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La messe n’est pas une activité secondaire!

De Mgr Rey, évêque de Toulon:

 

L’Afghanistan, ou 1.000 milliards de dollars pour rien

Chronique géopolitique de confinement d’Antoine de Lacoste, parue sur Boulevard Voltaire :

La plus longue guerre de l’histoire de l’Amérique est-elle en train de se terminer ? Le 29 février dernier, à Doha, l’Américain (d’origine afghane) Zalmay Khalilzad et le mollah Abdul Ghani Baradar, cofondateur des talibans, ont signé un accord prévoyant le retrait définitif de toutes les troupes étrangères d’Afghanistan, et notamment des 12.000 soldats américains.

C’est en 2001 qu’une coalition internationale menée par les États-Unis envahissait ce pays pour en chasser le régime des talibans, au pouvoir depuis 1996. C’était, bien sûr, une des conséquences du 11 septembre et de l’affront subi par l’Amérique. Deux coupables furent désignés et châtiés : l’Irak, qui n’avait rien à voir dans l’histoire (d’ailleurs, les motifs avancés pour son invasion évolueront largement ensuite), et l’Afghanistan, qui abritait de nombreuses cellules d’Al-Qaïda.

Renverser ce régime islamiste féroce ne fut guère difficile. Mais installer un pouvoir crédible le fut davantage. Jamais, en dix-neuf ans, un président afghan ne parvint à réaliser un semblant d’unité : corruption, oppositions tribales (les Pachtounes accaparent les prébendes), faiblesse militaire furent et sont toujours la marque d’un régime artificiel qui, sans la présence de l’armée américaine, se serait effondré depuis longtemps. La guérilla des talibans n’a d’ailleurs jamais cessé.

Alors, pourquoi redonner le pouvoir à des talibans qui avaient multiplié les exactions pendant leur règne ? Parce que nous assistons à la fin de l’hégémonie mondiale américaine. Non par une pression extérieure, mais parce qu’elle ne veut plus. Ou, pour être plus plus précis, le peuple américain ne veut plus. La belliciste Hillary Clinton voulait toujours : elle avait accompagné Nicolas Sarkozy dans l’invraisemblable destruction de la Libye et promettait de régler son compte à Bachar el-Assad en Syrie, propulsant ainsi les islamistes au pouvoir. Elle n’avait rien vu, rien compris.

Ce ne fut pas le cas de Donald Trump, qui avait parfaitement senti que le petit Blanc du Middle West voulait qu’on s’occupe de lui et que l’on arrête de dépenser l’argent de ses impôts à d’improbables aventures extérieures dans des pays dont il ne connaissait pas le nom.

Le retrait d’Afghanistan s’inscrit dans cette logique qui suit la retenue affichée en Irak dont l’invasion catastrophique a durablement marqué l’Amérique, en Syrie où elle occupe tout de même les puits de pétrole mais sans chercher à changer le cours de l’Histoire et face à l’Iran. Certes, Trump a fait tuer le général Soleimani, mais c’est bien peu après la destruction de la moitié des installations pétrolières saoudiennes par des missiles iraniens.

Dans les Afghanistan Papers révélés en décembre par la presse américaine, il y avait cette phrase d’un ancien officier de l’administration Bush :

« Finalement, qu’a-t-on obtenu après avoir dépensé 1.000 milliards de dollars ? Cela valait-il la peine ? »

Si l’accord est appliqué (tout est possible), l’armée américaine quittera l’Afghanistan dans un peu plus d’un an. On voit mal le pouvoir fantomatique actuel (d’ailleurs divisé en deux présidents, chacun revendiquant la victoire électorale des dernières élections) résister longtemps aux talibans qui se feront une joie de rétablir la charia.

C’est l’occasion de repenser aux 88 militaires français tombés en Afghanistan. Certes, ils sont morts en faisant leur devoir et en luttant contre le vrai fléau mondial actuel : l’islamisme. Mais tout de même, la pilule est amère.

Principe de subsidiarité et liberté de culte

Le maire de Neuilly Jean-Christophe Fromantin invite le gouvernement à suivre les vertus du principe de subsidiarité :

[…] Le président de la République a sanctuarisé le binôme maire-Préfet comme étant le pivot d’une application raisonnée des mesures de protection. C’est une bonne chose. Il permet de concilier le cadre national de sécurité sanitaire et les particularismes territoriaux. Il permet également d’ajuster les dispositifs d’accompagnement aux équipements disponibles et aux configurations locales. Pour autant, cette confiance n’a de sens que si elle pleinement assumée par le président de la République, puis relayée par le Premier ministre à sa juste mesure. Ce n’est pas la voie qui semble être prise. Je ne comprendrais pas que cette confiance soit à géométrie variable. Qu’elle se limite à ce que l’État ne peut pas réaliser seul. Qu’elle permette de valider les conditions d’ouverture des marchés mais pas celles de l’accès aux cultes. J’aurais du mal à accepter que les moyens que je mobilise pour assurer le plus de sérénité et de sécurité à mes concitoyens, ne leur permettent pas de jouir pleinement de leurs droits et des libertés fondamentales. Celle d’aller faire ses courses. Celle d’aller travailler. Mais aussi, celle d’aller à la messe ou à la prière du Chabbat. Je ne comprendrais pas que la qualité du dialogue que j’entretiens, à la fois avec le Préfet et avec les autorités religieuses de ma commune, ne suffise pas à reconnaître notre capacité collective de discernement.

Ne tergiversons pas avec les libertés. La même exigence que celle que nous imposons pour aller faire des courses doit s’appliquer à une liberté qui relève du pacte constitutionnel. Nous avons le devoir de respecter – même aujourd’hui – les droits attachés aux valeurs qui nous rassemblent. Le déroulement des cultes doit être la règle, et leur suspension pour absence de sécurité, l’exception. […]

Faut-il obéir au pouvoir et à ses lois injustes ?

Voici un texte écrit en 1938 par Don Luigi Sturzo, grand critique du totalitarisme, qui a toute son actualité en cette période de refus du culte public par le pouvoir :

« Quand on parle  de soumission aux pouvoirs constitués, on ne peut l’entendre au sens de soumission personnelle, mais seulement au sens de soumission légale, soumission qui est due à l’ordre établi, c’est-à-dire aux lois. Personne ne peut s’estimer solutus a lege (délié de la loi) pas même ceux qui sont investis de l’autorité. Mais l’obéissance ne peut se concevoir ni comme une obéissance de moine ni comme une obéissance d’esclave : l’obéissance est due seulement aux lois et ordonnances judiciaires et administratives ressortissant de l’application des lois. Si dans cette application les magistrats et les chargés d’offices excèdent leurs pouvoirs et pèsent injustement sur les citoyens, ceux-ci ont un droit de recours ou de non-exécution selon les cas. Les premiers chrétiens ne se comportaient pas différemment des autres citoyens de l’Empire ni des citoyens des cités d’aujourd’hui ; ils obéissaient aux lois (quand celles-ci n’étaient pas contraire à la morale chrétienne), et quand l’occasion s’en présentait, comme les autres ils revendiquaient leurs droits, tel saint Paul qui fit valoir sa qualité de citoyen romain en faisant appel à César (…) La résistance passive qu’ils firent aux lois antichrétiennes, en préférant la fuite ou le martyre à l’obéissance, ne fut pas causée par la perversité des empereurs, mais par leurs lois perverses. La loi, pour qu’elle oblige, doit être morale et juste ; la loi immorale et injuste n’impose pas. La loi immorale peut être positive si elle oblige à commettre un acte immoral (par exemple culte rendu aux faux dieux, stérilisation imposée à des personnes déterminées) ; négative si elle défend d’accomplir certains actes moraux (par exemple : culte du vrai Dieu, prédication de l’Evangile, actes publics du mariage religieux). L’action de la résistance à la loi peut être de deux sortes :a) politique et collective afin d’obtenir la révocation et la non obéissance de la loi. b) civile et personnelle de la part de celui à qui est faite l’injonction avec refus de s’y soumettre. L’obligation de la résistance politique incombe à tous les citoyens, selon la possibilité légale et les situations personnelles de chacun(…) Elle oblige avec une plus grande rigueur ceux qui ont d’office le devoir de défendre la religion et la moralité lorsqu’elles sont offensées, ou ceux qui, par profession sont appelés à mettre les lois à exécution (par exemple les médecins dans le cas de stérilisation obligatoire). Du devoir qui défend de collaborer au mal dérive celui, pour tous les fonctionnaires et employés de l’Etat, de refuser de travailler pour accomplir des actes immoraux commandés par leurs supérieurs hiérarchiques. Dans le cas d’une loi ou d’un ordre immoral de caractère négatif (par exemple récemment on interdit de prêcher ou d’enseigner le catéchisme dans la langue du pays dans la région du Haut-Adige et dans l’Italie, au Pays Basque, et il y a environ dix ans en Catalogne), il faut faire plusieurs distinctions- S’il s’agit seulement d’interdire l’exercice d’un droit, bien que cette interdiction soit une immoralité et une injustice, l’intéressé qui n’a aucun moyen de se défendre sur le terrain légal, peut, même si c’est à son dommage, renoncer au moins temporairement à ce droit. Par exemple renoncer à publier un livre ou un journal en une langue déterminée (ainsi que cela se passe aujourd’hui au Pays Basque). Mais s’il s’agit de l’interdiction d’exercer un ministère faite à celui qui a le devoir de le remplir (interdiction au médecin de soigner certains malades parce qu’ils sont juifs, obligation au curé d’une paroisse d’enseigner le catéchisme non en patois, mais dans la langue nationale que les enfants du peuple ne comprennent pas bien ou pas du tout), alors on ne peut pas obéir à la loi ou à l’ordre de l’autorité civile. »

Don Luigi Sturzo, « De l’obéissance aux pouvoirs constitués,  Réflexion sur le temps présent. » La vie intellectuelle, 10 septembre 1938, p. 404-410. (Extraits)

Mgr Cattenoz : “Dans le pouvoir politique actuel, il y a un mépris de l’Eglise”

Archevêque du diocèse d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz réagit à la déclaration d’Edouard Philippe :

Réaction de Mgr Rey, qui dénonce une décision injuste :

Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, demande un dialogue sincère avec les autorités politiques.

L’évêque d’Aix :

Mgr Aupetit sur Radio Notre-Dame :

« Là, il y a quelque chose qui ne va pas. On n’avait proposé le 16… Il y a quelque chose qui n’est pas respecté », « comme si on était des gamins incapables de mettre en place quelque chose ».

Litanie des saints de France

Un lecteur nous envoie cette vidéo priant les saints de notre pays. N’oublions jamais que la France, ce ne sont pas seulement les vivants, mais aussi – et surtout – nos saints, nos héros et nos aïeux.

 

 

Les studios Saint-Louis ont besoin d’aide

Communiqué des studios Saint-Louis:
Depuis plus d’un mois vous avez au rendez-vous tous les dimanches pour regarder les aventures de deux chevaliers à la recherche du Graal.
Vous l’aurez surement remarquer nous n’avons pas pu sorti d’épisode de Sicut Servus depuis deux semaines.
En effet nous avons besoin de votre soutien pour le dernier épisode de la série Sicut Servus !
POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUEZ ICI:

SICUT SERVUS – Leetchi.com

Libérons le mariage religieux!

Voici un tweet très intéressant de Mgr di Falco:

Mgr di Falco a mille fois raison. Cette règle est une vexation gratuite de l’Etat laïc pour les religions. On entend souvent comme contre-argument que cette obligation légale permettrait d’éviter la polygamie dans le cas de l’islam. Mais c’est doublement faux. D’une part, cela n’empêche pas la polygamie, puisqu’il y a en France plusieurs dizaines de milliers de familles polygames (dont beaucoup d’ailleurs vivent du détournement d’allocations familiales et sociales prévues pour tout autre chose). D’autre part, il ne serait pas difficile d’ajouter de part et d’autre (du côté de chacune des religions concernées comme du côté de l’Etat) des critères spécifiques. Par exemple, sauf erreur, en droit canonique, on peut se marier à 16 ans, mais rien n’empêcherait l’Etat de stipuler que, pour qu’un mariage religieux entraîne des effets civils, il doit être contracté entre deux majeurs. En sens inverse, l’Etat autorise le “mariage” entre deux personnes de même sexe et rien n’empêcherait l’Eglise de préciser que, pour elle, le mariage est évidemment entre un homme et une femme.

Décidément, cette épidémie est une excellente occasion de remettre à plat bien des problèmes!

Des politiques qui soutiennent la liberté religieuse

Il y en a :

Remercions nos évêques et soutenons nos prêtres!

Plusieurs évêques ont eu le courage de parler nettement en faveur du droit des fidèles à assister à la messe. Nous vous invitons à les remercier chaleureusement. Pour cela, nous avons créé un courriel que vous pouvez signer ci-dessous et qui sera alors envoyé à:

Mgr Aillet, évêque de Bayonne

Mgr Aumônier, évêque de Versailles

Mgr Aupetit, archevêque de Paris

Mgr Ginoux, évêque de Montauban

Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse

Mgr Malle, évêque de Gap

Mgr Rougé, évêque de Nanterre

Mgr Touvet, évêque de Châlons

(et, bien sûr, nous ajouterons volontiers les suivants, au fur et à mesure des prises de position!)

Monseigneur,

Un grand merci pour les courageuses paroles que vous avez dites à propos de la reprise du culte public. Il est précieux pour les fidèles que nous sommes que nos pasteurs défendent la vérité et la saine laïcité dont parlait Pie XII.

Oui, nous avons besoin des sacrements, comme nous avons besoin de la nourriture matérielle et, si nous comprenons bien sûr, les mesures de prudence, nous ne pouvons pas admettre d’être traités en citoyens de seconde zone.

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de mon respect filial et vous assure de mes prières pour votre ministère.

Par ailleurs, plusieurs prêtres amis nous ont dit qu’ils étaient prêts à célébrer la messe en public dès le début du déconfinement – dans le respect des règles sanitaires (que nous sommes aussi capables que n’importe qui d’appliquer, n’en déplaise au Premier ministre!) – et l’un d’entre eux nous a proposé de créer un formulaire pour proposer à tous ceux qui y étaient prêts de se signaler, pour que nous puissions les soutenir.

Ensemble, avec ces prêtres et de ces évêques courageux, nous pouvons obtenir que ce gouvernement laïciste respecte nos droits. Vous pouvez toujours, notamment pour soutenir ces clercs, signer notre pétition à Edouard Philippe:

Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, autorisez les messes publiques, les sacrements, les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

Neuvaine à saint Joseph: Jour 7

En ce septième jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner la valeur de la vie familiale.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille
« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditation

« La grandeur de Saint Joseph, comme celle de Marie, ressort davantage du fait que sa mission se soit accomplie dans l’humilité et la vie cachée de la maison de Nazareth. Du reste, Dieu lui-même dans la personne de son Fils incarné, a choisi cette voie et ce style – l’humilité et la vie cachée – dans son existence terrestre (…)
L’exemple de saint Joseph est pour nous tous une puissante invitation à accomplir avec fidélité, simplicité et modestie, le rôle que la Providence nous a confié. Je pense avant tout aux pères et aux mères de famille, et je prie afin qu’ils sachent toujours apprécier la beauté d’une vie simple, de travail, en cultivant avec tendresse la relation conjugale et en accomplissant avec enthousiasme la grande et difficile mission éducative. » (Benoît XVI, 19 mars 2006)
Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille, priez pour nous

Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nous

Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« À mesure que se développera parmi les fidèles le culte de saint Joseph, on peut s’attendre à voir augmenter en même temps leur dévotion envers la Sainte Famille de Nazareth, dont il fut l’auguste Chef : chacune, en effet, de ces deux dévotions sort tout naturellement de l’autre, comme sa fleur. Joseph nous amène directement à Marie et Marie à la source de toute sainteté, Jésus… » (Benoît XV)

Jean-Dominique Michel : “il ne faut surtout pas confiner l’ensemble de la population”

Jean- Dominique Michel est un des plus grands spécialistes mondiaux de santé :

Dans un autre registre, Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, redoute que la France s’habitue aux mesures d’exception :

[…] la tendance naturelle de tout gouvernement est de privilégier l’efficacité sur les libertés individuelles. C’est cette inquiétude que m’habitait en 2015 comme co-rapporteur de la mission de contrôle parlementaire de l’état d’urgence. Or, je suis loin de faire davantage confiance à ce gouvernement qu’au précédent sur ce point. En réalité, le fait qu’il ait déjà commis pareil forfait avec l’inscription dans le droit commun des principales mesures permises en 2015 par l’instauration de l’état d’urgence suscite une méfiance légitime. La loi Avia qui prétend lutter contre les contenus haineux sur Internet a donné une autre preuve du peu d’embarras que suscite chez le pouvoir en place les restrictions de libertés individuelles. On trouvera toujours une raison de s’en prendre à elles – hier le racisme et la menace terroriste, demain le risque d’une seconde vague épidémique – mais la liberté est un principe, elle est inscrite au fronton de nos mairies. Nous ne pouvons pas nous contenter d’en faire un slogan.

Ce que je crains par-dessus tout, c’est que la France s’habitue à ces pratiques et omette de les remettre en cause quand elles n’auront plus de raison d’être. D’un côté, l’autorité publique – en fait l’administration – s’adonne à la facilité du formulaire, du contrôle tatillon, du fichage et des gadgets de surveillance high-tech. De l’autre, les Français inquiets pour leur santé et moins attachés à l’idée de liberté qu’ils ne l’ont été par le passé se soumettent sans sourciller à ces restrictions.

Pour contrecarrer cette tendance, il est nécessaire que les personnes attachées à la liberté, et en fin de compte à la paix sociale puisque l’une de va pas sans l’autre, veillent à réclamer le retour à la normale dès la fin de l’épidémie. La liberté d’aller et venir devra, évidemment, être rétablie au plus vite. Tout dispositif de traçage ou base de données, si de telles choses devaient voir le jour, devra être entièrement démantelé. Les lois de protection des travailleurs devront retrouver, a minima, leur état antérieur à la crise. Les sujets ne manquent pas… […]

De son côté, Alain Damasio, écrivain de science-fiction, fustige ces restrictions de liberté :

[…] On vit en démocrature, il faut quand même le réaliser ! Aucune des décisions prises sur cette pandémie n’a respecté la moindre ébauche de débat démocratique. On subit les choix d’un Prince aux yeux crevés. Le seul levier qu’ils actionnent est la peur : sa gestion triviale, son emprise évidente, son aérodynamisme pour pénétrer les corps et les têtes d’une population choquée. Au lieu de faire de la médecine — c’est-à-dire de tester, d’isoler et de traiter — les macronards ont fait dans le moyenâgeux, la petite terreur quotidienne et le flicage. Ils ont maximisé l’angoisse des citoyens. La « grande »presse, tenue par les milliardaires amis de Macron, joue bien ce jeu. Chaque jour, elle assène en page d’accueil le total des morts. On nous dit 20.000 morts, le lendemain 21.000 morts, et après 22.000 ! Sans jamais relativiser ce que signifie ce chiffre. Quel média rappelle qu’en France, il y a 660.000 morts par an et qu’avec le Covid, on va simplement avoir une surmortalité de 5 % à 10 % en 2020 ?

En réalité, ce qui importe serait de comprendre ce que ces morts signifient pour un pays de 67 millions de personnes. En valorisant spécieusement le total cumulé des morts, on construit un storytelling de l’anxiété, voire de la panique : « Oh la la, tu te rends compte, 20.000 morts ! », comme s’ils avaient péri sous une bombe en une nuit ! Si tu ancres jour après jour ce récit d’une catastrophe croissante, tu inclines les citoyens à chercher fébrilement un pôle de réassurance, qui ne peut alors être que le gouvernement, sorte de père/mère de la Nation.

On le sait : quelle que soit la crise — terrorisme, pandémie, guerre —, n’importe quel président en place gagne 15 à 20 points de popularité juste parce que la figure d’une autorité rassure. Ça joue aussi pour Macron, même si cette IA [intelligence artificielle] mal programmée est inapte à témoigner la moindre compassion, que ce type est un sociopathe absolu et qu’on mesure à quel point, dans ce moment tragique, il n’y a pas une once de spiritualité ou de grandeur dans sa vision du monde.

Les morts du coronavirus sont relativement peu nombreux, si on met en rapport le chiffre avec le nombre habituel de morts…

Oui, il faut rester conscient des ordres de grandeur. Il y a eu par exemple une grippe restée célèbre entre 1968 et 1970, avec 31.000 morts en France, qui n’ont engendré quasiment aucune réaction dans le corps social à l’époque. Le chômage est considéré comme causant, par mortalité indirecte, à peu près 15.000 morts par an. La grippe saisonnière il y a deux ans a fait 13.000 morts. Donc, il y a de nombreuses causes de mortalité aussi puissantes et statistiquement fortes. Et qui ne débouchent pas sur cette gestion militaire… À partir du moment où un État, la Chine, a commencé à médiatiser le coronavirus, la comparaison publique mondiale a fait qu’il n’était plus possible pour un État de jouer l’immunité de groupe quand d’autres confinaient a maxima. La visibilité médiatique des morts ne laisse plus le choix et c’est sans doute tant mieux pour les vies sauvées. Ensuite, la biopolitique a fait le reste : un État néolibéral est voué à préserver et développer ses populations, qui sont sa force productive. Il doit « gérer la vie »,comme l’a montré Foucault, même si ça doit tuer sa vache sacrée qu’est l’économie.

Vous évoquez l’exploitation de la peur et les exigences d’une biopolitique pour expliquer le traitement confiné de cette pandémie, soit. Mais quand on voit que quatre milliards d’humains sont confinés, n’y a-t-il pas autre chose qui se joue ?

Bien sûr, quelque chose de plus profond se joue. Ce qui me semble passionnant est que de nombreux malades du Covid-19 ne meurent en réalité pas de la prolifération du virus, mais d’une hypertrophie de la réaction immunitaire. Cet emballement des défenses immunitaires, on la retrouve par analogie dans l’hystérie de notre réaction politique et sociale, qui trahit selon moi un refoulé majeur de nos civilisations actuelles : on ne supporte plus ni la maladie ni la mort. On se rêve dans l’immunité absolue. Ça pourrait être une bonne nouvelle, la preuve d’un amour pour la vie. Et ça l’est sans doute pour ceux qui soignent. Moi, j’y lis plutôt en creux une perte de vitalité latente dans nos sociétés. J’ai cette intuition qu’on a moins peur de mourir, voire plus peur du tout, lorsqu’on a bien vécu. Plus on a le sentiment d’avoir fait quelque chose de sa vie, d’avoir éprouvé et habité chaque instant « comme si c’était le premier, comme si c’était le dernier », pour reprendre Épicure, mieux on peut accueillir la mort.

Après, un gouvernement, même aussi sourd que le nôtre, prend ses décisions par rapport à une sensibilité publique qui peut recevoir ou non ce qu’il propose. Le confinement est si bien accepté parce qu’il reconduit cette illusion de la bulle immunitaire. Et il la reconduit pour chaque individu, foyer par foyer, en la vitrifiant dans le numérique, qui est le dispositif idéal de la « distanciation » sociale.

Bref, notre confrontation anthropologique à la mort a profondément muté sans qu’on en soit vraiment conscient. On le découvre à travers cette pandémie rare.

Pour prendre un exemple : j’ai été sidéré que l’interdiction faite aux proches d’aller soutenir leurs parents alors qu’ils sont en train d’agoniser, de « partir », ait été acceptée si facilement. À titre personnel, ça me paraît inadmissible et scandaleux. Mon père ou ma mère serait en train de crever, j’entrerais de nuit dans l’Ehpad, je sauterais les grilles avec mon frère, j’escaladerais la façade, je ferais n’importe quoi mais je ne les laisserais jamais mourir seul sous respirateur… L’accompagnement des vivants auprès des morts fait partie du lien le plus fondamental. On se rend compte que le refoulement de la mort est devenu tellement puissant, sa conjuration tellement ancrée dans nos sociétés que, quand la mort ressurgit, qu’on nous la met devant les yeux, on la fuit. On n’accepte au fond de l’affronter que sous forme de chiffres et de courbes. Je suis d’ailleurs fasciné par un détail bizarre : à quel point la courbe exponentielle des décès incarne finalement la courbe parfaite d’une économie florissante. Je ne sais pas ce qu’il faut en tirer, mais c’est la courbe de croissance dont rêverait tout entrepreneur pour son business…

Refoule-t-on la mort parce qu’on est coupé de la vie ?

C’est ma conviction et la source de mon combat depuis trente ans : cette sensation que notre Occident est en voie de dévitalisation avancée. La plupart de nos relations au vivant ont été coupées. En nous et hors de nous. On a tranché nos liens avec la vie, avec les animaux, les maquis, les forêts, et même avec le cœur physique de notre vitalité. Cette sensibilité du corps au monde, cette chair vibrante désormais épaissie comme un mauvais cuir par nos technococons. On accède au monde par une chrysalide de fibres optiques. Et on confond la vibration de ses fils avec les vibrations du dehors.

J’ai des amis qui ne sortent plus depuis un mois. Pas une fois ! De quoi ont-ils peur exactement ? De mourir ? De souffrir ? De la maladie ? De contaminer les autres ? Est-ce qu’ils savent que vivre est une maladie mortelle ? Que le risque est consubstantiel à la fragilité magnifique du vivant ? C’est le fond ontologique du problème. Tout ce qui conjure le rapport à la mort est vécu comme désirable. On peut applaudir des lois incroyablement liberticides si elles prétendent sécuriser notre rapport à la mort. Un copain m’a même dit : « On sera bien content d’êtres libres, tiens, quand on sera mort ! » Pour lui, ça absout les pires lois d’avance. Pour moi, il ne voit pas qu’on est déjà mort si l’on raisonne comme ça. Mort-vivant, oui. Zombie quoi ! […]

Saint-Jean de Passy : Aucun fait précis ne semble soutenir l’accusation contre le directeur

Intéressante analyse de Thierry Boutet sur la crise à Saint-Jean-de-Passy :

[…] Il manque une faute objective, caractérisée, comme le reconnaît implicitement Jean-François Canteneur : «Nous avons constaté un ensemble de situations réellement problématiques pouvant être qualifiées de fautes, ce qui a pu échapper à un certain nombre de parents d’élèves, voire de professeurs, qui ne sont pas au fait de toutes les relations de travail au sein de l’institution».

De fait, ces «situations réellement problématiques» ont totalement échappé a de nombreux membres de la communauté éducative de Saint-Jean de Passy, parents, cadres administratifs ou enseignants qui se sont révoltés contre la décision du CA. Elles semblent aussi avoir échappé au CSE (Conseil social d’établissement), qui se réunit régulièrement. À aucun moment il ne s’est manifesté. Pourquoi ce silence ? Pourquoi aussi n’y a-t-il pas de plaintes de salariés pour étayer les conclusions de l’audit ? Pourquoi la Médecine du travail n’a-t-elle pas été alertée ? Comment se fait-il qu’aucun arrêt de travail n’ait été constaté pour les raisons invoquées dans le communiqué ? Aucun fait précis ne semble pour le moment soutenir l’accusation. Seuls des «effets de souffrance» auraient été évoqués. Pire, certaines personnes interrogées par les «auditeurs» parlent d’une «procédure soviétique» et songeraient à retirer leur témoignage en voyant l’interprétation qui en a été donnée.

Dans ces circonstances, il est difficile de se défaire de l’idée que l’on a cherché des prétextes pour instruire le procès du directeur de Saint-Jean de Passy et de son adjoint. Sa gestion ne peut être mise en cause. En termes académiques, Saint-Jean de Passy performe comme jamais, et ses finances n’ont jamais été aussi bonnes que depuis que François-Xavier Clément le dirige.

UN AUTRE PROJET ÉDUCATIF

En revanche, François-Xavier Clément a apporté à Saint-Jean un style managérial clivant. «L’éducation intégrale» qu’il préconise n’est pas du goût de tous. Les professeurs sont loin d’être tous des catholiques pratiquants. S’ils choisissent d’enseigner à Saint-Jean de Passy, ce n’est le plus souvent pas en raison des exigences spécifiquement chrétiennes de son projet éducatif, mais parce qu’à tout prendre, il vaut mieux enseigner dans un établissement prestigieux du 16e arrondissement que dans le 20e

De leur côté, un certain nombre de parents ne regardent que les performances scolaires de leurs enfants. La formation spirituelle obligatoire, la statue de la Vierge dans la cour d’honneur et le port de l’uniforme ne sont pas des choix tout à fait à leur goût. Ils l’acceptent parce que les statistiques de mentions aux bacs de Saint-Jean de Passy sont parmi les meilleures à Paris. Les «valeurs du christianisme», un peu «d’ouverture aux autres», un zeste d’écologie et de solidarité font propre sur un CV et suffisent à apaiser leurs consciences, même si à la sortie, la priorité demeure le business

Or ce catholicisme peu encombrant n’est pas celui du directeur actuel. Dans cet environnement précautionneux sur les questions de foi, son courage détonne. Il a des convictions, de la personnalité, du charisme, un franc-parler. Il fait partie de ces hommes habités qui embarquent leurs collaborateurs ou peuvent en être détestés. Avec peut-être une certaine témérité, il ne cesse de témoigner par ses actes et par sa parole qu’il prend au sérieux l’enseignement de l’Église sur l’enseignement catholique, sur la formation intégrale de la personne, sur la nécessité des sacrements pour grandir dans la vie intérieure. Cette témérité peut sans doute lui faire commettre, comme à chacun, des erreurs. Il s’est probablement fait des ennemis. Depuis son arrivée, il a remodelé l’équipe dirigeante. Il y a eu des départs parfois difficiles qui, pour certains, ont laissé des traces. Mais, en aucun cas, ce tempérament ne constitue une faute de management ni ne justifie une sanction aussi totalement disproportionnée que celle que lui inflige le CA et le directeur diocésain.

Il faut donc espérer que la nouvelle enquête demandée par Mgr Aupetit et les décisions qu’il lui reviendra de prendre permettront aux élèves de Saint-Jean de Passy de ne pas trop pâtir de cette crise. Il faut aussi souhaiter qu’elles permettront à la communauté éducative de retrouver la paix.

Jean-François Canteneur, lorsqu’il a pris ses fonctions, disait : «De mon prédécesseur, Fréderic Gautier, je garde l’idée que le directeur de l’Enseignement catholique est d’abord en charge de l’unité… Ma mission est de favoriser l’action concordante, de respecter l’autonomie de chacun. La cellule de base demeure l’établissement qui porte la réalité quotidienne.» Cette unité mise en péril par la décision à laquelle il a participé, sur quelle base ou sur quel principe pourra-t-elle se faire ?

Le même déclarait : «J’évite de définir le fameux “caractère propre” du privé en termes de catéchèse. Il s’agit d’une réalité bien plus vaste. Il nous faut une école où la communauté éducative lie l’élève à son maître dans une relation chaleureuse, ouverte à la grâce reçue par l’autre, tout en gardant l’exigence intellectuelle. C’est pourquoi nous ne recrutons pas que des professeurs catholiques (il n’y aurait de toutes façons pas assez de candidats !), mais des personnes en chemin vers l’évangélisation, animées par des convictions chrétiennes.» Et d’ajouter : «L’école n’est pas une paroisse, ni le lieu de la vie sacramentelle ! C’est le lieu où il faut révéler le Christ à travers la connaissance et le service, la poignée de main, l’attention au plus faible. Il me semble important de ne pas créer un enseignement profane d’un côté et une bonne catéchèse musclée de l’autre» Certes ! Tous les mots du répertoire catholique y sont… moins la radicalité, et dans un ordre où le Christ se révèle dans la poignée de main plutôt que dans sa Parole et sa présence sacramentelle.

Sans remonter à l’encyclique Divini illius Magistri du pape Pie XI, est-ce vraiment l’enseignement de l’Église sur l’éducation intégrale ? Cela peut-il se discuter ? Si c’est le cas, cette crise n’est-elle pas révélatrice d’un clivage plus profond entre deux manières d’envisager la mission de l’école catholique ? Dans ce cas, le conflit qui agite Saint-Jean de Passy et que Mgr Aupetit devra trancher dépasse les questions de personnes.

Vous reprendrez bien un peu de propagande!

On a beau les avoir vus et revus, ces ministres et technocrates sont tellement magnifiques qu’on ne s’en lasse pas! Pour ceux qui n’auraient pas suivi les épisodes précédents, “résumons”: les masques sont inutiles, mais ils sont obligatoires; il n’y a pas de pénurie, mais chacun est invité à coudre lui-même son masque. Continuez comme ça, nous aimons tellement être pris pour des pélicans!

De la visite de musée à la messe

Un lecteur nous fait suivre ce commentaire mi-amusé, mi-énervé d’un prêtre, après les déclarations du Premier ministre:

Comme les petits musées peuvent rouvrir, eux, je vais peut-être organiser des visites guidées dans mon église, euh … pardon, dans mon musée.
On commencera par un chant tiré d’écrits paléo-chrétiens pour créer une dynamique de groupe parmi les visiteurs.
Puis on écoutera des textes qui permettent une meilleure compréhension des oeuvres d’art exposées (textes écrits entre – 700 et 100 de notre ère environ, traduits en français pour une meilleure compréhension).
Ensuite je lirai au choix une anaphore eucharistique (pour l’explication de la cohérence architecturale du bâtiment et une meilleure perception de sa finalité socio-culturelle au temps de sa construction) avant de proposer une collation simple dans le strict respect des gestes barrières.
Cette implication gestuelle des visiteurs leur permettra une immersion interactive dans la vie de ces rites antiques.
Bien sûr, en ces temps de crise, la participation financière pour cette visite sera laissée à la discrétion des personnes présentes.

Les directives gouvernementales sont en effet tellement contradictoires qu’il est possible de célébrer des messes publiques sans contrevenir aux textes!

Le pharmacien, un outil bien utile pour la criminalité

Témoignage d’un pharmacien pour les lecteurs du Salon beige :

Les pharmacies en France constituent un réseau de santé, de magasins, où sont délivrés des médicaments qui sont accompagnés de conseils de santé. Il existe environ 22 000 pharmacies en France, à la campagne et dans les villes, certaines modestes, d’autres très bien achalandées. Le pharmacien tire principalement son profit des médicaments qui sont remboursés par la sécurité sociale, vendant par ailleurs une part non négligeable de produits connexes à la santé et puis des produits de cosmétiques. C’est donc un maillon essentiel de la santé en France.

C’est une profession commerciale et libérale. Libérale mais dont les marges bénéficiaires sur les médicaments remboursés sont décidées par l’État, le tout géré par la sécurité sociale. Les consignes donnés par l’État, premier client, sont donc respectées à la lettre. Très rares sont les pharmacies qui ont refusé toutes conventions avec la sécurité sociale. Les patients arrivent avec une ordonnance, la carte vitale, le pharmacien délivre, conseille et facture. La sécurité sociale le paie pour cela : une marge sur le médicament et un honoraire de délivrance.

Dans l’ensemble de l’arsenal thérapeutique que délivre le pharmacien se distingue deux types de médicaments qui a priori, selon une éthique humaine, n’en sont pas : les produits abortifs et les produits pour l’euthanasie. L’actualité permet de mettre en lumière la situation du pharmacien qui est peu connue du grand public.

Situation hors Covid

Le pharmacien délivre des produits contraceptifs ; des produits contraceptifs d’urgence (dit « du lendemain ») ; des stérilets et des préservatifs. C’est son quotidien. Il n’y a qu’un seul pharmacien en France connu à avoir décidé de ne pas rentrer dans ce système. Il s’est vu officiellement condamné par son Conseil de l’ordre.[1]

En situation de crise sanitaire du Covid

Comme un mot de passe ouvrant toutes les portes : le « Covid-19» permet au gouvernement d’imposer aux pharmaciens deux nouvelles choses : la délivrance de Rivotril injectable, qui l’implique alors dans l’euthanasie de façon active, et, la délivrance de produits abortifs avec extension du délai d’avortement chimique, passant de 7 semaines à 9 semaines. Voici la récente déclaration de la direction générale de la santé : « IVG médicamenteuse en ville étendue jusqu’à la 9e semaine d’aménorrhée (7e semaine de grossesse) selon les protocoles prévus par la Haute Autorité de Santé ».

Rivotril injectable

L’État français a donc décidé de faire prescrire un médicament hors AMM[2], le Rivotril injectable, c’est à dire, en dehors de ses indications référencées, pour pratiquer l’euthanasie à des patients atteint du Covid, chez eux, « en ville ». Sous entendu que cela se fait à l’hôpital. Hors AMM ? En effet, le médecin doit inscrire sur l’ordonnance de Rivotril injectable : « prescription hors AMM dans le cadre du Covid-19 ». Soit dit en passant, le même gouvernement interdit la prescription du Plaquénil (hydroxychloroquine) hors AMM, en dehors de ses indications classiques donc, dans le cadre d’une infection Covid par exemple. Illogique ? Non, ciblé : pratiquement, le Rivotril injectable est utilisé chez les patients non hospitalisés, atteints par le Covid 19, en état d’insuffisance respiratoire grave et proche de la mort, c’est à dire, induire la mort chez un agonisant, l’euthanasie. Il est à préciser que le Rivotril est prescrit doublement en dehors des recommandations de son AMM car il est interdit… en cas d’insuffisance respiratoire, justement ce dont souffre le patient atteint d’une forme grave de Covid. En France, aujourd’hui, l’euthanasie est autorisée par la loi mais à condition que la décision soit collégiale, donc prise par plusieurs personnes connaissant le patient. Dans ce cas précis de cette utilisation du Rivotril injectable hors AMM, la décision n’est pas collégiale, elle est prise par le médecin généraliste, donc hors cadre de la loi. L’euthanasie était présentée lors des premiers votes à l’assemblée il y a quelques années « comme induisant un sommeil profond et durable », pour ne pas dire : mort. Aujourd’hui, la mort dans ces conditions est appelée « sédation terminale à domicile entraînant le décès ».

Avortement médicamenteux

Le ministre de la Santé, s’était publiquement ému de la difficulté pour les femmes, en ces temps de confinement, d’accéder à l’avortement. Le directeur générale de la santé aussi et a écrit : « des travaux visant à assurer la continuité de l’accès à l’IVG dans cette période d’épidémie Covid-19… ont été menés…». Voici donc les mesures qui ont été prises : pour le pharmacien, délivrance des « médicaments » IVG avec un délai allongé de deux semaines,  téléconsultation par un médecin ou une sage femme. Le pharmacien touchera 4euros d’honoraire de dispensation. La participation  à l’IVG s’intensifie donc pour le pharmacien. Il est vrai que dire que, selon tout éthique, l’avortement est un crime de nos jours déclenche des réactions étranges.

Réflexion sur l’origine de l’avortement

Tout a commencé avec l’arrivée de la pilule. Pilule, qui par principe déclenche une « ménopause » chez une jeune femme de 15 ans, une infertilité, comme si elle en avait 65, avec les conséquences néfastes possibles au niveau de sa santé d’une part et aussi et surtout des inconséquences relatives à sa sexualité d’autres part. En effet, il est simple à comprendre que la pilule assure, au niveau psychologique et au niveau physique, le découplage de l’acte sexuel de celui de la procréation.

Convaincre ces mêmes personnes pour qui l’avortement est un « droit » – car faisant l’objet d’une « loi » inscrite dans le droit français -, les convaincre donc, que la pilule contraceptive est elle-même mauvaise au point de vue éthique et va contre la nature humaine, relève du puissant tour de force. Toute personne un tant soit peu réfléchie considère que l’avortement n’est pas un « droit » humain puisque de fait, il va contre la nature et la vie. Il n’est pas un droit car il va contre la conscience humaine. Pourquoi alors des gouvernements, comme la France, rendent légal ce crime ? Les historiens, les juristes, les démographes, les spécialistes des cultes, les théologiens et les autres personnes compétente et de bonne volonté doivent y répondre.

Que font le conseil de l’ordre des pharmaciens et les syndicats professionnels à ces deux sujets d’actualité pour le pharmacien, IVG et euthanasie ? Y a-t-il une remarque, une réaction officielle ? Rien. Ils se bornent à répéter les consignes en tout genre. L’IVG et l’euthanasie se retrouve au même niveau que les consignes concernant la distribution des masques chirurgicaux au professionnel de santé. En un mot : pharmaciens, obéissez aveuglément.

Peut-on être pharmacien et respecter sa conscience humaine ou être catholique ? Selon la loi, non. Ce qui, d’ailleurs, remet en cause le principe républicain de liberté religieuse. D’un côté, la république admet la liberté religieuse et d’un autre côté, elle rend impossible l’exercice de cette pratique.

Pourquoi un pharmacien n’a pas de solution ?

Le pharmacien n’a pas de solution parce que, la définition du médicament a été changé, avant l’arrivée de la pilule contraceptive, incluant une nouvelle notion. En effet, une substance « modifiant » une fonction physiologiques est considéré comme un médicament : modifier le cycle hormonal naturel chez la femme – la pilule contraceptive – fait donc partie de l’arsenal thérapeutique. Une fois cette modification faite de la définition du médicament, la voie était libre pour permettre l’agrément de la contraception hormonale en France. Une substance qui empêche l’arrivée de la vie est considéré comme un médicament, or le pharmacien a le monopole du médicament.

Il n’y a pas de solution pour le pharmacien parce que même s’il n’est pas tenu de délivrer des produits abortifs selon le code de la santé publique, le droit commercial l’y oblige : en effet, encore une fois, le pharmacien a le monopole du médicament : il n’y a que le pharmacien qui peut délivrer ces produits, il y est donc obligé. Contrairement au médecin qui peut faire prévaloir une clause de conscience pour l’avortement. Le pharmacien lui est obligé de délivrer ces produits et en plus il doit en conseiller le bon usage, il est donc forcé d’être complice en plus. Et bien sur, l’argument de dire qu’il existe d’autres pharmacies dans la ville qui veulent bien le faire n’est pas admis par les autorités : tout pharmacien est obligé de délivrer ces produits sans être hors-la-loi française.

Historiquement, et il n’y a pas si longtemps de cela, les pharmaciens prêtaient le serment de Galien en promettant de ne jamais délivrer de préparation abortive et de ne jamais suivre les boniments des souffleurs d’alchimie. Ce temps est révolu.

Cette interdiction faite au refus de délivrer des produits abortifs est aujourd’hui confirmée par les juges européens. Ces derniers n’ont pas accepté que l’article sur la liberté de conscience et religieuse de la convention européenne des droits de l’homme serve de justificatif à un refus de délivrer ce type de médicament par un pharmacien. Sous le prétexte que c’est un acte publique. Il est facile de conclure que, pour eux, la conscience humaine doit rester un acte privé. Cette logique est une honte faite à la dignité humaine et à son intégrité. L’écartèlement de la conscience humaine qu’impose cette décision européenne est réel : il tente à séparer la conscience des actes de la personne. Cela entraîne une rupture entre la conscience avec la réalité. Cela implique d’avoir une conscience fictive, alors que les actes criminels, imposés, sont bien réels. C’est la porte ouverte à l’irresponsabilité et aux automatismes mortifères. Le fil conducteur est pourtant là rendu évident : imposer la pilule contraceptive équivalait à séparer l’acte sexuel, du fait d’avoir conscience que l’acte sexuel était tourné vers la vie, vers la procréation. Il n’est donc pas étonnant que quelques années plus tard, par chute progressive des consciences, la plus haute instance juridique européenne décide sur cette même veine : la conscience des citoyens doit être déconnectée de leurs actes et inversement.

Un ancien maître de pharmacie avait l’habitude de répéter à ses étudiants et employés pharmaciens : « Pharmacien ? C’est le plus beau métier du monde ». Il devait exercer beaucoup de qualités humaines avec ses clients c’est certain, pourtant, il délivrait, comme tous les pharmaciens, froidement, en automate, suivant les ordres et les décrets du gouvernement français, avec inconséquence et complicité, comme un kapo nazi se bornait lui aussi à simplement obéir à ses supérieurs, il délivrait donc, des produits abortifs. Maintenant, les pharmaciens délivrent en plus, des produits induisant la mort. Pourtant, ces produits ne sont pas des médicaments, ils ne devraient pas, en conscience, les délivrer.

Paul Michel, pharmacien


[1]    Le pharmacien Bruno Pichon avait été condamné par la Chambre disciplinaire en 2016 pour avoir refusé de vendre un stérilet, en raison de ses effets potentiellement abortifs.

[2]    On entend par une prescription hors AMM, tout médicament qui peut faire l’objet d’une prescription non conforme à ce qui est prévu dans son autorisation de mise sur le marché (AMM).

Marisol Touraine et Jérôme Salomon sont bien responsables de la chute des stocks de masques

Et c’est Libé qui le dit :

Pendant des semaines, le gouvernement a tout fait pour le dissimuler. Au mois de février, alors que le coronavirus se propage déjà en France, le stock de masques de l’Etat est pratiquement à sec. Une situation qui n’empêche pas Jérôme Salomon, le directeur général de la santé (DGS), d’assurer avec aplomb qu’aucune pénurie n’est à craindre. Au même moment pourtant, soignants libéraux, personnels hospitaliers et même autorités régionales de santé sont dans le noir. Le ministère de la Santé ne leur donne pratiquement aucune visibilité sur les livraisons de masques à venir et acte, sans le dire, une gestion au comptegouttes des stocks publics. Mi-mars, après plusieurs semaines d’inquiétude, les autorités consentent enfin à communiquer l’état du stock stratégique disponible en janvier: 117 millions de masques chirurgicaux et aucun masque FFP2 (modèle plus protecteur), contre respectivement 1 milliard et 600 millions dix ans plus tôt. Mais le gouvernement, par l’intermédiaire d’Olivier Véran, le ministre de la Santé, réfute une gestion de la pénurie et se défausse à plusieurs reprises : cette faiblesse initiale des stocks serait due à un changement de doctrine et de décisions vieilles de près de dix ans. Un véritable mensonge d’Etat. De nouveaux témoignages et documents consultés par Libération permettent en effet de démontrer les errements du gouvernement et la responsabilité du ministère de la Santé dans ce désastre. […]

C’est l’occasion de publier ce coup de gueule du Dr Jérôme Marty :

Se relever après un avortement : c’est possible

L’abbé Laurent Spriet ayant, comme beaucoup de ses confrères, rencontré des femmes ayant connu un avortement dans leur vie, vient de publier un ouvrage intitulé Se relever après un avortement. Il offre un rappel de l’enseignement de l’Eglise, une réflexion chrétienne ainsi que les témoignages de sept femmes qui se sont relevées grâce à leur rencontre avec le Christ Jésus. L’avortement est une épreuve d’autant plus douloureuse qu’elle est reconnue aujourd’hui comme un droit mais la femme, face à sa conscience, sait un jour ou l’autre la vérité. Cette épreuve peut aussi être un chemin pour rencontrer celui qui libère l’homme de ses chaines. Libérer la parole de ces femmes en souffrance (et qui n’ont pas le droit de l’exprimer) est nécessaire, mais cela n’est pas suffisant pour l’auteur qui veut exprimer dans ce livre le message d’espérance de l’évangile pour tant de femmes de France d’aujourd’hui. L’abbé Spriet a accepté de répondre à nos questions :

Vous publiez des témoignages de femmes blessées par leur avortement. Avez-vous rencontré des femmes qui n’ont absolument aucun regret d’avoir avorté ? 

Il existe des femmes qui disent qu’elles n’ont aucun regret de leur avortement. J’ai déjà été en contact avec quelques unes d’entre elles. Cependant, après un avortement, de façon générale : soit les femmes se taisent et souffrent en silence, soit elles expriment très vite leur mal-être et leur souffrance. La plupart exprime leur besoin d’en parler. Mais à qui ?

Vous évoquez longuement la confession et la miséricorde du Bon Dieu : pensez-vous qu’une femme puisse se relever d’un avortement sans les secours de la foi ?

La problématique est : “Qu’entendez-vous par “se relever” d’un avortement ?” Est-ce se relever physiquement, psychologiquement, spirituellement ? Les trois ensemble ? Chaque femme a évidemment son histoire, sa manière de vivre son avortement. Il n’y a pas une réaction type, mais il y a des constantes. Ceci étant dit, oui, je pense qu’une femme peut se relever physiquement et psychologiquement d’un avortement sans le recours de la foi. En particulier en donnant à nouveau la vie et en allant jusqu’au bout d’une nouvelle grossesse. Même si mon expérience d’accompagnement me montre que les femmes n’oublient jamais et ne se relèvent jamais totalement psychologiquement parlant. La question de la culpabilité des femmes ayant avorté est le secret de Dieu. Le Seigneur oeuvre pour que chacune se relève spirituellement, et chacune répond dans le secret de son âme. Je constate toutefois que la foi catholique, le baptême, et la confession sacramentelle sont des moyens extraordinairement puissants pour se relever aussi bien spirituellement que psychologiquement d’un avortement. Lorsqu’une femme ayant avorté reçoit la rémission de ses péchés, lorsqu’elle sait que son enfant ressuscitera au dernier jour, n’est-ce pas une source magnifique d’Espérance pour elle ? Sept femmes témoignent en ce sens dans mon livre.

Vous montrez que, bien souvent, ces femmes avortent par pression de leur entourage et abandon du père de l’enfant. Avez-vous des témoignages de pères qui regrettent d’avoir poussé leur femme à avorter ?

Il y a bien sûr des pères qui regrettent d’avoir conseillé, incité, poussé, forcé leur épouse ou leur “copine” à avorter. Mais il faut avouer qu’ils sont beaucoup moins nombreux que les femmes à regretter publiquement leur “choix”. En particulier sur les réseaux sociaux. Je pense que c’est parce que la souffrance des hommes face à l’avortement est moins profonde et “charnelle” que celle des femmes. Si vous voulez lire des témoignages de femmes qui souffrent encore de leur avortement, je vous invite à aller iciUn homme repentant pourrait créer une page Facebook intitulée : “IVG : moi, homme et papa, je regrette et je veux témoigner”. Pourquoi pas ?

Du côté médical, les témoignages montrent une attitude froide, parfois inhumaine, du milieu médical, qui ne propose que l’avortement pour les femmes en détresse. Là aussi, avez-vous des témoignages de médecins, personnels médicaux, qui souffrent des suites de leurs actes ?

J’ai envie de répondre de la même manière qu’à la question précédente. Des médecins repentis existent. C’est bien compréhensible car comme le disait, avec bon sens, le Docteur Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat des gynécologues (SYNGOF) : “nous ne sommes pas là pour retirer des vies”. Leurs témoignages ne sont pas nombreux mais ils sont parfois retentissants. Souvenez-vous jadis du Docteur Nathanson qui avait publié le petit film “le cri silencieux” (1984), ou tout récemment  celui du Docteur Levatino. Tout cela se passe aux Etats-Unis où la liberté d’expression est plus grande qu’en France. Je voudrais aussi vous faire remarquer que si les témoignages publics sont peu nombreux, le nombre de médecins qui, après avoir pratiqué des avortements, refusent de continuer est lui en augmentation dans de nombreux pays. Certaines personnes favorables à l’avortement des bébés souhaitent supprimer la clause de conscience que les médecins peuvent fort heureusement encore opposer à cet acte abominable, d’autres ont voulu étendre (et de fait ont étendu) le droit de pratiquer, en ville, une “IVG médicamenteuse” non seulement par des médecins mais encore par des sages-femmes. Ces faits montrent que le nombre de médecins ou de personnels soignants qui se repentent d’avoir procédé à des avortements n’est pas marginal même s’il n’est pas médiatisé. Cela inquiète les partisans de la culture de mort. Pour répondre à votre question, je vous renvoie enfin au film “Unplanned” qui raconte l’histoire (vraie !) d’une responsable du “Planned Parenthood” (“Planning Familial”), dénommée Abby Johnson, qui s’est convertie et qui est devenue une militante “pro-vie” après avoir vu un avortement par aspiration.

Mise en cause pour ses liens avec George Soros, la CEDH vient d’annoncer l’élection du juge le plus contesté

Pour Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice, la CEDH confirme ainsi la prégnance en son sein du réseau d’influence de l’Open Society de George Soros :

Deux mois après sa publication, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a enfin répondu au rapport de l’ECLJ qui a révélé l’existence à une large échelle de conflits d’intérêts entre 18 juges de la haute juridiction strasbourgeoise et 7 ONG financées par Georges Soros, dont la richissime et controversée Open Society. Mais c’est à sa manière que la CEDH y a répondu : non par la contestation de faits incontestables, et dont la révélation a fait scandale dans toute l’Europe ; ni par l’adoption des mesures nécessaires pour éviter que ne se reproduisent de tels conflits d’intérêts ; moins encore par la sanction de ces juges, comme l’aurait pourtant fait n’importe quel conseil de la magistrature national. Elle y a répondu à l’inverse : par l’élection à l’importante fonction de “président de section” du juge le plus controversé, le bulgare Yonko Grozev.

Rappelons que celui-ci a fait toute sa carrière comme avocat militant dans des ONG proches de George Soros ou financées par celui-ci, jusqu’à devenir l’un des responsables mondiaux de la branche de l’Open Society spécialisée dans l’utilisation des institutions judiciaires à des fins politiques (l’Open Society Justice Initiative). Il s’est fait connaître, entre autres, comme avocat d’un groupe de femmes punks (Pussy Riot) ayant commis un spectacle sacrilège dans la cathédrale de Moscou.

Déjà, en 2014, les modalités de sa nomination à Strasbourg avaient été contestées, car trois membres du comité de sélection bulgare étaient ses collègues au sein d’ONG. Une plainte dénonçant l’irrégularité de la procédure de sélection, adressée au Conseil de l’Europe par une organisation locale, fut classée sans suite.

C’est dans ces conditions que ce militant, dépourvu de toute expérience de magistrat (comme la majorité des juges de Strasbourg), est devenu l’un des 47 juges de la Cour européenne des droits de l’homme. Peu après son élection, ses nouveaux collègues lui donnèrent gain de cause dans l’affaire des Pussy Riot, et condamnèrent la Russie à lui verser, selon l’usage, une indemnité substantielle.

Comme juge, il fut saisi d’affaires qu’il avait lui-même introduites à la CEDH en tant qu’avocat, ou qui l’avaient été par ses anciens collègues d’ONG. Si dans 9 de ces affaires, il a renoncé à siéger comme il en avait le devoir, il a en revanche participé au jugement d’au moins 10 autres affaires introduites ou soutenues par des ONG qu’il avait lui-même fondées ou dirigées encore récemment. (La liste de ces affaires accessible dans les annexes du rapport)

Un tel comportement constitue, pour un juge, un manquement grave et répété à ses obligations déontologiques élémentaires. Dans n’importe quel État de droit, l’auteur de tels manquements encourrait de lourdes sanctions disciplinaires. D’ailleurs, à la suite de la publication du rapport, le ministre de la Justice de Bulgarie a évoqué publiquement l’hypothèse de la révocation de Yonko Grozev, tout en rappelant qu’il revenait à la CEDH d’en décider. Yonko Grozev s’est défendu en attaquant l’ECLJ, et en déclarant impossible sa révocation, car il faudrait alors destituer tous les juges visés dans le rapport. Il serait ainsi comme protégé par les autres juges mis en cause. […]

Interdiction du culte public jusqu’au 2 juin ? des évêques refusent de capituler

Mgr Rougé, évêque de Nanterre, dénonce le tropisme anticlérical et anticatholique au sein du gouvernement :

Mgr Aillet, évêque de Bayonne :

Mgr Ginoux, évêque de Montauban :

Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse :

Ma crainte pour l’avenir est simple. Devant le caractère inacceptable de cette attente sacramentelle qui n’en finit pas pour les fidèles, des célébrations clandestines vont se mettre en place ! Le résultat sera pire finalement. Les pouvoirs publics vont essayer de les interdire, mais on passera outre en certains lieux. Il aurait mieux valu autoriser le culte public progressivement et calmement, en nombre limité, comme nous l’avions proposé au gouvernement. Nous n’avons pas été entendus. Cette interdiction prolongée du culte va entamer gravement notre confiance en ceux qui nous dirigent. »

L’évêque de Grenoble propose que dans les départements peu impactés par le virus, ce qui est le cas de l’Isère, « des prêtres puissent avoir la possibilité de célébrer la messe à domicile ».

Mgr Aumônier, évêque de Versailles :

Je me donne quelques jours pour réfléchir aux mesures à prendre dans les Yvelines et faire face, avec vigueur et créativité, au nouveau contexte ainsi créé.

Là où manque la liberté religieuse, manque en définitive la liberté la plus significative

“Je veux … réaffirmer la solidarité de toute l’Église avec ceux qui souffrent de l’absence de liberté de culte. Là où manque la liberté religieuse, nous le savons, manque en définitive la liberté la plus significative, puisque dans la foi l’homme exprime son intime décision quant au sens ultime de son existence. Prions donc pour que s’élargissent les espaces de la liberté religieuse dans tous les États, afin que les chrétiens, de même que les membres des autres religions, puissent vivre librement leurs convictions, individuellement et en communauté.”

“Au commencement du quatrième siècle, le culte chrétien était encore interdit par les autorités impériales. Certains chrétiens d’Afrique du Nord, qui se sentaient poussés à célébrer le Jour du Seigneur, défièrent l’interdiction. Ils furent martyrisés alors qu’ils déclaraient qu’il ne leur était pas possible de vivre sans l’Eucharistie, nourriture du Seigneur: sine dominico non possumus. (252) Que ces martyrs d’Abitène, unis à tant de saints et de bienheureux qui ont fait de l’Eucharistie le centre de leur vie, intercèdent pour nous et qu’ils nous enseignent à être fidèles dans notre rencontre avec le Christ ressuscité. Nous non plus, nous ne pouvons pas vivre sans participer au Sacrement de notre salut et nous désirons être iuxta dominicam viventes, c’est-à-dire traduire dans notre vie ce que nous célébrons dans le Jour du Seigneur. Ce jour, en effet, est le jour de notre libération définitive. Faut-il s’étonner si nous désirons que chaque jour soit vécu selon la nouveauté introduite par le Christ dans le mystère de l’Eucharistie?”

Benoit XVI  Sacramentum Caritatis 87 et 95

Catholiques de France, l’heure est venue d’être militants!

D’Alain Toulza:

L’article magnifique de l’abbé Danziec dans un récent numéro de Valeurs actuelles vient de recevoir une sorte de justification à travers les réflexions qu’un haut fonctionnaire, Christophe Eoche-Duval (par ailleurs, auteur d’un ouvrage, Vous serez dans la joie édité en 2017 chez Artège), vient de livrer dans le dernier numéro de France Catholique sous l’intitulé « Quelles conditions légales pour un déconfinement des cultes ? »

Il s’agit d’une précieuse analyse, menée avec une solide compétence juridique, sur les rapports entre l’Eglise et l’Etat, relativement aux offices religieux dans la phase annoncée du déconfinement. Ce document majeur est, à mon avis, le plus sérieux qui ait été produit sur la problématique actuelle. Il passe au peigne fin tous les textes légaux ayant trait aux rapports entre les autorités publiques et la Conférence des Evêques de France (CEF), et détermine avec lucidité et finesse les incertitudes juridiques dans lesquelles se trament, aujourd’hui, les décisions gouvernementales en direction de la communauté catholique. Au passage, il mentionne que, compte tenu d’un enchevêtrement de textes qui laisse perplexe, « les autorités sanitaires ont compté davantage sur les autorités religieuses pour restreindre de leur propre chef les cultes (la CEF, par ex., a anticipé par communiqué le 17 mars les interdictions légales des cultes, qui n’interviendront que par décret du 23 mars 2020) ». Dit plus brutalement (par votre serviteur), ce sont bien nos évêques qui, dans leur majorité, se sont jetés au pied de nos autorités maçonniques pour leur faciliter la prise d’une décision officielle interdisant nos messes. Nul catholique, aujourd’hui, ne s’en étonnera.  […]

C’est pourquoi je crois que tous les lecteurs de ces deux articles devraient absolument se faire un devoir d’en répercuter le contenu sur les prêtres de leur paroisse respective. L’heure est venue pour chacun de cesser d’être un consommateur désarçonné et pleurnicheur pour devenir un militant, voire un combattant. 

Inquiétant glissement sur la liberté des cultes

Christophe Eoche-Duval, haut fonctionnaire, a publié hier une remarquable tribune sur les conditions du déconfinement des cultes dans France catholique :

Le droit et les pratiques juridiques qui sont nés de la crise sanitaire du covid19 auront été au sens chimique du terme un révélateur. Quelle place a encore la liberté de religion, en 2020, dans nos sociétés occidentales d’État de droit, démocratique et laïque ? […]

C’est un fait que la crise sanitaire du Covid19 a contraint tous les cultes à s’adapter avec raison et tous les États à prendre des mesures de préventions sanitaires affectant aussi les cultes, de manière contrastée comme il a été dit plus haut, selon leur droit et habitudes nationales. En France, un article du code de la santé publique issu de l’alerte du SRAS en 2004 a été dans un premier temps activé (article L. 3131-1, par décret du 16 mars 2020), puis modernisé par la loi du 23 mars 2020 : c’est le nouvel article L. 3131-15. Sur la base du premier moyen d’action, l’interdiction des cultes aurait été très fragile devant un juge. C’est d’ailleurs ce qui explique que les interdiction par arrêté des 4 mars, 9 mars et 13 mars de rassemblement de plus de 5000, plus de 1000 puis plus de 100 personnes sont muets sur les cultes et ne les interdisent pas sous réserve de cette jauge ; c’est pourquoi aussi les autorités sanitaires ont elles compté davantage sur les autorités religieuses pour restreindre de leur propre chef les cultes (la CEF, par ex., anticipe par communiqué le 17 mars les interdictions légales des cultes, qui n’interviendront que par décret du 23 mars 2020).

Tout évolue à compter de la loi d’urgence sanitaire. La modernisation et l’amplification de « l’arme anti covid19 » du code de la santé publique donnent une base légale très difficile à surmonter pour les cultes, à travers un biais qui est une forme de changement de paradigme juridique. La nouvelle loi accorde des pouvoirs étendus pour restreindre la liberté d’aller et venir et pour « ordonner la fermeture provisoire d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services de première nécessité », etc.

Avec ce nouveau texte de loi, la singularité, constitutionnellement protégée, du lieu de culte comme de l’exercice collective du culte en son sein se noie dans une liberté plus absorbante, plus neutre, la liberté « de réunion » ou de « rassemblement », qui, en espace intérieur, est régie par le droit commun des « établissements recevant du public » au sens du code de la construction et de l’habitation. Jamais les pères de la IIIe République, peu suspect d’empathie cléricale, n’auraient confondu ces deux grandes libertés publiques, des cultes et de réunion (la liberté de réunion a ses lois distinctes de 1881 et 1907). C’est chose faite, pour le covid19 qui réussit à banaliser le droit des cultes, une première. Se réunir pour exercer son culte n’est pas plus différent du fait de se réunir pour taper la belote, ces deux manifestations des activités sociales étant juridiquement équivalentes à traiter, et le covid19 doit être combattu par la science positive dont le droit positif est le bras armé, indifféremment pour tout rassemblement d’humains susceptibles de contagion, dans une église comme dans une salle de belote. Outre ce glissement, relevons que l’arsenal juridique contre le Covid19 n’a aménagé aucun sort aux déplacements des citoyens vers les lieux de culte, contradictoirement laissés ouverts (?), alors que les déplacements vers les supermarchés (d’alimentation ou… de bricolage) restent licites, aucun laissez-passer pour les aumôniers, superbement ignorés, alors qu’ils jouissent d’un statut légal, et même le décret du 23 mars n’a pas résolu la contradiction entre la permission préfectorale (illusoire) des rassemblements d’au plus 100 personnes (cf. art. 7) et le fait de bloquer l’assistance aux funérailles à 20 personnes (cf. art. 8)…

La sécularisation, la déchristianisation, l’affaissement de notre fond commun culturel, mais aussi l’hostilité antireligieuse « païenne » via l’anti-islamisme, ne sont pas pour rien dans ces inflexions. Le fait que moins de compatriotes soient croyants, et parmi eux, que la part des chrétiens diminue aussi, ne suffit pas à légitimer ces glissements, problématiques du point de vue de l’état de droit, qui vont de la reconnaissance, encore sous les années soixante-soixante-dix, du statut des cultes, dans le respect de la laïcité-neutralité, à leur ignorance progressive par les législateurs, les gouvernants, les juges… Et peut-être aussi… par les fidèles des cultes !

C’est ici qu’un risque de « jurisprudence » fâcheuse pour l’avenir pourrait naitre.

Toute jurisprudence se forme de deux manières, soit par une sentence prétorienne soit par consensus sur une modalité d’interprétation de la norme de vie en société, la première s’impose au terme d’un procès contradictoire, mais laisse la liberté de la désapprouver et d’user de toutes les voies pour la contester ; la seconde est un acquiescement qui crée par « l’effet cliquet » un renoncement à la marche arrière.

Si la liturgie des obsèques peut être célébrée avec assistance, alors il faut célébrer des messes de requiem

C’est l’idée développée par des prêtres italiens :

Pour donner aux fidèles laïcs la possibilité de revenir participer activement et physiquement à la célébration de la messe, pourquoi ne pas célébrer fréquemment la messe des funérailles sans mort pendant les jours de semaine?

Certes, les fidèles présents ne seront pas plus de 15. Certes, les 15 fidèles présents seront équipés de masques et dûment espacés d’au moins deux mètres, car personne ne souhaite infecter ou être infecté, mais seulement pour demander la miséricorde de Dieu pour les morts dont le suffrage est fait.

Mais les 15 présents ne devront-ils être que des parents proches et non des amis ? Ou à condition que vous puissiez participer à l’héritage ? L’auto-certification de parenté est-elle suffisante? Ou devez-vous vous présenter avec le certificat de famille, y compris l’arbre généalogique ? …

Mais qu’est-ce qu’un enterrement ? La présence du cadavre est-elle nécessaire? Ou les funérailles par procuration (sans corps) sont-elles autorisées?

Il n’appartient pas à un gouvernement républicain de nous dire ce qu’est la messe, ce que sont les funérailles, quand et comment elles doivent être célébrées avec ou sans mort. Le gouvernement émet des recommandations pour la santé afin de lutter contre l’épidémie, mais pas la discipline des prières de suffrage ou de messe pour les défunts.

Si le défunt – malgré lui – avait plus de 15 parents, proches, et amis, ne doutez pas que tout le monde sera admis à la célébration de la messe: après environ une heure la deuxième messe suivra pour le décédé avec les 15 amis et parents suivants. Car il ne reviendra certainement pas à un gouvernement de nous dire qu’il ne faut pas exagérer dans les messes de suffrage et qu’une personne décédée a exclusivement une messe et jamais plus.

Le Glas sonne…

Un prêtre diocésain m’envoie ce message :

Faisant suite à l’annonce du premier ministre de ne pas autoriser la reprise du culte public avant le 02 juin, des prêtres décident de faire sonner le glas de leur église tous les jours à 20 h 05.

Après les encouragements de la population à 20 h au personnel soignant, il leur apparaît important que soit signifié publiquement la souffrance qu’occasionnent cette mise au tombeau d’une partie importante et vitale de la vie de l’Eglise et le fait de ne pouvoir nourrir les âmes affamées de la grâce des sacrements.

Dans l’espérance de pouvoir faire retentir la volée lors de la libération de cette mesure prise à l’encontre des demandes de bon nombre d’évêques, prêtres et fidèles.

Père B.

NON à l’infantilisation du peuple de la Vie. Que vive la paternité responsable !

Lu ici :

À la faveur du déconfinement, on entend : laissez les médecins choisir leurs traitements, les pharmaciens vendre des masques, les enseignants enseigner au mieux selon les circonstances, enfin laissez les prêtres donner les sacrements et organiser le culte. Principe de base de la doctrine sociale de l’Église, ce principe de subsidiarité est malheureusement peu compris, encore moins aimé.

Ainsi, il est incohérent de rappeler le principe de subsidiarité, même sans le nommer, et d’afficher une infantilisation dans ce qui ne relève pas de la compétence de l’autorité rappelée à ce principe. Faisons une analogie entre la paternité et maternité qui relève directement de la responsabilité des époux, et la sanctification du peuple de Dieu qui relève de la responsabilité des pasteurs, disons de leur « paternité spirituelle ».

C’est un fait que certaines circonstances rendent très difficile en pratique l’exercice de ces responsabilités. Moniteurs de régulation naturelle des naissances, nous rappelons sans cesse aux époux que rien ne justifie de se défausser de la responsabilité vis-à-vis de la vie à naître dans notre foyer : ni les pressions médicales, sociales, familiales, éducatives. Certes les époux doivent tenir compte des circonstances, mais ils doivent rester libres de bien agir. Ils doivent aussi être conscients que certains pourraient profiter des circonstances pour leur retirer ce qui leur est confié. Ils ont donc à s’exhorter les uns les autres à rester courageux.

Si les autorités supérieures ne doivent pas soustraire aux autorités inférieures le discernement et les tâches qu’elles sont capables de faire, les autorités inférieures n’ont pas à attendre des autorités supérieures qu’elles prennent en charge leur propre responsabilité. Qui exige le principe de subsidiarité doit être conscient de sa propre responsabilité et être prêt à l’assumer.

Aujourd’hui, le Covid rend difficile la responsabilité de la sanctification du peuple de Dieu. Qu’un gouvernement interdise en temps de pandémie les rassemblements de plus de x personnes, qu’il aille jusqu’à confondre liberté de culte et liberté de rassemblement dans un pays laïc, devenu multi-cultuel, on peut le déplorer mais le comprendre. En revanche, attendre du gouvernement les consignes sacramentelles, lui demander de statuer sur la confession, la distribution de la communion, la messe privée : c’est se défausser de sa responsabilité.

On peut s’auto-féliciter, se vanter de la discipline des fidèles et des pasteurs. On peut aussi être conscients des postures de chacun, sans juger d’ailleurs des intentions. Il convient de mesurer les conséquences de positions prises hier, afin d’être éclairé sur celles à prendre aujourd’hui et demain. Oui certains évêques puis certains prêtres, pensant peut-être que la crise sanitaire ne durerait pas, ont ajouté des mesures à des mesures, limitant l’apostolat des prêtres au virtuel, aux enterrements et à l’extrême-onction. Fidèles laïcs, nous mettons aussi du temps à comprendre ce qui se passe et à discerner ce qu’il convient de faire.

Quelques-uns en ont appelé au gouvernement pour l’après-11 mai. Finalement il faut attendre le 2 juin ? Mais pourquoi attendre si des églises ont été abusivement fermées?  Pourquoi ne pas proposer l’adoration, reprendre des confessions, dire des messes privées…. Cessons de faire croire que le gouvernement a son mot à dire sur bien des choses qui en réalité ne le regardent pas. C’est dangereux ! Prenons nos responsabilités avec toutes les tolérances existantes. C’est vrai pour les pasteurs, comme pour les fidèles laïcs. On peut prier dans les églises ouvertes, et grâce aux doodles ne pas s’y rassembler. Arrêtons de nous auto-censurer.

Comparaison n’est pas raison. Mais combien pensent, à tort, qu’ils ne peuvent vivre les méthodes naturelles, parce qu’ils perçoivent des pressions médicales, spirituelles, économiques? Ces pressions ne sont d’ailleurs pas des interdictions formelles. Aujourd’hui nous devons nous entraider, pasteurs et fidèles, à percevoir les pressions qui inhibent la vie sacramentelle.

Saint Louis Marie Grignon de Montfort a vécu une épidémie lors de son séminaire à Paris. Il répond alors aux besoins des pauvres et des malades, jusqu’à être expulsé de la Salpêtrière. Son zèle apostolique va alors le tourner vers les missions populaires, là où on manque de prêtres. Il parcourt ainsi l’Ouest de la France pour y vivifier la foi en profondeur. Pour toucher les personnes qui viennent moins à l’église, il écrit des cantiques sur des chants populaires. Les historiens disent que son action apostolique a préparé la réaction des laïcs vendéens en faveur de la défense des prêtres. Aujourd’hui, alors que des gens font des heures de queues à l’ouverture des drive de McDonald’s et que la jeunesse réclame à ses parents des UberEats… j’interroge sur la possibilité des Uber-Christ à partir du 11 mai, et de prendre comme patron pour ce type d’activité Saint Louis Marie Grignon de Montfort ? Rappelons enfin que saint Jean-Paul II, à de nombreuses reprises et dans sa devise épiscopale, témoignait de tout ce qu’il devait à ce saint français.

Sainte Jeanne Beretta Molla a accepté sa responsabilité vis à vis de son enfant à naître. Malgré les pressions médicales, sociales et familiales, elle a choisi de prendre le risque de se faire opérer de son fibrome tout en gardant son enfant. Le pape Paul VI a parlé pour elle d’ « immolation préméditée ». Elle a pu donner naissance à son enfant avant d’offrir sa vie à 39 ans. Elle a été canonisée par saint Jean-Paul II.

Saints du jour, patrons de la responsabilité de l’état de vie, Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et Sainte Jeanne Beretta Molla priez pour nous, aujourd’hui et demain !

Edouard Philippe et la liberté religieuse

Lors de son discours à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a poliment envoyé les évêques aux pelotes: il refuse les “cérémonies religieuses” (sauf les obsèques limitées à 20 personnes) jusqu’au 2 juin au moins. Quant à nous, nous persistons à ne pas comprendre la différence du point de vue sanitaire entre la messe et des obsèques. Suffit-il de réciter l’absoute à la fin de messe pour avoir le droit d’y assister? Si c’est le cas, nous en sommes. D’autant plus volontiers qu’en ce moment, nous sommes souvent sollicités pour prier pour nos morts.

La bien-pensance médiatique veut y voir un débat droite-gauche: les “conservateurs” réclameraient la messe, quand les “progressistes” (toujours plus sages, comme chacun sait) se satisferaient du confinement. La réalité, c’est que le clivage n’est pas là. Sinon, d’ailleurs, il n’y aurait pas eu ce communiqué des évêques. Accessoirement, je ne suis pas un progressiste échevelé, mais je trouve extrêmement insultant pour ceux qui le sont de supposer qu’ils soient incapables d’élévation spirituelle et que leur vie biologique constitue le tout de leur existence!

En tout cas, le gouvernement s’enferre dans l’absurdité. Je lis dans Libération (que l’on ne taxera pas, j’imagine, de journal “calotin”) qu’Edouard Philippe juge qu’il est “légitime” de ne pas organiser de cérémonies religieuses avant le 2 juin, mais annonce la possible réouverture des plages le 1er. Croit-il qu’il soit plus vital pour la nation de piquer une tête dans la grande bleue que d’aller rendre un culte public à notre Créateur?

Ne parlons pas du ramadan dont les pratiquants sont purement et simplement dispensés de confinement – parfois sur injonction préfectorale! Il est vrai qu’il est plus facile et moins dangereux de piétiner les droits des catholiques que de s’opposer aux musulmans.

Ce “deux poids, deux mesures” est révoltant. Nous avons commencé à consulter des juristes pour voir comment forcer le gouvernement à respecter nos droits – qui découlent d’ailleurs de notre devoir de rendre un culte à Dieu. En attendant, vous pouvez intensifier la signature de la pétition à Edouard Philippe ci-dessous.

Guillaume de Thieulloy

Monsieur le Premier ministre,
Le président a récemment annoncé une sortie progressive du confinement à partir du 11 mai, mais les médias affirment que votre gouvernement interdirait les messes et autres rassemblements religieux au moins un mois de plus.
Il est pourtant envisageable, dans bon nombre de paroisses, de célébrer en respectant les règles sanitaires.
Et il faut tout ignorer de la nature humaine pour ignorer que les besoins spirituels ne sont pas moins importants que les besoins matériels. Ce qui fait de nous des hommes tient précisément à l’âme et une vie qui se limiterait à la satisfaction des besoins végétatifs ne serait pas une vie humaine digne de ce nom.
Cette interdiction serait d’autant plus révoltante que certains “territoires perdus de la république” ne respectent pas le confinement – quand ils ne sont pas en état de véritable insurrection, agressant notamment les forces de l’ordre. Ce deux poids, deux mesures qui pèse sur les Français les plus tranquilles a quelque chose de profondément choquant pour la justice et nuit gravement à la paix sociale.
En tout cas, il est clair que la liberté doit être la règle et l’interdiction, l’exception fondée sur l’impossibilité de faire autrement. Il est parfaitement possible de respecter les règles sanitaires tout en assurant la liberté religieuse des Français.
Alors, Monsieur le Premier ministre, rendez-nous la messe, rendez-nous les sacrements, rendez-nous les célébrations liturgiques – avec toutes les mesures sanitaires qui s’imposeraient – dès le 11 mai.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

Neuvaine à saint Joseph: Jour 6

En ce sixième jour de la neuvaine, demandons à saint Joseph de nous enseigner la confiance.
Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit
Prière de Léon XIII : Ô Bienheureux Joseph, Gardien très vigilant de la Sainte Famille
« Ô Bienheureux Joseph, nous recourons à vous, dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre Très Sainte Épouse, nous sollicitions aussi, en toute confiance, votre patronage.

Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice, sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de Son Sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Ô Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion, de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez nous secourable et assistez-nous, du haut du Ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres.

Et de même qu’autrefois vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternelle félicité dans le Ciel.
Amen. »

Méditations

« Joseph fait confiance à Dieu, quand il écoute son messager, son Ange, lui dire : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 20). Joseph est, dans l’histoire, l’homme qui a donné à Dieu la plus grande preuve de confiance, même devant une annonce aussi stupéfiante (…) Vous le voyez, nous demandons au Seigneur de garder toujours l’Église sous sa constante protection – et il le fait ! – exactement comme Joseph a protégé sa famille et a veillé sur les premières années de Jésus enfant. » (Benoît XVI, homélie du 19 mars 2009)

« Ce soir, nous prierons unis, nous confiant à l’intercession de saint Joseph, Gardien de la Sainte Famille, Gardien de chacune de nos familles. Le charpentier de Nazareth a lui aussi connu la précarité et l’amertume, la préoccupation pour le lendemain ; mais il a su marcher dans l’obscurité de certains moments, se laissant toujours guider sans réserve par la volonté de Dieu. » (Pape François, 19 mars 2020)

Saint Joseph, miroir de patience, priez pour nous

Saint Joseph, protecteur de la Sainte Église, priez pour nous

Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père

Prière du pape François 

« Protège, Saint Gardien, notre pays.
Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.
Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.
Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.
Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.
Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie.
Amen. »

Citation 

« Devant l’humble et doux Joseph le respect surtout nous domine, à cause de cette ombre d’identité avec le Père… Joseph a été une apparition dans le monde, une apparition du Père non engendré et éternel. Il est doux, clément, il est pauvre et obscur, il est passif et docile ; il est en même temps la forteresse inexpugnable où s’abritent l’honneur de Marie et la vie de Jésus… » (Louis Veuillot)

Injures racistes par deux policiers et sanglant attentat terroriste par un islamiste : étrange traitement médiatique

Réaction de l’AGRIF :

Bien sûr, il est inacceptable de traiter qui que ce soit de « bicot » et plus encore lorsque c’est le fait de policiers dont la colère, compréhensible en elle-même, ne saurait être une excuse. Leur propos mérite donc une sanction disciplinaire.

Mais, il n’en est pas moins stupéfiant et scandaleux que l’injurié, doublement délinquant, puisque sans papiers et auteur de délits de vol, ait été précédemment libéré par le parquet de Nanterre alors qu’il était sous le coup d’un « OQTF » (Obligation de Quitter le Territoire Français).

L’injure a entraîné un très fort déferlement d’indignation médiatique. Peu après, l’attentat criminel perpétré à Colombes par le fanatique islamiste Youssef, ayant percuté volontairement deux motards de la police (grièvement blessés) et se réclamant de l’État islamique, n’a guère soulevé plus d’indignation.

En revanche, il a entraîné un flot d’enthousiasme sur les réseaux sociaux, significatif de la progression de la haine raciste antifrançaise dans certaines populations conquérantes revendiquant leur domination sur « leurs territoires ».

À l’évidence, le virus du corona n’a que trop occulté d’autres virus non éliminés à ce jour. Et notamment ceux de l’islam jihâdiste progressant sans cesse par une lecture littérale du Coran que l’on peut qualifier de « corano-virus » et qui se propage dans nombre de mosquées et autres lieux.

L’AGRIF charge ce jour ses avocats d’étudier la possibilité d’intervenir dans cette procédure.

Elle exprime ce jour, aussi, son total soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers qui s’efforcent d’assurer la sécurité des Français, trop souvent, et de plus en plus, dans de véritables zones de non-France.

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