERB ce matin à Gare du Nord en direction du sud.
La distanciation physique est tout simplement impossible. #deconfinementjour1 pic.twitter.com/ZIAylIyQw8— Maximilien (@maximilien_rt) May 11, 2020
Catholiques de France, la messe est interdite…. pic.twitter.com/bjgaZyljLa
— MahtfЯid (@mahtfrid) May 11, 2020
L’Etat n’imposera pas de distanciation sociale dans les avionshttps://t.co/52ivnTUmIh pic.twitter.com/4Kuaz3xZqn
— BFM Eco (@bfm_eco) May 10, 2020
Le cauchemar de l’Irak
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
L’Irak n’a pas de chance. C’est sur elle que George Bush avait jeté son dévolu pour venger le 11 septembre et/ou anéantir ses armes de destruction massive. Saddam Hussein, son dictateur sunnite solidement établi, n’y croyait pas. Il n’avait rien à voir avec le 11 septembre, ce que tout le monde savait, et n’avait pas d’armes de destruction massive, ce que tout le monde ne savait pas.
Pour échapper à l’invasion, il autorisa toutes les inspections internationales qui ne trouvèrent rien. Il comptait sur la France pour empêcher que l’ONU ne donne son aval à la destruction de son pays. Dominique de Villepin fit, en effet, un discours assez étonnant au siège de l’organisation, demandant à l’Amérique de renoncer à son projet insensé. Peine perdue, les mandats de l’ONU, si on les a tant mieux, si on ne les a pas tant pis. En 1995, puis en 1999, l’OTAN, avec la France cette fois, a attaqué la Serbie pour aider ses adversaires musulmans en toute illégalité sans que cela ne dérange personne, sauf la Russie, mais Poutine n’était pas encore aux affaires.
Le pauvre Saddam se disait qu’après la première attaque de 1991, il avait eu son compte. Mais non, ce n’est pas comme cela que les choses fonctionnent. En attaquant l’Iran en 1980, l’Irak rendait service à l’Occident qui lui a massivement vendu des armes pendant les huit ans de cette guerre meurtrière et parfaitement inutile. Guère payé en retour, il a voulu rentrer dans ses frais en envahissant le Koweït et son riche sous-sol. La punition américaine fut rude mais George Bush père eut l’intelligence de ne pas aller plus loin. La doctrine de changement de régime chère aux néo-conservateurs n’était pas encore dominante à Washington.
George Bush fils annonça donc qu’il fallait finir « le job » (les Anglo-Saxons aiment ce langage très corporate). On connaît la suite : l’invasion fut une réussite et la gestion qui suivit un désastre. Tous les cadres de l’armée et du parti Baas furent licenciés, on installa un pouvoir chiite qui succéda au régime sunnite : application démocratique simpliste, les chiites étant majoritaires en Irak, il est juste que le pouvoir leur revienne.
Mais l’Orient est compliqué. Ces sunnites chômeurs, laïques jusque-là, devinrent islamistes et furent les cadres fondateurs de l’État islamique par la suite. C’est Cochise, l’homme décrit par le manichéen mais intéressant Bureau des Légendes (saison 3).
Quant aux chiites, une fois aux affaires sous le parapluie américain, ils persécutèrent les sunnites et se rapprochèrent de l’Iran, le grand ennemi de l’Amérique. Belle réussite !
Les pauvres chrétiens, déjà peu nombreux, furent affreusement persécutés par l’insurrection islamiste sunnite, puis par Daech. Il en reste une poignée, soit trop pauvres pour partir, soit très courageux.
Aujourd’hui, l’Irak vit dans le chaos et sa population dans la pauvreté. L’Iran tient les manettes et Daech n’a pas dit son dernier mot. Seule lueur d’espoir, les émeutes de l’automne dernier étaient le fait de jeunes chiites qui scandaient non seulement « Dehors les Américains » mais aussi « Dehors les Iraniens ». C’est une grande nouveauté qui est peut-être l’amorce d’un début de sentiment national.
56 jours de confinement, cela correspond à la période embryonnaire
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Le lundi 11 mai sera le 56ème jour depuis ce 17 mars si particulier et l’injonction gouvernementale au cloisonnement obligatoire. 56 jours. 8 semaines. En obstétrique, cette partie de la médecine relative à la grossesse, cette durée correspond à la période embryonnaire. Or c’est justement au bout de 8 semaines que le fœtus prend des allures typiquement humaines. Son cœur minuscule bat certes déjà depuis un certain temps. Mais à deux mois d’âge, le professeur Lejeune indiquait, avec la précision d’un généticien, que le petit dans le ventre est quasiment terminé. Mains, pieds, tête, organes, cerveau : tout est en place et ne fera plus que grossir. « Il mesure alors, de la tête à la pointe des fesses, quelques trois centimètres. Il tiendrait replié dans une coquille de noix » précisait-il. Au moment de sortir de la nôtre, cette coquille où nous fûmes confinés pendant ces 56 jours, une question se pose désormais. Implacable. Quel monde va accoucher de notre retraite forcée ? Ou, pour être plus précis, de quoi le déconfinement va-t-il nous délivrer ?
Le clap de fin du 11 mai va sonner pour un certain nombre de façon amère. Terminées les sympathiques mises au vert en province sous le mode du cluster familial. Fini le travail derrière son écran en pyjama jusqu’à midi. Aux oubliettes ce temps de sommeil élargi par l’absence de temps de transport jusqu’à son lieu de travail. Avouons-le, au-delà des agacements inhérents au télétravail, à la promiscuité et aux incertitudes économiques, un bon nombre de Français confinés aura trouvé des motifs de satisfaction à vivre un rythme nouveau et inédit. L’homme reste le produit de ses actes. Deux mois de vie domestique, à l’échelle d’un monde jusqu’alors en perpétuel mouvement, ont valeur d’éternité. Immanquablement, cette période, entre son lot de contrariétés et ses avantages, aura marqué le quotidien de chacun d’une empreinte particulière. Et maintenant, à l’heure du 11 mai ? Revenir à la vie, comme y naître, ne se fera probablement pas sans douleurs. Les retrouvailles des transports en commun, armés de lingettes, de gel et de masques, relèvent pour beaucoup déjà du cauchemar. L’angoisse persistante du virus chez les uns se confrontera à la hâte de fermer cette étrange parenthèse chez d’autres. Barricades contre accolades. Gestes barrières en opposition aux étreintes amicales. On nous dit que la vie à venir ne sera pas celle d’avant… Mais, après tout, de quelle vie voulons-nous vraiment ? […]
Allons-nous sortir de cette hystérie collective ?
Un médecin généraliste de Paris déclare dans Le Point :
« C’est terminé, je n’applaudirai plus mes confrères, le soir, à 20 heures. »
« Ça va sûrement choquer que je dise ça, mais ceux qui se font passer pour des héros abusent ». « Personnellement, je n’ai juste pas fait grand-chose, par rapport à d’habitude. Pour être honnête, je ne suis pas submergée et je ne l’ai jamais été. Pourtant, j’étais au “front”, en “première ligne”, comme on dit aujourd’hui. » « À l’hôpital, beaucoup considèrent qu’ils n’ont fait que leur boulot. Ils l’ont très bien fait, certains ont pris des risques, mais, à un moment, il faut dire les choses : on fait le job, et c’est normal. D’une certaine façon, c’est une chance que de pouvoir travailler, gagner sa vie et sortir de chez soi. »
Mais pour le Dr Peignot, là n’est pas l’essentiel :
« Certains médecins détournent à présent leur savoir et leur pouvoir pour alimenter une psychose collective qui va nous coûter cher sur le plan médical, social, psychologique et économique. »
Elle en veut à ceux qui « diffusent des informations complexes, encore non abouties scientifiquement, contribuant à entretenir des peurs irrationnelles face à la maladie et à la mort ».
« Notre boulot de médecin, c’est aussi de rassurer les gens. En tout cas, ce n’est certainement pas d’affoler la population au moment où beaucoup hésitent à renvoyer leurs enfants à l’école et à reprendre le travail. » « Tous les jours, je vois défiler dans mon cabinet des gens angoissés. L’autre jour, un étudiant en panique m’a confié ne pas être sorti de son studio durant six semaines, pas même pour aller faire ses courses. Des profs, des salariés me demandent des certificats pour ne pas retourner travailler. Je vois des patients effrayés, renfermés sur leurs angoisses de mort, qui préfèrent tout arrêter, garder leurs enfants à la maison plutôt que de ressortir, vivre, bosser, retrouver leurs proches et leurs amis. Je trouve ça triste. Quand on est en bonne santé, on ne devrait pas se complaire dans le confinement, le repli et la docilité. » « L’urgence est peut-être de redonner confiance aux gens, de les aider à retrouver le goût de vivre et d’être ensemble, plutôt que de dépendre d’un système lui-même à bout de souffle ».
« On apprend ça à la fac : la santé est un tout. Ce n’est pas seulement se prémunir d’une maladie ou d’une infirmité, c’est être bien dans son corps, sa tête, son environnement social et familial. On a sacrifié tout ça, et c’était nécessaire pour lutter contre cette fichue maladie, mais ça ne peut plus durer. Aujourd’hui, nous devons être raisonnables et ne pas oublier cette vision globale de la santé, si nous voulons tenir dans la durée. Le combat contre ce virus n’est pas terminé et nous allons continuer à faire de notre mieux pour protéger, dépister et soigner les personnes à risque atteintes du Covid-19. Mais notre boulot, c’est aussi de faire en sorte que la vie redémarre. Pas de faire peur aux gens à la télévision. Nous devons être des filtres, pas des générateurs d’angoisse. »
Elle commence seulement à mesurer les conséquences des deux mois de confinement : dépression, douleur physique, insomnies, peur de se faire soigner, retards de diagnostic, isolement, angoisses massives, y compris chez les enfants.
« Le pire, c’est que personne n’ose se plaindre alors que ce qu’on vit est très difficile, même quand on n’est pas malade. »
Elle trouve « triste », cet
« endormissement généralisé, cette docilité, ce manque de révolte ». « Quand on vous prend votre liberté, qu’on vous oblige à mettre un masque dans les transports, même si c’est indispensable, ce n’est pas quelque chose de normal, ni d’anodin. On a le droit de dire qu’on n’est pas content, qu’on est en colère, que c’est dur. On a le droit de se plaindre, ça fait du bien. C’est ce que je fais avec ma petite bafouille. »
« Or, il y a un décalage entre ce que rapportent certains médias et la réalité du terrain. Les internes que je côtoie me racontent leur stage hospitalier : les services qui ont été réorganisés pour accueillir les patients atteints du Covid ont été pleins durant deux ou trois semaines, au plus fort de la vague. Mais, depuis un mois, ce n’est plus du tout le cas. Les urgences sont désertes ; en tout cas, ceux qui, parmi mes patients, y ont fait un passage ont été traités plus rapidement que jamais. Je regrette donc de voir certains de mes confrères inquiéter davantage une population déjà à cran pour arriver à leurs fins, aussi légitimes soient-elles. Si ça continue, un jour, les gens nous diront : vous nous avez fait flipper pendant des semaines et ça se retournera contre nous ! »
Le système de santé risque aussi de se retrouver, très bientôt, en état d’urgence : entre les retards de traitement et ceux dans la détection de nouveaux cas, c’est le système dans son ensemble qui risque d’être déstabilisé. “Durant ces deux mois, le nombre de cancers diagnostiqués a été divisé par deux“, explique le professeur Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, citant les remontées du terrain hospitalier.
“Evidemment, ce n’est pas le coronavirus qui a fait peur au cancer, le cancer il est toujours là. En revanche, le coronavirus a fait peur aux malades qui ont été dissuadés de se faire dépister, de consulter”.
Avec près de 400.000 nouveaux cas de cancer par an en France, quelque 30.000 malades n’auront ainsi pas été diagnostiqués. Même si la multiplication des scanners pulmonaires pour confirmer les infections au coronavirus a pu permettre la détection de certaines tumeurs. Axel Kahn pointe deux conséquences: les prises en charge trop tardives des malades et le risque de saturation lors de la reprise normale des activités.
“Si aux reports d’examens de contrôle, de chimiothérapies, radiothérapies, des opérations chirurgicales programmées, vous rajoutez tous les dépistages en retard, on risque un très grand embouteillage”.
Axel Kahn ajoute :
“Le cancer tue 150.000 personnes tous les ans. Il y a un an, cette année, l’année prochaine… Rien que cette année le Covid, heureusement, fera beaucoup beaucoup moins de dégâts“.
Une morbidité entretenue savamment par le gouvernement, qui a pris un soin particulier à annoncer, chaque jour, un nombre de décès, sans jamais les mettre en perspective. Qui sait qu’il n’y a plus de surmortalité depuis le 20 avril ? Qui sait qu’il y a entre 1600 et 1900 morts chaque jour en France ? Plus de 600 000 décès chaque année (sans parler de l’avortement…) ? Que les hôpitaux sont régulièrement au bord de la rupture (mais la remontée des gilets jaunes n’avait pas fait sourciller ce même gouvernement) ? Imaginez chaque jour au 20H, un médecin qui vous annonce le nombre quotidien de décès…
Nous allons commencer à payer les conséquences de ce confinement délirant.
La culture préférée d’Emmanuel Macron, c’est celle du MOI JE
L’exhibitionnisme macronien, sa mise en scène, sa théâtralisation sont bien connus des lecteurs du Salon beige. Il y a l’occasion des grands discours, celle des face-à-face avec les Grands de ce monde et qui permettent de figurer en bonne place ; celle des petits impromptus si agréables pour l’ego (même au prix d’un irrespect des consignes sanitaires pourtant serinées à longueur de programme télévisuel) sans même parler bien sûr de tous les épisodes du Grand Débat.
Et puis, peut-être le summum pour un Président français qui se pique de culture : la conclusion (en trente-et-une minutes de soliloque quand même) d’une visio-conférence organisée depuis l’Elysée avec des artistes de différents champs de la création, sur le sujet « Comment protéger les acteurs de la création culturelle en cette période difficile ? »
Comment résister ? Les idées crépitent, la bienveillance est totale, l’écoute est religieuse (le ministre de la Culture, Franck comme le nomme avec camaraderie M.Macron, prend attentivement en note les paroles présidentielles).
On va faire couler l’argent à flots et les aphorismes pleuvent, ne craignant pas l’oxymore : les utopies concrètes ; les vrais idéalistes sont des grands pragmatiques. On va réinventer notre été. On doit en faire un été apprenant et culturel ; on va devoir mettre du sport et de la culture à l’école ; et l’insistant nous sommes dans une phase de résistance-résilience. Ah, la résilience. Il aime décidément ça, le Président Macron. Rappelez-vous, c’était le nom de l’opération militaire lancée en grandes pompes à Mulhouse pour porter secours aux populations affectées par l’épidémie, et qui a soudainement disparu des radars ; c’est aussi Notre-Dame de Paris, décrétée symbole de la résilience de notre pays.
Les grands motifs de la communication présidentielle sont bien sûr là :
- Les thèmes de l’universalisme (je crois à l’ouverture, à un universalisme qui permet de faire circuler les intelligences, les créations, les sensibilités), de l’exception française (on a besoin de défendre cette exception française) et surtout de souveraineté européenne (j’ai toujours défendu ce que j’ai appelé la souveraineté européenne) entremêlés. La nation française, pourtant si fréquemment invoquée dans ses multiples Adresses aux Français, ne figurant plus au programme culturel : on va revenir à l’état
- Et après avoir évoqué le confinement des jeunes, E.Macron semblait adresser un message spécifique aux jeunes issus de l’immigration et qui avaient pour habitude de partir pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois au pays : « On leur a déjà demandé un effort énorme pendant ce temps de confinement » ( !). Reprenant ainsi la sémantique castanerienne d’un séparatisme au sein de la jeunesse en fonction de l’origine, de ses supposées capacités à obéir et de sa volonté d’intégration.
Deux passages colorés ont déjà été relevés par plusieurs :
- Le tigre: « On doit en quelque sorte enfourcher le tigre et donc le domestiquer. Il ne va pas disparaître, le tigre, il sera là. Mais le seul moyen qu’il ne déborde pas, c’est de l’enfourcher. Et ça doit être ça notre travail ensemble. Et ce ne sont pas que des lois, que de l’administration. Et c’est là que le génie français doit se faire. Le génie français, c’est le bon sens et la créativité. Nous, on n’est pas fort en ordre pour tout le pays. Il y a des pays qui sont beaucoup plus forts que nous là-dessus. Nous, on n’est pas fort ». Et dire que Mme Vallaud-Belkacem a déployé tant d’efforts pour lutter contre tous les préjugés !
- Robinson Crusoë (en se référant à Simon Leÿs) : « Quand Robinson part, il ne part pas avec de grandes idées de poésie ou de récit… Il va dans la cale chercher ce qui va lui permettre de survivre : du fromage, du jambon, des choses très concrètes. Et il y a dans l’enseignement de Robinson quelque chose de ce qu’on vit. Robinson, quand le naufrage est là, il ne se prend pas la tête pour faire une grande théorie du naufrage. Sinon, nous n’aurions jamais écrit le récit de ses miracles [sic !]. Il prend d’abord du jambon et du fromage, mais il a en lui cette capacité à réinventer une histoire unique. Je crois qu’on a ça. Je ne suis pas tellement un théoricien du drame… On a en nous une forme de résilience ». Le président Macron assimilerait-il la situation actuelle de la France à un naufrage ?
En tout cas, le Huffington Post remarquait que déjà, en mars 2016 comme ministre de l’Economie, M.Macron avait utilisé cette allégorie :
« Robinson Crusoé n’est pas parti dans son île avec l’idée du fromage, du jambon ou de la prospérité, il est parti avec une liste très précise qui est le plus beau poème idéaliste: le nombre de jambons qu’il a pris, le nombre de fromages, le nombre de denrées », tout en l’attribuant, cette fois-là, au poète G.Chesterton ; on peut avoir quelques faiblesses.
De mauvaises langues (certainement) ont laissé entendre que M.Macron aurait pu être légèrement excité pendant son one-man-show, comme sous l’effet de produits divers. Il n’a pas besoin de ça. Il lui suffit de s’écouter parler : l’important, c’est lui.
Et d’ailleurs, il l’égrenait tout au long de son discours : au minimum (on en a peut-être laissé échapper un ou deux), 110 fois le mot « JE » (très fréquemment d’ailleurs, le je pense). Soit, en gros, quatre fois par minutes, une fois toutes les quinze secondes ! Et au minimum (on en a peut-être laissé échapper un ou deux) 31 fois le mot « MOI », soit exactement une fois par minute.
Pour M.Macron, la culture, c’est celle du MOI JE. Tout le reste n’est que faire-valoir.
10 mai 2020 : 95ème anniversaire de la béatification des Martyres d’Orange
De l’Abbé Lelièvre, Postulateur de la Cause de Canonisation :
Le centenaire de la Béatification des 32 martyres d’Orange approche. Il y a 95 ans aujourd’hui, le Pape Pie XI béatifiait 32 religieuses parmi bien d’autres témoins de la Foi décapités à Orange.
Dans 5 ans la canonisation ? Cela dépend aussi de chacun de nous, d’implorer la grâce d’un miracle par l’intercession des Bienheureuses (prière officielle pour demander la canonisation).
N’y a-t-il pas des similitudes dans ce que nous vivons aujourd’hui et ce qu’on vécu les martyres d’Orange ? En lisant leur vie, nous trouverons un bon fortifiant et de bons vitamines pour vivre au quotidien notre Baptême !
“En quête d’esprit” : la nouvelle émission religieuse du dimanche sur CNEWS
Elle est animée par Aymeric Pourbaix, rédacteur en chef de France catholique.
Le dimanche à 13h sur CNEWS.
Les instituts traditionnels intentent un recours en référé-liberté auprès du Conseil d’État
La Fraternité Saint-Pierre, l’Institut du Bon Pasteur, l’Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre et la Fraternité Saint-Vincent Ferrier déposeront un recours auprès du Conseil d’Etat suite à la publication du décret de déconfinement :
Jeudi 7 mai, le Premier ministre a confirmé le déconfinement de la population française et des activités au 11 mai prochain.
Le culte public reste pourtant interdit.
Cette interdiction porte gravement atteinte à la liberté de culte, liberté à valeur constitutionnelle. Elle constitue en outre une ingérence manifeste de l’Etat qui, alors que les églises sont ouvertes, s’immisce illégalement dans l’exercice du culte au mépris de la laïcité.
Le 11 mai, la population sera déconfinée et pourra circuler à nouveau librement sur la voie publique. Les écoles primaires, les bibliothèques, médiathèques et de nombreux musées vont rouvrir. Pourtant, l’exercice du culte public restera interdit tout comme la possibilité d’enterrer dignement nos morts.
Les citoyens français, laïcs et pasteurs que nous sommes ne peuvent se résoudre à des mesures violant à ce point leurs droits fondamentaux.
C’est pourquoi nous nous associons sans réserve au recours qui est déposé par les quatre instituts religieux mentionnés ci-après, auprès du Conseil d’État, contre le décret qui vient de paraître formalisant ces annonces des 28 avril et 7 mai, afin que le juge des référés fasse cesser ces atteintes gravement illégales à la liberté fondamentale du culte.
Pour la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, l’abbé Benoît Paul-Joseph, Supérieur du District de France
Pour l’Institut du Bon Pasteur, l’abbé Philippe Laguérie, Fondateur et Supérieur général émérite
Pour l’Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre, le Chanoine Louis Valadier, Provincial de France
Pour la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, le Très Révérend Père Louis-Marie de Blignières, Fondateur et Prieur
Avec le soutien de :
- Dom Louis-Marie, Père Abbé du monastère Sainte-Madeleine du Barroux
- Père Marc, Prieur du monastère Sainte-Marie de La Garde
- Jean de Tauriers, Président de l’association Notre-Dame de Chrétienté
- Jean-Pierre Maugendre, Président de l’association Renaissance Catholique
- Guillaume Jourdain de Thieulloy, Directeur de publication du Salon Beige
- Philippe Maxence, Rédacteur en chef de L’Homme Nouveau
Le supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, l’abbé Benoît Paul-Joseph, indique :
Jeudi 7 mai, le Premier ministre a confirmé le déconfinement de la population française au 11 mai prochain et en a précisé les modalités, selon les départements et les secteurs d’activité. Ainsi, dès le 11 mai, les écoles primaires, la grande majorité des commerces et lieux culturels de proximité pourront rouvrir.
Cependant, pour les cérémonies cultuelles, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a simplement déclaré : « Comme annoncé par le Premier ministre au Sénat ce lundi, nous allons travailler avec l’ensemble des responsables cultuels aux conditions d’une reprise des cérémonies religieuses d’ici la fin du mois ».
La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre estime cette décision profondément offensante et injuste.
En effet, celle-ci manifeste le peu de considération des Autorités civiles pour la dimension religieuse de l’homme, sa pratique du culte, spécialement celui de la religion catholique, intimement liée à l’histoire de notre pays et qui demeure la religion majoritaire. Par ailleurs, la déclaration du Ministre de l’Intérieur sous-entend que les croyants en général et les catholiques en particulier ne seraient pas capables d’organiser des cérémonies dans le respect des réglementations sanitaires imposées.
La célébration publique de la messe a été interdite depuis le dimanche 15 mars et les catholiques n’ont pu assister aux offices de la Semaine sainte et à la messe du Jour de Pâques, sommet de l’année liturgique. Durant cette longue période, ils ont accepté docilement ces restrictions et ont consenti à de lourds sacrifices.
Il est inadmissible que la levée du déconfinement, prévue au 11 mai prochain, ne concerne pas l’exercice du culte, moyennant des mesures sanitaires que l’Eglise catholique est capable de mettre en place.
Pour ces raisons, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, mais aussi l’Institut-du-Bon-Pasteur, l’Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre et la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, ont décidé de déposer un recours en référé-liberté auprès du Conseil d’Etat pour atteinte à la liberté de culte, contre le décret qui formalisera ces annonces du 7 mai 2020.
Abbé Benoît Paul-Joseph
Réparation
De Gabrielle Vialla :
À partir de demain, 11 mai, alors que tout reprend progressivement (coiffeurs, réunions familiales, écoles, etc.) certains évêques ont décidé d’interdire, quelquefois plus explicitement encore que pendant le confinement, la présence des fidèles à la messe des prêtres (même avec moins de 10 personnes), et disent aussi impossible la distribution de l’Eucharistie sauf en cas de maladie.
Les raisons invoquées ne sont plus strictement la crise sanitaire. J’appelle donc à une saine obéissance qui tâche de comprendre ce qui se passe, puis réagisse.
En 1200 le pape Innocent III jeta un interdit sur le Royaume de France, suite au refus de Philippe Auguste de se séparer d’une épouse illégitime. Le clergé a eu l’interdiction de délivrer les sacrements au peuple. Finalement, la prière et plainte bruyante des pasteurs et du peuple vont forcer le Roi à rentrer dans le rang. Aujourd’hui, cela nous paraît fou.
À chaque époque, sa discipline, sa cohérence, et ses moyens. À chaque époque aussi l’obéissance respectueuse mais non aveugle. À chaque époque le peuple de Dieu, “descendance choisie, sacerdoce royal, nation sainte” a quelque chose à dire. La nôtre est très attentive aux abus cléricaux, et désire une vraie conversion à ce sujet. Dans un précédent article, j’ai rappelé que dans tout abus spirituel, il y a des justifications théologiques faussées, souvent inversées, une culpabilisation de ceux qui désireraient réagir et un manque de compassion. Nous sommes dans une situation inédite où chacun doit suivre péniblement sa conscience, œuvrer à sa propre conversion, pour le bien du corps entier.
Dans quelques jours, nous fêterons Notre-Dame de Fatima.
Avant les apparitions de la Vierge Marie, un ange prépare les enfants. Il va ensuite les faire communier. Longtemps, je me suis demandé pourquoi à Fatima les enfants ont communié avant de voir la Sainte Vierge, alors que Bernadette de Lourdes a vu Notre-Dame, puis a dû péniblement préparer ensuite sa première communion.
Nous pouvons redécouvrir la belle prière de l’Ange de la paix et l’adapter (oh très légèrement) à notre situation, pour réparer, garder la paix et le désir de Le recevoir.
PRIÈRE DE RÉPARATION pour la privation de la participation à la Messe et de la communion des fidèles :
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les Tabernacles de la terre, en réparation des outrages, indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de Son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs, et la lumière pour mon évêque »
10 mai 2020 : Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme
La loi instituant cette fête, votée en 1920 à l’unanimité à l’Assemblée Nationale, est toujours en vigueur.
Voici les deux premiers articles, sur les trois que compte cette loi :
Article premier – La République française célèbre annuellement la fête de Jeanne d’Arc, fête du patriotisme.
Art. 2 – Cette fête a lieu le deuxième dimanche de mai, jour anniversaire de la délivrance d’Orléans.
Il s’est trouvé 10 personnes le 8 mai 2020 à Orléans pour rendre un hommage public à sainte Jeanne d’Arc.
Trouvera-t-on 10 élus et ministres parisiens, dimanche 10 mai, pour lui exprimer leur reconnaissance, ou du moins observer cette loi ?
En ces temps inédits, pensez à votre avenir. Unifiez projet professionnel et projet de vie. Réalisez un bilan de compétences à la lumière de votre Foi !
Dès le mois de juin, les sessions de Bilans Ephata reprennent. Abbayes et monastères vous accueillent à nouveau dans les meilleures conditions sanitaires et avec la richesse incomparable de leur spiritualité. Jeune professionnel, mère au foyer, actif confirmé, cadre en reconversion, futur retraité… plus que jamais vous vous posez des questions sur votre activité et votre projet de vie ?
C’est le moment pour vous de réaliser votre bilan de compétences, de discerner à la lumière de votre Foi et de prendre en compte toutes les dimensions de votre personne.
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La prochaine session de Bilans Ephata aura lieu du 2 au 6 juin chez les moines bénédictins de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan en Bretagne.
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Du 29 juin au 3 juillet les moines cisterciens de l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fons vous accueillent dans le Bourbonnais pour une session de Bilans Ephata.
Pour en savoir plus sur les sessions, prenez contact ici.
Mais qu’est-ce que c’est ? Réponse avec Infocatho :
À quel moment est-il opportun de réaliser un bilan de compétences comme Ephata ?
Au milieu de sa vie, comme Dante, ou tout au début, comme n’importe quel étudiant cherchant un stage, on éprouve le besoin de savoir qui on est et de quoi l’on est capable. Ce n’est pas juste une question de formation, ni de marché de l’emploi, ni d’opportunité : c’est un choix de vie. Qui suis-je, qu’ai-je fait, que puis-je faire et surtout de quoi ai-je envie ?
A quelle interrogation, voire à quelle inquiétude, répond ce besoin de bilan ?
Plutôt que d’être pris dans le flux de la carrière professionnel, mi-choisissant mi-subissant ce que l’entreprise qui emploie ou la filière suivie présente comme la voie normale à suivre, quitte à être surpris, déçu et même abimé par les tours et détours du chemin, pourquoi ne pas se poser et prendre le temps d’un bilan qui met en perspective les compétences acquises – et celles dont on ignore qu’on les possède, tous ces soft skills aujourd’hui si prisés –, les carrières possibles et les choix de vie, dans une perspective chrétienne.
La démarche va bien au-delà du seul avenir professionnel…
C’est en effet ce que propose l’équipe Bilan Ephata. Répertorier ses talents, mieux se connaître, se projeter, choisir et discerner et enfin construire un projet qui mette en phase projet professionnel et projet de vie, pour ressentir son unité, trouver ou retrouver une cohérence. Un bilan de compétences, c’est un bilan de vie, car on n’évalue pas mécaniquement des acquis techniques, on fait le point sur ce qu’est la personne, ce qu’elle sait, ce qu’elle est capable d’entreprendre.
Vous effectuez ces bilans dans un cadre religieux
L’essentiel de la démarche de bilan est réalisé lors d’une session de cinq jours dans une abbaye, car ce sont des lieux parfaits pour être au calme et prendre le temps de réfléchir sur soi. Les moines savent traiter l’homme dans sa globalité, corps, esprit et âme, et les abbayes et leurs rythmes sont pensées pour prendre conscience de cette unité. Cela dit, les bilans Ephata ne sont pas conduits par les moines, même si ceux-ci accompagnent la démarche. C’est une équipe de professionnels qui vous prend en charge, avec des consultants RH, des praticiens psychologues et même un ostéopathe si besoin.
Pour en savoir plus www.bilan-ephata.fr
La Macronie et les masques : pièce à conviction, en date du 7 mai
Il y aura, sans doute bientôt, un post-mortem sur les mensonges réitérés de l’état macronien concernant l’utilité des masques comme moyen de contrôle de la propagation de l’épidémie de COVID-19. Nous versons une petite pièce au dossier.
Savez-vous quel est le gouvernement qui édite, en date du 7 mai 2020, un « Protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés » ?
Le gouvernement de M.Macron.

Et savez-vous quel est le gouvernement qui dans ce protocole, commence par une synthèse appelée « Mesures barrières et de distanciation physique », qui ne cite A AUCUN MOMENT le masque ?

Le gouvernement de M.Macron. Pour lui, le masque ne fait pas partie du socle du déconfinement en entreprise (et pour les associations, précisait Mme Pénicaud le 8 mai) !
Quelques rappels d’histoire des relations Islam-Europe
De Marion Duvauchel :
La plupart des rêveries érudites actuelles autour de la dichotomie Orient/Occident visent à dénoncer une construction imaginaire de l’Occident, fondée sur des préjugés ou des témoignages à prendre avec prudence, voire à disqualifier. Toutes ces rêveries matelassées de citations et de bibliographie savantes détricotent un imaginaire fondé sur l’illusion d’un Orient immuable, despotique, sensuel et pittoresque, pure création fantasmatique d’un Occident à la fois triomphant et en même temps crispé sur une recherche identitaire.
Ce serait louable si on ne nous proposait en même temps une vision tout aussi caduque. Que l’Occident ait construit une idée de l’Orient autour du fait religieux n’a rien qui doive nous émouvoir ou nous indigner. C’est la réalité historique. L’expansion de l’Islam a réellement brisé une unité européenne.
Mais cette unité n’était pas gréco-romaine, elle était à la fois occidentale et orientale.
Ce fait religieux « oriental » qu’est le christianisme s’est déployé selon deux directions : l’Est et l’Ouest, autrement dit l’Europe et l’Asie. La frontière romaine (arrêtée sur la rive de l’Euphrate) a séparé deux univers linguistiques : l’univers gréco-romain (dont en effet nous sommes en droit de nous considérer comme des héritiers) et l’univers hébréo-araméen et persan, que l’islam a arasé à partir du VIIème siècle lorsqu’il est arrivé sur le plateau iranien après la bataille de Nihavend. Le combat entre la Croix et le Croissant n’a hélas rien de mythique, et si le christianisme « romain » a survécu, malgré les persécutions (et jusqu’à devenir parfois persécuteur à son tour), de l’autre côté de la frontière romaine, l’histoire de ces chrétiens d’Orient se résume en une alternance de dominations et de martyres. La douloureuse actualité l’atteste.
Le thème d’un affrontement immémorial entre l’Occident et l’Orient émerge au XVIe siècle – en fait avec le « Prince » de Machiavel en 1513, qui fait remonter les racines de ces luttes séculaires aux guerres médiques et à l’affrontement entre le monde grec et la Perse achéménide. L’idée sera d’ailleurs oubliée par la suite. Mais elle est juste.
Puis viendront les récits de voyage dans l’Orient islamisé (la Perse, le monde turc et l’Égypte), relations qui se revendiquent du vécu, puis de plus en plus de l’objectivité et du savoir, au fur et à mesure que le rationalisme va s’imposer en philosophie, dans les sciences, et même en littérature. Ces relations de voyage vont servir de références pour les voyageurs du XIXe (notamment ceux de la première moitié du siècle qui font constamment appel à leurs prédécesseurs), et vont contribuer à structurer les conceptions occidentales.
Un des thèmes dominants (activé par la contemplation touristique de Constantinople haut lieu du pittoresque oriental) tient à la recherche d’une identité occidentale mettant en jeu le despotisme oriental. L’imaginaire collectif du XIXe siècle met ainsi en place deux « orients », présentés comme aussi imaginaires l’un que l’autre : d’un côté celui du despotisme et de l’ignorance, de l’autre celui de la sensualité et du pittoresque. Deux personnalités vont y contribuer : Leibnitz et Montesquieu.
L’image rendue par Leibniz, dont l’influence sera considérable, est celle d’un Occident représentant le mouvement, le progrès, par opposition à un Orient ignorant, barbare, immobile et sans perspective. La référence française est Montesquieu qui institutionnalise en une certaine manière la pensée occidentale sur le monde oriental.
Avec Montesquieu, le despotisme devient un fait spécifiquement oriental de par son enracinement et son accomplissement ; un phénomène inhérent et indispensable aux gouvernants et peuples d’Orient, leur assurant stabilité et pérennité. Il relaie ainsi la représentation d’un Orient figé, ancré dans son fanatisme et dans son intolérance religieuse, incapable de se développer de manière autonome et d’accéder aux Lumières. La cause ? Le climat particulier et son action sur les populations.
Dans L’esprit des lois, Montesquieu présente l’empire ottoman comme l’exemple par excellence du despotisme asiatique. Il se caractérise par l’absence de lois, l’égalité dans la servitude, la corruption généralisée et le règne du caprice solitaire. Il se base sur la peur et la crainte comme mode de gouvernement. Les Lettres persanes adoucissent les angles en distinguant le pôle turc voué irrémédiablement à l’obscurité, à la barbarie, à l’ignorance et au despotisme, et le pôle persan, capable de s’ouvrir à l’Occident, d’accéder à une certaine forme de connaissance et d’évoluer.
L’autre protagoniste essentiel de cette construction chimérique et littéraire d’un Orient de pacotille s’appelle Antoine Galland, celui qui apporte la première traduction des Mille et une nuits en 1704 et qui prétend livrer au lecteur « un Orient à l’état pur ». L’ouvrage va connaître un succès ininterrompu, perpétué au XIXe avec la version extraite de l’original arabe par le grand orientaliste allemand Joseph von Hammer-Purgstall. Il met à l’honneur le monde arabe et musulman et devient la référence de l’Orient littéraire, qui va déployer l’image enjôleuse et séduisante d’un Orient de l’exotisme, du plaisir, de la fantaisie, des fastes, du luxe, d’une lascivité désordonnée paradoxalement alliée à de la sagesse et du mysticisme. Bref, une pure chimère.
L’engouement s’affirme et se prolonge avec l’édition de grands auteurs arabes des premiers siècles de l’hégire et du « moyen âge » traduits par d’éminents orientalistes ; par les écrits et la poésies exaltants le mystère, la somptuosité et l’exotisme : Les orientales de Victor Hugo, Salammbô de Flaubert…
Le rêve va se prolonger dans les voyages « touristiques ».
L’Orient n’a jamais été le miroir de l’occident. Curieuse, inventive, l’Europe – ou plus exactement des Européens particulièrement audacieux – a développé des comportements exploratoires. Comme ailleurs, on voyageait en Orient aussi… Bien des explorateurs ont payé de leur vie cette intrépide curiosité. Il faut lire « Le grand jeu » de Peter Hopkins.
Pendant que l’Europe progressivement sécularisée, laïcisée, autrement dit indifférente voire hostile aux religions, se détournait de ce qu’on peut légitimement appeler ses « racines chrétiennes », autrement dit de la connaissance du patient processus de christianisation qui a construit et pétri toute sa culture jusqu’à ces cent cinquante dernières années, le reste du monde allait continuer de maintenir ses traditions religieuses. L’islam en particulier prenait conscience de sa force, de sa puissance et de sa spécificité, et il a repris les armes qu’il avait relativement posées pendant de longs siècles, d’abord arrêté et stabilisé dans sa marche victorieuse et violente, puis progressivement dominé par la supériorité technique, militaire et financière de l’Europe de l’ouest.
Partout où il avait rencontré le monde occidental christianisé, il avait été pénétré peu ou prou du levain de l’évangile, même sans le reconnaître, voire en le niant. En se radicalisant, il se prive désormais de ce levain, et ne prétend plus que s’emparer de la technique, âprement convoitée, parce que source de puissance politique et de développement économique, en vue d’un idéal utopique : mettre le monde sous la loi de Mahomet.
L’Orient que l’Occident a inventé, et qui a nourri bien des rêveries occidentales – c’est-à-dire des quantités de thèses, d’actes de colloques et d’articles – n’est que le miroir d’une érudition vaine et stérile. Ce qui a existé, c’est un Orient islamisé : la Perse, la Turquie et l’Égypte, trois empires avec lesquels les « grandes puissances » du XIXème siècle ont composé. Cet Orient-là a fasciné les esprits. Aujourd’hui, il s’est encore élargi : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde…
Pour en parler correctement, il faudrait parler du « monde islamisé » face à l’ancien monde christianisé.
Il nous faut espérer que jamais ne se lève le jour où il nous faudra parler d’un « Occident islamisé ». Mais nous sommes en droit d’attendre et d’espérer que cet Orient islamisé se libère un jour de la férule implacable d’une religion qui a sans doute contribué, beaucoup plus que le climat – n’en déplaise à Montesquieu – à empêcher le développement de la pensée, de la liberté, et de l’amitié entre les hommes, comme aussi celui de relations droites, justes et fécondes, à tous niveaux, entre les hommes et les femmes.
Un nouveau Père-Abbé pour l’abbaye Saint-Joseph de Clairval
L’abbaye Saint Joseph de Clairval à Flavigny-sur-Ozerain (21) vient d’élire un nouveau père-abbé suite à la renonciation à sa charge de Dom Beauchef en février 2019.
Habemus Abbatem ! Nous avons un Abbé !
L’Esprit Saint a soufflé doucement et fortement !
L’élu est Dom JEAN-BERNARD MARIE BORIES, jusqu’ici Maîtres des novices.
Nous confions le nouvel Abbé et le progrès de notre communauté dans les voies de Dieu à Notre Dame, à saint Joseph, à notre Père saint Benoît.
Fondée en Suisse, cette communauté bénédictine dont les moines célèbrent à ce moment-là la messe traditionnelle s’installent à Flavigny sur Ozerain en 1976. Mgr Lefebvre vient régulièrement au Monastère notamment pour y conférer les ordres.
Dans les années 1980, la communauté se rapproche du diocèse de Dijon qui reconnait le monastère de droit diocésain en 1988 et qui l’érige en abbaye en 1992 avec Dom Joly comme premier Père-Abbé.
Les moines prêchent depuis de nombreuses années des retraites de Saint Ignace selon la méthode du Père Vallet.
Le complot contre Donald Trump fait flop
La justice américaine a annulé les poursuites contre Michael Flynn, conseiller accusé d’espionnage pour la Russie, forcé de démissionner en 2017. Les charges contre lui étaient fausses, le FBI avait truqué le dossier pour nuire à Donald Trump. La déclassification des documents de l’enquête du FBI sur la collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie montre qu’il n’y avait rien d’autre que des rumeurs et des coups montés…
Donald Trump a crié victoire :
Yesterday was a BIG day for Justice in the USA. Congratulations to General Flynn, and many others. I do believe there is MUCH more to come! Dirty Cops and Crooked Politicians do not go well together!
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) May 8, 2020
« Hier a été un GRAND jour pour la Justice aux Etats-Unis. Félicitations au général Flynn et à beaucoup d’autres. Je crois vriaiment qu’il y a BEAUCOUP plus à venir ! Les flics ripoux et les politiciens corrompus ne font pas bon ménage ! »
A quand la reprise des messes publiques ? Chronologie d’un mépris gouvernemental
Le lundi 23 mars, soit la semaine après le début du confinement caractérisé entre autres par l’interdiction des messes publiques, le Président de la république s’est entretenu par audio-conférence avec les représentants des cultes (et de la franc-maçonnerie). L’Eglise catholique était logiquement représentée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France.
Deux éléments sont ressortis de cette rencontre : le confinement n’a pas encore de date de fin mais il est sûr que les Pâques juive et chrétienne seront fêtées sans rassemblement. Les représentants des cultes sont sollicités pour réfléchir à l’après-confinement, pour « accompagner M.Macron dans sa réflexion sur la résilience de la société française face à la crise ». C’est beau et consensuel.
Le 21 avril, le Président s’est à nouveau entretenu avec les représentants des cultes, avec pour objectif de réfléchir sur «la cohésion morale du pays face à la crise» et «les moyens de rebondir».
Ce même 21 avril, alors que le déconfinement est annoncé pour le 11 mai, les évêques de France remettent au Premier ministre une série de propositions concernant la pratique cultuelle (en particulier, taux de remplissage de l’église, modalités pour la communion, port du masque), en espérant une reprise des messes les 16 et 17 mai.
Le 28 avril, le Premier ministre présente à l’Assemblée nationale son plan pour les cultes lors de sa déclaration relative à la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 :
« Quant aux lieux de culte, je sais l’impatience des communautés religieuses et les lieux de culte pourront rester ouverts. Mais je crois qu’il est légitime de leur demander de ne pas organiser de cérémonie avant la barrière du 2 juin ».
Peut-être ce qu’on appelle à l’ENA le foutage de gueule ?
Pourtant, lors de la même présentation, E.Philippe expliquait aussi :
« S’agissant des conditions de travail, nous devons amplifier la démarche engagée par les fédérations professionnelles et le ministère du travail pour réaliser des guides et des fiches métiers qui accompagnent les réorganisations nécessaires au sein des entreprises. Trente-trois guides sont aujourd’hui disponibles. Il en faut environ soixante pour couvrir tous les secteurs. J’ai demandé à Mme la ministre du travail qu’ils soient prêts pour le 11 mai ».
Et un soixante-et-unième ? pas possible ?
Le 4 mai, Edouard Philippe reprenait cette position lors de la présentation de la même stratégie au Sénat, avec l’éventualité d’une très légère anticipation de l’autorisation pour la Pentecôte :
« J’entends le désarroi des croyants, privés de rassemblements et de célébrations, qui ne sont pas seulement une expression de leur appartenance religieuse, mais sont aussi l’une des sources vivantes de leur foi. Ils ont dû renoncer à beaucoup de ces rites qui marquent les grands moments de la vie. Je pense aux moments de fête autant qu’aux moments de deuil. Je comprends l’impatience des ministres du culte de toutes les confessions. Je leur demande instamment d’attendre, en conscience, pour que nous n’ayons pas à regretter une décision précipitée…
J’avais indiqué qu’il faudrait attendre le 2 juin pour que les offices et les prières ouvertes aux fidèles puissent de nouveau se tenir dans les lieux de culte. Beaucoup de responsables de culte ont fait des propositions, après s’être entendus, pour concilier le déroulement de leurs réunions avec les exigences de distanciation physique. Je sais, notamment, que la période du 29 mai au 1er juin correspond pour plusieurs cultes à des fêtes ou à des étapes importantes du calendrier religieux. C’est pourquoi, si la situation sanitaire ne se dégrade pas au cours des premières semaines de levée du confinement, le Gouvernement est prêt à étudier la possibilité que les offices religieux puissent reprendre à partir du 29 mai ».
Enfin, le 7 mai, le Premier ministre et ses petits représentants de commerce sont venus vendre leur plan pour le 11 mai.
Le ministre de l’intérieur [à 45’] expédiait l’exercice des cultes avec le style propre à son ministère, le circulez, y’a rien à voir :
« Concernant les cultes, nous sommes pleinement conscients des efforts consentis par les croyants. Nous avons reçu plusieurs propositions pour concilier pratique religieuse et distanciation physique. Comme je l’indiquais le 22 avril au pasteur Clavairoly, représentant de la Conférence des responsables de cultes en France, et comme annoncé par le Premier ministre au Sénat ce lundi, nous allons travailler avec l’ensemble des responsables cultuels aux conditions de reprise des cérémonies religieuses d’ici la fin du mois ».
Quant au ministre du travail, la charismatique Mme Pénicaud, il confirmait l’existence des guides à destination des organisations [55’] :
« Le gouvernement a rendu public dimanche dernier un protocole national de déconfinement pour les entreprises et les associations [NDLR : précision d’autant plus intéressante que l’intitulé du document, ne fait référence qu’aux entreprises] quelle que soit leur taille, quel que soit leur secteur d’activité. Ce protocole définit la mise en place des gestes barrière et de distanciation sociale, mais définit aussi les règles sur des sujets clés comme l’espace nécessaire par personne, la gestion des flux, l’usage des masques, les tests ou la gestion du nettoyage… S’ajoutent des guides métiers ou des guides sectoriels. 54 sont d’ores et déjà disponibles. Il y en aura plus de 60 d’ici dimanche [10 mai] dont celui très attendu sur le commerce non alimentaire et de celui sur la coiffure ».

Sans compter, on le sait, un modeste guide de 63 pages à destination des écoles.
Alors, comment comprendre que l’exercice du culte soit traité ainsi d’un revers de la main comme s’il fallait encore du temps (du travail…) pour définir toutes ces mesures barrières et de distanciation physique nécessaires à la maîtrise de la propagation de l’épidémie dans les églises ? Alors que tout est en place pour le 11 mai, tout a déjà été disséqué, élaboré, mâché, rédigé, à commencer par les recommandations du Socle du déconfinement, introduction du protocole national (dans lequel on remarque d’ailleurs que le port du masque ne figure pas : sans doute encore une séquelle de la kyrielle de messages de l’exécutif à ce propos depuis le début de l’épidémie).

Quatre hypothèses peuvent être faites, sans doute valables toutes les quatre à la fois :
- L’administration française veut encore déployer tout son génie normatif que nous avons déjà admiré dans tout ce qui a relevé de la gestion des masques, des tests, des autorisations diverses et variées dans le monde médical. Et qui dit génie normatif dit temps (administratif, s’entend…).
- L’administration française croule sous le poids de sa propre entropie mais aussi des actions nécessaires pour tenter de colmater les mensonges, incohérences, contradictions, retards, bêtises dont le pouvoir exécutif est si friand depuis le début de cette crise sanitaire.
- Le pouvoir macronien se moque comme de sa première chemise de l’exercice du culte en France, pourvu qu’il ne soit pas musulman (cf les préconisations diverses émises par différents représentants du ministère de l’intérieur pour la période du ramadan).
- Les évêques de France dans leur représentation, malgré des prises de parole courageuses, se sont caractérisés par une soumission, laissant ainsi croire que l’Etat aurait autorité pour décider de ce qui relève du culte. Au risque que cet évènement fasse jurisprudence à l’avenir dans les relations entre l’Eglise et l’Etat. Qu’est-ce qui empêchera l’Etat, au moindre risque sanitaire (ou autre), d’interdire les cérémonies publiques ?
Le Parti Chrétien-Démocrate de M.Poisson a introduit un référé-liberté ; l’AGRIF prévoit aussi une action en justice.
Mais que fait l’Eglise de France ?
Le plus grand scandale de la république macronienne
Lu sur le blogue de Bernard Antony:
Le scandale est immense. Il ne fait que débuter. Et si c’est Le Monde, le journal officieux de la république et si proche du pouvoir, qui commence à le dévoiler, c’est que l’on sait déjà, depuis plusieurs jours, dans les milieux du gouvernement et de la politique et des médias, que c’est désormais, à ce jour du moins, le plus grand scandale de la république macronienne. Un scandale qui porte sur des milliers de morts !
Ainsi, alors que déjà, à la fin du mois de mars, l’épidémie du coronavirus avait entraîné des centaines de décès, au ministère de la Santé dirigé par madame Agnès Buzyn, on continuait à faire détruire des stocks de millions de masques ! Et les soignants en ressentaient une tragique pénurie. Rappelons qu’en effet, de 2001 à 2020, le nombre de masques stockés était passé de 1,4 milliard à 117 millions avec une accélération de la destruction au cours des trois dernières années. Beau travail en vérité de la gouvernance macronarde !
Et, on continuait fin mars à brûler les derniers stocks ! Quelle belle harmonie, comme si souvent, du centralisme jacobin et de la plus crasse bêtise bureaucratique ministérielle.
Bien sûr, les intérêts mènent le monde et sans doute y a-t-il là un début d’explication de l’interdiction ahurissante des médicaments préconisés par le professeur Raoult, et que prescrivaient les médecins depuis 40 ans. Mais, pour ce qui est de la destruction de nos stocks de masques, on ne peut imaginer qu’elle aurait pu être décidée sciemment afin d’en faire racheter d’autres. Ce serait trop monstrueusement criminel.
Cette considération n’exonère en rien les dirigeants, responsables de cette destruction aux conséquences terribles, d’une immense culpabilité.
Qui ne le sait, ayant ce qu’il fallait de tests de dépistage et de stocks de masques, les gouvernements de Corée du Sud et de Taïwan n’ont pas eu à imposer à leurs peuples des confinements totalitaires entraînant, comme chez nous, tant de décès de personnes âgées et la terrible catastrophe économique qui ne fait que commencer ?
Mais, au plus haut niveau de l’État français, messieurs Macron et Philippe, et dame Buzyn, sont les premiers coupables de cette immense aberration. On ne pourra refuser aux Français les procès dans lesquels ils devront répondre de leurs décisions. Le temps doit en effet se terminer de la suffisance, de la vanité, de l’orgueil manifesté par cet insupportable donneur de leçons en toutes choses qu’est l’actuel président de la République. Il est, au plus haut niveau, le responsable de la criminelle incurie gouvernementale.
Le confinement imposé totalitairement pour pallier aux manques de moyens sanitaires a entraîné la mort dans la solitude et le désespoir de milliers de personnes âgées. Il entraîne d’ores-et-déjà un immense effondrement économique et donc social qui n’a eu de pire que les ravages des derniers conflits.
Monsieur Macron s’est indécemment campé dans une posture flambarde de chef de guerre. Mais sa politique de santé, mise en œuvre par des incompétents ajoutant leur incompétence à la sienne, a bel et bien causé un désastre.
Hélas, il n’en tirera pas tout de suite la conclusion qu’il faudrait. Mais celle-ci pourrait bien s’imposer. Sa démission pourrait être une bonne chose pour la France.
