Quand la CEDH ressemble à un jeu de dupes
De Gregor Puppinck dans La Nef :
Jamais dans toute l’histoire européenne une institution n’a possédé un tel pouvoir, au point de se présenter comme « la conscience de l’Europe ». Et, de fait, de Compostelle à Vladivostok, de Mourmansk à Nicosie, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) – c’est d’elle qu’il s’agit – dispose sur 833 millions d’habitants de la puissance du « dernier mot ». Cette juridiction peut en effet défaire les lois et les Constitutions, et imposer leur révision. Pourtant, et de manière paradoxale, la Cour européenne ne compte que 47 juges et ceux-ci sont totalement inconnus du grand public, à la différence notable des 9 juges de la Cour suprême des États-Unis.
N’est-il pas alors étonnant que les Européens s’interrogent si peu sur l’identité des quelques personnes qui dominent pourtant l’ensemble de leur ordre juridique, et qui se donnent pour mission de garantir le respect des droits de l’homme, de l’État de droit et de la démocratie ? Le nom du juge qui a validé la mort de Vincent Lambert ou convaincu ses collègues de condamner le cadre juridique français prohibant la GPA doit rester caché, drapé derrière la façade impressionnante de « la CEDH ». On ne connaît que « la CEDH » ; ses membres restent dans l’ombre qui sied à la magistrature. […]
La gestion de la crise sanitaire : réflexions sur les spécificités de l’incurie macronienne
La crise du coronavirus et sa gestion par le pouvoir politique donnent lieu à des commentaires souvent intéressants et pouvant être développés à l’infini. D’autant plus que, mondiale, elle autorise aussi des comparaisons instructives.
Cependant, l’objectif de ce texte n’est pas d’étudier cette gestion de la crise en France au regard d’une situation inédite de privations de libertés considérées comme fondamentales ; ni de pointer les incohérences d’une action qui suffiraient à remplir plusieurs tomes épais, même en tenant compte d’une compréhensible progression dans découverte des caractéristiques du virus, juste au regard de ce qu’est le bon sens ; ni même de juger de la pertinence intrinsèque des actions décidées ; ni encore de prévoir des perspectives judiciaires promises par certains.
Le but est l’analyse de ce qui sous-tend en France l’action politique depuis le début de la crise sanitaire, révélant par là-même des spécificités de l’exercice du pouvoir macronien. Révélant d’ailleurs aussi de quelques traits de la société française qui seront vus en conclusion.
Premier aspect : l’usage du mot « guerre ». Les fameux « nous sommes en guerre » dans l’adresse aux Français de M.Macron le 16 mars 2020.
Cet usage est une contrefaçon, bien sûr. Car il ne s’agit que d’une crise sanitaire. Nous employons le terme contrefaçon, car il peut recouvrir tout à la fois une erreur d’analyse (inconvenante venant de gens si subtils et intelligents, comme le dirait Gilles Le Gendre) et un besoin de mise en scène (beaucoup plus probable). Cela permet mieux à l’exhibitionniste qui nous gouverne de plastronner.
Ce mot, en tout cas, conduit logiquement à l’énumération quotidienne du nombre de morts, dans une comptabilité d’épicier dont le Directeur général de la santé Jérôme Salomon, franc comme un âne qui recule, a le secret.
Ce vocabulaire, cette épicerie mortuaire, sans mise en perspective, ont sans doute eu pour effet de créer ou d’accroître chez certains une peur devenue exagérée. Comment faut-il comprendre sinon le type de réactions face à l’annonce de la réouverture des classes de l’école au 11 mai : « Les enfants sont les premiers à être renvoyés sur le front de guerre » ?
Deuxième aspect : on fait la guerre mais sans se référer aux frontières nationales.
C’est là une des caractéristiques intéressantes de la gestion macronienne : l’originalité de cette guerre aura été d’ignorer toute référence aux frontières nationales, considérée ipso facto comme de mauvais goût. Le Français aura eu le choix d’action entre les frontières de l’espace Schengen, celles de son domicile, celles du 1 kilomètre à partir de ce même domicile, bientôt celles du 100 kilomètres. Et si M.Macron a troqué les références à la République pour des références constantes à la Nation, c’est aussi en se référant à une souveraineté europénne. Comprenne qui pourra.
Troisième aspect : la gestion de la crise dévolue aux experts.
On sait depuis G.Clémenceau que la guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires. Apparemment, le pouvoir macronien n’a pas su que la crise sanitaire était une chose trop grave pour être confiée à des médecins. Au contraire, il y a eu comme une sorte de dévolution systématique à l’autorité technicienne. Clairement exprimée dès l’adresse aux Français du 12 mars 2020 :
« Un principe nous guide pour définir nos actions, il nous guide depuis le début pour anticiper cette crise puis pour la gérer depuis plusieurs semaines et il doit continuer de le faire : c’est la confiance dans la science ».
Et E.Macron a superposé les couches : il y avait déjà bien sûr la Direction générale de la Santé et toutes les institutions propres au Ministère. Il y a eu le Conseil scientifique installé le 11 mars et cité dès le 12 mars par E.Macron. Le 24 mars, a été installé en sus un Comité analyse, recherche et expertise (CARE), qui n’a, il faut être honnête, que peu fait parler de lui.
Cette dévolution a eu deux conséquences :
- La première : sur-exagérer la prise en compte des considérations sanitaires, bien légitimement mises en exergue par des médecins.
- La deuxième : permettre au pouvoir exécutif une commode défausse sur ces experts. Magnifiquement exprimée par E.Philippe, lors de son discours sur les modalités du déconfinement le 28 avril, à propos des masques :
« Les scientifiques eux-mêmes ont évolué. Au début, beaucoup nous disaient que le port général du masque n’était pas nécessaire, que le risque du mauvais usage était supérieur aux avantages espérés. Nous l’avons répété ; moi-même, je l’ai dit. Ils nous disent aujourd’hui – ce sont parfois les mêmes – qu’il est préférable, dans de nombreuses circonstances, de porter un masque plutôt que de ne pas en porter : il me revient donc de le dire, et de faire en sorte que cela soit possible».
Quatrième aspect : l’usage immodéré de la propagande.
Cette considération cadre parfaitement avec la notion déjà évoquée de guerre, alors qu’elle eût été inadéquate dans le cadre du traitement d’une crise sanitaire.
La propagande s’est traduite par l’appel à des moyens exceptionnels volontairement exagérés, pour donner plus d’ampleur à une apparence d’action (ou à des actions elles-mêmes). C’était tout l’objectif du lancement de l’opération Résilience, annoncée par E.M lors de son déplacement dans l’hôpital de campagne construit à grand renfort de publicité par l’armée près de Mulhouse, pour trente lits de réanimation (quand les structures hospitalières privées de l’Est français, qui avaient dégagé des lits de réanimation, se plaignaient de rester inutilisées) ; comme pour ce navire porte-hélicoptères pouvant embarquer 450 militaires (plus 170 marins d’équipage) et utilisé pour transporter 12 patients dont 6 seulement en réanimation depuis la Corse sur le continent ; ou la médicalisation d’un TGV pour 20 malades, trompetée comme une première mondiale. Sans doute y avait-il aussi pénurie d’ambulances adaptées ou d’hélicoptères.
On aura remarqué que la propagande macronienne aime s’appuyer sur des solutions miracles à fort contenu technologique. N’a-t-on pas encore entendu le Premier ministre, le 28 avril, se louer de la capacité de la Poste, à compter du 30 avril, d’ouvrirune plate-forme de e-commerce pour distribuer chaque semaine à ceux qui en ont besoin plusieurs millions de masques grand public. Saisissant : nous qui pensions bêtement que c’était en fait le…. boulot de la Poste. Et on attend avec impatience la fameuse application STOP-COVID.
La propagande a besoin d’exploit. Mais pas ceux de la vie ordinaire.
La propagande a aussi besoin de communication. Et il faut dire que nous n’avons pas été sevrés de paroles, présidentielle, premier-ministérielle, ministérielles, directoriales ; et même M.Défraîchi, le président du ci-devant Conseil scientifique, n’hésite pas à participer.
Cette communication est bien sûr affirmée comme reposant sur ses deux mamelles, vérité et transparence. Le 16 mars, E.Macron l’affirme :
« Je vous dirai à chaque fois, comme je l’ai fait, comme le Gouvernement le fait, la vérité sur l’évolution de la situation » ;
le 25 mars, en opération propagande à Mulhouse :
« le gouvernement fera le maximum pour apporter toutes les réponses avec les contraintes qui sont les nôtres, toujours en transparence »
et :
« Le ministre de la Santé reviendra dans les prochains jours, comme il l’a déjà fait et comme il le fait constamment sur les sujets les plus sensibles, en toute transparence » ;
le 13 avril,
« Mes chers compatriotes, si je tenais à m’adresser à vous ce soir, après avoir largement consulté ces derniers jours, c’est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend pour les prochaines semaines et les prochains mois ».
Cerise sur le gâteau, lors du débat du 28 avril à l’Assemblée nationale et en réponse au discours d’E.Philippe sur le déconfinement, le chef des députés LaREM (les trop subtils et intelligents) n’hésite pas à commencer ainsi son discours :
« Vous avez décidé, depuis le début de la crise, d’observer avec le Parlement les mêmes principes de vérité et de transparence qu’avec nos concitoyens ».
Mais, on le sait, c’est pour mieux mentir.
Cinquième aspect : le mensonge originel, celui sur les masques.
Une énorme partie du comportement des personnes engagées dans la gestion de la crise est obérée par ce mensonge originel : il y avait pénurie de masques et le pouvoir a affirmé le contraire. Ceci a amené à un deuxième mensonge : le pouvoir a affirmé que le masque –hormis pour les soignants- était inutile. On se rappelle même que des forces de l’ordre qui portaient un masque sur initiative individuelle, ont, un temps, été réprimandées et priées de ne pas en porter. M.Ménard, maire de Béziers et qui a très tôt pris l’initiative de faire fabriquer des masques en tissus pour ses administrés, qu’il a commencé de distribuer, rapportant son action au préfet de l’Hérault s’est vu répondre : « Ce que vous faites est néfaste » !
Arrêtons-nous un moment sur ces deux aspects.
- La pénurie: soit le pouvoir était très mal informé, tant des disponibilités que des besoins, ce qui serait un cas flagrant d’incapacité (on ne discutera pas là de la généalogie des responsabilités ayant abouti à des stocks très insuffisants en début d’épidémie) ; soit il a menti délibérément, et nous pensons que c’est le cas.
- Le port du masque comme geste-barrière. E.Philippe s’est donc défaussé sur les scientifiques qui l’auraient mal conseillé. Franchement, faut-il être préfet ou ministre pour ne plus être capable de constater par soi-même que tous les pays confrontés à plusieurs infections respiratoires comme le coronavirus ont généralisé le port du masque ? Faut-il être préfet ou même ministre pour ne plus avoir le bon sens nécessaire pour subodorer que, certainement, le port du masque empêche la dispersion des postillons ?
On dira : mais il y avait pénurie et il fallait réserver les quelques masques disponibles pour les soignants les plus exposés. Soit. On comprend. Mais alors, pourquoi ne pas avoir lancé au plus vite les initiatives individuelles (petites et moyennes entreprises, individus) pour fabriquer tous les masques que le ministère de la Santé était incapable de fournir ? On parle toujours de co-construction, de solidarité. Belle occasion pour que chacun se sente impliqué. Mais il ne semble pas que ce pouvoir macronien ait grande confiance dans les capacités du peuple.
Après, bien sûr, il y a tous les autres mensonges et les manques de transparence répétés malgré les promesses. Simplement trois exemples parmi tant d’autres : on attend toujours d’avoir l’historique prouvé des commandes de masques par l’Etat ; on attend de savoir si les pouvoirs publics étaient informés de la disponibilité soudaine de masques chirurgicaux à compter du lundi 4 mai dans les hypermarchés ; le Dr Marty, médecin généraliste et président de l’Union française pour une médecine libre, attend que soient communiqués les chiffres des soignants ayant été contaminés depuis le début de l’épidémie. Et pour rester court, on n’abordera ici ni le sujet des tests, ni celui des traitements.
Sixième aspect : le « quoi qu’il en coûte » originel. Ou le primat du sanitaire sur la ligne de crête.
Cela date du tout début, dans l’adresse d’E.Macron aux Français le 12 mars :
« La santé n’a pas de prix. Le Gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte ».
C’est bien évidemment faux : la santé a un prix. D’ailleurs, les structures hospitalières le savent bien, qui subissaient depuis des années des politiques de réduction des coûts. Mensonge ? Plutôt manque de sens du bien commun.
Parce que, le 28 avril, le Premier ministre a bien été obligé de dire une partie de la réalité :
« Nous devons protéger les Français sans immobiliser la France au point qu’elle s’effondrerait. C’est une ligne de crête délicate qu’il nous faut suivre. Un peu trop d’insouciance et c’est l’épidémie qui repart ; un peu trop de prudence et c’est l’ensemble du pays qui s’enfonce ».
Le coût économique et financier va être considérable, lié à la décision de confinement et à toutes les décisions de protection (souvent légitimes dans ce cadre) prises par le gouvernement. Sans doute au minimum 300 milliards d’euros. Pour quel bénéfice en terme de santé ?
On sait que l’objectif de santé publique a été une gestion de l’épidémie par la pénurie, celle des lits de réanimation (malgré un déploiement d’efforts considérables qui ont permis son passage d’environ 5000 avant l’épidémie à près de 15000 ensuite, structures publiques et privées). Le gabarit, la jauge étaient donc fournis par le nombre de lits de réanimation disponibles et les soignants de tous métiers capables d’en maîtriser l’usage.
Alors, quel prix, la santé ? Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a estimé :
« Selon une étude de l’École des hautes études en santé publique, le confinement aura permis d’éviter au moins 62 000 décès en un mois et 105 000 lits de réanimation auraient manqué en l’absence de confinement ».
Reconnaissons d’abord un certain savoir-faire à cette école quand bien même le ministère de la Santé a été incapable jusqu’au 7 avril de fournir le nombre de morts par coronavirus dans les EHPAD ; que le recensement des morts par coronavirus à domicile est encore, apparemment, inconnu ; et que le ministère de la Santé, à date du 2 mai, est toujours incapable de dresser une carte des départements en fonction de la disponibilité des tests du COIV-19, pourtant choisie par lui comme un des critères de différenciation des départements (rouge ou vert) à mettre en œuvre au 11 mai au plus tard.
Ceci étant, acceptons ce chiffre de 62000 décès évités (dont une grande majorité de personnes âgées ce qui, d’un point de vue purement statistique –quoique toujours désagréable à entendre- peut dans une grande partie des cas être considéré comme une anticipation…). Proposons de rapporter ce nombre aux 300 milliards d’euros. Cela valorise le mort évité –osons le cynisme froid jusqu’au bout- à 5 millions d’euros. Si l’on valorise chacun des 65 millions de Français (65 millions) à ce montant, cela correspond à un PIB de 325 000 milliards d’euros. Soit environ 130 fois le PIB français actuel (estimation de 2400 milliards d’euros). La santé n’a pas de prix. Mais le mort du coronavirus potentiellement évité est très cher quand même. D’où la ligne de crête du Premier ministre, qui vient percuter la légèreté de son président.
D’autant plus que le coût n’est pas que financier ou économique. Il y a toutes les atteintes à ce qu’est la vie dans son expression humaine (sans même là encore parler de liberté) : la tendresse pour les vieux, l’accompagnement des morts, la liberté de pratiquer son culte.
Vous verrez que l’on s’étonnera d’en voir le coût apparaître lorsque, la crise jugulée, le niveau de vie diminuera, sous une forme ou sous une autre, en proportion de la baisse du PIB, et que le degré de souveraineté de la France (pourtant affichée comme une valeur renaissante) se sera un peu plus affaissé sous l’effet de l’accroissement de la dette possédée par des structures étrangeres.
Septième aspect : le manque de recul sur la mortalité directement liée au coronavirus.
Peut-être se sera-t-on effarouché de l’apparente désinvolture avec laquelle sont traités les morts. On va pourtant continuer encore un peu.
Il a été dénombré, jusqu’à présent, environ 25 000 décès dûs au coronavirus en date du 2 mai 2020, soit plus de deux mois après le début de l’épidémie en France et après un mois et demi de confinement. En 2019 il y a eu en France environ 615 000 décès, soit environ 1 700 décès quotidiennement. Soit, « normalement », sur une période de deux mois (mars et avril) : 102 000.
Autrement dit, il pourrait y avoir chaque jour que Dieu fait un long lamento du Professeur Salomon sur les 1 700 décès du jour. On y échappe fort heureusement. Et on n’arrête pas la vie de la société pour cela, heureusement aussi.
Un petit peu de perspective donc, d’autant plus facile bien sûr qu’on n’est pas directement concerné par cette maladie… Mais c’est aussi le rôle du pouvoir politique, responsable du bien commun, de mettre les choses en perspective.
Retenons aussi que toute la France a été confinée. Or, sur les 25000 décès, plus de 9000 ont eu lieu en EHPAD. Mais, en réalité, les résidents des EHPAD sont plus touchés que cela parce que, le 29 avril par exemple, plus de 3000 morts à l’hôpital avaient en fait été transférés à partir des EHPAD. Plus de la moitié des décès proviennent donc en réalité de ces établissements, ce qui ne paraît pas anormal vu les caractéristiques du virus. Conclusion du démographe M. Robine
« ils ont confiné aveuglément tout un pays, sans distinction de région, d’âge, d’activité, tué toute une économie, flanqué la trouille à toute une population parce qu’en réalité un virus décimait (et le terme est heureusement très inexact) essentiellement les personnes âgées – voire très âgées – dépendantes placées en EHPAD. Dire cela n’est pas nier ou minimiser le drame ».
Toutes ces remarques sur la pratique macronienne de la gestion de la crise sanitaire renvoient aussi et désagréablement pour notre amour-propre à quelques constatations sur une société française largement abreuvée (saoûlée ?) d’informations et de commentaires par les chaînes d’information continue.
Première caractéristique de la société française : le poids des lourdeurs administratives, deviné dans tout ce qui tient à la question des stocks et commandes de masques, stocks et commandes de tests, certification et validation de nouveautés médicales, lourdeurs dans les évaluations médicamenteuses diverses.
Deuxième caractéristique de la société française : une formidable capacité d’encaissement apathique. Dans n’importe quel contexte professionnel un peu exigeant, la succession des présentations, annonces, annonces qu’on va annoncer, imprécisions, incohérences, mensonges que nous connaissons aurait conduit à une éjection immédiate des présentateurs. Pourtant, quand il s’agit de M.Philippe et de M.Véran qui se démènent pendant plus d’une heure le 19 avril pour nous informer que finalement, on n’apprendrait à peu près rien sauf que le gouvernement travaille (on l’espère a minima) et avec humilité (on préfèrerait avec efficacité), pas de ruée dans les brancards et bien peu de réclamations. Et de même, quand dans son discours du 28 avril, le Premier ministre explique :
« Quant aux lieux de culte, je sais l’impatience des communautés religieuses et les lieux de culte pourront rester ouverts. Mais je crois qu’il est légitime de leur demander de ne pas organiser de cérémonie avant la barrière du 2 juin »,
pas de Conférence des évêques de France pour répondre : « Monsieur le Premier ministre, vous pouvez légitimement nous le demander. Et notre réponse est NON ». La France attend. Une sorte d’anesthésie dans laquelle on aimerait déceler une vitalité civique irréprochable.
Troisième caractéristique : une passion française pour l’interdiction.
Est-il utile de rappeler les raffinements observés un peu partout pour rajouter de l’interdiction aux interdictions ? De rappeler les insupportables exemples de débordement des forces de l’ordre s’octroyant les pouvoirs du juge dans l’application des conditions dérogatoires de déplacement dans le cadre du confinement ? De rappeler les diverses interdictions faites aux médecins libéraux de prescrire, aux pharmaciens de vendre, aux laboratoires de fabriquer ?
Un bon exemple de cette passion est fourni par l’exercice du vélo. La fameuse attestation autorise un « déplacement dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile lié à l’activité physique individuelle ». N’importe qui de sensé y voit la possibilité de faire du vélo pour le plaisir ou l’entretien physique, dans les bornes (temps et distance) fixées. Mais non, on sait que des pandores ont estimé que le vélo tout seul était interdit. D’où des actions en justice qui ont abouti à une décision du Conseil d’Etat en date du 30 avril 2020 (il était temps : le confinement s’arrête dans quelques jours…) dans lequel on trouve cet alinéa N°6 particulièrement indigeste –mais un juriste ne recule devant rien pour polir l’état de droit…- et qui confirme ce que le bon sens intuite :
« Sur les conclusions de la requête : En ce qui concerne l’information générale sur l’usage de la bicyclette : 6. Il résulte de l’instruction, notamment de l’information apportée, au cours de l’audience publique, par le représentant du ministre de l’intérieur, quant à l’existence et au contenu d’un relevé de décision du 24 avril 2020 de la cellule interministérielle de crise placée auprès du Premier ministre, que l’interprétation des dispositions de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 retenue par le gouvernement et devant être diffusée à l’ensemble des agents chargés de leur application est, en premier lieu que « ne sont réglementés que les motifs de déplacement et non les moyens de ces déplacements qui restent libres. La bicyclette est donc autorisée à ce titre comme tout autre moyen de déplacement, et quel que soit le motif du déplacement ».
Sauf que le Conseil d’Etat se permet d’ajouter (et ce que le ministère de l’intérieur s’empresse de reprendre dans une note publiée le même jour) :
« les restrictions de temps et de distance imposées par les dispositions du 5° de l’article 3 privent en principe d’intérêt l’usage de la bicyclette pour un déplacement exclusivement motivé par l’activité physique individuelle et que, dans un tel cas, le risque plus important de commission d’une infraction liée au dépassement de la distance autorisée doit conduire, tout en en rappelant la possibilité juridique d’utiliser la bicyclette pour tout motif de déplacement, à « en dissuader l’usage au titre de l’activité physique ».
On peut, mais nous sommes dissuadés. Ce n’est pas pour des raisons sanitaires que l’usage sportif de la bicyclette nous est contre-indiquée par ces pouvoirs : c’est parce que, dans ces conditions de temps et de distance, ils savent mieux que nous ce qui a de l’intérêt pour nous, et en plus nous jugent assez stupides pour commettre des « infractions liées au dépassement de la distance autorisée ». On croirait du Sibeth Ndiaye.
Quatrième caractéristique : l’absence bien connue de culture économique (qui renvoie aux conditions d’enseignement et aux programmes associés de cette discipline), faisant que beaucoup ignorent (ou veulent ignorer) qu’il est difficile de partager une richesse qui n’a pas été produite. De même qu’il est facile d’ignorer (ou paraître ignorer) que toute mise en œuvre future d’une réinternalisation en France d’outils de la souveraineté économique aboutira forcément à une diminution du niveau de la vie, puisque l’externalisation avait justement pour objectif une diminution des coûts.
Les représentants du pouvoir politique se gardent bien de faire toute allusion à ce fait simple, mais qui devrait aboutir, dans les mois et années prochains, à beaucoup d’expressions d’insatisfaction sociale.
La cinquième et dernière caractéristique enfin, est empruntée textuellement au Professeur Raoult (faut-il le présenter), lors d’un entretien sur BFM TV le 30 avril :
« la France a une population vieille, inquiète, qui n’a jamais vécu de grande guerre avec des événements dangereux ; on a une aversion au risque. Notre seuil de peur est beaucoup plus bas… Avant, on avait une société au bord de la crise de nerfs. Maintenant, on est en pleine crise de nerfs… ».
Autrement dit, nous paraissons si effrayés par la mort aujourd’hui, que nous sommes prêts à tout pour l’écarter. Même à renoncer à la civilisation que des centaines de générations qui sont venues avant nous ont construite.
Nous pourrions pourtant être secoués, réveillés, motivés, unis. Mais le pouvoir macronien par ses caractéristiques intrinsèques en paraît totalement incapable. Avec encore une confirmation dans un tweet du chef de guerre :

Dans la start-up nation macronienne, qui n’est pas une nation ni une start-up, tout est toujours soluble dans un centre d’appel…
Covid19, l’ultime assaut contre notre souveraineté ?
Texte de Stéphanie Bignon aux allures apocalyptiques :
Après notre monnaie et nos frontières, notre système immunitaire, notre ultime protection, est la victime des globalisateurs sans scrupule.
Petit rappel de faits et informations au sujet de la crise « sanitaire » en cours:
– De plus en plus de médecins et professeurs parlent du Covid19 comme d’une simple grippe (Pr Raoult, Dr Trotta et bien d’autres) ;
– Selon ces mêmes médecins, l’épidémie diminue et disparaitra spontanément, le vaccin est donc inutile ;
– Des traitements peu coûteux existent contre cette pathologie ;
– Les principales victimes sont : Les personnes âgées et les personnes fragiles.
Question : pourquoi devrions-nous tous craindre ce banal virus au point d’assigner à résidence la moitié de la planète ? Ce virus cacherait-il autre chose ?
Cacherait-il par exemple une impérieuse nécessité de :
– relancer le système financier au bord de l’asphyxie (la fonction « RESET » passant par une nécessaire phase d’arrêt !),
– contrôler des populations toujours plus rétives face à la spoliation de leurs biens et libertés,
– continuer pour quelques-uns, à s’enrichir toujours plus et toujours impunément…
Depuis la fin de l’année 2019, nous assistons parallèlement aux déploiements des antennes 5G, au lancement des satellites d’Elon Musk, à la banqueroute sourde des banques… et à l’inflation de la peur face à l’ennemi, le terrible Covid19 ! Coïncidence ?
De Bill Gates et ses vaccins fabriqués dans les laboratoires dont il est actionnaire, à Elon Musk et ses constellations de satellites à faible altitude pour que partout tous puissent rejoindre le « Net » (filet, en français !), à Mark Zuckerberg (Face Book), Steve Jobs (Apple), Jeff Bezos (Amazon), …la terre et l’espace sont privatisés. Quelques fortunes ont planté leurs griffes dans la médecine, la communication, la distribution, l’énergie… ils se partagent la Création !
Par les vaccins nous recevrons des agents stérilisants, des germes de maladies au long cours et une puce, moyen de rester visible pour la « matrice » démoniaque qui préside momentanément à ce monde. Avec la 5G, tous les vaccinés deviendront de petites antennes relais et tout sera sous-contrôle ou ne sera pas. Les satellites de SpaceX, nous rendront le ciel inaccessible… à l’observation, tant ils seront nombreux (42 000 satellites prévus). Le monde sera encagé.
Pour que nous acceptions cette domination toujours plus prégnante et coercitive, ils nous ont promis que nous serions « comme des Dieux » et nous les avons crus ! Nous avons consommé leurs promesses, leurs produits jusqu’à nous en rendre dépendants, esclaves et malades. Maintenant, nous commençons à comprendre que nous sommes tout nus dans le désert, confinés, isolés, chassés de nos vies.
Ces biotechnologies et technologies de l’information nous affaiblissent, nous empoisonnent chimiquement et par rayonnements électromagnétiques. Un organisme normalement constitué répond à toute agression en fabriquant des moyens d’alerte et de défense.
Les tests de dépistage proposés aujourd’hui ne mesurent que cette réaction de nos organismes et ne peuvent, à eux seuls, permettre d’analyser la nature de l’agression. Or, nos systèmes immunitaires sollicités abusivement par la chimie, les drogues et les rayonnements deviennent sujet à toutes sortes de défaillances et de disfonctionnements.
Nous sommes en train de mourir par où nous avons péché. Il nous faut réagir vite et refuser de continuer à jouer leur jeu de dément.
Quelle peur peut être assez forte pour que nous acceptions cet emprisonnement ? La peur du gendarme, le conformisme, l’instinct grégaire ne pourraient suffire à nous asservir aussi brutalement et « ils » le savent. Mais nous avons peur de la mort et cette peur de la mort sera leur arme de destruction massive. Or le monde qu’ils fabriquent sera bien pire que la mort car il sera sans espérance, sans Ciel. Trépasser c’est passer au-delà, c’est vivre pour toujours. « N’ayons pas peur » du combat et reprenons possession de nos vies pour nous et ceux qui viennent !
Les brebis n’écouteront pas la voix des usurpateurs quand bien même celle-ci se targuerait de je ne sais quelle légalité
Extrait de l’homélie du père Michel Viot :
[…] Le discours sur l’excellence et la supériorité de la révélation chrétienne sur toute autre forme d’expression religieuse, est trop peu tenu aujourd’hui dans nos églises. Dans notre époque de relativisme et de syncrétisme, suivant lesquels toutes les religions se valent, les chrétiens ont peur de se faire taxer d’intolérance en relayant des paroles aussi radicales.
Et pourtant, c’est ainsi que le christianisme s’est répandu et imposé, par la reprise de paroles aussi vigoureuses. Relisez saint Paul et les Pères de l’Eglise. C’est ce qu’a proclamé Pie XI en 1925 dans l’Encyclique « Quas Primas », en instituant le fête du Christ Roi, complétée par Vatican II dans « Lumière des nations, constitution sur l’Eglise » et qui amènera à parler du Christ Roi de l’Univers. Cela n’annule, ni ne diminue en rien le texte de Pie XI, car il n’est au pouvoir d’aucun texte conciliaire d’annuler une encyclique papale.
En conséquence, il faut prier et œuvrer pour que tous les hommes soient ou deviennent chrétiens, et pour cela être bien persuadé que les anciens pharisiens, comme les nouveaux plus politiques que religieux, sont des voleurs et des bandits. Jésus réunit leur action par l’emploi de verbes « égorger et détruire ». Nous pourrions dire, à la suite de Saint Jean Paul II, qu’ils propagent la culture de mort. Les brebis qui connaissent la voix du bon berger n’écouteront pas celle des usurpateurs quand bien même celle-ci se targuerait de je ne sais quelle légalité ! Elle demeurera toujours celle des voleurs qui ne sont pas entrés par la bonne porte, celle des ennemis de Celui qui par ses paroles peut seul donner la vie en abondance.
La gauche perdant son emprise sur la vie intellectuelle, il lui reste la haine ou le discrédit
Tandis qu’Eric Zemmour a été pris à partie dans la rue, le gouvernement annonce la création d’une plateforme labellisant les informations sur le Covid-19. Dans Valeurs Actuelles, le Père Danziec analyse :
[…] La domination de la gauche sur la vie intellectuelle française, on l’observe, ne fonctionne plus. Faute de renouvellement, son logiciel apparaît plus que jamais périmé. Le réel, qui finit toujours par parler, a repris le dessus. Ils nous avaient promis un monde sans barrière, un univers sans classe, du plaisir sans limite. Le résultat fait peine à voir. Les pays sont confinés chez eux. La crise économique s’annonce sans précédent. Et, comme l’a montré le mouvement des Gilets Jaunes, la société crève de l’injonction à jouir sans entraves. Les pavés n’ont pas découvert une plage mais conduit à une impasse. Dans ce contexte de faillite de la gauche, le dialogue devient menaçant pour qui veut conserver sa place ou délétère pour qui refuse de se remettre en cause. Le progressisme l’a bien compris, à trop jouer avec le dialogue il pourrait finir par s’y brûler. Pour éviter la confrontation, il lui reste deux grands moyens : la haine ou le discrédit.
La haine, elle s’est abattue, sauvage, immonde sur le pauvre Éric Zemmour cette semaine. Alors que le journaliste rejoignait son domicile après avoir effectué ses courses, un jeune voyou l’a filmé en l’insultant copieusement, le tout dans un langage qui rend difficile de supposer des origines ardéchoises ou savoyardes. Surnommé “Haramdims”, l’agresseur se félicitera d’avoir injurié l’éditorialiste de Face à l’info en se justifiant « c’est impossible de parler avec lui, il est trop fort. A part l’insulter, vous voulez faire quoi ? ». Bien qu’une session intensive de savoir-vivre, et accessoirement de grammaire, ne fasse pas de mal à Haramdims, ce n’est pas tant lui le problème que le système qui le produit. Qui sème l’indignation à deux vitesses récolte la violence sans frein à main. Mitterrand lui-même n’avait-il pas pris la tête d’une manifestation contre le racisme, l’antisémitisme et le Front National tandis qu’on y brûlait une marionnette géante représentant Jean-Marie Le Pen ? « Ne défendre les droits que de ceux dont on partage les idées, c’est être prêt au totalitarisme » souligne intelligemment François-Xavier Bellamy.
L’exécutif : la vérité si je mens !
La haine n’est pas la seule arme contre le dialogue, il y a aussi le discrédit. En 1939, le prophétique auteur du Meilleur des Mondes, Aldous Huxley, analysait le mécanisme de la mise hors-jeu : « Toute doctrine mettant en cause le système doit être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutiennent devront être traités comme tels ». En annonçant que face à la propagation de fake news autour du coronavirus, le gouvernement allait désormais proposer un nouvel espace gouvernemental qui certifie l’information, la porte-parole officielle de la Macronie a mis le feu aux poudres. Non pas qu’il soit illogique que l’exécutif défende sa vision des choses. Mais c’est le motif invoqué par Sibeth Ndiaye qui s’avère confondant. La raison de ce nouvel espace ? La nécessité « de se fier à des sources sûres et vérifiées » argue-t-elle. Venant de la part de celle qui, en juillet 2017, assumait « parfaitement mentir » quand cela s’avérait utile pour protéger le président de la République, on serait tenté de se pincer pour ne pas rire.
A l’époque de l’empire soviétique, le journal qui se chargeait de diffuser la doxa du parti s’appelait La Pravda/La vérité. Dans l’ouvrage 1984, Orwell appelle “Miniver” le ministère de la vérité. Avec la macronie, la réalité se rapproche du roman : nous avons “désinfox” ! La désinformation par un État dissimulateur, vraiment ? Le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézet, s’interroge à juste titre : ce site gouvernemental aurait-il, le mois dernier, certifié “sûrs et vérifiés” les articles estimant les masques nécessaires ? La question est posée. […]
Voici la scène concernant Eric Zemmour :
Imaginons une seule seconde qu’une personnalité de gauche soit insultée et harcelée de la sorte dans la rue, il y aurait déjà des émissions spéciales “Le retour de la haine” sur France 2.
Cc : @PoliceNationale#SoutienZemmour pic.twitter.com/jG2KQuu2NQ— Antoine Baudino (@AntoineBaudino) April 30, 2020
Sète (34) : obsèques d’un dealer musulman avec de nombreux fidèles, protégées par la police
Affaire à comparer à l’intox de la “messe clandestine” à St Nicolas du Chardonnet ou à l’intrusion illégale de la police à St André de l’Europe (dans les deux cas, il n’y avait pas d’assemblée).
A Sète, la police a sécurisé une cérémonie musulmane rassemblant de nombreux participants.
Il y a une semaine, à Sète, Ayoub, 25 ans, connu de la police pour des affaires de drogue, est abattu de plusieurs balles dans sa voiture par deux tireurs présumés, Sofiane et Abdelkrim. Son enterrement a eu lieu samedi matin. Pour l’occasion, une cérémonie religieuse a été organisée en plus de la mise en terre. Selon les informations qui ont circulé sur les réseaux sociaux, cette cérémonie aurait eu lieu à 11h au quartier de la Plagette et aurait été protégée par la police, des masques auraient même été fournis par la mairie. Un témoin a pu déterminer qu’il y avait entre 50 et 100 véhicules présents.
De son côté, le Rassemblement National Sétois a diffusé un communiqué pour dénoncer la situation :
« Alors même que les cérémonies cultuelles sont interdites et que nos concitoyens ne peuvent organiser de cérémonies funéraires, il est scandaleux et indécent que ce type d’événement soit autorisé à Sète […]. Face à ces éléments, le Rassemblement National Sétois s’interroge sur l’absence de réactions de la part de la mairie et de la préfecture. Ceux qui sont si enclins à sanctionner les promeneurs, à fermer le panoramique de Saint Clair, les pierres blanches ou les plages ont-ils perdu de leur autorité et de leur rigueur ? »
Un moine de Solesmes écrit à Emmanuel Macron
Le Petit Placide rapporte que le Père Soltner moine de l’abbaye de Solesmes a écrit à Emmanuel Macron pour qu’il revoit à la hausse le nombre de paroissiens pour les messes de l’Ascension et la Pentecôte.
Responsable de la paroisse de Solesmes, le religieux exprime sa demande de « réajustement de la décision de limiter à 10 personnes l’assistance à la messe du dimanche et des jours de fête durant la période du 14 mai au 2 juin ». Il explique qu’après avoir été privés de célébrations à Pâques ses paroissiens sont consternés et lui ont demandé d’intervenir au plus haut sommet de l’État. Parmi ses arguments, il met en avant le fait que
« nos églises du secteur rural, dans la Sarthe comme dans la plupart des diocèses de France, abritent trop souvent plus de bancs vides qu’on ne l’imagine, ».
Le bénédictin termine son courrier en lançant une invitation au Président à Macron :
“Si vous venez un jour à Solesmes nous serons très heureux de vous recevoir et de vous faire visiter notre belle abbaye. »
Le Bon Pasteur et l’Eucharistie
De Gabrielle Vialla :
L’Eucharistie n’est pas un dû. Voilà peut-être la phrase la plus lue, la plus entendue depuis le début du confinement. Peut-être un élément de langage ? Oui, l’Eucharistie est un don; « ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jean 10, 18).
L’Eucharistie n’est pas un dû, certes, mais qu’est-ce que l’Eucharistie ? Le lexique le plus évident de la parole de Dieu, jusque dans le Notre-Père, c’est que l’Eucharistie est notre nourriture, notre nourriture quotidienne. Alors, après tant de jours, je m’interroge sur le peu d’inflexion pastorale pour nourrir sacramentellement les confinés. Dispense de la distribution de l’Eucharistie pourtant traditionnelle, en faveur de l’accouchée ou du malade. J’ai été souvent malade et accouchée, alors l’incongruité de la situation m’apparaît. Car on m’a toujours nourrie lorsque je l’ai demandé !
C’est le dimanche du Bon Pasteur, dimanche de prière intense pour les prêtres et les vocations. Un Bon berger laisse-t-il longtemps ses brebis sans nourriture ? Parce qu’elles auraient la consolation d’entendre sa voix (la Parole de Dieu), parce qu’elles pourraient vivre de la charité en se servant les unes les autres ?
La demande de notre nourriture quotidienne, le pain de Vie que nous avons médité dans les évangiles cette semaine, le Bon Pasteur… Jésus utilise des images si simples qu’elles en deviennent terriblement exigeantes. Alors, mère de famille, je me demande pourquoi ? Pourquoi ce silence ? Oui les pasteurs nous parlent beaucoup. Ils ont demandé à l’État. Ils ont été tristes, en colère, désemparés, et pourtant il y a encore un silence. Nourrir les brebis, est ce vraiment impossible ? Injustifié ?
L’explication la plus simple est peut-être la meilleure. S’il fallait dans les circonstances actuelles nourrir le peuple de Dieu, il faudrait redécouvrir le lien entre la confession et l’eucharistie. De nombreux appels à la conversion ont été mis en exergue, et celle-ci la souhaitons-nous aussi ?
Redécouvrir le lien entre la confession et l’eucharistie, cela signifierait aussi baptiser ceux qui attendent, marier ceux qui le demandent malgré les restrictions, mais aussi éclairer certains davantage sur la vie sexuelle, la situation matrimoniale… Cela signifierait redécouvrir l’Évangile et le lien prêtre-Christ comme un enfant : Jésus va à Cana, il guérit les malades, il rencontre ses contradicteurs en personne, il ne fuit pas les lépreux, il demande à la Samaritaine où est son mari, il est emmené en prison, devant les tribunaux… Cela signifierait enfin distinguer pour un temps particulier, la fête sociale qu’on appelle célébration, cérémonie, de la réalité du don personnel du Christ pour nous, qu’on appelle sacrement. Un autre jeûne finalement, celui de la fête ?
On a dit de saint Jacques le Mineur qu’il ressemblait à Jésus et que ceux qui avaient vu Jésus aimaient à le regarder, car ils retrouvaient en lui les traits du Maître. Saint Philippe et saint Jacques, saints apôtres du Seigneur, donnez-nous de saints pasteurs et de saints prêtres, pour nous rappeler qu’Il est réellement là, le Bon Pasteur !
Apprentissage de l’arabe – ou comment rater l’intégration en dix leçons!
Le 2 mai, le Journal officiel a publié le Décret n° 2020-498 du 30 avril 2020 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne dans le domaine de l’enseignement de la langue arabe à l’école élémentaire en France, signé à Tunis le 31 mars 2017 (ouf!). Ce décret prévoit que les élèves volontaires pourront, du CE1 au CM2, recevoir un enseignement d’arabe, une heure et demie par semaine. Il est précisé aussi que cela intègre des éléments de culture arabe – dont, comme chacun sait, le plus beau monument est le coran, ce qui signifie qu’alors que les petits Français sont privés de cours sur Louis XIV, Jeanne d’Arc ou Napoléon, l’Education nationale, qui a le sens des priorités, se préoccupera notamment de leur culture coranique. Encore une idée géniale pour avancer l’intégration!
La colère monte
La colère gronde contre cette infantilisation permanente, contre la gestion catastrophique de la crise par l’Etat jacobin, contre le caporalisme de ces ministres sans légitimité. Quelques tweets parmi des dizaines d’autres:
J'applaudis Raoult quand il dit à la journaliste qu'il ne veut pas lui faire de la peine mais qu'il n'a pas besoin d'elle pour dire ce qu'il a à dire.
Eh bien, chers amis, il en va de même pour chacun de nous : nous n'avons pas besoin d'eux. Cela devient de plus en plus évident.— René Chiche (@rene_chiche) May 1, 2020
La gestion jacobine de la crise a été, est, et continuera d'être catastrophique, incohérente, illogique et injuste.
Après la crise changeons de modèle. Appuyons nous sur le local, et remettons l'Etat à sa place ,rien qu'à sa place.#lejourdaprès #jourdapres— Machard Christophe (@machardch) April 30, 2020
Pourquoi obéissons-nous à ce point à l’Etat ? Pourquoi les généralistes ont-ils accepté sans révolte d'être privés de leur droit le plus élémentaire de décision thérapeutique ? Pourquoi cette soumission culturelle et collective ?
— Alexandre Jardin (@AlexandreJardin) May 1, 2020
Ou encore cette pétition contre les slogans abêtissants sur les chaînes télévisées.
M. Castaner nous explique comment nous passer des sacrements
Heureusement que nous avons au gouvernement de grands spécialistes des affaires religieuses! Nous venons d’apprendre, grâce à un entretien de Christophe Castaner, sur LCI que notre demande du culte public n’avait en fait pas lieu d’être, puisque “la prière n’a pas forcément besoin de lieu de rassemblement”. Si les évêques, les prêtres, et les fidèles catholiques réclament la messe publique, c’est simplement qu’ils ne connaissaient pas encore leur foi avant que notre grand ministre de l’Intérieur nous l’explique (pardon, nous la révèle)!
Juste une “petite” précision, Monsieur le Ministre: nous savons très bien que nous pouvons prier chez nous (et nous ne vous avons pas attendu, nous n’avons même pas attendu cette assignation à résidence, pour le faire), mais en l’occurrence, il ne s’agit pas de notre prière, mais de celle du Fils, du renouvellement non sanglant du Sacrifice qui nous sauve. Que vous n’y croyiez pas, que vous n’en ayez peut-être même jamais entendu parler, est fort regrettable, mais, pour nous, c’est de cela qu’il est question – et c’est pour nous au moins aussi important que d’aller au supermarché, à l’école ou dans un “petit” musée!
🗣 @CCastaner sur les lieux de culte : "La prière n'a pas forcément besoin de lieu de rassemblement."
📺 #LeGrandJury sur #La26. pic.twitter.com/cOg3ASoKFG
— LCI (@LCI) May 3, 2020
Voir toute l’émission ici (les propos du nouveau “pontife” sont à partir de 37’50).
Salaire universel vs revenu universel : leçon d’économie du père abbé du Barrroux
Jeanne Smits a retranscris l’homélie prononcée par Dom Louis-Marie, Père Abbé de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, pour la fête de saint Joseph, le 1er-Mai, sur le travail et son salaire :
Récemment, le Saint-Père a confirmé le bienfait d’un salaire universel de base. Et certains utopistes ont rebondi sur la question, sur ce propos, en radotant sur le revenu universel, ce qui n’est pas du tout la même chose. Le salaire est la contrepartie d’un travail. Un revenu est une rente, une pension, une aide, mais sans contrepartie. Ce projet de revenu universel de base consisterait donc à verser une somme d’argent à chacun, sans contrepartie.
Ce serait une bonne nouvelle pour nous puisque je crois que même les moines et les prêtres pourrions avoir ce revenu.
Ce serait dans l’idéal une belle sécurité de base, et qui permettrait à chaque individu de recevoir de l’État une certaine autonomie. Et donc de ne dépendre ni d’un patron, ni d’un mari, ni même du travail. Ce serait donc l’aurore d’une liberté plus grande – et beaucoup moins fatigante !
Mais ce seraient aussi les premières étincelles d’une apocalypse humaine et sociale, parce que c’est quasiment contre nature.
D’abord parce que le travail en soi n’est pas une aliénation. Ce n’est pas le travail qui fait de l’ouvrier, de l’employé, de l’artisan, un esclave. Ce sont les conditions de ce travail quand elles sont trop dures : quand cela dure trop longtemps, quand ce n’est pas assez rémunéré.
Le travail en lui-même est une vocation à collaborer au travail du créateur. On peut même dire : à être co-créateur. Par le travail, l’homme peut acquérir une véritable indépendance, une vraie liberté, et même vis-à-vis de l’État. Par le travail, il se cultive, il se développe, il s’élève par le savoir pratique et par bien d’autres vertus comme la force, la patience.
Le travailleur s’élève : il s’élève, mais il reste ancré dans le réel qui impose toujours ses conditions.
Par le travail, le père peut subvenir aux besoins de sa famille, et comme beaucoup de saints laïcs l’ont fait, aider les personnes démunies.
Et c’est là que je veux vraiment en venir. Par un revenu universel de base, la société s’enfoncerait terriblement dans l’individualisme. Chacun aurait son pécule, maigre bien sûr : le père, la mère, pourquoi pas les enfants… Indépendance ? Non. Egoïsme, oui.
Aujourd’hui saint Joseph est fêté comme l’époux de la Vierge Marie, c’est ce que j’ai lu dans les livres liturgiques. Saint Joseph a travaillé et il a gagné de l’argent. Et il a ainsi subvenu aux besoins de la Sainte Famille. Marie n’a pas exercé de métier rémunérateur, et pourtant elle a fait beaucoup plus pour le salut des âmes et du monde que saint Joseph. La Sainte Famille ne se définit pas par l’indépendance des individus mais par une alliance des personnes. Chacune a sa meilleure place.
Dans une communauté monastique, nous vivons un peu de ce mystère de l’alliance. Certains travaillent à des emplois rémunérateurs : la boulangerie, le moulin à huile, les cultures de la vigne et des olives, la librairie et surtout, en ce moment, le magasin en ligne, qui est un peu écrasé de travail en cette période de confinement.
Il y a aussi l’hôtellerie qui donne un peu de rémunération. D’autre travaillent à des emplois de service qui ne sont pas rémunérateurs : la cuisine, l’infirmerie, la cellerie – vous travaillez un petit peu ! – la buanderie, la lingerie… la lingerie, c’est fatigant, n’est-ce pas ? La plomberie, l’électricité… D’autres encore se consacrent un peu plus à l’étude et à la formation spirituelle et théologique, et d’autres encore à l’art.
Nous formons donc une famille, et chacun est membre de cette famille dans la mesure où il prend part à la subsistance de la communauté. Le catéchisme dit bien que, aucun chrétien du fait qu’il appartient à une communauté solidaire et fraternelle, ne doit se sentir en droit de ne pas travailler et de vivre aux dépens des autres.
Que saint Joseph nous donne la grâce de résister à la tentation du parasite !
Mais nous serons une vraie famille si nous vivons ce travail dans un esprit d’alliance, comme saint Joseph et la Vierge Marie : sans rivalité, mais dans un esprit de service.
Et ce que nous essaierons de vivre mieux dans le travail, nous l’appliquerons à la prière, qui est un exercice et qui est un labeur. La prière pour l’Église, et la prière pour les âmes, pour toutes les âmes.
Le salut des âmes à un prix. Nous prions, nous les moines, chaque jour, en portant le poids de ce service, pour gagner ce prix. Et nous le ferons avec saint Joseph, patron universel de l’Eglise, artisan, travailleur, nous le ferons pour ce salaire qu’est le salut des âmes.. Un salaire universel, pour toutes les âmes, AMEN.
Les sacrements avant le 2 juin
Quelques laïcs catholiques ont rédigé un document dans l’idée de proposer quelques pistes pour que le peuple de Dieu puisse continuer à vivre des sacrements avant le 2 juin. Il est publié sur une page Facebook dédiée afin de contribuer à la réflexion.
Outre des propositions pastorales concrètes pour une mise en pratique immédiate par les curés de paroisses il y a un volet juridique, particulièrement pour la célébration des messes :
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Sainte Jeanne d’Arc, envoyée par Dieu pour “faire se clore le règne des nantis et des oppresseurs”
Conférence de Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon, sur sainte Jeanne d’Arc, lors du pèlerinage (en ligne) de la paroisse de la Trinité en Beaujolais :
Les bénédictines du Pesquié doivent écouler leurs tommes des Pyrénées !
Le confinement, bien que nécessaire, apporte son lot de tracas aux monastères, contraints à fermer leurs hôtelleries et leurs boutiques. A l’abbaye du Pesquié, dans les Pyrénées, les soeurs bénédictines doivent aussi affronter la fermeture des marchés et des cantines scolaires à qui elles vendaient une grande partie de leur production.
Résultat : leur cave déborde de 250kg de délicieuses tommes des Pyrénées, et elles ont même dû vider et nettoyer une partie de la chambre froide de la cuisine pour stocker les fromages qui s’accumulent !
Et si nous leur donnions un coup de main pour écouler ces stocks ? Divine Box assure toute cette opération exceptionnelle (livraison fraîcheur entre le 13 et le 15 mai), et vous présente l’abbaye et ses fromages dans cet article…

Deux soeurs du Pesquié avec leurs délicieux fromages qui font leur réputation – Abbaye du Pesquié
L’histoire de l’abbaye du Pesquié en une minute trente
Après avoir déjà déménagé 2 fois en 1938 et 1955, c’est en 1991 que la communauté pose finalement ses valises dans une ferme en Ariège. La 3e fois est la bonne : c’est la naissance du Pesquié !
Sur place, les travaux sont titanesques, mais la communauté, mobilisée à fond, bénéficie aussi de l’aide d’artisans et de scouts ! Les travaux avancent bon train : remise à rénovation de la ferme, défrichage des 40 hectares autour de l’abbaye, constructions de la fromagerie, de la cave à fromages, de la porcherie et de la salle de traite ! Pfiou, ça ne chôme pas.
Mais avant d’avoir une abbatiale digne de ce nom, les soeurs s’organisent comme elles peuvent pour les offices. En 1992, la bénédiction de l’autel (qui sera installée dans la future chapelle) marque la naissance de la nouvelle abbaye : on y est ! Et en prime : un clocher est même construit pour accueillir les cloches de leur ancien monastère. Il paraît que l’écho de la vallée est plus propice à leur retentissement !

Simple, sobre et lumineuse, l’abbatiale du Pesquié est à l’image de sa communauté ! – Divine Box
L’église abbatiale, inspirée de la beauté sobre des “3 soeurs de Provence” (les abbayes cisterciennes de Sénanque, du Thoronet et de Silvacane), vera sa construction initiée en 2010, et sa dédicace célébrée en 2017.
Aujourd’hui, l’abbaye du Pesquié compte 47 moniales qui suivent la règle de saint Benoît “ora et labora”, c’est à dire “prie et travaille”. En plus de leurs 7 offices quotidiens, les soeurs ont plein de boulot : entretien et récolte du verger et du potager (elles sont auto-suffisantes en légumes toute l’année !), préparation de confitures et pains d’épices, et… travail à la ferme et à la fromagerie bien sûr ! On vous en parle tout de suite.

Une bénédictine du Pesquié conduisant les vaches aux pâturages – Divine Box
Vente exceptionnelle : aidons les soeurs à écouler 250kg de fromage d’ici dimanche 20h !
La fromagerie est une des ressources principales pour la communauté. Mais à cause du covid, les débouchés se sont réduits et la cave des soeurs déborde de 250kg de magnifiques tommes des Pyrénées. On leur donne un coup de main pour écouler tout ça ? Voici les détails de cette opération spéciale proposée par Divine Box.
Deux fromages fermiers, au lait cru, et bio (bref, ils ont du caractère!) :
- une tomme des Pyrénées – médaille de bronze au concours national de la Tomme des Pyrénées au lait cru 2016
- un “Saint-Paterne” (quantité limitée) – proche du reblochon dans la consistance, à essayer sur une tranche de pain d’épices avec du miel !
Quelques détails pratiques :
- fin des pré-commandes ce dimanche 3 mai à 20h
- livraison fraîcheur prévue entre le 13 et le 15 mai
- prix : de 28,90€ pour 1kg à 75,90€ pour 2,5kg + 1 bouteille de “Lux Caritatis” blanc de l’abbaye du Barroux (+livraison fraîcheur 6,90€), 4 options sont disponibles
Pour diffuser l’info facilement autour de vous, cliquez sur ce lien Whatsapp (message modifiable avant envoi) !
Détails et précommandes : https://divinebox.fr/fromage-pesquie/

Les différents produits laitiers de l’abbaye du Pesquié – Abbaye du Pesquié
Bienvenus à la nouvelle enseigne grande surface sous la marque “Eglise”
Reçu d’un prêtre :
BIENVENUS A LA NOUVELLE ENSEIGNE GRANDE SURFACE SOUS LA MARQUE « EGLISE » QUI OUVRIRA SES PORTES LE LUNDI 11 MAI A CHECY, LOIRET.
Vous êtes tous invités à venir découvrir votre nouvelle grande surface. Vous y venez tels que vous êtes, pas besoin de caddies.
Vous y trouverez d’abord de la nourriture plus bio que bio, le Pain de Vie qui sera confectionné devant vous en même temps que le Vin, par un artisan qui suit scrupuleusement la recette qu’on appelle rituel et qui ne fait que prêter sa personne au grand Patron pour vous offrir cette nourriture, vous donnant au cours de cette préparation quelques explications tirées de livres sérieux en la matière.
Vous pourrez également vous rendre au rayon hygiène et pharmacie où à l’exposé de vos maux ou de dégâts importants vous concernant, nos professionnels pourront vous indiquer les bons produits à utiliser ainsi que les posologies.
Au rayon cosmétique, vous découvrirez des huiles excellentes qui vous seront appliquées suivant vos besoins, afin que vous puissiez ensuite repartir embaumés de bonnes odeurs.
Si vous désirez vous instruire, vous remarquerez au rayon littérature de nombreux livres, mais également des statues, tableaux, images éclairées par le soleil abondant ces jours-ci.
Vous seront également proposés au rayon décoration des cierges que vous pourrez emporter ou laisser consumer sur place et qui témoigneront de notre passage. Vous y trouverez également des chandeliers et autres décorations de nos plus grands artistes.
Si vous désirez vous procurer balais, aspirateurs, chiffons ou autres pour le ménage, vous pourrez assister à des démonstrations offertes par les meilleurs de nos techniciens et techniciennes qui vous feront découvrir tous les secrets d’un bon ménage.
Le rayon vêtement et linge est également bien achalandé et vous verrez qu’un large choix vous est proposé suivant les saisons, ainsi que les secrets d’un bon repassage pour une meilleure présentation.
La jardinerie vous attirera sûrement et notamment l’art de nos fleuristes pour agrémenter votre intérieur de bouquets plus beaux les uns que les autres.
Enfin, et c’est là une grande différence avec toutes les grandes surfaces classiques, aucun prix n’est affiché et chacun donne ce qu’il veut et peut.
VOUS ETES DONC TOUS ATTENDUS A PARTIR DU 11 MAI, EN RESPECTANT BIEN ENTENDU, EN CETTE PERIODE SANITAIRE SENSIBLE, LES GESTES BARRIERES, EN GARDANT VOS DISTANCES ENTRE CLIENTS ET EN EVITANT DE VENIR TOUS ENSEMBLE. DES OFFRES VOUS SERONT PROPOSEES PLUSIEURS FOIS PAR JOUR.
Le gérant : Curé, habilité comme tout chef d’entreprise à agir avec discernement dans le domaine qui le concerne.
Les citoyens français qui pratiquent une religion ne sont pas des citoyens de seconde zone
Une soixantaine de parlementaires ont signé une tribune publiée dans Le Figaro, dans laquelle ils interpellent le gouvernement :
Pour des raisons sanitaires, nous sommes rentrés dans une période de restriction considérable des libertés, libertés de se déplacer, de travailler, de faire vivre les associations, de rencontrer nos parents, nos amis ; liberté de culte pour toutes les religions, chrétiennes ou non. Cette restriction de liberté est jusqu’ici consentie par une très grande majorité de nos concitoyens, conscients de la nécessité de maîtriser l’épidémie, mais également conscients que cette perte des libertés fondamentales est temporaire.
Le président de la République nous a annoncé le déconfinement à partir du 11 mai, c’est-à-dire la reconquête progressive des libertés dont la perte avait été provisoirement consentie.
L’exercice n’est pas simple. Il est fait de règles venues d’en haut et de confiance dans le sens des responsabilités de nos compatriotes.
Le gouvernement a fait le choix d’un déconfinement progressif. Il édicte un ordre des priorités qui devient très vite un ordre d’importance.
C’est là que les citoyens français, pratiquant une religion dans un lieu de culte, ne comprennent plus cet ordre d’importance.
Ils constatent d’abord l’ignorance de nos dirigeants quant aux pratiques religieuses, et la paresse de certains d’entre eux quand il s’agit de faire l’effort de mieux connaître et comprendre les religions. Lorsque le premier ministre dit, à la tribune de l’Assemblée nationale, que les lieux de culte resteront ouverts, mais que les «cérémonies» ne pourront pas y être célébrées, il fait fausse route. Les cérémonies ne sont pas interdites, mais seuls les rassemblements le sont. C’est avec ce type d’approximation que la police nationale est entrée armée dans l’église Saint-André de l’Europe à Paris (8e ), alors que le curé célébrait une messe sans qu’il y ait rassemblement. Jamais nos dirigeants n’ont semblé aussi ignorants de la réalité religieuse de nos concitoyens.
Les citoyens français pratiquant une religion constatent que nos dirigeants considèrent cette pratique comme accessoire dans leurs vies, alors qu’elle est pour la plupart d’entre eux essentielle au sens étymologique du terme. Ces dirigeants, faute peut-être d’exercer cette vie spirituelle, n’imaginent pas que celle-ci puisse être indispensable à nos concitoyens qui pratiquent une religion. Ils imaginent que l’on peut se passer de pratique religieuse comme on peut se passer d’un loisir superflu. Leur ignorance les amène à prendre des mesures blessantes pour les Français qui pratiquent une religion, ou qui jugent indispensable de se retrouver dans un lieu de culte à l’occasion d’obsèques. Que devient une civilisation qui n’honore plus ses morts?
Les citoyens français pratiquant une religion ont fait la preuve d’une très grande sagesse, voire d’une très grande «résilience» depuis le début de la pandémie. Ils se sont pour beaucoup, parmi d’autres, investis avec force dans des actions de solidarité. Ils ne sont pas moins responsables que d’autres lorsqu’il s’agit d’organiser le culte en respectant les règles liées à la pandémie et ne comprennent pas que leurs propositions d’organisation soit balayées d’un revers de main.
La taille des lieux de culte permet de prendre les dispositions pour éloigner les chaises, répartir les fidèles pour satisfaire aux exigences sanitaires. Ceux-ci ne sont pas moins que les autres Français, dignes de confiance. L’interdiction de rassemblements dans les lieux de culte avant le 2 juin prochain, c’est-à-dire, notamment, après les grandes fêtes chrétiennes de l’Ascension et de la Pentecôte, est souvent vécue comme une humiliation et une atteinte inédite à la liberté de culte.
Non, les citoyens français qui pratiquent une religion ne sont pas des citoyens de seconde zone, qui vaudraient moins que des consommateurs autorisés à fréquenter leur boutique préférée.
Les préfets pourraient réunir les représentants départementaux des cultes pour étudier localement les conditions d’un recommencement des célébrations du culte à partir du 11 mai. Les différents cultes sont capables de respecter les mêmes mesures sanitaires que les autres lieux publics actuellement ouverts. Il est donc incompréhensible que dès lors que les mesures sanitaires de base sont respectées dans les lieux de culte, les rassemblements en vue des cérémonies ne soient pas autorisés.
C’est avec gravité que nous interpellons le gouvernement afin qu’il revienne sur cette décision et examine avec plus de «bienveillance» et d’attention la demande des grandes religions de France qui souhaitent pouvoir exercer le culte en toute liberté. Nous attirons leur attention sur les conséquences graves que pourrait avoir une atteinte sans précédent à l’une des libertés fondamentales des citoyens français: la liberté de culte.
Liste des signataires :
Marc Le Fur, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député des Côtes d’Armor
Damien Abad, Député de l’Ain, Président du Groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale
Bruno Retailleau, Sénateur de la Vendée, Président du Groupe Les Républicains au Sénat
François-Xavier Bellamy, Député au Parlement européen, président de la délégation française au sein du groupe PPE
Emmanuelle Anthoine, Députée de la Drôme
Julien Aubert, Député du Vaucluse
Serge Babary, Sénateur d’Indre-et-Loire
Philippe Bas, Sénateur de la Manche
Jérôme Bascher, Sénateur de l’Oise
Thibault Bazin, Député de Meurthe-et-Moselle
Valérie Beauvais, Députée de la Marne
Jean Bizet, Sénateur de la Manche
Céline Boulay-Espéronnier, Sénatrice de Paris
Bernard Bonne, Sénateur de la Loire
Jean-Claude Bouchet, Député du Vaucluse
Xavier Breton, Député de l’Ain
Bernard Brochand, Député des Alpes-Maritimes
Anne Chain-Larché, Sénatrice de Seine-et-Marne
Marie-Christine Chauvin, Sénatrice du Jura
Guillaume Chevrollier, Sénateur de la Mayenne
Marta de Cidrac, Sénatrice des Yvelines
Pierre Cordier, Député des Ardennes
Pierre Cuypers, Sénateur de Seine-et-Marne
Laure Darcos, Sénatrice de l’Essonne
Marc-Philippe Daubresse, Sénateur du Nord
Jacky Deromédi, Sénatrice des Français de l’Etranger
Dominique de Legge, Sénateur d’Ille-et-Vilaine
Louis-Jean de Nicolay, Sénateur de la Sarthe
Catherine Di Folco, Sénatrice du Rhône
Julien Dive, Député de l’Aisne
Pierre-Henri Dumont, Député du Pas-de-Calais
Dominique Estrosi-Sassone, Sénatrice des Alpes-Maritime
Daniel Fasquelle, Député du Pas-de-Calais
Joëlle Garriaud-Maylam, Sénatrice des Français de l’Etranger
Annie Genevard, Députée du Doubs
Philippe Gosselin, Député de la Manche
Pascale Gruny, Sénatrice de l’Aisne
Patrick Hetzel, Député du Bas-Rhin
Brigitte Kuster, Députée de Paris
Antoine Lefèvre, Sénateur de l’Aisne
Constance Le Grip, Députée des Hauts-de-Seine
Olivier Marleix, Député d’Eure-et-Loir
Jean-Louis Masson, Député du Var
Gérard Menuel, Député de l’Aube
Sébastien Meurant, Sénateur du Val d’Oise
Brigitte Micouleau, Sénatrice de la Haute-Garonne
Jean-Marie Morisset, Sénateur des Deux-Sèvres
Philippe Mouiller, Sénateur des Deux-Sèvres
Jérôme Nury, Député de l’Orne
Jean-François Parigi, Député de Seine-et-Marne
Bernard Perrut, Député du Rhône
Didier Quentin, Député de la Charente-Maritime
Damien Regnard, Sénateur des Français de l’Etranger
Frédéric Reiss, Député du Bas-Rhin
Jean-Marie Sermier, Député du Jura
Bruno Sido, Sénateur de la Haute-Marne
Eric Straumann, Député du Haut-Rhin
Guy Teissier, Député des Bouches-du-Rhône
Jean-Louis Thiériot, Député de Seine-et-Marne
Claudine Thomas, Sénatrice de Seine-et-Marne
Laurence Trastour-Isnart, Député des Alpes-Maritime
Michel Vaspart, Sénateur des Côtes d’Armor
Pierre Vatin, Député de l’Oise
Patrice Verchère, Député du Rhône
Jean-Pierre Vial, Sénateur de la Savoie
Stéphane Viry, Député des Vosges
Eric Woerth, Député de l’Oise
Eric Zemmour agressé: les larmes de crocodile des censeurs
Le 30 avril, Eric Zemmour a été violemment pris à partie par un passant qui a diffusé lui-même la vidéo sur les réseaux sociaux. Evidemment, cela n’a pas fait les gros titres. Mais le plus curieux est le soutien de la LICRA et d’autres idéologues de gauche et d’extrême gauche qui réclament régulièrement qu’on lui coupe le micro, qu’on l’éjecte des médias où il parle et, en définitive, qu’on le fasse taire – et qui paraissent choqués que quelqu’un qui les a un peu trop écoutés utilise des méthodes plus musclées pour obtenir le même résultat.
Décidément, en France, la liberté d’expression est à géométrie variable…
Mais peut-être l’explication est-elle dans les laborieuses “justifications” de l’agresseur: “C’est impossible de parler avec lui, il est super fort, à part l’insulter sa mère vous voulez faire quoi ?” Ecouter ses arguments peut-être?
Civitas lance également un référé liberté
Communiqué de presse d’Alain Escada, président de Civitas:
Ce 1er mai 2020, cet après-midi, CIVITAS a déposé une requête en référé liberté par devant le Conseil d’Etat contre l’article 8 du décret 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.
Pour rappel, cet article 8 du décret 2020-293 interdit l’accueil du public et par conséquent le culte public dans les lieux de culte à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de vingt personnes.
En conséquence, les catholiques n’ont accès à la Sainte Messe dans les églises de France que pour les enterrements. Ils sont privés de l’accès aux sacrements indispensables à leur vie spirituelle et religieuse.
CIVITAS lance cette action devant le Conseil d’Etat pour rendre aux catholiques la liberté fondamentale d’exercer leur culte public.
Pour ce faire, il a été déposé une requête par laquelle CIVITAS demande au juge des référés du Conseil d’Etat , sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au Premier ministre : 1) à titre principal d’abroger l’article 8 alinéa IV du décret n°2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et d’autoriser le culte public en édictant les actes règlementaires, circulaires et lignes directrices nécessaires à cet effet, et ce sur le plan national ; à titre subsidiaire, d’abroger l’article 8 alinéa IV de ce même décret et d’autoriser le culte public en édictant les actes règlementaires, circulaires et lignes directrices nécessaires à cet effet, et ce dans les départements du Bas-Rhin, Haut-Rhin, de la Moselle et de la collectivité territoriale de la Guyane ; 2) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4.000 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Cette action a été dénommée “Opération Saint Georges”.
CIVITAS rappelle que les ministres du culte sont investis des pouvoirs de police de l’église et de culte par le Titre V de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Ces pouvoirs de police, reconnus à maintes reprises par le Conseil d’Etat, permettent sur le plan juridique aux prêtres d’imposer aux fidèles, dans les églises et chapelles, les mesures de distanciation sociale et autres mesures sanitaires proportionnées à l’épidémie.
CIVITAS dénonce la logique du Gouvernement visant à détruire la pratique religieuse et l’assistance régulière à la Sainte Messe. Le Covid-19 ne s’attrape pas plus facilement dans une église que dans une file à l’entrée ou à la caisse d’un supermarché.
Le Conseil d’Etat a désigné :
– le Premier ministre et le Ministère des Solidarités et de la Santé comme défendeurs
– le défenseur des droits comme observateur
Pétition à la Maison Blanche pour enquêter sur la fondation Gates
Plus de 475 000 Américains ont signé une pétition, lancée le 10 avril sur le site de la Maison Blanche (le jour où vous verrez cela sur le site de l’Elysée…): cette pétition réclame une enquête sur la Fondation Bill et Melinda Gates, soupçonnée par les auteurs d’avoir soutenue une campagne de stérilisation en Afrique, de vouloir réduire la population mondiale et de faire une propagande massive en faveur de la vaccination de masse et du traçage biométrique (via MPI)
Sondage sur la liberté de culte
Le Point lance un sondage: “Faut-il rouvrir les lieux de culte dès le 11 mai ?”
Pour voter, c’est ici.
Le PCD lance un référé liberté contre l’interdiction du culte public [Add.]
Nous apprenons à l’instant que le Parti Chrétien-Démocrate dépose un référé liberté auprès du Conseil d’Etat pour contester le prolongement de l’interdiction des cérémonies religieuses après le déconfinement.
Mardi 28 avril, devant l’Assemblée nationale, le Premier Ministre a annoncé le plan de déconfinement du 11 mai dans lequel l’interdiction des cérémonies religieuses est prolongée jusqu’au 2 juin.Cette interdiction est discriminatoire, tant à l’égard de l’activité spirituelle qu’à l’égard de tous les croyants, présumés incapables d’organiser les cérémonies conformément aux réglementations sanitaires en vigueur.Cette décision arbitraire et inédite est par ailleurs gravement attentatoire aux libertés fondamentales. Il n’appartient pas à l’État de décider de diviser la liberté de culte, entre certains de ses aspects qu’il faudrait préserver, et d’autres qui pourraient être contraints. L’État est le garant de la liberté de culte des Français, liberté à valeur constitutionnelle.Cette division de la liberté fondamentale de culte concerne les croyants, mais, au-delà, tous les Français. Elle s’inscrit dans un mouvement général de restriction d’autres libertés tout aussi fondamentales, comme la liberté de manifester ou la liberté d’expression.Dans une vidéo diffusée le 1er mai (tournée le 30 avril), Jean-Frédéric Poisson, Président du PCD, a annoncé être prêt à « attaquer la décision gouvernementale ». Le bureau politique du PCD s’est réuni ce matin en urgence pour statuer sur les actions à mener.Attaché au respect des libertés fondamentales de tous les Français, le Parti Chrétien-Démocrate a donc décidé de déposer un référé-liberté auprès du Conseil d’État pour contester le fondement de cette décision gouvernementale.
« On m’a donné l’ordre d’être très sévère avec La Manif pour Tous, très sévère avec les gilets jaunes mais pas dans les banlieues »
Témoignage d’un policier sur Sud Radio :
La leçon de conduite du professeur Raoult
De Marion Duvauchel :
Le mercredi 30 avril, BFMTV a fort opportunément interviewé le professeur Raoult.
Les JT du lendemain sont restés muets sur la question. Pas un seul commentaire. Pareil sur C dans l’air où il n’a été question que de la carte aux couleurs problématiques. Mais la presse écrite, y compris les magazines people comme Gala, Voici, ont répercuté l’interview. Femme actuelle a sorti le témoignage anonyme d’une chercheuse qui dénonce le management dictatorial et bien sûr le fait qu’il ait protégé des agressions sexuelles. On ferait n’importe quoi pour vendre du papier aujourd’hui.
Ça semble tout de même bien curieux que le Journal télévisé, toujours bavard, soit resté silencieux sur cette interview. Y aurait-il eu des consignes de la part du ministère de la santé ? C’est fort probable car on ne parle jamais du professeur Raoult, alors que de plus en plus de chefs de services sont interviewés sur ces questions : grand Manitou des urgentistes, chef de services des hôpitaux de grandes villes diverses etc…
Quoi qu’il en soit l’interview a duré une heure et nous n’y avons pas appris grand-chose à propos du remède qu’il préconise depuis le début de la crise, il n’a pas changé d’avis sur cette question dont on n’ignore plus rien : on a un médicament qui marche, mais le ministère de la santé a interdit aux médecins de le prescrire, sauf quand il est trop tard.
Ce monsieur placide en blouse blanche laissant voir sa chemise de bûcheron du Montana a donné au journalisme en la personne de la demoiselle en face une belle leçon de conduite. Ni dogmatisme, ni rodomontades. Oui, il a dit qu’il était un vrai scientifique. Ce qui voulait dire qu’il a la rigueur des scientifiques quand il présente des tableaux de données, contrairement à ceux qui sont diffusés dans la presse. Oui, il a affirmé avec une belle simplicité qu’il « n’est évidemment pas concerné par les menaces du conseil de l’ordre ». Ce qui signifie qu’il a bien fait l’objet d’intimidations par ce même conseil de l’ordre. Quand on menace quelqu’un sans objet, sans raison valide, cela s’appelle de l’intimidation.
La technique d’interview était d’une bêtise presque cruelle pour la journaliste qui la mettait en œuvre : elle consistait à répéter la même question plusieurs fois. C’est un homme placide, mais il n’aime pas qu’on le prenne pour un imbécile et il répondu à chaque fois qu’il venait de répondre à la question. Entendre : « je vous fais la grâce d’un entretien, je réponds à vos questions, je ne réponds pas deux fois à une même question ». C’était fait gentiment, on sent le gentleman. Il avait une femme en face de lui, et on ne traite pas une femme comme un homme quand on est un gentleman.
Alors évidemment la journaliste l’a entraîné sur le terrain de sa personne : son look de rocker, sa bague en forme de tête de mort, ses cheveux longs. Il a répondu avec beaucoup de bonne grâce. En bref, il a désamorcé ce qu’il y avait de vicieux et de bête dans la technique d’entretien. Il fallait lui demander clairement : vous faites partie d’une secte sataniste pour porter une bague en forme de tête de mort ? vous êtes un adepte de la scientologie pour porter les cheveux et la barbe à la mode Merlin ? Ou vous avez été amish dans une vie antérieure ? Mais non, il est le fils d’un général qui portait aussi les cheveux longs. Il n’aime pas se raser quand il est en vacances, sa femme a trouvé que ça lui allait bien. Il vieillit, et n’hésite pas à le dire, la barbe ça cache les rides.
Bref, non, son look ne dissimule rien d’infâmant.
Et puis, c’est un homme seul… Mais pas du tout a t-il répondu gentiment, j’ai tous les médecins avec moi. Même Agnès Buzyn a prescrit le remède qu’il préconise. Ce qu’il a salué : elle est médecin avant d’être une politique.
Mais l’offense suprême au journalisme en général et à celui de BFMTV en particulier, c’est qu’il ose dire avec sa magnifique simplicité qu’il n’en a rien à fiche de ce qu’on pense de lui. La journaliste a insisté. Forcément, une grande partie de son métier consiste à travailler sur l’image des gens. Alors quelqu’un qui n’en a rien à fiche de ce qu’on pense de lui, forcément, c’est insupportable. On n’a pas de prise sur lui. Mais si, c’est vrai. Il s’en fout vraiment.
Il y a même des gens qui ont trouvé la décoration de son bureau narcissique parce qu’il y a des portraits de lui. Ça a quelque chose à voir avec ses travaux, avec sa position dans le monde de la recherche ? Bon, un ami l’a dessiné. Il a mis le dessin au mur. Et alors ?
Ceux qui ont écouté cette interview n’ont pas pu ne pas noter qu’il n’a jamais porté la moindre accusation directe. Macron ? C’était une bonne idée de venir le voir, il lui a écrit un mot gentil de remerciement, il a trouvé son établissement tout à fait bien. Bon, il n’a pas modifié ses décisions. Mais c’est parce que sa marge de décision est très faible. Tous ces politiques sont conseillés par tout un apparatchik qui est le véritable décideur. Entendre, anonyme et sans visage.
La politique ? Vous y avez songé ? demande la bécasse en face. Non, ce n’est pas son truc, c’est un métier. La preuve, tous ces gens au pouvoir actuellement n’y connaisse pas grand-chose. Le conseil scientifique qu’il a quitté ? Mais ce n’est pas son écosystème. Son écosystème, c’est la recherche, l’enseignement, en particulier en histoire des sciences et en épistémologie. Pourquoi on a réagi ainsi ? Mais parce qu’on fonctionne avec un paradigme moderne depuis un siècle.
Les chiffres ? Mais si, il en donne. Et une explication. Pourquoi a t-on tant de morts dans l’Europe de l’Ouest ? Mais parce qu’on est un pays vieux, un pays qui a peur, qui n’aime pas le risque, et même qui a peur du risque, et la mort est un risque. On n’a pas traversé d’épreuves comme la guerre, on a une vie confortable, et on veut la sécurité maximale. On a pris les décisions qui en découlent. C’était tout à fait bien expliqué, en mots simples, sans caricature.
Pour le reste, il le dit : le développement du virus a la forme d’une cloche, comme les autres épidémies. Il n’est pas différent, il va disparaître comme il est venu. Non, il ne pense pas qu’il vient d’un laboratoire chinois, parce qu’il pense que les Chinois ne mentent pas plus que les Français.
Interprétez comme vous pouvez !
Mais surtout, surtout, et là-dessus, il a insisté trois fois dans le cours de l’entretien, et pour un homme qui n’aime pas se répéter, on ferait bien d’y prêter attention : on ne sait rien des éventuelles séquelles de ce virus dans les organismes qui en ont été infecté.
Et il y a beaucoup d’hommes et de femmes et qui ont été infectés.
Ce n’est pas une prédiction, c’est une alerte.
Alerte que, selon toute apparence, la presse n’a pas entendue.
Et le dit aussi : il aime son pays, malgré toutes ses extravagances…
Si c’est un narcissique, alors on aimerait en écouter d’autres de le même farine, des narcissiques de cet espèce là.
Vers la fin de l’épidémie ?
Nous devrions tous nous féliciter de la baisse du nombre de morts quotidiens.
Pourtant, il n’en est rien, les médias nous montrent une situation inquiétante qui semble durer, courbes à l’appui. Ainsi, les médias relaient des graphiques du Financial Times, comme France Info par exemple.
S’agit-il de science, d’information ou de propagande ?
Le Financial Times publie quotidiennement un point détaillé et surtout des courbes qui visualisent le nombre de morts par jour pour tous les pays.

Ainsi une profusion de graphiques qui se ressemblent tous est mis à disposition quotidiennement.
Regardez attentivement ces courbes, il est surprenant de voir qu’elles sont très plates, alors que l’on sait que le nombre de morts par jour diminue fortement dans l’ensemble du monde. Il faut regarder de plus près pour comprendre que sur l’échelle des ordonnées (verticale), la distance entre 10 et 100 est la même que celle entre 100 et 1000. C’est ce que l’on appelle une échelle logarithmique. Habituellement cette échelle sert à visualiser des courbes qui montent si vite qu’il faut écraser l’échelle (échelle logarithmique) pour y voir quelque chose. Ici ce n’est pas le cas, alors pourquoi une telle échelle ?
Car le nombre de morts par jour avec une échelle normale c’est cela :

Mais, ce faisant, vous comparez des données qui ne sont pas comparables, la France c’est 66M d’habitants, les USA ce sont 328M d’habitants. Ainsi, pour avoir une vision comparative, il faut comptabiliser le nombre de morts pour 100 000 habitants.

Quelle est alors votre conclusion :
Le nombre de mort diminue-t-il significativement ?
Y a-t-il plus de morts en Allemagne ou en Suède, là où le confinement est plus souple ou inexistant ?
Et alors :
Pourquoi vouloir nous faire croire le contraire ?
Qui est à l’origine de cette communication « catastrophe » ?
Pourtant ce sont bien les même informations, pour comparer voici notre version avec une échelle logarithmique.

Avortement, dénaturation du mariage et Antichrist
Dans une biographie signée par Peter Seewald, à paraître le 4 mai en allemand, le pape émérite Benoît XVI établit un lien entre la domination du « mariage homosexuel » et de « l’avortement », et le « pouvoir spirituel de l’Antichrist ».
« Il y a cent ans, tout le monde aurait jugé absurde de parler de mariage homosexuel. Aujourd’hui, on est excommunié par la société si on s’y oppose. »
Il en va de même pour « l’avortement et la création d’êtres humains en laboratoire ».
« La société moderne est en plein processus de formulation d’un credo anti-chrétien, et si l’on s’y oppose, on est puni par la société au moyen de l’excommunication ». « La peur de cette puissance spirituelle de l’Antichrist est dès lors simplement plus que naturelle, et elle a vraiment besoin de l’aide des prières de tout un diocèse et de l’Eglise universelle pour lui résister. »
Ces citations ont été publiées par Maike Hickson de LifeSiteNews et ont été traduites par Jeanne Smits.
L’actualité vue depuis les fenêtres d’un presbytère : entretien avec le père Danziec
Le père Danziec, chroniqueur dans Valeurs Actuelles depuis un an, a bien voulu répondre à nos questions.
Mon Père, vous collaborez depuis maintenant un an à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Pouvez-vous nous dire pour quelles raisons vous avez choisi de vous y exprimer ?
Tout d’abord, tel l’appel de la vocation sacerdotale, ce n’est pas moi qui ai choisi. J’ai simplement accepté de répondre à l’invitation qui m’a été faite. En effet, suite à une série de Tribunes Libres que j’avais écrites, sous pseudonyme, dans le quotidien Présent, j’ai été contacté pour collaborer au Club VA, prolongement web du magazine papier Valeurs Actuelles. On y retrouve des articles et des analyses dans la ligne éditoriale de l’hebdomadaire. La rédaction avait pour idée d’offrir aux lecteurs de VA la possibilité de bénéficier sur internet du regard de membres de la société civile quant à l’état de la France. Avocat, policier, médecin, professeur d’école ou prêtre, chacun, en fonction de la place occupée, était invité à s’exprimer sur ce qu’il observait. Au moyen de ces différents prismes, les abonnés pouvaient ainsi réfléchir sur le monde, ses bouleversements et ses inquiétudes, mais aussi les résistances et les espérances de notre famille de pensée, la fameuse “droite des valeurs”. C’est dans cet état d’esprit qu’il me fut demandé de rédiger une chronique hebdomadaire dont le pitch peut se résumer de la façon suivante : « L’actualité vue depuis les fenêtres d’un presbytère ».
Certains pourraient vous rétorquer qu’un prêtre a sans doute mieux à faire que de jouer le rôle de commentateur ?
C’est une vraie question. Suis-je habilité à commenter la vie politique ou sociale, à donner un avis sur Benjamin Griveaux ou Greta Thunberg, le Black Friday, le Tour de France ou la Saint-Valentin ? Alors que le manque de prêtres se fait cruellement sentir en certains diocèses, on pourrait croire à de l’égarement ou à de la dispersion, j’en conviens. Péguy avait pourtant cette formule : « Le spirituel fait son lit de camp dans le temporel ». Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’espace d’expression du prêtre se réduit à sa sacristie ou à sa chaire à prêcher. Tout au long des siècles, l’Eglise s’est toujours préoccupée de la vie des hommes. Il lui importe d’éclairer les consciences des uns et les jugements des autres parce qu’elle est désireuse de permettre à la personne humaine de vivre libre sous le regard de Dieu, Je suis farouchement convaincu qu’il y a beaucoup à dire sur ce que nous observons des incohérences du monde contemporain. Le piège, pour un prêtre, serait au contraire de se limiter à de seules considérations pieuses. Notre monde va mal parce qu’il s’est affranchi du décalogue, des repères établis, tout au long des siècles, par la civilisation occidentale. Ora et labora, la prière et l’action culturelle : telle doit être notre réponse chrétienne aux égarements de la postmodernité. « Malheur à l’insensé qui bâtit sa maison sur du sable ». Depuis le Christ, rien n’a changé. La parole du chrétien doit être celle qui donne du sens, qui revient au réel, qui s’inscrit dans le temps long. Mes chroniques, à la place qui est la leur, n’ont pas d’autre objet.
Votre ministère auprès des âmes ne s’en trouve-t-il pas amputé ? Comment peut-on être à la fois prêtre et journaliste ?
Oulala, je ne suis pas un prêtre journaliste ! Journaliste est un mot trop sérieux pour qu’il me soit attribué. On passe par des écoles pour devenir journaliste, on gravit les échelons dans une rédaction, on développe et on enrichit ses contacts et son carnet d’adresses au fil de ses enquêtes. Pour ma part, je ne suis qu’un chroniqueur. Je rédige un papier chaque semaine sur ce que j’ai pu observer les jours précédents, tout en continuant ma vie sacerdotale au jour le jour. C’est très différent. Bien entendu, cela entraîne parfois un lot inévitable de contraintes et d’exigences. Mais pas plus que ne le serait pour un prêtre le fait d’avoir un chien ou d’aller jouer au tennis une fois par semaine. Devant Dieu, j’espère pouvoir répondre que mon ministère au service des âmes ne s’en trouve pas amputé. Vraiment, je ne le crois pas. Après, comme en beaucoup d’autres sujets, il s’agit de trouver un équilibre. Je sers ma paroisse dans des conditions identiques à celles de la plupart de mes confrères. Je célèbre la messe, j’entends les confessions, j’accompagne les familles, j’enseigne le catéchisme, je visite les personnes seules, âgées ou malades, je participe à la vie de mon diocèse. Je ne troque pas ma soutane pour un stylo le temps de la rédaction de mes articles. Je crois plutôt que ces deux exercices s’épousent et se prolongent. L’observation des faits et des hommes, celle des événements qui agitent la société nourrissent au contraire ma réflexion pastorale. Placée sur le tamis de l’Evangile et de la vie intérieure, il me semble que l’actualité prend même une consistance différente. Ainsi par exemple : que Benjamin Griveaux ait fauté n’excite pas spécialement ma curiosité. Ce qui m’intéresse, c’est l’hypocrisie morale du progressisme, à la fois apôtre de toutes les permissivités en même temps que porte-voix d’une intransigeance sans borne et d’une disgrâce sans limite. Dans un autre domaine, le Tour de France fut l’occasion l’été dernier d’une belle bataille sportive avec le malheureux Thibaut Pinot en acteur principal. C’est peu dire que le cyclisme a traversé ces dernières années des désordres et des trahisons éthiques en tout genre. Analogiquement, cette revanche médiatique peut laisser espérer un nouveau regard sur l’image du prêtre, elle-même éclaboussée par les scandales que l’on sait. L’actualité offre matière à méditations. Elle convainc, pour qui prend la peine de l’admettre, que les vérités d’hier sont souvent les solutions d’aujourd’hui. La misère des hommes n’a que peu changé depuis le péché d’Eve et d’Adam. Il appartient à chacun de la contextualiser pour mieux y répondre, avec la grâce de Dieu. Saint Pierre invitait déjà les premiers chrétiens à se tenir toujours prêts à défendre l’espérance qui les habite contre quiconque leur en demande raison (I Pe 3, 15). Pour bien se défendre, il n’est pas suffisant de savoir de quoi l’on parle. Il importe aussi de savoir à qui l’on parle. Quels sont les défis, le quotidien de ceux à qui l’on s’adresse. “L’actualité dans la charité et la vérité dans la charité”, voilà le fil conducteur que j’essaie de tenir.
Danziec étant un nom de plume, pourquoi masquez-vous votre identité ? On entend souvent qu’il faut avoir le courage de ses convictions. Ne craignez-vous pas que certains mettent en doute votre bonne foi ?
Le caractère anonyme de mes interventions n’est pas une chose évidente en soi et je comprends votre interrogation. J’y ai moi-même souvent réfléchi. Pourquoi se dissimuler derrière un pseudonyme ? Porter un masque laisse à penser que l’on agit dans l’ombre. Cela présente inévitablement l’inconvénient de favoriser une certaine suspicion. La question de la pertinence de l’anonymat se pose donc, sans nul doute. Pour autant, je vois à cet anonymat deux avantages. Celui de la liberté de ton d’abord. Contrairement à ce que beaucoup pensent, la parole n’est, hélas, pas si libre que cela dans l’administration ecclésiale. Les oukases ou les placards sont des recours fréquents à l’endroit de ceux qui s’échappent des discours lisses, voire qui usent parfois d’un langage transgressif. Servir la vérité ne veut pas dire se comporter en kamikaze. Le Seigneur lui-même nous invite à être purs comme des colombes mais aussi prudents comme des serpents. En disciple du Christ, j’essaie de me tenir à cette attitude. Sûrement bien imparfaitement. Il n’en reste pas moins que, dans le contexte actuel, mon invisibilité fonde et garantit ma liberté de parole. Existe aussi un second avantage. Et il n’est pas accessoire. L’anonymat me permet, sans doute, de ne pas (trop) succomber à l’hubris. Je me refuse de condamner un investissement personnel à une éventuelle exposition médiatique déstabilisante. Avant d’être le Père Danziec, je suis d’abord prêtre de Jésus-Christ.
Il vous arrive parfois d’avoir quelques mots à l’encontre de frères dans la foi : n’est-ce pas nuire à l’unité des chrétiens ?
Que la vie serait triste si nous tombions spontanément d’accord sur tout. Socrate, dont l’Eglise a coutume de dire qu’il fut, à certains égards, un évangéliste avant l’heure, a donné au dialogue ses lettres de noblesse. Le dialogue conduit à la vérité. Ce dernier, sans pour autant manquer à la charité, a le droit d’être viril. La fidélité au Christ, c’est s’attacher coûte que coûte à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie. Les Pères de l’Eglise nous ont laissé des apologies, vives et ardentes. Thomas d’Aquin a rédigé une Somme contre les Gentils. François de Sales a adressé aux protestants moult controverses explosives contenant des punchlines d’anthologie. Même des saints se sont écharpés sur des questions importantes, comme lors du grand schisme d’Occident. N’a-t-on pas vu une Sainte Catherine de Sienne soutenir Urbain VI et un Saint Vincent Ferrier défendre Clément VII ? Le dialogue, je le crois, possède cette double vertu, soit de vous conforter dans ce que vous pouvez penser, soit au contraire de vous conduire à apporter des nuances sur ce que vous estimiez jusqu’alors comme certain. Dans les deux cas, il est possible d’en sortir grandi. Mais pour qu’un dialogue soit constructif, le fameux « parler vrai », dont les coachs en entreprise se recommandent, est absolument nécessaire. Saint Paul dans ses épîtres le rappellent instamment : « enseigne, exhorte, reprend, menace, insiste à temps et à contretemps ». La spiritualité dominicaine témoigne de ce souci d’aller au-devant des objections. Il peut arriver que des échanges soient tranchants. Et alors ? Un débat, pour exister, doit s’exonérer de susceptibilités adolescentes. Si des erreurs de forme surviennent, il appartient de s’en excuser. De façon adulte, et chrétienne aussi. Maintenant, mettre à plat un différend, c’est d’abord chercher à avancer. Mon but n’est bien évidemment pas de compter chaque soir plus d’ennemis que je n’en avais le matin. Si j’en avais ! Après, le fait de n’avoir suscité aucune animosité autour de soi prouve, selon Clemenceau, que l’on n’a rien fait dans sa vie. L’unité de cœur et de pensée reste un cadeau merveilleux. Mais ce cadeau ne tombe pas du ciel. Il s’obtient au prix d’efforts difficiles, quelquefois redoutables. L’unité coûte cher et réclame de l’énergie quand bien même le risque serait de provoquer des désaccords ou de l’incompréhension. Le Seigneur lui-même l’a dit, je suis venu apporter le glaive et non la paix. La vérité divise en ce sens qu’on y adhère ou non. La division n’est pas son but premier, mais c’en est une conséquence constitutive. Je fais miennes la formule du Père de Chivré, édifiant domicain du siècle dernier : « Se fiancer avec la vérité, c’est se condamner au divorce avec beaucoup d’hommes ». Bien entendu, il peut sans doute arriver de blesser tel ou tel à l’occasion d’un argument cinglant, d’un paragraphe aiguisé, d’une maladresse dans l’expression ou à la suite d’une réaction trop hâtive. Si jamais la justice a été lésée, il n’est jamais interdit de présenter ses excuses. Cela n’empêche pas que rendre à chacun ce qui lui est dû impose, parfois, d’adresser un uppercut bien placé.
L’Eglise et la Modernité
Guilhem Golfin a complété la mise en ligne des vidéos des conférences que j’ai faites cette année. Il y en a 6 à découvrir sur cette chaîne Youtube, pour se cultiver en ce temps de confinement.
2 -10 mai : neuvaine aux Bienheureuses martyres d’Orange
Le 10 mai 1925, le Pape Pie XI a béatifié 32 religieuses martyres à Oange. Elles ont été fidèles à Jésus, jusqu’au bout, jusqu’au don suprême de leur propre vie.
1925 – 2025 : En janvier 2019, Monseigneur Cattenoz ouvre la voie vers la canonisation des 32 Bienheureuses martyres d’Orange. Depuis, nombre de grâces et de faveurs connues et inconnues ont été obtenues par l’intercession des Bienheureuses. Un miracle est nécessaire pour confirmer leur sainteté. 2025 : l’année de leur Canonisation ? Cela dépend de Dieu… et aussi un peu de nous : si nous les implorons et confions nos besoins spirituels et humains.
Du 2 au 10 mai 2020, nous nous tournons avec confiance vers les Bienheureuses martyres d’Orange pour obtenir grâces, faveurs et miracles à l’occasion du 95ème anniversaire de leur Béatification.

15 personnalités signent le manifeste de Chartres
Ces 15 personnalités catholiques, listées ci-desous, s’engagent, à l’heure du déconfinement, à ne pas « continuer à vivre comme si rien n’était arrivé ». Ils invitent tous les hommes de bonne volonté à signer ce manifeste et à s’associer au petit nombre de pèlerins qui iront jusqu’à Chartres remettre l’avenir de la France aux pieds de Marie, le 17 mai prochain.
MANIFESTE DE CHARTRES
Devant les malheurs qui frappent notre pays et le monde entier et ceux plus grands encore qui peut-être nous menacent,
Devant la pandémie qui immobilise nos forces et nous laisse dans une attente impuissante,
Devant la tristesse d’une Église désolée qui ne peut même plus s’occuper de ses enfants,
Nous mettons toute notre confiance en Dieu et dans l’intercession de la Sainte Vierge Marie.
Nous voulons faire un acte de remise complète de nous-mêmes entre les mains de notre Père des cieux, car nous savons qu’il est bon et qu’il aime à pardonner ceux qui reviennent vers lui, il ne se venge pas mais relève et console.
Nous reconnaissons que nous n’avons pas toujours marché droit dans les voies de la justice et de la foi, que nous avons profité de la facilité de la consommation, que nous nous sommes complu dans des biens matériels, que nous avons tout attendu de la technique et lui avons confié nos vies, que nous nous sommes étourdis de bruits et de divertissements, que nous avons pactisé avec la lâcheté, reconnu désormais inévitables les atteintes à la vie et à la dignité du mariage, fermé les yeux sur l’écrasement du pauvre, l’isolement et la détresse des personnes âgées, que nous n’avons pas été fidèles aux rendez-vous que nous fixait l’Église, que nous avons négligé de partager notre foi avec les cœurs qui ont tous faim et soif de la vérité…
Si le Seigneur nous donne un répit et nous permet une existence plus heureuse, nous ne voulons pas continuer comme si rien n’était arrivé,
Nous voulons être fidèles aux appels que Dieu nous adresse par sa Parole révélée, par nos pasteurs, par ses saints, par les messages de Marie notre Mère,
Nous voulons faire à la prière une vraie place dans nos vies, commençant par elle et finissant par elle nos journées, nous voulons sanctifier le Jour du Seigneur, écarter au maximum du dimanche les occupations professionnelles, être assidus à la messe dominicale, même au prix des grands dérangements, nous efforcer de faire du vendredi un vrai jour de pénitence, jeûnant ou au moins nous privant substantiellement ce jour-là. Nous profiterons des églises ouvertespour rendre visite au Seigneur présent au Saint Sacrement. Nous voulons nous avancer vers la sainte communion avec plus de préparation et de respect.
Nous demandons à Dieu la grâce de nous ouvrir à la misère des autres, de ne pas avoir peur de partager notre pain, notre logement et aussi la Bonne Nouvelle du salut que le Seigneur a remise entre nos mains.
Nous répudions les compromis dans lesquels nous avons pu vivre, nous acceptons d’un cœur sincère les enseignements de l’Église sur la chasteté avant le mariage, la fidélité conjugale, la régulation des naissances, le respect de la vie, l’exigence de justice dans les rapports sociaux et avec les populations déplacées, la modération dans l’usage des ressources naturelles….
Sachant notre faiblesse, nous voulons faire un usage plus large et plus profond du sacrement de réconciliation pour repartir au combat et ne jamais nous résigner au mal.
Nous mettons ces résolutions toutes simples sous la protection de notre Mère, la Bienheureuse Vierge Marie, nous voulons faire d’elle la gardienne de l’espérance neuve qui naît aujourd’hui au creuset de l’épreuve.
Grâce à elle, nous savons que notre Église sera belle et lumineuse comme elle et que la France, notre pays, retrouvera quelque chose de sa vocation de fille aînée de cette Église. Une pandémie de grâces est possible…
Avec elle nous demandons au Père d’envoyer bien vite son Fils, pour nous ouvrir les portes du Monde nouveau. Que son Règne advienne ! Maranatha, Seigneur Jésus !
Le 17 mai, des marcheurs, comme Péguy, iront à Chartres remettre l’avenir de la France aux pieds de Marie, notre consolation et la patronne de notre pays. Soutenez-les en signant ce manifeste !
Les signataires :
- Père Daniel ANGE fondateur Jeunesse Lumière
- Mgr Marc AILLET, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron
- Mgr Jean-Pierre BATUT, évêque de Blois
- Gaultier BES, cofondateur revue Limite
- Eléonore BILLOT DE LOCHNER, Présidente Parcours Alpha
- Rémi BRAGUE, philosophe
- Abbé Augustin CAYLA, membre chapitre missionnaire de Notre-Dame de Chrétienté
- Mgr Philippe CHRISTORY, évêque de Chartres
- Mélanie DEBRABANT, Présidente du mouvement Anuncio France
- Dom Philippe DUPONT, abbé de Solesmes
- Abbé Alexis GARNIER, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté
- Père Michel GITTON, fondateur de la communauté Aïn-Karem
- Marie-Hélène MATHIEU, fondatrice de Foi et Lumière
- Mgr Dominique REY, évêque de Toulon-Fréjus
- Natalie SARACCO, réalisatrice
- Guillaume TABARD, journaliste, membre de la communauté Aïn Karem.

