Pas de masques pour les hôpitaux mais des fresques “artistiques” à 100 000€
Après cette crise, il s’agira également de s’interroger sur la gabegie financière liée à l’art moderne :
En pleine crise au sein des personnels hospitaliers, les dépenses du CHU de Rouen interrogent. L’établissement vient en effet de s’offrir une fresque murale à 100.000 euros pour orner son hall d’accueil, détaille Paris Normandie. “Le fond de l’air” a été réalisé par l’artiste lyonnais Olivier Nottelet. Il a été choisi par un jury, parmi une trentaine de candidats pour orner le hall du CHU de Rouen qui voit passer, chaque jour, plus de 4.000 personnes. Si les avis divergent quant à la beauté de l’œuvre, beaucoup s’interrogent en revanche sur son coût : 100.000 euros.
Selon le centre hospitalier, la fresque murale a été financée par différents moyens. 45.000 euros proviennent ainsi du ministère de la Culture ; 10.000 euros ont été apportés par la Métropole Rouen Normandie ; 12.000 euros sont issus de mécènes privés financiers ; 33.0000 euros ont été donnés par des mécènes privés “en nature”. Ces derniers ont en effet permis d’héberger l’artiste et ont fourni les échafaudages et la peinture.
La théodicée et la question du mal [Addendum]
De Bernard Mitjavile :
La réalité du mal sous toutes ses formes a été un problème central depuis les premiers siècles du christianisme, objet d’étude de ce que l’on appelle la théodicée, terme utilisé par Leibniz. A la question comment un Dieu tout puissant et omniscient peut-il accepter le mal on a apporté diverses réponses plus ou moins satisfaisantes de St Augustin jusqu’à aujourd’hui en passant par Leibniz. Mais peut-être que le problème a simplement été souvent mal posée en partant d’affirmations sur Dieu, comme son omniscience et sa toute puissance qui ne sont pas vraiment fondées sur les textes bibliques.
Le Credo des catholiques et de nombreuses autres dénominations chrétiennes affirme dès le début que le Dieu créateur de l’univers est « tout puissant » et on enseigne au catéchisme qu’il est omniscient, omnipotent et omniprésent ce qui amène assez tôt les enfants à poser des questions quelque peu embarrassantes sur le mal à leur professeur de catéchisme, du genre comment un Dieu qui sait tout et peut tout a pu laisser le mal se développer. Ce dernier, pour clore les débats, a parfois une réponse assez simple, il s’agit d’un « mystère » dépassant leur compréhension, mystère qu’il s’agit d’approfondir lors de leur croissance dans la foi. Cette réponse laisse en général un sentiment de frustration et d’insatisfaction chez les jeunes élèves.
La question du mal loin de se simplifier, est devenue plus compliquée au fil des siècles quand des théologiens de premier plan comme St Thomas d’Aquin se sont efforcé de réaliser une synthèse entre la philosophie grecque, en particulier Aristote, et la théologie chrétienne et ainsi construire un merveilleux édifice intellectuel qui avait néanmoins certains points faibles.
Pour Aristote, Dieu était la cause première, le premier moteur par qui tout était mu et qui ne pouvait être mu ou affecté par sa création.
Quand à Platon, son idée du bien absolu se situe complètement au-delà des vicissitudes de ce monde qui selon le mythe de la caverne, n’est qu’un monde d’apparence dans lequel les idées pures ne sont qu’imparfaitement reflétées.
Ces approches philosophiques nourriront l’idée de « l’impassibilité » de Dieu montrant selon Thomas d’Aquin la négation de toute dépendance ontologique de Dieu à notre égard, concept qui a été utilisé pour développer des conceptions compliquées comme l’idée que Jésus souffrait à la crucifixion dans sa chair mais pas dans sa divinité.
Mais ainsi on s’éloigne du Dieu biblique que Jésus dépeint clairement comme un père aimant qui cherche ses enfants perdus (l’enfant prodigue, le bon pasteur) et qui souffre de leur éloignement et non un premier moteur impassible.
Il faudra attendre le 20ème siècle pour que des théologiens remettent en question ces idées.
Le plus complet d’entre eux, Jürgen Moltmann, protestant, professeur pendant plus de 40 ans à l’université de Tübingen, auteur de la théologie de l’espoir, explique clairement dans son livre « le Dieu crucifié » que dire que Dieu ne souffre pas signifie qu’il n’aime pas. Si Dieu n’est pas « leidensfähig » (capable de souffrance), explique t-il dans un langage simple, il n’est pas « liebensfähig » (capable d’amour) car l’amour s’accompagne du risque de la souffrance s’il est rejeté.
En aimant l’homme, nous dit Moltmann, Dieu a pris le risque d’être rejeté par l’homme et donc de souffrir et c’est ce qui s’est passé dès l’origine avec l’histoire de la chute. D’une certaine façon, Dieu a limité sa toute puissance par la création de l’homme en tant partenaire libre et co-créateur.
Moltmann critique les théologiens du Moyen Age qui en voulant faire de brillants systèmes théologiques se sont selon lui éloignés du Dieu de la Bible.
Par ses conceptions, Moltmann, un ancien soldat de la Wehrmacht qui s’est intéressé au christianisme et à la théologie parce qu’il avait du temps à perdre dans un camp de prisonniers de guerre en Angleterre, fait un retour aux sources, revenant à un Dieu riche en émotions, souffrance, colère, joie, tristesse et s’éloignant d’une conception de Dieu qui doit plus à Platon et Aristote qu’aux prophètes et à Jésus.
Ses vues sont partagées du côté catholique par le théologien et prêtre suisse, Maurice Zundel ou le moine allemand Anselme Grün.
En France le philosophe catholique Jacques Maritain avait déjà écrit que Dieu souffre plus que l’homme car étant plus sensible à la déchéance de l’homme par rapport à son idéal pour lui, il souffre avec lui et plus que lui. « Si les gens savaient que Dieu souffre avec nous et bien plus que nous, alors beaucoup de choses changeraient sur terre » écrit-il dans un texte sur l’innocence de Dieu après la deuxième guerre mondiale.
Dans les milieux chrétiens, en particulier charismatiques s’est répandue la compréhension d’un Dieu vulnérable en se basant entre autres sur la recommandation utilisée par Paul dans la lettre aux Ephésiens de « Ne pas attrister le Saint Esprit.. » (Eph. 4.30). .
Mais cette compréhension trouve toujours une certaine opposition chez des théologiens ou membres du clergé, ainsi Hans Küng, le théologien catholique suisse, n’était pas sensible aux arguments de Moltmann en faveur d’un Dieu souffrant.
Plus traditionnellement, cette vue semble chez certains contredire l’idée de la toute puissance de Dieu et on réserve souvent chez les catholiques cette souffrance compassionnelle à Marie ou aux saints.
Pourtant, cette compréhension permet de répondre correctement aux questions des enfants du catéchisme car comme l’a montré Moltmann, elle permet de résoudre le dilemme de la Théodicée, « comment un Dieu tout puissant et tout amour peut-il accepter le mal et la souffrance de l’homme ? » par cette réponse profonde, « Dieu n’a pas voulu ni prévu le mal mais a seulement prévu sa possibilité comme l’indique l’avertissement à Adam et Eve cité dans la Genèse « si vous en mangez, vous mourrez ». Il est avec les hommes et souffre avec eux tout au long de l’histoire et ne les regarde pas à distance comme des objets d’expérimentation. »
Moltmann reprend une expression du pasteur Dietrich Boenhoffer exécuté par ordre personnel d’Hitler en 1945, « Ce n’est pas l’acte religieux qui fait le chrétien, mais sa participation à la souffrance de Dieu dans la vie du monde » (extrait de « Résistance et Soumission »). Il explique que Dieu « mitleidet », « souffre avec » l’homme sur terre.
Ainsi face à ceux qui argumentent que l’on ne peut croire en un Dieu aimant et tout puissant après la Shoah, sa réponse est que Dieu était avec les prisonniers des camps jusque dans les chambres à gaz, souffrait avec eux. Il retrouve dans cette approche les intuitions d’Etty Hillsum, la jeune juive hollandaise qui a découvert la présence et la beauté de Dieu dans le monde concentrationnaire.
Bien sûr, il faut choisir, on ne peut avoir à la fois un Dieu omnipotent, omniscient, connaissant tout du passé et du futur et en même temps tout amour.
Soit on a un Dieu tout puissant et pas tout amour ou un Dieu aimant et à cause de cela vulnérable et donc pas tout puissant, un Dieu qui a limité son pouvoir face à la liberté humaine et qui ne sait comment l’homme va réagir à son appel.
On peut se demander si ces dogmes sur l’omnipotence et l’omniscience correspondent vraiment au Dieu révélé dans la Bible.
Ainsi le Dieu de la Bible, lors de la création, « vit tout ce qu’il avait fait et voici : cela était très bon » (Genèse 1 :31). Si dès la création, il avait envisagé tous les malheurs à venir de l’humanité et eu la certitude de la venue de ces malheurs, il aurait peut-être hésité avant de qualifier cela de très bon.
Les Ecritures montrent un homme qui est souvent imprédictible pour Dieu, le déçoit. Dans le 1er livre de Samuel (1 Samuel 15-11), le prophète Samuel se mettant à la place de Dieu nous dit « je regrette d’avoir fait Saul roi », à la suite de la désobéissance du premier roi des juifs.
De même Dieu, par la bouche de Moïse avant sa mort, dit au peuple élu que s’il (le peuple juif) fait le bien, il sera béni, s’il ne le fait pas, il rencontrera toutes sortes de malheurs. Comment dire plus clairement que tout n’est pas joué à l’avance, que tout n’est pas connu ou écrit à l’avance.
Par la bouche des prophètes, Isaïe et Osée en particulier, Dieu se compare à un amant délaissé par une femme infidèle, cela non plus ne correspond pas vraiment à une certaine idée de la toute puissance de Dieu.
Certains diront qu’il s’agit d’anthropomorphismes, d’une vision humaine de Dieu mais sur quoi se basent-ils pour critiquer ces textes ?
En effet, quelle est la source la plus fiable : des spéculations de théologiens cherchant à faire une brillante synthèse entre la foi des premiers chrétiens et les grands philosophes grecs ou les textes bibliques dans toute leur fraîcheur ?
Finalement, peut-être qu’une bonne théologie est une théologie qui répond simplement aux questions des enfants.
Addendum : on me signale cet article de Paul Clavier, responsable du département de Philosophie de l’Université de Lorraine, paru dans La Nef, sur le même sujet, mais pas avec la même approche. Extrait :
[…] Dieu fragile, impuissant, désormais incapable d’assurer l’entretien et la réparation de sa création ? L’idée a pu séduire. Après avoir rendu Dieu responsable des pires maux, on a entrepris de l’exonérer de toute responsabilité en la matière. Dieu aurait pris sa retraite : voilà qui pourrait expliquer bien des choses. Par exemple, que la création soit abandonnée à elle-même, que les catastrophes ravagent la planète, que les méchants ne soient plus comme jadis frappés par le châtiment divin, et que des millions d’innocents subissent un sort épouvantable sans que le Ciel intervienne. Dans Le Concept de Dieu après Auschwitz (1984), Hans Jonas affirmait que « Dieu n’est pas intervenu, non pas parce qu’il ne voulait pas, mais parce qu’il ne pouvait pas ». Il ne s’agit pas d’un renoncement temporaire à exercer sa toute-puissance, mais d’un abandon irréversible de prérogative. Cette renonciation est, selon Jonas, le prix à payer pour octroyer la liberté à l’homme : « Dans le simple fait de permettre à la liberté humaine d’exister, il y a un renoncement à la puissance divine. » Bref, il s’agirait d’un départ en retraite inéluctable, rationnellement nécessaire : « Pour que le monde soit, Dieu a dû renoncer à son propre être ; il s’est dévêtu de sa divinité. »
UN PIÈTRE ALIBI
Le départ en retraite anticipée de Dieu, volontaire ou non, voilà qui expliquerait bien des choses. Et pourtant… Première difficulté : supposons que l’univers et l’homme n’existent pas par eux-mêmes. Dieu crée l’univers et l’homme. Puis il se retire. L’univers et l’homme peuvent-ils se mettre à exister par eux-mêmes ? Peuvent-ils cesser de devoir l’existence au créateur ? Question métaphysique : une réalité qui, à l’instant de sa création, n’existait pas par elle-même, peut-elle acquérir une totale indépendance existentielle ? « La créature sans le créateur s’évanouit », rappelle le dernier concile.
Deuxième difficulté, plus considérable. Même si Dieu était contraint de se retirer pour laisser la place à la liberté et au monde, il n’en resterait pas moins que c’est Lui qui a enclenché le processus. Et alors, ou bien Il savait qu’en créant un monde d’hommes libres, Il faisait courir le monde à sa perte. Il était donc responsable des conséquences. Ou bien Il a manqué de visibilité, et alors c’est un apprenti-sorcier qui fait de nous des cobayes d’une expérience qui tourne au jeu de massacre. L’idée d’un Dieu qui prend sa retraite n’est donc pas une si bonne idée. En tout cas, c’est un mauvais alibi.
UN MONDE SANS MAL ?
L’énigme reste entière. Si l’alibi de l’impuissance de Dieu n’est pas recevable, pourquoi Dieu ne supprime-t-il pas d’un coup de baguette magique maladies, violences, cruauté, guerres, catastrophes ? C’est peut-être un préjugé humain. Si nous avions le pouvoir d’éradiquer toute forme de mal ou de malheur, nous ferions disparaître toute douleur physique… Problème : ma main, posée sur une plaque de cuisson incandescente, pourrait être brûlée sans que je m’en rende compte. Ah non ! car nous supprimerions également toute destruction des tissus organiques et toute maladie. Très bien : on me pousse dans l’escalier ? Même pas mal ! On me tire dessus : je suis indemne ! Pas mal, en effet, mais que reste-t-il de la valeur de nos vies ? Où sera la joie de soigner et de guérir, quel sera le bonheur de jouir de la santé ? Si, dès cette vie, je suis physiquement et psychologiquement invulnérable, plus rien ne peut m’atteindre. Songeons même à l’inconvénient d’une existence terrestre immortelle. Un rendez-vous manqué, une dispute, une crise ? Aucune importance : nous avons tout le temps de faire connaissance ou de nous raccommoder.
Imaginons maintenant que nous fassions disparaître toute méchanceté et toute cruauté. Quel soulagement ! Sans doute, mais que reste-t-il de la liberté et de la responsabilité humaines ? Nous voilà tous automatiquement empêchés de faire autre chose que le bien. Ne devenons-nous pas des marionnettes irresponsables ? On me verse du cyanure : ça me fait l’effet d’une aspirine. Certes, dans notre monde où la malveillance n’est que rarement neutralisée, l’ampleur des crimes et des génocides est inacceptable. Le prix à payer paraît décidément trop lourd. C’est vrai, mais alors à partir de quel seuil faudrait-il mettre un frein à l’agressivité égoïste des hommes inhumains ?
Bref, en réfléchissant un peu, on s’aperçoit qu’un monde de personnes vraiment libres et responsables a un coût : c’est de permettre une certaine dose de mal. Ce qui est certain, c’est que Dieu, s’il existe, n’exerce pas sa toute-puissance comme nous serions tentés de le faire, en cassant la gueule à nos ennemis et en pulvérisant tout obstacle à notre sacro-saint confort.
L’ULTIME MYSTÈRE
Il reste, à l’évidence, un mystère : celui du mal naturel. Dieu a non seulement donné l’existence au monde, mais il maintient ce monde en vie. Il le conserve en garantissant le fonctionnement de ses lois. Dès lors, Dieu n’est-il pas en définitive le seul et unique responsable de tous les événements qui surviennent ? En principe, tout est sous son contrôle : depuis la moindre bactérie jusqu’au plus terrible séisme. Certes, la présence de certains maux dans la création est salutaire : il s’agit des maux prophylactiques, qui nous préviennent d’un danger (comme la sensation de brûlure citée plus haut nous avertit de la combustion possible). Mais pour une douleur qui joue le rôle de signal, combien de souffrances interminables, d’épreuves insensées, de calvaires indéfiniment prolongés…
Alors pourquoi Dieu ne modifie-t-il pas les principes de la physique du globe pour éviter les tsunamis ou les lois de la biologie pour enrayer les pandémies ? Qui oserait affirmer que les catastrophes naturelles constituent des avertissements salutaires pour les habitants de notre planète ? Par exemple que la Grande Peste ou le VIH sont des incitations pédagogiques à l’hygiène alimentaire ou sexuelle ? C’est pourquoi certains théologiens estiment que la création tout entière est le lieu d’un combat entre Dieu et des anges déchus (des démons). Le livre de la Sagesse dit dans ce sens : « Dieu n’a pas fait la mort, c’est par la jalousie du démon que la mort est entrée dans le monde. » L’idée serait que la liberté de ces anges désobéissants a été jugée préférable à un contrôle totalitaire de la création, et que certaines catastrophes inacceptables résultent d’un désordre semé dans la création par un esprit jaloux ! De même que le mal commis par les humains est la rançon amère de la liberté qui leur est octroyée, les catastrophes naturelles pourront être les symptômes d’une révolte dans la création. Cette proposition théologique ne supprime pas notre responsabilité (la complicité avec les forces du mal). Au moins nous encourage-t-elle à chercher le secours ailleurs que dans nos seules ressources humaines. L’orgueil humain face au mal consiste principalement dans la prétention de l’éradiquer par nos seuls moyens.
Addendum 2 : pour répondre simplement aux enfants, rien de mieux que l’abrégé du CEC (n° 57-58) :
57. Si Dieu est tout-puissant et providence, pourquoi alors le mal existe-t-il?
Seul l’ensemble de la foi chrétienne peut donner réponse à cette question, à la fois douloureuse et mystérieuse. En aucune manière, Dieu n’est la cause du mal, ni directement, ni indirectement. Il éclaire le mystère du mal par son Fils Jésus Christ, mort et ressuscité pour vaincre le grand mal moral qu’est le péché des hommes, racine des autres maux.
58. Pourquoi Dieu permet-il le mal?
La foi nous donne la certitude que Dieu ne permettrait pas le mal s’il ne faisait pas sortir le bien du mal lui-même. Cela, Dieu l’a déjà merveilleusement accompli dans la mort et la résurrection du Christ. En effet, du mal moral le plus grand, la mort de son Fils, il a tiré les plus grands biens, la glorification du Christ et notre rédemption.
Participation spirituelle aux sacrements
Un ami prêtre nous envoie deux notes, l’une sur la communion spirituelle, l’autre sur le sacrement de pénitence en temps d’épidémie. Une bonne façon de se préparer aux fêtes pascales qui approchent.
Vous pouvez télécharger ces deux notes en laissant votre courriel ci-dessous:
Lettre d’Edouard Husson à Mgr Aupetit

L’excellent universitaire Edouard Husson (professeur des universités en histoire contemporaine, ancien directeur général de l’ESCP et spécialiste de l’Allemagne) a publié une lettre ouverte à son évêque, Mgr Aupetit, ainsi qu’à tous les évêques de France.
Cette lettre ouverte pose la question douloureuse, que beaucoup d’autres catholiques se posent, de la fermeture des églises au moment où nous en avons le plus besoin. Bien sûr, Edouard Husson n’ignore pas les risques de contagion, mais il suggère des solutions qui auraient permis (ou qui permettraient à l’avenir) de maintenir un culte public tout en respectant les règles de “distance sociale” que les pouvoirs publics ont promulguées.
Il termine en suggérant que les églises de France sonnent trois fois par jour le traditionnel Angélus, pour donner à leurs voisins, l’exemple d’une organisation chrétienne du temps.
Sans trancher ces questions délicates, il nous semble important que les questions, arguments et suggestions d’Edouard Husson soient mis dans le débat public pour aider à prendre les meilleures décisions en ces temps difficiles.
Vous pouvez télécharger cette lettre ici:
Une bénédiction “Urbi et Orbi” exceptionnelle ce vendredi
Le Pape organise ce vendredi 27 mars à 18h un temps de prière suivi d’une bénédiction eucharistique “Urbi et Orbi”, afin d’offrir une occasion de vivre avec foi et espérance ce temps d’épreuve pour toute l’humanité.
Devant une place Saint-Pierre vide mais “pleine” de la présence spirituelle des fidèles qui suivront cet événement à travers les médias, depuis le parvis de la Basilique Saint-Pierre, le Pape participera à un temps de lecture de la Parole de Dieu puis d’adoration, avant de donner avec le Saint Sacrement la bénédiction “Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière, «selon les conditions prévues par le récent décret de la Pénitencerie Apostolique», a annoncé le Bureau de Presse du Saint-Siège.
La bénédiction “Urbi et Orbi”, qui est normalement donnée après l’élection du Souverain Pontife, le jour de Pâques et de Noël, est propre au ministère pétrinien, car le Pape s’adresse ainsi à la ville de Rome, en tant qu’évêque du diocèse, et au monde, en tant que Souverain Pontife. Et c’est une bénédiction à laquelle l’indulgence plénière est attachée, qui peut être accordée de façon collective pour les personnes directement menacées par les guerres et les épidémies.
Pour accompagner ce moment de prière particulier, il y aura l’icône de la Salus Popoli Romani et le Crucifix de l’église de San Marcello al Corso, les deux images que le Pape est allé vénérer le dimanche 15 mars pour invoquer la fin de la pandémie. La fin de la Grande peste de 1522 à Rome est associée à la procession de ce Crucifix dans les rues de la Ville éternelle, qui vit sa première épidémie de grande ampleur depuis plusieurs décennies mais a déjà traversé, dans sa longue histoire, de nombreuses épreuves dont elle s’est finalement relevée.
Neuvaine au Sacré Coeur
Nos amis de Marie de Nazareth lancent une neuvaine au Sacré Coeur, du 28 mars au 5 avril, c’est-à-dire jusqu’au dimanche des Rameaux, pour que l’amour brûlant de Notre-Seigneur nous protège de l’épidémie. Pour vous inscrire, c’est ici.
Confinement : pour le cinéma, privilégiez des films chrétiens
SAJE Distribution vous propose de retrouver leurs films chrétiens sur une plateforme unique : le Film Chrétien. Découvrez de nouvelles pépites inspirantes et édifiantes : plus de 80 titres en vidéo à la demande pour petits et grands : des histoires vraies, des fictions, des comédies, des films historiques, bibliques, des séries d’animation et des documentaires.
En cette période particulière, et pour permettre à chacun de regarder des films chrétiens à moindre coût, SAJE vient de mettre en place un abonnement mensuel de 9,99€ par mois sans engagement. Cette formule donne accès à une sélection de 8 films, avec une nouveauté chaque semaine en remplacement d’un autre film, pour un renouvellement régulier du catalogue.
Quelques exemples :
- Astérix Le Domaine des dieux
- Au Prix du Sang
- Bakhita
- Bienvenue en Sicile
- Christina Noble
- Cristeros
- Damien de Molokai
- Dieu n’est pas mort
- Don Bosco
- Mère Teresa
- Padre Pio
- Saint François d’Assise
- Forgiven
- Ignace de Loyola
- …
Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.lefilmchretien.fr
En pleine pandémie, l’Union européenne ouvre les négociations d’adhésion de l’Albanie et de la Macédoine du Nord
Mardi 24 mars, lors d’un conseil des affaires générales réunissant les ministres des affaires européennes de tous les Etats, les Etats membres de l’Union européenne ont donné leur feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion de l’Albanie et la Macédoine du Nord.
Le gouvernement français a soutenu cette décision. Elle devrait être formellement confirmée jeudi 26 mars lors du Conseil européen des chefs d’Etat et gouvernement.
Cette décision intervient alors que les Etats devraient concentrer tous leurs travaux sur l’urgence absolue que représente l’épidémie de Covid-19. Le gouvernement français, pourtant censé être en guerre, a, par la voix de sa ministre des affaires européennes Amélie de Montchalin, donné son accord, alors que la majorité LREM avait pendant toute la campagne assuré que jamais elle ne soutiendrait l’ouverture de ces négociations avec l’Albanie et la Macédoine du Nord. Nathalie Loiseau affirmait par exemple, cinq jours avant les élections :
« Nous serons contre, nous continuerons à être contre. Ils sont géographiquement en Europe, il faut les aider, mais l’élargissement c’est non. »
Elle avait dans le même temps accusé les Républicains de produire des “fake news” lorsque nous rappelions qu’Emmanuel Macron avait par le passé dit son soutien à cet élargissement.
En validant le processus d’adhésion de ces deux pays, Emmanuel Macron trahit donc la parole donnée aux Français.
L’Albanie et la Macédoine du Nord sont toutes deux classées en 106ème position dans l’index de corruption 2019 de Transparency International, avec un score de transparence de 35 sur 100 – ce qui les place derrière le Panama, la Colombie ou le Kosovo… L’Albanie peut même être considérée comme un narco-Etat : ce pays est le premier producteur de cannabis en Europe, et distribue 40% de l’héroïne en circulation sur le continent. Les revenus albanais résultant des activités illégales (trafics d’êtres humains, de drogue, d’armes) représentent plus d’un tiers du PIB de ce pays. En Macédoine du Nord, selon Amnesty International, la liberté de la presse a été fortement compromise par des ingérences du gouvernement, tant dans la presse écrite que dans les autres médias (un peu comme en France ?), notamment par le contrôle des recettes publicitaires et d’autres sources de revenus. Cette situation a entraîné une autocensure généralisée et une diminution du journalisme d’investigation.
Le curé d’Honfleur bénit la ville avec le crucifix des capucins
Afin de protéger la ville de Honfleur (Calvados) et les fidèles, le Père Pascal Marie, curé de la paroisse Notre Dame de l’Estuaire, a béni la population avec le crucifix des capucins, mardi 24 mars, depuis le dernier étage du presbytère de la rue des Capucins à Honfleur. Cette bénédiction s’est faite avec le crucifix des capucins, une magnifique croix en ivoire, héritage des frères de Saint-François d’Assise qui, jusqu’à la Révolution de 1789, étaient au service de la chapelle de Grâce.
Ce crucifix est un souvenir précieux de l’histoire locale, puisque la tradition veut qu’il sorte de son retable et soit exposé lorsque des troubles graves affectent la paroisse et la nation. C’est ainsi qu’il fut présenté aux fidèles durant les guerres de 1870, 1914, 1939 et plus récemment en 2015, lors de la terrible période des attentats en France. Sauvé du pillage de la chapelle en 1793 et de la transformation de celle-ci en taverne, le crucifix, lorsque la paix fut revenue, a été remis à la paroisse Sainte-Catherine. Il est donc depuis 1850 déposé au presbytère de la rue des Capucins à Honfleur.
Vous avez commandé des masques ? Tenez, voilà déjà des housses mortuaires
Dans le Puy-de-Dôme, les Ehpad de Menat (25 résidents, dont 14 sont en unité Alzheimer) et de Saint-Gervais-d’Auvergne (31 pensionnaires), les agents ont eu une surprise pour le moins désagréable. Alors que des masques de protection avaient été commandés, ce sont des housse mortuaires, pourtant non commandées, qui ont été livrées.
Henri Dubreuil, président de la communauté de communes Pays de Saint-Eloy, a été surpris…
Couples confinés : 2e jour de la neuvaine à Marie qui guérit les couples
Deuxième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, notre cœur est bien souvent à sec. Le quotidien et sa monotonie nous laissent un sentiment de tristesse, d’inutilité, de dégoût même. Parfois nous vient l’idée que nous avons raté notre vie. Et cette lassitude qui étreint certains jours, laissant un parfum d’hiver dans notre âme glacée…
Tandis que les braises de notre amour se recouvrent de cendres, ô Mère chérie, faites que les actes que nous posons, brindilles des bords de routes, deviennent d’ardents et lumineux tisons réchauffant notre foyer.
Nous savons que c’est du bois de la banalité que se nourrit le feu de l’éternité, et nous nous interrogeons : la fadeur de l’instant qui passe aura-t-elle raison de celui qui demeure ? Non, sans aucun doute. Et pourtant nous osons vous le demander, faites palpiter nos cœurs des bonnes et saines émotions qui réveilleront notre âme endormie.
« Si l’arc est tendu sans relâche, il perd de sa force » écrit saint Bruno. Nous osons vous le demander, ô Marie qui refait les couples et les nourrit, aidez-nous à ménager dans notre vie des moments d’intimité, de détente et d’attention concentrée l’un envers l’autre. Que notre intimité physique soit nourrie par l’écoute de l’autre et une infinie délicatesse. Enfin, apprenez-nous à repérer les éléments positifs de notre vie et à rendre grâce ensemble pour la part prise par notre époux (se) dans leur réalité.
Notre-Dame du quotidien à Nazareth, priez pour nous.
– Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Parrainer chaque jour un mourant dans la prière
Proposition du curé d’Orange :
Confinés à notre domicile, nous restons informés de l’actualité. En écoutant les média, nous sommes submergés par des chiffres annonçant froidement le nombre de personnes infectées, le nombre de morts par jour, le nombre cumulé des personnes ayant contracté la malade et ayant perdu la vie depuis le début de la pandémie du Covid-19… Au-delà de ces chiffres et ces statistiques anonymes, rappelons-nous qu’il s’agit de personnes, des frères et sœurs en humanité, aimés tout comme nous de Dieu notre Créateur et Père. Chaque personne concernée est précieuse aux yeux de Dieu et a – tout comme nous – un jour ou l’autre – rendez-vous avec son Créateur.
En août 1887, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873 – 1897), encore adolescente, a prié à distance pour Pranzini condamné à mort… Elle a prié pour que Pranzini ne meure pas sans avoir accepté l’amour de Dieu dans sa vie. Et elle a été exaucée !
Sainte Faustine Kowalska (1905 – 1938) a souvent été appelée par le Seigneur ou poussée par son ange gardien à rejoindre les agonisants afin de leur apporter – à distance – l’aide de la prière en les confiant à la Miséricorde Divine.
De 2015 à 2016, l’Église a vécu le Jubilé de la Miséricorde. Nous y avons redécouvert les œuvres corporelles et spirituelles de miséricorde.
A défaut de pouvoir nous rendre physiquement au chevet des malades (Mt 25, 36) et des mourants, nous pouvons faire œuvre spirituelle de miséricorde en visitant – dans la prière – les malades (cf. 5eœuvre corporelle de miséricorde) et en priant pour les vivants et pour les morts (7e œuvre spirituelle de miséricorde).
Suivons l’exemple de Sainte Thérèse de Lisieux et de Sainte Faustine. Pour cela, prenons chaque jour en parrainage une personne qui, en raison du Covid-19, est désormais mourante.
L’Église catholique, dans le rituel des sacrements pour les malades, nous montre le chemin de la recommandation des mourants (chapitre VII). Quand bien même nous ne pouvons pas aller prendre la main des mourants, nous pouvons être pour eux la présence silencieuse et priante de l’Église, comme fut la présence de Marie au pied de la Croix.
La prière d’intercession chrétienne place toute demande dans la continuité de l’invocation de Jésus-Christ à Notre Père qui est aux cieux : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Mt 6, 10. Invocation que Jésus a reprise pour Lui-même – et pour nous – lors de son agonie à Gethsémani : Que ta volonté soit faite. Mt 26, 42
Alerte COVID-19 : personnes âgées discriminées et risque d’euthanasie
Alliance VITA constate que de graves dérives éthiques menacent de nombreuses personnes âgées, en cette période de contamination, de confinement, de manque de moyens matériels et humains et de saturation des services hospitaliers de réanimation.
Informée par les écoutants de son service d’aide SOS fin de vie, par de nombreux soignants membres de ses équipes et par ses experts médicaux, Alliance VITA lance l’alerte sur cette grave situation. Déjà confrontées à la solitude, de nombreuses personnes âgées se retrouvent isolées et sans défense, mais aussi menacées dans le respect de leur dignité et de leur vie.
Faute d’expérience et de formation suffisante de certains médecins, la multiplication des protocoles de sédation précipités, décidés du seul fait de l’âge des malades, et faisant l’impasse sur toute tentative curative, s’apparente à une discrimination, un déni de prise en charge avec le risque d’une forme d’euthanasie.
Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, fondateur du service SOS fin de vie et auteur de La Bataille de l’euthanasie (Salvator) :
« Chacun sait que la pandémie aggrave la situation déjà préoccupante de nombreuses personnes âgées, pas seulement en EHPAD. Le fait qu’on ne comptabilise pas leur décès dans les statistiques des morts par COVID-19 est un scandale. Nos aînés devraient-ils être considérés comme des sous-citoyens, dont la vie ne compterait plus ? Certains discours le laissent entendre. Les « hécatombes » constatées chez les résidents âgés de plusieurs EHPAD sont tout aussi dramatiques que dans d’autres catégories de population. Leurs soignants nous alertent sur le rationnement des tests de dépistage (au maximum trois par établissement), le non-accès aux traitements (pas d’essai curatif ou prophylactique en cours), le non-accès à l’hôpital, et, dans certains cas, à l’oxygène.
D’un côté, de nombreux soignants en EHPAD se montrent héroïques, à l’image de ceux qui se confinent avec leurs résidents ou qui compensent, par un surcroît de présence, la détresse liée à leur isolement. Mais d’un autre, nous voulons mettre en garde contre la tentation et le risque réel d’euthanasie. C’est dans ces moments les plus difficiles que l’éthique soignante doit être pleinement respectée. »
Alliance VITA demande aux pouvoirs publics de comptabiliser les décès par COVID-19 des personnes âgées, de donner accès aux tests de dépistage à tout citoyen sans limite d’âge, et de réaffirmer que chaque patient a le droit, à tout âge, d’être soulagé et soigné sans être tué.
L’Élysée annonce la libération de quatre otages de SOS Chrétiens d’Orient
La France annonce la libération de quatre otages, enlevés à Bagdad, le 20 janvier 2020. Il s’agit de trois Français : Antoine Brochon, Julien Dittmar et Alexandre Goodarzy. Ainsi que d’un Iralien : Tariq Mattoka. Ils étaient tous les quatre employés deSOS Chrétiens d’Orient et avaient disparu près de l’ambassade de France.
La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement, déclare le communiqué de l’Élysée. Le président de la République exprime sa gratitude aux autorités irakiennes pour leur coopération.

Un médecin américain affirme avoir guéri 500 patients avec de la chloroquine
Ses résultats n’ont pas été vérifiés, mais le Dr Zev Zelenko, médecin de Monroe (Etat de New York, l’un des les plus touchés par la pandémie), a écrit à Donald Trump une lettre ouverte dans laquelle il affirme avoir soigné avec succès 500 patients à la chloroquine.
Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (2)
Suite de l’entretien débuté hier avec Bruno Riondel sur le bilan du communisme, à propos de son dernier livre: L’effroyable vérité.
4) Vous évoquez l’esprit de repentance comme séquelle de l’influence communiste. Pourriez-vous expliquer davantage ce que vous entendez par là ?
L’instrumentalisation de la mémoire est l’un des outils fondamentaux de l’ingénierie sociale contemporaine, puisqu’elle permet la culpabilisation des masses en sollicitant l’affectif au détriment du cognitif, avec pour effet la perte du sain discernement. Les communistes ont toujours été des experts en ce domaine, dans les pays soumis à des dictatures marxistes-léninistes, comme dans les démocraties occidentales, en France, notamment, où le PCF a toujours eu ses experts en manipulation mentale. (Qui sait que dans les camps de prisonniers français capturés par le Viet Minh, à l’issue de la bataille de Diên Biên Phu, les méthodes de lavage de cerveau utilisées par les communistes vietnamiens avaient été mises au point par des experts du PCF ?) Ainsi, en contrôlant les réseaux de diffusion du savoir et le façonnage du discours historique officiel, les communistes (et aujourd’hui les réseaux progressistes d’inspiration marxiste) ont pu créer et entretenir une mémoire collective à géométrie variable, fondée sur le relativisme moral qu’induit la conscience de classe assumée.
« Venu de l’Est, le syndrome totalitaire communiste a constitué en France une perversion de la démocratie » écrivait Marc Lazar. Cette perversion affecte encore profondément, de nos jours, la mémoire française et occidentale et pour bien comprendre le cheminement de l’esprit manipulateur, il nous faut remonter aux années 30, lorsque les communistes déployèrent la stratégie dite « antifasciste ». En se posant en défenseurs de l’humanité menacée pour mieux dissimuler leurs propres crimes, à l’heure où s’affirmait la terreur stalinienne et où l’extermination par la faim de cinq millions d’Ukrainiens soulevait l’indignation dans les démocraties occidentales, ils usurpèrent stratégiquement la posture morale humaniste. Dans les années 50, les grands rassemblements pour la Paix fomentés en Occident par les partis communistes avaient le même objectif, au moment où le transfuge soviétique, Viktor Kravchenko, rappelait l’étendue des crimes communistes dans J’ai choisi la liberté. Par cette stratégie d’usurpation du sens moral et d’indignation surjouée, les marxistes-léninistes créaient, à leur profit, le clivage manichéen, « camp du bien/camp du mal », qui allait ensuite influencer la mémoire collective désormais instrumentalisée.
Celle-ci le fut d’autant plus par le fait que l’URSS avait acquis un brevet de moralité, lors du procès de Nuremberg, alors que ses juges, après avoir pris soin d’amputer la définition du crime contre l’humanité (définie par Raphael Lemkin en 1943) de la cause d’extermination liée à l’appartenance à une classe sociale, y rendirent la justice, avec la présence très symbolique d’Andreï Vychinski, le maître d’œuvre des grandes purges staliniennes qui avaient causé la mort de 700 000 Soviétiques, entre 1936 et 1938. Certains s’en offusquèrent, tel le sénateur américain, Robert Taft, qui dénonçait l’esprit stalinien d’un procès qui attribuait une gravité relative aux crimes en fonction de l’idéologie à laquelle adhéraient ceux qui les avaient commis. Et c’est cet esprit stalinien de Nuremberg qui se perpétua dans la politique mémorielle occidentale, fondant l’hémiplégie mémorielle observable dans un monde contemporain qui minimise, et surtout n’enseigne pas, la mémoire des crimes générés par le marxisme-léninisme.
Cette situation de déséquilibre mémoriel fut en France gravée dans le marbre, en 1990, par la loi Gayssot, du nom d’un ministre communiste, laquelle visait à condamner le « négationnisme » (terme issu du registre lexical des marxistes-léninistes) portant sur la Shoah, à l’heure où l’effondrement du bloc soviétique laissait espérer la mise en œuvre d’un « Nuremberg du communisme ». Cette loi d’exception ne concernait pas la négation des autres crimes génocidaires, secondarisant ainsi les cas ukrainien et cambodgien, et créant de facto un hiatus dans la conscience mémorielle, entre victimes sacralisées et victimes banalisées, au mépris de la conception universaliste de la personne humaine. Cette loi dont le principal mérite fut de détourner les regards des horreurs commises par le communisme avec la complicité morale d’une partie importante de l’intelligentsia française, ne fut contestée que pour la forme par des historiens, la plupart marxistes, qui incarnèrent alors cette « opposition contrôlée » prônée par Lénine pour simuler le débat démocratique.
De nos jours, le négationnisme concernant les crimes communistes prospère par l’action d’un révisionnisme universitaire actif mis au service, moins de la vérité historique que de la sauvegarde d’un pouvoir intellectuel marxisant acharné à conserver une posture morale lui permettant d’actionner le levier de la culpabilisation, moyen du maintien d’une politique de repentance collective aux effets aujourd’hui délétères sur la société.
5) A quoi pourrait servir un procès du communisme ?
« Du vivant même de Lénine, il n’y a pas eu moins d’innocents massacrés dans la population civile que sous Hitler, et pourtant, les écoliers occidentaux qui donnent aujourd’hui à Hitler le titre de plus grand scélérat de l’Histoire, tiennent Lénine pour un bienfaiteur de l’humanité », écrivait Alexandre Soljenitsyne. Là est le problème, car, ce que Soljenitsyne écrit à propos de Lénine et d’Hitler est transposable sur le plan idéologique où triomphe encore actuellement un différentiel de perception entre communisme et nazisme, au profit du premier. Ainsi, à tort, beaucoup croient que le communisme était un idéal qui a mal tourné, sans comprendre que le mal était au fondement d’une idéologie fondée sur le ressentiment, la haine de soi et appelant à une lutte de type darwiniste.
Un procès du communisme pourrait ainsi montrer combien une idéologie fondée sur la lutte des classes conduira, inévitablement, ses partisans à mener une lutte à mort contre d’autres classes sociales mises en position d’ennemi radical, impliquant que, toujours, génocides et camps de concentration en seront les résultats épouvantables. Un procès du communisme pourrait aussi permettre de révéler comment le vice peut se dissimuler au cœur d’un discours progressiste et combien des groupes mal intentionnés peuvent, par ce biais trompeur, commettre les pires exactions, avec bonne conscience, à l’instar de Lénine déclarant, en 1918, pour justifier l’instauration de sa dictature sanglante que « pour nous, tout est permis car nous sommes les premiers au monde à lever l’épée non pour opprimer et réduire en esclavage, mais pour libérer l’humanité de ses chaines ». Ce procès du communisme, dont la finalité serait hautement pédagogique, pourrait, en conséquence, permettre de dire combien la tenue d’un discours progressiste se doit d’être inséparable, chez le locuteur, d’une très haute conscience de la dignité humaine, ce qui, jamais, ne fut le cas chez les thuriféraires de la révolution prétendue prolétarienne.
Malheureusement, l’influence des réseaux marxistes demeure forte, dans les pays occidentaux, comme dans les pays apparemment libérés du communisme, comme l’ont appris, à leurs dépens, nombre de chercheurs polonais, albanais ou roumains qui ont subi des intimidations ou perdu leur poste, suite aux révélations gênantes qu’ils faisaient dans leurs travaux, sur leurs anciens dirigeants. Car souvent, dans ces pays, les pouvoirs aujourd’hui démocratisés sont encore tenus par les réseaux ex-communistes qui ont fait peau neuve en se débarrassant de leurs représentants les plus impliqués dans les crimes passés, mais sans faire leur mea culpa. Il en est de même au niveau européen où ces réseaux bloquent toutes les initiatives à caractère mémoriel, ainsi, en 2006, un projet de résolution déposé à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et visant à condamner officiellement les crimes du communisme, fut rejeté, ses opposants justifiant leur vote par un refus d’établir « un signe d’égalité entre le communisme et le nazisme ».
L’enjeu d’un procès symbolique du communisme est pourtant bien celui-ci, si l’on veut assainir la conscience collective des miasmes bolcheviques qui la contaminent encore, et promouvoir une mémoire lucide à l’heure où une oligarchie mondialisée avide de pouvoir serait susceptible de fonder un néo-totalitarisme. Le procès du communisme permettra au final de fonder une mémoire historique globale réellement objective, patrimoine commun de l’humanité, qui, dans ce but, devra être sanctuarisée pour ne pas être détournée par des clans mal intentionnés.
Livre à commander ici.
Les forces de l’ordre menacent de ne plus contrôler le confinement
L’ensemble des syndicats de police, tous grades confondus, a lancé un “avertissement solennel” au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner où l’on peut lire:
« Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement. »
En clair, les forces de l’ordre veulent notamment des masques pour être protégées du virus, faute de quoi elles cesseront de contrôler que la population respecte bien le confinement.
Guerre des masques : face à la propagation du #COVIDー19 , @Place_Beauvau demande que tous les masques #FFP2 dispos dans les services de police soient reversés aux #ARS . Il y a donc bien pénurie de masques, et les policiers sont sacrifiés ! #confinementjour9 #CoronaPandemie
— Commissaires de la Police Nationale SCPN (@ScpnCommissaire) March 25, 2020
Ca y est, la chloroquine peut être prescrite!
Le gouvernement vient de publier un décret signé hier “prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire”. On y lit notamment:
Art. 12-2. – Par dérogation à l’article L. 5121-8 du code de la santé publique, l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.
Ce qui suscite ce tweet (dont on ne sait trop s’il est ironique ou sincèrement reconnaissant, en tout cas manifestement jubilant!) du Pr Raoult qui s’est battu pour cela. En tout cas, c’est la preuve que des experts qui parlent assez clairement pour être compris du peuple, et qui sont soutenus par une forte pression populaire, peuvent obtenir un virage à 180° du gouvernement. Nous saurons nous en souvenir – et pas seulement pour l’épidémie actuelle.
Dans le cadre de l'urgence sanitaire, l'hydroxychloroquine peut être prescrite en traitement du COVID-19. Merci à @olivierveran pour son écoute.https://t.co/NX2H6iwI07
— Didier Raoult (@raoult_didier) March 26, 2020
Chloroquine: référé liberté au conseil d’Etat

André Bonnet, avocat au barreau de Marseille, ancien président de tribunal administratif, a déposé le 24 mars un référé liberté devant le conseil d’Etat pour autoriser les médecins à prescrire du Plaquenil (un médicament unissant un antibiotique et de la chloroquine) contre le covid-19.
Masques: le grand n’importe quoi
Une vidéo réunissant des réactions surréalistes du gouvernement à propos des masques. Au-delà de la crise sanitaire, la question qui s’impose, c’est: comment diable peut-on faire confiance à ces gens-là?
Chloroquine: un médecin dit STOP!
Un médecin s’en prend aux décisions du gouvernement sur la chloroquine:
Une vérification empirique sur la chloroquine
Dreuz a publié un article amusant sur les effets de la chloroquine – nom qui est devenu soudain célèbre dans tout le pays!
Mes lecteurs le savent, je suis un homme simple. Avec des raisonnements simples.
Et comme j’ai voulu savoir si oui ou non la chloroquine évite le coronavirus, je me suis laissé guider par mon bon sens, pas par les théories fumeuses des idéologues, et encore moins par les médias, l’ennemi du peuple.
Simple comme je suis, je suis allé voir quelle est la situation du coronavirus dans les pays où la population consomme beaucoup ce médicament.
Le professeur Didier Raoult affirme, 20 ans d’expérience à l’appui, que la chloroquine soigne les patients qu’il traite. Bon.
La chloroquine, c’est le médicament qu’on donne aux gens, dans les pays touchés par le paludisme. Bon.
Comme les progressistes n’ont pas encore nié la pertinence des mathématiques, un plus un fait toujours deux.
Alors je me suis dit, moi l’homme simple : « allons voir les effets du coronavirus dans les pays où les gens prennent massivement de la chloroquine pour se protéger du palu. » Et comparons.
Il regarde donc les statistiques d’infection dans 7 pays touchés par la malaria et dans 7 pays exempts de malaria et cela donne le résultat suivant:
Faisons le calcul : 100 365 789 habitants. 26 morts, 568 cas d’infection au coronavirus chinois. Comparez cela aux pays mentionnés plus haut : 349 millions, 6 morts. 206 cas.
Evidemment, ce n’est pas une preuve scientifique de l’efficacité de la chloroquine, mais cela donne au moins une présomption de réponse.
Nouvelles préfaces pour le rite romain traditionnel
Dans la suite du motu proprio Summorum pontificum, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié hier deux décrets, datés du 22 février (fête de la Chaire de saint Pierre). Le premier approuve 7 nouvelles préfaces pour le missel romain de 1962 (rite traditionnel, dit aujourd’hui forme extraordinaire du rite romain). Le second régit la célébration des saints canonisés après 1960.
Le covid-19 et le temple du Saint-Esprit

Une lectrice m’envoie ce joli “clin Dieu”. Savez-vous quelle est le verset que l’on trouve en 1 Co VI, 19 (covid-19)? Ce passage de saint Paul:
Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Et que vous ne vous appartenez pas ?
Peut-être ce virus peut-il nous rappeler, après des décennies de délires soixante-huitards et de “révolution sexuelle”, que notre corps a été créé par Dieu pour être transfiguré dans la vision béatifique et que, pour cela même, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi avec lui. Belle occasion que Dieu nous offre pour redécouvrir la culture de vie, la théologie du corps de Jean-Paul II et les principes non négociables de Benoît XVI.
Les leçons de Jeanne d’Arc

Le 16 mai 1920, presque 500 ans après sa mort, Jeanne d’Arc était canonisée par Benoît XV. Quelques années plus tôt (juste après la béatification, le 18 avril 1909, par saint Pie X), Raymond Poincaré avait déjà fait de la fête de la sainte une fête nationale, mais c’est le 14 juillet 1920 que le parlement, encore dans la ferveur de l’Union sacrée, institua le deuxième dimanche de mai (pour commémorer la libération d’Orléans le 8 mai 1929) “fête nationale de Jeanne d’Arc et fête du patriotisme”.
Hélas, cette année, alors que nous fêtons le centenaire de la canonisation et de l’institution de cette fête nationale, les fêtes johanniques ont été reportées sine die pour cause d’épidémie. Mais c’est l’occasion de relire le magnifique message de la sainte de la patrie, comme y invite Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc – en première ligne dans la préparation de ces festivités annuelles:
Catholiques, ils vénèrent la Sainte. Une jeune femme qui rappelle à tous que Dieu choisit ce qui est petit et humble pour construire l’Espérance.
Patriotes, ils honorent la Jeanne nationale, désormais fêtée comme une héroïne par la République. Paradoxe magnifique d’une Nation qui, pour célébrer sa force, rend hommage au martyr d’une enfant. «Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est né au cœur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a versé pour nous» disait Michelet.
Hommage d’une génération affligée à la Sainte d’une autre époque, faite elle aussi de souffrances. Aujourd’hui, année du centenaire de sa canonisation, nous faisons à nouveau connaissance avec la difficulté, la mort et la peur, comme en 1428, comme au début du siècle dernier.
Cette peur que l’on croyait rangée parmi les reliques d’un ancien monde. Vieillerie terrifiante, coincée sur le rayon des malédictions que nous croyions impossibles, juste à côté du vieux livre des superstitions médiévales que nous ne comprenons plus. Cette peur, que nous regardions parfois avec condescendance, juchés sur le promontoire de nos orgueils et de nos progrès magnifiques. Mais au XVe siècle, comme au XXe ou au XXIe, nos certitudes s’effondrent devant l’imprévu et le tragique, face à la maladie ou à la guerre.
Jeanne d’Arc incarne aussi la puissance des petits. Fille des périphéries du Royaume de France, elle sauve un pays qu’aucun puissant n’a su sauver avant elle. Ni les nobles, ni les commerçants, ni les prélats, ni les échevins, ni les universitaires. C’est elle, fille des champs, qui guide le peuple vers la victoire. Elle rassemble autour d’elle les grands et les pauvres pour les mener vers un seul objectif: la victoire et la liberté. Et nous, en période de crise, serons-nous capables d’écouter ce qui est petit? Pour nous, qui donnera la victoire? La puissance des hommes ou leur humilité face à ce qui les dépasse?
Enfin, Jeanne d’Arc incarne la véritable autorité. Celle qui est faite de compassion, de service et d’exemplarité. Affligée par la «grande pitié du Royaume de France», elle pleure sur son pays. Pourtant, elle combat en première ligne, ne se décourage pas, ne se cache pas. Elle donne l’exemple à ses soldats et exige beaucoup d’eux, car elle est à leur service. Nous-même, alors que nous cherchons des voies de sorties, de quelle autorité avons-nous besoin? Une autorité froide et efficace? Une autorité lointaine? Une autorité responsable et au service?
Recommandations à propos de la désinfection contre le covid-19
Des chercheurs demandent que l’on diffuse massivement ces renseignements sur ce qui est réellement efficace en matière de lutte contre l’infection par le coronavirus:
Produits désinfectants à utiliser:
– détachant pour linge à l’oxygène actif (exemple Vanish Oxi Action, détachant à l’oxygène actif Auchan, Carrefour…)
Liste de détachants non exhaustive. l’important c’est qu’ils soient à l’oxygène actif (en version liquide 10 à 15% d’agents de blanchiment , en version poudre 30% d’agents de blanchiments). Ces produits contiennent également de la soude (NaOH ) pour stabiliser les produits
– berlingot d’eau de javel de 250 ml (dosé à environ 5% d’hypochlorite en général) . La javel contient aussi de la soude pour stabiliser l’ion hypochlorite ( ClO-) .
Utiliser des gants pour la préparation.
Désinfection des masques :
Prendre une essoreuse à salade.
Remplir avec 1l d’eau du robinet.
Mettre 10cl (= 100ml) de détachant pour linge à l’oxygène actif (exemple Vanish Oxi Action, détachant à l’oxygène actif Auchan, Carrefour…) ou 15g s’il est sous forme de poudre
Mélanger pour homogénéiser – pour la poudre agiter jusqu’à dissolution complète .
Mettre les masques dans le panier avec la préparation de votre liquide (eau + détachant) et tourner pendant 1 min.
Le virus est détruit.
Ressortez les masques de votre liquide de nettoyage réservez le si vous avez besoin d’en laver d’autres.
Rincez deux ou trois fois à l’eau claire puis essorez dans votre panier à salade qui a été rincé au préalable.
Séchage max à température de 30°C ou à l’air libre sur étendoir.
Le masque est en général fait d’un matériau constitué de fibre en polypropylène (hydrophobe et résistant à l’eau oxygénée).
Désinfection sur vêtements, téléphone, clés, visage, mains, etc.
Nettoyer un spray vide
Prendre 10cl de détachant à l’oxygène actif (ou 15g s’il est en poudre).
Placez dans le récipient le produit et ajoutez 1l d’eau.
Mélangez bien jusqu’à dissolution totale du produit car s’il reste des grains le spray se bouchera.
Vaporisez avec le spray et laisser agir au moins 15s.
Le virus est détruit.
Sur visage ou mains, rincez à l’eau et mettez-vous une crème car il y aura destruction complète des virus et des bactéries sur votre peau.
Pour la désinfection des sols et surfaces:
Important:
– Préparation des produits à l’eau froide, sinon dégagement de produits toxiques
– L’eau de javel perd son activité désinfectante avec une augmentation de température
– Ne jamais mélanger les produits pour ne faire qu’un seul spray
a) Faire un spray à la javel :
Nettoyez un flacon pulvérisateur d’un litre.
Versez un berlingot d’eau de javel de 250 ml (dosé à environ 5% d’hypochlorite en général) et compléter avec de l’eau pour faire un litre.
b) Faire un autre spray à l’oxygène actif:
Nettoyez un flacon spray d’un litre.
Placer 15g de détachant ménager à l’oxygène actif ou 10cl de détachant liquide à l’oxygène actif
Complétez à 1 l, homogénéiser pour la poudre obtenir la dissolution complète car si il reste des grains le spray se bouchera.
c) Asperger les surfaces (notamment toilettes, cuisine) d’abord avec le spray contenant le détachant, attendre 5 s et asperger ensuite avec le second spray contenant l’eau de javel.
Il y a production de mousse dans les zones contaminées par des virus ou bactéries.
Le virus est détruit.
Ventilez le lieu pendant et après le traitement car dégagement d’oxygène et de chlore.
Se protéger les yeux avec des lunettes si possible.
Pour un séchage plus rapide, vous pouvez remplacer l’eau par de l’alcool ménager à 60° mais ajoutez-y les produits ménagers en même quantité pour un volume d’un litre total (produit + alcool).
Attention :
L’alcool ménager à 60° seul ne permet pas de détruire le coronavirus et chauffer les objets avec un sèche-cheveux ne garantit en rien la destruction du virus. Il faut une température de 65°C pendant 20 minutes pour pouvoir le détruire.
Vous vous touchez le visage, les cheveux une fois par minute. Vous vous contaminez par vos mains principalement par les postillons.
Un masque vous protège de vos mains. Quand vous enlevez votre masque ou vos gants, nettoyez-vous les mains après c’est impératif.
Avant d’aller aux toilettes, lavez-vous les mains – ainsi, bien sûr, qu’après.
Portez un pulvérisateur au détachant à l’oxygène actif toujours sur vous comme un flacon de parfum.
Réf : publications scientifiques
– Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents
– Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1
– What are good waysto address the shortage of facemasksby anesthesiologists?
Emmanuel Macron, chef d’une guerre… de communication
La France a déjà perdu la guerre de l’efficacité contre la contagion du coronavirus :
- absence de masques, de gels hydro-alcooliques, pour toutes les personnes en contact professionnel avec beaucoup de monde (personnels soignants bien sûr, forces de l’ordre, personnels des magasins…) comme pour l’ensemble de la population ;
- incapacité logistique et règlementaire à faire fabriquer, acheter, protéger et livrer ces produits manquants ;
- incapacité à déployer des tests de dépistage en nombre.
Il ne reste donc plus que les moyens de rattrapage, beaucoup plus onéreux. D’abord pour la richesse de la nation (confinement généralisé), ensuite pour toutes les personnes engagées d’abord dans les soins apportés aux malades, enfin –quand on y réfléchit- à d’incompréhensibles suppressions de liberté (on laisse les lieux de culte ouverts, limités à 20 personnes, mais on n’a pas le droit d’y célébrer de messes en public en respectant les précautions élémentaires et d’ailleurs le formulaire d’attestation de déplacement dérogatoire ne prévoit pas le cas du culte !).
Selon le grand principe « puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur », Emmanuel Macron a déclaré l’état de guerre. Il faut comprendre : une guerre de communication.
Et quoi de mieux, pour un start-uper passionné de technologie, que de jongler avec Twitter d’une part, et de gros jouets d’autre part ? Et qui peut, mieux que l’armée, fournir de gros jouets au start-uper ? De ce fait, une succession de mesures spectaculaires [i.e. : qui assurent le spectacle] a été annoncée :
- la mise à disposition d’un Airbus A330 pour transporter six malades depuis Mulhouse jusqu’à Toulon, (pendant que les hôpitaux et cliniques privés, proches de Mulhouse, offraient tous les lits de réanimation nécessaires) ;

- la réquisition de ce magnifique bâtiment de guerre, le porte-hélicoptère Tonnerre (200 m de long, 32m de large, équipage de 170 marins, pouvant embarquer 450 militaires), dépêché en Corse pour rapatrier sur le continent 12 patients, dont 6 en réanimation (bilan CO2 de l’opération inconnu à ce jour).

- La mise en place d’un splendide hôpital militaire de campagne, annoncée le 16 mars, pour soulager l’hôpital de Mulhouse et ayant accueilli son premier malade le 24 mars (on ignore toujours si les lits des hôpitaux et cliniques privés de la région sont à saturation). Sa capacité est de… trente lits.

- Il y a en préparation depuis plusieurs jours ce TGV médicalisé (figurez-vous, une première MONDIALE !), pour transférer vingt malades mulhousiens vers les Pays de Loire (est-on sûr que les structures hospitalières privées du Grand Est sont déjà utilisées ?).
- Et voilà que ce 25 mars au soir, E.Macron annonce l’envoi du porte-hélicoptère Mistral dans le sud de l’océan indien et celui du porte-hélicoptère Dixmude dans la zone Antilles-Guyane.

Emmanuel Macron a aussi dit ce 25 mars:
« Nous avons ici, dans cette région [le Grand Est], mis en place une organisation, une méthode inédite qui sera répliquée partout où elle sera utile ».
Le problème [et qui est d’abord celui, dramatique, des capacités militaires de la France], c’est que l’armée française ne possède qu’un seul hôpital de campagne (déjà déployé) et que trois navires porte-hélicoptères (déjà affectés). Il va falloir que M. Macron trouve un autre jouet pour sa communication. Le porte-avion Charles de Gaulle ?
Emmanuel Macron, chef d’une guerre de communication. On pense quand même à ceux qui osent tout (et d’ailleurs c’est à ça qu’on les reconnaît) quand on entend qu’à Mulhouse, ce 25 mars, il a annoncé une grande opération appelée Résilience, destinée à apporter un soutien à la population française, en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de la protection (cf le fiasco actuel dans exactement ces trois domaines élémentaires).

Et aussi, quand on compare son annonce martiale publiée sur son compte Twitter le 10 mars : « Nous sommes préparés »,

avec ce qu’a dit aux sénateurs son ministre de la Santé, Olivier Véran (présent sur la belle photo du 10 mars) le 19 mars :
« La base de l’explication, monsieur Retailleau, est que notre pays n’était, hélas ! pas préparé, du point de vue des masques et des équipements de protection, à une crise sanitaire ».
Pendant ce temps-là, les djihadistes avancent leurs pions dans le Sahel, la Turquie pousse à la frontière de l’espace Schengen censé nous protéger et l’Union européenne se réjouit du feu vert donné par les Etats membres pour lancer les discussions d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord. Business as usual, comme disent les start-upers…
22 pays se sont consacrés au Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie
A Fatima, le 25 mars au soir, après la récitation du chapelet, dans la basilique de Notre Dame du Rosaire :
La consécration a été faite par le cardinal de Leiria-Fatima, don Antonio Marto, au nom de du Portugal et de l’Espagne. Les conférences épiscopales des pays suivants s’y étaient officiellement associées : Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Slovaquie,Guatemala, Hongrie, Inde, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Kenya, République Dominicaine, Roumanie et Timor oriental.
En Irlande, le cardinal Eamon Martin, archevêque d’Armagh, a lui aussi consacré son pays à Jésus par le Cœur Immaculé de Marie, à l’heure de l’Angelus de midi en la fête de l’Annonciation.
