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Le Christ noir sur les remparts de la citadelle de Calvi

Vu ici :

Dans cette période difficile que nous vivons ce lundi 65 mars à 18h30, quelques confrères de Saint Erasme et de Saint Antoine, accompagnés de l’abbé Ange-Michel Valery, archiprêtre de Calvi, ont sorti la statue en bois du Christ noir, dit des Miracles de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, dans la Haute-Ville,  pour la porter en procession jusqu’au bord des remparts de la citadelle, afin qu’elle soit visible de toute la population de la Haute et de la Basse ville.

Toutes les mesures sanitaires ont été respectées pour ce moment de recueillement et de prière qui a été ponctuée d’une bénédiction effectuée par le représentant de l’église.

Comment savoir si l’on a été heureux ?

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

« On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. » Jacques Prévert

Nous étions heureux et nous ne le savions pas !

L’homme augmenté nous promettait l’immortalité.

L’Intelligence Artificielle laissait envisager toute une armée de petits robots pour répondre à nos moindres besoins. Plus besoin d’avoir des enfants pour assurer ses vieux jours.

Les avancées technologiques rendaient possible le rêve prométhéen de créer un homme selon nos désirs.

La bourse tutoyait les sommets.

Le principe de l’irréversibilité des avantages acquis gravait dans le marbre les acquis des Trente glorieuses alors que s’approchait le moment où l’on regretterait les Trente piteuses.

Le village mondial ne cessait de s’étendre et de rallier aux bienfaits de la société de consommation des populations chaque jour plus nombreuses.

La catastrophe imprévue

Patatras ! Un minuscule virus de quelques dizaines de nanomètres vient de mettre fin, brutalement, au rêve de paradis sur terre.

Peuples et gouvernants ont, aujourd’hui, la gueule de bois ! Le dogme du progrès continu de l’humanité vers plus de bien-être, et donc de bonheur, s’est évanoui emporté par un microscopique virus asiatique. Tous avaient sans doute oublié que « Les peupliers ne montent pas jusqu’au ciel » et aussi qu’ « On ne se moque pas de Dieu. » (Gal, 6,7)

Le paradigme dominant était à l’échange, la rencontre, le brassage, le métissage, la mondialisation, les voyages.

Une révolution copernicienne

Il est maintenant au confinement, à la nation – citée huit fois dans le discours d’Emmanuel Macron sur le coronavirus- au rétablissement des frontières et au repli sur la famille nucléaire. Formidable révolution copernicienne !

Les Français renouent avec des pratiques que l’on croyait disparues comme les files d’attente sans fin devant les magasins d’alimentation ou les pompes à essence. Demain, ce seront les faillites en série, le chômage, etc. « Le chômage et son cortège de misère ! » Finies les vacances au Crotoy !Finis les week-ends au ski et les vacances en Corse. Finis les safaris au Kenya ou les treks en Afrique du Sud. La crise économique qui s’annonce sera terrible. Le Président de la République l’a martelé à plusieurs reprises : des mesures seront prises : « quoiqu’il en coûte. » Le ton est gaullien, la posture martiale. Mais de quelle latitude dispose un Etat dont le montant de la dette est déjà égal au PIB annuel ? Aucune ! « Les parents ont mangé des raisins verts et les enfants ont les dents agacées » (Jer, 31, 29) Emmanuel Macron inspire autant confiance que Paul Reynaud en 1940. Le non report du premier tour des élections municipales, alors que parallèlement les appels se multipliaient à limiter les déplacements, relève de la schizophrénie politicienne.

La crise dans laquelle nous entrons imposera, pour être surmontée, à tous des sacrifices. Mais ce mot est-il audible pour la majorité de nos compatriotes biberonnés depuis l’enfance aux mots creux de Liberté, Egalité, Fraternité, persuadés qu’ils ont plus de droits que de devoirs et habitués à tout attendre de l’Etat-Providence ? Qui acceptera les indispensables sacrifices à consentir sur l’autel du bien commun alors que l’individualisme et l’égoïsme ont été érigés au rang de vertu cardinale ? Les fonctionnaires assurés de l’emploi à vie ? Les salariés bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite ? Les bobos mondialisés citoyens du monde et apatrides de cœur ? Qui prendra la décision d’expulser tous les clandestins présents sur notre territoire national et de mettre fin à tout type d’immigration, puisqu’il paraît que ce sont les mouvements de population qui propagent le virus ? Il faudrait pour mener à bien ces réformes douloureuses une autorité morale dont ne semble pas bénéficier l’équipe de pieds-nickelés qui nous dirige.

Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu

Cependant nous le savons : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » En d’autres temps de désolation le 19 mai 1940 le gouvernement de Paul Reynaud s’était rendu en corps constitué à la cathédrale Notre-Dame de Paris pour implorer, en vain, le secours du ciel à l’heure de la défaite. Aujourd’hui, signe des temps, cette idée ne viendrait à l’esprit de personne. Il est d’ailleurs probable que de nombreux évêques la désapprouveraient au nom de la laïcité, de la liberté religieuse, etc. Dans cette lutte face à la pandémie le personnel hospitalier est en première ligne. Hommage lui soit rendu !

L’homme moderne, qu’il soit oeconomicus ou festivus, touche ici ses limites. Lui qui se croyait maître de la vie et de la mort se redécouvre fragile, périssable et mortel. N’est-ce pas le moment de se poser les bonnes question et d’enfin s’interroger sur les fondements de l’indispensable réforme intellectuelle et morale dont notre pays a tant besoin ? Ces épreuves n’auront pas été inutiles si elles conduisent l’homme moderne à s’interroger sur sa destinée et la raison de sa présence, fugitive, sur terre. C’est ce que nous approfondirons dans une prochaine chronique commentant les lectures et les oraisons de la messe en temps d’épidémie.

Pour l’heure ces temps de confinement imposés, pendant le carême, peuvent être l’occasion de consacrer plus de temps à la prière, à l’étude et aux échanges dans le cadre de la famille. Sans oublier le suivi scolaire des enfants à la maison. Tout est grâce !

Souviens-toi, homme, que tu es poussière !

Mot spirituel adressé aux fidèles par l’abbé Pascal Schreiber, supérieur du district de Suisse de la Fraternité Saint-Pie X :

Bien chers fidèles,

Il y a deux semaines, la liturgie nous rappelait la grande fragilité humaine : « Memento homo quia pulvis es et in pulverem reverterisSouviens-toi homme, que tu es poussière et que tu retomberas en poussière. » Le prêtre avait joint à cette parole un signe très fort, en marquant nos fronts du signe de la croix, avec la cendre bénie.

Qui aurait pu penser alors que, deux semaines plus tard, le monde entier serait ébranlé dans sa superbe par un minuscule petit virus, et découvrirait sa fragilité comme rarement auparavant ?

Essayons alors de porter un profond regard de foi sur ces événements, d’une part pour prendre de la hauteur et considérer ces événements à la lumière de la divine Providence, sans céder à un vent de panique, ni tomber dans une irresponsable banalisation, et d’autre part pour agir en chrétien, et discerner ce que Dieu attend de chacun d’entre nous en ces temps difficiles.

1.

Que nous dit la foi ? Elle affirme que Dieu est notre Créateur, qu’il est pour nous un Père infiniment aimant, mais aussi que ce Père nous a donné sa loi, ses commandements, et que, s’il nous appelle à un bonheur infini, le Sien, il nous demande cependant aussi de venir à Lui, de dépendre de Lui, de Lui obéir.

Or notre monde, depuis des décennies, a donné congé à Dieu. Fort de ses découvertes scientifiques, il a cru pouvoir se passer de Lui. Regardez toutes les réalisations de la science moderne : elle pensait avoir une puissance quasi infinie de domination sur la nature, elle imaginait déjà pouvoir prolonger quasi indéfiniment la durée de vie de l’homme sur la terre. Mais vient un minuscule petit virus et toute cette puissance est ébranlée dans ses fondements.

Comme il serait bien que l’homme moderne, et nous-mêmes, bien chers fidèles, nous méditions ce texte dans lequel Dieu s’adresse au saint homme Job :

« Dieu répondit à Job du sein de la tempête, et dit : Quel est celui qui obscurcit ainsi le plan divin, par des discours sans intelligence ? Je vais t’interroger, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je posais les fondements de la terre ? Dis-le, si tu as l’intelligence. Qui en a fixé les dimensions ? Le sais-tu ? »

Dans un style merveilleusement imagé et si profond, Dieu rappelle à Job sa petitesse, non pour l’écraser ou le décourager, mais pour qu’il revienne à sa juste place en face de la grandeur de Dieu. Ne devrions-nous pas, nous aussi, profiter de cette soudaine prise de conscience de la fragilité de notre monde moderne, pour nous remettre à notre place ? Pour nous rappeler que nous sommes dépendants en toutes choses de Dieu, et que, sans Lui, nous ne sommes rien ?

Job avait été profondément atteint dans sa santé, dans ses biens, mais il avait le sens de Dieu : « Dieu m’a donné, Dieu m’a repris, Dieu soit loué ! » Voilà le sens de notre dépendance de Dieu.

2.

Or ce sens de la dépendance envers Dieu, bien chers fidèles, nous pouvons nous aussi le perdre d’une certaine manière dans les temps de crise, et réagir de manière disproportionnée aux événements.

C’est pour cette raison qu’il me paraît important de vous montrer qu’il y a un juste milieu à garder en face de cette pandémie, et quand je dis « juste milieu », cela signifie en fait un « sommet ». Il faut prendre de la hauteur ! Pourquoi ?

Car nous serions peut-être tentés de penser que toute cette excitation autour du coronavirus est exagérée, qu’il ne s’agit que d’une simple grippe comme toutes les autres, qu’il n’y a pas de danger, que la prière suffit pour ne pas l’attraper, que de mettre en place tous ces moyens de protection est un manque de foi ou que sais-je encore ? Mais c’est faux ! Songez par exemple que deux des enfants de Fatima, François et Jacinthe, sont morts de la grippe espagnole. Il faut donc regarder la réalité en face : ce virus a une plus grande mortalité que la grippe saisonnière, il touche une tranche de la population qui est plus faible, surtout les personnes âgées et les malades, tandis que les enfants n’est souffrent pas spécialement, et la contagion est beaucoup plus grande que celle de la grippe habituelle. Nos autorités civiles ont donc raison de faire ce qui leur appartient : protéger les plus faibles.

Mais nous pourrions tomber dans l’excès inverse et exagérer les dangers de la contagion, sombrer dans une sorte de panique, nous cloîtrer à la maison et finalement oublier que nous sommes dans les mains de Dieu, oublier la si belle vertu d’espérance. Les paroles du Christ sont tellement vraies quand il dit : « Pas un seul cheveu de votre tête ne périra », ou lorsqu’il console ses Apôtres à quelques instants de sa Passion en leur disant : « N’ayez pas peur petit troupeau ! »

En fait, notre attitude doit tout simplement rejoindre la hauteur de vue de Notre-Seigneur, comme lorsqu’il a dit aux Pharisiens : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. »

Nos autorités nous prescrivent des mesures inédites et draconiennes dont les retombées se font sentir même sur nos pratiques religieuses. Dans leur ordre, elles ne font rien d’autre que veiller sur le bien commun de la société qui est confiée à leur autorité. A l’époque de la grippe espagnole, en 1918, les autorités de Porrentruy avaient décrété que

« les services divins et les réunions religieuses ne pourront plus être célébrés qu’en plein air et loin des quartiers bâtis ; que les enterrements auront lieu sans suite. Seuls les proches parents peuvent y prendre part. »

Ce n’est donc pas nouveau et il ne faut y supposer une quelconque persécution sourde contre l’Eglise. Nous suivrons donc nos autorités dans leurs décisions. « Rendons à César ce qui lui appartient… »

Mais nous voulons bien davantage rendre à Dieu ce qui Lui revient.

A l’heure actuelle personne ne sait combien de temps cette situation va durer et il n’est pas impossible que les mesures des gouvernements se durcissent ou durent plus longtemps. Par la grâce de Dieu, nous pouvons encore vous accueillir en nos églises, mais un temps pourrait bien venir où nous serions contraints, bien malgré nous, de ne plus pouvoir célébrer des messes publiques. Prions pour que le bon Dieu nous épargne cette épreuve !

Mais quoi qu’il arrive, ne trouvons-nous pas tout notre réconfort et toute notre espérance, en même que notre force malgré notre faiblesse, dans cette parole de saint Paul : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » ?

C’est pourquoi nous vous encourageons de tout notre cœur à vous saisir de l’instrument donné par Notre-Dame pour nous attacher à son Fils, le saint rosaire. Récitez-le avec plus de ferveur soit en famille, soit en particulier ; mettez-y plus d’attention, plus de cœur à contempler les mystères de Jésus, à L’aimer avec Marie, par Marie. Tant de victoires ont été obtenues par le Rosaire ! Elle est notre Mère si aimante. Elle est la « toute-puissance suppliante ». Allons à Elle, et nul doute qu’elle nous soutiendra quoi qu’il arrive : si nous gardons la santé, pour pratiquer mieux la charité ; si nous tombons malades pour être avec elle au pied de la Croix et prier pour les pauvres pécheurs.

Sursum corda – Haut les cœurs !

Annonce des messes retransmises en direct sur internet

En ce temps de confinement, bon nombre de paroisses s’organisent pour ne pas laisser leurs paroissiens esseulés en cette période de carême, étant donné que les mesures ministérielles sont déjà applicables pour les jours saints. Bien que cela ne remplace pas les sacrements, des paroisses proposent la messe en direct, mais aussi des retransmissions de chapelet, enseignements…

N’hésitez pas à mentionner sur cette page tous les éléments permettant aux fidèles de se connecter.

https://lesalonbeige.fr/evenements/communaute/proposer-un-evenement

Hommage à sainte Jeanne d’Arc à Melun – Terres de Mission

“Terre de mission” reçoit l’abbé Michel Viot, prêtre diocésain, qui évoque la longue relation de la France avec le Sacré-Cœur depuis les apparitions à sainte Marguerite-Marie, à l’occasion du centenaire de la dédicace de la basilique de Montmartre.

Puis, Jeanne Binet présente le programme des quelques jours d’hommage à sainte Jeanne d’Arc, à la fin du mois de mars, à Melun, et plus généralement dans le diocèse de Meaux, pour le centenaire de sa canonisation : l’anneau de la sainte, récemment racheté par le Puy du Fou, sera ainsi vénéré, au milieu de fêtes johanniques réunissant toutes les “sensibilités” de l’Eglise de France.

Enfin, l’essayiste Alain Pascal explique le travail de recherche qu’il mène depuis des années sur les sources occultes et philosophiques de la modernité : après un cycle sur la guerre des gnoses, il travaille actuellement à une synthèse sur la conjuration des philosophes.

Emmanuel Macron joue à l’homme-orchestre de la lutte contre le coronavirus. On aurait voulu avoir un président.

La France, en ce premier trimestre 2020, fait face à deux menaces graves : la propagation du coronavirus et l’attaque délibérée par la Turquie de la souveraineté grecque et de celle de l’Union européenne (et donc française), via l’utilisation d’immigrants à vocation clandestine, originaires de pays musulmans.

Emmanuel Macron est un président volontaire et actif. Et il faut que ça se sache. Donc, il twitte.

Et il a choisi son ennemi car il ne cède jamais rien : le coronavirus.

Et comme, paraît-il, il a fait du théâtre assez jeune, il joue à l’homme-orchestre.

  • Il joue le Grand Logisticien / Répartiteur :

  • Il joue le Grand Chef de Projet (en visio-conférence) :

  • Il joue le Grand Ministre de la Santé Publique :

  • Il joue le Grand Hygiéniste :

  • Il joue même le Grand Ministre des Transports (c’était le 14 mars) :

Ainsi, du 27 février au 14 mars, le compte Twitter de M.Macron fournit 28 tweets à propos du coronavirus et… 1 à propos de la situation en Grèce.

Mais au fait, que dit la Constitution française ? De façon très intéressante, dans les deux premières pages de celle-ci, la notion de souveraineté (nationale) est citée quatre fois :

  • Dans le Préambule : Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale
  • Entre l’Article 1 et l’Article 2 il est inséré le Titre premier qui s’intitule : De la souveraineté
  • Puis Article 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
  • Et enfin Article 4 : Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Et quelle est la fonction première du Président de la République (Titre II, Article 5) : Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.

Pour être honnête, on a une assez grande confiance dans la capacité de prise en charge au mieux de l’épidémie par tous les acteurs du système de santé français.

Pour ce qui concerne la souveraineté nationale, la France attendra d’avoir un Président.

Eglises : Tout rassemblement de plus de 20 personnes en leur sein est interdit jusqu’au 15 avril

Extrait de l’Arrêté du 15 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19 :

Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion de plus de 20 personnes en leur sein est interdit jusqu’au 15 avril 2020, à l’exception des cérémonies funéraires.

Le porte-parole de la CEF indique :

Ceci en attendant le confinement général, qui devrait intervenir sous peu.

C’est le moment de se former

Etudiants et lycéens catholiques, c’est le moment de vous former, et d’occuper le temps intelligemment !

Le Studium junior du Diocèse de Bayonne met gratuitement à votre disposition 3 modules de cours (Théologie des sacrements, Christologie et Liturgie).

Il suffit de les demander à [email protected]

Des QCM vous permettront de vérifier la bonne compréhension des modules

Par ailleurs, en Histoire de l’Eglise, une vision panoramique et synthétique vous sera proposée dans l’ouvrage suivant.

Le Pape en prière devant le crucifix qui sauva Rome de la Grande Peste

Le Pape en prière ce dimanche dans une église au centre de Rome. En prière devant le crucifix qui sauva Rome de la Grande Peste.

56% d’abstention : coronavirus et incertitude sur les élections municipales

56 % d’abstention, c’est le plus important taux jamais enregistré lors d’une élection municipale. Et personne ne sait si le second tour aura bien lieu. Auquel cas, ce premier tour sera-t-il validé ?

Olivier Véran, ministre de la Santé, estime que les experts seraient sondés mardi pour se prononcer sur l’opportunité de ce report demandé presque unanimement. Côté gouvernement, plusieurs ministres et dirigeants de la majorité avaient prévu de se rendre, dans la soirée de dimanche, à Matignon. Après l’annonce de la contamination au coronavirus de Christian Jacob, président du parti Les Républicains, cette réunion devait être remplacée par des coups de téléphone.

Le peu de Français s’étant déplacé dans les urnes malgré la menace du coronavirus aura fait le choix de la stabilité, ce qui favorise les partis traditionnels les mieux implantés: le Parti socialiste et Les Républicains. À Paris, Anne Hidalgo est arrivée en tête avec 30 % des voix, devant Rachida Dati à 22% et Agnès Buzyn à 17%. Johanna Rolland, à Nantes, écrase la concurrence avec 31,36 % des voix. Le maire LR de Toulon, Hubert Falco, se voit reconduit pour un quatrième mandat, dès le premier tour, avec 61,39 % des voix. Les ministres candidats, Gérald Darmanin à Tourcoing et Franck Riester à Coulommiers, sont réélus dès le premier tour. Au Havre, le premier ministre Édouard Philippe, arrive lui aussi en tête (43,59%).

Les écologistes opèrent une percée historique dans plusieurs villes : à Lyon, l’EELV Grégory Doucet arrive en tête avec 28,46 % des voix (Étienne Blanc (LR) serait second avec 17% des voix, devant Yann Cucherat (LREM), soutenu par Gérard Collomb, qui enregistrerait un score de 14,9%), à Strasbourg, Jeanne Barseghian a obtenu 27,87 % des voix, à Bordeaux, l’écologiste Pierre Hurmic talonne le maire sortant avec 34,38 % des voix.

Le Rassemblement national est en passe de conserver la dizaine de villes conquises en 2014 – comme Hénin-Beaumont, Hayange, Beaucaire ou Fréjus dont les maires ont été réélus dès le premier tour – il voit ses chances de conquérir nombre de villes s’envoler en raison d’une forte prime aux sortants. Louis Aliot est néanmoins en tête à Perpignan avec 35,65 % des voix, loin devant le maire sortant LR Jean-Marc Pujol qui ne dépasse pas la barre des 20 %. A Béziers, Robert Ménard frôle les 70% dès le premier tour.

À Hénin-Beaumont, Steeve Briois est largement réélu avec 74% des voix. À Hayange, Fabien Engelmann est réélu avec 63,14% des voix. À Beaucaire, Julien Sanchez gagne avec 59,1% des voix. À Camaret-sur-Aigues, Philippe de Beauregard est réélu avec 70% des voix. À Fréjus, David Rachline a été un des premiers à annoncer sa réélection avec 50,60% des voix.

A Nice, Christian Estrosi a frôlé la réélection. Le candidat Républicains a récolté 47,6%. Il devance très largement le candidat RN, Philippe Vardon, avec 16,7% des voix.

À Carpentras, le général Bertrand de la Chesnais, soutenu par le RN, s’est qualifié pour le second tour avec 30,88% des voix, derrière le maire sortant divers gauche, Serge Andrieu, qui recueille 35,85% des suffrages.

A Marseille, Stéphane Ravier est relégué à la troisième place, avec environ 19%, derrière la candidate LR Martine Vassal, qui obtiendrait 22% des voix, derrière la candidate écologiste du «Printemps Marseillais» (PS-PCF-LFI) Michèle Rubirola, autour de 23,5%.

Le maire sortant de Versailles, François de Mazières, récolte 63,15%. Fabien Bouglé termine deuxième avec 10,56% des voix, puis Renaud Anzieu, de la liste Vivre Versailles écologie citoyenne, avec 7,82% puis Anne-France Simon, candidate de La République en Marche, avec 6,59% des voix. Derrière, Anne Jacqmin (RN) engrange 6% des voix.

Procession du Très Saint Sacrement et bénédiction de la ville de Vannes

Ce matin à l’issue de sa messe privée, l’Abbé Amaury Brillet a fait une procession du Très Saint Sacrement et procédé à la bénédiction de la ville de Vannes.

Infos écoles COVID-19/Coronavirus pour les écoles hors-contrat

Face aux demandes qu’elle reçoit de la part des familles, des directeurs et professeurs concernant les élèves scolarisés dans les écoles indépendantes, l’association Créer son école et le portail educfrance.org se mobilisent pour répondre à vos questions, en lien avec les Ministères du Travail et de l’Education nationale pour trouver pour vous les meilleures solutions possibles en cette situation de force majeure. Nous actualiserons cette page régulièrement. Les fermetures d’écoles concernent toutes les écoles.

POUR LES PARENTS ! Un établissement peut-il ne pas fermer l’école et continuer à faire cours normalement ?

Non, c’est impossible. L’annonce du président de la République s’applique à tous les établissements d’enseignement public ou privé de la crèche à l’université. Un établissement qui ouvrirait tout de même s’exposerait à une fermeture administrative. En cas de maladie la responsabilité de l’établissement pourrait être engagée.

POUR LES PARENTS ! Les élèves du hors-contrat bénéficieront-ils du même accès que les autres élèves au CNED ? 

Créer son école a saisi le ministère pour demander à ce que  les élèves du hors contrat puissent bénéficier du même accès au CNED que les autres élèves. La réponse est en attente. 

Dispositif prévu pour les élèves de l’EN : 

  • La plateforme « Ma classe à la maison » du CNED, des supports de cours et des exercices en ligne pour les classes de la grande section de maternelle à la terminale
  • Des ressources numériques mises à disposition des enseignants de tous niveaux scolaires, au niveau local et au niveau national sur le site Eduscol.
  • Des classes virtuelles, pour réunir l’enseignant et ses élèves, à distance, via la plateforme du CNED (on peut se voir, lever la main, partager des documents…)

Chaque famille aura la possibilité de se connecter aux ressources du CNED par le biais d’un lien URL ainsi qu’un guide pour une bonne prise en main. Après avoir créé leur compte (inscription libre, gratuite et individuelle), les élèves pourront ainsi poursuivre leurs apprentissages à distance.

POUR LES PARENTS ET LES PROFESSEURS ! Comment faire cours à distance ? (envoyer et recevoir des documents écrits ou vidéo).

1° Si votre école a un ENT (espace numérique de travail) du type https://www.scolinfo.net ou ecoledirecte.fr, il suffit de passer par cet ENT, après avoir demandé la version avec les options nécessaires si votre établissement n’a que la version de base.

2° Si votre école n’a pas d’ENT, vu la surcharge des prestataires d’ENT, la solution la plus simple semble être :

a) soit de créer un blog WordPress et d’y mettre les cours de votre école par jour ou par matière ;

b) soit d’utiliser la solution que propose Google (classroom.google.com).

Pour cela tous vos professeurs et tous vos élèves doivent créer un compte sur Google.

Nous vous recommandons d’utiliser Zoom ou Skype par exemple, pour faire des cours gratuits en présentiels devant votre classe et d’utiliser le blog ou googleclassroom pour déposer vos cours. Il doit être possible d’utiliser hang out en complément.

POUR LES PARENTS ! Quelles solutions pour faire garder mon enfant ?

France Digitale propose une liste d’entreprises sur son site :

Aladom : https://www.aladom.fr/

BabySittor : https://www.babysittor.com/fr

Bsit : https://bsit.com/

Gens de Confiance : https://gensdeconfiance.fr

HappySitters : https://happysitters.fr

Kidpool : https://kidpool.fr

Kidssitter : yoopies.fr

Kids place : 01 42 43 70 20

Kinougarde : kinougarde.com

Lulu dans ma rue : luludansmarue.org

Nounou-top : nounou-top.fr

Un jeu d’enfant : unjeudenfant.fr

Yoopala : yoopala.com

POUR LES PARENTS ! L’école de mon enfant est fermée ; comment faire ?

Si vous êtes parent d’un enfant âgé de moins de 16 ans, vous pouvez bénéficier d’un arrêt maladie indemnisé si vous ne pouvez pas bénéficier d’un aménagement de vos conditions de travail vous permettant de rester chez vous pour garder votre enfant.

Le gouvernement a annoncé que les enfants de parents médecins, soignants etc. bénéficieront d’un régime particulier pour leur garde.

Si vous êtes parent d’un enfant qui doit être maintenu à domicile car résidant dans un foyer de circulation du coronavirus, même si l’établissement qui l’accueille est situé en dehors de cette zone, vous pouvez également bénéficier d’un arrêt indemnisé dans les mêmes conditions.

À noter qu’un seul des deux parents peut bénéficier d’un arrêt dans ce contexte. 

Quelle est la procédure à suivre ? 

Contactez votre employeur et évaluez avec lui les modalités de télétravail qui pourraient être mises en place. Si aucune autre solution ne peut être retenue, c’est l’employeur qui doit, via la page employeur du site dédié https://declare.ameli.fr déclarer votre arrêt de travail. L’indemnisation est ensuite enclenchée à partir de cette déclaration. Vous percevrez les indemnités journalières et, le cas échéant, le complément de salaire de votre employeur dès le 1er jour d’arrêt, sans application du délai de carence. Vous n’avez pas à contacter l’ARS ou votre caisse d’assurance maladie, c’est la déclaration de votre employeur, accompagnée de la transmission des éléments de salaire selon les canaux habituels, qui va permettre l’indemnisation de votre arrêt de travail. Les employeurs sont invités à pratiquer pour le maximum de cas le maintien de salaire au bénéfice de leurs salariés, auquel cas ils versent le salaire à hauteur du complément sans attendre le versement des indemnités journalières par l’assurance maladie ; Si vous êtes non-salarié (travailleur indépendant ou exploitant agricole), vous déclarez directement votre arrêt sur le site internet dédié.

POUR LES DIRECTEURS ! Mon école hors contrat est fermée. Dois-je mettre mes enseignants au chômage technique ?

Une école fermée ne signifie pas par définition arrêt des cours. Durant sa conférence de presse, le ministre de l’Education a précisé : “la période qui s’ouvre n’est pas une période au cours de laquelle les élèves ne doivent pas travailler.”

Si vous prévoyez un enseignement à distance, et que le nombre d’heures de vos enseignants-salariés n’est pas réduit, ils ne seront pas au chômage technique (appelé « activité partielle »).

Vous êtes libre de fixer les modalités pour vos cours à distance : chaîne YouTube privée, cours par Skype, Zoom, envoi de cours par courrier etc. En revanche, si le nombre d’heures travaillées est moindre, vos salariés seront au chômage technique, partiel ou total. C’est au directeur de déterminer si le temps de travail des professeurs a diminué.

Les salariés touchés par une perte de salaire doivent être indemnisés par l’employeur – par vous, donc.
Pour obtenir l’allocation de l’État correspondant à ce temps non-travaillé, vous devez créer votre compte sur le site de la Directe (https://activitepartielle.emploi.gouv.fr/aparts/). Nous vous invitons à le faire de suite, puisqu’il faut attendre environ 48h pour recevoir ses identifiants.
Vous recevrez alors une indemnité compensatrice de 7,74€ nets par heure travaillée. Vous devrez maintenir la rémunération de vos salariés à hauteur de 70 % du salaire brut sous forme d’indemnité, en contrepartie vous serez exonéré de l’intégralité des charges sociales mise à part la CSG-CRDS (Merci à Fidem Conseil qui a bien voulu nous faire partager son expertise ! https://www.fidemconseil.com/).  COVID 19

POUR LES DIRECTEURS !  Mon école hors contrat est fermée. Dois-je rembourser les frais de scolarité ? 

Si des cours sont assurés, la réponse est non. Vous n’avez pas à rembourser les frais.
Vérifiez si votre assurance inclut les cas de pandémie.
Vérifiez les contrats que vous avez fait signer aux parents, en particulier les clauses concernant l’éventuelle inapplication de vos obligations – et ses conséquences.
Les cas de force majeure n’ont pas à être prévus contractuellement pour s’appliquer : le cas de force majeure s’applique même quand il n’est pas contractuellement prévu. C’est a priori le cas du coronavirus.

La force majeure s’applique dans les cas : imprévisible, irrésistible, et échappant au contrôle de la personne devant exécuter l’obligation. C’est une exception qui permet de ne pas exécuter ses obligations contractuelles (dans votre cas : dispenser des enseignements dans les locaux) sans en subir les conséquences, c’est-à-dire sans que votre contractant (les parents) puissent cesser de remplir les leurs (payer les frais de scolarité).

POUR LES DIRECTEURS ! Comment assurer la continuité pédagogique aux moyens du numérique ? 

Compte tenu de la fermeture des écoles, les établissements hors contrat ont besoin de solutions pour assurer une continuité de services dans les semaines à venir.
Les besoins identifiés :
– communiquer
– diffuser les cours
– corriger les devoirs
– assurer / bénéficier de cours en vidéo-conférence.
Ces besoins sont temporaires et, d’ici quelques semaines, les choses reviendront à la normale. Les solutions à mettre en place doivent être simples et peu coûteuses.* Communiquer
Chaque école ayant son site web, c’est le premier canal à mettre en place.
Une section spécifique sur le site avec des pages par prof/cours.
Ce canal nécessite que les profs aient accès au backoffice/ administration du site, ou que le webmaster fasse le relais.
Les écoles non équipées de site web avec un CMS peuvent installer un blog de type WordPress. Cela se crée en 1heure et est de faible coût.
Le deuxième canal, l’email. Chaque école et chaque  professeur peut rapidement créer un fichier des emails des élèves. Cependant les élèves n’ayant pas toujours d’emails personnels, les parents devront faire le relais. Une autre solution est de créer des e-mails à tous les élèves chez un fournisseur gratuit (Gmail n’est pas le seul).
Enfin, pour les plus grands qui ont tous (parfois hélas) un portable, il est possible de créer des groupes Whatsapp (ou Facebook/Messenger ou autres).* Diffuser les cours
Les profs font des PDF (ou Word) diffusés sur les différents canaux. Il est important que l’information soit diffusée sur tous les canaux régulièrement et systématiquement.* Corriger les devoirs
Les élèves (ou parents) envoient leurs devoirs par email au professeur.
C’est le point le plus compliqué à gérer. Si les élèves n’ont pas de mail, on peut difficilement leur imposer un délai d’exécution et une date et heure de rendu.
Pour le scan des documents, tous les parents auront au moins un téléphone portable pour prendre en photo les documents et les envoyer. La qualité des photos/scans risquent d’être médiocre. Les devoirs peuvent être tapés dans certains cas, pour les élèves de collège et lycée. Cela peut être l’occasion pour tous les élèves d’apprendre à taper correctement sur un ordinateur.* Cours en vidéo-conférence
C’est assez simple à mettre en place. Plusieurs solutions existent : Zoom, Skype, Zoho.
Chaque solution a des limites pour l’usage gratuit : nombre d’utilisateurs simultanés ou temps maximal de cours. Il sera nécessaire de prendre un abonnement mensuel dont le coût modique est de l’ordre de 20 euros / mois / classe.
Zoom est recommandé. Skype Business est la référence historique. Ces deux solutions de bonne qualité nécessitent l’installation d’un logiciel sur le téléphone ou sur l’ordinateur.
Zoho a l’avantage de fonctionner simplement dans un navigateur web (moindre qualité).

https://www.zoom.us
https://www.skype.com/fr/
https://www.zoho.com/fr/connect/

Le principal point d’attention semble être le niveau de compétence des professeurs. Toutes les solutions proposées vont nécessiter de leur part, la maitrise d’outils simples mais inhabituels.
– accès et gestion du backoffice de site ;
– (Le mail ne posera pas de problème)
– création de PDF ;
– gestion des multiples formats de documents à corriger ;
– configuration et utilisation d’une solution de vidéoconférence pro.
Tout ceci nécessite que les professeurs soient correctement équipés chez eux avec une caméra, un micro de qualité ET une ligne internet de qualité suffisante.

Bien que cela puisse paraitre secondaire, il est très important que les professeurs prennent soin de la qualité du son en se dotant d’un micro ou d’un casque professionnel. L’écoute d’un son de piètre qualité est un supplice et les élèves vont décrocher immédiatement si la qualité du son est déficiente.
La qualité de la vidéo est à prendre en compte, avec un fond neutre dans une pièce très bien éclairé.

POUR LES DIRECTEURS ! Quelle continuité d’activité doit être assurée dès la décision de fermeture dans les écoles, collèges et lycées concernés ?

Les directeurs d’école doivent pouvoir être joints, soit par messagerie électronique, soit par téléphone, au moins durant les horaires habituels d’ouverture de l’école, par les enseignants et autres personnels de l’école, par les autorités académiques, les services municipaux et les parents afin de répondre rapidement à toutes les questions liées à l’organisation du travail des élèves. Les espaces numériques de travail (ENT) et les sites d’écoles doivent être actualisés en fonction de l’évolution de la situation, renvoyer vers le site ministériel dédié (FAQ) et donner les informations utiles aux personnels et aux usagers.

Les chefs d’établissements veilleront à assurer, d’une part une permanence physique entre les membres de l’administration afin de veiller à la sécurité de l’établissement, et d’autre part une permanence téléphonique au moins pendant les horaires d’ouverture de l’établissement. Ils répondront par message électronique ou par téléphone aux questions des parents, aux questions des professeurs en renvoyant vers le site ministériel dédié. Ils doivent veiller à l’actualisation des informations générales sur l’ENT et doivent régulièrement faire le point sur l’usage pédagogique de l’ENT de l’établissement afin de faciliter la continuité éducative.

La communion spirituelle

Article de l’abbé Spriet paru dans le mensuel La Nef de novembre 2019 :

De nos jours, nombreuses sont les personnes baptisées qui voudraient communier sacramentellement tous les dimanches, et même chaque jour, mais qui, de facto, ne peuvent pas recevoir le Corps du Seigneur en nourriture spirituelle parce qu’elles en sont matériellement empêchées : comme, par exemple, un soldat parti en « opex » dans une région du monde dépourvue d’aumônier militaire, une mère de famille retenue à la maison par les soins de son nourrisson, un père de famille ou une étudiante qui ne peuvent participer à la messe en semaine compte tenu de leur devoir d’état… Ces personnes sont-elles condamnées à être privées de la grâce de l’eucharistie ? La réponse est « non ». Elles peuvent faire une « communion spirituelle », c’est-à-dire une communion non sacramentelle, une « communion de désir ». Dans son Introduction à la vie dévote, saint François de Sales invite Philothée, fidèle laïque qui vit dans le monde, à recourir à cette pratique : « quand vous ne pourrez pas avoir ce bien de communier réellement à la sainte messe, communiez au moins de cœur et d’esprit, vous unissant par un ardent désir à cette chair vivifiante du Sauveur » (1). Ainsi, faire une communion spirituelle consiste à faire un acte de foi et de désir de la communion eucharistique en demandant à Dieu de verser en nous les grâces que nous aurions aimé recevoir en communiant sacramentellement mais que nous ne pouvons pas recevoir hic et nunc. Cette communion non sacramentelle porte les fruits du sacrement car si le Seigneur a lié sa grâce aux sacrements, le Seigneur n’est pas lié par ses sacrements : Il peut et, de facto, Il donne sa grâce aussi en dehors de la réception des sacrements (2). Cette forme de communion suppose la foi et la charité, donc l’état de grâce (3).

Une pratique aussi recommandée aux religieux et religieuses

Sainte Thérèse d’Avila incitait ses filles du Carmel à cet exercice de piété puisqu’à son époque (comme, plus tard, à celle de sainte Thérèse de Lisieux) les religieuses ne pouvaient pas communier tous les jours, même si elles participaient à la messe quotidiennement. Il leur fallait en effet une autorisation explicite de leur confesseur pour s’approcher de la sainte table. « Lorsque vous ne recevez pas la communion à la Messe que vous entendez, écrit la réformatrice du Carmel, communiez spirituellement, c’est là une méthode très avantageuse […] vous imprimerez ainsi en vous un amour profond pour notre Seigneur » (4). Dans la même ligne, le saint Curé d’Ars donnait cette belle comparaison à ses paroissiens :

« la communion spirituelle fait à l’âme comme un coup de soufflet au feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braise : on souffle et le brasier se rallume » (5).

Une pratique sacerdotale quotidienne

De plus, notons que saint Josemaria Escriva faisait au moins une communion spirituelle chaque jour, même s’il avait déjà communié sacramentellement en célébrant la Messe. Il disait cette formule qu’il avait apprise au catéchisme lorsqu’il était enfant : « Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec la pureté, l’humilité et la dévotion avec lesquelles ta très Sainte Mère te reçut, avec l’esprit et la ferveur des saints. » Saint Padre Pio faisait de même en utilisant cette prière qu’il récitait quotidiennement devant le tabernacle de l’église Sainte-Marie des Grâces de San Giovanni Rotondo :

« Mon Jésus, je crois que vous êtes ici présent dans le Saint Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses et je désire ardemment vous recevoir. Mais puisque, en ce moment, je ne peux le faire sacramentellement, venez au moins spirituellement dans mon cœur. Comme si vous y étiez déjà présent, je vous adore et je m’unis entièrement à vous ; ne permettez pas que je me sépare jamais de vous. Jésus, mon bien, mon doux amour, enflammez mon cœur d’amour, afin qu’il brûle toujours d’amour pour vous. Chérubins, Séraphins qui adorez Jésus au Saint-Sacrement, nuit et jour, priez pour nous et donnez-nous la sainte bénédiction de Jésus et de Marie. Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen. »

La communion spirituelle peut donc s’ajouter à la communion sacramentelle quotidienne et pas seulement se substituer à elle.

Un moyen trop méconnu à redécouvrir

Au XVIIIe siècle, saint Léonard de Port-Maurice, prêtre capucin, disait :

« O salutaire communion spirituelle ! Trésor caché et connu de bien peu de chrétiens […] Autant vous êtes précieuse, autant vous êtes peu connue, et surtout peu pratiquée des chrétiens de nos jours ! »

Que dirait-il s’il venait interroger les fidèles d’aujourd’hui en France ? Il est donc urgent de faire connaître et de conseiller la « communion spirituelle » aux fidèles baptisés qui ne peuvent se rendre à la messe tous les jours car ils y puiseront les grâces dont ils ont besoin pour parvenir à une grande sainteté.

Abbé Laurent Spriet

(1) Cf. 2ème partie, chap 21 « Comme il faut communier ». Saint Thomas d’Aquin, IIIa q. 80 a. 1 et 2 ; Concile de Trente, session 13 c 8 ; saint Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia vivit, n. 34 ; Benoît XVI, Sacramentum caritatis, n. 55 ; François le 21 mars 2018.
(2) Cf. CEC 1257.
(3) Cf. Mediator Dei de Pie XII, 20 novembre 1947.
(4) Chemin de la perfection, chap. 35, 1.
(5) Sermons.

L’abbaye de Koningshoeven : son histoire, sa brasserie, ses bières

Située dans le sud des Pays-Bas, l’abbaye trappiste de Notre-Dame de Koningshoeven est connue pour ses bières. En effet, l’abbaye en brasse depuis 1884, soit à peine 4 ans après l’installation des moines ! Mais l’histoire mouvementée de ces trappistes mérite aussi votre attention… Divine Box vous raconte tout en trois minutes, c’est parti !

Un moine trappiste de Koningshoeven dans la boutique de l’abbaye

Un peu d’histoire…

Tout commence en France (cocorico !) en 1880, quand l’abbaye du Mont des Cats, inquiète des lois anticléricales qui sévissent dans le pays, décide de préparer une éventuelle fuite. En deux temps trois mouvements, un moine arrive alors aux Pays-Bas, à Tilburg. Il s’installe au lieu Koningshoeven, c’est-à-dire “Les fermes du Roi”.

Au départ, cette fondation est pensée pour n’être que provisoire, le temps que le contexte politique français devienne plus serein. D’ailleurs, son premier nom est “Refuge Notre-Dame de Saint-Bernard”, et les moines s’installent dans la bergerie. Peu de chance de rester longtemps, donc !

En 1881 cependant, 8 autres moines arrivent du Mont des Cats, et se mettent au travail pour convertir la bergerie en monastère de fortune. Le projet prend alors plus d’ampleur, et devient officiellement le monastère Notre-Dame de Koningshoeven ! Les premières années sont difficiles pour les moines, qui ont notamment des sols infertiles, malgré tous les efforts et toute la technique trappiste connue à l’époque. Mais cela ne les gêne pas : “l’aspect pauvre nous arrange pour y envisager les mystères de Nazareth avec plus de piété” lit-on alors !

Prévue pour être un simple refuge, Koningshoeven est devenue une véritable abbaye !

Et pourtant, malgré l’impossibilité parfois de nourrir toutes les bouches, la communauté grandit beaucoup ! La brasserie est lancée en 1884, la ferme est agrandie, l’agriculture se développe etc… Le monastère est ainsi érigé en abbaye en 1891, et reconstruit dans la foulée pour rehausser le prestige du catholicisme aux Pays-Bas, largement protestant.

Un peu plus tard, l’abbaye peut créer des fondations, dont l’abbaye de Zundert en 1900 (qui brasse la bière du même nom) !

La Seconde Guerre mondiale ternit cependant le tableau, puisque trois moines d’origine juive sont arrêtés et tués à Auschwitz. Mais l’abbaye reprend vite des forces : après la Seconde Guerre mondiale, ils sont cent cinquante-trois moines sur place !

L’abbaye de Koningshoeven n’échappe pas aux idées libertaires des années 60 : les vocations monastiques sont plus rares, et certains moines quittent l’abbaye. Les finances de la communauté sont alors problématiques (notamment en raison des aléas de la brasserie), et la communauté vieillit doucement.

De nombreuses jeunes vocations arrivent depuis les années 2000, soutenant ainsi les activités de l’abbaye, située en pleine campagne et entourée de champs et de forêts. Aujourd’hui, les moines y cherchent toujours Dieu dans la prière (sept offices par jour, le premier à 4h15 !) et le travail manuel, qui accomplit le moine en tant que tel, et donne du sens aux nouvelles vocations.

Et la brasserie dans tout ça ?

L’abbaye de Koningshoeven brasse de la bière depuis 1884 !

En 1884, trois ans après leur installation, les moines de l’abbaye de Koningshoeven décident d’installer une brasserie. Inspirés par les exemples de l’abbaye de Westmalle, de celle de Westvleteren, d’Achel et de l’abbaye de Scourmont, les moines suivent ainsi la vieille tradition brassicole monastique. Les revenus supplémentaires leur permettent alors d’être autonomes et d’assurer la charité, deux valeurs fondamentales chez les trappistes.

Hasard ou non, le père du prieur de Koningshoeven est brasseur à Munich ! Il finance alors les premières installations, et forme un moine, frère Isidorus, au brassage. Les deux premiers brassins sont un échec, mais le troisième est le bon : en 1886, sort des cuves de l’abbaye une bière brune de fermentation basse, qui fait tout de suite un carton dans la région, puis dans le pays, puis dans le monde entier !

La brasserie alterne ensuite pendant longtemps des périodes de croissance et de crise. Elle frôle ainsi la faillite à la fin du XIXe siècle, principalement à cause d’un directeur trop “expérimental”, dont certains brassins étaient imbuvables. En 1895, l’abbaye de Koningshoeven avait pu fournir ses bières pour l’Exposition Universelle d’Anvers. Mais le directeur, très téméraire, avait voulu tester une toute nouvelle recette jamais brassée avant. Le résultat ? Une bière imbuvable … Dommage !

L’arrivée du frère Séraphin renverse ensuite la tendance, mais à la suite d’un incident diplomatique en 1909, la brasserie sombre à nouveau : elle est vidée et le malt est donné aux poules…

Quelques mois plus tard, l’activité reprend et les ventes décollent ! Mais la pénurie de matières premières lors du premier conflit mondial paralyse la brasserie de Koningshoeven. Finalement, la production reprend peu à peu et atteint un record historique pendant la Seconde Guerre mondiale : la brasserie est même fermée pendant six mois à cause de sa surexploitation ! Que d’aventures pour cette brasserie …

 

Brassée depuis 2000, la Trappe Blond est rapidement devenue une des bières les plus appréciées de Koningshoeven !

La situation de la brasserie de l’abbaye de Koningshoeven semble s’être stabilisée depuis 1998 et sa collaboration avec le grand groupe Bavaria. Cela lui a quand même valu la perte du logo « Authentic Trappist Product » en 1999 car l’authenticité monastique des bières était devenue trop floue ! Mais l’abbaye a retrouvé le logo ATP en 2005, car l’implication et la surveillance des moines était rétablie. Ouf !

Aujourd’hui, la brasserie de Koningshoeven se porte bien ! La qualité de ses bières ne fait plus aucun doute, et la notoriété de sa marque grandit, sous la supervision de frère Isaac. La brasserie emploie ainsi une cinquantaine de personnes, dont certaines en situation de réinsertion ou de handicap, et soutient, par ses 3.500.000 de litres annuels, une fondation en Ouganda qui a de grands besoins financiers.

De plus, soucieux des enjeux environnementaux, les moines se sont équipés de panneaux solaire et ont produit une nouvelle bière, la Trappe Puur, utilisant 100% des ingrédients issus de l’agriculture biologique, pour ne citer que deux exemples ! C’est pas bio ça ?

Et pour goûter les bières “La Trappe” de l’abbaye de Koningshoeven ?

Cliquez ici pour  découvrir les bières de l’abbaye de Koningshoeven. Ou sinon, rendez-vous sur place directement : Abbaye Notre-Dame de Koningshoeven, Eindhovenseweg 3, 5056 RP Berkel-Enschot, Pays-Bas. Sinon sur internet, cliquez ici pour acheter des bières trappistes, et retrouvez ainsi La Trappe Quadrupel ou encore La Trappe Witte 😇

Pour ceux qui n’auront pas de messe dimanche

La messe est retransmise en direct sur http://www.messeendirect.net/ depuis Fribourg, Suisse, demain à 10h avec sermon en français.

Pour cela il suffit de se connecter à l’heure de la messe au site www.messeendirect.net (choisir « En Direct » puis cliquer sur l’icône « Lecture » au centre de la vidéo).

Vous pouvez également installer l’application appelée « iMass » (disponible pour I-Phone et Android) et appuyer sur « Live ».

Quelques informations sur le coronavirus

Nos confrères de Polémia viennent de publier une bonne synthèse de ce que l’on sait actuellement sur le Covid-19. J’y glane ces informations:

  • La létalité du virus est estimée par l’OMS entre 2 et 5% des cas avérés.
  • En moyenne, une personne atteinte par le virus en contaminera 3,8 autres (sachant qu’avec les mesures chinoises, ce chiffre est tombé à 0,32).
  • Cette contagiosité implique que le nombre de personnes contaminées double en gros tous les 6 jours.
  • Entre 10 et 15% des cas avérés nécessitent une hospitalisation en soins intensifs (ce qui entraînerait un ordre de grandeur de 50 à 80 000 personnes en soins intensifs d’ici l’été pour la France… sachant que le système sanitaire italien est pratiquement à saturation avec 800 hospitalisations en soins intensifs!)

La prière face au virus

Message reçu d’Hozana

Notre prière peut vaincre le coronavirus, si elle se répand plus vite que lui !
À ce jour, la France compte 3600 cas. Une neuvaine de messe et de prière proposée par Mgr Rey rassemble déjà plus de 3000 priants, en moins de 24h : https://hozana.org/t/Hrrjj.

C’est une course : d’après l’OMS, le coronavirus a un taux de reproduction de 1,4 à 2,5, c’est à dire qu’une personne infectée peut en contaminer 1,4 à 2,5.
Notre prière sera-t-elle plus contagieuse ? Combien serons-nous à prier le Seigneur pour les victimes, pour les soignants, pour que nous trouvions rapidement un vaccin, pour que la pandémie soit maîtrisée ?

À vous de décider :
1. Inscrivez-vous à la neuvaine de prière https://hozana.org/t/Hrrjj
2. Partagez ce message à au moins 3 personnes

Que notre prière se répande comme un feu !

NB : les médecins parlent de “super-propagateur” pour désigner le cas d’une personne qui transmet le virus à plusieurs dizaines de personnes. N’hésitez pas non plus à être un(e) “super-propagateur” de la prière ! Il suffit pour ça de partager dans vos groupes WhatsApp : famille, paroisse, prière, boulot, scouts,…

Un très beau roman sur l’époque des martyrs

Le cardinal Wiseman, premier archevêque catholique de Westminster, après la restauration de l’Eglise d’Angleterre par Pie IX, avait eu l’idée d’aider à la formation de la jeunesse catholique par la publication de romans aidant à découvrir les saints et les héros qui nous ont précédés et qui ont marqué l’Histoire sainte et l’histoire de l’Eglise. L’éditeur pressenti le prit au mot et lui demanda un premier volume de la collection. Ce fut “Fabiola ou l’Eglise des catacombes”, superbe roman mettant en scène une orgueilleuse patricienne romaine, vivant sous le règne de Dioclétien, formée à la philosophie antique, méprisant les esclaves et les chrétiens qui commençaient à se répandre dans la Ville éternelle. La jeune fille, parente de la future sainte Agnès, découvre autour de cette dernière saint Sébastien, sainte Cécile et bien d’autres qui, petit à petit, par leur sagesse, leurs miracles et leur constance dans la persécution la convertissent au vrai Dieu.

Un roman palpitant, empli des notices du martyrologe et du bréviaire, qui nous rend plus proches nos pères dans la foi. Il faut remercier les éditions Clovis d’avoir eu l’excellente idée d’en rééditer la traduction – que l’on peut conseiller à tous, dès le collège.

A commander ici.

Le coronavirus, un antidote radical contre la matrice mondialiste

De l’abbé Danziec dans Valeurs Actuelles :

[…] Dans le discours d’Emmanuel Macron, il fut question d’union sacrée mais point d’Union européenne. Et pour cause ! L’Union européenne, qui n’hésite pas auprès de ses États membres à imposer ses vues en matière sociétale ou ses règles en matière du code du travail, a montré ces derniers jours toutes ses limites pour gérer d’une façon solidaire et concertée un défi sanitaire de premier ordre. Au-delà de la simple question de l’Union européenne, il semble que certains mots face au péril du coronavirus pèsent davantage pour fédérer un peuple. Ainsi l’expression fétiche des “valeurs de la République” n’a pas été une seule fois prononcée hier soir quand le mot “République” lui-même ne fut cité qu’une fois ; et encore, dans la formule incantatoire finale « Vive la République, vive la France ». En revanche, les mots “France” et “nation” ont été invoqués respectivement à neuf et huit reprises. Intéressant.

Ce matin, les éditoriaux relatent les grandes lignes du discours présidentiel et les mesures phares de la mobilisation générale réclamée par l’exécutif : fermeture des établissements scolaires de tout niveau, invitation au télé travail, soutien aux entreprises, limitation des déplacements au strict nécessaire, garantie d’un chômage partiel exceptionnel, incitation au confinement des plus de 70 ans. Le tout assaisonné par un « quoi qu’il en coûte » répété avec force. Il n’en reste pas moins que l’intervention d’Emmanuel Macron est caractéristique de ce fameux “en même temps” qui lui est si particulier. Car si les élèves sont appelés à rester à la maison, l’appel aux parents à se rendre aux urnes est maintenu…

Ce qui néanmoins pourrait apparaître sur le temps long le plus intéressant dans les paroles prononcées par le chef de l’État hier soir ne réside pas dans les solutions proposées pour faire face et bloc à la pandémie du Covid-19. Comme souvent dans un discours, un article ou une dissertation, c’est la fin et la chute qui tiennent lieu d’essentiel. Or, dans la conclusion du Président, on peut lire l’ébauche d’un examen de conscience ; un examen de conscience lourd de conséquences alors que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts. Une première analyse du “pourquoi nous en sommes là” qui en dit certainement beaucoup sur ce qui nous attend. Ou nous menace. « Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture », avertit Emmanuel Macron.

Des ruptures, vraiment ? Comme quoi, le Nouveau Monde n’était pas si différent de l’ancien alors. Et lorsque Macron s’interroge sur « le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour », si l’heure n’était pas grave, on pourrait en rire. N’est-ce pas justement ceux qui critiquent depuis longtemps les failles du mondialisme et du libéralisme à tout crin qui sont traités régulièrement d’oiseaux de mauvais augure et de méchants conservateurs ? La nature même de la philosophie progressiste se propose d’aller dans le sens de l’histoire, et qu’importe si cette dernière va contre la paix des âmes dans la dénaturation de la famille, l’identité des peuples dans l’irrespect de sa propre culture et la concorde civile à travers la non intégration revendiquée.

Depuis plusieurs semaines, on nous rabâche que les frontières n’arrêtent pas les virus. Certes, mais tousser dans son coude non plus. Cependant contrôler ses frontières comme maîtriser l’orientation de sa toux peut en diminuer les effets. Et tout le paradoxe macronien se manifeste en ces frontières extérieures si moquées qui sont déjà remplacées en certains endroits par des frontières intérieures liées aux fameux clusters. Plus fondamentalement, « déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie à d’autres est une folie. Nous devons en reprendre le contrôle, construire plus encore que nous ne le faisons déjà une nation souveraine ». Ce n’est pas moi qui le dit, ni même Marine Le Pen, Matteo Salvini ou Victor Orban. Mais c’est le chef de l’État lui-même. Contre toute attente, le coronavirus peut s’avérer devenir un antidote contraint et radical contre la matrice progressiste qui sous-tend la conduite de la France depuis mai 68. Un antidote ? Mais qui risque d’être cher payé.

Une bonne synthèse sur la tragédie communiste

Lu sur les 4 Vérités:

Bruno Riondel, professeur d’histoire à Louis-Le-Grand, vient de publier un excellent essai sur la tragédie communiste – et les complicités dont elle bénéficia (et continue à bénéficier) dans les élites occidentales.

Fils d’un rescapé des camps vietminhs, l’auteur est clairement anti-communiste.

Mais, comme beaucoup d’entre nous, il est sidéré de l’amnésie ou de la complaisance dont les crimes communistes sont toujours l’objet, alors que les crimes national-socialistes sont, à juste titre, réprouvés par la conscience universelle. En fin d’ouvrage, Bruno Riondel note d’ailleurs que les exigences de repentance sont une façon pour les compagnons de route du communisme de faire oublier leurs propres turpitudes.

Un livre à commander ici.

Il y aura davantage de messes dans le diocèse de Rouen

Pour respecter les consignes des autorités sur les rassemblements, Mgr Lebrun, évêque de Rouen, signale que davantage de messes seront célébrées dans le diocèse (pour les églises où l’assistance dominicale dépasse les 100 personnes).

Litanies de saint Roch pour lutter contre les épidémies

Les amis de Saint Roch à Hergnies, dont nous avons parlé ici, nous proposent de réciter les litanies à saint Roch pour lutter contre les épidémies. Vous pouvez les télécharger en laissant votre courriel ci-dessous:

Un cardinal polonais ouvre son église à Rome pour l’adoration

Alors que l’on ne sait plus très bien quelle est la situation à Rome (le cardinal vicaire avait demandé la fermeture de toutes les églises, mais le Pape vient de demander leur ouverture), le cardinal polonais Konrad Krajewski s’est rendu dans l’église romaine de Sainte-Marie-Immaculée-à-l’Esquilin, dont il est titulaire, pour l’ouvrir aux pauvres pour l’adoration du Saint-Sacrement, précisant:

Dans le plein respect des règles de sécurité, il est de mon droit d’assurer aux pauvres une église ouverte. Ce matin à 8 heures, je suis venu ici et j’ai ouvert la porte en grand. Ainsi, les pauvres pourront adorer le Saint-Sacrement, qui est la consolation pour tous en ce moment de grande difficulté.

Messe perpétuelle à Toulon contre l’épidémie

La cathédrale de Toulon organise aujourd’hui, samedi 20 mars, une “messe perpétuelle”: toutes les heures, de 7h30 à 16h, une messe (dont l’une, en ce moment même, par Mgr Rey, évêque de Toulon) sera célébrée pour implorer Dieu contre l’épidémie et pour les victimes:

 

Les candidats de Toulon interrogés par les AFC

L’AFC de Toulon est allée à la rencontre des principaux candidats à la mairie de Toulon afin de connaître leurs  orientations en matière de politique familiale.

Leurs réponses sont consultables sur ce blog.

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