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Culture de mort : Euthanasie

Débat sur la fin de vie au Sénat

Aujourd’hui, le Sénat a débattu de la fin de vie, suite à une question posée par le sénateur Jean-Pierre Godefroy (PS), qui demande :

"d’encadrer et de soumettre à des conditions précises une aide active à mourir, une aide prodiguée par un médecin".

Tous les sénateurs PS-PC qui sont intervenus ont défendu la légalisation du crime de l’euthanasie. Le président de la commission des affaires sociales, Nicolas About (UDF), plus tordu, a évoqué la loi Léonetti et les soins palliatifs, puis a considéré 3 cas :

  • About_nicolas celui d’un individu en pleine santé qui décide de se suicider.
  • celui d’une personne en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, pour lequel la loi est suffisante.
  • celui que la loi ne règlerait pas. On ne voit pas vraiment la différence avec le cas précédent, mais cela permet au sénateur de conclure :

"Demander le droit à mourir, n’est-ce pas alors une tentative de donner un ultime sens à la vie ?" [sic]

La sénatrice du Nord (NI) Sylvie Desmarescaux a défendu vigoureusement les soins palliatifs. Le sénateur Michel Dreyfus-Schmidt (PS) a rapproché l’euthanasie de la loi sur l’avortement pour en justifier la dépénalisation. Le sénateur UMP Gérard Dériot s’est farouchement opposé à toute euthanasie, qu’elle soit passive ou active, plaidant pour une évaluation de la loi Léonetti et sa pleine application. Il a été suivi par Alain Milon (UMP), qui a demandé une meilleure formation des médecins, refusant tout à la fois l’acharnement thérapeutique et l’euthanasie. Marie-Thérèse Hermange (UMP) a souligné que

"C’est à l’amour, à la famille qui permet de surmonter de telles épreuves, que nous devons redonner espoir. N’est-ce pas d’ailleurs l’esprit des politiques de prévention, de service de soins à domicile et de soutien aux aidants familiaux ? La question n’est donc pas « comment puis-je mourir tout de suite ? » mais bien « Comment va-t-on m’accompagner jusqu’à ma mort » ?"

Le sénateur André Lardeux (UMP) a aussi rapproché euthanasie et avortement, mais pour souligner justement que

Lardeux_andre "La fausse compassion nous expose à bien des dangers, dont le vote de textes qui ne répondent pas au problème posé -on l’a vu avec la légalisation de l’avortement : alors qu’on a voté la loi sur l’IVG pour éviter sa banalisation, il n’y a jamais eu autant d’avortements- j’ai du mal à penser que chaque année 220 000 femmes connaissent la détresse en raison d’une grossesse."

Terminons ce résumé avec le discours du ministre, Roselyne Bachelot, qui a proposé :

Rb "Trois grandes orientations méritent d’être poursuivies : poursuivre le développement de l’offre de soins palliatifs à l’hôpital et en ville ; élaborer une politique de formation et de recherche ambitieuse, au service des soins palliatifs ; travailler, enfin, à l’amélioration de l’accompagnement offert aux proches. […] Ne confondons pas débat sur la mort et débat sur la souffrance […]

Une loi qui fixerait par avance l’exception manquerait ainsi son but. L’idée même semble incompatible avec le concept de loi. Comment la loi pourrait-elle, en effet, définir dans leur singularité radicale, irréductible à toute anticipation abstraite, les cas exceptionnels ? […] tout doit être fait pour soigner mais aussi apaiser la souffrance. […] le médecin n’est pas le simple exécutant de la démarche solitaire du malade. C’est une question existentielle, ontologique, qui l’interpelle de façon insoutenable ; il est en droit de refuser d’exécuter un geste qui relève de sa stricte liberté. Pourquoi, sinon, le médecin est-il convoqué à cette aide ?"

Michel Janva

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7 commentaires

  1. Combien de francs-maçons à l’assemblée nationale ? sûrement suffisament pour que cette « loi » inique soit votée !

  2. Le discours de Roselyne Bachelot, elle qui va si souvent à l’encontre de la morale naturelle et de la morale catholique, est ici à souligner.
    Je vous encourage, Madame le Ministre, à maintenir vaillamment cette position.

  3. justement, c’est maintenant où jamais qu’il faut signer cette pétition : http://www.nousvoulonslavie.com

  4. Mr Lardeux : un « Vanneste » de l’avortement. Comme quoi il ne faut pas désespérer à 100% de l’UMP ! Surprise !

  5. A Pierre,
    Au sujet du site « nous voulons la vie », il me semble qu’il y ait un gros soucis de compréhension de la majorité des signataires !
    Exemples :
    « je penses k kan kelkun souffr o poin d vouloir mourir persone na le droi de len empécher!!!chacun doit disposer d sa vie kom il le souhaite!!les gens ki interdisent l’euthanasie dans les cas extrême devré conaitr la souffrance de la persone juste une journée et pe etr kil changeré davis… »
    (signataire n°56)
    ou bien
    « je soutiens entièrement l’idée de l’euthanasie en france et le combat de toutes ces personnes qui se battent contre ces aspects de la vie qui les rongent peu à peu et qu’enfin chacun puisse choisir sa façon de mourir, de choisir un peu de douceur contre ce mal destructeur. courage à tous.. » (signataire n°58)
    Pour ma part, je refuse de signer ce genre de pétitions quand des commentaires de ce style figurent dans une pétition en faveur de la vie !
    Ne signons pas n’importe quoi !!!

  6. comme Xtophe , je n’ai pas signé la pétition « nous voulons la vie » parce qu’elle ne propose pas de motion avec des engagements concrets.
    « Nous voulons la vie!La vie sous toutes ses formes. » Qui pourrait être contre ? C’est trop vague

  7. Deux paumés viennent poser des commentaires pro-mort sur ce site 100 % pro-vie et vous faites la fine bouche !
    N’importe quoi !
    Allez, signez-moi ça ! Que le bon sens soit sauf !

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