Cessez de nous démoraliser ! Un été pour célébrer nos joies françaises
Du père Danziec dans Valeurs Actuelles :
Alors que LFI et certains écologistes se moquent de la France « jambon beurre », la période estivale est au contraire l’occasion de renouer avec ce qui préside aux véritables réjouissances, familiales et typiquement françaises.
La guinguette. Le barbecue. La pétanque. Le bal des pompiers. Les vachettes aux jeux d’InterVilles. Le petit blanc siroté en terrasse. Le petit noir avalé sur le zinc d’un comptoir. La caravane Cochonou à l’occasion du Tour de France. Faut-il donc que les joies simples qui ont fait le bonheur de millions de Français pendant des années soient déclarées suspectes ? Le saucisson découpé sur une planche serait-il fasciste malgré lui quand les graines de quinoa peuvent défiler tranquilles sur le tapis rouge de la bienpensance ? Les Trois cafés gourmands sentent-ils le rance parce que leur tube A nos souvenirs célèbre la famille, la campagne corrézienne et la transmission ? Avons-nous le devoir moral de délaisser les danses provençales pour nous ébahir plutôt devant le programme Drag Race France que nous offre le service public ?
Il reste, fort heureusement, une vérité bien établie : seules les joies paisibles portent du fruit. La bataille culturelle menée par la gauche est déjà perdue. Bien sûr les idées wokes continuent de semer leur ivraie dans les consciences, mais nul combat idéologique ne peut être gagné avec des idées tristes. Une morale sèche n’enivre pas les foules. La culpabilisation sans rédemption : voilà l’enfer qui nous est trop souvent proposé. Don Bosco, l’apôtre de la jeunesse défavorisée des faubourgs de Turin lors de la seconde moitié du XIXe, peut témoigner du contraire. Devant son insolent succès auprès des jeunes livrés à eux-mêmes, voyous pour la plupart, il indiqua un jour sa botte secrète à ses détracteurs. Pourquoi les jeunes lui accordaient-ils une confiance sans borne au point de réformer leur inconduite en se laissant apprivoiser par l’Evangile ? « C’est très simple, expliquait le saint éducateur. A la jeunesse, je ne lui parle que d’une chose : du Ciel ! » Si l’Eglise s’est toujours sentie le devoir de dénoncer les comportements, les lois, les paroles contraires à l’enseignement du Christ, ses avertissements sont formulés en vue d’un bien supérieur. Le salut. Le Ciel. Un jeu qui en vaut la chandelle. Une réalité à venir dépassant toutes les attentes : la rencontre avec Dieu et la félicité éternelle.
Cibler les déconstructeurs sans tomber dans la démoralisation
Les postures inquisitoriales ont désormais changé de camp. Si le présent est incertain, force est de reconnaître surtout que l’espérance appartient aux droites convictions. Nous désintéresserions-nous de l’avenir ? Nous aimons la famille ! Proposerions-nous donc, comme la majorité des députés de le réduire légalement ? Nous aimons la vie ! Frapperions-nous notre poitrine sur le passé de nos ancêtres ? Nous vénérons notre patrimoine ! Le poison du découragement, Jacques Bainville l’évoque dans son Histoire des Trois générations en citant le duc d’Audiffret-Pasquier. Ce dernier, prenant la parole à la Chambre en 1872, fustige les artisans de la débâcle de 1a guerre Franco-Prussienne de 1870 :
« Nous avez-vous seulement légué des embarras, des douleurs et des désastres ? Non, vous avez fait pire encore. Vous nous avez légué la démoralisation. »
Disons-le tout net : les discours progressistes sont d’une tristesse infinie quand ils ne sont pas d’une gênante bêtise. Il n’y aurait qu’à citer l’iconique « Je ne suis pas un homme, Monsieur. Je ne sais pas ce qui vous fait dire que je suis un homme mais je ne suis pas un homme ? ». Ces mots, prononcés en 2018, sur le plateau d’Arrêts sur Images, par l’administrateur (barbu) de l’Inter-LGBT, Arnaud Gauthier-Fawas (qui organise notamment la marche des fiertés) résument à eux-seuls l’immense décalage entre le pays réel et ce qu’il est convenu d’appeler le système médiatique.
Le bonheur d’un été français !
Tout au contraire de cette démoralisation latente, quel bonheur de croquer dans la vie en redisant notre espérance invincible en un redressement possible ! L’été arrive justement. L’heure est aux réjouissances, aux retrouvailles, aux éclats de rire, aux parties de cartes entre cousins, aux apéros entre voisins. L’heure est aux parties de pêche dans les étangs, aux nuits à la belle étoile, aux découvertes de paysages, aux haltes dans les chapelles de montagne, aux retours de camps scouts. “Un été français”, ce n’est pas seulement une chanson d’Indochine. C’est aussi une visite d’une fromagerie dans le Cantal, une arrivée de cyclistes au col de la Loze, un pardon breton à Sainte-Anne-d’Auray, un 15 août à Lourdes, une feria à Béziers, une retraite spirituelle à l’abbaye du Barroux. C’est encore un premier baiser au bord de la mer, les 80 ans d’une grand-père où tous trouvent l’occasion de se réunir, une randonnée entre amis, des trajets en voiture en chantant. Ce sont des glaces ou des bonbons partagés. Des souvenirs qu’on livre aux plus jeunes. Des petits-enfants qui attendrissent les plus âgés. Un été français, ce sont des déambulations lors de marchés qui donnent à redécouvrir des senteurs que la vie citadine nous avait fait oublier, des couchers de soleil dont on ne se lasse pas d’assister, des grains de sable qui viennent se glisser jusque sous nos draps, des Time’s Up ! en famille jusque tard dans la nuit, des petits déjeuners où l’on prend – enfin – le temps d’acheter des croissants !
Ne nous laissons pas voler nos joies. Pour ces viandes rouges, ces bouteilles débouchées ; pour ces airs claironnés, ces insouciances assumées ; pour ces processions aux flambeaux, ces cantiques mariaux ; pour ces semaines où il fera peut-être trop chaud (et alors ?!) mais où on ne sera pas au boulot : réjouissons-nous ! Grincheux et prophètes de malheurs, passez votre chemin. Nous, nous ne voulons refaire nos forces qu’autour de ce qui fonde le bonheur gaulois. L’amitié. Les rencontres. Les banquets. Et ce Ciel, qui loin de risquer de tomber sur nos têtes, nous rappelle qu’il y a toujours du bon à faire le bien autour de soi.
Un centre d’accueil Louis et Zélie à l’évêché d’Ajaccio
À partir du mois de septembre, à l’évêché d’Ajaccio, un lieu sera dédié à l’accueil et à l’écoute, “pour tenter de soulager les solitudes, notamment affectives, et aider à se débarrasser du fardeau, n’importe quel fardeau, que les gens peuvent parfois porter”, explique Guillaume d’Alencon, à l’initiative des centres d’accueil Louis et Zélie.
Monseigneur Bustillo, évêque d’Ajaccio, a émis l’idée d’un accueil à Ajaccio :
“C’est une initiative que je crois importante pour l’église, importante pour la société. Nous devons apprendre petit à petit à être plus bienveillants entre nous. Notre société est dure, intransigeante. On n’écoute pas assez, on juge et on condamne avec beaucoup de facilité, sans parfois connaître la réalité de ce que vivent les personnes, et ce qu’elles sont à l’intérieur”.
Deux personnes, bénévoles, se chargeront d’animer le centre d’accueil. Guillaume d’Alençon précise :
“C’est une équipe formée à l’écoute, en toute confidentialité. Le centre est un lieu chrétien mais ouvert à toutes et à tous. Dans les autres centres, nous accueillons près de 80 % des personnes qui ne sont pas catholiques. Et nous n’allons pas assommer les gens à coups de bible ou de catéchisme”. “Les personnes qui souffrent ont comme premier réflexe de ne pas en parler, et de se replier sur elles-mêmes. Et la solitude est un facteur aggravant. Au centre, elles seront accueillies avec bienveillance, et elles pourront être réorientées, si nécessaire. Certaines personnes ne soupçonnent pas que les problématiques qu’elles rencontrent peuvent parfois trouver des solutions assez évidentes au contact de professionnels…”
L’établissement catholique Stanislas mis en demeure par l’académie de Paris pour… ses cours de culture chrétienne
Délirant : l’établissement parisien Stanislas a reçu une mise en demeure de l’académie de Paris sur ses cours de culture chrétienne, et fera l’objet d’une “attention particulière” sur l’application du programme d’éducation à la sexualité (Evars).
Cette mise en demeure fait suite à une inspection de contrôle de l’académie de Paris, pour vérifier que l’établissement catholique s’est bien mis en conformité avec les recommandations de l’Inspection générale de l’Education (IGESR) formulées en juillet 2023.
Le directeur du collège Stanislas, Igor Le Diagon, a souligné que son établissement était “en conformité avec dix des onze recommandations formulées”.
S’agissant de la onzième, relative à l’enseignement de la culture chrétienne, “nous avons été surpris d’apprendre le 28 mai dernier de la part des inspecteurs que celui-ci devrait désormais devenir facultatif. Il s’agit là d’une demande nouvelle”. Tout en précisant que “des dispositions étaient en cours d’étude pour répondre à cette question”, il a estimé que celle-ci “dépassait le seul cadre” de Stanislas et devrait être abordée “à l’échelle nationale”. Il a promis que l’établissement serait “attentif à la bonne mise en place des programmes d’Evars”.
L’enseignement de culture chrétienne s’apparente à de l’instruction religieuse et doit faire l’objet d’un accord explicite des parents, exige le ministère.
Mai si les parents souhaitent que leur enfant intègre une école catholique, n’est-ce pas pour bénéficier d’une instruction religieuse ?
Sainte Anne : retrouver l’âme de la Bretagne
A quelques jours du 400e anniversaire des apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic, Aymeric Pourbaix reçoit dans En Quête d’esprit, avec Véronique Jacquier :
- Abbé Frédéric FAGOT, curé de Saint-Patern de Vannes
- Irène de CHÂTEAU-THIERRY, responsable de la commission art sacré du diocèse de Vannes
- Rémi SEIGLE, Général, organisateur de la “Troménie”
Terres de Mission : Mettre l’argent au service de l’évangélisation
Le 13 juillet, Terres de mission reçoit Aude Dugast, directrice de la chaire internationale d’éthique de la Fondation Lejeune, qui vient présenter la nouvelle masterclass de bioéthique – et surtout le nouveau master dédié à cette discipline importante, mais négligée dans l’enseignement supérieur français.
Puis Maxime Lartigou et Léonard Fontaine, fondateurs de la Financière St Matthieu, présentent cette société d’investissement un peu particulière qui s’engage à investir dans des sociétés et des secteurs compatibles avec la foi catholique et à distribuer 5% de son chiffre d’affaires à des associations catholiques.
Macron n’est pas un fait divers
Editorial du Bien commun, le journal de l’Action française :

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8 juillet en Russie : Jour de la famille, de l’amour et de la fidélité
Au XIIIe siècle, le saint prince Pierre était le deuxième fils du prince Youri Vladimirovitch de Mourom (250 km à l’est de Moscou). Il fut atteint d’une lèpre que personne ne pouvait guérir. Mais un jour, il eut une vision : une jeune paysanne du nom de Févronia pourrait le guérir. Févronia était une jeune fille pleine de sagesse et de beauté, connaissant l’art de guérir par les plantes ; même les animaux sauvages lui obéissaient. Le prince promit de l’épouser si elle le guérissait. Févronia le guérit en effet, mais le prince ne tint pas promesse. Le prince tomba alors de nouveau malade : Févronia le guérit une seconde fois et l’épousa.
Après la mort de son frère, le prince devait prendre le trône, mais les nobles s’y opposèrent et lui dirent : « Tu dois te séparer de ta femme ou quitter Mourom, car ta femme, par sa condition, est la honte de la noblesse. » Le prince choisit de quitter Mourom et de vivre dans la pauvreté avec son épouse.
Mais le trône restant vacant, les luttes intestines se multiplièrent allant jusqu’aux assassinats. Les nobles décidèrent donc de faire appel au prince Pierre : celui-ci revint avec son épouse Févronia qui sut se faire aimer.
Ayant atteint un grand âge, Pierre décida de devenir moine — avec le nom de David — et Févronia moniale — avec celui de Evfrosinia. Ils prièrent pour quitter ce monde le même jour et demandèrent à être enterrés dans le même tombeau séparés par une fine cloison. Ils décédèrent en effet le même jour — le 25 juin (8 juillet selon le calendrier civil) 1228.
Mais on ne les enterra pas dans le même tombeau, car ils étaient moines, mais dans des monastères différents. À la surprise générale, leurs reliques se retrouvèrent réunies le lendemain. Ils furent donc enterrés dans l’église de la Nativité de la Vierge à Mourom. Leurs reliques furent ensuite transférées dans le couvent de la Sainte-Trinité de Mourom où l’on peut aujourd’hui les vénérer.
Les moniales du couvent de la Sainte-Trinité recensent depuis les années 1990 les miracles effectués par les prières des saints Pierre et Févronia : les parents stériles ont la joie de donner naissance à un âge avancé, les couples en instance de divorce se réconcilient.
Ils sont donc devenus en Russie les saints patrons du mariage et de la famille, et leur fête, le 8 juillet, largement célébrée avant la révolution bolchevique. Elle est revenue après la chute de l’URSS, et en 2008, à l’instigation de la femme de Medvedev qui était alors président, c’est devenu officiellement le Jour de la famille, de l’amour et de la fidélité, un jour férié. Des défilés officiels, des processions, des kermesses sont organisées un peu partout par les nombreuses organisations de promotion de cette fête.
Cette année la participation a fait un bond : plus de 400.000 personnes selon les premières estimations, soit près du double de l’an dernier. Andrei Kormukhin, président du mouvement Famille, coordinateur des comités d’organisation, déclare :
« Le Défilé familial panrusse a eu lieu dans plus de 150 villes, avec plus de 400.000 participants, de Moscou à Saint-Pétersbourg, de Vladivostok à Kaliningrad, de Sotchi à Mourmansk, dans l’Oural, en Sibérie et dans la grande majorité des régions russes. Dans les régions frontalières, le défilé s’est déroulé dans des écoles, des jardins d’enfants, des centres culturels. Le succès de la Parade familiale a prouvé une vérité importante : pour notre société traditionnelle, la famille est une valeur bien plus importante que celles qui nous ont été imposées pendant de nombreuses années lorsque nous avons emprunté des idées à l’Occident. La Russie renaît, nos familles renaissent. Nous devons tous nous rappeler que chacun d’entre nous est le fruit de l’amour de deux cœurs et que nous n’existerions pas si nos pères et nos mères ne s’étaient pas rencontrés un jour. Aujourd’hui, alors que la Russie entre dans une nouvelle ère, il est temps d’abandonner les valeurs de l’individualisme et de l’épanouissement personnel et de revenir aux valeurs familiales traditionnelles telles que la maternité, l’enfance, les familles nombreuses et les foyers solides. Comme l’a déclaré notre président Vladimir Poutine le 3 juillet, il est temps de remettre la famille au goût du jour. »
Saint Bonaventure : un géant du catholicisme
Dans l’émission Les Belles figures de l’Histoire sur CNews, Aymeric Pourbaix évoque avec Véronique Jacquier et le père Jean-François Thomas la figure de saint Bonaventure, contemporain de saint Thomas d’Aquin :
Cinquième dimanche après la Pentecôte : “Va d’abord te réconcilier avec ton frère”
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Comme dimanche dernier, tous les chants du propre de la messe du cinquième dimanche après la Pentecôte sont extraits des psaumes, et nous allons y trouver à deux reprises, à l’Introït et à la Communion, le psaume 26, qui était déjà celui de l’Introït du quatrième dimanche, et dont nous avions dit qu’il était par excellence le psaume de la confiance en Dieu. Mais ce psaume comporte deux parties ; la première est l’affirmation de cette confiance, la seconde est la prière qui en résulte pour demander à Dieu sa protection…
Introït : Exaudi Domine… adjutor
Le texte de l’Introït du cinquième dimanche après la Pentecôte se situe au début de cette deuxième partie du psaume 26.
Exaudi Domine vocem meam qua clamavi ad te : adjutor meus esto, ne derelinquas me, neque despicias me, Deus salutaris meus.
Seigneur écoutez ma voix qui crie vers vous, soyez mon secours, ne m’abandonnez pas, ne me repoussez pas, Dieu qui êtes mon salut.
On pourra remarquer que la première phrase était déjà celle de l’Introït du dimanche dans l’octave de l’Ascension ; mais c’était surtout à cause de la phrase suivante : » Seigneur je cherche votre visage « , qui exprimait la prière des apôtres quelque peu désemparés après le départ de leur maître. Ici on ne retrouve pas cette deuxième phrase, et on passe directement au verset suivant du psaume, qui est un appel au secours, mais plein de confiance.
La mélodie de cette prière est dans l’ensemble calme et douce mais très expressive avec des accents bien soulignés, une montée suppliante sur l’appel au secours qui débute la deuxième phrase et un bel élan de confiance à la fin sur les mots salutaris meus.
Cet Introït est accompagné par le premier verset du psaume 26, par lequel débutait l’Introït du quatrième dimanche :
Dominus illuminatio mea, et salus mea : quem timebo ?
Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurai-je peur ?
Graduel : Protector noster
Le texte du Graduel du cinquième dimanche après la Pentecôte est encore une prière adressée à Dieu pour lui demander sa protection. Il est extrait du psaume 83 Quam dilecta tabernacula tua, dans lequel le peuple d’Israël, exilé loin de Jérusalem et du Temple, exprimait son ardent désir de revoir la maison de Dieu.
Protector noster aspice, Deus, et respice super servos tuos. Domine Deus virtutum, exaudi preces servorum tuorum.
Dieu notre protecteur, regardez et jetez les yeux sur vos serviteurs. Seigneur, Dieu des armées célestes, exaucez les prières de vos serviteurs.
Il faut remarquer que les derniers mots de la première partie super servos tuos ne figurent pas dans le psaume, qui dit : respice in faciem Christi tui, jetez les yeux sur le visage de votre oint. L’oint du Seigneur c’était le roi d’Israël, qui adressait cette supplication. On trouve d’ailleurs ce texte exact à l’Introït du quatorzième dimanche après la Pentecôte. Quant aux mots super servos tuos ils sont repris identiquement, texte et mélodie, au Graduel du sixième dimanche, où ils sont bien à leur place dans le psaume. Il semble qu’il y ait eu ici une volonté d’insister sur ce mot de » serviteur » car à la fin du Graduel également on chante : » exaucez les prières de vos serviteurs « , alors que le psaume dit seulement : » Exaucez ma prière « . Les serviteurs de Dieu ce sont ceux qui sont à son service, c’est nous tous en un certain sens, mais ce sont plus spécialement les âmes qui lui sont consacrées, à la prière desquelles nous nous unissons, pour le peuple de Dieu c’est-à-dire l’Église qui en a plus que jamais besoin. Non seulement les mots super servos tuos ont exactement la même mélodie que dans le Graduel de dimanche prochain, mais d’une façon générale nous nous trouvons dans une série de dimanches où les Graduels se ressemblent beaucoup, et les mêmes formules reviennent, notamment quelques grandes vocalises, ce qui n’empêche pas chaque mélodie d’être parfaitement adaptée au texte correspondant.
Alléluia : Domine in virtute tua
Le texte de l’Alléluia de cinquième dimanche après la Pentecôte est formé du premier verset du psaume 20, et on peut noter qu’à partir de ce dimanche et jusqu’à la fin du temps après la Pentecôte, tous les versets d’Alléluia, sauf de rares exceptions, ont pour texte le début d’un psaume. Celui-ci est un chant d’action de grâces de David, roi d’Israël, pour une grande victoire que Dieu lui a accordée sur ses ennemis.
Domine, in virtute tua lætabitur rex : et super salutare tuum exsultabit vehementer.
Seigneur le roi se réjouit de votre puissance. Il exulte avec force pour le salut que vous lui avez accordé.
C’est donc un chant de reconnaissance et de louange à la toute puissance divine pour toutes les grâces et les bienfaits dont elle nous a comblés.
La mélodie de cet Alléluia est assez extraordinaire et même unique dans le répertoire. Notons d’abord pour les connaisseurs que c’est le seul Alléluia du sixième mode, et encore s’agit-il ici d’un sixième mode assez particulier qui ressemble beaucoup au mode majeur moderne, et pourtant cette pièce n’est pas récente ; on la trouve dans les plus anciens manuscrits. Cette mélodie ample, solennelle et enthousiaste dont les larges vocalises balayent toute l’octave et même au delà, convient parfaitement pour exprimer les sentiments de louange et de reconnaissance du texte.
Offertoire : Benedicam Dominum
Le texte de l’Offertoire du cinquième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 15, prière du juste exprimant sa confiance en Dieu. Il sait que s’il s’appuie sur le Seigneur, il sera en sécurité. Saint Pierre a cité ce psaume dans son discours du jour de la Pentecôte en le mettant dans la bouche du Christ dont il prophétise la résurrection, et les versets qui sont chantés aujourd’hui se trouvent au début de la citation de saint Pierre, avant cette prophétie.
Benedicam Dominum, qui mihi tribuit intellectum : providebam Deum in conspectu meo semper : quoniam a dextris est mihi, ne commovear.
Je bénis le Seigneur qui me donne l’intelligence ; je vois toujours Dieu devant moi en ma présence, car il se tient à ma droite pour que je ne trébuche pas.
L’intelligence signifie que le Seigneur nous éclaire pour que nous sachions ce que nous devons faire. En ce temps après la Pentecôte qui figure le long cheminement de l’Église sur cette terre au milieu de bien des embûches, chacun de nous peut faire sienne cette prière, demandant au Seigneur son assistance et la lumière pour y voir clair. Illumina oculos meos chantions-nous déjà dans l’Offertoire du quatrième dimanche. La mélodie est très fervente et pleine de grands élans. On ne compte pas moins de sept montées successives, mais à la fin au contraire elle s’apaise et devient presque immobile sur les mots ne commovear en une longue contemplation pleine d’assurance.
Communion : Unam petii
Nous retrouvons dans la Communion du cinquième dimanche après la Pentecôte le même psaume qu’à l’Introït, le psaume 26, qui est très utilisé dans ces premiers dimanches après la Pentecôte ; ce sera encore celui de la Communion de dimanche prochain, ce qui montre bien que la confiance en Dieu qu’exprime ce psaume est le sentiment dominant de cette période de l’année liturgique. L’antienne de Communion de ce jour est tirée de la première partie du psaume, à la suite de l’Introït de dimanche dernier ; elle exprime la sécurité que l’on éprouve lorsqu’on est auprès du Seigneur dans sa maison, objet des désirs de David quand il a composé ce psaume.
Unam petii a Domino, hanc requiram : ut inhabitem in domo Domini omnibus diebus vitæ meæ.
La seule chose que j’ai demandée au Seigneur, celle que je recherche, c’est d’habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie.
La maison du Seigneur, on le sait, c’est l’église de pierre avec un petit » é « , c’est l’Église des âmes avec un grand « É », et c’est aussi le ciel, objet de nos désirs.
Censure d’un blog catholique italien

Le blog italien traditionnel Messa in Latino (1 027 000 vues le mois dernier, environ 22 000 articles publiés et archivés), a été retiré hier matin de la plateforme Blogger, propriété de Google.
Des contenus auraient été jugés haineux par l’algorithme de Google. La guillotine est tombée semble-t-il en raison d’articles contre l’admission des femmes au diaconat, la franc-maçonnerie, les “fiertés”.
Les avocats de Messainlatino.it, dans leur mise en demeure envoyée à Google, expliquent qu’il s’agit d’un
« blog de doctrine et de liturgie catholique, fidèle au Magistère de la Sainte Église Romaine ; il n’est donc en aucun cas compréhensible qu’une telle censure soit justifiée ».
Source : Abbé Barthe
Messa in latino communique sur X :
AVIS
Ce matin, 11 juillet, la plateforme de blogs a supprimé notre blog MESSAINLATINO car, selon eux, certains rapports affirmaient que nous avions enfreint la politique de l’entreprise (sans préciser lesquels). Nous avons fait appel : nous attendons ! Merci à tous.
⚠️AVVISO
Stamattina 11 luglio la piattaforma blogger ha rimosso il nostro blog MESSAINLATINO perché, dice, alcune segnalazioni avrebbero lamentato la violazione da parte nostra della politica aziendale(ma non ci hanno detto quali). Abbiamo fatto ricorso: attendiamo!Grazie a tutti— MiL_MessainLatino.it (@messainlatino) July 11, 2025
En 2018, Le Salon beige a quitté ce type d’hébergeur pour prendre sa liberté et ne plus dépendre d’un tiers. Mais cela nécessite des moyens.
Votez pour le prix de la Pelleteuse d’or
Chers « justiciers » du patrimoine,
Oui, justiciers, c’est le terme que nous cherchions depuis longtemps, car si vous suivez fidèlement nos actions, c’est justement parce que vous devez penser que le patrimoine est de plus en plus victime d’agressions en tous genres, qui vont de l’abandon, en passant par la défiguration, et bien évidemment, ce qui est de plus en plus le cas, la démolition.
Nous l’avions annoncé dans plusieurs de nos publications sur les réseaux, cette année, c’est vous qui élirez le gagnant de « La Pelleteuse d’Or » édition 2025.
Pourquoi la Pelleteuse d’Or? C’est tout simplement une façon ironique de dénoncer les démolitions injustifiées et d’alerter sur les dérives, à la fois de la promotion immobilière qui emporte tout sur son passage, mais également, sur les abus récurrents de certains élus qui, aujourd’hui, s’arrogent même le droit de démolir sans la moindre autorisation administrative, comme c’est le cas pour une tour médiévale à Provins.
Nous avons gardé 7 « candidats » sur les 14 du « casting » initial. C’est maintenant à vous de faire votre choix.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Les gendarmes français n’ont évidemment que cela à faire
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pénale visant la plateforme X d’Elon Musk pour des soupçons de manipulation d’algorithmes à des fins d’« ingérence étrangère ». Le « soupçon » porte sur une manipulation en faveur de l’AfD, parti politique allemand.
Quelle est la compétence du parquet de Paris sur ce sujet ? Cela fait suite à deux plaintes déposées en janvier, dont une du député macroniste Éric Bothorel.
Est-ce pour détourner la maréchaussée d’autres enquêtes autrement plus importantes ? Il est permis de compatir avec les gendarmes chargés de cette enquête surréaliste. Et on se demande comment la justice, qui a des centaines de procédures en attente, va encore trouver un peu de temps.
Elon Musk pourrait ainsi être interpellé s’il venait en France, comme Pavel Dourov, le PDG de Telegram, arrêté en 2024. Réaction de Pavel Dourov :
Les bureaucrates français mènent une croisade contre la liberté d’expression et le progrès technologique. Le recours à des enquêtes pénales plutôt qu’à des règles claires pour réglementer les entreprises Internet va effrayer les investisseurs et nuire à la croissance économique du pays pendant des décennies.
L’action de l’Oeuvre d’Orient en 2024
L”Oeuvre d’Orient a publié un bilan de son action en 2024:
- 78 000 donateurs,
- plus de 39,4 millions de ressources en 2024 et 1 173 projets soutenus.
Principaux pays bénéficiaires: le Liban (34,5% des aides), la Syrie (17,7%) et l’Ukraine (6,8%).
L’Algérie garde en prison un écrivain franco-algérien. La France libère un algérien qui a tué 8 personnes et fait 150 blessés.
L’un des auteurs des attentats meurtriers de 1995, Boualem Bensaïd, sera remis en liberté le 1er août après un feu vert de la cour d’appel de Paris à une demande de libération, sous condition d’expulsion vers l’Algérie.
Reconnu notamment coupable d’avoir posé la bombe qui a explosé dans le RER B station Saint-Michel le 25 juillet 1995, faisant 8 morts et 150 blessés, Boualem Bensaïd avait été condamné en 2002 puis en appel en 2003 à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Aujourd’hui âgé de 57 ans, il a passé près de trente années en prison.
Et pendant ce temps, la France attend désespérément la libération de Boualem Sansal.
Le féminisme mène à l’autodestruction
“Je ne veux plus me taire en me disant que tout le monde le fait, alors c’est OK. Non!” Voici le témoignage de Wintana, le 9e témoignage d’une série lancée par l’ECLJ.
Chapitres:
- 00:00 Introduction
- 00:39 Mon histoire
- 05:50 Le féminisme
- 08:56 Alternative à l’avortement
- 10:43 Mes enfants
- 13:48 Mes parents
L’ensemble de nos médias subventionnés devient complotiste
Victimes d’une crise d’hystérie collective, l’ensemble de nos médias a désigné le nouveau diable de la République :

Décision du conseil d’Etat : le temps de parole de Philippe de Villiers doit être décompté
Philippe de Villiers contestait la délibération de l’Arcom le classant comme une personnalité politique. L’Autorité́ de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom) lui a attribué la nuance « divers droite ». Conformément à la loi, cette classification stipule que ses temps d’intervention sur les antennes doivent être décomptés et rattachées au courant politique dont il relève.
Le 16 juin, le fondateur du Puy du Fou demandait au Conseil d’État l’annulation de cette décision pour « vice de procédure » car il n’avait pas bénéficié d’une procédure contradictoire et pour « erreur manifeste d’appréciation ». Il se présentait comme un « écrivain, scénariste bénévole pour le parc d’attractions du Puy du Fou et animateur d’une émission de télévision » diffusée les vendredis à 19 heures sur CNews. Le jeudi 10 juillet, le Conseil d’État a rejeté la requête de Philippe de Villiers. Selon la plus haute juridiction, l’ancien président du conseil général de Vendée (1988-2010) et fondateur du Mouvement pour la France « doit être regardé comme personnalité politique » au sens et pour l’application du second alinéa de l’article 13 de la loi du 30 septembre 1986… car « il a exercé de nombreux mandats électoraux aux niveaux local, national et européen (2004-2014), a présenté à deux reprises sa candidature à l’élection présidentielle (en 1995 et 2007), a rejoint en 2022 l’équipe de campagne d’un candidat à cette même élection ».
Le Conseil d’État rappelle également que Philippe de Villiers « prend position de manière régulière à la télévision et dans la presse sur divers sujets politiques, participant ainsi activement au débat politique national ». Il confirme donc que « l’Arcom n’a pas entaché sa décision d’erreur de qualification juridique. »
Mais, rassurez-vous, Lea Salamé pourra présenter le 20H de France 2. Elle pourra commenter tous les jours
- l’actualité politique en France, même si son compagnon Raphaël Glucksmann prépare sa candidature à la Présidentielle
- la guerre entre l’Ukraine et la Russie, même si son compagnon a été marié à une femme politique ukrainienne avec qui il a eu un fils
Témoins de l’invisible – Quinze ont été choisis, qu’ont-ils donc à nous dire ?
Pour un bel été à la conquête du Ciel, quinze saints et bienheureux, dont la vie est présentée dans cette nouvelle collection Témoins de l’invisible ont retenu notre attention. Vous les connaissez déjà ? Mais non ! Vous croyez les connaître ! Mais pas sous cette approche.
Dans ces romans biographiques, les auteurs se sont attachés à faire vivre leur personnage, leur héros, leur saint ; à les faire réfléchir, prier, fidèlement selon leur caractère, leur personnalité, leur vie et leurs épreuves. Ils parlent, s’interrogent. C’est un travail magnifique et vivant.
Des pages enlevées, claires, épiques et fortes, pour découvrir la vie de ces hommes et femmes consumés par l’amour de Dieu, qui ont consacré leur existence à l’annonce de l’Evangile et à la charité. Des pages, belles, émouvantes, tristes parfois sur la terre pour nous pauvres humains, mais pleines de vie pour ceux qui veulent la joie du Ciel. Des anecdotes drôles, fraîches et parfois méconnues nous attachent au fil des pages à ces personnages de notre histoire de France ou de la belle vie de l’Eglise.
Les auteurs sont nombreux, tous de talent, avec une belle plume qui ravive la foi, élève les cœurs : Pauline de Vencay, Bénédicte Delelis, Isabelle stock, Claire Astolfi, Marie Malcurat, Julio César Romano, Paul de Seze…
Les trois dernières parutions :
– Pier Giorgio Frassati, qui sera canonisé le 7 septembre 2025.
– Le Curé d’Ars, “patron de tous les curés de France”, voilà une vie qui a eu son lot de tribulations
– Saint Thomas d’Aquin, pour les 800 ans de sa naissance.
Les autres titres plus anciens déjà, plébiscités par l’Action familiale et scolaire, L’Homme Nouveau, Medias Presse Infos, C News, Chouette un livre, Zélie, … Et le site de notre amie Valérie d’Aubigny et de son vaillant comité de lecture, 123 Loisirs – je vous invite chaleureusement à visiter son site- a souligné la qualité des ouvrages par plusieurs « coups de cœur » dans cette liste !
– Claire de Castelbajac, une vie pleine de joie qui se lit comme un roman.
– Saint Pierre, le premier pape
– Saint Paul, le fougueux : ” Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ”
– Saint Louis le grand roi de France, une biographie qui le rend proche de ses lecteurs, retraçant un règne vécu sous le sceau de l’amour de Dieu.
– Sainte Louise de Marillac, la vie de la co-fondatrice des Filles de la Charité, patronne des travailleurs sociaux chrétiens
– Sainte Thérèse de Lisieux, un livre qu’on referme avec un seul désir : suivre la petite voie de Thérèse pour changer le monde avec elle !
– Sainte Bernadette, jeune fille simple et humble, fidèle messagère entre le Ciel et les hommes.
– Sainte Pauline Jaricot, le quotidien des ouvriers lyonnais du début du XIX° siècle, aux côtés d’une grande apôtre de la charité !
– Sainte Geneviève, la guerrière qui oeuvrait pour la paix ! une femme étonnamment moderne.
– Saint Don Bosco, saint patron de la jeunesse (et des prestidigitateurs !), pour qui la joie était le secret de la sainteté.
– Saint Charles de Foucauld, le portrait du frère universel, homme ardent et rebelle, modèle pour toutes les générations.
– Saint Carlo Acutis, le premier tome de la collection, son histoire touche le cœur des jeunes par milliers.
Ces livres s’adressent à des lecteurs à partir de 12-14 ans. Mais je vous assure que certaines belles figures peuvent vous émouvoir encore … Témoins de l’invisible, une belle collection catholique avec ces seize titres, fond historique travaillé, vocabulaire recherché, élan spirituel fort, édition soignée.
Retrouvez ces titres sur LIVRES EN FAMILLE, la librairie au service de la famille !
https://www.livresenfamille.fr/module/eccollection/listing?id_collection=1929
Témoins de l’invisibles, Editions Emmanuel Jeunesse, 12-13.90 € selon les volumes, de 180 à 200 pages.
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Le retour du chant grégorien
France catholique consacre son numéro de la semaine aux choeurs d’enfants. Extrait d’un entretien avec l’abbé Guillaume Antoine, aumônier national de la fédération des Pueri cantores et recteur de l’abbaye de la Lucerne :

Ecole : une circulaire pour donner plus de liberté aux chefs d’établissement
Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Michel Valadier est directeur de la Fondation pour l’école et ancien chef d’établissement, salue le projet de circulaire précisant le rôle des directeurs d’école :
Comme chacun sait, l’école publique va mal. Une des principales causes internes de cette crise vient de la double hiérarchie qui s’exerce sur le professeur – inspecteur et directeur – et qui empêche trop souvent ce dernier de faire ce qui serait bien pour son école et pour ses élèves. Depuis 2023, les ministres qui se sont succédé cherchent à faire évoluer le « référentiel métier des directeurs d’école ». Une nouvelle version en préparation provoque l’ire des syndicats alors que ce document précise et adapte le rôle des directeurs d’école, leur permettant de mieux œuvrer au service des élèves et des familles.
Le journal L’Humanité sonne la charge en publiant le 27 juin dernier un article intitulé : « Le gouvernement veut transformer les directeurs d’école en contremaîtres ». Le ton fleure bon la lutte des classes en nous servant la caricature du contremaître hurlant ses ordres aux pauvres ouvriers, pour le compte du patron exploiteur. Loin d’être infamant, le parallèle soulève finalement la question centrale : qu’attend-on d’un chef ? Qu’il incarne une vision, qu’il s’occupe de ses collaborateurs, qu’il sache faire preuve d’autorité et fasse grandir les personnes qui lui sont confiées en veillant au bien commun.
Le texte prévoit de renforcer le rôle d’accompagnement pédagogique du directeur pour mieux l’inciter à homogénéiser les méthodes employées dans son école. Les syndicats s’inquiètent du « rôle de surveillance » que cela entraînerait et qui mettrait en danger la liberté des professeurs. Plus grave à leurs yeux, les directeurs « se substitueraient aux inspecteurs de l’Éducation nationale, seuls agents aujourd’hui légitimes pour évaluer les pratiques pédagogiques des professeurs ». Le fait que le directeur se préoccupe de la cohérence et de la progression des enseignements d’une classe à l’autre leur semble inacceptable. Et l’on se demande pourquoi l’école va si mal ! Il est également saisissant de constater que les grands absents dans les arguments développés par les opposants à cette circulaire sont les élèves. Ce projet est-il bon pour eux ? Ce n’est apparemment pas le sujet…
En réalité, les syndicats ne souhaitent pas que le directeur… dirige. Pour eux, le directeur doit rester un pair désigné pour organiser la vie de l’école, mais sans autorité. Le supérieur hiérarchique des professeurs doit rester l’inspecteur et tant pis si celui-ci passe très rarement dans chaque école. Ils appellent de leurs vœux le retour de la première circulaire qui date de… 1908. Le système de primum inter pares a peut-être fonctionné à l’époque, mais en 2025 presque tout a changé : l’implication des parents, le niveau scolaire, le respect de l’autorité, l’arrivée d’un nombre important d’élèves non francophones, la gestion des smartphones, de l’IA, etc.
Tout le monde s’accorde sur le fait que l’école publique traverse une crise terrible. L’école privée s’en sort mieux, entre autres parce que le directeur exerce une responsabilité managériale assumée sur les professeurs même si, dans les écoles sous contrat, il n’a pas la responsabilité hiérarchique. Et le succès grandissant des écoles libres dites hors contrat vient en grande partie de là.
Loin d’aggraver la situation, préciser le rôle du directeur, ses responsabilités et lui donner le pouvoir correspondant est sans doute l’atout maître qui peut aider l’école publique à mieux régler le quadruple défi existentiel qui se pose à elle aujourd’hui : sécurité, autorité, cohérence, résultats. Laisser diriger et décider le responsable qui est sur le terrain est un principe simple qui fait ses preuves dans toutes les organisations humaines.
Par ailleurs, pourquoi voir une menace pour les professeurs si l’élaboration du projet pédagogique est placée sous la responsabilité du directeur alors qu’il est déjà chargé de sa mise en œuvre ? Au contraire, une plus grande cohérence des enseignements donnés aux élèves ne peut que renforcer l’esprit d’équipe parmi les professeurs tout en améliorant les progrès des élèves. Certains opposants à cette réforme craignent enfin que le rôle accru du directeur entraîne un esprit de compétition entre écoles par « une mise en concurrence implicite du fait que le directeur serait chargé d’analyser les résultats des élèves aux évaluations nationales ». Cette crainte, purement hypothétique, fait fi de la nécessité de se remettre régulièrement en cause, d’accepter de comparer ses pratiques et de s’inspirer du succès des autres.
Il y a toutefois un point soulevé par les syndicats qui mérite l’attention : pour exercer correctement sa mission, le directeur a besoin de temps pour diriger ; ce qui suppose d’augmenter sa disponibilité. Il est indéniable que ce texte constitue une avancée qu’il convient de saluer car – sans aller encore jusqu’au bout de sa logique propre – il va dans le bon sens, ce qui profitera in fine aux élèves. Alors, tenez bon madame Borne, mettez cette circulaire en œuvre !
3 élections législatives partielles devront être organisées prochainement
Trois députés sont contraints de démissionner après avoir été déclarés inéligibles par le Conseil constitutionnel vendredi 11 juillet :
- Stéphane Vojetta, député du parti macroniste Ensemble pour la République (EPR) dans la 5e circonscription des Français établis hors de France,
- Brigitte Barèges, député UDR, le parti d’Eric Ciotti allié au RN, dans la 1re circonscription du Tarn-et-Garonne,
- Jean Laussucq, député EPR dans la 2e circonscription de Paris.
Les trois députés ont été déclarés inéligibles pour des raisons fiscales “pour une durée d’un an” et “démissionnaires d’office” de leurs mandats, a annoncé le Conseil constitutionnel. Par conséquent, des élections législatives partielles devront être organisées prochainement.
Le Pape qui chante
D’Aurelio Porfiri, éditeur et écrivain catholique italien, pour le Salon beige:
Nouveau scandale concernant la PMA, liée à un donneur porteur d’un gène cancérigène
Entre l’industrialisation de la procréation et l’eugénisme, la frontière est ténue, voire inexistante :
En 2023, l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) en Belgique est alertée qu’un donneur danois, porteur d’un gène cancérigène, a permis la naissance d’au moins 67 enfants par fécondation in vitro (FIV) en Europe. À ce jour, 10 cas de cancers ont déjà été diagnostiqués parmi ces enfants. En Belgique, le sperme de ce même donneur a été utilisé par 12 centres de fertilité pour féconder 37 femmes différentes. 54 enfants conçus avec les gamètes de ce donneur ont été recensés à ce stade en Belgique, chacun d’entre eux étant donc potentiellement porteur du gène cancérigène.
L’AFMPS ne sait pas combien de fois la règle de 6 femmes pour un donneur a été enfreinte entre 2007 et 2024. Il pourrait donc y avoir davantage que 67 enfants concernés par la transmission du gène pathologique du donneur en question.
En Belgique comme au Danemark, les donneurs doivent se soumettre à une série d’examens médicaux pour vérifier qu’ils ne sont pas porteurs des maladies génétiques les plus courantes. Le donneur en question est passé par The European Sperm Bank, un centre privé basé à Copenhague, qui exporte les gamètes dans toute l’Europe. Cependant, au moment du don en 2008, on ne connaissait pas le lien entre cette caractéristique génétique présente chez le donneur et le risque de cancer. Le lien a été effectué ultérieurement grâce aux recherches du Dr Edwige Kasper, biologiste à l’hôpital universitaire de Rouen en France.
Dans ce contexte, les progrès de la génétique et le développement des dépistages font désormais apparaitre un risque : celui de multiplier les tests génétiques sur les donneurs pour éviter, à l’avenir, de transmettre des maladies. Si l’objectif d’avoir des enfants en bonne santé est compréhensible, les moyens utilisés soulèvent de graves questions éthiques. En effet, à travers la sélection toujours plus poussée des gamètes des donneurs ou le tri des embryons pour évincer ceux qui sont porteurs de gènes problématiques, la procréation artificielle favorise une forme d’eugénisme libéral au nom de la bienfaisance à l’égard des enfants ainsi conçus. Apparaît par ailleurs progressivement le risque que, pour éviter tout risque de transmission génétique d’une maladie grave, la procréation artificielle soit bientôt encouragée à grande échelle, au détriment de la procréation naturelle, y compris pour les couples ne rencontrant pas de problème à concevoir naturellement.
Un nouveau toit pour l’ermitage de Mourmelon
L’Ermitage de Tous-les-Saints-de-la-Terre-russe près de Saint-Hilaire-le-Grand en Champagne jouxte le Cimetière militaire du Corps Expéditionnaire Russe en France. Cet ermitage fut fondé par l’archimandrite Alexis (Kireevsky) (1870-1945), qui avait passé 26 ans au Mont Athos, avant d’être appelé en 1925, pour être aumônier d’un couvent et orphelinat russe de la région parisienne. C’est après avoir participé au pèlerinage annuel au Cimetière qu’il ressentit la nécessité d’une prière continuelle pour les officiers et soldats de l’Armée Impériale Russe qui avaient donné leurs vies pour la France au cours de la Première Guerre mondiale et, pour la plupart, étaient oubliés des leurs.
Depuis 2013, c’est le père Ambroise qui assure le service spirituel et l’entretien de l’ermitage. Malheureusement, le toit qui abrite le père Ambroise menace ruine et demande de grosses réparations.
L’Association des Amis de l’Ermitage a besoin de votre aide pour la réalisation de ces gros travaux afin de redonner une longévité à cette demeure ancienne de plus de 70 ans construite avec très peu de moyens par les moines à cette période. À cet effet, une cagnotte a été ouverte en ligne.
Merci à tous.
https://www.leetchi.com/fr/c/refection-de-la-toiture-a-lermitage-1624028
FRANCE 3 — Champagne Ardenne : https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/marne/moine-russe-orthodoxe-il-lance-une-cagnotte-pour-sauver-son-ermitage-et-rassure-l-endroit-n-appartient-pas-a-la-russie-elle-meme-3177300.html
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Les conséquences stratégiques de la guerre en Ukraine
La diffusion de la vidéo de l’audition devant l’Assemblée nationale du général Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées, a suscité un certain nombre de commentaires, provoquant même une réaction de Xavier Moreau sur son site Stratpol. J’apprécie Xavier Moreau mais son tropisme pro-russe l’empêche parfois de prendre du recul (plutôt que de traiter les généraux français de “Gamelin”, il pourrait nous parler des généraux russes limogés à tour de bras…). Parler de victoire tactique et de défaite stratégique n’a rien d’incohérent. On appelle cela aussi une victoire à la Pyrrhus (sans jeu de mot). Evidemment que les forces russes dominent le terrain en Ukraine, mais le conflit dure aujourd’hui depuis plus de 3 ans et force est de constater que l’opération spéciale lancée par Vladimir Poutine est tout de même laborieuse.
Mais là n’était pas le sujet. Il s’agissait de regarder au-delà des affrontements en Ukraine et d’observer les répercussions de cette guerre sur le plan international. Certes, la Russie n’est pas isolée, comme le montre l’alliance hétéroclite des BRICS. Mais la chute du régime d’Assad en Syrie (que Poutine n’a visiblement pas vu venir), l’attaque d’Israël en Iran, le divorce très récent entre la Russie et l’Azerbadjian, et la menace chinoise tentent à conforter les propos du général Burkhard, que je recite, car certains ne l’ont visiblement pas lu avant de le commenter :
Mon évaluation est la suivante : si l’on regarde objectivement la situation, à la date d’aujourd’hui, la Russie est en train de subir une défaite stratégique. L’attaque de la Russie est en réalité une forme de désastre militaire, qui se matérialise par des centaines de milliers d’hommes perdus, morts ou blessés. Bien évidemment, quand elle a attaqué le 24 février 2022, elle pensait l’emporter en quelque mois, objectif qu’elle n’a pas atteint.
Simultanément, la Suède et la Finlande ont basculé d’une position de neutralité à une adhésion à l’Otan, ce qui était une ligne rouge absolue pour la Russie et pour l’URSS depuis 1945. Or elle se retrouve aujourd’hui dans une situation géographique très compliquée. Finalement, la guerre en Ukraine a neutralisé la mer Noire, et la zone Baltique, qui était difficile à gérer par l’Otan, puisque la Suède et la Finlande étaient neutres, est devenue aujourd’hui une sorte de lac otanien. En cas de confrontation, pas un seul bateau russe n’arriverait à traverser la Baltique. Or entre 50 % et 60 % des approvisionnements économiques de la Russie passent par Saint-Pétersbourg.
Par ailleurs, vous pouvez constater la situation de vassalisation de la Russie vis-à-vis de la Chine et d’un certain nombre de pays, qui la place d’ailleurs en difficulté lorsqu’il s’agit d’appuyer ses partenaires stratégiques, comme nous l’avons vu en Syrie ou en Iran. Méfions-nous néanmoins, la Russie a toujours quelques ressorts et quelques tours à jouer.
Le dernier point sur lequel la Russie consomme sa défaite stratégique est le suivant : quand la guerre en Ukraine se terminera – car la guerre se terminera un jour – et que la Russie démobilisera, la société russe se retrouvera confrontée à de graves problèmes. Cette guerre aura rappelé à tous les Russes le faible prix que représente la vie humaine en Russie, pays qui paye ses soldats entre 3 000 et 4 000 euros pour aller combattre sur le front mais vient seulement de relever à 1 000 euros le salaire des médecins. Mais ici encore, soyons clairs et lucides : si nous laissons la guerre se poursuivre de cette manière, je crains que la Russie soit capable de tenir cinq minutes de plus que nous, même dans cette situation. Elle vivrait alors une défaite stratégique, mais elle pourrait l’afficher comme une victoire. Il nous faut donc casser la linéarité de la guerre.
Le général ne cite pas le cas de l’Azerbadjian, désormais ancien allié de la Russie. En février 2022, juste avant l’invasion de l’Ukraine, Bakou et Moscou signaient encore une “déclaration d’interaction alliée”. Dans le conflit avec l’Arménie, la Russie n’a pas défendu les séparatistes arméniens, ses alliés traditionnels, ce qui a été perçu à Bakou comme un feu vert implicite à sa reconquête territoriale. Est-ce à dire que le conflit ukrainien empêche la Russie de s’occuper de ses autres voisins ou alliés ? Le cas syrien semble le confirmer. Depuis, l’Azerbaïdjan assume une stratégie d’autonomie régionale et s’appuie sur son alliance militaire avec la Turquie. Moscou risque de perdre l’un des derniers partenaires stables du Caucase.
Par ailleurs, un document émanant des services russes souligne que Moscou s’inquiète de l’espionnage de la Chine et de la vassalisation de son pays. Espionnage militaire, guerre informationnelle en Sibérie : la Russie apparait de plus en plus soumise à la Chine. Les services russes s’inquiètent de l’infiltration chinoise, de l’espionnage en cours sur leur sol, du recrutement d’agents et de projets de contrôle de la Sibérie et de l’Arctique. Les agents russes affirment que Pékin tente de plus en plus de recruter des espions russes et de mettre la main sur des technologies militaires sensibles, parfois en attirant des scientifiques russes mécontents. Ils craignent que des universitaires chinois ne préparent le terrain pour revendiquer des territoires russes. Ils ont également averti que des agents secrets chinois menaient des activités d’espionnage dans l’Arctique sous le couvert de sociétés minières et de centres de recherche universitaires. Les inquiétudes concernant l’expansion de l’influence chinoise ne se limitent pas aux régions frontalières de l’Extrême-Orient russe. Selon le document, la Chine a commencé à déployer cette stratégie en Ouzbékistan, sphère d’influence russe.
Ce qui apparaît donc c’est qu’un certain nombre d’Etats profitent du fait que la Russie soit trop occupée par le conflit ukrainien pour avancer leurs pions. La situation de l’armée russe n’est pas aussi parfaite que certains aimeraient le faire croire. Sans revenir sur l’incroyable mutinerie du groupe Wagner et “l’accident” d’avion qui a vu périr Evgeny Prigozhin, le défunt chef de la force paramilitaire, le limogeage récurrent des généraux russes, à commencer par le général Surovikin, chargé de l’invasion de l’Ukraine, en 2023, puis, en à peine cinq mois, la mise en détention d’au moins dix généraux et responsables du ministère de la défense, poursuivis dans des affaires de fraude et de corruption, montre les carences de l’armée russe et expliquent sans doute la durée laborieuse du conflit. Récemment encore, c’est le chef des forces terrestres russes, le général Oleg Salyukov, qui a été écarté.
Alors évidemment on peut accuser l’OTAN, les franc-maçons, les néo-conservateurs, les macronistes et l’incompétence de nos dirigeants politiques qui ont détruit l’Armée française, mais tout cela ne fait pas pour autant de la Russie une alliée. La Russie mène une guerre d’influence contre la France, composée d’espionnage, de désinformation et d’ingérence. Le patron de la DGSE évoque notamment une opération de contre-espionnage de 2022, au cours de laquelle un haut cadre français de l’industrie a été identifié comme informateur des services russes, rémunéré pendant plus de dix ans. Désormais, les campagnes numériques russes sont accompagnées d’actions physiques, menées sur le territoire national par des intermédiaires rémunérés. Des « effecteurs », comme les appelle le directeur général de la DGSE, chargés de monter des opérations symboliques ou provocatrices. Lorsque Vladimir Poutine « inaugure un monument au siège du SVR à la gloire des clandestins sous couverture profonde à l’étranger, et y inscrit Pékin, Paris, Londres ou New York, il assume qu’il a des agents clandestins ».
Un militant LFI et LGBTXYZ à la tête d’un réseau pédocriminel
Le Parisien publie une enquête sur les crimes abominables de Pierre-Alain Cottineau, à la tête d’un réseau pédocriminel. Le quotidien avertit le lecteur en préambule “cet article contient des descriptions de scènes d’une extrême violence susceptibles de heurter la sensibilité des lecteurs.” De fait, la description des faits commis par ce militant LFI est insoutenable. Rappelons que ce militant du Nouveau Front Populaire a été candidat LFI aux élections départementales en 2021.
L’homme est un tortionnaire, coupable de viols sur des enfants de trois ou quatre ans et même un bébé de cinq mois. Assistant familial, Pierre-Alain Cottineau, 32 ans, père célibataire d’une fillette, s’occupe depuis début décembre 2023 d’enfants en bas âge placés à son domicile. Il a obtenu son agrément après avoir suivi une formation d’une soixantaine d’heures et présenté son casier judiciaire (vide). Il animait un réseau pédocriminel : « J’ai des enfants à disposition », a-t-il écrit sur un forum du Darknet.
Pierre-Alain Cottineau est aussi un homosexuel engagé, qui a été président d’une association de défense des personnes LGBTQ+. Sa mère a confié qu’à l’âge de 15 ans, alors qu’il venait de se déclarer homosexuel, il aurait agressé sexuellement un enfant de quatre ans gardé par sa mère. Elle aurait signalé cet événement à la PMI (protection maternelle et infantile) mais sans que cela n’entraîne de conséquences, ni pour elle ni pour son fils.
Mgr de Kérimel, empêtré dans une cabale qu’il a provoquée
Le moment était mal choisi pour promouvoir à la chancellerie du diocèse de Toulouse un prêtre condamné pour abus sexuels. Juste après le scandale de l’affaire Betharram, Mgr de Kérimel aurait pu avoir un peu de jugeote. Confronté aux critiques, il maintient sa décision et s’en explique dans une lettre hallucinante de deux pages, estimant que le prêtre condamné répond au critère exigé par le droit canonique “au-dessus de tout soupçon”… Selon la victime, non seulement l’abbé Spina ne lui a pas demandé pardon, mais au procès il l’a accusé de le poursuivre pour l’argent, d’aller voir des prostituées, d’avoir le sida…
Au passage l’évêque commence son courrier en étrillant « le prisme déformant de la presse ». Cette presse sans laquelle une décision incompréhensible aurait pu passer en catimini et ne nécessiter aucune explication embarrassante… C’est trop facile.
Et ce n’est pas tout, l’évêque de Toulouse précise que “la victime DOIT aller de l’avant pour se reconstruire”. Quelle énergie fabuleuse est capable de déployer Mgr de Kerimel pour l’accompagnement et la réinsertion d’un coupable. On aimerait juste qu’une pareille énergie soit déployée pour les victimes…
Enfin, sachez que passer du poste de vice-chancelier à celui de chancelier ne constitue pas une promotion, “comme certains organes de presse ont voulu le faire”. S’est-il relu avant de signer ce torchon ?

Evidemment, qu’il ne s’étonne pas maintenant d’être la cible des associations de défense des victimes. Elles ne le lâcheront pas et on peut, sans trop de tromper, estimer que Mgr de Kerimel subira le même sort que Mgr Barbarin.

Nouveau projet liberticide d’Aurore Bergé
Aurore Bergé, ministre de la lutte contre la discrimination, a annoncé mercredi que l’État va financer (c’est Nicolas qui paie) un projet de coalition d’associations pour signaler auprès de l’Arcom les propos haineux prononcés en ligne.
Cette coalition comprend les associations d’extrême-gauche et liberticides : Le Crif, la Fédération des centres LGBTI+, Flag!, la Licra, M’endors pas, le Mouvement du Nid, Osez le féminisme, le Planning familial, Respect Zone, Sos Homophobie, SOS Racisme et Addam.
Ces associations sont «déjà aidées financièrement, mais elles vont l’être encore plus pour qu’elles puissent recruter des gens qui vont être dédiés à la lutte contre la haine en ligne». Désormais, ces associations seront «en lien direct avec l’Arcom, l’autorité de régulation, de manière à ce qu’elles soient prioritaires».
Le gouvernement cherche à faire 40 milliards d’économies, mais ces associations parasites (dire cela est-ce de la “haine en ligne” ?) se gavent sur le dos des Français.
Grand remplacement
C’est dans Le Parisien :

Et dans l’article :
Le top 10 chez les garçons
1. Ibrahim
2. Mohamed
3. Gabriel
4. Adam
5. Isaac
6. Noah
7. Léo
8. Aaron
9. Liam
10. Eden
Le top 10 chez les filles
1. Nour
2. Alma
3. Inaya
4. Lina
5. Jade
6. Sofia
7. Emma
8. Eva
9. Mia
10. Victoria
175 dissidents ont voté la censure de Van der Leyen. C’est une première étape à suivre
La motion de censure contre Ursule a obtenu 175 voix, contre 360.
Seuls les députés étiquetés « d’extrême droite » (et assimilés) l’ont votée. Voici le tableau du vote des députés français réalisé par Sarah Knafo. On remarque que les députés LFI (et Verts à une exception près) étaient courageusement absents. François-Xavier Bellamy a voté contre cette motion comme les députés LR et explique sur X qu’elle n’avait aucune chance d’aboutir…

