Jean-François Revel : “Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots”
Excellent et très pertinent texte de Jean-François Revel (1924-2006) de l’Académie française publié sur un blog qui lui est dédié. Ce texte n’a jamais été autant d’actualité. Il montre l’ineptie de la féminisation des mots et/ou de la grammaire, de plus en plus utilisée par les personnalités politiques et les institutions, sous influence des féministes activistes :
Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges. Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ? Absurde! Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme. Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.
Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants.
La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire. Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.
Censure médiatique : Le Monde ordonne, LCI se soumet !
Voilà où en est la liberté de la presse et la liberté d’expression en 2020 : complètement soumise à la gauche la plus intolérante et totalitaire. Eric Zemmour avait subi récemment son éviction sans procès de RTL suite à sa participation à la Convention de la droite. C’est au tour de Geoffroy Lejeune de Valeurs Actuelles de subir le diktat des médias dominants et de se faire éjecter de LCI.
Suite à la parution du fameux article-fiction mettant en scène Danièle Obono, le Monde publie un éditorial le 1er septembre. Cet éditorial est non signé, ce qui signifie, dans la tradition de la presse écrite, qu’il engage le quotidien dans son intégralité. Le Monde exige clairement à ce que les journalistes de Valeurs Actuelles ne soient plus invités et ne puissent plus intervenir sur les médias télévisés :
Depuis plusieurs années, l’hebdomadaire d’extrême droite « Valeurs actuelles » a vu sa légitimité rehaussée par les invitations régulières de ses journalistes sur des chaînes d’information en continu ainsi que par un entretien accordé par Emmanuel Macron (…)
L’ennui est aussi que les jeunes journalistes plus à droite que Marine Le Pen qui animent Valeurs actuelles ont micro ouvert en permanence sur plusieurs chaînes d’information télévisée en continu, dont ils alimentent le moulin à polémiques. Face à l’inadmissible humiliation publique d’une personne en raison de ses origines, la loi qui fait du racisme un délit et non une opinion, doit s’appliquer. L’affaire Obono invite aussi à condamner la banalisation dans des émissions généralistes d’une parole extrémiste qui, si elle peut faire le « buzz », contribue surtout au délitement du pays en nourrissant la haine.
La direction de TF1 et de LCI s’est immédiatement exécutée en se soumettant au diktat de la gauche intolérante et a évincé Geoffroy lejeune de ses plateaux. Une véritable honte pour la profession. Et c’est Le Monde qui annonce cette information avec délectation :
Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, n’aura plus son rond de serviette sur LCI (…)
« En tant que citoyen, j’estime que ce qu’a fait Valeurs actuelles est indigne de notre époque. Jusque-là, la présence sur LCI de Geoffroy Lejeune pouvait se justifier dans les débats d’idées, où tous les courants s’expriment. Mais cet excès de Valeurs actuelles contrevient à notre ligne et à nos valeurs. Il ne sera plus chroniqueur sur LCI. C’est la décision qui a été prise ce week-end par Fabien Namias [directeur général adjoint de LCI] et Thierry Thuillier [directeur général] », explique Gilles Pélisson, le PDG de TF1 dans un entretien accordé au Monde (…)
Geoffroy Lejeune intervenait sur l’antenne de LCI, notamment dans « 24 heures Pujadas » (chaque jour de 18 heures à 20 heures) depuis trois saisons, et devait assurer cette année une chronique dans « Le Grand Soir », l’émission de Julien Arnaud (22 heures-minuit).
Pour le moment, à notre connaissance, seul Pascal Praud, journaliste de CNews s’est offusqué de cette exclusion :
LCI l’a écarté sans jugement, sans procès sinon la curée médiatique (…) C’est peut-être ça la vraie soumission, céder aux sirènes des minorités qui réclament des têtes et déboulonnent des statues. Félicitations à ceux qui ont pris cette décision, ils ont montré leur courage et leur colonne vertébrale. Je ne doute pas que la presse française se mobilise, que les sociétés de journalistes hurlent à la censure, qu’Alain Finkielkraut, David Pujadas, Daniel Cohn-Bendit, Gérard Miller, quelques grandes voix que j’entends sur LCI prennent position pour défendre un confrère injustement sorti de l’antenne (…)
J’attends… Alain Finkielkraut qui est un invité régulier désormais, j’attends ce que ces gens vont dire sur la liberté d’expression ! Sur la liberté de journaliste ! C’est toujours deux poids deux mesures en France. Il a un tort Geoffroy Lejeune : il est de droite, c’est un journaliste de droite. Ah ça c’est absolument terrible ! Donc effectivement j’attends les réactions des sociétés de journalistes...”
La présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, a été définitivement condamnée pour discrimination politique envers le RN
Et ces gens-là donnent des leçons de démocratie et de républicanisme à longueur de journée. En réalité, la gauche est intolérante. Carole Delga avait été condamnée en 2019 (voir ici) pour discrimination envers le maire Rassemblement national (RN) de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, pour « discrimination fondée sur des opinions politiques » et « entrave à l’exercice d’une activité économique ». Elle s’était notamment opposée à la construction d’un lycée. Les enfants pris en otage par la politique partisane ! La cour de cassation vient de confirmer définitivement sa condamnation :
Le maire (RN) de Beaucaire, Julien Sanchez, reproche à la présidente de la région de ne pas avoir signé le contrat de ville (qui lie les collectivités) validé par les élus gardois et de ne pas avoir choisi Beaucaire, 16 000 habitants, pour accueillir le futur lycée général construit par la région dans le Gard. En 2019, il s’était félicité de la décision de la cour d’appel de Nîmes :
« Je suis satisfait que la discrimination soit enfin reconnue. Beaucaire est la quatrième ville du Gard, avec 16 000 habitants, et c’était le seul contrat de ville sur 38 dans le département qui n’avait pas été signé par la présidente de la région. Je n’ai rien contre Carole Delga en tant que personne, je souhaite la paix et que Beaucaire soit traitée comme les autres communes. »
En avril 2019, la cour d’appel de Nîmes avait évoqué « un avertissement afin d’éviter que des convictions politiques ne viennent polluer des décisions dont dépend le sort de nombreux citoyens ». En première instance en décembre 2017, le tribunal correctionnel de Nîmes avait jugé la plainte de Julien Sanchez « irrecevable » pour des raisons de procédure.
« C’est la première fois en France qu’un président de conseil régional est condamné pour discrimination, a réagi mercredi Julien Sanchez auprès de l’AFP. En cas de récidive, Mme Delga risque une peine complémentaire d’inéligibilité. »
Julien Sanchez constate qu’une certaine presse régionale a supprimé les articles informant les habitants de cette décision de justice. Presse indépendante ?
Après @Midilibre, c’est donc au tour de @lindependant de censurer ses propres journalistes.
Les articles de fond sur la condamnation de @CaroleDelga publiés en ligne aujourd’hui ont été rapidement supprimés par ces deux journaux du groupe de Jean-Michel Baylet.
Esprit Charlie ? pic.twitter.com/p0MP5zWw1k— Julien Sanchez (@jsanchez_rn) September 2, 2020
Chronique des cinglés : les conseils ubuesques des libertaires
Ce serait à hurler de rire si cela ne démontrait pas l’imbécilité de nos idéologues. La responsable de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a déclaré :
“Les relations sexuelles peuvent être compliquées pendant la pandémie de Covid-19, surtout pour les personnes qui ne vivent pas avec un partenaire intime ou dont le partenaire sexuel court un grand risque de contracter la maladie”. “Les activités sexuelles les moins risquées pendant que sévit la Covid-19 sont celles où vous êtes seul”.
En cas de rapports sexuels “avec quelqu’un qui ne fait pas partie de votre ménage ni de votre bulle sociale“, les partenaires devraient éviter de s’embrasser et faire en sorte que leurs “visages ne se touchent pas ou ne soient pas près l’un de l’autre“. Dans un tel cas, le port d’un “masque couvrant le nez et la bouche” est suggéré. Sic.
Elle souligne cependant que le risque de transmission du coronavirus par le sperme ou les sécrétions vaginales “est très faible“.
Prôner la fidélité et la continence, c’est trop difficile pour eux ?
Australie : une femme enceinte arrêtée à son domicile devant ses enfants pour avoir annoncé une manif anti-confinement
Au mois d’août, les autorités politiques de Melbourne, deuxième plus grande ville d’Australie, avaient donné à la police le pouvoir d’entrer dans les maisons privées, sans mandat ni permission des propriétaires, afin d’effectuer des “contrôles ponctuels”, les politiciens ayant déclaré un nouvel «état d’urgence» pour lutter contre le Covid 19. Jeanne Smits relate l’arrestation d’une femme, chez elle, au nord-ouest de Melbourne… Mais sinon, prenez soin de vous et laissez-vous faire par des gouvernements qui ne veulent que le bien de votre santé… :
Zoe Buhler, qui signe Zoe Lee sur les réseaux sociaux, a vu débarquer 4 enquêteurs de police dans son domicile avant d’être informée de ses droits (!) et menottée devant ses deux enfants et son compagnon, qui a filmé la scène.
Ne comprenant visiblement pas pourquoi elle était traitée comme une criminelle, Zoe Buhler n’a cessé de demander des explications, répétant : « C’est ridicule » et ajoutant qu’elle était enceinte et qu’elle avait un rendez-vous d’échographie une heure plus tard. La police lui a simplement annoncé qu’elle avait bel et bien violé à la loi en participant à un événement mettant en cause les mesures sanitaires en vigueur.
Zoe Buhler a été embarquée au poste ce 2 septembre en pyjama, sous les yeux de ses enfants, et n’a pu retourner à la maison qu’après paiement d’une caution.
Le totalitarisme repose sur le zèle de quelques-uns et la peur collective. Hannah Arendt pensait ce système édifié sur la « banalité du mal », soit sur la soumission à des ordres mortifères exécutés sans réfléchir. Mais puisque ce nouvel ordre est sanitaire, il se fonde plutôt sur la banalité du bien.
LR et RN débattent de la transition écologique et du localisme
Le sénateur LR Sébastien Meurant ne craint pas de s’afficher dans un colloque organisé par la Fondation Identité et démocratie, présidée par Hervé Juvin (député RN au Parlement européen), au cours duquel interviendront notamment le député européen RN Jérôme Rivière et Andrea Kotarac, candidat RN aux élections à la présidence de la Métropole de Lyon de mars 2020.

Le déclin du catholicisme populaire
Une enquête de l’institut de sondage Ifop, parue dans Le Monde à la veille de la fête de l’Assomption, démontrait une nette érosion de la culture chrétienne en France, surtout chez les moins de 35 ans, même si elle établissait dans le même temps la relative persistance du catholicisme au sein de la société française. Ce sondage reprend les mêmes questions que celui réalisé en 1988, à l’occasion de la venue de saint Jean-Paul II à Strasbourg. Ainsi, si 67% des Français affirmaient connaitre «par cœur et entier» la prière du Notre Père en 1988, ils ne sont plus que 56% aujourd’hui. Sur la tranche des jeunes de moins de 35 ans, ils ne sont plus que 42%, et 29% à connaître le «Je vous salue Marie». 44 % des Français savent que Pâques célèbre la résurrection du Christ (ils étaient 43 % en 1988). Or, 47 % d’entre eux ont plus de 50 ans, 34% ont moins de 35 ans. Les chiffres accusent une baisse encore plus significative s’agissant de la Pentecôte (seuls 7% des moins de 35 ans peuvent la relier à la descente du Saint-Esprit sur Marie et les apôtres contre 18% en 1988).
Le sociologue Yann Raison du Cleuziou, maitre de conférences en sciences politiques de l’Université de Bordeaux, décrypte sur Vatican News les données de cette étude :
Ce qui est le plus significatif à mon sens c’est la culture matérielle. Par exemple, le fait d’avoir un crucifix accroché au mur chez soi ; c’est un élément assez «ordinaire» d’un intérieur chrétien. Et bien aujourd’hui, dans la population française des 18 ans et plus, il n’y a que 17% des Français qui possèdent un crucifix accroché au mur, soit un recul de 22 points par rapport à 1988. Ce recul, on le mesure aussi à travers les chiffres de la pratique religieuse : il n’y a plus qu’environ 2% de pratiquants hebdomadaires en France. Nous avons vraiment un catholicisme en déclin, et en même temps, quand on regarde les chiffres, on mesure aussi que le catholicisme marque toujours la culture française. 75% des Français savent reconnaitre dans Noël une fête chrétienne, 31% ont toujours une Bible chez eux, 25% un chapelet, 23% une statuette de la Vierge… Donc même si le catholicisme est en déclin, il reste un marqueur important de la culture française.
Les auteurs de l’enquête parlent d’un recentrage sur la foi elle-même et d’un recul des rites. Que manifeste cette dissociation ?
La foi, c’est le propre de ceux qui sont les plus engagés et intégrés à l’Église catholique. Or, comme celle-ci devient minoritaire, le marqueur d’appartenance au catholicisme devient de plus en plus la capacité de dire sa foi dans les termes mêmes du langage institutionnel. Et donc, on observe dans cette enquête, qu’il y a plus quatre points de Français qui reconnaissent dans la fête du 15 août « l’Assomption » et qu’il y a une baisse de ceux qui y reconnaissent la « fête de Marie », laquelle était une appellation populaire. En gros, cette tendance signifie que l’Église devient minoritaire et qu’elle se recompose sur un noyau de virtuoses de la foi qui ont une compétence théologique relativement élevée. En revanche, cela montre un déclin du catholicisme populaire, dont le rapport à l’Église reposait essentiellement sur les rites de passage -baptême, mariage, enterrement- et sur une pratique saisonnière -Noël, Pâques, Assomption, etc.
Ce que vous décrivez là rejoint ce que prédisait le cardinal Ratzinger, il y a plusieurs années, lorsqu’il parlait d’une recomposition du catholicisme en Occident sur la base de ce qu’il appelait des « minorités créatives »…
Oui, on a un catholicisme qui est minoritaire et il a une visibilité, dans la société française, qui est presque supérieure aux années 1970 lorsqu’il était plus majoritaire. C’est assez paradoxal ! Par exemple, lors de la dernière élection présidentielle, les catholiques ont été très actifs, très visibles en politique, ce qui n’était pas arrivé depuis des décennies. Et cette visibilité est liée à la prise de conscience de leur statut minoritaire. Comme minorité, ils s’organisent pour peser, alors qu’auparavant, étant majoritaires, ils ne ressentaient pas le besoin de défendre leur intérêt, de s’organiser pour négocier leur vote contre l’engagement des partis politiques dans un conservatisme sur les questions de bioéthique.
Est-ce que, malgré tout, les catholiques peuvent «tirer profit» de ce déclin ?
Je ne crois pas qu’il faille forcément se réjouir de cette évolution. Certains évêques disent qu’on passe d’une Église qui avait la quantité à une Église qui s’appuie sur la qualité. Finalement, on a aujourd’hui une Église qui est plus élitiste et qui se trouve donc entravée dans sa capacité à toucher le reste de la population, parce que cette Église catholique n’est plus populaire. Et c’est quelque chose de compliqué à contrer et à dépasser grâce à une pastorale adaptée.
D’où vient ce manque d’intérêt des jeunes pour la culture chrétienne, pourquoi ne se sentent-ils pas rejoints ?
C’est une très vaste question qui suscite beaucoup de controverses, car les causes de la déchristianisation sont multiples et il ne faut pas regarder que les jeunes. Elles sont liées tout d’abord à la profonde transformation de la société française. On sait par exemple que la déchristianisation a été accélérée par l’exode rural d’une partie des Français, par la tertiarisation de l’économie, c’est-à-dire par le fait que beaucoup plus de Français travaillent dans les services et ont un niveau de scolarisation plus élevé.
C’est lié aussi aux transformations de l’Église. A partir des années 1970, chez une partie des catholiques, il y a eu un certain malaise à l’égard de la transmission de la foi ; certaines familles catholiques ont voulu laisser les jeunes générations choisir elles-mêmes leur ancrage spirituel, et par conséquent, il y a eu un refus de transmettre ce qui avait été la foi des pères.
Je crois qu’on peut aussi interroger la catéchèse et la pastorale. Quand on regarde le nombre de jeunes Français de moins de 25 ans qui se disent catholiques, on est autour de 20% -c’est très faible-, et pourtant, énormément de Français passent par l’enseignement catholique. Cela montre bien que la pastorale qui est proposée au sein de cet enseignement ne parvient pas à les accrocher. Peut-être parce que celle-ci s’appuie trop sur un discours un peu humaniste, valorisant les valeurs de partage, d’accueil, de générosité… Valeurs qui ne sont pas spécifiquement religieuses et qui, par conséquent, peuvent donner l’impression aux jeunes qu’ils connaissent déjà le christianisme, qu’ils peuvent vivre ses valeurs sans avoir la foi, et ne voient pas ce que la foi chrétienne peut leur apporter de plus que les valeurs déjà ambiantes.
On peut légitimement parler d’un échec sur cette question. Comment, selon vous, l’Église peut-elle réinvestir le terrain de la catéchèse et de la formation de base de ses fidèles ?
Pour un sociologue, il est un peu compliqué de se prononcer sur l’orientation pastorale de l’Église, d’autres sont beaucoup plus compétents que moi. Mais je crois qu’il est très important de regarder ce qui se joue dans les clivages générationnels, au sein de la société française et de l’Église. Ce que montre cette enquête Ifop-Le Monde, c’est qu’en gros, les plus de 80 ans sont baptisés à 80% et les moins de 25 ans sont baptisés à environ 25%. Cela signifie que les personnes âgées dans l’Église vivent et vieillissent dans un monde qui demeure majoritairement chrétien, alors que les jeunes générations de catholiques vivent dans un monde où le catholicisme est minoritaire. Cela fait que ces générations ne se comprennent pas, il y a une tension entre juniors et seniors dans les paroisses parce qu’ils appartiennent à des mondes totalement différents. Souvent, les jeunes catholiques sont un peu contestataires à l’égard des vieilles générations qui dominent l’Église catholique en France parce que ces jeunes ont le sentiment d’être doublement minoritaires, en tant que jeunes dans une Église composée majoritairement de retraités et en tant que catholiques dans une société très largement sécularisée. On a donc souvent des jeunes qui ont envie de remuer l’Église, l’envie d’être audacieux et des vieilles générations qui, au contraire, ont toujours la crainte d’être écrasants car ils appartiennent à un catholicisme majoritaire. Je crois que ce serait déjà important si dans l’Église catholique, les générations plus âgées comprenaient que les jeunes catholiques vivent dans un autre monde et leur laissaient plus d’autonomie.
Zemmour : “Personne ne s’attaquera au trafic de drogue, qui est tenu partout par des maghrébins”
Na manquez pas l’émission Face à l’Info du 2 septembre, avec notamment une description des massacres du 2 septembre 1792 :
Le port généralisé du masque porte une atteinte immédiate à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle
La justice ordonne au préfet du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, de revoir son arrêté qui imposait depuis samedi le port généralisé du masque à Strasbourg et dans les 12 autres principales villes du département.
Dans son ordonnance rendue mercredi 2 septembre, le tribunal administratif de Strasbourg lui donne jusqu’au lundi 7 septembre à midi pour prendre un nouvel arrêté. Celui-ci devra exclure les communes et “les périodes horaires”qui ne sont pas caractérisées “par une forte densité de population” ou “des circonstances locales susceptibles de favoriser la diffusion” du coronavirus. Faute de nouvel arrêté, l’actuel “sera automatiquement suspendu”.
Le tribunal avait été saisi en référé-liberté par deux praticiens hospitaliers alsaciens. L’arrêté incriminé
“porte une atteinte immédiate à la liberté d’aller et venir et à la liberté personnelle des personnes appelées à se déplacer” .
En vigueur depuis samedi 8 heures, il imposait de manière globale, de jour comme de nuit, le port du masque aux “personnes de plus de 11 ans”, à Strasbourg et dans les 12 autres villes de plus de 10 000 habitants du Bas-Rhin.
Me Marc Jantkowiak, l’avocat des deux requérants, se réjouit :
“C’est une victoire et une satisfaction, c’est exactement ce qu’on avait plaidé”.
Stabilité de la délinquance ? le Monde relaie l’intox du ministre de la justice
Après son “sentiment d’insécurité”, le ministre de la Justice a osé déclarer :
Eric Dupond-Moretti: “La délinquance des mineurs n’a pas augmenté dans notre pays depuis 10 ans” pic.twitter.com/tUKqJk0Dpm
— BFMTV (@BFMTV) September 2, 2020
Le Monde est aussitôt venu à son secours :

Ce n’est pas ce que disaient d’autres médias récemment : Le Figaro, L’Express, France Info, Midi Libre, BFM TV

Addendum : Un lecteur signale que les chiffres départementaux mensuels relatifs aux crimes et délits enregistrés par les services de police et de gendarmerie depuis janvier 1996 sont en ligne. L’augmentation est flagrante.
Les Tontons flingueurs du Covid-19
Luc Montagnier, Didier Raoult, Christian Perronne, Jean-François Toussaint, Laurent Toubiana, Éric Caumes… flinguent le Covid-19 :
Promotion du commerce de l’humain en toute impunité à Paris
Des Juristes pour l’enfance :
Les 5 et 6 septembre 2020, le Salon nommé Désir d’enfant organisé à l’Espace Champerret à Paris annonce des interventions de cliniques étrangères faisant ouvertement la promotion de la Gestation pour autrui et invitant les Français à recourir à leurs services.
Saisi en référé-liberté par l’association Juristes pour l’enfance, le juge des référés du Tribunal administratif de Paris vient de rejeter le recours par ordonnance de ce jour, 2 septembre 2020.
Sans même accorder d’audience pour débattre de la question, le juge madame Claudine Briançon a estimé que “la seule participation durant ce salon d’intervenants qui organiseraient la gestation pour autrui dans des pays étrangers où celle-ci est légale ne peut être regardée comme constituant par elle-même une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées”, à savoir la non marchandisation du corps humain et le droit au respect de la dignité humaine.
La dignité des femmes ukrainiennes serait-elle de moindre valeur, et la proposition faite à des Français de louer ces ventres étrangers serait-elle morale dès lors que cette location se fait en Ukraine, aux Etats-Unis ou ailleurs ?
Le démarchage des femmes françaises pour vendre leurs ovocytes (5000 euros, voyage en sus pris en charge) serait-il acceptable dès lors que cette vente se réaliserait aux Etats-Unis ?
L’offre commerciale d’un forfait incluant un enfant du sexe choisi et en bonne santé garantie est-elle tolérable sur le sol français dès lors que la commande et la réception de l’enfant seront réalisées de l’autre côté d’une frontière ?
Avec un tel « raisonnement », il ne reste plus qu’à organiser colloques et salons :
- sur l’achat et la consommation de stupéfiants à Amsterdam (pas de vente sur place à Paris, bien sûr, “seulement” des informations sur les vendeurs néerlandais, les prix, les différentes qualités, les effets promis etc.)
- sur le moyen de trouver des prostitué(e)s mineur(e)s en Thaïlande (pas de prestation sur place en France bien sûr, “seulement” des catalogues d’enfants à choisir et réserver en vue d’un futur séjour, sur la couleur de leurs yeux, leur poids et leur taille…)
- sur les moyens d’acheter des armes en toute légalité aux US (pas de marchandise sur place à Paris, bien sûr, “seulement” des conférences sur les performances et l’utilité des armes à feu, information sur les facilités de paiement, échange de cartes de visite avant un voyage au Texas) etc.
Juristes pour l’enfance se pourvoit devant le Conseil d’Etat afin de demander la cassation de cette décision inique.
Extrait de l’ordonnance du 2 septembre 2020 :
« Les associations requérantes soutiennent que l’organisation du salon « Désir d’Enfant » qui doit se dérouler les 5 et 6 septembre 2020 à l’Espace Champerret à Paris porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la dignité de la personne humaine et au droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains ou dégradants dès lors que la tenue de ce salon aurait pour objet de promouvoir l’exercice d’une activité d’entremise commerciale à la Gestation pour autrui interdite en France.
Toutefois, la seule participation durant ce salon d’intervenants qui organiseraient la gestation pour autrui dans des pays étrangers où celle-ci est légale ne peut être regardée comme constituant par elle-même une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées justifiant que soit apportée une restriction à la liberté d’organisation d’une réunion ayant pour thème le « Désir d’enfant » ».
Faire une comédie légère sur une grossesse non désirée, c’est… un entrave à l’avortement
Venue du quotidien Le Monde, Maïa Mazaurette intervient désormais dans Quotidien, de Yann Barthès. Dans Le Monde, elle avait écrit sur l’affaire Matzneff un article intitulé “Il faut parler de pédophilie (mais sans clichés)”. Cet article utilisait une des méthodes préférées du Monde : le relativisme. Avec une mise au point assez troublante :
- Les pédophiles ne sont pas forcément des agresseurs d’enfants
- La majorité des agresseurs d’enfants ne sont pas pédophiles
- Il faut arrêter de parler de « prédateurs sexuels »
- Il faut arrêter d’enfermer les victimes dans une identité définitive de victime
Dans Quotidien, elle s’en est prise à une comédie qui parle de grossesse non désirée : “il y a entrave à l’IVG donc 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende, quand même”
L’actrice Marina Foïs en est tombée des nues…
Nous avions combattu cette loi inique : comment condamner quelqu’un qui s’efforce de laisser la vie gagner ? La polémique du jour montre à quel point l’#IVG est sacralisé dans notre société. https://t.co/tZ1VrVbQcl
— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) September 2, 2020
Invitée pour la promotion de la comédie Énorme, la comédienne a été désagréablement surprise par le contenu de la chronique de Maïa Mazaurette. L’histoire? «Un homme fait un bébé dans le dos de la femme qu’il aime alors qu’elle n’en veut pas», a résumé en quelques mots Yann Barthès. Pour y parvenir, le personnage remplace les pilules contraceptives de sa compagne par des sucrettes. «Ce n’est pas bien», a tenu à souligner le comédien sur le plateau de «Quotidien». Un point de vue que Maïa Mazaurette va développer et argumenter de manière très sérieuse en consacrant sa chronique «La zone Mazaurette» au contenu du film.
«Vous avez failli briser mon couple avec votre histoire de grossesse imposée». «Est-ce une comédie, un drame ou un film d’horreur?»«Nous avons un personnage sympathique qui commet une action horrible pour des raisons touchantes. La fin justifie-t-elle les moyens?». «Le personnage prémédite une grossesse forcée, un événement pas banal dans la vie d’une femme et qui peut potentiellement tuer une femme». «Légalement, il n’y a pas de qualification pénale pour la fécondation forcée mais il y a entrave à l’IVG donc 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende, quand même…»
Ridicule ou totalitaire ? Le visage de l’actrice parle de lui-même.
Selon un sondage, « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française »
Selon un sondage IFOP, 74% des musulmans de moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant la République. Mais ce n’est pas ce qui est choquant dans ce sondage. En effet, tous les catholiques devraient faire passer leurs convictions religieuses avant tout pouvoir. Comme Thomas More face à Henry VIII, Stauffenberg face à Hitler. Ou aujourd’hui face à l’avortement…
Ce sondage IFOP, réalisé à l’occasion de l’ouverture du procès des attentats de janvier 2015, révèle surtout, et c’est là qu’il convient de s’indigner, que :
- 10% des musulmans « condamnent [les frères Kouachi] mais partagent certaines de leurs motivations » et 5% déclarent qu’ils « ne les condamnent pas ».
- Un quart des jeunes musulmans (26%) de moins de 25 ans ne condamnent pas explicitement les auteurs des attentats du 7 janvier 2015 et 12% les condamnent tout en admettant partager certaines de leurs motivations
- l’idée selon laquelle « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française » est loin d’être approuvé que par la population non-musulmane : 61% des Français partageant cette idée d’après un récent sondage de l’Ifop pour le JDD (octobre 2019). Si l’enquête montre que ce sentiment recueille l’approbation de 29% des musulmans, il est aussi partagé par près d’un jeune musulman sur deux (45%).
Le totalitarisme repose sur un État souvent faible, incapable d’assurer la sécurité intérieure, mais omniprésent
Le philosophe Martin Steffens estime dans Famille chrétienne que l’obligation généralisée du masque pose un réel problème de conscience :
[…] Bruno Chenu disait que la religion chrétienne est la religion du visage. Nous sommes la civilisation du visage et, dans notre Histoire, ce n’est jamais impunément que le visage a disparu. Car qu’est-ce que le visage ? C’est ce que je confie à autrui. Car le visage est la part de moi que mon interlocuteur voit mais que, moi, je ne peux voir. Je le lui offre, nu, en espérant qu’il saura l’accueillir et l’habiller d’un sourire. Avoir un visage, c’est ainsi accepter de ne pas s’appartenir tout à fait. Dans le visage à découvert, il y a tout le risque de la relation.
Il est vrai que dans nos vies urbaines, nous sommes souvent dévisagés, tant nos regards furtifs se croisent ou se toisent, sans jamais s’envisager. Mais c’est accroître le mal de la solitude que d’y ajouter une couche.
Le masque, en protégeant l’autre, se présente pourtant comme un acte de bienveillance envers les plus fragiles ?
Attention ! Les plus fragiles, d’accord, mais ce ne sont pas seulement les plus de 65 ans. Dans l’ordre de la vie, ce sont d’abord les enfants. Est-ce qu’on a le droit de leur imposer ce discours permanent de la peur, puis ce masque qui en est le symbole ? On peut bien leur parler d’accueil et de tolérance en classe, mais on les élève dans une société organisée autour de l’hygiène, de la peur de la mort et de la méfiance. L’humanité de nos enfants est une chose fragile autant que précieuse, qui ne croît pas dans n’importe quelles conditions.
Et puis il y a une autre population, qui est la fragilité absolue : nos morts. Un mort, ne pouvant plus rien pour lui, nous est absolument confié. Plus encore qu’un bébé ou un vieil homme. Or qu’a-t-on vu ? Des milliers d’inhumation se sont faites sans ce rite qui était pourtant leur dernière volonté, sacrée. L’anthropologie nous montre que l’humanité commence par le soin qu’elle prit du corps du défunt. On peut craindre aussi qu’elle finisse avec lui.
Jusqu’où doit donc s’appliquer la vertu de prudence ?
La prudence consiste en une juste articulation des moyens à la fin. Si je ne me donne pas les moyens d’arriver sain et sauf à mon lieu de vacances, si je ne révise pas ma voiture par exemple, c’est imprudent. Mais cette juste articulation se perd aussi si je déploie des moyens fous : si, par exemple, au lieu de partir en vacances, je passe mon temps à faire réviser la voiture. Justement, n’est-on pas en train de mettre entre parenthèse notre humanité pour la sauver ?
Je crois que l’explosion des moyens mis en œuvre vient de ce que la fin n’est pas bien fixée. Nous visons par ces mesures la conservation de la vie. Mais la conservation de la vie n’est pas un but, c’est un moyen ! Je ne vis pas pour continuer de vivre indéfiniment, mais pour vivre pleinement l’expérience humaine. « Celui qui veut garder sa vie la perd, disait le Christ. Et qui la donne la reçoit en abondance. » Certes, la vie n’est pas faite pour la mort. Mais elle n’est pas non plus faite pour elle-même. La vie s’accomplit bien au-delà d’elle-même si bien que cette vie qu’on veut seulement conserver perd en même temps tout son sens et que le monde finirait par ressembler à un immense EHPAD.
La question est : où est-ce qu’on met notre peur ? Si on avait dit aux Résistants qu’ils devaient être prudents, c’est-à-dire veiller à rester le plus longtemps possible en vie, la Résistance n’aurait pas eu lieu. Mais eux se souvenaient qu’il y a pire que la mort du corps. La peur de ne pas mourir en état de grâce, ou pour le dire de façon contemporaine, la peur de ne pas mourir d’amour, devrait être plus grande que la peur de tomber malade.
Le chrétien a pour lui l’exemple de saint François d’Assise qui embrasse le lépreux.
Oui. Mais il s’entend dire que ce n’est pas chrétien d’embrasser un lépreux parce que vous risquez peut-être de lui filer le rhume qui l’emportera. « Quand on aime ses proches, on ne s’approche pas trop. » Aimer son prochain, c’est désormais s’en tenir à distance. Qu’aurait fait saint François aujourd’hui ? Aurait-il embrassé ?
Jacques Lacan disait que l’Histoire est celle des épidémies. Comme exemple, il donnait le christianisme qui s’est répandu irrésistiblement, rapidement, touchant l’humanité entière. Le Christ n’a pas craint de toucher, de se laisser toucher, et de propager ainsi cette chose infiniment dérangeante qu’est la charité. Mère Geneviève Gallois remarquait, à la fin de sa vie : « Ce qui me dérange est le moyen d’union à Dieu. » Dieu, c’est cette intrusion du prochain dans ma vie. Ce sont les petits-enfants qui veulent faire un câlin à leurs grands-parents.
[…]
Le zèle de l’Église est encore plus violent que le zèle à l’école : le saint chrême au bout d’un coton-tige, des billets avec QR-code pour réserver sa place à la messe, des flèches au ruban adhésif sur le sol… La dernière fois que je suis allé à la messe, le distributeur de désinfectant était dans le bénitier. Le prêtre nous parlait des consignes de façon infantilisante. On se dit que le protocole a fini de vaincre les mœurs, d’effacer les bonnes manières qui nous restaient. Nous chrétiens sommes de moins en moins dans le monde, puisque le monde partagé disparaît sous nos yeux, et de plus en plus « du monde », demandant à la technique de nous sauver de la mort.
[…]
Y a-t-il de quoi s’inquiéter d’une tendance totalitaire de nos sociétés ?
On s’imagine le totalitarisme avec des bottes battant le pavé, parce que nous viennent les images de la guerre 39-45. Mais dans son fonctionnement normal, le totalitarisme repose sur un État souvent faible, incapable d’assurer la sécurité intérieure, mais omniprésent, incirconscrit dans ses missions, s’occupant de tout et de rien. L’État totalitaire, nous dit Arendt, est souvent désorganisé, multipliant les ordres contradictoires… mais il est partout. Il flotte dans l’air, entre chez vous et, comme ces masques, colle à votre peau, au plus près de votre respiration. Il ressemble moins à un parent autoritaire qu’à un parent possessif.
Autre contresens : on croit que le totalitarisme vient d’en-haut alors qu’il repose sur le zèle de quelques-uns et la peur collective. Hannah Arendt pensait ce système édifié sur la « banalité du mal », soit sur la soumission à des ordres mortifères exécutés sans réfléchir. Mais puisque ce nouvel ordre est sanitaire, il se fonde plutôt sur la banalité du bien, la bonne volonté qui en ajoute, le bénévolat de ceux qui collent des flèches partout.
[…]
Dans la préface de mon prochain livre, Marcher la nuit, je rappelle que les grands régimes totalitaires s’effondrent par la somme des non-consentements individuels. Chacun faisait un peu moins bien sa tâche. Les régimes ont besoin de cœurs de pierre façonnés par la peur, la haine, l’endurcissement. Il faut donc cultiver un cœur de chair qui se tient à l’écart de tout zèle et travailler chaque jour à souffrir de cette situation. Dire à qui veut l’entendre qu’on en souffre, que la situation ne va pas de soi, qu’il ne faut jamais s’y faire, sans s’enfermer dans une posture de mépris pour les autres. Cela finira par avoir un effet. Car la souffrance n’est pas purement passive, celle du Christ sauve le monde.
Yves Daoudal dénonce le mensonge de cet article, qui déclare que “partout dans le monde, les élèves font leur rentrée masqués“, ce qui n’est pas le cas en Finlande, Norvège, Suède, Danemark, Pays-Bas… C’est aussi cela qui fait tenir le totalitarisme : faire croire que c’est pareil partout, voire pire (voir les manchettes sur l’épidémie aux Etats-Unis ou au Brésil…). En Union soviétique, on faisait croire à la population que l’Ouest était ravagée par des grèves de la faim… Un Français en vacances en Suède raconte :
Dimanche dernier, la joie d’une (dernière) messe « normale », avec, après la messe, ces bavardages amicaux, ces sourires échangés…
Et hier, une soirée très sympathique, à Lund, avec des amis. C’était le jour de reprise des cours dans cette ville universitaire, et en nous promenant dans les rues, nous croisions des groupes de jeunes déambulant joyeusement – faut-il le redire : sans masques, et sans « distanciation ». Pas davantage de masques et de distances à l’intérieur du restaurant – pourtant très fréquenté – où nous avons dîné.
Ce matin, je tombe sur ces lignes : « Alors que le Covid-19 rebondit dans toute l’Europe, la Suède semble épargnée, avec un taux de contamination stable, et un nombre d’hospitalisés et de morts qui reste au plus bas. » (Le Figaro, 31 août 2020)
Héros français d’hier et d’aujourd’hui : Le médecin capitaine Valérie ANDRE
L’Association de Soutien à l’Armée Française souhaite nous faire découvrir des héros français qui aiment la France. Il s’agit d’une très belle initiative en ces temps de repentance :
L’ASAF vient de réaliser le premier clip d’une série consacrée à des héros français d’hier et d’aujourd’hui. Ce sont des Français qui veulent servir la France
Découvrez ce premier clip qui met à l’honneur le médecin capitaine Valérie ANDRE, chirurgien et pilote d’hélicoptère sanitaire durant la guerre d’Indochine.
Première femme Général dans les armées françaises et la femme la plus décorée de France, le médecin capitaine Valérie ANDRE comptabilisa 3200 heures de vol en 1981 quand elle prit sa retraite.
L’Etablissement Notre-Dame de Toulvern enregistre une croissance de près de 25%
L’Etablissement Notre-Dame de Toulvern à Vannes ouvre une classe de troisième et enregistre une croissance de près de 25% à la rentrée de septembre :
En cette rentrée de septembre 2020, l’Etablissement Notre-Dame de Toulvern entre dans sa dernière année de consolidation en ouvrant la classe de Troisième, dernière classe du Collège lancé en septembre 2017.
L’Etablissement compte en cette rentrée 165 élèves, soit une croissance de 23% par rapport à l’année scolaire précédente et une progression de 200% par rapport à la rentrée de septembre 2016.
L’ensemble des classes de l’Ecole rassemble 119 élèves et le Collège compte 46 élèves.
L’association de gestion Education en Morbihan, qui assure le support administratif de l’Etablissement, emploie 27 salariés pour dispenser les cours et assurer le fonctionnement quotidien de l’Etablissement. […]
Notre-Dame de Toulvern est un établissement scolaire hors contrat, de confession catholique, proposant un enseignement de qualité, une éducation intégrale de la personne humaine et une scolarité de la petite section à la Troisième (11 classes). Lancée par des parents en septembre 2011, l’école n’a cessé de croître et s’est vue adjoindre la création d’un collège en septembre 2017.
COVID 19 : en finir avec l’hystérie pour agir avec bon sens et efficacité
Communiqué d’Olivier Pirra, Membre du bureau politique du PCD, Délégué départemental PCD69 :
A l’approche de la rentrée, nos responsables politiques s’activent pour contrôler la potentielle seconde vague du COVID 19 : conférences de presse du gouvernement, menaces d’un possible reconfinement et même port du masque obligatoire à Lyon et Villeurbanne à compter de ce jour…
Il ne s’agit pas de nier l’existence du COVID ni de remettre en cause les précautions sanitaires élémentaires visant à limiter la propagation du virus. Ces précautions sont suivies avec bon sens à chaque épidémie, car il faut le rappeler, le COVID n’est ni la première ni la dernière épidémie, la grippe saisonnière à titre d’exemple faisant chaque année en France plusieurs milliers de morts. Mais les mesures imposées, toujours plus contraignantes, sont-elles proportionnées au risque sanitaire existant à ce jour ?
Au-delà des effets d’annonces et de l’explosion des chiffres concernant les cas positifs, au moins en partie corrélés à l’augmentation significative des tests réalisés ses dernières semaines (il est d’ailleurs dommage que ces tests n’aient pas été fait plus tôt au moment où la crise était à son maximum, mais c’est un autre sujet…), il serait pertinent de prendre en compte :
- Le nombre de personnes en réanimation et décédées à cause du COVID ces dernières semaines : malgré les messages alarmistes, il n’y a à ce jour aucune alerte de ce côté-là et c’est sûrement plus important in fine que le nombre de cas positifs en grande partie « asymptomatiques ». Un virus dont la majorité des porteurs ne sont pas malades justifie-t-il l’ampleur des restrictions de liberté imposées à tous les Français ?
- Les alertes d’un nombre croissant de professionnels de santé sur les effets indésirables de la politique alarmiste du gouvernement : l’atmosphère anxiogène générée par ce matraquage médiatique n’est pas neutre, l’impact sur la vie sociale non plus. Plusieurs semaines de confinement et l’absence de relations sociales ont eu de graves séquelles chez les plus fragiles. Dans ce contexte, l’appel du gouvernement à limiter ou annuler les réunions de famille témoigne d’une vision tronquée des besoins des Français.
La seconde vague bien réelle du COVID 19, sociale cette fois-ci, approche : les faillites d’entreprises mises à mal par le confinement et ses conséquences sur la vie de millions de Français, la dette qui explose réduisant toujours plus nos marges de manœuvres… Le gouvernement ne serait-il pas bien inspiré d’axer ses efforts sur les structures hospitalières qui auront à accueillir les cas graves de cette épidémie ou des suivantes et de laisser la majorité des Français travailler et plus généralement vivre de manière responsable et libre ?
Le christianisme et l’animal
Christophe Levalois, rédacteur en chef d’Orthodoxie.com, vient de publier aux éditions Le Courrier du livre un essai intitulé Le loup et son mystère. Histoire d’une fascination. Extrait d’un entretien paru sur Orthodoxie :
Quelle est la place de l’animal dans le christianisme ? On entend souvent dire que le christianisme est responsable de la situation de domination prédatrice et sans partage de l’homme sur la nature et les animaux ainsi que leur dévalorisation.
L’animal est présent quasiment dès le commencement dans la Genèse, plus précisément dès le cinquième jour pour les créatures aquatiques et les oiseaux, et le sixième jour pour les bêtes terrestres, dont la création, selon la Bible et c’est à noter, a lieu le même jour que l’homme. Les animaux sont donc des éléments constitutifs de notre monde, créés par la Parole divine, puisqu’ils sont expressément nommés lors de la Création. L’être humain est dans la Bible l’achèvement des six premiers jours de la Création et son couronnement. Il reçoit la lourde responsabilité d’être le gardien, le « jardinier » en quelque sorte (Genèse 2, 15) du Paradis, non son propriétaire, et de faire fructifier ce qu’il a reçu. Le passage souvent incriminé est Genèse 1, 28 dans lequel Dieu dit à l’être humain de dominer la terre et de soumettre les animaux. Pris au sens littéral, ce passage légitime et justifie une domination de l’être humain qui a pu conduire à bien des excès et à la crise écologique que l’on connaît. C’est toute la question de l’interprétation des textes qui est posée là, mais aussi celle de leur utilisation à des fins partisanes afin d’accroître un pouvoir qui n’est que terrestre et matériel, un détournement finalement.
En mars 1967, un article célèbre d’un historien américain, Lynn T. White, intitulé « Les racines historiques de notre crise écologique » (Science, vol. 155, no 3767), plaide la responsabilité du christianisme dans cette crise. Une thématique reprise par d’autres depuis. Le christianisme est notamment accusé d’anthropocentrisme, c’est-à-dire de mettre l’homme au centre de la Création, ce qui aurait dévalorisé le reste de la Création et ouvert la voie à une utilisation prédatrice de celle-ci. Cette position a été réfutée par différents auteurs dont Jean-Claude Larchet dans son ouvrage Les fondements spirituels de la crise écologique (Syrtes, 2018). En effet, la responsabilité de l’être humain doit s’exercer « à l’image et selon la ressemblance » de son Créateur, ce qui n’est pas rien ! Selon cette perspective, dont témoignent de très nombreux textes, la Création est infiniment respectable et même plus encore vénérable. Elle est essentielle pour la réalisation de l’accomplissement spirituel voulu par le Créateur. Jean-Claude Larchet emploie à ce propos l’expression « d’usage spirituel de la Création ». Le récit de la Genèse est à prendre dans un sens spirituel et non pas littéral. C’est ainsi qu’elle était comprise par les Pères de l’Église et durant des siècles. Ainsi, le pouvoir sur les animaux renvoie aux « animaux intérieurs », à savoir les pensées, passions, mouvements de l’âme, ils sont évoqués entre autres par Origène, Basile le Grand et Ambroise de Milan. Cela a souvent conduit à considérer les animaux comme des symboles, des signes de tel ou tel aspect de la Création et de la signification spirituelle attenante. Les associations sont nombreuses. Ainsi le Christ est entre autres l’agneau, le lion ou encore le phénix. Trois des quatre Évangélistes sont représentés par des animaux : Marc par le lion, Luc par le taureau, Jean par l’aigle. Parmi les ouvrages qui abordent cette question, je signale juste celui de saint Nicolas Vélimirovitch (de Jitcha et d’Ochrid), Les symboles et les signes, datant de 1932 et dont la traduction française a été publiée en 2010 par les éditions L’Âge d’Homme. En un mot, les réalités visibles sont les symboles et les signes des réalités invisibles. Saint Nicolas Vélimirovitch explique ainsi la différence entre les deux termes : « Le symbole est permanent, le signe éphémère ». Le visible conduit à l’invisible, c’est ainsi que les choses sont comprises. Par contre, on peut observer, me semble-t-il, qu’avec l’évolution qui a amené une accentuation de l’anthropomorphisme, en d’autres termes à tout ramener à l’homme et à ses réalités propres, les symboles, dont les significations, je le répète, sont d’ordre spirituel, sont devenus des allégories ou des images de comportements ou de caractères psychologiques, comme dans les Fables de La Fontaine. L’être humain s’est peu à peu enfermé sur lui-même, voyant tout selon sa mesure et son regard. Mais nous sommes là, avec La Fontaine, au XVIIe siècle, à l’époque de l’essor du rationalisme.
L’avènement du christianisme a entraîné la fin des sacrifices religieux d’animaux en Europe
Un autre argument de taille, qui pourtant n’est jamais avancé, et qui va contre les thèses qui avancent la responsabilité du christianisme dans la crise écologique actuelle, est que la domestication et l’aménagement de la nature par l’être humain, avec leurs conséquences sur la faune et la flore, ont débuté des milliers d’années avant l’émergence de la tradition biblique et du christianisme, au néolithique. Dans le même ordre d’idées, on peut remarquer que des modifications environnementales considérables causées par l’homme se sont déroulées bien avant l’avènement du christianisme, comme la déforestation autour de la Méditerranée au Ier millénaire avant J.-C., ou encore l’extinction du lion en Europe dans l’Antiquité. Les êtres humains n’ont pas eu besoin de la Bible et du christianisme pour cela ! C’est pourquoi les responsabilités doivent pour moi être cherchées dans l’évolution de la société, hier comme aujourd’hui. Au passage, je fais aussi observer qu’à la différence d’autres traditions religieuses, le christianisme ne pratique pas le sacrifice animal. Le sacrifice ultime du Christ sur la Croix a aussi entraîné la fin des sacrifices d’animaux.
Vous avez dit que l’être humain est le couronnement de la Création. Il a donc une place centrale.
C’est incontestable. Mais il s’agit plus en fait d’un théocentrisme que d’un anthropocentrisme, lequel a dominé bien plus tard, depuis les Temps modernes pour être plus précis. La perspective biblique est l’image et la ressemblance (Genèse 1, 26) de la source divine à l’origine de tout. C’est cette perspective, ce théocentrisme, qui légitime la place centrale de l’être humain avec la responsabilité devant le Créateur qui l’accompagne. Le Créateur s’adresse, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, plus particulièrement à l’être humain, mais c’est un être qui fait pleinement partie de l’ensemble de la Création, qui en est solidaire. Ce qui lui est proposé n’est en rien un repli sur lui-même ! Bien au contraire, il est appelé à effectuer un chemin de transformation intérieure et ainsi à s’ouvrir à d’autres dimensions, à d’autres perceptions et à toutes les facettes de la Création qu’il rencontre. D’autre part, pour les sociétés anciennes comme dans le christianisme, la nature est signe du monde spirituel, ou multitude de signes si l’on veut. Ne serait-ce que pour cela, son importance est capitale. En outre, l’être humain est aussi consubstantiel au reste de la Création, on peut aussi parler de parenté, il est créé avec de la « poussière prise du sol » (Genèse 2, 7) avec en plus, ce qui est différent du reste de la Création, le souffle divin. Il est donc intimement lié à l’ensemble de la Création. Il y a même interaction. L’exil du Paradis d’Adam et Ève affecte la Création (Genèse 3, 17). À l’inverse de ce processus d’éloignement, les vies de saints témoignent que le rapprochement de la source divine se traduit entre autres par un rapprochement, une grande sollicitude et même une familiarité au quotidien avec les animaux sauvages. Un signe pour tous !
[…]
Les Éveilleurs soutiennent Valeurs Actuelles
Le Monde ayant, dans son éditorial, édité une fatwa à l’encontre des journalistes de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune, directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, ne sera plus chroniqueur sur LCI. LCI préfère donc garder un pédophile qu’un journaliste de droite. En effet, LCI a comme chroniqueur Daniel Cohn-Bendit, qui a par exemple demandé sur l’antenne de LCI que le professeur Raoult “ferme sa gueule.” Or, il a été établi par une enquête commandée par les Grünen (écologistes allemands) que Daniel Cohn-Bendit était “le porte–drapeau le plus éminent des pédophiles”. Cette enquête a été relayée par Le Monde.
Les Veilleurs d’Espérance sont Valeurs Actuelles :
Alors que la polémique fait rage et que les insultes pleuvent depuis quelques jours contre l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, les Éveilleurs tiennent à exprimer publiquement leur soutien à la direction de ce journal.
La violence des réactions politiques et médiatiques qui fait suite à la parution dans ses pages d’une fiction dénonçant l’esclavage, mettant maladroitement en scène la député Danièle Obono, ne sert ni la vérité historique, ni la liberté d’opinion et de la presse, mais fait le jeu des déconstructeurs de l’histoire de France et des apôtres du terrorisme intellectuel dont l’indignation est toujours sélective et à sens unique.
Comme ils l’ont fait de manière unanime après l’attentat de Charlie Hebdo, ils devraient défendre comme notre bien le plus précieux la liberté de la presse, principe fondamental de nos sociétés démocratiques qui repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression, ce à quoi ils ont renoncé par lâcheté.
Terrorisés par les minorités indigénistes et racialistes, ils ont préféré hurler au racisme et au colonialisme sans avoir manifestement pris le temps de lire l’article incriminé qui dénonce justement les conditions sordides dans lesquelles la traite négrière s’est déroulée au XVIIIème siècle.
Qualifier de « nauséabonde » et « d’extrême droite » la ligne éditoriale de Valeurs Actuelles vise à disqualifier avec une mauvaise foi confondante un journal qui ouvre pourtant ses colonnes à un large spectre du champ intellectuel et politique, de Ségolène Royal à Marion Marechal, de Jacques Attali à Philippe de Villiers, ou encore de Marlène Schiappa à François Fillon.
La violence des propos tenus, « ignominie », « scandale », « poison », « dérive identitaire » pour en citer quelques-uns, mais aussi la violence physique du leader de la défense noire africaine menaçant d’« arracher les bras » des journalistes, ne semble pas plus les émouvoir que le Procureur de la République de Paris, qui a déjà ouvert une enquête préliminaire visant Valeurs Actuelles.
« Il n’est de richesse que d’hommes »
Cette devise de Jean Bodin qui figure chaque semaine sur la Une de Valeurs Actuelles habite encore heureusement ceux qui préfèrent relever celui qui a chuté plutôt que de le piétiner. Elle résonne encore dans les voix isolées qui se dressent contre la meute plutôt que de l’accompagner. Elle nourrit encore les intelligences qui défendent nos libertés plutôt que de s’en laver les mains. Leur principale qualité, devenue trop rare, s’appelle le courage.
Catholiques/musulmans : L’ancien rédacteur en chef de Charlie-Hebdo dénonce la lâcheté de la gauche et des intellectuels
Quand on a publié contre les catholiques il y a eu des procès mais il n’y avait pas de violence.Tout le monde nous applaudissait.
Quand on a publié les caricatures de Mahomet les intellectuels de gauche et les journaux bien-pensants nous ont lâchés.
"Quand on a publié contre les catholiques ➡️ il y a eu des procès mais il n'y avait pas de violence.
Tout le monde nous applaudissait.
Quand on a publié les caricatures de Mahomet ➡️ les intellectuels de gauche et les journaux bien-pensants nous ont lâchés."#CharlieHebdo pic.twitter.com/Z3nQIdoAMZ— Tancrède ن (@Tancrede_Crptrs) September 1, 2020
Droit de réponse du cardinal Barbarin publié par France info
Comme trop souvent, les médias trainent dans la boue un homme en première page et ne rectifient jamais ou seulement par un petit encadré des mois après. Le cardinal Barbarin a donc fait publier un droit de réponse le 31 juillet 2020 suite à des erreurs proférées au journal télévisé sur franceinfo.
Comme peu de personnes l’ont lu, nous le reproduisons ci-dessous afin de rendre justice au cardinal Barbarin qui continue de faire l’objet de désinformation, y compris dans les milieux catholiques :
Contrairement à certains propos erronés tenus lors du journal de 8 heures du 26 mai 2020 de franceinfo, le cardinal Barbarin n’a jamais étouffé d’abus sexuels durant ses années d’exercice.
Par arrêt du 30 janvier 2020, la Cour d’appel de Lyon a d’ailleurs définitivement relaxé sur le plan pénal Mgr Barbarin. La Cour d’appel a notamment jugé que le délit de non-dénonciation reproché au cardinal n’était pas constitué, ni dans son élément matériel, ni dans son élément moral.
Les juges ont ainsi relevé que :
- Philippe Barbarin n’avait pas dissuadé la victime qui était venue le rencontrer de déposer plainte ;
-
Cette victime l’avait ainsi reconnu dans un mail du 9 novembre 2015 adressé au cardinal après le communiqué de presse diffusé par l’archevêché le 23 octobre 2015 : “J’ai pu voir par la presse que vous aviez décidé de communiquer. J’avais reçu quelques jours auparavant un appel du commissariat de police de Lyon pour me prévenir que la procédure allait sortir dans la presse. De plus il m’a été dit que d’autres victimes auraient été trouvées et qui ne sont pas sous le coup de la prescription. Mes enfants en juin et moi-même vous avaient prévenu de notre démarche judiciaire et je sais que vous étiez supporter de ma démarche (je vous en remercie).”
En 2017, Danièle Obono défendait la liberté d’expression comme liberté fondamentale mais hésitait à dire “Vive la France”
Deux poids, deux mesures. Il faudrait tout de même que tous ceux qui soutiennent Danièle Obono sachent de qui il s’agit.
En nous soumettant à ces injonctions contradictoires, nous sommes mûrs pour l’islam
L’État est intransigeant sur le port du masque comme il est intransigeant sur les 5 km/h de nos excès de vitesse. Répression routière et répression sanitaire pour cacher la lâcheté sur la répression sécuritaire. Qui masque une plus grande lâcheté, celle de la soumission :
Elisabeth Lévy : “Cette fiction montre que l’esclavage a été pratiqué par tout le monde et notamment par les Africains sur d’autres Africains”
Magistrale @ELevyCauseur ce matin sur @CNEWS chez @PascalPraud.
Une défense imparable de la liberté de la presse et de la liberté d’opinion à laquelle tous les Français sont viscéralement attachés.
Tirade à apprendre par cœur👇🏼#ValeursActuelles#Obono pic.twitter.com/9JYjTzTdtj— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) August 31, 2020
En 2020, plus personne n’est CHARLIE et encore moins VALEURS ACTUELLES
La réalité, c’est que la liberté d’expression recule et le terrorisme intellectuel progresse. Il faut lire cette excellente tribune, intitulée : “Cinq ans après la tuerie, le triomphe des anti-Charlie” et publiée dans la Revue des Deux Mondes sous la plume de Valérie Toranian. Extraits :
“Le procès des assassins de la tuerie de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de Vincennes s’ouvre mercredi devant la cour d’Assises spéciale de Paris (…) Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, se bat pour que ce procès ne soit pas seulement celui de la chronologie des faits et l’évaluation des responsabilités des différents complices. Il rêve d’une tribune exemplaire. Où soit dénoncé ce que fut véritablement cette tuerie : la tentative de mettre définitivement au pas une société de libertés, dont la première de toute, la liberté d’expression, permet en France de critiquer librement, religions et idéologies, autorise le rire, la caricature et l’humour. « Le mobile du crime, c’est la volonté d’interdire la critique de Dieu, donc la liberté d’expression, donc la liberté tout court », explique-t-il dans un entretien au Point.
Ce procès sera plein d’ombres et de tabous. Osera-t-on dire que depuis 2006 et la publication par Charlie des caricatures de Mahomet, nombreux sont ceux dans la classe politique, les médias, parmi les universitaires, qui ont été le bras armé « intellectuel » des tueurs de Charlie ? En toute inconscience. En toute bonne conscience. En pointant du doigt la rédaction de Charlie Hebdo, au lieu de rester droit dans leurs bottes républicaines en vertu du principe de la liberté d’expression. En accusant l’hebdomadaire de « provocations susceptibles d’attiser les passions » (Chirac, président de la République), de « blesser inutilement les convictions religieuses » (Villepin, Premier ministre), « d’amalgame inadmissible car l’islam est une religion de paix » (Élisabeth Guigou). Lorsqu’un incendie détruit les locaux de Charlie Hebdo, en 2011, dix-neuf intellectuels, dont Rokhaya Diallo, publient une pétition contre le soutien à Charlie Hebdo, « hebdomadaire islamophobe » (…)
Du temps où ils se moquaient du pape, de la famille de Monaco ou du Front national, Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Riss et les autres étaient adulés par la gauche. L’insolence, la liberté d’expression, le ricanement jubilatoire contre les cons et les bigots, l’église et les fachos, voilà bien l’essence libertaire chérie par le camp du progrès. Mais sur l’islam et l’offensive de ses nouveaux bigots, défense de rire (…)
La tuerie contre la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, a suscité une telle émotion qu’on a cru, un bref moment, que l’union sacrée autour de la liberté était reconstituée. Le 11 janvier, 3,7 millions de Français ont défilé en solidarité avec Charlie. On embrassait la police. La haine ne passerait pas. On faisait semblant de ne pas voir que l’unité était toute relative. Dans les écoles, des élèves refusaient la minute de silence. D’autres estimaient que la tuerie était « méritée ».
Quant à la gauche radicale, elle entama sa descente aux enfers. Six jours après la tuerie, Virginie Despentes, icône féministe anticapitaliste, explique dans les colonnes des Inrockuptibles son amour pour les frères Kouachi, damnés de la terre, forcément sublimes : « J’ai aimé aussi ceux-là qui ont fait lever leurs victimes en leur demandant de décliner leur identité avant de viser au visage. » Edwy Plenel, trotskiste reconverti en défenseur de « la cause des musulmans », tient un meeting en banlieue parisienne avec Tariq Ramadan et parle de « l’enfance malheureuse » des frères Kouachi. Le directeur de Mediapart, avec un grand courage, rassure son auditoire : « Je ne publierai pas de caricatures qui offensent n’importe quelle religion. » Mieux, en 2017, il accuse Charlie de « participer à une campagne générale de guerre aux musulmans ». Riss, le patron de Charlie, lui répond implacable : « Cette phrase qui désigne Charlie Hebdo comme un agresseur supposé des musulmans adoube ceux qui demain voudront finir le boulot des frères Kouachi. »
À gauche, la messe est dite. Les vrais républicains laïcs et défenseurs de la liberté d’expression sont de moins en moins audibles. Lorsqu’ils existent, on les taxe d’identitaires, de fachos, de réacs (…) La doxa est devenue le « pas d’amalgame ».
Cinq ans après la tuerie, le constat est amer. La France n’est plus vraiment Charlie ou alors du bout des lèvres. Celle qui l’est n’ose plus le dire. Surtout ne pas stigmatiser. Notre société s’est mollement fondue dans les accommodements. Elle a posé son mouchoir sur les sujets qui fâchent. L’urgence est de donner à chaque groupe, chaque communauté, le respect qui lui est dû et de ne surtout pas froisser les sensibilités. Nul n’a le droit de s’exprimer sur une identité (groupe/sexe/genre/ethnie/religion) s’il ne la partage pas (…)
Désormais, ce qui fonde la Nation est flou. Ce qui nous distingue les uns des autres devient plus fondateur que ce qui nous rassemble. Le vivre à côté a remplacé le vivre ensemble. Cinq ans après la tuerie, les frères Kouachi ont gagné : plus aucun journal ne caricaturera jamais Mahomet (…)
Genoux à terre devant les tenants de l’islam politique qui ont réussi à faire passer la critique de la religion pour un crime raciste. Dans l’indifférence générale, on assiste au retour du crime de blasphème. On ne pouvait pas mieux tuer une seconde fois les dessinateurs de Charlie. La gauche radicale indigéniste, racisée et néo-féministe qui s’indignait de « l’islamophobie » de Charlie, se frotte les mains. Elle a le vent en poupe. Ses icônes sont vénérées par les médias et les réseaux sociaux (…)
Danièle Obono une martyre depuis que le journal Valeurs Actuelles a eu l’idée, qu’on peut contester, de la représenter en esclave dans une fiction de série B plus ratée que raciste.
Danièle Obono, rappelons-le, avait dansé sur la tombe de Charlie : « Je n’ai pas pleuré Charlie. J’ai pleuré toutes les fois où des camarades ont défendu, mordicus, les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la “liberté d’expression” (…). La fiction publiée par Valeurs Actuelles se voulait humoristique. C’est raté. De toute façon, le rire est devenu illicite. Douteux. Blessant donc interdit. Nous sommes tous victimes. Tous susceptibles. Tous humiliés et à cran. La seule option raisonnable est de laisser faire, laisser dire, ne plus débattre, se résigner et conclure fataliste que « le monde a changé ».
Le procès qui s’ouvre mercredi sera aussi celui de notre lâcheté.
Jeu de rôles entre Gérald Darmanin et Eric Dupont-Moretti
En deux temps :
- Le ministre de l’Intérieur fait les gros yeux pour contenter les dupes de droite
- Le ministre de la Justice rassure la gauche et protège les juges qui continuent dans le laxisme
Comme Nicolas Sarkozy qui dénonçait, du verbe, les racailles qui nous pourrissent la vie, le ministre de l’Intérieur actuel dénonce l’ensauvagement. Terme réfuté par le ministre de la justice, qui évoque un fantasme. Le fantasme d’une jeune fille trainée sur 800m par une voiture. Le sentiment du chauffeur du bus d’avoir été lynché. Le sentiment d’insécurité les a sans doute tués.
“Pire que l’insécurité, il y a le sentiment d’insécurité”…
Eric Dupond-Moretti : “L”ensauvagement’ est un mot qui développe le sentiment d’insécurité (…) L’insécurité il faut la combattre, le sentiment d’insécurité c’est plus difficile”#Europe1 pic.twitter.com/Xb0g1IVUMQ
— Europe 1 🎧🌍📻 (@Europe1) September 1, 2020
Les “valeurs républicaines” contre la France
Extrait d’un article de Valeurs Actuelles :
[…] Il existe actuellement non pas plusieurs centaines de zones de non-droit, mais plutôt de territoires où s’appliquent d’autres normes que celles de la res publica française, en l’occurrence, un mélange de loi islamique et de règles coutumières ethnico-culturelles et criminelles. Ce droit est imposé par des potentats locaux qui se considèrent comme l’unique autorité dans leur district et appréhendent l’État et ses représentants comme une puissance étrangère hostile. Le recul de la res publica encourage ces groupes séparatistes à sortir de leurs quartiers pour braver son autorité jusqu’au coeur de sa capitale. Alors que le décret du 31 mai 2020 interdisait tout rassemblement de plus de dix personnes dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, le 2 juin, une manifestation réunissait plusieurs dizaines de milliers de personnes pour « réclamer justice » après le décès d’Adama Traoré, lors de son interpellation par les forces de l’ordre en 2016. Les manifestants prétendaient artificiellement lier leur cause à la mort de George Floyd tué lors d’une arrestation par la police aux États-Unis en mai 2020. Ces prétextes fallacieux dissimulent mal une démonstration de force orchestrée par des groupes sécessionnistes promoteurs d’un islam intégral mâtiné de racisme anti-français. Leur silence sur les meurtres récents d’un jeune homme à Sarcelles, ainsi que d’une gendarme et d’un chauffeur de bus dans le sud de la France – d’aucuns parlent d'”incivilités” – tient-il au fait que les trois victimes étaient blanches contrairement à leurs tueurs respectifs ? Ces séparatistes bénéficient du soutien inconditionnel du ban et de l’arrière-ban de l’extrême gauche qui pense trouver là un nouveau prolétariat à encenser. Ces islamo-gauchistes et écologistes-pastèques ne saisissent pas que leurs “protégés” les manipulent, en usant au besoin de la taqiya, et, qu’en réalité, ils les exècrent en raison de leur athéisme.
En face, le gouvernement ne se contente pas de laisser la res publica et son droit être piétinés par des minorités séditieuses. Par la bouche de l’ancien ministre de l’Intérieur, il justifie ce renoncement de façon inconsidérée et suicidaire : « L’émotion mondiale […] dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent. » Nul besoin d’être agrégé des facultés de droit pour comprendre qu’ici, le cher “État de droit” de tous les hérauts des “valeurs républicaines”, cédera sa place, dans le sang, à la loi du plus fort. Inventif, il a également lancé un improbable “ovni” juridique en clamant qu’une suspension devait être systématiquement envisagée à l’encontre de tout policier ou gendarme sur lequel pèserait un soupçon avéré d’actes ou de propos racistes. Pour couronner le tout, ce même ex-ministre a précisé qu’il était prêt à « s’agenouiller » pour « vaincre le racisme ». Un peu comme le vassal qui, dans le cadre de l’hommage féodal, prête allégeance à son seigneur, sauf qu’en l’occurrence, ce dernier ne le relèvera pas pour lui donner l’ os-culum – le baiser sur la bouche – avant de se jurer loyauté mutuelle. Ici, il s’agirait plutôt de l’humiliation du dhimmi qui se soumet devant son maître.
Un adage résume le comportement de l’État gangrené par les “valeurs républicaines” : “Faible avec les forts, fort avec les faibles. “ Ainsi, les “gilets jaunes” authentiques – qui disparurent rapidement après leur récupération par les mouvements islamo-gauchistes – avaient été violemment réprimés par les forces de l’ordre qui, en même temps, laissaient les casseurs et autres racailles commettre librement leurs exactions. Les rares voyous interpellés bénéficiaient de l’indulgence infinie d’une justice largement contaminée, en ce domaine, par une idéologie laxiste mortifère. Puis, durant la véritable claustration médiévale que le pouvoir politique a brutalement imposée à la population – pour tenter de camoufler son incurie et ses mensonges face à la pandémie qui a frappé le pays -, les policiers et les gendarmes, chapitrés par leur hiérarchie, se sont montrés impitoyables avec la population inoffensive. Malheur à celui qui avait oublié ou mal rempli son attestation de sortie : il était aussitôt frappé d’une amende de 135 euros. Pire, une minorité d’agents bornés n’ont pas hésité à verbaliser de façon imbécile, qui une dame de 79 ans simplement postée quelques minutes près de la fenêtre de l’hospice où dépérissait son mari de 93 ans ; qui un homme muni d’une attestation dérogatoire de déplacement se rendant au chevet de son père mourant qu’il ne reverra jamais vivant ayant été contraint de rebrousser chemin. Mieux, sur dénonciation d’un voisin, des policiers armés pénétraient dans une église parisienne pour interrompre une messe non publique qui réunissait 7 personnes non sans verbaliser grossièrement le prêtre officiant. Au même moment, un préfet de police reconnaissait implicitement que les fidèles musulmans pouvaient se réunir entre voisins le soir pour la rupture du jeûne durant le mois de ramadan, tandis qu’un directeur départemental de la sécurité publique demandait aux forces de l’ordre de se tenir en retrait des « quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan ». L’effondrement de l’État qui s’accélère autorise les nouveaux sombres sires et leurs sbires à s’affronter ouvertement. Le chaos qui a récemment frappé Dijon est archétypique. À la suite de l’agression de l’un des siens, la “communauté” tchétchène a entrepris de le venger, c’est-à-dire, tout simplement, d’appliquer son droit coutumier ethnicoreligieux. Les agresseurs qui appartiennent à la “communauté” maghrébine sont originaires d’un des quartiers de la ville qu’ils tiennent en coupe réglée pour organiser leurs activités criminelles. Face à l’offensive tchétchène, les “seigneurs” locaux ont “naturellement” pris en charge la défense de leur territoire. Pendant plusieurs jours les deux “communautés” se sont affrontées, tandis que la puissance publique impuissante a laissé faire. La population dijonnaise, à commencer par celle qui vit dans le quartier disputé, a été totalement laissée à la merci des deux groupes lourdement armés. Puis les religieux ont pris les choses en mains et les “communautés” en guerre ont conclu un “armistice” à la mosquée ! De bien pires violences seraient survenues si l’un des deux camps n’avait été pas musulman, car là, il aurait fallu en sus donner une leçon aux infidèles. Cet épisode illustre parfaitement le fait, qu’aujourd’hui, plusieurs centaines de territoires codirigés par des caïds et des religieux se considèrent comme autonomes par rapport à la puissance publique, comme jadis les sires et châtelains. Mais le parallèle historique s’arrête là.
Cette fois, il n’y aura pas un Capétien pour restaurer – au besoin en utilisant la force de manière implacable, tel un Philippe le Bel – la res publica au nom du Christ. La Révolution a expulsé Dieu pour mettre l’homme à sa place, et depuis, la France déchristianisée n’en finit pas de se déliter. Désormais, à la tête du pouvoir séculier, se trouve un président de la République élu par le peuple. Et afin que les électeurs votent “correctement”, la lessiveuse médiatique essore intensément leur cerveau. Tout est fait pour promouvoir les “valeurs républicaines” destructrices de la res publica, et conséquemment, de la société française. Ici triomphe une vision suicidaire des droits de l’homme couplée à une idéologie mondialiste et européiste, l’ensemble étant promu par une oligarchie déracinée dont l’objectif est de faire de l’Europe une immense zone commerciale peuplée de consommateurs invertébrés, sans identité. Dès lors, le terrorisme des minorités s’exerce et il est aisé pour les groupes séparatistes de déboulonner les statues de Colbert et d’autres grands personnages du passé. L’objectif de ces conventicules “antiracistes”, qui constituent en réalité le racisme incarné, est de détruire de fond en comble la France, ses symboles et son histoire, qu’ils haïssent.
Cette fois, il n’y aura ni Paix ni Trêve de Dieu. Les évêques actuels ne paraissent guère de la même trempe que leurs devanciers des temps féodaux. Il est vrai que les seigneurs médiévaux étant tous chrétiens, la plupart d’entre eux respectaient, bon gré mal gré, l’autorité morale de l’Église. On ne peut pas exactement dire la même chose s’agissant des sécessionnistes d’aujourd’hui.
Cette fois, la plupart des séparatistes ne cherchent pas seulement à s’octroyer pouvoir et richesse. Ils prétendent également agir au nom d’une religion qui veut prendre sa revanche pour, enfin, conquérir la France et l’Europe, après avoir essayé sans succès pendant près d’un millénaire, entre le VIIIe et le XVIIe siècle.
Cette fois, en raison de la démission ou de l’incapacité des bellatores et des oratores, ce qu’il reste de laboratores lucides ne semble pas avoir d’autres choix que de prendre les choses en main pour enrayer la balkanisation mortelle de la France. Une telle perspective paraît aussi effrayante qu’inexorable.
Emmanuel Macron légitime-t-il l’organisation terroriste du Hezbollah ?
Georges Malbrunot constate dans Le Figaro qu’Emmanuel Macron a consacré, pour la première fois depuis la naissance du Hezbollah, en 1982, en entretien en direct avec un de ses membres :
«Cela équivaut à une reconnaissance internationale», se félicitait quelques jours après un proche de la mouvance, classée terroriste par les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.
[…] Quelques instants après, lors de sa conférence de presse, Macron enfonçait le clou en réponse à une journaliste libanaise qui lui demandait s’il pouvait accepter des membres du «Hezbollah terroriste» dans un futur gouvernement. «Le Hezbollah a des députés élus par les Libanais, il fait partie de la scène politique», assurait Macron. Sous-entendu: je ne peux pas le rayer de la carte. Message bien reçu au fief du parti dans la banlieue Sud. Le lendemain, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, saluait «la visite positive» de Macron. «Emmanuel Macron a réellement une approche différente de celle des États-Unis, se félicite l’analyste Walid Charara, proche du Hezbollah. Après l’explosion, il a dit publiquement aux Américains que leur politique de pressions allait échouer, qu’ils allaient étouffer le Liban, et que la seule force qui ne s’effondrerait pas, c’est le Hezbollah.»
Pourtant, de nombreux Libanais imputent au Hezbollah la responsabilité de l’explosion à Beyrouth. Pour la première fois, le 8 août, l’effigie de Hassan Nasrallah fut exhibée au bout d’une corde par des centaines de manifestants en colère. Son allié, le Courant patriotique libre de Gebran Bassil, gendre du président de la République, Michel Aoun, se fissure. Quant au patriarche maronite, Mgr Bechara Boutros Rahi, qu’Emmanuel Macron rencontre ce mardi, il appelle, désormais, à se distancier de la milice pro-iranienne.
Dans une tribune collective publiée dans le Figaro, 27 signataires demandent à Emmanuel Macron que la France considère le Hezbollah comme une organisation terroriste et invite l’Union européenne à faire de même. Sans ce signe de fermeté, aucun Liban souverain ne sera possible :
En effet, le Hezbollah exerce son pouvoir de nuisance au Liban de façon croissante et décomplexée, en même temps qu’il pèse sur la sécurité régionale, européenne et internationale. Au cours des vingt dernières années, de son propre aveu public, le Hezbollah, organisation terroriste, a su créer un État dans l’État libanais et supplanter l’armée libanaise. […] À l’heure de vérité pour le Liban, la communauté internationale doit reconnaître le problème majeur que constitue le Hezbollah dans la reconstruction du pays. La mainmise qu’il exerce sur la scène politique libanaise aujourd’hui paralyse toute possibilité de transition politique profonde. Si le Hezbollah n’a pas été le seul responsable d’un système économique déficitaire, il en est finalement devenu le garant. Toutes les grandes factions au pouvoir s’opposent aux réformes et le statut armé du Hezbollah, capable d’intimider et d’assassiner à volonté et sans conséquence les opposants politiques nationaux, a toujours fixé les limites de la transparence et de la responsabilité et a fondamentalement empêché l’établissement de l’État de droit.
Le Hezbollah est un acteur aux ambitions régionales, dont la puissance et les ressources viennent de l’extérieur et notamment de l’Iran. Ce statut de vassal rend également caduque toute volonté d’indépendance et de neutralité du pays. C’est pourquoi nous demandons au président de la République que la France ne fasse plus obstacle à la désignation du Hezbollah comme organisation terroriste par l’Union européenne. Ce n’est pas d’ingérence qu’il s’agit – la clef d’une solution politique au Liban réside bel et bien dans les mains des Libanais – mais du combat global que nous menons contre le terrorisme.
Aussi, comme l’a réclamé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le Hezbollah doit impérativement être désarmé, en vertu de la résolution 1559 adoptée en 2004 (mais aussi des accords inter(arabes de Taef de 1989, lesquels prohibaient toute milice armée). […]
Thibaut de La Tocnaye, qui était au Liban lors de l’explosion du 4 août, déclare dans un entretien au quotidien Présent du 17 août :
Ce qui est indiscutablement démontré, c’est que le Hezbollah est une organisation qui pratique le terrorisme à grande échelle. Premièrement, le hangar 12 est sous la tutelle directe de Hassan Nasrallah et deuxièmement, ce même nitrate d’ammonium a été identifié dans plusieurs pays comme étant utilisé à des fins terroristes. De plus, dans le sillage de l’Iran, il est l’artisan essentiel de l’élimination politique ou physique des Chrétiens au Liban sans avoir jamais été un rempart contre le terrorisme sunnite, le régime des Ayatollah n’ayant jamais cessé de soutenir les factions sunnites radicales avec le Hamas en Palestine, les Talibans en Afghanistan, les Frères Musulmans en Egypte et tout récemment le régime de Tripoli en Lybie, seulement soutenu par la Turquie d’Erdogan.
Dans Présent du 11 août, Sophie Akl Chedid écrit que :
selon la télévision Al Hadath, les recherches sur le lieu de l’explosion auraient permis aux enquêteurs de découvrir un réseau de tunnels creusés sous le port, découverte évoquée par ailleurs par le site d’information Sputnik. Est-ce pour occulter ce réseau souterrain clandestin que les autorités libanaises rejettent l’idée d’une enquête internationale, à la demande du Hezbollah, et que des secouristes occidentaux sont interdits d’accès au port ?

LCI l’a écarté sans jugement, sans procès sinon la curée médiatique (…) C’est peut-être ça la vraie soumission, céder aux sirènes des minorités qui réclament des têtes et déboulonnent des statues. Félicitations à ceux qui ont pris cette décision, ils ont montré leur courage et leur colonne vertébrale. Je ne doute pas que la presse française se mobilise, que les sociétés de journalistes hurlent à la censure, qu’Alain Finkielkraut, David Pujadas, Daniel Cohn-Bendit, Gérard Miller, quelques grandes voix que j’entends sur LCI prennent position pour défendre un confrère injustement sorti de l’antenne (…)