Dans ce Land d’ex-RDA, le parti créé en 2013 était crédité de plus de 40% dans les sondages. Selon de premières estimations, il aurait obtenu 43,8% des voix.
Avant que Merkel n’ouvre grand les vannes de l’immigration en 2015, l’AfD plafonnait entre 4 et 7 %. À l’époque, France Télévisions louait cette ouverture. Dix ans plus tard, les mêmes s’indignent de la poussée de l’AfD…
À l’issue d’une journée marquée par un taux de participation très élevé, l’AFD obtiendrait 43,8% des voix, les conservateurs de la CDU 17,2%, l’extrême gauche die Linke 9,3%, les Verts 8,6%, les sociaux-démocrates du SPD 9,3%. Le BSW, parti issu de la gauche radicale, obtient 5,3%, ce qui lui permet d’être représenté au Parlement régional.
En l’absence d’une majorité absolue, l’AfD pourrait ne pas pouvoir gouverner la Saxe-Anhalt. Seule la formation de gauche radicale BSW a laissé la porte ouverte à une alliance, sans formaliser un soutien. Le reste des partis a exclu de s’allier avec les troupes d’Ulrich Siegmund.
En France, réaction d’Eric Zemmour :
L’AfD vient de réaliser 45% des voix en Saxe. Son record historique.
On accusera les électeurs. Les vrais responsables sont ceux qui, un demi-siècle durant, ont traité comme un délit ce que les peuples éprouvaient comme une évidence : le désir de demeurer soi-même.
Le cordon…
— Eric Zemmour (@ZemmourEric) September 6, 2026
De son côté, le RN avait rompu avec l’AFD. Jean-Philippe Tanguy (RN), député de la Somme, a rappelé que le Rassemblement national a rompu avec l’AfD, disant « prend[re] acte d’un vote populaire de ras-le-bol face à des partis du système qui ne gèrent pas l’immigration, l’économie, les prix de l’énergie ».
