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Quatrième dimanche de Carême – Laetare

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Le quatrième dimanche de Carême est appelé du premier mot de son Introït Lætare : réjouis-toi. C’est en effet un dimanche de joie au milieu du Carême. C’était jeudi exactement le jour de la mi-carême, mais c’est en ce dimanche que la liturgie marque une pause dans les austérités de ce temps de pénitence en nous faisant entrevoir le but final, la joie de la résurrection, mais en nous rappelant que pour y parvenir il faudra passer par la croix. C’est par le bois de la croix que la joie est venue dans le monde entier, ainsi que le chante une antienne de l’adoration de la croix du Vendredi Saint.

En ce jour on ne chante toujours pas l’Alleluia, ni le Gloria in excelsis Deo, mais on peut jouer de l’orgue et orner l’autel de fleurs, ce qui est interdit les autres dimanches de Carême, et les ornements violets peuvent être remplacés par des ornements roses, si l’église en possède, comme au troisième dimanche de l’Avent.

Ce rose n’est pas seulement une couleur aimable et gaie, c’est celle d’une fleur, la plus belle et la plus odorante de toutes, mais qui a la propriété de pousser sur des épines : encore un rappel de la joie qui nous vient par la croix. Pour marquer l’importance de la croix dans la joie de ce dimanche, la station à Rome se faisait dans la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem au temps où le pape allait, tous les jours de Carême, célébrer la messe dans une des nombreuses églises de Rome. On y vénérait la relique de la vraie Croix apportée par sainte Hélène, et cette basilique était un peu comme une enclave romaine de Jérusalem.

Nous allons voir justement qu’il est beaucoup question de Jérusalem dans les chants de cette messe, et Jérusalem, on le sait, c’est la figure de l’Église. A l’époque où le répertoire grégorien s’est constitué, de nombreux païens recevaient le baptême dans la nuit de Pâques, et en ce dimanche de Lætare l’Église tressaillait de joie à la pensée de tous ces nouveaux enfants qu’elle allait appeler à la vie.

Introït : Lætare

C‘est la joie de la Jérusalem nouvelle qu’annonçait le prophète Isaïe dans le passage qui forme le texte de l’Introït.

Lætare Jérusalem, et conventum facite, omnes qui diligitis eam ; gaudete cum lætitia, qui in tristitia fuistis, ut exsultetis, et satiemini ab uberibus consolationis vestræ.
Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation.

La mélodie est évidemment joyeuse et bondissante. Elle se nuance tout juste d’un petit voile pour évoquer la tristesse passée, la croix avant la joie. A la fin elle est empreinte de douceur pour parler de la consolation, avec la belle image des petits enfants rassasiés au sein de leur mère qu’Isaïe développe d’ailleurs un peu plus loin dans un passage célèbre du même chapitre. Le verset de cet Introït est le début du psaume 121, psaume à la gloire de Jérusalem que nous allons retrouver au Graduel et à la Communion.

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi : in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : Nous irons dans la maison du Seigneur.

Graduel Lætatus sum

Le texte du Graduel du quatrième dimanche de Carême est tiré du psaume 121, que l’on retrouve à trois reprises dans cette messe, et en particulier la première partie de ce Graduel est formée du premier verset de ce psaume, celui qui accompagnait l’Introït :

Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi: in domum Domini ibimus.
Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit : nous irons dans la maison du Seigneur.

La deuxième partie est formée d’un verset de la fin du psaume :

Fiat pax in virtute tua, et abundantia in turribus tuis.
Que la paix vienne dans tes remparts et l’abondance dans tes greniers.

Ce psaume est un des cantiques des  » Montées  » que les Hébreux chantaient en montant à Jérusalem, et ils l’entonnaient en découvrant le Temple, la maison de Dieu. Jérusalem c’est comme toujours la figure de l’Église vers laquelle montent tous ceux qui se préparent au baptême, et nous tous qui nous préparons à renouveler les promesses. C’est la maison de Dieu où nous trouvons la paix et l’abondance. Ce Graduel commence par le même verbe que l’Introït Lætare, se réjouir, et la mélodie est très évidemment très joyeuse. Elle s’élève dès le début dans les hauteurs avec de grands élans enthousiastes puis elle redescend en s’inclinant profondément pour vénérer le nom du Seigneur. La deuxième partie est tout entière une acclamation enthousiaste.

Trait : Qui confidunt

Le Trait du quatrième dimanche de Carême est assez court puisqu’il n’a que deux versets. Ce sont les deux premiers versets du psaume 124, qui est encore un cantique des  » Montées « , et fait encore l’éloge de Jérusalem, figure de l’Église, chantant particulièrement la sécurité qu’on y trouve.

Qui confidunt in Domino, sicut mons Sion : non commovebitur in æternum qui habitat in Jerusalem. Montes in circuitu ejus et Dominus in circuitu populi sui, ex hoc nunc et usque in sæculum.
Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur sont comme la montagne de Sion. Il ne sera jamais ébranlé celui qui habite à Jérusalem. Des montagnes l’entourent : ainsi le Seigneur se tient autour de son peuple, dès maintenant et à jamais.

La mélodie est faite de formules psalmodiques ornées habituelles aux Traits que nous avons déjà rencontrées, notamment dimanche dernier. Mais, au début du deuxième verset, le mot montes, les montagnes, est revêtu d’une mélodie assez particulière avec de grands intervalles qui lui donnent un certain caractère descriptif.

Offertoire : Laudate Dominum

Comme ceux des deux dimanches précédents, l’Offertoire du quatrième dimanche de Carême est un chant de méditation, intérieur et contemplatif, qui est un peu à part dans les chants de cette messe, puisque, c’est le seul où il ne soit pas question de Jérusalem. Il est tiré du psaume 134, cantique de louange au Seigneur pour sa bonté et sa toute puissance, qui se manifesteront particulièrement dans le grand bienfait de la Rédemption.

Laudate Dominum, quia benignus est, psallite nomini ejus, quoniam suavis est : omnia quæcumque voluit fecit in cælo et in terra.
Louez le Seigneur, car il est bon ; chantez un psaume à son nom car il est doux : tout ce qu’il veut il le fait au ciel et sur la terre.

La mélodie est douce et calme, sans grands écarts. Elle prend un caractère plus affirmatif au début de la troisième phrase qui chante la toute-puissance divine.

Communion : Jerusalem quæ ædificatur

Pour la troisième fois au cours de cette messe du quatrième dimanche de Carême, nous trouvons à la Communion le psaume 121, le cantique que les pèlerins d’Israël chantaient en montant vers Jérusalem, et plus précisément dans le verset qui est chanté ici le cri d’admiration de tout le peuple en découvrant les murailles du temple après une longue marche :

Jerusalem, quæ ædificatur ut civitas, cujus particpatio ejus in idipsum : illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini, ad confitendum nomini tuo, Domine.
Jérusalem qui est bâtie comme une cité dont les parties se tiennent entre elles, c’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, pour proclamer votre nom, Seigneur.

On remarquera une fois encore le passage de la troisième à la deuxième personne. Les tribus du Seigneur qui montent vers Jérusalem, ce sont tous les peuples que l’Église voit avec un tressaillement de joie monter vers elle pour y recevoir le baptême. Ils y seront tous unis dans la communion des Saints comme les pierres parfaitement ajustées de la cité sainte. Cette joie de l’Église se traduit par une mélodie ample et enthousiaste mais avec des cadences en demi-ton qui lui donnent en même temps un caractère mystique et contemplatif.

Le combat de Trump contre le wokisme s’applique en France aussi

Le directeur général des services de l’ambassade des États-Unis à Paris, Stanislas Parmentier, a adressé une lettre aux entreprises françaises qui ont des contrats avec les Etats-Unis. Conformément à sa politique d’extra-territorialité, les Etats-Unis leur demande de mettre fin à leurs politiques de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI), conformément au décret 14173, promulgué par Donald Trump le 20 janvier 2025 pour

« en finir avec la discrimination illégale et restaurer l’opportunité basée sur le mérite ».

« Nous vous informons que le décret 14 173 concernant la fin de la discrimination illégale et rétablissant les opportunités professionnelles basées sur le mérite, signé par le président Trump, s’applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain, quels que soit leur nationalité et le pays dans lequel ils opèrent »

Un formulaire joint demande aux entreprises de certifier, sous cinq jours, qu’elles « n’opèrent aucun programme faisant la promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion » contraire aux lois fédérales anti-discrimination.

En cas de refus, elles doivent justifier leur position, sous peine de voir leurs réponses transmises aux services juridiques américains, avec un risque implicite d’exclusion des contrats fédéraux.

Un enfant sauvé par l’intercession du cardinal Pell

Hannah Brockhaus sur le NCR via Belgicatho raconte que l’archevêque Anthony Fisher de Sydney a attribué la survie apparemment miraculeuse d’un jeune enfant de l’Arizona à l’intercession du cardinal George Pell. Mgr Fisher a déclaré lors d’une conférence de presse le 26 mars qu’il avait appris qu’un garçon de 18 mois était sorti de l’hôpital de Phoenix après être resté 52 minutes sans respirer suite à une chute dans une piscine.

Le garçon, nommé Vincent, « a arrêté de respirer pendant 52 minutes », a déclaré l’archevêque Fisher lors du lancement australien d’une nouvelle biographie sur le cardinal George Pell au Campion College près de Parramatta.

« Ses parents ont prié pour l’intercession du cardinal Pell ». « Le garçon a survécu et a été débranché sans aucun dommage au cerveau, aux poumons ou au cœur. Il va bien maintenant et ses médecins parlent de miracle. »

L’oncle du garçon, prêtre catholique, a contacté le père Joseph Hamilton, ancien secrétaire du cardinal Pell à Rome, pour demander des prières pendant l’hospitalisation d’environ 10 jours. Le père Hamilton a déclaré à The Australian que la famille avait rencontré le défunt cardinal lors de sa visite à Phoenix en décembre 2021 pour promouvoir son Prison Journal en trois volumes, écrit pendant ses 13 mois d’emprisonnement pour abus sexuels historiques sur enfant, une condamnation plus tard annulée à l’unanimité par la plus haute cour d’Australie. Le cardinal Pell avait également célébré une messe pour les professionnels de la santé à Phoenix. Le cardinal est décédé d’un arrêt cardiaque à la suite d’une opération de la hanche à Rome le 10 janvier 2023. Il avait 81 ans.

Le Père Brottier : un missionnaire d’exception

Dans son émission Les Belles figures de l’Histoire, Aymeric Pourbaix reçoit, avec Véronique Jacquier, l’abbé Vincent de Mello pour évoquer la figure du père Daniel Brottier :

 

Partager la prière avec les non-chrétiens ?

De l’abbé Pagès :

Le tout nouveau cardinal, Jean-Paul Vesco, ce 18 mars, se réjouissait sur sa page Facebook du “partage de la prière” avec ses hôtes musulmans. J’ai voulu lui rappeler que pour l’Église « prier ensemble doit correspondre à une compréhension commune de qui est Dieu  (Dialogue dans la Vérité et la Charité, n°82) » et qu’ « à ce titre, la “prière interreligieuse”, c’est-à-dire l’union dans la prière commune de membres de diverses religions doit être évitée […] On ne peut pas ‘prier ensemble’, c’est-à-dire faire une prière commune [même si] nous pouvons être présents quand les autres prient  (Ibid, n°83) ».

Déjà, il est vrai, je n’avais pas compris comment Mgr Vesco pouvait nous inviter à « nous défaire de l’idée que nous devons évangéliser, faire accéder les autres à notre vérité, accepter qu’il est peut-être aussi, dans l’islam, une part de vérité qui nous échappe. (20.02.2022)  », puisque “notre vérité” de catholiques est Jésus-Christ, LA VÉRITÉ en personne (Jn 14.6), qui n’est donc pas que pour nous, mais pour tout le monde … en sorte qu’il ne peut pas y avoir “une part de vérité dans l’islam”, sinon des vérités naturelles que l’on peut trouver aussi en d’autres fausses religions et philosophies, qui ne lui appartiennent donc pas en propre, mais dont il se sert pour faire croire en sa bonté intrinsèque, alors qu’il n’a d’autre but que de faire des maudits (Ga 1.8-9) !  Il est malheureux mais impérieux, à notre époque, de rappeler à temps et à contretemps, avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qu’il est « clairement contraire à la foi catholique (…) de présenter les autres religions comme complémentaires à l’Église (Déclaration Dominus Iesus, n°21) ». En effet, « L’Économie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, elle ne passera jamais et aucune nouvelle révélation publique depuis la mort du dernier Apôtre n’est à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n°66) »

Jésus nous a prévenus : “Si le sel vient à perdre sa saveur, il n’est plus bon à rien, qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. (Mt 5.13)” … C’est ce qui arrive notamment lorsque nos églises sont transformées en mosquées, comme par exemple, il y a quelques jours, quand l’église catholique saint Jean-Baptiste de Molenbeek a célébré la rupture du jeûne musulman, et ce, encore une fois, en contradiction avec ce que demande l’Église :

 « Il est important de décourager l’utilisation de bâtiments destinés à des activités pastorales catholiques comme lieux de prière et de culte par des personnes d’autres religions. (Dialogue dans la Vérité et la Charité, n°84) » …

Mais mon cauchemar a redoublé d’horreur lorsque voulant retrouver les citations tirées du document du Conseil Pontifical pour le Dialogue interreligieux intitulé “Dialogue dans la Vérité et la Charité”, daté du 19 mai 2014, j’ai constaté qu’il avait disparu de la liste des documents en ligne du dit Conseil … en sorte qu’il est maintenant comme n’ayant jamais existé.1 Comment expliquer la disparition de ce document interdisant la prière commune lors des rencontres interreligieuses, et les partages de lieux de prières ?2  Serait-ce qu’une épuration de l’enseignement du Magistère de l’Église est en cours pour favoriser l’adoration de la divinité à laquelle conduiraient toutes les religions, selon l’enseignement du pape François (13.09.2024) ? Je doute toutefois qu’un tel consensus soit suffisant pour désarmer l’islam qui a pour mission d’éradiquer toutes les religions, et par dessus tout l’Église :

« Et combattez-les à mort jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’Église et que la religion soit seulement l’islam ! (Coran 2.193 ; 9.28-33) »3

Saint Paul aurait-il donc écrit en vain ces mots :

« Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Béliar ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? Quel accord entre le temple de Dieu et les idoles ? Or c’est nous qui sommes le temple du Dieu vivant, ainsi que Dieu l’a dit : J’habiterai au milieu d’eux et J’y marcherai ; Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. Sortez donc du milieu de ces gens-là et tenez-vous à l’écart, dit le Seigneur. Ne touchez rien d’impur, et Moi, Je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. (2 Co 6.14-18) » ?

Au mois de Ramadan, des scènes de soumission ordinaire en Italie et en Europe

Le dîner d’ifṭār sur la place publique et des écoles fermées pour la fin du ramadan, des filles chrétiennes battues pour avoir mangé et les « dîners d’amitié » dans les paroisses. Des scènes de ce genre se déroulent dans toute l’Italie.

Sous le patronage du Palazzo Marino, dans la soirée du vendredi 21 mars, sur la Piazza Duca d’Aosta, devant la gare centrale de Milan, de longues tables et des centaines de musulmans se sont retrouvés pour l’ifṭār. Alors qu’un silence religieux règne tout autour, un imam, avec une excellente sonorisation, entonne le chant solennel du muezzin avec « Allah Akbar » qui résonne longuement, puis la danse commence. Au nom du partage et de l’inclusion, la place devant la gare centrale – tristement célèbre pour être l’un des principaux repaires de drogue de la ville ainsi que le lieu de résidence favori des immigrés clandestins – a été dégagée à la hâte pour faire place à l’islam, avec la bénédiction des conseillers milanais de Forza Italia et du vicaire épiscopal de l’archevêché de Milan. Qui paie ? Le consulat du Qatar et des sponsors privés.

Après tout, l’ifṭār est célébré depuis des années dans la cathédrale de Bristol ainsi que dans la cathédrale de Southwark à Londres. Mais cette année, pour la première fois, la Chambre des communes du Royaume-Uni a également accueilli un ifṭār, en présence du Premier ministre Starmer.

Comme en France, dans l’église Saint-Sulpice, il était prévu de mettre en place un « espace de prière musulman ». Mais la controverse a forcé l’abandon. Les églises catholiques de Lille célèbrent également le ramadan.

À Cologne, en Allemagne, il arrive qu’une mère ne veuille pas que sa fille de 9 ans participe à une sortie scolaire à la grande mosquée du quartier Ehrenfeld de Cologne pour le ramadan. Elle reçoit alors directement de l’école primaire de Longerich une missive qui sonne comme une menace : « Si vous retirez votre fille du voyage, elle ne sera plus autorisée à participer à aucun voyage à l’avenir ». Ainsi, en Allemagne, si vous ne voulez pas envoyer votre enfant à la mosquée, vous êtes puni.

Nous sommes dans la même Cologne où l’église catholique St Théodore a financé la mosquée d’Erdoğan au nom d’un fantôme de dialogue interreligieux, mais surtout en affirmant que de l’islam et des imams, il n’y a que des choses à apprendre.

À l’école Carl Zuckmayer de Berlin, tous les élèves sont contraints de célébrer la fin du ramadan le 28 mars. « La réunion est obligatoire car les autres cours sont annulés », a écrit l’école. Le père d’un élève a déclaré à Bild : « Ni Noël ni Pâques ne sont célébrés à l’école : en Allemagne, il n’y a pas d’événements obligatoires pour les fêtes chrétiennes. Mais nos enfants doivent-ils observer le ramadan ?

Pendant ce temps, en Italie, à Crémone, dans le bus qui les ramenait de l’école, deux filles ont giflé il y a quelques jours une Italienne du même âge parce qu’elle mangeait un sandwich : « Put***a, tu ne peux pas manger, il y a le ramadan ». Lorsque le chauffeur est intervenu pour défendre la jeune fille, il a lui-même reçu quelques gifles, a cassé ses lunettes et s’est retrouvé aux urgences.

C’est la deuxième année consécutive que le ramadan entraîne la fermeture des écoles maternelles, primaires et secondaires du quartier milanais de Pioltello. La controverse qui s’en est suivie a provoqué l’indignation de l’Église catholique locale. Les prêtres de la paroisse ont donc décidé de lire une lettre de solidarité à l’école et au directeur pendant la messe.

La région de Campanie, quant à elle, a décidé de défier le ministère et de laisser aux écoles la liberté de fermer pour le ramadan.

À Soresina, dans la province de Crémone, une école a demandé l’année dernière d’éviter de consommer de la nourriture et des boissons dans les lieux publics pendant les heures de jeûne du ramadan. « Je vous encourage à faire preuve de sensibilité culturelle et religieuse pendant le ramadan, à respecter l’islam et à être compréhensifs. Ne prévoyez pas d’examens, de questions, de sorties ou d’heures d’enseignement importantes », a écrit le directeur de l’institut Bertesi, qui accueille des classes allant de la maternelle au lycée. Les vœux pour les élèves musulmans ont suscité beaucoup de perplexité. Ils ont donc été retirés cette année.

A Modène, une élève a été battue par trois camarades de classe parce qu’elle ne voulait plus porter le voile. À Bologne, il y a quelques années, ce sont les parents qui ont rasé une jeune fille de 14 ans parce qu’ils ne voulaient pas qu’elle enlève son voile et se promène comme ses camarades.

A l’école Bachelet d’Abbiategrasso, ils ont organisé « l’atelier hijab » pour favoriser l’intégration. Pour le directeur, « ce sont les Italiennes qui ont demandé aux Arabes comment le porter ».

À Pordenone, une fillette de 10 ans s’est présentée à l’école vêtue d’un niqab. À l’école primaire Parini de Turin, les enfants ont d’abord brisé les deux crucifix trouvés dans la salle de classe, puis les ont jetés par la fenêtre. Il s’agit d’une école réputée multiculturelle qui a récemment été invitée au Festival de la pastorale des migrants, précisément pour témoigner de l’intégration et de l’accueil.

A Florence, au Don Milani de Calenzano, les parents ont été exemptés de la cantine pendant le Ramadan. De plus en plus d’instituts florentins, dès l’école primaire, voient les parents faire des demandes de menus halal et, en particulier, de garanties pour le mois de Ramadan. Au Beato Angelico de Florence, les enfants musulmans sont autorisés à quitter l’école à l’heure du déjeuner pour le mois sacré de l’islam. La même solution a été adoptée dans une école de Trente : les élèves qui observent le jeûne rituel seront autorisés à quitter l’école à l’heure du déjeuner.

En classe, les enfants lisent la Bible, mais aussi le Coran. C’est ce qui se passe dans les écoles primaires de Chiavazza, l’un des quartiers les plus peuplés de Biella, où l’on trouve une forte concentration de logements sociaux et d’immigrés.

Le directeur du lycée Chiabrera-Martini de Savone a demandé aux élèves d’éviter les « tenues trop décontractées » afin de ne pas heurter la sensibilité islamique pendant le ramadan. Parallèlement, de plus en plus d’établissements italiens protestent contre le port du niqab par les jeunes filles dans les salles de classe.

Et si, à Bolzano, il a été proposé, puis retiré, d’annuler les sorties scolaires pendant le ramadan, les écoles de Ravenne à Bologne organisent depuis des années des sorties à la mosquée locale.

À Marco Polo, à Florence, le directeur a mis à la disposition des élèves une salle de classe pour permettre aux élèves musulmans de se réunir pour prier.

Dans les paroisses de San Bernardino à Milan, de Cantù, de Renate Milanese, de l’oratoire de San Filippo Neri à Romano di Lombardia, à l’initiative surtout de la Communauté de Sant’Egidio, des « dîners de l’amitié » sont organisés pour les musulmans qui rompent le jeûne du Ramadan. La Communauté de Sant’Egidio a manifestement gardé quelque chose en elle lorsqu’elle a invité à Rome, en 2001, l’impitoyable Yusuf al Qaradawi, l’imam des Frères Musulmans, qui a légitimé les attentats suicides contre les femmes et les enfants en Israël, qui, avec la réputation de « modéré » et d’« innovateur », a défendu les printemps arabes. À Belluno, le diocèse organise depuis 2018 un dîner commun catholique-musulman de prière et de rupture du jeûne pendant le mois de Ramadan. Cette année, le même dîner sera également organisé pour les musulmans de la paroisse de Marie Très Sainte Mère de Dieu à Rovigo.

Message pour le Ramadan 2025 du diocèse de Padoue et Turin. Le vicaire général et le vicaire épiscopal pour la pastorale et l’évangélisation du diocèse de Carpi ont rendu visite aux communautés islamiques de la région pour leur présenter leurs meilleurs vœux à l’occasion du Ramadan, au nom de l’évêque Erio Castellucci et de l’Église de Carpi.

« Que Dieu, le Miséricordieux, bénisse vos familles et vos communautés. Ramadan Karim ! Ramadan généreux ! », tel est le message de Mgr Prastaro (Asti). Tandis que l’archevêque de Lecce vient à l’ifṭār sur la place avec les familles musulmanes.

Il y a tout de la douce conquête islamique de l’Europe imaginée par Michel Houellebecq dans « Soumission »…

La Semaine Sainte, un rendez-vous incontournable aux Philippines

Dans un pays marqué fortement par la chrétienté, la Semaine Sainte consiste en un rendez-vous annuel incontournable pour de nombreuses familles philippines. Totalement fériée, elle représente un moment d’effervescence puisqu’elle permet à de nombreuses personnes de retourner en province pour se retrouver. Ces retrouvailles familiales et amicales sont ponctuées de célébrations religieuses parfois ostentatoires, dans la joie de la communauté chrétienne et du Christ ressuscité.

Toute la Semaine Sainte est fériée jusqu’à Pâques et les écoles et les administrations sont fermées. Durant cette période, toutes les gares routières et les transports sont bondés, car de nombreuses personnes vivant à Manille rentrent dans leur province natale pour y retrouver leurs proches.

En plus des célébrations, les différentes pratiques des fidèles philippins durant leur montée vers Pâques sont centrées, sans surprise, autour du jeûne, de la prière et de l’aumône. Une enquête récente montre que 58 % des chrétiens de l’archipel « n’ont pas de difficultés à vivre ces actes de pénitence ». Seulement 26 % avouent avoir du mal à jeûner, tandis que 10 % ne sont pas en capacité d’offrir l’aumône.

Le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, de nombreux fidèles participent à des processions nommées Visita Iglesia en marchant pieds nus dans les rues. Pour ces pèlerins, il s’agit de se souvenir de la souffrance et de la Passion du Christ en se rendant dans sept ou quatorze églises différentes. Selon la tradition populaire, quiconque se rend dans quatorze églises durant le Triduum pascal verra ses vœux exaucés. Selon certaines familles philippines, le chiffre sept fait écho aux sept dernières paroles du Christ, et le chiffre quatorze se réfère aux stations du chemin de Croix.

Pour soutenir la diaspora philippine, isolée de ces célébrations, et qui vit souvent dans des pays à minorité chrétienne, un site Internet a été créé récemment : visitaiglesia.net. Ce site permet aux Philippins expatriés de vivre la Semaine Sainte et la Visita Iglesia à distance, avec des vidéos thématiques qui permettent de ressaisir le sens de la célébration de la Résurrection du Christ ou de visiter les églises virtuellement.

Les Philippines ont aussi la particularité de permettre des pénitences publiques durant la Semaine Sainte. Héritées de traditions anciennes, ces pénitences s’articulent autour de l’autoflagellation ou de la crucifixion. Une foule de pèlerins marche plusieurs kilomètres, sans boire d’eau et sous un soleil brûlant, en s’autoflagellant. Ces pratiques de pénitence se déroulent en particulier dans la région de Pampanga, mais elles sont toujours suivies par de nombreuses personnes qui souhaitent illustrer et incarner les souffrances du Christ, ou encore obtenir des bénédictions spéciales, une intervention divine ou des réponses à leurs prières pour la personne souffrante ou pour d’autres personnes.

Messes contre la SORCELLERIE

La Fraternité Saint-Ephrem lance le projet Saint Jean-Marie Vianney, pour lutter contre la sorcellerie et les sciences occultes.

👉 La raison ? Il suffit d’entrer dans une librairie pour constater l’omniprésence des jeux de tarot, manuels de sorcellerie, de voyance, de “wicca” et de numérologie. Et la plupart des artefacts et grimoires de sciences occultes sont souvent disponibles aux plus jeunes via le Pass Culture, financé par l’État… Ces pratiques, souvent alliées au féminisme ou à l’écologisme, prennent de plus en plus de place dans notre société. Beaucoup de jeunes en quête de sens se laissent attirer par ce mouvement. Le combattre est donc nécessaire.

👉 L’objectif ? Récolter *540 euros* pour faire dire un trentain (trente messes consécutives) pour la conversion des adeptes de ces pratiques occultes, et pour la réparation de leurs actes blasphématoires (l’offrande conseillée par la CEF étant de 18 euros pour chaque messe).

🚨 Pour donner, il suffit de cliquer sur ce lien : https://pots.lydia.me/collect/pots?id=94214-messes-contre-la-socellerie 🚨

Le projet Saint Jean-Marie Vianney appelle également à dire le chapelet tous les samedis à cette intention. Un groupe WhatsApp a été créé à cet effet. ✅ Pour rejoindre le groupe WhatsApp du projet Saint Jean-Marie-Vianney, il suffit d’envoyer un email avec votre numéro de téléphone à l’adresse de la Fraternité Saint-Ephrem : [email protected]

🔥 Vous pouvez agir dès maintenant ! Chaque offrande, même petite, permet de faire célébrer davantage de messes.

💬 Partagez cette vidéo, priez avec nous et unissons-nous dans ce combat spirituel !

https://www.youtube.com/watch?v=nxB6U4vffeA

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

UrsulaGates, la compromission par les Lobbys. Comment se réapproprier le contrôle de sa vie ?

L’ouvrage de Frédéric Baldan est unique en son genre, car l’auteur partage son expertise de lobbyiste professionnel ayant passé de nombreuses années au cœur des institutions européennes. Son souhait est de permettre au public d’accéder enfin à l’information de manière transparente et loyale, cela afin que les lecteurs puissent bénéficier d’éléments indispensables à la compréhension du fonctionnement de notre société.

Grâce à son regard et ses analyses atypiques, les lecteurs pourront comprendre plus en profondeur l’expérience que nous avons tous vécue durant la crise sanitaire. Il s’agit d’un besoin criant pour restaurer les droits fondamentaux dans l’union européenne UE !

Adoptant une position critique par rapport à son milieu, l’auteur ne s’emploie pas à établir des vérités scientifiques ou médicales, mais bien à exposer les dérives d’industriels et leurs lobbys, de même que celles des institutions européennes, c’est-à-dire, celles de ses politiciens et fonctionnaires. Des dérives de plus en plus grandes qui finissent par détruire nos droits, nos libertés, et finalement notre libre arbitre.

Mais que s’est-il passé ?

5 avril 2023. Une plainte pénale avec constitution de partie civile est déposée dans les mains du juge d’instruction liégeois Frédéric Frenay par le lobbyiste Frédéric Baldan. Fait sans précédent, elle est à charge de la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les préventions soulevées ? Corruption, prise illégale d’intérêts, destruction de documents administratifs et usurpation des titres et fonctions. En cause, la négociation secrète par textos échangés entre la Présidente et Albert Bourla, le PDG de Pfizer. L’enjeu, le droit à la transparence et les 35,1 milliards d’euros offerts sur un plateau à Pfizer.

Alors qu’il réclame la suspension des commissaires pour violation de leur code de bonne conduite, c’est la Commission von der Leyen qui finit par radier l’accréditation de lobbyiste de Frédéric. Une manœuvre de rétorsion évidente contraire à la directive de l’UE qui protège les lanceurs d’alerte — en théorie.
Pourquoi la Commission von der Leyen refuse-t-elle obstinément de rendre publics ces contrats ? Quels sont les principaux lobbys de la crise COVID ? Comment ont-ils infiltré les institutions ? Dans quel but ? Comment Ursula von der Leyen a-t-elle été compromise ? Qu’est-il advenu de nos données de santé et de nos droits fondamentaux à l’occasion de cette crise ?
Le dernier chapitre Le courage et l’espoir est un cri de ralliement après le sombre A qui profite le crime ? « Nous n’avons plus rien à perdre, hormis nos libertés et nos vies… Alors puisque la chevalerie est au cœur de notre histoire, … Qui m’aime nous suive ! »

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https://www.livresenfamille.fr/franc-maconnerie-forces-occultes/28438-ursula-gates-la-compromission-par-les-lobbys.html

UrsulaGates, la compromission par les lobbys de Frédéric Baldan, Editions Droits et Libertés, 24.90 €

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Le motu proprio Traditionis Custodes à l’épreuve de la rationalité juridique

Deux ans après sa publication en français, l’important travail d’analyse du motu proprio Traditionis Custodes par le Père Réginald-Marie Rivoire, prêtre de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier, docteur en droit canonique et promoteur de justice au tribunal ecclésiastique de Rennes, est désormais traduit en italien. Le motu proprio Traditionis Custodes à l’épreuve de la rationalité juridique, a le grand mérite de mettre en évidence, preuves à l’appui, le positivisme et le volontarisme juridiques de ce pontificat, ce qui est particulièrement pertinent au regard de la manière dont le pape François – et le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements – a entendu intervenir à l’égard du rite ancien.

La comparaison entre Summorum Pontificum (SP) de Benoît XVI et Traditionis Custodes (TC) de François montre non seulement les résultats opposés trop évidents des deux mesures, mais aussi l’approche juridique inconciliable qui les sous-tend. L’auteur écrit :

« Le contraste est vraiment remarquable entre les deux manières de légiférer, l’une marquée par le réalisme juridique, l’autre par le positivisme volontariste. Là où Benoît XVI reconnaît, par un acte déclaratif, deux réalités rituelles qui, de fait, existent aujourd’hui dans l’Église latine […], et entend leur donner un cadre juridique, François décide, par un acte performatif, qu’il n’y a qu’une seule de ces réalités dans l’Église »

La manière de gouverner de François est plus celle d’un monarque « dont la pensée et la volonté font loi », que celle d’un garant « de l’obéissance au Christ et à sa Parole » (Benoît XVI, Homélie à l’occasion de son installation sur la Cathedra Romana, 7 mai 2005). Il a ainsi subverti les principes du droit selon la perspective réaliste et catholique, selon laquelle la loi oblige en tant qu’ordinatio rationis et non pas simplement en vertu de l’obéissance à une autorité pourtant légitime. La volonté du législateur dissociée de l’ordre rationnel conduit directement à la dangereuse violation de la loi et à la négation encore plus pernicieuse de la réalité. Car la rationalité dont nous parlons n’est pas celle, réductrice, de la logique formelle, qui se traduit dans le domaine juridique par un simple légalisme, mais elle est plus largement l’adaptation à la réalité. Dans la saine conception du droit, loin du machiavélisme et du jésuitisme, c’est cette rationalité qui normalise la norme ; si la norme ne recevait pas sa mesure de l’ordinatio rationis, on aboutirait à l’arbitraire total de l’autorité.

Qu’a fait Benoît XVI avec SP ? Il est parti du constat de l’existence de deux formes rituelles dans l’Église latine (d’où l’affirmation de la non-abrogation des anciens livres liturgiques), dont l’une était séculaire, et a cherché à les encadrer juridiquement, afin de poursuivre le bien commun. On peut se demander si cela a été fait de la meilleure façon, mais on ne peut pas nier que le pape Benoît a appliqué la raison prudentielle pour harmoniser deux réalités rituelles dont il avait pris note. Qu’a fait le pape François ? Il a décidé d’utiliser le droit contre la réalité, en inventant que la seule forme du rite romain serait celle issue de la réforme voulue par Paul VI, reléguant ainsi le rite romain séculaire dans le monde des rêves… Encore une fois, dans l’article 1 de TC, François prétend que les livres liturgiques issus de la réforme seraient conformes aux décrets du Concile Vatican II ; une affirmation qui, comme nous le verrons, est tout simplement fausse.

Avec concision et précision, le Père Rivoire montre tout d’abord que le rite issu de la réforme n’est tout simplement pas le rite romain ; il comporte certes des éléments du rite romain, mais il l’a en fait si profondément modifié et déformé qu’il ne peut prétendre à une continuité effective de la forme. La réforme, dans ce cas, n’était pas la récupération de la forme, mais l’octroi d’une nouvelle forme. Or, une nouvelle forme indique précisément quelque chose de nouveau. L’auteur cite les mêmes défenseurs enthousiastes de la réforme liturgique, comme le père Joseph Gélinau et le père Annibale Bugnini, qui parlaient précisément du rite romain « détruit », d’un véritable « remake », et non d’un développement. Il faut être honnête et regarder la réalité, qui ne peut être changée par des décrets : un article important de Matthew Hazell a montré que seulement 13% des prières présentes dans l’ancien rite ont été conservées intactes et inchangées dans le nouveau et que 52% ont été complètement omises ; le lectionnaire a également été radicalement déformé ; dans le calendrier liturgique, la Septuagésime, l’Octave de la Pentecôte, les Rogations et en fait les Quatre Temps (maintenus comme facultatifs, mais privés de leur propre et maintenant en désuétude) ont été supprimés. Dans l’Ordinaire, nous avons assisté à la suppression des rites d’entrée, à la refonte complète de l’Offertoire, à l’ajout de prières eucharistiques fabriquées de toutes pièces, à une mutilation des gestes liturgiques. Et l’on pourrait continuer. Il s’agit bien d’un nouveau rite.

Et c’est toujours en regardant la réalité que l’on peut affirmer sereinement que le Missel promulgué par Paul VI n’est pas conforme aux exigences des Pères du Concile, telles que nous les trouvons dans Sacrosanctum Concilium (SC). Nulle part la constitution liturgique de Vatican II n’envisage « la suppression de l’offertoire traditionnel, ni la composition de nouvelles prières eucharistiques, ni la suppression ou la modification de presque toutes les prières, ni la célébration face au peuple, ni la récitation du canon à haute voix, ni encore moins la communion dans la main » (p. 21). Sans parler des indications positives concernant le maintien de la langue latine et du chant grégorien, qui ont été complètement ignorées. SC n’avait pas non plus à l’esprit un « rite protéiforme » (p. 23), c’est-à-dire un rite qui n’en est plus un dans la mesure où les éléments de la ritualité ont été sérieusement altérés, et où l’on se trouve à chaque instant confronté à des rubriques facultatives. Il n’est pas faux de penser que c’est précisément l’ancien rite qui est plus conforme aux souhaits des Pères du Concile que le nouveau…

Le volontarisme juridique qui anime TC a conduit à plusieurs reprises à piétiner le droit canonique et à accumuler les maladresses juridiques, comme l’auteur le montre. Derrière la question liturgique se cache la relation la plus fondamentale entre le Pape et la Révélation de Dieu, dans l’Ecriture et la tradition, dont l’Ancien Rite Romain est l’expression première.

« Ce qui est déconcertant, ce n’est pas tant que François contredise son prédécesseur, mais qu’il traite un rite liturgique multiséculaire comme s’il s’agissait d’une question purement disciplinaire »

L’Eucharistie, la canonisation de Carlo Acutis et l’ostension de la Sainte Tunique du Christ

Le prochain numéro de Gloria vous préparera au Jeudi saint avec un dossier thématique sur l’Eucharistie. Deux grands événements sont également au sommaire : la canonisation de Carlo Acutis et l’ostension de la Sainte Tunique du Christ. Mais aussi :

  • Dans le répertoire grégorien, l’introït désigne la pièce destinée à être chantée pendant la procession d’entrée de la messe. Un moine bénédictin de l’abbaye Notre-Dame de Triors commente Resurréxi, l’introït qui ouvre la messe du dimanche de Pâques.
  • Gloria vous emmène dans la chapelle Saint-Louis de Maurice Denis. En 1914, le peintre achète une propriété à Saint-Germain-en-Laye. Il s’agit d’un ancien hôpital qui comporte une chapelle. Maurice Denis, catholique convaincu, entreprend de la restaurer et en conçoit les détails.
  • « Marie conduit les fidèles à l’Eucharistie. », écrivait saint Jean-Paul II (Redemptoris Mater). C’est l’expérience qu’a faite saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la Congrégation du Saint-Sacrement, qui invoquait Notre-Dame du Très Saint-Sacrement.

L’Autriche suspend le regroupement familial – Que dira l’Union européenne ?

De l’ECLJ :

Cette semaine c’est un autre pilier de la modernité post-nationale qui est ébranlé: le regroupement familial en Europe.

Ce droit pour les étrangers de faire venir les membres de leur famille dans les pays d’accueil est devenu en 50 ans une pierre angulaire des politiques européennes d’immigration.

La Ministre autrichienne des Affaires européennes, de l’Intégration et de la Famille, Claudia Plakolm, a annoncé mercredi 26 mars que l’Autriche allait suspendre par décret le regroupement familial en raison de la saturation des ressources sociales nécessaires à la bonne intégration des étrangers.

Le regroupement familial est cependant un droit européen solidement garanti selon Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, qui pense que la Commission européenne et la Cour européenne des droits de l’homme s’opposeront à ce projet. 

L’Italie de Meloni donne une leçon budgétaire à la France du ‘Mozart de la finance’

Septembre 2023, dans Challenges

Italie : budget 2024 serré, dette record

Le gouvernement italien a abaissé mercredi ses prévisions économiques, à partir desquelles sera élaboré son projet de budget 2024 qui promet d’être serré, faute de rentrées fiscales dans une conjoncture relativement terne.

Février 2024, dans Challenges

Giorgia Meloni joue la prudence et plombe l’économie italienne

Face aux finances dans le rouge du pays, la BCE, la Commission et l’OCDE attendent des réformes structurelles. Pas sûr que le gouvernement en soit capable.

Mars 2025, dans Challenges :

Avec un déficit public à 3,4 % contre 5,8 %, l’Italie donne une leçon budgétaire à la France

La Libraire française vous accueille dans ses nouveaux locaux

La Librairie française a déménagé. Elle est désormais 202 rue Lecourbe.

On attend un appel prophétique à la paix et au pardon

Un prêtre diocésain ami, scandalisé par le silence épiscopal sur la tragédie qui se déroule actuellement en Terre sainte et plus généralement au Proche-Orient, nous adresse ce texte:

Il faut parfois prendre des risques. Celui que l’on prendra ici, c’est de voir les faits contredire les constatations et les conclusions tirées d’icelles, au moment de leur rédaction. Malgré cela, notre souhait le plus fervent est, paradoxalement, que cela se produise au plus vite.

De quoi s’agit-il ?

D’abord de s’appuyer sur un principe excellent mais dangereux. « La vraie loyauté, c’est de dire la vérité à son chef » (Général de Villiers), au risque qu’elle soit payée d’ingratitude ou de rejet.

Ensuite de faire un constat. À ce jour, face aux massacres qui se déroulent en Syrie, silence radio des autorités catholiques françaises. On a vu les dites autorités d’une identique prudence de serpent face aux carnages de Terre Sainte. Pire encore, lorsqu’il y en eut – des déclarations – ce fut pour adhérer, au moins tacitement, aux « narratifs » officiels et à l’amnésie collective vis-à-vis de l’enchaînement des causes (et des conséquences) ayant conduit à ces tueries aveugles. On a même vu l’un de ceux dont la parole aurait dû s’élever au-dessus de la mêlée, descendre dans la rue et prendre parti pour un camp qui n’était pas, et qui n’est toujours pas, de l’avis des observateurs les plus attentifs et les plus équilibrés, celui de la réconciliation et du grand pardon.

Certes, les historiens ou amateurs d’histoire le savent. Les déchainements de violences antichrétiennes sont un élément banal, à force de répétition, dans les sociétés du Proche-Orient. Nous pourrions évoquer ici la digne figure de l’émir Abdelkader, chassé de son pays par un pays chrétien, usant pourtant de son influence pour faire cesser les violences contre nos coreligionnaires, à Damas en 1860, et dûment remercié par la France et le Vatican pour cela, afin de rappeler que rien n’est simple dans l’Orient compliqué.

Néanmoins, sans étaler les sentiments que cette attitude soulève spontanément, on peut s’interroger. Naïveté ? prudence ? indifférence ? cynisme ? gêne ? lâcheté ? Qui sommes-nous pour juger mais, en tout cas, il ne vient pas spontanément à l’esprit qu’aient jailli, des beaux quartiers de Paris d’où ils auraient dû naître, les paroles de feu, les appels prophétiques et solennels à la convergence de tous les hommes de bonne volonté pour réclamer la paix, « ici et maintenant ». Et ceci, alors que l’on s’est complu à dénoncer un soi-disant silence coupable de Pie XII pendant la guerre.

La parole que nous attendions s’est-elle éteinte à force de demi-ton, de motions mi-chèvre mi-chou et de survalorisation du désir de collaboration et de bonne entente entre les autorités religieuses de notre pays et les pouvoirs civils ? Est-elle devenue inaudible à force de peur de déplaire ou tétanisée par les vagues d’accusation venant frapper, jour après jour, l’institution ? Si prompte à s’élever pour dénoncer les choix politiques de certains catholiques, à enfourcher les lieux communs du monde médiatiques, ces autorités sont aujourd’hui muettes. Constat accablant.

Un démenti, vite !

Décision du Conseil constitutionnel sur l’inéligibilité : était-il opportun de ne pas s’opposer à la nomination de Richard Ferrand ?

La décision rendue vendredi 28 mars par le Conseil constitutionnel sur l’inéligibilité immédiate sera sans conséquence sur le cas de Marine Le Pen, menacée d’une peine d’inéligibilité immédiate en raison de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, dont la décision sera rendue lundi 31 mars.

Les Sages s’étaient penchés sur le sujet de l’inéligibilité immédiate, à l’occasion d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sans aucun lien avec le dossier du RN. Ce dernier, qui ne s’est pas opposé à la nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil, espérait qu’il envoie un message aux magistrats, en se prononçant plus largement sur le principe de l’inéligibilité immédiate – par exemple pour dire que la liberté de l’électeur de choisir sa candidate à la présidentielle devait primer sur une décision de justice non définitive.

Peine perdue : le Conseil constitutionnel s’est contenté de faire un rappel classique :

“Il revient au juge, dans sa décision, d’apprécier le caractère proportionné de l’atteinte que cette mesure est susceptible de porter à l’exercice d’un mandat en cours et à la préservation de la liberté de l’électeur”.

Le “caractère proportionné” permet de laisser la décision à l’arbitraire du juge.

Cette décision concerne un élu local de Mayotte, déchu de son mandat après avoir été condamné à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire. Cette règle, selon ses avocats, est contraire à la Constitution car elle porte atteinte à la séparation des pouvoirs et à la “préservation de la liberté de l’électeur”.

Le RN s’est humilié à ne pas s’opposer à un macroniste. La dédiabolisation, c’est une soumission aux règles de l’adversaire.

Tentative d’entrisme au PS parisien ?

Dans la bataille pour l’investiture socialiste pour succéder à Anne Hidalgo à la mairie de Paris, sur les 3000 militants, 500 sont contestés. Des centaines de militants ayant adhéré récemment ont semé le doute chez les partisans de Rémi Féraud, qui soupçonne des militants LFI d’entrisme au profit de son adversaire Emmanuel Grégoire. C’est ce que l’on découvre dans La Lettre :

Vague de contestations en Turquie

Actuellement en Turquie, des manifestations massives ont lieu depuis l’arrestation, le 19 mars, du maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu. Dans Conflits, Samim Akgönül, de l’Université de Strasbourg, écrit :

Arrêté le 19 mars, avec plusieurs dizaines de ses collaborateurs, d’élus et de membres du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), pour des accusations de « corruption », de « terrorisme » et d’« aide au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) », le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, 53 ans, élu en 2019 et réélu en 2024, a été démis de ses mandats et incarcéré le 23 mars.

Le pouvoir a également entrepris de remettre en cause ses acquis académiques, car, selon la Constitution, le président de la République doit être diplômé d’une université. Or, le diplôme universitaire d’Imamoglu, obtenu il y a 32 ans à l’Université d’Istanbul, vient d’être annulé sous la pression du pouvoir. Ironiquement, Recep Tayyip Erdogan est lui-même soupçonné de ne pas avoir réellement obtenu le diplôme universitaire dont il se prévaut, et ne peut présenter aucune preuve de fréquentation universitaire (photos, témoignages, etc.), même si l’université dont il prétend être diplômé assure qu’il y était bien étudiant.

Cette brutale mise à l’écart d’un personnage politique incontournable en Turquie, séduisant tant l’électorat séculier que les milieux conservateurs, et qui était pressenti pour être le candidat de l’opposition face à Erdogan à la présidentielle de 2028, a immédiatement suscité une vaste réaction. Depuis une semaine, le pays est balayé par une vague d’immenses manifestations réunissant des centaines de milliers de personnes exprimant leur solidarité avec l’édile emprisonné. […]

En Turquie, le recours aux « témoins secrets » a été légalisé par la loi n° 5726 sur la protection des témoins, adoptée le 27 décembre 2007 et publiée au Journal officiel le 5 janvier 2008, à une époque où le mouvement güleniste dominait l’appareil judiciaire en accord avec l’AKP au pouvoir. Ce système de Gizli tanık empêche l’interrogatoire contradictoire des témoins et facilite le placement en détention provisoire, puis la condamnation, de tout suspect dans les affaires politiques : il suffit qu’un témoin secret dépose contre eux. […]

Parmi les griefs retenus contre Imamoglu figure l’existence d’un accord électoral, baptisé « Pacte urbain », conclu avec le [parti pro-kurde] HDP avant les élections municipales de 2024. Paradoxalement, cette accusation survient alors même que le pouvoir mène en coulisses des négociations avec Abdullah Öcalan, leader historique du PKK, dans l’optique d’un désarmement du mouvement kurde. […]

Le « mouvement de Gezi » fait référence à une vague de contestation qui a éclaté en Turquie en mai 2013 à la suite d’un projet de réaménagement urbain menaçant ce parc, l’un des rares espaces verts du centre d’Istanbul. […] Les protestations actuelles rappellent ce mouvement par certains aspects, mais cette fois, la motivation est strictement politique. L’objectif est de dénoncer par-dessus tout, la manipulation des règles démocratiques par le pouvoir. […]

Si les Kurdes, de manière organisée, se joignent aux protestations en faveur d’Ekrem Imamoglu, le nouveau mouvement a une chance d’aboutir. En revanche, si, comme lors de Gezi, les organisations politiques kurdes, au premier rang desquelles le DEM et le PKK, se montrent réticentes afin de ne pas entraver le processus de paix en cours avec Ankara, alors les jeunes désorganisés se retrouveront, une fois encore, démunis face aux gaz lacrymogènes. […]

Après les élections législatives de juin 2015 en Turquie, l’AKP avait perdu sa majorité absolue, mais des violences provoquées à la fois par le PKK et les forces militaires, notamment liées à la question kurde, avaient perturbé le processus politique. Cette situation avait créé un climat d’insécurité et d’instabilité, ce qui avait conduit à des élections anticipées en novembre 2015 ; celles-ci allaient permettre à l’AKP de regagner une majorité absolue, renforçant ainsi la position de Recep Tayyip Erdogan.

Aujourd’hui, cette tactique peut être appliquée de nouveau pour écarter un opposant potentiel avant les prochaines échéances électorales. Un élément nouveau s’ajoute à ce tableau complexe : la solidarité avec Imamoglu affichée par de nombreux maires occidentaux, qui dénoncent publiquement l’atteinte aux principes démocratiques et au respect de l’État de droit en Turquie. […]

Pourquoi l’État impose-t-il à tous les catholiques de contracter d’abord un mariage avant leur mariage ?

Dans La Nef, Édouard Castellan revient sur l’obligation de procéder au mariage civil, avant le mariage religieux, obligation qui date de 1802. Extrait :

[…] L’objectif de l’État concernant le couplage des mariages civils et religieux est double : éviter les mariages blancs, forcés, ou la polygamie avec l’entretien préalable au mariage, et empêcher le développement de régimes maritaux privés qui puissent être déconnectés du cadre du mariage civil, ce qui ouvrirait la porte à des situations très inégales de l’homme et de la femme vis-à-vis de la séparation. Que des personnes mariées religieusement ne croient pas qu’elles soient mariées au regard de la loi civile est l’argument avancé pour justifier de l’obligation du mariage civil avant le religieux. Pourtant, l’atteinte de ces objectifs resterait identique dans le cas d’une dérogation permettant un mariage civil après le religieux, par exemple avec le Certificat de capacité à mariage déjà prévu dans le Code civil à l’article 171-2 pour les mariages à l’étranger.

De nombreuses personnalités qualifiées interrogent de manière plus large la légitimité pour l’État d’imposer le mariage civil préalablement au mariage religieux. Voici quelques extraits. Monseigneur Pascal Wintzer, actuel archevêque de Sens-Auxerre:

« La privatisation de l’union des deux être humains se développant, il semble que perde alors de son sens l’obligation que fait la République de contracter le mariage civil avant tout mariage religieux. […] Pourquoi alors ne pas laisser le libre choix aux couples de se marier, devant notaire ou à l’église, de se pacser, ou de contracter tel modèle d’union ou tel autre, sans imposer un quelconque acte civil précédant ou accompagnant le mariage religieux? ».

Christophe Eoche-Duval, Conseiller d’État:

« Si la liberté individuelle et l’égalité sont la justification avancée du droit, pour tous, de recourir au mariage civil, quel que soit le sexe de son conjoint, les mêmes droits constitutionnels ne devraient-ils pas conduire à ne plus contraindre préalablement de se marier civilement pour pouvoir exercer la liberté de se marier selon sa religion, composante de la liberté d’opinion religieuse ? […] Si la logique laïque est que le mariage confessionnel n’emporte aucun effet civil, quelle logique d’entorse au principe de neutralité pousse encore la République (exception faite des trois départements encore régis par le Concordat, […]) à subordonner la validité d’un rite confessionnel à l’accomplissement d’une cérémonie civile ? ».

Le fascicule Célébration d’un mariage religieux sans mariage civil préalable, du JurisClasseur, ouvrage faisant référence:

« La répression du ministre du culte qui aura célébré deux mariages religieux entre concubins civils, ce qui est sans conséquences pour l’application des lois patrimoniales, ne porte-t-elle pas une atteinte disproportionnée au principe constitutionnel de laïcité dont il résulte “que la République ne reconnaît aucun culte” et qui “impose […] que la République garantisse le libre exercice des cultes” ? […] Autant de questions qui pourraient être prochainement – et légitimement – posées à la faveur de la réactivation possible du contentieux […]. Une question prioritaire de constitutionnalité n’est évidemment pas à exclure (le texte n’a encore jamais fait l’objet d’un contrôle de constitutionnalité), de même qu’un contrôle in concreto de l’application de l’article 433-21 à tel ou tel justiciable et de sa conformité aux libertés garanties par les articles 8 et 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (droit à la vie familiale normale, liberté de conscience et de religion) ».

Gregor Puppinck, directeur du Centre européen pour le Droit et la justice (ECLJ):

« Si le Conseil constitutionnel ne consent pas à libérer le mariage religieux, c’est une tâche qui reviendra alors à la Cour européenne. Elle le fera sans hésiter ».

La Commission européenne répand la peur

La nouvelle stratégie de préparation de l’Union détaille la manière dont les États membres peuvent préparer leurs citoyens à la guerre, aux crises et aux catastrophes. La Commission européenne a préparé un nouveau plan en 30 étapes. En voici quelques unes :

  • Les familles européennes devraient constituer un kit de survie de trois jours au cas où une crise frapperait leur pays.
  • Les gouvernements sont invités à placer leurs services nationaux, tels que les soins de santé, l’approvisionnement en eau et les télécommunications, à l’abri des crises.
  • proposition d’un « système européen d’alerte à la cybersécurité »
  • introduction d’une « journée nationale de préparation » pour former la coopération entre les services publics, les entreprises et les États membres, l’UE et l’OTAN.

Bruxelles « évaluera la nécessité et la faisabilité d’une loi européenne sur la préparation ».

Mais est-ce bien dans les prérogatives de la Commission ?

Les médias encouragent le suicide du peuple français

A ce niveau de matraquage médiatique, difficile de croire que tout cela n’est pas coordonné par une idéologie, “No Kids”, idéologie individualiste et matérialiste :

Face à cela, Gabrielle Cluzel, mère de famille nombreuse, a publié ceci :

Les hommes aussi souffrent après l’avortement de leur bébé

Une étude récente, du Danemark, a révélé que les hommes qui ont perdu un enfant à la suite d’un avortement courent un risque nettement plus élevé de souffrir de troubles psychologiques.

Cette recherche, publiée le 1er mai 2024 dans la revue JAMA Network Open, révèle que les pères de bébés avortés pour la première fois sans antécédents de traitement psychiatrique ont montré un besoin accru de soins psychologiques. Beaucoup d’entre eux ont recours à un traitement psychiatrique et ont besoin de médicaments pour faire face à l’anxiété, à la dépression et à l’insomnie.

Les hommes qui éprouvent une douleur émotionnelle à la suite de la perte d’un enfant par avortement ont longtemps souffert en silence. Cependant, une nouvelle étude suggère que cela pourrait changer.

En utilisant le registre national danois des patients, les chercheurs ont analysé les grossesses enregistrées avec des résultats défavorables. Ils ont examiné les dossiers de 192 455 primipares ayant connu l’une des situations suivantes : avortement provoqué, fausse couche, naissance prématurée, naissance d’un bébé ayant un poids insuffisant pour l’âge gestationnel ou présentant des malformations congénitales mineures ou majeures.

Dans ce groupe, 8 221 pères directement touchés par l’avortement ont été identifiés afin de suivre de près leur impact. Du total, un tiers d’entre eux étaient plus susceptibles de recevoir un suivi médical, et 80 % susceptibles de devoir consulter en hôpital psychiatrique.90 % sont plus susceptibles de recevoir des antidépresseurs et 40 % sont enclins à avoir besoin d’anxiolytiques.

Un an après l’avortement, le risque encouru d’avoir besoin d’hypnotiques (somnifères) a augmenté de 74 %, et le risque de prendre des anxiolytiques de 79 %. De même, le besoin d’un suivi psychologique a été multiplié par près de quatre et demi.

Face à cette réalité, le réseau Men and Abortion Network (MAN) a créé un site web destiné exclusivement aux pères ayant perdu un enfant à la suite d’un avortement et à ceux qui souhaitent les aider.

Les chercheurs précisent que leurs résultats peuvent être sous-estimés, car de nombreux pères ont pu présenter des symptômes psychiatriques légers ou graves sans chercher à obtenir de l’aide, ou ont pu chercher des soins mais ne pas recevoir de traitement adéquat.

En conclusion, les futurs papas confrontés à un avortement provoqué avaient un risque accru d’entamer un traitement psychiatrique, avec ou sans médicaments. Les experts soulignent donc qu’il est essentiel de sensibiliser aux effets psychologiques de l’avortement sur les pères et de renforcer les systèmes de soutien.

J-31 de la canonisation de Carlo Acutis : Vivez ces 31 jours avec le futur saint

Le pape François canonisera le bienheureux Carlo Acutis le 27 avril 2025 à Rome, lors du Jubilé des adolescents.

Carlo Acutis, mort d’une leucémie foudroyante le 12 octobre 2006, a été béatifié à Assise le 12 octobre 2020. Dès l’âge de 7 ans, il se décide pour Jésus. Il traduit dans sa vie cette décision de son âme, en allant à la Messe chaque jour, prenant un temps d’adoration eucharistique et priant son chapalet. Confession régulière.

Cette vie chrétienne vécue dans une profonde amitié avec Jésus, lui donne des ailes. Il témoigne dans son école, du respect de la vie en disant non à l’avortement. Sur internet Carlo ouvre des sites, dont un sur les miracles eucharistiques à travers le monde. Avec ses amis, il aime passer du temps à prier et marcher sur les pas de Saint François. Carlo est attentif aux pauvres.

L’abbé Lelièvre publie un petit carnet de voyage spirituel pour suivre Jésus à partir des paroles chocs de Carlo Acutis. Ces perles sont impressionnantes de sagesse et pourraient être comparées aux apophtegmes des Pères du désert, ces préceptes que méditaient les moines du désert pour avancer dans la sainteté. Ces «paroles de vie» sont des paroles de sagesse destinées aux jeunes d’aujourd’hui pour les aider à choisir la voie de l’Évangile : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies » , « Le bonheur est le regard tourné vers Dieu. La tristesse est le regard tourné vers soi » , « la sanctification n’est pas un processus d’addition, mais de soustraction : moins de moi pour laisser la place à Dieu » , « Qu’apporte à l’homme de remporter mille batailles si par la suite il est incapable de triompher de lui-même ».

Affaire dite des Assistants parlementaires

Alors que le parquet vient de réclamer de très lourdes condamnations pour Nicolas Sarkozy et son entourage, dans le cadre du procès sur le financement de la campagne de 2007, un autre procès va connaître son dénouement : celui des assistants parlementaires du RN, avec la possible non-éligibilité de Marine Le Pen réclamée également par le parquet. Dans un texte publié aujourd’hui, Bruno Gollnsich écrit :

Ce 31 mars doit intervenir le jugement de la 11e chambre du Tribunal de Paris devant laquelle ont comparu des députés, dont j’étais, pour avoir confié à leurs assistants des missions de travail politique.

Ces missions relevaient exclusivement du libre choix des parlementaires.

Aucun texte ne les interdisait.

Les débats ont montré qu’il n’y avait eu là aucun emploi fictif. Tous les assistants ont travaillé avec conscience et dévouement, de façon publique, non dissimulée, conforme à l’usage général du Parlement Européen.

Les poursuites intentées contre nous viennent d’adversaires haineux, au premier rang desquels l’ancien président socialiste allemand Schulz.

Elles sont un monument d’hypocrisie partisane.

Elles enfreignent le principe fondamental de la séparation des pouvoirs, rappelé pourtant dans cette affaire par les plus hautes autorités de droit constitutionnel de notre pays, que je cite dans le document ci-joint.

Cette « affaire » n’aurait donc jamais dû venir devant quelque tribunal que ce soit.

Je n’ai pas détourné un centime d’argent public de toute ma vie politique.

Le Parlement européen, au nom duquel prétendent parler nos ennemis, n’a subi aucun préjudice.

J’espère que le droit, la raison et l’équité triompheront dans ce dossier, mais je suis sans illusion : une fois la machinerie persécutoire judiciaire et médiatique lancée, il est difficile de l’arrêter.

Dans l’attente, et si vous souhaitez être complètement informés, je vous prie de trouver ci-joint la longue mais ferme déclaration que j’ai, pour ma part, faite devant le Tribunal.

Vous en souhaitant bonne réception , je vous prie d’agréer l’expression de toute ma considération.

Education familiale et paix sociale : Comment l’éducation parentale peut-elle prévenir les violences de notre société ?

Du Syndicat pour la famille :

+22 % d’homicides et + 78 % de tentatives d’homicides entre 2016 et 2023. Hausse de 28,3 % des violences sexuelles sur mineurs entre 2016 et 2019. 225 000 jeunes de 10 à 24 ans poursuivis au pénal en 2021, soit 2 % de cette classe d’âge. Plus d’un jeune de 18-24 ans en état de dépression en 2021 contre un peu plus d’un sur dix en 2017. Un tiers des personnes interpelées lors des émeutes urbaines de l’été 2023 est mineur. C’est dans le contexte de cette évolution sociale très préoccupante que Le Syndicat de la Famille a organisé aujourd’hui un colloque au Palais-Bourbon.

Objectif : placer au cœur du débat public les besoins des enfants et des adolescents, identifier ce qui fait défaut et ce dont les familles ont besoin pour assurer leur rôle éducatif.

« J’en appelle au sens des responsabilités des mères et pères de famille »

Ce cri du cœur d’Emmanuel Macron, le 30 juin 2023, au cœur des tensions soulevées par la mort de Nahel, résonne dans toutes les têtes. Il résume la mission éducatrice des parents et leur présence irremplaçable auprès de leurs enfants. Lorsqu’un jeune est appelé à la barre d’un tribunal, le juge a généralement pour réflexe de s’interroger sur le cadre familial. Concrètement, l’absence du père est synonyme de circonstance atténuante. Loin d’être une source de désespérance, cette réalité doit au contraire servir de boussole pour les acteurs de la vie sociale mais aussi pour construire les politiques publiques au service d’une société apaisée. 

Une approche multidisciplinaire

Difficultés économiques, faillite de l’école, limites de notre système de santé, lenteurs de la justice, inquiétude géopolitique… si tout le monde s’accorde sur le fait que notre société ne va pas bien, les raisons sont multiples, avec un effet cocktail dévastateur pour notre jeunesse qui se traduit par une explosion des violences.

Médecin neuropsychiatre et psychanalyste, Boris Cyrulnik a exposé les besoins de l’enfant, en allant du premier foyer de l’enfant – l’utérus -, au second – le foyer parental –, puis au troisième – le récit culturel. Il a insisté en particulier sur le phénomène du burn-out maternel, qui marque l’enfant par l’épigénétique. Pour lui, sécuriser la mère est la première des urgences, dans un contexte social occidental de stress maternel inédit. Or la possibilité d’agir sur le milieu, c’est-à-dire de recréer un tissu social autour d’elle, en commençant par le père, peut changer la donne. Nous avons la liberté d’agir et donc une responsabilité à exercer au bénéfice de l’enfant.

Boris Cyrulnik a également développé la nécessité du toucher, du regard, du babil, des échanges verbaux avec la mère : de leur richesse dépendra le développement du cerveau et du langage, qui eux-mêmes préviendront le recours à la violence.

De l’enfance à l’adolescence, la contenance, l’affiliation et l’individuation sont les trois sphères nécessaires à l’épanouissement et à l’éducation de l’enfant, dans le bon ordre et avec un juste équilibre entre les trois : la première correspond à la cohérence éducative des parents et la justesse des attentes à son égard ; la deuxième est celle de l’affectif et de la tendresse ; et la troisième est la capacité progressive de l’adolescent à exercer sa liberté.

Experte en ressources humaines, en particulier dans la conciliation de la maternité avec la vie professionnelle, Marine de Poncins a invité les participants de ce colloque à réinvestir, réhumaniser et réenchanter le lien maternel. Fustigeant l’écoanxiété et les mouvement « no kids », elle a rappelé avec force les apports de la science et de la neurologie sur la puissance du lien maternel.

Depuis trop longtemps, les orientations politiques, d’une manière générale, se fixent de nombreux objectifs, tout à fait louables, mais qui oublient l’essentiel et prennent les sujets à l’envers. Le constat est partagé par l’économiste Jean-Didier Lecaillon. Pour cet universitaire reconnu, c’est bien l’humain qui doit être au cœur des politiques. Il appelle d’ailleurs de ses vœux la nomination d’un ministre « dédié aux solidarités transgénérationnelles et à l’investissement familial » directement rattaché au Premier ministre. La politique familiale est donc absolument cruciale. Pour permettre à la famille de redevenir la source de la prospérité, et aussi la source de l’éducation. C’est cette trajectoire qui inspire l’action de Caroline Carmentrand, adjointe au maire d’Asnières en charge de la famille. Elle a insisté sur l’importance d’adapter le congé parental aux besoins des parents et des enfants. Cette mesure, qui passe notamment par la libéralisation de ce congé et sa revalorisation, offre des bénéfices évidents pour tous, et pour la société dans son ensemble.

« Le rôle de l’Etat n’est pas d’aimer ! C’est le rôle de nos proches, à commencer par nos familles. Elles sont les mieux placées pour accompagner, protéger, soigner, mais aussi faire grandir et éduquer. Pour accompagner cet élan, l’Etat doit respecter la place de la famille, à commencer par celle des parents auprès de leurs enfants. Il doit même encourager et soutenir les parents, en facilitant leur mission éducative » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille. « Pour que nos enfants grandissent bien, pour qu’ils deviennent des adultes respectueux les uns des autres et responsables, pour une société solidaire et pacifiée, il n’y a qu’une seule voie possible : entourer les familles et les démultiplier en soutenant la natalité. C’est ce qui permettra de recréer le tissu social dont tous les parents ont besoin pour tenir et pour assurer l’éducation de leurs enfants. C’est aussi ce qui conduira à construire ensemble une société apaisée » poursuit-elle.

I-Média – Quand Teddy Riner défend le voile : le sport français est-il perdu ?

Cette semaine dans “I-Média”, Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin reviennent sur le phénomène médiatique qui consiste à vanter et organiser la dénatalité en incitant à ne plus faire d’enfant, soit par la peur, par la pression économique ou encore l’écologisme.

Et puis, la question du voile dans le monde du sport continue à faire des remous médiatiques grâce non pas aux hommes ou femmes politiques mais bien grâce aux sportifs qui sont entrés à leur tour sur ce ring idéologique à l’instar de Teddy Riner, champion de judo, Tibo InShape, influenceur sportif ou encore Mahyar Monshipour, ex-champion du monde de boxe. Fait intéressant, leur intervention dans les médias semblent avoir plus d’impact que celle des hommes politiques habituels !

Pour les Parisiens

On m’informe (un peu tard) de cet événement qui a lieu ce soir :

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