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Tribune libre

« Prier avec le cycle féminin » : Non, le cycle féminin n’est pas une école de vie intérieure

« Prier avec le cycle féminin » : Non, le cycle féminin n’est pas une école de vie intérieure

Le titre de ce livre : « Prier avec le cycle féminin » https://lesalonbeige.fr/si-je-nie-mon-feminin-cyclique-comment-pourrais-je-presenter-a-dieu-ce-qui-en-ce-cycle-me-destabilise-voire-me-fait-souffrir/ fait dépendre la prière du cycle féminin. Il sous-entend que le cycle féminin influence la prière. Or la prière est la relation de l’âme avec Dieu. C’est un acte spirituel.

Vouloir mettre la prière en relation avec les humeurs du corps est mauvais. Bien sûr, si une femme est fatiguée, elle peut offrir sa fatigue à Dieu, mais vouloir spiritualiser le cycle féminin, c’est attribuer une valeur spirituelle à des rythmes biologiques et cela ne peut se faire sans quitter la saine doctrine. Cela fait penser à certains courants ésotériques.

Faire dépendre la prière du cycle féminin offense Dieu, même si cela part d’une bonne intention. Il faut faire attention à ne pas réinventer la foi. Saint Vincent de Lérins dit que toute idée nouvelle qui ne fait pas partie de la Tradition de l’Eglise est contraire à la bonne doctrine.

La publicité pour le livre dit : « Comment prier en vérité si l’on ignore la réalité de la condition féminine ? » Ce n’est pas catholique de dire cela. Il n’y a pas besoin de connaître les sciences naturelles pour aimer, louer et servir Dieu. Faire dépendre une bonne prière de la connaissance du cycle féminin n’est pas conforme à l’enseignement traditionnel de l’Eglise.

La publicité continue : [Comment prier en vérité] « si l’on ne s’autorise pas à être pleinement femme devant Dieu ? » Il y a ici une sexualisation malséante de la prière. On mélange deux choses qui n’ont rien à voir : le cycle féminin et ce que Dieu attend de nous dans la prière.

La prière est un acte d’adoration, de louange, de contrition, de réparation, de demandes de grâces pour nous et pour les autres… C’est un acte de foi théologale, d’espérance, de charité. Ces trois vertus théologales n’ont rien à voir avec le cycle féminin. Vouloir établir un rapport entre ces vertus, qui sont dans la prière catholique, et le cycle féminin est contraire à la foi.

Le texte publicitaire continue : « À l’intime, le cycle féminin est vécu à la fois comme une vulnérabilité subie et la marque d’un rythme propre. L’auteur nous aide à comprendre un langage du corps, certes mystérieux, mais qui attend d’être éclairé par la grâce. » : Il y a de nouveau une association malséante, cette fois-ci entre le cycle féminin et la grâce. La grâce de Dieu ou grâce sanctifiante est la vie des trois personnes divines en nous. C’est l’inhabitation de la Sainte Trinité dans notre âme. Affirmer que cette présence sublime de Dieu en nous éclaire le cycle féminin est un affront à la Sainteté de Dieu. Dieu veut pour nous la sainteté. Sa grâce agit au plan surnaturel. La grâce divine ne cherche en rien à éclairer le cycle féminin qui, lui, est au plan physiologique. Ce sont deux choses différentes qui ne sont pas sur le même plan.

La publicité affirme : « Gabrielle Vialla témoigne dans cet ouvrage que, tout comme le cycle liturgique ordonne et sanctifie le temps de l’Église, le cycle féminin, à sa mesure, peut devenir une école de vie intérieure en l’unissant à la dynamique même de son corps. » : De nouveau, il y a une comparaison offensante, cette fois-ci entre le cycle féminin et le cycle liturgique.

Non, le cycle féminin n’est pas une école de vie intérieure. L’école de vie intérieure, nous la trouvons dans les écrits de maîtres spirituels comme Saint Alphonse de Liguori, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, les écrits de Dom Marmion : « le Christ vie de l’âme », « le Christ dans ses mystères », etc. Vouloir utiliser le cycle féminin comme école d’apprentissage de la vie intérieure est anti-chrétien.

Il existe cependant une grâce que Dieu voudrait nous donner à tous, une grâce qui ne dépend en rien du cycle féminin.

Cette grâce est exposée dans « Le livre de la grace spéciale » (Révélations de Sainte Mechtilde, approuvées par l’Eglise). C’est la grâce d’être revêtus des mérites des saints et de participer étroitement à la maternité spirituelle de Marie.

Cette grâce est proposée tant aux hommes qu’aux femmes. Elle est exposée au chapitre XI, première partie de ce livre. Ce chapitre est intitulé : « De sainte Agnès et de ce que les saints peuvent donner tous leurs biens a leurs dévots clients. » Voici un long extrait du chapitre, qui explique comment obtenir cette grâce extraordinaire :

« Et comme le texte de l’office ramenait sans cesse les paroles d’Agnès, Mechtilde saisie de tristesse se plaignit à Dieu de ce que, revêtue de l’habit de la religion et fiancée au Christ dès son enfance, elle ne l’avait jamais aimé de tout son coeur, comme cette bienheureuse vierge.
Au lieu de lui répondre, le Seigneur dit à sainte Agnès : « Donne-lui tout ce que tu possèdes. »
A ce mot, Mechtilde comprit que Dieu a conféré aux saints le privilège de donner tout ce que le Christ a opéré en eux, avec tout ce qu’ils ont souffert pour son amour, à ceux de leurs dévots et de leurs amis qui louent le Seigneur pour eux, lui rendent grâces et aiment les dons que Dieu leur a faits.
Et quand sainte Agnès eut accompli le désir du Seigneur, Mechtilde, au comble de la joie, supplia la Reine des vierges de louer avec elle son Fils, pour le remercier: « Récite un Ave Maria, » répondit la bienheureuse Vierge. Mais sous l’inspiration divine la sainte éclata en ces paroles de louange :

« Je vous salue au nom de la toute-puissance du Père, je vous salue au nom de la sagesse du Fils, je vous salue au nom de la bonté du Saint-Esprit, ô très douce Marie, lumière du ciel et de la terre.
Pleine de grâce, et votre plénitude découle sur tous ceux qui vous aiment.
Le Seigneur est avec vous, Fils unique du Père, Fils unique de votre coeur virginal, votre ami et très doux Epoux.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes, car vous avez mis en fuite la malédiction et attiré l’éternelle bénédiction.
Le fruit de vos entrailles est béni, lui le Créateur et le Seigneur de l’univers, qui bénit et sanctifie tout, qui unifie et enrichit toutes choses. »

Alors la bienheureuse Vierge Marie lui fit don de tous ses biens, même de sa maternité virginale, pour qu’elle devînt mère de Dieu en esprit, par la grâce, comme elle est Mère de Dieu, par nature.

Ceci fît comprendre à Mechtilde que les âmes qui se gouvernent d’après la volonté divine, l’aiment et l’accomplissent en toutes choses, deviennent réellement mères du Christ selon cette parole : Quiconque fera la volonté de mon Père, celui-là est mon frère, ma soeur et ma mère (Matth., XII, 50).” (fin de citation)

Le prologue du « livre de la grâce spéciale » dit que tous les lecteurs du livre sont appelés à recevoir toutes les grâces exposées dans ce livre. Cette grâce est donc proposée à tous ceux qui liront le livre. On peut le télécharger gratuitement sur ce lien : http://jesusmarie.free.fr/mechtilde_de_hackeborn.pdf

Il faut faire attention de ne pas tomber dans l’hérésie et un faux mysticisme qui offense Dieu. La publicité pour le livre “Prier avec le cycle féminin” véhicule des notions étrangères à la Tradition de l’Eglise. Il me semble que Gabrielle Vialla devrait renoncer à vendre son livre. Cela plairait à Dieu. En échange de son sacrifice, Dieu lui propose avec amour toutes les grâces du livre de la grâce spéciale qui correspondent à une bénédiction très spéciale de Jésus. C’est Jésus Lui-même qui a donné ce titre au livre, pour exprimer ainsi les trésors qu’il contenait. Dans ce livre, Jésus propose également de réparer Lui-même par sa sainte vie toutes les négligences et imperfections de notre vie.

Mais pour recevoir ces grâces, il ne faut pas s’écarter de la foi catholique car c’est ainsi qu’on est en communion avec Jésus. Il faut donc renoncer courageusement à la doctrine hétérodoxe du cycle féminin.

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