Masques: le grand n’importe quoi
Une vidéo réunissant des réactions surréalistes du gouvernement à propos des masques. Au-delà de la crise sanitaire, la question qui s’impose, c’est: comment diable peut-on faire confiance à ces gens-là?
Chloroquine: un médecin dit STOP!
Un médecin s’en prend aux décisions du gouvernement sur la chloroquine:
Une vérification empirique sur la chloroquine
Dreuz a publié un article amusant sur les effets de la chloroquine – nom qui est devenu soudain célèbre dans tout le pays!
Mes lecteurs le savent, je suis un homme simple. Avec des raisonnements simples.
Et comme j’ai voulu savoir si oui ou non la chloroquine évite le coronavirus, je me suis laissé guider par mon bon sens, pas par les théories fumeuses des idéologues, et encore moins par les médias, l’ennemi du peuple.
Simple comme je suis, je suis allé voir quelle est la situation du coronavirus dans les pays où la population consomme beaucoup ce médicament.
Le professeur Didier Raoult affirme, 20 ans d’expérience à l’appui, que la chloroquine soigne les patients qu’il traite. Bon.
La chloroquine, c’est le médicament qu’on donne aux gens, dans les pays touchés par le paludisme. Bon.
Comme les progressistes n’ont pas encore nié la pertinence des mathématiques, un plus un fait toujours deux.
Alors je me suis dit, moi l’homme simple : « allons voir les effets du coronavirus dans les pays où les gens prennent massivement de la chloroquine pour se protéger du palu. » Et comparons.
Il regarde donc les statistiques d’infection dans 7 pays touchés par la malaria et dans 7 pays exempts de malaria et cela donne le résultat suivant:
Faisons le calcul : 100 365 789 habitants. 26 morts, 568 cas d’infection au coronavirus chinois. Comparez cela aux pays mentionnés plus haut : 349 millions, 6 morts. 206 cas.
Evidemment, ce n’est pas une preuve scientifique de l’efficacité de la chloroquine, mais cela donne au moins une présomption de réponse.
Nouvelles préfaces pour le rite romain traditionnel
Dans la suite du motu proprio Summorum pontificum, la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié hier deux décrets, datés du 22 février (fête de la Chaire de saint Pierre). Le premier approuve 7 nouvelles préfaces pour le missel romain de 1962 (rite traditionnel, dit aujourd’hui forme extraordinaire du rite romain). Le second régit la célébration des saints canonisés après 1960.
Le covid-19 et le temple du Saint-Esprit

Une lectrice m’envoie ce joli “clin Dieu”. Savez-vous quelle est le verset que l’on trouve en 1 Co VI, 19 (covid-19)? Ce passage de saint Paul:
Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Et que vous ne vous appartenez pas ?
Peut-être ce virus peut-il nous rappeler, après des décennies de délires soixante-huitards et de “révolution sexuelle”, que notre corps a été créé par Dieu pour être transfiguré dans la vision béatifique et que, pour cela même, nous ne pouvons pas faire n’importe quoi avec lui. Belle occasion que Dieu nous offre pour redécouvrir la culture de vie, la théologie du corps de Jean-Paul II et les principes non négociables de Benoît XVI.
Les leçons de Jeanne d’Arc

Le 16 mai 1920, presque 500 ans après sa mort, Jeanne d’Arc était canonisée par Benoît XV. Quelques années plus tôt (juste après la béatification, le 18 avril 1909, par saint Pie X), Raymond Poincaré avait déjà fait de la fête de la sainte une fête nationale, mais c’est le 14 juillet 1920 que le parlement, encore dans la ferveur de l’Union sacrée, institua le deuxième dimanche de mai (pour commémorer la libération d’Orléans le 8 mai 1929) “fête nationale de Jeanne d’Arc et fête du patriotisme”.
Hélas, cette année, alors que nous fêtons le centenaire de la canonisation et de l’institution de cette fête nationale, les fêtes johanniques ont été reportées sine die pour cause d’épidémie. Mais c’est l’occasion de relire le magnifique message de la sainte de la patrie, comme y invite Bénédicte Baranger, présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc – en première ligne dans la préparation de ces festivités annuelles:
Catholiques, ils vénèrent la Sainte. Une jeune femme qui rappelle à tous que Dieu choisit ce qui est petit et humble pour construire l’Espérance.
Patriotes, ils honorent la Jeanne nationale, désormais fêtée comme une héroïne par la République. Paradoxe magnifique d’une Nation qui, pour célébrer sa force, rend hommage au martyr d’une enfant. «Souvenons-nous toujours, Français, que la patrie chez nous est né au cœur d’une femme, de sa tendresse et de ses larmes, du sang qu’elle a versé pour nous» disait Michelet.
Hommage d’une génération affligée à la Sainte d’une autre époque, faite elle aussi de souffrances. Aujourd’hui, année du centenaire de sa canonisation, nous faisons à nouveau connaissance avec la difficulté, la mort et la peur, comme en 1428, comme au début du siècle dernier.
Cette peur que l’on croyait rangée parmi les reliques d’un ancien monde. Vieillerie terrifiante, coincée sur le rayon des malédictions que nous croyions impossibles, juste à côté du vieux livre des superstitions médiévales que nous ne comprenons plus. Cette peur, que nous regardions parfois avec condescendance, juchés sur le promontoire de nos orgueils et de nos progrès magnifiques. Mais au XVe siècle, comme au XXe ou au XXIe, nos certitudes s’effondrent devant l’imprévu et le tragique, face à la maladie ou à la guerre.
Jeanne d’Arc incarne aussi la puissance des petits. Fille des périphéries du Royaume de France, elle sauve un pays qu’aucun puissant n’a su sauver avant elle. Ni les nobles, ni les commerçants, ni les prélats, ni les échevins, ni les universitaires. C’est elle, fille des champs, qui guide le peuple vers la victoire. Elle rassemble autour d’elle les grands et les pauvres pour les mener vers un seul objectif: la victoire et la liberté. Et nous, en période de crise, serons-nous capables d’écouter ce qui est petit? Pour nous, qui donnera la victoire? La puissance des hommes ou leur humilité face à ce qui les dépasse?
Enfin, Jeanne d’Arc incarne la véritable autorité. Celle qui est faite de compassion, de service et d’exemplarité. Affligée par la «grande pitié du Royaume de France», elle pleure sur son pays. Pourtant, elle combat en première ligne, ne se décourage pas, ne se cache pas. Elle donne l’exemple à ses soldats et exige beaucoup d’eux, car elle est à leur service. Nous-même, alors que nous cherchons des voies de sorties, de quelle autorité avons-nous besoin? Une autorité froide et efficace? Une autorité lointaine? Une autorité responsable et au service?
Recommandations à propos de la désinfection contre le covid-19
Des chercheurs demandent que l’on diffuse massivement ces renseignements sur ce qui est réellement efficace en matière de lutte contre l’infection par le coronavirus:
Produits désinfectants à utiliser:
– détachant pour linge à l’oxygène actif (exemple Vanish Oxi Action, détachant à l’oxygène actif Auchan, Carrefour…)
Liste de détachants non exhaustive. l’important c’est qu’ils soient à l’oxygène actif (en version liquide 10 à 15% d’agents de blanchiment , en version poudre 30% d’agents de blanchiments). Ces produits contiennent également de la soude (NaOH ) pour stabiliser les produits
– berlingot d’eau de javel de 250 ml (dosé à environ 5% d’hypochlorite en général) . La javel contient aussi de la soude pour stabiliser l’ion hypochlorite ( ClO-) .
Utiliser des gants pour la préparation.
Désinfection des masques :
Prendre une essoreuse à salade.
Remplir avec 1l d’eau du robinet.
Mettre 10cl (= 100ml) de détachant pour linge à l’oxygène actif (exemple Vanish Oxi Action, détachant à l’oxygène actif Auchan, Carrefour…) ou 15g s’il est sous forme de poudre
Mélanger pour homogénéiser – pour la poudre agiter jusqu’à dissolution complète .
Mettre les masques dans le panier avec la préparation de votre liquide (eau + détachant) et tourner pendant 1 min.
Le virus est détruit.
Ressortez les masques de votre liquide de nettoyage réservez le si vous avez besoin d’en laver d’autres.
Rincez deux ou trois fois à l’eau claire puis essorez dans votre panier à salade qui a été rincé au préalable.
Séchage max à température de 30°C ou à l’air libre sur étendoir.
Le masque est en général fait d’un matériau constitué de fibre en polypropylène (hydrophobe et résistant à l’eau oxygénée).
Désinfection sur vêtements, téléphone, clés, visage, mains, etc.
Nettoyer un spray vide
Prendre 10cl de détachant à l’oxygène actif (ou 15g s’il est en poudre).
Placez dans le récipient le produit et ajoutez 1l d’eau.
Mélangez bien jusqu’à dissolution totale du produit car s’il reste des grains le spray se bouchera.
Vaporisez avec le spray et laisser agir au moins 15s.
Le virus est détruit.
Sur visage ou mains, rincez à l’eau et mettez-vous une crème car il y aura destruction complète des virus et des bactéries sur votre peau.
Pour la désinfection des sols et surfaces:
Important:
– Préparation des produits à l’eau froide, sinon dégagement de produits toxiques
– L’eau de javel perd son activité désinfectante avec une augmentation de température
– Ne jamais mélanger les produits pour ne faire qu’un seul spray
a) Faire un spray à la javel :
Nettoyez un flacon pulvérisateur d’un litre.
Versez un berlingot d’eau de javel de 250 ml (dosé à environ 5% d’hypochlorite en général) et compléter avec de l’eau pour faire un litre.
b) Faire un autre spray à l’oxygène actif:
Nettoyez un flacon spray d’un litre.
Placer 15g de détachant ménager à l’oxygène actif ou 10cl de détachant liquide à l’oxygène actif
Complétez à 1 l, homogénéiser pour la poudre obtenir la dissolution complète car si il reste des grains le spray se bouchera.
c) Asperger les surfaces (notamment toilettes, cuisine) d’abord avec le spray contenant le détachant, attendre 5 s et asperger ensuite avec le second spray contenant l’eau de javel.
Il y a production de mousse dans les zones contaminées par des virus ou bactéries.
Le virus est détruit.
Ventilez le lieu pendant et après le traitement car dégagement d’oxygène et de chlore.
Se protéger les yeux avec des lunettes si possible.
Pour un séchage plus rapide, vous pouvez remplacer l’eau par de l’alcool ménager à 60° mais ajoutez-y les produits ménagers en même quantité pour un volume d’un litre total (produit + alcool).
Attention :
L’alcool ménager à 60° seul ne permet pas de détruire le coronavirus et chauffer les objets avec un sèche-cheveux ne garantit en rien la destruction du virus. Il faut une température de 65°C pendant 20 minutes pour pouvoir le détruire.
Vous vous touchez le visage, les cheveux une fois par minute. Vous vous contaminez par vos mains principalement par les postillons.
Un masque vous protège de vos mains. Quand vous enlevez votre masque ou vos gants, nettoyez-vous les mains après c’est impératif.
Avant d’aller aux toilettes, lavez-vous les mains – ainsi, bien sûr, qu’après.
Portez un pulvérisateur au détachant à l’oxygène actif toujours sur vous comme un flacon de parfum.
Réf : publications scientifiques
– Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and their inactivation with biocidal agents
– Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1
– What are good waysto address the shortage of facemasksby anesthesiologists?
Emmanuel Macron, chef d’une guerre… de communication
La France a déjà perdu la guerre de l’efficacité contre la contagion du coronavirus :
- absence de masques, de gels hydro-alcooliques, pour toutes les personnes en contact professionnel avec beaucoup de monde (personnels soignants bien sûr, forces de l’ordre, personnels des magasins…) comme pour l’ensemble de la population ;
- incapacité logistique et règlementaire à faire fabriquer, acheter, protéger et livrer ces produits manquants ;
- incapacité à déployer des tests de dépistage en nombre.
Il ne reste donc plus que les moyens de rattrapage, beaucoup plus onéreux. D’abord pour la richesse de la nation (confinement généralisé), ensuite pour toutes les personnes engagées d’abord dans les soins apportés aux malades, enfin –quand on y réfléchit- à d’incompréhensibles suppressions de liberté (on laisse les lieux de culte ouverts, limités à 20 personnes, mais on n’a pas le droit d’y célébrer de messes en public en respectant les précautions élémentaires et d’ailleurs le formulaire d’attestation de déplacement dérogatoire ne prévoit pas le cas du culte !).
Selon le grand principe « puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur », Emmanuel Macron a déclaré l’état de guerre. Il faut comprendre : une guerre de communication.
Et quoi de mieux, pour un start-uper passionné de technologie, que de jongler avec Twitter d’une part, et de gros jouets d’autre part ? Et qui peut, mieux que l’armée, fournir de gros jouets au start-uper ? De ce fait, une succession de mesures spectaculaires [i.e. : qui assurent le spectacle] a été annoncée :
- la mise à disposition d’un Airbus A330 pour transporter six malades depuis Mulhouse jusqu’à Toulon, (pendant que les hôpitaux et cliniques privés, proches de Mulhouse, offraient tous les lits de réanimation nécessaires) ;

- la réquisition de ce magnifique bâtiment de guerre, le porte-hélicoptère Tonnerre (200 m de long, 32m de large, équipage de 170 marins, pouvant embarquer 450 militaires), dépêché en Corse pour rapatrier sur le continent 12 patients, dont 6 en réanimation (bilan CO2 de l’opération inconnu à ce jour).

- La mise en place d’un splendide hôpital militaire de campagne, annoncée le 16 mars, pour soulager l’hôpital de Mulhouse et ayant accueilli son premier malade le 24 mars (on ignore toujours si les lits des hôpitaux et cliniques privés de la région sont à saturation). Sa capacité est de… trente lits.

- Il y a en préparation depuis plusieurs jours ce TGV médicalisé (figurez-vous, une première MONDIALE !), pour transférer vingt malades mulhousiens vers les Pays de Loire (est-on sûr que les structures hospitalières privées du Grand Est sont déjà utilisées ?).
- Et voilà que ce 25 mars au soir, E.Macron annonce l’envoi du porte-hélicoptère Mistral dans le sud de l’océan indien et celui du porte-hélicoptère Dixmude dans la zone Antilles-Guyane.

Emmanuel Macron a aussi dit ce 25 mars:
« Nous avons ici, dans cette région [le Grand Est], mis en place une organisation, une méthode inédite qui sera répliquée partout où elle sera utile ».
Le problème [et qui est d’abord celui, dramatique, des capacités militaires de la France], c’est que l’armée française ne possède qu’un seul hôpital de campagne (déjà déployé) et que trois navires porte-hélicoptères (déjà affectés). Il va falloir que M. Macron trouve un autre jouet pour sa communication. Le porte-avion Charles de Gaulle ?
Emmanuel Macron, chef d’une guerre de communication. On pense quand même à ceux qui osent tout (et d’ailleurs c’est à ça qu’on les reconnaît) quand on entend qu’à Mulhouse, ce 25 mars, il a annoncé une grande opération appelée Résilience, destinée à apporter un soutien à la population française, en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de la protection (cf le fiasco actuel dans exactement ces trois domaines élémentaires).

Et aussi, quand on compare son annonce martiale publiée sur son compte Twitter le 10 mars : « Nous sommes préparés »,

avec ce qu’a dit aux sénateurs son ministre de la Santé, Olivier Véran (présent sur la belle photo du 10 mars) le 19 mars :
« La base de l’explication, monsieur Retailleau, est que notre pays n’était, hélas ! pas préparé, du point de vue des masques et des équipements de protection, à une crise sanitaire ».
Pendant ce temps-là, les djihadistes avancent leurs pions dans le Sahel, la Turquie pousse à la frontière de l’espace Schengen censé nous protéger et l’Union européenne se réjouit du feu vert donné par les Etats membres pour lancer les discussions d’adhésion avec l’Albanie et la Macédoine du Nord. Business as usual, comme disent les start-upers…
22 pays se sont consacrés au Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie
A Fatima, le 25 mars au soir, après la récitation du chapelet, dans la basilique de Notre Dame du Rosaire :
La consécration a été faite par le cardinal de Leiria-Fatima, don Antonio Marto, au nom de du Portugal et de l’Espagne. Les conférences épiscopales des pays suivants s’y étaient officiellement associées : Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Slovaquie,Guatemala, Hongrie, Inde, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Kenya, République Dominicaine, Roumanie et Timor oriental.
En Irlande, le cardinal Eamon Martin, archevêque d’Armagh, a lui aussi consacré son pays à Jésus par le Cœur Immaculé de Marie, à l’heure de l’Angelus de midi en la fête de l’Annonciation.
En cette période de crise sanitaire, puisqu’on nous demande de nous laver les mains
L’ethnie karenni, minorité de Birmanie, est composé à 25 % de catholiques. Dans l’État Karenni, meurtri par une guerre civile démarrée en 1946, il est difficile de trouver du travail et beaucoup de jeunes choisissent de s’expatrier dans les pays ou états limitrophes, séparant des familles et créant un appauvrissement généralisé. La confrontation au quotidien à des problèmes de drogues ou de prostitution ne fait qu’amplifier ce phénomène.
C’est pour palier les problématiques d’emplois, et dans un objectif d’entreprenariat social, que l’association Village Karenni a décidé de créer une savonnerie à Loikaw, capitale de l’état karenni. Cet atelier est monté avec le soutien de Monseigneur Celso, curé de la cathédrale du Christ Roi de Loikaw, et les servantes missionnaires du Très Saint Sacrement, qui œuvrent chaque jour pour les plus pauvres de l’état Karenni.
Avec 4 objectifs :
OBJECTIF 1 :
Permettre à 4 femmes d’obtenir un emploi stable, et donc aider à faire vivre 4 familles. Les effectifs pourront rapidement être doublés en fonction des ventes de la première production. De plus, une caisse sociale sera constituée pour pallier les difficultés que pourraient avoir les salariées ou leurs familles.
OBJECTIF 2 :
Faire rayonner à l’échelon régional et national la culture et le savoir-faire karenni. Cette démarche a en effet une dimension écologique par l’utilisation de produits naturels transformés sur place; et culturelle par l’utilisation uniquement de produits locaux et traditionnels (huile de Coco, huile de sésame, fleur d’acacia, thanaka, etc).
OBJECTIF 3 :
Aider à financer, avec les bénéfices dégagés, les œuvres de charité des sœurs dont la vocation première est d’aider les orphelins et les femmes seules ou en difficulté. Ainsi, au quotidien, ce sont une quarantaine d’enfants qui bénéficient de leur accompagnement et de leur présence bienveillante. Elles passent également beaucoup de temps à faire de l’aide sociale aux familles de la région.
OBJECTIF 4 :
Permettre à d’autres initiatives de voir le jour, idéalement portées par des jeunes karennis, par l’exemple d’un modèle économique fiable. Plusieurs idées sont déjà à l’étude et de nombreux jeunes sont intéressés !
Conseils de lectures en ces temps de confinement
On nous propose ces quelques conseils de lecture en ces temps d’épidémie et d’enfermement domestiques. Pour commander, suivez les liens :
Pour prier :
- Notre Dame de Compassion (abbé P. Troadec, éditions Via Romana) Un guide spirituel pour réconforter en Marie l’humanité souffrante. Présentation de l’éditeur : La Sainte Vierge a compati pleinement aux souffrances de son Fils au point de devenir corédemptrice au pied de la croix et aujourd’hui dispensatrice de ses grâces. Le livret expose de façon méthodique les douleurs de Jésus et de Marie, puis la nature de la dévotion à Notre-Dame de Compassion, et la manière dont tout au long de l’histoire de l’Église des religieux se sont sanctifiés et ont puisé force et réconfort en contemplant la Vierge des Douleurs. Il détache l’âme du lecteur du péché et suscite en lui une admiration profonde pour sa divine Mère.
- Le carême au jour le jour (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Le temps pascal au jour le jour (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Prier un printemps avec les saints (abbé P. Troadec, éditions Via Romana)
- Le divin ami, (père J. Schrijvers, éditions Clovis) : Une retraite spirituelle sur 10 jours, taillée sur mesure, 4 courtes méditations par jour. L’idée centrale du livre en est l’amour pour Jésus-Christ : on y médite sur l’importance de cette charité et sur la façon dont elle nous transforme. Les paragraphes sont courts, et cela permet de n’avoir qu’à jeter un oeil sur une page pour en retenir une nourriture pour l’âme. La pensée est pacifiante, pleine de bon sens. En un mot, un petit bijou mis à votre disposition.
- Chemins de Croix (1ère et 2e série), par l’abbé Alain Delagneau, pour prier seul ou en famille, pour une multitude d’intentions.
Pour occuper les enfants et leur donner un bon divertissement :
- Série « Sous le signe de l’Ichtus » (Anne Bernet, éditions Clovis). Cette fresque historique – 3 romans sortie de la plume captivante d’Anne Bernet – passionnera les enfants de 8-13 ans et les plongera dans la Rome antique, au temps des premières persécution contre l’Église.
- Les martyrs de Nicomédie (Alphonse Dekkers, éditions Quentin Moreau) : Adrien, jeune officier païen, est marié à Nathalie. Cette dernière, pieuse chrétienne, prie pour la conversion de son époux, tout en aidant ses frères chrétiens en cachette. La persécution de l’empereur les plonge dans l’adversité. Entre son devoir de pourchasser les chrétiens et l’amour qu’il porte à sa femme, que choisira Adrien ?
- Cristeros (Jean-Louis Picoche, éditions Clovis) : Mariano, étudiant en agronomie, et Guadalupe, une jeune Indienne, s’engagent dans l’armée des Cristeros, pour défendre leur foi, pendant la persécution socialiste contre l’Église, au Mexique. Mais la trahison les guette.
- Pour les tous petits : Catéchisme : La miche de pain 1ère et 2e année (Marie Tribou, éditions de l’Espérance). C’est le moment pour passer du temps avec vos enfants, autour de cet excellent catéchisme familial.
- Les histoires de la Comtesse de Ségur en CD audio : La Bible (Ancien et Nouveau Testament, Actes des Apôtres, Histoire de Noël, Histoire de Pâques), Les malheurs de Sophie, Les petites filles modèles, L’auberge de l’ange gardien, Le général Dourakine, Un bon petit diable, Les mémoires d’un âne, les deux nigauds, Les vacances, Jean qui grogne et Jean qui rit. (Adaptées par Marc Geoffroy, éditions Diffusia).
Pour élargir votre culture générale :
- Fabiola, l’Eglise des catacombes (Cardinal Wiseman, éditions Clovis) : Ce roman, à la fois historique et hagiographique, nous plonge dans la Rome du IVe siècle après Jésus-Christ. L’auteur dépeint le choc de la rencontre entre une civilisation païenne et le christianisme grandissant. Fabiola est une jeune patricienne cultivée, mais très orgueilleuse, qui embrassera petit à petit la foi chrétienne grâce à sa cousine Agnès.
Enfin : Un classique de la littérature italienne d’une grande actualité :
- Les fiancés (Alessandro Manzoni, éditions Folio Classique): Ce livre raconte les tribulations de deux fiancés, qui se sont mutuellement promis amour et fidélité sous le regard de Dieu, mais qui ne pourront s’unir qu’après bien des vicissitudes. L’histoire se déroule en Lombardie, entre 1628 et 1630, de la domination espagnole, une période troublée par la guerre civile et la peste ! Ce roman est un très grand classique de la littérature italienne. L’auteur, Antonio Manzoni, était un fervent catholique, plusieurs papes ont vivement conseillé la lecture de ce roman, en particulier Pie XI et Pie XII.
En plus :
Vous pouvez aussi profiter de ces jours pour lire des vies de saints ou de personnages historiques édifiants (liste non exhaustive). Pour trouver ces livres, il vous suffit d’inscrire le titre du livre dans la fenêtre « recherche » du site des éditions Clovis.
- Le secret de saint Dominique (Père Jean-Dominique Fabre, éditions Clovis)
- Don Bosco (Jean de La Varende, Via Romana)
- Don Bosco (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Petite vie de Charles de Foucauld (René Bazin, éditions Via Roman)
- La longue marche des catholiques de Chine (Yves Chiron, éditions Artège)
- Saint Martin (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Saint Vincent de Paul (Abbé Guillaume Hünerman, éditions Salvator)
- Le Saint Curé d’Ars (Jean de La Varende, éditions Via Romana)
- Saint Grégoire le Grand (Anne Bernet, éditions Clovis)
- Monique, mère de saint Augustin (Anne Bernet, éditions Artège)
- La véritable histoire de sainte Rita (Yves Chiron, éditions Perrin)
- Sainte Thérèse d’Avila (Louis Bertrand, éditions Via Romana)
- Gemma Galgani (Bernard Gallizia, éditions Salvator)
- Pie X (Père Jérôme Dal Gal, éditions Clovis)
- Gabriel Garcia Moreno (Père Augustin Berthe, éditions Clovis)
- Bossuet, la voix du grand siècle (Arnaud Odier, éditions du Cerf)
- Saint Etienne de Hongrie (Marie-Madeleine de Cevins, éditions Fayard)
- Blanche de Castille (Gérard Sivéry, éditions Fayard)
- Jacques Sevin (Pierre-Joseph Rubino, éditions CSC)
Pour ce qui est des films, nous vous conseillons :
- Bakhita, de l’esclavage à la sainteté, réalisé par Giacomo Campiotti. Il raconte la vie de sœur Joséphine Bakhita, religieuse Cannossiene à Venise, née esclave au Soudan. Ce film n’est cependant pas à montrer aux enfants de moins de 16 ans.
- Le téléfilm Don Bosco (réalisé par Lodovico Gasparini), peut être aussi regardé en famille, après les devoirs d’école. Il convient aux enfants, à partir de l’âge de 10-12 ans.
Ces deux films durent trois heures, nous vous conseillons de les regarder sur plusieurs jours (2 fois une heure et demie ou 3 fois une heure).
Note : Les services de livraison des colis par La Poste sont ralentis mais fonctionnent toujours. Comptez de 5 à 7 jours ouvrables pour recevoir votre colis. N’oubliez pas de remercier le facteur ou le livreur et de lui faire un sourire, même si votre visage est caché par un masque !
Renouvellement de la consécration du diocèse de Bayonne aux Saints Coeurs de Jésus et de Marie
Monseigneur Marc Aillet a renouvelé, mercredi 25 mars, en la solennité de l’Annonciation, l’acte de consécration du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron au Sacré-Coeur de Jésus et au coeur Immaculé de Marie, à l’issue de la Messe (retransmise en direct à partir du site diocésain) qu’il célèbre à midi dans la chapelle de l’évêché.
Il invite les prêtres, les fidèles et les familles du diocèse à s’associer à ce renouvellement en récitant, avec foi et dans l’Espérance, cet acte de consécration :
RENOUVELLEMENT DE L’ACTE DE CONSECRATION DU DIOCESE DE BAYONNE, LESCAR ET OLORON
AU SACRE-CŒUR DE JESUS ET AU CŒUR IMMACULE DE MARIE
SOLENNITE DE L’ANNONCIATION DU SEIGNEUR – 25 MARS 2020
- Tous ensemble :
Cœur Sacré de Jésus, fournaise ardente de charité, regarde avec bonté tes fils et tes filles du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, en cette période troublée : nous fixons les yeux sur « ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour » (Jésus à sainte Marguerite-Marie).
Nous reconnaissons volontiers nos ingratitudes, nos irrévérences et nos froideurs envers toi, dans l’Eucharistie, Sacrement de ton amour, dont nous sommes aujourd’hui privés. Nous demandons humblement pardon pour tout ce qui blesse la charité fraternelle au sein de nos familles et de nos communautés.
Démunis, voire désemparés devant l’ampleur de la crise sanitaire que nous traversons, et qui prive l’Eglise de la plénitude des moyens de sanctification, nourrit l’inquiétude et l’angoisse de nombre de nos concitoyens, expose au danger les personnes les plus vulnérables, mobilise la générosité des personnels soignants au péril de leur santé ou de leur vie, multiplie les victimes de l’épidémie, nous nous tournons vers ton Cœur lent à la colère et plein d’amour et nous nous réfugions à l’abri de ta miséricorde.
En nous appuyant sur les actes héroïques de beaucoup de ceux qui se mobilisent contre l’épidémie, mais aussi sur la prière et la ferveur renforcées de nombreux fidèles et l’esprit de sacrifice et d’offrande de beaucoup, en ces temps de confinement, nous voulons renouveler la consécration de notre baptême en nous consacrant à nouveau solennellement à ton Sacré-Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, ta Mère et notre Mère.
Tous, nous nous engageons à te répondre amour pour amour, en esprit de réparation pour nos ingratitudes et celles du monde entier, en te disant :
Moi (prononcer ici son prénom), je donne et consacre à ton Sacré-Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, qui sont toujours unis, ma personne, ma vie, mon intelligence, ma mémoire et ma volonté, mes joies et mes peines, mon passé, mon présent et mon avenir, afin que tout ce que je ferai et souffrirai soit pour l’amour et la gloire de Dieu, et l’extension de ton Règne de vérité, d’amour, de justice et de paix dans le monde qui m’entoure. Forts de cette consécration, que nous voulons vivre en vérité, et avec un coeur brisé, nous te présentons tous ceux qui souffrent de cette épidémie, les malades, les victimes et leurs familles, ou qui la combattent pour en limiter les effets destructeurs. Confiants dans la puissance de ta miséricorde, nous te supplions d’intervenir pour mettre un terme à ce fléau qui nous afflige.
- Mgr l’évêque :
Moi, Marc, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, je veux en toute soumission et amour, consacrer solennellement à ton Sacré Cœur et au Cœur Immaculé de Marie, ton Eglise particulière de Bayonne, Lescar et Oloron, afin qu’elle trouve en vos Cœurs unis refuge et protection et soit un signe toujours plus crédible de ton amour rédempteur pour les hommes et les femmes qui peuplent notre diocèse, te laissant un entier et plein droit de disposer de nous et de tout ce qui nous appartient, sans exception, selon ton bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen
Cœur Sacré de Jésus – J’ai confiance en vous
Cœur Immaculée de Marie – Priez pour nous
67 prêtres morts de l’épidémie en Italie
Lu ici:
Soixante-sept prêtres italiens contaminés par le Covid-19 sont décédés depuis le début de l’épidémie en Italie, selon un bilan publié mercredi par le journal de la conférence épiscopale italienne Avvenire. Le quotidien qui publie les noms des prêtres, très majoritairement âgés, et parfois leurs photos, évoquait encore la veille un total de 50 morts.
Prions pour eux (ainsi que pour toutes les autres victimes, bien sûr!) – et prions Dieu de nous envoyer beaucoup de saints prêtres.
Economie : « Un virus qui nous fait toucher aux limites de la mondialisation »
A quelles conséquences concrètes au niveau économique doit-on s’attendre pour notre pays et que nous révèle cette crise à propos de notre sytème mondialisé ? RCF Anjou pose la question à l’économiste Yves Perez (durée 16mn43) :
Couples confinés : la neuvaine à Marie qui guérit les couples vous attend
Nous en avions parlé il y a peu de temps, la dévotion à Marie qui guérit les couples est un don de la Providence pour les époux qui peinent.
Si ce temps de confinement permet des retrouvailles familiales intenses, il peut aussi accroître les difficultés conjugales. Aussi, c’est peut-être le moment de faire un chemin conjugal avec Notre-Dame qui apporte douceur, compréhension et réconciliation.
Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine à “Marie qui guérit et refait les couples”.
Des dizaines de milliers de foyers, peut-être davantage, ont réveillé et consolidé leur amour en priant Marie qui guérit les couples. Certains se même sont rendus en pèlerinage au sanctuaire qui lui est dédié : www.mariequigueritlescouples.com
Alors, n’hésitons pas et partageons cette bonne nouvelle !
Déroulement quotidien de la neuvaine
1/Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
2/Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
3/Récitation d’une dizaine de chapelet
(C’est-à-dire un « Notre Père », dix « Je vous salue Marie », un « Gloire au Père »)
4/Lire la méditation du jour
5/Prière à Marie qui refait les couples
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Premier jour
- Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
- Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie. Je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
- Récitation d’une dizaine de chapelet
- Méditation :
O Marie, nous nous tournons vers vous car nous avons besoin de votre secours. Chaque jour, nous peinons à trouver le chemin pour faire grandir notre amour. C’est humblement et à genoux que nous venons vers vous les mains vides, venez les remplir de ce dont nous avons besoin pour aujourd’hui.
Notre vie ressemble à un écheveau emmêlé et nous ne savons par où commencer pour repartir du bon pied. Aussi, aidez-nous à combattre le voile de l’orgueil qui nous empêche de reconnaître les trésors d’amour et de tendresse qui sont cachés dans le cœur de notre époux (se).
Lorsque vient la tentation de douter de la renaissance que vous voulez pour notre couple, Marie, nous vous disons que nous voulons recommencer, un pas après l’autre, dans la docilité à l’Esprit-Saint. Trop souvent, nous pensons qu’un effort de l’autre est la seule réponse aux difficultés que nous traversons. Comme un enfant qui apprend à marcher, nous nous appuyons sur vous pour avancer à petits pas, lentement, avec confiance ; un acte d’amour succédant à un autre.
Entendant Jésus nous dire qu’ « il est plus facile à un chameau d’entrer dans un trou d’aiguille à coudre qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu », nous vous implorons : faites grandir en chacun l’esprit d’humilité, seule voie d’accès et pierre fondatrice de tout amour. Malgré notre immense misère, nous crions vers vous avec une invincible espérance.
O Marie qui refait les couples, Notre-Dame de l’Humilité, priez pour nous.
- Prière à Marie qui refait les couples :
O Marie, nous nous tournons vers vous, conduisez-nous vers Jésus qui a tant à donner à notre foyer.
Nous cherchons votre regard plein de bonté et savons qu’à l’abri de votre manteau il n’est point de tourment qui ne soit apaisé.
Nous avons tant besoin d’être fortifiés dans nos résolutions et consolés dans nos épreuves.
Apprenez-nous à nous laisser habiter par l’amour infini de Dieu qui s’écoule du cœur de votre divin Fils dans le vôtre, puis le nôtre, à la mesure de notre bonne volonté.
Nous croyons en la miséricorde divine qui peut tout pardonner : apprenez-nous à faire de même l’un envers l’autre.
Selon l’amour qui vous unissait à Saint Joseph, donnez-nous un cœur de pauvre qui nous rende toujours plus dépouillé de nous-même et ouvert aux richesses intérieures de notre époux (se).
Dites pour nous à Jésus que nous désirons ardemment le suivre et nous aimer chaque jour davantage en puisant dans la grâce de notre sacrement de mariage.
A votre image, faites que nous soyons renouvelés par le feu de l’Esprit-Saint.
O Marie qui refait les couples, nous vous confions le nôtre pour qu’il soit une image vivant de l’amour qui unit le Christ à son Eglise.
Avec vous, nous osons croire que de toute souffrance peut jaillir la joie lumineuse du matin de Pâques.
Amen
Maintenir messe et communion ?
Nous avons vu que Mgr Reig¸ évêque d’Alcalá de Henares, en Espagne, a décidé de maintenir messe et communion dans son diocèse, avec toutes les précautions nécessaires, pendant l’épidémie. D’autres évêques d’Espagne, où le degré de contagion de l’épidémie est plus grave qu’en France, ont fait de même, ceux de Grenade, Salamanque, Asidonia-Jerez, Cadix-Ceuta, Cordoue, Huelva, Almería, Segorbe-Castellón, Minorque, Orihuela-Alicante. Au total, ils sont onze évêques à avoir pris les mêmes dispositions que leurs confrères polonais.
Le président tanzanien John Magufuli, catholique pratiquant, a déclaré dimanche 22 mars :
“J’insiste, mes frères chrétiens et même musulmans, n’ayez pas peur, ne cessez pas de vous rassembler pour glorifier Dieu et le louer. Ainsi, en tant que gouvernement, nous n’avons pas fermé d’églises ou de mosquées. Au contraire, elles devraient toujours être ouvertes pour que le peuple puisse chercher refuge auprès de Dieu. Les églises sont des lieux où les gens peuvent chercher la vraie guérison, car c’est là que réside le vrai Dieu. N’ayez pas peur de louer et de chercher le visage de Dieu dans l’Église”. “Le coronavirus ne peut pas survivre dans le corps eucharistique du Christ. Il sera bientôt brûlé. C’est exactement la raison pour laquelle je n’ai pas paniqué en faisant la Sainte Communion, parce que je sais qu’avec Jésus dans l’Eucharistie je suis en sécurité. C’est le moment de construire notre foi en Dieu”.
Une pétition circule actuellement pour demander « aux évêques de France, supérieurs religieux, curés, prêtres ayant charge d’âmes » de bien vouloir faciliter l’accès à la messe pour les fidèles, tout en respectant les règlements en vigueur :
Chers Pères dans le Christ,
A l’approche de Pâques et dans les conditions présentes de confinement, nous vous prions instamment de faciliter aux catholiques de France l’accès à la messe, bien précieux entre tous pour l’Eglise et pour le monde, spécialement à la messe dominicale.
Nous vous demandons de permettre et d’organiser, chacun à votre niveau de responsabilité, comme cela se fait ailleurs (notamment dans 11 diocèses d’Espagne, ou encore en Pologne), dans le strict respect des règlements en vigueur, mais sans les aggraver :
– Que les églises et chapelles restent ouvertes, notamment le dimanche ;
– Que chaque prêtre y dise autant de messes qu’il lui paraîtra nécessaire, du fait de la gravité de la situation ;
– que les fidèles, sans rassemblement, avec toutes les précautions voulues, notamment de distance les unes des autres (organisation de l’entrée et de la sortie de l’église, brièveté de l’office), puissent s’y trouver et y prier au moment de l’office.
Sachant bien entendu que les conditions présentes constituent un empêchement suffisant pour dispenser de l’obligation dominicale, et que les chrétiens qui se rendent aujourd’hui dans les églises ouvertes sont peu nombreux.
Nous faisons en outre confiance à votre sollicitude pour répondre à toute demande de confessions, communions, tant aux malades qu’aux personnes isolées, et de sacrement des malades.
Décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements En temps de Covid-19 (II)
Ayant considéré l’évolution rapide de la pandémie de Covid-19 et tenant compte des observations reçues des Conférences Épiscopales, cette Congrégation propose une mise à jour des indications générales et des suggestions déjà données aux Évêques dans le décret précédent du 19 mars 2020.
En considération du fait que la date de Pâques ne peut pas être transférée, dans les pays touchés par la maladie, où des restrictions sur les rassemblements et les mouvements de personnes sont prévues, les Évêques et les Prêtres célébreront les rites de la Semaine Sainte sans la présence du peuple et dans un endroit approprié, en évitant la concélébration et en omettant l’échange de paix.
Les fidèles seront informés de l’heure du début des célébrations afin de pouvoir s’unir en prière dans leurs propres maisons. Les moyens de communication télématiques en direct, et non enregistrés, pourront être utiles. Dans tous les cas, il reste important de consacrer suffisamment de temps à la prière, en valorisant surtout la Liturgia Horarum.
Les Conférences Épiscopales et chaque diocèse ne manqueront pas d’offrir des suggestions en vue d’aider la prière familiale et personnelle.
1 – Dimanche des Rameaux. La Commémoration de l’Entrée du Seigneur à Jérusalem sera célébrée à l’intérieur de l’édifice sacré ; dans les églises Cathédrales on utilisera la deuxième forme prévue par le Missel Romain ; dans les églises Paroissiales et dans les autres lieux, la troisième forme.
2 – Messe chrismale. En évaluant la situation concrète dans les différents pays, les Conférences Épiscopales pourront donner des indications sur un éventuel transfert à une autre date.
3 – Jeudi Saint. Le lavement des pieds, déjà facultatif, est omis. À la fin de la Messe en Mémoire de la Cène du Seigneur, on omet aussi la procession, et le Saint-Sacrement sera conservé dans le tabernacle. En ce jour, on concède exceptionnellement à tous les prêtres la faculté de célébrer la Messe dans un endroit approprié, sans la présence du peuple.
4 – Vendredi Saint. Dans la prière universelle les Évêques veilleront à préparer une intention spéciale pour ceux qui se trouvent dans une situation de désarroi, pour les malades, les défunts (cf. Missale Romanum). L’adoration de la Croix par le baiser sera limité au célébrant seulement.
5 – Vigile Pascale. Elle n’est célébrée que dans les églises Cathédrales et Paroissiales. Pour la liturgie baptismale, seul le renouvellement des promesses baptismales sera maintenu (cf. Missale Romanum).
Dans les séminaires, les maisons de prêtres, les monastères et les communautés religieuses, on suivra les indications de ce Décret.
Les expressions de la piété populaire et les processions qui enrichissent les jours de la Semaine Sainte et du Triduum Pascal peuvent être transférées, au jugement de l’Évêque diocésain, à d’autres jours convenables, par ex. les 14 et 15 septembre.
De mandato Summi Pontificis pro hoc tantum anno 2020.
De la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le 25 mars 2020, solennité de l’Annonciation du Seigneur.
Robert Card. Sarah
Préfet
✠ Arthur Roche
Archevêque Secrétaire
L’islamisation de l’université française
Campus Vox vient de mettre en ligne un témoignage glaçant sur l’islamisation des universités – par au Caire, à Lyon! Une étudiante de langue arabe à Lyon II, puis Lyon III raconte:
Lors du 1er semestre, une élève égyptienne chrétienne a fait un exposé sur la 2ème révolution égyptienne du 30 juin 2013 contre le régime des frères musulmans. Elle a donc montré une vidéo où l’on peut voir plus de 30 millions d’égyptiens manifester contre le régime des frères musulmans. On y voit aussi le soutien de l’armée qui décide de protéger le peuple et d’exécuter sa volonté : https://youtu.be/Lbe0W2VHM2o Mais à la fin du cours, un élève est venu la voir en lui disant qu’elle n’aurait jamais du montrer cette vidéo, ni parler de politique. Puis il lui a demandé si elle était musulmane. Quand elle lui répondit qu’elle était chrétienne, il ne lui adressa plus jamais la parole. Il lui a aussi donné un livre en arabe : “Le protocole des sages de Sion”, ouvrage de propagande antisémite par excellence.
J’apprends que certaines élèves s’enferment dans les salles de cours aux heures de prière et que les professeurs doivent attendre la fin de leur prière pour pouvoir entrer.
J’apprenais aussi que quand un professeur met une simple chanson d’Om Kalthoum une musique orientale, pour faire découvrir la culture arabe, certaines élèves sortent de classe car c’est « haram » ( péché, interdit).
Un autre jour, une élève tunisienne fait un exposé en Français sur un poète tunisien et emploie le mot « prophète » pour le décrire. Et là une élève se lève en hurlant au blasphème et menace de la frapper. Encore une fois, le professeur de ce cours réagit en disant « il ne faut pas leur en vouloir car c’est leur culture ».
Un autre jour, une conférence était donné par un doctorant sur un thème littéraire. La plupart de l’auditoire était des élèves voilées. Ce doctorant qui parlait en arabe finit par dire “Je vais parler en Français pour les chrétiens ».
Si la terre est confinée, le Ciel lui, est ouvert !
De l’abbé Le Coq en cette fête de l’Annonciation, à l’heure où toutes les cloches de France sonnent :
Ecoutez-les ces cloches!
Ce ne sont pas celles de Pâques qui annonceraient la joie de la Résurrection :
la joie du Christ Sauveur!
La Joie du Christ vainqueur!
Ce temps n’est pas venu…
La Victoire n’est pas là…
La Victoire attendra…
Ecoutez-les ces cloches!
Celles-là mêmes qu’on a voulu faire taire dans nos villes et nos villages pour ne pas « déranger » la triste tranquillité des hommes endormis : pauvre sérénité des consciences ensevelies.
Elles sonnent ce soir…
Elles sonnent… comme jamais!
Jusqu’à faire trembler les murs des maisons d’aujourd’hui : ces maisons construites sur le sable de la vie qui passe, et qui s’enfuit.
Ecoutez-les ces cloches!
Ce ne sont pas les cloches des grandes joies paroissiales, ni les beaux carillons qu’on fait entendre les jours de fête, les jours de mariages et les jours de baptêmes.
Les mariages et les baptêmes ne sont plus.
TOUTES NOS JOIES SE SONT TUES.
Ces cloches qui résonnent et que, ce soir, le monde sera obligé d’entendre, c’est le son grave des temps de guerre, c’est le tocsin qui annonce le Feu et les drames.
Ce soir ce sont les cloches de l’appel aux armes.
Et de l’appel aux larmes.
Ecoutez-les ces cloches.
Ecoutez-bien!
Ecoutez-mieux!
Tendez l’oreille.
Tendez le coeur !
C’est un cri!
Un cri déchirant qui rejoint la longue plainte des Saints Innocents.
Nos cloches de ce soir « c’est le cri de Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus. ” (Mt 2, 13-18)
À nos clochers, ce soir, c’est le Glas des jours de peine et des jours de deuil.
Ce soir les églises gémissent!
Et il n’y a pas qu’elles!
Car, à toutes ces églises vides, se joignent tous ceux qui, normalement, les remplissent et en sont empêchés.
Et il y a plus encore!
Car ces « nations affolées et désemparées » (comme l’annonçait le Christ) ; Ces hommes « mourant de peur dans l’attente de ce qui doit arriver », ce monde abasourdi de se retrouver au bord d’un précipice vertigineux: peut être bien que ce soir, s’unissant à nos cloches, tous s’uniront à notre prière!
Oui l’Eglise prie, et supplie.
L’Eglise lance sa prière et sa supplication.
De la terre jusqu’au Ciel.
Jusqu’à ce Ciel méprisé par certains, oublié par beaucoup, et depuis si longtemps! C’est vers le Ciel que les regards se tournent désormais et que les coeurs espèrent…
Car si la terre est confinée, enfermée, le Ciel lui, est ouvert!
Plus que jamais.
Pour combler les espoirs humains la terre a dit son dernier mot et ce n’est pas assez. Elle n’a plus rien a dire, elle n’a plus rien à donner.
Mais les âmes, elles, ont encore largement besoin de recevoir et d’écouter.
Nous avons cru que l’issue de secours des homme serait la terre elle-même.
Nous avons idolâtrer la terre comme si elle était Dieu alors qu’elle n’était que le tremplin vers Dieu.
Maintenant nous le savons, la terre n’a pas les paroles de la vie éternelle.
La « déesse terre » nous a bernés.
« Adjutorium notrum in Nomine Domni » = « notre secours est dans le nom Seigneur » !
Les cloches de ce soir, c’est le son de l’humble pardon des péchés de chacun, des péchés de la France, des péchés de l’Eglise, et du péché du monde : comme un lot détestable que nous avouons tous et dont on veut être lavé.
C’est le son de ceux qui veulent être pardonnés…
La cloche, en ce beau soir d’Annonciation, c’est aussi celle l’Angélus, la cloche qui prévient que Dieu vient et intervient dans l’histoire de son peuple.
C’est la cloche qui annonce et qui promet que Dieu aime chacun et que le Bon Dieu nous appelle tous depuis le début du monde jusqu’à la fin des temps, à la vie éternelle.
Alors que notre Foi sonne, que notre Foi résonne!
Que notre espérance hurle :
en haut, vers notre Père
et se répande partout, vers nos frères !
Courage! Car un jour, « toutes les larmes seront asséchées » ( Apocalypse 21, 4)
Un jour, l’homme sera sauvé.
Un jour finira de sonner le grand clocher : car, enfin, nous serons arrivés.
Entretien avec Bruno Riondel sur le communisme (1)
Nous commençons la publication d’un entretien avec Bruno Riondel, professeur d’histoire à Louis-le-Grand et auteur d’une récente synthèse sur le bilan du communisme: “L’effroyable vérité” (L’Artilleur)
1) Vous venez de publier une synthèse impressionnante sur un siècle de communisme. Quel est le bilan ?
Le bilan est terrifiant.
Sur le plan humain, 80 à 100 millions de personnes ont été tuées, de plus nombreuses encore ont eu leur vie brisée dans les milliers de camps de déportation mis en place par les communistes, partout où ils prirent le pouvoir. Et plusieurs millions de personnes parmi ces victimes du communisme ont été exterminées dans le cadre de deux génocides : l’Holodomor, le génocide ukrainien qui a fait quatre à cinq millions de victimes par la famine organisée, entre 1932 et 1933, et le génocide cambodgien, à la fin des années soixante-dix, qui causa la mort de deux à trois millions de personnes, souvent exécutées par balle où d’un coup de pelle sur la nuque. Dans les deux cas, le crime fut prémédité par les hauts responsables communistes qui, à l’instar du Cambodgien Pol Pot, ambitionnaient de créer un « nouveau peuple ». Le crime fut ensuite mis en œuvre par des exécutants totalement déshumanisés, tel le Soviétique Lazare Kaganovitch, fort justement surnommé le « Himmler soviétique ». Tout historien sérieux reconnait aujourd’hui la dimension génocidaire des crimes de masse ukrainien et cambodgien, Nicolas Werth, l’un des grands spécialistes du communisme, écrivant à propos du premier qu’il est « le seul événement européen du XXe siècle qui puisse être comparé aux deux autres génocides, le génocide arménien et la Shoah ». Même lorsqu’il n’y eut pas génocide (selon les critères stricts de définition), la préméditation des crimes de masse fut une constante dans les régimes communistes, car l’éradication nécessaire de la superstructure culturelle des sociétés, afin d’en créer une nouvelle, justifiait d’exterminer des classes sociales entières, à commencer par les paysans, souvent très attachés à leur petite exploitation et porteurs de valeurs traditionnelles. Félix Dzerjinski, le sinistre fondateur de la Tchéka, la police politique soviétique, justifiait les tueries massives en estimant qu’« il n’existe pas des individualités contre-révolutionnaires mais des classes entières contre-révolutionnaires ». Ainsi, aux millions de koulaks ukrainiens déportés et assassinés par Staline s’ajoutèrent les masses de paysans tués par Mao, Hô chi Minh et par beaucoup d’autres dirigeants criminels.
Si le communisme apporta, partout où il s’imposa, la mort et la souffrance, il désorganisa aussi en profondeur les sociétés qui connurent alors une régression culturelle sans précédent, en menant une lutte à mort contre les religions, en traquant aussi les intellectuels et les artistes non ralliés à la doxa, tout en transformant les écoles et les universités en centres de formatage idéologique. Sur le plan économique, l’aberration collectiviste suscita un appauvrissement extrême des masses que dominait la minorité nomenklaturiste issue du parti unique, lequel était mis en symbiose avec l’Etat instrumentalisé pour réaliser les objectifs de la minorité dirigeante fanatisée. Il faut le dire, le communisme n’a rien créé, sauf peut-être les pratiques perverses d’une ingénierie sociale par laquelle il manipulait le réel dans le but d’assurer sa domination sur les masses, en soumettant les personnes à l’arbitraire policier tout en les maintenant dans la pénurie, les confinant ainsi dans la peur permanente et la désespérance. L’angoisse collective récurrente, stratégiquement organisée par les communistes, apportait ainsi la soumission totale des masses au Parti-Etat nourricier.
La révolution marxiste-léniniste ne fut au final qu’un outil de subversion des sociétés, une praxis qui, en transformant sans cesse la réalité rencontrée modifiait en retour l’idéologie, laquelle transformait à nouveau le réel, et ainsi de suite, suivant un fonctionnement basique de type matérialiste-dialectique. Fondé sur un ressentiment sublimé en illusions, le communisme est une expression de la pulsion de mort de l’humanité et sa mise en œuvre ne peut aboutir qu’à des effets profondément négatifs.
2) La diplomatie française a longtemps hésité entre deux attitudes : d’une part s’en tenir à l’histoire et à la géographie (et voir ainsi, par exemple, la Russie éternelle sous le masque de l’Union soviétique) ou prêter attention à l’idéologie (et donc choisir résolument le monde libre contre le bloc communiste). Comment ces deux attitudes contradictoires se sont-elles harmonisées au fil du temps et l’une a-t-elle été plus féconde que l’autre ?
Le problème est effectivement celui de la distinction entre la Russie et l’URSS, car ces dernières correspondaient à deux réalités différentes sur le plan géographique : La Russie ne fut que la principale des 15 Républiques soviétiques, représentant 70% environ du territoire de l’URSS. Mais la différence entre Russie et URSS fut surtout culturelle, la première, vieille nation de foi et de culture chrétienne orthodoxe ayant été soumise à la seconde, une structure fédérale (véritable carcan idéologique) de nature matérialiste-athée et aux ambitions internationalistes. Ce qui explique que nombre des premiers bolchéviks furent des étrangers qui se firent la main en URSS en y martyrisant des Russes, avant de diriger leur patrie d’origine, à l’instar du Hongrois Bela Kun qui fit exécuter des cheminots russes grévistes, de son compatriote Imre Nagy qui participa au massacre de la famille tsariste ou encore du Bulgare Georgi Dimitrov, chef redouté de l’Internationale moscoutaire. Cette dualité Russie/URSS pesa donc profondément sur les relations que la France entretenait avec la Russie soviétique.
Dans un premier temps, la diplomatie française considéra Lénine comme « l’agent des Boches », car, par le traité de Brest-Litovsk, signé en mars 1918, il avait permis aux Allemands de s’emparer de vastes territoires russes, ce qui entraina l’intervention de régiments franco-britanniques en Russie. Ceux-ci luttèrent ensuite quelques temps aux côtés des Russes blancs opposés aux Rouges durant la guerre civile russe, car Français et Anglais craignaient la contagion révolutionnaire.
Dans un second temps, au cours des années trente, alors que les Soviétiques promouvaient génialement une stratégie dite « antifasciste », tant pour se poser en défenseurs de l’humanité en cachant leurs propres crimes, que pour briser le front des anticommunistes occidentaux, et tandis qu’un ennemi commun, l’Allemagne, menaçait à nouveau la paix, la diplomatie française, se souvenant de l’alliance franco-russe de 1893, accepta un rapprochement avec les Soviétiques, malgré le litige portant sur les emprunts russes non remboursés. Initié, en 1932, par le ministre des Affaires étrangères soviétique, Maxime Litvinov, qui avait su convaincre Staline de se concilier la France, ce rapprochement se concrétisa, en 1935, par la signature d’un traité d’assistance mutuelle qu’avait négocié, coté français, Louis Barthou, ministre des Affaires étrangères, peu avant d’être assassiné et que signa Pierre Laval. Si cette signature traduisait l’esprit russophile qui animait encore la diplomatie française, le traité ne fut pourtant jamais appliqué, car il se heurta à l’hostilité de l’état-major français que le pacte germano-soviétique de 1939 renforça dans sa défiance entretenue à l’égard de l’ogre soviétique.
Après la Seconde Guerre mondiale qui vit le triomphe d’une URSS auréolée de prestige, De Gaulle, chef du GPRF, signa, en décembre 1944, un traité d’amitié avec les Soviétiques, mais les relations changèrent brusquement alors que débutait la Guerre froide, la diplomatie française devant désormais tenir compte de la logique des blocs, plutôt que de la russophilie traditionnelle qui l’animait. Ainsi, les relations se tendirent entre la France et la puissance soviétique, car cette dernière soutenait le Vietminh qui menait la lutte pour l’indépendance dans l’Indochine française. Dans ce contexte de confrontation Est-Ouest, et bien qu’intégrés au camp américain, les Français ambitionnèrent de dépasser la confrontation bipolaire, faisant de la recherche d’autonomie stratégique un axe majeur de leur politique étrangère. Ainsi, le général de Gaulle, soucieux d’affirmer l’Indépendance nationale de la France ménagea les Soviétiques tout en provoquant les Américains, rêvant même d’une Europe allant de l’Atlantique à l’Oural. Chacun de ces différents choix faits par la diplomatie française au cours de la période soviétique relevait d’une adaptation au contexte global, au nom de la realpolitik, mais le contexte de guerre froide eut peut-être l’avantage d’offrir à la France la possibilité d’affirmer une indépendance très relative face à la logique des blocs, notamment en la poussant à se doter de l’arme atomique, condition de sa grandeur nationale.
3) Une bonne partie de l’intelligentsia française a été sous influence communiste. Comment l’expliquez-vous et en reste-t-il des traces ?
L’adhésion d’une partie de l’intelligentsia française et occidentale à la révolution bolchévique, puis aux autres régimes marxistes-léninistes qui s’imposèrent au cours du XXe siècle, s’explique par différents facteurs allant de la foi naïve placée dans le communisme à l’intérêt personnel bien perçu et au cynisme qui en est le corollaire. Dès 1917, les poètes et écrivains nombreux, comme Louis Aragon, Paul Eluard ou André Gide, pour ne citer que ceux-ci, s’enthousiasmèrent pour une révolution qu’ils imaginaient fraternelle, la percevant comme un prolongement de 1789, telle, écrit François Furet, « l’étape supérieure de l’émancipation des individus ». Même des universitaires de premier plan, comme les historiens, Alphonse Aulard et Albert Mathiez, se leurrèrent sur la nature de la révolution russe qu’ils superposèrent naïvement à la française, oubliant que les révolutionnaires français, même s’ils s’égarèrent un temps dans la terreur robespierriste, étaient des bourgeois des Lumières, déistes et défenseur de la propriété privée, tandis que les bolchéviks étaient des matérialistes athées et des collectivistes expérimentant une forme inédite de nihilisme niveleur et aliénant.
L’aveuglement allait loin chez les intellectuels séduits par le bolchévisme, ainsi, en 1927, alors que Staline soumettait les Russes misérables à sa poigne de fer, l’écrivain, Georges Duhamel, reçu en URSS, rapporta que « de tous les points de l’immense territoire, aujourd’hui pacifié, laborieux, arrivent des nourritures succulentes : le caviar vient des grands fleuves, la steppe envoie le gibier, toutes les provinces du bétail. Les poissons frais, secs, fumés sont répandus à profusion ». De son côté, l’ex Président du Conseil, Edouard Herriot, en voyage à Kiev au cours de l’année 1933, alors que sévissait la famine génocidaire organisée par les communistes, assura, à propos de l’Ukraine, l’avoir vue comme « un jardin en plein rendement », ajoutant : « Je n’y ai constaté que la prospérité ». Mais les Soviétiques savaient corrompre leurs invités en les honorant, tel André Gide qui, reçu en 1936, à Moscou, fut logé dans une suite de six chambres, située dans le plus grand hôtel de la ville, transporté en Lincoln et nourri de caviar abondant.
Dans les années trente, certains intellectuels ouvrirent les yeux sur les crimes communistes et rejetèrent le bolchévisme, à l’instar du même André Gide, qui, en 1936, publia Retour d’URSS, une critique radicale du système soviétique, tandis que d’autres, comme Aragon célébrant la Guépéou, continuaient à se compromettre avec le crime. Pour ceux-ci, la fidélité au communisme soviétique assurait une continuité de carrière avec des parutions de livres garanties par les maisons d’édition contrôlées par le PCF, ainsi qu’une promotion assurée par L’Humanité et autres journaux prosoviétiques. La soumission presque imbécile d’Aragon au bolchévisme lui valut de dominer le milieu littéraire français de la Libération et d’en organiser la purge intellectuelle à partir du Comité national des écrivains, une émanation du PCF, qu’il dirigeait. Plus largement, la victoire soviétique de 1945 donna un tel prestige au PCF que ce dernier rallia à sa cause des pans entiers de l’univers intellectuel français, écrivains, universitaires, artistes, à l’instar de Jean-Paul Sartre et de Pablo Picasso. Etre membre du PCF facilitait aussi l’obtention d’un poste universitaire, car les communistes annexèrent des secteurs entiers de la recherche au sein desquels ils se cooptèrent ensuite, influençant profondément et durablement les contenus d’un savoir (en science sociale notamment) désormais déformé par les postulats idéologiques qui le sous-tendaient.
Si nombre d’intellectuels perdirent la foi dans le stalinisme, au cours des années 50, les réseaux marxistes en place continuèrent à contrôler, plus discrètement, mais toujours très fermement, les bastions du savoir annexés en 1945. De nos, jours, ceux-ci véhiculent encore un « progressisme » imprégné d’une forte sensibilité d’extrême gauche, poursuivant inlassablement la déconstruction de la superstructure culturelle française, en favorisant, plus particulièrement, l’affirmation du discours islamo-gauchiste, dit « décolonial », nouvelle forme de la lutte des classes opposant, non plus explicitement le prolétaire et le bourgeois, mais l’immigrant à l’autochtone placé en position de rentier de la nation.
Livre à commander ici.
Armées françaises comme hôpital public : mensonges et faillite d’Etat ?
Les connaisseurs du milieu militaire ne peuvent que sourire (avec tristesse) devant la communication outrancière et surtout exagérée sur le rôle des armées françaises dans la crise COVID 19 que traverse la France aujourd’hui. Cette communication est exagérée dans un seul et unique but : redorer l’image du pitoyable président Macron qui, non content d’avoir été imprévoyant, cherche à être comparé à Clémenceau dans les tranchées.
Tout comme l’hôpital public, l’armée française n’a plus les moyens depuis longtemps pour faire face de manière massive à une telle crise. Bien sûr, la responsabilité doit être recherchée, au minimum chez les trois derniers présidents qui ont diminué de manière drastique les moyens régaliens pour les rendre “rentables” : Sarkozy, Hollande et Macron.
Les hôpitaux militaires ne pèsent que 1% de l’hôpital public (lui-même déjà débordé et sans moyens suffisants). Il aura fallu 6 jours pour que cet hôpital militaire de campagne prenne en charge son premier patient et il ne possède que 30 lits en capacité de réanimation. Savez-vous que l’hôpital historique du Val de Grâce, qui a été fermé contre l’avis des spécialistes, est aujourd’hui à l’abandon et abrite une section Sentinelle alors qu’il avait une renommée mondiale ?
Si l’hôpital du Val-de-Grâce attire les convoitises du DAL c’est parce qu’il est … quasi vide. Depuis l’été 2016, tous ses patients sont partis et l’ancien hôpital se cherche un nouvel avenir.
Le ministère de la Défense, en quête d’argent, avait décidé en 2014 de vendre ce très juteux patrimoine. Mais depuis, le site de 2,7 ha n’a toujours pas de repreneur. Plusieurs investisseurs privés le convoitent pour y implanter des équipements dédiés à la santé (pôle mondial de recherche et d’innovation thérapeutique ou hôpital centré sur le handicap), mais deux ministères sont aussi sur les rangs pour occuper les locaux. Le ministère de l’Intérieur songe à y implanter une« cité du renseignement » où les services des espions français seraient regroupés, tandis que le ministère de la Santé voudrait y créer un campus regroupant différents services de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale.
En attendant que l’Elysée tranche, des militaires de l’opération Sentinelle chargés de sécuriser les lieux publics dans le cadre du plan Vigipirate y sont logés.
Florence Parly, en bonne communicante, a envoyé un bâtiment de la Marine nationale en Corse pour transférer 12 patients, pour une capacité maximum de 15 à bord, alors qu’un aller-retour en avion n’aurait pris que quelques heures… Le clou du spectacle médiatique fût sans doute la diffusion en version accélérée de la vidéo du montage de l’hôpital de campagne à Mulhouse, un peu comme la vidéo d’un des deux hôpitaux chinois construits en 10 jours…sauf que là, il s’agit de 30 lits au lieu de 2 000. Les militaires doivent avoir honte de voir ainsi leur manque de moyens mis en avant par des responsables politiques qui ne pensent qu’à leur ego.
Après deux journées de montage, puis de désinfection, l’élément militaire de réanimation est quasiment terminé à Mulhouse. Sa capacité sera de 30 lits de réanimation. Engagement exemplaire de nos militaires. @armeedeterre @santearmees @EtatMajorFR pic.twitter.com/VbjxuDSJmR
— Florence Parly (@florence_parly) March 23, 2020
Jean-Dominque Merchet explique parfaitement sur son blog la réalité des moyens des armées françaises :
Chaque jour qui passe nous permet de mieux mesurer la faiblesse des moyens dont disposent les armées en matière sanitaire.
On apprend que le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre, arrivé ce matin à Ajaccio en provenance de Toulon, transportera « douze malades » atteints du Covid-19, vers Marseille. Un bateau de 20 000 tonnes pour douze patients, sachant que ces capacités sont de l’ordre de « la quinzaine », selon le ministère des armées.
Vendredi un deuxième vol d’A330 Phénix en configuration Morphée a eu lieu de Mulhouse vers Bordeaux, avec six patients à bord. Sachant que 1) l’armée de l’air ne possède (sauf erreur de notre part) que deux kits Morphée, 2) qu’après chaque vol, « deux à trois jours » de reconditionnement (notamment pour la désinfection) sont nécessaires, 3) qu’un kit Morphée doit rester en alerte pour une éventuelle évacuation sanitaire (evasan) de blessés en Opex, on peut en conclure que le Phénix Morphée pourrait – en moyenne – effectuer trois vols sanitaires par semaine. Soit moins de vingt patients.
Les hôpitaux militaires (HIA) mobilisés disposent au total de 117 lits, dont 40 en réanimation. Auquel s’ajoutera l’EMR (élément mobile de réanimation) en cours d’installation à Mulhouse et qui offrira 30 lits supplémentaires. Soit un total de 70 lits de réanimation, comme nous l’écrivions dès lundi. 47 autres lits sont destinés à accueillier des patients hors réa (…)
Cette crise nous fait toucher du doigt d’une manière extrêmement concrète ce que signifient des mots comme « modèle d’armée complet » et « armée échantillonaire ». Beaux débats à prévoir dès lors que la crise sera surmontée…
Par ailleurs, il nous explique aussi avec précision pourquoi il aura fallu autant de temps pour installer 30 lits :
Le ministère des Armées nous apprend (…) que les Elément militaires de réanimation (EMR), c’est-à-dire l’hôpital de campagne d’une capacité de 30 lits, sera « mis en oeuvre » à proximité de l’hôpital de Mulhouse « dans quelques jours ».
Ces « quelques jours » posent question. L’annonce a été faire lundi soir, 16 mars, par le chef de l’Etat, chef des Armées. On pouvait donc imaginer que l’affaire était en bonne voie. Or, on apprend 38 heures plus tard que « le personnel du Régiment médical (RMED) est projeté aujourd’hui [mercredi 18 mars] (…) Le compte-à-rebours est donc lancé : combien de jours faudra-t-il entre une annonce présidentielle et l’accueil du premier patient ? (…) De son côté, la Dicod assure que le ministère des Armées « n’a pas de date exacte, mais tout indique que cela sera avant le 27 mars ». Dans le Parisien, la ministre Florence Parly déclare que ce sera « le plus rapide possible » mais qu’il s’agit d’une « opération importante » pour les armées. Jeudi, la Dicod nous indique que « l’installation débutera cette fin de semaine » (…)
Un internaute nous précise que « le dernier Hôpital Militaire de Campagne, le 810ème HMC du RMED, a été dissous il y a 5 ans. Le SSA doit donc piocher dans l’ensemble de ses UMO pour monter de toutes pièces cet EMR et ça demande quelques délais… »
Le mal des armées françaises est profond :
Les armées font ce qu’elles peuvent, c’est-à-dire avec les moyens que le pays met à leur disposition et beaucoup d’engagement des personnels. Si le second ne fait pas défaut, force est de constater que les premiers ne sont pas à la hauteur de ce que les citoyens s’imaginent. La « paupérisation du Service de santé des armées » est une réalité, que les images ne parviendront pas à masquer. Comme nous le confiait récemment un officier général, «il y a un décalage entre ce que les gens attendent de l’armée et ce qu’elle peut faire pour eux ».
Cet état de fait ne doit pas surprendre : depuis une génération, les armées ont été réorganisées dans une logique expéditionnaire, tout en préservant ce que les documents officiels qualifient parfois un peu pompeusement de « modèle d’armée complet ». Complet, certes, mais à des niveaux quantitatifs tellement faibles que d’aucuns, dans les milieux spécialisés, parlent d’ « échantillonaires »
Le général Vincent Desportes confirme ces éléments et fait remonter la responsabilité politique jusqu’à Jacques Chirac :
“(…) L’offre de santé militaire a été drastiquement réduite lors des quinquennats de Chirac, Sarkozy et Hollande avec la baisse des budgets, puisqu’on a imaginé que n’importe quelle médecine pouvait faire le travail des médecins militaires. Ce qui est totalement faux ! (…)”
En attendant, plusieurs pistes sérieuses laisser penser que les armées françaises se préparent à renforcer le dispositif Sentinelle de manière massive (aujourd’hui estimé entre 4 et 7000 hommes), afin de soulager les forces de sécurité intérieure pour faire respecter le confinement.
En effet, Christophe Castaner a annoncé le 19 mars dernier qu’il envisageait un renfort du dispositif Sentinelle alors même qu’il avait sournoisement laissé entendre le contraire après l’intervention du président de la république le 17 mars dernier (“Il n’y a pas de mobilisation de l’armée pour contrôler nos rues (…) nos forces de sécurité intérieures seront largement déployées pour cela“. Voir la vidéo à partir de 25’00”) :
En lieu et place, le ministre Castaner annonçait ce jeudi, « une montée en puissance du dispositif Sentinelle » ; un dispositif mis sur pied au lendemain des attentats de 2015 en France, pour « faire face à la menace terroriste sur le territoire national et protéger les points sensibles du territoire ». Selon le ministre de l’intérieur, le dispositif ‘’Sentinelle’’, devrait mettre donc à contribution l’armée pour le renforcement de la sécurité, sans pour autant se substituer aux forces de police. « Ils ne feront pas de contrôle d’identité, ils sont là en appui » avait déclaré en substance Christophe Castaner.
Cette montée en puissance a eu lieu en 2015 suite aux attentats où près de 10 000 hommes avaient été déployés et où des effectifs supplémentaires avaient été accordés à l’armée de terre. Les conséquences de cette suractivité (OPEX + Sentinelle) ont été terribles sur la préservation des effectifs que le ministère des armées a aujourd’hui beaucoup de difficultés à fidéliser au point de vouloir recruter massivement en Seine-Saint-Denis.
Le commandement des armées est sans doute tiraillé aujourd’hui entre sa vocation naturelle à soulager la Nation en crise et le risque de voir ses effectifs fondre encore davantage d’ici un an si ils étaient à nouveau déployés en masse…surtout sans masque.
Le gouverneur de la Louisiane donne l’exemple
Lu sur Twitter (avec retard!) ce message du gouverneur de la Louisiane, John Bel:
“En ce temps de Carême, où nous nous concentrons sur le jeûne et la prière, je voulais faire savoir aux habitants de la Louisiane que je jeûnerai demain mardi 24 mars.”
Rêvons un peu: et si ça arrivait chez nous, qu’au lieu de leur sectarisme maçonnique à front de taureau, ceux qui prétendent nous diriger redécouvraient les vertus du jeûne et de la prière et se préparaient ainsi à la grande fête de l’Annonciation? (Il est vrai qu’il faudrait aussi qu’ils abandonnent la culture de mort car il est assez difficile de croire à l’Incarnation du Fils de Dieu comme petit embryon et de “traquer”, comme ils disent, les enfants dans le sein de leurs mères!)
In this Lenten season where we focus on fasting and prayer, I wanted to let the people of Louisiana know that I will be fasting tomorrow, Tuesday, March 24. #lagov #lalege
— John Bel Edwards (@LouisianaGov) March 24, 2020
L’épidémie permet aussi le retour à Dieu
L’agence Via Sacra vient de publier cette vidéo d’Armel Joubert des Ouches qui réchauffe le coeur: l’Europe chrétienne n’est donc pas totalement morte – en tout cas en Italie. Le coronavirus ne se contente pas de fermer les églises, mais il réveille l’esprit de générosité des Italiens – et la présence de prêtres auprès des mourants convertit des médecins athées, exténués mais admiratifs devant la vie sacerdotale donnée pour les âmes des fidèles. La page Facebook de la police nationale italienne demande la protection de son saint patron. Des maires consacrent leur ville au Coeur immaculé de Marie. Dieu veuille que ces beaux exemples soient suivis de ce côté-ci des Alpes!
On aimerait que, pour d’autres dirigeants occidentaux, Pâques soit aussi un jour spécial…
Tous les médias gauchistes d’Amérique tombent sur le dos de Donald Trump parce qu’il a osé dire qu’il aimerait que le pays soit de nouveau ouvert pour Pâques – “jour très spécial pour moi”, a-t-il précisé. On peut douter que l’épidémie soit terminée le 12 avril, mais on peut surtout regretter que Pâques n’évoque plus rien pour la plupart des dirigeants occidentaux. Décidément, le problème, ce n’est pas tant le populisme que des “zélites” devenues totalement étrangères à la culture des peuples qu’elles sont censées représenter.
"Easter is a very special day for me. Wouldn't it be great to have all the churches full?
"That would be a beautiful thing" – @realDonaldTrump
That would be awesome!
Let's pray for a great American revival for Easter Sunday! 🙏 pic.twitter.com/SwqgIje7fI
— Elizabeth Harrington (@LizRNC) March 24, 2020
Et maintenant, la révolte des médecins!
L’excellent Gérard Maudrux, urologue qui s’était fait connaître pour son franc-parler lorsqu’il présidait la caisse de retraite des médecins de France, vient de publier un article (circonstancié, mais au vitriol) contre le gouvernement sur la désastreuse gestion du fameux dossier de la chloroquine:
Les choses bougeaient enfin, grâce à l’opinion publique, mais le gouvernement agit toujours pour que les Français ne disposent pas du Plaquenil. Nous sommes dirigés par des irresponsables, voire des criminels.
Le gouvernement rassure les Français : « Oui nous nous intéressons au Plaquenil, oui c’est en cours, et il fait partie de nos protocoles expérimentaux avec d’autres médicaments ». Il oublie au passage de dire qu’il avait refusé au départ de le faire, et qu’il ne l’a fait que sous la pression de l’opinion publique : blogs, journaux, et surtout du Pr Raoult qui leur a dit « vos protocoles scientifiques, je m’assieds dessus, je prends mes responsabilités, avec votre accord ou non, je traite mes patients avec. » Tous les médecins de France veulent aussi prendre leurs responsabilités.
Malheureusement, ce n’est pas encore demain que vous serez traités par ce médicament en cas de besoin. LE PLAQUENIL A ÉTÉ RETIRÉ DU COMMERCE, IL EST MAINTENANT RÉSERVÉ À USAGE HOSPITALIER.
Ils continuent de faire le contraire de ce qu’on devrait faire. Je doute fortement que le Plaquenil agisse sur les poumons des patients hospitalisés (l’Azithromycine si). La première indication du Plaquenil, c’est au début de la maladie, en diminuant la charge virale, il diminue la contagiosité et peut éviter l’aggravation et le passage à l’hôpital. Il est probablement plus utile pour éviter l’hospitalisation, que pour les cas déjà sévères. LE PREMIER PRESCRIPTEUR DOIT ÊTRE LE MEDECIN TRAITANT, pas l’hôpital, même s’il peut en utiliser aussi.
Le gouvernement envoie les médecins de ville en première ligne, sans protection, mais ne leur fait toujours pas confiance, lui seul sait comment faire, pas les ploucs de la ville (et de la campagne). Ils ne doivent plus prescrire ce traitement, alors qu’ils devraient le PRESCRIRE en premier, DÈS LES PREMIERS SYMPTÔMES, pour éviter l’hospitalisation. Ce mépris de la médecine libérale, en première ligne, on l’avait déjà connu sous Bachelot pour les vaccinations massives, ils n’avaient pas été intégrés dans l’opération. On l’a vu aussi ce soir sur TF1 avec une clinique privée dotée de lits de réanimation vides, en pleine région surchargée où depuis 10 jours on sélectionne des patients non éligibles au traitement faute de respirateurs pour tous. Un scandale de plus.
La suite ici.
Encore plus de restrictions contre le culte catholique?
Hier a été publié au JO le Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. J’y lis notamment ceci au paragraphe IV de l’article 8:
IV. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes.
Il y a sûrement parmi les lecteurs du Salon beige de meilleurs juristes que moi – et je leur demande instamment de me corriger si j’ai mal compris –, mais voici comment je comprends ce texte:
- Les églises restent ouvertes pendant le confinement.
- Il est interdit d’y célébrer un culte public, à l’exception des obsèques (auxquelles ne peuvent participer plus de 20 personnes).
Si j’ai bien compris, d’abord, c’est une nouvelle atteinte à la liberté de culte (il est vrai que Marianne en général et ce gouvernement en particulier sont familiers des atteintes à nos libertés, spécialement en matière religieuse). Mais c’est aussi auto-contradictoire, puisque cela signifie a priori que les fidèles peuvent entrer et prier dans leurs églises. Si c’est le cas, qu’est-ce qui empêche les fidèles de venir prier (“individuellement”) le dimanche à 11 heures et d’assister ainsi à la messe “privée” de leur curé (dans la même limite de 20 personnes que pour les obsèques je suppose)? En tout cas, cette façon de traiter les fidèles comme des parias est assez insupportable. Le plus pénible étant que le décret est valable jusqu’au 15 avril, c’est-à-dire après Pâques. Pour la première fois depuis le Ier siècle, il n’y aurait donc en France aucune messe publique pour Pâques. Quelle époque d’une barbarie épouvantable!
Guillaume de Thieulloy
Pape François : le message de l’Encyclique Evangelium vitae est plus que jamais actuel
Il y a vingt-cinq ans, à cette même date du 25 mars, qui est dans l’Église la fête solennelle de l’Annonciation, Saint Jean-Paul II promulguait l’Encyclique Evangelium Vitae, sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine.
Au terme de l’Audience Générale de ce 25 mars 2020, le Pape a adressé ces paroles pour la langue française sur l’Evangile de la Vie, en ces termes :
Frères et sœurs, ce 25 mars, solennité de l’Annonciation du Seigneur, marque le vingt-cinquième anniversaire de la promulgation par saint Jean-Paul II de l’Encyclique Evangelium vitae, sur la valeur et l’inviolabilité de la vie humaine. Dans le récit évangélique de l’Annonciation, la Vierge Marie par son “oui” accueille le verbe fait chair et réalise en elle la rencontre de Dieu avec l’homme. Aujourd’hui, dans le contexte d’une pandémie qui menace la vie humaine et l’économie mondiale, l’Evangile de la vie prôné par l’Encyclique est plus que jamais une bonne nouvelle pour tout homme. A l’exemple de la Vierge Marie, cet Evangile de la vie est accueilli et mis en pratique par tant de personnes qui sont au chevet des malades, des personnes âgées, seules ou pauvres. Cependant, les atteintes à la dignité et à la vie des personnes continuent, avec de nouvelles menaces et de nouveaux esclavages. C’est pourquoi le message de l’Encyclique Evangelium vitae est plus que jamais actuel. Au-delà des situations de crise, comme celle que nous vivons, il faut investir dans la culture et dans l’éducation pour transmettre aux générations futures les valeurs de la vie. En effet, toute vie humaine, unique et irremplaçable, est une valeur inestimable.
Consécration du diocèse d’Avignon au Coeur Immaculé
Mgr Jean-Pierre Cattenoz a récité cette prière de consécration, ce matin à la fin de la messe :
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Devant la douloureuse expérience de l’épidémie du Covid 19,
nous voulons nous confier et nous consacrer à ton Cœur Immaculé, nous et le monde entier.
Ô Mère des hommes et des peuples, toi qui connais toutes nos souffrances,
toi qui ressens dans ton cœur maternel toute la souffrance qui secoue notre monde,
accueille nos cris de détresse,
poussés par l’Esprit Saint, nous les adressons directement à Ton Cœur.
Accueille avec amour, comme mère et servante du Seigneur, ce monde qui est le nôtre,
nous Te le confions et Te le consacrons, dans la situation qui est la sienne,
plein d’inquiétude et d’angoisse face à la pandémie du Covid 19.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Nous avons besoin de ton aide maternelle.
Nous nous tenons devant toi, Mère du Christ, devant ton cœur immaculé, nous désirons, avec toute l’Église, nous unir à la consécration que, par amour pour nous, ton Fils a faite de lui-même au Père : “Pour eux, dit-il, je me consacre, afin qu’eux aussi soient consacrés dans la vérité”
Nous souhaitons nous joindre avec toi à notre Rédempteur
dans cette consécration pour le monde et pour l’humanité.
Dans son cœur divin, il a le pouvoir d’obtenir notre libération de l’épidémie du Covid 19.
Accueille avec ta bienveillance de Mère l’acte de consécration
qu’aujourd’hui nous faisons avec confiance.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Nous sommes certains que chacun de nous est unique à tes yeux
et que rien de ce qui habite nos cœurs ne t’est étranger.
Nous te confions notre monde victime de cette terrible épidémie.
Garde notre vie entre tes bras ; ravive et nourris notre Foi ;
soutiens et éclaire notre Espérance ; suscite et anime notre Charité ;
guide-nous tous sur le chemin de la sainteté.
“Sous ta protection, nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu” !
Soutiens-nous face à la maladie, à la souffrance et à la mort.
Au cœur de cette épreuve, sous la conduite de l’Esprit Saint,
Mets en nos cœurs ton amour de prédilection
pour les petits et les pauvres, pour les exclus et les souffrants,
pour les pécheurs et ceux dont le cœur est loin de toi.
Rassemble nous tous sous ta protection maternelle
et remets-nous tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus
dans la puissance de l’Esprit Saint.
Amen.
