Avant de nous demander “ce qu’il va arriver”, posons-nous la seule question qui vaille : “Que pouvons-nous faire ?”
Réflexion du père Danziec, dans Valeurs Actuelles, sur les vertus du confinement :
1 milliard. Voilà le nombre de personnes qui se trouvent en ce printemps 2020 confinées dans l’enceinte de leur domicile. Confiner. Retirer. Enfermer. Couper du monde. En clôture. Comme le faisait remarquer le toujours excellent Sylvain Tesson, dans un entretien à lire avec Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro du 20 mars, nous sommes passés en quelques jours du « No borders » au « restez chez vous ». Un volte-face radical, et inattendu. Sorte de révolution copernicienne au forceps. La société postmoderne, si addict au changement, avait pour dieu le philosophe présocratique Héraclite. « Tout est mouvement » selon lui. Ses dogmes s’appelaient multiculturalisme, cosmopolitisme, mondialisme. Ses vertus se déclinaient en compagnies low cost, en parcours erasmus, en émissions de téléréalité “désenracinées”. A travers le confinement de leur population, les pouvoirs publics de 165 pays se placent aujourd’hui, sans le savoir, sous l’égide de Saint Benoît que l’Eglise fêtait hier samedi. Stabilité. Simplicité. Vie domestique en petite communauté. La fameuse règle du fondateur de l’ordre bénédictin dévoile, pour qui veut s’y plonger, des trésors de bon sens et de conseils précieux garantissant la paix d’une vie derrière quatre murs. Ne serait-il pas l’homme de la situation, capable de tirer le meilleur de cette crise en réglant toute chose avec sagesse ? Il n’y a qu’à voir la table des matières de la règle de Saint Benoît qui aborde des sujets aussi variés que la question de “la mesure du boire et du manger”, celle des “sanctions”, du “sort réservé aux vieillards et aux enfants” ou encore du “travail quotidien”.
L’atmosphère soudainement souverainement calme, particulièrement en milieu urbain, semble insolite et nouvelle pour beaucoup. Sera-t-elle pour autant source d’un recueillement intérieur ou le motif d’une retraite spirituelle pour ce milliard d’hommes ? Le bruit, à défaut de venir du dehors, peut venir, hélas, des écrans. Depuis longtemps, le monde passe sous les fenêtres. Vivre sous cloche n’est plus possible. L’étanchéité relève désormais du mythe. C’est ainsi. Pouvons-nous cependant tirer profit de cette situation inédite pour tous, étrange pour certains, malheureuse pour beaucoup ? Le mystère du mal, selon la théologie catholique (même s’il peut paraître scandaleux de l’aborder en quelques lignes ici), se résume de la façon suivante. Dieu ne veut pas le mal. Jamais il ne saurait en être qualifié l’auteur. Cependant Dieu peut permettre qu’un mal advienne. En ce cas, si sa Providence permet une calamité, ce ne peut être que dans le but d’obtenir un plus grand bien. Plus grand bien qui est réalisé ou non… L’homme est en effet libre dans son for intérieur de tirer, ou non, les conséquences d’une épreuve, d’en recevoir les leçons et de prendre les résolutions qui s’imposent.
Au terme de ce confinement, il sera temps que les hommes d’Eglise de conviction exposent un diagnostic, à la fois exhaustif et précis, sur les maladies spirituelles qui traversent l’âme de la vie des hommes depuis plus de 50 ans. Le philosophe Denis de Rougemont faisait néanmoins ce constat implacable, « la décadence d’une société commence quand l’homme se demande : “que va-t-il arriver ? ” au lieu de se demander : “que puis-je faire ?” ». Sans nul doute, voilà déjà longtemps que nous y sommes. La pandémie actuelle ne fait finalement que mettre en lumière cette décadence morale. Ce lent glissement que la grande majorité se refusait jusqu’alors d’admettre. Un supérieur de communauté sacerdotale l’analysait avec beaucoup d’à-propos « L’homme moderne si fier de ses réalisations est impuissant devant un microbe invisible. (…) Un simple microbe est capable de mettre à genoux l’humanité. A l’ère des grandes réalisations technologiques et scientifiques, c’est surtout l’orgueil humain qu’il met à genoux. (…) Ce n’est pas le moment de laisser le monde entrer chez nous, maintenant que les circonstances et les mesures des autorités nous séparent du monde ! Tirons profit de cette situation. Donnons la priorité aux biens spirituels qu’aucun microbe ne saurait attaquer. »
Ne sommes-nous réduits qu’au seul « restez chez vous » pour nous en sortir ?
Avant de suivre le décompte quotidien des contaminés et des morts du Covid-19, avant de nous demander “ce qu’il va arriver” en suivant à la minute les chaînes d’information en continu, posons-nous la seule question qui vaille. Celle qui refuse la décadence et qui témoigne d’un élan : “Que pouvons-nous faire ?” Seulement rester chez nous ? Ne pouvons-nous que cela ? A l’occasion de ce confinement, l’heure n’est pas à la pause ou à l’arrêt sur image. C’est d’une véritable récréation dont ont besoin les âmes. Se recréer en repassant les ouvrages de leur bibliothèque intérieure. L’humanité a l’occasion historique de revenir à la réalité, au concret et à l’humble valeur des vertus domestiques.
Dans la préface de son recueil Les plaisirs et les Jours, Proust se confiait.
« Quand j’étais enfant, le sort d’aucun personnage de l’Histoire Sainte ne me semblait aussi misérable que celui de Noé, à cause du déluge qui le tint enfermé dans l’arche pendant quarante jours. Plus tard, je fus souvent malade, et pendant de longs jours, je dus rester dans “l’arche”. Je compris alors que jamais Noé ne put si bien voir le monde que de l’arche, malgré qu’elle fût close et qu’il fît nuit sur la terre. »
L’arche de notre confinement s’apparente à la chambre du jeune Marcel souffrant. Nous souffrons actuellement de bien des choses. Pour en guérir, il nous appartient de commencer par mieux voir le monde. D’y faire le tri. Se retrouver soi-même. Et retrouver Dieu. Ce virus n’aura alors peut-être pas fait beaucoup de bruit pour rien.
Programme de la journée
12h: Récitons le Notre Père
(à la demande du Pape François, en union avec tous les chrétiens du monde)
15h30: Récitons le chapelet
(à la demande des évêques de France, en union avec le chapelet récité à la grotte de Lourdes)
19h30: Les cloches sonnent – Allumons nos bougies à nos fenêtres
(à la demande des évêques de France, lire le récit de l’Annonciation, Lc 1,26-38)
Vendredi 27 mars: Bénédiction Urbi et Orbi
par le Pape François (18h place Saint-Pierre)
Un musulman qui fait ramadan en France peut-il être Français ?
Pas sûr, à écouter M. Abdallah Zekri, délégué du CFCM.
Le matin du 24 mars, Pascal Praud recevait M.Abdallah Zekri (délégué de ce Conseil français du culte musulman dans lequel Emmanuel Macron voit une partie du salut face au séparatisme islamiste) à propos des consignes gouvernementales concernant la période du ramadan.
La période du ramadan étant très souvent l’occasion de rencontres nombreuses à la rupture quotidienne du jeûne en fin de journée, M.Zekri était interrogé sur la façon dont les musulmans respecteraient la consigne de confinement. Réponse de M.Zekri :
« Moi, je suis musulman. Je suis enfermé chez moi depuis dix jours. Je suis seul avec mon épouse, je ne reçois personne. Je demande à tout le monde de faire la même chose. Maintenant, on n’est pas là pour surveiller si les gens reçoivent ; en-dehors d’être musulman : ça peut tenter également des Français, de recevoir leur fils, ou leur beau-fils, leur frère ».
On aura ainsi également remarqué que, dans l’esprit de M.Zekri, on ne peut apparemment recevoir que des hommes ; les femmes semblent exclues. Mais c’est sans doute qu’on a l’esprit mal tourné….
Enfin, on rappellera cet extrait d’un entretien accordé par le même M.Zekri, en juin 2017 à la chaîne de télévision tunisienne Al Janoubia :
« C’est vrai que je suis citoyen français, par acquisition de la nationalité française. Mais je n’ai jamais oublié mes origines. Je suis algérien et je suis fier de l’être… Je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt ».
On pense à la campagne quand on a peur et on se souvient des paysans quand on commence à avoir faim
De Loup Mautin sur Boulevard Voltaire :
Les paysans connaissent bien, pour les éprouver depuis la nuit des temps, les aléas climatiques imprévus qui frappent brutalement et inexorablement. Ils savent que cela fait partie de la nature des choses. Ils savent même mieux que personne comment, en un instant, tout peut disparaître. Ils savent leur petitesse et la fragilité des choses. Ils ont tous vu, détruit en un orage ou infesté par une maladie, disparaître le fruit d’une année de labeur, patiemment et laborieusement obtenu. Ces épreuves les ont préservés, les ont toujours fait revenir au plus simple, au plus élémentaire, aux données de base.
Désormais, nous y sommes ! Sans exagérer beaucoup, on peut affirmer qu’en dehors des campagnes, personne ne s’y attendait et, à tout le moins, personne n’y était préparé. Les suffisants qui nous gouvernent, passant cul par-dessus tête, ont dû se rendre à l’évidence : ils n’ont plus la main ! Il leur faut, désormais, gouverner pour de bon. S’y sont-ils seulement préparés ? L’imprévu, l’inattendu, l’impensable, il y a encore quelques semaines à peine, est advenu.
Leur Europe fantôme gesticule et s’en lave les mains, car c’est bien la Chine qui vient au secours de l’Italie, non la France ni l’Allemagne. Il est temps d’appeler un chat un chat : leur Union européenne n’est qu’un pieux mensonge. Car cette pandémie fait le tri entre le factice et le réel. Les châteaux de cartes s’écroulent, les poids et les mesures sont vérifiés. La première victime d’une guerre est le mensonge et son premier bienfait est le retour au réel.
On pense à la campagne quand on a peur et on se souvient des paysans quand on commence à avoir faim. D’ailleurs, les citadins l’ont bien compris, fuyant en province à l’annonce du confinement.
Mais l’Histoire n’est jamais avare de paradoxes. Car c’est tout de même une drôle de guerre, celle où le commandant en chef a pour mot d’ordre « Planquez-vous » ; où une mobilisation générale met à l’arrêt ; où on appelle à s’isoler pour se serrer les coudes et à écarter les corps les uns des autres pour se rapprocher d’eux en esprit. Ce qu’on croyait anachronique et périmé s’avère élémentaire et prudent.
En attendant, les travaux des champs, eux, nécessitent des bras. Et il y a urgence !
Le confinement et la restriction des déplacements à l’œuvre partout en Europe empêchent, en effet, la venue de saisonniers étrangers essentiels à l’agriculture française. De mars à mai, le secteur a besoin de plus de 200.000 saisonniers, dont 70.000 et 80.000 viennent habituellement d’Espagne, du Portugal, de Pologne et d’Afrique.
La base arrière a besoin de troupes, sans quoi elle devra faire face à des pertes importantes. Ceux qui cherchent un moyen de se rendre utiles, sans emploi, oisifs, étudiants et autres volontaires, le pays a besoin de vous. Le moment est venu de faire le tri entre les caractères et les rien qu’intelligents, entre ceux qui ont du coffre et ceux qui n’ont que des diplômes.
Au moment où tout le monde se rue sur la connexion Internet la plus proche afin de se métamorphoser en télétravailleur, retrouvez vos racines, donnez un sens à votre activité… engagez-vous !
Salut des malades, ayez pitié de nous!
Lu sur la page Facebook du député LR Guillaume Larrivé. En temps de crise, tous les Français – sauf les fanatiquement anti-catholiques (et encore… on vit bien en 1940 de nombreux ministres francs-maçons se presser à Notre-Dame!) – découvrent ou redécouvrent la Vierge Marie, reine de France et salut des malades.

NB: la “cathédrale de la Puisaye” est, en réalité, l’église Saint-Symphorien de Treigny (dans l’Yonne) et tient son surnom de ses grandes dimensions.
Consécration du diocèse de Luçon au Coeur immaculé de Marie
En cette solennité de l’Annonciation, Mgr Jacolin, évêque de Luçon, consacrera à midi son diocèse au Coeur immaculé de Marie. Vous pouvez suivre la cérémonie en direct sur la page Facebook sur diocèse.
Stella cœli extirpavit – Prière à la Vierge Marie en temps d’épidémie
| Stélla cœli extirpávit, Quæ lactávit Dóminum, |
L’Etoile du Ciel, qui allaita le Seigneur, a extirpé la peste de la mort, qu’avaient planté les premiers parents de l’homme. |
| Mórtis péstem, quam plantávit Prímus párens hóminum. |
|
| Ipsa stélla nunc dignétur Sídera compéscere, |
Puisse cette même Etoile brillante daigner maintenant éteindre cette constellation dont les combats ont tué le peuple blessé par une mort amère. |
| Quórum bélla plébem cædunt Díræ mórtis úlcere. |
|
| Piíssima Stélla máris, A péste succúre nóbis. |
O très pieuse Etoile de la mer, protège-nous de la peste. |
| Audi nos, Dómina, nam fílius tuus Níhil négans, te honórat, |
Ecoute-nous, ô Dame, car ton Fils t’honore en ne te refusant rien. |
| Sálva nos, Jésu, Pro quíbus Vírgo María te órat. |
Sauve-nous, Jésus, nous pour qui la Vierge Marie te prie. |
| ℣. Ora pro nobis, piíssima Dei Génitrix. ℟. Quæ contrivísti caput serpéntis, auxiliáre nobis. |
℣. Prie pour nous, très pieuse Mère de Dieu. ℞. Toi qui a écrasé la tête du serpent, secours-nous. |
| Orémus. | Prions. |
| Deus misericórdiæ, Deus pietátis, Deus indulgéntiæ, qui misértus es super afflictiónem populi tui, et dixísti Angelo percutiénti pópulum tuum : Cóntine manum tuam, ob amórem illíus Stellæ gloriósæ, cujus úbera pretiósa contra venénum nostrórum delictórum dúlciter suxísti ; præsta auxilium gratiæ tuæ, ut intercedente Beata Virgine Maria Matre tua et Beato Bartholomæo apostolo tuo dilecto, ab omni peste & improvísa morte secúre liberémur, et a totíus perditiónis incúrsu misericórditer salvémur. Per te Jesu Christe, Rex glóriæ, qui cum Patre & Spíritu Sancto vivis et regnas, Deus in sæcula sæculorum. | Dieu de miséricorde, Dieu d’amour, Dieu de pardon, qui fut ému de compassion pour l’affliction de ton peuple, et qui dit à l’Ange dévastateur de ton peuple : « Retiens ta main » ; pour l’amour de cette Etoile glorieuse, dont le sein précieux t’a allaité avec douceur contre le venin de nos péchés, accorde-nous le secours de ta grâce, afin qu’à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie ta Mère, et du Bienheureux Barthélémy ton Apôtre bien-aimé, nous soyons délivrés en toute sûreté de toute peste et de la mort imprévue, et que nous soyons miséricordieusement sauvés de l’assaut de toute perdition. Par toi, Jésus-Christ, Roi de gloire, qui avec le Père et l’Esprit Saint vis et règnes, Dieu pour les siècles des siècles. |
| ℟. Amen. |
Selon la Schola Sainte-Cécile :
Les vers de cette prière en temps d’épidémie sont tirés d’une homélie sur la Nativité de saint Pierre Damascène, évêque de Damas au VIIIème siècle. Selon la tradition, ce texte fut offert sur un carton par saint Barthélémy apparaissant aux Clarisses de Coimbra au Portugal, alors que la ville était ravagée par la peste en 1317, afin qu’elles le récitent : le couvent fut épargné. Ce monastère avait été re-fondé en 1314 par la reine Isabelle d’Aragon (1271 † 1336), épouse de Denis Ier, roi du Portugal, elle y prit le voile et y mourut : elle est plus connue comme sainte Elisabeth du Portugal, vénérée sous son nom de religion depuis sa canonisation par le pape Urbain VIII en 1625.
Cette prière se présente comme une prose ou séquence, à deux chœurs alternant versets par versets et se rejoignant pour chanter le verset final (qui est sans doute un trope ). La mélodie ci-dessus est donnée en rythme d’après le Cantuale Romano-Seraphicum, no. 122, p. 136-137 de 1951. On pourra la comparer à cette intéressante version interpolée publiée par Hermannus Mott à Cologne en 1660 : Musices choralis Medulla sive totius cantus gregoriani succincta ac fundamentalis traditio, pp. 60-65)
De Coimbra, la prose se répandit largement dans tout l’Occident (par exemple, les chanoines de la collégiale Sainte-Croix de Poligny décident en 1575 de chanter perpétuellement cette prière en temps d’épidémie tous les jours avant la grand’messe, les Ursulines de Nimes la chantent tous les jours après la messe lors de la peste de 1640). On la chantait en général avec son verset et son oraison, suivis des antiennes, versets et oraisons de saint Roch et de saint Sébastien, les deux principaux saints intercesseurs en temps de contagion (voyez par exemple ce bréviaire à l’usage des confrères de la célèbre confrérie des Pénitents blancs de Saint-Laurent-lès-Grenoble, édition de 1781).
Neuvaine à la Sainte Vierge – Neuvième jour
A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.
Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !
Neuvième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, quelle joie de se savoir votre enfant, de pouvoir se réfugier à l’abri de votre manteau ! Avec vous, la foi et la charité sont renouvelées et l’espérance n’est pas déçue. Qui peut affirmer n’avoir été consolé après vous avoir invoqué avec confiance ?
Vous me conduisez toujours à Jésus et sa lumière illumine lorsque pèse le fardeau. Donnez-moi ô Marie de rayonner de sa paix en famille et au-delà. Que la prière en famille soit si possible le cœur de ma vie fraternelle comme m’y invite Jésus : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. » (Cf. Mt 18, 20)
Aujourd’hui, je décide de choisir la paix par l’abandon complet à vous. Je ne veux plus rien garder pour moi et j’aspire à me délester de tout en le confiant à votre cœur de mère. Votre regard suffit pour me rassurer vous et m’aider à surmonter l’obstacle qui vient. Le témoignage des saints, leur dépouillement, à l’image de Saint Maximilien Kolbe, du bienheureux Vladimir Ghika, de Saint Yves… et qui perdirent la santé, la prospérité ou la sécurité, est pour nous une invitation à mettre nos pas dans les leurs.
Très Sainte Vierge Marie, je vous prie tout spécialement pour mes proches, ceux qui me sont agréables ou qui me causent du tourment. Protégez chacun d’eux et donnez-leur de trouver en vous la joie profonde.
O Marie, je vous aime. Reine de la Paix, priez pour nous.
• Prière à Marie
O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.
Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.
Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.
Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.
Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.
Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.
Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.
Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.
Amen.
Quelles prières en temps d’épidémie ?
De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :
« Dieu qui désirez non pas la mort, mais le repentir des pécheurs, regardez avec bonté votre peuple qui revient vers vous, et puisqu’il se montre fidèle à vous servir, soyez-lui clément, ne brandissez pas contre lui le feu de votre colère. »
Telle est la collecte du missel romain pour la messe votive en temps d’épidémie. Les autres prières de cette messe sont à l’unisson.
« Arrête ton bras ; que la terre ne soit pas dans la désolation, ne détruis pas tout être vivant » (Introït),
« Libérez votre peuple de l’angoisse où l’a plongé votre colère et par une large effusion de votre bonté rendez-lui la sécurité. » (Postcommunion)
L’offertoire, enfin, insiste sur la nécessité d’offrir un sacrifice pour obtenir le pardon de Dieu :
« Offrant un sacrifice d’encens, il apaisa la colère de dieu et le Seigneur fit cesser le fléau. »
Quant aux lectures, un extrait du second livre des Rois (24, 15 – 19) décrit la repentance de David qui offre un sacrifice au Seigneur alors que le peuple était frappé par la peste à cause des péchés de son roi. « Le Seigneur fut apaisé envers le pays, et le fléau cessa de frapper Israël. » L’Évangile (Luc 4, 38 – 44) met en scène le Christ guérissant la belle-mère de Simon ainsi que de nombreux malades. Ces guérissons entraînent l’expulsion de nombreux démons des personnes qu’ils possédaient.
Agir en temps d’épidémie
L’Église, dans la continuité de la Synagogue, a toujours vu dans les épidémies, bien souvent d’une gravité sans commune mesure avec celle que nous vivons, un châtiment divin pouvant être abrégé par la conversion du peuple et l’offrande à Dieu de sacrifices d’expiation pour les péchés. Cependant cette vision surnaturelle de la réalité ne fait pas tomber l’Église dans un surnaturalisme béat. Saint Roch (1348 – 1379) se dépense sans compter auprès des pestiférés lors de l’épidémie de peste noire. De son côté Dom Prosper Guéranger résume ainsi l’inépuisable charité de saint Charles Borromée (1538 – 1584), archevêque de Milan :
« Les autorités locales faisant défaut, il a organisé les services sanitaires, il a fondé ou rénové des hôpitaux, il a recherché des fonds et des équipements, décrété des mesures de prévention. Et surtout, il a organisé et dispensé l’assistance spirituelle, la présence auprès des malades, l’enterrement des morts, l’administration des Sacrements aux habitants confinés chez eux par mesure de prudence. » (L’Année liturgique).
Mgr de Belsunce (1671 – 1755), évêque de Marseille, se distingua par son dévouement auprès des malades lors de la grande peste de 1720.
« Quand la contagion commença de se ralentir, M. de Belsunce, à la tête de son clergé, se transporta à l’église des Accoules. Monté sur une esplanade d’où l’on découvrait Marseille, les campagnes, les ports et la mer, il donna la bénédiction, comme le pape à Rome, bénit la ville et le monde : quelle main plus courageuse et plus pure pouvait faire descendre sur tant de malheurs les bénédictions du ciel ? (François-René de Chateaubriand in Mémoires d’Outre-Tombe)
Mgr de Belsunce organise des processions et consacre la ville au Sacré-Cœur le 1er novembre 1720 sur le cours qui porte désormais son nom. Tous ces hommes d’Église étaient convaincus que l’épidémie était « un fléau envoyé du ciel » pour punir les péchés du peuple. Convaincus également qu’il fallait, au-delà des nécessaires mesures sanitaires, recourir à des moyens spirituels. Les maîtres mots des sermons et exhortations étaient alors : sacrifice, pénitence, prière, grâce, miracle, châtiment, colère de Dieu, Providence, conversion, confession, purification, etc.
Une nouvelle perspective ?
La collecte de la messe du quatrième dimanche de carême, dit dimanche de Laetare, implore Dieu :
« Faites Dieu Tout-Puissant, qu’après les épreuves que nos fautes nous méritent, nous puissions reprendre haleine au souffle bienfaisant de votre grâce. »
A l’occasion de la réforme liturgique cette prière pour l’année A est devenue :
« Seigneur Dieu, tu as réconcilié avec toi toute l’humanité en lui donnant ton propre Fils. Réveille la foi de ton peuple. Les yeux ouverts à la lumière que tu nous donnes en Jésus, donne-nous de nous hâter avec amour vers les fêtes pascales qui approchent. Que nous passions avec le Christ des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Dès maintenant, pour les siècles des siècles. »
Il est impossible de ne pas observer que ces deux textes procèdent, disons pudiquement, de perspectives très différentes.
Les évêques de France ont adressé aux catholiques et « à tous nos concitoyens » un message le 19 mars dernier. Il n’est pas question de vaincre l’épidémie mais de « dire son espérance et conforter celle de ses voisins », « prier en communion », poser « un geste de communion », etc. Il est ainsi demandé de réciter le chapelet, de faire sonner les cloches le 25 mars à 19h30 et d’allumer des bougies à sa fenêtre les 19 et 25 mars. Tout cela ne peut certainement pas faire de mal mais est-ce à la hauteur des enjeux ? On peut en douter au regard de la manière dont l’Église s’est comportée, face à des fléaux analogues, tout au long de son histoire.
Se pose également, désormais, la question de la pérennité des offices liturgiques. Certains diocèses ont réduit ou supprimé la possibilité pour les fidèles d’assister à la messe en raison de l’interdiction des rassemblements au-delà de vingt personnes dans les lieux de culte. De nombreux prêtres ont renoncé à célébrer la messe puisqu’il n’y a plus de fidèles. Sans doute plus ou moins consciemment sont-ils imprégnés de la rédaction de l’article 7 de la Présentation Générale du Nouvel Ordo de la messe qui enseignait- en 1969- avant qu’il ne soit amendé par le pape Paul VI : « La cène dominicale est la synaxe sacrée ou le rassemblement du peuple de Dieu se réunissant sous la présidence du prêtre pour célébrer le mémorial du Seigneur. » Si le peuple de Dieu ne peut être présent il n’y a plus de raison de célébrer la messe…Là-contre, toute la Tradition de l’Église enseigne que la messe est d’abord un sacrifice de louange à la Très Sainte Trinité, la source de toutes les grâces. Elle est un sacrifice propitiatoire, nous rendant Dieu propice par une expiation procurant la remise des fautes, et apaisant sa colère. Or est-il incongru d’observer que, ces temps-ci, Dieu ne semble pas manquer de motifs de courroux ? Exclusion de la reconnaissance de Sa royauté sociale dans le domaine public, crimes innombrables de l’avortement, mépris et dénaturation du mariage, avilissement général par la pornographie, mépris des plus pauvres, etc. Tous ces péchés publics exigent, en justice, des châtiments et des réparations publiques. N’est-ce pas saint Bernardin de Sienne (1380 – 1444) qui écrivait que : « Les catastrophes naturelles ont toujours accompagné les infidélités et l’apostasie des nations. » Ce n’est pas le discours épiscopal que nous entendons.
En route vers Pâques ?
Simples laïcs du bout du banc nous savons que les sacrements ont été institués pour fortifier notre volonté et la fixer dans la recherche constante du Vrai, du Beau et du Bien. Ils ne sont pas le signe d’appartenance à une communauté mais le canal ordinaire de la grâce sans laquelle nous ne pouvons espérer nous sauver. A l’approche de la fête de Pâques, qui est la victoire du Christ sur la mort, il ne serait pas concevable qu’un culte digne de Lui ne puisse être rendu à celui qui est « La voie, la Vérité, et la Vie. » (Jn 14, 6) Les événements tragiques que nous vivons et qu’il faut cependant relativiser- nous en sommes à 1 000 morts, la bataille de Verdun c’est 1 000 morts par jour pendant… 300 jours ! – nous interrogent sur l’ardeur de notre foi. Refuser d’y voir un signe de Dieu, après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris il y a un an, serait bien téméraire et ne ferait, sans doute, qu’amasser sur nos têtes de nouveaux charbons ardents.
« Deus non irridetur. On ne se moque pas de Dieu. » (Gal. 6,7)
Carlo Casini, fondateur du Mouvement pour la Vie en Italie, est décédé
Carlo Casini, fondateur du Mouvement pour la Vie en Italie, est décédé le 23 mars, à l’âge de 85 ans.
Infatigable défenseur de la vie humaine depuis sa conception, jusqu’au soir de sa vie, ancien député européen, président émérite de One of Us, grâce à lui des dizaines de milliers d’enfants à naître ont été sauvés de l’avortement.
RIP
Bénédiction de Pont-Audemer

L’abbé Dubos, curé de la paroisse Notre-Dame-Risle-Seine de Pont-Audemer, a béni. Cette bénédiction a eu lieu dimanche 22 mars 2020 à 15h00 sur les hauteurs de la ville.
Et si le coronavirus remettait en cause les principes mêmes de la recherche médicale?
A la faveur de la guéguerre entre le ministère de la Santé et le Pr Raoult, que nous suivons avec passion depuis quelques jours, je découvre (grâce à un lecteur du SB: décidément l’intelligence collective, ça existe vraiment!) le blogue Anthropo-logique animé par Jean-Dominique Michel, qui se définit comme “anthropologue de la santé”. Ce dernier vient de mettre en ligne un passionnant article intitulé: “Hydroxychloroquine: comment la mauvaise science est devenue une religion“. J’y lis ceci:
Ce que le public ignore, lui qui fait un peu naïvement confiance aux « scientifiques », c’est que la recherche médicale est en crise systémique depuis plus de 15 ans. A l’époque, John Ioannidis, un médecin né à New York, passé ensuite par les Universités d’Athènes et Ioannina (Grèce) puis Harvard, avait lancé un sacré pavé dans la mare sous la forme d’un article intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » (“Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux.”). […] Dix ans plus tard, la société californienne Amgen (leader mondial de l’industrie des biotechnologies médicales) lança une montagne dans la mare en révélant avoir essayé de répliquer les résultats de 47 de 53 articles “phares” fondant les principaux protocoles alors utilisés contre le cancer. […] On comprend comment tout la fiabilité d’un résultat de recherche implique sa reproductibilité. Le « test » de Amgen, publié en 2016 dans le prestigieuse revue « Science » fit désordre : des 53 expériences reproduites, les chercheurs ne purent retrouver les mêmes résultats que pour… 7 d’entre elles !
J’avais en tête que la médecine n’était pas une science au sens de la biologie ou de la physique (en rigueur de termes, elle n’est même pas du tout une science mais un art, nous allons y revenir), mais, à ce point, j’avoue que je tombe de la lune.
L’article, fort long pour un billet de blogue et fort documenté, se poursuit en évoquant le poids de l’industrie pharmaceutique dans la recherche médicale – ainsi que les conflits d’intérêts que cela peut entraîner, y compris dans le monde politique:
Un des aspects de la corruption systémique mise en avant par les éthiciens de Harvard tient aux multiples conflits d’intérêt, compromissions et liens d’influence entre les organes de régulation gouvernementaux et l’industrie pharmaceutique. Agnès Buzyn l’avait asséné avec une audace digne de la plus rude propagandistes en disant en substance que puisque nul ne connaissait mieux les médicaments et les vaccins que les pharmas, il était inquestionnable qu’ils soient fortement présentes dans les instances de régulation étatique. La nomination de son mari, Yves Lévi, à la tête de l’INSERM fut fortement critiquée (même par le Lancet) en raison d’un conflit d’intérêts évident découlant de ses liens étroits avec l’industrie vaccinale. Ceci au moment où son ministre d’épouse imposait 11 vaccinations obligatoires, une mesure sans précédent et sans utilité médicale convaincante pour la plupart d’entre elles…
Ce qui nous amène au plus intéressant, selon moi, la conclusion:
La recherche scientifique donc, est très largement faisandée et mal fichue au point d’en être globalement douteuse. La vraie raison, vous ne l’entendrez jamais mentionnée : c’est simplement que la médecine n’est pas une science. C’est une question épistémologique un peu trop complexe pour être développé ici, mais pour faire simple : elle ne dispose des caractéristiques autoréférentielles propres aux disciplines scientifiques (puisque ses cadres de références sont d’autres sciences, comme la biologie, la physique et la chimie, mais aussi la psychologie, la sociologie, l’anthropologie ou la noologie).
Les méthodologies de l’Evidence-Based Medicine ont fait saliver une génération de médecins qui espéraient s’élever vers le Ciel grâce à cette nouvelle religion. Mais le propre de la démarche hypothético-déductive, c’est le réductionnisme. On en vient à imaginer pouvoir rétrécir une personne humaine dans toute sa complexité à une simple liste de variables biologiques -ce qui aujourd’hui est tout ce que certains médecins savent encore faire.
Qu’une variable biologique puisse donner une information utile sur une situation clinique, bien sûr, mais la médecine, fondamentalement, est avant tout une praxis, soit à la fois un art et une science. Si l’EBM vient en soutien de cette réalité, c’est bien. Mais quand elle se fait plus grosse que le bœuf, c’est le patient qui explose.
Du fait de ces boursouflures, confusions et compromissions, la médecine est aujourd’hui à risque de perdre son sens et son âme. La « mauvaise » médecine (mauvais diagnostics, mauvais traitements, médicaments toxiques) est devenue aujourd’hui aux États-Unis la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers.
Les médecins le savent et l’admettent en privé : ils sont conscients de ne plus pouvoir accorder confiance aux études financées par les pharmas, auxquels appartiennent d’ailleurs toutes les grandes revues « scientifiques » qui en constituent en quelque sorte le service marketing.
Il est vraisemblable que l’essentiel du conflit entre le ministère de la Santé et le Pr Raoult se trouve ici. Ce dernier ne prétend pas jouer au chercheur, mais au médecin (il est d’ailleurs significatif qu’il ait un parcours académique très atypique, puisqu’il a abandonné le lycée à 17 ans, avant de passer un bac littéraire en candidat libre, puis d’intégrer la faculté de médecine). Il a découvert empiriquement que la chloroquine donnait des résultats dans la lutte contre le covid-19 et il ne dispose d’aucun autre traitement; alors il applique celui-ci. Au contraire, le ministère veut appliquer le protocole usuel de mise sur le marché d’un médicament. Il est évident qu’ils ne peuvent pas se comprendre. Et, s’il n’y avait pas des personnes qui mouraient en ce moment, ce débat serait passionnant et, à beaucoup d’égards, hilarant: le scientisme de M. Homais, qui continue à hanter les couloirs ministériels, a du plomb dans l’aile…
Quoiqu’il arrive, le pèlerinage de Chartres aura lieu
Interrogé dans La Nef, Jean de Tauriers, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, déclare :
L’enthousiasme que suscite ce pèlerinage rend impossible la lassitude. Les pèlerins viennent toujours plus nombreux, les générations se succèdent. NDC (le Centre Henri et André Charlier au début) forme une grande famille, heureuse de se retrouver chaque année. Personnellement, j’attends avec impatience le Salut du Saint Sacrement dans la nuit le dimanche soir, un moment exceptionnel. Cette année, nous attendons quelques événements comme le développement du chapitre des évangélisateurs (Emmaüs), le chapitre de pèlerins gabonais et bien sûr quelques surprises que nous préparons.
Avant d’aller plus loin, la question que tout le monde attend : le pèlerinage peut-il être annulé en raison de l’épidémie du coronavirus ?
NDC est en relation très étroite avec les autorités et fera savoir en mai ce qu’il en est de la possibilité ou non de faire le pèlerinage sous sa forme actuelle. Quoiqu’il arrive, le pèlerinage aura lieu, sous une forme marchante ou non, avec différentes options sur lesquelles nous travaillons. Cette œuvre de pénitence, de conversion aura lieu comme tous les ans. Je demande à tous les pèlerins de réserver les 30, 31 mai et 1er juin pour la plus grande gloire de Dieu.
Votre public grandit quelque peu chaque année et touche majoritairement des jeunes : avez-vous observé une évolution des pèlerins, d’un point de vue religieux, sociologique ou autre ? Et parvenez-vous à assurer un suivi des pèlerins entre deux pèlerinages ?
Autour du pèlerinage nous organisons un ensemble d’activités tout au long de l’année (récollections, Journée d’Amitié chrétienne, formations, vidéos-formation, publications, retraites…). L’année dernière, nous avons réalisé un sondage sur plus de 4 000 d’entre eux. Nos pèlerins sont très jeunes (50 % ont moins de 20 ans), à 97 % pratiquants (en France, seulement 1 % des jeunes est pratiquant). Ils assistent pour 60 % régulièrement à la messe traditionnelle. La cohabitation des pèlerins ordinaire/ extraordinaire se fait très naturellement au pèlerinage. Tous viennent pour la spiritualité de la messe traditionnelle, la formation solide, la présence des communautés, l’esprit NDC. Le pèlerinage est une chrétienté marchante au service de l’Église, une œuvre missionnaire grâce à la liturgie tridentine avec plus de 14 000 pèlerins en 2019 à Chartres, plus de 8 % de hausse annuelle depuis 5 ans.
[…]
Pouvez-vous nous dire un mot du thème de cette année et nous dire qui célébrera la messe de clôture à Chartres ?
Le thème sera « Saints Anges, protégez-nous dans les combats ! » La messe du lundi sera célébrée par Mgr Descourtieux, responsable de l’ex-commission Ecclesia Dei. Nous aurons la joie le dimanche d’avoir comme célébrants, le RP Louis-Marie de Blignières, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, et le samedi à Saint-Sulpice, l’abbé Fournier, chapelain militaire et sapeur pompier.
Votre association est attachée à la « chrétienté » qui figure dans son nom, terme qui, aujourd’hui, peut donner lieu à des interprétations bien différentes selon notamment que l’on entend une irrigation ou imprégnation du temporel ou un « État confessionnel » : comment vous situez-vous sur cette question, pour quoi militez-vous concrètement ?
Nous militons pour que SA « volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel ». C’est cela la chrétienté. Le Catéchisme de l’Église catholique le définit clairement au n°2105 : « l’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particulier sur les sociétés humaines. » Je suis très étonné que cet enseignement soit quasiment abandonné aujourd’hui. L’enfouissement des catholiques serait la solution pour exister dans nos sociétés laïcardes ? C’est un nouveau quiétisme et rien ne me semble plus faux. Tout au contraire, les catholiques doivent manifester qu’ils veulent Dieu dans leurs familles, écoles… Nous sommes de plus en plus nombreux à la Pentecôte sur la route de Chartres pour ce combat essentiel pour la survie de nos pays chrétiens. Rappelons-nous les mots de Saint Jean-Paul II : « Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. »
Retour à la terre
Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a lancé «un appel à l’armée de l’ombre des hommes et des femmes» qui «n’ont plus d’activité» en raison de la crise du coronavirus, «à rejoindre la grande armée de l’agriculture française».
«Il y a aujourd’hui la possibilité d’avoir 200.000 emplois directs dans les métiers de l’agriculture», privée de la main-d’œuvre notamment étrangère qu’elle emploie habituellement pour les travaux des champs.
«Je lance un grand appel aux femmes et aux hommes qui ne travaillent pas, qui sont confinés chez eux, qui sont serveur dans un restaurant, hôtesse d’accueil dans un hôtel, coiffeur de mon quartier, qui n’ont plus d’activité… Et je leur dis de rejoindre la grande armée de l’agriculture française, ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine».
«Il faut produire pour nourrir les Français».
La présidente de la FNSEA précise :
«Il y avait auparavant des étrangers qui venaient pour cueillir dans les exploitations, ils ne peuvent plus venir».
De son côté, Bruno Le Maire a appelé les distributeurs à s’approvisionner en priorité auprès des agriculteurs français, afin que ces derniers «ne soient pas pénalisés» outre mesure par la fermeture de ces canaux de vente. Pour Bruno Le Maire, l’Hexagone aura besoin, durant cette crise, de «patriotisme économique». Il a notamment salué plusieurs opérations en cours dans la grande distribution afin de mettre en avant des produits français, comme chez Intermarché.
Retour à la terre, retour à la nation… cette crise a du bon.
Consécration du diocèse de Beauvais à la Sainte Vierge
Mgr Jacques Benoit-Gonnin renouvellera la consécration de notre diocèse à la Vierge Marie. Célébration en direct sur Facebook et communion de prière lors de la fête de l’Annonciation : mercredi 25 mars à 18h30 :
Chers frères et sœurs,
J’ai annoncé une « Année avec Marie », pour qu’elle nous aide à avancer et persévérer, dans la marche que nous avons engagée depuis plusieurs années.
J’envisageais d’en dire les raisons et d’en préciser les modalités, dans une lettre de fin mai prochain. Le lancement de cette année était prévu pour le 8 septembre, en diocèse, et le 13 septembre, en paroisses, avec le renouvellement de la consécration du diocèse, faite en 1914, par Mgr DOUAIS, et renouvelée en 1916, par Mgr LE SENNE.
Les événements que nous sommes en train de vivre m’incitent à modifier ce calendrier, et à envisager le renouvellement de cette consécration du diocèse et de nos vies à Marie, à l’occasion de la solennité de l’Annonciation (mercredi 25 mars prochain). (Ce qui ne nous empêchera pas de nous retrouver, en septembre !)
Nous sentons bien que nous sommes en train de vivre un moment décisif de l’histoire, dont le sens profond nous échappe. C’est donc le temps d’offrir nos vies et nos libertés, comme Marie et avec elle, à Dieu qui aime tous les êtres humains et travaille notre temps pour faire advenir un monde de justice, de fraternité et de paix.
Mercredi 25 mars, à 18h30, je célébrerai la messe de l’Annonciation, (en privé, à cause du confinement), et je renouvellerai, en votre nom, l’offrande de nos vies et de nos communautés au Seigneur, par Marie. Chacun pourra s’y associer, en pensée ou par connexion sur facebook.com/jacques.benoitgonnin/ . La page est publique. Même ceux qui n’ont pas un compte facebook pourront y accéder.
À 19h30, en communion avec le pays et les diocèses de France, les cloches des églises du diocèse et de France qui le pourront (en concertation avec les Maires) sonneront, tandis que des lumières seront allumées sur nos fenêtres comme signes d’espérance, et que ceux qui le voudront réciteront le chapelet. Ils demanderont sa protection à la Mère de Jésus, et ils s’offriront, comme elle, à servir Dieu pour l’accomplissement de son projet d’amour et de paix.
Dans l’espérance et la joie de cette communion.
+ Jacques Benoit-Gonnin,
Évêque de Beauvais, Noyon et Senlis
Le Puy du Fou offre 500 000 masques à la France
Le Puy du Fou communique :
Depuis le début de l’épidémie en France, le Puy du Fou est en contact avec son équipe en Chine afin de trouver des solutions à la pénurie de masques médicaux.
Grâce à sa filiale chinoise, le Puy du Fou offre 500 000 masques à la France.
Ces masques se trouvent actuellement à l’aéroport de Shanghai où ils attendent l’avion qui va les acheminer vers la France. Le Puy du Fou est en relation étroite avec M. Laurent Bili, Ambassadeur de France en Chine, et M. Benoît Guidée, Consul Général de France à Shanghai, qui apportent leur précieux concours pour obtenir le départ des masques dans les toutes prochaines heures, à destination de Paris. Le chargement sera réceptionné par « Santé Publique France », l’organisme chargé par le Ministère de la Santé de collecter les masques.
Les autorités françaises organiseront la répartition des 500.000 masques du Puy du Fou dans l’ensemble des hôpitaux français.
Par ce don, le Puy du Fou s’engage dans la lutte contre la propagation du Covid-19 en France et s’associe au combat de toutes les équipes médicales qui œuvrent chaque jour, de façon héroïque, pour sauver des vies.
Par ailleurs, compte tenu de l’évolution de la situation de crise sur l’ensemble du territoire français, et des mesures prises par l’État, le parc reporte l’ouverture 2020 du Puy du Fou, initialement prévue le 4 avril, au 18 avril prochain.
Marie, étoile de la mer
Documentaire réalisé par Armel Joubert des Ouches et Romain Clément et diffusé hier soir sur KTO « Marie, étoile de la mer ». Depuis toujours une histoire s’est écrite entre le monde de la mer et la Sainte Vierge. Capitaines, marins, pêcheurs, sauveteurs. Une histoire écrite au rythme des naufrages. Au rythme des miracles aussi. Au bout de la Bretagne, le passant trouvera une immense statue de Marie. Sous son nom, cette inscription : “Notre-Dame des naufragés”. Combien de bateaux ont porté le nom de Marie ! Dans presque chaque port, il existe “un pardon”. Dans un grand nombre d’églises et de chapelles, des peintures votives rappellent le passé des anciens. En Bretagne, les chapelles dédiées aux marins sont innombrables. Longeant les côtes du grand ouest, ce documentaire tente d’appréhender en profondeur les liens qui unissent les gens de mer à la Vierge Marie.
L’épidémie de la peur
Au delà des discussions concernant les origines et des conséquences du coronavirus, des mesures pour l’éradiquer, du confinement des populations, une constatation s’impose : le coronavirus s’accompagne d’une autre épidémie : LA PEUR, dans une quasi hystérie collective. Comment cette seconde épidémie, irréfléchie, incontrôlée, a-t-elle pu arriver ? A qui profite-t-elle ? Qui l’a causée ? Pourquoi connaît-elle une si grande expansion ?
Lombardie : un prêtre renonce à son assistance respiratoire pour qu’un patient plus jeune puisse en bénéficier. Il est mort.
Don Giuseppe Berardelli, prêtre de Casnigo (Bergame), 72 ans, a renoncé au respirateur dont il avait besoin et que sa communauté paroissiale avait acheté juste pour lui. Et il l’a fait pour que le respirateur puisse aller à quelqu’un d’autre. Quelqu’un de plus jeune, mais malade comme lui. Quelqu’un qui ne savait même pas.
Au moins 30 prêtres sont morts en Italie à cause de la pandémie de Covid-19, parmi eux au moins 16 sont originaires du diocèse de Bergame.
Requiescat in pace
Consécration au Coeur immaculé de Marie : après la Pologne, le Portugal et l’Espagne
Nous avons évoqué hier l’initiative des catholiques polonais, qui demandent aux autorités politiques et ecclésiastiques la consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie à l’occasion de la prochaine fête de l’Annonciation, mercredi 25 mars.
De même, l’Église du Portugal renouvellera sa consécration au Sacré-Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie le 25 mars, à la fin du chapelet de 18 h 30 (19 h 30 heure de Paris). L’annonce de cette initiative a été suivie de la demande des évêques d’Espagne de pouvoir se joindre à cette démarche.
Aussi l’épiscopat portugais a proposé aux conférences épiscopales du monde entier de se joindre à ce « geste de dévotion ».
La prière de consécration sera prononcée par le Cardinal António Marto, évêque de Leiria-Fatima. Elle aura lieu dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de à l’occasion de la solennité de l’Annonciation du Seigneur. La cérémonie sera retransmise en direct sur la page en ligne du Sanctuaire de Fatima, et, au Portugal, à la télévision, à la radio et sur les plateformes numériques d’inspiration chrétienne. Le Conseil permanent de la Conférence épiscopale portugaise annonce :
« Tous les diocèses seront unis dans la prière du Rosaire aux intentions du monde entier et en particulier du Portugal, dans cette situation dramatique que nous traversons à cause du coronavirus Covid-19».
Le 20 octobre 2019, les évêques du Portugal ont consacré l’Église catholique au Sacré-Cœur de Jésus, à Fatima, lors de la messe de clôture de l’année missionnaire, au sanctuaire de Fatima, marquant également les 175 ans de l’Apostolat de la Prière au Portugal.
Le site du Sanctuaire rappelle que la première consécration du Portugal au Cœur Immaculé de Marie eut lieu le 13 mai 1931, huit mois après la reconnaissance officielle des apparitions par l’évêque de Leira, au terme du premier pèlerinage national de l’épiscopat portugais à Fatima. Evoquant la cérémonie de mercredi prochain, 25 mars, le site du sanctuaire poursuit :
« Le Cœur de Marie s’est présenté à Lucie dès le début, dès la deuxième apparition, comme un refuge et un chemin qui mène à Dieu. De nouveau, en juillet, après la vision de l’enfer, elle l’a réaffirmé en proposant la consécration à son Cœur Immaculé comme moyen de conversion et de réparation. La dévotion au Cœur de Marie devient, surtout avec la demande de consécration de la Russie et tout ce qu’elle allait symboliser, une expression de la présence de Dieu qui accompagne le drame de l’histoire humaine, invitant les croyants à une autre vision de l’histoire, projetée sur une dimension eschatologique. À Pontevedra et à Tuy, dans les visions qui clôturent l’événement de Fatima, l’appel à la consécration a été renouvelé, avec la communion réparatrice des premiers samedis qui lui est associée. »
En France, les évêques ont prévu de faire sonner les cloches durant 10mn à 19h30 le 25 mars et demandent de mettre des bougies à la fenêtre. Peut-être pourraient-ils aussi se joindre à cette consécration ?
Terres de Mission : Notre-Dame de France se prépare à sillonner le pays
Pour l’émission religieuse de TV Libertés, “Terres de mission”, Guillaume de Thieulloy recevait le 22 mars l’écrivain Alain Pascal qui présente son dernier ouvrage sur “Le siècle des ténèbres” – une dénonciation du caractère anti-catholique, et parfois même luciférien, des philosophes dits “des Lumières”.
Julien Clos, porte-parole de l’association des Pauvres chevaliers du Christ, réunissant des jeunes gens pour protéger les églises, invite ensuite à la deuxième marche contre la christianophobie qui aura lieu à Nice le 5 avril prochain. (Marche contre la christianophobie annulée. Pour en savoir plus, écrivez à Julien Clos : [email protected])
Enfin, Jacques et Marie-Anne, bénévoles du pèlerinage de Notre-Dame de France, présentent ce magnifique projet du “M de Marie” qui va commencer au mois de mai à Lourdes et La Salette, passer par Pontmain et la rue du Bac pour finir le 15 août à Pellevoisin, traversant ainsi une bonne partie de la France.
Neuvaine à la Sainte Vierge – Huitième jour
A l’heure du confinement, où l’on se retrouve entre proches, il peut être l’occasion d’offrir au Père par la médiation de Notre-Dame, tous nos soucis familiaux, quels qu’ils soient. Avec l’autorisation de Life éditions la rédaction du Salon Beige a la joie de vous proposer chaque jour la neuvaine “Trouver la paix en famille avec Marie”.
Nous sommes tous en communion dans la prière et dans la foi !
Huitième jour
• Faire un signe de croix, lentement, suivi d’une minute de silence
• Imploration de la Divine Miséricorde en s’inclinant profondément :
Mon Dieu, je me présente à vous avec toutes mes limites, mes péchés, mes blessures. Je vous remercie pour les qualités que vous m’avez données. Comme je ne puis rien faire sans vous, sans votre miséricorde infinie, je vous demande pardon et désire de toutes mes forces, avec l’aide de votre grâce, suivre la voie de l’Evangile. Ayez pitié de moi, mon Dieu.
• Récitation d’une dizaine de chapelet
• Méditation :
O Marie, avec confiance je remets entre vos mains mes soucis, spécialement celui-ci : … Aidez-moi à accepter les situations sur lesquelles je n’ai guère de prise, pour ne pas perdre mes forces en de vains combats et garder de la vigueur pour aider ceux qui en ont besoin. Que la miséricorde soit l’âme de mes actions.
Les appels de mes frères réveillent mon ardeur : ne faut-il pas que je m’ouvre à eux et me détourne des inquiétudes qui mobilisent exagérément mon temps et mes émotions ? Saint Paul m’indique le chemin avec fermeté : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » Et le Christ lui-même m’invite : « Duc in altum ! » Avance au large…
O Marie, apprenez-moi à identifier le contexte où je pourrai me donner avec fruit : défense de la vie de sa conception à son terme naturel, promotion de la famille, mission auprès des pauvres, des chrétiens persécutés, service désintéressé du bien commun,…
Par votre vie, vous m’enseignez que la voie du don humble est source de vie et permet de trouver la paix. Obtenez-moi de votre Fils la fécondité dans mes engagements au service du bien, du beau et du vrai.
Voyez mon intention de mieux aimer malgré les difficultés. Je vous remets tout.
0 Marie, Notre-Dame du don de soi, priez pour nous.
• Prière à Marie
O Marie, nous nous tournons vers vous pour vous confier notre famille.
Mère soucieuse de chacun, vous savez quels sont les péchés et les blessures de vos enfants.
Voyez notre désir ardent de réconciliation et de consolidation de nos liens.
Apprenez-nous à grandir ensemble dans la paix, l’affection et le don de soi, en ayant au cœur le souci de témoigner de l’Evangile en fils et filles de l’Eglise.
Que la charité et la vérité soient pour nous une seule et même lumière qui éclaire nos relations familiales.
Oui, nous voulons nous mettre à l’école de l’Esprit-Saint pour entrer sur la voie de la conversion personnelle.
Très Sainte Vierge, nous vous invoquons pour qu’aucun d’entre nous ne se perde et que nous nous retrouvions tous au dernier jour dans la béatitude des saints.
Nous vous invoquons avec confiance et savons que vous répondez déjà à notre prière.
Amen.
La contrition parfaite
Un lecteur que nous remercions vivement nous a fait suivre le pdf d’une petite plaquette sur la contrition parfaite, écrite par Johannes von den Driesch (avec un imprimatur français de 1950). En cette période où nous sommes privés de confession sacramentelle, c’est une excellente lecture.
A télécharger ci-dessous:
Un entretien divertissant du Pr Raoult
Le Professeur Didier Raoult a répondu au Parisien hier. Cela donne un certain nombre de saillies assez drolatiques – et un solide mépris pour la caste jacassante, qu’on ne saurait lui reprocher!
Le problème dans ce pays est que les gens qui parlent sont d’une ignorance crasse. J’ai fait une étude scientifique sur la chloroquine et les virus il y a treize ans qui a été publiée. Depuis, quatre autres études d’autres auteurs ont montré que le coronavirus était sensible à la chloroquine. Tout cela n’est pas une nouveauté. Que le cercle des décideurs ne soit même pas informé de l’état de la science, c’est suffocant. L’efficacité potentielle de la chloroquine sur les modèles de culture virale, on la connaissait. On savait que c’était un antiviral efficace. On a décidé dans nos expérimentations d’ajouter un traitement d’azithromicyne (un antibiotique contre la pneumonie bactérienne, NDLR) pour éviter les surinfections bactériennes. Les résultats se sont révélés spectaculaires sur les patients atteints du Covid-19 lorsqu’on a ajouté l’azithromycine à l’hydroxychloroquine.
Les gens donnent leur opinion sur tout, mais, moi, je ne parle que de ce que je connais : je ne donne pas mon opinion sur la composition de l’équipe de France enfin ! Chacun son métier. La communication scientifique de ce pays s’apparente aujourd’hui à de la conversation de bistrot.
A ceux qui disent qu’il faut trente études multicentriques et mille patients inclus, je réponds que si l’on devait appliquer les règles des méthodologistes actuels, il faudrait refaire une étude sur l’intérêt du parachute. Prendre 100 personnes, la moitié avec des parachutes et l’autre sans et compter les morts à la fin pour voir ce qui est plus efficace. Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence. Et c’est ma liberté de prescription en tant que médecin. On n’a pas à obéir aux injonctions de l’Etat pour traiter les malades. Les recommandations de la Haute autorité de santé sont une indication, mais ça ne vous oblige pas. Depuis Hippocrate, le médecin fait pour le mieux, dans l’état de ses connaissances et dans l’état de la science.
Consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie
Des catholiques polonais ont décidé de répondre à l’épidémie en demandant aux autorités politiques et ecclésiastiques la consécration de la Pologne au Coeur immaculé de Marie à l’occasion de la prochaine fête de l’Annonciation, mercredi 25 mars. Une belle initiative, dont nous ne pouvons que souhaiter qu’elle soit reprise chez nous! En attendant, nos frères polonais invitent les Français à s’associer à leur prière.
Voici le texte de leur prière:
Face aux circonstances extraordinaires qui touchent notre Patrie, la Pologne, et toute l’Europe, nous sommes témoins des changements inédits : fermeture des cours de justice, des universités, des écoles, des centres commerciaux, les services médicaux surchargés, des ressources partiellement épuisées ; des millions de personnes poussées au confinement à la maison, dont un nombre non négligeable privé de ressources de leur gagne-pain quotidien… du jamais vu en Europe depuis la IIe Guerre mondiale ! Plus encore, probablement jamais dans l’histoire du monde autant de millions de catholiques ne se sont retrouvés dans autant de lieux à la fois privés de pouvoir participer à la Messe dominicale. Mais les dangers qui guettent la Pologne, tout comme le monde entier, sont bien plus vastes que la seule crise du coronavirus.
Au temps des périls et des crises, la prière la plus fervente ne peut dispenser d’une action prudente et persévérante, qui fait partie de l’ordre normal des choses. En même temps affirmer que la prière est dans ces circonstances inutile reviendrait à rejeter d’une manière impie l’aide de Dieu, dont la Providence est seule à maîtriser totalement les évènements.
C’est pourquoi dans cette situation extraordinaire nous faisons appel à tous les Polonais, notre clergé et nos autorités publiques à effectuer un acte commun de confier et consacrer la Pologne et nous-mêmes au Cœur Immaculé de Marie lors de la fête de l’Annonciation, le 25 mars prochain. A l’heure des moyens de communication modernes, effectuer un tel acte d’une manière commune ne nécessite pas de briser notre confinement particulier, ne réclame pas de forme unique pour tout le monde, mais requiert seulement le même esprit de foi et de cœur sincère et contrit, quelque soit le lieu où nous soyons.
Nous invitons également les catholiques du monde entier à rejoindre cette initiative avec leur clergé et leurs autorités publiques, afin de confier eux-mêmes et leur patrie au Cœur Immaculé de Marie au jour de l’Annonciation, en union avec nous. Notre-Dame a en effet dit à Fatima face aux tribulations à venir : Mon Cœur Immaculé sera votre refuge et le chemin qui vous conduira surement à Dieu.
Les clercs souhaitant nous signaler la participation de leur paroisse ou communauté dans cette initiative peuvent nous en informer par voie électronique à l’adresse : [email protected]
Afin de témoigner de notre foi de par le monde et de notre confiance dans le Cœur de notre Mère du Ciel, nous publierons au fur et à mesure la liste de toues les paroisses et communautés engagées.
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