Aurélien Taché, lou ravi de l’islam
CNews proposait jeudi 12 mars un débat entre Eric Zemmour et Aurélien Taché.
Ce dernier, tout d’abord engagé au Parti socialiste et conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse ce qui est (seuls les gens de mauvaise foi pourraient en douter) un gage de qualité, ayant rejoint Emmanuel Macron et élu député LaREM, ayant rendu en février 2018 un rapport sur l’intégration des étrangers, et à la tête d’un groupe de travail sur la laïcité chez LaREM, se revendique progressiste. Il a, lors de ce débat, démontré toute sa connaissance fine de l’islam.
Il a en effet terminé par ces affirmations :
« Pour moi, l’islam est une religion qui concerne l’individu, ce n’est pas une force au sens d’un groupe, d’une communauté qui voudrait comme ça. Qu’est-ce que ça veut dire ? Il n’y a pas de communauté de musulmans. Il y a des gens qui croient ».
Il est alors interrompu par Eric Zemmour :
« Même votre président parle de séparatisme. Donc ça veut dire qu’il y a des gens qui se séparent ».
Aurélien Taché de répondre :
« Je ne pense pas que ce soit un problème ».
Peut-être, pour résoudre la crise du coronavirus, pourrait-on nommer Aurélien Taché ministre de la Santé ?
Le discours de Macron sur le séparatisme islamiste et ses impostures : à propos du vivre-ensemble français et de l’immigration.
Rappelez-vous, c’était le 18 février 2020 à Bourtzwiller, quartier de Mulhouse, qu’Emmanuel Macron s’est paraît-il attaqué au séparatisme islamiste. Un premier article a déjà présenté le discours et annoncé neuf impostures. Un deuxième article a présenté les deux premières (à propos de communautarisme et de stigmatisation) ; un troisième les trois suivantes (ce serait la faute à la République, il n’y aurait pas de PROJET d’islamisation et les Frères musulmans seraient combattus). Un quatrième article a traité de l’effacement de la France dans le discours d’E.Macron au profit de la République et de la loi républicaine. Voilà les deux dernières impostures.
Huitième imposture : faire croire que tout le monde veut être pleinement français.
C’est une conséquence de l’abandon déjà ancien de l’exigence d’assimilation (voire d’intégration). Pour E.Macron, le monde est simple : « Tout le monde a envie d’être pleinement Français… Notre République, notre volonté de vivre tous et toutes ensemble méritent mieux que des discours simplistes ». On voudrait bien.
A pourtant été récemment diffusée sur les réseaux sociaux cette vidéo » sans date et supposée être prise dans une salle de classe en région parisienne, avec des élèves issus… de la diversité, qui tous sont citoyens français, mais dont un seul se sent français. C’est vraiment impressionnant.
Dans une salle de classe en région parisienne :
“Qui est de nationalité française?” (presque tout le monde)
“Et qui se sent français? … Personne??”
Réponse des élèves : “Les Français ce sont les blancs.” pic.twitter.com/CBVgU9g6Ld— Ben oui (@evidemment_) March 1, 2020
Il y a également cet entretien donné par Abdallah Zekri (quand même secrétaire général de ce même CFCM dans lequel E.Macron voit une partie du salut, celui qui avait aussi dit que Mila n’avait que ce qu’elle méritait), à la chaîne de télévision tunisienne Al Janoubia, sans doute en juin 2017 :
« A.Z. : « C’est vrai que je suis citoyen français, par acquisition de la nationalité française. Mais je n’ai jamais oublié mes origines. Je suis algérien et je suis fier de l’être. Je suis né dans un pays qui a une histoire, une civilisation, mes parents [NDLR : suit de l’arabe]. Mais en tant que citoyen français, je respecte les valeurs de la république, je respecte le pays qui m’a accueilli. Je vous prends dans les débats politiques qu’il y a eus. On a dit, l’intégration elle n’a pas marché, il va falloir assimiler. L’intégration, c’est pas qu’elle a pas marché, on n’a pas voulu intégrer les gens, parce que pour intégrer quelqu’un, il faut lui donner un logement pour qu’il vive décemment, il faut lui donner un travail pour qu’il vive également. A ce moment-là, il s’intègre. Après, on nous a parlé d’assimilation . Cette assimilation a été proposée par VGE en 1974. L’intégration, c’est s’intégrer dans un domaine dans un pays dans lequel vous vivez afin que vous puissiez travailler. C’est une intégration sociale. Par conséquent, ça ne pose pas de problème. Mais encore faut-il qu’au départ on vous tende la main, que votre travail vous permette cette intégration. Ils ont parqué tout le monde dans les mêms quartiers. Ils ont créé des ghettos. Le communautarisme, ils l’ont favorisé. L’assimilation, c’est la négation de soi, de sa culture, sa civilisation, ses origines, c’est-à-dire je deviens rien du tout. Je deviens dans le moule, je deviens français. ». Le journaliste: « Abdallah, là on est dans, dans, dans, même un crime contre l’humanité. On amène quelqu’un à nier… » [NDLR : il est coupé par A.Z. : « Voilà. C’est ça l’assimilation, c’est-à-dire vous êtes plus rien, votre passé vous devez l’effacer, vous devez pas être [NDLR : incompréhensible]. Je l’ai dit et je leur ai dit à des employés [NDLR : incompréhensible] : je ne suis pas assimilable. Je suis un poison musulman. Si on veut m’assimiler, celui qui veut m’assimiler, si il me mange, il meurt ».
Dans son analyse déjà citée (Le FigaroVox du 19 février 2020), Philippe d’Iribarne fait le lien entre toutes ces personnes et celles courtisées par les Frères musulmans :
« Certains, bien que Français au regard du droit, refusent de se dire français et se déclarent algériens, marocains ou autres. D’autres, tout en se disant français, ne conçoivent nullement cette appellation comme liée à une allégeance à un pays, mais comme l’expression d’une forme de prise de possession. C’est la perspective que dessinent les Frères musulmans. Pensons à la pancarte, brandie au cours d’une manifestation défendant les femmes voilées accompagnant les sorties scolaires : « Française musulmane voilée. Si je vous dérange je vous invite à quitté (sic) mon pays. » Dans ce propos, « mon pays » ne veut pas dire le pays auquel je suis attaché, dont je reçois l’héritage avec gratitude, mais le pays qui m’appartient comme si je l’avais conquis ».
C’est ce qu’on pourrait appeler être français à la mode Maboula :
« Je fais ce que je veux de mon pays. Je fais ce que je veux de mon pays, que ce soit bien clair ».
Neuvième imposture : rien pour contrôler l’immigration, en particulier musulmane
E.Macron veut, nous dit-il, reprendre le contrôle et de lutter contre les influences étrangères. Mais comment peut-il ne rien faire contre le premier élément étranger qui gonfle sans arrêt en France et qui est l’immigration ? Et cette immigration est très largement composée de musulmans à considérer les pays d’origine : Moyen-Orient élargi jusqu’au Pakistan, Maghreb, pays d’une Afrique sahélienne très largement islamisée… Comment penser que cette arrivée massive et continue ne puisse heurter la culture et la civilité françaises ?
Même Pierre Manent, professeur de philosophie politique, le souligne dans un article intitulé La place de l’islam en France et publié dans le numéro de printemps de la revue Commentaire :
« Il faut prendre acte du fait qu’une partie importante de nos concitoyens suit la forme de vie musulmane et que la loi a peu de pouvoir direct sur cette réalité. Cela ne veut pas dire que l’on peut laisser cette part musulmane s’accroître indéfiniment. Ce serait d’abord bien sûr encourager très malencontreusement ceux qui déjà nous considèrent comme des lâches que ne savent que battre en retraite. Ce serait ensuite le pire signal à envoyer aux musulmans de France qui ne nourrissent pas d’hostilité à l’égard de la vie européenne, ou qui même trouvent dans notre pays leur épanouissement… Ce serait leur dire que le pays où ils ont malgré tout choisi de vivre est désormais sans force pour se donner une forme et que l’avenir qui les attend risque fort de les ramener à la vie qu’ils ont quittée. Si pour préserver les chances d’une vie apaisée et amicale, l’on veut prévenir l’extension de la part de l’islam, il est bien sûr indispensable de limiter strictement l’immigration correspondante. Les citoyens musulmans et les autres ne peuvent vivre dans la confiance réciproque que si les uns et les autres sont assurés que notre pays, tout en faisant une place juste et honorable à ses citoyens musulmans, ne deviendra pas un pays musulman ».
Et alors ?
Alors, dans un éditorial du 20 février, le site Boulevard Voltaire relevait les trois facteurs favorisant un séparatisme qui est effectivement en marche ( !) :
« le séparatisme est en marche, et il possède les moyens d’aller de l’avant, sans que l’absence d’imams venus d’ailleurs l’entrave outre mesure. Ces moyens sont de trois ordres : d’abord, ils relèvent de la démographie. Plus la part des musulmans sera importante dans la population française, plus elle deviendra majoritaire sur des territoires, plus il sera difficile, voire impossible d’imposer la loi républicaine aux mœurs religieuses. En second lieu, le laxisme moral que vient encore de révéler l’affaire Griveaux ou le dénigrement stupide de son propre pays par Macron osant parler de crime contre l’humanité de la France en Algérie attisent la différence voire l’hostilité. On ne peut intégrer des étrangers si on suscite un esprit de revanche fondé sur un sentiment de supériorité morale. Enfin, avec ou non des moyens financiers considérables venant des pays du Golfe avec lesquels nos gouvernants ont tissé des liens fructueux, de puissantes organisations sont déjà à l’œuvre en France. Il suffit de citer l’UOIF devenue Musulmans de France en 2017, la branche française des Frères Musulmans dont l’habileté manœuvrière soulignée récemment dans « Le Projet » par Alexandre del Valle et Emmanuel Razavi, se jouera des mesurettes macroniennes ».
Le combat sera d’autant plus difficile à combattre que les instances représentatives ou organisées de l’islam en France sont pour le moment très en retrait pour rester quasiment positif : « Nous ne ferons aucun progrès en direction de l’amitié civique tant que l’opinion musulmane, celle qui s’exprime au nom des musulmans, mettra son énergie à dénoncer ce qu’elle appelle islamophobie au lieu de combattre efficacement des dérives ou des pathologies de l’islam qui devraient la révulser » exprime encore P.Manent.
A.Del Valle résume ainsi les enjeux, déjà évoqués :
« Il faudra des années pour parvenir à reconstruire une France qui se regarde en face, qui assume son histoire et ose s’opposer à un totalitarisme islamiste qui ne dit pas son nom, sans se sentir coupables d’islamophobie. Pour cela, il faudra d’abord que les maires, les députés, les enseignants, les policiers, les magistrats, les journalistes, les représentants associatifs se réapproprient le sentiment de fierté nationale, premier barrage nécessaire au fascisme islamiste. Il faudra enfin se tenir face à ces puissances émergentes qui jouent la carte de la déstabilisation à l’intérieur même de nos frontières (rôle trouble du Qatar et de la Turquie dans le financement et le soutien aux organisations fréristes dans l’Hexagone) » (Le Projet, p.513).
Alors, que font E.Macron et le gouvernement ?
Depuis le 18 février, on a noté que, le 20/02, le gouvernement avait lancé un plan de prévention et de lutte contre les punaises de lit (consulter le site stop-punaises.gouv.fr). Mais cela n’a rien à voir avec ce qui précède.
On a noté que, le 21/02, E.Macron a déclaré qu’il faut protéger les agriculteurs contre la stigmatisation. Cela n’a toujours rien à voir avec ce qui précède, sauf qu’on en viendrait à plaindre les agriculteurs musulmans…
On a noté que, le 3 mars 2020, le directeur général de la santé avait indiqué que plusieurs personnes ayant participé à un rassemblement cultuel à l’église évangélique « Portes ouvertes chrétiennes » entre le 17 et le 24 février à Bourtzwiller (Mulhouse) avaient été testées positives au coronavirus. Cela n’a rien à voir, puisque E.Macron n’y a pas fait de discours.
Et puis après : E.Macron multiplie les conseils de défense. Mais son combat, dans lequel il ne cèdera rien, est contre… le coronavirus.
Pendant que Erdogan envoie les immigrants clandestins à l’assaut de la Grèce (« Ce maître-chanteur patenté a décidé d’envoyer à nouveau des cargaisons d’islamistes en direction de l’Union européenne » (Franz-Olivier Giesbert, Le Point du 5/03/2020)) ; pendant que l’exécutif européen prévoit d’allonger 500 millions d’euros en complément de ce qui est donné à la Turquie dans le cadre de l’accord conclu en 2016 et pendant qu’il propose de faciliter la délivrance de visas en faveur des ressortissants turcs (peut-être y aura-t-il même quelques imams dans le lot ?), comme le sous-préfet qui faisait des vers, M.Macron fait des tweets : sur son compte Twitter, du 27/02 au 9/03, 1 message sur la situation en Grèce, 10 messages sur le coronavirus. L’imposture bat son plein.
Manifestations interdites
Pour cause de coronavirus, le Premier ministre a interdit les manifestations de plus de 100 personnes. Par conséquent le prochain rassemblement de Marchons Enfants devant l’Elysée est reporté.
[REPORT] Le rassemblement prévu mardi 17 mars aux abords de l'Elysée est reporté. Le retrait du #PJLBioéthique reste notre objectif n°1. #ONLR ! pic.twitter.com/nHB61madHz
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 13, 2020
Un peu d’humour au milieu de l’apocalypse…
Au beau milieu de cette ambiance de fin du monde, voici une nouvelle qu’on jurerait sortie d’une blague belge (comme nous le disait le lecteur belge qui nous l’a transmise) – mais non, il s’agit bien d’une blague américaine: la Libre belgique nous informe qu’une conférence sur le coronavirus qui devait se tenir à New York aujourd’hui a été annulée pour cause… de coronavirus!
Message de Mgr Rougé sur l’épidémie
Mgr Rougé, évêque de Nanterre et ancien aumônier des parlementaires, invite à la prière pour lutter contre l’épidémie:
Quelques données sur l’épidémie de coronavirus
Le site anglophone Information is beautiful donne des informations brutes sur de nombreux sujets. On trouve en particulier des données sur l’épidémie de coronavirus (avec des sources un peu plus fiables que les innombrables rumeurs que l’on trouve un peu partout).
Voici quelques graphiques intéressants:

La plupart des infections sont bénignes (80,9% des cas).

Ce graphique compare le COVID-19 avec d’autres maladies, à la fois du point de vue de la mortalité et du point de vue de la contagion.

Ce dernier graphique compare les taux de mortalité dans les 20 pays les plus touchés.
D’autres informations sont disponibles ici.
Toutes les églises de Rome fermées pour le septième anniversaire de l’élection de François
Sur la NBQ Riccardo Cascioli dénonce la fermeture des écoles (article traduit par Benoît et moi) :
Il n’y a pas de mots adéquats pour décrire le trouble que nous avons ressenti en apprenant la nouvelle. Fermer les églises dans tout le diocèse de Rome. Et bientôt dans toute l’Italie, comme le suggère la note du président de la Conférence épiscopale italienne (CEI), le cardinal Gualtiero Bassetti. C’est une décision sans aucun sens, voire diabolique. Les propos des communiqués du cardinal vicaire de Rome et du président de la CEI laissent perplexe quant à l’irrationalité face à la pandémie en cours et à la conception de l’Eglise qu’ils manifestent.
Le communiqué du cardinal vicaire de Rome suppose une situation hors de contrôle, il semble même que ce soient des mots écrits à la hâte un instant avant de fermer la porte de sa propre résidence pour échapper à la peste. Mais regardons l’ampleur du phénomène coronavirus: dans l’ensemble du Latium, la nuit dernière, il y a eu 200 personnes infectées, dont 162 dans la province de Rome. Dans l’ensemble du Latium, 9 décès ont été attribués au coronavirus jusqu’à présent, mais cela reste à confirmer ; 85 personnes sont hospitalisées et 20 sont en soins intensifs. Eh bien, rien que la zone métropolitaine de Rome, la capitale, compte 4,6 millions d’habitants, et dans l’ensemble du Latium, il y en a moins de 6 millions. Autrement dit, les personnes infectées – et non les morts, les personnes infectées – représentent 0,003 % de la population.
De plus, la région du Latium a décidé la semaine dernière d’augmenter rapidement la disponibilité des places en soins intensifs de 157 unités, dédiés aux patients atteints de coronavirus, en plus des 518 placez déjà existantes. Hier encore, il a été annoncé que d’ici quelques jours, Rome disposera de 72 places supplémentaires. En d’autres termes, bien que la situation crée beaucoup de stress dans les établissements de santé, elle est loin d’être incontrôlable. Et les chiffres sont si faibles qu’il serait encore possible d’intervenir préventivement par une action ciblée sur le cercle des contacts de ceux qui ont déjà été trouvés positifs.
On est également frappée par cette affirmation du cardinal Bassetti: « Un virus dont nous ne connaissons ni la nature ni la propagation ». En réalité, les deux sont connus, même « son » journal Avvenire l’a expliqué à plusieurs reprises. Ce dont on ne dispose pas, c’est d’un vaccin et de thérapies efficaces, et le danger est là. Mais face à la peur, il est clair que la raison ne fonctionne plus. Et nous avons un épiscopat effrayé, perdu face à une pandémie dont l’ampleur n’est même pas comparable aux grandes pandémies qui ont décimé des populations entières dans le passé. Et qui prend des décisions contraires tant à la foi qu’à la raison.
Ces derniers jours, le moine bénédictin Dom Giulio Meiattini a écrit une réflexion intéressante sur la panique générale qui domine face au coronavirus :
« En réalité, on a trop peur de mourir, ou même d’être juste un peu malade. Et en ce moment, la peur est disproportionnée par rapport à la menace actuelle. Et pourquoi cela? La raison la plus profonde, ou l’une des principales, je pense, est peut-être le manque de perspective future« .
Ceux qui se sont battus pour leur pays et leur liberté étaient prêts à sacrifier leur vie précisément « parce que le futur était un bien plus grand que le présent ». De même pour les catholiques: « Le croyant qui préfère risquer sa vie et la perdre, plutôt que de renier sa foi, a devant lui le futur éternel, au-delà du monde, le paradis ». Aujourd’hui, au contraire, notre culture n’a plus d’avenir, elle est aplatie sur le présent, sur l’éphémère : « Si nous perdons le présent, nous perdons tout ». D’une façon générale, donc,
« on peut dire que l’épidémie en cours (…) en ce moment tire toute sa force, non pas du nombre de victimes ou de sa dangerosité objective, mais de la faiblesse spirituelle de l’humanité« .
Malheureusement, l’Église ne fait pas exception, toute entière repliée sur le présent et ne juge plus dans une perspective éternelle. Dom Meiattini dit :
« Le plus triste et le plus inquiétant pour l’avenir de l’humanité est que l’Église elle-même (ou plutôt les hommes d’Église) ont oublié que la grâce de Dieu vaut plus que la vie présente. C’est pourquoi les églises sont fermées et nous sommes alignés sur les critères de santé et d’hygiène. L’Église est transformée en une agence de santé, au lieu d’être un lieu de salut. Que les évêques réfléchissent bien à la fermeture des églises et à la privation des fidèles des sacrements, de l’Eucharistie, qui est la médecine de l’âme et du corps: fermer les portes aux chrétiens et penser qu’ils peuvent s’en sortir avec la science humaine, c’est fermer les portes à l’aide de Dieu. C’est faire confiance à l’homme, au lieu de faire confiance à Dieu« .
Nous partageons chaque mot de ce jugement. Il faut ajouter que même si la situation était encore plus grave et même incontrôlable, les évêques devraient ouvrir toutes les églises et multiplier les messes. Moi-même, je fais partie de cette génération fascinée par les Blues Brothers « en mission au nom de Dieu », dont la phrase culte était: « Quand le jeu se fait dur, les durs commencent à jouer ». Ici, au contraire, maintenant que les choses se compliquent, les bergers montrent qu’ils sont doux et s’enfuient. Un spectacle déprimant.
Nous voulons juste espérer que la malheureuse décision du diocèse de Rome réveillera la conscience des autres évêques. Qu’ils sachent reprendre en main « le pouvoir sacré » qui leur a été confié dans leurs diocèses respectifs – et qu’ils se sont fait arracher par les conférences épiscopales – et refusent de fermer les églises aux fidèles. Au contraire, que précisément en raison de la gravité de l’épidémie, ils reprennent la célébration de la messe avec le peuple, tout en respectant toutes les précautions et conditions suggérées par les autorités civiles. Ce serait un grand témoignage et un grand signe d’espoir pour tous, une indication qu’un avenir est encore possible.
Le Ghana refuse une conférence LGBT
Le Ghana vient d’annoncer qu’il s’opposait à l’organisation d’une conférence des activistes LGBT de l’ILGA (International Lesbian, Gay, Bisexual and Trans and Intersex Association) – la propagande LGBT étant interdite au Ghana. Instantanément, les très bruyants lobbies LGBT d’Occident crient à la censure et un dénommé Davis Mac-Iyalla, activiste LGBT ghanéen, a déclaré: “Pourquoi les conservateurs auraient-ils un monopole pour organiser [des conférences au Ghana] et bloqueraient-ils ceux qui ont des vues différentes?”
Manifestement, M. Mac-Iyalla ne voit pas l’incongruité – pour dire le moins! – qu’il y a à réclamer d’un Etat l’organisation dun colloque promouvant explicitement une propagande interdite par la loi. Et il semble ignorer que le lobby LGBT est bien plus intolérant que les groupes chrétiens africains lorsqu’il a le pouvoir (puisque ces activistes qui affirmaient publiquement vouloir violer la loi ghanéenne n’ont pas été inquiétés, alors que de nombreux chrétiens, en Occident, ont été condamnés et parfois même emprisonnés pour avoir refusé le diktat du lobby qui n’a pourtant pas force de loi…).
Municipale à Nice : Christian Estrosi soutenu par le lobby LGBT
L’association LGBT Gaylib se targue de compter parmi ses administrateurs les candidatures suivantes :
- Hervé Caël sur la liste de Christian Estrosi (LR) à Nice (06),
- Clément Gorsy sur la liste de Tristan Denéchaud à Colmar (68),
- Catherine Michaud sur la liste d’Agnès Buzyn à Paris (75),
- Aloïs Vicenzi sur la liste Dalila Kaabeche (LREM) à Argenteuil (95).
Il faut dire que Christian Estrosi se soumet aux diktats du lobby LGBT :
🌈 IMAGES. La chaussée d’une rue de Nice repeinte aux couleurs du drapeau LGBT #Nice06 #Rainbow #LGBThttps://t.co/LufQNBqIZN
— Rivieractu (@rivieractu) March 11, 2020
La rue Bonaparte a #Nice06 voit la vie en couleurs … 🌈 Pour affirmer le caractère piéton de cette rue et renforcer son identité propre et sa redynamisation, il a été décidé en concertation avec les commerçants et les riverains, d’illuminer 600m2 de surface #ILoveNice pic.twitter.com/c3417dJ2MS
— Elodie Ching (@Elodieching) March 11, 2020
La Rue Bonaparte et la place du Pin a #Nice06 se parent ce matin d’un sublime bleu azur et des couleurs du drapeau #Rainbow ! 😍🌈 on aime de plus en plus notre quartier niçois favori ❤️ merci @VilledeNice ! pic.twitter.com/s6VO4LvsP2
— Erwann LE HÔ (@erwannleho) March 11, 2020
Caporal Volodymyr Rybontchouk, légionnaire du 1er régiment étranger de génie, RIP
Il est décédé dans un accident au Liban dans le cadre de l’opération Daman.

L’AED reporte la Nuit des Témoins 2020
Après les annulations du Frat et du Pèlerinage Militaire à Lourde, l’AED annule la Nuit des Témoins qui devait avoir lieu du 22 au 27 mars 2020.
La Nuit des Témoins est une occasion unique de rendre hommage à tous les prêtres et religieuses qui ont été tués dans l’année à cause de leur foi. Pourtant, la reporter ne veut pas dire reporter nos prières. C’est pourquoi, l’AED maintient l’illumination en rouge de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, le vendredi 27 mars, de 20h à minuit, comme prévu initialement.
Pour les chrétiens du Venezuela, de la Terre sainte et du Burkina Faso
Trois invités du Venezuela, de Terre sainte et du Burkina Faso devaient venir témoigner. Au Venezuela, Mgr Villarroel, évêque de Carupano, est un ancien marin. Il a vu son pays chavirer dans la tempête. En quelques années, 8 000 entreprises ont fermé, 22 000 médecins sont partis, plus de 6,5 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays à la recherche de travail, ou tout simplement de nourriture. Les habitants qui sont restés manquent de tout.
En Terre sainte, le Père Johnny Abu Khalil, curé de Taybeh, dernier village chrétien de Palestine, est témoin de la pression morale subie quotidiennement par les chrétiens palestiniens et notamment leur manque de liberté de circulation.
Au Burkina Faso, Sœur Julienne Nikiema, qui a dû fuir les terroristes pour sauver sa vie, soutient ceux qui vivent dans l’angoisse, sans avenir établi.
Benoît de Blanpré, directeur de l’AED en France, déclare :
« Ces prochains jours, nous serons nous aussi peut-être privés de certains biens ou de la liberté de circulation et nous connaitrons l’incertitude du lendemain. Même si les situations ne sont pas comparables, ces privations nous rapprochent de ce que vivent les chrétiens du Venezuela, de la Terre sainte et du Burkina Faso. L’AED invite à prier particulièrement pour eux. ».
L’internationalisation des informations pro-vie nous permettra d’être beaucoup plus efficaces
Guillaume de Thieulloy a été interrogé dans Présent. Extrait :
[…] Nous sommes encore très loin en France d’avoir un discours pro-vie similaire à celui de Trump mais ce n’est pas inaccessible. Pour y arriver, il nous manque une Eglise catholique unie sur le sujet. Les évêques ne sont pas bavards là-dessus, c’est le moins que l’on puisse dire, et une partie des laïcs disent bien souvent l’exact inverse de ce qu’enseigne l’Eglise. Cependant les choses changent. Dans dix ou quinze ans, nous devrions avoir une Eglise de France militante pro-vie et, dans ce cas, tout est possible car nous serions une vraie force de blocage. Ce qui s’est passé aux Etats-Unis est éclairant : le combat pro-vie a commencé par un combat de minorité dont le but était de faire battre des candidats aux primaires et cela a fonctionné.
Vous affirmez qu’« ensemble nous pouvons renverser la culture de mort ». Le succès que rencontre actuellement cette culture est-il causé par une mésinformation du grand public ?
En partie oui. Vous vous souvenez sans doute de la grande campagne qui avait été menée contre Planned Parenthood aux Etats-Unis, à la suite d’une enquête faite par des journalistes montrant que cette organisation vendait des morceaux ou des organes de bébés avortés. Les gens qui ont dévoilé l’affaire ont été condamnés. On a critiqué le fait qu’ils avaient utilisé des caméras cachées pour révéler ce qui se passait, alors que, pour n’importe quel autre sujet, on loue ce genre de procédé. Pour autant, ça a été un scandale énorme là-bas mais quasiment personne n’en a parlé en France. J’ai souvent pris cet exemple pour montrer l’importance de la guerre de l’information qui se joue. A plusieurs reprises, je l’ai évoquée devant des militants pro-vie très engagés, et ils n’en avaient pas entendu parler ! Relayer ce genre d’informations permet de nous organiser. C’est un vrai sujet politique. En France, les conseils régionaux financent les centres du planning familial. Lorsque vous demandez à un politique s’il trouve normal de financer un organisme qui vend des organes d’enfants avortés, cela donne une autre dimension au problème que de parler du financement de ce qu’ils considèrent comme un droit.
L’internationalisation des informations est un énorme sujet de développement pour nous, cela nous permettra d’être beaucoup plus efficaces. Nous avons dix ans de retard sur tout par rapport aux Etats-Unis, que ce soit sur le bon ou sur le mauvais. Si l’on est informé des horreurs qui se font là-bas – et qui ne manqueront pas d’arriver chez nous dans quelques années –, nous pouvons les prévenir. Pour moi, il est crucial d’informer les catholiques de ce qui se prépare.
C’est un combat global, un combat civilisationnel qui se mène ici.
Saint Roch invoqué lors des épidémies [Add.]
Dans le Nord de la France l’association des amis de Saint Roch d’Hergnies a recensé plus d’une centaine de chapelles dédiées à ce grand saint. Pour le choléra : on dénote 2 grandes périodes dans le Valenciennois : la première vague d’épidémie en 1849, la seconde en 1854 (très meurtrière aussi). Suite au fléau et après avoir prié saint Roch, de nombreux villages prirent la décision de bâtir une chapelle en remerciement à ce saint protecteur. D’après les archives de la paroisse d’Hergnies, on peut lire :
« En 1849, Hergnies, comme une grande partie des villes du Nord, subit les ravages du choléra. A cette époque, la médecine ne peut guérir ces pauvres gens. Le seul remède est de prier Saint Roch. L’Abbé Pouillaude, alors curé d’Hergnies, propose de réciter une neuvaine en l’honneur du Saint guérisseur. Pendant neuf jours, les habitants d’Hergnies prient de tout leur cœur pour la guérison des habitants de leur village.
Saint Roch ne reste pas sourd à l’appel. A la fin de la neuvaine, le mal disparaît, et l’hécatombe est stoppée. En remerciement , la chapelle est construite en un mois et terminée pour le 16 août.
Le 16 août 1849, le jour de la Saint Roch, dès 5h30 le matin, les gens d’Hergnies ornaient les rues de guirlandes de fleurs, mettaient les bannières à leur fenêtre et les statues qu’ils possédaient sur les appuis de fenêtre ornées defleurs. Entre-temps, dans l’église, on installait sur le brancard la nouvelle statue que la paroisse venait d’acheter à Lille. La procession démarra en début d’après midi. Il y eu un reposoir sur la place. C’est un très bel autel qui devait recevoir le très Saint Sacrement. Puis la procession fit un parcours dans les rues de la ville pour se diriger vers la chapelle où la statue fût déposée sur un très bel autel en chêne » .
Nous retrouvons la statue du saint dans de nombreuses églises en France et d’ailleurs. Témoignage de Foi de la population envers ce saint, si populaire, si précieux, si efficace contre les épidémies, reconnaissance envers lui des grâces obtenues, arrêt du fléau lorsqu’on l’invoque….
Vénérer la Relique de Saint Roch à Hergnies : contact association des amis de Saint Roch d’ Hergnies :ADAROCH 59199 tel 078198023
Addendum: vous pouvez télécharger les litanies à saint Roch pour lutter contre les épidémies en indiquant votre courriel ci-dessous:
Pour qui le fromage du Défenseur des droits ?
Le mandat de Jacques Toubon, Défenseur des droits, s’achève en juillet 2020. Aussi son siège attise les convoitises. Plusieurs noms commencent à circuler pour ce poste, nommé par le chef de l’Etat :
- Agnès Buzyn, dans l’hypothèse où elle perde la course à la mairie de Paris.
- Marisol Touraine, actuellement à la tête d’Unitaid, une organisation internationale qui vise à réduire le prix des médicaments.
Le salaire de Défenseur des droits s’élève à 15 000 € par mois.
François-Xavier Bellamy va plancher sur l’identité de la droite
Trouvé dans Challenges :

Le discours de Macron sur le séparatisme islamiste et ses impostures : à propos de République et de France, et de la loi républicaine
Rappelez-vous, c’était le 18 février 2020 à Bourtzwiller, quartier de Mulhouse, qu’Emmanuel Macron s’est paraît-il attaqué au séparatisme islamiste. Un premier article a déjà présenté le discours et annoncé neuf impostures. Un deuxième article a présenté les deux premières (à propos de communautarisme et de stigmatisation) ; un troisième les trois suivantes (ce serait la faute à la République, il n’y aurait pas de PROJET d’islamisation et les Frères musulmans seraient combattus). Voilà les deux suivantes.
Sixième imposture : la République, jamais la France
Pourquoi parler constamment de la République et si peu de la France ? Les chiffres sont éloquents : E.Macron cite 76 fois le mot « république » (contre 12 fois le mot « France ») et parfois de façon frénétique :
« Dans la République, il y a un ordre public qui permet de vivre libre et qui doit être respecté. Quand on trouble l’ordre public, c’est-à-dire la quiétude de chaque citoyen, que ce soit au titre de quelque justification y compris quand elle est religieuse, on ne peut l’accepter. La République peut préserver cet ordre pour que chacun y soit libre. Au fond, nous avons un socle, des lois que nous nous sommes données et il en va de notre unité, c’est que la République se tienne selon ces lois, ces valeurs, ces aspirations communes… C’est pourquoi notre ennemi est, à ce titre, le séparatisme c’est-à-dire ce phénomène que nous observons depuis des décennies qui est une volonté de quitter la République, de ne plus en respecter les règles, d’un mouvement de repli qui, en raison de croyances et d’appartenance, vise à sortir du champ républicain et ça ce n’est pas acceptable. Dans la République, on ne peut pas accepter qu’on refuse de serrer la main à une femme parce qu’elle est femme. Dans la République, on ne peut pas accepter que quelqu’un refuse d’être soigné ou éduqué par quelqu’un parce que c’est une femme. Dans la République, on ne peut pas accepter la déscolarisation pour des raisons religieuses ou de croyance. Dans la République, on ne peut pas exiger des certificats de virginité pour se marier. Dans la République, on ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures aux lois de la République ».
Jean-Pierre Maugendre relevait :
« Le général De Gaulle en son temps avait fustigé le mantra que constituait à ses yeux la référence incessante à l’Europe. « Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant “l’Europe !”, “l’Europe !”, “l’Europe !”, mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. » expliquait-il à Michel Droit lors d’un entretien le 14 décembre 1965. Sans doute n’est-il pas incongru de penser que le défunt guide eut été passablement contrarié de voir son successeur marteler, ad nauseam, d’un air martial, sans sauter comme un cabri, concédons-le, toutes les trois phrases : la République, la République, la République…Plus que de l’analyse, le discours du président de la République à Mulhouse, sur « le séparatisme musulman » le 18 février dernier a semblé relever de l’exorcisme et de l’incantation… Dans la geste et le verbe macroniens l’invocation de la République clôt les débats. Il y a, pour notre Président, une dimension sacrale dans ce mot. C’est à la fois Dieu confiant à Moïse le décalogue sur le mont Sinaï et Jupiter régnant sur les dieux. Res publica locuta est, causa finita est. La République a parlé, la cause est entendue…. ».
Sur le site de Causeur, Caroline Valentin (Essayiste, co-auteur d’Une France soumise, Les voix du refus (2017)) allait encore plus loin dans l’analyse :
« En effet, en recherchant toutes les occurrences du mot « France », on s’aperçoit qu’Emmanuel Macron ne l’utilise que comme complément circonstanciel de lieu (« en France ») ou comme complément de nom, pour parler par exemple des musulmans de France. En revanche, il n’utilise jamais le nom « France » pour parler de notre pays. Une seule exception à cette règle linguistique auto-imposée figure dans son intervention, vers la fin, mais justement pour dire du mal de la France… Après avoir annoncé les mesures prises pour lutter contre le « séparatisme islamiste », le président Macron revient sur la manière dont le problème islamiste a été traité jusque-là, en « stigmatisant », mais, ajoute-t-il, cette stigmatisation « rassurait une partie de la France parce qu’il en humiliait une autre ». Ainsi donc, quand Emmanuel Macron désigne « la France », ce n’est que pour évoquer ses prétendus relents racistes. Mais quand il s’agit pour le président de parler de notre pays pour ce qui doit en être préservé et protégé, il ne reste plus que « la république », les institutions en somme, débarrassées de tout l’aspect charnel, affectif, émotionnel, débarrassées aussi des 1300 ans d’histoire qui ont précédé l’instauration de la première république en 1792, et qui constituent pourtant tout ensemble le cœur battant de la nation et son ciment fédérateur ».
Il faut faire trois remarques additionnelles à propos de cette partie imposture-là.
Première remarque : pourquoi utiliser aussi 27 fois l’expression « françaises et français » et pourquoi pas le logique « républicaines et républicains » ? Il y a comme un manque de cohérence.
Deuxième remarque : en supposant qu’un des buts d’E.Macron soit de faire aimer la République, comment compte-t-il y arriver en considérant (à d’autres moments, mais significatifs) que cette même République s’est rendue coupable de crime contre l’humanité par la colonisation, que la mémoire attachée à la guerre d’Algérie devrait être à l’image de celle attachée à l’extermination des juifs pendant la deuxième Guerre mondiale, et qu’au demeurant, il n’existe pas de culture française ?
Troisième remarque : la référence à la république est fréquemment associée au mot loi (cité lui 34 fois ; dont 15 fois « lois de la république »).
La République tant citée serait donc le domaine privilégié de la loi et du respect de la loi.
C’est la septième imposture : faire croire que la loi républicaine est appliquée.
Il y a bien sûr cette photo si symbolique d’une jeune femme en voile intégral à côté du Président sans se voir signifier aucun rappel à l’ordre.

Il y a ce domaine de l’immigration qui commence –ou se poursuit- si fréquemment par un non-respect des lois règlementant le droit au séjour des étrangers.
Il y a surtout ce non-respect de la loi sur l’acquisition de nationalité : son article 21-24 du Code civil stipule :
« Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises, dont le niveau et les modalités d’évaluation sont fixés par décret en Conseil d’Etat, et des droits et devoirs conférés par la nationalité française ainsi que par l’adhésion aux principes et aux valeurs essentiels de la République ».
Or, dans son discours, E.Macron soutient une position multi-culturaliste :
« Il est important que les Françaises et Français, dont les parents ou les grands-parents sont venus dans notre pays, puissent préserver ce qui est une force pour la République, la connaissance de leur culture, des langues de leur famille et la possibilité d’ajouter à la République la culture qui est la leur ».
Nicolas Moreau faisait remarquer dans Valeurs actuelles le 20 février 2020 :
« Non, toutes les cultures ne nous enrichissent pas. Nous ne sommes pas plus riches de l’excision subsaharienne. Nous ne sommes pas plus riches de la misogynie, l’homophobie, ou de l’antisémitisme arabo-musulmans. Non, ces caractères culturels ne sont pas une chance pour la France. Et non, la culture française n’a pas vocation à devenir une culture parmi d’autres sur son propre territoire ».
Et A.Del Valle explique bien en conclusion de son ouvrage qu’
il faudra des années pour parvenir à reconstruire une France qui se regarde en face, qui assume son histoire et ose s’opposer à un totalitarisme islamiste qui ne dit pas son nom, sans se sentir coupables d’islamophobie. Pour cela, il faudra d’abord que les maires, les députés, les enseignants, les policiers, les magistrats, les journalistes, les représentants associatifs se réapproprient le sentiment de fierté nationale, premier barrage nécessaire au fascisme islamiste. » (p.513).
A suivre
Processions pour la protection de nos villages en Alsace
Devant l’inquiétude grandissante que provoque l’actuelle épidémie, il est important de recourir à l’aide du ciel. Pour nous enraciner dans la confiance en Dieu, deux appels spirituels nous sont adressés.
1. Processions dans les rues pour demander la protection nos villages
- Betschdorf : Vendredi 13 mars après la veillée Notre-Dame de Fatima prévue à 20 h en l’église sainte Marie.
- Surbourg : Samedi 14 mars après la Messe de 18 h.
- Schwabwiller : Dimanche 15 mars après la Messe de 10 h 45.
- Reimerswiller : Dimanche 22 mars avant la Messe de 10 h (départ devant la salle des fêtes).
- Kuhlendorf : date encore à définir.
2. Un signe pour la protection de nos familles.
A la suite de Moïse qui marqua les maisons des hébreux avec le sang de l’agneau pascal, nous aurons à cœur d’exposer l’image de la sainte Famille dans nos maisons tout en priant trois fois par jour la prière de protection.
Dans nos églises, vous trouverez ces images bénies.
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Dans Palerme déserte, un prêtre en procession avec le Saint-Sacrement
Il s’agit de Don Leonardo Ricotta, curé de la paroisse Sainte Agathe à Palerme (et non à Rome comme je l’avais écris dans un premier temps).
Camblain l’Abbé : procession pour les temps d’épidémies
Un article de la Voix du Nord relate la procession qui a eu lieu hier soir dans le village de Camblain l’Abbé (62). Cette procession qui s’inscrit dans la longue tradition de l’Église d’encourager à la prière et à la pénitence durant les temps d’épidémies, a été organisée par l’école Saint-Jean-Baptiste de La Salle de Camblain l’Abbé.
Pour mémoire, l’école saint-Jean-Baptiste de La Salle est une école secondaire pour garçons tenue par les prêtres de la FSSPX. Dirigée actuellement par Monsieur l’abbé Michel de Sivry, elle accueille 117 élèves. En 2021, l’école fêtera ses trente ans.
Saint-Pierre de Colombier : La justice donne raison à la Famille Missionnaire de Notre-Dame
Suite à la requête d’un habitant anticlérical voulant radier 98 religieux des listes électorales de Saint-Pierre de Colombier, le tribunal de proximité d’Aubenas a rendu sa décision et a rejeté les 98 recours. Les 98 religieux pourront donc voter dimanche dans leur propre village.
La presse locale avait fait écho dès mercredi matin de l’issue du procès grâce à des indiscrétions de l’avocat de Daniel Calichon. L’article du Dauphiné est donc très partiel et ne donne la parole qu’à un des avocats du plaignant. Par respect pour l’institution judiciaire et dans l’attente de la communication officiel du verdict, la Famille Missionnaire de Notre-Dame avait préféré ne pas commenter, ni répondre aux sollicitations de France 3.
La Famille Missionnaire de Notre-Dame prend acte du jugement communiqué ce jour et, dans un souci d’apaisement, ne souhaite pas diffuser de communiqué. Un reportage de France 3 Rhône-Alpes a été diffusé ce soir au 19/20 et pourra être regardé en replay dès sa mise en ligne.
Pour découvrir la communauté, c’est ici et pour soutenir leur projet de construction d’une grande chapelle, c’est ici.
Les candidats du Val de Marne répondent (ou pas!) aux familles
Pour les lecteurs du Val de Marne, il est possible de savoir ce que pensent les candidats aux élections municipales (si elles ont lieu!) sur les sujets qui concernent la famille: les AFC locales ont fait un remarquable travail de questionnement des candidats et de compilation des réponses, dont on peut voir le résultat ici. Très utile pour soutenir les candidats pro-famille et faire battre les libertaires et les collectivistes!
PS: si d’autres associations ont fait un travail analogue ailleurs, n’hésitez pas à nous le signaler!
A Nantes, la droite est représentée par Eléonore Revel
Communiqué de Pascal Gannat, conseiller régional Président du Groupe Régional Alliance pour les Pays de la Loire, sur les élections municipales :
Tête de liste FN aux dernières élections régionales, j’ai quitté le RN avec 4 colistiers sur les 11 restants, en désaccord avec la ligne de gauche de ce parti comme dernièrement le vote par ses députés, de la motion de censure de la gauche sur les retraites et non de celle de la droite contenant d’excellents et très réalistes propositions.
Les 5 élus de notre groupe avaient signé l’Appel d’Angers pour l’Union des droites, dont j’étais l’un des initiateurs. De ce fait, sur le plan et régional local, nous appelons à voter pour un certain nombre de listes RN en Pays de Loire, parce qu’elles représentent une volonté d’Union des forces des droites, bien que la direction du RN en rejette le principe. Nous aurions souhaité pouvoir soutenir au moins une liste LR présentant la même volonté : il n’en existe pas dans notre région.
Nous appelons donc à voter pour les listes suivantes :
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- Gauthier BOUCHET à ST NAZAIRE qui avait intégré Jean-Claude Blanchard conseiller régional, bien qu’ayant quitté le RN et qui n’a pu le faire du fait de l’interdiction que lui a signifiée Gilles Pennelle directeur national RN de la campagne municipale.
- Didier VERNET à La Baule, non opposé à l’Union qu’il a réalisé localement par une liste ouverte.
- Brigitte NEVEU à Brétignolles en Vendée, pour son Union avec le PCD.
- Louis de CACQUERAY au MANS, qui malgré de très fortes pressions a créé une liste d’union très large, du PCD, au RN, en passant par le CNI et d’anciens LR dont un conseiller municipal LR sortant.
- Eléonore REVEL sur Nantes, car elle a tenté l’union, a subi également des pressions et que les élus de notre groupe l’ont aidé à ‘’boucler’’ sa liste en lui apportant la signature d’une douzaine de candidat(e)s. Et surtout parce qu’elle est opposée à Laurence GARNIER candidate LR et du centre Laurence GARNIER apparait plus centriste de gauche que LR de droite : elle a expulsé le PCD de toute candidature, contrairement aux accords initiaux, préférant la ligne incarnée sur sa liste par un de ses principaux colistiers qui avait sollicité l’investiture LREM comme tête de liste.
Mme Garnier qui se targue de participer aux manifestions de la LMPT, en tant que vice-présidente du Conseil Régional à la culture a ainsi fait voter des subventions à des recherches sur celles souches issues d’embryons, des associations du lobby -LGBT dont AIDES (gestion remise en cause à plusieurs reprises par les organismes de contrôle), à Tissé-Métis soutenant entre autres les migrants illégaux des activités dites culturelles incluant l’intervention d’un imam proche d’une mosquée salafiste, à des associations et organismes contournant l’autorité parentale pour la distribution de contraceptifs, financement d’association pseudo antiracistes animées par la gauche.
Pour les autres listes RN de la région, aucune n’a manifesté une quelconque volonté d’union, d’où notre absence de soutien. Critiques sur la ligne politique du RN refusant l’Union des forces nous demeurons ouverts au rassemblement réel, y compris LR, sans exclusives ni arrières pensées, condition indispensable pour gagner aux seconds tours contre la gauche, LREM et Emmanuel Macron en 2022.
Pour mémoire, la candidate LR de Nantes Laurence Garnier a voté :
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- des subventions au Planning Familial.
- le financement de colloques sur le genre et l’homophobie.
- le financement du Pass contraception (pilule abortive).
- des subventions pour des associations comme : AIDES, Centre LGBT, Ligue des droits de l’Homme, l’Autre Cercle, Babel 44, MRAP, LICRA, Espace Simone de Beauvoir, Planning familial, SOS Discrimination, ELTER-EGAUX, Tissé Métisse…
Des militants pro-avortement se brûlent eux-mêmes au cocktail Molotov
Une récente manifestation pro-avortement a dégénéré à Mexico et certains activistes ont commencé à jeter des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Mais, fût-on militant du parti anticatholique savoureusement nommé “parti révolutionnaire institutionnel”, on ne devient pas pour autant nécessairement un professionnel de l’agitation subversive et certains de ces cocktails Molotov sont tombés… parmi les rangs des militants pro-avortement, y semant la panique comme le montre la vidéo ci-dessous. On s’étonne que la presse bien-pensante européenne n’ait pas encore évoqué des violences policières contre des manifestants pacifiques!
Chronique de l’islamisation
Nous apprenons grâce à Valeurs actuelles nous apprenons que, sur la liste du maire LR sortant de Saint-Etienne Gaël Perdriau, figure un dénommé Abdelouahb Bakli, ancien délégué régional du culte musulman dans la Loire et membre du bureau national de l’UOIF, l’Union des organisations islamiques de France (devenue Musulmans de France), notoirement proche des Frères musulmans. Combien va-t-il y avoir de sympathisants des salafistes ou des Frères musulmans élus aux prochaines municipales?
Un De Gaulle pas très convaincant
De Bruno de Seguins Pazzis :
Mai 1940, Colombey Les Deux Eglises. Charles de Gaulle, est en famille pour quelques jours. Il repart très vite sur le front avant d’être nommé général de brigade par le président du conseil Paul Reynaud. Il est immédiatement confronté à l’effondrement militaire et politique de la France. Il s’oppose alors au défaitisme du gouvernement en place, en partie incarné par le maréchal Philippe Pétain. Après avoir fui à Bordeaux avec certains membres du gouvernement, Charles de Gaulle rejoint Londres pour demander l’aide de Winston Churchill et tenter de maintenir la lutte. De son côté, sa femme Yvonne doit quitter la propriété de Colombey Les Deux Églises. Elle se retrouve avec ses trois enfants en plein exil et doit échapper à l’arrivée des Allemands. Elle part d’abord pour le Loiret, puis à Carantec en Bretagne, avant de tenter de fuir le pays. La vie est dure notamment pour la benjamine de la famille, Anne, atteinte de trisomie 21. Depuis Londres, le général va tout tenter pour remotiver les troupes. Le 18 juin 1940, il lance un appel radio sur les ondes de la BBC.
Avec :Lambert Wilson (Charles de Gaulle), Isabelle Carré (Yvonne de Gaulle), Olivier Gourmet (Paul Reynaud), Gilles Cohen (Georges Mandel), Laurent Stocker (Jean Laurent), Catherine Mouchet (Mlle Potel), Sophie Quinton (Suzanne), Andrew Bicknell (Edward Spears), Tim Hudson (Winston Churchill), Philippe Laudenbach (le maréchal Philippe Pétain), Nicolas Robin (Alex Surchamps), Évelyne Buyle (tante Richard), Philippine Leroy-Beaulieu (Hélène de Portes), Alain Lenglet (Maxime Weygand), Nicolas Vaude (Paul Baudouin), Victor Belmondo (Claude Hettier de Boislambert), Marilou Aussilloux (Élisabeth de Miribel), Clémence Hittin (Anne de Gaulle), Lucie Rouxel (Élisabeth de Gaulle), Félix Back (Philippe de Gaulle), Pierre Hancisse (Geoffroy Chodron de Courcel). Scénario : Valérie Ranson Enguiale et Gabriel Le Bomin. Directeur de la photographie : Jean-Marie Dreujou. Musique : Romain Trouillet.
Le discours d’un général… Voilà un film qui ne sort pas sur les écrans tout à fait au hasard mais à point nommé à l’occasion du 130ème anniversaire de la naissance de l’homme d’état, du cinquantenaire de sa mort et du 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940. Après avoir étudié à Bologne dans une école de cinéma, Ipotesi Cinema, et un passage au Service Cinématographique des Armées, Gabriel Le Bomin a réalisé avec ce De Gaulle quatre longs métrages de cinéma, sa filmographie étant à ce jour constituée essentiellement de courts métrages et de documentaires qui dénotent un certain penchant pour la chose historique, politique et militaire. Ceci explique certainement l’intérêt qu’il éprouva à coécrire et réaliser ce film dont Charles De Gaulle qui répond à ces trois critères est l’un des personnages centraux et donc pas le seul. Mais reconnaissons qu’il faut une certaine audace, même si la circonstance s’y prête, pour réaliser un film sur la période apparemment la moins passionnante de la vie de Charles De Gaulle, car si on fait abstraction des dix premières minutes du film, le cinéaste choisit de concentrer son récit à une reconstitution des 12 jours, du 6 au 18 juin 1940 au cours desquels le destin du général de brigade Charles de Gaulle s’est forgé. Et ceci alors que celui qui n’est rien moins que la personnalité politique française la plus célèbre du XXe siècle, n’a fait jusqu’à présent au cinéma que des apparitions de seconds rôles, voir de la figuration (dans l’ordre chronologique Mission spéciale en 1946, Paris brûle-t-il ? en 1966, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville en 1969, Chacal de Fred Zinnemann en 1973, La Carapate de en 1978), alors qu’il tient des rôles principaux dans quatre téléfilms : Le Grand Charles de Bernard Stora en 2006, Adieu de Gaulle, adieu de Laurent Herbier en 2009, Je vous ai compris : De Gaulle, 1958-1962 de Serge Moati et Ce jour-là, tout a changé : L’Appel du 18 Juin de Félix Olivier en 2010).
Le choix de cette période qui trouve son origine dans le film de Tom Hooper, Le Discours d’un Roi (2010) est le premier point qui donne une structure particulière au récit :
« (…) En sortant ému du Discours d’un roi, je me suis demandé quel serait l’équivalent pour le cinéma français et je me suis dit : l’appel du 18 juin. Cela m’a paru intéressant de circonscrire l’histoire à quelques semaines au moment ou De Gaulle est le plus fragile, le plus seul politiquement. Le moment du « saut dans le vide » Le film s’arrête quand l’épopée commence (…) » (Le Figaro du 03.03.2020, entretien avec Marie-Noël Tranchant).
Le second ne provient pas d’une émotion mais du choix assumé de ne pas faire du général le seul personnage principal du film :
« (…) La seconde option forte consistait à mettre sur un pied d’égalité Charles et Yvonne, durant ces quatre semaines de leur existence ensemble et séparés, en lien par leurs lettres (…). » (Le Figaro idem).
Le film se présente donc comme une alternance de séquences illustrant l’action et le combat politique du général d’un côté et l’immersion d’Yvonne et de sa famille dans la débâcle de 1940 de l’autre. Ce procédé a l’avantage de montrer un visage peu connu de l’homme d’état, celui d’un mari très amoureux de son épouse et d’un père aimant. Ce côté face du personnage fait aujourd’hui l’unanimité comme celui de son honnêteté qui lui ont fait refuser toute compromission aussi petite soit-elle. Ce choix permet aussi de montrer le rôle joué par une épouse qui a su rester à la fois dans l’ombre et soutenir et encourager son époux dans les moments de doute qu’il a pu connaître. Il est également l’occasion de quelques belles et non conformistes fulgurances sur la petite Anne atteint de trisomie 21 ; pas banal tout de même à notre époque ! A contrario, une insistance certaine sur la vie privée pour ne pas dire intime du futur homme d’état (le premier plan du film est sur ce point aussi ridicule qu’inutile, montrant à la Boisserie le bras du colonel De Gaulle caressant au lit celui d’Yvonne et le spectateur, le temps d’un instant, craint le pire) distille un ton sentimental et larmoyant qui devient par moment agaçant et qui de surcroît occulte curieusement le vouvoiement du couple. Déplacé apparaît également cette séquence onirique au cours de laquelle Yvonne De Gaulle fait un cauchemar qui la met au centre d’un pillage et d’un saccage de la Boisserie par les SS). Concernant l’action et le combat du général, le film décrit bien les évènements et leur chronologie même s’il n’échappe pas une forme de schématisation qui frise le manichéisme. Ainsi et seulement à titre d’exemple, les pétainistes seront outrés par la représentation faite du maréchal Pétain catalogué en deux secondes dans les lavabos de toilettes ministérielles comme un antisémite primaire, ou par ses acolytes du gouvernement qui n’apparaissent que comme des ambitieux pour les plus « jeunes » ou des vieillards limite cacochymes anti républicains. De la même façon, les gaullistes n’apprécieront sans doute pas du tout de voir un Winston Churchill traiter Charles De Gaulle d’orgueilleux. Ceux qui ne sont ni gaullistes, ni pétainistes resteront vraisemblablement perplexes… C’est que la caractéristique essentielle de ce De Gaulle est de faire rarement dans la nuance, comme si Gabriel Le Bomin résistait avec peine à ne pas sombrer dans le genre hagiographique. Pour le fond, il semble donc qu’il soit difficile d’échapper à la querelle des gaullistes et des antigaullistes, les uns mettant en avant le courage (indéniable), les qualités humaines en couple et en famille (difficilement contestable), les autres, l’opportunisme, l’orgueil, son intransigeance à l’encontre de ces ennemis politiques. Les uns et les autres se retrouvant sans doute dans une même frustration de ne pouvoir visionner l’épopée qui suit et bien entendu le spectateur ne verra rien sur celui qui sera chef du gouvernement provisoire, rien sur son attitude envers les généraux putschistes et rien sur son rôle durant les évènements de mai 1968. Inutile d’entrer dans ce débats de fonds, le film prouvant à lui tout seul, l’incontestable stature d’homme d’état de celui qui a marqué durablement et à cette période précise l’histoire de son pays et même celle de tout le monde occidental.
Cinématographiquement parlant, l’ensemble n’est pas très convaincant. Le spectateur n’est pas transporté par l’ampleur du drame qui se joue. Cela vient d’une trame qui manque de rythme, d’une mise en scène très molle au point que l’a séquence de l’Appel du 18 juin qui devrait être le sommet émotionnel ne transporte pas le spectateur, d’une direction photographique peu artistique et de qualité technique médiocre (Jean-Marie Dreujou : Scout toujours de Gérard Jugnot en 1985, Les Caprices d’un fleuve de Bernard Giraudeau en 1996, Les Enfants du marais en 1999 et Un crime au Paradis en 2001 de Jean Becker ), d’un montage chaotique avec des retours en arrière qui donne la désagréable impression d’un remplissage qu’une bande originale conventionnelle à la limite du supportable de Romain Trouillet (une seule musique de long métrage à ce jour de long métrage, Moon Kaboul Hotel de Anca Damian en 2017, compositeur par contre de musique de scène pour le théâtre) et qui sonne comme du « sous Hans Zimmer » ne parvient pas à dissimuler. L’interprétation n’arrange rien même si les comédiens ont souvent à composer avec des dialogues souvent très artificiels. Lambert Wilson aborde son personnage avec professionnalisme et volonté mais il est manifestement dépassé par celui-ci. Isabelle Carré reste engoncée dans son personnage d’épouse et mère courage. Quant aux autres, c’est la bérézina : Olivier Gourmet est pathétique en Paul Reynaud. Philippe Laudenbach, neveu de Pierre Fresnay, est piégé dans ce petit rôle, contraint de tirer un portrait peu amène de Philippe Pétain. Le dénommé Tim Hudson ne partage qu’un physique imposant avec Winston Churchill sombre dans le cabotinage.
Une entreprise louable qui manque de souffle et laisse un goût de déception : 2,5 /5.
