Des militants pro-avortement se brûlent eux-mêmes au cocktail Molotov
Une récente manifestation pro-avortement a dégénéré à Mexico et certains activistes ont commencé à jeter des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Mais, fût-on militant du parti anticatholique savoureusement nommé “parti révolutionnaire institutionnel”, on ne devient pas pour autant nécessairement un professionnel de l’agitation subversive et certains de ces cocktails Molotov sont tombés… parmi les rangs des militants pro-avortement, y semant la panique comme le montre la vidéo ci-dessous. On s’étonne que la presse bien-pensante européenne n’ait pas encore évoqué des violences policières contre des manifestants pacifiques!
Chronique de l’islamisation
Nous apprenons grâce à Valeurs actuelles nous apprenons que, sur la liste du maire LR sortant de Saint-Etienne Gaël Perdriau, figure un dénommé Abdelouahb Bakli, ancien délégué régional du culte musulman dans la Loire et membre du bureau national de l’UOIF, l’Union des organisations islamiques de France (devenue Musulmans de France), notoirement proche des Frères musulmans. Combien va-t-il y avoir de sympathisants des salafistes ou des Frères musulmans élus aux prochaines municipales?
Un De Gaulle pas très convaincant
De Bruno de Seguins Pazzis :
Mai 1940, Colombey Les Deux Eglises. Charles de Gaulle, est en famille pour quelques jours. Il repart très vite sur le front avant d’être nommé général de brigade par le président du conseil Paul Reynaud. Il est immédiatement confronté à l’effondrement militaire et politique de la France. Il s’oppose alors au défaitisme du gouvernement en place, en partie incarné par le maréchal Philippe Pétain. Après avoir fui à Bordeaux avec certains membres du gouvernement, Charles de Gaulle rejoint Londres pour demander l’aide de Winston Churchill et tenter de maintenir la lutte. De son côté, sa femme Yvonne doit quitter la propriété de Colombey Les Deux Églises. Elle se retrouve avec ses trois enfants en plein exil et doit échapper à l’arrivée des Allemands. Elle part d’abord pour le Loiret, puis à Carantec en Bretagne, avant de tenter de fuir le pays. La vie est dure notamment pour la benjamine de la famille, Anne, atteinte de trisomie 21. Depuis Londres, le général va tout tenter pour remotiver les troupes. Le 18 juin 1940, il lance un appel radio sur les ondes de la BBC.
Avec :Lambert Wilson (Charles de Gaulle), Isabelle Carré (Yvonne de Gaulle), Olivier Gourmet (Paul Reynaud), Gilles Cohen (Georges Mandel), Laurent Stocker (Jean Laurent), Catherine Mouchet (Mlle Potel), Sophie Quinton (Suzanne), Andrew Bicknell (Edward Spears), Tim Hudson (Winston Churchill), Philippe Laudenbach (le maréchal Philippe Pétain), Nicolas Robin (Alex Surchamps), Évelyne Buyle (tante Richard), Philippine Leroy-Beaulieu (Hélène de Portes), Alain Lenglet (Maxime Weygand), Nicolas Vaude (Paul Baudouin), Victor Belmondo (Claude Hettier de Boislambert), Marilou Aussilloux (Élisabeth de Miribel), Clémence Hittin (Anne de Gaulle), Lucie Rouxel (Élisabeth de Gaulle), Félix Back (Philippe de Gaulle), Pierre Hancisse (Geoffroy Chodron de Courcel). Scénario : Valérie Ranson Enguiale et Gabriel Le Bomin. Directeur de la photographie : Jean-Marie Dreujou. Musique : Romain Trouillet.
Le discours d’un général… Voilà un film qui ne sort pas sur les écrans tout à fait au hasard mais à point nommé à l’occasion du 130ème anniversaire de la naissance de l’homme d’état, du cinquantenaire de sa mort et du 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940. Après avoir étudié à Bologne dans une école de cinéma, Ipotesi Cinema, et un passage au Service Cinématographique des Armées, Gabriel Le Bomin a réalisé avec ce De Gaulle quatre longs métrages de cinéma, sa filmographie étant à ce jour constituée essentiellement de courts métrages et de documentaires qui dénotent un certain penchant pour la chose historique, politique et militaire. Ceci explique certainement l’intérêt qu’il éprouva à coécrire et réaliser ce film dont Charles De Gaulle qui répond à ces trois critères est l’un des personnages centraux et donc pas le seul. Mais reconnaissons qu’il faut une certaine audace, même si la circonstance s’y prête, pour réaliser un film sur la période apparemment la moins passionnante de la vie de Charles De Gaulle, car si on fait abstraction des dix premières minutes du film, le cinéaste choisit de concentrer son récit à une reconstitution des 12 jours, du 6 au 18 juin 1940 au cours desquels le destin du général de brigade Charles de Gaulle s’est forgé. Et ceci alors que celui qui n’est rien moins que la personnalité politique française la plus célèbre du XXe siècle, n’a fait jusqu’à présent au cinéma que des apparitions de seconds rôles, voir de la figuration (dans l’ordre chronologique Mission spéciale en 1946, Paris brûle-t-il ? en 1966, L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville en 1969, Chacal de Fred Zinnemann en 1973, La Carapate de en 1978), alors qu’il tient des rôles principaux dans quatre téléfilms : Le Grand Charles de Bernard Stora en 2006, Adieu de Gaulle, adieu de Laurent Herbier en 2009, Je vous ai compris : De Gaulle, 1958-1962 de Serge Moati et Ce jour-là, tout a changé : L’Appel du 18 Juin de Félix Olivier en 2010).
Le choix de cette période qui trouve son origine dans le film de Tom Hooper, Le Discours d’un Roi (2010) est le premier point qui donne une structure particulière au récit :
« (…) En sortant ému du Discours d’un roi, je me suis demandé quel serait l’équivalent pour le cinéma français et je me suis dit : l’appel du 18 juin. Cela m’a paru intéressant de circonscrire l’histoire à quelques semaines au moment ou De Gaulle est le plus fragile, le plus seul politiquement. Le moment du « saut dans le vide » Le film s’arrête quand l’épopée commence (…) » (Le Figaro du 03.03.2020, entretien avec Marie-Noël Tranchant).
Le second ne provient pas d’une émotion mais du choix assumé de ne pas faire du général le seul personnage principal du film :
« (…) La seconde option forte consistait à mettre sur un pied d’égalité Charles et Yvonne, durant ces quatre semaines de leur existence ensemble et séparés, en lien par leurs lettres (…). » (Le Figaro idem).
Le film se présente donc comme une alternance de séquences illustrant l’action et le combat politique du général d’un côté et l’immersion d’Yvonne et de sa famille dans la débâcle de 1940 de l’autre. Ce procédé a l’avantage de montrer un visage peu connu de l’homme d’état, celui d’un mari très amoureux de son épouse et d’un père aimant. Ce côté face du personnage fait aujourd’hui l’unanimité comme celui de son honnêteté qui lui ont fait refuser toute compromission aussi petite soit-elle. Ce choix permet aussi de montrer le rôle joué par une épouse qui a su rester à la fois dans l’ombre et soutenir et encourager son époux dans les moments de doute qu’il a pu connaître. Il est également l’occasion de quelques belles et non conformistes fulgurances sur la petite Anne atteint de trisomie 21 ; pas banal tout de même à notre époque ! A contrario, une insistance certaine sur la vie privée pour ne pas dire intime du futur homme d’état (le premier plan du film est sur ce point aussi ridicule qu’inutile, montrant à la Boisserie le bras du colonel De Gaulle caressant au lit celui d’Yvonne et le spectateur, le temps d’un instant, craint le pire) distille un ton sentimental et larmoyant qui devient par moment agaçant et qui de surcroît occulte curieusement le vouvoiement du couple. Déplacé apparaît également cette séquence onirique au cours de laquelle Yvonne De Gaulle fait un cauchemar qui la met au centre d’un pillage et d’un saccage de la Boisserie par les SS). Concernant l’action et le combat du général, le film décrit bien les évènements et leur chronologie même s’il n’échappe pas une forme de schématisation qui frise le manichéisme. Ainsi et seulement à titre d’exemple, les pétainistes seront outrés par la représentation faite du maréchal Pétain catalogué en deux secondes dans les lavabos de toilettes ministérielles comme un antisémite primaire, ou par ses acolytes du gouvernement qui n’apparaissent que comme des ambitieux pour les plus « jeunes » ou des vieillards limite cacochymes anti républicains. De la même façon, les gaullistes n’apprécieront sans doute pas du tout de voir un Winston Churchill traiter Charles De Gaulle d’orgueilleux. Ceux qui ne sont ni gaullistes, ni pétainistes resteront vraisemblablement perplexes… C’est que la caractéristique essentielle de ce De Gaulle est de faire rarement dans la nuance, comme si Gabriel Le Bomin résistait avec peine à ne pas sombrer dans le genre hagiographique. Pour le fond, il semble donc qu’il soit difficile d’échapper à la querelle des gaullistes et des antigaullistes, les uns mettant en avant le courage (indéniable), les qualités humaines en couple et en famille (difficilement contestable), les autres, l’opportunisme, l’orgueil, son intransigeance à l’encontre de ces ennemis politiques. Les uns et les autres se retrouvant sans doute dans une même frustration de ne pouvoir visionner l’épopée qui suit et bien entendu le spectateur ne verra rien sur celui qui sera chef du gouvernement provisoire, rien sur son attitude envers les généraux putschistes et rien sur son rôle durant les évènements de mai 1968. Inutile d’entrer dans ce débats de fonds, le film prouvant à lui tout seul, l’incontestable stature d’homme d’état de celui qui a marqué durablement et à cette période précise l’histoire de son pays et même celle de tout le monde occidental.
Cinématographiquement parlant, l’ensemble n’est pas très convaincant. Le spectateur n’est pas transporté par l’ampleur du drame qui se joue. Cela vient d’une trame qui manque de rythme, d’une mise en scène très molle au point que l’a séquence de l’Appel du 18 juin qui devrait être le sommet émotionnel ne transporte pas le spectateur, d’une direction photographique peu artistique et de qualité technique médiocre (Jean-Marie Dreujou : Scout toujours de Gérard Jugnot en 1985, Les Caprices d’un fleuve de Bernard Giraudeau en 1996, Les Enfants du marais en 1999 et Un crime au Paradis en 2001 de Jean Becker ), d’un montage chaotique avec des retours en arrière qui donne la désagréable impression d’un remplissage qu’une bande originale conventionnelle à la limite du supportable de Romain Trouillet (une seule musique de long métrage à ce jour de long métrage, Moon Kaboul Hotel de Anca Damian en 2017, compositeur par contre de musique de scène pour le théâtre) et qui sonne comme du « sous Hans Zimmer » ne parvient pas à dissimuler. L’interprétation n’arrange rien même si les comédiens ont souvent à composer avec des dialogues souvent très artificiels. Lambert Wilson aborde son personnage avec professionnalisme et volonté mais il est manifestement dépassé par celui-ci. Isabelle Carré reste engoncée dans son personnage d’épouse et mère courage. Quant aux autres, c’est la bérézina : Olivier Gourmet est pathétique en Paul Reynaud. Philippe Laudenbach, neveu de Pierre Fresnay, est piégé dans ce petit rôle, contraint de tirer un portrait peu amène de Philippe Pétain. Le dénommé Tim Hudson ne partage qu’un physique imposant avec Winston Churchill sombre dans le cabotinage.
Une entreprise louable qui manque de souffle et laisse un goût de déception : 2,5 /5.
Le discours de Macron sur le séparatisme islamiste et ses impostures : à propos de la République qui « a failli », du PROJET d’islamisation et des Frères musulmans
Rappelez-vous, c’était le 18 février 2020 à Bourtzwiller, quartier de Mulhouse, qu’Emmanuel Macron s’est paraît-il attaqué au séparatisme islamiste. Un premier article a déjà présenté le discours et annoncé neuf impostures. Un deuxième article a présenté les deux premières (à propos de communautarisme et de stigmatisation). Voilà les trois suivantes.
Troisième imposture : tout ça, c’est la faute de la République
Comme pour une banale politique de la ville, E.Macron explique qu’en fait, c’est La République qui a failli. On trouve sur le site officiel de l’Elysée un petit enregistrement très caractéristique au moment du bain de foule du Président dans le quartier de Bourtzwiller. Il y dit :
« Quand la république ne tient pas ses promesses, d’autres essaient de la remplacer».

Quatrième imposture : E.Macron omet le PROJET d’islamisation de la France
E.Macron fait mine de croire que l’islam ne fait que remplir un vide créé par cette sorte de retrait de la République. C’est simplement nier l’existence d’un « Projet » de conquête, d’un objectif d’islamisation de la France.
Cet objectif est pourtant clairement exprimé ne serait-ce que par de nombreux auteurs. Il y avait en particulier eu en 2018 le livre de Jean-Frédéric Poisson L’islam à la conquête de l’Occident.
En 2019, il y a donc eu le livre de M.Sifaoui décrivant « une prise de pouvoir dans chaque pays musulman. Là où les musulmans seraient minoritaires, ils exigent de pouvoir vivre selon leur vision et leurs lois. C’est ce qu’ils recherchent en France » ; et celui de A. Del Valle et E. Razavi décrivant par le menu
« un projet global de conquête, par les islamistes, à commencer par les Frères et leurs concurrents salafistes, dont l’objectif final est la soumission de la planète aux lois de l’islamisme. Un « projet » qui va de la réislamisation des jeunes musulmans laïcs via un repli communautaire de type séparatiste (« désassimilation »), à l’entrisme dans les entreprises, les syndicats, l’éducation nationale, les milieux associatifs « anti-racistes » et les clubs de sport, en passant par l’occupation publique de l’espace sonore et visuel, ou encore par la stratégie de boycott économique de grandes marques sur les réseaux sociaux… Le projet de conquête frériste passe par la déconstruction de notre identité et la réduction à néant de notre pensée… » (p 506)
Cette stratégie, ce projet sont donc portés en particulier par les salafistes et les Frères musulmans. Un court extrait de l’audition le 29 janvier 2020 devant la commission d’enquête sénatoriale sur les Réponses apportées par les autorités publiques au développement de la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre de Mohamed Louizi, ex-Frère musulman et auteur de livres et d’un blog intéressant, donne une idée de l’organisation et de l’orientation de ces Frères musulmans :
« Je suis arrivé en France en novembre 1999. J’avais alors 21 ans et je venais poursuivre mes études. J’ai été approché par les Frères musulmans au Maroc dès l’âge de 13 ans… En 1996, la confrérie décide de proposer à quelques-uns – trois ou quatre sur une cinquantaine de personnes – de lui prêter allégeance. On prête allégeance comme dans une société secrète. Ce sont les Frères musulmans qui vous choisissent au terme d’un processus de cooptation. On est alors relié à une transcendance, à Dieu lui-même. Tous les droits et devoirs découlent de ce lien à Dieu. Parmi les piliers de l’allégeance, on compte l’obéissance, le djihad, l’effort. On exécute les ordres, sans chercher d’excuse ou de prétexte. En outre, cette allégeance a pour conséquence de ne plus se sentir lié à sa patrie, pour moi à la nation marocaine. On appartient à quelque chose qui la transcende : l’Oumma islamique.
J’ai prêté ma première allégeance aux Frères musulmans marocains en 1996. Je suis arrivé en France en 1999, et moins d’une semaine après mon arrivée, j’ai été approché par les Frères musulmans, à savoir l’UOIF.
J’ai prêté allégeance à l’UOIF l’année d’après, et y suis resté jusqu’en octobre 2006. J’ai quitté les Frères musulmans principalement en raison d’une rupture idéologique et du concept de non-violence. J’ai donc été étonné de découvrir en France la place qu’occupe le djihad armé dans les esprits ».
Alexandre Del Valle décrit cette islamisation progressive portée par les Frères musulmans. Dans leur doctrine,
« les musulmans doivent faire preuve de « patience » (saber) et adopter l’approche plus subtile de la da’wa, qui consiste à essayer de changer les « actes pervers » au moyen de mots, de l’écriture, dela prédication donc en « instruisant ». La da’wa est ici présentée non pas comme un instrument de dialogue, comme cela plait tant aux chrétiens œcuméniques ou aux multiculturalistes naïfs, mais de conquête, dans le cadre de la tactique « gradualiste » des Frères…. Les soldats de cette guerre non armée sont les musulmans vivant en Occident, devenue “terre de la prédication” (dar al-dawaà), appelés, d’une part, à ne pas s’intégrer et à former des communautés parallèles « immunisés contre le poison des valeurs et des mœurs occidentales », donc de véritables ghettos où ils doivent avoir «leurs propres communautés religieuses, éducatives et sociales». Ce processus passera par la création d’un environnement pro-islamique, l’acquisition de postes de responsabilité de haut niveau et l’accomplissement graduelle de l’islamisation du l’Occident
En d’autres termes, une pénétration lente et non armée de l’islamisme est condamnée à mettre fin à la liberté occidentale et à la remplacer par le régime du califat, objectif idéal final des Frères. La da’wa n’est qu’un outil secondaire, à utiliser lorsque la force n’est pas réalisable, puisque le jihad reste la meilleure lutte dans d’autres contextes. Certes “défensif », donc apparemment moins guerrier que celui des jihadistes purs et durs de Daech ou Al-Qaïda, ce jihad commence dès que les musulmans se sentent « opprimés » ou moqués.»
Dans son discours, E.Macron cite une seule fois ce mouvement :
« Il faut évidemment, comme je le disais, que nous ayons des imams qui soient formés en France, respectueux des lois de la République et une structuration, ce qu’on appelle l’imamat, parce que l’une des grandes difficultés que nous avons, c’est dans beaucoup de quartiers avec des prédicateurs qui n’ont aucune formation, qui ne viennent pas d’Algérie, du Maroc ou de la Turquie, qui sont parfois autoproclamés et qui, bien souvent d’ailleurs, au nom de dérive de l’islam souvent dans la mouvance salafiste ou frériste sont aussi aujourd’hui des gens qui prédiquent contre la République »
Cinquième imposture : en réalité, E.Macron ne combat pas les Frères musulmans
E.Macron confie au CFCM (Conseil français du culte musulman) le soin de faire des propositions :
« Le ministre de l’Intérieur a demandé la semaine dernière au Conseil français du culte musulman de prendre ses responsabilités et de formuler des propositions rapides et claires pour assurer l’exercice en France d’un islam dont toutes les pratiques doivent se conformer aux lois de la République. Cela fait maintenant plus de deux ans que nous avons ce dialogue avec le Conseil français du culte musulman…. nous pouvons, dans le dialogue avec le CFCM, demander à celui-ci de s’organiser, de former et de certifier celles et ceux qui prédiquent au nom de l’islam en France ».
Or, le CFCM est lié, sinon subordonné, aux Frères musulmans selon Yves Mamou dans Causeur :
« Le président de la République a choisi de confier les Français musulmans à un autre tuteur mensongèrement présenté comme authentiquement national…. Le Conseil français du culte musulman (CFCM), cette créature hybride inventée par Nicolas Sarkozy en 2003, est présenté comme LA solution franco-française pour incarner un islam de France débarrassé des influences étrangères. Or le CFCM, depuis les origines, est une structure sous contrôle des Frères Musulmans».
Et puis, les Frères musulmans sont ailleurs dans la République, selon Mohamed Louizi :
« Il est anormal que les Frères musulmans soient financés par l’argent public pour payer les salaires d’un certain nombre d’établissements privés dits musulmans. Or, dans les faits on est en présence d’une école privée d’idéologie islamiste. J’ai en tête au moins trois établissements scolaires : le lycée Averroès à Lille, le lycée Ibn Khaldoun à Marseille et le lycée Al Kindi à Lyon… On a demandé à un certain nombre de Frères musulmans de se détacher de la confrérie pour ne pas faire tâche d’huile. Je pense à Tareq Oubrou et Mohamed Bajrafil » (son audition au Sénat).
De plus, M.Sifaoui remarque à propos de l’origine des imams –et c’était dans son livre (en 2019, avant donc le discours macronien, mais on dirait qu’il y répond par avance) :
« les propositions énoncées –notamment s’agissant du manichéisme qui, en filigrane, laisse croire que le danger viendrait forcément des imams étrangers et que le salut de la République émanerait d’imams formés en France –montrent là aussi la faiblesse de la proposition. Car les enquêtes de terrain, depuis une vingtaine d’années, montrent autre chose. L’islam politique et le terrorisme islamiste ne sont plus des problèmes exogènes, mais bel et bien des phénomènes endogènes. L’islamisme est passé de menace extérieure à menace intérieure entre les années 1990 et 2000. Ce n’est plus l’imam formé au Maghreb, dans des instituts étatiques, qui pose un problème idéologique, mais celui qui a été abreuvé à l’école des Frères musulmans de Château-Chinon. Il y a plus de risque à croiser un imam extrémiste formé dans l’hexagone qu’un religieux dont la formation est assurée par le Maroc ou l’Algérie » (pp 373/374)
Fausse nouvelle : Le journal Le Monde épinglé par la diplomatie russe
Le quotidien Le Monde a refusé de publier le démenti de sa fausse information sur le ministère russe des Affaires étrangères, rapporte dans un communiqué la diplomatie russe. Le 27 janvier, ce journal a publié un article de son ancien correspondant à Moscou qui renfermait une fausse information prétendant que le ministère avait durci l’octroi de visas aux journalistes étrangers, ainsi que l’accréditation de ces derniers. Dans son communiqué, la Russie exprime :
«Nous nous voyons de nouveau dans l’obligation de soulever le problème de non-respect par le grand journal français Le Monde de ses engagements, refusant à la partie, victime d’une fausse information, à savoir le ministère russe des Affaires étrangères, le droit d’y répondre dans les pages du quotidien».
Début février, l’ambassade de Russie à Paris avait envoyé une lettre du département de l’information et de la presse du ministère russe des Affaires étrangères, accompagnée d’un démenti de la fausse information publiée dans le journal Le Monde, au nom de son rédacteur en chef Jérôme Fenoglio.
«Pendant deux semaines, le quotidien français n’y a aucunement réagi. Notre lettre n’a pas été publiée, alors que les lecteurs du journal se sont trouvés induits en erreur suite à la publication d’une information qui ne correspondait pas à la réalité. Après des appels répétés adressés à la rédaction par l’ambassade russe à Paris, nous avons finalement reçu une réponse libellée comme suit: “Nous avons lu avec intérêt votre lettre, mais ne voulons pas la publier”».
La diplomatie russe souligne que par cela le journal français n’a pas seulement refusé au ministère des Affaires étrangères d’un État étranger le droit de démentir publiquement une information ne correspondant pas à la réalité, mais a violé le principe clé de l’éthique journalistique.
«Refuser à la partie intéressée la possibilité de répondre dans les pages de l’édition à des imprécisions et des falsifications la concernant signifie violer une série de documents internationaux, notamment la Déclaration de principe sur la conduite des journalistes de 1954, la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes de 1971 [la Charte de Munich, ndlr] et la Charte d’éthique mondiale des journalistes de 2019».
Belgique : Les soignants demandent des rendez-vous aux parlementaires
Les soignants disent non à ce second projet de loi sur l’avortement en 18 mois :
Ce jeudi 12 mars, à partir de 11h, une délégation des personnels de santé qui n’ont pas encore reçu de rendez-vous de la part des députés, viendra en demander en personne aux députés. Ils ne comprennent pas que des lois si sensibles soient élaborées sans tenir compte de l’avis d’experts ou pire, en niant les auditions de la Commission de justice de la Chambre des Représentants.
Ils l’ont rappelé publiquement lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Van Der Valk, à Zaventem mardi 10 mars : depuis des semaines, ils alertent les députés sur l’inadéquation et la nocivité de la proposition de loi sur l’avortement. Ils ont demandé mardi à être reçus par les chefs des groupes politiques de la Chambre et par les députés qui cherchent à voter en conscience. Un seul parti leur a répondu depuis lors. La volonté de dialogue des soignants doit être partagée, sinon, il n’y a pas de dialogue !
Pour rappel, la proposition de loi à laquelle ils s’opposent contient les points suivants :
- augmentation du délai légal d’avortement jusqu’à 18 semaines,
- diminution du délai minimum de réflexion à 48h,
- suppression du devoir d’information,
- banalisation de l’avortement comme simple « acte médical ».
Cette proposition de loi affirme se baser sur l’audition de 20 experts en mai-juin 2018. La majorité d’entre eux n’a en réalité pas soutenu les mesures figurant dans l’actuelle proposition de loi. La plupart des experts ne se sont tout simplement pas exprimés sur ces changements:
- 4 experts sur 20 se sont montrés favorables à un délai de 18 semaines de grossesse, 4 se sont opposés à un allongement, 7 ne se sont pas exprimés sur la question, 4 ont proposé un autre délai que 18 semaines, 1 expert n’a pas précisé la durée qu’il préconisait.
- 2 experts sur 20 ont soutenu un passage du délai de réflexion de 6 jours à 48h.
- 4 experts sur 20 étaient favorables à la suppression de l’obligation de mentionner les alternatives possibles à l’avortement lors de la première visite.
Il n’y a pas eu d’autre consultation du personnel de santé. Or, l’application de la loi sera entre leurs mains. Les soignants demandent à être réellement entendus.
Le collectif des “soignants opposés à l’extension de la loi sur l’avortement” regroupe plus de 2500 soignants, dont 830 médecins, 80 professeurs d’université; et est soutenu par plus de 11.000 citoyens. Parmi les professionnels de santé, 72% des signataires sont des femmes. Selon le Dr TENNSTEDT, Médecin généraliste ayant pratiqué en planning familial :
“Quand une femme n’a pas décidé d’avorter à 12 semaines, c’est qu’elle est en grande situation de doute. Ce n’est pas rare que cela soit lié à des pressions familiales ou économiques“.
Dr. NUCHOWICZ, gynécologue
“Dans les années 90 la viabilité des foetus commençait à 28 semaines. Actuellement nous les sauvons à 22. Finalement où est la limite ? Pourquoi pas 28 ou 30 tant qu’on y est ? De plus à cet âge le sexe est connu, ouvrant ainsi la voie à des avortements eugéniques liés au genre !”
“Dreux, notre avenir ensemble” ou le grand remplacement
Voici la liste Dreux notre avenir ensemble pour l’élection municipale :
- Ali Ben Akki. 28 ans, manager dans la grande distribution.
- Leila Bouhadra. 43 ans, enseignante et adre de santé.
- Bouabid Rekmadi. 46 ans, cadre de la fonction publique d’Etat.
- Asma Alami. 36 ans, réceptionniste en hôtellerie.
- Hüseyin Karaoglan. 43 ans, professeur des écoles.
- Soraya Oumohou. 29 ans, assistante pédagogique.
- Yassine Chaary. 33 ans, plaquiste.
- Marietou Fofana. 19 ans, étudiante en BTS.
- Abdelaziz Hafidi. 32 ans, gestionnaire en administration des ventes.
- Marlène Juré. 29 ans, emloyée dans la restauration.
- Youseef El Ghailani. 36 ans, technicien de fabrication en laboratoire.
- Fiza Latif. 23 ans, étudiante en droit.
- Jaouad El Bakri. 36 ans, conseiller la sécurité sociale.
- Zakia Bourich. 33 ans, agent administratif.
- Djenim Iddy. 27 ans, agent en pôle de recyclage.
- Luna Chariti. 18 ans, étudiante.
- Mohamed El Taïeb Belkhiria. 36 ans, agent administratif hospitalier.
- Miriam El Morabet. 24 ans, aide-soignante.
- Christopher Monnier. 24 ans, conseiller en insertion.
- Angélique Juré. 32 ans, vendeuse.
- Smaïl Taïboubi. 41 ans, régulateur.
- Badia El Bahraoui. 32 ans, responsable ressources humaires.
- Fikret Dautovic. 41 ans, cariste magasinier.
- Nadia El Morabet. 28 ans, employée de restauration.
- Fahd Benzekri. 38 ans, conducteur de train.
- Nehza Alami. 32 ans, conductrice de ligne dans l’industrie pharmaceutique.
- Houcine Ben Faddoul. 26 ans, conducteur de train.
- Firdaous Mourabit. 24 ans, employée administrative.
- Kar Ouskou. 36 ans, technicien de fabrication.
- Nabila El Morabet. 22 ans, employée de restauration.
- Djamel Benabi. 45 ans, agent d’animation.
- Mélissa Hervé. 28 ans, aide-soignante.
- Khalid Ben Akki. 31 ans, technicien pharmaceuique.
- Nadia Oumohou. 24 ans, animatrice socio-culturelle.
- Oussama El Mansouri. 24 ans, tchnicien de maintenance.
- Samantha Massengo. 37 ans, directrice de communication, attachée de presse.
- Aourrahman Semerci. 47 ans, chauffeur de poids lourd.
Contre le coronavirus, le Saint-Sacrement
Le prêtre maronite Majdi Allawi a survolé le Liban tenant un ostensoir doré pour protéger le pays contre le coronavirus.
Face au coronavirus, l’épiscopat polonais demande d’accroître le nombre de messes
Communiqué du bureau de presse de la conférence épiscopale de Pologne :
« Dans le cadre des recommandations de l’inspecteur sanitaire en chef selon lesquelles il ne doit pas y avoir de grands rassemblements de personnes, je demande d’augmenter – autant que possible – le nombre des messes dominicales dans les églises afin qu’un certain nombre de fidèles puisse assister à la liturgie à chaque fois, selon les directives des services de santé », écrit le président de la Conférence des évêques polonais, l’archevêque Stanisław Gądecki.
Dans le même temps, l’archevêque Gądecki a souligné que les hôpitaux guérissent les maladies du corps et que les églises servent, entre autres, à guérir les maladies de l’esprit.
« Par conséquent, il est impensable que nous ne priions pas dans nos églises ».
L’archevêque Gądecki a rappelé que les personnes âgées et les malades peuvent rester à la maison et suivre la messe du dimanche dans les médias.
« Je voudrais rappeler qu’il n’est pas nécessaire d’échanger le signe de la paix en se serrant la main pendant la Sainte Messe ».
L’archevêque Gądecki a demandé à prier pour ceux qui sont morts des suites du coronavirus.
« Prions pour la santé des malades et pour les médecins, le personnel médical et tous les services qui œuvrent pour arrêter la propagation du virus. Prions pour la fin de l’épidémie. Conformément à la tradition de l’Église, j’encourage particulièrement à prier avec la supplication Saint Dieu, Saint Fort… ».
En Italie, c’est l’inverse : les messes publiques sont suspendues jusqu’au 3 avril.
Qui est l’Archange saint Michel ?
Entretien avec Anne Bernet, historienne. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de Chrétienté.
Les orthodoxes grecs et le coronavirus
Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce, lors de sa session du 9 mars 2020, a abordé la question du coronavirus. Rappelant les mesures prophylactiques indiquées par les autorités sanitaires, le Saint-Synode a pris les décisions suivantes concernant la vie liturgique elle-même :
« 1) Intensifions tous nos prières au Vainqueur de la corruptibilité et de la mort, le Seigneur Jésus-Christ, afin qu’Il préserve Son peuple sain et sauf. Dans ce but, il est demandé à Leurs Éminences les métropolites de recommander aux recteurs des paroisses que dimanche prochain, le deuxième du Grand Carême (15 mars 2020), avant le renvoi de la sainte Liturgie, ils célèbrent une prière dans toutes les églises de Grèce, pour prévenir l’extension de la maladie.
2) Pour les membres de l’Église, la participation à la divine Eucharistie et à la communion, au Calice commun de la Vie, ne peut assurément devenir la cause de la transmission de la maladie, car les fidèles de tous les temps savent que la participation à la divine Communion, même lors de pandémies, constitue d’une part une affirmation effective de l’abandon de soi au Dieu vivant, et d’autre part une manifestation claire de l’amour qui vainc toute crainte humaine pouvant être justifiée : « La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte » (I Jn IV, 18) (…) Les discussions et opinions entendues ces derniers jours au sujet de toute cette question, voire même sur l’interdiction éventuelle de la sainte Eucharistie, partent d’un point de départ différent et ont une approche différente. Tous ceux qui s’approchent du sacrement « avec crainte de Dieu, foi et amour » et ce tout à fait librement, sans aucune contrainte, communient au Corps et au Sang du Christ, qui devient un « remède d’immortalité », « pour la rémission des péchés et la vie éternelle » (…) Sans condamner qui que ce soit en raison de la crainte et de l’inquiétude, nous confessons que tous les fidèles, accomplissant le devoir de l’amour dans la liberté, continueront à fréquenter nos églises et à communier, ayant la certitude qu’ils communient dans la Vie et l’immortalité ».
Le discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme islamiste et ses impostures : à propos de communautarisme et de stigmatisation
Rappelez-vous, c’était le 18 février 2020 à Bourtzwiller, quartier de Mulhouse, qu’Emmanuel Macron s’est paraît-il attaqué au séparatisme islamiste. Un premier article a déjà présenté le discours et annoncé neuf impostures. Voilà les deux premières.
Première imposture : on évite de parler de communautarisme et on ne parle pas d’islamisation.
On sait qu’E.Macron a exprimé clairement qu’il n’aimait pas le mot communautarisme :
« Je ne suis pas à l’aise avec le mot de communautarisme. Je vais vous dire pourquoi. Parce que nous pouvons avoir dans la République française des communautés. Selon le pays d’où on vient, chacun se revendique d’ailleurs selon la communauté à laquelle il appartient. Il y en a aussi selon les religions. Simplement, ces appartenances ne doivent jamais valoir soustraction à la République. Elles s’ajoutent en quelque sorte. ».
Et effectivement, il y a en France des communautarismes divers ( viennent par exemple à l’esprit un communautarisme juif, un communautarisme des asiatiques dans le 13ème arrondissement de Paris…). Peut-être aurait-il alors fallu caractériser les communautarismes. Parce que, à part un certain communautarisme musulman, quels sont les autres communautarismes (religieux) en France qui sont agressifs et menaçants ? Mohamed Sifaoui, journaliste spécialiste de l’islam politique, dans son récent livre Taquiyya ! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France (2019), explique clairement la spécificité du communautarisme qu’il appelle islamiste (on va y revenir) :
« Le communautarisme islamiste est beaucoup plus dangereux qu’un simple repli identitaire, parce qu’il crée les conditions pour ne plus rencontrer l’autre. Cet « autre » est une personne n’ayant pas la même conviction religieuse ; cet « autre » est un citoyen français, donc théoriquement un compatriote ; cet « autre » peut être aussi lui-même de culture et/ou de confession musulmanes, mais refusant la doctrine islamiste. Ce communautarisme-là est particulier parce qu’il porte en lui des relents sectaires. Les salafistes ne préconisent pas l’entre-soi, mais le refus des autres. Ils ne se regroupent pas pour être entre eux, mais pour ne pas être avec les autres » (p.274).
Et puis, éviter de parler de communautarisme à propos de l’islam, c’est esquiver la question du halal, comme rapporté par le Salon beige : « Le président de la république a déclaré avec beaucoup d’hypocrisie : “On ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures à celles de la République (…) Je ne céderai rien dans cette bataille”. Alors que le ministre de l’agriculture avait annoncé il y a peu 15 mesures pour le bien-être animal, le gouvernement continue à refuser de remettre la scandaleuse exemption accordée aux musulmans concernant l’abattage sans étourdissement pourtant interdit par la loi. En France, les abattoirs ne seront ainsi nullement contraints de faire pratiquer l’étourdissement préalable lors d’un abattage halal ou casher.
Voici un verbatim de l’interview chez Bourdin de Didier Guillaume (28 janvier 2020) :
Jean-Jacques Bourdin : “L’abattage rituel des animaux en France, il y a une dérogation aujourd’hui pour des raisons religieuses.
Didier Guillaume : Oui, oui.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce que vous voulez revenir sur cette dérogation ?
Didier Guillaume : Je pense qu’aujourd’hui c’est très compliqué de revenir sur cette dérogation.
Jean-Jacques Bourdin : Mais pourquoi ?
Didier Guillaume : Je vais vous expliquer : parce qu’il y a un équilibre aussi avec les cultes. Je discute moi, je discute avec le culte musulman et avec les juifs. Je les reçois régulièrement. Aujourd’hui il y a un équilibre qui est trouvé. Il y a des gens qui sont choqués par cet abattage rituel. Je pense qu’il faut que cela se fasse de façon apaisée. On ne peut pas mettre… Je ne suis pas favorable en tout cas que l’on mette ce sujet dans le débat national aujourd’hui parce qu’il y a tellement de conséquences derrière.
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce qu’il faut ouvrir le débat autour de ce sujet, oui ou non ?
Didier Guillaume : Mais Jean-Jacques Bourdin…
Jean-Jacques Bourdin : Dans le cadre du bien-être animal ou dans un autre cadre.
Didier Guillaume :Mais bien sûr qu’il est ouvert et bien sûr qu’il y a des réflexions qui sont menées par les cultes pour voir comment on peut faire de l’abattage…
Jean-Jacques Bourdin : Est-ce qu’il est normal d’égorger un animal encore conscient, oui ou non ?
Didier Guillaume : Mais non, mais non. C’est pour ça que les choses évoluent mais ça doit se faire à un rythme suffisant pour que ce soit acceptable par toutes et par tous. On ne va pas rouvrir je ne sais quelle pas guerre mais attaque vis-à-vis de telle ou telle religion. Il y a des pratiques religieuses qui s’appuient sur des textes, il faut les respecter mais il faut aussi comprendre que là encore, la sensibilité des Françaises et des Français – peut-être même d’ailleurs la sensibilité des gens qui croient en ces cultes – a changé.”
Et Barbara Lefebvre d’ironiser dans Le FigaroVox :
« il n’y a aucun problème avec le communautarisme, braves gens! Le communautarisme serait l’expression de la vitalité des diverses communautés composant la France. En revanche, haro sur le séparatisme. En confondant communautés et communautarisme, le président Macron a commis une grave faute politique. Il a accordé aux islamistes le satisfecit de trente ans de conquête sur ces territoires perdus. Il leur a dit: vous avez gagné la partie. Il a validé le communautarisme c’est-à-dire vouloir se regrouper en communautés pour faire prévaloir «sa» différence contre la collectivité nationale. C’est imposer tout sourire qu’à la fête de l’école de tel quartier on ne fasse plus de brochettes sinon certifiées hallal, qu’au 14 juillet de telle municipalité du 93 on ne serve que des sodas et des jus de fruit ».
Pourtant, M.Sifaoui le rappelle :
« Plus qu’une norme religieuse, le halal, tel qu’il est préconisé aujourd’hui par les islamistes, est un moyen d’isoler la « communauté musulmane », de la séparer de la communauté nationale » (Taqiyya, p.277).
On arrive à la distinction islam et islamisme : le séparatisme désigné par E.Macron est un séparatisme islamiste, et non pas musulman.
Cette séparation est faite, de façon courante, pour la commodité de l’analyse. En effet, sur le fond, l’islam est par nature politique, même si des musulmans –et c’est fort heureux- ne veulent en retenir que leur foi personnelle, comme le rappelle Jean-Pierre Maugendre dans le Salon beige :
« Le Président de la République a condamné avec force ce qu’il appelle l’Islam politique. Mais où et quand l’Islam n’a-t-il pas été politique ? Jamais ! Tariq Ramadan ne cesse de répéter que l’Islam est un système englobant qui recouvre tous les aspects de la vie sociale. Un Islam non politique est un oxymore, une contradiction dans les termes. Accordons à Tariq Ramadan que s’il n’est sans doute pas un spécialiste de Paul Ricoeur il sait certainement mieux qu’Emmanuel Macron ce qu’est l’islam. C’est fou le nombre de koufars, mécréants- non musulmans, qui se sentent la mission d’expliquer aux musulmans ce qu’est le vrai islam ! ».
Et d’ailleurs, Adrien Candiard, dominicain arabisant, ayant publié un livre intitulé “Comprendre l’islam, ou plutôt : pourquoi on n’y comprend rien » confirme :
« En arabe, le concept d’islamisme ne renvoie à rien de plus précis qu’à l’islam lui-même, note-t-il. Et qu’il est l’un des visages que prend l’islam actuellement. Or de quel droit quelqu’un d’extérieur pourrait-il s’arroger le droit de fixer la frontière entre islam et islamisme ?… Il n’appartient pas à des observateurs étrangers de décider que ce visage [de l’islamisme], dans lequel se reconnaissent aussi des musulmans sincères, n’a rien à voir avec l’islam parce qu’il ne nous plaît pas ».
Ceci étant, retenons qu’à la fois Mohamed Sifaoui, dans son livre déjà cité, et Alexandre del Valle et Emmanuel Razavi dans leur livre Le Projet – La stratégie de conquête et d’infiltration des Frères musulmans en France et dans le monde (2019) retiennent également cette différenciation entre islam et islamisme pour leurs analyses.
Sans doute le concept le plus pertinent pour comprendre la France serait-il celui, plus englobant, d’islamisation. C’est ce que propose le philosophe Vincent Coussedière dans Valeurs actuelles du 27/02/2020 :
« Communautarisme, séparatisme, contestation de la laïcité, peuvent certes être conceptuellement séparés, mais c’est leur articulation qui fait problème. Le terme d’islamisation permet de mieux saisir une dynamique que Macron, pas plus que ses prédécesseurs, n’ose nommer et affronter. L’islamisation est une proposition de communauté réelle, à la fois sociale et politique, beaucoup plus riche que celle du communautarisme. .. La revendication n’est pas de croire dans le cadre laissé à la religion par la laïcité, mais de faire exploser celui-ci pour vivre selon la charia…».
Deuxième imposture : le refus de la stigmatisation
Mais E.Macron se refuse à parler d’islamisation par refus de la stigmatisation, comme il l’a indiqué à plusieurs reprises dans son discours :
« Et une fois que j’ai dit tout cela, il ne s’agit pas de stigmatiser quelque religion »
Et pourtant, en France, quelle religion produit des assassins qui égorgent en criant « Dieu est grand » ? En France, quelle religion travaille à la séparation des hommes et des femmes dans la civilité quotidienne ? En France, quelle religion a des adeptes qui profèrent des menaces suffisamment graves pour arriver au besoin de protéger physiquement des personnes ? Quelle est la religion dont le nom doit remplacer les « xxxx » dans les paroles de rap suivantes :
Les hommes en bleu sèment la terreur, n’ont aucun cœur comme collabo
Les journalistes salissent xxxx, sont amateurs comme Pascal Praud (salope)
Ça mérite une balle dans le cervelet (cervelet), le canon au fond de la bouche (la bouche) ?
En France, quelle religion essaie de faire passer son corpus de lois en lieu et place du code civil ? Quelle religion est capable d’amener certains de ses représentants, en réunion de travail au ministère de l’intérieur, à se déchausser et à prier ensemble pendant une dizaine de minutes dans le couloir, belle allégorie de la préemption de l’espace public (raconté par M.Sifaoui, réunion en 2000, p327) ? En France, quelle religion est appuyée par une Ligue mondiale, un Organisme de coopération interétatique, un « Unesco » religieux et des fonds provenant de pays parmi les pires dictatures de la planète ?
Tout ça ne mériterait-il pas un petit bout de réflexion stigmatisante si l’on cherche vraiment à être efficace ? Ne serait-ce d’ailleurs que pour enlever de la pression à ces 15% (ce n’est pas beaucoup) de Français ayant un héritage musulman [et qui] rompent avec l’islam, se déclarant athées ou, pour quelques-uns, devenant chrétiens (Philippe d’Iribarne, le Figarovox du 19/02/2020.
Et puis, cela aurait l’intérêt d’éviter ce qu’a fait E.Macron : confondre en réalité politique de la ville et lutte contre le séparatisme islamiste. Et de s’en tenir à des mesures d’ordre technique comme l’exprime Benjamin Sire (Le Figaro), membre du Printemps républicain :
« Le pays attendait de longue date une grande intervention sur la laïcité et la question du communautarisme, une allocution fondatrice qui tracerait un chemin inspiré de la vision forte et cohérente d’un guide de la Nation, selon l’idée que se faisait le général de Gaulle de la fonction présidentielle. Or celle-ci a été remise aux calendes grecques et la France s’est vue gratifiée en échange d’un propos technique, de propositions d’ajustements à la marge, comme si le pays n’était qu’un dispositif sans âme dont il faudrait manier quelques leviers pour le ramener dans le droit chemin de l’idée républicaine »
A suivre
“Se relever après un avortement”
Comme beaucoup de ses confrères, l’auteur a rencontré des femmes ayant connu un avortement dans leur vie et, fort de cette expérience, il veut offrir une réflexion chrétienne ainsi que les témoignages de sept femmes qui se sont relevées grâce à leur rencontre avec le Christ Jésus. L’avortement est une épreuve d’autant plus douloureuse qu’elle est reconnue aujourd’hui comme un droit mais la femme, face à sa conscience, sait un jour ou l’autre la vérité. Cette épreuve comme le montre l’auteur peut aussi être un chemin pour rencontrer celui qui libère l’homme de ses chaines. Libérer la parole de ces femmes en souffrance (et qui n’ont pas le droit de l’exprimer) est nécessaire, mais cela n’est pas suffisant pour l’auteur qui veut exprimer dans ce livre le message d’Espérance de l’évangile pour tant de femmes de France d’aujourd’hui. L’abbé Spriet et sept femmes ayant avorté écrivent un livre pour montrer un chemin d’Espérance.
Nouvelle manifestation devant l’Elysée pour demander le retrait du projet de loi ni bio ni éthique
Après les sénateurs, nous nous adressons directement au Président de la République ! Paris, vous êtes là pour le retrait de ce projet de loi ni bio, ni éthique. #PMAsansPere pic.twitter.com/MnQqDCAtgw
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Ce #PJLBioethique est fondé sur le genre et le transhumanisme. Nous refusons d’être complices de la destruction de la paternité et de la paternité et de cet acharnement contre la famille. #PMAsansPere pic.twitter.com/8bqDlJ1Bgp
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Ce soir, nous sommes à proximité de l’@Elysee pour continuer le combat. Monsieur le Président, en vous refusant de vous opposer à ce projet de loi, vous allez permettre la privation délibérée de père. Vous êtes co-auteur de ce pire des mondes ! #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/DWFfIS2GX1
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Victor Hugo disait que « la famille est le cristal de la société. » Vous faites voler ce cristal en éclats. La famille, cœur de la nation ! #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/dLbd77sgNd
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Nous savons bien que tant que le vote final n’a pas eu lieu, rien n’est joué. Beaucoup pensent que la loi a déjà été adoptée, ce n’est pas vrai ! Nous pouvons encore nous faire entendre ! #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/B7rFtWnrrQ
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Nous voudrions rendre hommage dès à présent à tous ceux qui se mobilisent pour une vraie culture de la famille ! #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/XSB4m8k15b
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Monsieur @EmmanuelMacron, le vrai progrès est de retirer cette loi ! #PJLBiethique #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/iE1JODGXBO
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Être parents c’est donner la vie et élever son enfant ! Ce qui se transmet du père est aussi fondamental ! #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/K2ZA9Vjj2f
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
.@EPhilippePM se disait fermement opposé à la #PMAsansPère il y a 5 ans. Aujourd'hui en annonçant qu'il n'y aura jamais de #GPA il n'est plus crédible ! #MarchonsEnfants pic.twitter.com/PNgbpJpUx4
— Albéric Dumont (@albdmt) March 10, 2020
La parité que l’on veut partout, c’est d’abord dans la filiation qu’il faut la reconnaître et en tenir compte ! (Poke @MarleneSchiappa) #PMAsansPere #GPA pic.twitter.com/fr3hs9oYJO
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
La #GPA est encore interdite en France, mais pour combien de temps ? La France reconnaît les GPA pratiquée à l’étranger en essayant d’automatiser la transcription des actes de naissance faits à l’étranger pour préparer la voie à la #GPA ! Derrière la #PMAsansPere, il y a la GPA ! pic.twitter.com/r2HHNl2NYL
— La Manif Pour Tous (@LaManifPourTous) March 10, 2020
Parisiens
Parisiennes
Rejoignez nous au grand palais.
L'heure de la résistance à donnée#MarchonsEnfants #GPA #MarchonsEnfants pic.twitter.com/jqUPnOU5aO— 🇫🇷 InteretGeneral 🇫🇷 (@Le_BienCommun) March 10, 2020
Neuvaine à saint Joseph
La Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie porte une affection toute spéciale à Saint Joseph. Elle est heureuse de lui confier toutes les intentions et les soucis spirituels et matériels au cours de cette Neuvaine spécialement.
Chacun est invité à se tourner avec confiance en la puissante et douce attention, intercession de Saint Joseph, pour nos familles, pour les pères de famille. Pour l’éducation des enfants, pour ceux qui cherchent un toit, un travail. Pour obtenir la grâce d’une bonne mort, une mort dans la paix avec Dieu, avec soi, avec les autres. Pour les personnes se préparant à aller au Ciel.
chaque jour de la neuvaine :
- 1 dizaine du chapelet pour l’Eglise, le Saint-Père et la famille
- 3 fois : Saint Joseph protégez l’Eglise, le Saint-Père et nos familles. Protégez chacun de nos enfants / petits enfants (les nommer un à un)
- cette prière de Saint François de Sales :
Glorieux saint Joseph, époux de Marie,
accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions
par le Coeur de Jésus-Christ.
O vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités
et sait nous rendre possibles
les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l’embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourons à vous avec confiance ;
daignez nous prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile, (la nommer)
cause de toutes nos inquiétudes.
Faites que son heureuse issue
tourne à la gloire de Dieu
et au bien de ses dévoués serviteurs.
Amen.
L’archevêque Iéronimos, chef de l’Eglise orthodoxe grecque, a béni les patrouilleurs anti-migrants
Reportage sur ces citoyens grecs qui luttent (seuls) contre l’invasion de l’Europe :
Une nuit noire a envahi le village de Férès, dans le nord de la Grèce. Un imposant groupe de femmes d’une cinquantaine d’années et d’hommes de tout âge sort de la salle municipale pour se diriger vers des 4×4 maculés de boue, garés des deux côtés de l’artère principale. «Nous avons fait le point sur le soutien que nous apportons à l’armée et à la police, raconte Athanasios Pemousis, le président de l’agglomération d’Alexandroupoli. Nous leur distribuons du café, de l’eau… et nous leur apportons à manger. Comme agriculteurs et comme chasseurs, nous connaissons bien la région, son delta, ses marécages, ce qui nous permet de fournir une expertise aux troupes.» (…)
D’ailleurs, l’homme en est convaincu, «Kyriakos Mistotakis [le premier ministre grec élu en juillet 2019, ndlr] a raison quand il dit que cette invasion est une menace pour la Grèce». Ces mots reviennent en boucle dans les bouches des civils grecs constitués en patrouille. Des civils qui, selon un responsable local, seraient 300 par ronde, de jour comme de nuit, répartis en plusieurs checkpoints ou surveillant les rives en 4×4 sur les chemins de halage (…)
A l’un des barrages, une quinzaine d’hommes sont rassemblés au bord du fleuve. Certains sont en treillis, d’autres en bottes de chasse. Tous ont les yeux rivés sur l’autre côté. Dimitris sort sa lampe torche et fouille la nuit: «En face, c’est la Turquie. Là, le fleuve est plus étroit. Les migrants peuvent passer à pied.» Les patrouilleurs sont là pour les arrêter. «Ensuite, nous appelons la police et nous lui remettons ces migrants», affirme Dimitris (…)
L’archevêque Iéronimos, le chef de l’Eglise orthodoxe grecque, est même venu rendre visite à ces hommes en patrouille pour les bénir… renforçant les sentiments nationalistes et anti-migrants.
Dette publique : Emmanuel Macron a réussi à faire pire que François Hollande
Jean-Yves Archer, énarque, économiste et membre de la Société d’économie politique, donne les chiffres accablants pour le chef de l’Etat :
- En 2012, lorsque François Hollande a été élu, notre dette était de 1 894 milliards d’euros, soit 90,4 % du PIB.
- À la moitié du mandat, en 2015, la dette était de 2 061,7 milliards soit une progression de 167,7 milliards.
- Emmanuel Macron fut élu en 2017 alors que la dette était de 2 198,3 milliards à mi-2017
- Cette dette est désormais de 2 415,1 à la fin du troisième trimestre 2019, soit une progression de 216,8.
- le président pulvérise le record de son prédécesseur et fait franchir à notre dette le seuil symbolique de 100 % du PIB, avec 100,4 %.
En même temps, comme dirait l’autre, il était ministre de l’Economie de François Hollande. Donc il a dépassé sa propre performance…
Jean-Yves Archer précise :
Au troisième trimestre 2019, source Insee, la dette s’est accrue de 39,6 milliards. Soit plus de la moitié des recettes de tout l’impôt sur le revenu. Ce chiffre simple atteste de la dynamique nocive de la progression de la dette.
Les magistrats financiers de la Cour des comptes ont explicitement énoncé que les efforts en matière de comptes publics étaient “à l’arrêt”.
Le Centre Billings France félicite les docteurs Terrenoir et monsieur et madame Renard de Woomb France pour le prix John et Evelyn Billings
Communiqué de Gabrielle et B. Vialla, présidents du Centre Billings France :
Le Centre Billings France félicite chaleureusement les docteurs Terrenoir et monsieur et madame Renard de Woomb France pour le beau prix reçu à Cotonou le 7 mars.
Nous répondons présent pour cet encouragement dans “la bataille engagée pour la Vie en France”. Nous sommes heureux d’œuvrer en bonne intelligence auprès de tous. Nous rappelons la journée prêtres du 16 mars à Paris, pour une meilleure collaboration entre les prêtres et les laïcs sur ces sujets qui touchent la vie, la chasteté et la famille, on peut encore s’inscrire.
Tous, nous avons une responsabilité pour que le cycle féminin soit respecté !
Dernier ouvrage paru pour faire aimer le cycle en amont des méthodes naturelles, pour les jeunes et moins jeunes : Bien vivre le cycle féminin
Une candidate lesbienne diffuse la photo de la profanation d’une plaque rendant hommage aux juifs déportés
Lu ici :
C’est une photo que Jena Selle, militante LGBT et candidate [LFI] aux municipales dans le 19e arrondissement de Paris, aux côtés de l’insoumise Danielle Simonnet, pourrait regretter (…)
En cause, la photo d’une plaque commémorative dédiée à des étudiants juifs déportés durant la Seconde Guerre mondiale, partagée par la militante transgenre insoumise. Au-dessus, la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » se retrouve amputée de sa dernière notion, rayée d’un tag, remplacée par « Adelphité », terme préféré des féministes pour ôter le caractère masculin de la fraternité. Problème : le lieu choisi, manifestement dédié à la mémoire des juifs déportés durant la guerre, n’était pas opportun.
« Être fière que la plaque commémorative d’étudiants juifs morts en déportation dans les camps nazis soit profanée, bravo à la candidate de DécidonsParis19 Jena Selle ! », a félicité, ironique, une internaute, qui se présente dans sa bio Twitter comme une « lesbienne radicale bien visible ». D’autres internautes ont également dénoncé « un comportement indigne ».
La proposition de loi permettant l’avortement à 18 semaines sera votée jeudi au parlement belge
A quelques jours du vote de la proposition de loi étendant l’avortement à 18 semaines, l’opposition grandit, tant du côté des professionnels de la santé que de l’opinion publique. La plateforme Abortus-Avortement.be; représentant l’opposition de professionnels de la santé à ce texte publique chaque jours de nouveaux témoignages de soignants, des vidéos, et décrypte l’actualité.
Plus de 10 gynécologues & professionnels de la santé tiendront une conférence de presse ce mardi 10 mars.
Témoignage d’une fondatrice d’un planning familial, le Dr. Arielle Nuchowicz, Gynécologue-obstétricienne, ayant pratiqué plusieurs centaines d’avortements, opposée au projet de loi
Gynécologue-obstétricienne, créatrice de planning familial et militante dans les années fin 80/début 90, j’ai pratiqué des centaines d’IVG non thérapeutiques alors que c’était encore interdit, et ensuite, après l’adoption de la loi, en planning familial et à l’hôpital. En conclusion, une petite histoire : à la naissance des centres de planning familiaux pratiquant des IVGs, notre motivation et credo en tant que jeunes médecins était : ‘Nous sommes actifs.ves dans les centres de planning en espérant que la pratique de l’IVG disparaîtra rapidement grâce à une meilleure éducation sexuelle et un accès plus généralisé à la contraception’. 30 ans après… voilà où nous en sommes ! Alors SVP. Mettons nos énergies à éduquer et prévenir plutôt que interrompre une grossesse à mi-parcours !
Le professeur Bernard explique pourquoi il pense que ce projet de loi va trop loin :
Le dossier n’est vraiment pas bien complet de la part de ceux qui proposent cette loi, sur le plan des conséquences, qu’elles soient maternelles pour les grossesses suivantes et du côté technique des interruptions tardives. Peu de gens se rendent compte de l’avortement tel qu’il est pratiqué au-delà de 16 semaines en Hollande. Il consiste à dilater le col de l’utérus mécaniquement puis sortir le foetus en morceaux puisqu’à la taille qu’il a, il ne sait pas passer. On a du mal à avoir des précisions sur comment ils s’assurent avant le curetage que le fœtus ne vit plus. On n’a pas la réponse non plus sur ce que perçoit un fœtus à cet âge-là.
Privé de spiritualité, ignorant sa nature dépendante, que peut attendre l’homme d’une société hédoniste et insouciante ?
Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec analyse la peur de l’homme d’aujourd’hui, sans transcendance et livré à ses seules considérations terrestres :
Il y a le premier mot formulé par un enfant, celui dont les parents se souviennent. Et il y a les dernières volontés des parents, l’enveloppe testamentaire qui marque à jamais la mémoire des enfants. Saint-Exupéry n’a pas eu de descendance mais sa dernière lettre, rédigée la veille de sa mort accidentelle, s’adresse aux enfants de la modernité. Et aujourd’hui encore, elle impressionne par son actualité. Dans ces ultimes lignes qui datent de juillet 1944, l’aviateur-écrivain se dévoile comme jamais dans le rôle d’un lanceur d’alerte pour âmes en détresse. Il prend soin de prévenir. De diagnostiquer. Et d’offrir des solutions. Pour lui, « il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes des inquiétudes spirituelles ». Son remède ? « Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien ». Le seul problème de par le monde trouverait donc sa racine dans les motifs de nos peurs. Dis-moi quelles sont tes inquiétudes et je te dirai qui tu es.
Pour l’auteur du Petit Prince, l’avènement de la technique a en effet transformé l’homme en un “fonctionnaire universel” dénué de toute transcendance. Les inquiétudes humaines ont désormais changé de nature. Finie depuis longtemps la possibilité d’une mauvaise récolte qui se traduirait ensuite en famine. Dans nos sociétés occidentales, la crainte de la faim, de la soif ou du froid, si coutumière chez nos anciens, a quasi disparu. L’homme postmoderne, étourdi par les progrès de la révolution numérique, se croit dorénavant tout-puissant. La guerre et les épidémies appartiennent à un monde ancien, plus proche de celui de Pharaon et des plaies d’Egypte que celui d’Instagram et d’Uber Eats.
Pourtant, il n’y a pas si longtemps encore, la respiration économique du pays reposait fondamentalement sur la vie paysanne de petits propriétaires agricoles. Cet univers rural, au quotidien âpre parfois et à la vie rude souvent, n’était pas, malgré cela, un grand consommateur d’anxiolytique. Les fêtes religieuses et les réjouissances villageoises avaient leurs vertus propres sans rien enlever aux difficultés inhérentes du quotidien. C’est que le travail du sol offre à lui seul des leçons de philosophie sur l’existence. Il rappelle incessamment à celui qui bèche la nécessité impérieuse de son labeur. Il lui redit aussi sa dépendance absolue quant à la nature qui impose son rythme et qu’il lui faut respecter. La crainte du gel ou de la maladie faisait partie de la vie. La foi en Dieu permettait de transfigurer ses inquiétudes et par-là éviter d’être submergée par elles en prenant de la hauteur spirituelle. A l’inverse, l’univers matérialiste athée, s’appuyant sur les avancées technologiques pour assouvir ses appétits, se prête à rêver au risque zéro ou à croire possible la maîtrise totale de l’échec. Là où l’on savait autrefois appréhender les épreuves sur le temps long, la postmodernité se trouve tétanisée lorsqu’elle peine à trouver une solution immédiate à un problème.
La décision de mettre en quarantaine des zones géographiques entières suscitent l’incompréhension dans notre monde horizontal qui se croyait jusqu’alors invulnérable. Libération s’alarme ainsi dans un article du « retour de mesures médiévales et barbares » soupçonnées d’inefficacité. Saint-Exupéry avait bien raison, nos inquiétudes disent qui nous sommes. Dans un monde sans Dieu et sans guerre, l’homme s’inquiète davantage de ses paris sportifs ou de son prochain lieu de vacances que de la préservation de son identité garante d’un certain bien commun ou des dérives d’internet qui abiment l’innocence des plus jeunes. A l’heure d’une menace de pandémie, son inquiétude devient plus redoutablement égoïste, gouvernée par la suspicion et un terrifiant “sauve qui peut”. Métro à demi vides, rues désertes, supermarchés dévalisés : le vent de panique est palpable là où le virus sévit. Et ce jusqu’aux portes des églises que deux diocèses ont pris la décision de fermer comme s’il était encore besoin que soit manifesté au grand jour ce manque de foi dont les catholiques observants subissent les conséquences depuis 50 ans… Ainsi a-t-on vu l’évêque de Beauvais annoncer sur sa page Facebook (sans doute sans même voir le ridicule de la situation) que, par précaution, la conférence “Guérison miraculeuse, est-ce possible ? ” prévue à Creil de longue date était reportée.
Euripide dans sa tragédie Les Héraclides affirme que l’honneur « passe avant la vie dans l’opinion des hommes de cœur ». Encore faut-il y être éduqué pour affronter la mort qui, coronavirus ou pas, nous attend tous. Certains trouveront anecdotique que la France se prépare à entrer dans la phase 3 du stade épidémique tandis que la maladie gagne du terrain, avec neuf morts sur le territoire français et près de 577 cas positifs confirmés. Cependant, au-delà de l’urgence sanitaire dont les contours bien évidemment échappent au grand nombre, on est en droit de s’interroger sur la façon de gérer nos peurs. Bernanos parlait en son temps de la grande peur des bien-pensants. Bienvenue dans la grande peur des bien-vivants. Privé de spiritualité, ignorant sa nature dépendante, que peut attendre l’homme d’une société hédoniste et insouciante qui non seulement ne sait pas à quel saint se vouer, mais qui, surtout, depuis longtemps ne croit plus en leur existence et à la force de la prière ? Le christianisme ne se propose pas de sortir de la peur ni de l’éradiquer. Il cherche plus modestement à la purifier et à la transfigurer. A l’image du Christ en croix.
Le prix John et Evelyn Billings 2020: La France à l’honneur !
Le 7 mars 2020, à Cotonou au Bénin, lors de la conférence internationale de la méthode de l’ovulation Billings™, la France a été mise à l’honneur. En effet, l’Organisation mondiale de la méthode d’ovulation Billings (ou WOOMB : World Organization Ovulation Method Billings™) a décerné aux Docteurs François et Caroline Terrenoir, ainsi qu’à Gérard et Marie Renard, tous membres de l’association française Méthode Billings WOOMB le prix John et Evelyn Billings.
Depuis 2005, la méthode d’ovulation Billings ™ est une marque déposée et l’Organisation mondiale de la méthode d’ovulation Billings veille à accréditer les différentes associations dans chaque pays du monde. En France, l’association Méthode Billings WOOMB est homologuée pour réaliser les formations à l’authentique Méthode d’ovulation Billings™.
Cette méthode de régulation naturelle des naissances a été mise au point par deux médecins australiens : les Docteurs John et Evelyn Billings dans les années 1970, après de nombreuses années de recherche. Elle utilise la glaire cervicale (glaire sécrétée par le col de l’utérus ) pour déterminer les périodes de fertilité et d’infertilité de la femme. Aujourd’hui, quasiment toutes les méthodes dites naturelles utilisent la découverte des Docteurs Billings et le fameux “tableau de fertilité”.
Le docteur François Terrenoir et son épouse, le Docteur Caroline Terrenoir, Présidente de Méthode Billings WOOMB, ainsi que Marie et Gérard Renard, secrétaire de l’association ont vu récompensé leurs 10 années de dévouement au service de la méthode Billings ™ au sein de WOOMB France , qu’ils ont fondée. Grâce à eux, tous les enseignements et documents homologués ont pu être traduits en français et certifiés par WOOMB International. Ainsi, Méthode Billings WOOMB, comme les 41 autres pays affiliés à WOOMB International dispose des sources garantissant l’authenticité et la qualité de l’enseignement.
Grâce à eux également, un cours en ligne de 10 sessions a été mis en place pour la formation au monitorat en France. Cet enseignement aboutit à l’accréditation des moniteurs et donc à l’autorisation d’enseigner la méthode de l’ovulation Billings ™. Tous les moniteurs de l’association Méthode Billings WOOMB en France comme dans le monde sont ré-accrédités tous les trois ans. Les Docteurs Terrenoir , Monsieur et Madame Renard ont par ailleurs organisé une multitude de sessions de formation en France , ce qui a contribué à diffuser la méthode Billings ™ sur le territoire. De plus, ils suivent de nombreuses femmes, qui en font la demande, sur l’application Fertility Pinpoint ™ , afin de les aider à comprendre leur tableau de fertilité.
Le Docteur Caroline Terrenoir a également permis que l’Association Méthode Billings WOOMB soit reconnue organisme de formation des professionnels de santé en France.
Ce prix représente aussi un immense encouragement pour tous les membres de l’association Méthode Billings WOOMB. Tous se dépensent sans compter pour diffuser cette méthode, qui permet à l’amour des conjoints de s’épanouir grâce à une meilleure communication et un respect mutuel.
Gratuite, sans effet secondaire, reconnue par l’OMS comme la plus fiable de toutes les méthodes de contraception naturelles ou artificielles confondues avec plus de 99 % de réussite, compatible avec toutes les cultures, la méthode Billings ™ respecte une écologie humaine intégrale.
A la veille de la journée de la femme, la remise de ce prix John et Evelyn Billings à l’association Méthode Billings WOOMB est aussi une invitation à ne pas se décourager dans la bataille engagée pour la Vie en France. Alors que la nouvelle loi de bioéthique est encore débattue dans notre pays, cette récompense prouve que les autres nations ne sont pas indifférentes à ce qui se passe en France. Défendre la Vie depuis son commencement jusqu’à sa fin naturelle est devenu une priorité pour que nos enfants puissent vivre dans un monde simplement humain.
A propos du discours d’Emmanuel Macron sur le séparatisme islamiste : la revue des impostures
Rappelez-vous, c’était le 18 février 2020 à Bourtzwiller, quartier de Mulhouse, qu’Emmanuel Macron s’est paraît-il attaqué au séparatisme islamiste.
Bourtzwiller avait été choisi pour cet événement parce que le quartier a “de vraies difficultés” comme le disait le Président de la République, citant aussi la présence d'”associations qui prônaient de sortir de la République”, “la déscolarisation, des influences extérieures“. C’est l’un des 47 “Quartiers de reconquête républicaine” (QRR) en France, dispositif créé en 2018 pour lutter contre la délinquance et les trafics. C’est aussi l’endroit où est construite la plus grande mosquée de France : « ce projet qui est vieux de plus de 10 ans maintenant a été parachevé en ce qui concerne la salle de culte, qui est ouverte depuis mai 2019, mais pour le reste du complexe, qui est un projet qui comporte une école coranique, des locaux destinés à du soutien scolaire, une piscine, des commerces, des espaces de bien-être, le tout sur plus de 4 600 mètres carrés » (E.Macron), soit un futur merveilleux centre de bien-être 100% musulman.
Il faut se réjouir d’abord du fait qu’E.Macron a parlé d’islam en France, et non pas d’islam de France. Le pire n’est pas toujours sûr. Il faut se réjouir aussi des quelques mesures annoncées autour d’une première ligne de force : « reprendre le contrôle et de lutter contre les influences étrangères, en particulier à l’école et dans les lieux de culte ». Avec l’annonce de la fin de l’importation d’imams et des modifications concernant l’enseignement des langues dites d’origine :
« Nous avons hérité d’un système qu’on appelle souvent l’islam consulaire, c’est à dire que nous importons de manière régulière, chaque année, des imams et des psalmodieurs, des imams qu’on appelle détachés, des psalmodieurs qui sont nommés, désignés, formés par d’autres gouvernements. Nous avons cette relation principalement avec trois pays, l’Algérie, le Maroc et la Turquie, qui nous envoient ces personnes qui vont officier. Nous allons progressivement sortir de ce dispositif. En parallèle de ça, ce que nous devons faire et ce que nous allons faire, c’est, je vais y revenir dans un instant, former des imams en France pour qu’ils puissent maîtriser la langue et les lois de la République. Nous allons ainsi progressivement mettre fin au système des imams détachés, et là aussi, de manière progressive, aux psalmodieurs qui sont accueillis spécifiquement chaque année lors du ramadan. »
Il faut se réjouir (qui sait ?) de l’annonce de trois prochaines autres lignes de force :
« La deuxième, c’est de favoriser une meilleure organisation du culte musulman en France justement dans le respect de la laïcité et pour s’assurer du respect de toutes les lois de la République. Troisième ligne de force c’est de lutter avec détermination contre toutes les manifestations du séparatisme islamiste et du repli communautariste qu’il génère et qui contreviennent aux lois et règlements. Et la quatrième ligne de force c’est de pouvoir partout ramener la République là où elle a un peu démissionné, où elle n’a pas toujours été au rendez-vous, où des difficultés sont apparues que nous n’avons su résoudre comme il se devait ».
Les réactions au discours ont été diverses.
Le Point a donné un satisfecit :
« Le chef de l’État a posé les premiers jalons de sa ligne politique sur la « lutte contre le séparatisme », réussissant au passage l’exploit de rendre le débat audible et acceptable sur un sujet politiquement piégé, entravé par les crispations identitaires de tous bords. La méthode pourrait se résumer en deux mots : amour et fermeté. L’amour pour la célébration du vivier de talents présents dans les quartiers, l’envie affirmée de ne stigmatiser personne et l’affirmation d’une lutte nécessaire contre les discriminations. La fermeté pour la dénonciation assumée des ingérences étrangères, le refus des formes religieuses dévoyées et la volonté de restaurer l’idée républicaine dans des quartiers qui s’en étaient largement éloignés ».
Remarquons que même Alexandre Del Valle, géopolitologue averti du monde musulman, y a aussi trouvé matière à satisfaction :
« La surprise dans le discours présidentiel de Mulhouse a été de proposer carrément de bannir lesalafisme et le “frérisme”. Les propositions sont d’autant plus intéressantes que tous les ministres de l’intérieur successifs depuis le regretté Charles Pasqua ont laissé faire ces mêmes fréro-salafistes. … En invitant les musulmans à adopter une vision privatisée et donc républicaine de la religion puis à accepter cette laïcité française comme les Juifs et les Catholiques l’ont fait avant eux, idée que les islamistes combattent, le président a étonnement infligé aux Frères musulmans une véritable défaite rhétorique et idéologique ».
Une position plus fréquente était celle d’un on est loin du compte, comme pour Salomon Malka , écrivain et journaliste expérimenté, dans le FigaroVox, rappelant en particulier que parler ne suffit pas, il faut aussi agir :
« Emmanuel Macron a fini par parler après des mois et des mois de procrastination. Le résultat n’est pas totalement négligeable, mais on est encore loin du compte. Le Président est resté en arrière de la main dans trois domaines. Il n’a pas trouvé ou pas encore trouvé la bonne formule pour une représentation pertinente de l’islam. Il ne répond pas au durcissement de la société sur tout ce qui touche aux atteintes de plus en plus fréquentes à la laïcité. Il ne répond pas au durcissement de l’islam, pas seulement quand il est en rupture, mais aussi quand il joue des symboles. Ceux qui devaient être rassurés sur ces points ont des motifs de continuer d’être inquiets. Et ceux qui sont inquiets attendent la suite du discours. Et que les discours soient surtout suivis d’actes »
Sur le site de Causeur, position plus dure exprimée par Yves Mamou (également journaliste) qui n’hésite pas à parler de subterfuge :
« Feu le célèbre islamologue Bernard Lewis racontait dans un de ses livres que le Président Nasser avait demandé à des militaires pakistanais d’auditer ses forces armées. Nasser voulait connaître les forces et faiblesses du dispositif militaire égyptien. Quelques semaines plus tard, la commission pakistanaise pliait bagages en laissant le message suivant : « monsieur le président, une armée ou le soldat ment au sergent, ou le sergent ment au lieutenant, ou le lieutenant ment au capitaine, ou le capitaine ment au colonel qui ment à son tour au général qui ment à l’état-major lequel délivre de fausses informations au pouvoir politique pose un problème qu’il n’est pas dans notre compétence d’analyser et de résoudre ». Quiconque auditerait les relations de la France face à l’islam et l’islamisme, quitterait le territoire au bout de quelques semaines en laissant un message similaire à celui des militaires pakistanais. Sauf qu’en France, le mensonge ne part pas du bas de la société ; il est secrété par le bloc élitaire (classe politique-multinationales-médias) pour intoxiquer l’ensemble de la société… Pour ne pas avouer à l’opinion publique que l’immigration musulmane de masse génère d’insolubles problèmes de sécurité, d’inégalités, d’incivilités, le président s’est livré à un subterfuge. Emmanuel Macron a développé l’idée que les Français musulmans sont bons par nature, mais qu’une influence étrangère travaillait à les pervertir. [les] mesures phares du programme de Mulhouse sont donc destinées à restaurer en France, un islam à l’état de nature, c’est-à-dire un islam bon, débarrassé d’influences extérieures malignes ».
Pour le CCIF (comité contre l’islamophobie en France) enfin, qui considère qu’il n’y a chez les musulmans aucune volonté de repli communautaire et que tout est de la faute de l’Etat, le discours est entièrement mauvais, faisant de son auteur un disciple d’Eric Zemmour :
« Le mot « séparatisme » intervient dans ce flou, et ne fait pas grand-chose pour le clarifier. Cette idée, en plus de nourrir le fantasme du « grand remplacement », définit à nouveau la France comme une zone de guerre (la notion de « territoire » renvoie aux notions de conquête et de colonisation) qu’il faudrait désormais, dans ce plan que veut proposer Macron, reconquérir. La notion de « séparatisme », replacée dans son contexte guerrier, résonne donc assez fortement avec le discours d’Eric Zemmour à la Convention de la Droite, lorsqu’il a établi un lien, dans un ton qui n’a rien à envier aux discours fascistes, entre la présence musulmane en France et… la colonisation, par les Européens, des Amérindiens. Évidemment, cette comparaison est d’autant plus ridicule que si elle devait être faite, ce serait plutôt les populations indigènes musulmanes qu’il faudrait rapprocher des Amérindiens. Tant que les autorités refuseront de voir qu’il n’existe en France aucun groupe qui souhaite s’auto-exclure, et que les processus de repli communautaire sont les effets des politiques discriminatoires et racistes, la lutte contre le séparatisme telle qu’elle est annoncée ne fera que nourrir davantage de séparation ».
L’idée maintenant est de démontrer que, comme tellement souvent avec E.Macron, son discours est sur le fond une succession d’impostures. Nous en avons dénombré neuf.
Relevons avant que, sur la forme, le discours était de piètre qualité. Pour tout dire, E.Macron nous avait habitué à mieux : plus de panache dans les mots, plus de vista, plus de clarté, un style moins emprunté, moins emmêlé avec des « donc » utilisés à l’envi. Discours très peu gouleyant, avec beaucoup de phrases très emberlificotée comme :
« Sentiment aussi qu’il y a des parties de la République qui veulent se séparer du reste, qui, au fond, ne se retrouvent plus dans ces lois, dans ses codes, ses règles que nous avons une partie de notre population qui se sépare du reste, en tout cas qui considérant peut-être qu’on l’a fait vivre longtemps derrière des murs, décide d’en bâtir de nouveaux et de le faire, c’est pour ça que toutes les choses se mélangent souvent dans notre débat public, au titre d’une religion dont elle déforme les aspirations profondes et en faisant de cette religion un projet politique et au nom de l’islam ».
E.Macron use de termes et de définitions bizarres :
- Il utilise à plusieurs reprises le terme prédiquer: « Il y a ensuite, quand on parle des ingérences, des déstabilisations, le problème justement des lieux de culte et de celles et ceux qui prédiquent au nom d’une religion. » (on aura remarqué l’expression celles et ceux, car on sait que les imams sont très souvent des femmes… ). Le Larousse donne comme définition à ce terme prédiquer : « donner un prédicat à un syntagme nominal sujet, dire quelque chose à propos de celui-ci grâce à un prédicat », ce qui à vrai dire ne simplifie pas la compréhension. Pourquoi n’avoir pas utilisé le verbe prêcher ?
- Il confond étrangement civilité et citoyenneté: « Il y a ensuite ce que j’appellerai “la civilité”. C’est la manière d’être citoyen les uns avec les autres et donc, c’est la manière, en tant que citoyen, de respecter pleinement les règles de la République ».
- De la même façon, il confond visiblement autorité et autoritarisme : « Je refuse aussi une forme de stigmatisation qui consisterait à dire : “au fond, soyez quelqu’un de sérieux, soyez vraiment autoritaire. Dites-nous qu’il y a un problème avec l’islam en France. Ça soulagera tout le monde et ça ira mieux”». En continuant avec un énigmatique : « Je pense qu’on peut être fraternellement autoritaire dans notre pays ».
Au final, il fait porter une grande part de son propos et sa démonstration sur des chiffres un peu anecdotiques. Bourtzwiller n’est au final qu’une des 15 zones très spécifiques (sic) au sein des 47 quartiers de reconquête républicaine. Apprendre que « au total, si l’on prend l’ensemble de ces 15 territoires concernés par cette expérimentation menée depuis 2 ans, ce sont donc en 2 ans, 152 débits de boisson, 15 lieux de culte, 12 établissements culturels et sportifs, 4 écoles qui ont été fermés. 652 contrôles anti-fraude effectués, 34 mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance qui ont été prises et Bourtzwiller en fait partie » alors que rien qu’à Bourtzwiller, on a fait passer l’effectif de la police de 7 à 22 personnes, y a-t-il vraiment de quoi s’extasier ?
Alors, petite forme ? Absence du nègre habituel ? Ou bien conséquence d’un empilement d’informulés, d’autocensure et finalement d’impostures ?
Chronique du “en même temps” : Macron inaugure le Café Joyeux mais refuse de retirer le projet de loi anti-éthique
Emmanuel Macron a inauguré lundi à Paris, sur les Champs Elysées, le cinquième Café Joyeux, un café-restaurant qui emploie des personnes atteintes d’un handicap mental.
« Une société, elle réussit ensemble ou pas ». « C’est cette fameuse notion de cordée que j’assume totalement et qui a été si déformée ». « Quelqu’un encordé, si bon alpiniste qu’il soit, n’a jamais atteint un sommet s’il laissait dévaler les autres ou s’il les laissait en bas de la pente. Ça n’existe pas. On est tous attachés les uns aux autres ». « Si on laisse les écarts se creuser, si on laisse une partie de la société au bord du chemin, ça ne marche pas ».
« C’est une formidable initiative que je voulais soutenir ».
Cette chaîne vise à sensibiliser, changer le regard porté sur le handicap et favoriser l’insertion de personnes en situation de handicap dans le travail ordinaire.
Et en même temps, le projet de loi ni bio ni éthique actuellement en discussion prévoit l’extension du diagnostic préimplantatoire aux aneuploïdies (DPI-A), permettant de détecter les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique. Et de les exterminer.



Une nuit noire a envahi le village de Férès, dans le nord de la Grèce. Un imposant groupe de femmes d’une cinquantaine d’années et d’hommes de tout âge sort de la salle municipale pour se diriger vers des 4×4 maculés de boue, garés des deux côtés de l’artère principale. «Nous avons fait le point sur le soutien que nous apportons à l’armée et à la police, raconte Athanasios Pemousis, le président de l’agglomération d’Alexandroupoli. Nous leur distribuons du café, de l’eau… et nous leur apportons à manger. Comme agriculteurs et comme chasseurs, nous connaissons bien la région, son delta, ses marécages, ce qui nous permet de fournir une expertise aux troupes.» (…)
C’est une photo que Jena Selle, militante LGBT et candidate [LFI] aux municipales dans le 19e arrondissement de Paris, aux côtés de l’insoumise Danielle Simonnet, pourrait regretter (…)